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 長白, 白頭山, 천지, LARMES DE DIEU ET GORDON PACHA

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yanis la chouette



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MessageSujet: 長白, 白頭山, 천지, LARMES DE DIEU ET GORDON PACHA   Ven 25 Aoû à 2:53

DANS UNE LECTURE DU DROIT AGRONOMIQUE ET TERRESTRE SUR LA SAUVEGARDE DE L'ASPECT DE TERRITOIRE SUR LE CONCEPT DE LIBERTÉ, J'EN EMMÈNE AUX ACTIONS DU GRAND GORDON PACHA AFIN DE DISSIPER UN ASPECT HUMAIN ET INTERNATIONAL QUI COMPOSE ET DÉCOMPOSE LA CORÉE EN DEUX PARTIES:

Le mont Paektu (Baekdusan en coréen hangeul : 백두산 ; hanja : 白頭山 ou équivalent chinois Baitou shan : chinois simplifié : 白头山 ; chinois traditionnel : 白頭山 ; pinyin : báitóu shān), ou mont Changbai (chinois simplifié : 长白山地 ; chinois traditionnel : 長白 ; pinyin : chángbái shāndì ; Wade : Ch'ang-pai Shan-ti, nom plus usuel en chinois) et variantes1, ou encore
ᡤᠣᠯᠮᡳᠨ
ᡧᠠᠩᡤᡳᠶᠠᠨ
ᠠᠯᡳᠨ,

The von Kármán Lecture Series: 2017

40 Years in Space: Voyager’s Remarkable Journey Continues

August 24 & 25

In 1977, NASA's twin Voyager spacecraft embarked on
an incredible journey to the outer planets and beyond.
After delivering stunning images of Jupiter, Saturn, Uranus and Neptune,
the probes sailed on to study the boundary of our heliosphere,
the bubble that encompasses our sun, planets and solar wind.
Voyager 1 crossed that frontier in August 2012, becoming
the first human-made object in interstellar space, while Voyager 2
is expected to enter the space between the stars in the coming years.
In this talk, I will revisit the highlights of the last 40 years and speculate
on what lies ahead for the intrepid Voyagers. For as long as they continue
communicating with Earth, the Voyagers may discover even more wonders
before becoming Earth’s silent ambassadors to the Milky Way, orbiting
the center of our galaxy forever.

Speaker:
Alan Cummings, Senior Research Scientist at Caltech and Voyager team member since 1973

Location:
Thursday, Aug. 24, 2017, 7pm
Save the date Click here to add the date to your online calendar
The von Kármán Auditorium at JPL
4800 Oak Grove Drive
Pasadena, CA
› Directions

Friday, Aug. 25, 2017, 7pm
Save the date Click here to add the date to your online calendar
The Vosloh Forum at Pasadena City College
1570 East Colorado Blvd.
Pasadena, CA
› Directions

Webcast:
http://www.ustream.tv/nasajpl2

The von Kármán Lecture Series: 2017

A Volcanologist’s Paradise

September 21 & 22

Volcanoes helped to transform the surface of the Earth, the other terrestrial planets, and the Moon. However, the biggest volcanic eruptions in the Solar System are taking place not on Earth, but on Io, a moon of Jupiter. This wonder of the Solar System is a fascinating volcanic laboratory where powerful volcanic eruptions result from tidal heating, a process that also affects the ice-covered moon Europa. Despite multiple spacecraft visits and spectacular new observations of Io with large Earth-based telescopes, some of the biggest questions about Io's volcanism remain unanswered. Getting the answers requires an understanding of the difficulties of remote sensing of volcanic activity; a new, innovative approach to instrument design; and ultimately a return to Io. Ashley Davies, a volcanologist at JPL, will describe how studying volcanoes on Earth leads to a clearer understanding of how Io's volcanoes work and how best to study them from spacecraft.

Speaker:
Dr. Ashley Davies is a Research Scientist at the Jet Propulsion Laboratory – California Institute of Technology. He received a Doctorate in volcanology from Lancaster University, in the United Kingdom, in 1988 and has been at JPL for over 20 years. He was a member of the Galileo NIMS Team; is a Co-Investigator on the Europa Clipper Mapping Imaging Spectrometer for Europa (MISE); has written over 100 papers on observing and understanding volcanic processes; and is the author of "Volcanism on Io – A comparison with Earth", published by Cambridge University Press. He continues to be engaged in research into volcanic eruption processes, spacecraft mission and instrumentation development, and field work on volcanoes around the world. He was a co-recipient of the NASA Software of the Year Award for the successful Autonomous Sciencecraft (demonstrating science-driven full spacecraft autonomy).

Every year he sends his Ph.D advisor a birthday card depicting a work of great art "improved" by the addition of a volcano.

Location:
Thursday, September 21, 2017, 7pm
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The von Kármán Auditorium at JPL
4800 Oak Grove Drive
Pasadena, CA
› Directions

Friday, September 22, 2017, 7pm
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The Vosloh Forum at Pasadena City College
1570 East Colorado Blvd.
Pasadena, CA
› Directions

Le lac du Paradis (coréen : 천지¸ Chonji et chinois : 天池 ; pinyin : tiānchí)
est un lac de cratère situé sur la frontière entre la Chine et la Corée du Nord.
Il se trouve au creux d’une caldeira au sommet du mont volcanique Paektu
(coréen: Paektusan ; chinois : Changbai shan). Le lac se trouve à cheval
entre les provinces de Ryanggang en Corée du Nord et de Jilin au nord-est de la Chine.
Géographie

Sa superficie est de 9,82 km2, avec une longueur nord-sud de 4,85 km et
une largeur est-ouest de 3,35 km. Sa profondeur moyenne est de 213 m,
avec un maximum de 384 m. De la mi-octobre à la mi-juin le lac est gelé.
C'est la source de l'Erdaobai, une des rivières qui forment la Songhua.

Dans la littérature chinoise ancienne, Tianchi voulait aussi dire Nanming
(南冥, nánmíng, « profondeur du sud »). D’autres lacs Tianchi portent le même
nom dans le Xinjiang et à Taïwan.

D'après sa biographie officielle, l'ancien dirigeant nord-coréen Kim Jong-il serait
né près du lac, sur le mont Paektu.

Selon une croyance très répandue, le lac abriterait le monstre du lac Tianchi.
On ignore s'il a un lien avec le monstre légendaire Kun.

Le dioxyde de titane ou oxyde de titane(IV) est composé d'oxygène et de titane de formule TiO2. Dans la nature, le dioxyde de titane est présent sous la forme de rutile. Il s'agit d'un minéral tétragonal, à groupe d'espace P 4/mnm ayant pour paramètres de maille7,8 :

a = 4,5933 Å ;
c = 2,9592 Å.

Il a une densité théorique de 4,250 mais la densité généralement mesurée est de 4,230.

RAPPORT DE
Y'BECCA
SOUS L'EGIDE DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY LA CHOUETTE EFFRAIE
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: 長白, 白頭山, 천지, LARMES DE DIEU ET GORDON PACHA   Ven 25 Aoû à 3:01

Le nom de la montagne signifie en coréen « montagne au sommet blanc » ou « montagne à tête blanche », tandis que le nom chinois le plus usuel signifie « région montagneuse toujours blanche ».

L'alphabet mandchou (mandchou : ᠮᠠᠨᠵᡠ
ᡥᡝᡵᡤᡝᠨ, translit. Möllendorff : manju hergen, taiqing : manju hergen, Grand dictionnaire : Manzhu hergen) est un alphabet dérivé à partir de 1599 du mongol bitchig, l'écriture traditionnelle mongole, elle-même dérivée de l'alphabet ouïghour, pour les besoins de retranscription phonétique de la langue mandchoue, par le gouvernement chinois mandchou de la Dynastie Qing. Il est basé sur l'écriture mongole traditionnelle.

Les Mandchous ne possédèrent pas d'écriture jusqu'au XVIIe siècle ap. J.-C., et par conséquent, pas de livres : un savant mandchou, Takhai, composa, par ordre de l'empereur Huang Taiji, une écriture imitée de celle des Mongols, et dont les groupes syllabiques, très nombreux, se réduisent à 24 caractères primitifs, dont 6 voyelles et 18 consonnes. C'est avec cette écriture que l'on a traduit ou rédigé en mandchou la plupart des livres chinois. Les documents officiels de la dynastie Qing étaient également rédigés dans cette écriture, au côté du chinois et parfois du mongol, du tibétain ou du ouïghour selon les besoins. On retrouve également cette écriture sur les sceaux des monarques et théocrates de l'Empire, au côté d"autres écritures. Enfin de nombreux écriteaux d'édifices impériaux, religieux ou séculaires, des épitaphes et divers autres monuments comportent cette écriture.

Il est toujours utilisé de nos jours en République populaire de Chine, dans la région de la Mandchourie par une soixantaine de locuteurs. On en trouve également toujours les traces sur les différents monuments, datant de la dynastie Qing et répandus autour du pays, aux côtés, généralement de l'alphasyllabaire tibétain, de l'alphabet mongol bitchig, de l'alphabet ouïghour et bien évidemment, des hanzi de l'ethnie Han, majoritaire en Chine. Un important nombre d'autres systèmes d'écriture y sont également utilisés (voir Catégorie:Écriture en Chine).

Systèmes d'écriture
Alphabets Adlam · Afrika · Albanien · Arménien · Bassa · Bamoun · Bopomofo · Borama · Braille · Carien · Copte · Coréen · Cyrillique · Elbasan · Étrusque · Garay · Géorgien · Glagolitique · Grec · Gotique · Hangeul · Italiques · Latin (et extensions) · Mandchou · Mandéen · Mongol · N'ko · Ogham · Oïrat · Orkhon · Osmanya · Runique · Runes hongroises · Santali · Tifinagh
Alphabets consonantiques (abjads) Arabe (et adaptations) · Araméen · Démotique · Hébreu · Nabatéen · Ouïghour · Ougaritique · Pehlevi · Phénicien · Protosinaïtique · Safaïtique · Samaritain · Sogdien · Sudarabique · Syriaque
Alphasyllabaires Âhom · Balinais · Batak · Baybayin · Bengali · Birman · Brahmi · Cingalais · Devanagari · Éthiopien · Grantha · Gujarati · Gurmukhī · Inuktitut · Javanais · Kaithi · Kannada · Kharoshthi · Khmer · Laotien · Lontara · Malayalam · Méroïtique · Modi · Ojhapath · Oriya · Phagpa · Ranjana (ou Lantsa) · Rejang · Rencong · Sharda · Siddham · Soyombo · Tagbanoua · Taï-le · Tamoul · Télougou · Thaï · Tibétain · Tirhuta · Vatteluttu
Syllabaires Afaka · Cherokee · Chypro-minoen · Hiragana · Inuktitut · Katakana · Kikakui · Kpelle · Mandombe · Masaba · Nüshu · Syllabaires autochtones canadiens · Vaï · Yi
Écritures logographiques ou apparentées Adinkra · Aztèque · Cunéiforme · Daba · Dongba · Hiératique · Hiéroglyphes égyptiens · Hiéroglyphes hittites · Hiéroglyphes linéaires · Hiéroglyphes micmacs · Hiéroglyphes olmèques · Maya · Nsibidi · Ossécaille · Shuishu · Sinogrammes · Tangoute
Ductus Boustrophédon · Spéculaire

Le mont Paektu (Baekdusan en coréen hangeul : 백두산 ; hanja : 白頭山 ou équivalent chinois Baitou shan : chinois simplifié : 白头山 ; chinois traditionnel : 白頭山 ; pinyin : báitóu shān), ou mont Changbai (chinois simplifié : 长白山地 ; chinois traditionnel : 長白 ; pinyin : chángbái shāndì ; Wade : Ch'ang-pai Shan-ti, nom plus usuel en chinois) et variantes1, ou encore ᡤᠣᠯᠮᡳᠨ
ᡧᠠᠩᡤᡳᠶᠠᠨ
ᠠᠯᡳᠨ, translit. Möllendorff : Golmin Šanggiyan Alinn, translit. Taiqing : Golmin Xanggiyan Alin en mandchou, est le point culminant de l'ensemble de la Corée, à 2 744 mètres d'altitude. C'était un mont sacré pour les Coréens et les Mandchous. En 946, il a été le théâtre d'une des plus fortes éruptions de notre ère. Sa partie chinoise est protégée par la réserve naturelle du mont Changbai qui a été reconnue réserve de biosphère en 1979, et sa partie nord-coréenne par la réserve naturelle du mont Paektu, réserve de biosphère depuis 1989 (1 320 km2). Situé dans une zone inhospitalière, ses abords sont relativement peu peuplés.

L'anatase est un minéral tétragonal, à groupe d'espace I41/amd, ayant pour paramètres de maille9,10 :

a = 3,7852 Å ;
c = 9,5139 Å.

Elle a une densité théorique de 3,893. Chauffée au-delà de 700 °C, elle se transforme en rutile.

L'anatase fut isolée pour la première fois en 1791 par le révérend William Gregor dans le sable noir du Devon (Angleterre). En 1795, Martin Klaproth remarqua que ce produit était similaire aux traces que l'on trouvait dans le rutile.

Le brevet de fabrication industrielle fut déposé en 1917. La présence d'anatase est un des éléments que Walter Mac Crone utilisa pour démontrer que la carte du Vinland serait un faux document.
Brookite
Article détaillé : brookite.

De structure orthorhombique, groupe d'espace Pcab, ses paramètres de maille sont11,12 :

a = 5,4558 Å ;
b = 9,1819 Å ;
c = 5,1429 Å.

Elle a une densité théorique de 4,120 et une densité généralement mesurée de 4,140.
Rutile
Article détaillé : rutile.
Autres structures cristallines
TiO2 α

De structure rhomboédrique, ses paramètres de maille sont13,14 :

a = 5,133 Å ;
c = 13,61 Å ;

Elle a une densité théorique de 3,757 et une densité généralement mesurée de 3,640.
TiO2 β

De structure monoclinique, ses paramètres de maille sont15,16 :

a = 12,163 Å ;
b = 3,735 Å ;
c = 6,513 Å ;
β = 107,29 °

Elle a une densité théorique de 1,538 et une densité généralement mesurée de 4,6.
Production
graphe temporel par procédé, avec et sans la production chinoise
Évolution de la production mondiale de dioxyde de titane.

Les minerais extraits ont une teneur en TiO2 allant de 45 % (ilménites) à 95 % (rutiles). Disposant des plus gros gisements, l'Afrique du Sud et l'Australie assurent environ la moitié de l'extraction mondiale de minerai17.

On distingue deux procédés : le procédé au sulfate (de) dédié à la transformation des ilménites, et le procédé au chlore (de), transformant les rutiles, mais aussi les ilménites après une étape de transformation préablable. La forte croissance de la production chinoise a relancé le procédé au sulfate17.

En 2014, la consommation mondiale de dioxyde de titane atteint 5,5 millions de tonnes, soit plus du double de ce qu'elle était en 1980 (2,1 millions de tonnes environ. Les principaux producteurs mondiaux sont des entreprises chinoises et des multinationales comme Chemours (en), Huntsman, Cristal-MCH, Kronos International (de) et Tronox (en)17.

La demande et la production augmentaient assez linéairement jusqu'en 2017 où un incendie survenu en janvier dans une usine finlandaise Huntsman de Poti (Finlande) qui produisant 130,000 t/an, va provisoirement priver l'Europe de 10 % environ de ses approvisionnements. Le propriétaire a néanmoins confirmé le 17 mars 2017 un plan de fermeture de l'usine Tioxide-Calais, préparé depuis 201518.
Applications
Pigment

Le rutile est principalement utilisé comme pigment et opacifiant pour toutes sortes de substances :

peinture : le fameux blanc de titane, Pigment White 6 (PW6), or CI 77891, mais aussi comme agent opacifiant pour toutes les teintes ;
papier ;
plastiques ;
céramiques
médicaments ;
dentifrices ;
chewing-gums ;
fromage industriel ;
pâtisserie ;
confiserie ;
crème solaire ;
résines de synthèse ;
produits cosmétiques
etc.

Propriétés catalytiques

Le dioxyde de titane possède une activité photocatalytique. Elle est fortement déterminée par sa cristallinité et dimension particulaire (Pecchi et al, 2001). La forme anatase est seulement active dans la photocatalyse ayant une énergie Ebg de gap de 3,2 eV. Hombikat UV-100 TiO2 se compose de la forme anatase pure et ses particules ont une superficie de PARI d'environ 186 m2 g-1 (en appliquant la théorie de Brunauer-Emmett-Teller de l'adsorption des gaz pour la détermination de l'isotherme d'adsorption). Cependant, la majorité des investigations a été effectuée en utilisant Degussa P-25 TiO2. Ce matériau se compose de 80% d'anatase et 20% de rutile et a une surface spécifique de BET d'environ 55 m2/g. Le diamètre de ses particules se situe habituellement entre 25 nm et 35 nm.

On envisage d'utiliser cet oxyde pour :

catalyser la dégradation de pesticides contenus dans l'eau, sous l'action des ultraviolets19 ;
catalyser l'oxydation de NO2 (polluant issu des pots d'échappement) en NO3 (nitrates), par exemple en l'introduisant dans l'enrobé routier20.

Toxicité et écotoxicité
Faisceaux de nanotubes de dioxyde de titane (TiO2). Aux échelles nanométriques, la toxicité et écotoxicité des matériaux diffère fortement de ce qu'elle est aux échelles micrométriques ou macroscopiques.

Sous forme micrométrique, les poussières de dioxyde de titane sont source d'irritation oculaire et des voies respiratoires (irritation mécanique).
Sous forme nanométrique, des effets inflammatoires semblent possibles21. Le TiO2 ne semble pas allergène sur la couche supérieure de la peau, mais il peut potentialiser un autre allergène (chez la souris, « indépendamment de la taille des particules »22), et des discussions existent quant à leur degré de toxicité, cancérogénicité et génotoxicité des nanoparticules, selon qu'elles soient enrobées ou non. L'écotoxicité des formes nanométriques est à ce jour mal connue23, et n'a été étudiée qu'en laboratoire sur des animaux et quelques plantes (microalgues ; Pseudokirchneriella subcapitata24), car ces produits ne sont diffusés dans l'environnement que depuis peu de temps.
Cancérogénicité

Le 10 mars 2006, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le dioxyde de titane cancérogène possible pour l'homme (catégorie 2 B)25,26,27,28. Chez le rat exposé au TiO2 nanoparticulaire par instillation intra-trachéale, intra-nasale ou plus par inhalation, un impact toxicologique pulmonaire à long terme a été observé, avec « saturation de la clairance pulmonaire accompagnée d'une inflammation pulmonaire chronique, de la production d’espèces réactives de l’oxygène, d’une diminution des mécanismes de défense (antioxydants), d'une altération des cellules, d’une prolifération cellulaire et d’une fibrose »29.
Génotoxicité

Sous cette forme, les tests in vitro montrent une toxicité cellulaire de type inflammatoire (stress oxydant) due - comme cela semble être toujours le cas chez les nanoparticules intéressantes comme catalyseur - à une réactivité de surface augmentée. Une génotoxicité a aussi été observée par de « nombreuses études »29. On suppose que cet effet provient de « la génération de dérivés réactifs de l'oxygène (DRO) capables d’endommager l’ADN par exemple chez la souris30 (en présence et en l’absence de lumière UV) »29. Cet effet a été observé pour plusieurs molécules nanoparticulaires différentes29. Pour le TiO2, s'ajoutent des « propriétés photocatalytiques (propriétés susceptibles de générer des ERO (espèces réactives de l'oxygène) après exposition aux rayonnements UV) qui seraient aussi impliquées dans la génotoxicité des nanoparticules »29. Pour limiter ce risque, certains fabricants de crèmes solaires utilisent des nanoparticules de TiO2 enrobées dans des substances organiques (alcoxy titanates, silanes, méthyl polysiloxanes) et inorganiques (alumine, silice et zircon)29. Celles-ci peuvent en outre être dopées pour atténuer les effets des ERO et des « systèmes antioxydants » (e: alpha-tocophérol (vitamine E) ou acide ascorbique ou bêta-carotène31) sont parfois inclus dans la formulation29.
La forme cristalline anatase du TiO2 est photo-instable et donc peu utilisée dans les cosmétiques, au profit d'une forme rutile ou un mélange anatase/rutile plus stable à la lumière29. Cependant, une étude a conclu que ce mélange est plus réactif que les formes cristallines anatase et rutile seules 32.
Selon Landsiedel et al. (2010) les nanoparticules « enrobées », maintenant les plus utilisées dans les cosmétiques solaires ne se montrent pas génotoxiques dans les tests29.
Cinétique dans l'organisme

Elle est encore mal connue. Les toxicologues et écotoxicologues craignent que le TiO2 puisse traverser plusieurs barrières biologiques, voire s'accumuler dans certains organes-cibles (cytoplasme cellulaire) faute d'élimination suffisante par le rein. Ils craignent que le TiO2 ayant pénétré les cellules ne lèse leur ADN (phénomène observé in vitro) avec des effets à long terme sur l'individu ou sa descendance33.

Lors du nanoforum du CNAM de 2007, la représentante de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS)34 a dit craindre :

des maladies auto-immunes ;
une accumulation dans le foie (l'un des organes de détoxication des métaux) ;
des accidents graves avec des produits d’écho-contraste.

Une étude de 2017 a montré que, chez le rat, le TiO2 passe la barrière intestinale35.
Y a-t-il passage transcutané du TiO2 nanoparticulaire ?

À cause d'un usage fréquent dans les crèmes solaires, c'est une des premières questions qui ont été posées, bien que le passage par inhalation ou ingestion soient aussi à explorer y compris pour les crèmes solaires qui sont de plus en plus disponibles en vaporisateurs.

Les premières études publiées concernant l'application (in vitro et ex vivo) sur peau animale et humaine laissaient penser que les nanoparticules de TiO2 ne pénétraient que les couches externes de la peau (la couche cornée et l'infundibulum pilosébacé), mais ces études n'étaient pas représentatives de l'exposition réelle (étude trop courtes, de 72 heures au maximum, utilisant des particules insuffisamment caractérisées en termes de « taille, forme cristalline, enrobage, etc. », voire sans protocoles standardisés ni validés ou ne respectant pas les recommandations du Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC) ou de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Puis une étude36 publiée en 2010 a confirmé la présence (élevée dans ce cas) de nanoparticules de TiO2 (enrobées et non enrobées) et de particules de TiO2 submicroniques (300–500 nm) dans la couche cornée et moindrement (« quelques particules isolées » de TiO2 dans le derme pour les animaux traités avec les trois types de particules. Des« quantités statistiquement significatives de TiO2 » ont aussi été trouvées dans le ganglion inguinal gauche du groupe traité par des nanoparticules de TiO2 non enrobées et dans le ganglion inguinal droit du groupe traité par des particules de TiO2 submicroniques (300–500 nm). Les animaux ayant servi au test étaient des mini-porcs. L'application de crème était répétée « 4 fois par jour, 5 jours par semaine durant 22 jours ». Cette étude est considérée par l'Afssaps en 2011 comme la plus représentative des vraies conditions d'exposition. Une pénétration et une dispersion dans l'organisme semblent donc possibles chez l'homme (dont la peau est réputée fonctionner d'une manière proche de celle du mini-porc), au moins à partir des régions où la peau est la plus fine et perméable, et pour les cas où le TiO2 n'est pas sous forme « enrobée ». L'étude présente néanmoins un biais. Elle est faite sur des animaux adultes (peau plus épaisse) et à peau saine et non lésée. Elle ne permet pas de savoir si le comportement des nanoparticules est le même sur une peau de bébé ou d'enfant, ou sur une peau lésée par un coup de soleil, en train de peler ou après une longue exposition aux UV ou à la suite de lésions « de nature pathologique ou d'origine exogène » (ex. : eczéma, psoriasis37, impétigo, allergie, dermatite atopique22. Selon l'Afssaps, « il est probable que toute lésion de la peau de nature pathologique ou d’origine exogène puisse favoriser l’absorption des nanoparticules. Par ailleurs, il a été observé dans quelques études impliquant des nanoparticules autres que les nanoparticules de TiO2 et de ZnO (par exemple les quantums dots et les fullerènes), qu’il pouvait exister un impact des effets mécaniques (par exemple flexion de la peau) sur la pénétration cutanée »38.

Même sur une peau saine, chez le porc, les nanoparticules ne semblent pas pénétrer la peau en profondeur, mais on en retrouve dans le tissu lymphatique (ganglions), ce qui laisse penser qu'une certaine diffusion systémique existe36.
Cinétique dans l'organisme, nanotoxicologie

Récemment (en 2011), des chercheurs du CEA39 et de l’université Joseph Fourier40 ont montré que, in vitro, des nanoparticules de dioxyde de titane (nano-TiO2) altèrent l'intégrité de la barrière hémato-encéphalique (BHE, vitale pour la protection du cerveau) ; les nano-TiO2 s'accumulent dans l'endothélium de la BHE, y causent d'une inflammation qui aboutit à une rupture de la barrière. De plus, ces particules semblent inhiber la fonction réparatrice des P-glycoprotéines (protéines jouant un rôle majeur dans la détoxication d'organes vitaux dont le cerveau41,42).
Diffusion dans l'environnement et écotoxicité suspectée

Du dioxyde de titane est diffusé dans l'environnement, en particulier dans l'environnement marin sous forme de déchets industriels déversés en mer ou apportés en mer via des effluents rejetés dans les cours d'eau, dont par exemple en mer du Nord43 où il est suspecté d'être responsable ou coresponsable de tumeurs de la peau (hyperplasie de l'épiderme/papillome) chez certains poissons (poissons plats notamment)43 ; Après détection de nombreux cas (5942) de pathologies graves chez les poissons plats, une étude a porté sur la limande (Limanda limanda L.) dans les eaux néerlandaises, comparant quelques maladies (hyperplasies, papillomes, lymphocystoses, nodules hépatiques (tumeurs pré-néoplasiques et néoplasiques), infections/parasitoses dues aux protozoaires Glugea sp.) facilement observables sur les poissons. L'étude a porté sur 5 sites côtiers néerlandais, au printemps des années 1986 à 1988 ; l'un des sites est une zone de rejet offshore industriel de dioxyde de titane et d'acide, l'autre est dans une zone d'influence estuarienne polluée (dont par du titane) alors que les 3 autres ont été choisis comme référence43. Les résultats montrent « une forte et constante prévalence de l'hyperplasie de l'épiderme et des papillomes chez la limande dans les des deux sites ayant reçu du dioxyde de titane, par rapport aux autres sites ». De même, les hyperplasies, papillomes épidermiques et lymphocystoses étaient statistiquement significativement associés et la présence de nodules hépatiques (le foie est avec le rein le principal organe impliqué dans la détoxication)43. Les auteurs ont noté que les lymphocysoses étaient plus fréquents en pleine mer que près des côtes, au contraire des Glugea plus fréquents au large. Les données de prévalence de ces maladies plaident pour une relation de cause à effet entre titane et hyperplasie de l'épiderme / papillome, mais pour les autres maladies, l'interprétation des données est compliquée par la complexité des apports fluviaux et des effets de dispersion spatiotemporelle des déchets immergés43.

La diffusion de nanoparticules de titane dans l'eau se fait déjà via les crèmes solaires (trouvées sur le sable et surtout à la surface de la mer ou des eaux douces de baignades de plein air en été). Les eaux de bains, douches, lessive peuvent en contenir aussi quand le lavage concerne une peau ou des vêtements ou serviette de bain. L'incinération des restes de tubes de cosmétiques en crème ou bombe-spray est une autre source possible (dans l'air cette fois).
Des industriels (cimenteries, fabricants d'enduits et peintures, papeteries) proposent d'utiliser ou utilisent déjà des particules nanométriques de dioxyde de titane comme catalyseur épurateur des COV et NOx émis par les véhicules dans l'air. Ces particules pourraient par exemple être intégrées dans les murs de béton lors de leur fabrication, ou dans certains matériaux routiers (enrobé, mur anti-bruit…).

Une controverse existe sur le risque que ces nanoparticules (TiO2) puissent quitter le substrat (routier en particulier, au fur et à mesure de l'usure du matériau) pour pénétrer les organismes vivants et en affecter la santé :

Les toxicologues des industriels estiment que ce TiO2 ne serait plus présent sous sa forme nanométrique dans la structure « poreuse » du ciment contenant du TiO2, car, d'après eux, il y formerait des agglomérats supposés stables 33.
D'autres toxicologues (Mme Francelyne Marano de l'université Paris-7 et M. Jorge Boczkowski de l'Inserm par exemple), indépendants des fabricants, considèrent que si une activité photocatalytique significative existe encore, cela implique que les nanoparticules de TiO2 soient encore accessibles aux gaz qui circulent dans le matériau ou au contact de surfaces microporeuses33. Or cette réactivité est ce qui rend ces particules pathogènes pour la cellule, éventuellement au sein d'agglomérats qui ne peuvent donc pas être denses, stables et solides33.
Se pose aussi la question de la toxicité des produits de dégradation (ex. : alcool transformé en formaldéhyde, NOx en nitrates déjà trop présents dans notre environnement eutrophisé) avec des impacts immédiats et différés possibles, dans l'espace et dans le temps, via la contamination de l'eau, de l'air et des sols (via la bioturbation)33.

Vulnérabilité

Les enfants (peau plus fine, plus perméable, plus sensible aux coups de soleil) seraient particulièrement sensibles aux effets du dioxyde de titane. C'est pourquoi l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l'Agence française de sécurité sanitaire, de l'environnement et du travail (AFSSET), conseillent d'éviter les crèmes solaires comprenant du dioxyde de titane chez les enfants en bas âge44.
En Europe

Le Comité scientifique européen pour la sécurité des consommateurs45 a demandé des compléments d'information (en cours d’évaluation) sur les impacts de la forme nanoparticulaire du TiO2. De son côté, l'Afssaps, saisie par la Direction générale de la santé (DGS) a recommandé d’éviter les crèmes solaires contenant « des nanoparticules de dioxyde de titane (autorisé comme « filtres UV inorganiques » jusqu'à 25 % max du filtre UV46) et d’oxyde de zinc en tant que filtres ultraviolets » sur… les coups de soleil, sur le visage ou dans des locaux fermés quand il s’agit de sprays47.
En France

La Commission de cosmétologie de l'Afssaps a pris connaissance des « études disponibles » sur la pénétration cutanée, la génotoxicité et la cancérogenèse du TiO2 et du ZnO sous forme nanoparticulaire, et a produit un « rapport d’évaluation du risque », réalisé sur la base de données fournies par les fabricants représentés par la Fédération des industries de la parfumerie (FEBEA), et l'association de la filière cosmétique (COSMED)29 (mais l’Afssaps n'a pas pu obtenir certaines données : « elle a demandé à la FEBEA, par courrier datant du 22 janvier 2009 de lui transmettre les études réalisées par le COLIPA, l’association européenne des industries cosmétiques, sur le TiO2, à la suite de la demande du Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC)2. La FEBEA a répondu à cette demande le 25 février 2009, en précisant que les études demandées par le CSSC n’étaient pas en sa possession » 48. Le rapport a été rendu public en 201129.

En 2011, alors que l'obligation d'étiquetage prévue par la Loi Grenelle 2 n'est pas encore en place, et les nanoparticules ne font pas encore l'objet d'une autorisation obligatoire préalable à toute mise sur le marché. Olivier Toma (président du Comité pour le développement durable en santé, le C2DS), alerte sur les risques potentiels du dioxyde de titane (TiO2). Bien que classé (en février 2006) en catégorie 2B, c’est-à-dire comme « potentiellement cancérigène pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer, il est déjà utilisé, notamment comme photo-catalyseur désinfectant dans des établissements de santé (selon l'allégation commerciale de « matériaux auto-nettoyants » ou « sans entretien » présentant les nanoparticules de TiO2 comme étant capables - selon les fabricants - de durablement détruire les germes entrant en contact avec le matériau de construction ou rénovation)49.
Selon Olivier Toma, il n’est pas encore scientifiquement démontré que la photocatalyse en secteur hospitalier apporte une garantie d’asepsie de matériaux contenant du TiO2, et le ministère de la Santé devrait commander des tests sur la photocatalyse pour vérifier ces allégations. Il estime qu'au regard des incertitudes sur les risques, les utiliser dans les peintures de couloirs ou salles d'attente est inutile, les infections nosocomiales ne venant pas des murs mais d’autres vecteurs49.

Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a montré que le TiO2 nanoparticulaire peuvent altérer la barrière hémato-encéphalique42. Les fiches de données de sécurité (FDS) ou les fiches de déclarations environnementales et sanitaires (FDES) des matériaux de construction sont rédigées selon le bon vouloir de fabricants. Ces fiches devraient être contrôlées par une autorité sanitaire. Légalement, les déchets de bâtiments comportant ces particules doivent déjà être traitées comme des déchets dangereux, avec des risques non évalués pour l’eau, l’air, le sol, les écosystèmes et la santé humaine.
Liste non exhaustive des aliments qui contiennent du colorant E171

Nombreuses marques de bonbons : Jelly Bean50, M&M's51, Skittles52, Mentos53...
Nombreuses marques de chewing-gum : Airwaves54, Hollywood Chewing Gum52, Freedent52, Malabar52 et Trident53...
Surimi55
Médicaments : Azithromycine (toutes les marques)56, Compléments Nutrissentiel57, Sanofi MagnéVie B658, Doliprane en gélule59, Tardyféron 80 mg60, Topalgic 50 mg gélule61, pradaxa 110mg gélules boehringer, Amoxicilline/acide clavulanique 500/62.5mg Mylan, Desloratadine 5mg Mylan, Flécaïnide Biogaran 50mg, Lansoprazole 15mg/30 mg Sandoz et Mylan, Orgastoro orodispersible 30mg, Tadenan 50mg[réf. nécessaire] …

Le site et l'application collaboratifs Open Food Facts fournissent une liste régulièrement mise à jour [archive]
Voir aussi

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l'anatase, sur Wikimedia Commons

Articles connexes

Toxicologie
Écotoxicologie
Élément trace métallique (ETM)
nanoparticule
nanoproduit
Cosmétique
Crème solaire
projet européen Nanoderm

Bibliographie

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Recommandations officielles

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Filmographie

L'utilisation de dioxyde de titane dans la peinture et son extraction sont abordées dans un reportage du 15/05/2011 (Brico, déco : quand les Français s'éclatent dans la maison) [archive] dans l'émission de TV française Capital sur M6.

Liens externes

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Données sur la fabrication [archive] (selon le fabricant Huntsman)
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Références

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↑ le Comité scientifique européen pour la sécurité des consommateurs ou Scientific Committee on Consumer Safety ou SCCS ; anciennement SCCP, Scientific Committee on Consumer Products
↑ directive cosmétique 76/768/CEE, imposant une restriction d’utilisation à un maximum de 25 %
↑ [PDF]Recommandations relatives à l’utilisation des nanoparticules de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc en tant que filtres ultraviolets dans les produits cosmétiques [archive]
↑ (Voir dernier paragraphe de la page 11 du rapport Afssaps : Rapport relatif aux nanomatériaux dans les produits cosmétiques Saisine 2008BCT0001 [archive] déjà cité)
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v · m
Composés du titane
Ti(II) TiCl2 · TiH2 · TiO · TiS · TiSi2
Organotitane(II) Ti(C5H5)2 · Ti(C5H5)2(Cl)2 · Ti(C5H5)2(CO)2
Ti(III) TiCl3 · TiF3 · TiN · TiP · Ti2O3 · Ti2S3
Ti(IV) TiB2 · TiBr4 · TiS2 · TiC · TiCl4 · TiH4 · TiF4 · TiI4 · TiO2 · Ti(OH)4 · KTiOPO4 · SrTiO3 · PbTiO3 · BaTiO3
Organotitane(IV) Ti(C5H5)2Cl2 · Ti(C5H5)2(CH3)2 · Ti(C5H5)2CH2ClAl(CH3)2 · Ti(OCH(CH3)2)4

Situation

Le mont Paektu est un volcan gris qui se situe à la frontière sino-coréenne, entre la province chinoise du Jilin et la province nord-coréenne de Ryanggang, plus précisément entre Samjiyon et les xian de Changbai et d'Antu.

ECRIT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
AVEC L'AIDE ET AUTORISATION DE WIKIPEDIA
SOUS L'EGIDE DE
Y'BECCA ET DE LA GRANDE MUETTE SECTION LEGIONNAIRE.

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MessageSujet: Re: 長白, 白頭山, 천지, LARMES DE DIEU ET GORDON PACHA   Ven 25 Aoû à 3:12

Le sommet du mont Paektu est occupé par une vaste caldeira de 5 km de diamètre et profonde de 850 m, partiellement remplie par le lac du Paradis, lui-même profond de 384 m. Les eaux de ce lac de cratère s'écoulent vers le nord et tombent rapidement dans une cascade haute de 68 mètres formant la rivière Erdaobai, une des sources de la Songhua. Une source d'eau chaude, occupant une surface de près de 200 m2, ne gèle jamais, même en hiver.

Les principaux fleuves de la Corée du Nord qui marquent également sa frontière avec la Chine, le Tumen et l'Amnok (Yalou en chinois), trouvent leur source sur les pentes du mont Paektu.

La caldeira est formée par une vingtaine de pics culminant à plus de 2 500 mètres d'altitude formant une falaise autour du lac tandis que le versant extérieur descend en pente assez douce.

Le pic principal (2 744 m), appelé initialement pic Paektu, a été renommé en Janggun-bong (pic du Général) par les Nord-Coréens en l'honneur du président Kim Il-sung. À son sommet, il porte maintenant une stèle indiquant son nouveau nom et un monument décrivant les exploits de Kim Il-Sung2.
Le Hyangdo-bong avec un texte de Kim Jong-il

Le Chonwang-bong (pic du Roi du ciel) a été renommé en Hyangdo-bong (le pic du Leader, 2 712 m) en l'honneur de son successeur, Kim Jong-il, il porte maintenant une grande inscription écrite en coréen : « Le mont Paektu, la montagne sacrée de la révolution. Kim Jong-il, le 16 février 1992. »2

Un troisième sommet a reçu le nom de Haebal-bong (le pic du rayon de Soleil, 2 719 m) en mémoire de Kim Jong-suk, la mère de Kim Jong-il2.

Les autres sommets notables sont le :

   Paekun-bong (백운봉, 白云峰), 2 691 m ;
   Kwanil-bong (관일봉, 觀日峰), 2 670 m ;
   Chonmun-bong (천문봉, 天文峰), 2 670 m ;
   Okju-bong (옥주봉, 玉柱峰), 2 664 m ;
   Hwagae-bong (화개봉, 華蓋峰), 2 640 m ;
   Chonhwal-bong (천활봉, 天豁峰), 2 620 m ;
   Jaha-bong (자하봉, 紫霞峰), 2 618 m ;
   Kojun-bong (고준봉, 孤隼峰), 2 611 m ;
   Nokmyong-bong (녹명봉, 鹿鳴峰), 2 603 m ;
   Yongmun-bong (용문봉, 龍門峰), 2 595 m ;
   Kumbyong-bong (금병봉, 錦屏峰), 2 590 m ;
   Jiknyo-bong (직녀봉, 織女峰), 2 558 m ;
   Jeun-bong (제운봉, 梯云峰), 2 543 m ;
   Cholbyok-bong (철벽봉, 鐵壁峰), 2 560 m ;
   Waho-bong (와호봉, 卧虎峰), 2 566 m ;
   Kwanmyon-bong (관면봉, 冠冕峰), 2 526 m.

Géologie

Le mont Paektu serait lié à la présence d'une zone de subduction dans l'ouest du Pacifique, près du Japon, à 1 200 km à l'ouest. La plaque pacifique passerait sous la plaque eurasiatique suivant un angle d'inclinaison de 20° pour atteindre la zone de transition du manteau à une profondeur de 600 km. À ce niveau, la plaque perd son eau et des mouvements de convection font remonter des matériaux asthénosphériques très chauds3.

Le Paektu a connu trois phases. La première et la plus longue est la phase de formation d'un bouclier de basalte sur une surface de 20 000 km2 et a commencé il y a 29 millions d'années. Elle a été suivie il y a un million d'années par la formation d'un cône composite en trachyte haut de 4 km pour un rayon de 8 à 14 km caractéristique d'un volcanisme de type explosif. La troisième phase concerne les 10 derniers milliers d'années, c'est la phase actuelle des éruptions formant de l'ignimbrite issue de nuée ardente3. Ses pentes sont recouvertes de pierre ponce.
Climat

Le sommet de la montagne est doté d'un climat froid avec une moyenne annuelle de −8,3 °C. Cette moyenne oscille entre −24 °C en janvier et +10 °C en juillet avec seulement quatre mois présentant une moyenne de température positive. Le lac est gelé de la mi-octobre à la mi-juin. Les précipitations annuelles s'élèvent à 2 269 mm, essentiellement en été.
Faune et flore
Gentiana jamesii

En Corée, le bas de la montagne a été largement déboisé tandis qu'une forêt primaire s'étend du côté de la Chine pratiquement vide d'habitants. Le pin domine en bas tandis que le bouleau est l'espèce principale près de la limite des arbres à près de 2 000 m d'altitude. À cette altitude poussent le mélèze de Dahurie (Larix olgensis), le genévrier nain, l'épicéa du Japon, le pin de Corée (rare)4, le sapin de Khinghan et les bouleaux d'Erman et de Mandchourie. Au-dessus, c'est l'étage de Rhododendron aureum, de la dryade à huit pétales et de l'andromède bleue. Finalement, dans la zone de la toundra alpine, les espèces caractéristiques sont le pavot de Corée, l'Oxytropis koreana et Gentiana jamesii5.

C'est une zone importante pour la conservation des oiseaux car c'est une zone de reproduction du harle écaillé. Elle accueille aussi le tétras-lyre, des hiboux et des pics ainsi que des chevreuils d'Asie, des tigres de Sibérie, des ours noirs, des léopards des neiges6, des loups et des sangliers. Pour les musaraignes, l'espèce la plus courante est la musaraigne masquée et il y a une petite population de musaraigne mince. C'est aussi le site le plus méridional où une musaraigne à dents larges de Sibérie a été retrouvée7.

Du côté nord-coréen, la nature est moins préservée car 35 000 personnes vivent à proximité. À basses altitudes, une partie du terrain sert à la culture de blé, de patates, d'orge et de plantes médicinales et la forêt est exploitée5.
Histoire
Histoire éruptive
Une source chaude du mont Paektu

Le mont Paektu est un stratovolcan. Sa dernière grande éruption se serait produite en 946. Avec un indice d'explosivité volcanique (VEI) de 7, c'est la troisième plus grosse éruption des 2 000 dernières années après celles du Tambora et du Taupo. Cette explosion a donné à la caldeira sa forme actuelle. Deux témoignages indirects parlent en faveur de la date de 946. Un texte japonais note que « des cendres volcaniques retombaient comme de la neige » à Nara tandis que le Koryo-sa rapporte que des grands coups de tonnerre étaient entendus à Kaesong à 450 km du volcan8,9.

Les scientifiques ont tenté de dater cette éruption à de nombreuses reprises durant les trente dernières années et l'ont placé au milieu du Xe siècle. Une récente datation par le carbone 14 propose 946 ±3 et serait en accord avec les données historiques9. Cette éruption violente n'a cependant pas laissé de traces dans les glaces de l'arctique du GISP 2, probablement à cause d'une teneur relativement basse en soufre et des particularités de la circulation atmosphérique ce qui suggère que l'éruption s'est produite en hiver9. L'essentiel des cendres a été envoyé vers l'est, c'est-à-dire vers le Hamgyong du Nord, le sud du Primorjé, la mer du Japon et les îles japonaises de Hondo autour du détroit de Tsugaru10. Elle a produit 96 km3 d'éjectas avec 4 Tg de SO2, 45 Tg de HCl, 42 Tg de HF et 1 796 Tg d'eau9. Ses éjectas se sont déposés dans une zone de 50 km autour du cratère3.

Dans les siècles qui ont suivi, d'autres éruptions de plus faible envergure ont été notées dans les annales coréennes. Il s'agit de celles de 1413 (?), 1420 (?), du 6 octobre 1597 (?), de juin 1668 et du 9 juin 1702. Les dernières éruptions se sont produites en 1898 (VEI = 2) et au printemps 1903. Auparavant, vers -2160 et 180 av. J.-C, des éruptions avaient atteint un VEI de 411.

Le volcan est surveillé attentivement depuis 1999 par une équipe chinoise qui a montré qu'un regain d'activité s'est produit entre 2002 et 2006. En particulier, les années 2002-2003 ont été marquées par une succession de microséismes et par une élévation du sol de 46 mm laissant présager qu'une nouvelle éruption se prépare3. En 2016 une collaboration de la Corée du Nord avec une équipe de scientifiques occidentaux a été entamée pour évaluer le risque que le volcan entre en éruption12.
Histoire humaine

Mont sacré pour les Mandchous et les Coréens pour qui il est considéré comme le berceau de leur peuple, lieu de naissance légendaire de Tangun, figure de la mythologie coréenne, le mont Paektu, au sommet volcanique, et sa région ont donné lieu à de nombreux combats de la résistance coréenne et chinoise, membre de l'armée volontaire anti-japonaise populaire du Nord-Est, contre l'envahisseur japonais entre 1935 et 1943 selon les historiens nord-coréens, en 1932 selon les sources chinoises. Selon la biographie officielle du dirigeant Kim Jong-il, il y serait né le 16 février 1942.

Cette importance historique est à la source de litiges frontaliers. Actuellement, le tracé de la frontière est réglé par un accord de 1963 entre la Chine et la Corée du Nord qui place les trois cinquièmes du lac Chongji en Corée6.
Activités
Protection environnementale
Chángbái Shān
Baitou Mountain Tianchi.jpg
Type
Montagne, volcanVoir et modifier les données sur Wikidata
Catégorie UICN
V
Situation
Jilin
Q423 et Q148

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

Le site du mont Paektu est classé au réseau mondial des réserves de biosphère de l’Unesco13'5. À la suite d'un investissement de 3,4 milliards de dollars, une station de ski y a été ouverte en 2012 avec 30 km de pistes tracées à travers la forêt14.
Tourisme
Approche côté nord-coréen
Approche côté chinois
La descente vers le lac

Du côté chinois, le massif du Changbai est un parc touristique à accès payant, avec des parcours aménagés, et des restrictions au séjour sur le site.

Côté nord-coréen, un train à crémaillère et une piste permettent d'atteindre le bord de la caldeira. Ensuite, la descente au bord du lac se fait en télécabine.

Les circuits touristiques en Corée du Nord peuvent inclure des visites du mont Paektu, plus particulièrement recommandées pour assister aux levers du soleil depuis le sommet de la montagne, en août et en septembre. La fréquentation annuelle était de 200 000 touristes en 20015.

Des sites propagandistes dédiés à la gloire du Juche se trouvent à quelques kilomètres de la montagne :

   Grand monument de Samjiyon (hangeul : 삼지연대기념비, hanja : 三池淵大記念碑) ;
   Tour de la victoire dans la région de Musan (hangeul : 무산지구전투승리기념탑, hanja : 茂山地區戦闘勝利記念塔), bataille qui s'est déroulée du 22 au 23 mai 1939 ;
   Tour de la victoire de la bataille de Pochonbo (4 juin 1937) (hangeul : 보천보전투승리기념탑, hanja : 普天堡戦闘勝利記念塔) ;
   Le camp secret du mont Paektu (hangeul : 백두산밀영, hanja : 白頭山密営), refuge de montagne considéré comme la soi-disant « maison natale » de Kim Jong-il.

L’oxyde de titane(II), ou monoxyde de titane, est un composé chimique de formule TiO. Il peut être préparé à partir du dioxyde de titane TiO2 et du titane métallique à 1 500 °C2. Il s'agit d'un solide non stœchiométrique de composition comprise entre TiO0,7 et TiO1,3 en raison de lacunes à la fois dans les sous-réseaux de titane et d'oxygène ; 15 % des sites de titane et d'oxygène sont en effet vacants dans le TiO pur. Un recuit ménagé peut résorber ces lacunes et conduire à un cristal monoclinique avec cinq unités TiO dans la maille cristalline présentant une résistivité plus élevée3. À haute température, la maille cristalline du TiO prend la forme d'un prisme droit à base triangulaire4. Les solutions acides de TiO sont stables brièvement avant de se décomposer en libérant de l'hydrogène :

   2 Ti2+ + 2 H3O+ → 2 Ti3+ + 2 H2O + H2 ↑.

En astrophysique, les raies du TiO sont caractéristiques des étoiles de type spectral K et M ainsi que les étoiles de type S. De l'oxyde de titane(II) pourrait par ailleurs former, avec de l'oxyde de vanadium(II) VO, des bancs de nuages très absorbants de certaines exoplanètes de type Jupiter chaud correspondant à la classe IV de la classification de Sudarsky, à l'instar de HD 209458 b (alias « Osiris »).
Notes et références

   ↑ Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 » [archive], sur www.chem.qmul.ac.uk.
   ↑ (en) A. F. Holleman et E. Wiberg, « Inorganic Chemistry », Academic Press, San Diego, États-Unis, 2001. (ISBN 0-12-352651-5)
   ↑ (en) M. D. Banus, T. B. Reed et A. J. Strauss, « Electrical and Magnetic Properties of TiO and VO », Physical Review B, vol. 5, no 8,‎ 15 avril 1982, p. 2775-2784 (lire en ligne [archive]) DOI:10.1103/PhysRevB.5.2775
   ↑ (en) Norman N. Greenwood et Alan Earnshaw, « Chemistry of the Elements », Butterworth-Heinemann 2e édition, Oxford, Royaume-Uni, 1997. (ISBN 0080379419)

“Travailler sur le concept de Dieu est donc possible même s’il n’y a pas de preuve de Dieu…”
De Hans Jonas / Concept de Dieu après Auschwitz

“Un concept est une invention à laquelle rien ne correspond exactement, mais à laquelle nombre de choses ressemblent.”
De Friedrich Nietzsche / Posthumes

“Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c'est que vous ne le comprenez pas complètement.”
De Albert Einstein

“De même que je ne voudrais pas être un esclave, je ne voudrais pas être un maître. Telle est ma conception de la démocratie. ”
De Abraham Lincoln / Lettres - 1858

“Civilisation et violence sont des concepts antithétiques.”
De Martin Luther King / 10 décembre 1964

"il est dans la demeure que celui qui établit le concept d'établir le mirage d'une composition doit être en mesure d'en être
le premier discipline."
De Tignard Yanis Cyril Kounak / 25 aout 2017 dans Ordonnances devant lois des jungles...
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MessageSujet: Re: 長白, 白頭山, 천지, LARMES DE DIEU ET GORDON PACHA   Ven 25 Aoû à 3:35

On Sept. 15, NASA's Cassini spacecraft will complete its remarkable
story of exploration with an intentional plunge into Saturn's atmosphere,
ending its mission after nearly 20 years in space. News briefings, photo
opportunities and other media events will be held at NASA's Jet Propulsion
Laboratory in Pasadena, California, and will air live on NASA Television
and the agency's website.

NASA also will hold a media teleconference Tuesday, Aug. 29 to preview
activities for Cassini during its final two weeks.

Launched in 1997, Cassini arrived in orbit around Saturn in 2004
on a mission to study the giant planet, its rings, moons and
magnetosphere. In April of this year, Cassini began the final
phase of its mission, called its Grand Finale -- a daring series
of 22 weekly dives between the planet and its rings. On Sept. 15,
Cassini will plunge into Saturn, sending new and unique science
about the planet's upper atmosphere to the very end.
After losing contact with Earth, the spacecraft will burn up like
a meteor. This is the first time a spacecraft has explored
this unique region of Saturn -- a dramatic conclusion to a mission
that has revealed so much about the ringed planet.

Cassini flight controllers will monitor the spacecraft's final
transmissions from JPL Mission Control.

Cassini Media Events and Schedule

(All media teleconferences and NASA TV news conferences
will be available on the agency's website, and times are subject to change)

Tuesday, Aug. 29

2 p.m. EDT -- Media teleconference about spacecraft science
and operations activities for the final orbits leading up to the end of the mission will include:

- Curt Niebur, Cassini program scientist, Headquarters, Washington

- Earl Maize, Cassini project manager, JPL

- Linda Spilker, Cassini project scientist, JPL

Visuals discussed during the telecon will be available at the start of the event at:

https://www.nasa.gov/cassinitelecon

Wednesday, Sept. 13

1 p.m. EDT -- News conference from JPL with a detailed
preview of final mission activities (also available on NASA TV and online)

Thursday, Sept. 14

10 a.m. to 3 p.m PDT -- NASA Social -- onsite gathering
for 30 pre-selected social media followers. Events will include a tour,
and a speaker program that will be carried on NASA TV and online.
About 8 p.m. PDT -- Final downlink of images expected to begin (streamed online only)

Friday, Sept. 15: End of Mission

7 to 8:30 a.m. EDT -- Live commentary on NASA TV and online.
In addition, an uninterrupted, clean feed of cameras from JPL Mission Control,
with mission audio only, will be available during the commentary on the NASA TV Media Channel and on Ustream.
About 8 a.m. EDT -- Expected time of last signal and science data from Cassini
9:30 a.m. EDT -- Post-mission news conference at JPL (on NASA TV and online)

Media and the public also may ask questions during the events using #askNASA.

For online streaming, visit:

https://www.nasa.gov/live

To watch the news conferences online, visit:

https://www.nasa.gov/live

http://www.youtube.com/nasajpl/live

Accreditation

To cover these events at JPL, media must have pre-arranged credentials issued
via the JPL Media Relations Office. The deadlines to apply for credentials have passed.

Resources

A Cassini press kit will be available beginning on Aug. 29 at:

https://saturn.jpl.nasa.gov/mission/grand-finale/for-media

Video for the Cassini mission is available for download at:

https://vimeo.com/album/4649677

The Cassini-Huygens mission is a cooperative project of NASA, ESA
(European Space Agency) and the Italian Space Agency. JPL manages
the mission for NASA's Science Mission Directorate. JPL designed,
developed and assembled the Cassini orbiter.

For more information on the Cassini mission's finale, including graphics,
fact sheets, press kit, and an up-to-date timeline of mission events, visit:

https://saturn.jpl.nasa.gov/grandfinale

Follow the mission on social media at:

http://www.twitter.com/CassiniSaturn

https://www.facebook.com/NASACassini

News Media Contact
Dwayne Brown / Laurie Cantillo
NASA Headquarters, Washington
|202-358-1726 / 202-358-1077
dwayne.c.brown@nasa.gov / laura.l.cantillo@nasa.gov

Preston Dyches
Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, Calif.
818-354-7013
preston.dyches@jpl.nasa.gov

2017-226b

-----------------------------------------


Title Habitat Lunares Crew
Released 23/08/2017 9:38 am
Copyright Monica Alcazar-Duarte
Description

This crew of six is midway through a simulated expedition
on the Moon, based at the new Habitat Lunares base in Poland.

The only facility of its kind in Europe, this privately run habitat
is a simulated lunar base set up in a former military airport in Pila in northwest Poland.

The crew stays on the base for two weeks at a time, physically
cut off from the external world. Lunares has no windows, is run
on lunar time and its occupants can leave only by venturing into
an adjoining hanger, which is filled with Moon-like basalt rocks
for simulated Moonwalks.

This #LunarExpedition1 is the second of four expeditions
this year, lasting 15–29 August. The mission is controlled from
ESA’s technical centre in Noordwijk, the Netherlands, focusing on
exploring changes to the crew’s biological clocks during their stay.
It performs scheduling, communicates with the base
and oversees lighting inside the habitat.

“The analogue astronauts are completely cut off from
external light sources. Instead, we control the base’s automated
lighting systems,” explains Agata Kolodziejczyk, research fellow
in ESA’s Advanced Concepts Team, who led the establishment
of the habitat as part of her research into ‘time architecture’ for
future off-planet bases.

“I regard Lunares as an extremely valuable new chronobiological
laboratory for Europe, with full bioethical committee agreements
in place, provided by the Medical University in Poznań. We’ll be checking
how the participants’ subjective time perception alters with
the changes we induce.

“The habitat contains an LED light system providing a shifting
combination of colours throughout the day, to mimic changes in sunlight.
We’re extending the length of this artificial ‘day’ to put their circadian rhythms
out of alignment and induce jet lag.

“But we’re also testing new prototypes of ‘physiological lights’ that emit
in the ultraviolet – which penetrates through the retina to the brain’s pineal gland
– to see if this is sufficient to reset their body clocks.”

A survey of US Space Shuttle crews found that half depended on medication
to go to sleep in orbit, while other space-dwellers have reported disrupted body
clocks, a condition that has been linked to various health problems.
Redesigned lighting systems that fit better with human physiology
should result in happier, healthier astronauts – lighting aboard
the International Space Station has recently been updated for this very reason.

In parallel, more than 20 other experiments are also under way.
ESA and the International Lunar Exploration Working Group supplied
the ExoGeoLab lander plus a telescope for use during simulated Moonwalks.

Polish ESA Young Graduate Trainee Mateusz Kraiński has also built
a rover and simulator system in his free time. This Netherlands-based
rover is being controlled remotely by the crew from Poland.

Seen top row left to right: vice-commander Mariusz Słonina,
communication officer Dorota Budzyń; astrobiologist Joanna Kuźma.
Bottom row left to right: medical officer Matt Harasymczuk;
biomedical engineer Grzegorz Ambroszkiewicz, commander Piotrek Konorski.
Id 382831

-----------------------------

Caractéristiques

Mesurant 1 416 km, au nord de la péninsule coréenne, la frontière débute à l'ouest au niveau du golfe de Corée sur la mer Jaune et remonte ensuite l'intégralité du cours du fleuve Yalou (Amnok en coréen) jusqu'à sa source sur le mont Paektu. La frontière descend ensuite jusqu'au fleuve Tumen et le suit jusqu'à la jonction avec les frontières sino-russe et russo-coréenne (42° 25′ N, 130° 36′ E), quelques kilomètres avant l'embouchure du fleuve dans la mer du Japon.

Il n'existe que peu de points de passage ouverts entre les deux États. Le plus significatif en est le pont de l'amitié sino-coréenne, enjambant le Yalou entre la ville nord-coréenne de Sinuiju et la ville chinoise de Dandong.
Historique

À la fin du XIVe siècle, la frontière entre le royaume de la dynastie Joseon au sud et l’Empire ming au nord se fixent le long des fleuves Yalou (Amnok en coréen) et Tumen1.
En rouge, la préfecture autonome coréenne de Yanbian au nord-est de la Chine actuelle, frontalière avec la Corée du Nord.

Entre le XVIIIe et le XXe siècle, des querelles apparaissent entre les deux pays sur le tracé autour du Mont Paektu (mont « Changbai » ou « Baitou » en chinois), ainsi que Jiandao (Kando en coréen), une région peuplée de Coréens sur la rive gauche du Tumen1.
En rouge, l’Empire du Japon en 1930, la Corée incluse, et en vert le Mandchoukouo.

En 1909, peu avant le traité d'annexion de la Corée de 1910, le traité de Jiandao entre l'Empire du Japon et l'Empire qing reconnaît la souveraineté chinoise sur le Jiandao, l'actuelle préfecture autonome coréenne de Yanbian1. Pendant l’occupation japonaise de 1910 à 1945, la frontière devient celle entre la République de Chine et le Japon jusqu'en 1932, puis du Japon avec le Mandchoukouo, un État satellite.

Après la Seconde Guerre mondiale, la frontière devient celle de République de Chine puis de la République populaire de Chine, proclamée en 1949 d’une part, et de la zone d’occupation soviétique en Corée, puis de la République populaire démocratique de Corée, proclamée en 1948, d’autre part.

En 1962, les régimes communistes de Chine et de Corée du Nord signent des traités sur leur frontière au contenu longtemps gardés secrets. Les deux fleuves sont confirmés dans leur rôle frontalier avec répartition des îles et des bancs de sable ; l'estuaire du Yalou devient entièrement nord-coréen. La frontière au mont Changbai-Paektu est définie1. Cependant, les dirigeants chinois Mao Zedong et nord-coréen Kim Il-sung ont pu, par la suite, revendiquer l'ensemble du mont, comme si le tracé frontalier était toujours contesté entre les deux États2.

Officiellement, la République de Corée (la Corée du Sud) n'a jamais émis d’avis sur la frontière entre la Chine et la Corée, même si les cartes sud-coréennes incluent le mont Paektu en entier. Cependant, des revendications sur le Jiandao et l’abolition du traité de Jiandao ont été évoqués par des parlementaires sud-coréens au cours des années 2000 lors de disputes historiographiques sur le royaume de Koguryŏ (-37 à 668), dont l’héritage est revendiqué par les deux peuples voisins tandis que son territoire est à cheval sur la péninsule de Corée et la Mandchourie1.
Articles connexes

Liste des frontières terrestres internationales par longueur
Relations entre la Chine et la Corée du Nord

Notes et références

↑ a, b, c, d et e « La frontière entre la Chine et la Corée du Nord vue de Corée du Sud : une frontière en suspens », dans Sébastien Colin, « Péninsule et incertitudes coréennes : quels enjeux géopolitiques pour la Chine », Hérodote n°141, 2e trimestre 2011, pages 92-94.
↑ D. Gomà, « The Chinese-Korean Border Issue. An Analysis of A Contested Frontier », Asian Survey, volume XLVI, n°6, pages 867-880, évoqué dans « La frontière entre la Chine et la Corée du Nord vue de Corée du Sud : une frontière en suspens », dans Sébastien Colin, « Péninsule et incertitudes coréennes : quels enjeux géopolitiques pour la Chine », Hérodote n°141, 2e trimestre 2011, pages 92-94.

La frontière terrestre entre la République populaire de Chine et la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord) délimite les territoires de ces deux États. Elle est la frontière historique entre les précédents régimes chinois et coréens depuis la fin du XIVe siècle. Fixée précisément en 1962 par les deux États actuels, elle n'a pas été officiellement acceptée par la Corée du Sud, l'autre État de la péninsule de Corée.

“On ne peut jamais savoir ce qu'il peut advenir d'un homme qui possède à la fois une certaine conception de ses intérêts et un fusil.”
De Georges Clemenceau / La Mélée sociale

“Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses.”
De Blaise Pascal / Pensées

fleuve Yalou (Amnok en coréen)

Le Yalou (chinois : 鴨綠江), ou Amnok (en chosongeul : 압록강), est un fleuve qui marque la frontière entre la République populaire de Chine et la Corée du Nord.
Géographie
Ponts sur le fleuve Yalou, menant de Sinuiju à Dandong, vus depuis la Corée du Nord.

Il naît sur le Mont Paektu, point culminant de toute la Corée, à 2 500 m d'altitude et se jette dans la mer Jaune, après un parcours de 800 km orienté globalement vers le Sud-Ouest. Son bassin versant a une superficie de 30 000 km².

Plusieurs ponts permettent de franchir le fleuve dont le pont de l'amitié sino-coréenne.
Histoire

Deux grandes batailles se sont déroulés sur son cours :

la bataille du fleuve Yalou (1894), au cours de la guerre sino-japonaise ;
la bataille du fleuve Yalou (1904), au cours de la guerre russo-japonaise.

Toutes deux furent des victoires japonaises décisives.

Pendant l'occupation japonaise (1910-1945), la rive gauche du fleuve
fut fortement industrialisée : 20 % de la production industrielle de l'empire japonais provenait de la Corée.

Durant la guerre de Corée, en octobre et novembre 1950, l'approche du Yalou
par les forces américaines déclencha l'intervention des « volontaires » chinois
qui repoussèrent le front au-delà du 38e parallèle.

“Calvitie : toujours précoce - et causée par des excès de jeunesse ou la conception de grandes pensées.”
De Gustave Flaubert / Dictionnaire des idées reçues

“L’industrie de la télévision n’aime pas voir la complexité du monde. Elle préfère les idées et les concepts simples : c’est blanc, c’est noir ; c’est bon, c’est mauvais.”
De Krzysztof Kieslowski

“Derrière le bébé, il n'y a pas seulement les neuf mois de conception d'un individu, mais les millions d'années de l'espèce !”
De Henri Piéron / Vocabulaire de la psychologie

“Puisse chacun avoir la chance de trouver justement la conception de la vie qui lui permet de réaliser son maximum de bonheur.”
De Friedrich Nietzsche / Aurore

"Le concept de celui qui se réfugie dans une forme de rationalisme, engendra la déformation du peuple ne perpétue ni l'horizon et plus grave ni même le mirage.
De Tignard Yanis Cyril Kounak / Ordonnances devant lois des jungles.

“Il est rationnel, étant donné notre conception de l’individu et de l’univers, que le désir se manifeste en nous. L’arracher de vive force, en torturant notre chair et notre âme, c’est rompre l’harmonie.”
De Alexandra David-Néel

Rapport de
Y'becca
SOUS L’ÉGIDE
DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES.
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MessageSujet: Re: 長白, 白頭山, 천지, LARMES DE DIEU ET GORDON PACHA   Ven 25 Aoû à 8:56

長白, 白頭山, 천지, LARMES DE DIEU ET GORDON PACHA
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Kâla, l'éclipse, l'art khmer et l'astronomie indienne
http://orkhidion-velamen.forumactif.com/t109-kala-l-eclipse-l-art-khmer-et-l-astronomie-indienne#545

Éosphoros, Hespéros ou Vesper, Gopura et asteres planetes
http://le-rien-la-nudite.forumactif.com/t108-eosphoros-hesperos-ou-vesper-gopura-et-asteres-planetes#528

Citations de George Sand :

"Je suis une pierre que le temps désagrège, et la tranquillité de ces blocs, dont toute l'affaire est de subir l'action des jours et des nuits, me gagne, me pénètre, me calme et endort ma vitalité."
George Sand ; Impressions et souvenirs (1871)

"Un homme abruti n'appartient plus à aucune espèce, il doit être mis à l'écart de la société."
George Sand ; Lélia (1833)

"Le doute est un mal nécessaire, on peut dire qu'il est un grand bien, et que, subi avec douleur, avec humilité, avec l'impatient désir d'arriver à la foi, il est un des plus grands mérites qu'une âme sincère puisse offrir à Dieu. Oui, certes, si l'homme qui s'endort dans l'indifférence de la vérité est vil, si celui qui s'enorgueillit dans une négation cynique est insensé ou pervers, l'homme qui pleure sur son ignorance est respectable, et celui qui travaille hardiment à en sortir est déjà grand, même lorsqu'il n'a encore rien recueilli de son travail. Mais il faut une âme forte, ou une raison déjà assez mûre pour traverser cette mer tumultueuse du doute sans y être englouti."
George Sand ; Spiridion (1839)

"L'amour, c'est une chose qui embrouille la cervelle et fait clocher la raison."
George Sand ; Antonia (1863)

"La solitude prolongée assombrit et désenchante, elle répand l'effroi dans l'âme la plus forte."
George Sand ; La Comtesse de Rudolstadt (1843)

"Il y a dans l'humanité, à l'heure qu'il est, une souffrance morale qui ne peut rien amener de bon. Le méchant souffre, et la souffrance du méchant, c'est la rage ; le juste souffre, et la souffrance du juste, c'est le martyre auquel peu d'hommes survivent."
George Sand ; La petite Fadette (1849)

"Les révolutions ne sont point des lits de roses."
George Sand ; La petite Fadette (1849)

"La loi des temps n'a pas une marche régulière, à certaines époques de la vie des nations, un siècle est parcouru dans une heure, et quand l'humanité a péniblement accompli son œuvre préparatoire, elle se précipite et fait son étape en moins de temps qu'il ne lui en a fallu pour se lever et se mettre en marche."
George Sand ; Correspondance (1812-1876)

"Une femme ne peut pas aimer d'amour un homme qu'elle sent inférieur à elle en courage ; l'amour sans vénération et sans enthousiasme n'est plus que l'amitié : l'amitié est une froide compagne pour aider à supporter les maux immenses que l'amour a fait accepter."
George Sand ; La mare au diable (1846)

"L'amour c'est la vertu de la femme, c'est pour lui qu'elle se fait une gloire de ses fautes, c'est de lui qu'elle reçoit l'héroïsme de braver ses remords. Plus le crime lui coûte à commettre, plus elle aura mérité de celui qu'elle aime. C'est le fanatisme qui met le poignard aux mains des religieux."
George Sand ; Indiana (1832)

"Une femme n'est pas un instrument grossier que le premier rustre venu peut faire vibrer, c'est une lyre délicate qu'un souffle divin doit animer avant de lui demander l'hymne de l'amour."
George Sand ; Lélia (1833)

"L'amitié, c'est une sorte d'amour aussi, immense et sublime en de certains moments, mais insuffisante, parce qu'elle ne s'occupe que des malheurs sérieux et n'agit que dans les grandes et rares occasions. La vie de tous les jours, cette chose si odieuse et si pesante dans la solitude, cette succession continuelle de petites douleurs fastidieuses que l'amour seul peut changer en plaisirs, l'amitié dédaigne de s'en occuper."
George Sand ; Jacques (1834)
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MessageSujet: Re: 長白, 白頭山, 천지, LARMES DE DIEU ET GORDON PACHA   Ven 25 Aoû à 9:08

Au VIe siècle av. J.-C., Anaxagore qualifie l’éclipse « d'interpositions d’astres noirs, comme des nuages, à cours régulier »
Ainsi YAHVÉ se détermine dans la nature et le temps; il est l'essence des Dieux: Celui qui rends l'aspect et l'universel.
Au IIIe siècle av. J.-C., pour le philosophe Théophraste, le Soleil est fait de petites particules de feu, rassemblées du fait de l'exhalation humide ; en s'agglomérant, elles constituent le soleil15.
Historiquement, les étoiles sont les points lumineux du ciel visibles uniquement la nuit et fixes les uns par rapport aux autres, par opposition aux planètes qui suivent des trajectoires errantes dans le ciel nocturne au cours de l'année. Les anciens avaient une connaissance approfondie de la répartition des étoiles dans le ciel : ils les utilisaient pour la navigation et attribuaient des noms à certaines d'entre elles ainsi qu'aux formes qu'elles dessinent, les constellations. Cependant ils ignoraient tout de leur nature exacte, pensant souvent qu'il s'agissait d'orifices percés à travers la sphère . C'est seulement avec l'essor de l'astronomie moderne que les étoiles ont pu être comprises comme des objets de même nature que le Soleil mais situés à des distances considérablement plus grandes. Cette hypothèse fut énoncée pour la première fois par Giordano Bruno au XVIe siècle avant d'être confirmée expérimentalement en 1838 avec la première mesure de parallaxe réalisée par Friedrich Wilhelm Bessel, ainsi que les observations spectrométriques effectuées grâce à l'appareil inventé en 1814 par l'opticien Joseph von Fraunhofer.
18 Scorpii a, en septembre 2003, été identifiée par l'astronome Margaret Turnbull de l'université de l'Arizona à Tucson comme une des étoiles les plus proches et plus prometteuses candidates de posséder des planètes capables d'héberger la vie, se basant sur son analyse de la liste HabCat des étoiles (« Catalog of Nearby Habitable Stellar Systems »).
Ainsi YAHVÉ se détermine dans la nature et le temps; il est l'essence des Dieux: Celui qui rends l'aspect et l'universel.

Wat Althea, also called Prasat Vat Althea, is a 12th-century Hindu temple at Angkor, Cambodia with an active Buddhist temple and cemetery located adjacent to the walled ancient structure. It is located 6 km. south of Siem Reap just west of the road leading to the Tonle Sap.


The temple's design and the distinctive style of its devata (sacred female images) indicate that it was built during the reign of King Suryavarman II (circa 1115-1150 AD), who also built Angkor Wat.[1]

Une éclipse correspond à l'occultation d'une source de lumière par un objet physique.

References

  Briggs, Lawrence Palmer. The Ancient Khmer Empire, The American Philosophical Society, 1962.
  Map coordinates: 13° 19' 24.21" N 103° 50' 26.42" E

Le Soleil est l’étoile du Système solaire. Dans la classification astronomique, c’est une étoile de type naine jaune d'une masse d'environ 1,9891×10³⁰ kg, composée d’hydrogène (75 % de la masse ou 92 % du volume) et d’hélium (25 % de la masse ou 8 % du volume)9. Le Soleil fait partie de la galaxie appelée la Voie lactée et se situe à environ environ 8 kpc (∼26 100 a.l.) du centre galactique. Autour de lui gravitent la Terre (à la vitesse de 30 km/s), sept autres planètes, au moins cinq planètes naines, de très nombreux astéroïdes et comètes et une bande de poussière. Le Soleil représente à lui seul 99,86 % de la masse du Système solaire ainsi constitué, Jupiter représentant plus des deux tiers du reste.

L’énergie solaire transmise par le rayonnement solaire rend possible la vie sur Terre par apport d'énergie lumineuse (lumière) et d'énergie thermique (chaleur), permettant la présence d’eau à l’état liquide et la photosynthèse des végétaux. Les UV solaires contribuent à la désinfection naturelle des eaux de surfaces et à y détruire certaines molécules indésirables (quand l'eau n'est pas trop turbide)10. La polarisation naturelle de la lumière solaire (y compris de nuit après diffusion ou réflexion, par la Lune) ou par des matériaux tels que l’eau ou les cuticules végétales est utilisée par de nombreuses espèces pour s’orienter.

Le rayonnement solaire est aussi responsable des climats et de la plupart des phénomènes météorologiques observés sur la Terre. En effet, le bilan radiatif global de la Terre est tel que la densité thermique à la surface de la Terre est en moyenne à 99,97 % ou 99,98 % d’origine solairenote 1. Comme pour tous les autres corps, ces flux thermiques sont continuellement émis dans l’espace, sous forme de rayonnement thermique infrarouge ; la Terre restant ainsi en « équilibre dynamique ».
Le mot soleil est issu du gallo-roman *SOLICULU12, forme du latin populaire *soliculus (non attesté)13, dérivé du latin classique sol, solis désignant l’astre et la divinité. Le latin sol se poursuit dans la plupart des langues romanes : italien sole, espagnol, portugais sol et le catalan sol14.
Le demi-grand axe de l’orbite de la Terre autour du Soleil, couramment appelé « distance de la Terre au Soleil », égal à 149 597 870 700 m ± 3 m1, est la définition originale de l’unité astronomique (ua). Il faut 8 minutes et 19 secondes pour que la lumière du Soleil parvienne jusqu’à la Terre11.

Le symbole astronomique et astrologique du Soleil est un cercle avec un point en son centre : ⊙ {\displaystyle \odot } \odot anciennement stylisé en Symbole astronomique du Soleil...

Le Soleil est une étoile naine jaune qui se compose de 74 % d’hydrogène, de 24 % d’hélium et d’une fraction d’éléments plus lourds. Le Soleil est de type spectral G2–V. « G2 » signifie qu’il est plus chaud (5 770 kelvins en surface environ) et plus brillant que la moyenne, avec une couleur jaune tirant sur le blanc. Son spectre renferme des bandes de métaux ionisés et neutres, ainsi que de faibles bandes d’hydrogène. Le suffixe « V » (ou « classe de luminosité ») indique qu’il évolue actuellement, comme la majorité des étoiles, sur la séquence principale du diagramme de Hertzsprung-Russell : il tire son énergie de réactions de fusion nucléaire qui transforment, dans son noyau, l’hydrogène en hélium, et se trouve dans un état d’équilibre hydrostatique, ne subissant ni contraction, ni dilatation continuelles.

Il existe dans la Voie lactée plus de 100 millions d’étoiles de type spectral identique, ce qui fait du Soleil une étoile assez ordinaire, bien qu’il soit en fait plus brillant que 85 % des étoiles de la Galaxie, qui sont en majorité des naines rouges16.

Le Soleil gravite autour du centre de la Voie lactée dont il est distant d’environ 25 000 à 28 000 années-lumière. Sa période de révolution galactique est d’environ 220 millions d’années, et sa vitesse de 217 km s−1, équivalente à une année-lumière tous les 1 400 ans (environ), et une unité astronomique tous les 8 jours17.

Dans cette révolution galactique, le Soleil, comme les autres étoiles du disque, a un mouvement oscillant autour du plan galactique : l’orbite galactique solaire présente des ondulations sinusoïdales perpendiculaires à son plan de révolution. Le Soleil traverserait ce plan tous les 30 millions d’années environ, d’un côté puis de l’autre — sens Nord-Sud galactique, puis inversement — et s’en éloignerait au maximum de 230 années-lumière environ, tout en restant dans le disque galactique. La masse du disque galactique attire les étoiles qui auraient un plan de révolution différent de celui du disque galactiquenote 2.
Actuellement, le Système solaire se situerait à 48 années-lumière au-dessus (au nord) du plan galactique et en phase ascendante à la vitesse de 7 km/s18.

Le Soleil tourne également sur lui-même, avec une période de 27 jours terrestres environ. En réalité, n’étant pas un objet solide, il subit une rotation différentielle : il tourne plus rapidement à l’équateur (25 jours) qu’aux pôles (35 jours). Le Soleil est également en rotation autour du barycentre du Système solaire, ce dernier pouvant se situer à un peu plus d’un rayon solaire du centre de l’étoile (hors de sa surface)19, en raison de la masse de Jupiter (environ un millième de la masse solaire).
Les grandes dates

La plus ancienne éclipse solaire répertoriée date de 1223 av. J.-C.20, elle est représentée sur une table d’argile dans la cité d’Ougarit (aujourd’hui en Syrie). Vers 800 av. J.-C., a eu lieu la première observation plausible d’une tache solaire en Chine. Environ 400 ans après, les premières civilisations pensaient que la Terre était plate et que le Soleil était un dieu.
Le philosophe grec Anaxagore avance l’idée que le Soleil est un corps grand, éloigné de la Terre. Il estime son rayon à 56 km. Ses idées vont à l’encontre des croyances de son temps, ce qui lui vaut d’être menacé puis finalement exilé d’Athènes.
La première tentative de calcul mathématique de la distance Terre-Soleil est faite en 250 av. J.-C., par Aristarque de Samos. Claude Ptolémée déclare en 150 apr. J.-C., que la Terre est un corps stationnaire au centre de l’Univers. Selon lui, ce sont le Soleil, la Lune et les autres planètes qui tournent autour de la Terre.

Plus proche de notre époque, en 1543 (Des révolutions des sphères célestes), Copernic présente son modèle d’Univers dans lequel le Soleil est au centre et les planètes tournent autour de lui.
En 1610, Scheiner et Galilée observent indépendamment les taches solaires avec leurs lunettes astronomiques.
Peu de temps après, en 1644, Descartes énonce une théorie selon laquelle le Soleil est une étoile parmi bien d’autres. Entre 1645 et 1715, se trouve la période durant laquelle on observa peu de taches solaires ; on appelle cette période « le minimum de Maunder ».
L’astronome français Pierre-Simon de Laplace énonce en 1796, l’hypothèse de la nébuleuse selon laquelle le Soleil et le Système solaire sont nés de l’effondrement gravitationnel d’un grand nuage de gaz diffus.

C’est en 1845 que la première image du Soleil fut prise, par les physiciens français Hippolyte Fizeau et Léon Foucault. La première relation entre l’activité solaire et géomagnétique eut lieu en 1852 (première observation en 1859 par l’astronome amateur Richard Carrington).

L’observation de l'éclipse solaire totale de 186021 permet le premier enregistrement d’une éjection de masse coronale.

Au siècle dernier, en 1908, eut lieu le premier enregistrement des champs magnétiques des taches solaires par l’astronome américain George Ellery Hale. Onze ans après, en 1919, les lois de la polarité de Hale fournissent une preuve du cycle magnétique solaire. En 1942 fut observée pour la première fois une émission d’ondes radio solaires, puis en 1946 fut faite la première observation de rayons ultraviolets (UV) solaires à l’aide d’une fusée sonde, et évaluée la température de la couronne à 2 millions de °C, à l’aide des raies spectrales. La première observation des rayons X solaires à l’aide d’une fusée sonde date de 1949. En 1954, on s’aperçoit que l’intensité des rayons provenant du Soleil varie sur un cycle solaire de 11 ans. Une observation massive de taches solaires est réalisée en 1956, une première observation du vent solaire en 1963, par la sonde Mariner 2. En 1973 et 1974, Skylab observe le Soleil et découvre les trous coronaires. En 1982 a lieu la première observation des neutrons d’une tache solaire par la sonde SMM (Solar Maximum Mission). En 1994 et 1995, Ulysse (sonde lancée par la navette Discovery en 1990) survole les régions polaires du Soleil.
Histoire naturelle
Articles détaillés : Évolution des étoiles et Formation et évolution du Système solaire.
Formation

Le Soleil est une étoile âgée d'environ 4,57 milliards d’années22, soit un peu moins de la moitié de son chemin sur la séquence principale23. L'hypothèse des années 1970 qu'une supernova serait à l'origine de l'effondrement de la nébuleuse qui a donné naissance au Soleil n'est plus crédible. Une modélisation récente (2012) propose un scénario en trois étapes pour expliquer la formation du Soleil et l'abondance de magnésium 26 et de nickel 60 dans les météorites. Ces éléments sont les produits de la décomposition de deux isotopes radioactifs (à la demi-vie relativement courte) nés dans les étoiles : l'aluminium 26 (demi-vie de 717 000 ans) et le fer 60 (demi-vie de 2,6 Ma). Pour comprendre la présence de ces éléments dans la chimie du Soleil, il fallait imaginer une étape pour le fer 60 et une autre pour l'aluminium 26.

Scénario : Il y a 4,6 Ga, une nébuleuse s'effondre et une première génération d'étoiles (± 5 000) naît. Après 5 Ma, les plus massives meurent en supernovas et dispersent leurs éléments dont l'isotope fer 60. Après 2 Ma, un nuage riche en fer 60 s'effondre et de nouvelles étoiles se forment. Cette seconde génération comprend des étoiles très massives (plus de 30 masses solaires) qui éjectent des vents chargés en aluminium 26. Après 100 000 ans, le vent d'une de ces étoiles très massives comprime la matière qui l'entoure. Il se forme une coquille de gaz et de poussières riches en fer 60 et en aluminium 26 qui finit par s'effondrer et donner naissance, il y a 4,5682 Ga, à une troisième génération d'étoiles : le Soleil et une centaine d'étoiles jumelles. Quelques millions d'années plus tard, l'étoile très massive à l'origine du processus meurt en supernova. On l'appelle Coatlicue qui signifie « mère du Soleil » dans la cosmogonie aztèque. Les sœurs du Soleil (à la composition chimique identique) se dispersent dans la Voie lactée. Le Soleil reste seul ; les astéroïdes qui l'entourent gardent la trace de sa généalogie sous la forme des dérivés du fer 60 et de l'aluminium 26 : le nickel 60 et le magnésium 2624.
Évolution

Actuellement, dans le cœur du Soleil, chaque seconde, environ 627 millions de tonnes d'hydrogène fusionnent25 pour produire environ 622,7 millions de tonnes d'hélium. La différence de masse de 4,3 millions de tonnes d'hydrogène (une masse de l'ordre de celle de la pyramide de Gizeh26) équivaut à l'énergie lumineuse produite (4.1026 joules). Cette énergie lumineuse migre lentement par rayonnement et par convection vers la surface solaire et est émise dans l’espace sous forme de rayonnements électromagnétiques (lumière, rayonnement solaire) et de flux de particules (vent solaire).
Évolution de la luminosité, du rayon et de la température solaires, comparés aux valeurs actuelles du Soleil. D'après Ribas (2010)27.

Le Soleil est dans sa phase linéaire, durant laquelle le Soleil épuise petit à petit ses réserves d’hydrogène, sa luminosité augmentant d’environ 7 % par milliard d’années, à la suite de l’augmentation du rythme des réactions de fusion par la lente contraction du cœur. Cette phase linéaire a débuté quand le Soleil était âgé d'environ 500 millions d'années et durera jusqu'à la rupture de l'équilibre hydrostatique. Le Soleil était donc moins brillant dans le passé et sera plus brillant dans le futur.
Évolution d'une étoile de type solaire. Le parcours d'une étoile d'une masse solaire sur le diagramme Hertzsprung–Russell est indiqué depuis la séquence principale jusqu'au-delà du stade de la branche asymptotique des géantes.

Lorsqu’il sera âgé de 10,5 milliards d’années, l’équilibre hydrostatique sera rompu. Le Soleil aura converti tout l'hydrogène de son cœur en hélium. Le noyau d'hélium se contractera et s’échauffera fortement tandis qu’une couronne externe du cœur fusionnera l’hydrogène en hélium. Ses couches superficielles, dilatées par le flux thermique croissant et ainsi partiellement libérées de l’effet gravitationnel, seront progressivement repoussées : le Soleil se dilatera, d'abord lentement sur 500 millions d'années, puis plus rapidement sur 500 millions d'années supplémentaires, pour finalement se transformer en géante rouge. Au terme de ce processus, le diamètre du Soleil sera environ 100 fois supérieur à l’actuel et près de 2 000 fois plus lumineux. Sa photosphère dépassera l’orbite de Mercure et de Vénus. La Terre, si elle subsiste encore, ne sera plus qu’un désert calciné. Cette phase de géante rouge durera environ 1 milliard d'années, le Soleil y perdra environ un tiers de sa masse.

À la fin de sa phase de géante rouge, son cœur d'hélium sera en état dégénéré, sa température augmentant par contraction de l'hélium produit par la couronne externe du cœur, arrivera aux environs de 100 millions de kelvins, initiant les réactions de fusion de l’hélium pour donner du carbone (voir réaction triple-alpha) ainsi que de l'oxygène. Cette ignition de l'hélium sera brutale : ce sera le flash de l’hélium, suivi d'un réarrangement des couches du Soleil faisant diminuer son diamètre jusqu’à ce qu’il se stabilise à une taille de plusieurs fois (jusqu’à 10 fois) sa taille actuelle, soit d’environ 10 millions de kilomètres de diamètre. Il sera devenu une sous-géante, avec environ 50 fois sa luminosité actuelle.
La période de fusion de l'hélium durera environ 100 millions d'années, les noyaux d'hélium se combineront trois par trois pour former des noyaux de carbone qui peupleront le cœur de la géante rouge, avec production d'un peu d'oxygène par ajout d'un noyau d'hélium supplémentaire au carbone. Durant cette phase, le Soleil deviendra de nouveau plus grand et plus lumineux.

Enfin, lorsque l'hélium au centre du cœur sera entièrement transformé en carbone et en oxygène, il va redevenir une géante rouge, ce sera la phase de la branche asymptotique des géantes, qui durera approximativement 20 millions d'années. Dans cette phase, 2 couronnes de fusion auront lieu en son cœur : une externe fusionnant l'hydrogène, une interne fusionnant l'hélium. Dans cette configuration, le Soleil sera très instable : les couronnes de fusion variant alternativement de puissance. Cela produira de puissants pulses qui finiront par souffler les couches externes. Le Soleil aura perdu environ la moitié de sa masse.
Le Soleil ne sera pas assez massif pour comprimer assez son cœur de carbone et atteindre la température de 600 millions de K nécessaire à la fusion du carbone produisant du néon, du sodium et du magnésium28.

La matière des couches externes sera répandue dans l’espace et donnera naissance à une nébuleuse planétaire. La nébuleuse planétaire sera un nuage de gaz très chaud (plus de 10 000 K) composé essentiellement de l'hydrogène et de l'hélium non consommés dans les fusions et d'un peu de carbone. Elle servira de berceau à de nouvelles étoiles. Le cœur de carbone, n'ayant plus de carburant pour fournir l'énergie nécessaire pour contrecarrer la gravité, va s'effondrer sur lui-même et former une naine blanche d’une taille comparable à la Terre. La densité y sera si élevée que le cœur abritera de la matière électronique dégénérée. La température en surface de la naine blanche atteindra 50 000 K (chaleur emmagasinée lors de l'effondrement du cœur). Cette chaleur sera émise par un rayonnement de couleur blanche. La surface radiative étant extrêmement faible, la naine blanche mettra plusieurs milliards d'années à se refroidir. Quand la température sera assez basse, le rayonnement thermique sera si faible que la naine blanche sera invisible. Elle terminera sa vie en naine noire, un cadavre céleste si froid qu'il n'émet plus aucune lumière.

Ce scénario est caractéristique des étoiles de faible à moyenne masse29,30; de ~0,5 à ~4 M ⊙ {\displaystyle \odot } \odot.
Cycle de vie du Soleil, il est similaire à celui d’une naine jaune. Diagramme trop court de 2 milliards d’années, il y manque aussi la « courte » phase de sous-géante.
Structure et fonctionnement
Structure du Soleil en coupe.

Bien que le Soleil soit une étoile de taille moyenne, il représente à lui seul environ 99,86 % de la masse du Système solaire. Sa forme est presque parfaitement sphérique, avec un aplatissement aux pôles estimé à neuf millionièmes31, ce qui signifie que son diamètre polaire est plus petit que son diamètre équatorial de seulement dix kilomètres.

Contrairement aux objets telluriques, le Soleil n'a pas de limite extérieure bien définie. La densité de ses gaz chute de manière à peu près exponentielle à mesure que l'on s'éloigne de son centre. Par contre, sa structure interne est bien définie.

Le rayon du Soleil est mesuré de son centre jusqu'à la photosphère. La photosphère est la couche en dessous de laquelle les gaz sont assez condensés pour être opaques et au-delà de laquelle ils deviennent transparents. La photosphère est ainsi la couche la plus visible à l'œil nu. La majeure partie de la masse solaire se concentre à 0,7 rayon du centre.

La structure interne du Soleil n'est pas observable directement. De la même façon que la sismologie permet, par l’étude des ondes produites par les tremblements de terre, de déterminer la structure interne de la Terre, on utilise l'héliosismologie pour mesurer et visualiser indirectement la structure interne du Soleil. La simulation informatique est également utilisée comme outil théorique pour sonder les couches les plus profondes.
Le cœur ou noyau
Article détaillé : Noyau solaire.

On considère que le cœur du Soleil s’étend du centre à environ 0,25 rayon solaire. Sa masse volumique est supérieure à 150 000 kg m−3 (150 fois la densité de l’eau sur Terre) et sa température approche les 15 millions de kelvins (ce qui contraste nettement avec la température de surface du Soleil, qui avoisine les 5 800 kelvins). C’est dans le cœur que se produisent les réactions thermonucléaires exothermiques (fusion nucléaire) qui transforment, dans le cas du Soleil, l’hydrogène en hélium (voir, pour les détails de ces réactions, l’article chaîne proton-proton).
Le Soleil tire son énergie des réactions de fusion nucléaire qui transforment, en son noyau, l’hydrogène en hélium.

Environ 3,4 × 1038 protons (noyaux d’hydrogène), soit 619 millions de tonnes d'hydrogène, sont convertis en 614 millions de tonnes d'hélium chaque seconde, libérant une énergie correspondant à l'annihilation de 4,26 millions de tonnes de matière par seconde, produisant 383 yottajoules (383 × 1024 joules) par seconde, soit l’équivalent de l’explosion de 91,5 × 1015 tonnes de TNT32,33.

Le taux de fusion nucléaire est proportionnel à la densité du noyau, aussi la fusion nucléaire au sein du cœur est un processus auto-régulé : toute légère augmentation du taux de fusion provoque un réchauffement et une dilatation du cœur qui réduit en retour le taux de fusion. Inversement, toute diminution légère du taux de fusion refroidit et densifie le cœur, ce qui fait revenir le niveau de fusion à son point de départ.

Le cœur est la seule partie du Soleil qui produise une quantité notable de chaleur par fusion : le reste de l’étoile tire sa chaleur uniquement de l’énergie qui en provient. La totalité de l’énergie qui y est produite doit traverser de nombreuses couches successives jusqu’à la photosphère, avant de s’échapper dans l’espace sous forme de rayonnement solaire ou de flux de particules.

L'énergie des photons de haute énergie (rayons X et gamma) libérés lors des réactions de fusion met un temps considérable pour traverser les zones de radiation et de convection avant d'atteindre la surface du Soleil. On estime que le temps de transit du cœur à la surface se situe entre 10 000 et 170 000 ans34. Après avoir traversé la couche de convection et atteint la photosphère, les photons s’échappent dans l’espace, en grande partie sous forme de lumière. Chaque rayon gamma produit au centre du Soleil est finalement transformé en plusieurs millions de photons lumineux qui s’échappent dans l’espace. Des neutrinos sont également libérés par les réactions de fusion, mais contrairement aux photons ils interagissent peu avec la matière et sont donc libérés immédiatement. Pendant des années, le nombre de neutrinos produits par le Soleil était mesuré plus faible d’un tiers que la valeur théorique : c’était le problème des neutrinos solaires, qui a été résolu en 1998 grâce à une meilleure compréhension du phénomène d’oscillation du neutrino.
La zone de radiation

La zone de radiation ou zone radiative se situe approximativement entre 0,25 et 0,7 rayon solaire. La matière solaire y est si chaude et si dense que le transfert de la chaleur du centre vers les couches les plus extérieures se fait par la seule radiation thermique. L’hydrogène et l’hélium ionisés émettent des photons qui voyagent sur une courte distance avant d’être réabsorbés par d’autres ions. Les photons de haute énergie (rayons X et gamma) libérés lors des réactions de fusion mettent un temps considérable pour atteindre la surface du Soleil, ralentis par l’interaction avec la matière et par le phénomène permanent d’absorption et de réémission à plus basse énergie dans le manteau solaire. On estime que le temps de transit de l'énergie d’un photon du cœur à la surface se situe entre 10 000 et 170 000 ans34. Dans cette zone, il n’y a pas de convection thermique car bien que la matière se refroidisse en s’éloignant du cœur, le gradient thermique reste inférieur au gradient thermique adiabatique. La température y diminue à 2 millions de kelvins.
La zone de convection
Article détaillé : Zone de convection stellaire.

La zone de convection ou zone convective s’étend de 0,8 rayon solaire du centre à la surface visible du Soleil. Elle est séparée de la zone de radiation par une couche épaisse d’environ 3 000 kilomètres, la tachocline, qui d’après les études récentes pourrait être le siège de puissants champs magnétiques et jouerait un rôle important dans la dynamo solaire. Dans la zone de convection la matière n’est plus ni assez dense ni assez chaude pour évacuer la chaleur par radiation : c’est donc par convection, selon un mouvement vertical, que la chaleur est conduite vers la photosphère. La température y passe de 2 millions à ~5 800 kelvins. La matière parvenue en surface, refroidie, plonge à nouveau jusqu’à la base de la zone de convection pour recevoir la chaleur de la partie supérieure de la zone de radiation, etc. Les gigantesques cellules de convection ainsi formées sont responsables des granulations solaires observables à la surface de l’astre. Les turbulences survenant dans cette zone produisent un effet dynamo responsable de la polarité magnétique nord-sud à la surface du Soleil.
La photosphère
La photosphère vue à travers un filtre.

La photosphère est une partie externe de l’étoile qui produit entre autres la lumière visible. Elle est plus ou moins étendue : de moins de 0,1 % du rayon pour les étoiles naines, soit quelques centaines de kilomètres ; à quelques dizaines de pourcent du rayon de l’étoile pour les plus géantes, ce qui leur donnerait un contour flou contrairement au Soleil aux bords nets.

La lumière qui y est produite contient toutes les informations sur la température, la gravité de surface et la composition chimique de l’étoile. Pour le Soleil, la photosphère a une épaisseur d’environ 400 kilomètres. Sa température moyenne est de 6 000 K. Elle permet de définir la température effective qui pour le Soleil est de 5 781 K. Sur l’image de la photosphère solaire on peut voir l’assombrissement centre-bord qui est une des caractéristiques de la photosphère. L’analyse du spectre de la photosphère solaire est très riche en information en particulier sur la composition chimique du Soleil. La photosphère est maculée d'une granulation qui lui donne l'aspect d'une peau d'orange. Ce sont des sphères d'environ 1 000 km de diamètre, composées de gaz chaud remontant vers la surface à près de 500 mètres par seconde, qui lui donnent cet aspect. La surface atteinte, elles irradient leur énergie et, une fois refroidies, replongent dans l'étoile. Chaque sphère de granulation dure huit minutes en moyenne.
L’atmosphère solaire

La structure du Soleil au-delà de la photosphère est généralement connue sous le nom d’atmosphère solaire. Elle comprend trois zones principales : la chromosphère, la couronne et l’héliosphère. La chromosphère est séparée de la photosphère par la zone de température minimum et de la couronne par une zone de transition. L’héliosphère s’étend jusqu’aux confins du Système solaire où elle est limitée par l’héliopause. Pour une raison encore mal élucidée, la chromosphère et la couronne sont plus chaudes que la surface du Soleil. Bien qu’elle puisse être étudiée en détail par les télescopes spectroscopiques, l’atmosphère solaire n’est jamais aussi accessible que lors des éclipses totales de Soleil.
La chromosphère
La chromosphère vue en analyse spectrale Hα.
Les éclipses totales de Soleil (ici celle du 11 août 1999) sont la seule occasion de visualiser directement la couronne (en blanc) et la chromosphère (en rose).

La zone de température minimum qui sépare la photosphère de la chromosphère offre une température suffisamment basse (~4 000 kelvins) pour qu’on y trouve des molécules simples (monoxyde de carbone, eau), détectables par leur spectre d’absorption. La chromosphère proprement dite est épaisse d’environ 2 000 kilomètres. Sa température augmente graduellement avec l’altitude, pour atteindre un maximum de 100 000 kelvins à son sommet. Son spectre est dominé par des bandes d’émission et d’absorption. Son nom, qui vient de la racine grecque chroma (couleur), lui a été donné en raison du flash rose soutenu qu’elle laisse entrevoir lors des éclipses totales de Soleil.
La couronne

La zone de transition entre la chromosphère et la couronne est le siège d’une élévation rapide de température, qui peut approcher 1 million de kelvins. Cette élévation est liée à une transition de phase au cours de laquelle l’hélium devient totalement ionisé sous l’effet des très hautes températures. La zone de transition n’a pas une altitude clairement définie. Grossièrement, elle forme un halo surplombant la chromosphère sous l’apparence de spicules et de filaments. Elle est le siège d’un mouvement chaotique et permanent. Difficile à percevoir depuis la Terre malgré l’utilisation de coronographes, elle est plus aisément analysée par les instruments spatiaux sensibles aux rayonnements ultraviolets extrêmes du spectre.

La couronne solaire est composée à 73 % d’hydrogène et à 25 % d’hélium. Les températures sont de l’ordre du million de degrés.

Bien plus vaste que le Soleil lui-même, la couronne solaire elle-même s’étend à partir de la zone de transition et s’évanouit progressivement dans l’espace, mêlée à l’héliosphère par les vents solaires. La couronne inférieure, la plus proche de la surface du Soleil, a une densité particulaire comprise entre 1 × 1014 m−3 et 1 × 1016 m−3, soit moins d’un milliardième de la densité particulaire de l’atmosphère terrestre au niveau de la mer. Sa température, qui peut atteindre les 5 millions de kelvins, contraste nettement avec la température de la photosphère. Bien qu’aucune théorie n’explique encore complètement cette différence, une partie de cette chaleur pourrait provenir d’un processus de reconnexion magnétique.
L’héliosphère

Débutant à environ 20 rayons solaires (0,1 ua) du centre du Soleil, l’héliosphère s’étend jusqu’aux confins du Système solaire. On admet qu’elle débute lorsque le flux de vent solaire devient plus rapide que les ondes d’Alfvén (le flux est alors dit superalfvénique) : les turbulences et forces dynamiques survenant au-delà de cette frontière n’ont pas d’influence sur la structure de la couronne solaire, car l’information ne peut se déplacer qu’à la vitesse des ondes d’Alfvén. Le vent solaire se déplace ensuite en continu à travers l’héliosphère, donnant au champ magnétique solaire la forme d’une spirale de Parker jusqu’à sa rencontre avec l’héliopause, à plus de 50 ua du Soleil. En décembre 2004, Voyager 1 est devenue la première sonde à franchir l’héliopause. Chacune des deux sondes Voyager a détecté d’importants niveaux énergétiques à l’approche de cette frontière35.
L’activité solaire
Le champ magnétique solaire
Article connexe : Dynamo solaire.
Vue d’artiste du champ magnétique solaire.

Le Soleil est une étoile magnétiquement active. Le soleil étant une boule de gaz et de plasma, sa rotation n'est pas contrainte à une rotation solide. On peut ainsi observer une rotation différentielle selon la latitude. Cela signifie que la surface du Soleil tourne à une vitesse différente autour de son axe selon la latitude. Cette rotation est plus rapide à l'équateur qu'aux pôles. Différents effets magnétohydrodynamiques régissent cette rotation différentielle, mais il n'y a pas encore de consensus parmi les scientifiques pour expliquer la cause de cette rotation.

On appelle cycle solaire l'alternance de minima et de maxima d'activité solaire (apparition de taches solaires, intensité et complexité du champ magnétique). Le cycle solaire reste inexpliqué aujourd'hui. On évoque certains modèles de dynamo pour y apporter des explications, mais aucun modèle auto-consistant n'est aujourd'hui capable de reproduire les cycles solaires.

Le vent solaire est un flux de particules issu de la couronne solaire en expansion. Une partie des particules de la couronne solaire possède une vitesse thermique suffisamment élevée pour dépasser la vitesse de libération gravitationnelle du soleil. Ils quittent alors la couronne en se dirigeant radialement dans l'espace interplanétaire. En raison du théorème du gel qui régit le comportement des plasmas très peu résistifs (MHD idéale) comme dans la couronne où le nombre de Reynolds magnétique est très élevé, le plasma (la matière) entraîne avec elle le champ magnétique. C'est ainsi que le vent solaire est muni d'un champ magnétique initialement radial. À partir de la distance d'Alfven, qui décrit l'équilibre des forces entre la réaction à la courbure des lignes de champs et le moment angulaire dû à la rotation du Soleil, le champ se courbe. Cette courbure est due à la rotation du Soleil. Il existe une analogie avec un arroseur rotatif produisant des jets d'eau dont les figures forment des spirales. Dans le cas du Soleil, cette spirale s'appelle spirale de Parker, du nom de celui qui l'a prédite dans les années 195036.

Ce vent de particules et ce champ magnétique spiralé est le support de l'influence du Soleil autour du Système solaire. C'est ainsi qu'est définie l'héliosphère.
Les taches solaires
Le champ magnétique au niveau d’un groupe de taches froides de la photosphère solaire (intensité exprimée en Gauss).
Les niveaux de couleur décrivent la composante du champ magnétique le long de la ligne de visée. Les traits blancs illustrent la composante du champ perpendiculaire à la ligne de visée.
Image obtenue à partir d’observations du télescope solaire THEMIS37 et traitée par BASS 200038.

Bien que tous les détails sur la genèse des taches solaires ne soient pas encore élucidés, il a été démontré (par l’observation de l’effet Zeeman) qu’elles sont la résultante d’une intense activité magnétique au sein de la zone de convection. Le champ magnétique, qui en est issu, freine la convection et limite l’apport thermique en surface à la photosphère, le plasma de la surface se refroidit et se contracte.

Les taches solaires sont des dépressions à la surface solaire. Elles sont ainsi moins chaudes de 1 500 à 2 000 kelvins que les régions voisines, ce qui suffit à expliquer pourquoi elles apparaissent, en contraste, bien plus sombres que le reste de la photosphère. Cependant, si elles étaient isolées du reste de la photosphère, les taches solaires, où règne malgré tout une température proche des 4 000 kelvins, sembleraient 10 fois plus brillantes que la pleine lune. La sonde spatiale SoHO a permis de démontrer que les taches solaires répondent à un mécanisme proche de celui des cyclones sur Terre. On distingue deux parties au sein de la tache solaire : la zone d’ombre centrale (environ 4 000 kelvins) et la zone de pénombre périphérique (environ 4 700 kelvins). Le diamètre des taches solaires les plus petites est habituellement plus de deux fois supérieur à celui de la Terre. En période d’activité, il est parfois possible de les observer à l’œil nu sur le Soleil couchant, avec une protection oculaire adaptée.

La surveillance des taches solaires est un excellent moyen pour mesurer l’activité solaire et prédire ses répercussions terrestres. Une tache solaire a une durée de vie moyenne de deux semaines. Au XIXe siècle, l’astronome allemand Heinrich Schwabe fut le premier à tenir une cartographie méthodique des taches solaires, ce qui lui permit de mettre en évidence une périodicité temporelle de leurs occurrences. L'ensemble des mesures réalisées indique un cycle principal dont la période varie entre 9 et 13 ans (moyenne statistique 11.2). Dans chaque période apparait un maximum d’activité (où les taches se multiplient) et un minimum d’activité. Le dernier maximum d’activité a été enregistré en 2001, avec un groupe de taches particulièrement marqué (image)39.
Pour davantage de détails sur les taches solaires, voir l’article : Cycle solaire.
Les éruptions solaires
Une éruption solaire.
Pour davantage de détails, voir les articles : Éruption solaire et Sursaut solaire.
Effets terrestres de l’activité solaire
Les aurores polaires sont une manifestation spectaculaire de l’activité solaire.

Les effets terrestres de l’activité solaire sont multiples, le plus spectaculaire étant le phénomène des aurores polaires (également appelée aurore boréale dans l’hémisphère Nord et aurore australe dans l’hémisphère Sud). Une prévision de l'activité solaire est particulièrement importante en vue des missions spatiales. Une méthode reposant sur des relations entre plusieurs périodes consécutives a été établie par Wolfgang Gleißberg.

La Terre possède une magnétosphère qui la protège des vents solaires, mais lorsque ceux-ci sont plus intenses, ils déforment la magnétosphère et des particules solaires ionisées la traversent en suivant les lignes de champs. Ces particules ionisent et excitent les particules de la haute atmosphère. Le résultat de ces réactions est la création de nuages ionisés qui reflètent les ondes radios et l’émission de lumière visible par les atomes et molécules excités dans les aurores polaires.

Les vents solaires peuvent également perturber les moyens de communication et de navigation utilisant des satellites, en effet, les satellites à basse altitude peuvent être endommagés par l’ionisation de l’ionosphère.
Le Système solaire
Comparaison de la taille du Soleil par rapport aux planètes du Système solaire.
Article détaillé : Système solaire.

À lui seul, le Soleil représente 99,86 % de la masse totale du Système solaire, les 0,14 % restants incluant les planètes (surtout Jupiter), les comètes et les astéroïdes.
Rapport de la masse du Soleil aux masses des planètes Mercure 6 023 600 Jupiter 1 047
Vénus 408 523 Saturne 3 498
Terre et Lune 328 900 Uranus 22 869
Mars 3 098 710 Neptune 19 314
Le Soleil et l'être humain
Histoire des théories et de l'observation

Le philosophe grec Anaxagore fut un des premiers occidentaux à proposer une théorie scientifique sur le Soleil, avançant qu’il s’agissait d’une masse incandescente plus grande que le Péloponnèse et non le chariot d’Hélios. Cette audace lui valut d’être emprisonné et condamné à mort pour athéisme, même s’il fut plus tard libéré grâce à l’intervention de Périclès.
Rompant avec le géocentrisme, Copernic proposa la théorie héliocentrique qui plaçait le Soleil au centre de l’Univers.
Galilée et Kepler approfondirent ses travaux.

Au XVIe siècle, Copernic émit la théorie que la Terre tournait autour du Soleil, renouant par là avec l’hypothèse formulée par Aristarque de Samos au IIIe siècle av. J.-C. Au début du XVIIe siècle, Galilée inaugura l’observation télescopique du Soleil et observa les taches solaires, se doutant qu’elles se situaient à la surface de l’astre et qu’il ne s’agissait pas d’objets passant entre le Soleil et la Terre40 ; il affirmait ainsi que le Soleil n'était ni parfait ni immuable, ce qui contribua à ses graves ennuis avec les autorités ecclésiastiques. Près de cent ans plus tard, Newton décomposa la lumière solaire au moyen d’un prisme, révélant le spectre visible41, tandis qu’en 1800 William Herschel découvrit les rayons infrarouges42. Le XIXe siècle vit des avancées considérables, en particulier dans le domaine de l’observation spectroscopique du Soleil sous l’impulsion de Joseph von Fraunhofer, qui observa les raies d’absorption du spectre solaire, auxquelles il donna son nom.

La source de l’énergie solaire fut la principale énigme des premières années de l’ère scientifique moderne. Dans un premier temps plusieurs théories furent proposées, mais aucune ne s’avéra vraiment satisfaisante. Lord Kelvin proposa un modèle suggérant que le Soleil était un corps liquide qui se refroidissait graduellement en rayonnant à partir d’une réserve de chaleur stockée en son centre43. Kelvin et Helmholtz tentèrent d’expliquer la production d’énergie solaire par la théorie connue sous le nom de mécanisme de Kelvin-Helmholtz. Malheureusement, l’âge estimé du Soleil d’après ce mécanisme n’excédait pas 20 millions d’années, ce qui était très inférieur à ce que laissait supposer la géologie. En 1890, Joseph Norman Lockyer, le découvreur de l’hélium, proposa une théorie météoritique sur la formation et l’évolution du Soleil44.

Il fallut attendre 1904 et les travaux d’Ernest Rutherford pour qu’enfin une hypothèse plausible soit offerte. Rutherford supposa que l’énergie était produite et entretenue par une source de chaleur interne et que la radioactivité était à la source de cette énergie45. En démontrant la relation entre la masse et l’énergie (E=mc2), Albert Einstein apporta un élément essentiel à la compréhension du générateur d’énergie solaire. En 1920 Jean Perrin, suivi par Sir Arthur Eddington proposèrent la théorie selon laquelle le centre du Soleil était le siège de pressions et de températures extrêmes, permettant des réactions de fusion nucléaire qui transformaient l’hydrogène en hélium, libérant de l’énergie proportionnellement à une diminution de la masse46. La prépondérance de l’hydrogène dans le soleil fut confirmée en 1925 par Cecilia Payne-Gaposchkin. Ce modèle théorique fut complété dans les années 1930 par les travaux des astrophysiciens Subrahmanyan Chandrasekhar, Hans Bethe et Carl von Weizsäcker, qui décrivirent en détail les deux principales réactions nucléaires productrices d’énergie au cœur du Soleil47,48. Pour finir en 1957, un article intitulé Synthèse des éléments dans les étoiles49 apporta la démonstration définitive que la plupart des éléments rencontrés dans l’Univers se sont formés sous l’effet de réactions nucléaires au cœur d’étoiles telles que le Soleil, ce qu'on appelle la nucléosynthèse stellaire.
Les missions spatiales solaires
Vue d’artiste du satellite SolarMax.
Il observa la couronne solaire et les taches solaires de 1984 à 1989.

Les premières sondes conçues pour observer le Soleil depuis l’espace interplanétaire furent lancées par la NASA entre 1959 et 1968 : ce furent les missions Pioneer 5, 6, 7, 8 et 9. En orbite autour du Soleil à une distance similaire à celle de l’orbite terrestre, elles permirent les premières analyses détaillées du vent solaire et du champ magnétique solaire. Pioneer 9 resta opérationnelle particulièrement longtemps et envoya des informations jusqu’en 198750.

Dans les années 1970, deux missions apportèrent aux scientifiques des informations capitales sur le vent solaire et la couronne solaire. La sonde germano-américaine Helios 1 étudia le vent solaire depuis la périhélie d’une orbite plus petite que celle de Mercure. La station américaine Skylab, lancée en 1973, comportait un module d’observation solaire baptisé Apollo Telescope Mount et commandé par les spationautes embarqués dans la station. Skylab fit les premières observations de la zone de transition entre la chromosphère et la couronne et des émissions ultraviolettes de la couronne solaire. La mission permit également les premières observations d’éjections de masse coronale et de trous coronaux, phénomènes dont on sait aujourd’hui qu’ils sont intimement liés au vent solaire.

En 1980 la NASA lança le satellite Solar Maximum Mission (plus connu sous le nom de SolarMax), conçu pour l’observation des rayons gamma, X et ultraviolets émis par les éruptions solaires dans les périodes de forte activité solaire. Malheureusement quelques mois après son lancement, un dysfonctionnement électronique plaça le satellite en mode standby, et l’appareil resta inactif les trois années suivantes. En 1984 toutefois la mission STS-41-C du programme Space Shuttle Challenger intercepta le satellite et permit une réparation et un relancement. SolarMax put alors réaliser des milliers d’observations de la couronne solaire et des taches solaires jusqu’à sa destruction en juin 198951.

Le satellite japonais Yohkoh (Rayon de Soleil), lancé en 1991, observa les éruptions solaires aux longueurs d’onde des rayons X. Les données rapportées par la mission permirent aux scientifiques d’identifier différents types d’éruptions, et démontra que la couronne au-delà des régions de pics d’activité était bien plus dynamique et active qu’on l’avait supposé auparavant. Yohkoh suivit un cycle solaire entier mais tomba en panne à la suite d’une éclipse annulaire de Soleil le 14 décembre 2001. Il fut détruit en rentrant dans l’atmosphère en 200552.

Une des plus importantes missions solaires à ce jour est la Solar and Heliospheric Observatory ou SoHO, lancée conjointement par l’Agence spatiale européenne et la NASA le 2 décembre 1995. Prévue au départ pour deux ans, la mission SoHO est toujours active. Elle s’est avérée si performante qu’une mission de prolongement baptisée Solar Dynamics Observatory est envisagée pour 2008. Localisée au point de Lagrange entre la Terre et le Soleil (auquel la force d’attraction de ces deux corps célestes est égale), SoHO envoie en permanence des images du Soleil à différentes longueurs d’onde. En plus de cette observation directe du Soleil, SoHO a permis la découverte d’un grand nombre de comètes, principalement de très petites comètes effleurant le Soleil et détruites lors de leur passage, les comètes rasantes53.

Toutes les observations enregistrées par ces satellites sont prises depuis le plan de l’écliptique. En conséquence, ils n’ont pu observer en détail que les seules régions équatoriales du Soleil. En 1990 cependant la sonde Ulysses a été lancée pour étudier les régions polaires du Soleil. Elle fit d’abord route vers Jupiter et utilisa son assistance gravitationnelle pour se séparer du plan de l’écliptique. Par chance elle fut idéalement placée pour observer, en juillet 1994, la collision entre la comète Shoemaker-Levy 9 et Jupiter. Une fois sur l’orbite prévue, Ulysses étudia le vent solaire et la force du champ magnétique à des latitudes solaires élevées, découvrant que le vent solaire aux pôles était plus lent que prévu (750 km s−1 environ) et que d’importantes ondes magnétiques en émergeaient, participant à la dispersion des rayons cosmiques54.

La mission Genesis fut lancée par la NASA en 2001 dans le but de capturer des parcelles de vent solaire afin d’obtenir une mesure directe de la composition de la matière solaire. Elle fut sévèrement endommagée lors de son retour sur Terre, le 10 septembre 2004, mais une partie des prélèvements a pu être sauvée et est actuellement en cours d’analyse.

La mission STEREO (Solar TErrestrial RElation Observatories) lancée le 25 octobre 2005 par la NASA a permis pour la première fois l’observation tridimensionnelle du Soleil depuis l’espace. Composée de deux satellites quasiment identiques, cette mission doit permettre une meilleure compréhension des relations Soleil-Terre, en particulier en permettant l’observation des CME (Éjections de Masse Coronale) jusqu’à l’environnement électromagnétique terrestre.
Observation du Soleil et dangers pour l’œil
Observation à l’œil nu

Soleil vu de la Terre.

Regarder le Soleil à l’œil nu, même brièvement, est douloureux et même dangereux pour les yeux.

Un coup d’œil vers le Soleil entraîne des cécités partielles et temporaires (taches sombres dans la vision). Lors de cette action, environ 4 milliwatts de lumière frappent la rétine, la chauffant un peu, et éventuellement la détériorant. La cornée peut également être atteinte.

L’exposition générale à la lumière solaire peut aussi être un danger. En effet, au fil des années, l’exposition aux UV jaunit le cristallin ou réduit sa transparence et peut contribuer à la formation de cataractes.
Observation avec un dispositif optique

Regarder le Soleil à travers les dispositifs optiques grossissants — par exemple des jumelles, un téléobjectif, une lunette astronomique ou un télescope — dépourvus de filtre adapté (filtre solaire) est extrêmement dangereux et peut provoquer des dommages irréparables à la rétine, au cristallin et à la cornée.

Avec des jumelles, environ 500 fois plus d’énergie frappe la rétine, ce qui peut détruire les cellules rétinales quasiment instantanément et entrainer une cécité permanente.

Une méthode pour regarder sans danger le Soleil est de projeter son image sur un écran en utilisant une lunette astronomique avec oculaire amovible (les autres types de télescopes peuvent être détériorés par ce traitement).

Les filtres utilisés pour observer le Soleil doivent être spécialement fabriqués pour cet usage. Certains filtres laissent passer les UV ou infrarouges, ce qui peut blesser l’œil. Les filtres doivent être placés sur la lentille de l’objectif ou l’ouverture, mais jamais sur l’oculaire car ses propres filtres peuvent se briser sous l’action de la chaleur.

Les films photographiques surexposés — et donc noirs — ne sont pas suffisants pour observer le Soleil en toute sécurité car ils laissent passer trop d’infrarouges. Il est recommandé d’utiliser des lunettes spéciales en Mylar, matière plastique noire qui ne laisse passer qu’une très faible fraction (1/100000) de la lumière.
Les éclipses

Les éclipses solaires partielles sont particulièrement dangereuses car la pupille se dilate en fonction de la lumière globale du champ de vision et non selon le point le plus brillant présent dans le champ. Durant une éclipse, la majeure partie de la lumière est bloquée par la Lune, mais les parties non cachées de la photosphère sont toujours aussi brillantes. Dans ces conditions, la pupille se dilate pour atteindre 2 à 6 millimètres et chaque cellule exposée au rayonnement solaire reçoit environ 10 fois plus de lumière qu’en regardant le Soleil sans éclipse. Ceci peut endommager ou même tuer ces cellules, ce qui crée de petits points aveugles dans la vision55.

Les éclipses sont encore plus dangereuses pour les observateurs inexpérimentés et les enfants car il n’y a pas perception de douleur lors de ces destructions de cellules. Les observateurs peuvent ne pas se rendre compte que leur vision est en train de se faire détruire.
Lever et coucher du Soleil
Coucher de Soleil.

Durant l’aube et l’aurore, le rayonnement solaire est atténué par la diffusion de Rayleigh et la diffusion de Mie dues à un plus long passage dans l’atmosphère terrestre, à tel point que le Soleil peut être observé à l’œil nu sans grand danger. En revanche, il faut éviter de le regarder lorsque sa lumière est atténuée par des nuages ou la brume, car sa luminosité pourrait croître très rapidement dès qu’il en sortirait. Un temps brumeux, les poussières atmosphériques et la nébulosité sont autant de facteurs qui contribuent à atténuer le rayonnement.
Mythes, légendes et symbolique
Article connexe : Mythe solaire.

Le Soleil est un symbole très puissant pour les hommes. Il occupe une place dominante dans chaque culture.

D’une façon générale, il est un principe masculin et actif. Toutefois, certains peuples nomades d’Asie centrale le considéraient comme un principe féminin (la Mère soleil) ; c’est aussi le cas des shintoïstes, pour qui le Soleil est le kami Amaterasu, la grande déesse, sœur de Tsukuyomi, le kami de la Lune. Même dans la langue allemande, le Soleil est féminin selon son article (die Sonne). Dans la mythologie nordique, les enfants de Mundilfari et Glaur sont Sol (déesse du Soleil) et Máni (dieu de la Lune), une idée que J. R. R. Tolkien a reprise dans son œuvre.

Souvent, le Soleil représente le pouvoir. Cet astre donne la vie et si le Soleil venait à disparaître, ou même si ses rayons ne nous parvenaient plus, la vie s’éteindrait sur Terre, d’où le symbole de vie (donneur de vie).

Dans l’Égypte antique, Râ (ou Rê) est le dieu Soleil et Akhénaton en fera son dieu unique sous le nom d’Aton. Dans le Panthéon grec c’est Apollon, fils de Zeus et de la titane Léto. Citons aussi Hélios qui est la personnification du Soleil lui-même. Les Aztèques l’appelaient Huitzilopochtli, dieu du Soleil et de la guerre, le maitre du monde. S’il n’est pas associé à un dieu, des gens l’ont associé à eux-mêmes comme le roi de France Louis XIV surnommé le Roi-Soleil (couronné de Dieu). La famille impériale japonaise descendrait d’Amaterasu, déesse du Soleil. Le Japon est aussi connu sous le nom de « Pays du Soleil Levant ».

En alchimie, le symbole du Soleil et de l’or est un cercle avec un point en son centre : Symbole solaire. (caractère Unicode U+2609 : ☉). Il représente l’intérieur avec tout ce qui gravite autour. En astronomie comme en astrologie, le symbole est le même.

Soleil est aussi employé par métaphore en poésie pour « jour, journée » et par analogie aux sens de « plein jour », de « vie publique » et de « grand homme » (voir le Roi Soleil)56. Ces différents sens se retrouvent dans de nombreuses périphrases qui le caractérisent : l’œil du ciel, le maître des astres, l’âme du monde, le seigneur des étoiles, le père du jour, le fils aîné de la nature, le grand flambeau, etc. Le dieu du Soleil commun entre les Romains et les Grecs, était le dieu Hélios, dieu de la vérité et du Soleil.
Notes et références
Notes

   ↑ Les 0,02 % ou 0,03 % restants proviennent de la chaleur issue de la Terre elle-même ; l’ensemble des activités humaines (actuelles) produisent une puissance de l’ordre de 0,01 % de celle de l’ensoleillement terrestre.
   ↑ C’est une situation gravitationnelle très différente que celle en cours dans le Système solaire, où la masse du Soleil peut être considéré (en première approximation) comme la source unique du champ gravitationnel.

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   ↑ (en) F. Espenak, « Eye Safety During Solar Eclipses — adapted from NASA RP 1383 Total Solar Eclipse of 1998 February 26, April 1996, p. 17 » [archive], NASA (consulté le 26 avril 2017).
   ↑ Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, 1992, 2592 p. (ISBN 978-2-85036-594-2).
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長白, 白頭山, 천지, LARMES DE DIEU ET GORDON PACHA
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