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 L'Avortement, La Vie, La Constitution, La Justice et Y'becca

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Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 192
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: L'Avortement, La Vie, La Constitution, La Justice et Y'becca   Jeu 30 Mar à 4:11

У РАДІ ПРОПОНУЮТЬ ЗАБОРОНИТИ АБОРТИ ЗА БАЖАННЯМ ЖІНКИ
30.03.2017 12:26
Нині зареєстровано законопроект, згідно з яким штучне переривання вагітності можливе лише у певних випадках
ЗА ТЕМОЮ
>
Папа Римський закликав не засуджувати ґеїв та аборти
Народний депутат Дмитро Голубов запропонував законодавчо заборонити аборти. Відповідний законопроект № 6239 опубліковано на офіційному сайті Верховної Ради України.
Зазначається, що законопроект регламентує, що штучні переривання вагітності можуть здійснюватися лише за медичними показаннями або в разі, якщо зачаття відбулося в результаті зґвалтування.

"Аборт підриває основи держави (виникає демографічна проблема) і сім’ї (психічне здоров’я жінки надломлюється, моральна єдність подружжя послаблюється, сімейна гармонія порушується). Наслідки аборту в першу чергу несприятливі для жінок – виникає велика ймовірність як фізичних, так і психічних травм чи втрата здатності народжувати дітей у майбутньому", – йдеться у пояснювальній записці до законопроекту.

Нагадаємо, раніше законопроект про заборону абортів викликав жваву дискусію в суспільстві.

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LE CONSEIL A OFFERT À L’INTERDICTION DES AVORTEMENTS À LA DEMANDE DE LA FEMME
30.03.2017 12:26
Maintenant un billet enregistré, selon lequel l’interruption artificielle de grossesse est possible que dans certains cas
PAR SUJET
>
Le pape a exhorté ne pas de condamner l’avortement et ǵeïv
MP Dmytro Golubov proposé à interdire l’avortement. Le projet de loi n° 6239 affiché sur le site officiel de la Verkhovna Rada de l’Ukraine.
Note que le projet de loi réglemente que l’interruption artificielle de grossesse peut être effectuée uniquement à des fins médicales ou si la conception a eu lieu à la suite de viols.

« L’avortement sape État (survient le problème démographique) et la famille (santé mentale nadlomlûêt′sâ, l’unité morale du couple est affaiblie, harmonie familiale est cassé). Les conséquences d’avoir un avortement dans le premier placer la défavorable pour les femmes – il y a une bonne chance de blessures physiques et mentales ou la perte de la capacité d’enfanter à l’avenir, « a indiqué dans la note explicative du projet de loi.

Plus tôt, le projet de loi interdisant l’avortement provoqué une discussion animée dans la communauté.

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Problématique de Vie sur l'aspect des visions... En Ethique; Le caractère d'une Femme ne doit pas être dicter
par un viol et par le caractère de vue de ses proches: Elle doit mesurer l'acte tout en sachant que le Père devra répondre
du déchirement maternel afin de distinguer la silhouette du couple.
En effet, on ne parle jamais des médecins qui par étude du couple et des raisons, refuse l'avortement
par éthique morale de la psychologie du couple en faisant acte de ce choix aux avocats des parents et à la Justice
de L'Etat des Citoyennes et Citoyens...

Within You, Without You (Live 1994) Beatles Harrison (cover)
https://www.youtube.com/watch?v=dEAyE0PH-sU
The Beatles - Within You Without You
https://www.youtube.com/watch?v=y__Zs3e6BdA

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Y'becca.
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Minouska.KounakDenat



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Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: L'Avortement, La Vie, La Constitution, La Justice et Y'becca   Jeu 30 Mar à 4:18

La cellule — du latin cellula « cellule de moine1 » — est l'unité biologique structurelle et fonctionnelle fondamentale de tous les êtres vivants connus. C'est la plus petite unité vivante capable de se reproduire de façon autonome. La science qui étudie les cellules est appelée biologie cellulaire.
Une cellule est constituée d'une membrane plasmique contenant un cytoplasme, lequel est formé d'une solution aqueuse (Cytosol) dans laquelle se trouvent de nombreuses biomolécules telles que des protéines et des acides nucléiques, organisées ou non dans le cadre d'organites. De nombreux être vivants ne sont constitués que d'une seule cellule : ce sont les organismes unicellulaires, comme les bactéries, les archées et la plupart des protistes. D'autres sont constitués de plusieurs cellules : ce sont les organismes multicellulaires, comme les plantes et les animaux. Ces derniers contiennent un nombre de cellules très variable d'une espèce à l'autre ; le corps humain en compte ainsi de l'ordre de cent mille milliards (1014), mais est colonisé par un nombre de un3 à dix4 fois plus grand de bactéries, qui font partie de son microbiote et sont bien plus petites que les cellules humaines. La plupart des cellules des plantes et des animaux ne sont visibles qu'au microscope, avec un diamètre compris entre 10 et 100 μm.
L'existence des cellules a été découverte en 1665 par le naturaliste anglais Robert Hooke, qui leur a donné le nom latin cellula en référence aux petites chambres occupées par les moines dans les monastères. La théorie cellulaire a été formulée pour la première fois en 1839 par le botaniste allemand Matthias Jakob Schleiden et l'histologiste allemand Theodor Schwann : elle expose que tous les êtres vivants sont constitués d'une ou plusieurs cellules, que les cellules sont les unités fondamentales de toutes les structures biologiques, qu'elles dérivent toujours d'autres cellules préexistantes, et qu'elles contiennent l'information génétique nécessaire à leur fonctionnement ainsi qu'à la transmission de l'hérédité aux générations de cellules suivantes. Les premières cellules sont apparues sur Terre par un phénomène d'abiogenèse il y a au moins 3,7 milliards5 d'années.

Principales structures cellulaires
On considère généralement deux types fondamentaux de cellules selon qu'elles possèdent ou non un noyau enveloppé d'une membrane nucléaire :
les procaryotes, dont l'ADN est libre dans le cytoplasme, comprenant les bactéries et les archées, et qui, bien qu'ils puissent former des colonies très nombreuses, sont toujours des organismes unicellulaires ;
les eucaryotes, qui ont une organisation interne complexe, de nombreux organites, et dont le noyau est délimité par une membrane nucléaire. Les eucaryotes comprennent un grand nombre de formes d'organismes unicellulaires et multicellulaires.
Principales différences entre les cellules de procaryotes et cellules d'eucaryotes
Procaryotes Eucaryotes
Représentants Bactéries, archées Protistes, mycètes, plantes, animaux
Taille typique ~ 1 à 5 μm ~ 10 à 100 μm
Type de noyau Nucléoïde ; pas de véritable noyau Vrai noyau avec membrane nucléaire
ADN Généralement circulaire Molécules linéaires (chromosomes) avec histones
Transcription/Traduction génétique Biosynthèse des protéines intégralement dans le cytoplasme Transcription et traduction séparées spatialement :
transcription de l'ADN en ARN dans le noyau
traduction de l'ARN messager en protéines dans le cytoplasme
Ribosomes Grande et petite sous-unités :
sous-unité 50S : ARNr 23S et ARNr 5S
sous-unité 30S : ARNr 16S
Grande et petite sous-unités :
sous-unité 60S : ARNr 28S, ARNr 5,8S et ARNr 5S
sous-unité 40S : ARNr 18S
Compartiments cellulaires Peu de structures intracellulaires Nombreuses structures : système endomembranaire, cytosquelette
Motilité cellulaire Flagelle constitué de flagelline Flagelle et cils constitués de tubuline
Métabolisme anaérobie ou aérobie selon les cas Généralement aérobie
Mitochondries Aucune D'aucune à plusieurs milliers
Chloroplastes Aucun Dans les algues et les plantes chlorophylliennes
Organisation unicellulaire
ou multicellulaire Cellules généralement isolées (unicellulaires) Cellules isolées, colonies, organismes complexes avec des cellules spécialisées (multicellulaires)
Division cellulaire Scissiparité (division simple) Mitose (multiplication conforme de la cellule)
Méiose (formation de gamètes)
Matériel génétique Chromosome unique et plasmides Chromosomes multiples
Procaryotes
Article détaillé : procaryote.
Les procaryotes sont la première forme de vie apparue sur Terre, définie comme étant autosuffisante et pourvue de tous les processus biologiques vitaux, y compris les mécanismes de signalisation cellulaire. Plus petites et plus simples que les cellules d'eucaryotes, les cellules de procaryotes sont dépourvues de système endomembranaire et des organites qui le constituent, à commencer par le noyau. Les bactéries et les archées sont les deux domaines du vivant regroupant les procaryotes. L'ADN d'un procaryote forme un unique chromosome en contact direct avec le cytoplasme. La région nucléaire du cytoplasme est appelée nucléoïde et n'est pas nettement séparée du reste de la cellule. La plupart des procaryotes sont les plus petits des êtres vivants connus, avec un diamètre compris entre 0,5 et 2 µm.

Structure d'un procaryote typique, montrant les éléments suivants :
capsule ;
paroi cellulaire ;
membrane plasmique ;
cytoplasme ;
ribosomes ;
plasmides ;
pili ;
nucléoïde ;
flagelle.
Une cellule de procaryote contient trois régions distinctes :
l'extérieur de la cellule porte des flagelles et des pili qui sortent de la surface cellulaire chez un grand nombre de procaryotes. Ces structures permettent à ces cellules de se déplacer (motilité cellulaire) et de communiquer entre elles.
la surface de la cellule est délimitée par l'enveloppe cellulaire (en), formée généralement d'une paroi cellulaire recouvrant une membrane plasmique, certaines bactéries étant recouvertes d'une couche supplémentaire appelée capsule. L'enveloppe confère sa rigidité à la cellule et sépare l'intérieur de la cellule de l'environnement de cette dernière en jouant le rôle d'une filtre protecteur. La plupart des procaryotes sont dotés d'une paroi cellulaire, mais il existe des exceptions telles que les genres Mycoplasma (une bactérie) et Thermoplasma (une archée). La paroi cellulaire des bactéries est constituée de peptidoglycane et agit comme barrière supplémentaire contre les agents extérieurs. Elle empêche également la cellule de se dilater et d'éclater (cytolyse) sous l'effet de sa pression osmotique interne dans un environnement hypotonique. Certains eucaryotes sont également pourvus d'une paroi cellulaire, par exemple les cellules végétales et les cellules fongiques.
l'intérieur de la cellule possède une région qui contient le génome (ADN) et contient également des ribosomes et divers types d'inclusions. Les ribosomes sont responsables de l'aspect granulaire du cytoplasme des procaryotes. Le matériel génétique est libre dans le cytoplasme. Les procaryotes peuvent porter des éléments extrachromosomiques appelés plasmides, qui sont généralement circulaires. Ces plasmides encodent des gènes supplémentaires, comme des gènes de résistance aux antibiotiques. Des plasmides bactériens linéaires ont été identifiés chez plusieurs espèces de spirochètes, notamment le genre Borrelia, et particulièrement Borrelia burgdorferi, responsable de la maladie de Lyme. À la place du noyau des eucaryotes, les procaryotes possèdent une région nucléaire diffuse appelée nucléoïde.
Eucaryotes
Article principal : eucaryote.
Animal Cell.svg
Nucléole
Noyau
Ribosome
Vésicule
Réticulum endoplasmique rugueux (granuleux) (REG)
Appareil de Golgi
Cytosquelette
Réticulum endoplasmique lisse
Mitochondries
Péroxysome
Cytosol
Lysosome
Centrosome (constitué de deux centrioles)
Membrane plasmique

Structure schématique d'une cellule végétale. On y observe notamment les éléments suivants :
cytosquelette filamenteux ;
réticulum endoplasmique lisse ;
plasmodesme ;
chloroplaste ;
vacuole ;
mitochondrie ;
membrane plasmique ;
peroxysome ;
paroi cellulaire ;
petite vésicule membranaire ;
ribosome ;
membrane nucléaire ;
nucléole ;
noyau ;
réticulum endoplasmique granuleux ;
leucoplaste ;
cytoplasme ;
appareil de Golgi.
Les plantes, les animaux, les mycètes, les protozoaires et les algues sont des eucaryotes. Ces cellules sont en moyenne 15 fois plus grandes qu'un procaryote typique, et peuvent être jusqu'à mille fois plus volumineuses. La principale caractéristique qui distingue les eucaryotes des procaryotes est leur compartimentation en organites spécialisés au sein desquels se déroulent des processus métaboliques spécifiques. Parmi ces organites se trouve le noyau, qui héberge l'ADN de la cellule. C'est la présence de ce noyau qui donne son nom à ce type de cellules, eucaryote étant forgé à partir de racines grecques signifiant « à vrai noyau ». Par ailleurs :
la fonction biologique de la membrane plasmique des eucaryotes est semblable à celle des procaryotes, mais avec une structure qui peut être un peu différente. Il existe des eucaryotes avec et sans paroi cellulaire ; dans la cellule végétale, il s'agit d'une paroi pectocellulosique constituée de polysaccharides, notamment de cellulose, d'hémicellulose et de pectine.
Le matériel génétique des eucaryotes est organisé en une ou plusieurs molécules d'ADN linéaires associées à des histones pour former des chromosomes. Tout l'ADN chromosomique d'un eucaryote est stocké dans le noyau, séparé du cytoplasme par la membrane nucléaire. Certains organites des eucaryotes contiennent également de l'ADN, par exemple les mitochondries.
De nombreuses cellules d'eucaryotes sont pourvues de cils primaires, qui jouent un rôle important dans la perception par la cellule d'informations chimiques, mécaniques et thermiques sur son environnement. Les cils primaires doivent donc être vus comme des antennes cellulaires sensibles qui coordonnent un grand nombre de voies métaboliques de signalisation cellulaire, parfois en couplant la signalisation à la motilité ou à la division cellulaire, voire à la différenciation cellulaire6.
Certaines cellules d'eucaryotes peuvent se déplacer par motilité au moyen de cils vibratiles ou de flagelles. Ces derniers forment des systèmes plus simples chez les eucaryotes que chez les procaryotes.
Éléments constitutifs d'une cellule

Schéma d'un fragment de membrane plasmique.
Toutes les cellules, qu'il s'agisse de procaryotes ou d'eucaryotes, possèdent une membrane plasmique qui les enveloppe, régule les flux de matière entrants et sortants (transport membranaire) et maintient un potentiel électrochimique de membrane. Contenu dans cette membrane se trouve le cytoplasme, qui est une solution aqueuse riche en sels dissous occupant l'essentiel du volume de la cellule. Toutes les cellules possèdent un matériel génétique constitué d'ADN, ainsi que de l'ARN qui intervient essentiellement dans la biosynthèse des protéines et des enzymes, ces dernières étant responsables du métabolisme de la cellule ; les érythrocytes (globules rouges du sang) font exception, car leur cytoplasme est dépourvu de presque tous les organites constituant normalement une cellule d'eucaryote, ce qui leur permet d'accroître la quantité d'hémoglobine qu'ils peuvent contenir, et ne possèdent donc pas de noyau, dans lequel se trouverait l'ADN. Il existe une très grande variété de biomolécules dans les cellules.
Membrane

Structure de quelques lipides membranaires.
En haut : membrane archéenne ; 1 chaîne latérale terpénoïde ; 2 liaison éther ; 3 L-glycérol ; 4 groupe phosphate. Au milieu : membrane archéenne et bactérienne ; 5 acide gras ; 6 liaison ester ; 7 D-glycérol ; 8 groupe phosphate. En bas : 9 bicouche lipidique chez les eucaryotes, les bactéries et la plupart des archées ; 10 monocouche lipidique chez certaines archées.
Article détaillé : membrane plasmique.
La membrane plasmique, ou membrane cellulaire, est une membrane biologique qui entoure et délimite le cytoplasme d'une cellule. Chez les animaux, la membrane matérialise la surface de la cellule, tandis que, chez les plantes et les procaryotes, elle est généralement recouverte d'une paroi cellulaire. Ainsi, chez les plantes, les algues et les mycètes, la cellule est incluse dans une paroi pectocellulosique, qui fournit un squelette à l'organisme7. Des dépôts de composés tels que la subérine ou la lignine modulent les propriétés physico-chimiques de la paroi, la rendant plus rigide ou plus imperméable, par exemple.
La membrane a pour fonction de séparer le milieu intracellulaire de l'environnement de la cellule en le protégeant de ce dernier. Elle est constituée d'une bicouche lipidique chez les eucaryotes, les bactéries et la plupart des archées, ou d'une monocouche d'étherlipides chez certaines archées. Chez les eucaryotes, il s'agit essentiellement de phospholipides, qui ont la propriété d'être amphiphiles, c'est-à-dire de posséder une tête polaire hydrophile et des queues aliphatiques hydrophobes. Une très grande variété de protéines, dites protéines membranaires, sont incluses dans la membrane plasmique, où elles jouent le rôle de canaux et de pompes assurant le transport membranaire entrant et sortant de la cellule. On dit que la membrane plasmique est semiperméable car sa perméabilité est très variable en fonction de l'espèce chimique considérée : certaines peuvent la traverser librement, d'autres ne peuvent la traverser que de façon limitée ou dans un seul sens, d'autres enfin ne peuvent pas la traverser du tout. La surface cellulaire contient également des récepteurs membranaires qui assurent la transduction de signal dans le cadre de mécanismes de signalisation cellulaire, ce qui permet à la cellule de réagir par exemple à la présence d'hormones.
Cytosquelette

Cellules endothéliales dont le noyau est teint en bleu au DAPI, les microtubules en vert par un anticorps lié à l'isothiocyanate de fluorescéine, et les filaments d'actine en rouge par de la phalloïdine liée à un dérivé isothiocyanate de la rhodamine.
Article détaillé : cytosquelette.
Le cytosquelette intervient pour définir et maintenir la forme de la cellule (tenségrité), positionner les organites dans le cytoplasme, réaliser l'endocytose d'éléments extracellulaires, assurer la cytokinèse lors de la division cellulaire, et déplacer certaines régions du cytoplasme lors de la croissance et de la mobilité cellulaires (transport intracellulaire). Le cytosquelette des eucaryotes est composé de microfilaments, de filaments intermédiaires et de microtubules. Un grand nombre de protéines sont associées à ces structures, chacune d'entre elles contrôlant la structure de la cellule en orientant, liant et alignant les filaments. Le cytosquelette des procaryotes est moins connu mais intervient pour maintenir la forme et la polarité ainsi que pour assurer la cytokinèse de ces cellules8. La protéine constitutive des microfilaments est une petite protéine monomérique appelée actine, tandis que celle constitutive des microtubules est une protéine dimérique appelée tubuline. Les filaments intermédiaires sont des hétéropolymères dont les monomères varient en fonction du type de cellule et du tissu ; ce sont notamment la vimentine, la desmine, les lamines A, B et C, les kératines et les protéines des neurofilaments (NF-L et NF-M).
Matériel génétique
Article détaillé : génome.

Chromosomes dans le noyau d'une cellule d'eucaryote.
Le matériel génétique des cellules est constitué d'ADN. C'est la séquence nucléotidique de l'ADN qui porte toute l'information génétique (génotype) d'une cellule. Cet ADN est transcrit en ARN, un autre type d'acide nucléique, qui assure diverses fonctions : transport de l'information génétique de l'ADN vers les ribosomes sous forme d'ARN messager, et traduction de l'ARN messager en protéines sous forme à la fois d'ARN de transfert et d'ARN ribosomique, ce dernier agissant comme un ribozyme.
Le matériel génétique des procaryotes est généralement constitué d'une molécule d'ADN circulaire unique formant un chromosome dans une région diffuse du cytoplasme appelée nucléoïde. Celui des eucaryotes est réparti sur plusieurs molécules d'ADN linéaires formant des chromosomes contenus dans un noyau cellulaire différencié. Les cellules d'eucaryotes contiennent également de l'ADN dans certains organites tels que les mitochondries et, chez les plantes, les chloroplastes.
Une cellule humaine contient de ce fait de l'ADN dans son noyau et dans ses mitochondries. On parle respectivement de génome nucléaire et de génome mitochondrial. Le génome nucléaire humain est réparti sur 46 molécules d'ADN linéaires formant autant de chromosomes. Ceux-ci sont organisés par paires, en l'occurrence 22 paires de chromosomes homologues et une paire de chromosomes sexuels. Le génome mitochondrial humain est contenu sur un chromosome circulaire et possède 38 gènes : 14 gènes encodent des sous-unités constituant cinq protéines (NADH déshydrogénase, cytochrome b, cytochrome c oxydase, ATP synthase et humanine), deux gènes encodent des ARN ribosomiques mitochondriaux (ARNr 12S et ARNr 16S), et 22 gènes encodent vingt ARN de transfert mitochondriaux.
Du matériel génétique exogène peut également être introduit dans une cellule par transfection. Ceci peut être permanent si l'ADN exogène est inséré de façon stable dans le génome de la cellule, ou transitoire dans le cas contraire. Certains virus insèrent également leur matériel génétique dans le génome de leur cellule hôte : c'est la transduction.
Organites
Article détaillé : organite.

Ribosome d'E. coli montrant la sous-unité 50S en rouge et la sous-unité 30S en bleu.
Les organites sont des compartiments cellulaires réalisant des fonctions biologiques spécialisées, de façon analogue aux organes du corps humain. Les cellules d'eucaryotes et de procaryotes possèdent des organites, mais ceux des procaryotes sont plus simples et ne sont généralement pas matérialisés par une membrane.
Il existe différents types d'organites dans une cellule. Certains sont généralement uniques, comme l'appareil de Golgi, tandis que d'autres sont présents en de très nombreux exemplaires — des centaines, voire des milliers — comme les mitochondries, les chloroplastes, les peroxysomes et les lysosomes. Le cytosol est le fluide gélatineux qui entoure les organites dans le cytoplasme.
Organites présents chez tous les êtres vivants
Ribosomes — Il s'agit de complexes moléculaires formés de protéines et d'ARN. Chaque ribosome est constitué de deux sous-unités et fonctionne comme une chaîne d'assemblage réalisant la biosynthèse des protéines à partir d'acides aminés. Les ribosomes peuvent se trouver ou bien en suspension dans le cytoplasme ou bien liés à la membrane plasmique chez les procaryotes ou au réticulum endoplasmique rugueux chez les eucaryotes9.
Organites des cellules d'eucaryotes

Éléments du système endomembranaire :
Noyau
Pore nucléaire
Réticulum endoplasmique rugueux (RER)
Réticulum endoplasmique lisse (REL)
Ribosome sur le RER
Protéines transportées
Vésicule de transport
Appareil de Golgi
Face cis de l'appareil de Golgi
Face trans de l'appareil de Golgi
saccules (en) de l'appareil de Golgi

Représentation d'une mitochondrie animale :
ATP synthase ;
espace intermembranaire mitochondrial ;
matrice mitochondriale ;
crêtes (cristae) ;
ribosomes ;
membrane mitochondriale interne ;
membrane mitochondriale externe ;
ADN mitochondrial.
Noyau — C'est l'organite le plus visible des cellules d'eucaryotes et qui contient leur matériel génétique. C'est dans le noyau que se trouvent les chromosomes et que se déroulent la réplication de l'ADN ainsi que la transcription de l'ADN en ARN. Le noyau est de forme grossièrement sphérique et est séparé du cytoplasme par une double membrane appelée membrane nucléaire. Celle-ci a notamment pour fonction d'isoler et de protéger le matériel génétique cellulaire des agents chimiques susceptibles de l'endommager ou d'interférer avec ses fonctions biologiques. La biosynthèse des protéines commence dans le noyau par la transcription de l'ADN en ARN messager, lequel quitte ensuite le noyau en direction du cytoplasme, où des ribosomes assurent sa traduction en protéines. Les ribosomes sont assemblés dans une région particulière du noyau appelée nucléole avant de gagner le cytoplasme. Les procaryotes étant dépourvus de noyau, l'ADN et toutes ses fonctions biologiques prennent place directement dans le cytoplasme.
Réticulum endoplasmique — Cet organite est une extension cytoplasmique de la membrane nucléaire. Il assure la biosynthèse et le transport de molécules marquées pour des transformations et des destinations spécifiques, contrairement aux molécules non marquées, qui dérivent librement dans le cytoplasme. Le réticulum endoplasmique rugueux est recouvert de ribosomes qui produisent des protéines essentiellement destinées à être sécrétées hors de la cellule où à demeurer dans la membrane plasmique ; il produit également des lipides destinés au système endomembranaire dans son ensemble, dont le réticulum endoplasmique fait partie. Le réticulum endoplasmique lisse est dépourvu de ribosomes à sa surface et intervient essentiellement dans la production de lipides, dans la détoxication de certains xénobiotiques ainsi que dans diverses fonctions sécrétrices selon les types de cellules.
Appareil de Golgi — Cet organite est le lieu de transformation finale des protéines nouvellement synthétisées — modifications post-traductionnelles — essentiellement par glycosylation et phosphorylation.
Vacuoles — Elles concentrent les déchets cellulaires et, chez les plantes, stockent l'eau. Elles sont souvent décrites comme des volumes remplis de liquide et délimités par une membrane. Certaines cellules, notamment les amibes du genre Amoeba, possèdent des vacuoles contractiles qui peuvent pomper l'eau hors de la cellule si celle-ci en contient trop. Les vacuoles des cellules d'eucaryotes sont généralement plus grandes chez les plantes que chez les animaux10.
Centrosome — Cet organite produit les microtubules de la cellule, qui sont un composant essentiel du cytosquelette. Il organise le transport à travers le réticulum endoplasmique et l'appareil de Golgi. Les centrosomes sont constitués chacun de deux centrioles, qui se séparent lors de la division cellulaire et contribuent la formation du fuseau mitotique. Les cellules animales possèdent un centrosome unique ; on en trouve également chez certaines algues et certains mycètes.
Lysosomes et peroxysomes — Les lysosomes contiennent essentiellement des hydrolases acides, qui sont des enzymes digestives. Ces organites ont donc pour fonction de dégrader les éléments cellulaires endommagés ou inutilisés, ainsi que les particules alimentaires, les virus et les bactéries phagocytés. Les peroxysomes contiennent des enzymes qui éliminent les peroxydes nocifs pour la cellule. Une cellule ne pourrait contenir ce type d'enzymes destructrices si elles n'étaient pas contenues dans des organites délimités par un système de membranes.
Mitochondries et chloroplastes — Ce sont les organites assurant la production d'énergie métabolique de la cellule. Les mitochondries sont des organites qui se reproduisent par réplication et sont présents dans le cytoplasme de toutes les cellules d'eucaryotes sous des formes, des tailles et en nombre très variables. C'est dans les mitochondries que se déroule la respiration cellulaire, produisant de l'énergie métabolique sous forme d'ATP et du pouvoir réducteur sous forme de NADH et de FADH2 à travers un ensemble de voies métaboliques — β-oxydation, cycle de Krebs, chaîne respiratoire, phosphorylation oxydative — qui convertissent en énergie les nutriments cellulaires tels que les acides gras et les oses. Les mitochondries se multiplient par scissiparité (division simple) comme les procaryotes. Les chloroplastes ne se trouvent que chez les plantes et les algues et assurent la production de glucides à partir du rayonnement solaire par photosynthèse.
Structures extracellulaires
De nombreuses cellules possèdent également des structures entièrement ou partiellement situées à l'extérieur de la membrane plasmique. Ces structures ne sont donc pas protégées de l'environnement de la cellule par une membrane semiperméable. L'assemblage de ces structures implique que leurs constituants soient transportés hors de la cellule par des processus spécifiques.
Paroi cellulaire

Feuillet de cellulose.
Article détaillé : paroi cellulaire.
De nombreux types de cellules de procaryotes et d'eucaryotes possèdent une paroi cellulaire. Celle-ci protège la cellule des actions chimiques et mécaniques de son environnement et ajoute une couche protectrice supplémentaire par-dessus la membrane plasmique. Les différents types de cellules tendent à produire des parois de nature chimique différente : la paroi pectocellulosique des plantes est constituée essentiellement de cellulose, la paroi des mycètes est constituée essentiellement de chitine, et la paroi bactérienne est constituée essentiellement de peptidoglycane.
Structures spécifiques aux procaryotes

Fimbriae d'E. coli.
Capsule — Il s'agit d'une capsule gélatineuse présente chez certaines bactéries par-dessus la paroi bactérienne et la membrane plasmique. Elle peut être constituée de polysaccharides comme chez les pneumocoques et les méningocoques, de polypeptides comme chez le bacille du charbon, ou encore d'acide hyaluronique comme chez les streptocoques. Elles ne sont pas colorées par les procédés standard et peuvent être marquées à l'encre de Chine ou au bleu de méthyle.
Flagelle — C'est l'organite essentiel de la motilité cellulaire. Le flagelle bactérien prend naissance dans le cytoplasme, traverse la membrane plasmique et les différentes parois qui peuvent éventuellement la recouvrir, et s'étend largement dans le milieu extracellulaire. Les flagelles sont de nature intégralement protéique. Ils sont de types différents chez les bactéries, les archées et les eucaryotes.
Fimbriae — Il s'agit de l'appellation des pili en bactériologie. Elles se présentent comme des cils à la surface de la bactérie. Les fimbriae sont constituées d'une protéine appelée piline et interviennent dans les processus d'adhérence cellulaire. Il existe des types de pili spécifiques impliqués dans la conjugaison des bactéries.
Processus cellulaires
Métabolisme et cycle cellulaire

Cellules HeLa marquées au colorant Hoechst : celle de gauche, en prométaphase, a ses chromosomes condensés ; les deux autres sont en interphase, et leur ADN est réparti dans le noyau.
Articles détaillés : métabolisme et cycle cellulaire.
Entre deux divisions successives du cycle cellulaire, les cellules se développent grâce à leur métabolisme. Le métabolisme cellulaire est le processus par lequel chaque cellule exploite les nutriments qu'elle absorbe afin de se maintenir en vie et de se reproduire. Le métabolisme se divise en deux grandes parties : d'une part le catabolisme, par lequel les cellules dégradent les molécules complexes en espèces chimiques plus simples afin de produire de l'énergie métabolique sous forme par exemple d'ATP et du pouvoir réducteur sous forme par exemple de NADH et de FADH2 ; d'autre part l'anabolisme qui utilise l'énergie et le pouvoir réducteur produits par le catabolisme afin de synthétiser des biomolécules et de réaliser d'autres fonctions biologiques.
Le cycle cellulaire est l'ensemble des processus biologiques conduisant à la division d'une cellule mère en deux cellules filles. Chez les procaryotes, qui ne possèdent pas de noyau, la réplication des cellules se fait par scissiparité, c'est-à-dire par division simple. Chez les eucaryotes, en revanche, le cycle cellulaire est divisé en trois grandes phases : l'interphase, la mitose et la cytokinèse. Au cours de l'interphase, les cellules grossissent en accumulant les substances nécessaires à la préparation de la division cellulaire et à la réplication de l'ADN. Puis le noyau se scinde en deux au cours de la mitose, et enfin le cytoplasme achève de se scinder à son tour en deux, avec un noyau dans chacune des deux parties, au cours de la cytokinèse. Des mécanismes appelés points de contrôle (en) assurent que la division se déroule de façon conforme11.
Réplication

Cellules de souris en télophase montrant le fuseau mitotique teint en orange avec des anticorps anti-tubuline, le cytosquelette d'actine teint en vert avec de la phalloïdine, et la chromatine teinte en cyan au DAPI12.
Article détaillé : division cellulaire.
La division cellulaire est le processus par lequel une cellule unique, dite cellule mère, donne naissance à deux cellules, dites cellules filles. Ceci permet la croissance des organismes multicellulaires et la multiplication des organismes unicellulaires. Les cellules de procaryotes se divisent par scissiparité (division simple) tandis que les cellules d'eucaryotes se divisent d'abord au niveau de leur noyau — phase de mitose — puis au niveau de l'ensemble du cytoplasme — phase de cytokinèse. Une cellule diploïde peut également donner des cellules haploïdes, généralement au nombre de quatre, à travers le processus de méiose ; les cellules haploïdes interviennent comme gamètes chez les organismes multicellulaires en fusionnant avec d'autres gamètes pour redonner des cellules diploïdes.
La réplication de l'ADN, qui est la base moléculaire de la réplication du génome d'une cellule, intervient toujours lorsqu'une cellule se divise par mitose ou par scissiparité ; elle a lieu à la phase S du cycle cellulaire. Au cours de la méiose, l'ADN n'est répliqué qu'une seule fois alors que la cellule se divise deux fois : la réplication de l'ADN intervient lors de la première division de la méiose, mais pas lors de la division subséquente. La réplication, comme tous les autres processus cellulaires, requiert des protéines et des enzymes spécialisées pour être menée à bien.
Dans le cas des organismes unicellulaires, il est généralement accepté que les cellules prolifèrent spontanément, sans avoir besoin de stimulation. Dans le cas des organismes multicellulaires, cette question fait l'objet d'un débat13. De nombreux auteurs défendent l'idées que ces cellules requièrent une stimulation pour proliférer, d'autres au contraire considèrent que la quiescence est le résultat de contraintes agissant sur les cellules quiescentes14,15. Pour la modélisation du comportment des cellules, les deux points de vue sont couramment utilisés16.
Biosynthèse des protéines
Article détaillé : biosynthèse des protéines.

Représentation schématique d'un cadre ouvert de lecture sur un segment d'ADN dans un chromosome.
L'une des activités biochimiques principales des cellules est de produire de nouvelles protéines. Ces dernières sont essentielles à la régulation et à la maintenance de l'activité cellulaire. La synthèse des protéines se décompose en plusieurs étapes : transcription de l'ADN en ARN messager, modifications post-transcriptionnelles de l'ARN messager, traduction de l'ARN messager en protéines, modifications post-traductionnelles des protéines nouvellement synthétisées, et enfin repliement des protéines dans leur conformation fonctionnelle, appelée état natif.
Lors de la transcription, des ARN polymérases produisent un brin d'ARN complémentaire au brin d'ADN codant. L'information génétique est portée par la séquence nucléotidique de l'ADN, reproduite sur l'ARN messager lors de la transcription. Cette séquence est ensuite lue par des ribosomes afin de polymériser les acides aminés dans l'ordre spécifié par la succession de groupes de trois nucléotides sur l'ARN messager, chacun de ces triplets, appelés codons, correspondant à un acide aminé donné ; c'est cette correspondance entre codons et acides aminés qu'on appelle code génétique.
Locomotion ou motilité
Article détaillé : motilité.
Les unicellulaires peuvent se déplacer afin de trouver de la nourriture ou d'échapper à leurs prédateurs. Flagelles et cils sont les principaux moyens de motilité cellulaire.
Chez les organismes multicellulaires, les cellules peuvent se déplacer par exemple lors de la cicatrisation des plaies, lors de la réponse immunitaire, ou encore lors de la formation de métastases tumorales. Ainsi, les leucocytes (globules blancs) se déplacent jusqu'à la plaie afin d'y tuer les microorganismes susceptibles d'y provoquer des infections. La motilité cellulaire fait intervenir de nombreux récepteurs, des mécanismes de réticulation, d'assemblage, de liaison ou encore d'adhérence de protéines, ainsi que des protéines motrices, parmi d'autres types de protéines17. Le processus se déroule en trois temps : saillie de la pointe avant de la cellule, adhérence de l'avant de la cellule et « désadhérence » du reste de la surface cellulaire, et contraction du cytosquelette pour tirer la cellule vers l'avant. Chacune de ces étapes est gérée par des forces produites par des segments particuliers du cytosquelette17. Comme pour la prolifération, la question de savoir si la motilité des cellules d'un multicellulaire est spontanée, comme pour les unicellulaires, ou doit faire l'objet de stimulations fait l'objet d'un débat14.
Multicellularité
Article détaillé : organisme multicellulaire.
Un organisme multicellulaire est constitué de plusieurs cellules, par opposition à un organisme unicellulaire.
Spécialisation cellulaire
Au sein des organismes multicellulaires, les cellules se spécialisent en différents types cellulaires (en) adaptés chacun à des fonctions physiologiques particulières. Chez les mammifères par exemple, on trouve par exemple des cellules de la peau, des myocytes (cellules musculaires), des neurones (cellules nerveuses), des cellules sanguines, des fibroblastes (cellules des tissus conjonctifs), ou encore des cellules souches. Des cellules de types différents d'un même organisme ont une fonction physiologique et une apparence propres, mais partagent le même génome. Des cellules ayant le même génotype peuvent présenter des phénotypes différents en raison d'une expression génétique différenciée : les gènes qu'elles contiennent ne sont pas exprimés de la même façon les uns par rapport aux autres, certains le sont davantage dans un type cellulaire que dans un autre.
Tous les types cellulaires d'un organisme donné dérivent d'une cellule unique dite totipotente, c'est-à-dire capable de se différencier en n'importe quel type cellulaire lors du développement de l'organisme. La différenciation cellulaire est influencée par divers facteurs environnementaux (par exemple les interactions cellule-cellule (en)) et des différences intrinsèques (par exemple la distribution non uniforme des molécules lors de la division).
Origine de la multicellularité

Colonies d'algues vertes du genre Volvox, dans lesquelles les cellules montrent quelques signes de spécialisation.
La multicellularité a émergé à partir d'organismes unicellulaires un grand nombre de fois au cours de l'évolution et ne s'observe pas uniquement chez les eucaryotes : certains procaryotes tels que des cyanobactéries, des myxobactéries, actinomycètes, Magnetoglobus multicellularis ou encore des archées du genre Methanosarcina, présentent des organisations multicellulaires. Cependant, ce sont bien chez les eucaryotes que des organismes multicellulaires sont apparus, et ce parmi six groupes : les animaux, les mycètes, les algues brunes, les algues rouges, les algues vertes et les plantes. La multicellularité peut être apparue à partir de colonies d'organismes interdépendants, voire à partir d'organismes en symbiose.
Les plus anciennes traces de multicellularité ont été identifiées chez des organismes apparentés aux cyanobactéries qui vivaient il y a entre 3 et 3,5 milliards d'années. Parmi d'autres fossiles d'organismes multicellulaires, on compte également Grypania spiralis18,19, dont la nature biologique exacte demeure cependant débattue, ainsi que les fossiles des schistes paléoprotérozoïques du groupe fossile de Franceville20, au Gabon.
L'évolution d'organismes multicellulaires à partir d'ancêtres unicellulaires a été reproduite au laboratoire à travers des expériences d'évolution expérimentale utilisant la prédation comme vecteur de pression de sélection.
Origine des cellules
Articles détaillés : origine de la vie et histoire évolutive du vivant.
L'origine des cellules est intimement liée à l'origine de la vie, aux origines de l'histoire évolutive du vivant.
Origines des premières cellules

Les stromatolithes sont des formations rocheuses d'accrétion résultant de l'action d'un biofilm de microorganismes, souvent des cyanobactéries21, qui favorisent la cémentation des particules sédimentaires en eaux peu profondes, comme ici dans la baie Shark, en Australie-Occidentale. Les plus anciens stromatolithes fossiles sont datés de plus d'un milliard d'années.
Article détaillé : abiogenèse.
Il existe plusieurs théories expliquant l'origine des petites molécules ayant conduit à l'apparition de la vie sur Terre. Elles auraient pu être apportées depuis l'espace par des météorites (météorite de Murchison), être formées dans les monts hydrothermaux sous les océans ou sous l'effet de la foudre dans une atmosphère réductrice (expérience de Miller-Urey). On dispose de peu de données expérimentales permettant de savoir ce qu'étaient les premières substances capables de se reproduire à l'identique. On pense que l'ARN a été la première molécule capable d'auto-réplication, car elle est capable à la fois de stocker l'information génétique et de catalyser des réactions chimiques (ribozymes), ce qui a été formulé dans le cadre de l'hypothèse du monde à ARN ; il existe cependant d'autres substances capables d'auto-réplication qui auraient pu précéder l'ARN dans cette fonction, par exemple des argiles comme la montmorillonite, qui sont capables de catalyser la polymérisation de l'ARN et la formation de membranes lipidiques22,23, ou encore les acides nucléiques peptidiques24.
Les premières cellules sont apparues il y a au moins 3,5 milliards d'années25,26. On considère actuellement que ces premières cellules étaient hétérotrophes. Les premières membranes cellulaires étaient probablement plus simples et plus perméables que les membranes actuelles. Les lipides forment spontanément des bicouches lipidiques dans l'eau, donnant des micelles et des vésicules ; ils auraient pu précéder l'ARN mais les premières membranes cellulaires auraient également pu être produites par des ribozymes ou même requérir des protéines structurelles pour se former27.
Origine des eucaryotes
Article détaillé : théorie endosymbiotique.
On pense que les cellules d'eucaryotes dériveraient d'une communauté symbiotiques de procaryotes. Les organites comprenant de l'ADN tels que les mitochondries et les chloroplastes proviendraient respectivement de protéobactéries aérobies et de cyanobactéries devenues endosymbiotes d'un procaryote hôte.
Méthodes d'étude de la cellule in vitro
Microscopie
La microscopie optique ou photonique (résolution de +/- 0,25µm en lumière visible) permet l'observation de la structure des cellules eucaryotes. En effet, les microscopes photoniques peuvent grossir environ 1000 fois la taille du spécimen. Mais ce type de microsocope n'est pas assez puissant pour l'étude des organites de la cellule.
La microscopie électronique (résolution de quelques Angströms) révèle l'ultrastructure de celles-ci et permet une observation plus poussée de la structure des cellules procaryotes comme eucaryotes. Dans la pratique, les microscopes électroniques modernes peuvent atteindre une résolution de 2 nm, ce qui représente une résolution 100 fois plus grande que celle des microscopes photoniques. Les microscopes électroniques ont permis de découvrir un grand nombre d'organites et une quantité d'autres structures subcellulaires invisibles au microscope optique. Toutefois, des percées techniques majeures ont donné un second souffle au microscope photonique : comme l'utilisation de marqueur fluorescent, de la microscopie confocale et avec déconvultion, qui permettent de donner des images 3D de la cellule avec une bonne netteté28.
Marquage de molécules
Pour étudier l'organisation subcellulaire des cellules au microscope, les tissus peuvent, en fonction de la méthode choisie, être vivants, ce qui permet une observation dynamique, ou fixés et préparés en coupes histologiques, ce qui permet en général une observation plus précise, mais figée et ponctuelle.
Localisation subcellulaire par l'utilisation de gènes rapporteurs tels que la GFP (green fluorescing protein) et la luciférase, par immunocytochimie, ou grâce à des molécules radioactives.
Différentes colorations, vitales ou non, permettent l'observation des structures au microscope optique : rouge neutre pour les vacuoles, violet dahlia ou cristal pour le noyau...
Étude des constituants cellulaires
Isolement de structures : par choc osmotique, ou grâce à des détergents puis par centrifugation.
Purification des protéines : par électrophorèse, centrifugation, chromatographie, dialyse, etc.
Numération des cellules
Il est fréquent de devoir compter le nombre de cellules vivantes dans une boîte de culture et de le comparer au nombre de cellules total, par exemple pour déterminer la toxicité d'un produit. L'une de ces méthodes de numération est réalisée grâce au test MTT.
Nombre et taille des cellules
Le nombre de cellules propres à un organisme humain adulte est estimé entre 1012 et 1016. Les études les plus récentes29 estiment ce nombre à 3,72 × 1013. Les bactéries présentes dans ce même organisme, constituant le microbiote (principalement dans le tube digestif), seraient, selon une étude4, dix fois plus nombreuses (1015).
La plus grande cellule du monde vivant est en poids le jaune d’œuf d'autruche dont la masse est comprise entre 1,2 et 1,9 kg, et en longueur le neurone de calmar géant ou du calmar colossal dont l'axone peut atteindre 12 m30.
Histoire du concept
1665 : Robert Hooke découvrit des cellules mortes dans du liège; ces cellules lui firent penser aux cellules d'un monastère, d'où le nom. Puis il observa des cellules dans des plantes vivantes, en utilisant les premiers microscopes. Hooke utilisa le mot cellule dans son ouvrage Micrographia, mais le sens était alors différent de celui d'aujourd'hui.
1668 : Francesco Redi montra que, contrairement à la conception de l'époque, les vers n'apparaissaient pas spontanément dans les cadavres mais provenaient d'œufs pondus par des mouches.
1839 : Theodor Schwann et Matthias Jakob Schleiden découvrirent que les plantes et les animaux sont tous faits de cellules, concluant que la cellule est l'unité commune de structure et de développement, ce qui fonda la théorie cellulaire. Schwann donna son nom aux cellules de Schwann.
1855 : Rudolf Virchow affirma que les cellules naissent du résultat de la division cellulaire (omnis cellula ex cellula), ce qui repose en termes cellulaires la question de l'œuf et de la poule. C'est précisément cette partie qui est attaquée par les tenants du créationnisme ou de son dernier avatar, le dessein intelligent.
1859 : Louis Pasteur (1822-1895) réfuta la croyance selon laquelle des formes de vie peuvent apparaître spontanément par génération spontanée.
1931 : Ernst Ruska construisit le premier microscope électronique en transmission à l'université Humboldt de Berlin, dont la résolution en 1935 était deux fois supérieure à celles des microscopes optiques, révélant des organites et des détails jusqu'alors invisibles.
1981 : Lynn Margulis publia Symbiosis in cell evolution, formulant la théorie endosymbiotique.
Théorie cellulaire
Article détaillé : Théorie cellulaire.
La cellule est l'unité constitutive des organismes vivants. Elle en est aussi l'unité fonctionnelle.
L'organisme dépend de l'activité des cellules isolées ou groupées en tissus pour assurer les différentes fonctions.
Les activités biochimiques des cellules sont coordonnées et déterminées par certaines structures présentes à l'intérieur des cellules.
La multiplication des cellules permet le maintien des organismes et leur multiplication.
Cette théorie est formulée en 1838 par Schleiden et Schwann : la cellule est unité de vie (tout ce qui est vivant est cellulaire). Cette théorie évoque également la présence d'organites à l'intérieur de ces mêmes cellules.
La cellule c'est l'unité anatomique, morphologique et physiologique de tout être vivant.
Cette théorie est ensuite complétée par Rudolf Virchow : chaque cellule trouve son origine auprès d'une autre cellule comme elle, on dit alors que les cellules sont les unités de reproduction du vivant, cela met donc fin à la théorie de la génération spontanée.
Notes et références
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↑ Frédéric Flamant, De l'œuf à la poule, Belin, 2001, 159 p.
Voir aussi
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Articles connexes
Biologie cellulaire
Cellule souche
Culture cellulaire
Cellule végétale
Respiration cellulaire
Unicellulaire
Histologie
Bibliographie
Jean Claude Callen, Biologie cellulaire : Des molécules aux organismes.
Liens externes
Dossier Sagascience du CNRS : la cellule animale [archive]
Qu'est ce qu'une cellule : La cellule en microcinéma [archive]
Schéma détaillé d'une cellule animale. [archive]
Schéma détaillé d'une cellule végétale. [archive]
Exploration 3D d'une cellule : sinauer.com [archive], aimediaserver.com [archive]
(de) Cell Biology - Graphics [archive]
Voir la vidéo the inner life of the cell faite par BioVision (harvard) [archive]
Voir la vidéo sur la cellule dans l'encyclopédie médicale Vulgaris [archive]

Genesis - Can-Utility and the Coastliners
https://www.youtube.com/watch?v=RLCrTMHZVmE

l'aspect est la forme de la conscience même du phénomène; Une cellule Mitochondrie
qui veut dire « fil » et χόνδρος (chondros) qui signifie « granule ».
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MessageSujet: Re: L'Avortement, La Vie, La Constitution, La Justice et Y'becca   Jeu 30 Mar à 4:19

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Minouska.KounakDenat



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MessageSujet: Re: L'Avortement, La Vie, La Constitution, La Justice et Y'becca   Jeu 30 Mar à 4:20

Anubis (prononcé [a.ny.bis] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est un dieu funéraire de l'Égypte antique, maître des nécropoles et protecteur des embaumeurs, représenté comme un grand canidé noir couché sur le ventre, sans doute un chacal ou un chien sauvage, ou comme un homme à tête de canidé. La signification du mot Anubis, inpou en égyptien ancien, Anoub en copte, Ἄνουβις / Anoubis en grec ancien, demeure obscure : de nombreuses explications ont été avancées, mais il peut s'agir simplement d'une onomatopée traduisant le hurlement du chacal. La forme canine du dieu a probablement été inspirée aux Anciens Égyptiens par le comportement des canidés, souvent charognards opportunistes errant la nuit dans les nécropoles à la recherche de cadavres.
Les principales épithètes du dieu Anubis mettent en avant ses liens avec les grandes nécropoles du pays et son rôle de divinité funéraire qu'il y exerce. Son culte est attesté à travers tout le territoire égyptien depuis le xxxiie siècle av. J.-C. et a été intense durant plus de trois millénaires, pour ne s'éteindre qu'entre les ive et vie siècles apr. J.-C., à la suite de l'essor du christianisme. Si Anubis est une divinité nationale, il est toutefois régionalement très lié aux XVIIe et XVIIIe nomes de Haute-Égypte et plus particulièrement à la ville de Hardaï, plus connue sous le nom grec de Cynopolis, la « ville du chien ».
Les prêtres égyptiens sont à l'origine de multiples traditions relatives aux liens familiaux d'Anubis, en faisant de lui le fils de la vache primordiale Hésat ou le fils de Rê avec Nephtys. Une version, transmise par le grec Plutarque au iie siècle de notre ère, fait de lui le fils adultérin de Nephtys avec Osiris. Quand ce dernier est assassiné et démembré par Seth, Anubis participe avec Isis et Nephtys à la reconstitution du corps d'Osiris, inaugurant par ce geste la pratique de la momification. Assigné à la surveillance du « Bel Occident » — un euphémisme pour le pays des morts — Anubis accueille les défunts auprès de lui. Il momifie les corps afin de les rendre imputrescibles et éternels, il purifie les cœurs et les entrailles souillés par les turpitudes terrestres, il évalue les âmes lors de la pesée du cœur, puis accorde de nombreuses offrandes alimentaires aux défunts ayant accédé au rang de dignes ancêtres.

Le théonyme Anubis provient de l'égyptien ancien inpou (Inpou, Anpou, Anoup, Anoupou)n 1 par l'intermédiaire de sa forme hellénisée Ἄνουβις (Anoubis)1.
Le dieu Anubis, ou un dieu canidé du type d'Anubis, figure parmi les plus anciennes divinités de l'Égypte antique. Le hiéroglyphe du canidé couché (sur le sol ou sur une chapelle)n 2, est connu depuis la période prédynastique. Des fouilles archéologiques à Oumm el-Qa'ab, la nécropole royale de la cité d'Abydos, ont permis de découvrir des tessons de poterie et des plaquettes en ivoire où figure l'idéogramme du canidé couché, datés du roi Scorpion de la dynastie Zéro et du roi Den de la Ire dynastie (entre 3200 et 3000 avant notre ère)2. Durant l'Ancien Empire, ce hiéroglyphe se rencontre fréquemment dans les textes des formules d'offrandes funéraires. Il est généralement interprété par les égyptologues comme étant Anubis. Il est cependant très difficile de l'attribuer à cette seule divinité, car le nom d'Anubis n'est pas écrit avec des hiéroglyphes phonétiques avant la VIe dynastie, vers 2200 avant notre ère. Sur les monuments, l'idéogramme est le seul mode d'écriture durant les IVe et Ve dynasties. La graphie phonétique, avec ou sans le déterminatif du canidé, apparaît occasionnellement à la fin de la VIe dynastie, sous le règne de Pépi II, et ne devient fréquente qu'à partir de la Première Période intermédiaire (entre 2180 et 2040 avant notre ère)3. Pour les temps les plus reculés, la lecture du hiéroglyphe du canidé couché en Inpou (Anubis) n'est donc pas garantie. Les autres possibilités de lecture sont relativement nombreuses : Khenty Imentyou « Celui qui est à la tête des occidentaux », Inpou Khenty Imentyou « Anubis, celui qui est à la tête des occidentaux »4, Sedi « celui à la queue », Oupiou « celui qui ouvre (l'aîné) », Meniou « le gardien du troupeau », Sheta « le mystérieux » et Sab, un terme générique servant à désigner les chacals et les chiens du déserts5.
Étymologie[modifier | modifier le code]
La signification du nom inpou (Anubis) reste le sujet de nombreuses discussions entre spécialistes et aucun consensus ne s'est encore dégagé. La même situation s'applique à d'autres divinités importantes. Malgré maintes hypothèses, les théonymes Rê, Min, Ptah, Osiris, Seth et Anubis ne disposent pas d'étymologies scientifiquement satisfaisantes6.
hiéro. trans. symbole signification divinité
i
i roseau vent Shou
n
n vaguelette eau Osiris
p
p natte, tabouret désert Anubis
Étymologie du nom d'Anubis
d'après le Papyrus Jumilhac.
La plus ancienne explication du nom d'Anubis remonte à la fin de l'époque ptolémaïque et apparaît dans le Papyrus Jumilhac (VI, 6-7). Cette monographie religieuse, traduite en 1961 par Jacques Vandier (1904-1973), expose les principaux mythes et rituels du nome cynopolite en Moyenne-Égypte. Il y est indiqué qu'Anubis a reçu son nom de sa mère Isis et qu'il « fut prononcé relativement au vent, à l'eau et au désert ». Ces trois mots sont les représentations symboliques des trois hiéroglyphes phonétiques qui composent la racine inp du nom d'Anubis. Le roseau i représente le vent, la vaguelette n évoque l'eau du Nil et, plus curieusement, le meuble en roseau p est interprété comme le symbole du désert7. Selon Georges Posener (1906-1988), cette étymologie sacrée viserait à cimenter une association entre les dieux Shou (vent), Osiris (eau) et Anubis (désert)8.
À l'instar des auteurs antiques du Papyrus Jumilhac, nombre de savants modernes ont enfreint les règles de l'étymologie pour trouver une signification au nom d'Anubis. Avant le déchiffrement des hiéroglyphes en 1752, le théologien et orientaliste Paul Ernest Jablonski (1693-1757) relie le nom d'Anubis au mot copte noub (or) en affirmant que les chacals sont associés à ce métal9. En 1872, le britannique Charles Wycliffe Goodwin (1817-1878)10 avance l'idée assez improbable que le mot égyptien inpou est une corruption de la racine sémitique alp, dont les nombreuses variantes serviraient à désigner des animaux11.
Les égyptologues allemands Kurt Sethe (1869-1934) et Hermann Kees (1886-1964) considèrent que la signification du mot inpou est « chien » et plus spécialement « chiot », après avoir remarqué qu'en égyptien ancien le mot s'appliquait aussi pour désigner un « jeune prince ». En 1929, l'italien Giulio Farina (1889-1947)12 suppose que le mot égyptien inpou est similaire au mot sémitique ṷlp, ṷulūp qui désigne le chacal. Dans un article publié à titre posthume en 1972, Pierre Lacau (1873-1963) estime que plusieurs divinités thériomorphes tirent leur nom de leur animal sacré. Concernant Anubis, inp est un terme archaïque qui sert à désigner un canidé et Inpou est le nom de la divinité canine. Le terme inp ayant été divinisé, le mot sab aurait pris le relais pour désigner les canidés sauvages13. En 1976, Dimitri Meeks14 traduit le nom inp par « celui qui est couché sur son ventre », cette attitude étant la pose traditionnelle de la forme animale du dieu. Il remarque aussi qu'un passage des Textes des sarcophages rapproche le nom d'Anubis du mot inp « putréfaction », un hapax issu d'un calembour élaboré à partir des mots irpou (« vin ») et repou (« fermentation »)15.
Plus récemment, en 2005, le britannique Terence DuQuesne16, notamment auteur d'une considérable monographie sur les dieux-chacals égyptiens, propose de ne voir, dans le terme inpou (vocalisé sous *yanoup), qu'une simple onomatopée visant à imiter le hurlement du chacal, en conformité avec la pratique égyptienne de former les noms d'animaux à partir de leur cri : miou pour le chat, reret pour le cochon, aâ pour l'âne17.
Épithètes[modifier | modifier le code]
Les principales épithètes appliquées à Anubis mettent en exergue son rôle de divinité funéraire et le décrivent volontiers comme étant le chef du domaine funéraire en son entier ou comme le chef d'une des subdivisions de ce domaine. Dès les débuts de la civilisation égyptienne, Anubis est doté de ses cinq principales épithètes ; Khenty imentyou (« Celui qui est à la tête des Occidentaux — les morts »), khenty ta djeser (« Celui qui est à la tête du pays sacré »), tepy djouef (« Celui qui est sur sa montagne »), Khenty seh netjer (« Celui qui préside au pavillon divin ») et imy-out (« Celui qui préside à la salle d'embaumement »), les quatre dernières persistant jusqu'à l'époque gréco-romaine (entre le ive siècle avant notre ère et le ive siècle après)18.
Celui qui est à la tête des Occidentaux[modifier | modifier le code]
Translittération Hiéroglyphe Traduction
khenty imentyou
xnt n
t y imnt tyw Z3
Celui qui est à la tête des Occidentaux
L'épithète khenty imentyou « Celui qui est à la tête des Occidentaux » (variantes : khenty imentet « Celui qui est à la tête de l'Occident », neb imentet « Seigneur de l'Occident ») est surtout attribuée à Osiris à partir de la toute fin de l'Ancien Empire, quand il devient la divinité majeure du domaine funéraire, mais Anubis n'en sera jamais totalement dépourvu19. Cette épithète pose de nombreux problèmes car Khentyimentyou est aussi le nom du dieu-canidé de la ville d'Abydos attesté dès la Ire dynastie par des documents archéologiques. Il s'agit donc de bien distinguer le nom d'une divinité indépendante et la fonction homonyme attribuée à Anubis à partir de la Ve dynastie et à Osiris à partir de la VIe dynastie20.
Seigneur du pays sacré[modifier | modifier le code]
Translittération Hiéroglyphe Traduction
neb ta djeser
V30
N16 D44
Seigneur du pays sacré,
Seigneur de la terre consacrée
Les aspects d'Anubis, en tant que divinité du monde souterrain, se reflètent dans les épithètes Khenty ta djeser — « Celui qui est à la tête du Pays sacré » — et Neb ta djeser — « Seigneur du pays sacré ». La première expression est sans doute la plus ancienne, la seconde n'apparaissant que sous la IVe dynastie (aux alentours de 2500 avant notre ère), seule ou en association avec l'épithète khenty seh netjer. Le « pays sacré » est une désignation de la nécropole et, par extension, de tout le royaume de l'au-delà. D'après une stèle du Nouvel Empire conservée au Musée Royal des Antiquités de Leyde, le ta djeser est aussi un toponyme qui sert à désigner la nécropole du nome thinite (la région de la ville d'Abydos) dont les liens avec les divinités canines sont attestés depuis les époques historiques les plus reculées. L'épithète neb ta djeser est surtout attribuée à Anubis, mais très communément aussi au dieu Osiris, essentiellement durant le Moyen Empire, à Abydos et dans le reste du pays21.
Celui qui est sur sa montagne[modifier | modifier le code]
Translittération Hiéroglyphe Traduction
tepy djouef
D1 N26
I9 A40
Celui qui est sur sa montagne,
Celui qui se tient sur sa montagne
L'épithète tepy djouef « Celui qui est sur sa montagne » est l'une des plus fréquentes depuis les débuts de l'histoire égyptienne et jusqu'à la période romaine. Elle se retrouve très souvent sur les murs des mastabas de l'Ancien Empire et sur des stèles élevées à Abydos durant le Moyen Empire. Cette expression apporte une précision géographique quant aux lieux où les Égyptiens ont installé leurs nécropoles. L'épithète montre que la puissance d'Anubis s'exerce sur les collines rocailleuses (gebel en arabe) situées entre la fin des terres cultivables bordant le Nil et le début des vastes déserts Lybique et Arabique. Dans cette zone montagneuse, le terrain est fort accidenté mais très riche en pierres de taille ainsi qu'en minerais et métaux précieux, utilisés lors des funérailles les plus somptueuses22. En outre, errent dans cette zone les canidés prédateurs et charognards en quête de pitance. L'égyptologue Georg Möller (1876-1921)23 a proposé une explication géographique en rapprochant cette épithète du toponyme djouefet — « la montagne de la vipère » —, le nom du XIIe nome de Haute-Égypte, une région située en face du nome lycopolitain dédié au canidé Oupouaout24. Le mot égyptien djou survit dans la langue copte sous le terme toou, qui sert à forger des toponymes en lien avec les montagnes désertiques et les monastères reculés22.
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Minouska.KounakDenat



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MessageSujet: Re: L'Avortement, La Vie, La Constitution, La Justice et Y'becca   Jeu 30 Mar à 4:21

Celui qui est sur sa montagne[modifier | modifier le code]
Translittération Hiéroglyphe Traduction
tepy djouef
D1 N26
I9 A40
Celui qui est sur sa montagne,
Celui qui se tient sur sa montagne
L'épithète tepy djouef « Celui qui est sur sa montagne » est l'une des plus fréquentes depuis les débuts de l'histoire égyptienne et jusqu'à la période romaine. Elle se retrouve très souvent sur les murs des mastabas de l'Ancien Empire et sur des stèles élevées à Abydos durant le Moyen Empire. Cette expression apporte une précision géographique quant aux lieux où les Égyptiens ont installé leurs nécropoles. L'épithète montre que la puissance d'Anubis s'exerce sur les collines rocailleuses (gebel en arabe) situées entre la fin des terres cultivables bordant le Nil et le début des vastes déserts Lybique et Arabique. Dans cette zone montagneuse, le terrain est fort accidenté mais très riche en pierres de taille ainsi qu'en minerais et métaux précieux, utilisés lors des funérailles les plus somptueuses22. En outre, errent dans cette zone les canidés prédateurs et charognards en quête de pitance. L'égyptologue Georg Möller (1876-1921)23 a proposé une explication géographique en rapprochant cette épithète du toponyme djouefet — « la montagne de la vipère » —, le nom du XIIe nome de Haute-Égypte, une région située en face du nome lycopolitain dédié au canidé Oupouaout24. Le mot égyptien djou survit dans la langue copte sous le terme toou, qui sert à forger des toponymes en lien avec les montagnes désertiques et les monastères reculés22.
Celui qui préside au pavillon divin[modifier | modifier le code]
Translittération Hiéroglyphe Traduction
khenty seh netjer
xnt n
t y R8 O21
Celui qui est à la tête du pavillon divin,
Préposé au pavillon divin
L'épithète khenty seh netjer, « Celui qui préside au pavillon divin », apparaît régulièrement dans les plus anciennes formules d'offrandes inscrites, durant l'Ancien Empire, sur les murs des mastabas des particuliers ainsi que sur ceux des pyramides à textes des souverains de la VIe dynastie. Le seh netjer est une structure temporaire (tente) ou une structure durable (bâtiment), un endroit liminal situé entre le monde des vivants et le monde des morts, une sorte de sas d'entrée de la nécropole. Il s'agit d'un lieu où Anubis exerce sa protection sur les corps morts, en cours de transformation lors de la momification. Le coffre qui représente un temple ou un naos et sur lequel Anubis est souvent figuré couché est peut-être une représentation du seh netjer25.
Celui qui préside à la salle d'embaumement[modifier | modifier le code]
Translittération Hiéroglyphe Traduction
imy-out
Z11 G43 X1
O49
Celui qui préside à la salle d'embaumement
La fonction la plus connue du dieu Anubis s'exprime dans l'épithète imy-out (« Celui qui préside à la salle d'embaumement », « Celui de la bandelette »), qui lui est spécifiquement attribuée. Le sens précis de cette expression n'est pas clairement établi. Le mot out est en rapport avec la momification et plus particulièrement avec les bandelettes, tandis que les prêtres qui participent à l'emballement des corps sont désignés sous le terme générique de outy. En tant que substantif, le mot out se réfère aussi au lieu où se déroule le rituel de la momification. Il est également possible que ce mot soit en rapport avec le terme ouhat « oasis », lieu d'où sont originaires de nombreux produits, comme les résines nécessaires à la conservation des corps. Sous la dynastie des Ptolémées, le toponyme Out désigne la nécropole du XVIIe nome de Haute-Égypte, un lieu sacré fortement lié à Anubis26.
Iconographie[modifier | modifier le code]
L'Égypte antique est une civilisation qui a accordé une grande importance aux images. Avec ses quelque 700 signes hiéroglyphiques, son écriture le démontre aisément. Cet art du dessin (ou iconographie) se remarque aussi dans la mise en image du monde divin. L'apparence du dieu Anubis, symbolisé par un canidé, est sûrement dicté par ses fonctions funéraires ; les chacals et les chiens hantant et gardant les cimetières situés en bordure des déserts.
Canidé divin[modifier | modifier le code]
Animal emblématique[modifier | modifier le code]
Statue d'Anubis couché
Anubis couché sur le sarcophage de Djeddjehoutefankh, XXIIIe dynastie.
Comme d'autres divinités funéraires égyptiennes, tels Oupouaout, Khentyimentiou et Sed, Anubis appartient au groupe des divinités canines. La morphologie générale d'Anubis sous sa forme entièrement animale, avec son museau pointu, ses deux oreilles dressées, son torse mince, ses quatre longues pattes et sa queue allongée, indique clairement qu'il s'agit d'un membre de la famille des Canidae qui regroupe en Afrique de l'Est les loups, les chacals, les renards, les chiens sauvages et les chiens domestiques. Cependant, la combinaison des éléments morphologiques d'Anubis ne correspond à aucune espèce connue de canidé précise. L'emblème animal du dieu semble bien plus être un mélange de plusieurs types. Si la tête et le museau correspondent à un large éventail de canidés, les oreilles pointues sont surtout semblables à celles du renard, tandis que le corps efflanqué rappelle celui du lévrier. La queue d'Anubis ressemble à celle du chacal, mais est bien plus longue et plus étroite ; la queue du renard, si elle tombe à terre comme celle d'Anubis, est bien plus touffue et plus épaisse. De plus, Anubis est dans la plupart des cas représenté avec un pelage noir, une couleur assez peu commune chez les diverses espèces de canidés27.
Tout au long du xxe siècle, nombre de spécialistes ont estimé que l'animal d'Anubis est un être hybride, chien-loup, loup-chacal, chacal-chien, etc.28 Selon George Hart, écrivain et conférencier au British Museum29, « le chien Anubis est probablement un chacal […] Mais d'autres chiens, par exemple le paria de couleur rouille, peuvent avoir servi de prototype. Anubis représente peut-être la quintessence des chiens du désert »30. L'assimilation d'Anubis au chacal se base sur un critère comportemental : ce canidé nocturne est connu pour hanter les cimetières durant la nuit, et plus particulièrement autour des tombes fraîchement creusées, afin de déterrer et dévorer les cadavres. Ce comportement aurait été associé par les Anciens Égyptiens à la mort et par extension à la momification et aux cérémonies funéraires. La couleur noire d'Anubis est un symbole principalement expliqué de deux manières : d'abord par la coloration en noir du corps du défunt sous l'effet des résines utilisées durant l'embaumement, ensuite par l'association de la couleur noire au concept de la régénération, la crue du Nil apportant, chaque année, du limon noir et fertile sur les terres agricoles31.
Canidés fouisseurs[modifier | modifier le code]
photo d'un chacal dans la savane
Chacal doré (Canis aureus)
Le chacal n'est toutefois pas le seul canidé à errer dans les cimetières, car les renards et les hyènes font de même. Les canidés, s'ils diffèrent physiquement, ont cependant certains comportements communs. L'un des plus saisissants est de s'éloigner puis de cacher de la nourriture en enterrant le surplus lorsqu'il est impossible de tout consommer sur place. Ce comportement inné suit invariablement un même schéma stéréotypé. L'animal s'éloigne d'abord avec un reste de viande dans la gueule, afin de trouver un endroit propice à l'enfouissement. Pour trouver l'emplacement adéquat, il renifle périodiquement le sol et gratte la terre avec une de ses pattes avant. Une fois un lieu convenable trouvé, il creuse un trou de plus en plus rapidement, en utilisant alternativement les deux pattes avant. La viande est alors déposée dans l'excavation, parfois en étant poussée à plusieurs reprises avec le bout du museau. L'animal comble ensuite le trou en poussant la terre excavée et en la tapotant avec le museau. À l'issue de l'opération, seule reste visible une légère perturbation du sol, et l'animal s'éloigne pour ne revenir qu'un jour ou deux plus tard afin de retrouver et consommer la viande enterrée. Les Anciens Égyptiens n'ont sûrement pas manqué de remarquer ce comportement chez leurs chiens de chasse ou chez les canidés qu'ils connaissaient, tels le Chacal doré (Canis aureus), le Renard roux (Vulpes vulpes), le Fennec (Vulpes zerda) ou le Lycaon (Lycaon pictus). Le dieu Anubis a peut-être été représenté sous la forme canine à cause de ce comportement fouisseur, le principal rôle d'une divinité funéraire étant de soustraire les dépouilles mortelles à la vue des vivants32.
Représentations[modifier | modifier le code]
Forme animale[modifier | modifier le code]
Le dieu Anubis est représenté sous forme de hiéroglyphes, peintures murales, bas-reliefs, amulettes ou statues tout au long de l'histoire de l'Égypte antique, de la période prédynastique jusqu'à l'occupation romaine. La plus ancienne et la plus commune des représentations est la forme animale, tel un canidé noir efflanqué en alerte, couché sur son ventre à même le sol ou sur un coffre reliquaire33. Dès les époques les plus reculées, un rare signe hiéroglyphique montre le canidé couché, avec une grande plume lui sortant du dos. Il s'agit sans doute d'une manière d'associer Anubis au dieu Shou (souffle vital) ou à la Maât (vérité-justice), le canidé exerçant la fonction de juge dans le tribunal des âmes. La plume apparaissant aussi sur la coiffure d'Anupet, la déesse de Cynopolis, il se peut que l'on soit en présence d'une manière de différencier le mâle Anubis (sans plume) de la femelle Anupet (avec plume) ou bien d'un procédé scriptural permettant de lier Anubis au nome cynopolitain34. On trouve aussi des représentations montrant le canidé couché tenant dans ses pattes avant le flagellum et le sceptre-sekhem, ou avec le flagellum lui sortant du dos35.
Il est généralement admis que les représentations du canidé debout et marchant sur ses quatre pattes sont à mettre en rapport avec le dieu Oupouaout. Cette assertion se vérifie de manière générale, mais tout systématisme est à éviter car, en de rares occurrences — à partir de la IVe dynastie — ce signe peut désigner Anubis, l'inverse étant vrai également. Le hiéroglyphe du canidé debout sert aussi de déterminatif au nom de la divinité Oupiou, à l'herminette-noua et au mot sab (chacal)36.
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Minouska.KounakDenat



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MessageSujet: Re: L'Avortement, La Vie, La Constitution, La Justice et Y'becca   Jeu 30 Mar à 4:26

Seth (de l'égyptien Setesh / Soutekh) est l'une des plus anciennes divinités égyptiennes. Sa représentation, au museau effilé et aux oreilles dressées mais tronquées, est une composition hybride née de l'imaginaire des Égyptiens des temps prédynastiques. Cette iconographie monstrueuse est peut-être inspirée de l'oryctérope, un termitivore, fouisseur des savanes africaines. Dans le mythe, Seth est le dieu de la confusion, du désordre et de la perturbation, ce que souligne l'écriture hiéroglyphique dans laquelle l'animal séthien sert de déterminatif pour des concepts négatifs (autoritarisme, fureur, cruauté, crise, tumulte, désastre, souffrance, maladie, orage).
Maître du tonnerre et de la foudre, il exerce sa puissance sur les marges de l'Égypte que sont les contrées désertiques, les zones arides et les pays étrangers à la plaine du Nil. Seth est un dieu complexe. Sa nature brutale se manifeste plus particulièrement dans un comportement sexuel agressif, tant homosexuel avec Horus qu'hétérosexuel avec de belles déesses qu'il poursuit de ses assiduités. Sa puissance désordonnée contribue néanmoins à l'équilibre cosmique. Selon la vision égyptienne, les forces destructrices sont en lutte perpétuelle contres les forces positives. En cela, Seth s'oppose à son frère Osiris, symbole de la terre fertile et nourricière. Dès les Textes des Pyramides, Seth est l'éternel rival d'Horus. Au cours d'une lutte, il arrache l'œil de son adversaire qui en retour le blesse aux testicules. L'antagonisme des deux dieux illustre la double nature de Pharaon qui unit en sa personne ces deux forces contraires mais complémentaires. Si Horus est le dieu de l'ordre pharaonique, la puissance irraisonnée de Seth participe à la symbolique royale en tant qu'image de la force violente et déchaînée que le roi déploie contre ses ennemis. Protecteur de Rê, Seth combat le serpent Apophis et participe donc à la bonne marche du monde. Bien qu'inquiétant et lié à des forces aveuglément destructrices, Seth est cependant plus un dérangeant fripon qu'un démon maléfique, du moins dans les mythes anciens.
Ce n'est qu'à partir de la Troisième Période intermédiaire que l'image de Seth se ternit durablement, peut-être en réaction aux prises de contrôle successives de plusieurs peuples étrangers sur le royaume d'Égypte. Seth, associé aux puissances étrangères, devient l'agent maléfique de la perte du pays. Les mythes relatifs à Seth le dépeignent alors comme ambitieux, comploteur, manipulateur, se concentrant sur l'assassinat de son frère Osiris. Il est progressivement confondu avec Apophis, le serpent du chaos, malgré l'ancienne tradition selon laquelle il le combattait au nom de Rê. Le monde grec l'a identifié à Typhon, monstre primordial du chaos et entité maléfique comparable.

Autre(s) nom(s) « dieu rouge »
dieu « grand de force » (ˁȝ phty)
Nom en hiéroglyphes
sw W t
x E20 A40

ou
s t
S

ou
z
t
X
Translittération Hannig Swtḫ
Représentation oryctérope du Cap ou chacal
Région de culte Égypte antique

et

Seth (en hébreu שֵׁת) est un personnage de la Genèse, premier livre de la Bible. Il est le troisième enfant d'Adam et Ève, conçu après le meurtre d'Abel par Caïn. C'est un ancêtre de Noé. Il vécut 912 ans.

Genèse[modifier | modifier le code]
Adam connut encore sa femme, Ève ; elle enfanta un fils, et l'appela du nom de Seth, car, dit-elle, Dieu m'a donné un autre fils à la place d'Abel, que Caïn a tué. Seth eut aussi un fils, et il l'appela du nom d'Énosh. C'est alors que l'on commença à invoquer le nom de l'Éternel. (4:25-26)1
Adam, âgé de cent trente ans, engendra un fils à sa ressemblance, selon son image, et il lui donna le nom de Seth. (5:3)2
Seth, âgé de cent cinq ans, engendra Énosh. Seth vécut, après la naissance d'Énosh, huit-cent-sept ans ; et il engendra des fils et des filles. Tous les jours de Seth furent de neuf cent-douze ans ; puis il mourut.(5:6-8)3
Lignée des Patriarches[modifier | modifier le code]
Il entre donc dans la lignée des patriarches bibliques, d'Adam à Abraham, en passant par Noé (l'ancêtre de tous les hommes après le Déluge), et pour les chrétiens jusqu'à Jésus de Nazareth en passant par le roi David selon la généalogie donnée au début de l'Évangile de Luc4 (verset 3-38).
Judaïsme rabbinique[modifier | modifier le code]
Rachi parle de Seth comme l'ancêtre de Noé, et donc de toute l'humanité[réf. souhaitée]. Selon le Zohar (1:36b), Seth est l'« ancêtre de toutes les générations des Tzaddikim [les Justes]» [réf. souhaitée].
Ce serait là l'origine de son nom d'après les rabbins : fondation puisqu'il est la fondation du monde en tant que premier ancêtre de l'humanité né de parents humains[réf. nécessaire].
Flavius Josèphe[modifier | modifier le code]
Flavius Josèphe dans les Antiquités juives (livre 1, II, 3), attribue à ses descendants des stèles sur lesquelles ils auraient gravé toute la science des astres :
« Adam, le premier-né de la terre, pour en revenir à lui, comme mon récit l'exige, après qu'Abel eut été immolé et que Caïn eut pris la fuite à cause de ce meurtre, souhaitait d'autres enfants ; il fut pris d'un vif désir de faire souche, alors qu'il avait franchi déjà 230 années de sa vie ; il vécut encore 700 ans avant de mourir. Il eut, avec beaucoup d'autres enfants, un fils Seth(os) ; il serait trop long de parler des autres ; je me contenterai de raconter l'histoire de Seth et de sa progéniture. Celui-ci, après avoir été élevé, parvenu à l'âge où l'on peut discerner le bien, cultiva la vertu, y excella lui-même et resta un exemple pour ses descendants. Ceux-ci, tous gens de bien, habitèrent le même pays et y jouirent d’un bonheur exempt de querelles sans rencontrer jusqu'au terme de leur vie aucun fâcheux obstacle ; ils trouvèrent la science des astres et leur ordre dans le ciel. Dans la crainte que leurs inventions ne parvinssent pas aux hommes et ne se perdissent avant qu'on en eût pris connaissance — Adam avait prédit un cataclysme universel occasionné, d'une part, par un feu violent et, de l'autre, par un déluge d'eau —, ils élevèrent deux stèles, l'une de briques et l'autre de pierres, et gravèrent sur toutes les deux les connaissances qu'ils avaient acquises ; au cas où la stèle de brique disparaîtrait dans le déluge, celle de pierre serait là pour enseigner aux hommes ce qu'ils y avaient consigné et témoignerait qu'ils avaient également construit une stèle de brique. Elle existe encore aujourd'hui dans le pays de Siria. »5
Dans l'islam[modifier | modifier le code]
Avec Adam, Noé et Hénoch (ou Idris), Seth (شيث, [Shîth]) est considéré comme un des quatre prophètes « syriens » antédiluviens6,7. Il est bien fils d'Adam et d'Eve, comme dans la Torah, mais dans la tradition musulmane, Adam le choisit explicitement comme son successeur à l'aube de sa vie (selon Ibn Ishaq). Abu Dhar raconte que Seth reprit les responsabilités de son père défunt. Seth eut pour successeur son fils Anoush (Enoch ou Énosh), puis Qinan (Kénan), et Mahlabeel (Mahalaleel ou Mahalalel). Selon Ibn Kathir8, Abu Dhar rapporta que le prophète de l'islam Mahomet dit « Allah a fait descendre cent quatre saintes écritures, cinquante parmi elles étaient sur Seth »9.
Gnosticisme[modifier | modifier le code]
Seth est une des principales figures mythologiques d'un des principaux courants du gnosticisme, appelé gnosticisme séthien.

Massive Attack - Teardrop
https://www.youtube.com/watch?v=u7K72X4eo_s

*El Desdichado

Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

Gérard de Nerval

***
Analyse

Je suis le ténébreux, - le veuf - l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie:

Je suis le prince d'Aquitaine, ou prince noir, le vainqueur de Poitiers; aussi bien, de Poitiers je suis le septième comte, d'Aquitaine le neuvième duc; je suis Guillaume, le premier troubadour dont les chansons nous soient parvenues.

Je suis ce prince-poète que fine-amour a déserté. Des troubadours, j'ai ouï le chant dédié à la dame. J'ai tenté d'en pénétrer le sens, non pas tant pour savoir que pour connaître la voie menant au sommet de la tour où se tient - se tenait - cette dame. Lors de mon voyage en Égypte, j'ai appris le nom de la tour: il s'agit du Djed osirien, ou empilement de vertèbres que couronne la dame-fleur, ovaire blanc du lotus fécondé par la semence sublimée, ascendante, de l'amant afin que naisse Horus, l'hiéroglyphe-logos, - tandis que s'ouvre l'oeil frontal par irruption en haut de la vipère illuminatrice, uraeus, laquelle en bas mordait le talon ou s'enroulait au ventre, et qui,levée, fait du poison la foudre, soit cette lumière-parole destructrice de la non-gnose ou ignorance, instauratrice du cosmos.

La connaissance des symboles, ou science sacrée, dont le vrai nom est amour, permet seule d'accéder à la réalité. La perte de cette connaissance vient de ce qu'ayant nous sommes empêchés de voir l'éternel. Le temps se confond avec la nécessité, qui est l'histoire, et pour cela il nous est interdit d'être des dieux ici et maintenant. Il nous est pourtant possible de nous mettre en route vers la présence du vrai lieu selon l'exemple de Dante, aspiré par le corps dérobé de la dame. La tour est abolie dans la censure où les ronces ferment le chemin qui y donne accès. Là-haut dort la très belle, dont je perçois infiniment loin l'inextinguible lumière. Inconsolable d'en être séparé par les ténèbres de la méconnaissance, je vis un véritable veuvage sans qu'il y ait jamais eu de noces.

***

Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Ma dame, étoile-fleur, vit au sommet dans un état de léthargie comparable à la mort. Elle est morte à moi-même, puisque je n'ai plus connaissance des voies qui mènent jusqu'à elle, et que je suis dans l'ignorance des rites, et techniques d'éveil.

Et mon luth constellé, c'est-à-dire mon corps, image de l'univers, porte le Soleil noir de la Mélancolie, au lieu du soleil actif, vif, dont les rayons-étincelles illuminent, répandant jouvence, amour, joie et jubilation. Le lion ailé tombe du niveau du coeur à celui du foie où il perd ses ailes-rayons en même temps qu'il passe de la couleur rouge oxygénée au noir de la bile tourbeuse. Cette étoile en voie d'extinction, ce soleil privé de radiance, cet astre en chute initie dans le cosmos une dégression, inclinant tout à la tristesse et à la mort. Un tel soleil n'engendre pas, mais dégénère le lotus d'en haut, qui se fane en une fleur nommée Mélancolie (bile noire), laquelle s'immerge dans les eaux intérieures.

***

Dans la nuit du tombeau, toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleurqui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le pampre à la rose s'allie.

Temple, corps et cosmos, images d'une même réalité,n'ayant plus pour luminaire qu'un soleil noir,une étoile morte, deviennent tombeau que la nuit envahit. Cependant,
je sais que tu n'es pas morte, Toi, ma dame, et qu'au haut de la tour tu survis
dans le sommeil et l'attente. En rêve u m'as consolé, en rêve seulement puisque la voie de la connaissance est occultée et que nous sont dérobées les clefs de la science sacrée. Sensible à ma désolation, prenant pitié de mon état, peut-être me rendras-tu le Pausilippe et la mer d'Italie (le feu et l'eau solaires), la fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé, le lotus émergeant des eaux nocturnes et inférieures et d'où naissent en même temps les dieux et les signes, parole et hiéroglyphes constituant le vrai livre de vie.

Rends-moi la fleur, rends-toi à moi-même, puisque tu es cette fleur-dame au haut de la tour et que d'être disjoint de toi, éloigné, mon coeur (= soleil = étoile = lion ailé) noircit et s'éteint, devenant soleil de mélancolie, étoile mourante ou morte, lion aptère dans le désert ténébreux. Mais comment rendre la fleur à celui qui ne l'a jamais réellement reçue? Que l'amant sache par le rêve que la dame-fleur est le seul objet désirable, ne fait pas qu'il découvre la parole-voie conduisant jusqu'à elle. Les noces ne peuvent pas s'accomplir parce qu'il ignore comment on gravit l'escalier intérieur qui donne accès à la chambre haut
où l'aimée se tient.

Il y aurait noces si m'était dévoilé le secret de la treille, car dans la treille le feu à l'eau s'allie, le soleil (Adam) s'unit à l'eau (Ève) pour que jaillisse le vin de la connaissance. Alors, par ce vin, j'obtiendrais la rose, ou dame-fleur, et de cette union nous naîtrions à l'Amour, c'est-à-dire au vrai monde.

***

Suis-je Amour ou Phébus?... Lusignan ou Biron?
Mon front est rouge encor du baiser de la reine;

Je voudrais être Amour conjoint à Psyché
Phébus-Apollon époux et frère de Phébé, or allié à l'argent. Au cours des noces alchimiques, lune et soleil s'aiment pour s'abolir dans la pierre unique et rouge,les pôles féminin (argent) et masculin (or) s'annulant dans la complétude de l'Unité ou Principe.

Plutôt, je suis Lusignan veuf de Mélusine. Avant de la perdre par ignorance, j'eus de mon mariage avec elle, en raison même de mon ignorance, des fruits monstrueux très semblables aux Chimères. Mais aussi bien ne serais-je pas Biron, le décapité, le séparé du ciel (crâne), celui dont la tour est brisée puisqu'on lui a tranché le cou, lui interdisant par cet acte l'accès à la demeure secrète de la dame, au sommet où la fleur éclôt?

Il est bon de rappeler ici que Charles, duc de Biron, fut décapité le 31 juillet 1602 dans la cour de la Bastille. Cependant, c'est à la Révolution française qu'allait appartenir de perfectionner et de développer le système de la décapitation, cela par l'emploi de la guillotine, inventée par Joseph-Ignace Guillotin, professeur d'anatomie, et mise en service pour la première le 25 avril 1792. Notons que la guillotine est le plus parfait instrument qu'ait trouvé l'homme pour tenter d'anéantir son prochain, pour le précipiter de la royauté dans le néant. En effet, par le couperet, on tranche l'axe du monde, on brise le temple, on sépare le ciel-éther (tête) de l'air-feu (poumons-coeur = aigle = lion ailé) et de la terre-mère (terre-eau = viscères et sexe = serpent). Ajoutons encore que les circonvolutions du cerveau répondent à celles des intestins. Le serpent qui est en bas lové au sein des eaux inférieures vit en haut comme porte-lumière, Lucifer. Mais selon l'arbre et le fruit choisis, Lucifer peut être Satan ou Christ en l'homme.

***

(...)
Mon front est rouge encor
du baiser de la reine;

Ce baiser me donne la preuve d'une visite de la dame. Il a été déposé au point exact où l'Égypte fait surgir l'uraeus, trait fulgurant de l'illumination. J'aurais donc atteint l'état que nous propose l'union d'Amour et de Psyché, de Phébus et Phébé. Cette dame étant la reine, je suis le roi par elle élu.

***

J'ai rêvé (...)

Immense abîme! La réalité est venue me visiter dans mon sommeil,état naturel et inconscient, quand l'état d'éveil seul est surnaturel et surconscient.

***

dans la grotte où nage la sirène

L'antre des nymphes, la grotte de Galatée,la baignoire de Mélusine. N'ai-je pas été ramené aux eaux primordiales? Au lieu de monter, ne suis-je pas descendu, séduit? La sirène nage-t-elle dans les eaux de la grâce ou bien m'invite-t-elle à l'inceste?

***

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

Oui, je suis bien retourné aux eaux-mères dont j'avais déjà été arraché; les ayant traversées une fois pour naître, je viens de les franchir de nouveau, au risque de sombrer. Au cours des âges il fut donné seulement à quelques hommes d'accomplir cet exploit. L'un d'eux se nommait Orphée. À cause de sa dame perdue, il avait entrepris le voyage. Sur ses traces je suis descendu aux Enfers; en chemin j'ai trouvé sa lyre (mon propre corps- cosmos)sur quoi je module le poème de là-bas rapporté, poème qui est fait des soupirs de la sainte (en extase et béatitude dans la lumière)et des cris de la fée (appelant aux noces nocturnes), toutes deux n'étant qu'une dans Eurydice dans la dame que chantèrent les troubadours, dans celle qui sommeille au plus haut du château endormi que je hante.

Robert Marteau© (L'imagination créatrice)

Rapport de
Y'becca
sur la plainte d'une Femme ayant eu une fausse couche
ou d'avoir été violé par la violence.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: L'Avortement, La Vie, La Constitution, La Justice et Y'becca   Ven 14 Avr à 8:00

Title Δοκιμή λέιζερ στην ESA
Released 13/04/2017 9:23 am
Copyright ESA-–Anneke Le Floc'h, CC BY-SA 3.0 IGO
Description

Δοκιμή λέιζερ στο τεχνικό κέντρο της ESA στην Ολλανδία.

Το Εργαστήριο Οπτο-ηλεκτρονικής ερευνά συσκευές που παράγουν, ανιχνεύουν και χειρίζονται το φως, όπως τα λέιζερ υψηλής απόδοσης, τους ανιχνευτές φωτονίων και τις οπτικές ίνες.

Συνεργάζεται στενά με το γειτονικό Εργαστήριο Οπτικής, το οποίο ειδικεύεται στο σχεδιασμό, την εκτίμηση και τον έλεγχο των οπτικών στοιχείων για διαστημικά τηλεσκόπια, φωτογραφικές μηχανές και μέσα απεικόνισης, καθώς και στην αξιολόγηση των οπτικών ιδιοτήτων των νέων υλικών και των επιστρώσεων και την αξιολόγηση κάθε βλάβης που προκαλείται από λέιζερ.

Τα δύο εργαστήρια συνεργάζονται για να υποστηρίξουν τις αποστολές και τα έργα της ESA καθ' όλη τη διάρκεια λειτουργίας τους.
Id 376063

Psalms 104 sung in ancient Hebrew | ברכי נפשי את ה' - תהלים ק"ד
https://www.youtube.com/watch?v=--UABwqW9Sg

Psalm 27, "ADONAI Ori" The L-RD is My Light
https://www.youtube.com/watch?v=wMZkqhZFVqc
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L'Avortement, La Vie, La Constitution, La Justice et Y'becca
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