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 GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.

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yanis la chouette



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MessageSujet: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 3:29

La révolte du Rand (ou rébellion du Rand) est une révolte armée des mineurs afrikaners de la région du Witwatersrand, survenue en mars 1922 dans une période de dépression économique, afin de défendre leurs privilèges sociaux et raciaux, acquis selon le principe du Colour Bar. La sanglante répression du mouvement ouvrier jette le discrédit sur le gouvernement sud-africain de Jan Smuts et aboutit à une alliance électorale entre le parti national de James Barry Hertzog et le parti travailliste du colonel Frederic Creswell, vainqueur des élections générales de 1924.

UNE HISTOIRE SOMBRE DANS LA RÉALITÉ DU TRAVAIL ET DU FAIT DE DISTINGUER DANS UN ÉTAT...

Historique

En 1922, les grands centres miniers du Witwatersrand connaissent une série de grèves qui débouchent sur une véritable insurrection.
Origines

L'exploitation minière de l'or et du diamants débutée à un rythme effréné à la fin du XIXe siècle, avait été perturbée par la seconde guerre des Boers (1899-1902). Le début du XXe siècle, précédant la formation de l'Union sud-africaine, est pour sa part marqué par d'importants troubles sociaux dans le secteur minier (grèves) autour de revendications axées sur les emplois réservés et la volonté des mineurs et ouvriers blancs de ne pas subir de concurrence salariale ou sociale avec les populations noires1.

À l'origine, la division hiérarchique du travail, organisée sur une base raciale, avait réservé les emplois de supervision et les emplois qualifiés à des Blancs tandis que tout ce qui avait trait au travail non qualifié (mineur de fonds) et moins bien payé était réservé aux Autochtones noirs ou coloureds. L'exploitation minière nécessitant toujours plus de main d'œuvre non qualifiée, la chambre des mines avait fait instaurer un système productif destiné à drainer la main d'œuvre noire de toute l'Afrique australe vers les mines du Witwatersrand dont elle assurait la formation. Cette main d'œuvre se révèle toutefois vite insuffisante et indocile2,1. Les grands magnats (les randlords) firent alors appel à des Chinois, encore moins bien payées que la main d'œuvre noire mais l'expérience ne devait pas durer plus de 5 ans, de 1905 à 1910, et se terminait par leur rapatriement.

Par ailleurs, à la fin de la guerre des Boers, une population blanche rurale, misérable et sans aucune qualification, issue du monde rurale, était venue également s'agglutiner dans les zones urbaines à la recherche d'un emploi.

En 1910, l'Afrique du Sud devint un dominion britannique, l'Union de l'Afrique du Sud avec un gouvernement sensible aux intérêts miniers. Les droits fonciers des Noirs autochtones sont restreints pour les contraindre à venir travailler dans les mines. Parallèlement, le prolétariat des mineurs et ouvriers blancs, principalement Afrikaners, obtiennent en 1911 une garantie d'emploi réservé en fonction du Colour Bar2.

Les mineurs blancs bénéficièrent de la prospérité et de la croissance mondiale de leur secteur d’activité durant la Première Guerre mondiale. Ainsi, depuis 1902, leurs salaires horaires avaient augmenté de 60 % contre seulement 9 % pour les Noirs. Mais si au début de l'exploitation minière, les Autochtones ne possédaient pas les compétences nécessaires et devaient être formés, nombre d'entre eux avaient acquis, au fil des années, des compétences sans que leurs salaires soient en rapport avec leurs nouveaux niveaux de qualification. En 1918, les syndicats de mineurs blancs avaient cependant obtenus de la chambre des mines qu'aucune position hiérarchique occupé par un travailleur blanc ne soit donnée à un travailleur noir ou de couleur1.

Au début des années 1920, la prospérité économique est retombée et les sociétés minières sont confrontées à une hausse des coûts et une baisse du prix de l'or sur les marchés (entre février et décembre 1920, l'once d'or passe de 130 shillings à 95 shillings1). Les dirigeants des sociétés minières estiment alors que si les couts de production n'étaient pas réduits, il leur faudrait procéder au licenciement de 10 000 mineurs blancs et à celui de milliers de mineurs noirs, sans pour autant garantir la viabilité financière des exploitations. La Chambre des Mines a rapidement pris conscience qu'elle a plus intérêt à donner aux travailleurs noirs une qualification et à les substituer aux ouvriers blancs, d'autant plus qu'à travail égal, ils restent moins payés2. Elle présente alors un plan de réduction des coûts du travail basé sur la suppression du colour bar et l'augmentation des ratios de travailleurs noirs. Elle annonce notamment l'abandon de l'accord conclu avec les syndicats en 1918 et le remplacement de 2 000 travailleurs blancs semi-qualifiés par des travailleurs noirs à bon marché1. Les directeurs des mines et les responsables des grands groupes miniers commencent alors à recruter davantage de Noirs pour des salaires moins élevés que ceux des mineurs blancs. Ces derniers ne restent pas inertes. Les premiers à réagir contre cette remise en cause du colour bar sont les puissants syndicats anglophones, assez vite rejoints par les ouvriers afrikaners, nettement plus anti-capitalistes et hostiles au gouvernement. Les premières grèves, sporadiques, éclatent dès 1921 et commencent à prendre de l'ampleur à la fin de l'année1.
Le début des grèves

Alors que les magnats miniers s’organisent dans la chambre des mines pour faire face aux revendications salariales des ouvriers, les syndicats miniers se regroupent au sein d’une fédération industrielle. Les mineurs sont prêts à se mettre en grève alors que leur revendications sur le maintien du colour bar dans l'industrie sont soutenus au parlement par le parti national des Afrikaners et par le parti travailliste sud-africain essentiellement anglophone. Des meetings sont organisés dans tout le pays, notamment auprès des Boers des zones rurales, pour apporter aides et soutiens aux grévistes.

L'appel à la grève plonge les activistes bolcheviks et communistes d'Afrique du Sud dans un grand dilemme. Les sentiments des grévistes et de leurs dirigeants sont fortement imprégnés de sentiments anti-autochtones. Dans le même temps, c'est une occasion unique pour exploiter l'opposition entre le Capital et le Travail. La plupart des militants socialistes sont d'ailleurs en accord avec les mots d'ordres (for a White South Africa) et les revendications des grévistes. Ainsi, à l'exception de quelques réserves, la majorité du parti communiste d'Afrique du Sud de W. H. Andrews se rallia aux mineurs, rationalisant le soutien communiste au motif que la véritable question n'est pas raciale mais salariale3, et appelle à renverser les capitalistes et à prendre le pouvoir, sous la bannière du slogan « Ouvriers de tous pays, unissez-vous pour une Afrique du Sud blanche »4. Le gouvernement de Smuts, fidèle à sa philosophie libérale, n’est encore jamais intervenu pour apaiser les tensions entre la chambre des mines et les syndicalistes.

Au jour de l’an 1922, les mineurs commencent à se mettre en grève à la suite de la réduction de leur salaire horaire. Ce sont d'abord les mines de charbon qui sont touchées suivies des mines d'or. De nombreuses professions de l'industrie de l'énergie emboitent le pas1.

Le 10 janvier, Bob Waterston, un député du Parti travailliste, parraine une résolution demandant l'établissement provisoire d'un gouvernement républicain. Tielman Roos, le chef du parti national dans le Transvaal, soumet cette proposition lors d'une conférence de parlementaires de son parti réunis à Pretoria. Elle est rejetée1.

Une dizaine de jours après le début des grèves, les directions des mines, d’un commun accord, décident alors de recruter encore davantage de mineurs noirs pour suppléer à la carence des grévistes provoquant l’arrêt de travail de plus de 20 000 mineurs blancs et des ingénieurs des mines. Smuts commence alors à tenter une médiation mais son impopularité parmi les mineurs, qui n’ont pas oublié son rôle pour empêcher la rébellion afrikaner de 1914, l’empêche d’être efficace. Les syndicalistes refusent ainsi de négocier par son entremise.

Smuts déteste les idéologies communistes et socialistes. Méfiant envers les mouvements de masse notamment ouvriers, il en est venu à se rapprocher des grands propriétaires des mines et des capitalistes pour qui, au début, il n’a pas une grande affinité.

Ainsi, bien qu’ayant proclamé son impartialité, il prend parti malgré lui pour la chambre des mines en demandant la reprise du travail au nom du maintien de l’ordre public.
L’épreuve de force se déplace ainsi vers une confrontation entre le gouvernement et les mineurs. Ces derniers, déjà soutenus par les communistes, reçoivent le soutien discret mais non inactif des nationalistes afrikaners, notamment du parti national de James B. Hertzog. Par le biais notamment de Tielman Roos, chef du parti au Transvaal, il fait connaître sa sympathie aux grévistes pour leurs revendications. Roos n’hésite pas à affirmer publiquement et fortement son soutien, qualifiant Smuts d’« agent de la chambre des mines ». Il suggère ainsi que les mineurs, les Afrikaners et la République sortiraient vainqueur de la confrontation avec les intérêts britanniques et juifs, principaux propriétaires des mines qui n’ont « rien à faire de l’Afrique du Sud ».
L'insurrection

La chambre des mines refuse alors la négociation avec la fédération industrielle. Les grévistes, certains en armes, commencent alors à défiler massivement dans les rues des villes minières du Rand, bloquant les artères principales. À Boksburg, la foule refuse de se disperser malgré les injonctions de la police. Celle-ci charge les manifestants. Les violences commencent. Les jours suivants, ils défilent en chantant "le drapeau rouge", l’hymne de leur révolution. La police leur tire dessus. Les évènements amènent Roos à exiger une enquête sur le comportement de la police ce que Smuts refuse.

Le 6 mars 1922, la fédération industrielle déclare alors la grève générale et appelle à l’aide tous les syndicats du pays. Les exactions des grévistes commencent à ensanglanter le Witwatersrand. Des journaliers noirs sont assassinés tout comme des représentants de la direction des mines.

Le 7 mars 1922, la grève est considérée comme insurrectionnelle. Au bout de deux mois de tensions, Smuts considère que les grévistes montrent enfin leur véritable visage et mettent au jour leur dessein, celui de répandre une terreur rouge en Afrique du Sud pour aboutir à une révolution communiste. Le premier ministre déclare que l’ordre sera maintenu dans le pays et refuse toute négociation ou compromis avec les dirigeants syndicaux. Il réquisitionne l’armée afin de rétablir l’ordre dans le Witwatersrand, arme la police à qui il donne l’autorisation de tirer et proclame la loi martiale le 10 mars.

Deux jours plus tard, Smuts est lui-même l’objet d’une tentative d’assassinat près de Potchefstroom par un groupe extrémiste lié aux grévistes. Parvenant à fuir avec son chauffeur, il gagne Johannesburg en automobile, forçant les barrages des mineurs, sous les balles tirées par les grévistes. Les pneus ayant été crevés, la voiture finit par stopper. Des coups de feu sont échangés entre Esselen, le secrétaire de Smuts, et les grévistes qui reculent. Smuts parvient néanmoins à rejoindre le quartier général des forces de police de Johannesburg, après avoir été notamment menacé à bout portant par le fusil d’un gréviste qui finalement renonce à tirer.
La contre-insurrection et la répression

À ce moment, l’ensemble du Reef (la zone minière du Rand) est sous le contrôle des insurgés, bien armés et bien organisés. Le centre de Johannesburg est par contre encore sous le contrôle de l’armée. La population civile est, elle, terrorisée alors que les propriétaires des mines se calfeutrent au sein du Rand Club, eux aussi armés et prêts à résister à un siège. Smuts organise lui-même la contre-offensive pour soumettre les insurgés. Il réorganise et concentre l’ensemble des forces de police qu’il lance à l’assaut du quartier général des insurgés. Il ordonne à l’aviation de bombarder les centres de résistance tandis que les renforts militaires commencent à affluer dans le Witwatersrand. Les insurgés résistent avec courage à Benoni, Boksburg, Brixton, et Langlaagte mais Smuts est alors sans pitié. Un baroud d’honneur a lieu à Fordsburg. Après avoir évacué les femmes et les enfants de la ville et lancé un ultimatum, Smuts fait alors quasiment raser sous les bombes l’école où se sont réfugiés les derniers résistants. Le 18 mars au soir, la révolution du Rand est terminée1. Près de 200 personnes ont été tuées, principalement des mineurs et des policiers. Plus de mille autres individus ont été blessés1.

Si 1500 mineurs sont immédiatement licenciés, d’autres comparaissent devant les tribunaux. Certains sont déportés et d’autres sont exécutés pour faits d’homicides. Quelques-uns, condamnés à mort, sont finalement graciés.

Les mineurs blancs sont alors obligés d’accepter les conditions de travail imposés par le patronat blanc, que ce soit la baisse des salaires et le recrutement plus important de Noirs dans les mines1. Néanmoins, pour apaiser les rancœurs des mineurs, le gouvernement adopte une nouvelle loi sur les emplois réservés aux Blancs dans le secteur minier et l’industrie.

Soulagé d’avoir maté les insurgés et fier d’avoir reçu à l’occasion le soutien des commandos des jeunes fermiers du Transvaal qui ont ramené l’ordre public aux côtés de l’armée et de la police, Smuts pense recevoir la gratitude de l’ensemble de l’opinion publique pour avoir mis fin aux troubles. L’opposition nationaliste se déchaîne contre lui, pointant le coût humain de la répression, les moyens employés et les dégâts matériels occasionnés dans les mines et les villes. En plein parlement, Hertzog interpelle Smuts, le déclarant responsable des troubles et du bain de sang pour n’avoir pas su négocier avec les mineurs et gérer les grévistes. Les partisans de Smuts se déchaînent violemment à leur tour contre Hertzog obligeant le speaker de la chambre à interrompre la session parlementaire.
Conséquences

Les pasteurs prennent position dans leurs églises contre « Smuts le sanglant ». Les travaillistes considèrent maintenant Smuts comme l’ennemi de la classe ouvrière et l’agent des conglomérats miniers. Leur alliance est désormais compromise. Nationalistes et socialistes ont désormais un ennemi commun soit Smuts et les magnats du Rand, incarnés caricaturalement dans la presse par le personnage de Hoggenheimer sous la plume du caricaturiste Daniël Cornelis Boonzaier2.
Le gouvernement Smuts en 1923:
Assis au 1er rang : Thomas Watt, F.S. Malan, Jan Smuts, Thomas Smartt, Henry Burton
Debout au 2d rang : N.J. de Wet, Deneys Reitz, Patrick Duncan, J.W. Jagger et Hendrik Mentz.

Au moment où Smuts est l’objet d’une véritable vindicte politique en Afrique du Sud, il se rend en Angleterre pour participer à une conférence impériale. L’Allemagne a cessé de payer les réparations qu’elle doit et en conséquence la France vient d’envahir la Ruhr. Smuts prend parti contre la France l’accusant d’être une menace pour la paix et demande l’organisation d’une grande conférence internationale et la révision du traité de Versailles afin que l’Allemagne ne soit pas asphyxiée financièrement et puisse se relever. Les journaux français s’en prennent violemment à Smuts l’accusant d’être un agent de l’Allemagne. L’intervention de Smuts est en fait mal accueillie par ses partenaires de l’empire, que ce soit les Canadiens et les Australiens, étonnés de voir un premier ministre d’un dominion d’outre-mer se mêler d’affaires internes à l’Europe sans consulter les ministres britanniques compétents sur le dossier. Les détracteurs de Smuts en Afrique du Sud en profitent pour relever que Smuts apparait encore une fois sur la scène internationale comme un agent du gouvernement britannique et de la chambre des mines et qu’il préfère gérer les affaires européennes et se désintéresse des intérêts du peuple sud-africain.

Dans le même temps, Tielman Roos mène une campagne très active contre Smuts dans les villes et villages du Transvaal alors que le pays connait encore la récession économique obligeant le gouvernement à réduire les dépenses publiques et que bon nombre de fermiers sont acculés à la ruine.

C’est dans un tel contexte que se profilent les élections générales en 1924. Dénonçant la politique répressive de Smuts, Hertzog rallie la majorité des pauvres blancs à qui il promet de les arracher de la misère mais aussi les coloureds de la province du Cap à qui il promet des droits politiques étendus. La défaite de Smuts est par conséquent générale. Non seulement, les nationalistes, alliés aux travaillistes, l’emportent sur le parti sud-africain mais Smuts lui-même est très difficilement réélu dans sa circonscription de Pretoria-ouest.

Voulant solder les conséquences sociales de la grève de 1922, trois lois sont adoptées, renforçant le colour bar dans les mines au profit des travailleurs blancs :

la Industrial Conciliation Act (loi sur la conciliation dans l'industrie) de 1924 concernant les dispositifs de négociations entre les organisations patronales et les organisations syndicales,
la Wage Act (loi sur le salaire) établissant un salaire minimum et les conditions d'emplois
la Mines and Works Amendment Act (loi sur les mines et le travail) de 1926 établissant le colour bar dans certains emplois miniers.

Divers

Une mini série sud-africaine en 8 épisodes, intitulée 1922, produite par la SABC et réalisée en 1984, raconte cet épisode de l'histoire sud-africaine.
Notes et références

↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k The Rand Rebellion of 1922 [archive]
↑ a, b, c et d Paul Coquerel, L'Afrique du Sud des Afrikaners, Ed. complexes, collection dirigé par Serge Bernstein et Pierre Milza, 1992, p. 99 et s.
↑ Edward Roux, Sidney Percival Bunting [archive], 1944
↑ Workers of the world, fight and unite for a White South Africa

Liens externes

The Rand Revolt strikers' stronghold at Fordsburg Square falls to the government [archive]
Rand Rebellion of 1922 [archive]


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Le syndicalisme est le mouvement qui vise à unifier les travailleurs dans des organisations, les syndicats, pour défendre leurs intérêts communs.

On peut aussi considérer que le syndicalisme est un mouvement qui vise à faire respecter les droits et la justice des hommes entre les différentes classes sociales.

Le syndicalisme désigne également l'action militante qui cherche à poursuivre les buts d'un syndicat.

Dans son sens le plus courant et le plus accepté, le terme syndicalisme s'applique aux syndicats professionnels et dans une moindre mesure aux syndicats étudiants et lycéens.

C'est la loi du 21 mars 1884 portée par Waldeck-Rousseau (libéral) qui a autorisé la création de syndicats en France. Plus généralement, les années 1880 ont marqué la naissance du phénomène syndical en Europe occidentale.

Le syndicalisme international

L'Association internationale des travailleurs (1864-1876) est la première tentative de rassembler l'ensemble des composantes du Mouvement ouvrier au niveau international. Après la disparition de l'AIT, l'Internationale ouvrière (1889-1923) rassemble à ses débuts syndicats et partis politiques ouvriers. Cependant en 1896, après l'expulsion des anarchistes, la plupart des syndicats quittent l'Internationale ouvrière. En 1901 les syndicats allemands, belges, anglais et scandinaves créent un Secrétariat syndical international qui devient en 1913 la Fédération syndicale internationale.

L'unité du mouvement syndical international dure peu, puisqu'après la Première Guerre mondiale, les syndicats chrétiens créent en 1919 la Confédération internationale des syndicats chrétiens, et les communistes, les syndicalistes révolutionnaires et les anarcho-syndicalistes créent en 1921 l'Internationale syndicale rouge (ou Profintern). Face à la Bolchevisation de l'ISR, les anarcho-syndicalistes, en conflit avec les communistes, constituent en 1923 une nouvelle Association internationale des travailleurs. En 1937, l'ISR se dissout, et ses organisations entrent dans celles de la FSI, préparant la voie vers l'unité du mouvement syndical international, mouvement que la Seconde Guerre mondiale interrompt.

L'unité se réalise après la Seconde Guerre mondiale, avec la création de la Fédération syndicale mondiale en 1945. Mais cette unité n'est pas complète, car les syndicats de la Confédération internationale des syndicats chrétiens n'y participent pas, et la montée des tensions de la Guerre froide va rapidement diviser la FSM.

L'acceptation, ou non, du Plan Marshall est le détonateur de la division syndicale internationale, qui poussent les syndicats sociaux démocrates et autonomes à se regrouper au sein de la Confédération internationale des syndicats libres en 1949. La rupture touche aussi les organisations nationales (rupture entre la CGT et la CGT-FO en France, rupture entre la CGIL, la CISL et l'UIL en Italie) et les organisations régionales (rupture entre la CTAL et la CIT en Amérique latine).

La disparition progressive des tensions de la Guerre froide, la chute de l'Union soviétique, et la réussite de l'unité syndicale européenne avec la Confédération européenne des syndicats poussent les deux confédérations internationales non-communistes (CISL et CISC, devenue en 1968 la CMT) à se rapprocher. Elles fusionnent en 2006 au sein de la Confédération syndicale internationale, qui rassemble aussi des organisations qui se sont désaffiliées d'une Fédération syndicale mondiale de plus en plus marginalisée.


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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 3:36

Le corporatisme est un terme faisant référence à deux concepts distincts, l'un doctrinal et idéologique, l'autre factuel et sociologique :

une doctrine économique et sociale basée sur le regroupement de différents corps de métier au sein d'institutions défendant leurs intérêts ;
l'utilisation de pouvoirs économiques, sociaux et politiques pour créer des groupements d'intérêt puissants et influents.


Traffic ou trafic ?
22 avril, 2011 @ 2:34 ASTUCES orthographe,Vocabulaire

Le mot traffic avec 2 F est le mot anglais, avec lequel beaucoup de francophones le confondent. Le mot français est trafic avec un seul F. Astuce pour s’en souvenir : penser au mot trafiquant pour lequel en général il n’y a pas de souci orthographique (sauf à savoir s’il prend un C ou QU, mais ceci fera l’objet d’un autre article). Il prend un seul F, donc trafic aussi.


Le nom anglais traffic, emprunté au français trafic et au vénitien traffico, désigne la circulation de véhicules ou de piétons, ou de données sur un réseau informatique. Ce sens a été repris par le mot français.

Il peut désigner :

Traffic, un film américain de Steven Soderbergh ;
Traffic, une mini-série de Stephen Hopkins, qui fait suite au film de Soderbergh ;
Traffic, un groupe de rock, avec Steve Winwood, Jim Capaldi, Chris Wood, et Dave Mason ;
Traffic, un album du groupe éponyme ;
Traffic, un jeu vidéo pour Amstrad CPC1 ;
Traffic, une chanson de Bernard Lavilliers ;
Traffic, un single du DJ néerlandais Tiësto ;
TRAFFIC, un groupe de parties prenantes, initié par le WWF et luttant contre le trafic de certains animaux et végétaux menacés ;
Traffic, le nom de deux transbordeurs de la White Star Line :
Le Traffic (I) en service de 1873 à 1955 ;
Le Traffic (II) en service de 1911 à 1941.

Voir aussi Human Traffic, un film de Justin Kerrigan.
Références

↑ « Traffic » [archive], sur CPC-Power (consulté le 18 décembre 2015).

Le corporatisme fasciste

Le corporatisme fasciste se distingue à la fois du corporatisme traditionaliste du type de celui prôné par l'Action française et de l'organisation sociale mise en place en Allemagne par les nationaux-socialistes :

Le corporatisme fasciste italien ne ressemblait que superficiellement au corporatisme de l’Action française, qui était essentiellement un moyen de contrebalancer l’influence de l’État. Les corporations italiennes, au contraire, sont au service de l’État et intégrées à celui-ci. Comme dit Gaëtan Pirou, « il s’agit beaucoup moins d’un système auto-organisateur des intérêts économiques que d’une ingénieuse présentation derrière laquelle s’aperçoit le pouvoir politique, qui exerce sa dictature sur l’économie comme sur la pensée ». Il s’agit moins d’un corporatisme analogue à celui de l’Ancien Régime que d’une théorie de l’État corporatif. Les institutions corporatives ne font qu’attester la domestication des intérêts économiques. Le mot de corporation, pour Mussolini, doit être pris dans son sens étymologique de « constitution en corps », cette constitution en corps qui est la fonction essentielle de l’État, celle qui assure son unité et sa vie.
Le corporatisme fasciste italien se distingue de la politique sociale allemande nationale-socialiste. Les contradictions entre les institutions sociales du fascisme et du nazisme suscitèrent d'ailleurs de vives polémiques lors de la promulgation presque simultanée de la loi allemande du 20 janvier 1934 sur le régime du travail et la loi italienne du 5 février 1934 sur l’organisation syndicale et corporative : les nazis avaient repris les termes chartes du travail et corporations dans un système qui supprimait les syndicats alors que le corporatisme italien les conservait sous une forme étatisée1. Au terme d’une controverse avec l’organe du Front du Travail, Der Deutsche, le Lavoro fascista écrivit que Hitler avait « livré les travailleurs allemands pieds et poings liés aux capitalistes ». Le journal national-socialiste répliqua que les syndicats fascistes perpétuaient la lutte des classes. La presse italienne rétorqua qu’ils étaient inéluctables et s’inscrivaient dans la lutte pour la vie. Le fascisme prétendait mettre travailleurs et employeurs sur un pied d’égalité, les uns et les autres ayant leurs syndicats et la corporation servant de médiateurs entre les intérêts divergents.


AINSI,

En français, le mot trafic est synonyme de commerce, notamment illégal, de marchandise. Il désigne également, par anglicisme (de l’anglais traffic), la circulation de véhicules ou de données sur un réseau informatique.

Sommaire

1 Commerce illégal
2 Circulation
2.1 de véhicules
2.2 sur un réseau informatique
3 Nom propre
4 Culture
4.1 Cinéma
4.2 Littérature

Commerce illégal

Le trafic d'animaux ;
Le trafic d'armes ;
Le trafic de biens culturels (dont le trafic d’œuvres d'art) ;
Le trafic de cadavres ;
Le trafic d'êtres humains ;
Le trafic de faux médicaments ;
Le trafic d'indulgences ;
Le trafic d'influence ;
Le trafic d'organes ;
Le trafic de stupéfiants ;

Circulation
de véhicules

Le trafic aérien, objet du contrôle aérien ;
le trafic routier, ou circulation routière ;

sur un réseau informatique

le trafic Internet ;
le trafic d'un site Web.

Nom propre

Renault Trafic est le nom de trois générations de véhicules utilitaires fabriquées par Renault : Renault Trafic I, Renault Trafic II et Renault Trafic III.

Culture

Le nom Trafic peut également désigner :
Cinéma

Trafic, un film français de Jacques Tati ;
Trafic d'influence est un film de Dominique Farrugia.

Littérature

Trafic, une pièce de théâtre de Louis Calaferte ;
Trafic est une revue de cinéma fondée par Serge Daney en 1991 ;
Trafic est une bande dessinée de Philippe Sternis et Patrick Cothias parue en 1985 ;
Trafic est un opus de la série CHERUB de Robert Muchamore.

Comme organisation sociale

Le corporatisme est la défense d'une organisation économique, sociale, voire politique, reposant sur des corporations professionnelles. Cette idéologie semble d'abord avoir été promue par les mouvements chrétiens sociaux, en référence aux corporations de métiers (artisans et marchands) du Moyen Âge.

Elle est ensuite réapparue à la fin du XIXe siècle en recherche d'une troisième voie socio-économique, entre le capitalisme libéral et les idéologies révolutionnaires (marxisme, anarchisme, etc.).

L'idéologie corporatiste a connu une grande vogue dans les années 1930, permettant de faire la synthèse de plusieurs mouvements d'apparence divergente :

Le néo-traditionalisme prôné par l'extrême droite (Action française, Jeune droite, les non-conformistes des années 30, la Phalange nationale au Chili, etc.). Il s'agit là de renouer avec une société organique, dans laquelle les individus ne sont plus des nomades isolés et concurrents, comme dans le libéralisme, mais les composants d’un seul corps dont chacun a sa place et un rôle à jouer pour le bien de l'ensemble.
Les recherches d'un socialisme non marxiste, par le moyen de la planification, de l'activité par branche professionnelle et par des négociations sociales par branches professionnelles (voir néo-socialisme).
La recherche d'une société plus organisée, rationnelle, menée par les ingénieurs technocrates (Auguste Detœuf, Groupe X-Crise, etc.).

Parmi les mouvements corporatistes et non-conformistes, beaucoup se sont rapprochés, temporairement ou non, de certaines formes de fascisme. Un certain nombre ont été en France des soutiens du Régime de Vichy qui prônait ouvertement ce mode d'organisation de la société.

Mécanismes utilisés

La défense d'intérêts particuliers vise essentiellement une protection contre la concurrence pour maintenir ou augmenter des avantages, généralement pécuniaires.

Les moyens revendiqués auprès des pouvoirs publics, avec un risque de collusion avec leur appareil, sont l'attribution de statuts privilégiés et de barrières / normes réglementaires sur l'exercice de l'activité, le tout présenté comme garantissant aux utilisateurs un meilleur professionnalisme. La cooptation, formalisée ou tacite, est également un moyen puissant du corporatisme.
En Europe

Dans l'Union européenne la mise en place d'un Marché unique des services, bien que prévue dans les traités successifs, se heurte dans de nombreux pays au corporatisme des professions à statut protégé et à la résistance des entreprises publiques de service et de leur personnel.
En France

Le corporatisme pratiqué par des organisations visant la défense exclusive d'intérêts propres à ces groupes, tant dans le secteur public que privé, peut être considéré comme un dévoiement de la démocratie.
Les grands corps de l'État

Les grands corps de l'État disposent d'un pouvoir économique, social et politique fort. Ils sont accusés de corporatisme parce qu'ils ne recrutent que dans certaines grandes écoles, elles-mêmes très sélectives.
Les organisations professionnelles

Certaines organisations professionnelles sont qualifiées de corporatistes lorsqu'elles contrôlent elles-mêmes l'accès à la profession, ou disposent d'une justice interne (qui n'est que complémentaire à la justice officielle, le régime dont bénéficiaient les corporations de l'Ancien Régime n'existant plus). Beaucoup de ces organisations professionnelles ont été créées à l'initiative de l'État, notamment pendant la période du régime de Vichy.

Les professions concernées sont nombreuses : dentistes, infirmiers, médecins, avocats, pharmaciens, notaires, huissiers de justice, administrateurs judiciaires, avoués, journalistes, conducteurs de taxis, etc.

Les autorités administratives indépendantes tombent dans cette dernière catégorie même si leurs membres peuvent ne pas être cooptés par la profession mais nommés par le gouvernement, faisant ressurgir un des thèmes recurrents de la pensée corporatiste : les relations entre l'État et les corporations.
Les grandes entreprises

Nombre de dirigeants des grandes entreprises étant issus de quelques familles ou des grandes écoles et, pour beaucoup, de parents cadres dans ce type d'entreprises, certains y voient une forme de corporatisme puisque l'accès par les « non initiés » n'y est pas aisé. Dans le même ordre d'esprit, les organisations patronales françaises défendent en priorité les chefs d'entreprises et les cadres dirigeants.

Les actions de communication et, notamment, de lobbying des grands groupes peuvent être interprétées comme une forme d'action corporatiste puisqu'elles ne visent pas l'intérêt général mais bien celui d'un groupe restreint de personne.

Dans le même ordre d'idées, on peut ajouter la résistance du personnel a statut spécial d'entreprises et administrations publiques en quasi-monopole.
Les « corporations » étudiantes

Ce terme est couramment utilisé pour désigner les associations de filières des établissements d'enseignement supérieur (médecine, droit, sciences, etc.).

Ces associations ont principalement des activités de services (prêt de blouse, distribution d'annales et de polycopié, orientations des étudiants) et d'animations (organisation d'opérations de prévention, de citoyenneté, de solidarité, de cohésion, etc.).

Certaines corporations sont présentes dans les instances de l'université ainsi qu'au CROUS pour représenter les étudiants de leurs filières. Toutefois, elles préfèrent souvent se regrouper au sein de fédérations d'associations qu'elles soient de région ou de filière afin de mutualiser leurs moyens ainsi que de représenter un maximum d'étudiants.

RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie

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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 3:45

Le trafic de cadavres est une activité illicite dont l'objectif est la mise à disposition de cadavres humains à ceux qui étudient l'anatomie ou pour en faire des poudres supposées avoir des vertus médicinales. Motivé par l'engouement pour la mummia (en), poudre issue des momies égyptiennes, ou par les dissections publiques pratiquées dans les théâtres anatomiques à compter du milieu du XVIe siècle, il donna lieu à toutes sortes de vols (vol de cadavres de pauvres avant leur inhumation, subtilisation de pendus, détournement de corps morts dans les hôpitaux) et de commerces dont on trouve des traces nombreuses dans la littérature de l'époque, notamment la violation de sépultures par des mercenaires payés par les anatomistes les plus fortunés (tel Vésale ou Gunther von Hagens dont la provenance des cadavres pour son exposition Body Worlds prête à controverse) voire des crimes pour vendre le corps à l'anatomiste1. Un moyen de se prémunir contre ce trafic pour les familles du défunt était de prolonger la veillée funèbre afin que la putréfaction du cadavre rende difficile voire impossible son utilisation par les anatomistes2.

Bodies: The Exhibition est une exposition itinérante, présentant des cadavres chinois. L'origine des cadavres et le consentement des Chinois dont les corps sont présentés ont posé problèmes dans plusieurs pays où l'exposition est produite. Il existe d'autres expositions similaires, présentant aussi des cadavres de Chinois. Certaines expositions ont été interdites4.

En France, la violation des sépultures pouvait entraîner une peine d'emprisonnement d'un an et une forte amende3

Le trafic de cadavres se distingue du trafic de condamnés à mort dont l'exécution pouvait consister en une vivisection humaine. S'ils en réchappaient, ils étaient graciés, à l'instar des condamnés qui survivaient à la pendaison. L'anatomiste Jean Riolan raconte que son père ou lui-même ont vu des pendus « ressuscités » sur la table de dissection. Ce trafic de condamnés fit l'objet de pratiques cyniques avec des condamnés qui étaient plusieurs fois exécutés pour ne pas être graciés et que leur corps fût mis à disposition des prosecteurs2.

Personnalités

Maurice Bouvier-Ajam
Émile Durkheim
François René de La Tour du Pin Chambly de La Charce
Gaëtan Pirou

Histoire

Deux cents familles
Non-conformistes des années 30
Charte du travail (régime de Vichy)
Troisième voie (politique)
Corporation (Ancien Régime)
Corporation paysanne
Coopérative

Concepts et courants de pensée

Néo-socialisme
Lobbying
Solidarisme
Troisième voie (politique)

Organisations

Autorité administrative indépendante
Guilde
Six corps de marchands
Corporation

Données sur le trafic des biens culturels

Le trafic illicite des biens culturels est souvent cité par les médias comme le troisième trafic dans le monde après celui des drogues et des armes mais le manque de données (Interpol déplore à ce titre un déficit de remontée d'information) rend ce classement incertain1.

En ce qui concerne le motif du vol, les médias citent souvent en premier des collectionneurs fous qui commanditent ou réalisent eux-mêmes le vol et le cachent dans un coffre-fort mais il n'y a encore aucune preuve tangible de ce fait (par exemple Stéphane Breitwieser, « l'Arsène Lupin des musées », n'est pas à proprement parler un « collectionneur coffre-fort »). Dans la plupart des cas, les voleurs pratiquent l'artnapping ou se servent des œuvres d'art comme monnaie d'échange : gage dans le cadre d'un trafic de drogue, arguments pour négocier avec la police2.

Selon les informations parvenues au Secrétariat général d'Interpol, les pays les plus touchés sont la France, la Pologne, la Russie, l'Allemagne et l'Italie, 80 % des vols concernant les domaines privés3.

Le trafic d'œuvres d’art passe principalement par la vente à des musées ou des collectionneurs privés par des marchands d'art et par le marché de l'art londonien dominé par les sociétés internationales de vente aux enchères d’œuvres d’art Christie's ou Sotheby's, comme les accusent le ministre britannique de la culture Kim Howells (en)4, les ventes s'y faisant sur catalogue qui n'a aucune valeur juridique et lorsque le forfait dans un pays étranger est avéré, il faut un accord bipartite entre la Grande-Bretagne et le pays d'où vient l'objet5,6,7. Selon un rapport en 2000 du McDonald Institute for Archaeological Research (en), entre 60 et 75 % des œuvres d’art antiques proposées à la vente aux enchères de Londres n'ont pas de publication rendant compte de leur provenance et sont donc probablement issues de fouilles illégales et clandestines, notamment en Irak, Italie, Inde, Chypre, Crète ou en Égypte8. Pour se prémunir de ventes issues de ce trafic et qui peuvent se faire à leur insu, Sotheby's s'est dotée d'un département des restitutions et Christie's d'un cabinet d'avocats qui analysent la provenance de toutes les œuvres d’art. Elles ont également contribué à l'élaboration de l'Art Loss Register (Registre des œuvres d'art perdues), tout objet volé répertorié dans ce registre étant exclu de leur catalogue9.

La législation française s'est durcie en 2008 : le vol ou le recel d'œuvres d'art est devenu une circonstance aggravante, on encourt désormais de trois à sept ans de prison, assortis d'amendes élevées. Ces mises en place ont permis de baisser considérablement les vols10. Le nombre de faits de vols de biens culturels en France est en effet redescendu en 2009 à 1 751 cas recensés par les services du ministère de la Culture et de la Communication (en lien avec l'OCBC et le Service technique de recherches judiciaires et documentation), alors qu'il a culminé en 1998 avec 7 857 cas, la majorité ayant lieu dans des habitations privées (6 230 cas), des châteaux et grandes demeures (1 266 cas), le vol dans les lieux de culte, les galeries, magasins ou lieux de culte étant plus faibles11.
La base Palissy

L'OCBC, utilise aussi pour ses investigations, les accès aux notices d'œuvres d'art, stockées dans la base Palissy en ce qui concerne les collections publiques, et les Monuments historiques.

Sur les 114 765 notices en février 2007,

1 584 notices concernent des œuvres volées, y compris partiellement : une statue dans un retable, un panneau de triptyque, etc.
1 380 notices relatives aux œuvres disparues qui n’ont pas donné lieu à des dépôts de plainte mais que l’on retrouve parfois sur le marché de l’art12.

Références et notes

↑ Édouard Planche, spécialiste de la Protection juridique du Patrimoine culturel, responsable à l’UNESCO du programme de lutte contre le trafic illicite des biens culturels et en faveur de leur restitution, « Les biens culturels dans la géopolitique mondiale », émission Géopolitique, le débat sur RFI, 21 avril 2013
↑ Jérôme Brisson, « La galerie fantôme des chefs-d'œuvre disparus » [archive], sur Rue89, 22 mai 2010 (consulté le 5 octobre 2010)
↑ Œuvres d'art volées Questions fréquemment posées [archive] Données Interpol
↑ (en) Colin Brown et Catherine Milner, « Top auction houses sell looted art, claims Howells » [archive], sur The Daily Telegraph, 25 mai 2003
↑ Philippe Flandrin, Trésors volés : les dessous du trafic, éd. du Rocher, 272 p. (ISBN 9782268072050)
↑ Ghislaine Guillotreau, Art et crime. La criminalité du monde artistique et littéraire et sa répression, Presses universitaires de France, 1999, p. 51
↑ (en) Barbara T. Hoffman, Art and Cultural Heritage. Law, Policy, and Practice, Cambridge University Press, 2006
↑ (en) Neil Brodie, Jenny Doole et Peter Watson, « Stealing History : the Illicit Trade in Cultural Material. Cambridge », McDonald Institute for Archaeological Research, 2000, p. 23
↑ (en) Jeanette Greenfield, The Return of Cultural Treasures, Cambridge University Press, 2007, p. 259
↑ vol d'œuvres d'art [archive] Article de Julie de la Patellière pour Evene, janvier 2010
↑ Sécurité des biens culturels [archive]. Source : Ministère de la Culture et de la Communication. Direction générale des patrimoines. Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) - Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ)
↑ Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, « Office central de lutte contre le trafic des biens culturels : Restitution d’œuvres d'art volées » [archive] [PDF], sur culture.gouv.fr, 22 février 2007 (consulté le 27 février 2016).

AINSI,

L’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (parfois abrégé en OCBC) est l'organisme de police français chargé de la recherche des biens culturels (notamment les œuvres d'art) volés à des particuliers ou des institutions culturelles (musées par exemple). C'est un service spécial de la Sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière (SDLCODF) de la direction centrale de la Police judiciaire.

Le travail de cette brigade spécialisée (constituée d'une trentaine d'agents) s'appuie notamment sur l'outil de reconnaissance des œuvres Treima (Thésaurus de recherche électronique et d'imagerie en matière artistique).

CHATEAUBRIAND : LES MARTYS (1809)

Thème
Ce roman historique veut prouver que le christianisme se prête mieux que paganisme, à l'emploi du merveilleux, au développement des caractères et au jeu des passions dans l'épopée. Eudore, officier chrétien de l'armée romaine, raconte ses voyages et ses amours, avant de périr dans l'arène en compagnie de son épouse Cymodocée, une jeune Grecque convertie par lui. C'est le parcours initiatique d'un jeune homme qui, de l'indifférence religieuse, s'élève jusqu'au zèle vertueux du martyr.
Chateaubriand a beaucoup mis de lui-même dans son héros un peu volage et dans ses souvenirs de campagnes, ce qui donne une tonalité très juste à certaines pages rappelant la Bretagne ou la campagne des Ardennes. Napoléon transparaît derrière Galérius, et l'infâme Hiéroclès fait penser à Fouché. L'épisode le plus fort des Martyrs est certainement celui des amours d'Eudore et de Velléda, la druidesse gauloise. Avec cette figure, Chateaubriand met en scène, encore une fois, la tentation qui rapproche deux amants de cultures différentes et, pour une fois, la transgression de l'interdit.

Les Martyrs, l'épopée au service de la foi
Le récit d'Eudore
Sous Dioclétien, (IIIème siècle après Jésus-Christ), en Messénie, l'aède Démodocus, prêtre d'Homère dont il est le descendant, élève sa fille Cymodécée dans les vertus païennes et l'a consacrée aux muses. Eudore, fils de Lasthénès a été envoyé, tout jeune, comme otage à Rome : il a oublié sa religion et mené une vie de plaisirs, en compagnie d'autres jeunes gens intelligents et instruits, Constantin, Jérôme, Augustin. Survint la campagne de Batavie contre les francs : Eudore y prend part et est blessé. Nommé gouverneur de l'Armorique, il conquiert l'amour de la druidesse Velléda, qui, découverte, se coupa la gorge avec une faucille d'or. Bouleversé, il fit pénitence et obtint sa retraite de Dioclétien et put regagner la Grèce.
Les amours et les martyrs d'Eudore
Au ciel, Dieu, parmi les bienheureux et les anges, a décidé qu'Eudore et Cymodocée ont une mission historique à remplir. Cymodécée s'éprend d'Eudore et son père l'autorise à se convertir pour l'épouser. Mais la persécution éclate contre les chrétiens ; Dioclétien publie un redoutable édit. Eudore accourt à Rome pour défendre ses coreligionnaires ; il est arrêté par Hiéroclès, premier Ministre du nouvel empereur Galérius. Cependant Hiéroclès tente de négocier la grâce d'Eudore auprès de Cymodécée ; mais Cymodécée se déclare chrétienne et elle est arrêtée à son tour. Eudore est condamné à mort ; lorsqu'il entre dans l'arène, Cymodécée le rejoint pour partager son sort et sa gloire.

Extraits
La druidesse Velléda
Sa taille était haute ; une tunique noire, courte et sans manches, servait à peine de voile à sa nudité. [...] La blancheur de ses bras et de son teint, ses yeux bleus, ses lèvres de rose, ses longs cheveux blonds qui flottaient épars, annonçaient la fille des Gaulois, et contrastaient, par leur douceur, avec sa démarche fière et sauvage. Elle chantait d'une voix mélodieuse des paroles terribles, et son sein découvert s'abaissait et s'élevait comme l'écume des flots. »

Rencontre d'Eudore et Cymodécée.
Une source d'eau vive, environnée de hauts peupliers, tombait à grands flots d'une roche élevée ; au dessus de cette roche, on voyait un autel dédié aux Nymphes, où les voyageurs offraient des vœux et des sacrifices. Cymodécée allait embrasser l'autel, et supplier la divinité de ce lieu de calmer les inquiétudes de son père, lorsqu'elle aperçut un jeune homme qui dormait, appuyé contre un rocher.

La direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) est l'une des directions actives de la direction générale de la Police nationale du ministère de l'Intérieur français.


Les Anarchistes
Leo Ferré

Ce titre est extrait de l'album : Poète, Vos Papiers
Année de sortie : 1967
Label : Barclay

Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart Espagnols allez savoir pourquoi
Faut croire qu'en Espagne on ne les comprend pas
Les anarchistes
Ils ont tout ramassé
Des beignes et des pavés
Ils ont gueulé si fort
Qu'ils peuv'nt gueuler encor
Ils ont le cœur devant
Et leurs rêves au mitan
Et puis l'âme toute rongée
Par des foutues idées
Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart fils de rien ou bien fils de si peu
Qu'on ne les voit jamais que lorsqu'on a peur d'eux
Les anarchistes
Ils sont morts cent dix fois
Pour que dalle et pourquoi ?
Avec l'amour au poing
Sur la table ou sur rien
Avec l'air entêté
Qui fait le sang versé
Ils ont frappé si fort
Qu'ils peuv'nt frapper encor
Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
Et s'il faut commencer par les coups d' pied au cul
Faudrait pas oublier qu' ça descend dans la rue
Les anarchistes
Ils ont un drapeau noir
En berne sur l'Espoir
Et la mélancolie
Pour traîner dans la vie
Des couteaux pour trancher
Le pain de l'Amitié
Et des armes rouillées
Pour ne pas oublier
Qu'y'en a pas un sur cent et qu' pourtant ils existent
Et qu'ils se tiennent bien bras dessus bras dessous
Joyeux et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout

De l'Occupation à la Libération (1939 - 1944)
Dans une France occupée, intervient le 23 avril 1941 une importante réforme législative qui instaure dans le pays une direction générale de la police nationale comportant notamment trois directions actives dont le service de police judiciaire qui remplace définitivement l'ancien Contrôle général des services de recherches judiciaires. Ce service regroupe, par un décret du 13 mai 1941, les brigades régionales mobiles et les sûretés. Quelques mois plus tard, un décret du 10 novembre 1941 donne aux brigades mobiles leur appellation d'aujourd'hui. Elles deviennent des services régionaux de police judiciaire (SRPJ) tout en voyant leur compétence étendue à la police économique et à la surveillance du territoire. La Libération fera toutefois table rase de cette réforme. Par un décret et un arrêté du 1er mars 1946, le service de police judiciaire est rattaché à la Sécurité publique et ses SRPJ redeviennent des brigades régionales de police mobile. Cela pour un temps seulement puisque, dès le 13 janvier 1947, un décret relatif à l'organisation et au fonctionnement des services extérieurs de police judiciaire rétablit les services régionaux de police judiciaire et fixe leur nombre à 17. Cette fois, plus aucune numérotation spécifique n'est attribuée à ces structures qui ont pour siège : Versailles, Lille, Rouen, Angers, Orléans, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon, Dijon, Reims, Rennes, Montpellier, Nancy, Strasbourg et Limoges.

SENTIMENTS ET CONVICTIONS SUR LE VERBE
PAR
LE CITOYEN TIGNARD YANIS.
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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 3:54

Ce recueil a pour fond l'une des époques les plus troublées de notre histoire, l'Ancien Régime, la révolution de 1789, celle de 1830, la monarchie de juillet. Entre les grandes scènes historiques, s'intercalent les portraits de ses muses, Mme de Beaumont, Mme de Duras, Mme Récamier, mais aussi des hommes politiques, Mirabeau, Danton, Charles X, Napoléon
Parc départemental de La vallée aux Loups - La Maison et parc de Chateaubriand
87 rue Chateaubriand
tél : 01 47 02 08 062
L'arboretum
102 rue Chateaubriand
Tél : 01 41 13 00 90
92 Châtenay-Malabry
RER B Robinson
C'est dans ce célèbre ermitage que Chateaubriand entreprend l'écriture de ses "Mémoires d'outre-tombe". L'auteur façonne la propriété à son goût, faisant édifier un portique soutenu par deux cariatides de marbre blanc et décorant la façade nord dans le style troubadour. Le parc arboré, planté par l'auteur lui-même, est un miroir de sa Bretagne natale et de ses voyages en Amérique et en Méditerranée. La maison restaurée avec soin offre un décor raffiné dans le goût du début du XIXe s.
Horaires
le samedi : 10h-12h et 14h-18h
le dimanche : 10h-18h
Tarifs : 4,50€. Gratuit le dimanche seulement.

Résumé
C'est à Rome, vers la fin de 1803, après la mort de Mme de Beaumont, que Chateaubriand conçut pour la première fois l'idée d'écrire les mémoires de sa vie. C'est un récit autobiographique et historique, dont Chateaubriand voulait faire un témoignage posthume, commencé en 1803, rédigé principalement de 1811 à 1822, et achevé de 1830 à 1841. Dans cette œuvre, il retrace les épisodes principaux de son existence aventureuse, des landes bretonnes aux forêts du nouveau monde, de l'armée des princes en Allemagne à l'exil en Angleterre. Les Mémoirestiennent aussi un peu du récit autobiographique tel que l'avait pratiqué Jean-Jacques Rousseau. Chateaubriand livre les secrets de son inexplicable cœur, se présentant comme le véritable René, révélant l'origine des sentiments qu'il avait prêtés aux êtres imaginaires de sa création et expliquant comment peu à peu ces personnages furent tirés de ses songes. Chateaubriand transforme les Mémoiresen un discours funèbre appelé à enregistrer de façon privilégiée les changements survenus dans l'histoire : disparition des hommes et des paysages, des croyances, des mœurs et des institutions. Complaisamment, Chateaubriand visite les cimetières, compte les morts et raconte les agonies, élevant ainsi le temple de la mort à la clarté de ses souvenirs, comme il se l'était promis. Il s'agit aussi d'un poème lyrique dont les sources d'inspiration sont nombreuses : la nature, la mer en particulier, l'amour, la jeunesse. Un double thème domine, la poésie du souvenir et de la mort. L'immortalité promise par la foi chrétienne ne lui suffit pas : il veut être immortel par sa gloire, dans la mémoire des hommes. C'est également un poème épique car si Chateaubriand n'aime pas Napoléon, il l'admire car il a le sens de la grandeur. Retomber de Bonaparte et de l'empire à ce qui a suivi, c'est tomber de la réalité dans le néant. Il s'annonce très clairvoyant lorsqu'il annonce l'avènement de la démocratie.

Extraits
Vie à Combourg (I,III,3)
Dix heures sonnaient à l'horloge du château : mon père s'arrêtait ; le même ressort, qui avait soulevé le marteau de l'horloge, semblait avoir suspendu ses pas.

Promenades dans Rome III 2ème époque)
Quand le temps est mauvais, je me retire dans Saint Pierre ou bien je m'égare dans les musées de ce Vatican aux onze mille chambre et aux dix-huit mille fenêtres. Il y a dans cette ville plus de tombeaux que de morts.

La cellule de Madame Récamier
Un corridor noir séparait deux petites pièces : je prétendais que ce vestibule était éclairé d'un jour doux. La chambre à coucher était ornée d'une bibliothèque, d'une harpe, d'un piano, du portrait de Mme de Staël et d'une vue de Coppet au clair de lune. Sur les fenêtres étaient des pots de fleurs. Quand tout essoufflé, après avoir grimpé trois étages, j'entrais dans la cellule aux approches du soir, j'étais ravi. La plongée des fenêtres était sur le jardin de l'abbaye, dans la corbeille verdoyante duquel tournoyaient des religieuses et couraient des pensionnaires.
III 2ème époque VII

Le choléra à Paris
Le choléra sorti du Delta du Gange en 1817, s'est propagé dans un espace de deux mille deux cents lieues, du nord au sud, et de trois mille cinq cents de l'orient à l'occident ; il a désolé quatorze cents villes, moissonné quarante millions d'individus. On a une carte de la marche de ce conquérant. Il a mis quinze années à venir de L'Inde à Paris : c'est aller aussi vite que Bonaparte : celui-ci employa à peu près le même nombre d'années à passer de Cadix à Moscou, et il n'a fait périr que deux ou trois millions d'hommes. IV,I,16...

Léo Ferré - Les Anarchistes (Live TSR)...
https://www.youtube.com/watch?v=QSQfKyg5bRg

CHATEAUBRIAND : ATALA (1801)...

Les amours de deux sauvages. Au moment où sévissait la mode des romans sombres et terrifiants, le public fut conquis par cette simple histoire d'amour. Le thème exotique n'était pas nouveau, parmi d'autres romans, Paul et Virginie.

Résumé
Atala ou les amours de deux sauvages dans le désert
Sur les rives du Meschacébé, en Louisiane, est fixée la tribu des Natchez, qui accueille le français René. Chactas, un vieil indien de cette tribu qui sous louis XIV, a visité la France, prend René en amitié au cours d'une chasse au castor et entreprend de lui conter les aventures de sa jeunesse. Il avait 20 ans lorsqu'il fut fait prisonnier par une tribu ennemie et sauvé par Atala, une jeune indienne élevée dans la religion chrétienne. Tous deux ont fui longtemps à travers la forêt. Au cours d'un orage, ils ont rencontré le père Aubry, qui veut convertir Chactas et l'unir à Atala. Mais Atala a été consacrée par sa mère à la vierge et elle croit que son vœu l'engage sans retour. Pour ne pas succomber à Chactas, elle se donne la mort.
Les sources
Chateaubriand s'inspire des récits du XVIIIe de Cook, de Bougainville qui nous avaient révélés les mœurs candides des peuplades sauvages. Chateaubriand prête à Atala, les charmes d'une jeune anglaise qu'il a aimée. Il se peint parfois avec ses désirs, ses passions, ses rêves, sous les traits du nostalgique et sage Chactas.

Extraits
Les chasseurs
.../Les perpétuelles contradictions de l'amour et de la religion d'Atala, l'abandon de sa tendresse et la chasteté de ses mœurs, la fierté de son caractère et sa profonde sensibilité, l'élévation de son âme dans les grandes choses, sa susceptibilité dans les petites, tout en faisait pour moi un être incompréhensible. Atala ne pouvait pas prendre sur un homme un faible empire : pleine de passions, elle était pleine de puissance ; il fallait ou l'adorer ou la haïr.
Après quinze jours d'une marche précipitée, nous entrâmes dans la chaîne des monts Allégany, et nous atteignîmes une des branches du Tenase, fleuve qui se jette dans l'Ohio. Aidé des conseils d'Atala, je bâtis un canot, que j'enduisis de gomme de prunier, après en avoir recousu les écorces avec des racines de sapin. Ensuite je m'embarquai avec Atala, et nous nous abandonnâmes au cours du fleuve.

Un dirigeant est celui qui est à la tête de l'organisation dont il est membre. Il dispose de pouvoirs formels qui lui sont donnés par la loi ou par les procédures de nomination.

Les missions de direction concernent ceux qui exercent des responsabilités, dirigent un service et réalisent des tâches de prévision, de commandement, de coordination ou de contrôle.

CHATEAUBRIAND : CHRONOLOGIE ET ŒUVRES (1768-1848)

1768
Fils de René-Auguste de Chateaubriand et d'Apolline de Bédée, François-René de Chateaubriand naît à Saint-Malo

1771
Après un séjour en nourrice à Plancoèt charmante commune des Cotes-d'Armor, il revient à Saint-Malo auprès de ses parents.

1783
Il entre au collège de Dinan (c'est là où j'ai fait mes études au Lycée) et son nom associé à Lamennais figure au nom des personnages célèbres y ayant étudié au dessus de la porte d'entrée.

1791
Il embarque à Saint-Malo pour l'Amérique, débarque à Baltimore, gagne les rives des lacs Ontario et Erié, voit les chutes du Niagara

1797
Essai sur les révolutions

1800
Il débarque à Calais avec un passeport au nom de David de la Sagne

1801
Il séjourne chez Mme de Beaumont
Atala

1802
René,
Le Génie du Christianisme

1809
Les Martyrs

1811
Il est élu membre de l'institut mais ne pourra siéger car son discours n'a pas reçu l'approbationItinéraire de paris à Jérusalem

1812
Mme de Noailles lui donne son congé

1815
Il part pour Gand

1820
Publication des Mémoires

1822
Il est nommé ambassadeur à Londres

1823
Il est devenu l'amant de Mme de Castellane

 1824
Il est chassé du Ministère

1828
Il part pour Rome en qualité d'ambassadeur 1830Il prononce un grand discours à la chambre des pairs et démissionne

1833
Il va à plaider la cause de la Duchesse du Berry

1838
Le congrès de Vérone

1841
Achèvement des Mémoires

1844
La vie de Rancé

1847
Mort de Mme de Chateaubriand

1848
4 juillet Mort de Chateaubriand

Au seuil du XXIe siècle, la police judiciaire s'est dotée de plusieurs structures nouvelles la préparant d'ores et déjà aux combats de demain. En 2000, ont été mis en place l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (décret du 15 mai 2000) ainsi que la section centrale de coopération opérationnelle de Police (SCOPol), regroupant en une plate-forme unique les trois canaux de coopération internationale (Interpol, Schengen, Europol).

Le 3 mai 2002 était créé, par décret, l'office central chargé des disparitions inquiétantes de personnes (OCDIP) ayant pour mission la recherche des personnes majeures ou mineures disparues dans des conditions inquiétantes. Le 18 décembre 2003 un décret créait l'office central chargé des personnes recherchées ou en fuite (OCPRF). Au niveau territorial, de nouvelles brigades de recherches et d'intervention (BRI) étaient mises en place à Bayonne (2001), Montpellier et Nantes (2003).

Léo Ferré - Ne chantez pas la mort (Caussimon).
https://www.youtube.com/watch?v=ebeibrd0J58

La DCPJ s'occupe de lutter contre :

   les atteintes aux personnes et aux biens ;
   les disparitions inquiétantes de personnes ;
   la répression du trafic des armes, explosifs et matières sensibles ;
   les personnes recherchées ou en fuite ;
   les escroqueries internationales ;
   le proxénétisme ;
   le trafic de biens culturels ;
   les trafics de véhicules volés et des documents administratifs ;
   le terrorisme ;
   le trafic de stupéfiants ;
   le blanchiment d'argent ;
   les infractions au droit des affaires ;
   la fausse monnaie et les contrefaçons ;
   la cyber-criminalité et les fraudes aux cartes bancaires.

SENTIMENTS ET CONVICTIONS SUR LE VERBE
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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 3:58

De l'après-guerre aux années 1980 (1945 - 1990)

L'immédiat après-guerre génère une pègre violente qui oblige la police judiciaire à s'adapter au plus vite. Le 25 octobre 1949, une circulaire porte création dans chaque SRPJ d'un groupe de répression du banditisme (GRB) plus spécialement chargé de lutter contre les malfaiteurs motorisés (tel le « Gang des Tractions Avant ») auteurs de multiples vols à main armée.

L'époque sera marquée pour la police judiciaire par la poursuite et l'arrestation de personnages du grand banditisme comme Pierre Loutrel dit « Pierrot le fou » (1948) ou encore Émile Buisson dit « l'Insaisissable » (1950). Elle verra aussi les enquêteurs de la « Centrale » comme ceux des services régionaux saisis d'affaires retentissantes : le vol des bijoux de la Bégum au Cannet (1949), la contre-enquête sur l'affaire Dominici (1952), l'enlèvement du petit Éric Peugeot (1960).

La loi du 9 juillet 1966, prolongement législatif voulu par le président Charles de Gaulle en réaction à l'affaire Ben Barka, dote la France d'une police nationale comportant en son sein une direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) dont les 18 services régionaux (celui d'Ajaccio est créé en janvier 1979) gardent leur implantation de 1947 même si chacun de leur ressort territorial fait l'objet d'une meilleure harmonisation avec celui des cours d'appel (décret du 15 février 1969). Les SRPJ étendent par ailleurs leur maillage territorial grâce à la création par un arrêté du 13 octobre 1969 d'antennes et de détachements qui leur sont directement rattachés.

Au niveau central, les sections spécialisées sont renforcées (6e section contre les menées subversives, 5e section contre les atteintes aux biens et aux personnes). Elles veillent en outre au fonctionnement des nouveaux offices créés par décrets interministériels et chargés de la répression du trafic des stupéfiants (décrets du 21 novembre 1933 et du 3 août 1953), de la répression de la traite des êtres humains (décret du 31 octobre 1958), de la répression du grand banditisme (décret du 11 octobre 1973) comme de celle du vol des œuvres et objets d'art (décret du 2 juin 1975 modifié par décret du 25 mars 1997) ou du trafic d'armes, munitions, produits explosifs, matières nucléaires, biologiques et chimiques (décret du 13 décembre 1982).

Les années 1970 et 1980 resteront pour la police judiciaire comme celles notamment du démantèlement de la « French Connection » et de la « Chinese Connection » avec leur cortège de trafiquants d'héroïne et de laboratoires clandestins. Elles se signaleront aussi par la lutte opposée aux criminels qui tenteront de pratiquer à grande échelle, comme alors en Italie, l'enlèvement de personnes avec demande de rançon. Grâce à l'action des services spécialisés de la police judiciaire à Paris et en Province (affaires Mérieux, Hazan, Thodoroff, Révelli-Beaumont, Empain, Maury-Laribière), le crime organisé s'écartera rapidement de cette pratique dont la France apparaît désormais relativement préservée.

Le grand banditisme étant toutefois encore actif, des brigades de recherche et d'intervention (BRI) sont mises en place à Lyon (1976), Nice (1978) et Marseille (1986) pour mettre en échec « le milieu » dans ces zones géographiques. Installées dans les SRPJ mais relevant de l'office central pour la répression du banditisme, ces brigades sont créées sur le modèle de la BRI parisienne, née en 1964 et vite baptisée « brigade antigang » par la presse nationale. L'organisation de la DCPJ est modifiée le 8 mars 1985 avec la création, aux côtés de la sous-direction des affaires criminelles et de la sous-direction des affaires économiques et financières, d'une sous-direction de la police technique et scientifique (SDPTS) qui va regrouper sous sa houlette les laboratoires de police scientifique de Paris, Lille, Lyon, Marseille et Toulouse ainsi que les services de l'identité judiciaire et ceux de la documentation criminelle. Le 2 avril 1985, les services régionaux de police judiciaire s'étendent outre-mer avec la création du SRPJ des Antilles-Guyane, portant leur nombre à 19.
Les réformes de la période contemporaine

Le 9 mai 1995, un décret fixe l'organisation centrale de la DCPJ en quatre sous-directions :

affaires criminelles,
affaires économiques et financières,
police technique et scientifique,
liaisons extérieures.

Au seuil du XXIe siècle, la police judiciaire s'est dotée de plusieurs structures nouvelles la préparant d'ores et déjà aux combats de demain. En 2000, ont été mis en place l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (décret du 15 mai 2000) ainsi que la section centrale de coopération opérationnelle de Police (SCOPol), regroupant en une plate-forme unique les trois canaux de coopération internationale (Interpol, Schengen, Europol).

Le 3 mai 2002 était créé, par décret, l'office central chargé des disparitions inquiétantes de personnes (OCDIP) ayant pour mission la recherche des personnes majeures ou mineures disparues dans des conditions inquiétantes. Le 18 décembre 2003 un décret créait l'office central chargé des personnes recherchées ou en fuite (OCPRF). Au niveau territorial, de nouvelles brigades de recherches et d'intervention (BRI) étaient mises en place à Bayonne (2001), Montpellier et Nantes (2003).

En application de la circulaire interministérielle du 22 mai 2002, des groupes d'intervention régionaux (GIR) ont été mis en place au sein de chaque région administrative, ainsi qu'à Paris et dans les départements de la petite et de la grande couronne, pour lutter contre l'économie souterraine et les différentes formes de délinquance organisée qui l'accompagnent, sources d'insécurité et de déstructuration sociale dans de nombreux quartiers sensibles. Les GIR sont rattachés, soit à une DIPJ ou une DRPJ (21), soit à une section de recherches de la gendarmerie nationale (14).

Le dispositif ultra-marin est constitué de 6 GIR : 2 sont rattachés à la DGPN et 4 à la DGGN, le 6e GIR a été mis en place en Polynésie le 16 décembre 2009. En août 2010 un 36e GIR à vocation départementale est créé, spécifiquement sur le département de l'Isère.

La réforme territoriale de la police judiciaire adoptée par le décret du 24 avril 2003 constitue l'une des 57 mesures du « plan de modernisation de la DCPJ 2003-2008 » adopté en octobre 2002. Définie par décret du 24 avril 2003, la réforme des structures territoriales de la DCPJ, destinée à moderniser son organisation sur l'ensemble de l'hexagone, instaure un nouveau maillage opérationnel. Sont ainsi créées d'une part neuf directions interrégionales de la police judiciaire (DIPJ) dont les sièges se trouvent à Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Orléans, Rennes, Strasbourg et Pointe-à-Pitre, et d'autre part deux directions régionales implantées à Ajaccio et Versailles, la direction régionale de Paris restant inchangée.

Les DIPJ sont composées d'un ou plusieurs services régionaux de Police Judiciaire (SRPJ) et d'une ou plusieurs antennes de police judiciaire, et les trois DRPJ de services départementaux s'agissant de celle de Paris ou, pour les deux autres, d'antennes de police judiciaire. Constituant l'une des priorités annoncées par la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI) du 29 août 2002, cette réorganisation étend le champ d'action des officiers de police judiciaire sur plusieurs régions ou départements.

Il s'agit en effet, pour la DCPJ, de s'adapter aux évolutions de la criminalité organisée, de mobiliser de façon plus souple et efficace les effectifs, de mutualiser certains moyens logistiques et prestations de police technique et scientifique, de renforcer le potentiel opérationnel existant et de s'adapter aux nécessités de la coopération transfrontalière, afin de lutter efficacement contre une délinquance de plus en plus violente, sophistiquée et mobile.

Pour y parvenir, cette réforme maintient les services d'enquêtes au plus près du terrain, puisque les SRPJ et les antennes composant les DIPJ subsistent et demeurent des maillons opérationnels de première ligne, notamment pour les investigations et la coopération transfrontalière. À l'occasion de cette réforme, ont été pérennisées des antennes mises en place à titre expérimental : Saint-Étienne, Le Havre et Coquelles, recréée l'antenne de La Rochelle et créée la nouvelle antenne d'Auxerre.

Par arrêté du 13 mai 2005, l'organisation de la DCPJ a été modifiée : la sous-direction des liaisons extérieures (SDLE) a été remplacée par la sous-direction des ressources et des études (SDRE), compétente pour l'ensemble des sujets et des enjeux transversaux de la direction. À cette occasion, la division des relations internationales (DRI), précédemment incluse dans la SDLE, a été placée auprès du directeur central tandis que l'ancienne division du personnel et des moyens, auparavant rattachée au directeur central, intégrait, sous la dénomination de division des ressources et des moyens, la SDRE. Cette division est aujourd'hui composée de trois entités, la division du budget et de la logistique, la division des ressources humaines et de la formation promotionnelle, et la section des finances, des régimes indemnitaires et des missions.

L'arrêté du 19 mai 2006 prolonge encore la réforme des services centraux de la DCPJ. Celle-ci se traduit par deux modifications majeures du dispositif :

la création de la sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière (SDLCODF) par regroupement des sous-directions des affaires criminelles (SDAC) et des affaires économiques et financières (SDAEF) ;
la transformation de la division nationale anti-terroriste (DNAT) en sous-direction anti-terroriste (SDAT).

L'organisation de la DCPJ a donc été revue à plusieurs reprises. Elle est restée régie, de 2006 à 2009 par cet arrêté du 19 mai 20062. À la suite de la fusion au 1er juillet 2008 des Renseignements généraux (RG) et de la direction de la Surveillance du territoire (DST), la branche « courses et jeux » des RG lui a été transférée. L'arrêté du 5 août 2009 fixe les missions et l'organisation du service3.

Le 5 avril 2017, la sous-direction de la police technique et scientifique prend son autonomie, à l'exception du service central de documentation criminelle4.

Organisation

La DCPJ est dirigée par un directeur central assisté d'un adjoint. Elle est composée de services nationaux, spécialisés et territoriaux.
Quatre unités centrales

l'état-major (dont une mission de liaison gendarmerie - MLG),
la division des relations internationales,
le service central des courses et jeux,
la division nationale de la documentation criminelle et de la coordination de la police technique.

Quatre sous-directions

La sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière (SDLCODF). Cette sous-direction est dirigée par un inspecteur général, secondé par deux contrôleurs généraux et un commissaire divisionnaire. Cette sous-direction est divisée en trois divisions et neuf offices centraux avec leurs brigades spécialisées et leurs groupes spécialisés :
la division de l'analyse et de la coordination (DAC) ;
la division de la logistique opérationnelle (DLO) ;
la coordination nationale des groupes d'intervention régionaux (CNGIR) ;
le service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique sur la criminalité organisée (SIRASCO) ;
l'OCLCIFF (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales) au sein duquel sont placées la brigade nationale de lutte contre la criminalité financière et fiscale (BNLCFF), la brigade nationale de répression de la délinquance fiscale (BNRDF), et l'unité d'appui stratégique (UAS) ;
l'OCLCO (Office central de lutte contre le crime organisé) au sein duquel sont placées la brigade de recherche et d'intervention criminelle nationale (BRIN) la brigade nationale de répression du banditisme et des trafics (BNRBT), la brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF) ;
l'OCRTEH (Office central de répression de la traite des êtres humains) ;
l'OCBC (Office central de lutte contre le trafic des biens culturels) ;
l'OCRTIS (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) ;
l'OCRGDF (Office central de répression de la grande délinquance financière) au sein duquel sont placées la brigade centrale pour la répression des fraudes communautaires (BCRFC), la brigade de recherches et d'investigations financières nationales (BRIFN) et la plate-forme d'identification des avoirs criminels (PIAC) ;
l'OCLCTIC (Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication) au sein duquel sont placées la brigade centrale pour la répression des contrefaçons des cartes de paiement (BCRCCP), la plate-forme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements (PHAROS) et la plate-forme téléphonique nationale d'information et de prévention sur les escroqueries « info escroqueries » ;
l'OCRFM (Office central pour la répression du faux monnayage) au sein duquel est placée la brigade centrale pour la répression des contrefaçons industrielles et artistiques (BCRCIA) ;
l'OCRVP (Office central de la répression de la violence faite aux personnes) ;
la brigade nationale d'enquêtes économiques (BNEE) ;
la brigade nationale de lutte contre la criminalité organisée corse (BNLCOC) ;
le service interministériel d'assistance technique (SIAT).
la sous-direction anti-terroriste (SDAT). Chargée de la prévention et de la répression du terrorisme national et international, y compris dans ses aspects financiers, elle comprend :
la division nationale pour la répression du terrorisme international ;
la division nationale pour la répression du terrorisme séparatiste ;
la brigade d'investigations financières, antenne de l'office central pour la répression de la grande délinquance financière ;
une division de la logistique opérationnelle.
la division nationale de la documentation criminelle et de la coordination de la police technique
la sous-direction des ressources, de l'évaluation et de la stratégie (SDRES).
la sous-direction de lutte contre la cybercriminalité (SDLC), créée en 2014, chargée de la prévention et de la répression de la cybercriminalité.

Onze directions territoriales

2 directions régionales de police judiciaire (DRPJ) :
Ajaccio
Versailles
9 directions interrégionales de police judiciaire (DIPJ) :
Antilles-Guyane
Bordeaux (SRPJ : Bordeaux et Toulouse)
Dijon
Lille
Direction interrégionale de la police judiciaire de Lyon
SRPJ de Lyon
SRPJ de Clermont-Ferrand
Marseille (SRPJ : Marseille et Montpellier)
Orléans (SRPJ : Orléans et Limoges)
Rennes (SRPJ : Rennes, Angers et Rouen)
Strasbourg (SRPJ : Strasbourg, Nancy et Reims)

Les DRPJ de Versailles et d'Ajaccio, ainsi que les 9 DIPJ reposent sur :

19 services régionaux de police judiciaire (SRPJ)
31 antennes de police judiciaire (exemple : antenne PJ de Nice de la DIPJ de Marseille ou les 4 antennes PJ (Cergy, Évry, Meaux, Melun) de la DRPJ de Versailles.
3 détachements PJ (Coquelles, Quimper et Saint Martin).

Directeurs centraux

Jacques Genthial : 1990-1993
Jacques Franquet : 1993-1995
Bernard Gravet : 1995-1999
Patrick Riou : 1999-2002
Gérard Girel : 2002-2004
Martine Monteil : 2004-2008
Christian Lothion : 2008-2013
Mireille Ballestrazzi : depuis 2013

Articles connexes

Brigades du Tigre
Direction régionale de la police judiciaire de Paris
Service régional de police judiciaire

Liens externes

Direction centrale de la police judiciaire [archive], sur le site de la Police nationale
L’activité des offices centraux de police judiciaire de la police et de la gendarmerie nationales, La criminalité en France (lire en ligne [archive] [PDF]), rapport 2016 de l'observatoire national de la délinquance et des réponses pénales

Notes et références

↑ « Histoire de la Police judiciaire » [archive], sur Police nationale (consulté le 27 janvier 2015)
↑ Arrêté du 19 mai 2006 relatif aux missions et à l'organisation en sous-directions de la direction centrale de la police judiciaire et portant création de services à compétence nationale [archive]
↑ Arrêté du 5 août 2009 relatif aux missions et à l'organisation de la direction centrale de la police judiciaire [archive]
↑ Arrêté du 5 avril 2017 pris pour la mise en œuvre du service central de la police technique et scientifique et modifiant l'organisation centrale de certaines directions actives de la police nationale [archive]

Leo Ferre, La Memoire et la mer.
https://www.youtube.com/watch?v=rynZ2LRpAyo

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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 4:02

La grande grève des mineurs d'Anzin est une longue grève des mineurs de la compagnie des mines d'Anzin en 1884 qui aboutit à l'autorisation des syndicats par la loi Waldeck-Rousseau.

Elle regroupa 40 000 grévistes pendant 56 jours et, répercutée par la presse, eut un retentissement national. Émile Zola s'en inspira pour écrire Germinal.

Contexte
Articles détaillés : Compagnie des mines d'Anzin et Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

La Restauration créa un contexte économique favorable au développement des industries du Nord, entre autres par son protectionnisme. La Compagnie des mines d'Anzin devint une société importante, comptant parmi les membres de son conseil d'administration des personnalités politiques influentes.

En 1833, les mineurs de la compagnie entamèrent une grève connue sous le nom d'émeute des quatre sous, la revendication étant l'annulation d'une baisse de salaire de ce montant décidée par la compagnie. Au bout de quatre jours de grève, et d'occupation du siège, la compagnie des mines fit appel à la troupe, et 3 000 soldats occupèrent les corons et les fosses1. Les mineurs reprirent le travail sans avoir rien obtenu. Les meneurs furent jugés pour coalition, et condamnés pour certains à des peines légères ; mais les journaux se faisant l'écho du procès révélèrent la condition des mineurs, et la Compagnie finit par céder sur la question de salaire2.

Avec la découverte de la continuation du gisement houiller dans le Pas-de-Calais en 1841, la Compagnie des mines d'Anzin, qui se trouvait jusque-là en situation de quasi-monopole, fut soumise à plus forte concurrence, face à des sociétés plus modernes. Répercutant sur son personnel les nouvelles contraintes de rentabilité, elle connut plusieurs grèves dans la seconde moitié du XIXe siècle, qui affectèrent la ville d'Anzin dont elle demeurait le principal employeur, et où les corons furent occupés par la troupe à plusieurs reprises3.

En 1882, le krach de l'Union générale, né de spéculations boursières des milieux catholiques, mit en difficulté les compagnies minières pour plusieurs années.

En 1883, Émile Basly créa à Anzin le premier syndicat de mineurs.
Causes directes

C'est en 1884 qu'éclata la grande grève des mineurs d'Anzin.

La cause en était un changement d'organisation : le boisage de galeries, jusque là confié aux raccommodeurs fut affecté aux mineurs de fond eux-mêmes. Non seulement cela leur faisait un manque à gagner, puisqu'ils étaient payés à la quantité de houille remontée, mais de plus cela privait d'emploi les mineurs les plus âgés, à qui était traditionnellement attribué le rôle de raccommodeur.
Déroulement

Dès le début de la grève, le renvoi de 140 syndicalistes durcit le conflit.

Elle regroupa plus de 10 000 grévistes pendant 56 jours et, répercutée par la presse, eut un retentissement national4. C'est à cette occasion qu'Émile Zola vint se documenter à Anzin pour son roman Germinal5. Mais la compagnie des mines ne céda pas, et le 17 avril les mineurs durent reprendre le travail.
Conséquences

Une conséquence de cette grève fut l'autorisation des syndicats par la loi Waldeck-Rousseau, mais paradoxalement, il fallut attendre 1898 pour qu'un syndicat existât de nouveau à Anzin4.
Sources
Bibliographie

Collectif, Le Nord, de la Préhistoire à nos jours, Bordessoules, 1988 (ISBN 2903504288)
Diana Cooper-Richet, Le Peuple de la nuit : Mines et mineurs en France, Perrin, coll. « Terre d'histoire », 2002 (ISBN 2262013284)
Marcel Gillet, Histoire sociale du Nord et de l'Europe de l'Ouest, Presses Univ. Septentrion, 1984 (ISBN 2865310205, lire en ligne [archive])
Gérard Dumont et Valérie Debrabant, Les 3 âges de la mine, La Voix du Nord & Centre historique minier de Lewarde (ISBN 9782843931079)

Notes et références

↑ Bruno Mattei, Rebelle, rebelle!: révoltes et mythes du mineur, 1830-1946, Editions Champ Vallon, 1987 (lire en ligne [archive]), p. 14 à 17
↑ Diana Cooper-Richet, Le Peuple de la nuit, Ed Perrin - Terre d'histoire, 2002 (ISBN 2262013284), p. 212
↑ Gérard Dumont et Valérie Debrabant, Les 3 âges de la mine, La Voix du Nord & Centre historique minier de Lewarde (ISBN 978-2-84393-107-9), p. 32, tome 2
↑ a et b Collectif, Le Nord, de la Préhistoire à nos jours, Bordessoules, 1988, p. 263 (ISBN 2-903504-28-Cool
↑ « Zola à Anzin » [archive] Article de Henri Mitterand dans le dossier Le Travail dans les fictions littéraires, revue Travailler n° 7 2002/1

[masquer]
v · m
Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais
Petites compagnies Sté d'Aix · Cie d'Auchy-au-Bois · Sté d'Annœullin-Divion · Bon article Cie des Canonniers de Lille · Cie de Cauchy-à-la-Tour · Sté du Couchant d'Aniche · Sté de Courcelles-lez-Lens · Sté Deulin · Sté de Don · Cie de Douvrin · Sté du Duc de Guînes · Sté d'Erchin · Cie de Gouy-Servins et Fresnicourt Réunis · Bon article Cie d'Hasnon · Cie de la Lys-Supérieure · Sté du Midi de l'Escarpelle · Sté du Nord et de l'Aisne · Sté de Saint-Hubert · Cie de Villers · Cie de Vimy-Fresnoy · Cie Wuillaume-Turner
Photographie du chevalement du puits n° 11 de la fosse n° 11 - 19 des mines de Lens à Loos-en-Gohelle prise depuis le terril conique n° 74, 11 - 19 de Lens Est. Ce chevalement est classé aux monuments historiques et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
Compagnies minières Cie d'Aniche · Cie d'Anzin · Cie d'Azincourt · Cie de Béthune · Cie de Bruay · Cie de Carvin · Cie de Courrières · Cie de Crespin · Cie de Douchy · Cie de Dourges · Cie de Drocourt · Cie de l'Escarpelle · Cie de Ferfay · Sté de Ferques · Cie de Flines · Sté de Fiennes · Cie de La Clarence · Cie de Lens · Cie de Liévin · Cie de Ligny-les-Aire · Cie de Marles · Cie de Marly · Cie de Meurchin · Cie de Nœux · Cie d'Ostricourt · Cie de Réty, Ferques et Hardinghen · Cie de Thivencelle · Cie de Vendin · Cie de Vendin-lez-Béthune · Cie de Vicoigne · Mines du Boulonnais
Groupes miniers Gpe d'Auchel · Gpe de Bruay · Gpe de Béthune · Gpe de Lens · Gpe de Liévin · Gpe d'Hénin-Liétard · Gpe d'Oignies · Gpe de Douai · Gpe de Valenciennes · Gpe d'Auchel-Bruay · Gpe de Lens-Liévin · Gpe de Lens-Liévin-Béthune · Gpe Centre
Patrimoine Centre historique minier de Lewarde · Musée d'Escaudain · Liste des monuments historiques · Liste des terrils · Inscription à l'Unesco · Liste des biens inscrits

Catastrophes et accidents
1756

16 juillet 1756 : Fosse du Gros Caillou de la Compagnie des mines d'Anzin à Vieux-Condé1.

Un coup de grisou tue 11 ouvriers. Vingt autres qui travaillaient sur le même chantier sont sauvés par leurs camarades, accourus d'autres galeries. À la surface, le sol tremble, un mur s'écroule et les bâtiments du carreau sont ébranlés.

1805

1805 : Fosse Saint Roch de la Compagnie des mines d'Anzin à Vieux-Condé2.

Vers 1805, un incendie à l'accrochage à 53 mètres de profondeur fait 11 victimes. Cet étage d'extraction sera définitivement fermé, si bien qu'il n'y aura plus qu'à 73 mètres de profondeur que le charbon sera exploité. Le cuvelage était tellement en mauvais état que le puits est remblayé en octobre 1811.

1823-1824

1823 et 1824 : Fosse du Chaufour de la Compagnie des mines d'Anzin à Raismes

Deux coups de grisou. Celui du 9 avril 1823 cause la mort de 22 mineurs, celui du 26 juin 1824 en tue 20 autres3,4.

1825

Juillet 1825 : Fosse Saint-Ignace des Mines du Boulonnais

Un coup de grisou fait deux morts.

1827

Catastrophe d'Aniche de 1827 9 morts par asphyxie de fumées.

1847

Les 20 et 21 avril 1847 à la Fosse Saint-Louis des mines d'Aniche deux mineurs sont tués par suite d'éboulement, François Hypolite Vilette 10 ans et 10 mois ; François Gouy 18 ans, six sont saufs5

1854

26 octobre 1854 : la catastrophe d'Aniche de 1854 a pour cause un coup de grisou provoquant un éboulement qui tua 11 mineurs à la Fosse Saint-Édouard nommée aussi fosse Azincourt de la Compagnie des mines d'Azincourt sur le territoire d'Aniche dans le département du Nord6,7

1866

28 avril 1866 : Fosse no 2 de la Compagnie des mines de Marles à Marles-les-Mines8

L'incident appelé à l'époque « catastrophe de Marles » désigne en fait la remontée précipitée de mineurs travaillant dans un environnement dangereux où ils risquaient l'ensevelissement. Grâce à la présence d'esprit d'un machiniste qui signale une anomalie dans le fonctionnement des cages, il n'y eut aucun blessé.

1868

1868 : Fosse 2 à Oignies

4 morts après un coup de grisou.

1869

28 juillet 1969 Catastrophe de la Fosse Notre-Dame

11 tués par décrochage de cage.

18 novembre 1869 : Fosse 1 à Bully.

19 morts, asphyxiés dans un incendie.

1872

3 février 1872 : Fosse 1 à Bauvin.

La chute d'une cage tue 8 mineurs.

1873

Juin 1873 : Fosse 2 à Auchy-au-Bois

7 morts après un coup de grisou.

1875

Janvier 1875 : Pont-de-la-Deûle, Fosse 3.

Chute au fond du puits : 5 morts.

1876

1876 : Fosse Soyez à Roost Warendin.

Des guides rompent et deux cages se rencontrent dans le puits : 13 morts.

1881

le 30 juillet 1881 un coup de grisou cause à Lourches quinze tués et autant de blessés9

1882

13 août 1882 : Fosse 3 à Liévin

8 morts après un coup de grisou.

1883

24 janvier 1883 : Fosse 7 à Courcelles-les-Lens.

4 morts après un coup de grisou.

1884

11 janvier 1884 : Fosse 2, Ferfay

Une explosion tue 17 personnes.
http://fouquiereschf.free.fr/histoire/mines/catastrophe_de_ferfay_17_morts.htm [archive]

1885

14 janvier 1885 : Fosse 1 à Liévin

Une explosion tue 28 personnes.

Juin 1885 : Fosse 1 à Nœux.

3 morts après un coup de poussières.

21 août 1885 : Fosse 7 à Courcelles-les-Lens.

10 morts après un coup de grisou.

1900
Article détaillé : Catastrophe d'Aniche de 1900.

Novembre 1900 : Catastrophe d'Aniche Fosse Fénélon à Aniche.

Une explosion de dynamite tue 21 mineurs.

1901

13 janvier 1901 Lourches

4 morts[Comment ?]

Mars 1901 : Fosse 1 à Hénin-Liétard.

7 morts après un coup de grisou.

1906

10 mars 1906 : Courrières.

Un coup de poussière fait 1 099 morts, ce qui restera la plus grave catastrophe minière en Europe. Elle provoque une prise de conscience importante sur la nécessité d'une sécurité renforcée, alors qu'aucun accident auparavant n'avait dépassé la trentaine de morts.

Article détaillé : Catastrophe de Courrières.
1907

Janvier 1907 : Fosse 5 à Calonne-Liévin.

3 morts après un coup de grisou.

1912

3 septembre 1912 : La Clarence.

Deux explosions font 79 morts. Six ans seulement après Courrières, c'est la deuxième catastrophe la plus meurtrière du bassin.

1917

16 avril 1917 : Fosse 9 à Hersin-Coupigny.

42 morts après un coup de poussière.

1920

19 janvier 1920 : fosse de Rœulx à Escaudain.

17 morts dans la chute d'une cage.

1929

21 août 1929 Auchy-les-Mines

Un éboulement tue 3 mineurs.

1940

19 janvier 1940 Noyelles-Godault

8 morts[Comment ?].

31 juillet 1940 : Courcelles-lès-Lens

8 morts après un coup de grisou.

28 septembre 1940 : Haillicourt fosse 6

Un bombardement allemand provoque un coup de poussière qui tue 34 personnes.

1943

2 mars 1943 : Fosse 9, Annequin.

16 morts après un coup de grisou.

1944

23 mars 1944 Oignies fosse 9

6 morts après un coup de grisou.

1946

28 mars 1946 : fosse 1, Oignies (mines d'Ostricourt)

13 morts après un coup de grisou.

Décembre 1946 : Fosse 15, Loos-en-Gohelle.

Un éboulement provoque 9 morts.

1948

19 avril : un coup de poussière se produit au puits no 11 assurant l'entrée d'air à la fosse n° 4 - 11 des mines de Courrières à Sallaumines du Groupe d'Hénin-Liétard, tue seize personnes dont deux femmes et blesse quarante autres personnesR 1.
10 septembre : une explosion due à un incendie dans la veine Léonard de la fosse no 7 - 7 bis des mines de Liévin du Groupe de Lens à Avion cause la mort de sept mineurs et en blesse grièvement un autreR 1.

1949

6 avril 1949 : Fosse 11, Grenay.

1 mort et 31 blessés après un coup de poussière.

Juillet 1949 : Fosse 21, Noyelles-sous-Lens.

2 morts dans une explosion.

1951

7 février 1951 : Fosse 5 bis, Bruay.

Un coup de poussières provoque 11 morts.

1952

12 août 1952 : Fosse Schneider, Lourches.

9 morts après un coup de poussières.

1953

Janvier 1953 : Fosse 7, Mazingarbe.

2 morts dans un éboulement.

1954

20 juin : Un coup de grisou survient à la fosse no 1 - 1 bis des mines de La Clarence du Groupe d'Auchel à Divion, cause la mort de dix mineurs et en blesse dix autresR 1.

1957

13 mars : un éboulement dans la recette du puits no 6 bis de la fosse no 6 - 6 bis - 6 ter des mines de Bruay du Groupe de Bruay à Haillicourt cause la mort de deux mineursR 1.
16 mars : Un coup de grisou survient à la fosse no 3 - 3 bis des mines de Lens à Liévin et cause la mort de dix mineurs. L'enterrement a lieu le 19 marsR 1.

1958

11 février : la rupture d'un arbre de treuil au bure 510 de la fosse no 4 - 5 des mines de Drocourt à Méricourt cause la chute d'une cage de transport de personnel et la mort des onze mineurs qui s'y trouvaientR 1.

1962

21 juin : un éboulement dans la veine Élisa de la fosse no 13 des mines de Lens du Groupe de Lens-Liévin cause la mort de six mineursR 1.

1964

17 juin : une barrière de sécurité rompt dans une cage du puits no 5 ter de la fosse no 5 - 5 bis - 5 ter des mines de Marles du Groupe d'Auchel-Bruay et cause la mort de cinq mineursR 1.

1965

1er février : Une explosion due au coup de grisou se produit dans la veine Marthe de la fosse no 7 - 7 bis des mines de Liévin du Groupe de Lens-Liévin à Avion et tue vingt-et-un mineursR 1.

1966

25 mars : A la Fosse Delloye de Lewarde aujourd'hui Centre historique minier de Lewarde le vendredi 25 mars 1956 à 3hr50 une catastrophe minière par éboulement à 377m de fonds dans la veine du Grand Moulin, situé vers Villers-au-tertre tua deux mineurs et en blessa un troisième. Franciezk Wosniak, 43 ans de Monchecourt, boutefeu, a été le premier remonté après 3 heures d'efforts. Le soir Adolf Buttwill, 44 ans d'Ecaillon a été remonté survivant blessé aux jambes. Samedi matin Henrick Drzewiecki, 31 ans, d'Auberchicourt est retrouvé sans vie10,11.

1969

24 mars : une cage de bure chute dans le puits de la fosse no 10 des mines de l'Escarpelle du Groupe de Douai à Leforest et tue cinq mineursR 1.

1970

4 février : Un coup de grisou survient dans un traçage de la fosse no 6 - 14 des mines de Courrières du Groupe Centre à Fouquières-lès-Lens, tue seize mineurs et en blesse douze autresR 1. Un odonyme local (« Rue du 4-Février-1970 ») rappelle cet accident.

1971

14 avril : quatre mineurs périssent lors d'un accident en raval du puits de la fosse no 4 des mines de Lens à LensR 1.
28 novembre : quatre mineurs périssent lors d'un éboulement dans un dressant de la fosse Barrois des mines d'Aniche du Groupe de Douai à PecquencourtR 1.
8 novembre 1971, mort de Robert Locatelli fosse Barrois[réf. souhaitée]. Lors de la remontée, une tôle d'acier dépassait du chargement de charbon.

1974

10 avril 1974 : Fosse Agache, Fenain.

Deux morts dans un éboulement.

27 décembre : Un coup de grisou survient à la fosse no 3 - 3 bis des mines de Lens à Liévin et cause la mort de 42 mineurs et en blesse cinq autres. Une cérémonie en présence du premier ministre Jacques Chirac a lieu quatre jours plus tardR 1.

1975

26 août 1975 : Calonne-Ricouart

L'explosion du terril de Quenehem tue 6 habitants du coron voisin.

La chanson du mineur Noyelles-sous-Lens Sainte Barbe 2009...
https://www.youtube.com/watch?v=im8UbzUSOi4

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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 4:05

Thème
Chateaubriand veut peindre dans le personnage principal "René", l'homme civilisé qui s'est fait sauvage. Chateaubriand rêve à l'amour avant d'aimer et son rêve s'égare sur des chimères. Ce vague des passions est le mal de l'homme moderne.

Résumé
René ou les effets de la passion
Après le récit de Chactas, René prend la parole, et pour expliquer à ce vieil indien l'origine de son incurable mélancolie, conte à son tour, l'histoire de ses jeunes années. Après une enfance emplie par des rêveries passionnées, après des voyages qui lui ont fait prendre conscience de son isolement au milieu des hommes, après plusieurs années d'exaltation et de délire passés en compagnie de sa soeur Amélie, il s'est décidé à quitter la France pour l'Amérique, cependant qu'Amélie alarmée par la tendresse trop vive qu'elle portait à son frère se retire au couvent. René est une autobiographie et une fiction romanesque. L'enfance rêveuse du héros ressemble beaucoup à celle de François-René de Chateaubriand. Le mal de "René", ce "vague" des passions, semble être la peinture d'un état d'âme réellement éprouvé par l'auteur lors de son adolescence, et aussi dans la solitude de son exil à Londres et le refoulement de son impossible amour pour la jeune Charlotte Ives.

Extraits
.../Le jour je m'égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu'il fallait peu de chose à ma rêverie : un feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s'élevait de la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du nord sur le tronc d'un chêne, une roche écartée, un étang désert ou le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire, s'élevant au loin dans la vallée, a souvent attiré mes regards ; souvent j'ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j'aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentais ; je sentais que je n'étais moi-même qu'un voyageur ; mais une voix du ciel semblait me dire : "homme, la saison de ta migration n'est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton coeur demande."
Levez-vous vote, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d'une autre vie !
Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelue, ne sentant ni pluie ni frimas, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon coeur.

Fosse n° 6 - 14 des mines de Courrières
Fosse no 6 - 14 des mines de Courrières dite Alfred Dupont ou fosse de Fouquières
La fosse no 6 - 14. Le puits no 6 est au premier plan, le no 14 à l'arrière-plan.
La fosse no 6 - 14. Le puits no 6 est au premier plan, le no 14 à l'arrière-plan.
Puits n° 6
Coordonnées 50,426397, 2,906592BRGM 1
Début du fonçage avril ou août 1875
Mise en service 1877 ou décembre 1880
Profondeur 647 mètres
Étages des accrochages 184, 203 et 253 mètres...
Arrêt 1965 (extraction)
1987 (service et aérage)
Remblaiement ou serrement 1987
Puits n° 14
Coordonnées 50,426792, 2,906597BRGM 2
Début du fonçage 1903
Mise en service 10 avril 1908
Profondeur 669 mètres
Arrêt 1965 (extraction)
Remblaiement ou serrement 1973
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Commune Fouquières-lez-Lens
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de Courrières
Groupe Groupe d'Hénin-Liétard
Groupe Centre
Unité de production UP de Courrières
Secteur Secteur Ouest
Siège Siège no 3 - 15
Siège no 4 - 5
Ressources Houille
Concession Courrières

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Fosse no 6 - 14 des mines de Courrières dite Alfred Dupont ou fosse de Fouquières

(Voir situation sur carte : France)

modifier Consultez la documentation du modèle

La fosse no 6 - 14 dite Alfred Dupont ou fosse de Fouquières de la Compagnie des mines de Courrières est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Fouquières-lez-Lens. La fosse no 6 est commencée en avril ou en août 1875, et commence à produire en 1877. Le puits no 14 est commencé en 1903 et mis en service le 10 avril 1908. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. Des cités sont bâties à proximité de la fosse. Les terrils nos 95 et 95A sont édifiés au nord et à l'ouest de la fosse.

La Compagnie des mines de Courrières est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. Le puits no 6 est modernisé en 1953, et concentre alors la fosse no 10 - 20. Le puits no 14 est modernisé en 1954, date à laquelle le criblage-lavoir s'arrête de fonctionner. La fosse no 6 - 14 est concentrée en 1965 sur la fosse no 3 - 15. Le puits no 14 est remblayé en 1973, son chevalement est détruit en 1975. Le puits de la fosse no 6 est concentré en 1983 sur la fosse no 4 - 5 des mines de Drocourt, et est remblayé en 1987. Son chevalement est détruit en 1988. Les terrils sont en quasi-totalité exploités.

Les cités ont été partiellement détruites, le reste a été rénové. Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 6 et 14. Les terrils sont devenus des espaces de promenade.

La fosse
Fosse no 6 - 14 des mines de Courrières sur Commons
Fonçage
La fosse pendant la guerre.
La fosse détruite.
La fosse en cours de reconstruction.

La fosse no 6, également nommée fosse de FouquièresSB 1, est commencée par la Compagnie des mines de Courrières en avrilA 1 ou en août 1875, à 740 mètres au nord de la route nationale no 43, de Lens à Douai, et à 500 mètres vers l'ouest du clocher de la communeSB 1. Elle est ouverte à 1 096 mètres au nord-nord-estnote 1 de la fosse no 2, sur un faisceau précédemment reconnu par des galeriesC 1.

L'orifice du puits est à l'altitude de 38,26 mètresSB 1,JA 1. La tête des eaux est rencontrée treize mètres de profondeurSB 1. Le niveau d'eau a été passé avec moins de difficultés qu'à la fosse no 5, mais par le même procédé. Le puits a un diamètre utile de 4,50 mètresSB 1. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de 144,60 mètresJA 1,SB 1. L'approfondissement est arrêté à la profondeur de 243 mètres en août 1877C 1.
Exploitation

La fosse commence à produire en 1877C 1 ou en décembre 1880A 1. La houille tient de 34 à 40 % de matières volatilesC 1.

Dans les années 1890, le puits a atteint la profondeur de 323,60 mètres. Les accrochages sont établis à 184, 203 et 253 mètres de profondeur, mais seul le dernier est en activitéSB 1.

Le puits no 14 est commencé en 19031 et mis en service le 10 avril 1908A 1. Il est situé à 45 mètres au nordnote 1 du puits no 6. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale.

La Compagnie des mines de Courrières est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-LiétardB 1. Le puits no 6 est modernisé en 1953 afin de recevoir des berlines de 3 000 litres. Elle concentre cette année-là la fosse no 10 - 20, sise à 1 512 mètres au sud. Cette dernière voit ses puits remblayés deux ans plus tardB 1.

Le puits no 14 est modifié pour pouvoir accueillir des berlines de 600 litres en 1954, le criblage-lavoir est arrêtéB 1. En 1964, l'extraction se fait à l'étage de 600 mètres pour remplacer celui de 492 mètres. La fosse est concentrée en 1965 sur la fosse no 3 - 15B 1, sise à Méricourt à 1 735 mètres au sud-ouestnote 1. La production de la fosse no 6 - 14 remonte alors par la fosse no 3 - 15. Le puits no 6 assure le retour d'air, et est en conséquence équipé de puissants ventilateursB 1.

Le puits no 14, profond de 669 mètres, est remblayé en 1973, son chevalement est détruit deux ans plus tardB 1. Le puits no 6 continue de servir jusqu'en 1987, date à laquelle ses 647 mètres sont remblayés. Depuis 1983, elle dépendait de la fosse no 4 - 5 des mines de Drocourt. Le chevalement est détruit en 1988B 1.
Reconversion

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 6 - 14. Le BRGM y effectue des inspections chaque année2. Les ateliers-magasins sont détruits en 2005 et les bureaux en 20073. Il ne reste plus que les bains-douches et la lampisterie qui sont dans un mauvais état3.

Le puits no 6 dans son environnement.

Le puits no 14 dans son environnement.

L'entrée de la fosse.

La lampisterie.

Les bains-douches.

Les bains-douches.

Les terrils
Le terril no 95.
Le terril no 95A.
Le terril no 208.

Deux terrils résultent de l'exploitation de la fosse4. Le terril no 260, Lavoir de Fouquières, est accolé à ces deux terrils5.
Terril no 95, 6 Sud de Courrières
Terril no 95, 6 Sud de Courrières sur Commons

50° 25′ 37″ N, 2° 54′ 06″ E

Le terril no 95, situé à Fouquières-lez-Lens, était un terril conique, exploité, alimenté par la fosse no 6 - 14. Il n'en subsiste que la base6.
Terril no 95A, 6 Sud de Courrières
Terril no 95A, 6 Sud de Courrières sur Commons

50° 25′ 29″ N, 2° 53′ 48″ E

Le terril no 95, situé à Fouquières-lez-Lens, était un terril plat, exploité, alimenté par la fosse no 6 - 14. Il n'en subsiste que la base7.
Terril no 208, Cavalier du Quart de Six Heures
Terril no 208, Cavalier du Quart de Six Heures sur Commons

50° 25′ 27″ N, 2° 54′ 23″ E

Le terril no 208, Cavalier du Quart de Six Heures, disparu, situé à Fouquières-lès-Lens, était un terril cavalier embranchant, au reste du réseau ferroviaire des mines de Courrières, la fosse no 6 - 148.
Les cités
Cités de la fosse no 6 - 14 des mines de Courrières sur Commons

Des cités ont été bâties à proximité de la fosse no 6 - 14.

Des habitations groupées par deux.

Des habitations groupées par quatre.

Des habitations groupées par trois.

Des habitations groupées par deux.

Une maison d'ingénieur.

Des habitations post-Nationalisation.

Les écoles
Les écoles.
Écoles des cités de la fosse no 6 - 14 des mines de Courrières sur Commons

50° 25′ 21″ N, 2° 53′ 57″ E

Des écoles ont été bâties dans les cités de la fosse no 6 - 14.
Notes et références

Notes

↑ a, b et c Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.

Références

↑ Tête de puits matérialisée no 14 de la fosse no 6 - 14 des mines de Courrières.
↑ [PDF] Bureau de recherches géologiques et minières, « Article 93 du Code minier - Arrêté du 30 décembre 2008 modifiant l’arrêté du 2 avril 2008 fixant la liste des installations et équipements de surveillance et de prévention des risques miniers gérés par le BRGM - Têtes de puits matérialisées et non matérialisées dans le Nord-Pas-de-Calais » [archive], http://dpsm.brgm.fr/ [archive], 2008
↑ a et b (fr) Jean-Louis Huot, « Mines du Nord-Pas-de-Calais - La fosse no 6 - 14 des mines de Courrières » [archive], http://minesdunord.fr/ [archive]
↑ Liste des terrils du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, fournie par la Mission Bassin Minier, voir Terrils du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.
↑ « Fiche du terril no 260 » [archive], sur http://www.chainedesterrils.eu/ [archive], La Chaîne des Terrils
↑ « Fiche du terril no 095 » [archive], sur http://www.chainedesterrils.eu/ [archive], La Chaîne des Terrils
↑ « Fiche du terril no 095a » [archive], sur http://www.chainedesterrils.eu/ [archive], La Chaîne des Terrils
↑ « Fiche du terril no 208 » [archive], sur http://www.chainedesterrils.eu/ [archive], La Chaîne des Terrils

Références aux fiches du BRGM

↑ « BRGM - Puits no 6 » [archive]
↑ « BRGM - Puits no 14 » [archive]

Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I, 1991

↑ a, b et c Dubois et Minot 1991, p. 94

Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II, 1992

↑ a, b, c, d, e, f et g Dubois et Minot 1992

Références à Émile Vuillemin, Le Bassin Houiller du Pas-de-Calais. Tome I, Imprimerie L. Danel, 1880

↑ a, b, c et d Vuillemin 1880, p. 70

Références à Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Douai, vol. I, Imprimerie nationale, Paris, 1904

↑ a et b Gosselet 1904, p. 108

Références à Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique d'Arras, Imprimerie nationale, Paris, 1895

↑ a, b, c, d, e, f et g Soubeiran 1895, p. 135

Voir aussi

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Articles connexes

Compagnie des mines de Courrières
Groupe d'Hénin-Liétard

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, 1991, 176 p., p. 94.
Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, 1992.
Émile Vuillemin, Le Bassin Houiller du Pas-de-Calais. Tome I : Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans ce nouveau bassin, Imprimerie L. Danel, Lille, 1880, 348 p. (lire en ligne [archive]), p. 70.
Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Douai, vol. I, Imprimerie nationale, Paris, 1904, p. 108.
Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique d'Arras, Imprimerie nationale, Paris, 1895, p. 135.

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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 4:10

Mexique
Présentation générale:
données géo-démolinguistiques et historiques

Capitale: Mexico
Population: 101,4 millions (est. 2003)
Langue officielle: espagnol
Groupe majoritaire: espagnol (88 %)
Groupes minoritaires: près de 290 langues autochtones
Système politique: fédération de 32 entités fédératives, formées de 31 États et d'un district fédéral
Articles constitutionnels (langue): art. 4 et 27 de la Constitution fédérale de 1917 (modifiée en 1991)
Lois linguistiques: Code fédéral de procédure pénale (1934); Code fédéral de procédure civile (1943); Loi fédérale sur la radio et la télévision (1960); Loi sur les inventions et les marques (1976); Loi fédérale sur les responsabilités des employés des services publics (1982); Loi générale sur la santé (1984); Règlement du district fédéral sur les annonces (1988); Loi sur la propriété industrielle (1991); Loi fédérale sur la protection du consommateur (1992); Loi générale sur l'éducation (1993); Règlement de la Loi fédérale sur le tourisme (1994); Décret modifiant, complétant ou abrogeant certaines dispositions du Code de procédure civile pour le District fédéral, de la Loi organique sur les finances nationales, du Code de commerce, de la Loi générale sur les titres et opérations de crédit, et du Code civil pour le District fédéral en matière commune et pour toute la République en matière fédérale (1996); Loi du notariat pour le district fédéral (2000); Règlement relatif à la Loi générale sur la santé en matière de publicité (2000); Loi générale sur les droits linguistiques des peuples indigènes (2002); Règlement sur les annonces du district fédéral (2003); Règlement relatif à la Loi sur les promotions dans l'armée du Mexique (2006); Décret de promulgation de la Loi générale sur la pêche et l'aquaculture durables (2007); Règlement de la Loi générale sur le contrôle du tabac (2009); Décret par lequel est publiée la Loi fédérale pour le contrôle des substances chimiques susceptibles de déviation pour la fabrication des armes chimiques; et ajoutant un article 194 dans le Code fédéral de procédure pénale (2009); Décret modifiant l'article 164 de la Loi agraire (2011).
1 Situation générale
Le Mexique (Estados Unidos Mexicanos) est un grand pays d’Amérique latine, mais situé en Amérique du Nord, d’une superficie de 1 964 382 km², soit trois fois et demi la France, cinq fois moindre que les États-Unis ou le Canada. Le Mexique est bordé au nord et à l’est par les États-Unis (en esp.: Estados Unidos de América), à l’est par le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes, au sud par le Belize (en esp.: Belice) et le Guatemala, et à l’ouest par l’océan Pacifique (voir la carte détaillée).

Le Mexique forme la partie sud, la plus étroite, de l'Amérique du Nord. En fait, son territoire est compris, d'une part, en Amérique du Nord, d'autre part, en Amérique centrale. En effet, l'isthme de Tehuantepec, qui représente la plus courte distance (210 km) entre le golfe du Mexique et l'océan Pacifique, constitue la limite traditionnelle, reconnue par les géographes entre l'Amérique du Nord et l'Amérique centrale.
Ainsi, les États mexicains du Chiapas, de Tabasco, de Campeche, du Yucatan et de Quintana Roo sont situés en Amérique centrale, alors que tous les autres sont en Amérique du Nord (voir la carte des États).

États fédérés Population 2003 (est.) Superficie
Aguascalientes 1 003 500 5 589 km2
Baja California 2 752 800 70 113 km2
Baja California Sur 463 500 73 677 km2
Campeche 713 400 51 833 km2
Chiapas 4 224 800 73 887 km2
Chihuahua 3 218 600 247 087 km2
Coahuila 2 371 100 151 571 km2
Colima 571 400 5 455 km2
District fédéral 8 693 900 1 499 km2
Durango 1 449 400 119 648 km2
Guanajuato 4 855 000 30 589 km2
Guerrero 3 167 400 63 749 km2
Hidalgo 2 307 300 20 987 km2
Jalisco 6 487 000 80 137 km2
México (ville) 14 029 200 21 461 km2
Michoacán 4 047500 59 864 km2
Morelos 1 616 900 4 941 km2
Nayarit 936 900 27 621 km2
Nuevo León 3 989 500 64 555 km2
Oaxaca 3 597 700 95 364 km2
Puebla 5 377 800 33 919 km2
Querétaro 1 518 800 11 769 km2
Quintana Roo 984 400 50 350 km2
San Luis Potosí 2 353 000 62 848 km2
Sinaloa 2 565 600 58 092 km2
Sonora 2 251 700 184 934 km2
Tabasco 1 969 000 24 661 km2
Tamaulipas 2 883 500 79 829 km2
Tlaxcala 1 016 400 3 914 km2
Veracruz 6 964 600 72 815 km2
Yucatán 1 700 400 39 340 km2
Zacatecas 1 375 100 75 040 km2
Total Mexique 101 457 200 1 967 138 km2
Le Mexique est, comme les États-Unis, une fédération — officiellement appelée États-Unis du Mexique ou Estados Unidos Mexicanos — composée d’un district fédéral (Distrito Federal), où se trouve le siège du gouvernement fédéral, et de 32 États fédérés (voir la carte des États) :

Aguascalientes, Basse-Californie-du-Nord (Baja California Norte), Basse-Californie-du-Sud (Baja California Sur), Campeche, Chiapas, Chihuahua, Coahuila, Colima, Durango, Guanajuato, Guerrero, Hidalgo, Jalisco, Mexico, Michoacán de Ocampo, Morelos, Nayarit, Nuevo León, Oaxaca, Puebla, Querétaro, Quintana Roo, San Luis Postosí, Sinaloa, Sonora, Tabasco, Tamaulipas, Tlaxcala, Veracruz, Yucatán et Zacatecas.

Chacun des États possède son parlement, son Exécutif (exercé par un gouverneur), sa propre constitution et est constitué de «municipalités» (municipes). Pour sa part, le district fédéral est composé de «délégations» et il n'a ni constitution locale ni gouverneur, mais il est régi par des statuts administratifs (Estatutos de Gobierno) et placé sous la direction d'un «régent» du district fédéral (Regente del Distrito Federal). La division administrative du Mexique ne compte pas de «province» ni de «territoire». La langue et la culture font partie des domaines qui dépendent de la juridiction des deux paliers de gouvernement, d’où des conflits éventuels en ce domaine bien que, de façon générale, les États aient la tendance à s'aligner sur la politique fédérale.

La ville de Mexico (capitale) figure parmi l’une des plus grandes mégalopoles du monde, sa population étant estimée à 13,1 millions d'habitants en 2000. Les autres grandes villes sont Guadalajara, Monterrey et Puebla.

Dans le cas des Amérindiens (appelée autochtones ou indigènes), la loi leur reconnaît maintenant certains droits en tant que minorités considérées comme «fragiles». Certaines certaines «collectivités indigènes» possèdent leurs propres organisations, réglementations, religions, langues, traditions et coutumes. Toutefois, le gouvernement mexicain ne reconnaît pas leurs organisations politiques et les peuples autochtones sont assujettis à toutes les lois, tant celles du gouvernement fédéral que celles des États fédérés.
2 Situation démolinguistique

Les 90 millions d'hispanophones (sur 101 millions d’habitants) du Mexique représentent 36 % des 266 millions de locuteurs de cette langue sur la planète. C’est le plus grand État hispanophone au monde. Selon les statistiques officielles, 90 % des Mexicains parlent l’espagnol comme langue maternelle.

2.1 Le métissage mexicain

On dénombre dans le pays quelque 65 % de Métis ou Mestizos (d’origine mixte espagnole et amérindienne), 20 % d'Amérindiens («Indiens» ou Indígenas) et 15 % de Blancs, généralement des descendants directs des Européens. Dès le début de la Conquête, les Espagnols avaient favorisé le métissage. Même Hernán Cortès avait montré l'exemple avec la «Malinche», sa maîtresse amérindienne qu'il avait fini par épouser. Pour donner une idée des métissages qu’a connus le Mexique, il suffit de lire cette description que l’on trouve sur un mur du château de Chapultepec (l'ancienne résidence d’été des vice-rois d'Espagne):
Español +
Mestizo +
Castiza +
Española +
Español +
Español +
Indio +
Lobo +
Cambuyo +
Barquino + India
Española
Español
Negro
Morisca
Albina
Tornatras
India
Mulata
Mulata = Mestizo
= Castiza
= Español
= Mulata
= Albina
= Tornatras
= Lobo
= Sambaloo
= Alvarazado
= Coyote

Cela dit, tous les Blancs, sauf les mennonites ainsi que les Métis, parlent l’espagnol comme langue maternelle. Il existe aussi une petite communauté particulière de Blancs — environ 40 000 personnes — vivant dans la région de Mexico et parlant une langue germanique, le bas-allemand appelé le Plautdietsch, mais ils écrivent en allemand standard. Ce sont des colons mennonites arrivés depuis quelques décennies dans le pays, plus précisément des descendants de protestants réformés radicaux hollandais et suisses formés au XVIe siècle par Menno Simons (1496-1561), d’où le nom de mennonites. Certaines de leurs croyances ont entraîné leur persécution dans d'autres pays, ce qui détermina de nombreux mennonites à trouver refuge dans les pays de l’Est, en Amérique et surtout au Mexique, au Paraguay, au Brésil, au Belize et en Argentine. Vivant dans de petites colonies agricoles, les mennonites se caractérisent maintenant par leurs vêtements jugés démodés et l’utilisation de leur langue héritée du bas-allemand.

2.2 Les autochtones

En 2005, la population autochtone du Mexique s'élevait à plus de 9,5 millions d'individus et représentait 9,2 % de la population totale du pays. D'après des estimations provenant de sources autochtones et de diverses autres études, le nombre des autochtones répartis sur de vastes régions du territoire mexicain, partageant la même identité socioculturelle, notamment la langue, s'élèverait au moins à 15 millions de personnes. Ces peuples sont essentiellement concentrés dans les États de Campeche, Chiapas, Guerroro, Hidalgo, Oaxaca, Puebla, Quintana Roo, Veracruz et Yucatán, où ils représentent parfois plus des deux tiers de la population (mais pas nécessairement les langues). À l'échelle du pays, non seulement la population autochtone du Mexique est très minoritaire par rapport à la population métisse, mais son influence dans les milieux politique, économique ou social demeure relativement marginale. Ces «indigènes» (Indígenas), auxquels de nombreux politiciens, intellectuels et artistes se réfèrent constamment, font peut-être partie du «folklore national», de la tradition et de l'histoire, mais leur condition depuis la Conquête en 1521 demeure extrêmement misérable.

Si nous prenons pour acquis que les autochtones comptent pour 9,2 % au moins de la population mexicaine, nous constatons aussi que seulement de 6,8 % de cette même population, soit 68 % des autochtones, parle ou comprend une langue amérindienne. Autrement dit, 32 % des autochtones ignorent maintenant leur langue ancestrale.

En consultant le tableau relatif à la population autochtone par État (recensement de 2000), on constate que 37 % des Mexicains parlent une langue autochtone dans les États d'Oaxaca et du Yucatan, 24,6 % au Chiapas, 22,9 % dans le Quintana Roo, 17,2 % dans le Hildago, 15,4 % dans le Campeche, 13,8 % dans le Guerrero, 11,7 % dans le San Luis Potosi et 10,3 % au Veracruz. On peut affirmer aussi que la moitié des autochtones vivent selon leurs coutumes anciennes, en communautés, même s'ils ne parlent plus leurs langues ancestrales.

2.3 Les langues amérindiennes

Les langues amérindiennes, appelées toujours «langues indigènes) sont fort nombreuses au Mexique. L’organisme Ethnologue du Texas en dénombre exactement 295, mais il est d’usage d’en compter une soixantaine. Il faut comprendre que, parmi toutes ces langues, il existe une grande variété de variétés dialectales et qu’aucune de ces dernières n’est unifiée sur le plan linguistique. D’ailleurs, les locuteurs de ces langues n’ont généralement pas l’impression de parler des langues similaires (appartenant à la même famille ou au même groupe linguistique); ne se comprenant pas entre locuteurs de langues apparentées, ils n’ont pas conscience de parler des langues parfois très proches. Par exemple, il existe en Amérique latine 60 langues appartenant à la famille uto-aztèque, 68 langues de la famille maya, 173 langues de la famille otomangue, etc. C'est pourquoi le caractère identitaire de ces populations est surtout basé sur leur façon de vivre, dans une région donnée, non pas en fonction de leur langue.
On peut consulter un tableau montrant toutes les langues amérindiennes (ainsi que leurs variétés dialectales) parlées au Mexique, par famille et par État (cliquer ICI, s.v.p.).

Selon l'Institut national des langues indigènes (Instituto Nacional de Lenguas Indígenas), plus connu sous le sigle INALI, un organisme public fédéral, le Mexique compte 11 familles linguistiques, 68 «groupes linguistiques» et 364 «variétés linguistiques». Pour simplifier les données, on peut dire que les langues numériquement les plus importantes concernent les groupes algique, maya, cochimi-yumana, yuto-nahua, tarasca, mixézoque, seri, chontal d'Oaxaca, otomangue, huave et totonaco-tepehua.

Selon l'INEGI (Instituto Nacional de Estadística y Geografía), les langues comptant plus de 100 000 locuteurs sont les suivantes: le náhuatl, le maya, les langues mixtèques, le tzeltal, les langues zapotèques, le tzotzil, l'Otomi, le totonaca, le mazatèque, le chol, le huasteco, le mazahua, les langues chinantèques, le mixe, le purépecha et le tlapanèque (voir le tableau ci-dessous).


Les principales langues parlées par les autochtones sont les suivantes:


Langues principales
1970 1990 2000 2005 2010
Total 3 111 415 5 282 347 6 044 547 6 011 202 6 695 228
Náhuatl 799 394 1 197 328 1 448 936 1 376 026 1 544 968
Maya 454 675 713 520 800 291 759 000 786 113
Langues mixtèques (a) 233 235 386 874 446 236 423 216 476 472
Tzeltal 99 412 261 084 284 826 371 730 445 856
Langues zapotèques (b) 283 345 403 457 452 887 410 901 450 419
Tzotzil 95 383 229 203 297 561 329 937 404 704
Otomí 221 062 280 238 291 722 239 850 284 992
Totonaca 124 840 207 876 240 034 230 930 244 033
Mazatèque 101 541 168 374 214 477 206 559 223 073
Chol 73 253 128 240 161 766 185 299 212 117
Huasteco 66 091 120 739 150 257 149 532 161 120
Mazahua 104 729 127 826 133 430 111 840 135 897
Langues chinantèques (c) 54 145 109 100 133 374 125 706 133 438
Mixe 54 403 95 264 118 924 115 824 132 759
Purépecha 60 411 94 835 121 409 105 556 124 494
Tlapanèque 30 804 68 483 99 389 98 573 120 072
Tarahumara 25 479 54 431 75 545 75 371 85 018
Zoque 27 140 43 160 51 464 54 004 63 022
Tojolabal 13 303 36 011 37 986 43 169 51 733
Amuzgo (d) 13 883 28 228 41 455 43 761 50 635
Chatino 11 773 29 006 40 722 42 791 45 019
Huichol 6 874 19 363 30 686 35 724 44 788
Chontal (e)

ND
36 267 38 561 36 578 42 306
Popoluca (f) 27 818 31 254 38 477 36 406 41 091
Mayo 27 848 37 410 31 513 32 702 39 616
Tepehuano (g) 5 617 18 469 25 544 31 681 35 873
Cora 6 242 11 923 16 410 17 086 20 078
Huave 7 442 11 955 14 224 15 993 17 554
Yaqui 7 084 10 984 13 317 14 162 17 116
Cuicatèque 10 192 12 677 13 425 12 610 12 785
Autres langues 63 997 308 768 179 699 278 685 248 067



Note: les résultats proviennent pour les dates de recensement suivantes: le 14 février (2000), 17 octobre (2005) et le 12 juin (2010).

a. Pour 1990, les résultats comprennent: le mixtèque, le mixtèque côtier, le mixtèque de la Haute-Mixtèque, le mixtèque de la Basse-Mixtèque, le mixtèque de la zone mazatèque et le mixtèque de l'État de Puebla. Pour l'année 2000, 2005 et 2010 les résultats comprennent: le mixtèque, le mixtèque côtier, le mixtèque de la Haute-Mixtèque, le mixtèque de la Basse-Mixtèque, le mixtèque de la zone mazatèque et le mixtèque de l'État de Puebla.

b. Pour 2000 et 2005, les résultats comprennent: le zapotèque, le zapotèque de Cuixtla, le zapotèque d'Ixtlan, le zapotèque de l'Isthme, le zapotèque de Rincon, le zapotèque méridional, le zapotèque de Vallista et le zapotèque de Vijano. Pour l'année 2010, ils comprennent: le zapotèque, le zapotèque d'Ixtlan, le zapotèque de l'Isthme, le zapotèque de Rincon, le zapotèque méridional et le zapotèque de Vallista.

c. Pour l'année 1990, les résultats comprennent: le chinantèque, le chinantèque de Lalana, le chinantèque d'Ojitlan, le chinantèque de Petlapa, le chinantèque de Quiotepec, le chinantèque de Sochiapan, le chinantèque d'Usila et le chinantèque de la Valle Nacional. Pour l'année 2000, ils comprennent: le chinantèque, le chinantèque de Lalana, le chinantèque d'Ojitlan, le chinantèque de Petlapa, le chinantèque d'Usila et le chinantèque de la Valle Nacional. Pour l'année 2005, ils comprennent: le chinantèque, le chinantèque de Lalana, le chinantèque d'Ojitlan, le chinantèque de Petlapa, le chinantèque d'Usila, le chinantèque de la Valle Nacional, le chinantèque de Latan et le chinantèque de Yolox. Pour l'année 2010, ils comprennent: le chinantèque, le chinantèque de Lalana, le chinantèque d'Ojitlan, le chinantèque de Petlapa, le chinantèque de Sochiapan, le chinantèque d'Usila et le chinantèque de la Valle Nacional.

d. Pour 2005 et 2010, les résultats comprennent: l'amuzgo, l'amuzgo de Guerrero et l'amuzgo d'Oaxaca.

e. Pour 2000, ils ne comprennent que le chontal de Tabasco. Pour 2005 et 2010, ils comprennent : le chontal de Tabasco et le chontal d'Oaxaca.

f. Pour 2000, ils ne comprennent que le popolaca. Pour 2005 et 2010, ils comprennent: le popoluca de la Sierra, le popoluca dOluta et le popoluca de Texistepec.

g. Pour 2005 et 2010, les résultats comprennent: le tepehuano, le tepehuano de Durango et le tepehuano de Chihuahua.

NA = non disponible.

Source: INEGI (Instituto Nacional de Estadística y Geografía). Censos de Población y Vivienda, 1970, 1990, 2000 y 2010.
INEGI. Conteo de Población y Vivienda, 2005.

2.4 L'emploi des langues autochtones

La situation étant très complexe, il n'est pas facile de décrire l'emploi des langues autochtones au Mexique. Néanmoins, il est possible de proposer trois types de communautés linguistiques: les communautés linguistiques dites «préservées», les communautés «bilinguisées» et les communautés «assimilées».

- Les communautés linguistique «préservées»

Ces communautés vivent généralement dans les régions les plus isolées du Mexique, celles qui fonctionnent plus ou moins à l'écart des centres économiques et qui, par voie de conséquence, ont plus d'autonomie politique. Ces communautés ont su conserver leurs langues ancestrales parce qu'elles n'ont pas ou peu subi d'ingérence de la part des instances gouvernementales, tant fédérales que locales, dans leurs affaires intérieures.

Actuellement, cette situation semble la caractéristique des hauts plateaux du Chiapas, des montagnes situées au nord de Puebla et dans les régions d'Amuzga et de Chatina dans l'État d'Oaxaca. Le taux d'unilinguisme autochtone se situe à 9,6 % au Chiapas et à 7,8 % dans l'Oaxaca. Dans toutes ces régions, l'espagnol apparaît moins utile et l'unilinguisme autochtone, relativement fréquent.

- Les communautés linguistiques «bilinguisées»

Dans ces communautés, le bilinguisme varie d'assez étendu à très généralisé. Les enfants apprennent ordinairement l'espagnol quand ils arrivent à l'école primaire. Pour ces communautés, la connaissance de l'espagnol n'entraîne pas nécessairement la perte de leur langue locale. Vivant dans une situation de diglossie, les autochtones emploient l'espagnol parallèlement avec la langue locale. De façon générale, l'espagnol sert pour les activités non traditionnelles comme l'école ou pour les affaires perçues comme extérieures à la communauté; la langue locale est employée pour les activités dites «intérieures», telles que les communications en famille ou avec les voisins, le travail domestique ou local, ou lors des cérémonies civiques ou religieuses à caractère local. On trouve ce type de communautés linguistiques bilingues dans les États de Camapeche, Chiapas, Guerroro, Hidalgo, Oaxaca, Puebla, Quintana Roo, San Luis Potosi, Veracruz et Yucatan.

- Les communautés «assimilées»

Ces communautés dites «assimilées» se retrouvent principalement dans des régions où la pénétration de la société hispanique moderne est importante, par exemple dans les grandes zones de développement touristique ou dans les zones pétrolières de l'État de Tabasco et du sud de Veracruz. Coupées de leurs racines historiques, les populations autochtones ont été littéralement dissoutes dans la grande masse hispanique. Les autochtones plus âgés peuvent encore parler encore leur langue ancestrale, les autres également, mais avec une plus ou moins grande «élasticité» dans leurs compétences langagières; les plus jeunes ignorent généralement la langue de leurs parents ou de leurs grands-parents. Dans toutes ces communautés, la langue locale n'exerce plus de fonction sociale autre que dans le cercle restreint de la famille. Dans certaines localités, on se sert de la langue indigène uniquement à des fins symboliques ou d'ordre rituel. Dans ce cas, les autochtones ne parlent plus ni ne comprennent la langue de leurs ancêtres.
La carte linguistique présentée ci-contre présente les États où les autochtones (âgés de cinq ans et plus) parlent une langue amérindienne dans une proportion de plus de 30 % (Yucatan et Oaxaca).

Entre 15 % et 30 %: Chiapas, Campeche et Quintana Roo.

Entre 5 % et 15 %: Vecracuz, Guerrero et Puebla.

Entre 2 % et 5 % : Sonora, Chihuahua, Sinaloa, Nayarit, Hidalgo, Michoacan, Tlaxcala, Morelos et Tabasco.

Moins de 2 %: Basse-Californie du Nord, Basse-Californie du Sud, Durango, Coahuila, Nuevo Leon, Tamaulipas, San Luis Potosi, Aguascalientes, le District fédéral, Guanajuato, Jalisco et Zacatecas.

Source: Instituto Nacional de Estadística y Geografía (INEGI), Censo de Población y Vivienda, 2000.
3 Données historiques

Rappelons une anecdote inventée par les Mexicains qui, facilement, semblent aimer plaisanter sur eux-mêmes et sur leur pays perçu à tort ou à raison comme un «vaste territoire vierge». Lorsque Dieu créa le monde, il aurait prévu pour le Mexique de grandes montagnes, des fleuves gigantesques, de nombreux lacs, des déserts, des volcans, des plaines, etc. Mais, dans l’entourage du créateur, on lui fit remarquer qu'il était dommage de faire un si beau pays sans y mettre d'habitants. Dieu aurait répondu: «Ne craignez rien, j'y mettrai des Mexicains!» Il y a aussi ce mot du dictateur Porfirio Díaz (1830-1915) qui tentait d'expliquer la situation de son pays par l'éloignement de la puissance divine (le Bien?) et par la proximité du voisin du Nord (le Mal?) : «Pauvre Mexique. Si loin de Dieu et si proche des États-Unis.» Plus près de nous, cette boutade: les Mexicains aiment dire que leur pays ressemble à l’ex-URSS, à la différence que les dissidents constituent la majorité du Mexique. On remarquera aussi que toute l'histoire du Mexique est jalonnée de multiples réformes avortées, qui ne se sont jamais révélé la solution rêvée. Retenons une autre constante: la dépossession et le déni des premiers peuples qui ont habité le Mexique.

3.1 La période précolombienne

Les premiers occupants de l’actuel Mexique étaient des chasseurs pratiquant la cueillette; les fouilles archéologiques situent ces premiers humains sur le territoire avec 13 000 ans à 10 000 avant notre ère. Les premières grandes civilisations mexicaines furent celles des Olmèques (2000-500 avant notre ère), puis celles des Zapotèques (900 avant notre ère) et surtout des Mayas (1200 avant notre ère), sans oublier les Toltèques (vers 900), les Mixtèques (vers 1400) et les Aztèques (1345-1521). Vers 1400, l’empire des Mayas s’est éteint, puis en 1521 celui des Aztèques.

Pour bien comprendre ces grandes civilisations, il faut savoir que, par exemple, les Mayas et les Aztèques, vivaient éparpillés dans des cités-États dominées par de gigantesques pyramides. Les Aztèques ont particulièrement construit de grandes villes et ont développé une organisation sociale, politique et religieuse complexe. Ce qu’on appelle aujourd’hui l’«empire maya» ou l’«empire aztèque» n’a jamais vraiment existé (surtout dans le cas des Mayas): chacune des cités-États formait un petit royaume en soi, lesquelles se faisaient souvent la guerre. Les moeurs, les coutumes sociales, les rites religieux et les langues se ressemblaient, mais ne formaient aucune unité. Cet éparpillement à la fois géographique et social a favorisé la fragmentation linguistique, alors que les langues proviennent toutes d’une même souche, en l’occurrence le proto-maya ou proto-aztèque. Ces langues ont tellement évolué différemment que leurs locuteurs aujourd’hui ne peuvent plus se comprendre entre eux.

3.2 La conquête espagnole (1521 - 1810)

Le premier explorateur européen qui visita le territoire mexicain fut Francisco Fernández de Córdoba. Il découvrit en 1517 la trace des Mayas au Yucatán. En 1519, Hernan Cortés débarqua au Tabasco et fonda Veracruz. Avec ses 553 soldats, ses 16 chevaux, ses 13 mousquets et quelques petits canons, il entra sans résistance dans la capitale aztèque Tenochtitlán (Mexico) — qui fut presque entièrement détruite par les conquistadores — et, en 1522, fut nommé gouverneur et capitaine général par l’empereur Charles Quint, aussi roi d’Espagne. En moins de dix ans, Cortés réalisa la Conquête du Mexique et devint le maître du pays fièrement rebaptisé la «Nouvelle-Espagne», une vice-royauté d’Espagne.

La Conquête ouvrit la voie à la colonisation et à la christianisation, c’est-à-dire à l’emprise des Espagnols sur le continent. Une nouvelle société coloniale se forma. Fondée sur une hiérarchie sociale rigide, celle-ci assura l’exploitation des indigènes et l’exportation des matières premières, surtout l’argent, vers l’Espagne. De son côté, l’Église catholique, avec son tribunal de l’Inquisition (institué en 1571), exerça un pouvoir absolu sur tous les Mexicains. Pendant 300 ans, la colonisation transforma la physionomie du pays et imposa la castillanisation des habitants, notamment chez les Métis et les Criollos (Créoles); quand ils n’étaient pas exterminés, les Amérindiens furent simplement ignorés. C'est de cette époque coloniale que date l’immense richesse architecturale des villes comme Mexico, Puebla, Oaxaca, Guanajuato, Zacatecas, etc. Ce patrimoine témoigne de la prospérité qui régnait sous la domination espagnole. Les Espagnols étendirent le pays vers le nord (conquête du Nouveau-Mexique en 1598) et vers le sud.

Au début du XIXe siècle, le Mexique était certainement l’un des pays les plus riches au monde. Toutefois, cette prospérité s’était faite aux dépens d’une grande «masse indienne» — pratiquement réduite à l’esclavage — et d’un peuple de Métis et de Criollos (Créoles) exploités par une minorité d’Espagnols (parfois de Métis) qui possédaient toutes les richesses. Il y eut quelques tentatives de rébellion amérindienne, dont une en 1712, mais elles furent toutes étouffées dans le sang et leurs meneurs exécutés. Sur une population d’environ 80 millions d'indigènes à l'arrivée des Espagnols, on estime à plus de 70 % la proportion de la population autochtone qui fut décimée par les guerres, les maladies, les travaux forcés et l'alcool. Il s’agit d’un génocide sans précédent qui ne sera jamais dépassé dans les siècles suivants. Par la suite, le régime colonial ignora simplement les populations autochtones qui vécurent en dehors du système. Bien que ces populations aient fait l'objet de ségrégation raciale et territoriale, elles disposèrent ainsi d'une sorte de «zone propre» — des réserves indigènes — où elles pouvaient se perpétuer. D'ailleurs, l'une des revendications les plus connues de la part des indigènes du XVIIIe siècle était qu'on leur enseigne l'espagnol afin qu'ils puissent se défendre contre les abus des Criollos et des Espagnols.

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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 4:12

3.4 La lutte pour l’indépendance (1810-1821)

Dès le début du XIXe siècle, les Criollos, ces descendants d’Espagnols nés en Nouvelle-Espagne, commencèrent à revendiquer des libertés économiques ainsi qu’une autonomie accrue. Miguel Hidalgo (1753-1811) et José María Morelos (1765-1815) restèrent les héros de cette époque troublée: la lutte pour l’indépendance embrasa en effet tout le pays. Le Mexique subit aussi les effets des idées libérales de la Révolution française de 1789. Après la conquête de la péninsule ibérique par Napoléon en 1808, l’Espagne dut se résigner à accepter la déclaration d’autonomie du Mexique.

La guerre, qui avait débuté en 1810, avait duré 11 ans et causé plus de 600 000 morts au pays. En juillet 1821, le Mexique proclama son indépendance, qui fut effective lors de la signature du traité de Córdoba par l’ancien général royaliste Agustín de Iturbide et O’Donojù, le dernier vice-roi.

3.5 L’indépendance

Les trois siècles de domination espagnole avaient bien mal préparé le pays à l’indépendance. L’instabilité politique et la ruée vers le profit économique plongèrent le Mexique dans le chaos, alors que les injustices envers les indigènes et la population métissée se multiplièrent. Le couronnement impérial du révolutionnaire mexicain Agustín de Iturbide (comme empereur du Mexique qui comprenait alors l’Amérique centrale), le 21 juillet 1822, symbolisa l'indépendance triomphante face à l'hégémonie séculaire de l'Espagne sur le pays, mais Iturbide fut renversé en mars 1823 par un officier (Santa Anna) qui instaura la république en 1824.

Le pays s’installa alors dans une période d’anarchies pendant laquelle alternèrent les dictatures militaires et les brèves présidences civiles. Les années qui suivirent permirent au Texas (sous contrôle mexicain) de proclamer son indépendance en 1836. Il faut se souvenir que les États-Unis avaient colonisé le Texas avec l’accord des autorités mexicaines et qu’à la veille de la révolution du Texas les Américains représentaient la communauté la plus nombreuse. C’est alors que le Mexique fut entraîné dans une coûteuse guerre contre les États-Unis, qui lui fit perdre, selon les termes du traité de Guadalupe Hidalgo du 2 février 1848, toute la moitié nord du pays. Victorieux, les Américains acquirent en même temps le Texas, l'Arizona et le Colorado. Au même moment, en 1842, le Mexique annexa le Chiapas qui appartenait au Guatemala. À partir de ce moment, on constata un ralentissement de l'extension de la grande propriété seigneuriale en raison des révoltes indiennes. Le Chiapas se distinguera toujours ensuite par un fort esprit d'autonomie.

En 1858, le président Benito Pablo Juárez décida de suspendre les dettes extérieures contractées par les gouvernements précédents, ce qui irrita la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne. Les trois puissances décidèrent d’agir conjointement afin de protéger leurs intérêts économiques. L’expédition hispano-franco-britannique se prépara en novembre et en décembre 1861; les Espagnols arrivèrent le 17 décembre, bientôt suivis des Français et des Britanniques. Mais devant les ambitions coloniales de Napoléon III, les Britanniques et les Espagnols se retirèrent du conflit. Les troupes françaises pénétrèrent seules dans Mexico en juin 1863. Napoléon III proclama l’Empire mexicain et en offrit la couronne à Maximilien (le frère de l’empereur François-Joseph d’Autriche), archiduc d’Autriche (1864-1867). Mais les Mexicains ne supportaient plus ces intrusions dans leur destinée. Devant la pression des États-Unis, la France se désengagea rapidement, ce qui permit à l’armée de Juárez de reconquérir le pays. Maximilien d’Autriche fut fait prisonnier et fusillé le 19 juin 1867, à Querétaro, sur les ordres du président mexicain Juárez. La guerre franco-mexicaine constitua le premier échec de Napoléon III en matière militaire. Après de nombreuses révoltes, le général Porfirio Díaz devint président en 1877.

Le Mexique dut subir la dictature de Díaz (1830-1915) durant près de trente ans (jusqu’en 1911), avec une interruption entre 1880 et 1884. Díaz modernisa le Mexique, mais le développement économique fut en grande partie financé et dirigé par des étrangers. Cette politique économique favorisa les inégalités sociales, alors que les paysans pauvres furent spoliés de leurs terres par les grands propriétaires des haciendas. Un mouvement de révolte s’amorça pour aboutir en 1910 à la Révolution mexicaine. Le réélection de Porfirio Díaz fut fortement contestés et celui-ci dut démissionner en 1911 et prendre la route de l’exil. Francisco Indalecio Madero, le leader de la révolution populaire fut élu président.

Pendant toute cette période, les langues indigènes furent exclues de tout usage officiel et public. Tout indigène qui voulait avoir accès aux rares services publics (instruction, santé, justice, etc.) devait parler l'espagnol. Avec cette politique linguistique de déni, les langues indigènes devinrent encore plus vulnérables que pendant la période coloniale. Cependant, la faiblesse politique et économique de l'État mexicain a empêché la transformation du mode de vie de ces populations de telle sorte que les autochtones ont continué à vivre de façon relativement isolée et ont perpétué leurs langues. En somme, l'espagnol était de peu d'utilité aux autochtones et, de façon générale, leurs langues ancestrales suffisaient pour répondre à leurs besoins de communication.

3.6 La Révolution mexicaine (1910-1920)

Emiliano Zapata (1879-1919)
Le président Madero ne put mettre fin aux remous politiques et militaires qui agitaient le pays. D’autres chefs révolutionnaires, dont Emiliano Zapata (qui donnera son nom aux zapatistes) et Pancho Villa, refusèrent de se soumettre aux nouvelles autorités. Les révoltes armées se succédèrent les unes aux autres. En mars 1911, Zapata recruta une armée de paysans dans les villages et les haciendas, et rejoignit la révolution mexicaine au cri de «terre et liberté»; cette révolution avait pour double objectif le renversement de Díaz et la redistribution des terres aux petits paysans.

Mais la Révolution, qui avait commencé par une révolte des classes moyennes, se transforma en un combat populaire contre la mainmise étrangère sur l’économie, ainsi que pour la séparation radicale de l’Église et de l’État, sans oublier la réforme agraire.

En août 1915, une commission représentant huit pays latino-américains et les États-Unis reconnut le chef rebelle Venustiano Carranza comme l’autorité légitime du Mexique. Carranza voulut entreprendre des réformes, mais ses politiques irritèrent les compagnies pétrolières étrangères parce qu’il avait déclaré que le pétrole constituait une ressource naturelle mexicaine inaliénable et avait imposé des taxes sur les champs pétrolifères. Le président Carranza essaya d'imposer par la force au Chiapas les lois constitutionnelles mexicaines concernant la réorganisation des propriétés, le loi contre l'usure, le régulation du travail salarié, la réforme de l'éducation, la réduction du pouvoir de l'Église, etc. Il en résulta un soulèvement armé (les «Mapuches») contre les troupes gouvernementales. Les milices mapuches vinrent à bout des troupes de Carranza peu avant 1920. En 1920, trois généraux se rebellèrent contre le président Carranza qui fut tué, tandis que l’un des généraux, Álvaro Obregón, accéda au pouvoir. Après une présidence difficile marquée par les guerres civiles, celui-ci fut assassiné à son tour en 1928 par un fanatique religieux.

Après les assassinats successifs de tous les chefs révolutionnaires (Zapata, Villa, Carranza et Obregón), le mythe révolutionnaire fut récupéré et institutionnalisé dans le Parti national révolutionnaire (PNR) créé en 1929; ce sera plus tard le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), le garant des acquis de la Révolution. Le programme du PNR fut mis en place en 1934 avec l’élection du président Lázaro Cárdenas qui favorisa les réformes agraires, la protection sociale et l’éducation. Cárdenas fut considéré comme l'instigateur d'une «seconde révolution mexicaine». En 1938, le gouvernement mexicain expropria les biens des compagnies pétrolières étrangères et fonda la société nationale PEMEX pour administrer l’industrie pétrolifère (nationalisée). Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), pour sa part, allait se maintenir au pouvoir jusqu’en 2000, ce qui donne une idée de la continuité politique du Mexique.

En somme, l’histoire mexicaine n’a jamais été tendre pour ses héros. C’est le célèbre écrivain mexicain Carlos Fuentes qui écrivit: «Il n'y a pas eu un seul héros qui ait réussi, au Mexique. Pour être des héros, ils ont dû périr.» En effet, ont été fusillés Miguel Hidalgo (et son célèbre «Que vivá Mexico!»), José María Morelos, Pancho Villa, l'empereur Maximilien, Emiliano Zapata, Huerta, Madero, etc.; Bartolomé de Las Casas, le «père des Indiens» fut déchu, Carranza, le «père de la Constitution mexicaine» fut assassiné. Toutes ces figures, qui ont façonné la nation mexicaine, sont aujourd’hui encore respectées et adulées.

Néanmoins, l'histoire du Mexique depuis l'Indépendance s'est faite sans l'apport des populations autochtones. Jamais une quelconque mesure de protection concernant les langues nationales ne fut adoptée par un gouvernement. On constate une diminution de l'ordre de 40 % dans le nombre des langues autochtones, alors que l'espagnol devint officiellement la langue nationale dans l'enseignement publique. Déjà, à la fin du XIXe siècle, on constatait la disparition d'un grand nombre de langues dans tout le Mexique, notamment le californiano, le lipano, le comanche, le concho, le chuchona, le guasave, l'ópata, le tubar, le pochuteco, le chiapaneco, etc. Et la tendance s'est perpétuée tout au long du XXe siècle. Le mouvement révolutionnaire qui a commencé en 1910 ignora le Chiapas, ce «Midi» mexicain où les pratiques de l'oligarchie locale ont interdit non seulement la restitution de la terre au paysans, mais la lui ont même arrachée au bénéfice des éleveurs de bétail, des propriétaires fonciers qui exploitèrent le Chiapas comme une réserve coloniale.

3.7 Le Mexique contemporain

À partir de 1940, le régime mexicain s’organisa dans une démocratie relative et un compromis politique qui laissa le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) au pouvoir, la richesse aux entrepreneurs et les garanties d’un niveau de vie minimal au peuple. En juin 1945, Le Mexique devint officiellement membre de l’ONU. Après une première fissure survenue en 1968 à la suite de la révolte des étudiants et du massacre de Tlateloco (la répression ayant fait plus de 400 morts), la crise économique des années quatre-vingt, qui succédait aux illusions du boom pétrolier, accéléra le déclin du régime politique. En 1970, Luis Echeverría Álvarez, candidat du PRI, devint président et poursuivit une stratégie plus équilibrée de croissance économique; il introduisit des mesures destinées à réduire le contrôle de l’économie par les étrangers et à accroître les exportations. En 1976, la découverte de larges réserves de pétrole brut dans les États de Campeche, Chiapas, Tabasco et Veracruz fit croire au PRI que le pays pourrait accélérer son développement économique.

José López Portillo, le candidat du PRI, fut élu à la présidence en 1976. Il poursuivit une politique d’austérité économique en appelant les travailleurs à modérer leurs revendications salariales et les patrons à maintenir des prix bas et à accroître leurs investissements; dans le domaine des affaires étrangères, Portillo resserra les liens avec les États-Unis et rétablit des relations diplomatiques avec l’Espagne. La production de pétrole doubla pendant la seconde moitié des années soixante-dix, ce qui permit au Mexique de s’affranchir partiellement de la tutelle des États-Unis. En 1982, Miguel de la Madrid succéda au président López Portillo. De tendance nationaliste, il tenta de réglementer l’usage de l’anglais dans le district fédéral de Mexico.

Face au candidat de l’opposition, Cuauhtémoc Cárdenas, fils de l’ancien chef de l’état, le président Carlos Salinas de Gortari, candidat du PRI, fut élu en 1988, malgré des accusations de fraudes électorales. Salinas dut, lui aussi, entreprendre un certain nombre de réformes. Dès 1989, le gouvernement Salinas accéléra la privatisation des entreprises nationalisées et prit des mesures pour inciter les étrangers à investir en leur permettant de contrôler entièrement les entreprises. Le 5 septembre 1990, le Mexique signa la Convención sobre pueblos indígenas y tribales (la Convention relative aux peuples indigènes et tribaux) de l'Organisation internationale du travail, et reconnut une certaine autonomie aux indigènes afin de clamer leurs revendications. En décembre 1992, Salinas, le président des États-Unis (George Bush, père) et le premier ministre canadien (Brian Mulroney) signèrent le TLCAN, le Tratado de Libre Comercio de América del Norte, c’est-à-dire l’Accord de libre-échange nord-américain ou ALENA (en angl.: North American Free Trade Agreement). Le Parlement mexicain ratifia l’accord en 1993 et le traité prit effet le 1er janvier 1994, créant ainsi la plus grande zone de libre-échange du monde. Néanmoins, aucune mesure efficace ne put réduire l’importante dette extérieure du pays.

3.8 Les revendications autochtones

Le 1er janvier 1994, jour de l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), un groupe d’autochtones, appelé l’Armée zapatiste de libération nationale (Ejercito Zapatista de Libéracion Nacional) — en hommage au guerillero Emiliano Zapata qui vécut de 1879 à 1919 —, s’empara de quatre villes du sud dans l’État du Chiapas et exigea des réformes en profondeur. Bien que les troupes gouvernementales aient rapidement repris une grande partie du territoire occupé par les rebelles, le groupe rebelle donna naissance à un vaste mouvement pour la réforme politique au Mexique. En août de la même année, Ernesto Zedillo (PRI) fut élu président de la République. Toutefois, l’ampleur de la récession et de la crise financière et monétaire (avec un déficit d’environ 30 milliards de dollars), la résurgence de la question autochtone (insurrection du Chiapas sous la direction du charismatique «subcomandante Marcos») et la multiplication des scandales politico-judiciaires (révélant, entre autres, la lutte que se livraient certains politiciens influents au sein du PRI) soulignèrent les limites de ces réformes.

Le gouvernement mexicain entreprit en 1994 de reconnaître constitutionnellement les droits culturels des autochtones, mais cette reconnaissance était accompagnée d'une politique économique de type néolibéral qui accentuait la pauvreté des peuples autochtones et, en conséquence, la marginalité de leurs langues. Le conflit s’intensifia entre les zapatistes et le gouvernement au début de 1995. Le gouvernement mexicain ressentit la nécessité d’établir à nouveau son autorité en lançant une opération militaire qui permit de reprendre le contrôle de plusieurs municipalités occupées et de repousser les guérilleros. Toutefois, l’armée nationale ne parvint jamais à s’emparer des dirigeants zapatistes.

L’échec de cette offensive entraîna une reprise des négociations qui aboutirent à la signature d’un accord, le 16 février 1996, à San Andrés Larrainzer (Chiapas). Cet accord prévoit l’inclusion dans la Constitution de 1917 d’une série de droits pour les autochtones, notamment une forme d’autonomie permettant «l’exploitation collective des ressources naturelles dans les communautés indigènes». Néanmoins, la situation demeura tendue, alors que les pourparlers sur l’application de l’accord de San Andrés furent interrompus en 1996; le gouvernement refusait notamment que la notion de «propriété collective» soit reconnue constitutionnellement.

En 1997, le président E. Zedillo tenta bien de relancer les pourparlers en proposant l’adoption d’une loi permettant la mise en place d’un «pacte social» en faveur des «56 ethnies du pays». Parallèlement, les zapatistes fondèrent un parti politique indépendant, le Front de libération nationale. En juin 1998, le démantèlement par l’armée de la quatrième «municipalité autonome» (38 villages zapatistes ont été fondés depuis le début du conflit) donna lieu à de violents affrontements entre l’armée et l’AZLN — ou en espagnol la EZLN (l’Armée zapatiste de libération nationale). Tout dialogue entre les zapatistes et le gouvernement fut rompu jusqu’en septembre de la même année, lors de la reprise des négociations de paix.

Aujourd'hui, le mouvement zapatiste s'est fait damner le pion par la Mara Salcatrucha originaire du Salvador. Dans la langue populaire salvadorienne, mara signifie «bande», salva est le diminutif de «salvadorien» et trucha veut dire «futé». C'est une bande de jeunes assassins, rasés et tatoués, que rien n'arrête. Ce sont les orphelins de la la guerre que Ronald Reagan a livrée en Amérique centrale dans les années quatre-vingt-dix. Il se sont installés dans le Chiapas. Les zapatistes ne sont plus beaucoup d'actualité; la Mara Salcatrucha, oui.

3.8 Le Mexique démocratique

Déclenchée par le mouvement zapatiste, l'éternelle réforme de la vie politique dut se poursuivre. Pour la première fois depuis 1929, le PRI, perdit la majorité absolue à la Chambre des députés, lors des élections législatives du 6 juillet 1997. Au même moment, Cuauhtémoc Cardenas, l’un des leaders du parti de la Révolution démocratique (PRD), une formation de gauche, fut élu maire de Mexico au suffrage universel. Le gouvernement dut ensuite faire face, en 1997, à d’importants problèmes de corruption liés en particulier au trafic de drogue, ainsi qu’à une chute des cours du pétrole. En octobre de la même année, la presse mexicaine fit état d'une forte concentration de troupes au Chiapas: plus de 40 000 soldats. En mars 1999, deux millions et demi de Mexicains participent à la consultation organisée par les zapatistes pour réclamer à une écrasante majorité l’inclusion de la «loi indigène» dans la Constitution mexicaine. Le 2 juillet 2000, le parti au pouvoir depuis 1929, le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) perdit l'élection présidentielle historique au profit du candidat de droite et chef du Parti d'action nationale (PAN), Vicente Fox. Cette victoire, qui mettait fin à 71 années de pouvoir du Parti révolutionnaire institutionnel, marquait pour plusieurs «la victoire de la démocratie».

Le 1er décembre 2000, Vincente Fox Quesada devenait président des États-Unis du Mexique. Lors de son discours d'investiture, le nouveau président avait lancé un vibrant «Jamais plus un Mexique sans vous!» M. Fox voulait ainsi montrer qu'il allait «s'occuper prioritairement» de la question autochtone, puisque le slogan «Jamais plus un Mexique sans nous» était celui adopté par le Congrès national indigène de 1996. Le président Vicente Fox s’engage à privilégier la croissance afin de réduire le chômage et améliorer les revenus de la population. L’une de ses principales ambitions est le développement du commerce: il mise sur un renforcement des échanges au sein de l'ALENA et espère beaucoup de la future Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA). Le président a repris les négociations de paix avec l'Armée zapatiste de libération nationale au Chiapas et a retiré, en mars 2001, les troupes fédérales (qui n'auraient été que «repositionnées») de sept bases du Chiapas, l'une des trois conditions de base fixées par les rebelles pour reprendre les discussions de paix. Plusieurs dirigeants zapatistes — dont le sous-commandant Marcos — se sont rendus à Mexico, au terme d’un voyage historique, à travers plusieurs États du sud et du centre du pays pour exposer les revendications des autochtones devant le Congrès.

Puis ce fut la débandade encore une fois. Le président Vicente Fox a bien fait parvenir au Sénat pour discussion et approbation, le 5 décembre 2000, la fameuse proposition de loi Cocopa ("Comisión de Concordia y Pacificación" ou Commission de concorde et de pacification) proposée par toutes les organisations autochtones. Mais, en avril 2001, le projet de loi sur les droits des indigènes (la «loi Cocopa») a été modifié par le Sénat avant d’être adopté par les deux Chambres, de telle sorte que les dispositions garantissant l'autonomie et l'auto-détermination se sont trouvées considérablement atténuées. Les zapatistes ont carrément rejeté le projet de loi et interrompu toute négociation. Pour reprendre tout dialogue avec le gouvernement, les zapatistes attendent voir se réaliser trois conditions: le démantèlement des bases militaires (qui n’ont été que «repositionnées»), la libération de tous les prisonniers zapatistes et l’adoption intégrale par le Congrès de la «loi Cocopa».

Quant au président Fox, ou il n'a pas compris les enjeux ou il a trompé les autochtones. Tout de suite après l'adoption de la loi sur les indigènes, il s'est aussitôt félicité du vote et a déclaré avec enthousiasme que le conflit armé était «désormais terminé» et que «l'allégresse remplissait le cœur de chacun des Indiens du Mexique». Pour les zapatistes, le président a seulement fait semblant de faire sienne «l'initiative de la loi Cocopa» pendant qu'il négociait avec les représentants durs et purs du Congrès une «réforme» qui ne reconnaîtrait pas vraiment les droits des autochtones. La loi, telle qu'adoptée, supprime des parties essentielles du projet de la COCOPA: la reconnaissance des communautés comme sujets de droit ; la reconnaissance des territoires indigènes ; l'utilisation et la jouissance collectives des ressources naturelles qui se trouvent dans lesdits territoires et la possibilité d'association des communautés et municipalités indigènes. Depuis, tout est à recommencer.

Depuis le 1er décembre 2006, Felipe Calderon est le président du Mexique. Contrairement à son prédécesseur, le président Calderon n'a pris aucun engagement explicite et clair au sujet du respect des droits de l'Homme et du droit des indigènes. Depuis son élection, il s'est lancé dans la guerre contre le trafic de la drogue au Mexique. De graves violations des droits humains ont été commis par des militaires, notamment dans les États de Chihuahua, de Chiapas, d'Oaxaca et de Guerrero. Un groupe d'avocats a poursuivi Calderon devant la Cour internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour la mort de quelque 50 000 personnes au cours de la guerre contre le trafic de la drogue et du crime organisé. Felipe Calderon affirme vouloir trouver refuge au Brésil à la fin de son mandat parce qu'il craint pour sa vie.
Depuis le 1er décembre 2012, c'est Enrique Peña Nieto (du Partido Revolucionario Institucional ou Parti révolutionnaire institutionne ou PRI), qui est devenu le président du Mexique. Après avoir prêté serment, le chef de l'État a annoncé 13 propositions depuis le Palais national de Mexico, dont une réforme constitutionnelle pour établir un seul Code pénal (au lieu de 33). Il a également proposé un nouveau programme concernant la prévention de la délinquance, ainsi qu'une réforme de l'éducation, le droit d'accès à l'Internet, un programme contre la famine et une assurance-santé destinée aux mères célibataires. «Il est temps de faire bouger le Mexique, a-t-il ajouté, des temps meilleurs arrivent pour tous les Mexicains.» En matière de langues, Enrique Peña Nieto affirme vouloir créer des services bilingues afin de défendre les communautés indigènes lors des procès où ils sont partie prenante. Il considère inacceptable qu'il y ait des condamnations contre les indigènes parce que les avocats ou les juges ne parlent pas les langues des justiciables.

Le gouvernement mexicain semble maintenant près de reconnaître les droits légitimes des autochtones, mais les réalisations se font attendre. Les autochtones veulent être considérés comme des citoyens à part entière et trouver enfin leur place dans l'économie mexicaine. Une nouvelle réforme de la Constitution, définissant le statut d'autonomie et d'autodétermination des peuples indigènes, est à l'ordre du jour. Cependant, n'oublions pas que beaucoup de Mexicains hésitent à accorder une grande autonomie, car les milieux les plus conservateurs agitent le «spectre de la balkanisation» du Mexique et du «séparatisme». La réforme de la Constitution est devenue la principale revendication de l'Armée zapatiste de libération nationale, laquelle joue plus que jamais le rôle de «chien de garde» du mouvement autonomiste des autochtones. Les zapatistes défendent aujourd'hui le droit pour des communautés appartenant à des ethnies diverses de se rassembler dans des circonscriptions administratives nouvelles au sein desquelles elles définiraient des règles propres de gouvernement. C'est la nature même de l'État mexicain qui semble ici remise en question. C'est justement cela que le gouvernement veut à tout prix éviter. Dans toute l'histoire du Mexique, la situation d'extrême pauvreté, d'injustice, de pillage et de dépossession, de viol, dans laquelle vivent les autochtones depuis le XVIe siècle demeure une constante qui a traversé la période coloniale et la Révolution, sans qu'aucune solution n'ait été trouvée jusqu'à maintenant. Aujourd'hui, la minorité indigène est portée aux nues dans les musées, mais on continue de plus belle de l'exploiter dans la vie; on la méprise et on ne lui rend pas justice. Le paternalisme ambiant la maintient dans une situation quasi archéologique.

Dernière modification en date du 08 févr. 2017.

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CITOYEN TIGNARD YANIS
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 4:13

Cette liste présente une chronologie, non exhaustive, de différentes révolutions et rébellions dans le monde. Pour une liste de coups d'État et de tentatives de coups d'État voir : Liste de coups d'État.

Antiquité...
Afrique.

-460 : révolte d'Inaros. Inaros, fils d'un chef libyen, prend la tête d'un mouvement d'insurrection contre les Perses. Il demande l'aide des Athéniens, qui, déjà en guerre contre la Perse, dépêchent des troupes en Égypte.

Asie

-499 – -493 : révolte de l'Ionie. La plupart des cités grecques occupées par les Perses en Asie Mineure et à Chypre se révoltent contre la domination perse à la suite de l'échec de l'expédition contre les Scythes.
-206 : Ziying, dernier dirigeant de la dynastie Qin (en Chine) capitule devant Liu Bang, dirigeant d'une révolte populaire et fondateur de la dynastie Han.
-154 : échec de la rébellion des sept États menée par des membres de la famille royale de la dynastie Han.

Europe

-181 – -174 : révoltes celtibères dans la péninsule Ibérique, face aux Romains.
-153 – -133 : nouvelle révolte celtibère dans la péninsule ibérique contre les Romains, qui s'achève avec la chute de Numance.
-147 – -139 : durant la conquête romaine de l'Hispanie, le berger lusitanien Viriathe organise une résistance efficace, et bat plusieurs armées romaines. Les Romains ne peuvent en venir à bout qu’en le faisant assassiner par ses partisans.
-73 – -71 : la troisième guerre servile est la dernière d’une série de rébellions d’esclaves contre la République Romaine, connues collectivement sous le nom de guerres serviles. Elle est dirigée par le gladiateur Spartacus.
-52 – -51 : révoltes gauloises dirigées par Vercingetorix, vaincu par Jules César.

1 - 999
Afrique

740-743 : révolte berbère dans le Maghreb contre les Omeyyades.
824-836 : révolte des troupes arabes de Tunisie contre les Aghlabides, qui n'est matée qu'avec l'aide des Berbères.
943-947 : révolte du berbère kharidjite Abu Yazid contre les Fatimides.

Asie

25 : révolte des Sourcils Rouges et d'anciennes élites Han en Chine contre l'usurpateur Wang Mang (9-25) afin de rétablir l'administration impériale des Han.
66-70 : Première Guerre judéo-romaine, la première des trois guerres judéo-romaines qui ont eu lieu en Judée contre l’Empire romain1.
115-117 : guerre de Kitos, deuxième des guerres judéo-romaines.
132-135 : révolte de Bar Kokhba, troisième et dernière des guerres judéo-romaines.
184 : Zhang Jiao conduit la rébellion des Turbans jaunes contre la dynastie Han.
613 : la révolte de Yang Xuangan est écrasée par la dynastie Sui.
685-699 : révolte kharidjite en Iran et en Irak contre les Omeyyades.
740 : révolte zaïdite contre les Omeyyades.
747-750 : renversement de la dynastie omeyyade par les Abbassides révoltés.
755-763 : révolte d'An Lushan contre la dynastie Tang.
817-837 : révoltes des Iraniens khurramites conduite par Babak Khorramdin.
828 : échec de la révolte de Kim Heon-chang contre le Silla, en Corée.
845 : révolte du capitaine Jang Bogo contre le Silla, qui ne cesse qu'avec l'assassinat de Jang Bogo.
861-1003 : fondation de la dynastie des Saffarides par Ya`qûb bin Layth as-Saffâr dans l'est de l'Iran.
869-883 : révolte des Zanj, esclaves noirs, en Irak, écrasée par les Abbassides2.
875-884 : rébellion du contrebandier Huang Chao contre la dynastie Tang, qui contribue à son effondrement.
899-906 : révolte de la secte des qarmates contre les Abbassides dans l'est de l'Arabie.

Europe

6-9 : des tribus illyriennes et d'autres en provenance de Pannonie et de Dalmatie se révoltent et sont vaincues par Tiberius et Germanicus, après une rude campagne qui dura trois ans.
9 : révolte d'Arminius contre l'Empire romain; alliance des tribus germaniques dirigées par Arminius tendirent une embuscade et détruisirent ainsi trois légions romaines dirigées par Publius Quinctilius Varus lors de la bataille de Teutobourg.
60-61 : Boudica, reine des Iceni, Celtes du Norfolk, conduit une rébellion des tribus bretonnes contre l'occupant romain3.
69-70 : rébellion des Bataves dans la province romaine de Germanie inférieure.
284 à 448 : rébellions successives des bagaudes en Gaule et en Hispanie romaine.
532 : sédition Nika à Constantinople.
623 : soulèvement des Slaves menés par Samo de Bohême contre les Avars.
782-785 : révolte saxonne contre Charlemagne.
814 : Al-Hakam Ier écrase une révolte des musulmans espagnols à al-Ribad, sur la rive sud du Guadalquivir.
884 : Omar Ben Hafsun conduit une révolte contre les Omeyyades dans le sud de l'Espagne.
934 : révolte des Normands de l'Ouest principalement (rébellion de Rioulf (Herjólfr)) dénonçant la francisation de la Normandie
982 : révolte des Slaves païens de l'Elbe contre le Saint-Empire.

1000-1599
Afrique

1125 : les Almohades commencent une rébellion dans les montagnes de l'Atlas
1250 : les Mamelouks tuent le dernier sultan de la dynastie des Ayyoubides et fondent la dynastie des Baharites.

Amérique

1572 : révolte de Túpac Amaru au Pérou contre l'empire espagnol.

Asie

1156 : rébellion de Hōgen qui réussit à établir la domination de clans samouraï et finalement le premier gouvernement mené par des samouraïs du Japon (lire ci-dessous).
1159-1160 : Rébellion de Heiji, une lutte de pouvoir entre les clans vainqueurs de la rébellion de Hōgen qui est l'autre rébellion permettant d'imposer le premier gouvernement de samouraïs du Japon.
1368 : Ming Hongwu dirige les paysans han dans une rébellion contre la dynastie Yuan mongole établissant ainsi la dynastie Ming. C'est l'acte final de la Révolte des Turbans rouges.
1418-1427 : des Vietnamiens dirigés par Le Loi se révoltent contre l'occupation chinoise.
1501-1509 : Ismail Ier fonde la dynastie des Séfévides en Azerbaïdjan et en Iran, et joue également un rôle clé dans le soulèvement de la branche des Douze du chiisme dans ces deux régions jusqu'alors dominées par l'ismaélisme et le sunnisme.
1519-1610 : révoltes Jetali en Anatolie contre l'autorité de l'Empire ottoman.

Europe

1095 : en Angleterre, rébellion de nobles du Nord contre William Rufus
1185 : rébellion valaque des Bulgares contre l'Empire byzantin.
1233-1234 : révolte stedingen en Frise qui amène le pape Grégoire IX à appeler à la croisade.
1242-1249 : premier soulèvement de la Prusse contre les Chevaliers Teutoniques, lors des croisades baltes.
1282 : Vêpres siciliennes contre Charles d'Anjou.
1296-1328 : première guerre d'indépendance de l'Écosse entre les Écossais et l'Angleterre, conduisant à une reconnaissance de l'indépendance en 1328 avec la signature du traité d’Édimbourg-Northampton.
1332-1357 : seconde guerre d'indépendance de l'Écosse, conduisant à une nouvelle reconnaissance de l'indépendance de l'Écosse par l'Angleterre lors de la signature du traité de Berwick.
1302 : bataille de Courtrai en Flandre, qui aboutit au départ de la France.
1323-1328 : début d'une série d'escarmouches rurales fin 1323, la révolte des Karls qui s'aggravera progressivement en une rébellion de plus en plus importante amenant la bataille de Cassel.
1343-1345 : révolte de la Saint-Georges en Estonie.
1354 : révolte de Cola di Rienzo à Rome.
1358 : la Jacquerie, en Île-de-France

Fin sanglante de la révolte des paysans de 1381 en Angleterre. Wat Tyler, le chef des rebelles, est exécuté sous les yeux de Richard II. Une seconde image dans le tableau montre Richard parlant à la foule

1378 : révolte des Ciompi à Florence.
1378-1384 : révolte des Tuchins en Languedoc.
1380-1385 : révolte des chaperons blancs contre le comte de Flandre.
1381 : révolte des paysans en Angleterre.
1382 : révolte de la Harelle à Rouen.
1382 : révolte des Maillotins à Paris.
1382 : révolte des tisserands gantois.
1400-1415 : révolte galloise menée par Owain Glyndŵr.
1420 : début de la révolte des hussites de Bohème contre l'Église catholique et le Saint-Empire romain germanique. Cela débouche sur les croisades contre les Hussites.
1425-1428 : insurrection maltaise de 1425-1428.
1434 : rébellion de la paysannerie suédoise contre les Danois.
1437 : révolte Bobâlna en Transylvanie, utilisant des tactiques militaires issues des croisades contre les Hussites.
1444-1468 : rébellion de Skenderbeg dans lAlbanie sous le joug ottoman.
1450 : rébellion du Kent dirigée par Jack Cade.
1462-1485 : rébellion des Remença en Catalogne.
1467-1469 : Gran Guerra Irmandiña en Galice.
1489 : révolte de Plouyé, en Cornouaille.
1497 : rébellion de 1497 en Cornouailles.
1514 : révolte des paysans sicules conduite par György Dózsa dans le Royaume de Hongrie.
1515 : révolte des paysans slovènes
1515 : soulèvement frison de l'Arumer Zwarte Hoop, dirigée par Pier Gerlofs Donia.
1519-1523 : première rébellion des Germanías au Royaume de Valence, un mouvement autonomiste anti monarchiste, anti-féodal inspiré par les républiques italiennes.
1520-1522 : guerre des Communautés de Castille contre la domination de Charles Quint.
1524-1525 : guerre des Paysans allemands dans le Saint-Empire romain germanique.
1534-1535 : Les anabaptistes de la ville de Münster se soulèvent durant la Révolte de Münster et prennent temporairement le contrôle de la cité.
1542 : Dacke Feud en Suède.
1548 : jacquerie des pitauds, en Bordelais
1549 : révolte du livre de la prière commune en Cornouailles et Devon (Royaume-Uni).
1549 : Révolte de Kett (en) (Norwich) à la suite de la clôture des communaux4.
1566-1648 : guerre de Quatre-Vingts Ans ; révolte des gueux contre l'Espagne.
1568-1571 : révolte des Alpujarras par les Morisques à Grenade (Espagne).
1573 : révolte paysanne croate et slovène menée par Matija Gubec5.
1579 : jacquerie des gautiers en Normandie
1588 : La Ligue à Paris : Journée des barricades
1593-1599 : soulévement des Tard-Avisés en Limousin et Périgord
1594-1603 : guerre de Neuf Ans en Ulster contre les lois anglaises en Irlande.
1596 : Soulèvement en Finlande.

1600-1799
Amérique

1680 : révolte des pueblos en 1680 contre les colons espagnols au Nouveau-Mexique.
1689 : révolte de Boston.
1675-1676 : « guerre du roi Philippe » contre les Indiens, au Massachusetts.
1763-1766 : rébellion de Pontiac par les amérindiens outaouais qui, lésés par les règles commerciales désavantageuses que leur imposaient les Britanniques, se soulèvent.
1768 : rébellion de la Nouvelle-Orléans, révolte populaire des Franco-Louisianais et des métis contre l'occupant espagnol : ce soulèvement, malgré le départ du gouverneur espagnol, se solda par un échec.
1774-1783 : révolution américaine, période de changements politiques importants provoqués par l'insurrection des habitants des treize colonies d'Amérique du Nord contre la Grande-Bretagne à la fin du XVIIIe siècle. Épisode fondateur de la nation américaine et de la naissance des États-Unis, la révolution se manifesta par des violences contre les autorités britanniques, d'une guerre contre la métropole et de troubles sociaux.
1780-1782 : José Gabriel Condorcanqui, connu sous le nom de Túpac Amaru II, organise une révolte indigène contre le pouvoir espagnol au Pérou. Julián Apasa, connu sous le nom de Túpac Katari s'allia avec lui et dirigea une révolte en Bolivie, détruisant presque la ville La Paz dans un siège.
1791-1804 : la révolution haïtienne, première révolte d’esclaves réussie du monde moderne, menée par Toussaint L'Ouverture.
1795-1796 : Des rebelles français, à Grenade conduits par Julien Fédon tentent d'incorporer Grenade à la France révolutionnaire.

Asie

1637-1638 : rébellion de Shimabara des paysans japonais sous le Shogunat Tokugawa.
1644 : rébellion Li Zicheng contre la dynastie Ming.
1668 : les Sikhs de l'Anandpur se révoltent contre l'empire moghol.
1669 : Soulèvement Jat de Gokula. Les Jats Hindous de Mathura se révoltent contre Aurangzeb.
1672 : rébellion Pasthun contre Aurangzeb.
1709 : Mirwais Khan Hotak, un Afghan originaire de Kandahar dirige une rébellion couronnée de succès contre Gurgen Khan, le gouverneur perse de Kandahar.
1722 : des rebelles afghans l'emportent sur Chah Huseyin et mettent fin à la dynastie des Séfévides.

Europe

1606-1607 : la rébellion de Bolotnikov pour l'abolition du servage durant le Temps des troubles en Russie.
1618-1625 : la révolte de Bohême contre les Habsbourg ; elle s'inscrit dans le cadre de la guerre de Trente Ans.
1621-1629 : rébellions huguenotes en France.
1639 : révolte des Nu-Pieds en Normandie.
1640 : révolte portugaise contre l'Empire espagnol.
1640-1652 : soulèvement de la Catalogne.
1640-1644 : soulèvement valaque contre la domination des Habsbourg en Moravie.
1641 : rébellion irlandaise.
1642-1653 : Première révolution anglaise.
1647 : révolte de Naples contre l'Espagne.
1648 : soulèvement de Khmelnytsky des Cosaques d'Ukraine contre la Pologne-Lituanie entre 1648 et 1654 -1657.
1648-1653 : la Fronde contre Mazarin
1661 : Soulèvement du curé Matalas en Soule.
1662 : Révolte des Lustucru en Boulonnais.
1668-1676 : soulèvement du monastère de Solovetski.
1672-1674 : révolte des Tatars baltiques, un soulèvement des Tatars contre la Pologne-Lituanie.
1672-1678 : révolte de Messine. Les Malvezzi (riches anti-espagnols) s’opposent aux Merli (milieux populaires favorables à Madrid). Les Malvezzi font appel à Louis XIV, alors en guerre contre l’Espagne
1675 : révolte du papier timbré en Basse-Bretagne.
1676 : révolte des Bachkirs contre la Russie.
1682 : révolte de Moscou de 1682.
1688 : Glorieuse Révolution en Angleterre
1688-1746 : révolte des jacobites, attachés à la dynastie des Stuart, en Écosse.

Reddition de Cornwallis à Yorktown en 1781. Révolution américaine.

1689 : rébellion des Karposh contre l'Empire ottoman.
1693 : la deuxième rébellion des Germanías à Valence.
1698 : révolte des streltsy en Russie.
1702-1715 : insurrection des Camisards en France.
1703-1711 : François II Rákóczi (1676-1735), le plus riche propriétaire de Hongrie, appelle les Hongrois à la révolte. Il profitant de l’engagement de l’Autriche dans la guerre de succession d’Espagne, rassemble 30 000 paysans hongrois, slovaques et valaques et encourage un soulèvement contre les Habsbourg, avec les subsides de la France.
1707-1709 : révolte de Boulavine (en) dans la Russie impériale.
1745-1746 : bataille de Culloden en Écosse, lors du soulèvement jacobite.
1770 : révolution d'Orloff dans le Péloponnèse
1773-1775 :rébellion des paysans autour de Pougatchev, cette jacquerie des cosaques de Yaik (l'ancien nom de l'Oural) est la plus importante révolte de paysans de l'histoire russe6.
1789-1795 : la révolution liégeoise entraîne la disparition de la principauté de Liège après huit siècles d'existence.
1789-1799 : Révolution française, révolte abolissant la monarchie absolue de droit divin. Période importante en ce qui concerne les droits français, les citoyens sont considérés comme égaux devant la loi.
1793 : Insurrections fédéralistes en France

Pendaison de personnes suspectées d'appartenir aux United Irishmen par les troupes anglaises.

1794 : insurrection de Kościuszko en Pologne.
1797 : mutinerie de Spithead par les marins de la British Royal Navy.
1798 : rébellion irlandaise de 1798, soutenue par la France.
1799 : Insurrection royaliste de 1799 dans le Toulousain

1800-1899
Afrique

1871 - 1872 : Révolte de El Mokrani contre les Français.
1879 - 1882 : révolte nationaliste égyptienne contre le pouvoir des Khédives puis contre la domination européenne menée par Ahmed Urabi.
1888 - 1889 : Révolte d'Abushiri contre les Allemands.
1895 : Révolte des Batetela de Luluabourg contre l'État indépendant du Congo.

Amérique

1810-1821 : la guerre d'indépendance du Mexique contre les colons espagnols.
1810 : le vice-roi de Río de la Plata est déposé durant la révolution de Mai.
1810-1840 : José Gaspar Rodríguez de Francia au Paraguay7.

Bataille à "Snake Gully" 1802, pendant la révolution haïtienne

1817 : révolution Pernambucana.
1820-1824 : guerre d'indépendance péruvienne menée par José de San Martín.
1822-1823 : révolution républicaine au Mexique qui renverse l'empereur Agustín de Iturbide
1827-1828 : rébellion conservatrice au Mexique menée par Nicolás Bravo.
1835-1836 : révolution texane contre le Mexique.
1835-1845 : révolution Farroupilha, par les gauchos du Rio Grande do Sul au Brésil.
1837-1838 : Rébellion des Patriotes et tentative de république dans la colonie britannique du Bas-Canada.
1837-1838 : Rébellion du Haut-Canada, soulèvement contre la riche élite conservatrice au pouvoir dans la colonie.
1847 : rébellion Maya à Yucatán.
1847 : révolte de Taos au Nouveau-Mexique contre les États-Unis.
1861-1865 : guerre civile américaine entre les États-Unis (nord) et les confédérés (sud).
1858 : Révolution de 1858 en Uruguay.
1862 : soulèvement sioux au Minnesota8.
1863 : New York Draft Riots (ou émeutes de la conscription)9.
1865 : Rébellion de Morant Bay menée par Paul Bogle.
1868 : Grito de Lares, révolte contre la domination espagnole de Puerto Rico.
1869 - 1870 : Rébellion de la rivière Rouge, révolte conduisant à un gouvernement provisoire constitué par les Métis et leur chef Louis Riel dans la colonie de la rivière Rouge, située dans l'actuelle province du Manitoba, au Canada10.
1871 : révolution au Guatemala
1871-1872 : Porfirio Díaz se rebelle contre le président Benito Juárez au Mexique (il se rebellera de nouveau en 1876).
1885 : Rébellion du Nord-Ouest au Canada.
1874 : Révolution de 1874 (Argentine).
1893 : une révolte libérale amène José Santos Zelaya au pouvoir au Nicaragua.
1895 : révolution contre le président Andrés Avelino Cáceres au Pérou.

Asie

1809-1810 : rébellion de Velu Thampi Dalawa au Travancore.
1796-1804 : Rébellion du Lotus Blanc contre la Dynastie Qing en Chine.
1812 : jacquerie de Hong Gyeong-nae contre la dynastie Joseon de Corée.
1825-1830 : guerre de Java, que les Indonésiens appellent guerre de Diponegoro (Perang Diponegoro) due au refus du prince Diponegoro, fils aîné du sultan Hamengkubuwono II de Yogyakarta, de laisser les Hollandais faire passer la « Grande route postale » (Groote Postweg) de Daendels.
1841-1842 : bataille de Gandamak, rébellion de tribus afghanes.
1848 : rébellion de Ceylan contre les britanniques.
1851-1864 : révolte des Taïpings contre la dynastie Qing et la domination des Mandchous en Chine. Le conflit cause entre 20 et 30 million de morts.
1854-1873 : rébellion Miao en Chine.
1857 : Révolte des Cipayes ou « mutinerie indienne » (Indian Mutiny pour les Britanniques), une période de soulèvement et de rébellion dans le nord et le centre de l'Inde contre la domination britannique. Les Indiens la considèrent parfois comme le premier mouvement pour l'indépendance de leur pays.
1862-1877 : révolte des Dungan contre la dynastie Qing.
1866-1868 : Restauration de Meiji, renversement du shogunat Tokugawa et au recouvrement des pouvoirs de l'Empereur. Elle couvre à la fois la fin de l'Époque d'Edo (souvent appelée bakumatsu ou « fin du shogunat Tokugawa ») et le début de l'ère Meiji, durant la seconde moitié du XIXe siècle. C'est une suite d'événements qui ont conduit à d'énormes changements dans la politique du Japon et sa structure sociale ainsi qu'à la modernisation du pays.
1877 : Rébellion de Satsuma au Japon. Les samouraïs, déçus par le nouveau régime, se soulèvent à Kagoshima, sur l'île de Kyushu à la suite de Takamori Saigō.
1894-1895 : des paysans coréens menés par Jeon Bong-jun et la secte du Tonghak se révoltent contre la dynastie Joseon. Ce soulèvement conduisit à la première guerre sino-japonaise.
1896-1898 : révolution philippine dirigée par le Katipunan contre l'Espagne.
1899-1901 : révolte des Boxers dans l'empire chinois.

Europe

1803 : rébellion de Robert Emmet à Dublin, Irlande contre les lois britanniques.
1804-1813 : premier soulèvement serbe contre l'Empire ottoman.
1808 : le soulèvement du Dos de Mayo contre l'occupation de Madrid par les troupes françaises.
1817 : révolution de Pentrich, Derbyshire, tentative de renverser le gouvernement anglais à cause du chômage et des problèmes sociaux dans l'Angleterre de la révolution industrielle.
1820-1821 : L’Insurrection dans le Royaume des Deux-Siciles
1820-1824 : Révolution libérale portugaise
1821-1829 : guerre d'indépendance grecque
1825 : Révolte des Décembristes dans la Russie impériale.
1826 : Révoltes des Janissaires dans l'Empire ottoman
1829-1832 (prolongement sporadiques jusqu'en 1872) : Guerre des Demoiselles en Ariège à propos de l'usage des Forêts
1830 : les Trois Glorieuses (ou révolution de Juillet) à Paris.
1830 : révolution belge, elle mena à la scission du royaume et à l'indépendance de la Belgique.
1830 1831 - Insurrection de novembre en Pologne

La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix commémore la révolution de Juillet de 1830

1831 : révolte des Canuts à Lyon
1834-1859 : rébellion de Chamil contre les russes dans le Caucase.

Siège de Saragosse : L'assaut français du monastère San Engracia

1846 : massacres en Galicie. Soulèvement brutal des communautés paysannes contre le seigneur.
1848 : Printemps des peuples, grande vague révolutionnaire qui traverse l'Europe en 1848 : révolution française de 1848, révolution autrichienne de 1848, révolution allemande de 1848, révolution hongroise de 1848, révolution italienne de 1848, révolution roumaine de 1848.
1854 : révolution en Espagne contre le gouvernement du parti modéré.
1858 : guerre Mahtra en Estonie.
1859 : deuxième guerre d'indépendance italienne soutenue par la France contre l'Autriche.
1863-1865 : insurrection de janvier des Polonais contre la Russie impériale.
1867 : soulèvement des Fenians en Irlande par l'Irish Republican Brotherhood contre la domination britanniques.
1868 : révolution de 1868 (La Gloriosa) en Espagne, qui détrône la reine Isabelle II.
1871 : Commune de Paris en France.

Photo de la Commune de Paris, prise le 29 mai 1871, après la Semaine Sanglante

1875 : soulèvement de l’Herzégovine et de la Bosnie contre les Ottomans.
1876 : soulèvement de patriotes en Bulgarie, réprimé dans le sang par les Ottomans.

1900-1924
Afrique

1905-1906 : Rébellion des Maji-Maji en Afrique orientale allemande.
1914 : révolte Boer contre les Britanniques en Afrique du Sud.
1916-1917 : Rébellion touarègue de 1916-1917 au Niger.
1921-1926 : guerre du Rif opposant les montagnards marocains, conduits par Abdelkrim El Khattabi, aux colonisateurs espagnols et français.

Amérique

1904 : révolution libérale au Paraguay
1910 : la révolution mexicaine renverse Porfirio Díaz.
1921 : bataille de Blair Mountain, grande révolte syndicale armée de mineurs américains en vue d'améliorer les conditions de vie des mineurs de charbon et d'autoriser la présence de syndicats dans les mines du Sud de la Virginie-Occidentale, et plus grand soulèvement de l'Histoire des États-Unis depuis la Guerre de Sécession.

Asie

1905-1906 : révolution constitutionnelle de l'Iran
1911-1912 : révolution Xinhai en Chine, déclenchée par le soulèvement de Wuchang le 10 octobre 1911. Proclamation de la République de Chine le 1er janvier 1912 ; le dernier empereur Qing abdique en février.
1916-1918 : grande révolte arabe menée par Hussein ben Ali, chérif de La Mecque, afin de libérer la péninsule Arabique de l’Empire ottoman. Inspiré de nationalisme arabe, il voulait ainsi créer un État arabe unifié allant d’Alep en Syrie à Aden au Yémen.
1916-1947 : lutte pour l'indépendance de l'Inde menée par Gandhi.
1918-1931 : Révolte basmatchi des peuples musulmans, notamment turcs, de l'Asie centrale contre la domination coloniale exercée par l'Empire russe, puis la Russie soviétique.
1919-1922 : guerre d'indépendance turque dirigée par Mustafa Kemal Atatürk.
1921-1924 : une révolution en Mongolie ré-établit l'indépendance du pays et décide de construire un état socialiste de type soviétique

Europe

1903 : révolte nationaliste en Macédoine contre l’administration turque. Administration spéciale de la Macédoine sous contrôle des puissances européennes.
1905 : révolution russe contre le tsar Nicolas II.
1907 : grande émeute paysanne en Roumanie, réprimée dans le sang.

Manifestation à Istanbul, pendant la révolution des Jeunes-Turcs de 1908

1908 : révolution des Jeunes-Turcs contre le gouvernement du sultan ottoman (fin en 1909). L’armée turque de Macédoine fait un coup d’État, obligeant le sultan à rétablir la Constitution de 1876 et à organiser des élections en novembre-décembre. Les membres du Comité « Union et Progrès » rentrent d’exil et assument la charge du gouvernement. L’empire connaît des journées de liesse générale.
1910 : révolution républicaine au Portugal, coup d'état organisé par le Parti Républicain menant à la proclamation de la République Portugaise.
1916 : Pâques sanglantes à Dublin, échec de la première tentative de République irlandaise.
1916-1923 : guerre d'indépendance irlandaise.
1917 : mutineries de 1917 dans les armées françaises
1917 : la révolution de Février conduit à l'abdication du tsar Nicolas II de Russie.
1917 : révolution d'Octobre en Russie - prise du pouvoir par les bolcheviks conduisant à la création de l'URSS.
1917-1922 : troisième révolution russe, une révolution anarchiste ratée contre les bolcheviks aussi bien que contre les Russes blancs (Makhnovchtchina en Ukraine).
1918 : guerre civile finlandaise.
1918 : révolution allemande. Renversement du Kaiser, établissement de la République de Weimar.
1918-1919 : insurrection de Grande-Pologne contre les autorités allemandes.
1918 : révolution des Asters en Hongrie : la République démocratique hongroise proclame son indépendance.
1919-1921 : révolte de Tambov
1919 : révolte spartakiste de Berlin
1919 : prise de pouvoir par les communistes et les sociaux-démocrates en Hongrie. La République des conseils de Hongrie dure trois mois, avant d'être renversée lors du conflit avec la Roumanie.
1919 : proclamation de la République des conseils de Bavière, écrasée au bout de quelques semaines par les Corps francs.
1921 : révolte de Kronstadt des marins révolutionnaires qui revendiquaient un pouvoir à des conseils ouvriers libres de déterminer le déroulement de la révolution, et non plus au parti bolchevique.
1922-1923 : guerre civile irlandaise, entre indépendantistes irlandais divisés sur le Traité anglo-irlandais.
1924 : soulèvement de la Géorgie contre l'Union Soviétique.

1925-1949
Amérique

1926-1929 : guerre des Cristeros au Mexique.
1927-1933 : rébellion menée par Augusto Sandino contre la présence des États-Unis au Nicaragua
1930 : révolution brésilienne menée par Getúlio Vargas contre les présidents Washington Luís et Júlio Prestes.
1932 : révolte apriste à Trujillo, Pérou. Après que soixante officiers aient été exécutés, l'armée répond par le massacre d'au moins mille personnes. La répression inclura le premier bombardement aérien d'Amérique du Sud.
1932 : répression d’une révolte populaire au Salvador, appuyée par les États-Unis (La Matanza, de 15 000 à 30 000 morts).
1933 : révolution populaire contre le dictateur cubain Gerardo Machado
1944 : le dictateur guatémaltèque Jorge Ubico, privé de soutien, doit démissionner devant l’agitation sociale. La junte qui le remplace (dirigée par Juan Federico Ponce Vaides) tente de passer outre les demandes de démocratisation ce qui entraîne une révolution. Des élections législatives et présidentielle se tiennent en décembre. Un universitaire exilé, Juan José Arévalo (soutenu par la gauche), est élu avec 85 % ses suffrages exprimés, ouvrant une décennie de démocratisation.
1942 : Cocos Islands Mutiny contre les Britanniques.
1945 : révolution démocratique au Venezuela menée par Rómulo Betancourt

Asie

1925-1927 : grande révolte syrienne.
1926-1927 : première rébellion du PKI contre le colonialisme néerlandais en Indonésie.
1927-1931 : rébellion kurde contre la Turquie.
1930 : Marche du sel, en vue d'arracher l'indépendance de l'Inde aux Britanniques.
1932 : coup d'État du 24 juin 1932 au Siam, transition sans effusion de sang d'une monarchie absolue à une monarchie constitutionnelle.
1937-1938 : rébellion Dersimi en Turquie.
1945-1949 : révolution indonésienne opposant la jeune République d'Indonésie à l'ancienne puissance coloniale néerlandaise (Hubertus van Mook) après la proclamation de l'indépendance de l'Indonésie, menée par Soekarno, Hatta, Tan Malaka, etc.
1945 : révolution d'Août : le Viet Minh, dirigé par Ho Chi Minh, prend le pouvoir dans une partie de l'Indochine française.
1946-1954 : guerre d'Indochine opposant les nationalistes vietnamiens du Việt Minh au colonisateur français.
1947 : indépendance de l'Inde et du Pakistan à l'issue d'un mouvement indépendantiste lancée par Gandhi.
1948 : guérilla communiste menée par Kim Il Sung en Corée.
1948-1960 : insurrection communiste malaise
1949 : fin de la guerre civile chinoise (1927-1949), aboutissant à la proclamation de la République populaire de Chine, présidée par Mao Zedong.

Europe

1934 : révolution asturienne. Opposé à la participation des droites au gouvernement, le président de la généralité de Catalogne Lluís Companys proclame l’autonomie totale de la Catalogne, mais la grève générale échoue. S'ensuit une insurrection syndicaliste aux Asturies. Un gouvernement révolutionnaire - la République socialiste asturienne - est mis en place pendant 15 jours. La répression dirigée par le général Franco est féroce (4 000 morts, 40 000 arrestations).

insurgé polonais lors du soulèvement du ghetto de Varsovie

1936-1939 : guerre civile espagnole opposant le gouvernement de gauche du Frente Popular aux forces nationalistes commandées par le général Francisco Franco.
1941-1945 : soulèvement yougoslave contre les forces de l'Axe pendant la Seconde Guerre mondiale.
1942 : destruction de la garnison allemande de Lenin.
1943 : soulèvement du ghetto de Varsovie, soulèvement armé organisé et mené par la population juive du ghetto de Varsovie contre les forces d'occupation allemandes et la domination nazie.
1943 : révolte au camp d'extermination de Treblinka
1943 : soulèvement au camp d'extermination de Sobibor
1944 : insurrection de Varsovie de la résistance polonaise contre l'occupant allemand.
1944 : Insurrection populaire organisée par la résistance contre l'occupation allemande de Paris.
1944 : soulèvement national slovaque contre les Nazis.
1944-1949 : guerre civile grecque.
1944-1965 : rébellion des frères de la forêt dans les États baltes contre l'Union soviétique.
1945 : insurrection de Prague contre l'occupant nazi.
1947-1952 : projet Valuable, pour déstabiliser le régime communiste albanais de Enver Hodja, les Britanniques et les Américains déploient des exilés albanais (fascistes, nazis et monarchistes) pour déclencher une insurrection.

1950-1974
Afrique

1955-1962 : guerre d'Algérie opposant les nationalistes du Front de libération nationale (FLN) au pouvoir colonial français
Années 1950 : Révolte des Mau Mau au Kenya.
1955-1970 : L'Union des populations du Cameroun (UPC), interdite après les émeutes de Douala, mène une guérilla contre les autorités françaises. Le Cameroun français acquit son indépendance le 1er janvier 1960 et devint la République du Cameroun mais les troubles continuèrent contre le gouvernement d'Ahmadou Ahidjo qui instaura une dictature dans le nouveau pays. La rébellion de l'UPC (et la résistance du Parti des démocrates camerounais) sera écrasé et se terminera par l'exécution d'Ernest Ouandié.
1959 : Le roi Tutsi du Rwanda est poussé à l'exil par des extrémistes Hutu. Avec le soutien de l'Église, les Hutu refusent cette succession. Ils veulent être intégrés au nouveau gouvernement. Des manifestations dégénèrent en révoltes après l'assassinat d'un homme politique hutu, Grégoire Kayibanda. Les Tutsi étant minoritaires, ils sont pourchassés et massacrés, le pays plonge alors en pleine guerre civile.
1961-1991 : guerre d'indépendance érythréenne mené par Isaias Afewerki contre l'Éthiopie.
1961-1975 : les marxistes angolais et les autres radicaux regroupés dans le MPLA lancent une guérilla anti-portugaise puis, arrivés au gouvernement lors de l'indépendance, le 11 novembre 1975, ils poursuivent l'affrontement contre l'UNITA (jusqu'en 2002).
1962-1964 : Rébellion touarègue de 1962-1964 au Mali.
1962-1974 : le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) se révolte contre le Portugal. En 1973, l'indépendance de la République de Guinée-Bissau est proclamée, et, l'année suivante, celle-ci est reconnue par la junte militaire à Lisbonne.
1964 : la révolution de Zanzibar renverse la monarchie arabe en place depuis cent cinquante-sept ans et proclame la République populaire de Zanzibar, commençant le processus d'unification avec le Tanganyika de Julius Nyerere (les deux formeront finalement la Tanzanie).
1964 -1979 : guerre du Bush de Rhodésie du Sud provoqua la disparition de la Rhodésie du Sud d'Ian Smith au profit du Zimbabwe de Robert Mugabe.
1964 : révolution au Soudan au mois d'octobre, consistant principalement en une grève générale et en des émeutes, forçant le président Ibrahim Abboud à transférer le pouvoir à un gouvernement de transition puis à démissionner.
1964-1975 : le Front de libération du Mozambique (FRELIMO), formé en 1962, commença une guérilla contre la domination portugaise. L'indépendance sera accordée le 25 juin 1975; Cependant, la guerre civile du Mozambique compliquera la situation.
1966 : Kwame Nkrumah est renversé au Ghana par un coup d'État.
1966-1993 : Une guérilla est menée contre le régime répressif de François Tombalbaye par le groupe basé au Soudan FROLINAT. Après la mort du field commander Ibrahim Abatcha en 1968, le mouvement abandonna sa rhétorique sociale et se sépara en deux irréconciliable factions qui se battaient régulièrement entre eux. Tombalbaye fut arrêté et exécuter dans un coup militaire de 1975, et en 1979 les factions du FROLINAT établirent le Gouvernement d'Union Nationale de Transition (GUNT). Cette expérience dura jusqu'en 1982 lorsqu'une faction FROLINAT, menée par Hissène Habré, pris le contrôle de N'Djamena. Les supporteurs du président de GUNT marginalisé, Goukouni Oueddei, résistèrent pour quelques ans à Bardaï, mais le groupe finalement dispersa ; une nouvelle formation, le MPS, continua la guerre civile et misèrent en pouvoir Idriss Déby en 1990.
1967-1970 : L'ex-province orientale du Nigeria de Biafra combattit sans succès pour une république indépendante, après le peuple Igbo de la région souffrait dans les pogroms au Nigeria du nord l'année avant.
1968 : révolution dans la République du Congo.
1968 : Protestations et émeutes par étudiants en Égypte au fin de la Guerre des Six Jours conduisent à la ratification du programme du 30 mars pour approfondir les cours démocratiques.
1968 : révolution culturelle et socialiste en Guinée, commencée par le gouvernement du président Ahmed Sékou Touré.
1969 : coup d’État en Libye quand un groupe d'officiers arabes nationalistes, commandés par Mouammar Kadhafi, renverse la monarchie pro-occidentale.
1969 : en Somalie, le système démocratique est remplacé par un gouvernement militaire et socialiste sous Siad Barre.
1970 : Rebellion en Guinée par ce que son gouvernement identifia comme agents portugais.
1972 : révolution au Bénin.
1972 : révolution contre le gouvernement civil du président Philibert Tsiranana à Madagascar ; une faction marxiste prend le contrôle en 1975 sous Didier Ratsiraka, modelé de la théorie nord-coréenne juche développée par Kim Il Sung.
1974 : révolution en Éthiopie, qui renverse l'empereur Haile Selassie.

Amérique

1950-1954 : tentatives de révoltes contre les États-Unis, organisées par des indépendantistes à Porto Rico.
1952 : révolution populaire en Bolivie dirigée par Víctor Paz Estenssoro et le MNR initie une période de démocratie multipartite qui durera jusqu'au coup d'État de 1964 (opération Condor).
1958 : révolte populaire au Venezuela contre le dictateur Marcos Pérez Jiménez.
1959 : révolution cubaine menée par Fidel Castro pour renverser le gouvernement du général Fulgencio Batista.
1964-présent : guerre civile colombienne.
1964 : révolte au Panama contre la domination américaine.
1967 : Les Anguillais mécontents de la domination kittitien de l'île expulsent la police kittitienne et déclarent l'indépendance de la colonie britannique de Saint Christopher-Nevis-Anguilla. Les forces britanniques reprennent l'île en 1969 et font l'Anguilla une colonie séparée en 1980. Il n'y avait pas de blessures dans toute l'épisode.

Asie

1954 : soulèvement ouïghour contre la République populaire de Chine à Hotan.
1956-1959 : soulèvements au Tibet contre la République populaire de Chine.
1962 : révolution dans le Nord du Yémen qui renverse l'imam-roi au pouvoir et établit la République arabe du Yémen
1963-1967 : révolte dans le Sud du Yémen contre les Britanniques.
1967-présent : Rébellion naxalite en Inde.
1969 : un mouvement en masse de travailleurs, étudiants et paysans au Pakistan force la démission du Président Muhammad Ayub Khan.
1969 : en insurrection islamique aux Philippines, le système démocratique est remplacé par un gouvernement militaire et socialiste sous Siad Barre.
1971 : la Guerre de libération du Bangladesh, guidée par le Mukti Bahini, établit l'indépendance de la République populaire du Bangladesh qui se sépare du Pakistan.
1973 : En Afghanistan, Mohammad Daoud Khan renverse la monarchie et établit une république.
1973 : manifestations par étudiants et travailleurs en Thaïlande forcent le dictateur Thanom Kittikachorn et deux associés proches à s'enfuir le pays, commençant une brève période de règle constitutionnelle et démocratique.

Europe

1953 : soulèvement de Vorkouta, dans le Vorkoutlag de Vorkouta11.
1954 : soulèvement de Kengir dans le camp de travail soviétique de Kengir.
1955-1960 : guérilla contre la domination britannique de Chypre menée par l'Organisation nationale des combattants chypriotes.
1956-1962 : campagne des frontières menée par l'Irish Republican Army (IRA) contre les Britanniques et l'Irlande du Nord.
1956 : insurrection de Budapest, mouvement de protestations spontané contre le régime soviétique.
1968 : Mai 68, révolte d'étudiants et de travailleurs contre le gouvernement de Charles de Gaulle en France.
1968 : une tentative échouée par le chef Alexander Dubček à liberaliser la Tchécoslovaquie en défiance de l'état communiste supporté par les soviétiques culmine dans le Printemps de Prague.
1969-1998 : L'Armée républicaine irlandaise provisoire et autres paramilitaires républicaines commencent une campagne contre les forces de sécurité britanniques et paramilitaires loyalistes dans une tentative à faire une Irlande unie, dans ce qui est connu comme le conflit nord-irlandais.
1974 : la révolution des Œillets au Portugal renverse une dictature de droite et assure en même temps la victoire des indépendantistes en Angola, Mozambique et Guinée-Bissau.

1975-1999
Afrique

1975 : révolution au Cap-Vert.
1976 : manifestations étudiantes et violences électorales en Thaïlande conduisant la police à ouvrir le feu sur une manifestation à l'Université Thammasat. L'armée prend le pouvoir.
1977 : Révolte des Femmes du Marché en Guinée conduit à une baisse du rôle de l'État dans l'économie.
1980 : Printemps berbère, série de manifestations réclamant la reconnaissance de l'identité et de la langue berbère.
1983 : Révolution conduite par le capitaine Thomas Sankara en Haute-Volta. Il changea plusieurs symboles du pays dont les couleurs du drapeau, l'hymne national et le nom du pays qui devint Burkina Faso. Il a révolutionné le monde paysan et appela la population "Burkinabé" au travail : "produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons". Son assassinat le 15 octobre 1987 mis fin à cette révolution.
1988 : émeutes d'octobre 1988 en Algérie : soulèvement populaire contre le président Chadli Bendjedid
1990-1996 : la rébellion touarègue au Niger et au Mali.

Amérique

1979 : à la Grenade, le dictateur Eric Gairy est renversé par le New Jewel Movement ; proclamation du Gouvernement révolutionnaire populaire.
1979 : révolution nicaraguayenne : la dictature familiale des Somoza est renversée par les sandinistes.
1980-2000 : le Sentier lumineux commence le conflit armé péruvien.
1989 : les émeutes violentes de Caracazo en Venezuela. Aux années suivantes, il y a deux tentatives de coup d'état et le président Carlos Andrés Pérez est donné un impeachment.
1994 : rébellion zapatiste dans l'état mexicain de Chiapas, pour les droits des peuples autochtones et contre la politique néolibérale du président Carlos Salinas de Gortari.
1998 : à la suite de son élection à la tête du Venezuela, Hugo Chávez qualifie sa politique de « révolution bolivarienne ».

Asie

1975 : révolution au Cambodge portant au pouvoir les Khmers rouges.
1975 : une révolution en Laos renverse la monarchie, par les forces de guérillas du Pathet Lao.
1977-1978 : la révolution iranienne commence.
1978 : la révolution de Saur, guidée par la faction Khalq du Parti démocratique populaire d'Afghanistan, renverse et tue le président Mohammed Daoud Khan. Proclamation de la République démocratique d'Afghanistan.
1979 : la révolution iranienne renverse le Chah Mohammed Reza Pahlavi. Le gouvernement provisoire qui succède à la monarchie cède ensuite la place à une République islamique dirigée par l'ayatollah Khomeyni.
1979 : le Cambodge est libéré du régime des Khmers rouges par le Parti du peuple cambodgien, soutenu par le Vietnam.
1984 : lancement des opérations armées du PKK contre la Turquie pour une reconnaissance des droits kurdes (linguistiques, culturels…) au mois d'août.
1985 : Prisonniers de guerre soviétiques et afghanes se lèvent contre leurs capteurs au base de Badaber.
1986 : la révolution populaire aux Philippines renverse le président Ferdinand Marcos après une règle de deux décennies.
1987-1991 : première Intifada, ou « guerre des pierres », une suite d'incidents violents entre les Palestiniens et l'État d'Israël
1989 : manifestations de la place Tian'anmen à Pékin rassemblant étudiants, intellectuels et ouvriers pour réclamer des réformes dans la République populaire de Chine entre le 15 avril 1989 et le 4 juin 1989.
1991 : insurrection en Irak contre le régime de Saddam Hussein.
1992 : révolte de l'Alliance du Nord contre les Taliban en Afghanistan.
1994 : révolte des chiitesà Bahreïn demandant la démocratisation du pays.
1996 : mouvement islamique en Afghanistan conduit par les Taliban.
1998 : les émeutes de Jakarta de mai 1998 aboutissent à la démission de Suharto, arrivé au pouvoir en Indonésie en 1966.

Europe

1986 : émeutes du quartier de Saint-Paul à Bristol, en Angleterre12.
1989 : chute des régimes communistes en Europe :
1989-1991 : la révolution chantante renverse, sans effusion de sang, la règle communiste en Estonie, Lettonie et Lituanie.
les manifestations dans la République démocratique allemande entraînent la chute du Mur de Berlin suivie de la réunification allemande en 1990.
les manifestations en Bulgarie renversent le régime communiste.
la révolution de velours, sans effusion de sang, renverse le régime communiste en Tchécoslovaquie.
la révolution roumaine de 1989 renverse l'état communiste en Roumanie, le dictateur Nicolae Ceaușescu est renversé et tué.
1990-1995 : début de la révolution des Rondins en Croatie, déclenchant la guerre de Croatie.
1994-1996 : première guerre de Tchétchénie contre la Russie.
1997-1999 : rébellion du Kosovo contre la Yougoslavie.
1999-présent : seconde guerre de Tchétchénie contre la Russie.

Océanie

1980 : Rébellion Santo dans le condominium franco-anglais des Nouvelles-Hebrides ; plus tard dans l'année, le condominium deviendra un pays indépendant avec le nom du Vanuatu.
1984-1985 : les forces FLNKS indépendantistes en Nouvelle-Calédonie se révoltent après un boycott d'une élection, et occupent la ville de Thio du novembre 1984 au janvier 1985. Thio est repris par les français après l'assassination d'Éloi Machoro, le ministre de sécurité dans le gouvernement provisoire et le chef primaire de l'occupation13.

2000-aujourd'hui

2000 : Seconde Intifada, suite de la Première Intifada.
2000 : Révolution des bulldozers, conduisit à la chute de Slobodan Milošević en Yougoslavie.
2001 : Insurrection albanaise de 2001 en Macédoine.
2001 : guérilla contre l'occupant américain lors de la guerre d'Afghanistan.
2001 : renversement pacifique du président philippin Joseph Estrada.
2001 : violentes émeutes du Printemps noir en Kabylie.
2003 : la révolution des Roses, deuxième révolution de fleurs, renverse le président de la Géorgie Edouard Chevardnadze et débouche sur de nouvelles élections.
2003-2011 : Guérilla irakienne, contre la coalition militaire en Irak dirigée par les États-Unis et les forces du gouvernement irakien
2003 : La rébellion au Darfour menée par 2 groupes rebelles : l'Armée de libération du Soudan et le Mouvement pour la justice et l'égalité.
2004 : Révolution orange, après l'élection présidentielle contestée de Viktor Ianoukovitch en Ukraine, l'opposition installe Viktor Iouchtchenko comme président. C'est la troisième des révolutions de couleur.
2004 : échec d'une révolution de couleur menée par les groupes Yox! et Azadlig en Azerbaïdjan.
2004 : Insurrection naxaliste en Inde, menée par le Parti communiste d'Inde.
2005 : la révolution du Cèdre, provoquée par l'assassinat de Rafiq Hariri, obtient le retrait des troupes syriennes du Liban.
2005 : La révolution des Tulipes renverse le président du Kirghizistan, Askar Akaïev et met en place de nouvelles élections. C'est la quatrième des révolutions de couleur.
2006 : Grève générale d'avril 2006 au Népal.
2006 : révolte d'Oaxaca, au Mexique.
2006 : Rébellion touarègue de 2006.
2006 : Révolution en jean, tentative avortée de révolution pacifique en Biélorussie menée par le Zubr et soutenue par les États-Unis14 dans le but de mener à la destitution du président Alexandre Loukachenko.
2007 : émeutes de la faim au Bengale.
2007-2009 : Rébellion touarègue au Niger et au Mali.
2007 : révolution de safran (soulèvement antigouvernemental en Birmanie).
2007-2008 - des émeutes de la faim éclatent dans plusieurs pays15,16,17.
2008 : Troubles au Tibet.
2008 : révolte de l'Armée du Mahdi à Bassora pendant la guerre d'Irak.
2009 : protestations postélectorales iraniennes de 2009
2009 : mouvement social (révolution des casseroles) qualifié de révolution islandaise.
2010 : la deuxième révolution kirghize renverse le président Kourmanbek Bakiev.
2011 : Printemps arabe :
La révolution tunisienne renverse le président Zine el-Abidine Ben Ali et débouche sur de nouvelles élections.
La révolution égyptienne renverse le président Hosni Moubarak après presque trente ans en pouvoir.
Dans la guerre civile libyenne, les forces rebelles graduellement occupent le pays et tuent le dictateur Mouammar Kadhafi.
La révolution yéménite aboutit au départ du président Ali Abdullah Saleh en 2012.
Soulèvement bahreïni.
Manifestations contre le régime de Bachar Al-Assad et début de la guerre civile syrienne.
Contestation en Algérie.
Contestation en Jordanie, il en résulte un changement de premier ministre.
Contestation au Maroc
2011 : révolte de 2011 au Burkina Faso.
2012 : Rébellion touarègue de 2012.
2012-2013 : Rébellion du M23.
2013-2014 : mouvement de contestation Euromaidan aboutissant à la chute du président Viktor Ianoukovitch en Ukraine.
2014: mouvement de contestation à Hongkong appelé révolution des parapluies.
2014 : révolution de 2014 au Burkina Faso.
2017 : déclaration d'indépendance de la Catalogne

Le Soulèvement, peinture d'Honoré Daumier...
La France connaît de nombreuses révoltes populaires, parfois des révolutions et des crises de régime, au cours du XIXe siècle.

RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 4:35

CERTAINS ESSAYENT DE CONQUÉRIR L'EVEREST; Yanis Tignard, POUR PARVENIR TU DOIS TE MESURER à CHATEAUBRIAND... LA TACHE NE SERA PAS AISÉE MAIS LE CHANDELIER EST LE COMPAGNON DE LA LANTERNE. CELUI QUI PORTE LE PHARE DANS LE CŒUR EST DANS LA MESURE DE CE CONFONDRE AUX MIRAGES ET AUX RÉALITÉS DU SURRÉALISME ET DU SYNDICALISME... JE POURRAI DIRE QUE CES MOTS VIENNENT DE VICTOR HUGO DANS MON SOMMEIL MAIS JE PENSE QU'ILS VIENNENT DU CŒUR QUE JE PORTE POUR LA RÉPUBLIQUE, LA LIBERTÉ ET LA DÉTERMINATION: LE SERVICE PUBLIC ET LES PARADOXES... LE RÊVE N'EXCLUT PAS POUR AUTANT UNE CONSCIENCE ISSUE DE LA DIVINE COMÉDIE... ÉCRIT DU CITOYEN Tignard Yanis Cyril.
François-René de Chateaubriand
Oeuvres poétiques
https://www.poetica.fr/cate…/francois-rene-de-chateaubriand/
http://poesie.webnet.fr/…/francois_rene_de_chateaubriand.ht…
CHATEAUBRIAND 1768-1848.
http://romantis.free.fr/chateaubriand/html/chaindex.html


King Crimson - Medley: The Mincer / The Talking Drum - Amsterdam (1973).
https://www.youtube.com/watch?v=aRKLFero9oI
Chronologie de révolutions et de rébellions — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/…/Chronologie_de_révolutions_et_de…

La mer de François-René de CHATEAUBRIAND (1768-1848).

Des vastes mers tableau philosophique,
Tu plais au coeur de chagrins agité :
Quand de ton sein par les vents tourmenté,
Quand des écueils et des grèves antiques
Sortent des bruits, des voix mélancoliques,
L'âme attendrie en ses rêves se perd,
Et, s'égarant de penser en penser,
Comme les flots de murmure en murmure,
Elle se mêle à toute la nature :
Avec les vents, dans le fond des déserts,
Elle gémit le long des bois sauvages,
Sur l'Océan vole avec les orages,
Gronde en la foudre, et tonne dans les mers.

Mais quand le jour sur les vagues tremblantes
S'en va mourir ; quand, souriant encor,
Le vieux soleil glace de pourpre et d'or
Le vert changeant des mers étincelantes,
Dans des lointains fuyants et veloutés,
En enfonçant ma pensée et ma vue,
J'aime à créer des mondes enchantés
Baignés des eaux d'une mer inconnue.
L'ardent désir, des obstacles vainqueur,
Trouve, embellit des rives bocagères,
Des lieux de paix, des îles de bonheur,
Où, transporté par les douces chimères,
Je m'abandonne aux songes de mon coeur.

SENTIMENTS DE
TAY
La chouette effraie.
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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 11:38

Title Giving up forests
Released 21/03/2018 4:00 pm
Copyright contains modified Copernicus Sentinel data (2017), processed by ESA, CC BY-SA 3.0 IGO
Description

Marking the International Day of Forests, this Copernicus Sentinel-2 image shows an area of Bolivia that was once covered by trees but has now been cleared for resettlement schemes and agriculture.

Click on the box in the lower-right corner to view this image at its full 10 m resolution directly in your browser.

Bolivia’s city of Santa Cruz can be seen at the mid-left. One of the fastest growing cities in the world, this important commercial centre lies on the Pirai River in the tropical lowlands of eastern Bolivia. To the east of the city, and particularly east of the Guapay River, or the Río Grande, a huge patchwork of agricultural fields can be seen. Back in the 1960s this was an area of largely inaccessible thick Amazon forest. However, as an area of relatively flat lowland with abundant rainfall, it is suited to farming.

As part of a drive to develop and improve the economy, there has been rapid deforestation since the 1980s to accommodate programmes to resettle people from the Andean high plains and develop the area for agriculture, particularly for soybean production. This has resulted in the region being transformed from dense forest into a large mosaic of fields. As well as countless rectangular fields, radial features can be seen where individual farmers have worked outwards from a central hub of communal land.

This image was captured by the Copernicus Sentinel-2A satellite on 30 September 2017, and processed in false colour.
Id 391544

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2018/03/Giving_up_forests

Le parc national de Banff (anglais : Banff National Park) est situé dans les montagnes Rocheuses canadiennes, à 120 km à l'ouest de la ville de Calgary, dans la province de l'Alberta. Sa date de création, 1885, en fait le plus ancien parc national canadien2. Il est également inscrit depuis 1985 (pour le centenaire de sa création)3 au patrimoine mondial de l'UNESCO avec les autres parcs des montagnes Rocheuses canadiennes.

Ses 6 641 km2 de terrains montagneux comprennent de nombreux glaciers et champs de glace (icefields), des zones de forêts denses de résineux, et des paysages de type alpin. Le parc est prolongé au nord par le parc national de Jasper. À l'ouest s'étendent le parc national de Yoho, le parc national de Kootenay. La seule localité importante du parc est Banff, où se situe le centre d'information.

La construction, à la fin du XIXe siècle, du chemin de fer Canadien Pacifique joue un rôle décisif dans le développement économique de Banff. C'est un peu plus tard, au début du XXe siècle, que débute la construction de liaisons routières rapprochant Banff du reste de la région. Ces routes, parfois construites par des prisonniers des camps d'internement, font partie des projets de travaux publics encouragés à l'époque de la Grande Dépression pour résoudre les problèmes socio-économiques. Depuis les années 1960, les différents équipements et infrastructures disponibles au parc sont ouverts au public pendant l'année entière, et le nombre de visiteurs ne cesse d'augmenter, pour dépasser les 5 millions dans la seule année 1990. En outre, des millions d'autres voyageurs traversent chaque année le parc national en empruntant la Route transcanadienne4.

Mais ces chiffres exceptionnels, qui placent le parc national de Banff parmi les plus visités du monde, n'en sont pas moins problématiques sur le plan environnemental. La grande intensité des activités touristiques menace en effet la santé des écosystèmes du parc. Parcs Canada, l'organisme gestionnaire des parcs nationaux canadiens, a réagi à cette situation préoccupante en lançant, au milieu des années 1990, une étude sur deux ans qui a permis, à terme, de fixer des objectifs de gestion durable du parc, et de mettre en place de nouvelles politiques de préservation des écosystèmes.

Le parc national de Banff est situé dans l'ouest de l'Alberta, à la frontière de la Colombie-Britannique. Il est entouré d'autres parcs nationaux : le parc national de Jasper au nord, le parc national de Yoho à l'ouest, et le parc national de Kootenay et les parcs provinciaux mont Assiniboine et Height of the Rockies au sud. La région de Kananaskis et de Canmore comprennent les parcs provinciaux de Spray Valley et Peter Lougheed, les parcs provinciaux sauvages Don Getty, de Bow Valley, et l'aire sauvage de Ghost River qui sont situés au sud et à l'est de Banff. Au nord-est du parc sont situées les aires sauvages de Siffleur et White Goat.

La route transcanadienne traverse le parc national de Banff, en partant de Canmore, à l'est, jusqu'au parc national de Yoho, en Colombie-Britannique, à l'ouest, en passant par Banff et Lake Louise et le col du Cheval-qui-Rue. La ville de Banff est le principal carrefour commercial dans le parc national. Le village de Lake Louise est situé à la jonction de la route Transcanadienne et de la promenade des Glaciers.
La promenade des Glaciers.

Le nord du parc est, quant à lui, accessible par la promenade des Glaciers, une route de 230 km reliant Lake Louise à Jasper en passant par la vallée de la Bow. Elle suit ensuite le ruisseau Mistaya jusqu'à Saskatchewan Crossing où elle croise la route David Thompson. Elle longe ensuite la rivière Saskatchewan Nord jusqu'au champ de glace Columbia et la limite du parc national de Jasper.
Relief
Vue du lac Peyto.

Les Rocheuses canadiennes sont constituées de plusieurs chaînes orientées nord-ouest/sud-est, les contreforts des Rocheuses, les chaînons frontaux (Front Ranges), les chaînons principaux (Main Ranges) et les chaînons de l'Ouest (Western Ranges). Suivant de près la ligne de partage des eaux, les chaînons principaux constituent l'épine dorsale des Rocheuses canadiennes. Le parc national de Banff s'étend vers l'est à partir de la ligne de partage des eaux et comprend le versant est des chaînons principaux et une grande partie des chaînons frontaux.

Le paysage de Banff est également marqué par l'érosion glaciaire, avec des vallées profondes en forme de U et de nombreuses vallées suspendues qui se terminent souvent en chute d'eau. Des montagnes à l'aspect pyramidal, telles que le mont Assiniboine, ont été façonnées par l'érosion glaciaire. De nombreuses petites gorges existent également, comme le canyon Mistaya et le canyon Johnston. L'altitude dans le parc varie de 1 350 m dans la vallée de la Bow à 3 618 m au sommet du mont Assiniboine.

Les limites occidentales et septentrionales du parc sont délimitées par de nombreux cols, dont les plus connus sont les cols du Cheval-qui-Rue (1 627 m), Sunwapta (2 023 m), Vermilion (1 680 m) et Bow (2 088 m), qui sont accessibles par la route et le col Howse (1 539 m), un important col historique qui fut important lors de la traite des fourrures.
Géologie
Vue du mont Rundle.

Les Rocheuses canadiennes sont composées de roches sédimentaires, schiste, grès, calcaire et quartzite, dont l'origine est le dépôt de sédiments dans une mer intérieure. Les formations géologiques des montagnes de Banff sont datées entre le Précambrien et le Jurassique. Les montagnes se sont formées il y a 80 et 120 millions d'années, par faille inverse5. Au cours des derniers 80 millions d'années, l'érosion a fait payer un lourd tribut aux paysages, avec une érosion plus intense dans les contreforts et les chaînons frontaux que dans les chaînons principaux5. Les montagnes autour de Banff en présentent plusieurs formes différentes selon la composition des dépôts rocheux, les couches et leur structure.

De nombreuses montagnes de Banff sont constituées de couches sédimentaires ayant une inclinaison de 50 à 60 degrés5. De telles montagnes à pente raide ont un côté escarpé et un autre à pente plus progressive qui suit la stratification des formations rocheuses comme, le mont Rundle, près de Banff. Les montagnes de Banff comprennent d'autres types : complexe, irrégulier, anticlinal, synclinal, crénelé, dentelé et sawback6.

Le mont Castle a une forme crénelée, avec des pentes abruptes et des falaises. Sa section supérieure est composée d'une couche de schiste du Paléozoïque7 comprise entre deux couches de calcaire. Des montagnes dentelées comme le mont Louis présentent des sommets pointus et déchiquetés. La chaîne Sawback, constituée de couches sédimentaires inclinées, a été érodée par le biais de ravines. Des dépôts d'éboulis sont fréquents dans le piémont de beaucoup de montagnes et de falaises.
Climat

Situé à l'est de la ligne continentale de partage des eaux, le parc national de Banff reçoit en moyenne 472 mm de précipitations par an8. Alors que le parc national Yoho, situé à l'ouest de cette même ligne, en reçoit 884 millimètres au lac Wapta9 et 616 mm au ruisseau Boulder10.

Chaque hiver, en moyenne, il tombe 234 cm de neige sur la ville de Banff et 290 cm sur le lac Louise. Pendant les mois d'hiver, les températures à Banff sont modérées, par rapport à Edmonton et aux autres zones du centre et du nord de l'Alberta, en raison du vent Chinook et autres influences océaniques de la Colombie-Britannique. La température au cours du mois de janvier est comprise entre −15 °C et −5 °C pour la ville de Banff8. Les conditions météorologiques durant les mois d'été sont agréables, avec des températures comprises entre 7 °C et 22 °C en juillet8.
Relevé météorologique de Banff Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −14,1 −11,6 −7,3 −2,5 1,7 5,4 7,4 6,9 2,7 −1,3 −8,4 −13,3
Température maximale moyenne (°C) −4,6 −0,4 4,5 9,5 14,5 18,5 21,9 21,3 16,3 10,1 0,2 −5,1
Précipitations (mm) 27,5 21,9 23,4 32,4 59,6 61,7 54,2 60,1 42,1 29,4 26,8 33,2
dont neige (cm) 34,1 29,3 28,1 22,5 17 1,8 0 0,2 5,7 19,8 32,3 43,2
Source : Environnement Canada8


Hydrographie

Banff est entièrement compris dans le bassin versant du Nelson, qui se jette dans la baie d'Hudson. Les principales rivières du parc sont la Bow, qui coule au sud et à l'ouest du parc, et la Saskatchewan Nord, au nord de celui-ci. L'arrière-pays du parc accueille également les sources de la Red Deer et de la Clearwater.

Le parc comprend de nombreux lacs, dont les plus accessibles sont les lacs Bow, Hector, Louise, Moraine, Minnewanka et Peyto.
Glaciers et champs de glace

Le parc national de Banff comporte beaucoup de grands glaciers et de champs de glace, dont plusieurs sont facilement accessibles à partir de la Promenade des Glaciers. Dans les chaînons principaux, les petits glaciers de cirque sont fréquents, situés dans les dépressions des flancs de beaucoup de montagnes.

Comme pour la majorité des glaciers de montagne dans le monde, les glaciers reculent à Banff. Les photographies témoignent bien de ces reculs et la tendance est devenue assez alarmante pour que les glaciologues entament des recherches sur les glaciers du parc de manière plus approfondie et analysent l'impact que la réduction de l'épaisseur de la glace et des eaux issues de la fonte des neiges pourrait avoir sur l'approvisionnement des ruisseaux et des rivières.

Les zones de glaciers comprennent le champ de glace Waputik et celui de Wapta, qui sont tous les deux à la frontière entre le Parc national de Banff et celui de Yoho. Le champ de glace Wapta couvre environ 80 km211. Les glaciers Peyto, Bow et Vulture font partie du champ de glace Wapta, compris dans le parc national de Banff. Le glacier Bow s'est retiré de 1 100 m, selon les estimations, entre les années 1850 et 195311. Depuis cette période, il s'est encore retiré, formant un nouveau lac à l'extrémité de la moraine frontale. Le glacier Peyto a reculé d'environ 2 000 m depuis 188012 et risque de disparaître entièrement dans les 30 à 40 prochaines années13. Les glaciers Crowfoot et Hector sont des glaciers indépendants et ne sont pas affiliés aux grands champs de glace. Ils sont facilement visibles de la Promenade des Glaciers.
Cette animation du champ de glace Columbia montre l'évolution entre 1990 et 2000.

Le champ de glace Columbia, à l'extrême nord de Banff, est à la frontière entre le Parc national de Banff et celui de Jasper et s'étend en Colombie-Britannique. Snow Dome, dans le champ de glace Columbia, constitue un sommet hydrologique de l'Amérique du Nord, l'eau qui s'écoule à partir de ce point va vers le Pacifique par l'intermédiaire de la Colombie-Britannique, vers l'océan Arctique via la rivière Athabasca, et dans la baie d'Hudson et finalement dans l'océan Atlantique, via la rivière Saskatchewan11. Le glacier Saskatchewan, qui a environ 13 km de longueur et 30 km2 dans la région11 est le glacier principal du champ de glace Columbia. Entre les années 1893 et 1953, le glacier Saskatchewan s'est retiré de 1 364 m, avec une moyenne de 55 m par an entre 1948 et 195311.

Dans l'ensemble, les glaciers des Rocheuses canadiennes ont perdu 25 % de leur masse au cours du XXe siècle11,14.
Populations
Articles détaillés : Banff et Lake Louise.
Vue d'une rue de Banff.

La ville de Banff, fondée en 1883, est le principal centre commercial du parc national de Banff, ainsi qu'un pôle d'activités culturelles. Banff est le foyer de plusieurs institutions culturelles dont le lieu historique national du Musée-du-Parc-Banff, le musée Whyte, le musée Luxton, le centre culturel de Banff, le lieu historique national Cave and Basin et plusieurs galeries d'art. Tout au long de son histoire, Banff a accueilli de nombreux événements annuels dont les journées Banff Indien depuis 1889 et le Carnaval d'hiver de Banff depuis 1976. Depuis cette même année, le centre culturel organise le festival du film de montagne de Banff. La rivière Bow traverse la ville et offre le spectacle des chutes Bow à la sortie de la ville.

En 1990, la ville de Banff se constitue en corporation municipale de l'Alberta mais est encore soumise à la loi sur les parcs nationaux et à l'autorité fédérale en ce qui concerne la planification et le développement15. D'après le recensement de 2007, la ville de Banff a une population de 8 720 habitants, dont près de 7 437 sont des résidents permanents16.

Lake Louise, village situé à 54 km à l'ouest de Banff, est le site de l'historique Château Lake Louise au bord du lac Louise. La station de ski Lake Louise est également située près du village. Situé à 15 km de Lake Louise, le lac Moraine offre une vue panoramique de la vallée des Dix Pics. Cette scène est reproduite au dos des billets de banque canadiens de 20 $ des années 1969-1979 (série « Scènes du Canada »).
Histoire

Le parc national de Banff évolue dans un climat particulier, où s'opposent sans cesse nécessité de conservation et intérêts du développement. James Hector de l'expédition Palliser en 1859 est le premier à signaler ces sources thermales qui serviront plus tard de prétexte à la création du parc. En 1883, elles sont redécouvertes par trois ouvriers travaillant pour le chemin de fer Canadien Pacifique. Ceux-ci, ainsi que d'autres requérants, se disputent alors les droits de propriété des sources. Une enquête du tribunal gouvernemental suit et le gouvernement du Canada, dirigé par le Premier ministre John A. Macdonald, décide de transformer en réserve les 26 km2 englobant toutes les sources minérales thermales.

C'est donc pour remédier à ces tensions que le premier ministre Macdonald érige autour du site une petite zone protégée, étendue par la suite aux régions du lac Louise et du champ de glace Columbia. Ce champ de glace, d'une superficie de 325 km2, est constitué d'une trentaine de glaciers distincts et ses eaux de fonte alimentent les réseaux hydrographiques des rivières Saskatchewan Nord et Athabasca, et des fleuves Columbia et Fraser se jetant ainsi dans les océans Pacifique, Arctique et Atlantique.
Origines

Des recherches archéologiques menées autour des lacs Vermilion datent les premières activités humaines à Banff à 10 300 B.P. (an -8 300)17. En effet, bien avant l'arrivée des Européens, des peuplades aborigènes telles que les Stoneys, Kootenays, Tsuu T'ina, Kainai, Peigans, ou Siksika, vivent déjà dans la région, où elles pratiquent notamment la chasse au bison et à d'autres gibiers18.

Une fois la Colombie-Britannique cédée au Canada le 20 juillet 1871, les autorités donnent leur feu vert pour la construction d'une voie ferrée transcontinentale, qui débute quatre ans plus tard, en 1875. Le col du Cheval-qui-Rue est choisi, au détriment du col Tête Jaune situé plus au nord, comme point de traversée de la chaîne des Rocheuses. Dix ans plus tard, le dernier tronçon est posé à Craigellachie, en Colombie Britannique18.
Établissement du parc des Montagnes-Rocheuses
Hôtel Banff Springs, 1902.
Brochure publicitaire représentant le mont Assiniboine, 1917.

C'est donc un litige autour des sources thermales de Banff qui conduit, le 25 novembre 1885, le Premier Ministre John A. Macdonald à ériger la réserve de Banff Hot Springs19. Deux ans plus tard, le 23 juin 1887, la loi créant les parcs des Rocheuses est promulguée. La réserve de 26 km2 est alors étendue pour atteindre les 674 km2, et prend le nom de parc des Montagnes-Rocheuses18. C'est la naissance du premier parc national canadien, le deuxième établi en Amérique du Nord après le parc national de Yellowstone aux États-Unis.

À la même époque, le chemin de fer Canadien Pacifique construit l'Hôtel Banff Springs et le Château Lake Louise afin d'attirer les touristes et d'augmenter la fréquentation de la ligne. Banff devient un lieu renommé auprès des touristes aisés débarquant d'Europe par les paquebots transatlantiques de luxe pour continuer vers l'Ouest en train18. Il en est de même pour les riches bourgeois américains.

Certains visiteurs participent aux activités liées à la montagne proposées à Banff, notamment en ayant recours à des guides locaux. Les frères Jim et Bill Brewster, qui font partie des plus jeunes en la matière, ainsi que Tom Wilson guident les touristes sur les lieux de pêche20. Le Club Alpin du Canada (Alpine Club of Canada) créé en 1906, organise des excursions d'alpinisme et des camps dans l'arrière-pays.

En 1911, Banff devient accessible en voiture à partir de Calgary. À partir de 1916, l'entreprise des frères Brewster propose des excursions en autocars. En 1920, l'accès au lac Louise par la route est enfin possible, et la route de Banff-Windermere ouvre en 1923 et relie Banff à la Colombie-Britannique21.

En 1902, le parc est agrandi et couvre 11 400 km2, englobant des zones autour du lac Louise, de la rivière Bow, la rivière Red Deer, Kananaskis et la rivière Spray. Toutefois, en 1911, cédant à la pression de l'élevage et de l'exploitation forestière, la taille du parc est réduite à 4 663 km2. Les limites du parc changent plusieurs fois jusqu'à 1930, la taille du parc est alors fixée à 6 697 km2, avec l'adoption de la Loi sur les parcs nationaux18. La loi renomme aussi le parc en parc national de Banff, baptisé ainsi d'après le nom de la gare de chemin de fer de la Canadian Pacific qui, elle-même, avait pris son nom de Banffshire, une région d'Écosse22.

En 1933, l'Alberta donne 0,84 km2 au parc. Après d'autres changements mineurs en 1949, le parc couvre 6 641 km221.
Exploitation du charbon

En 1887, les tribus autochtones signent le Traité no 7, qui donne au Canada les droits d'explorer le territoire pour en connaître les ressources. Au début du XXe siècle, le charbon est extrait près du lac Minnewanka à Banff. Pendant une brève période, une mine d'anthracite est exploitée, mais est fermée en 1904. La mine Bankhead, dans la Cascade Mountain, est exploitée par le Chemin de fer Canadien Pacifique de 1903 à 1922. En 1926, la ville est démantelée, de nombreux bâtiments sont déplacés dans d'autres villes, en particulier à Banff23.
Camps d'internement
Camp d'internement de Castle Mountain, 1915.

Pendant la Première Guerre mondiale, les immigrants d'Autriche, de Hongrie, d'Allemagne et d'Ukraine sont envoyés à Banff pour travailler dans des camps d'internement. Le camp principal est situé à Castle Mountain, puis est transféré à Cave and Basin durant l'hiver. Beaucoup d'infrastructures et de routes sont réalisées par ces internés canadiens d'origine slave24.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des camps d'internement sont, une nouvelle fois, mis en place à Banff, avec des camps installés à Lake Louise, Stoney Creek, et Healy Creek. Les prisonniers sont, en grande majorité, des mennonites de la Saskatchewan24. Les Japonais ne sont pas internés à Banff au cours de la Seconde Guerre mondiale, mais plutôt dans le parc national Jasper, où les détenus travaillent sur la route Yellowhead et d'autres projets.

Parc national de Banff
Moraine Lake-Banff NP.JPG

Lac Moraine
Type
Parc national du Canada
Catégorie UICN
II (parc national)
Identifiant
615
Adresse
Banff
Drapeau du Canada Canada
Ville proche
Banff
Coordonnées
51° 10′ 00″ N, 115° 33′ 00″ O
Superficie
6 641 km2
Création
25 novembre 1885
Statut patrimonial
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (1984, Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes)
Visiteurs par an
3 226 978
Administration
Parcs Canada
Site web
www.pc.gc.ca/pn-np/ab/banff/index_f.asp

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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 11:42

Préservation
Vue du lac Moraine.

Depuis la Loi sur les parcs nationaux des montagnes Rocheuses, les lois ultérieures et les politiques mises en œuvre ont davantage mis l'accent sur la préservation. L'opinion publique est désormais très sensibilisée à la protection de l'environnement. Parcs Canada a suivi de nouvelles politiques en ce sens depuis 1979. La Loi sur les parcs nationaux est modifiée en 1988 et fait de la préservation de l'intégrité écologique la priorité absolue de toutes les décisions de gestion de parc. Par ailleurs, la loi exige de chaque parc la production d'un plan de gestion incluant une plus grande participation du public18.

En 1984, le parc de Banff est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, ainsi que les autres parcs nationaux et provinciaux qui forment les Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes. Pour ses paysages de montagne présentant des sommets, des glaciers, des lacs, des cascades, des canyons et de grottes calcaires remarquables, mais aussi pour les fossiles trouvés ici. Avec cette inscription, s'est ajouté de nouvelles obligations pour la préservation28.

Au cours des années 1980, Parcs Canada privatise des services du parc tels que les terrains de golf, et augmente les tarifs pour l'usage d'autres installations et services afin de compenser les restrictions budgétaires.

En 1990, la ville de Banff se constitue en corporation municipale afin de permettre aux résidents locaux d'avoir un droit de regard au sujet de toute proposition d'évolution29. Dans les mêmes années, les plans de développement du parc, y compris l'extension de Sunshine Village, sont contestés par des procès intentés par la société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP). Dans le milieu des années 1990, le Banff-Bow Valley Study est lancée pour trouver les moyens de mieux faire face aux préoccupations environnementales et aux questions relatives au développement du parc.
Milieu naturel
Paysage de la région de Banff.

Le parc national de Banff est entièrement compris dans la région écologique des montagnes boisées du Nord-Ouest30. Il est aussi entièrement compris dans la région écologique de niveau II de la cordillère occidentale et la région écologique de niveau III des rocheuses canadiennes31.
Flore

Le parc national de Banff comporte trois étagements : montagnard, subalpin et alpin. L'étage montagnard, qui compose 3 % du parc, est situé entre 1 350 et 1 500 m. Les forêts des zones sèches sont surtout composées de Douglas taxifolié (Pseudotsuga menziesii), de Peuplier faux-tremble (Populus tremuloides), de Pin tordu (Pinus contorta), le tout accompagné de graminées32. Les zones les plus humides sont composées d'Épinette blanche (Picea glauca), de Peuplier baumier (Populus balsamifera) et de prés d'arbustes32. Les zones de l'étage montagnard, qui tendent à être l'habitat favori de la faune, ont subi un développement important des activités humaines au cours des années.

L'étage subalpin, constitué principalement de forêts denses, compose 53 % de la région de Banff. Elle est divisée en deux niveaux soit le subalpin inférieur et le subalpin supérieur. Les forêts d'Épinette d'Engelmann (Picea engelmannii) et de Pin tordu et de Sapin subalpin (Abies lasiocarpa) composent la partie inférieure qui est située entre 1 500 et 2 000 m. La partie supérieure (entre 2 000 et 2 300 m) est, quant à elle, composée d'Épinette d'Englemann, de Sapin subalpin et est parsemée de prés d'arbustes nains dans les couloirs d'avalanche32. Le parc est quelquefois infesté par le Dendroctone du pin poderosa, un insecte indigène des Rocheuses, qui s'attaque aux vieux pins tordus. Le parc procède à des brûlages dirigés dans le but de réduire la propagation de l'infestation et de régénérer les pinèdes33.

44 % du parc est situé au-dessus de la limite des arbres (située à environ 2 300 m d'altitude), dans l'étage alpin32,5. Cet étage présente quelques prairies alpines, mais aussi de la roche nue, de la neige et des glaciers.
Faune
Pika américain (Ochotona princeps).
Merlebleu azuré.
Ours dans le parc national de Banff.

Les animaux représentatifs du parc sont le wapiti (Cervus canadensis), l'orignal (Alces alces), la Chèvre de montagne (Oreamnos americanus), le Mouflon canadien (Ovis canadensis), l'Ours noir (Ursus americanus), le Grizzli (Ursus arctos horibilis) et le caribou (Rangifer tarandus). 56 espèces de mammifères ont été recensées dans le parc. Le Grizzli et l'Ours noir vivent dans les régions boisées. Le couguar (Puma concolor), le Lynx du Canada (Lynx canadensis), le Carcajou (Gulo gulo), la belette (Mustela sp.), la Loutre de rivière (Lontra canadensis) et le loup (Canis lupus) sont les principaux mammifères prédateurs. Le Wapiti, le Cerf-mulet (Odocoileus hemionus) et le Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) sont communs dans les vallées du parc, y compris autour de (et parfois dans) la ville de Banff, alors que l'orignal a tendance à être plus discret, restant essentiellement dans les zones humides et près des cours d'eau.

La Chèvre de montagne, le Mouflon canadien, la Marmotte des Rocheuses (Marmota caligata) et le Pika d'Amérique (Ochotona princeps) sont très répandus dans l'étage alpin. Le Castor du Canada (Castor canadensis), le Porc-épic d'Amérique (Erethizon dorsatum), l'Écureuil roux (Tamiasciurus hudsonicus), le Tamia mineur (Tamias minimus) et le Tamia amène (Tamias amoenus) sont les petits mammifères le plus communément observés34. En 2005, seulement 5 caribous ont été recensés dans le parc, ce qui en fait l'une des espèces de mammifères les plus rares du parc35.

En raison de la rudesse des hivers, peu de reptiles et d'amphibiens vivent dans le parc. Une seule espèce de crapaud, trois espèces de grenouilles, une seule espèce de salamandre et deux espèces de serpents y ont été identifiées34.

Au moins 280 espèces d'oiseaux sont présentes à Banff, dont des prédateurs comme le Pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus), l'Aigle royal (Aquila chrysaetos), la Buse à queue rousse (Buteo jamaicensis), le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), et diverses espèces de faucons, dont le Faucon émerillon (Falco columbarius). Des espèces communes comme le Mésangeai du Canada (Perisoreus canadensis), le Pic à dos rayé (Picoides dorsalis), le Merlebleu azuré (Sialia currucoides), le Cassenoix d'Amérique (Nucifraga columbiana), la Mésange de Gambel (Poecile gambeli) et le Pipit spioncelle (Anthus spinoletta) se rencontrent fréquemment dans les zones de basse altitude. Le Lagopède à queue blanche (Lagopus leucura) est un oiseau se nourrissant au sol qui est souvent vu dans les zones alpines. Les rivières et les lacs sont fréquentés par une centaine d'espèces différentes, parmi lesquelles on trouve le Plongeon huard (Gavia immer), le héron et le Canard colvert (Anas platyrhynchos) qui passent l'été dans le parc34.

Une variété d'escargot, la Physe des fontaines de Banff (Physella johnsoni), qui se retrouve seulement dans sept sources thermales de Banff est signalée parmi les espèces menacées d'extinction36. Le caribou des bois, que l'on trouve à Banff, et le grizzly ont un statut d'espèce vulnérable.
Tourisme
Location de canoës sur le lac Louise.

Le parc national de Banff est la destination touristique la plus fréquentée de l'Alberta et l'un des parcs nationaux le plus visité en Amérique du Nord, avec 3 226 978 visiteurs en 2011-20121. En été, 42 % des visiteurs du parc viennent du Canada (23 % de l'Alberta), tandis que 35 % viennent des États-Unis et 20 % d'Europe37. Le tourisme représente 6 milliards de dollars pour l'économie du Canada38. Un laissez-passer est nécessaire pour s'arrêter dans le parc et les contrôles sont fréquents pendant les mois d'été, en particulier à Lake Louise et au départ de la Promenade des Glaciers. Ce permis n'est pas nécessaire pour traverser le parc sans s'arrêter, comme 5 millions de personnes environ qui empruntent chaque année la Route transcanadienne4.
L'hôtel du lac Louise.

De nombreuses activités sont possibles dans le parc ; les sources thermales de Upper Hot Springs, un terrain de golf de 27 trous à l'hôtel Fairmont Banff Springs, et trois stations de ski Sunshine Village, Lake Louise, et celle du Mont Norquay. Un réseau de sentiers permet de nombreuses randonnées, qui peuvent durer plusieurs jours. D'autres activités sont possibles en été comme en hiver (camping, escalade, équitation, ski, ski nordique)39. L'utilisation des terrains de camping, des refuges du Club Alpin du Canada, ou d'autres installations nécessite de se procurer un permis d'accès à l'arrière-pays. Une réservation pour un emplacement de camping est également recommandée.
Gestion du parc

La direction du Parc national de Banff est assurée par Parcs Canada, dans le cadre de la Loi sur les parcs nationaux adoptée en 1930. Pour l'année financière 2011-2012, l'agence dispose d'un budget de 696 millions de dollars pour gérer 42 parcs nationaux, 956 lieux historiques nationaux — dont 167 gérés directement par l'agence — et quatre aires marines nationales de conservation40. Au fil du temps, les politiques de gestion de parc ont privilégié la protection de l'environnement sur le développement.

En 1964, une déclaration de politique générale réaffirme les idéaux de conservation énoncés dans la Loi de 1930. Avec la candidature controversée de 1972 pour les Jeux olympiques d'hiver, les groupes environnementaux sont devenus plus influents, ce qui incite Parcs Canada à retirer son soutien à cette candidature. En 1988, la Loi sur les parcs nationaux est modifiée, définissant comme prioritaire le maintien de l'intégrité écologique. L'amendement a également permis aux organisations non gouvernementales d'intenter des procès à Parcs Canada pour violations de la Loi. En 1994, Parcs Canada établit les Principes directeurs et politiques d'exploitation41, qui prévoit un mandat pour le groupe chargé d'étudier la vallée de la Bow afin de rédiger des recommandations de gestion18. Comme pour les autres parcs nationaux, celui de Banff est tenu d'avoir un plan de gestion du parc.

Sur un niveau provincial, la zone du parc et les communautés incluses (autres que la ville de Banff qui est une Corporation municipale) sont administrées par le ministre fédéral responsable de Parcs Canada en tant que Improvement District No 9 (Banff)42.
Impact humain
Écologie

Dès le XIXe siècle, les humains ont un impact sur l'écologie de Banff par l'introduction d'espèces non indigènes, le contrôle sur les autres espèces, le développement dans la Bow Valley, ainsi que d'autres activités humaines.
Écoduc sur la route transcanadienne.

La route transcanadienne est problématique en raison de la circulation routière qui présente des risques pour la faune et est un obstacle à la migration des espèces sauvages. Le grizzly fait partie des espèces les plus touchées par l'autoroute ainsi que par l'ensemble des autres développements qui provoquent la fragmentation du paysage. Des écoducs, une série de tunnels, deux passages à faune ont été construits à un certain nombre de points le long de la route transcanadienne pour atténuer ce problème.

Le bison vivait autrefois dans les vallées de Banff et était chassé par les populations autochtones. Le dernier bison a été tué en 185835. Le wapiti n'est pas indigène à Banff mais a été introduit depuis le parc national de Yellowstone en 1917 avec 57 wapitis43. L'introduction de l'élan à Banff, combinée à des contrôles sur le coyote et le loup par Parcs Canada au début des années 1930, a causé un déséquilibre de l'écosystème43. D'autres espèces ont été évincées de la vallée de la Bow notamment le grizzli, le couguar, le lynx, le carcajou, la loutre et l'orignal.

À partir de 1985, les loups gris ont recolonisé des zones de la vallée de la Bow44. Toutefois, la population de loups a des difficultés à s'implanter, 32 loups ayant été tués le long de la route transcanadienne entre 1987 et 2000, laissant seulement 31 loups dans la région45.

La population de l'Omble à tête plate (Salvelinus confluentus) et d'autres espèces de poissons originaires des lacs de Banff a également diminué après l'introduction d'espèces non indigènes comme l'Omble de fontaine (Salvelinus fontinalis) et la Truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss)46. Le Touladi (Salvelinus namaycush), la Truite fardée (Oncorhynchus clarki) et la Bouche coupante (Acrocheilus alutaceus) sont également des espèces indigènes qui deviennent rares, tandis que le Saumon Chinook (Oncorhynchus tshawytscha), l'Esturgeon blanc (Acipenser transmontanus), la lamproie du Pacifique (Lampetra tridentata) et le naseux des rapides de Banff (Rhinichthys cataractae smithi) sont probablement éteintes localement47. Le naseux des rapides de Banff, sous-espèce endémique de Banff, est aujourd'hui une sous-espèce éteinte47.
Gestion des incendies

La direction de Parcs Canada organise la lutte contre l'incendie depuis que le parc national Banff a été créé. Depuis le début des années 1980, Parcs Canada a adopté une stratégie d'écobuage, qui permet de limiter les effets catastrophiques des incendies.
Aménagement

En 1978, l'agrandissement de la station de ski Sunshine Village est approuvé. Il prévoit l'adjonction de parking, l'extension de l'hôtel et l'aménagement de la montagne de l'Œil de Chèvre (Goat's Eye Mountain ). La mise en œuvre de ce projet d'aménagement est retardée dans les années 1980, pendant qu'une évaluation de l'impact environnemental est menée. En 1989, Sunshine Village retire sa proposition d'agrandissement, à la lumière des réserves gouvernementales et présente un projet révisé en 1992. Ce nouveau plan est approuvé par le gouvernement, en attendant un bilan environnemental.

Par la suite, la société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) intente une action juridique devant les tribunaux qui suspend le développement48. La SNAP fait également pression auprès de l'UNESCO pour que l'inscription au patrimoine mondial du parc de Banff soit révoquée, à cause des risques que ce projet d'aménagement fait courir à la santé écologique du parc49.
Groupe d'études de la vallée de la Bow

Bien que la Loi sur les parcs nationaux et l'amendement de 1988 mettent l'accent sur l'intégrité écologique, dans la pratique, le parc de Banff souffre des incohérences dans l'application des politiques38. En 1994, le Groupe d’études de la vallée de la Bow est chargé par Sheila Copps, le ministre responsable de Parcs Canada, de fournir des recommandations sur la façon de gérer au mieux l'usage humain et le développement et de maintenir l'intégrité écologique50.

Pendant les deux ans pendant lesquels le Groupe d'études de la vallée de la Bow travaille, les projets de développement sont interrompus, y compris l'agrandissement de la station de ski Sunshine Village et l'élargissement de la route transcanadienne entre Castle Junction et Sunshine. Le groupe a publié plus de 500 recommandations, comme de limiter la croissance de la ville de Banff, plafonnant la population à 10 000 habitants, mettre un quota de fréquentation sur les sentiers de randonnée populaires et réduire le développement dans le parc38.

Une autre recommandation préconise de clôturer la ville pour réduire les rencontres entre les humains et les wapitis. Cette mesure a également pour but de réduire l'accès de la ville aux wapitis qui viennent s'y réfugier pour échapper aux prédateurs, comme les loups qui ont tendance à éviter la ville.

Lors de la publication du rapport, Sheila Copps a accepté immédiatement la proposition de plafonner la population de la ville. En réponse aux préoccupations et recommandations soulevées par le Groupe d'études de la vallée de la Bow, un certain nombre de plans de développement ont été réduits dans les années 1990. Les projets visant à ajouter neuf trous au golf de Banff Springs ont été abandonnés en 1996.
Canmore

Avec la limitation de croissance de la ville de Banff, Canmore, situé juste à l'extérieur des limites du parc de Banff, connaît une croissance rapide afin de répondre à la demande croissante des touristes.

L'une des principales propositions d'aménagement de Canmore concerne le golf des Trois Sœurs, proposé en 1992, qui a fait l'objet de débats controversés. Les groupes environnementaux faisant valoir que le développement provoquerait une fragmentation importante des corridors biologiques dans la vallée de la Bow51.


Title Satellite panel following reentry testing
Released 21/03/2018 9:52 am
Copyright ESA
Description

Ideally, no parts of a reentering satellite would survive their fiery return through the atmosphere, so testing is being used to understand how satellites break apart as they fall.

ESA subjected samples of typical satellite structures – such as the one shown, with a structural joint between two aluminium sandwich panels – to conditions equivalent to atmospheric reentry.

The testing made use of the Plasma Wind Tunnel of the DLR German Aerospace Center in Cologne and the Reentry Chamber of Austria’s AAC company in Wiener Neustadt to produce the hypersonic winds and high heat flux required.

“The objective was to understand the failure modes of the current structural joining technologies used on satellites,” comments ESA materials researcher Benoit Bonvoisin.

In future, the aim is to design satellites to disintegrate during reentry, known as ‘design for demise’ or D4D.

Engineer Tiago Soares is working on D4D as part of ESA’s Clean Space initiative, reducing the environmental impacts of the space sector on both Earth and in orbit: “The next step is to develop and test promising new technologies to ensure better fragmentation during reentry.”
Id 391560

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2018/03/Satellite_panel_following_reentry_testing

Genesis The Return Of The Giant Hogweed...
https://www.youtube.com/watch?v=gTuJQL8GBqY

2. L’araignée violoniste ou recluse brune (Loxoceles reclusa)

Cette araignée se rencontre plus principalement aux Etats-Unis. Les morsures de cette espèce sont très douloureuses: le venin détruit artères et vaisseaux et provoque des vomissements. Les victimes peuvent mourir d’une défaillance circulatoire ou d’une insuffisance rénale.

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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 11:45

Les 12 espèces d’araignées les plus dangereuses pour l’Homme...

Les arachnides possèdent deux crochets appelés chélicères qui sont parfois reliés à une substance venimeuse plus ou moins dangereuse.

Après avoir vu les 10 serpents les plus dangereux pour l’Homme, voici le classement qui met à jour les 12 araignées qu’il vaut mieux éviter de croiser car leur morsure n’est pas très agréable. Cette espèce possède huit pattes, de nombreux yeux et des poils sur tout le corps: sa présence est indésirable pour bon nombre d’entre nous. La plupart du temps les araignées construisent des toiles en soie très adhésive qui permettent d’attraper facilement des proies, ou se cachent dans des terriers.
À lire aussi : Vaincre sa peur des araignées en deux minutes grâce au Propranolol
12. La Ségestrie florentine

Les araignées sont des petits animaux appartenant à la famille des arachnides. Mis à part quelques exceptions, leurs morsures sont toutes venimeuses, sauf si elles piquent à vide, c’est-à-dire qu’elle n’injecte pas de substance lors d’une attaque. Si elles chassent des insectes ou des rongeurs, elles évitent la présence de l’Homme et c’est tant mieux pour nous ! Pour commencer, voici la Ségestrie florentine, une espèce européenne qui laisse des marques rougeâtres sur la peau.

Segestrie Florentine, Dangereuse

Crédit photo: Wikimédia – Luis Miguel Bugallo Sánchez
11. L’araignée jaune (Cheiracanthium mildei)

Cette araignée est très présente dans les habitations au Canada. Cette espèce est de couleur jaune d’où son nom, et son abdomen peut changer de couleur selon sa nourriture. Contrairement à ses cousines, elle ne tisse pas de toile mais chasse la nuit: elle mord ses proies. Comme elle aime les espaces sombres et assez étroits, elle se réfugie parfois entre les couvertures d’un lit ce qui explique les rougeurs que les canadiens peuvent avoir au réveil. Elle n’est pas dangereuse mais sa morsure laisse quelques traces sur la peau, cause des démangeaisons et des brûlures.

Araignée jaune, morsure

Crédit photo: Wikimédia – Micha L. Rieser
10. L’araignée Goliath

L’araignée Goliath est la plus grande espèce de mygale découverte à ce jour avec 30 cm d’envergure, pour un poids de 140 grammes. Son habitat naturel est en Amérique du Sud (Brésil, Venezuela…). Son venin est neurotoxique, c’est-à-dire qu’il est capable d’empoisonner le système nerveux. Même si ce dernier est peu actif sur les humains, il provoque néanmoins de grandes douleurs à cause de la taille des crochets. Cette araignée se nourrit d’insectes, de petits mammifères et même de serpents.

Araignée Goliath, Dangereuse

Crédit photo: Wikimédia – John
9. Tarentule ornée (Poecilotheria ornata)

Comme son nom l’indique, ce spécimen possède un corps orné de jolies couleurs. Cette mygale arboricole figure parmi les plus grandes au monde (23 centimètres environ). Les tarentules de ce genre sont connues pour être agressives et venimeuses: une morsure peut causer des douleurs musculaires, des nausées ou encore de la fièvre. Elles se retrouvent principalement au Sri Lanka.

Araignée ornée, Dangereuse

Crédit photo: Wikimédia – Morkelsker
8. Araignée loup chinoise (Lycosidae)

Cette espèce ne tisse généralement pas de toile et se réfugie dans des terriers, notamment en Chine. Elle chasse à la nuit tombée de gros insectes, des petits mammifères et même des oiseaux. Les femelles transportent leurs petits sur leur dos. Cette araignée peut être dangereuse pour l’Homme notamment car elle crée des névroses au niveau de la morsure. Elle peut détruire les cellules, les globules rouges et provoquer une hémorragie ou des infections graves.

Araignée loup chinoise, Dangereuse

Crédit photo: Wikimédia – Fir0002
7. L’araignée chameau (Solifugae)

Ce genre d’arachnides se retrouvent sur tous les continents du monde exceptés en Antarctique et en Australie. Les solifuges sont aussi appelées “scorpion du vent” ou “araignée du soleil”. Cette espèce semble avoir plus de huit pattes, mais la paire de devant est en fait des sortes d’antennes qui ont un rôle sensoriel. Elles seraient capables de sauter à plus de 10 cm de haut afin de s’accrocher aux chameaux pour leur arracher un bout de viande. Légende ou réalité ?

Araignée chameau, Dangereuse

Crédit photo: Flickr – Bernard DUPONT
6. L’araignée des sables (Sicarius)

Ce spécimen vit dans les régions désertiques, notamment en Afrique. Il est appelé “araignée des sables à six yeux” à cause de ses caractéristiques physiques et de son agilité pour la chasse. Cette arachnide est très rapide pour attraper une proie. Elle peut être dangereuse pour l’Homme car son venin est très toxique: il serait capable de produire des lésions de 2,5 cm de diamètre.

Araignée des sables, Dangereuse

Crédit photo: Wikimédia – Spider Beliar
5. La veuve noire d’Europe ou Malmignatte

Comme son nom l’indique, elle est présente la plupart du temps en Europe, surtout autour du bassin méditerranéen. Les veuves noires sont des araignées dangereuses car leur venin attaque le système nerveux. Elles sont cependant très reconnaissables avec leur couleur noire et tachetée de points de couleur vive sur leur dos (13 généralement) qui peuvent être de différentes couleurs: orange, rouge ou jaune.

Veuve noire d'Europe, Dangereuse

Crédit photo: Wikimédia – Kork~commonswiki
4. La veuve noire d’Amérique (Latrodectus mactans)

Vous vous en doutez, si elle porte le nom de “veuve noire” comme sa cousine d’Europe, c’est qu’elle est également dangereuse. Son venin serait 15 fois plus puissant que celui d’un serpent à sonnettes: troubles de la tension, sueurs froides, maux de tête, spasmes musculaires, nausées, hallucinations… sont autant de conséquences d’une morsure. Un antidote est nécessaire.

Veuve noire d'Amérique, Dangereuse

Crédit photo: Wikimédia – James Gathany
3. L’araignée Atrax Robustus

C’est une mygale très célèbre et dangereuse en Australie. Comme on peut le voir dans cette vidéo, elle peut se terrer n’importe où dans une maison. Il faut faire attention à ne pas se faire mordre car son venin est très toxique: un antidote doit être délivré rapidement sous peine de décès.

Atrax Robustus, Araignée dangereuse

Crédit photo: Wikimédia – Tamba52
2. L’araignée violoniste ou recluse brune (Loxoceles reclusa)

Cette araignée se rencontre plus principalement aux Etats-Unis. Les morsures de cette espèce sont très douloureuses: le venin détruit artères et vaisseaux et provoque des vomissements. Les victimes peuvent mourir d’une défaillance circulatoire ou d’une insuffisance rénale.

Araignée violoniste, Dangereuse

Crédit photo: Wikimédia – Br-recluse-guy
1. L’araignée banane (Phoneutria)

Son nom est très évocateur puisqu’on la retrouve dans les plantations de bananes. C’est une espèce exotique qui fait de nombreuses victimes, notamment les travailleurs dans les champs au Brésil. Son venin contient deux toxines particulièrement dangereuses: perte sévère du contrôle musculaire et asphyxie. Par des réactions chimiques elle entraîne une forte et douloureuse érection chez les hommes pouvant durer des heures, mais on ne vous conseille pas d’essayer…

https://vivredemain.fr/2016/04/19/araignees-plus-dangereuses-homme/

NASA spacecraft travel to far-off destinations in space, but a new mobile app produced by NASA's Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, California, brings spacecraft to users. The new app, called Spacecraft AR, uses the latest augmented reality (AR) technology to put virtual 3-D models of NASA's robotic space explorers into any environment with a flat surface.

You can download the new app here.

JPL developed the Spacecraft AR app in collaboration with Google. The app uses Google's ARCore technology to bring 3-D spacecraft into users' devices using native mobile augmented reality. ("Native mobile" AR uses the built-in capabilities of a mobile device to interact with 3-D environments and objects.)

The initial version of the app works with Android devices that support ARCore, with plans to add additional device compatibility in the near future, including iOS devices.

To create the experience of having virtual spacecraft in your space, Spacecraft AR uses the same high-quality 3-D models as a previously released NASA app called Spacecraft 3-D, but with a breakthrough new capability. Whereas Spacecraft 3-D works best with a printed image called a target or marker, Spacecraft AR works with a flat surface -- no target required.

"The Spacecraft AR app is an exciting new way to get up close and personal with NASA's robotic missions," said Kevin Hussey, manager of JPL's visualization team, which developed Spacecraft 3-D and worked on the new app with Google. "We can't wait for people to try it, and we're looking forward to adding many more spacecraft to the app in the future."

Within the Spacecraft AR app, users swipe to select among missions that observe and explore Earth, Mars and the other planets, and choose the spacecraft they would like to see. Once the app detects a flat surface, users simply tap the screen to place the spacecraft into the scene in front of them. They can take and share photos directly from the app and view in-depth information about each mission. And for those using the app in spaces that are large enough, there's even a button to view the spacecraft at their actual sizes.

At launch, the app includes: NASA's Curiosity Mars rover, Juno, Cassini and Voyager. Users can also check out the giant, 70-meter NASA Deep Space Network dish. More spacecraft are planned in future updates to the app.

JPL is a division of Caltech in Pasadena, which manages the laboratory for NASA.

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Title Grasping Gerst
Released 20/03/2018 2:54 pm
Copyright ESA–J. Harrod
Description

What does an astronaut in the few months before flying to the International Space Station? Answer: baseline data collection.

Don’t let the wording fool you. This is an essential step before flight, when researchers collect information they will compare with data taken during and after flight.

Here, ESA astronaut Alexander Gerst is providing data for the Grasp experiment using a virtual reality headset.

The focus of this experiment is on how a brain combines the perception of its body with visual information to coordinate hand movement. Researchers suspect that, on Earth, the brain uses gravity as a reference. When reaching for an object, the brain will calculate how far your hand is by using visual clues as well as how shoulder muscles counteract the downward force of gravity to keep your arm straight.

To understand how an astronaut’s brain copes with weightlessness, Alexander is reaching for virtual objects so researchers can determine how important gravity is compared to the other factors.

The sensation of floating for months on end is something our brains never had to deal with until last century and seeing how they adapt offers interesting clues to their workings.

Virtual reality headsets offer a way to present specific situations and understand how an astronaut brain adapts to its new environment – so France’s CNES space agency had one sent to the International Space Station.

The research will help us to identify the workings of the vestibular system that keeps our balance, and how it connects to the other sensory organs. In other words, Grasp is researching the physiology behind eye–hand coordination as well as shedding light on how to treat patients showing a loss of vestibular function on Earth.

For astronauts, the research will be useful during spacewalks, where coordination in weightlessness with few visual clues is of utmost importance.
Id 391522

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2018/03/Grasping_Gerst

Genesis - The Battle of Epping Forest...
https://www.youtube.com/watch?v=vFuIYyXiD5w

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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 11:48

20 March 2018

The nature of planets orbiting stars in other systems will be the focus for ESA’s fourth medium-class science mission, to be launched in mid 2028.

Ariel, the Atmospheric Remote‐sensing Infrared Exoplanet Large‐survey mission, was selected by ESA today as part of its Cosmic Vision plan.

The mission addresses one of the key themes of Cosmic Vision: What are the conditions for planet formation and the emergence of life?

Thousands of exoplanets have already been discovered with a huge range of masses, sizes and orbits, but there is no apparent pattern linking these characteristics to the nature of the parent star. In particular, there is a gap in our knowledge of how the planet’s chemistry is linked to the environment where it formed, or whether the type of host star drives the physics and chemistry of the planet’s evolution.

Ariel will address fundamental questions on what exoplanets are made of and how planetary systems form and evolve by investigating the atmospheres of hundreds of planets orbiting different types of stars, enabling the diversity of properties of both individual planets as well as within populations to be assessed.

Observations of these worlds will give insights into the early stages of planetary and atmospheric formation, and their subsequent evolution, in turn contributing to put our own Solar System in context.

“Ariel is a logical next step in exoplanet science, allowing us to progress on key science questions regarding their formation and evolution, while also helping us to understand Earth’s place in the Universe,” says Günther Hasinger, ESA Director of Science.

“Ariel will allow European scientists to maintain competitiveness in this dynamic field. It will build on the experiences and knowledge gained from previous exoplanet missions.”

The mission will focus on warm and hot planets, ranging from super-Earths to gas giants orbiting close to their parent stars, taking advantage of their well-mixed atmospheres to decipher their bulk composition.

Ariel will measure the chemical fingerprints of the atmospheres as the planet crosses in front of its host star, observing the amount of dimming at a precision level of 10–100 parts per million relative to the star.

As well as detecting signs of well-known ingredients such as water vapour, carbon dioxide and methane, it will also be able to measure more exotic metallic compounds, putting the planet in context of the chemical environment of the host star.

For a select number of planets, Ariel will also perform a deep survey of their cloud systems and study seasonal and daily atmospheric variations.

Ariel’s metre-class telescope will operate at visible and infrared wavelengths. It will be launched on ESA’s new Ariane 6 rocket from Europe’s spaceport in Kourou in mid 2028. It will operate from an orbit around the second Lagrange point, L2, 1.5 million kilometres directly ‘behind’ Earth as viewed from the Sun, on an initial four-year mission.

Following its selection by ESA’s Science Programme Committee, the mission will continue into another round of detailed mission study to define the satellite’s design. This would lead to the ‘adoption’ of the mission – presently planned for 2020 – following which an industrial contractor will be selected to build it.

Ariel was chosen from three candidates, competing against the space plasma physics mission Thor (Turbulence Heating ObserveR) and the high-energy astrophysics mission Xipe (X-ray Imaging Polarimetry Explorer).

Solar Orbiter, Euclid and Plato have already been selected as medium-class missions.

For further information, please contact:

Markus Bauer








ESA Science Communication Officer









Tel: +31 71 565 6799









Mob: +31 61 594 3 954









Email: markus.bauer@esa.int

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/ESA_s_next_science_mission_to_focus_on_nature_of_exoplanets

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NASA spacecraft travel to far-off destinations in space, but a new mobile app produced by NASA's Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, California, brings spacecraft to users. The new app, called Spacecraft AR, uses the latest augmented reality (AR) technology to put virtual 3-D models of NASA's robotic space explorers into any environment with a flat surface.

You can download the new app here.

JPL developed the Spacecraft AR app in collaboration with Google. The app uses Google's ARCore technology to bring 3-D spacecraft into users' devices using native mobile augmented reality. ("Native mobile" AR uses the built-in capabilities of a mobile device to interact with 3-D environments and objects.)

The initial version of the app works with Android devices that support ARCore, with plans to add additional device compatibility in the near future, including iOS devices.

To create the experience of having virtual spacecraft in your space, Spacecraft AR uses the same high-quality 3-D models as a previously released NASA app called Spacecraft 3-D, but with a breakthrough new capability. Whereas Spacecraft 3-D works best with a printed image called a target or marker, Spacecraft AR works with a flat surface -- no target required.

"The Spacecraft AR app is an exciting new way to get up close and personal with NASA's robotic missions," said Kevin Hussey, manager of JPL's visualization team, which developed Spacecraft 3-D and worked on the new app with Google. "We can't wait for people to try it, and we're looking forward to adding many more spacecraft to the app in the future."

Within the Spacecraft AR app, users swipe to select among missions that observe and explore Earth, Mars and the other planets, and choose the spacecraft they would like to see. Once the app detects a flat surface, users simply tap the screen to place the spacecraft into the scene in front of them. They can take and share photos directly from the app and view in-depth information about each mission. And for those using the app in spaces that are large enough, there's even a button to view the spacecraft at their actual sizes.

At launch, the app includes: NASA's Curiosity Mars rover, Juno, Cassini and Voyager. Users can also check out the giant, 70-meter NASA Deep Space Network dish. More spacecraft are planned in future updates to the app.

JPL is a division of Caltech in Pasadena, which manages the laboratory for NASA.

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andrew.c.good@jpl.nasa.gov

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2018-055

https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=7082&utm_source=iContact&utm_medium=email&utm_campaign=NASAJPL&utm_content=tech20180320-1

20 March 2018

With ESA’s help, the latest atmosphere monitor on the International Space Station is delivering results on our planet’s ozone, aerosol and nitrogen trioxide levels. Installed last year on the orbital outpost, NASA’s sensor tracks the Sun and Moon to probe the constituents of our atmosphere.
SAGE and Hexapod

The Station takes only 90 minutes for a complete circuit of our planet, experiencing 16 sunrises, 16 sunsets, and sometimes moonrises or moonsets, every day. By observing the Sun or Moon through the atmosphere, the Stratospheric Aerosol and Gas Experiment – SAGE – measures the quantity of ozone, aerosols and other gases.

The readings are complementing the long-term monitoring by Europe’s Copernicus Sentinel missions: launched last October, Sentinel-5P is the first in a series of Sentinels focusing on the atmosphere.

As the Station orbits, SAGE is continuously turned to point in the right direction by ESA’s six-legged Hexapod.
Moonrise from space

Using position information from the Station, Hexapod’s computer calculates the movements of its six legs to track the Sun and Moon in the few seconds of their setting and rising. This will happen dozens of times each day over years.

SAGE was installed in February last year and the first results are now being released to the public. The results will be issued monthly, with the quality improving as more measurements are added.

“The installation and setting up could not have gone better and we are happy to see Hexapod working perfectly to keep SAGE pointing in the right direction,” said ESA’s Hexapod project manager Scott Hovland.

“The Hexapod and SAGE collaboration is an exemplary transatlantic cooperation and we are very happy to see the first results coming in.”
International Space Station
International Space Station

ESA has a history of tracking the Sun from the Space Station: working for more than nine years, its SOLAR facility created the most precise reference on the Sun’s energy output ever.

The next ESA sensor to be launched to the Station is the Atmospheric Space Interactions Monitor, which will point straight down at Earth to investigate high-altitude electrical storms.

To be attached next month, it will capture images of elusive electrical discharges called red sprites, blue jets and elves. These powerful electrical charges can reach high above the stratosphere and have implications for how our atmosphere protects us from space radiation.

http://www.esa.int/Our_Activities/Human_Spaceflight/Research/Earth_s_atmosphere_new_results_from_the_International_Space_Station

RAPPORT
DE
Y'BECCA
ET
DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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MessageSujet: Re: GUILLAUME II, LE NAZISME, LE SYNDICALISME ET L'ESCLAVAGE.   Ven 23 Mar à 11:58

Les wombats (Vombatidae) forment une famille de mammifères marsupiaux. Ils vivent dans les forêts montagneuses d’Australie, où ils creusent de vastes terriers. Les wombats pèsent entre 15 et 40 kg.

Il existe trois espèces : le wombat commun, le wombat à museau poilu du nord et le wombat à museau poilu du sud.

Sommaire

1 Description
2 Écologie et comportement
2.1 Alimentation
2.2 Reproduction
2.3 Comportement
3 Répartition
4 Le wombat et l'humain
5 Taxinomie
6 Galerie
7 Bibliographie
8 Liens externes
9 Notes et références

Description

Les wombats ressemblent à de petits oursons bruns, à courtes pattes à large tête et au nez massif.

Le wombat mesure environ 1,20 m de long sur 70 cm de hauteur. La couleur du pelage des wombats peut être beige, brune, noire ou grise.

Comme tous les marsupiaux, il possède une poche ventrale. La sienne comporte une seule paire de mamelles. Sa poche a aussi l'avantage, pour un fouisseur, d'être ouverte vers le bas afin que la terre n'y pénètre pas.

Le wombat est doté d'un « bouclier », plaque osseuse située sur les fesses, sous la peau. Lorsqu'un prédateur le poursuit, il bouche l'entrée de son terrier avec son postérieur.

La formule dentaire des Vombatidae est la suivante : 1.0.1.41.0.1.4 (dans l'ordre incisives, canines, prémolaires et molaires).
Écologie et comportement
Alimentation
Une crotte de Wombat commun (Vombatus ursinus).

Le wombat est herbivore, se nourrissant d’herbe, de racines, de champignons et d’écorces d’arbres. Ses dents ont une croissance continue, contrairement aux autres marsupiaux. Il a un métabolisme lent, la digestion complète de sa nourriture s'effectuant en deux semaines, ce qui l'aide à vivre dans son environnement aride1. Le wombat a la particularité de produire des crottes de forme cubique2.
Reproduction

Le wombat est un animal plutôt solitaire et ne se sociabilise que pendant la période de reproduction afin de trouver un ou une partenaire. La femelle a une gestation de 20–21 jours3,4 et ne donnera naissance qu'à un petit, ou dans de très rares cas à deux. À la naissance, le bébé wombat, appelé « joey », ne mesure que trois centimètres et ne pèse qu'environ deux grammes. Il restera de 5 à 9 mois dans la poche de sa mère avant de s'ouvrir au monde extérieur. Durant cette période, il se nourrit uniquement du lait de sa mère. Le jeune est sevré au bout de 15 mois, et sexuellement mature à l'âge de 18 mois1. Généralement, les femelles restent plus de temps avec leur mère que les mâles.
Comportement

Les wombats occupent des territoires centrés sur leurs terriers et qu'ils défendent contre les intrus ; chez le wombat commun, ce territoire peut couvrir jusqu'à 23 hectares, quand il ne fait que 4 hectares chez les deux autres espèces1. Menacé, il peut atteindre la vitesse de 40 km/h et la maintenir pendant 90 secondes5.
Répartition

Les wombats communs vivent au Sud-Est de l'Australie et en Tasmanie. Les wombats à nez poilu du nord vivent du côté du Queensland (il n'en restait qu'environ 70 dans la nature en 2006) et les wombats à nez poilu du sud vivent en Australie méridionale.
Le wombat et l'humain

Ils peuvent être apprivoisés en captivité et, s'ils sont bien cajolés et caressés, devenir plus conviviaux, cependant plus ils prennent de l'âge, plus ils ont tendance à devenir farouches. Sur le bord des routes, en s'arrêtant, on peut parfois en approcher certains pour quelques caresses. Il existe même des exemples de domestication.

On en trouve dans de nombreux parcs, zoos et autres sites touristiques de toute l'Australie. Ce sont des animaux très populaires là-bas. Toutefois, leur absence de peur peut les conduire à des actes d'agression s'ils se sentent provoqués, ou même simplement s'ils sont de mauvaise humeur. Leur poids leur permet de faire tomber un humain de corpulence moyenne et leur mâchoire puissante peut entraîner de graves blessures. Le naturaliste Harry Frauca a été mordu à une profondeur de 2 cm à la jambe — à travers une botte en caoutchouc, une jambe de pantalon et une chaussette de laine épaisse[réf. nécessaire].

Autrefois chassés pour leur épaisse fourrure, les wombats sont toujours menacés par l'humain. En effet, dans certaines régions d'Australie, ils sont chassés par des fermiers qui ne veulent pas d'eux près de leurs terres. En outre, les habitudes de conduite en Australie en tuent chaque jour des dizaines sur le bord des routes.

De plus, les troupeaux de moutons et de bovins se nourrissent d'herbe, ce qui appauvrit l'alimentation des wombats.

Des réserves visant à les protéger ont été créées.

Un astéroïde, (6827) Wombat, a été nommé en référence à ces animaux.
Taxinomie

La famille des Vombatidae comprend deux genres actuels, mais d'autres, fossiles, ont été décrits :

Lasiorhinus Gray, 1863
Vombatus É. Geoffroy Saint-Hilaire, 1803
† Rhizophascolomus
† Phascolonus
† Warendja
† Ramasayia

Galerie

Squelette.
Wombat 3.jpg
Vombatus ursinus -Maria Island National Park.jpg

Bibliographie

Album jeunesse

Michael Morpurgo, illustrations de Christian Birmingham, La Sagesse de Wombat [ (en) Wombat Goes Walkabout, 1999 ], éd. Gautier-Languereau, 1999
Prix Sorcières 2000, catégorie Album

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Wombat, sur Wikimedia Commons

Référence Catalogue of Life : Vombatidae [archive]
Référence Fossilworks Paleobiology Database : Vombatidae Burnett 1829 [archive] (en)
Référence ITIS : Vombatidae Burnett, 1829 [archive] (fr) (+ version anglaise [archive] (en))
Référence UICN : taxon Vombatidae [archive] (en)
Référence CITES : famille Vombatidae [archive] (sur le site de l’UNEP-WCMC) (fr+en)

Notes et références

↑ a, b et c (en) McIlroy, John, The Encyclopedia of Mammals, New York, Macdonald, D., coll. « Facts on File », 1984 (ISBN 0-87196-871-1), p. 876–877.
↑ (en) « The wombat's cubic poop is one of nature's weirdest superpowers » [archive].
↑ (en) Watson, A, « Vombatus ursinus » [archive], University of Michigan Museum of Zoology, 1999 (consulté le 13 août 2010).
↑ (en) Green, E et Myers, P, « Lasiorhinus latifrons » [archive], University of Michigan Museum of Zoology, 2006 (consulté le 13 août 2010).
↑ (en) Gary Humble, « The Uncommon Wombat » [archive], Australian Broadcasting Corporation, 1er juin 2006 (consulté le 13 août 2010).


Title Crab Nebula in ultraviolet
Released 19/03/2018 8:00 am
Copyright ESA
Description

The Crab Nebula is a supernova remnant some 6500 light-years from Earth in the constellation of Taurus. At the centre of the nebula is a pulsar – the remnant of a star that exploded to form the nebula. The pulsar rotates around 30 times a second, sweeping a beam of radio waves across the Galaxy. Some of the material surrounding the pulsar was ejected before the star exploded, and the rest was expelled during the supernova. The wind from the pulsar escapes at high speed, creating a dynamic structure by interacting with the ejected material.

The nebula is currently expanding at around 1500 km/s, as revealed by images taken a few years apart. By tracing this backwards it is possible to pinpoint the year in which the star exploded, and this coincides with observations by Chinese astronomers in 1054 of a star bright enough to be seen during daylight.

The image shown here is in ultraviolet light taken by ESA’s XMM-Newton telescope, which has been surveying the sky since 2000. While this is primarily a telescope for observing X-rays, the Optical Monitor enables optical and ultraviolet observations to be made simultaneously with X-ray observations. The image is a composite of 75 individual images taken between 2001 and 2015. Very few ultraviolet images of the Crab Nebula were available before this one.

The ultraviolet emission is thought to come from ‘synchrotron radiation’, created when atomic particles spiral around magnetic field lines. The XMM-Newton image reveals ‘bays’ indenting the east and west sides of the nebula. It is thought that a magnetised torus of material surrounded the star before it exploded, which then blocked the high-speed particles and thus the synchrotron radiation. The bays are also evident in radio images, although the eastern bay is better defined owing to intricate features around the borders of the radio image.

This image was taken as part of detailed multi-wavelength study of the Crab Nebula, with images also taken in X-rays, radio waves, infrared and optical wavelengths.

A new composite of the Crab Nebula comprising NASA Chandra and Spitzer data and NASA/ESA Hubble data was also released last week.
Id 391400

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2018/03/Crab_Nebula_in_ultraviolet

Giverny est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie. Elle est surtout connue pour la maison et les jardins du peintre impressionniste Claude Monet (1840-1926). Ses habitants sont appelés les Givernois.

Sommaire

1 Géographie
1.1 Localisation
1.2 Hydrographie
1.3 Voies de communication et transports
2 Toponymie
3 Histoire
3.1 Représentations de Giverny par Claude Monet
4 Politique et administration
5 Population et société
5.1 Démographie
5.2 Événements
5.3 Personnalités liées à la commune
6 Culture locale et patrimoine
6.1 Lieux et monuments
6.2 Patrimoine naturel
6.2.1 Site classé
6.3 Périphrase désignant Giverny
7 Dans les arts
7.1 Musique
7.2 Littérature
8 Galerie
9 Notes et références
9.1 Notes
9.2 Références
10 Voir aussi
10.1 Bibliographie
10.2 Articles connexes
10.3 Liens externes

Géographie
Localisation

Giverny est une commune de l'extrême est du département de l'Eure, limitrophe de celui des Yvelines et proche de celui du Val-d'Oise. Elle appartient à la région naturelle du Vexin bossu qui se caractérise par les multiples sillons qui ont creusé le plateau et offre un paysage très ondulé entre les vallons secs affluents de l’Epte1. À vol d'oiseau, la commune est à 3,5 km à l'est de Vernon2, à 16,5 km au nord-ouest de Mantes-la-Jolie3, à 28 km à l'est d'Évreux4 et à 51 km au sud-est de Rouen5.
Communes limitrophes de Giverny6 Vernon Vernon, Bois-Jérôme-Saint-Ouen
Vernon
Port-Villez (Yvelines) Giverny[6] Bois-Jérôme-Saint-Ouen
Port-Villez (Yvelines) Limetz-Villez (Yvelines) Sainte-Geneviève-lès-Gasny
Hydrographie

La commune est située au confluent de la Seine et de l'Epte.
Voies de communication et transports

Le sentier de grande randonnée 2 (GR2) passe par la commune.
Toponymie

Le village est mentionné vers 1025 sous la forme latinisée Giverniacum7.

Il s'agit d'un nom de domaine gaulois ou gallo-roman *GABRINIACU, composé avec le suffixe *-ACU, autrement -acon en gaulois, d'origine celtique *-āko(n)8.

François de Beaurepaire9 suggère le nom de personne bas latin *Gabrinius, non attesté, que l'on retrouverait dans Givraines (Loiret). Le [ʒ] initial au lieu du [g] normanno-picard, s'explique par la situation de Giverny au sud de la ligne Joret.

Xavier Delamarre mentionne cependant le nom de personne gaulois ou gallo-roman Gabrinus, dérivé du gaulois gabros, gabra « chevreuil », « chèvre » (cf. vieil irlandais gabor, bouc ; gallois gafr, chèvre ; vieux breton gabr, chèvre)10. On peut considérer alors qu'il s'agit de l’anthroponyme Gabrinus, suivi du suffixe -i-acum, forme allongée d’acum.

Le thème gabro- se retrouve dans Gevry, Givry, Gièvres, Gabriac, etc.

Par contre, l'équivalent basé sur le nom latin de la chèvre, caper, d'où Caprinus, Caprinius se retrouve dans les Cheverny, Chevregny (Aisne, Capriniacum 893)11.
Histoire

La paroisse a été fondée sous les Mérovingiens et l'église placée sous le vocable de sainte Radegonde.

En 863, le roi Charles II le Chauve reconnaissait aux moines de l'abbaye de Saint-Denis-le-Ferment la possession de Giverny.

Au XIe siècle, le fief et l'église de Giverny revinrent à l'abbaye de Saint-Ouen à Rouen. Au Moyen Âge, plusieurs seigneurs se succédèrent mais ils restaient toujours les vassaux du prieur de Saint-Ouen.

Il existait alors plusieurs monastères, l'un d'entre eux était situé à l'emplacement de la maison dite le Moûtier, tandis que la propriété dite La Dîme doit son nom à une grange dîmière qui servait de lieu de perception de l'impôt à l'abbaye jusqu'à la Révolution.

Il s'y trouvait aussi une léproserie.

À la Révolution, c'est la famille Le Lorier qui possédait les terres de Giverny. Monsieur Le Lorier fut d'ailleurs le premier maire du village en 1791.

En 1883, Claude Monet s'installe dans le village, dans une maison qu'il loue puis achète en 1890. Il en modifie la forme et réaménage complètement le verger en jardin fleuri. Il fera creuser en 1893, sur un bras de l'Epte, le bassin aux nénuphars au bord duquel il peindra les « Nymphéas ». Mort le 5 décembre 1926, il est enterré dans le cimetière qui jouxte l'église. À la même époque, plusieurs peintres, notamment américains, s'installent au village. Certains deviennent amis avec Claude Monet.[réf. nécessaire] En 2001, meurt Gérald van der Kemp qui a rénové la maison et les jardins de Monet. Il est enterré non loin de ce dernier.
Représentations de Giverny par Claude Monet
La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (mars 2017)
Tableau Titre
Date
Dimensions Lieu d’exposition
Coucher du Soleil à Giverny by Claude Monet.jpg Coucher du Soleil à Giverny
1883
non précisé
Claude Monet - Entrée de Giverny en hiver, soleil couchant.jpg Entrée de Giverny en hiver, soleil couchant
1885

65 × 81 cm
Collection privée
Monet - Val de Falaise (Giverny) - 1885.jpg Paysage d'hiver au val de Falaise (Giverny) (W975)
1885

65 × 81 cm
Collection privée
Claude Monet - In the Woods at Giverny- Blanche Hoschedé at Her Easel with Suzanne Hoschedé Reading - Google Art Project.jpg Dans le bois de Giverny, Blanche Hoshedé à son chevalet avec Suzanne lisant
1885

91 × 98 cm
Musée d'art du comté de Los Angeles
Claude Monet - Poppy Field in a Hollow near Giverny - Google Art Project.jpg Champ de coquelicots dans un creux près de Giverny
1885

65 × 81 cm
Musée des beaux-arts de Boston
Monet - Mohnblumen bei Giverny - 1895.jpg Champ de coquelicots à Giverny
1885

60 × 73 cm
Musée des beaux-arts de Virginie, Richmond (Virginie)
Monet, Claude - Haystack at Giverny.jpg Meules à Giverny
1886

60 × 81 cm
Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
Monet - In der Barke.jpg En Norvégienne. La barque à Giverny
1887

69 × 80 cm
Musée d'Orsay, Paris
Monet-Barque-Marmottan.jpg La Barque
1887

146 × 133 cm
Musée Marmottan, Paris
Claude Monet 041 (Poplars in the Sun, 1887).jpg Sous les peupliers, effet de soleil
1887

74× 93 cm
Staatsgalerie (Stuttgart)
Claude Monet - Poplars at Giverny, Sunrise.jpg Peupliers à Giverny
1888

93 × 74 cm
Museum of Modern Art (New York)
Bend in the Epte River 01.JPG Courbe de l'Epte
1888
Philadelphia Museum of Art
'Meadows at Giverny' by Claude Monet, 1888, Hermitage.JPG Le Pré à Giverny, soleil levant
1888
Musée de l'Ermitage (Saint-Pétersbourg)
Monet - canoaepte01.jpg Canoé sur l'Epte
1890

133 × 145 cm
São Paulo Museum of Art
Monet, Champ d'avoine aux coquelicots ( Musée d'art moderne et contemporain, Strasbourg ).jpg Champ d'avoine aux coquelicots
vers 1890

65 × 92 cm
Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg
Monet - Mohnfeld.jpg Champ de coquelicots à Giverny
1891

61 × 96 cm
Institut d'art de Chicago
Monet, Claude, Meadow at Giverny.jpg Prairie à Giverny
1894

73 × 92 cm
Musée d'art de l'université de Princeton
Claude Monet - The Young Ladies of Giverny, Sun Effect - Google Art Project.jpg Jeunes femmes de Giverny, effets de soleil
1894
Musée d'Israël (Jérusalem)
Flood at Giverny by Claude Monet, 1896 - Ny Carlsberg Glyptotek - Copenhagen - DSC09463.JPG Inondation à Giverny
1896
Ny Carlsberg Glyptotek, Copenhague
The Seine at Giverny.JPG La Seine à Giverny
1897

73 × 92 cm
National Gallery of Art, Washington
Claude Monet - Matin sur la Seine, le beau temps (1897).jpg Matin sur la Seine, beau temps
1897

89 × 92 cm
Maison-Blanche, Washington
Monet - Seine-Arm bei Giverny.jpg Bras de Seine près de Giverny
1897

73 × 93 cm
Musée d'Orsay, Paris
Claude Monet - Branch of the Seine near Giverny.JPG Bras de Seine près de Giverny
1897

81 × 92 cm
Musée des beaux-arts de Boston
Claude Monet - Morning on the Seine - Google Art Project.jpg Matin sur la Seine (W1499)
1898

73 × 91 cm
Musée national de l'art occidental (Tokyo)

En 1992, la Terra Foundation for American Art inaugure le musée d'art américain qui devient le musée des impressionnismes Giverny en 2009.

En 1996, Giverny reçoit la visite de Hillary Clinton, épouse du président des États-Unis et en 2007 celle de l'empereur du Japon.
Politique et administration
Liste des maires successifs Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 René Mayer Rad. Président du Conseil, ministre, conseiller général, député de Constantine
mars 2001 2008 Guy Colombel PS Retraité
mars 2008 en cours Claude Landais PS Directeur de logistique retraité
Les données manquantes sont à compléter.
Population et société
Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation12. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 200713.

En 2015, la commune comptait 509 habitantsNote 1, en augmentation de 1,8 % par rapport à 2010 (Eure : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population [ modifier ] 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
422 430 327 407 396 417 406 378 348
Évolution de la population [ modifier ], suite (1) 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
334 354 340 328 306 279 277 305 291
Évolution de la population [ modifier ], suite (2) 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250 313 273 243 309 298 276 304 372
Évolution de la population [ modifier ], suite (3) 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
363 386 509 502 548 524 508 506 501
Évolution de la population [ modifier ], suite (4) 2015 - - - - - - - -
509 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 199914 puis Insee à partir de 200615.)
Histogramme de l'évolution démographique
Événements

Salon international du pastel (art du pastel en France) chaque année fin mai-début juin
Musique de chambre à Giverny (festival international de musique de chambre fin août-début septembre)
Festival de Giverny, festival de musiques actuelles, présente des auteurs compositeurs interprètes. Courant septembre.
La Normandie et le Monde de l'Art, festival international de cinéma de Vernon (début juillet, au musée des impressionnismes).
Rock in the Barn, festival de musiques actuelles.

Personnalités liées à la commune

Leni Escudero (ou Leny Escudero) (né le 5 novembre 1932, mort le 9 octobre 2015), chanteur, résident du village.
René Mayer (1895-1972), ancien président du Conseil, ancien ministre, écrivain, maire du village, qui a vécu au hameau de Falaise.
Claude Monet, peintre impressionniste, y est décédé le 5 décembre 1926.
Jean-Marie Toulgouat (né à Giverny le 15 septembre 1927 - mort à Giverny le 10 janvier 2006), peintre.
Germain Delavigne (1790-1868), auteur dramatique, né le 11 février 1790 à Giverny.

Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
La maison de Claude Monet vue du jardin
Le bassin aux nymphéas de Claude Monet
Le pont japonais côté étang
Le pont japonais côté bief

La maison et les jardins de Claude Monet. Les jardins ont reçu le label « jardin remarquable ».

La propriété fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 6 avril 197616.

Le musée des impressionnismes Giverny expose les œuvres originales des plus grands noms du courant impressionniste, notamment la colonie de peintres de Giverny et de la vallée de la Seine.
L'ancien hôtel Baudy et sa roseraie, où se réunissaient les peintres.
L'église Sainte-Radegonde fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 avril 200917. Auparavant, l'abside et le pignon sud étaient inscrits partiellement en date 26 décembre 192718.
La Pierre de Sainte-Radegonde, à proximité ouest de l'église du même nom.

Patrimoine naturel
Site classé

Giverny – Claude Monet – Confluent de la Seine et de l’Epte Logo des sites naturels français Site classé (1985)19.

Périphrase désignant Giverny

Le village des peintres, en cours de classement avec la commune voisine de Vernon sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Dans les arts
Musique

Chris Rea consacre un titre de son album On the Beach (1986) à Giverny

Littérature

Michel Bussi, deuxième écrivain français en nombre de livres vendus, derrière Guillaume Musso (classement GFK-Le Figaro, 2017) développe l'intrigue de Nymphéas noirs dans le village de Giverny. Ce roman a été le roman policier français le plus primé en 201120.
Galerie

Late Afternoon, Giverny ; Guy Rose, 1910. Musée d'art de San Diego

The House in Giverny, Frederick Carl Frieseke, 1912. Collection Carmen Thyssen-Bornemisza, en dépôt au Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid

L'entrée du Musée des Impressionnismes

L'hôtel Baudy

L'église Sainte-Radegonde

Maison de Claude Monet à Giverny

Nymphéas dans les jardins de Claude Monet

Notes et références
Notes

↑ Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

↑ « Le Vexin bossu » [archive], sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 30 septembre 2016).
↑ « Distance à vol d'oiseau entre Giverny et Vernon » [archive], sur www.lion1906.com (consulté le 30 septembre 2016).
↑ « Distance à vol d'oiseau entre Giverny et Mantes-la-Jolie » [archive], sur www.lion1906.com (consulté le 30 septembre 2016).
↑ « Distance à vol d'oiseau entre Giverny et Évreux » [archive], sur www.lion1906.com (consulté le 30 septembre 2016).
↑ « Distance à vol d'oiseau entre Giverny et Rouen » [archive], sur www.lion1906.com (consulté le 30 septembre 2016).
↑ « Géoportail (IGN), couche « Communes » activée » [archive].
↑ François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 117
↑ Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, errance 1994.
↑ Ibidem
↑ Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, 2003, p. 172-173.
↑ François de Beaurepaire, op. cit.
↑ L'organisation du recensement [archive], sur le site de l'Insee.
↑ Calendrier départemental des recensements [archive], sur le site de l'Insee [archive]
↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui [archive] sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
↑ Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006 [archive], 2007 [archive], 2008 [archive], 2009 [archive], 2010 [archive], 2011 [archive], 2012 [archive], 2013 [archive], 2014 [archive] et 2015 [archive].
↑ Notice no PA00099435 [archive], base Mérimée, ministère français de la Culture.
↑ Notice no PA00099434 [archive], base Mérimée, ministère français de la Culture.
↑ Notice no IA00017234 [archive], base Mérimée, ministère français de la Culture.
↑ « Giverny – Claude Monet, le confluent de la Seine et de l’Epte à Giverny, Sainte-Geneviève-lès-Gasny, Vernon » [archive] [PDF], sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le 28 juillet 2017).
↑ « Michel Bussi, un auteur à succès » [archive], sur France 3 Normandie, 27 mais 2016

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Giverny, sur Wikimedia Commons

Bibliographie

Marina Bocquillon-Ferretti, Le Jardin de Monet à Giverny, l'invention d'un paysage, 5 continents, 2009
Marc Elder, Giverny, chez Claude Monet, Le Livre d'Histoire, 2009, 176 p.

Articles connexes

Hameau de Falaise, hameau de Giverny
Musée des impressionnismes Giverny.
Liste de périphrases désignant des villes.
Jardins labellisés remarquables de Normandie.

Liens externes

Giverny sur le site de l'Institut géographique national
Giverny et Vernon: Au Coeur de l'Impressionnisme [archive]
Le village de Giverny sur le site des Partenaires de l'Office de tourisme [archive]
Le village de Giverny [archive]
Maison du Tourisme Normandie-Giverny [archive]
Office du tourisme [archive]

[afficher]
v · m
Seine Normandie Agglomération

Genesis - Dancing with the Moonlit Knight.
https://www.youtube.com/watch?v=r0Spl1cOf-o

LA RÉSISTANCE et LE SAVOIR DE ANTIGONE.

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