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 Jeanne-Agnès Berthelot de Pléneuf. le 8 Mars et le Panthéon.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Jeanne-Agnès Berthelot de Pléneuf. le 8 Mars et le Panthéon.   Mer 7 Mar à 10:38

LE PANTHÉON POUR :

Jeanne-Agnès Berthelot de Pléneuf, marquise de Prie, est une aristocrate française née à Paris en 1698 et morte à Courbépine le 7 octobre 1727. Maîtresse du duc de Bourbon, elle a été, pendant quelques années, la femme la plus puissante à la cour de Louis XV.

Biographie
Fille d'un financier riche mais sans scrupule, Étienne Berthelot de Pléneuf, fermier général des poudres et salpêtres, elle fut mariée en 1713 avec un aristocrate normand désargenté, Louis, marquis de Prie, ambassadeur près la cour de Savoie à Turin et cousin issu de germains de la duchesse de Ventadour, qui avait été gouvernante du futur Louis XV. Elle était jolie, intelligente, spirituelle, ambitieuse et pourvue d'un réel talent pour jouer du clavecin.

Elle revint en France en 1719, elle tint un « salon » plutôt joyeux au château de Bélesbat, à Boutigny-sur-Essonne près de Fontainebleau, appartenant à son oncle, Jean-Baptiste Berthelot de Duchy, intendant des Invalides. Voltaire lui a consacré une pièce : La Fête de Bélesbat (1720). S'y réunissaient également Montesquieu, le duc de Richelieu, Mlle de Clermont (princesse du sang, sœur du duc de Bourbon) et Denis Dodart.

Elle devint la maîtresse de Louis IV Henri de Bourbon-Condé (1692-1740), duc de Bourbon (« Monsieur le Duc »), qui fut principal ministre au début du règne de Louis XV (1723-1726). Veuf depuis trois ans, le duc de Bourbon se laissa complètement dominer par sa maîtresse. On lui prête un rôle dans les manœuvres qui ont conduit au mariage du jeune roi avec Marie Leszczyńska, avec qui elle noua une amitié de deux années qui en fit, pendant un temps, la femme la plus puissante de la cour. Elle protégea les artistes et les écrivains.

En 1725, elle tenta, mais sans succès, de faire exiler le rival de Monsieur le Duc, Mgr de Fleury, qui sera créé cardinal l'année suivante. Lorsque ce dernier devint à son tour principal ministre et que le duc de Bourbon fût exilé dans son château de Chantilly, la marquise de Prie fut exilée dans son château normand de Courbépine où elle se suicida en 17271.

En 1725, la marquise de Prie avait acquis un vaste terrain situé rue Saint-Dominique à Paris et mandata François Duret pour y faire construire un hôtel pour son compte. Mais la construction n'était pas achevée lors de la disgrâce de la marquise. L'hôtel fut alors vendu à la marquise de La Vrillière : c'est l'origine de l'hôtel de Brienne, qu'occupent certains services du ministre chargé des armées.

Références
↑ Daniel de La Motte-Rouge et J. P. Le Gal La Salle, Vieilles demeures et vieilles gens : châtellenie de Lamballe, d'après des illustrations anciennes et des documents inédits, 1977, 636 p. (lire en ligne [archive]), p. 23.
Bibliographie
Gilbert Mercier, Madame de Prie, la marquise qui mit Versailles à ses pieds, Éditions du Félin, 2005, (ISBN 2-86645-607-6)
M. H. Thirion, Madame de Prie, Paris, 1905.
Stefan Zweig, Histoire d'une déchéance (Geschichte eines Untergangs), Neue Freie Presse, Vienne, 1910 ; rééd. française Belfond, Paris, 1992 - nouvelle basée sur la vie de la marquise de Prie
Théâtre
Au début du drame d'Alexandre Dumas Mademoiselle de Belle-Isle (1839), le duc de Richelieu rompt une liaison avec la marquise de Prie alors que celle-ci est maîtresse en titre du duc de Bourbon.
Filmographie
La Dernière Fête (1996), téléfilm de Pierre Granier-Deferre, avec Charlotte Rampling dans le rôle de la marquise de Prie.
Liens externes
Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque royale des Pays-Bas • WorldCat
Notice de l'Encyclopædia Britannica 2006 [archive]


Biographie
Naissance
Août 1698 Paris
Décès
7 octobre 1727(à 29 ans) Courbépine
Activité
Salonnière

Nuit de printemps

François-René de CHATEAUBRIAND (1768-1848)

Le ciel est pur, la lune est sans nuage :
Déjà la nuit au calice des fleurs
Verse la perle et l'ambre de ses pleurs ;
Aucun zéphyr n'agite le feuillage.
Sous un berceau, tranquillement assis,
Où le lilas flotte et pend sur ma tête,
Je sens couler mes pensers rafraîchis
Dans les parfums que la nature apprête.
Des bois dont l'ombre, en ces prés blanchissants,
Avec lenteur se dessine et repose,
Deux rossignols, jaloux de leurs accents,
Vont tour à tour réveiller le printemps
Qui sommeillait sous ces touffes de rose.
Mélodieux, solitaire Ségrais,
Jusqu'à mon coeur vous portez votre paix !
Des prés aussi traversant le silence,
J'entends au loin, vers ce riant séjour,
La voix du chien qui gronde et veille autour
De l'humble toit qu'habite l'innocence.
Mais quoi ! déjà, belle nuit, je te perds !
Parmi les cieux à l'aurore entrouverts,
Phébé n'a plus que des clartés mourantes,
Et le zéphyr, en rasant le verger,
De l'orient, avec un bruit léger,
Se vient poser sur ces tiges tremblantes.

SENTIMENTS POUR UNE DAME QUI SELON L'EPOQUE
ÉTAIT VOUE AUX DAMNATIONS DU SUICIDE ET DE L'ERRANCE.
LE PANTHÉON EST MAINTENANT LE REFUGE D'UNE DIGNITÉ
RETROUVE LA GRACE DANS L'HISTOIRE ET
LA SAVEUR D'UNE LIBERTÉ RETROUVÉE DANS
L'HONNEUR, LA FORCE ET LA DIGNITÉ...
CE 8 MARS 2018, JE VOUS LE DÉDIE JEANNE-AGNÈS BERTHELOT DE PLÉNEUF.

SENTIMENTS ET MOSAÏQUE
DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Jeanne-Agnès Berthelot de Pléneuf. le 8 Mars et le Panthéon.   Mer 7 Mar à 10:42

Un mariage morganatique est l'union entre un souverain, un prince ou comte d'une maison régnante, avec une personne de rang inférieur. L'épouse est alors qualifiée d'« épouse morganatique », jamais de « reine », ou alors de « reine morganatique », par exemple. Les enfants d'un mariage morganatique ne sont pas dynastes. Il est parfois connu sous le nom de mariage de la main gauche parce que pendant la cérémonie du mariage le marié tient la main droite de sa fiancée avec sa main gauche au lieu de sa droite.

Origine
Le terme vient du vieux allemand *morgangeba (allemand moderne Morgengabe) signifiant « don du matin » car l'épouse ne recevait rien d'autre que le don du matin1. Le terme de morganatique n'est, en fait, utilisé que dans les cours allemandes2.

Un mariage morganatique est un mariage inégal, qu'il était souhaitable d'éviter. Pour respecter la règle d'égalité de naissance, les deux conjoints devaient en effet idéalement appartenir à une famille régnante ou ayant régné. Un mariage morganatique était contracté lorsque cette règle d'égalité n'était pas respectée.

C'est parfois la femme qui détient les droits dynastiques : si la France, l'Autriche et la Russie suivaient la loi salique ou son équivalent, l'Autriche et la Russie précisaient dans leurs lois successorales qu'une femme pouvait hériter du trône en l'absence de tout agnat dynaste.

Dynasties allemandes
Ces conditions d'égalité étaient faciles à remplir en Allemagne vu le nombre important de principautés qu'on y trouvait.

François-Ferdinand d'Autriche, le célèbre archiduc assassiné en 1914 (déclenchant ainsi la première guerre mondiale), avait contracté un tel mariage morganatique.

Une difficulté dans leur étude réside dans le fait que les branches morganatiques prennent un nouveau nom ne rappelant en rien la maison dont elles sont issues. Par exemple les Hohenberg sont issus des Habsbourg-Lorraine, les Battenberg des Hesse et les Urach des Wurtemberg.

En général, le destin fut clément pour ces branches morganatiques allemandes et elles restaient en bons termes avec le chef de leur maison d'origine.

Parfois leurs membres finissaient par contracter des unions avec des dynasties ne connaissant pas la notion de mariage morganatique, ce qui pouvait leur ramener leur « égalité ». Ou encore conquérir un nouveau trône. Ainsi les Battenberg (rebaptisés Mountbatten) ont prospéré en Grande-Bretagne et ont fourni un souverain à la Bulgarie, et des Urach se sont approchés du trône de Monaco.

La Russie connaît la notion, mais sans utiliser le terme.

De nombreux grands-ducs se sont trouvés dans ce cas au dix-neuvième siècle. Au bout d'un long exil, la seule « Romanov » (de la maison d'Oldenbourg) restant dynaste, si l'on fait toujours intervenir la règle d'égalité de naissance, est Maria Vladimirovna (1953-), fille du grand-duc Vladimir de Russie (1917-1992). La grande-duchesse Maria est d'ailleurs considérée dynaste seulement si on considère la Maison Bagration-Moukhranski, dont est issue sa propre mère Léonida Bragation-Moukhranski (1914-2010), comme royale. En effet la Maison Bagration régna sur la Géorgie jusqu'à l'annexion russe en 1810 (il s'agissait toutefois d'une branche différente des Moukhranski), mais, puisque les princes Bagration furent intégrés au sein de la noblesse russe au cours de la première moitié du xixe siècle, d'autres membres de la famille Romanov considèrent que les Bagratides ont perdu leur statut royal, et que le mariage entre le grand-duc Vladimir et la princesse Léonida est, aussi, morganatique.

En France
La notion de mariage morganatique n'a jamais existé en droit successoral français : un mariage catholique suffit.

Cependant, on utilise l'expression de manière différente, comme équivalent de « mariage de la main gauche » (situation maritale d'un monarque, par ailleurs officiellement marié à une personne « de naissance », avec une personne « sans condition ») ou pour une épouse secrète, comme dans le cas du mariage de Madame de Maintenon avec Louis XIV.

Le droit français en effet n'a pas pour source les coutumes germaniques mais le droit romain. C'est donc l'adage « Pater is est quem (justae) nuptiae demonstrant » qui s'y applique. Le mari était considéré comme l'auteur principal d'un enfant, qu'il fût le géniteur ou pas. La filiation n'y est pas naturelle mais procède de la parole donnée au moment du mariage. Le statut de mère a donc une importance moindre en France dans la mesure où ses enfants sont inscrits sous le nom du mari, qu'il soit le géniteur ou non. Inversement le statut de femme, en tant que telle et non en tant que mère, y est plus valorisé en ce sens qu'elle peut avoir des enfants d'un autre homme que son mari sans que cela ne remette en cause la légitimité des enfants : sexualité et droit sont séparés.

Ailleurs
Plus généralement on peut remarquer que le morganatisme est un concept essentiellement germanique, qui n'existait pas dans les royaumes latins (France, Navarre, Espagne, Portugal, péninsule italienne, etc.) ni en Angleterre ou en Écosse (en dépit du Royal Marriages Act). D'où, par exemple, la controverse autour de la renonciation du prince Pierre d'Orléans-Bragance (père d'Isabelle, Pierre-Gaston, Françoise, Jean et Thérèse (pt) d'Orléans et Bragance) à ses droits au trône impérial brésilien.

Le roi Ferdinand Ier, roi de Roumanie, obligea son fils Carol (Carol II) à divorcer et, devant son refus, fit annuler civilement son mariage. Cette annulation controversée est à l'origine de la querelle dynastique roumaine, entre la branche aînée représentée par le prince Paul (en), et la branche cadette représentée par son oncle l'ex-roi Michel.

La règle d'égalité de naissance ne se confond pas avec l'obligation d'obtenir une autorisation au mariage (donnée par le Parlement ou le chef de famille) :

La nécessité d'une autorisation peut s'ajouter à la règle d'égalité dans certaines cours.
Aucune autorisation ou dispense ne peut suppléer à une absence d'égalité.
La règle d'égalité de naissance ne se confond pas non plus avec une abdication ou une renonciation, même s'il y eut de nombreux renoncements pour « raison de cœur » comme celle du roi Édouard VIII du Royaume-Uni.

Notes
↑ [1] [archive]
↑ Il fut, cependant, utilisé en Belgique pour le remariage du roi Léopold III avec Mlle Lilian Baels, qui reçut le titre de princesse de Rethy.
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :

morganatique, sur le Wiktionnaire
Mésalliance
Égalité sociale

AINSI,

Depuis qu'Amour ma poitrine recuit
Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589)

Depuis qu'Amour ma poitrine recuit,
Bouillante au feu de sa plus chaude braise
De mille ennuis en immortel malaise,
Dont maint souci dans moy l'un l'autre suit :

J'oubli tout bien pour un bien qui me fuit,
Par un plaisir dont la douceur m'embraise,
Si bien qu'il faut que nul autre me plaise,
Et qu'en luy seul je preigne mon deduit.

Mais, las, faut-il pour un bien seulement,
Tout autre bien oublier, tellement
Que l'on ne puisse en autre prendre joye ?

Ô dur plaisir, si plaisir il y a,
Par qui mon cueur de sorte s'oublia
Qu'onques depuis il ne tint saine voye.

CERTAINS CHERCHENT, EN L'INFINI, UNE IMMORTALITÉ. D'AUTRES TROUVENT, DANS LE POUVOIR, LA GLOIRE ET D'AUTRES NE CHERCHENT RIEN EN NE LE TROUVANT JAMAIS: PARADOXE DES VIES DANS LE VIVRE; IL Y A CEUX QUI VIVENT HUMBLEMENT ET CEUX QUI REGARDENT EN ADMIRANT LA RÉALITÉ DES NATURES.
TAY

PROFONDEUR DE L'ABYME MONTRE LA DIVERSITÉ DES CONVICTIONS, DES CONSCIENCES ET DES ACTES DANS L'ANTHROPOLOGIE ET SES ESPÉRANCES. LA DÉCISION DEVANT LA DÉCOUVERTE ET LE RECUEILLEMENT. LE RÉCONFORT ET LE TEMPS DANS L'ADVERSITÉ: L'ARTICLE DE L'ESPRIT DANS L'ESPACE. TAY

SENTIMENTS POUR UNE DAME QUI SELON L'EPOQUE
ÉTAIT VOUE AUX DAMNATIONS DU SUICIDE ET DE L'ERRANCE.
LE PANTHÉON EST MAINTENANT LE REFUGE D'UNE DIGNITÉ
RETROUVE LA GRACE DANS L'HISTOIRE ET
LA SAVEUR D'UNE LIBERTÉ RETROUVÉE DANS
L'HONNEUR, LA FORCE ET LA DIGNITÉ...
CE 8 MARS 2018, JE VOUS LE DÉDIE JEANNE-AGNÈS BERTHELOT DE PLÉNEUF.

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