La.cinquieme.République

De la politique pure et affaires étrangeres
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Katia Bengana, L'enfant d'éléphant et Le Stari Most.

Aller en bas 
AuteurMessage
yanis la chouette



Nombre de messages : 7055
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Katia Bengana, L'enfant d'éléphant et Le Stari Most.   Lun 5 Mar à 10:47

LE REGARD DU JEUNE HOMME QUI ÉTAIT DEVENU CITOYEN
LE 8 NOVEMBRE 1993...

Katia Bengana, née en 1977 à Meftah (Algérie) et morte assassinée le 28 février 1994 dans la même ville, est une lycéenne algérienne connue pour avoir, au début de la guerre civile algérienne, refusé de porter un hijab (voile islamique) malgré les menaces de mort des islamistes.
Le 28 janvier 1994, deux d'entre eux l'attendent à la sortie du lycée et la tuent.
Elle devient après sa mort un symbole de la lutte des femmes pour leurs droits en Algérie.

Biographie
Menaces de mort

Katia Bengana, 17 ans, malgré les menaces (qui allaient jusqu'aux menaces de mort) et les agressions qui avaient lieu partout (dans certains endroits, les fanatiques religieux ont jeté de l'acide sur les jambes ou les bras « nus » des femmes), a refusé de porter le hidjab. Ce qui a incité les intégristes islamiques à aller jusqu'à la mesure extrême c'était que, non seulement elle refusait de couvrir complètement son corps, y compris le visage, mais elle déclarait ouvertement ses opinions devant ses camarades, dont certains, gagnés à la cause de la République islamique, lui appliquaient immédiatement l'étiquette de moutabarridja (terme coranique idéologique, signifiant dévergondée) 1. Les intégristes ont passé des exhortations aux menaces. Ils ont commencé à l'accoster dans la rue, devant les magasins, l'exhortant à mettre le voile, si elle voulait rester en vie. Katia Bengana a continué à les affronter, pendant que ses parents vivaient dans une angoisse continue.
L'assassinat dans la rue

Bien qu'ils ne soient pas au pouvoir, les intégristes islamiques organisaient des milices religieuses illégales exigeant que les filles et les femmes portent le voile. Ils visaient le renversement du régime algérien et l'établissement d'une république islamique. Pour atteindre cet objectif, ils utilisaient la terreur contre la population civile et le harcèlement des autorités de l'État algérien.

Entre le 5 janvier et le 28 février 1994, treize femmes sont assassinées par les islamistes pour « mauvaise vie »2. Le 28 février, Katia Bengana sort du lycée où elle étudie et se dirige vers la maison, accompagnée par une camarade. À quelques centaines de mètres du lycée, deux jeunes fanatisés, anciens élèves de l'établissement, apparaissent soudain de derrière un coin avec un fusil au canon scié (mahchoucha) et font signe à la camarade de Katia de s'éloigner. Celle-là, saisi de peur, prend la fuite et Katia se retrouve seule face aux inconnus. La lycéenne n'a pas eu le temps de réaliser la signification de ce qui se passe. L'assassin fanatisé a tout le temps de pointer son arme en direction de l'adolescente et de vider son arme sur elle2,3.
L'instauration de la terreur après l'assassinat
Affiche à la mémoire d'Amel Zenoune Zouani

L'assassinat de Katia Bengana n'est pas un geste individuel. Le meurtre de la jeune fille de la haute école devait servir d'exemple, être un avertissement à toutes les femmes d'Algérie, pour leur faire prendre conscience du sort qui les attendait si elles refusaient d'obéir à l'intégrisme islamique. Il y aura d'autres victimes aussi, y compris une étudiante en droit, Amel Zenoune Zouani4, qui, le 27 janvier 1997, a été tuée par un groupe armé à Sidi Moussa, Algérie.
Manifestation

L'assassinat de Katia choque de nombreuses Algériennes. Le 22 mars, à l'appel du Rassemblement algérien des femmes démocrates (RAFD) et de l'Association pour le triomphe des droits des femmes (AITDF), des dizaines de milliers d'entre elles manifestent à Alger, place Addis-Abeba, en scandant des slogans hostiles aux islamistes et en brandissant des portraits de victimes de ces derniers2.
Des années plus tard

La tragédie de Katia Bengana a été étiquetée par la presse intégriste islamique comme « un drame passionnel », au mépris de la lutte du père de l'héroïne algérienne de prendre la parole dans le contexte du pandémonium idéologico-médiatique algérien.5
Notes et références

↑ Katia Bengana, une héroine, un repère, une voie [archive]
↑ a, b et c Hassane Zerrouky, La Nébuleuse islamiste en France et en Algérie, Éditions n° 1, 2002, 374 p. (ISBN 9782846123204, lire en ligne [archive]).
↑ Katia Bengana assassinée pour l'exemple [archive]
↑ Amel Zenoune Zouani [archive]
↑ Katia Bengana a été assassinée pour avoir refusé de porter le hidjab [archive]

Articles connexes

Guerre civile algérienne
République islamique
Groupe salafiste pour la prédication et le combat
Armée islamique du salut (AIS)
Groupe islamique armé (GIS)
Front islamique du salut (FIS)

Rudyard Kipling
1865 - 1936

Né à Bombay, Rudyard Kipling sera toute sa vie tiraillé entre deux identités: celle de son enfance indienne et celle de son douloureux départ pour l'Angleterre.
Cette nostalgie sera pourtant productive car bon nombre d'écrits de l'auteur mettront en scène l'univers de la jungle, et il publie en 1894 Le livre de la jungle. L'imagination du nouvelliste se consacrera principalement à un public enfantin et, en plus des aventures de Mowgli, Bagheera, Baloo et Shere Khan, Kipling écrira un recueil de contes intitulé Histoires comme ça.
On raconte que la mort de l'auteur aurait été annoncée dans un magazine prématurément, Kipling aurait alors adressé un mot au journal : "Je viens de lire que j'étais décédé. N'oubliez pas de me rayer de la liste des abonnés.".

L'enfant d'éléphant
Image de Rudyard KiplingRudyard Kipling

Dans les Temps Anciens et Reculés, ô ma Mieux-Aimée, l'Éléphant n'avait pas de trompe. Il n'avait qu'un petit bout de nez brun bombé de la taille d'une botte, qu'il balançait bien de droite et de gauche, mais avec quoi il ne pouvait rien ramasser. Or, il y avait un Eléphant, un nouvel Éléphant, un Enfant d'Éléphant, plein d'une insatiable curiosité, ce qui fait qu'il posait toujours un tas de questions. Avec ça, il vivait en Afrique et il remplissait toute l'Afrique de son insatiable curiosité. Il demanda à sa grande tante l'Autruche pourquoi les plumes de sa queue poussaient comme ça, et sa grande tante l'Autruche lui donna une fessée avec sa patte dure, dure. Il demanda à sa grande tante la Girafe pourquoi elle avait la peau tachetée et sa grande tante la Girafe lui donna une fessée avec son sabot dur, dur. Mais il était toujours plein d'une insatiable curiosité. Il demanda à son gros oncle l'Hippopotame pourquoi il avait les yeux rouges, et son gros oncle l'Hippopotame lui donna une fessée avec son gros sabot ; et il demanda à son oncle poilu, le Babouin, pourquoi les melons avaient ce goût-là et son oncle poilu, le Babouin, lui donna une fessée avec sa patte poilue, poilue. N'empêche qu'il était toujours plein d'une insatiable curiosité ! Il posait des questions à propos de tout ce qu'il voyait, entendait, éprouvait, sentait ou touchait et tous ses oncles et ses tantes lui donnaient la fessée. Et il demeurait malgré tout plein d'une insatiable curiosité !
Un beau matin, au milieu de la Précession des Équinoxes, cet Enfant Éléphant à l'insatiable curiosité posa une nouvelle question, une bonne, qu'il n'avait encore jamais posée. Il demanda :
— Qu'est-ce que le Crocodile mange au dîner ?
Tous lui dirent « Chut ! » à haute et terrible voix ; puis ils le fessèrent sur-le-champ, pendant un long moment, sans s'arrêter.
Lorsque ce fut terminé, il tomba sur l'Oiseau Kolokolo assis au milieu d'un buisson de jujubier et il lui dit :
— Mon père m'a donné la fessée, ma mère m'a donné la fessée ; tous mes oncles et tantes m'ont donné la fessée pour mon insatiable curiosité, n'empêche que je veux savoir ce que le Crocodile mange au dîner !
Alors l'Oiseau Kolokolo dit, avec un cri lugubre :
— Va sur les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordées d'arbres à fièvre. Et tu le découvriras.
Dès le lendemain matin, comme il ne restait plus rien des Équinoxes, puisque la Précession avait précédé conformément au précédent, cet insatiable Enfant Éléphant prit cinquante kilos de bananes (des petites rouges), cinquante kilos de canne à sucre (de la longue violette) et dix-sept melons (des verts croquants) et il dit à sa famille :
— Au revoir. Je vais au grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d'arbres à fièvre, afin de savoir ce que le Crocodile mange au dîner.
Alors, tous ensemble ils lui donnèrent une fessée de plus pour lui porter chance, quoiqu'il leur demandât bien poliment d'arrêter. Puis il s'en alla, un peu échauffé, mais pas du tout étonné, tout en mangeant des melons et en jetant la peau car il ne pouvait pas la ramasser. Il alla de Grahamstown à Kimberley et de Kimberley à Khamascountry, et à Khamascountry il prit la direction du nord-est, en continuant à manger des melons jusqu'à ce qu'enfin il atteignît les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordées d'arbres à fièvre, exactement comme l'avait décrit l'Oiseau Kolokolo. Tu dois savoir et comprendre, ô ma Mieux-Aimée, qu'avant cette semaine-là, et ce jour, cette heure, cette minute, l'insatiable Enfant Éléphant n'avait jamais vu un Crocodile et ne savait pas à quoi ça ressemblait. Tout ça faisait son insatiable curiosité. La première chose qu'il vit fut un Serpent-Python-de-Rocher- Bicolore enroulé autour d'un rocher.
—'Scusez-moi, dit l'Enfant Éléphant très poliment, mais avezvous vu une chose ressemblant à un Crocodile dans ces parages hétérogènes ?
— Si j'ai vu un Crocodile ? répéta le Serpent-Python-de- Rocher-Bicolore d'un ton d'absolu mépris. Que vas-tu me demander ensuite ?
— 'Scusez-moi, dit L'Enfant Eléphant, mais auriez-vous l'obligeance de me dire ce qu'il mange au dîner ?
Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore se désenroula rapidement du rocher et il donna une fessée à L'Enfant Éléphant avec son écailleuse queue flagelleuse.
— C'est étrange, dit L'Enfant Éléphant. Mon père et ma mère, mon oncle et ma tante, sans parler de mon autre tante la Girafe et de mon autre oncle le Babouin, m'ont tous donné la fessée pour mon insatiable curiosité, et je suppose que vous faites la même chose pour la même raison.
Sur ce, il prit congé très poliment du Serpent-Python-de- Rocher-Bicolore après l'avoir aidé à se réenrouler autour du rocher et il poursuivit son chemin, un peu échauffé, mais pas du tout étonné, en mangeant des melons et en jetant la peau car il ne pouvait pas la ramasser ; jusqu'à ce qu'il posât la patte sur ce qu'il prit pour une bûche, juste au bord du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d'arbres à fièvre. Mais il s'agissait en réalité du Crocodile, ô ma Mieux-Aimée, et le Crocodile cligna de l'oeil, comme ceci !
— 'Scusez-moi, dit L'Enfant Éléphant très poliment, mais vous n'auriez pas vu un Crocodile dans ces parages hétérogènes ? Alors le Crocodile cligna de l'autre oeil et souleva à demi sa queue hors de l'eau ; et L'Enfant Éléphant recula très poliment car il n'avait pas envie de recevoir encore une fessée.
— Approche, Petit, dit le Crocodile. Pourquoi me poses-tu cette question ?
— 'Scusez-moi, dit L'Enfant Éléphant très poliment, mais mon père m'a donné la fessée, ma mère m'a donné la fessée, sans parler de ma grande tante l'Autruche et de mon gros oncle l'Hippopotame, de ma tante la Girafe qui rue si fort et de mon oncle poilu le Babouin, sans oublier le Serpent-Python-de- Rocher-Bicolore à l'écailleuse queue flagelleuse, près de la rive, qui frappe plus fort que tous les autres, et donc, si ça ne vous ennuie pas, j'aimerais mieux ne plus être fessé.
— Approche, Petit, dit le Crocodile, car c'est moi le Crocodile.
Et pour le prouver il se mit à verser des larmes de Crocodile. L'Enfant Éléphant en eut le souffle coupé, il s'agenouilla sur la rive, haletant, et dit :
— Vous êtes la personne que je cherche depuis si longtemps. Voudriez-vous me dire, s'il vous plaît, ce que vous mangez au dîner ?
— Approche, Petit, dit le Crocodile. Je vais te le souffler à l'oreille.
Alors l'Enfant Éléphant approcha sa tête près de la gueule qui-mord-qui-tue du Crocodile, et celui-ci le saisit par son petit nez qui jusqu'à cette semaine, ce jour, cette heure, cette minute, n'était pas plus grand qu'une botte, mais bien plus utile.
— Je pense, dit le Crocodile, et il le dit entre ses dents, comme ceci, je pense que je commencerai aujourd'hui par de L'Enfant Éléphant.
En entendant cela, ô ma Mieux-Aimée, L'Enfant Éléphant fut fort ennuyé et il dit en parlant du nez :
— Laissez-boi bartir ! Vous be faites bal !
Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore descendit la rive ventre à terre et dit :
— Mon jeune ami, si tu ne te mets pas maintenant, immédiatement et sans délai à tirer de toutes tes forces, j'ai bien peur que ce vieil ulster à larges bandes de cuir (il voulait parler du Crocodile) te précipite dans ce courant limpide avant que tu puisses dire « ouf ».
Ainsi s'exprima le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Alors L'Enfant Éléphant s'assit sur ses petites hanches et il tira, tira, tira, tant et si bien que son nez commença à s'allonger. Et le Crocodile barbotait dans l'eau qu'il rendait crémeuse à grands coups de queue, et lui aussi il tira, tira, tira.
Et le nez de L'Enfant Eléphant continuait à s'allonger ; et L'Enfant Eléphant se campa sur ses quatre petites pattes et tira, tira, et son nez continuait à s'allonger ; et le Crocodile battait l'eau en se servant de sa queue comme d'une rame et lui aussi, il tira, tira, tira et à chaque fois le nez de L'Enfant Eléphant s'allongeait davantage et cela lui faisait un mal de tous les diables !
Puis L'Enfant Éléphant sentit ses pattes glisser, et il dit en parlant du nez, qui avait maintenant près de cinq pieds de long :
— Je n'en beux blus !
Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore descendit la rive et se noua en double demi-clef autour des pattes de derrière de L'Enfant Éléphant et il dit :
— Voyageur imprudent et inexpérimenté, nous allons maintenant nous livrer sérieusement à un petit effort de traction car sinon, j'ai le sentiment que ce vaisseau de guerre à propulsion là-bas avec un pont supérieur blindé (par ces mots, ô ma Mieux- Aimée, il faisait allusion au Crocodile) va compromettre pour toujours ta future carrière.
Ainsi s'exprima le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Alors il tira et L'Enfant Éléphant tira et le Crocodile tira, mais L'Enfant Éléphant et le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore tirèrent plus fort et le Crocodile finit par lâcher le nez de L'Enfant Éléphant avec un « plop » qui résonna tout le long du Limpopo.
Alors L'Enfant Éléphant s'assit brusquement et lourdement, mais tout d'abord il prit bien soin de dire « merci » au Serpent- Python-de-Rocher-Bicolore avant de s'occuper de son pauvre nez étiré. Il l'enveloppa dans des feuilles de bananier fraîches et le trempa au frais dans le grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses.
— Pourquoi fais-tu ça ? demanda le Serpent-Python-de- Rocher-Bicolore.
— 'Scusez-moi, dit L'Enfant Éléphant, mais mon nez a perdu sa forme et j'attends qu'il rétrécisse.
— Tu risques d'attendre longtemps, dit le Serpent-Python-de- Rocher-Bicolore. Certaines gens ne savent pas ce qui est bon pour eux.
L'Enfant Éléphant resta assis trois jours à attendre que son nez rétrécisse. Mais il ne diminuait pas, et en plus il le faisait loucher. Car tu auras vu et compris, ô ma Mieux-Aimée, que le Crocodile en tirant en avait fait une véritable trompe comme celle qu'ont les Éléphants aujourd'hui. À la fin du troisième jour, une mouche vint le piquer sur l'épaule et avant même de se rendre compte de ce qu'il faisait, il leva sa trompe et tua la mouche.
— Avantage numéro un ! dit le Serpent-Python-de-Rocher- Bicolore. Tu n'aurais pas pu en faire autant avec ton sale petit bout de nez. Essaye de manger un peu maintenant.
Avant de se rendre compte de ce qu'il faisait, L'Enfant Éléphant étendit sa trompe et arracha une grosse touffe d'herbe qu'il épousseta contre ses pattes de devant avant de se l'enfourner dans la bouche.
— Avantage numéro deux ! dit le Serpent-Python-de-Rocher- Bicolore. Tu n'aurais pas pu faire ça avec ton sale petit bout de nez. Ne trouves-tu pas que le soleil tape dur par ici ?
— En effet, dit L'Enfant Éléphant.
Et avant de se rendre compte de ce qu'il faisait, de sa trompe il pompa une pompée de bourbe au bord du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, et se la plaqua sur la tête où ça lui fit un beau bonnet de boue bulleuse et flasque qui lui dégoulinait derrière les oreilles.
— Avantage numéro trois ! dit le Serpent-Python-de-Rocher- Bicolore. Tu n'aurais pas pu faire ça avec ton sale petit bout de nez. Et maintenant, aimerais-tu recevoir encore des fessées ?
— 'Scusez-moi, dit L'Enfant Éléphant, mais ça ne me plairait pas du tout.
— Ça te dirait de donner une fessée à quelqu'un ? dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore.
— Ça me plairait énormément, je l'avoue, dit L'Enfant Éléphant.
— Dans ce cas, dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore, tu verras que ton nouveau nez est fort utile pour fesser les gens.
— Merci, dit L'Enfant Éléphant. Je m'en souviendrai ; maintenant, je crois que je vais rentrer chez moi et rejoindre ma chère famille pour essayer.
Alors L'Enfant Éléphant rentra chez lui à travers l'Afrique en frétillant de la trompe. Lorsqu'il voulait manger des fruits, il les cueillait directement sur l'arbre au lieu d'attendre qu'ils tombent comme auparavant. Lorsqu'il voulait de l'herbe, il l'arrachait du sol au lieu de s'agenouiller comme auparavant. Lorsque les mouches le piquaient, il brisait une branche d'arbre et s'en servait comme chasse-mouches ; et il se faisait un nouveau bonnet de boue fraîche fangeuse-spongieuse lorsque le soleil était trop chaud. Quand il en avait assez de marcher seul à travers l'Afrique, il chantait dans sa trompe et ça faisait autant de bruit que plusieurs fanfares. Il fit un détour afin de trouver un gros Hippopotame (ce n'était pas un parent) et lui administrer une terrible fessée pour s'assurer que le Serpent-Python-de-Rocher- Bicolore ne lui avait pas menti au sujet de sa nouvelle trompe. Le reste du temps, il ramassa les peaux de melon qu'il avait jetées en se rendant au fleuve Limpopo, car c'était un Pachyderme très propre. Par un soir sombre il retrouva sa chère famille ; il enroula sa trompe et dit :
— Comment allez-vous ?
Ils étaient très heureux de le revoir et ils dirent aussitôt :
— Viens ici recevoir une fessée pour ton insatiable curiosité.
— Peuh ! dit l'Enfant Éléphant. Je crois que vous ne connaissez rien à la fessée ; moi par contre, je peux vous montrer. Sur ce, il déroula sa trompe et jeta deux de ses chers frères cul par-dessus tête.
— Oh, purée ! dirent-ils. Où as-tu appris ce coup-là et qu'as-tu fait à ton nez ?
— Le Crocodile qui vit sur les rives du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses m'en a donné un nouveau, dit l'Enfant Éléphant. Je lui ai demandé ce qu'il mangeait au dîner et j'ai reçu ça en souvenir.
— Ce n'est pas beau, dit son oncle poilu, le Babouin.
— Oui, c'est vrai, dit l'Enfant Éléphant, mais c'est bien commode.
Et, saisissant son oncle poilu, le Babouin, par une patte poilue, il l'envoya dans un nid de frelons. Puis ce méchant Enfant Éléphant se mit à fesser toute sa chère famille pendant un long moment, jusqu'à ce qu'ils fussent très échauffés et fort étonnés. Il arracha à sa grande tante l'Autruche les plumes de sa queue ; et il attrapa sa grande tante la Girafe par les pattes de derrière et la traîna dans un buisson d'épines ; il cria après son gros oncle l'Hippopotame et lui souffla des bulles dans les oreilles pendant que celui-ci faisait la sieste dans l'eau après manger ; mais il ne laissa personne toucher à l'Oiseau Kolokolo. À la fin, ça chauffait tellement que tous les membres de sa chère famille se précipitèrent, un par un, vers les rives du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, et bordé d'arbres à fièvre, pour emprunter au Crocodile de nouveaux nez. Quand ils revinrent, personne ne fessa plus personne ; et depuis ce jour, ô ma Mieux-Aimée, tous les Éléphants que tu verras, et tous ceux que tu ne verras pas, ont des trompes exactement semblables à la trompe de l'insatiable Enfant Éléphant.
À mon service j'ai mis
Six bons garçons.
Voici leurs noms :
Quoi, Pourquoi, Quand,
Où, Qui, Comment.
C'est d'eux que j'ai tout appris.
De l'orient
Jusqu'au couchant
Je les envoie par monts, par vaux
Mais quand s'achèvent leurs travaux,
À tous je propose
Une bonne pause.
Aux heures où d'usage
Je suis à l'ouvrage,
Je leur donne un long répit,
Et je n'oublie pas
Le temps des repas,
Car ils ont grand appétit
Mais autres gens, autres manières :
Je connais une personne
Jeune et mignonne
Qui emploie bien dix millions
De bons garçons
Et qui jamais ne leur laisse
Repos ni cesse.
À peine ouvertes ses paupières,
Au loin, pour traiter ses affaires,
Elle envoie, très urgemment,
Un bon million de Comment
À peu près deux millions d'Où,
Et surtout…
Sept millions de Pourquoi !

MOSAÏQUES ET SENTIMENTS
DU
JEUNE CITOYEN TIGNARD YANIS
LORS DE LA GRÉVE DE 1995:
LE DOCTEUR JIVAGO, MON COURAGE ET LE GÉNÉRAL DE GAULLE
NÉ LE 8 NOVEMBRE 1975...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 7055
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Re: Katia Bengana, L'enfant d'éléphant et Le Stari Most.   Lun 5 Mar à 10:47

Le Stari Most (« le vieux pont » en bosnien) de Mostar est un pont du XVIe siècle qui relie les deux parties de cette ville de Bosnie-Herzégovine (Fédération de Bosnie-et-Herzégovine). Il permet de passer d’une rive à l’autre du fleuve Neretva.

Sommaire

1 Description et histoire
2 Notes et références
3 Voir aussi
3.1 Bibliographie
3.2 Liens externes

Description et histoire

Le Vieux Pont de Mostar fut construit en 1565 par l’architecte Mimar Hayreddin, élève de l’architecte ottoman Sinan. Il est constitué d'une seule arche en dos-d'âne de 27 m de portée, 4 m de largeur et 29 m de longueur. Il domine la Neretva d’une hauteur de 29 mètres, parfois plus à cause de la retenue d'eau d'une centrale hydro-électrique située en amont. Deux tours fortifiées le protégeaient : la tour Helebija sur la rive droite et la tour Tara sur la rive gauche, toutes deux datant du XVIIe siècle.
Le Stari Most photographié au début du XXe siècle.

La conception en dos-d’âne de ce pont lui confère une grande solidité, si bien qu'il a résisté pendant des siècles à tous les conflits, sauf le dernier. Pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine, en 1993, les Croates et Bosniaques s’affrontèrent pendant un peu moins d’un an à Mostar. Le pont fut détruit par les forces croates du HVO le 9 novembre 1993 pour interrompre les passages bosniaques.

Il a été reconstruit sous l’égide de l'UNESCO et de la TIKA. Les 1 088 pierres ont été taillées selon les techniques originelles. La reconstruction a coûté 12,5 millions de dollars1 et a été financée par la Banque mondiale (à travers l'IDA) pour 4 millions, les autorités locales pour 2 millions, l'Italie pour 3 millions, les Pays-Bas pour 2 millions, la Croatie pour 0,5 million et la Banque de développement du Conseil de l'Europe pour 1 million. Les travaux ont été lancés le 7 juin 2001. L'inauguration, le 22 juillet 2004, a été placée sous le signe de la réconciliation des deux communautés bosniaque et croate, même si rancœurs et suspicions restent perceptibles.

Le Stari Most et son environnement au cœur de la vieille ville de Mostar ont été classés au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2005.
Notes et références

↑ [PDF] « Bosnie-Herzégovine : Des ponts pour la paix » [archive], sur worldbank.org

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Stari Most, sur Wikimedia Commons

Bibliographie

Léon Pressouyre : Le pont de Mostar, aléas et limites d'une reconstruction "à l'identique" in Bulletin archéologique du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques / Archéologie, histoire de l'art, époques médiévale et moderne (Paris : Ed. du CTHS). N.S. 34 2008, p. 187–198. (ISSN 1286-0999).
Léon Pressouyre : Merveilles médiévales in Les Cahiers de Science et vie. No. 91 (Sept Merveilles pour faire un monde) 2006, p. 78–81. (ISSN 1157-4887).
(de) Gabi Dolff-Bonekämper (de) : Mostar. Un pont suspendu dans l’histoire in Les Cahiers de Science et vie. no 91 (Sept Merveilles pour faire un monde) 2006, p. 100–103. (ISSN 1157-4887).
Décision - 29COM 8B.49 - Propositions d'inscription de biens culturels sur la Liste du patrimoine mondial (Le quartier du vieux pont de la vieille ville de Mostar) unesco.org [archive]
Gilles Pequeux, Jean-Claude Bessac, Carlo Basi, La reconstruction du "Stari Most" à Mostar en Bosnie et Herzégovine, p. 46-51, Revue Travaux, no 762, mars 2000

Liens externes

Fiche sur le site Structurae [archive]
Article UNESCO sur le Stari Most [archive]
Site dédié à la reconstruction du Stari Most [archive]

[masquer]
v · m
Patrimoine mondial en Bosnie-Herzégovine
Culturel

Quartier du Vieux pont de la vieille ville de Mostar (2005) · Pont Mehmed Pacha Sokolovic de Višegrad (2007) · Cimetières de tombes médiévales stećci (avec la Croatie, le Monténégro et la Serbie) (2016)

VENT.
On trouve innocent de désirer et atroce que l'autre désire. Et ce contraste entre ce qui concerne ou bien nous ou bien celle que nous aimons, n'a pas trait au désir seulement, mais aussi au mensonge.
A la recherche du temps perdu, La Prisonnière (1923) de Marcel Proust.
ECRIT DE
TAY
LA CHOUETTE EFFRAIE

Percy Bysshe Shelley
1792 - 1822

Mort jeune, comme la plupart des poètes romantiques anglais, il mène une vie frénétique parsemée d'écrits révolutionnaires qui attirent l'attention du gouvernement et lui valent quelques ennuis. Aussi voyage-t-il beaucoup. Sa renommée se mêle à celle de son ami John Keats, mort un an seulement avant lui. En 1816, il épouse Mary Godwin, future auteure du très célèbre Frankenstein ou le Prométhée moderne. Il meurt en 1822 dans une tempête en mer avec deux livres sur lui : une tragédie d'Eschyle et un recueil de Keats.

Le nuage
Image de Percy Bysshe ShelleyPercy Bysshe Shelley

Des ruisseaux et des mers
J’apporte un bain de pleurs à la fleur embaumée ;
De mes hauts belvéders
Je porte une ombre douce à la feuille pâmée.
J’éveille le bouton
Quand dans le molleton
Sur le sein de sa mère il berce sa pensée,
En tombant goutte à goutte en humide rosée.
Je fouette la grêle et par monts et par vaux,
Et soudain je blanchis la terre,
Et puis me ravisant, j’en forme des ruisseaux
Et lui rends sa verdure... en dépit du tonnerre.


II.

Bien au-dessus de moi
Je tamise la neige, et les hauts pins gémissent ;
Et la nuit, comme un Roi
Sur cet oreiller blanc mes membres s’assoupissent.
Dans les castels de l’air
Mon pilote, l’éclair,
Se tient, muet sublime, observant le tonnerre
Qui s’agite en dessous comme un foudre de guerre ;
Lors à travers la terre, à travers l’océan
Bien doucement mon pilote me guide,
Prenant quelquefois son élan,
Soit vers les rocs aigus, soit vers quelqu’Atlantide,
En quête où les Esprits assemblent leur divan,
Où plane leur fluide ;
Jusqu’à ce qu’il soit sûr, sous un torrent, un mont,
D’avoir trouvé l’Esprit qu’il aime ;
Et moi, pendant ce temps, je me chauffe au plafond
Du ciel bleu ; – cependant qu’il se dissout lui-même !


III.

Le lever du soleil
Avec ses réseaux d’or, ses yeux de météore,
M’arrache à mon sommeil,
Quand l’étoile au matin dans l’azur s’évapore.
Tel sans craindre aucun choc
L’aigle peut sur un roc
Ébranlé par la terre, asseoir son envergure,
Et de son œil de feu visager la nature.
Et lorsque fatigué de sa course du jour
Le soleil radieux dans l’océan se plonge,
Exhalant ses ardeurs de repos et d’amour,
Et que le soir vient et s’allonge,
Moi, faisant de mon aile un suave abat-jour,
Je dors comme un oiseau bercé par un doux songe.


IV.

Cette vierge aux feux blancs
Que l’homme, en son jargon, appelle ainsi – la lune,
Se glissant sur mes flancs
En tapinois, parcourt ma transparente dune ;
Et partout où bruît
De ses pas le doux bruit,
De mon toit de vapeurs brisant la contexture
Les étoiles soudain de montrer leur figure ;
Et je ris de les voir chacune cligner l’œil
Comme feraient franches coquettes,
Et pour les exciter j’élargis mon linceul,
Et laisse passer les pauvrettes,
Jusqu’à ce que les lacs, et la mer, et l’écueil,
Tout soit enfin pavé de brillantes facettes.


V.

Avec chaînons d’or pur
J’attache le soleil à la zone brûlante,
Et la lune à l’azur
En roulant en anneaux la perle éblouissante ;
Les volcans sont blafards,
Les étoiles brouillards,
Lorsque les tourbillons déployant ma bannière,
Comme un soudain typhon je voile l’atmosphère.
Oh ! quand je marche ainsi, j’ai pour char triomphal
Les Puissances de l’air, Neige, Grêle, Tonnerre,
De mon fougueux coursier l’univers est vassal ;
Mais bientôt renaît la lumière,
L’arc aux mille couleurs allumant son fanal
Vient éblouir le ciel et rajeunir la terre.


VI.

De la terre et de l’eau
Je suis fils ; – mais au ciel j’ai fixé ma demeure ;
Et semblable à l’oiseau
Dans les couches de l’air je me baigne à toute heure.
Je change à chaque instant
Et sans mourir pourtant,
Car alors que, brillant, le ciel après la pluie
S’empresse de sécher mes larmes qu’il essuie,
Et qu’il bâtit soudain le dôme bleu de l’air,
Soudain aussi comme un vampire
Je sors de mon tombeau. – Puis plus prompt que l’éclair,
Je jette à bas le dôme... au milieu d’un fou rire !

http://short-edition.com/fr/classique/percy-bysshe-shelley/le-nuage-1

Crouching Tiger, Hidden Dragon - Soundtrack
https://www.youtube.com/watch?v=vD7mt8F4Yiw

MOSAÏQUES ET SENTIMENTS
DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
LORS DE LA GRÉVE DE 1995:
LE DOCTEUR JIVAGO, MON COURAGE ET LE GÉNÉRAL DE GAULLE
NÉ LE 8 NOVEMBRE 1975...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 7055
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Re: Katia Bengana, L'enfant d'éléphant et Le Stari Most.   Lun 5 Mar à 10:48

Le dos-d’âne est une surface formée de deux pentes inclinées de chaque côté de l’arête qui est leur ligne de jonction. En architecture, cette technique était employée pour la construction des ponts.
Le pont en dos-d’âne de Zeglia, gorges de la Spelunca

Sommaire

1 Histoire
2 Intérêts
3 Construction
4 Quelques ponts célèbres
5 Liens internes
6 Liens externes

Histoire

Pour pallier la fragilité des premiers ponts bâtis en pierre avec tablier de bois, les romains conçurent des ouvrages entièrement maçonnés qui comprenaient généralement une voûte de plein cintre et un tablier en dos-d’âne. Cette méthode fut utilisée depuis le premier siècle de notre ère jusqu’à l’aube de la révolution industrielle.

Cette technique était surtout efficace dans les massifs montagneux pour permettre de franchir les eaux tumultueuses des torrents et assurer la liaison entre les localités isolées. On trouve une multitude d’ouvrages de ce genre en Corse, dénommés ponts génois et qui font partie du patrimoine de l’île. Plusieurs de ceux-ci ont subi un élargissement de chaussée et sont plus résistants que les ponts modernes qui parfois ne passent pas l’épreuve de la « crue du siècle ».
Intérêts

Le tablier en dos-d’âne permet une voûte en plein cintre, c’est-à-dire une plus grande hauteur entre le lit du fleuve et le tablier du pont ; donc un débit plus important.
Le tablier en dos-d’âne qui supporte la chaussée, de par sa forme arc-boutée en son centre, répartit les efforts sur les flancs des pierres jusque sur les culées et les falaises rocheuses.

Construction
Construction d’un pont en dos-d’âne

L'arche (ou voûte), est construite en pierres taillées et posées provisoirement sur un cintre de bois solidement étançonné sur les flancs de la rive. Le tablier est constitué de pierres plates ou de galets récupérés dans la rivière, cimentés au mortier à la chaux. L’espace entre le tablier et l’extrados de la voûte est rempli d’un amalgame de pierres et ciment qui fait bloc avec l’ensemble.

La chaussée est bordée, de chaque côté par un parapet maçonné avec les mêmes matériaux.

Cette technique a évolué vers des ponts, de grande longueur, à arches multiples reposant sur des piliers posés sur le lit même du fleuve.
Quelques ponts célèbres

Le pont romain sur le Danube de l’an 101 (pont à piles de pierre et tablier en bois)
Le pont Royal de Paris,
Le pont romain de Vaison-la-Romaine, le pont antique le plus large et encore en service en France.
Le pont Novu en Corse, lieu historique de la bataille de Pascal Paoli.
Le vieux pont de Mostar, construit en 1566, était solide au point de permettre le passage des panzers nazis pendant la seconde guerre mondiale. Il fut détruit en 1993 après l’éclatement de l’ex-Yougoslavie.

Liens internes

Pont et Pont en maçonnerie
Tours et ponts génois
Voûte de pont en maçonnerie
Lexique des arcs et voûtes

Liens externes

Le pont de Mostar [archive]
Lexique des ponts [archive]

Le coucher du soleil de Percy Bysshe Shelley
Il y avait autrefois un être dont l’existence subtile,
Telle la lumière et le vent dans un délicat nuage
Qui disparait dans le ciel brulant d’un midi bleu,
Est disputée par le génie et la mort. Personne ne connaîtra
La douceur et la joie qui lui ont fait
Perdre souffle, comme les transes de l’air d’été,
Quand, avec l’élue de son cœur, qui pour
La première fois connut la liberté d’une telle union,
Il marcha le long d’un sentier champêtre
Qui à l’est par une forêt fanée était ombragé
Mais à l’ouest était à ciel ouvert.
Le soleil était descendu, mais des lignes d’or
Pendaient des nuages cendrés, et sur les pointes
Des herbes distantes et fleurs aux têtes baissées,
Et de la barbe blanchie du vieux pissenlit,
Et, entrelacée avec les ombres du crépuscule, posées
Sur l’épaisse forêt brune – et à l’est
Une large et brûlante lune se leva tranquillement
Entre les tronc noirs des arbres serrés,
Tandis que de faibles étoiles en haut se rassemblaient.
« N’est-ce pas étrange, Isabel », dit le jeune,
« que je n’aie jamais vu le soleil ? Nous marcherons ici
Demain ; tu le regarderas avec moi. »

Cette nuit-là le jeune et la dame se reposèrent enlacés
Dans l’amour et le sommeil – mais lorsque vint le matin
La dame retrouva son amant mort et froid.
Que personne ne croie que Dieu par pitié eût donné
Ce coup. La dame n’en mourut pas, ni n’en perdit raison,
Mais année après année survécut – en vérité je crois
Que sa gentillesse, patience et tristes sourires,
Et qu’elle ne mourût pas, mais vécut pour soigner
Son vieux père, étaient une sorte de folie,
Si la folie est d’être différente du monde.
Que de la voir était de lire son histoire
Tissée par un quelconque barde subtile pour faire fondre
Les cœurs durs par une peine emmenant la sagesse ;
Ses yeux étaient noirs, sans éclat et blêmes :
Ses cils étaient usés par les larmes,
Ses lèvres et ses joues étaient des choses inanimées – si pâles ;
Et ses mains étaient minces, et leurs veines errantes et
Faibles jointures laissaient transparaître
La lumière vermeille du jour. Le tombeau de ta propre dépouille,
Habité nuit et jour d’un fantôme contrarié,
Est tout, enfant perdu, ce qui reste de toi !

« Sois l’héritier de plus que la terre ne peut donner,
Calme sans passion et silence irréprochable,
Là où le mort trouve, oh, non pas le sommeil ! mais le
Repos, et sont ces choses imperturbables,...
Ou vis, ou tombe dans les mers profondes de l’Amour ;
Ah, tout comme la tienne, mon épitaphe est – Paix ! »
Ce fut le seul soupir qu’elle eût fait.

http://short-edition.com/fr/classique/percy-bysshe-shelley/le-coucher-du-soleil


Title Snowy Europe
Released 27/02/2018 11:43 am
Copyright ESA/NASA
Description

Europe shivers as a cold front sweeps in from Siberia, Russia, bringing freezing temperatures to the continent. This chilly snap is being dubbed as the Beast from the East.

The frigid grip is casting its icy spell on the Alps, one of Europe’s main ski destinations. Skiing lovers are coming to grips with temperatures of between –15°C and –25°C.

This image shows the Alpine region with its snow-capped tops. ESA astronaut Alexander Gerst took it from the International Space Station during his first mission in 2014 with the comment: “Clouds getting sucked into a valley on the Northern side of the European Alps.”

Photography is a favourite pastime for astronauts when they are not running scientific research or maintaining the Station. From the European-built Cupola observatory, Alexander had a privileged vantage point 400 km above our planet.

During that first stay in orbit he took thousands of images of Earth to observe our planet from a unique angle and share them with the public.

Alexander is eager to return to the Station in June 2018, for his science-packed ‘Horizons’ second mission.

Many of the experiments will take place in the Columbus laboratory. The first and only European module dedicated to long-term research in weightlessness recently achieved 10 years in orbit.

Follow the countdown to his Horizons mission via alexandergerst.esa.int
Id 390706

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2018/02/Snowy_Europe

MOSAÏQUES ET SENTIMENTS
DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
LORS DE LA GRÉVE DE 1995:
LE DOCTEUR JIVAGO, MON COURAGE ET LE GÉNÉRAL DE GAULLE
NÉ LE 8 NOVEMBRE 1975...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 7055
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Re: Katia Bengana, L'enfant d'éléphant et Le Stari Most.   Lun 5 Mar à 10:48

Une arche est un élément architectural qui adopte une forme géométrique proche de l'arc. On dit aussi que c'est une voûte en arc.

L'arche en architecture désigne une structure incurvée capable d'enjamber un espace tout en soutenant un poids significatif. L'arche a été développée en Mésopotamie, en Assyrie, en Égypte et en Étrurie. Elle est d'abord utilisée dans les ponts, les portes et les fenêtres pour son côté pratique.

Puis l'arche est devenue une technique importante dans la construction de cathédrales et est toujours employée aujourd'hui dans certaines structures modernes.

Il ne faut pas confondre les termes de voûte ou d'arc. L'arc est un élément de structure, destiné à permettre un passage : porte, fenêtre, ou renforcement d'une structure (arc doubleau, ou arc-boutant), tandis que la voûte, basée sur le même principe, est la couverture d'un espace : nef d'une église, salle, etc.
Arche décorative et commémorative

Dans la Rome antique, elle a fait l'objet d'un raffinement esthétique et avait une fonction commémorative. Ce modèle a été dupliqué à la Renaissance, puis au XIXe siècle, avec des versions modernes telles que l'arche de la Défense à Paris.

Dans la seule ville de Paris, capitale de la France, l'on dénombre trois arches commémoratives le long de l'axe historique :

l'Arc de triomphe du Carrousel ;
l'Arc de triomphe de l'Étoile ;
l'Arche de la Défense.

Article connexe

AINSI,

Arche naturelle

Liens externes

Exemples de gratte-ciels en forme d'arche [archive]

Une arche naturelle ou un pont naturel est une formation géologique constituée d'une arche rocheuse, creusée naturellement par l'érosion.

Le choix du terme « arche » ou « pont » est quelque peu arbitraire. La Natural Arch and Bridge Society définit un pont comme un sous-type d'arche, dont la formation est en rapport avec l'action de l'eau1. À l'opposé, le Dictionary of Geological Terms définit un pont naturel comme une « arche naturelle qui enjambe une vallée suite à l'érosion »2. Cette dernière définition est celle qui est retenue dans le sud-ouest des États-Unis, où l'on appelle "arche", une arche naturelle creusée par l'érosion du vent et du sable et "pont", un pont naturel creusé par l'érosion de l'eau. Ainsi le "Rainbow Bridge" est un pont et non une arche.

Érosion marine
Diagramme illustrant l'érosion des caps, les grottes évoluant en arche puis en stack et en chicot.
Vue de la Durdle Door au Royaume-Uni.

Une arche marine peut se forme de deux principales manières en fonction des conditions géologiques.

Lorsque les couches de roche composées d'une alternance de roches dures et tendres sont perpendiculaires à la côte, l'érosion différentielle qui en résulte par l'action des vagues va dégager ces roches résistances. Il en résulte des promontoires dont la base est sapée par les vagues, leur énergie étant concentrée en certains endroits par un phénomène de diffraction. Il peut ainsi se créer une arche marine qui donne naissance à un stack une fois effondrée. Le London Arch en Australie est un exemple de ce type d'arche.

Lorsque ces mêmes couches de roche sont perpendiculaires à la côte, les vagues vont percer les couches de roche dures et éroder les roches tendres qui se trouvent derrière. Lorsque l'arche marine ainsi créée s'effondre, elle donne naissance à une anse. L'Arche d'Étretat en France et la Durdle Door au Royaume-Uni sont des exemples de ce type d'arche.
Érosion par cryoclastie et thermoclastie

En cas d'absence d'eau, la grande variabilité quotidienne des températures peut éroder la roche par des phénomènes de cryoclastie et de thermoclastie, conditions fréquemment rencontrées dans les déserts chauds. La roche va être découpée par des fentes qui vont peu à peu s'élargir et parfois former des arches naturelles en fonction des différences de dureté de la roche. Le parc national des Arches, dans l'Utah, aux États-Unis regroupe des dizaines de ce type d'arches.
Érosion par les cours d'eau
Le Pont d'Arc en France.

Certaines arches peuvent se former dans le lit de cours d'eau par érosion mécanique ou chimique. Ainsi, un méandre peut être recoupé par la rivière. Si ce méandre est composé de roches dures et que le cours d'eau est encaissé dans son lit, il peut se former un arche naturelle comme le Pont d'Arc en France. Si le cours d'eau rencontre des couches de roches de dureté différente et perpendiculaires à son cours, il peut éroder les parties tendres et préserver les roches dures qui vont alors former une arche naturelle comme celle qui se trouvait à l'Ófærufoss en Islande et qui s'est effondrée en 1993, ou à Minerve.
Effondrement de grottes

Lorsqu'une grotte comporte une galerie qui court sous la surface comme dans les réseaux karstiques, deux avens peuvent se former dans la même galerie. Suivant la distance qui sépare ces deux ouvertures, les roches qui subsistent entre elles peuvent prendre la forme d'une arche naturelle.
Le Grimmingtor, dans le Salzkammergut, en Autriche.
Utilité

Les arches naturelles peuvent offrir la même fonction qu'un pont construit par l'homme en permettant le franchissement d'une dépression ou d'un cours d'eau. Ainsi, quelques-unes dans le monde sont utilisées comme voie de communication et certaines d'entre elles reçoivent une route. C'est le cas de deux arches dans le Kentucky aux États-Unis et d'une autre en Roumanie.
Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Natural arch » (voir la liste des auteurs).

↑ Natural Arch and Bridge Society [archive], FAQ.
↑ American Geological Institute, Dictionary of Geological Terms, 1976, Doubleday Anchor

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Arche naturelle, sur Wikimedia Commons

Articles connexes

Géomorphologie
Érosion
Liste des plus longues arches naturelles
Liste des arches naturelles en France

Lien externe

The Natural Arch and Bridge Society homepage [archive]

L'automne de Percy Bysshe Shelley
Le chaud soleil n’est plus ; froide gémit la bise,
La fleur pâle se meurt, et la branche agonise ;
Le vieil An
Enfonce en son linceuil sa tête déjà grise,
Et sous la feuille morte, en dernière analyse,
Se laisse ensevelir au souffle de l’autan.
Oh ! Mois venez-vous en,
Et Novembre et Décembre,
Janvier, Février, Mars, Avril jusques à Mai,
Venez, et vous couvrant de cendre,
Sur le corps du défunt chantez un triste lai :
Des ombres de vos jours faites triple hécatombe,
Et que leurs spectres froids veillent près de sa tombe.

Le vent froid souffle, souffle, et le ver en rampant
Se traîne sur le sol, et va clopin, clopant.
Le Tonnerre
Pour le vieil An défunt s’en va partout frappant
Son glas funèbre, et court galopant, galopant
Éveiller, effrayer les échos de la terre,
En sursaut les happant.
Plus aucune hirondelle,
Plus de gentils lézards ; venez Mois, tous les Six
Au deuil que chacun soit fidèle,
Sur le corps du vieil An chanter De profundis ;
Vous rendrez verts, de pleurs si votre œil n’est pas sobre,
Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre et même Octobre !

Le recueil Feuilles d'herbe (Leaves of Grass) a été retouché de nombreuses fois entre 1855 et 1891. Le style énergique de Whitman, constitué de répétitions et de vers libres, est celui d'un visionnaire. Il est un des piliers de la poésie américaine, durant tout le XIXe siècle, avec Emily Dickinson. Le célèbre poème « O Captain! My Captain! » a été écrit après l'assassinat d'Abraham Lincoln en 1865. On peut entendre les premiers vers récités dans la scène finale du film Le Cercle des poètes disparus de Peter Weir.

Ô Capitaine ! Mon Capitaine !
de Walt Whitman

Ô Capitaine ! mon Capitaine ! fini notre effrayant voyage,
Le bateau a tous écueils franchis, le prix que nous quêtions est gagné,
Proche est le port, j'entends les cloches, tout le monde qui exulte,
En suivant des yeux la ferme carène, l'audacieux et farouche navire ;

Mais ô cœur ! cœur ! cœur !
Oh ! les gouttes rouges qui lentement tombent
Sur le pont où gît mon Capitaine,
Étendu mort et glacé.

Ô Capitaine ! mon Capitaine ! lève-toi et entends les cloches !
Lève-toi – c'est pour toi le drapeau hissé – pour toi le clairon vibrant,
Pour toi bouquets et couronnes enrubannés – pour toi les rives noires de monde,
Toi qu'appelle leur masse mouvante aux faces ardentes tournées vers toi ;

Tiens, Capitaine ! père chéri !
Je passe mon bras sous ta tête !
C'est quelque rêve que sur le pont,
Tu es étendu mort et glacé.

Mon Capitaine ne répond pas, pâles et immobiles sont ses lèvres,
Mon père ne sent pas mon bras, il n'a ni pulsation ni vouloir,
Le bateau sain et sauf est à l'ancre, sa traversée conclue et finie,
De l'effrayant voyage le bateau rentre vainqueur, but gagné ;

Ô rives, Exultez, et sonnez, ô cloches !
Mais moi d'un pas accablé,
Je foule le pont où gît mon Capitaine,
Étendu mort et glacé.

MOSAÏQUES ET SENTIMENTS
DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
LORS DE LA GRÉVE DE 1995:
LE DOCTEUR JIVAGO, MON COURAGE ET LE GÉNÉRAL DE GAULLE
NÉ LE 8 NOVEMBRE 1975...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Katia Bengana, L'enfant d'éléphant et Le Stari Most.   

Revenir en haut Aller en bas
 
Katia Bengana, L'enfant d'éléphant et Le Stari Most.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» exclure un enfant de maternelle???dsl long
» comment bien écouter 1 enfant de 8 ans ?
» enfant et console de jeux
» Les films pour enfant qui ne font pas peur?
» petit bureau d'enfant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La.cinquieme.République :: La.cinquieme.République-
Sauter vers: