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 Industrie de l'armement et Robert Montoya, marchand d’armes.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Industrie de l'armement et Robert Montoya, marchand d’armes.   Lun 15 Jan à 3:40

L'industrie de l'armement est la branche du secteur industriel consacrée à la fabrication et au commerce des armes dans les domaines civil et militaire.

Production d'armes

Selon l'ONG Oxfam1, 640 millions d'armes légères sont disséminées à travers le monde (une pour dix personnes) en 2013. La production de cartouches militaires est de 14 milliards par an.

Une large partie des ventes d'armes est issue des surplus militaires ; en effet, au lieu de détruire des armes anciennes ou surnuméraires, les États revendent en général leurs stocks. Le Nigéria, la Lettonie et l'Afrique du Sud sont les seuls États détruisant leurs excédents ou les armes saisies.

À travers le monde, 1 249 entreprises dans plus de 90 pays produisent des armes légères[Quand ?]. Dans certains de ces États, les réglementations commerciales sont quasi inexistantes.
Rang Nom Nationalité/
localisation Rang
2014 Revenu de la défense
(milliards de USD) Part du revenu de la défense

dans le revenu total (%)
1 Lockheed Martin Drapeau des États-Unis États-Unis 1 40,128 88
2 Boeing Drapeau des États-Unis États-Unis 2 29,000 32
3 BAE System Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 3 25,229 92,8
4 Raytheon Drapeau des États-Unis États-Unis 4 22,228 97,4
5 General Dynamics Drapeau des États-Unis États-Unis 6 18,561 60,2
6 Northrop Grumman Drapeau des États-Unis États-Unis 5 18,400 76,7
7 Airbus Group Drapeau de l’Union européenne Union européenne 7 14,609 18,1
8 United Technologies Drapeau des États-Unis États-Unis 8 13,029 20
9 Finmeccanica (Leonardo) Drapeau de l'Italie Italie 10 10,561 54,2
10 L-3 Communications Drapeau des États-Unis États-Unis 11 9,808 80,9
Vente d'armes
Exportations d'armements des États-Unis et de l’URSS entre 1973 et 1989 en milliards de dollars courants.
Le président Eisenhower, portrait officiel en 1959.
Article connexe : Trafic d'armes.

Les chiffres des ventes légales d'armes (hors trafic d'armes) sont difficiles à évaluer précisément. Tout d'abord parce que les contrats dans ce domaine ne sont pas toujours publics. Ensuite parce que la vente peut associer du matériel à de l'assistance militaire ou de la formation. Selon les sources, les estimations peuvent donc diverger fortement.

L'acquisition et l'entretien de l'armement représente une part importante du budget de la défense d'un pays. En 2014, ces budgets totalisaient dans le monde 1,8 billion (1 800 000 000 000) $ US2.

En 2005 le rapport annuel du Congrès des États-Unis sur les ventes d'armes dans le monde a estimé qu'en 2004 la valeur totale des contrats de ventes d'armes (et tous services associés) à travers le monde était de 37 milliards de dollars, alors que l'année précédente elle était de 28,5 milliards de dollars. En 2000, elle atteignit 42,1 milliards de dollars. Si on considère non plus les contrats, mais les livraisons, la valeur pour 2004 est de 34,8 milliards de dollars, à peu près stable en monnaie constante depuis 2000.

Par contre, l'organisme Stockholm International Peace Research Institute (Sipri) évalue le volume mondial des transactions à environ 34 milliards de dollars en 2000 et 50 milliards en 2004. Entre 2002 et 2006 les ventes d’armement du Nord vers le Sud ont augmenté de 50 %3.

Le président russe Dmitri Medvedev a déclaré que les exportations d'armes de la Russie atteignent en 2008 un record de 8,35 milliards de dollars, soit 800 millions de plus qu'en 20074.
Principaux pays exportateurs d'armes

En 2006, la Russie est le principal exportateur mondial et les deux principaux pays destinataires en sont, selon le rapport du Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), la Chine à hauteur de 43 %, et l'Inde pour 25 %5. En 2016, les États-Unis avec 22,36 milliards d'euros, la Russie avec 6 milliards d'euros et la France avec 4,3 milliards d'euros sont les trois premiers exportateurs d'armes6.

L'industrie de l'armement se structure aux États-Unis par suite de l'effort de guerre déployé pour produire « l'arsenal des démocraties » des Forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale. Le président Dwight David Eisenhower, président des États-Unis de 1953 à 1961 a averti ses concitoyens de l'avènement d'un complexe militaro-industriel par un discours devenu depuis renommé7.

Cumulées, les exportations des États membres de l'Union européenne (UE) vers les États non-membres font de l'organisation européenne le troisième exportateur d'armes du monde avec 27 % de part de marché5.

Le volume des exportations d'armes a connu une sérieuse baisse depuis les années 1980-1985, mais depuis 2003, il y a une reprise, sans atteindre le volume de 1980.
Principaux pays exportateurs d'armes de 2001 à 20055 Pays %
Drapeau de la Russie Russie 31 %
Drapeau des États-Unis États-Unis 30 %
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 6 %
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 6 %
Drapeau de la France France 5 %
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 4 %
Drapeau de l'Espagne Espagne 3 %
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 3 %
Drapeau de l'Italie Italie 3 %
Drapeau d’Israël Israël 2 %
Principaux pays exportateurs d'armes de 2009 à 20138 Pays %
Drapeau des États-Unis États-Unis 29 %
Drapeau de la Russie Russie 27 %
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 6 %
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 6 %
Drapeau de la France France 5 %
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 4 %
Drapeau de l'Espagne Espagne 3 %
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 3 %
Drapeau de l'Italie Italie 3 %
Principaux pays acheteurs d'armes

Entre 2001 et 2008, selon le Congressional Research Service du Congrès des États-Unis, les dix principaux importateurs de matériel militaire étaient les suivants :
Principaux pays importateurs d'armes de 2001 à 20089 Pays en milliards de USD % des achats mondiaux
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite 36,7 16 %
Drapeau de l'Inde Inde 30,9 14 %
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 15,3 7 %
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 12,9 6 %
Drapeau de l'Égypte Égypte 12,3 5 %
Drapeau du Pakistan Pakistan 11,8 5 %
Drapeau d’Israël Israël 7,1 3 %
Drapeau de la Syrie Syrie 6,5 3 %
Drapeau du Venezuela Venezuela 5,8 3 %
Drapeau de l'Algérie Algérie 4,9 2 %
Reste des États développés 80,9 36 %

Entre 2009 et 2014, l'Arabie saoudite a acheté aux États-Unis pour treize milliards de dollars d'armement, ce qui représente le montant le plus élevé des pays du monde entier durant la même période. En 2014, ce pays a aussi conclu une entente avec le Canada pour l'achat de plusieurs centaines de blindés légers, contrat d'un montant de quinze milliards de dollars10. L'Algérie, quant à elle, est en 2017 le premier pays importateur d'armement du continent africain11.
Cadre législatif et restrictions

La vente d'armes est encadrée par des dispositions législatives strictes depuis que, en 2013, l'Organisation des Nations unies a adopté le Traité sur le commerce des armes. Ce traité, adopté par 130 pays, était ratifié par 82 pays en avril 201612.

Au Canada, la Loi sur les licences d’exportation et d’importation13 stipule que « tout résidant du pays ou entreprise canadienne qui souhaite exporter un article figurant sur la Liste des marchandises et technologies d’exportation contrôlée (LMTEC)14 doit obtenir une licence d’exportation délivrée par le ministère des Affaires étrangères du Canada15. » Cette loi interdit notamment la vente d'armes à des pays hostiles, soumis à des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies ou dont le gouvernement viole de façon grave et répétée les droits de la personne, « à moins qu’il puisse être démontré qu’il n’existe aucun risque raisonnable que les marchandises puissent être utilisées contre la population civile. » Le flou de ce dernier critère a permis au gouvernement canadien d'autoriser une filiale de General Dynamics établie à London (Ontario) d'effectuer une importante vente de blindés légers à l'Arabie saoudite en 2016, autorisation contestée devant les tribunaux15. Sous Stephen Harper, le Canada est un des rares pays à ne pas avoir signé le Traité sur le commerce des armes16.
Notes et références

↑ 9 juillet : Journée de la destruction des armes légères [archive] - Journée Mondiale
↑ Webster 2016.
↑ Arielle Denis, coprésidente du Mouvement de la paix, [1] [archive]
↑ Record des exportations d'armes russes en 2008 [archive] - Reuters, 10 février 2009
↑ a, b et c (fr) SIPRI Yearbook 2006 [archive] - Stockholm International Peace Research Institute, pp.16-18 [PDF]
↑ La France devient le troisième vendeur d'armes dans le monde [archive]
↑ (en) Eisenhower's farewell address
↑ (fr) [2] [archive] - Stockholm International Peace Research Institute, pp.10-11 [PDF]
↑ (en) Richard F. Grimmett, « Transparency: Worldwide Arms Sales » [archive], sur http://www.fas.org/ [archive], Congressional Research Service, 4 septembre 2009 (consulté le 20 mars 2010) [PDF]
↑ (en)Paul Christopher Webster, The Globe and mail, 27 avril 2016, "The Silent Partner" [archive]
↑ « L’Algérie reste le 1er importateur d’armement du continent africain » [archive], sur Chouf-Chouf, 28 avril 2017 (consulté le 29 avril 2017).
↑ for UN The Arms Trade Treaty (ATT) [archive]
↑ Loi sur les licences d’exportation et d’importation [archive]
↑ Liste des marchandises et technologies d’exportation contrôlée (LMTEC) [archive]
↑ a et b Castonguay.
↑ ONU Status of ratifications and accessions [archive]

Bibliographie

Bernard Cheynel et Catherine Graciet, Marchand d'armes, Seuil, 2014.
Alec Castonguay, « Le Canada vend pour 850 millions $ d’armes à des régimes répressifs », L'Actualité,‎ 21 avril 2016 (lire en ligne [archive])
Crouzet F (1974). Remarques sur l'industrie des armements en France (du milieu du XIXe siècle à 1914). Revue historique, 251 (Fasc. 2 (510), 409-422.
Jean-François Dubos, Ventes d'armes : une politique, Gallimard, 1974.
Philippe Vasset, Journal intime d'un marchand de canons, Fayard, 2009.
Paul Christopher Webster, « The Silent Partner », The Globe and mail,‎ 27 avril 2016 (lire en ligne [archive])

Annexes
Articles connexes

Complexe militaro-industriel, par pays :
États-Unis
France
Chine
Russie
Allemagne
Turquie
Budget de la défense
Trafic d'armes
Rosie the Riveter, iconographie populaire américaine de la 2e guerre mondiale
Cinéma de sécurité nationale
Traité sur le commerce des armes
Base Industrielle et Technologique de Défense

Liens externes

L'observatoire des armements. [archive]
(en) Site officiel du SIPRI, dépenses militaires mondiales et armement en 2015. [archive]
[vidéo] Le commerce des armes [archive] sur YouTube, Le Dessous des cartes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Industrie_de_l'armement

AINSI,

Bombardement de Bouaké : le rôle trouble de Robert Montoya, marchand d’armes
Publié le 04 août 2017 à 16h31...
Par Mathieu Olivier et Vincent Duhem.

Ce marchand d’armes établi au Togo est à l’origine de la vente des avions qui ont attaqué le camp français de Bouaké. Robert Montoya est également soupçonné d’avoir facilité la fuite des pilotes biélorusses après l’assaut.
dans ce dossier
Bombardement de Bouaké : la contre-enquête
Bombardement de Bouaké : la contre-enquête

Bombardement de Bouaké : au cœur d’une affaire d’État
Bombardement à Bouaké : les scénarios du renseignement français

«Son nom me dit quelque chose, mais dans la Françafrique de Mitterrand, et non pas de Chirac. […] Il s’est installé en Afrique, car personne ne voulait travailler avec lui en France. » Quand Michel de Bonnecorse, conseiller Afrique de Jacques Chirac, évoque le nom de Robert Montoya devant la juge chargée de son audition en avril 2015, il n’ose le faire que du bout des lèvres.

Dans le milieu des marchands d’armes, ce personnage secret au crâne dégarni, qui arbore souvent un petit sourire en coin, n’est pas connu pour être un gros bonnet. C’est pourtant lui, intermédiaire entre la Biélorussie et la Côte d’Ivoire, qui a fourni les deux Sukhoi 25, responsables du bombardement du camp Descartes à Bouaké le 6 novembre 2004, ayant entraîné la mort de dix personnes et blessé trente-huit autres.

Le parcours de cet adjudant, retraité de la gendarmerie française et du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), né le 11 octobre 1948 à Sidi Bel Abbès, en Algérie, oscille entre ombre et lumière. Fonctionnaire du GSPR, il se retrouve impliqué, au cours des années 1980, dans la fameuse affaire dite des écoutes téléphoniques de l’Élysée. Exilé au Togo en 1993, il n’en abandonne pas pour autant ses pratiques.
Écoutes illégales d’opposants au Togo

On le retrouve à la manœuvre, au milieu des années 1990, dans l’installation d’écoutes illégales au profit, cette fois, du général Gnassingbé Eyadéma, ancien président du Togo, et à l’encontre de quelque 300 opposants togolais. À la même période, le renseignement français le signale dans une affaire de recrutement de mercenaires, au profit de l’ex-président de la République du Congo Pascal Lissouba.

L’affaire ne dépassera pas le stade préparatoire, mais les réseaux Montoya tournent donc déjà à plein régime, notamment via sa société SAS Togo. Parmi ses proches, Ricardo Ghiazza, le représentant au Congo de Belspetsvneshtechnika, la société biélorusse d’exportation d’armement, les Français Maurice Guy Pouzou, ancien chef d’escadron de la gendarmerie nationale, Georges Nieto, ancien colonel des services spéciaux passé par le Tchad, ou encore Lionel Ganne, ancien militaire ayant participé à l’opération Barracuda visant la destitution de Jean-Bedel Bokassa en 1979.

Fin 2002, quand Robert Montoya offre ses services à Laurent Gbagbo, ce dernier a vu son pouvoir considérablement fragilisé par la tentative de coup d’État de septembre. Le Français propose d’abord la fourniture de matériel de guerre serbe, avant de choisir des équipements provenant de Biélorussie, ce qui deviendra l’une des principales filières d’approvisionnement en matériel de guerre des autorités ivoiriennes.

Fin 2002, Robert Montoya offre ses services à Laurent Gbagbo

Il utilise alors trois sociétés : Gypaele, Darkwood Logistics et Darkwood Limited, toutes liées ensuite à RM Holdings, enregistrée à Riga, en Lettonie, le 18 juillet 2003, et dont l’épouse de Montoya assurait officiellement la présidence. Il s’est également associé à un autre Français, Daniel Taburiaux. Conseiller en sécurité du président Gbagbo, ce colonel à la retraite de la marine française dirige à l’époque la société française Sofrecap, qui dispose d’une représentation à Abidjan dénommée Stonedbury.

Montoya parvient à se rapprocher du chef de l’État, mais aussi de son épouse, Simone, et du pasteur Moïse Koré, conseiller spirituel du couple. Il bénéficie en outre du soutien de Kadet Bertin Gahié, à l’époque ministre de la Défense par intérim et considéré comme le principal acteur ivoirien dans l’achat d’armes. Entre eux, une connaissance commune : Christian Garnier, ancien officier de l’armée et ancien de la DGSE passé dans la vente d’armes. Garnier aurait, selon la DGSE, travaillé avec Kadet Bertin Gahié.

Enfin, Robert Montoya entretient également des relations avec le capitaine Anselme Séka Yapo, aide de camp de Simone Gbagbo. Ce dernier a d’ailleurs reçu à plusieurs reprises des virements de la part de Darkwood Limited. En janvier 2003, Robert Montoya se retrouve donc détenteur d’un passeport diplomatique ivoirien en qualité de conseiller spécial du président de la République chargé des affaires militaires et diplomatiques.
Intermédiaire entre la Côte d’Ivoire et la Biélorussie

C’est lui qui joue l’intermédiaire entre la Côte d’Ivoire et la Biélorussie. Ses contacts se nomment Anatoli Damuivitch Kolesnikov, directeur général de Belspetsvneshtechnika, et Mikhaïl Kapilov, son représentant à Abidjan. Ce dernier, selon une source « habituellement fiable » des agents de renseignements français, est d’ailleurs hébergé, lors de ses séjours à Abidjan, par la présidence ivoirienne, dans une villa luxueuse du quartier des Deux-Plateaux, en plein Cocody.

Les trois hommes ont leurs entrées à la présidence ivoirienne. Des accords de défense sont signés entre Abidjan et Minsk fin 2002. Ils comprennent notamment la livraison de deux hélicoptères de combat Mi-24, d’un Antonov An-124, un avion de transport immatriculé RA-82042, et de quatre Sukhoi 25, mais aussi de véhicules blindés BTR-80, de lance-roquettes multiples BM-21, ainsi que d’importantes quantités d’armes et de munitions de tous types.

Ces appareils ont de l’importance : ils sont censés donner à l’armée ivoirienne l’avantage sur les rebelles du Nord. Laurent Gbagbo n’a d’ailleurs pas l’intention de se contenter de cette première livraison. Il en attend une autre, similaire et prévue pour 2004, puis une troisième.

L’ensemble de la livraison, chapotée par Montoya lui-même, prend fin le 17 octobre 2004. Aux abords du tarmac de la capitale politique ivoirienne, des observateurs français s’inquiètent. Dans son rapport à la DGSE, l’un d’entre eux écrit : « Avec quatre appareils de ce type [des SU25], l’armée de l’air ivoirienne disposera d’une puissance de feu réelle et bien adaptée à un éventuel emploi contre la rébellion ivoirienne. »
Blanchiment d’argent

Chaque fois, ces livraisons sont accompagnées de la mise à disposition de personnels d’origine slave chargés de mettre en œuvre, d’entretenir et de former les militaires ivoiriens sur le matériel. La DGSE, attentive à toutes ces ventes d’armes, observe également de près les activités de l’ancien gendarme de l’Élysée à Riga. Le Service de coopération technique internationale de police écrit, via son attaché de sécurité intérieure adjoint en Lettonie, le 16 novembre 2004, au sujet de la prise d’actions, cette année-là, de RM Holdings dans la Parex Banka, la plus grande banque lettone : « L’ancien gendarme du GSPR a désormais un pied fermement ancré au sein du système bancaire et financier letton, européen et international. »

« Cela pourrait lui permettre le cas échéant de blanchir, pratiquement en toute impunité, des capitaux d’origine suspecte – trafic d’animaux et ventes d’armes. Quand on sait l’appétit de certaines organisations criminelles pour “se payer une banque”, l’on ne peut qu’être davantage inquiet, même en se gardant de porter un jugement de valeur sur les activités commerciales des sociétés dirigées par Robert Montoya. »

Et de conclure : « En effet, s’il ne semble pas s’agir, a priori, d’organisations criminelles, il n’en demeure pas moins que certaines activités de ce groupe commercial semblent pour le moins suspectes, voire à la limite de la légalité. » Quelques jours après le bombardement de Bouaké, le renseignement français réunit donc des informations sur les activités « pour le moins suspectes » de Robert Montoya.

Auditionné par la juge Brigitte Raynaud en 2006, ce dernier décline toute responsabilité dans le bombardement de Bouaké et assure que ses activités étaient légales. Pourtant, selon les services français, le sulfureux Montoya a bien joué un rôle dans l’exfiltration des pilotes. Le 16 novembre, quand ces derniers débarquent à Lomé en compagnie de six autres Biélorusses et de deux Ivoiriens, c’est la secrétaire de Montoya, Gallyna Nesterenko, une femme d’origine biélorusse mariée à un Togolais et servant d’interprète, qui était chargée de les accueillir à la frontière togolaise.
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MessageSujet: Re: Industrie de l'armement et Robert Montoya, marchand d’armes.   Lun 15 Jan à 3:49

La Boussole, la Chouette et le canari...

-" Mes très cher(e)s ami"e"s, vous allez nous rejoindre où le tourbillon nous
entraîne vers l'envol... Regarde autour de toi, oui, le vol et le vent te prévient...
Toujours de quelques choses, car ils sont une signification de toutes les existences afin d'être groupés... Des sens, Une Notion... (A)à l’intérieur; je fus englué et digéré... Eh bien Oui à longueur
d’âme et d'onde, je m'étais égaré dans une solitude... Celle d'être logique et d'oublier mes pères, Oui les oublier eux et elles qui sont à l'image de la rancune et du souvenir... Et vous le savez,
cela est le plus grand des crimes avec d'autres choses pour l’Éternel Yahvé celui qui autrefois était surnommé avec simplicité et craintivité Allah par les Arabes... Le Tribut à remplacer la Tribu... Moi, dans quelque langues qui soit tout comme la laïcité, je le respecte et j'en ai peur...
Surmonter sa peur... Devant celle des autres... Pour se nourrir... Pour entendre le silence...
Pour étouffer ses cauchemars... Face au présent, il y a cette chose que l'on voudrai surmonter et qui s'appelle l’exactitude mais devant le désordre et la discorde, on l’enchaîne
pour ainsi dire ! elle devient un spectacle pour distraire une masse ! Et le Tyran surnomme cette masse, le peuple.

Il est vrai, un roseau est une source de réconfort tout comme un martinet, il prévient du vent
et de secousses... Dans la nature... Pour un tyran, il les transforme en une sorte de jouet pour briser le temps et l’imaginaire: Il crée la rumeur afin d'étendre son ombre et se proclame être
une espérance... Mais, seul, l'ouragan, fais s'envoler le roseau... Tel la famine, il s'abat dans la clameur vive de l'espérance... Il est au delà du prophète et du tyran ! il est l'implacable... Il ne possède sentiments et vide de remords ! il est le géniteur ! Le masculin et le féminin réunifié !
Aucune prière ne peuvent l’atteindre car il est celui qui vient donner et rependre ! Il est l'incorruptible...!" dit la chouette effraie...

Antéa Le Canari avec fierté, réponds :" Je me suis étouffé et je suis toujours mére... Elle chante... Là bas et là, je te parle à toi au grand désert de sable et de glace que je prénomme l'infini ou l'univers, qu'un seul puisse soulever une montagne... Je te l'accorde... Mais, cois tu d'un homme puisse oublier un accouchement...Hijo de la Luna - Mecano... Non cela, il m'est impossible à entendre, pourtant certains l'on fait... Le roseau s'envole vers d'autres cieux...
Égarés dans la montagne et pourtant pointé vers le nord !"

La chouette pointe d'un hululement sinistre et cordiale :" L'évolution et le temps ou le passé et la boussole... Antéa... Les images et l'arc-en-ciel... Le monde noir et l'infini... Nous sommes dans le passé et pourtant notre avenir est dans le présent...Y'becca et le République de l'Olivier."

Marjinth, Sahler, Aakbar et le Singe prennent écrit de la discussion savante entre le Canari et la Chouette effraie... Nagaliew la mouette aux yeux verts reprends son vol autour du Monde et la jeune apprentie Sylhi'a des Trois Sages et du Guetteur, rien n'a voir avec le Trois en Un du Vieux Coq, en reprends son chemin en compagnie de La Louve et de l’Antilope.

Ecrit de
TAy
La chouette effraie


TIGNARD YANIS @TIGNARDYANIS 3 min
L’Écoute et les Phénomènes ou Madame. Il m'est un souhait au cœur et que je vais énoncer aux personnalités, aux peuples du Vent; donner un retour au Dialogue entre la République Islamique d'Indonésie, la république de Myanmar, La Malaisie et Autres: La Communauté du Lotus.
TAY
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