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 le Liechtenstein, Rues de la République et Boris Souvarine.

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yanis la chouette



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MessageSujet: le Liechtenstein, Rues de la République et Boris Souvarine.   Lun 4 Déc à 9:21

En réponse à @realDonaldTrump @ABC
MONSIEUR TRUMP DONALD, NE SERIEZ-VOUS PAS UN ÉPOUVANTAIL DONT ON SE SERT, POUR ÉTOUFFER DES VIEILLES AFFAIRES SUR CES RUSSES BLANCS QUI ONT COLLABORÉ DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE ET GLORIFIER POUR AVOIR SOUTENU LA GUERRE CONTRE LE COMMUNISME. TAY

Andreï Andreïevitch Vlassov (en russe : Андрей Андреевич Власов ; 14 septembre 1900 - 2 août 1946) est un général soviétique qui se rallia à Hitler et combattit dans les rangs de la Wehrmacht lors de la Seconde Guerre mondiale.

L'Armée de libération russe (en russe Русская освободительная армия, transcrit Rouskaïa osvoboditelnaïa armia, ou ROA) également connue sous le nom d'armée Vlassov était une formation militaire de volontaires russes armés par la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale. Cette armée fut organisée par l’ancien général de l’Armée rouge Andreï Vlassov, qui tentait ainsi d’unifier tous les Russes contre le régime bolchevique de l’Union soviétique. Parmi les volontaires se trouvaient un grand nombre de prisonniers de guerre soviétiques, des Ostarbeiter (travailleurs de l’Est), et des émigrés russes blancs (dont des vétérans de l’Armée blanche anticommuniste ayant participé à la Guerre civile russe). Le 14 novembre 1944, ses troupes furent officiellement renommées Forces armées du comité de libération des peuples russes (VS-KONR).

Après la guerre civile : l'émigration blanche

Le nom de Russes blancs est par la suite donné, de manière générique, à l'ensemble de l'« émigration blanche », soit la population des russes monarchistes exilés à la suite de la révolution, indépendamment du fait qu'ils aient ou non participé activement aux armées blanches ou à la guerre civile russe. Des intellectuels comme Ivan Iline ou des aristocrates comme le grand-duc Nicolas et le prince Ioussoupov étaient des figures des milieux émigrés russes « blancs ». La communauté « russe blanche » peut englober, au sens le plus large du terme, l'ensemble des exilés russes et de leurs descendants, y compris quand ceux-ci sont nés après la révolution.

Le nombre exact de Russes blancs émigrés n'est pas connu avec précision. En 1925, le Bureau international du travail (BIT) parle d'environ 1 100 000 personnes, mais d'autres sources ont avancé des chiffres sensiblement supérieurs1. Sur un chiffre approximatif d'1 500 000 exilés, environ 400 000 auraient élu domicile en France. Réfugiés politiques, les Russes blancs se retrouvent autour d'institutions caritatives comme le Comité Zemgor et la société de la Croix-Rouge russe (dont la direction siège à Paris2), ainsi que l'Institut Saint-Serge (fondé en 1924) et l'Action chrétienne des étudiants russes (A.C.E.R.) (1926), qui assurent à leur communauté un lien associatif, politique et religieux, ainsi qu'une aide matérielle3. Les Russes blancs émigrent aux quatre coins du monde, en Europe, aux États-Unis, certains exilés formant en Chine la communauté dite des Russes de Shanghai. En France, une légende veut que les grands-ducs soient devenus chauffeurs de taxis alors que la majorité des émigrés ont travaillé comme ouvriers dans les usines Renault, Citroën ou dans des usines métallurgiques du nord et l'est de la France4.

Certains Russes blancs n'abandonnent pas l'activisme politique et militaire, dans l'espoir de renverser un jour le régime communiste de Russie. Le général Piotr Nikolaïevitch Wrangel, exilé, fonde en 1924 l'Union générale des combattants russes (ROVS). Wrangel lui-même meurt en 1928, peut-être empoisonné par le Guépéou. Le chef suivant de la ROVS, Alexandre Koutiepov, est lui-même enlevé à Paris par des agents soviétiques. Ievgueni Miller, successeur de Koutiepov, est lui aussi enlevé par le NKVD en 1938, et exécuté en URSS l'année suivante.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ROVS connaît un destin contrasté, certains de ses membres s'engageant aux côtés des Alliés, d'autres, en particulier au sein de l'armée Vlassov, au contraire soutenant l'Allemagne nazie dans l'espoir d'une revanche contre les communistes. L'organisation, revenue en Russie après la dislocation de l'Union soviétique, cesse de facto d'exister en 20005.

Un autre mouvement, l'Union des solidaristes russes (NTS), a été fondé en 1930 à Belgrade : il a cessé d'exister après la fin de l'URSS.

L'écrivain Vladimir Nabokov, exilé de Russie avec sa famille après la Révolution d'Octobre, est issu du milieu russe blanc, de même que l'écrivaine Nina Berberova ou l'astronome Otto Struve. Parmi les personnalités françaises issues de l'émigration blanche, on peut citer les historiennes Marina Grey et Hélène Carrère d'Encausse, les écrivains Vladimir Volkoff, Emmanuel Carrère et Gabriel Matzneff.
Divers

Le russe blanc (White Russian) est un cocktail à base de vodka, agrémenté de kahlua (liqueur de café) et de lait ou de crème. Il fut mis à l'honneur dans le film The Big Lebowski des frères Coen.
Le terme Russe blanc ne doit pas être confondu avec Biélorusse qui désigne le peuple biélorusse, dont la racine biélo- signifie « blanc » en biélorusse, ce qui fit appeler ce peuple « Russes blancs ».
La chanson Les Partisans blancs, adaptation française de l'hymne des partisans russes par Bernard Lugan et Alain Sanders, a rendu hommage aux combattants des armées blanches.
Boby Lapointe, dans sa chanson Ta Katie t'a quitté, conte les mésaventures d'Igor, « ce grand duc avec ses trucs, ses astuces ses ruses de russe blanc" / "Un russe blanc qui est noir / quel bizarre hasard ! se marrent / les fêtards paillards du bar… »

Origines

Quelques mois après le déclenchement de l’opération Barbarossa, des volontaires russes qui s’étaient engagés de manière isolée dans la Wehrmacht portaient un écusson à leur bras, faisant mention de leur appartenance à l’Armée de libération de la Russie, armée qui n’existait pas en réalité, mais qui était présentée comme une réalité par la propagande allemande. Ces volontaires (les Hiwis, soit dans le jargon militaire allemand les Hilfswilliger, « désireux d’aider » ou auxiliaires volontaires) n’étaient pas contrôlés par Vlassov ; ils étaient uniquement sous commandement allemand, accomplissant des tâches variées autres que le combat. Bientôt, des commandants allemands commencèrent à en faire de petites unités armées, utilisées tout d’abord pour combattre les partisans soviétiques.

Adolf Hitler accepta l’idée d’une armée de libération de la Russie afin qu’elle soit utilisée à des fins de propagande, tant qu’aucune formation armée ne serait réellement constituée. De ce fait, certains soldats de l’Armée Rouge se rendirent ou firent défection avec l’espoir de joindre une armée qui n’existait pas en réalité. Pendant ce temps, le général Vlassov, en collaboration avec ses partisans allemands et russes, faisait désespérément pression sur le haut-commandement allemand en espérant son feu vert pour la formation d’une véritable unité armée, exclusivement sous commandement russe. L’état-major de Hitler rejeta à plusieurs reprises violemment ces demandes, refusant même simplement de considérer l’idée comme possible. Cependant, Vlassov et ses partisans pensèrent pouvoir raisonner Hitler en lui faisant remarquer la futilité d’une guerre contre l’URSS dont les habitants étaient hostiles au régime en place, ce qui lui permettrait peut-être d’accéder aux demandes de Vlassov.

Quand Hitler prit connaissance du grand nombre de Russes et d’autres anciens civils soviétiques volontaires pour servir dans la Wehrmacht (un nombre estimé à presque un million), il s’inquiéta d’abord. Écoutant un faux rapport établissant que ces unités n’étaient pas fiables et qu’elles désertaient pour se joindre aux partisans, Hitler ordonna leur transfert immédiat sur le front de l’Ouest. Réalisant l’effet catastrophique qu’aurait eu cette saignée des effectifs présents sur le front de l’Est, de nombreux commandants allemands prirent des mesures volontairement floues afin d’éviter que leurs Hiwis ne soient transférés. Néanmoins, de nombreux volontaires russes furent affectés dans l’ouest de la France (Normandie, Bretagne). Ils étaient faiblement équipés, à l’image des unités de cavalerie légère, montées sur de petits chevaux mongols qui surprenaient les populations rurales. Nombre d’entre ces supplétifs étaient de service lorsque survint le Jour J en Normandie. Sans l’équipement ni la motivation nécessaires pour combattre les Alliés occidentaux, ils se trouvaient fortement susceptibles de se rendre à la moindre occasion. L’effet produit par ce transfert ordonné par Hitler fut donc l’inverse de celui qui était escompté. On rapporte néanmoins le cas de combats acharnés jusqu’au bout pour certaines unités Osttruppen sur le front de Normandie, déclenchés par de mauvaises initiatives de la propagande alliée, promettant notamment un retour rapide des soldats en Union soviétique s’ils se rendaient.
Formation de la ROA
Insigne de la première école d'officiers de l'Armée de libération Russe.

La ROA n’eut pas d’existence officielle avant l’automne 1944, après que Heinrich Himmler eut persuadé Hitler, très réticent, de permettre la formation de 10 divisions pour l’Armée de libération de la Russie (l’historiographie soviétique attribua faussement le nom de « Vlasovets » — soldat de Vlassov — à tous les Russes qui travaillèrent à quelque niveau que ce soit sous commandement allemand, qu’ils aient été Hiwis, dans les forces de police, le SD, la Gestapo, etc.).

Le 14 novembre à Prague, Vlassov présenta le Manifeste de Prague devant le Comité pour la libération des peuples de Russie nouvellement formé. Ce document posait les bases du combat à venir contre Staline, et énumérait 14 points démocratiques pour lesquels l’armée devait se battre. La volonté insistante des Allemands d’utiliser une rhétorique résolument antisémite dans le document fut habilement parée par le comité de Vlassov, qui fut toutefois contraint d’inclure un commentaire critiquant les Alliés occidentaux, les qualifiant de « ploutocraties » aidant Staline « dans sa conquête de l’Europe ».

Au total, 71 bataillons servirent sur le front de l’Est et 42 bataillons, résultant de la destruction de divisions allemandes, servirent en Belgique, Finlande, France, et en Italie. À la fin de la guerre, une seule division, la 1re division d’infanterie de la ROA (la 600e division d’infanterie allemande) avait été constituée, sous le commandement du général Sergeï Bunyachenko. Elle prit brièvement part aux combats sur le front de l’Oder avant de changer de camp et d’aider les Tchèques à libérer Prague. Il semblerait qu’à la toute fin du conflit, malgré la méfiance des nazis et leur premier refus, cette division ait été dotée d’une unité aérienne de liaison mais aussi d’un soutien aérien d’assaut autonome formé par quelques appareils (on trouve la trace de cinq Junkers Ju-87 communément appelés « Stukas » de types divers notamment anti-chars G) aux mains de pilotes russes volontaires tirés de camps de prisonniers. Il semblerait qu’ils aient livré les derniers appareils en état à la résistance.

Une deuxième division, la 2e division d’infanterie de la ROA (la 650e DI allemande), était encore incomplète lorsqu’elle reçut son baptême du feu sous les ordres du général Grigorii Meandrov. Quant à la 3e DI de la ROA (la 700e DI allemande), on commençait tout juste à la former. Elle devait être confiée au général Mikhail M. Shapovalov. Différentes autres unités, comme le Corps Russe, avaient d’ores et déjà accepté de devenir partie intégrante de l’armée Vlassov.

Le premier et unique combat que la ROA engagea contre l’Armée rouge se tint sur les bords du lac Oder, le 11 avril 1945, principalement dû au désir insistant de Himmler de connaître la fiabilité de l’armée. Après trois jours, la 1re division, en infériorité numérique, dut faire retraite. Aucune désertion en direction du camp soviétique ne fut à déplorer ; toutefois, plus de 300 soldats de l’Armée Rouge se rendirent durant la bataille. Vlassov ordonna alors à la 1re DI de marcher vers le Sud afin de concentrer autour de lui toutes les forces anticommunistes qui lui étaient loyales. En tant qu’armée « au complet », pensait-il, ses forces auraient plus de chances de se rendre toutes ensemble aux Alliés en des termes « favorables » (pas de rapatriement). Vlassov envoya pour cela plusieurs délégations secrètes afin de négocier sa reddition aux Alliés occidentaux.
Mutineries et reddition

La fin de la guerre étant imminente, la ROA commença à chercher activement des contacts avec les Alliés occidentaux, espérant qu’ils sympathiseraient à leur cause et peut-être même les utiliseraient dans une future guerre contre l’URSS. Pendant sa marche vers le sud, la 1re DI de la ROA apporta son aide aux insurgés tchèques durant l’insurrection de Prague contre l’occupation allemande, qui débuta le 5 mai 1945. La ROA combattit contre des unités de la Waffen-SS qui avaient été envoyées pour soumettre la ville. Les unités de la ROA, puissamment armées, brisèrent les assauts incessants des SS, et parvinrent avec les insurgés tchèques à préserver la majeure partie de Prague de la destruction. Du fait de la prédominance des communistes à la nouvelle Rada tchèque, la 1re DI dut quitter la ville dès le lendemain de sa libération. La ROA tenta ensuite de se rendre à la 3e armée américaine du général Patton.

Les Alliés avaient peu d’intérêt à aider ou à protéger la ROA, une telle initiative aurait gravement détérioré les relations avec l’allié soviétique. Peu après, Vlassov et la majeure partie de ses partisans furent capturés par les Soviétiques, ou extradés de force par les Alliés ; seule la principauté du Liechtenstein ignora les injonctions de l’URSS et permit à ces hommes d’émigrer en Argentine. Ces soldats de la ROA, qui parvinrent à échapper aux zones contrôlées par les Alliés après s’être rendus, échappèrent au sort des autres : la grande majorité d’entre eux fut envoyée au goulag ; les Soviétiques déclarèrent tous les Vlasovtsy (partisans de Vlassov) traîtres, et les exilèrent sommairement dans les terribles camps de travail de Sibérie, pour une durée de 10 ans au minimum. Vlassov et plusieurs autres dirigeants de la ROA furent jugés puis pendus à Moscou le 3 août 1946.
Articles connexes

Armée russe anticommuniste
Vent d'est, film de Robert Enrico sur la reddition d'un régiment de l'armée Vlassov.

Bibliographie

Ouvrages historiques

Monique de Saint-Martin, « Vers une sociologie des aristocrates déclassés », Cahiers d'histoire, vol. 45, no 4,‎ 2000
(fr+ru+en) Vitaly Joumenko (800 photos noir et blanc), Armée Blanche, Photoportraits d’officiers russes, 1917-1922', Paris, YMCA-PRESS, 2009, 560 p. (ISBN 2-85065-265-2)
(fr+ru) Andrei Korliakov (1 650 photos noir et blanc), Le Grand Exode russe, Europe 1917-1939, Paris, YMCA-PRESS, 2009, 720 p. (ISBN 978-2-85065-264-6)
Jean-Jacques Marie, La guerre des Russes blancs, 1917-1920, Tallandier, 2017, 524 p.
Nicolas Ross, De Koutiepov à Miller. Le combat des Russes blancs, éditions des Syrtes, 2017, 440 p.

Ouvrages romanesques

Carole Sorreau, De la Neva à la Seine, Éditions MAÏA, 2017, 366 p., roman historique

Documentaires
2017 : Albatros, les Russes blancs à Paris - 52' de Alexandre Moix (avec Lenny Borger, Patrick Kamenka, Françoise Navailh, Andrei Korliakov, Alexandre Jevakhoff et la voix de Macha Meril) - diffusion Histoire.

Rue de la République, 31400 Toulouse, Boris Souvarine voyait en Vlassov un homme qui luttait « non pas contre sa patrie, mais contre le régime de Staline, honni des populations soumises à une sorte d'esclavage »...
ainsi, Sous le pseudonyme de Motus, À travers le pays des Soviets, Paris, Éd. de France, 1936.
Boris Souvarine, Autour du congrès de Tours, Champ Libre, 1981, p. 73 et 74.
Ariane Chebel d'Appollonia, Histoire politique des intellectuels en France, Tome II, Complexe, 1991, p. 89.

Quand l'armistice du 22 juin 1940 est signée, le cas de l'Alsace et de la Moselle n'est pas évoqué8. Ce territoire reste donc juridiquement français, bien qu'il fasse partie de la zone militairement occupée par l'Allemagne.

Le régime nazi l'annexe de fait au territoire allemand, par un décret du 18 octobre 1940 signé par le Führer Adolf Hitler qui en interdit la publication9.

Le gouvernement de Vichy se borne à des notes de protestation adressées aux autorités allemandes de la commission de Wiesbaden, mais sans les rendre publiques, craignant les réactions allemandes : « Vous comprenez, disait en aout 1942 le maréchal Pétain à Robert Sérot, député de la Moselle, les Allemands sont des sadiques qui nous broieront si, actuellement nous faisons un geste. ». D’ailleurs ces notes restaient toujours sans réponses.

Le bruit se répand alors qu'une clause secrète avait de nouveau livré l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne, à cette différence près que les trois ex-départements français ne formaient plus une entité propre, comme c'était le cas lors la précédente annexion. Le Bas-Rhin (Strasbourg qui redevient Straßburg) et le Haut-Rhin (Colmar, Mulhouse - qui redevient Mülhausen) sont ainsi rattachés au pays de Bade (Gau Baden-Elsaß), tandis que la Moselle (Metz, Thionville - qui redevient Diedenhofen -, Sarreguemines - qui redevient Saargemünd) devient un CdZ-Gebiet (une division administrative territoriale de l'Allemagne nazie) officiellement rattachée à la Sarre (Gau Westmark) le 30 novembre 1940.

L'expression « Malgré-nous » désigne les Alsaciens et Mosellansa incorporés de force dans la Wehrmacht, armée régulière allemande, durant la Seconde Guerre mondiale, que ce soit dans la Heer (armée de terre), dans la Luftwaffe (armée de l'air), dans la Kriegsmarine (marine de guerre). D'autres l'ont été dans la Waffen-SS. Le pendant féminin a été constitué par les Malgré-elles.

Le prince Franz Joseph II et sa femme seront les premiers souverains de Liechtenstein à vivre dans la principauté au château de Vaduz et doivent admettre que si il y a des termes sur la collaboration durant la seconde guerre mondiale; on ne peut mettre dans la même assiette, ces alsaciens et mosellans dit malgré nous et elles, ces russes blancs ou immigrés russes de L'Armée de libération russe (en russe Русская освободительная армия, transcrit Rouskaïa osvoboditelnaïa armia, ou ROA) également connue sous le nom d'armée Vlassov ainsi que leurs partisans et les pauvres enfants enfermés dans des couvent durant le conflits de la seconde guerre mondiale: ils est inadmissible qu'une vieille femme d'immigré puissent faire la morale à une femme dont la mère a été placé en orphelinat et qui s'est retrouvé à sa sortie du couvent sans le moindre repère administratif et humain au contraire de ceux qui avait préparé la reconquête de la Russie au détriment de ceux qui les avaient recu ! vous pleurez sur vos impôts, madame et moi, je grince sur votre avarice et votre manque de savoir vivre que vous avez transmit à l4ensemble de votre famille et de votre quartier ! une enquête sera ouverte sur les activités de la rue de la république, 31400 Toulouse durant les années 1930 jusqu'à mise en place du procès !

En mémoire des Russes de Shanghai qui ont choisi L'Australie, les U.S.A et le Canada plus que L'Allemagne Nazi...

À la suite de la victoire bolchévique qui conclut la guerre civile russe (1918-1922), des dizaines de milliers d'opposants au nouveau régime communiste émigrèrent. Beaucoup de ces « Russes blancs », comme on les appelait pour les distinguer des bolcheviks « rouges », se réfugièrent en Chine, à Harbin et en Mandchourie, où la Russie était présente depuis la fin du XIXe siècle avec la construction du chemin de fer et aussi en particulier à Shanghai, dans la concession française, où ils se sentirent protégés par les lois européennes et américaines.

En 1932, environ 25 000 Russes vivaient à Shanghai. Pour certains ce n'était qu'une étape vers les États-Unis. D'autres s'y établirent, et un nouvel afflux arriva après 1934, lorsque les Japonais commencèrent à occuper la Mandchourie. Ces Russes réussirent à s'assurer une existence confortable. Cependant beaucoup allèrent grossir les rangs des ouvriers et quelques-uns devinrent gardes du corps, ou quelquefois truands et prostituées.

Les bouleversements des années 1940 affectèrent la communauté russe, et une minorité demeura cependant à Shanghai sous occupation japonaise. La plupart quittèrent Shanghai par la suite. Ceux qui y demeurèrent furent expulsés et enfermés au camp de Tubabao aux Philippines avec la prise de pouvoir des communistes en 1949. Ils émigrèrent ensuite aux États-Unis et en Australie. Tous les monuments ou souvenirs russes furent anéantis pendant la révolution culturelle, même le petit buste de Pouchkine, érigé en 1937 pour le centenaire de sa mort dans un square de la concession française (il a été restauré et remis en place en 1987). La cathédrale russe devint un entrepôt. Aujourd'hui c'est une salle d'exposition.

Depuis la fin des années 80, une communauté russe d'expatriés s'est installée à Shanghai et Huailai Lu est devenu le centre de la communauté expatriée russe du vieux Shanghai.

RAPPORT DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
POUR LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE,
LE MARCHE COMMUN
ET SOUS L’ÉGIDE DE
Y'BECCA




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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: le Liechtenstein, Rues de la République et Boris Souvarine.   Lun 4 Déc à 9:32

Imitation Game ou Le Jeu de l'imitation au Québec (The Imitation Game) est un film biographique américano-britannique réalisé par Morten Tyldum, sorti en 2014. Il s'agit de l'adaptation cinématographique de la biographie Alan Turing ou l'énigme de l'intelligence (Alan Turing: The Enigma) d'Andrew Hodges. Le film est inspiré de la vie du mathématicien et cryptanalyste britannique Alan Turing, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsqu'il a travaillé à Bletchley Park.

Le titre du film est une référence à l'introduction de l'article écrit par Alan Turing en 19501 pour présenter ses recherches sur l'intelligence artificielle et notamment ce qui est devenu par la suite le test de Turing. Celui-ci est brièvement évoqué dans le film, mais n'est pas le sujet principal du film, qui traite essentiellement de son travail sur Enigma.

Synopsis
Alan Turing, à l'âge de 16 ans.

En 1951, les inspecteurs Nock et Staehl sont responsables du dossier sur le cambriolage du domicile d'Alan Turing. Étonnés autant par le fait qu'il ne semble pas y avoir eu vol que par le fait que le professeur Turing semble souhaiter qu'ils évitent d'enquêter, ils fouillent alors le passé de celui-ci.

En 1939, alors que la guerre débute, Turing, déjà reconnu pour ses talents de mathématicien, se rend à Bletchley Park et rejoint l'équipe de cryptographie, sous les ordres du commandant Alastair Denniston. Il est accompagné par le maître d'échecs Hugh Alexander, John Cairncross, Peter Hilton, Keith Furman et Charles Richards. Cette équipe va alors tenter de décrypter la machine de cryptage utilisée par les nazis Enigma.

En 1927, le jeune Turing est un prodige en mathématiques, martyrisé par ses camarades. Il développe une amitié proche avec Christopher Morcom, intéressé par la cryptographie. Christopher va alors entrainer Turing dans ce domaine, en lui offrant un livre sur le sujet. Au fil du temps Alan Turing s'éprend de Christopher, mais ce dernier meurt de tuberculose bovine pendant les vacances scolaires, avant même qu'Alan ait eu le temps de dévoiler son amour.

Turing montre des difficultés à travailler en équipe et développe, en solitaire, une bombe électromécanique capable de décrypter Enigma. Après que le commandant Denniston a refusé d'accorder des fonds de 100 000 £ à la construction de sa machine, Turing écrit au Premier ministre Winston Churchill, qui accepte de nommer Turing responsable de l'équipe. Turing licencie alors Furman et Richards puis publie une grille de mots croisés très difficile dans les journaux afin de recruter de nouveaux experts. Deux candidats sont retenus, dont Joan Clarke, diplômée de Cambridge, qui surpasse Turing au test. Mais ses parents refusent qu'elle aille travailler dans un endroit exclusivement masculin. Turing va alors arranger la situation en la faisant engager parmi les secrétaires (logées séparément des hommes) pour que ses parents acceptent. Turing et elle se retrouvent régulièrement chez sa logeuse, afin qu'elle puisse travailler également sur les messages à décoder.

La machine de Turing, qu'il surnomme Christopher, est ensuite fabriquée mais elle ne réussit pas à décrypter Enigma dans un temps raisonnable : la configuration d'Enigma change chaque jour à minuit et le premier message est un bulletin météo transmis à 6 h, il faut donc décrypter le code en moins de 18 heures. Agacé, Denniston ordonne de détruire les travaux de Turing et le renvoie. Cependant, les autres membres de l'équipe s'y opposent et menacent de partir si Turing est renvoyé. Denniston accorde alors un sursis d'un mois à l'équipe pour faire fonctionner la machine de Turing.

Joan Clarke est sur le point de partir, sur le souhait de ses parents, mais Turing la demande alors en mariage, ce qu'elle accepte. Pendant la célébration de leurs fiançailles, Turing révèle alors son homosexualité à Cairncross, qui la supposait, et lui demande de garder cela pour lui. Durant cette même cérémonie, Turing se rend compte, lors d'une discussion avec une femme recevant les messages allemands, qu'il peut programmer sa machine pour lancer le décodage à partir des mots qu'il sait présents. En effet, les messages du matin contiennent toujours les mots « Temps » et « Heil Hitler ». Après avoir reprogrammé sa machine, il décode rapidement les messages et l'équipe fête la victoire. Cependant, Turing réalise qu'ils ne peuvent pas éviter les attaques qu'ils connaissent, sinon les Allemands devineraient que les Alliés ont réussi à décrypter Enigma. Commence alors un long silence où l'équipe finit par décider qu'elle doit effectuer des statistiques afin d'évaluer quelles attaques il est possible de déjouer sans que les Allemands découvrent qu'Enigma est éventé, tout en écourtant au maximum la guerre ; Stewart Menzies, chef du MI6 (services secrets britanniques) qui supervise leur opération, les aide en fournissant des sources secondaires aux services de renseignements, afin de ne pas éveiller les soupçons des Allemands sur la provenance des informations.

Dans le même temps, Turing découvre que Cairncross est un espion russe. Quand Turing l'interroge, Cairncross lui réplique que les Soviétiques sont des alliés qui travaillent dans le même but et menace Turing de dévoiler son homosexualité s'il le dénonce. Au même moment, Menzies fouille l'appartement de Turing et Clarke : il y découvre les messages à décoder que Turing lui faisait passer en cachette de la sécurité. Lorsque Turing arrive, Menzies prétend avoir envoyé Joan Clarke en prison militaire pour haute trahison : Turing lui révèle que Cairncross est un espion, ce que Menzies savait déjà et dont il se sert. C'est lui qui a incorporé Cairncross dans l'équipe afin de faire fuiter des informations aux Soviétiques, dans le but d'aider les Anglais. Ayant désormais peur pour la sécurité de Joan Clarke, Alan Turing lui demande de partir de Bletchley Park en lui avouant son homosexualité et en lui racontant qu'il ne l'a jamais aimé. Malgré sa colère pour le manque d'affection qu'il semble lui porter, elle refuse, préférant rester jusqu'à la fin de la guerre pour voir tout le travail qu'elle a accompli prendre un sens.

Après la guerre, Menzies ordonne à l'équipe cryptographique de détruire tout leur travail et de faire comme si rien ne s'était passé et comme s'ils ne se connaissaient pas : ils ont décrypté un code réputé incassable, l'information doit être gardée secrète. Une nouvelle guerre a commencé.

L'inspecteur Nock pense que Turing est un espion soviétique, tout comme d'autres professeurs de Cambridge, comme Burgess et Maclean. Il n'obtient son dossier militaire, classé confidentiel, que pour constater qu'il est vide. Finalement, la raison du cambriolage est découverte : Turing fait appel à des gigolos pour des relations homosexuelles et l'un d'eux en a profité pour organiser le vol. Turing est donc coupable d'outrage aux bonnes mœurs et il est longuement questionné par Nock : pendant son interrogatoire, Turing parle alors de sa vie antérieure à Bletchley Park.

Turing est ensuite condamné et accepte une castration chimique pour éviter deux ans de prison et pouvoir continuer à travailler sur l'ancêtre de l'ordinateur, son nouveau projet. Joan Clarke lui rend visite et note sa fatigue physique et mentale. Elle lui rappelle que son travail a sauvé des vies et elle cite ce que Turing avait entendu de Christopher étant plus jeune (et qu'il lui avait dit lui-même) : « Parfois, ce sont les personnes qu'on imagine capables de rien qui font des choses que personne n'aurait imaginé ».

Un texte en fin de film rappelle que Turing s'est suicidé le 7 juin 1954, à 41 ans. Il rappelle également que des dizaines de milliers d'homosexuels ont été condamnés pour outrage pendant les XIXe et XXe siècles. Seul Turing a été gracié, à titre posthume, en décembre 2013, par la reine Élisabeth II et après un discours du Premier ministre David Cameron. Les historiens estiment que Turing a sauvé 14 millions de vies tout en écourtant la guerre d'au moins 2 ans. Les travaux de Turing ont permis le développement de machines de Turing, les premiers ordinateurs.
Fiche technique

Titre original : The Imitation Game
Titre français : Imitation Game
Titre québécois : Le Jeu de l'imitation
Réalisation : Morten Tyldum
Scénario : Graham Moore, d'après Alan Turing ou l'énigme de l'intelligence (Alan Turing: The Enigma) d'Andrew Hodges
Direction artistique : Maria Djurkovic
Décors : Nick Dent
Costumes : Sammy Sheldon
Photographie : Óscar Faura (en)
Montage : William Goldenberg
Musique : Alexandre Desplat
Production : Nora Grossman, Ido Ostrowsky et Teddy Schwarzman
Sociétés de production : Ampersand Pictures et Black Bear Pictures
Sociétés de distribution : Studiocanal (Royaume-Uni et France) ; The Weinstein Company (États-Unis)
Budget : 14 millions $2
Pays d’origine : Royaume-Uni et États-Unis
Langue originale : anglais
Format : couleur - Ratio : 2,39:1[réf. souhaitée]
Genre : biographique
Durée : 114 minutes
Dates de sortie :
Drapeau des États-Unis États-Unis : 29 août 2014 (Festival du film de Telluride 2014) ; 21 novembre 2014 (nationale)
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni : 14 novembre 2014
Drapeau : Québec Québec : 19 décembre 2014 (Montréal) ; 25 décembre 2014 (sortie limitée) ; 9 janvier 2015 (étendue)
Drapeau de la France France : 28 janvier 2015

Distribution

Benedict Cumberbatch (VF : Stéphane Roux) : Alan Turing
Keira Knightley (VF : Marie-Eugénie Maréchal) : Joan Clarke
Matthew Goode (VF : Jean-Christophe Dollé) : Hugh Alexander
Rory Kinnear (VF : Xavier Fagnon) : l'inspecteur Robert Nock
Mark Strong (VF : Eric Herson-Macarel) : Stewart Menzies
Charles Dance (VF : Philippe Catoire) (VQ : Sylvain Hétu) : Commandant Denniston
Steven Waddington (VF : Loïc Houdré) : le Superintendant Smith
Allen Leech (VF : Yannick Blivet) : John Cairncross
Matthew Beard (VF : Hugo Brunswick) : Peter Hilton
Tom Goodman-Hill (VF : Luc-Antoine Diquéro) : le Sergent Staehl
Tuppence Middleton : Helen
Alex Lawther : Alan Turing jeune

Production
Bletchley Park, où certains scènes ont été tournées3

Le scénario fut classé premier de la Black List, en 2011 : il s'agit d'un sondage annuel effectué auprès de plusieurs cadres hollywoodiens recensant les scénarios non-produits les plus appréciés. Avec 133 mentions sur plus de 300 votants, le scénario atteignit un consensus jamais atteint dans la Black List4.

Warner Bros achète en 2011 le script du film pour plusieurs millions d'euros, au moment où Leonardo DiCaprio est intéressé pour jouer le rôle d'Alan Turing5. Finalement, L. DiCaprio se retire et Warner Bros renonce aux droits6. Black Bear Pictures (en) achète par la suite les droits de production7.

Le tournage du film commence le 15 septembre 2013 en Angleterre. Il se déroule dans l'ancienne école de Turing et à Bletchley Park, où Turing et ses collègues ont travaillé pendant la guerre3. De même, la bombe présentée dans le film est inspirée de la réplique présente au musée de Bletchley Park. Cependant elle a été modifiée afin de la rendre plus intéressante au cinéma : elle est plus large et a plus de mécanismes visibles dans le film que dans la réalité8. Le tournage est terminé le 11 novembre 2013.
Musique

La musique du film a été composée par Alexandre Desplat, déjà connu pour ses réalisations dans Le Discours d'un roi, Harry Potter et les reliques de la mort, Coco avant Chanel, Largo Winch ou encore De rouille et d'os. Bien qu'il ait auparavant décliné l'offre, pour manque de temps, la production annonce son engagement pour le film en juin 20149. Desplat a alors dû réaliser l'intégralité de la bande originale en moins de trois semaines, alors que le film était déjà en cours de finalisation10,11.

L'album sort le 24 novembre 2014, édité par Sony Classical.
The Imitation Game: Original Motion Picture Soundtrack
Bande originale de Alexandre Desplat Sortie 24 novembre 2014
Durée 51:08
Genre Musique de film
Label Sony Classical

modifier Consultez la documentation du modèle
Alexandre Desplat, compositeur des musiques du film
No Titre Durée
1. The Imitation Game 2:37
2. Enigma 2:50
3. Alan 2:57
4. U-boats 2:12
5. Carrots and Peas 2:19
6. Mission 1:36
7. Crosswords 2:52
8. Night Research 1:39
9. Joan 1:45
10. Alone with Numbers 2:58
11. The Machine Christopher 1:57
12. Running 3:01
13. The Headmaster 2:27
14. Decrypting 2:01
15. A Different Equation 2:54
16. Becoming a Spy 4:08
17. The Apple 2:20
18. Farewell to Christopher 2:41
19. End of War 2:07
20. Because of You 1:36
21. Alan Turing's Legacy 1:56
0:51:08
Sortie

Imitation Game
Score cumulé Site Note
Metacritic 73 / 100 12
Rotten Tomatoes 89 % 14
Allociné 3.4 étoiles sur 5 13
Compilation des critiques Périodique Note
Femme Actuelle 5 étoiles sur 513
Métro 5 étoiles sur 513
Télé 7 jours 5 étoiles sur 513
20 minutes 4 étoiles sur 513
Gala 4 étoiles sur 513
La Croix 4 étoiles sur 513
Le Journal du dimanche 4 étoiles sur 513
Le Parisien 4 étoiles sur 513
Ouest-France 4 étoiles sur 513
Voici 4 étoiles sur 513

Note : Chaque magazine ou journal ayant sa propre notation, toutes les notes attribuées sont remises au barème d'Allociné, de 1 à 5 étoiles13.
Critiques

Le film a été globalement bien reçu par la critique. Mais, pris au pied de la lettre, il a été très critiqué par les historiens et scientifiques pour ses erreurs historiques et la présentation caricaturale qu'il fait d'Alan Turing – alors que d'autres films ont déjà été consacrés à ce savant visionnaire : Codebreaker, Le Modèle Turing ou Comment les maths ont vaincu Hitler15,16.

Les critiques envers le film portent essentiellement sur sa façon de déformer le caractère et les actions d’Alan Turing. Par exemple, Turing s’étant engagé par serment, comme tous les agents du GCCS, à ne jamais rien révéler de ses activités à Bletchley Park, il n'est pas cohérent qu’il aborde ce sujet pendant son interrogatoire avec un simple inspecteur de police qui enquêtait sur son homosexualité. Le film n'aborde pas non plus la tragédie ressentie par Turing en ayant dû dresser une muraille étanche entre sa vie privée et son activité secrète pendant la guerre, dont aucun policier ou magistrat ne pouvait avoir la moindre connaissance17.

Le film ignore également certains aspects de Bletchley Park (GCCS), organisation tout particulièrement créée pour répondre à une situation de crise exceptionnelle. Les dirigeants, comme Denniston, loin d’être le personnage obtus que le film décrit (ce qui a valu une plainte en justice contre les producteurs du film18) ont vite compris la valeur d’hommes comme Turing et les ont aidés à obtenir les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs du GCCS. Contrairement au scénario du film, Turing n’a jamais été agressé à Bletchley Park, où il était considéré dès 1940 comme un maître en matière de cryptanalyse, et encore moins soupçonné de trahison19.

Les scènes qui montrent Turing construire « sa » machine en solitaire (et la baptiser Christopher) sont à rapprocher du mythe du savant fou et isolé. Accessoirement, la méthode consistant à « attaquer » un code ennemi en cherchant d’abord des mots répétitifs (« météo », Berlin, « Heil Hitler », etc.) fait partie du B.A-BA de la cryptanalyse, par conséquent il est peu plausible que les professionnels de Bletchley Park l'aient découverte dans un bar deux ans après le début de la guerre19.

Même reproche de simplification dans la scène où l'équipe de la Hut (baraquement) 8 décide de ne pas exploiter le décryptage du premier message, bien qu’il annonce une attaque allemande sur le navire où sert le frère d'un des cryptanalystes. En fait les décisions sur l'opportunité d'utiliser les résultats d'Ultra étaient prises à des niveaux hiérarchiques beaucoup plus élevés19.

De même, la scène où Cairncross menace Turing de dévoiler son homosexualité est contraire à l'Histoire, car Turing ne cachait pas ses goûts et, dans l’esprit tolérant des élites libérales anglaises de l’époque (1942 n'était pas 1952), personne ne lui en aurait fait grief. De plus Cairncross ne travaillait pas à proximité de Turing (les deux hommes ne se sont sans doute jamais rencontrés, tant le cloisonnement était important entre les services). Et il ne sera découvert que bien plus tard comme espion au service de l’URSS20. Un article paru dans The Guardian[réf. nécessaire] considère cette scène comme une nouvelle insulte à la mémoire de Turing, après sa condamnation de 1952 pour gross indecency. Elle revient en effet à accuser Turing de trahison et de lâcheté (Turing aurait renoncé à livrer un espion pour protéger son petit confort personnel) et à faire de son homosexualité une « faille de sécurité » – très exactement ce qui motivait les partisans d’une répression accrue des « perversions sexuelles » dix ans plus tard, lors de la condamnation de Turing21.

↑ (en) « Could a computer think » [archive], sur turing.org.uk (consulté le 4 février 2015)
↑ (en) « How The Weinstein Co. Turned 'Imitation Game' Director Into an Oscar Contender » [archive], 8 janvier 2015
↑ a et b (en) « 'Imitation Game' site Bletchley Park recreates WWII Britain » [archive], 20 janvier 2015 (consulté le 4 février 2015)
↑ (en) « Black List 2011 » [archive] [PDF], sur The Black List
↑ (en) « Warner Bros Buys Spec Script About Math Genius Alan Turing For Leonardo DiCaprio » [archive], sur deadline.com, octobre 2011 (consulté le 10 février 2015)
↑ (en) « Benedict Cumberbatch In Talks To Play Alan Turing In The Imitation Game » [archive], sur deadline.com, 1er février 2013 (consulté le 10 février 2015)
↑ (en) « ‘The Imitation Game’ Will Stuff Theaters This Holiday Weekend – Specialty Box Office Preview » [archive], sur deadline.com, 25 novembre 2014 (consulté le 10 février 2015)
↑ (en) « How Designers Recreated Alan Turing's Code-Breaking Computer for The Imitation Game » [archive], sur slate.com, 21 novembre 2014
↑ (en) « Alexandre Desplat Takes Over Scoring Duties on ‘The Imitation Game’ » [archive], sur filmmusicreporter.com, 17 juin 2014 (consulté le 11 février 2015)
↑ (en) « Alexandre Desplat, The Imitation Game » [archive], sur screendaily.com, 18 janvier 2015 (consulté le 17 février 2015)
↑ (en) « Composer Alexandre Desplat Talks THE IMITATION GAME, Coming to the Project Late, Finding Continuity in His Scores, His Love of Conducting, and More » [archive], sur collider.com, 20 novembre 2015 (consulté le 17 février 2015)
↑ (en) « The Imitation Game » [archive], sur metacritic.com (consulté le 11 février 2015)
↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Critiques press » [archive], sur allocine.fr (consulté le 11 février 2015)
↑ (en) « The Imitation Game » [archive], sur Rottentomatoes.com (consulté le 11 février 2015)
↑ Alex von Tunzelmann, « The Imitation Game: inventing a new slander to insult Alan Turing » [archive], sur The Guardian, 20 novembre 2014 (consulté le 9 novembre 2015).
↑ « Absolutely Scathing Review of "The Imitation Game" » [archive], sur Dailykos, 18 janvier 2015 (consulté le 9 novembre 2015).
↑ Christian Caryl, 'A Poor Imitation of Alan Turing', New York Review of Books. http://www.nybooks.com/blogs/nyrblog/2014/dec/19/poor-imitation-alan-turing/ [archive]
https://www.theguardian.com/film/2014/nov/20/the-imitation-game-invents-new-slander-to-insult-alan-turing-reel-history [archive]
↑ a, b et c Andrew Hodges, Alan Turing. The Enigma, Vintage books.
↑ (en) John Cairncross, The Enigma Spy - an Autobiography: The Story of the Man Who Changed the Course of World War Two, Londres, Century, 1997.
http://www.pinknews.co.uk/2013/06/24/alan-turings-biographer-criticises-upcoming-biopic-for-downplaying-gay-identity/ [archive]

Alan Turing
Description de cette image, également commentée ci-après
Alan Turing vers 19381.
Données clés Naissance 23 juin 1912
Maida Vale, Londres (Royaume-Uni)
Décès 7 juin 1954 (à 41 ans)
Wilmslow, Cheshire (Royaume-Uni)
Nationalité Drapeau de Grande-Bretagne Britannique
Domaines Informatique, Mathématique, Logique, Cryptanalyse
Institutions Université de Manchester
National Physical Laboratory
Université de Cambridge
Diplôme Université de Manchester
Université de Princeton
Renommé pour Problème de l'arrêt
Machine de Turing
Cryptanalyse d'Enigma
ACE
Prix Turing
Test de Turing
Distinctions Officier de l'Ordre de l'Empire britannique
Membre de la Royal Society

La reine Élisabeth II le gracie à titre posthume en 2013. Il n'a été reconnu comme héros de guerre que 55 ans après sa mort. il peut en être de même pour ceux qui ont collaboré !

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MessageSujet: Re: le Liechtenstein, Rues de la République et Boris Souvarine.   Lun 4 Déc à 9:38

Alan Mathison Turing, né le 23 juin 1912 à Londres et mort le 7 juin 1954 à Wilmslow, est un mathématicien et cryptologue britannique, auteur de travaux qui fondent scientifiquement l'informatique.

Pour résoudre le problème fondamental de la décidabilité en arithmétique, il présente en 1936 une expérience de pensée que l'on nommera ensuite machine de Turing et des concepts de programmation et de programme, qui prendront tout leur sens avec la diffusion des ordinateurs, dans la seconde moitié du XXe siècle. Son modèle a contribué à établir définitivement la thèse de Church, qui donne une définition mathématique au concept intuitif de fonction calculable. Après la guerre, il travaille sur un des tout premiers ordinateurs, puis contribue au débat sur la possibilité de l'intelligence artificielle, en proposant le test de Turinga. Vers la fin de sa courte vie, il s'intéresse à des modèles de morphogenèse du vivant conduisant aux « structures de Turing ».

Durant la Seconde Guerre mondiale, il joue un rôle majeur dans la cryptanalyse de la machine Enigma, utilisée par les armées allemandes. Ses méthodes permirent de casser ce code et, selon plusieurs historiens, de raccourcir la capacité de résistance du régime nazi de deux ans et épargner la vie de quatorze millions de personnes.

En 1952, un fait divers lié à son homosexualité lui vaut des poursuites judiciaires. Pour éviter la prison, il choisit la castration chimique par prise d'œstrogènes. Turing est retrouvé mort dans la chambre de sa maison à Manchester, par empoisonnement au cyanure, le 7 juin 1954. La reine Élisabeth II le gracie à titre posthume en 2013. Il n'a été reconnu comme héros de guerre que 55 ans après sa mort.

Biographie
Enfance et jeunesse
Alan Turing à l'âge de 16 ans.

Alan Turing est né à Maida Vale du fonctionnaire d'administration coloniale Julius Mathison Turing et de sa femme Ethel Sarah Turing (née Stoney). À partir de l'âge d'un an, le jeune Alan est élevé par des amis de la famille Turing.

Sa mère rejoint alors son père qui était en fonction dans l’Indian Civil Service. Ils reviennent au Royaume-Uni à la retraite de Julius en 1926. Très tôt, le jeune Turing montre les signes de son génie. On relate qu'il apprit seul à lire en trois semaines2. De même, il montra une affinité précoce pour les chiffres et les énigmes.

Ses parents l'inscrivent à l'école St. Michael's à l'âge de six ans. La directrice reconnaît rapidement son talent, comme beaucoup de ses professeurs au cours de ses études au Marlborough College, sans que cela n'ait guère d'influence sur sa carrière scolaire. À Marlborough, l'enfant solitaire et introverti est confronté pour la première fois à des camarades plus âgés que lui et devient l'une de leurs têtes de turc. À 13 ans, il rejoint la Sherborne School. Son premier jour de classe ne passe pas inaperçu, la presse locale en rendant même compte. Le jour de la rentrée est celui de la grève générale de 1926, mais le jeune Turing, décidé envers et contre tout à faire sa rentrée, parcourt pour ce faire seul à bicyclette les 90 km qui séparent son domicile de son école, s'arrêtant même pour la nuit dans un hôtel3.

Le penchant de Turing pour les sciences ne lui apporte le respect ni de ses professeurs, ni des membres de l'administration de Sherborne, dont la définition de la formation mettait plus en valeur les disciplines classiques (littérature, arts, culture physique) que les sciences. Malgré cela, Turing continue de faire des prouesses dans les matières qu'il aime, résolvant des problèmes très ardus pour son âge. En 1928, il découvre les travaux d'Albert Einstein et comprend, alors qu'il a à peine 16 ans, qu'ils remettent en cause les axiomes d'Euclide et les lois de la mécanique céleste de Galilée et Newton, à partir d'un texte de vulgarisation où ces conséquences ne sont pas indiquées explicitement4.

À la Sherborne School, Turing se lie en 1927 d'une grande amitié avec son camarade Christopher Morcom, passionné de sciences et de mathématiques comme lui. Quand Morcom meurt en février 1930 des complications de la tuberculose bovine contractée après avoir bu du lait de vache infecté, Turing, bien que matérialiste et athée, n'admet pas la disparition complète d'un esprit aussi brillant. Persuadé que l'esprit de Morcom continue à exister, il décide d'incarner le destin scientifique qu'aurait dû avoir Morcom5.
Études supérieures et travaux sur la calculabilité
La salle informatique du King's College, à Cambridge, porte désormais le nom de Turing.

À cause de son manque d'enthousiasme à travailler autant dans les matières classiques que dans les matières scientifiques, Turing échoue plusieurs fois à ses examens. Il n'est admis qu'au King's College de l'université de Cambridge, alors qu'il avait demandé Trinity College en premier choix. Il étudie de 1931 à 1934 sous la direction de Godfrey Harold Hardy, mathématicien alors titulaire de la chaire sadleirienne puis responsable du centre de recherches et d'études en mathématiques. Il suit également les cours d'Arthur Eddington et, la dernière année, de Max Newman qui l'initie à la logique mathématique. En 1935, Turing est élu fellow du King's College, l'équivalent d'une bourse de thèse, grâce à sa démonstration du théorème central limite6.

En 1928, l'Allemand David Hilbert énonce le problème de la décision — connu sous le nom allemand d'« Entscheidungsproblem ») —. Pour cela il se place dans les théories axiomatiques et demande s'il est possible de trouver une méthode « effectivement calculable » pour décider si une proposition est démontrable. Pour résoudre ce problème, il faut caractériser ce qu'est un procédé effectivement calculable7. C'est ce que fait Turing dans son remarquable article de 1936, « On Computable Numbers, with an Application to the Entscheidungsproblem »8,9, en imaginant, non une machine matérielle, mais un « être calculant », qui peut être indifféremment un appareil logique très simple ou un humain bien discipliné appliquant des règles — comme le faisaient les employés des bureaux de calcul ou les artilleurs à l'époque. Dans le cours de son raisonnement, il démontre que le problème de l'arrêt d’une machine de Turing ne peut être résolu par algorithme : il n’est pas possible de décider avec un algorithme (c’est-à-dire avec une machine de Turing) si une machine de Turing donnée s’arrêtera. Bien que sa preuve ait été publiée après celle d'Alonzo Church, le travail de Turing est plus accessible et intuitif10. Il est aussi complètement nouveau dans sa présentation du concept de « machine universelle » (de Turing), avec l'idée qu'une telle machine puisse accomplir les tâches de n'importe quelle autre machine. L'article présente également la notion de nombre réel calculable. Il déduit de l'indécidabilité du problème de l'arrêt que l'on peut définir des nombres réels qui ne sont pas calculables. Il introduit les concepts de programme et de programmationb ,c.

Turing passe la plus grande partie de 1937 et de 1938 à travailler sur divers sujets à l'université de Princeton, sous la direction du logicien Alonzo Church qui a déjà encadré le travail de Stephen Kleene sur la récursivité. Il obtient en mai 1938 son Ph.D.13 de l'université de Princeton ; son manuscrit présente la notion d'hypercalcul, où les machines de Turing sont complétées par ce qu'il appelle des oraclesd, autorisant ainsi l'étude de problèmes qui ne peuvent pas être résolus de manière algorithmique. L'appellation de « machine de Turing » vient de Church, son directeur de thèse, qui l'emploie pour la première fois dans un compte-rendu du travail de son élève dans le Journal of Symbolic Logic.

Turing obtient des résultats importants sur le lambda-calcul, notamment en montrant son équivalence avec son propre modèle de calculabilité14, en inventant le combinateur de point-fixe qui porte son nom15 et en proposant la première démonstration de la normalisation du lambda calcul typé16.

De retour à Cambridge en 1939, il assiste à des cours publics de Ludwig Wittgenstein sur les fondements des mathématiques. Tous deux discutent avec véhémence et constatent leur désaccord, Turing défendant le formalisme alors que Wittgenstein pense que les mathématiques sont surestimées et qu'elles ne permettent pas de découvrir une quelconque vérité absolue.
Cryptanalyse
Réplique de la Bombe.

Fin 1938, après les accords de Munich, la Grande-Bretagne réalise le danger du nazisme, et développe ses armements. Turing fait partie des jeunes cerveaux appelés à suivre des cours de chiffre et de cryptanalyse à la Government Code and Cypher School (GC&CS). Juste avant la déclaration de guerre, il rejoint le centre secret de la GC&CS à Bletchley Park. Il y est affecté aux équipes chargées du déchiffrage de la machine Enigma utilisée par les forces armées allemandes. Ce travail profite initialement des percées effectuées par les services secrets polonais du Biuro Szyfrów17 et du renseignement français au PC Bruno, que Turing visite entre décembre 1939 et les premiers mois de 1940 et d'où il rapporte des copies des feuilles de Zygalski. Mais, en mai 1940, les Allemands perfectionnent leur système cryptographique. Turing participe aux recherches qui permettent de pénétrer les réseaux de l'armée de terre et de l'aviation. Il conçoit des méthodes mathématiques et des versions améliorées de la « Bombe » polonaise, machine électromécanique permettant d'essayer rapidement des ensembles de clés potentielles sur des blocs de communication d'Enigma. Une fois l'affaire lancée, Turing prend la tête de l'équipe chargée de trouver les clés bien plus hermétiques des réseaux de l'Enigma navale. Ces percées décisives redonnent à la Grande-Bretagne un avantage temporaire dans les batailles d'Angleterre, de Libye et de l'Atlantique.

Jusqu'au milieu des années 1970, seuls quelques anciens cryptanalystes français18 et polonais19 avaient publié quelques informations sur la lutte contre Enigma dans leurs pays respectifs ; les capacités de décryptage de Bletchley Park et l'opération Ultra restaient un secret militaire absolu en Grande-Bretagne. Puis les autorités britanniques déclassifièrent progressivement les techniques de décryptage d'Enigma jusqu'à 2000.
Codage de la voix

Turing part en 1943 pour les États-Unis, en mission de liaison avec les cryptanalystes américains. Il y découvre les progrès des technologies électroniques et conçoit une machine à coder la voix, ayant pour nom de code « Delilah »20. Il contribue à de nombreuses autres recherches mathématiques, comme celles que menait William Tutte qui aboutiront à casser le code généré par le téléscripteur de Fish construit par Lorenz et Siemens en partenariat. Cette nouvelle machine allemande, réservée au chiffrement des communications d'états-majors, est très différente du système Enigma et résiste longtemps aux attaques des cryptanalystes alliés. Ceux-ci parviennent finalement à percer les codes Fish, grâce à de nouvelles méthodes mathématiques et à de nouvelles machines, Heath Robinson puis Colossus. Cette machine, le premier grand calculateur électronique de l'histoire, fut conçue par Max Newman et construite au laboratoire de recherche des Postes de Dollis Hill par une équipe dirigée par Thomas Flowers en 1943. Contrairement à une légende, Turing n'a nullement participé à la conception de Colossus. Mais il l'a vu fonctionner, ce qui a certainement contribué à orienter Turing vers la conception d'un ordinateur après la guerre.
Cryptanalyse d'Enigma
Articles détaillés : Cryptanalyse d'Enigma et Bletchley Park.

À partir de septembre 1938, Turing travaille à temps partiel pour la Government Code and Cypher School (GC&CS). Avec le concours d'un expert en cassage de codes, Dilly Knox, il se concentre sur la cryptanalyse d'Enigma. Peu après une rencontre à Varsovie (juillet 1939) où le bureau polonais du chiffre explique aux Français et aux Britanniques le câblage détaillé des rotors d'Enigma et la méthode polonaise de décryptage des messages associés, Turing et Knox se mettent au travail sur une approche moins spécifique du problème. En effet, la méthode polonaise était fondée sur le décryptage de la clef répétée au début du message, mais cette répétition était susceptible d'être supprimée, car trop vulnérable, ce qui arriva en mai 1940. Tenus à l'écart de Bletchley Park, les cryptanalystes polonais réfugiés en Grande-Bretagne seront affectés au décryptage de codes mineurs, tandis que les services secrets français continueront à transmettre clandestinement des informations aux Alliés.

Plus générale, l'approche de Turing transforme la cryptanalyse, de technique élaborée qu'elle était depuis longtemps, en une branche des mathématiques. Il ne s'agit plus de deviner un réglage choisi parmi 159 milliards de milliards de réglages disponibles, mais de mettre en œuvre une logique fondée sur la connaissance du fonctionnement interne de la machine Enigma et d'exploiter les imprudences des chiffreurs allemands, afin de déduire le réglage de toutes les machines Enigma d'un réseau particulier pour la journée : disposition initiale des rotors (parmi 80 dispositions initiales disponibles), réglage initial des rotors (parmi 336 réglages initiaux disponibles), permutations des fiches du tableau de connexions (parmi 17 500 enfichages disponibles), etc. C'est alors que Turing rédige la première spécification fonctionnelle d'une nouvelle « bombe », machine électromécanique capable d'abattre quotidiennement le travail de dix mille personnes.

La spécification de cette « bombe » est le premier des cinq progrès majeurs dus à Turing pendant la durée de la guerre. Les autres sont : la procédure d'identification par déduction de la clef quotidienne des différents réseaux de la Kriegsmarine ; le développement d'une procédure statistique d'amélioration de l'efficacité des bombes (Banburismus (en)) ; le développement d'une procédure (« Turingerie ») de déduction des réglages des roues de la machine Lorenz SZ 40/42 ; enfin, vers la fin de la guerre, le développement d'un brouilleur de radiophonie.

Turing et Knox mènent leurs travaux à Bletchley Park, principal site de décryptage du Royaume-Uni, le Government Code and Cypher School (GC&CS). Durant le printemps 1941, Alan se rapproche de Joan Clarke, une des rares femmes cryptologue à Bletchley Park. Malgré un amour platonique qui ne dépasse jamais l'amitié, il se fiance avec elle car par devoir social, les parents de Clarke lui demandent de se marier. Turing rompt les fiançailles durant l'été après lui avoir révélé son homosexualité. Malgré cela, leurs relations restent excellentes21.

En utilisant certaines techniques statistiques en vue d'optimiser l'essai des différentes possibilités du processus de décryptage, Turing apporte une contribution innovatrice. Deux documents qu'il rédige alors (un Rapport sur les applications de la probabilité à la cryptographie et un Document sur la statistique des répétitions) ne seront déclassés et remis aux National Archives du Royaume-Uni qu'en avril 2012.
La bombe de Turing, Welchman et Pendered

Quelques semaines à peine après son arrivée à Bletchley Park, Turing rédige les spécifications d'une machine électromécanique plus efficace que la bomba polonaise. La capacité de la bombe de Turing est doublée, grâce à un autre mathématicien de Cambridge, Gordon Welchman. Encore améliorée par un espoir de Cambridge, Richard Pendered, la bombe, une fois fabriquée par les ingénieurs de la British Tabulating Company, est l'outil fondamental le plus automatisé de l'attaque des messages chiffrés par Enigma.

Au moyen d'un fragment probable de texte en clair, la bombe recherche les réglages corrects possibles utilisés pour 24 heures par chaque réseau allemand (ordre des rotors, réglages des rotors et enfichage du tableau de connexions). Pour chaque réglage possible des rotors, la bombe effectue électriquement une chaîne de déductions logiques fondées sur les mots probables. À chaque occurrence d'une contradiction, la bombe écarte ce réglage et passe au suivant. La plupart des réglages essayés provoquent des contradictions, ils sont alors rejetés et ceux qui restent, peu nombreux, sont alors examinés de près.

Pendant presque toute la durée de la guerre, ce procédé permet de déchiffrer une grande partie des messages Enigma de la Luftwaffe dont les chiffreurs multiplient les négligences. Comme l'aviation coopère étroitement avec les deux autres armées (mer et terre), la GC&CS obtient par ce biais des renseignements sur l'ensemble des activités de la Wehrmacht. Cependant, l'interprétation des messages une fois déchiffrés pose souvent de tels problèmes à l'état-major qu'ils ne peuvent être qu'en partie exploités. Ce sera le cas du plan d'invasion de la Crète22.
La Hut 8 et l'Enigma navale

Affecté à la Hut 8 (bâtiment préfabriqué no Cool, Turing décide de traiter un problème autrement difficile, la cryptanalyse d'Enigma navale : « Parce que personne d'autre ne s'en occupait et que je pouvais l'avoir pour moi tout seul ». La même nuit, il conçoit le Banburismus (en), technique statistique appelée plus tard analyse séquentielle par Abraham Wald, dans l'espoir de percer l'Enigma navale : « Pourtant je n'étais pas sûr que cela marcherait en pratique ». Dans cette idée, il invente une mesure de poids de la preuve qu'il baptise le « Ban ». Les Banburismes peuvent écarter certaines séquences des rotors Enigma, c'est un gain de temps important. Cependant, les chiffreurs de la Kriegsmarine, en particulier les sous-mariniers, appliquent sans faille toutes les consignes de sécurité. Les messages de l'Enigma navale ne sont décryptés que pendant les périodes couvertes par les manuels ou grâce aux feuilles de bigrammes capturés par les Alliés.

En novembre 1942, Turing se rend aux États-Unis où, avec des cryptanalystes de l'US Navy, il travaille sur l'Enigma navale et à la conception de « bombes ». À Dayton (Ohio), il visite l'United States Naval Computing Machine Laboratory. Les « bombes » à l'américaine n'éveillent pas son enthousiasme. Pourtant, c'est l'extraordinaire puissance de la combinaison des centaines de « bombes » construites grâce aux moyens de l'industrie américaine qui, finalement, permet de percer à nouveau les secrets d'Enigma, spécialement ceux de la Kriegsmarine et des U-Boot. À partir de la fin 1943, les sous-marins allemands auront été pour l'essentiel soit détruits, soit chassés de l'Atlantique-Nord par la puissance des marines de guerre alliées, combinant les renseignements d'origine Ultra, les reconnaissances aéronavales, la détection par radar, par écho-sondeur Asdic, la localisation par radiogoniométrie, et bien entendu grâce au nombre des navires engagés et à l'endurance des marins.

En mars 1943, Turing revient à Bletchley Park. En son absence, son adjoint Hugh Alexander avait officiellement pris la fonction de directeur de la Hut 8, qu'il avait de fait toujours exercée, Turing n'ayant pas d'intérêt pour la direction. Turing devient consultant en cryptanalyse au profit de l'ensemble de la GC&CS. À propos du rôle de Turing, Alexander dit :

« Il n'est pas permis de douter que les travaux de Turing furent le facteur le plus important du succès de la Hut 8. Au départ, il fut le seul cryptographe à penser que le problème valait d'être abordé et non seulement lui revient le mérite de l'essentiel du travail théorique de la Hut 8, mais encore il partage avec Gordon Welchman et Harold Keen le mérite de l'invention de la bombe électromécanique. Il est toujours difficile de dire que tel ou tel est absolument indispensable, mais si quelqu'un fut indispensable à la Hut 8, ce fut Turing. Le travail de pionnier tend toujours à être oublié quand par la suite tout paraît plus facile, sous l'effet de l'expérience et de la routine. »

Travail sur les premiers ordinateurs

En 1945, pendant son séjour à Ebermannstadt, les deux bombes atomiques américaines sont lâchées sur le Japon et il n’en est pas surpris : il connaissait, depuis son voyage secret aux États-Unis de 1942-1943, l'existence du projet à Los Alamos dans des proportions non encore élucidées23.

De 1945 à 1947, il travaille au National Physical Laboratory, situé à Teddington au Royaume-Uni. Fin 1945, après avoir lu le rapport Von Neumann qui décrit la structure générale d'un ordinateur et discute des méthodes de programmation, Turing rédige ce qui est sans doute le premier projet détaillé d'un ordinateur : l'ACE (Automatic Computing Engine). Toutefois, il ne parvient pas à s'entendre avec les ingénieurs électroniciens du NPL chargés de construire cette machine, qui soulèvent des objections techniques et préfèrent commencer par un prototype plus modeste. Le projet rencontre d'ailleurs des obstacles administratifs et budgétaires. Turing, trop individualiste pour être un organisateur ou un grand négociateur, préfère partir en 1947 suivre des cours de biologie à Cambridge. À la rentrée 1948 il est appelé par Max Newman, son ancien professeur de logique à Cambridge et collègue à Bletchley Park, à l'université de Manchester où Max Newman, inspiré lui aussi par le rapport Von Neumann, dirige le développement de l'un des tout premiers véritables ordinateurs : Manchester Mark I, industrialisé ensuite par la firme Ferranti. Turing devient directeur adjoint du laboratoire de calcul de l'université de Manchester (titre sans grande signification), et travaille à la programmation de l'ordinateur.

Lors de la conférence marquant l'inauguration de l'ordinateur EDSAC, à Cambridge, il présente une méthode de preuve de correction de programmes fondée sur des assertions24 qui préfigure la méthode connue sous le nom de « méthode de Floyd-Hoare ».

Sportif accompli, en 1948, Turing termine quatrième au marathon de l'Association des athlètes amateurs (AAA Marathon, dont les meilleurs coureurs sont généralement qualifiés pour les Jeux olympiques) en 2 h 46 min 3 s, un très bon temps. Blessé à une jambe, Turing cessera de courir sérieusement à partir de 1950e.
Vers l'intelligence artificielle : le test de Turing

Turing continue parallèlement ses réflexions fondamentales réunissant la science et la philosophie. Dans l'article « Computing Machinery and Intelligence » (Mind, octobre 1950), Turing explore le problème de l'intelligence artificielle et propose une expérience maintenant connue sous le nom de test de Turing, où il tente de définir une épreuve permettant de qualifier une machine de « consciente » ; Turing fait le « pari que d'ici cinquante ans, il n'y aura plus moyen de distinguer les réponses données par un homme ou un ordinateur, et ce sur n'importe quel sujet25. »

En mai 1952, Turing écrit un programme de jeu d'échecs. Ne disposant pas d'un ordinateur assez puissant pour l'exécuter, il simule les calculs de la machine, mettant environ une demi-heure pour effectuer chaque coup. Une partie est enregistrée, où le programme perd contre un collègue de Turing.

Le programme de Joe Weizenbaum, ELIZA, écrit en 1966 et qui ne prend pas plus de trois pages de langage SNOBOL, sera le premier à donner l'illusion pendant quelques minutes de satisfaire au test de Turingf.
Morphogenèse

En 1952, Turing s'est intéressé à une autre branche des mathématiques : l'analyse, et, à partir de l'équation de réaction-diffusion, a élaboré un modèle biomathématique de la morphogenèse, tant chez l'animal que chez le végétal. Il fait paraître un article, « The Chemical Basis of Morphogenesis » (Philosophical Transactions of the Royal Society , août 1952), où il propose trois modèles de formes (Turing patterns). Dans les années 1990, des expériences de chimie viendront confirmer expérimentalement les modèles théoriques de Turing.
Condamnation
Plaque commémorative au pied de sa maison.

De Cambridge à Bletchley Park, Turing ne faisait aucun mystère de son orientation sexuelle ; ouvertement homosexuel, il ne cachait pas ses aventures. Il était d'ailleurs loin d'être le seul27,28. En 1952, sa maison de Manchester est cambriolée. Turing porte plainte. Arrêté, le cambrioleur dénonce le complice qui lui avait indiqué l'affaire, un ex-amant occasionnel de Turing. Celui-ci ne nie pas cette ancienne relation. Tous deux sont inculpés d'« indécence manifeste et de perversion sexuelle » d'après la Criminal Law Amendment Act (1885)29. Quelques années plus tôt, ce n'aurait été qu'un fait divers. Mais, au début des années 1950, une affaire retentissante d'espionnage scientifique au profit de l'Union soviétique où sont impliqués des intellectuels anglais homosexuels surnommés les Cinq de Cambridge a rendu les services de contre-espionnage britanniques et américains sensibles à un profil comme celui de Turing30.

Le procès est médiatisé. Hugh Alexander fait de son confrère un brillant portrait, mais il est empêché de citer ses titres de guerre par le Secret Act. Turing est mis en demeure de choisir : incarcération ou castration chimique réduisant sa libido31. Il choisit le traitement, d'une durée d'un an, avec des effets secondaires temporaires (le coureur à pied svelte qu'il était devient gros, impuissant, ses seins grossissent comme ceux d'une femme), et surtout des effets psychiques profondément démoralisants32. Alors qu'il a été consacré, en 1951, en devenant membre de la Royal Society, à partir de 1952 il est écarté des plus grands projets scientifiques. Toutefois, en avril 1953, la « cure » se termine, ses effets s'estompent et Turing recommence à faire des projets de recherche, de voyages en France et en Méditerranée33.
Mort

Le 8 juin 1954, Turing est retrouvé mort dans son lit, avec une pomme croquée sur sa table de nuit. L'autopsie conclut à un suicide par empoisonnement au cyanure, même si sa mère tenta d'écarter cette thèse. Le moyen d'ingestion du poison aurait été cette pomme qu'il aurait partiellement mangée (une légende tenace et démentie y voit l'origine du logo de la firme Apple34,35), et qui aurait été préalablement imbibée de cyanure ; il n'existe pas de certitude à cet égard, la pomme n'ayant pas été analysée36,37. Le biographe de Turing, Andrew Hodges, a émis l'hypothèse que Turing aurait choisi ce mode d'ingestion précisément afin de laisser à sa mère la possibilité de croire à un accident38, sachant que les pépins de pomme contiennent naturellement du cyanure mais en quantité trop faible cependant pour avoir un effet toxique. Nombreux sont ceux qui ont souligné le lien entre sa méthode de suicide présumée et le film Blanche-Neige et les Sept Nains, dont il avait particulièrement apprécié la scène où la sorcière empoisonne la pomme, au point de chantonner régulièrement les vers prononcés par celle-ci : « Plongeons la pomme dans le chaudron, pour qu'elle s'imprègne de poison37,39 ». Toutefois, Jack Copeland, spécialiste de Turing, estime que la mort de celui-ci est accidentelle. Il avance les arguments suivants : Turing ne montrait aucun signe de dépression et, peu avant sa mort, avait noté des projets par écrit ; il avait l'habitude de faire des expériences chimiques et détenait du cyanure à cette fin ; il lui arrivait d'être imprudent dans ces expériences, goûtant par exemple des produits pour les identifier. Il aurait pu également inhaler accidentellement une solution cyanurée qu'il utilisait pour dissoudre de l'or ; c'est de cette façon que, pour Copeland, il aurait ingéré ou inhalé une dose mortelle de cyanure40.
Œuvres

The Turing Digital Archive [archive] (en), dirigé Jack Copeland, contient toute son œuvre publiée ou non publiée mais accessible en ligne.
Collected Works of Alan Mathison Turing
(en) Mechanical intelligence, North-Holland, 1992 (ISBN 9780444880581, OCLC 21563576)
(en) Morphogenesis, North-Holland, 1992 (ISBN 9780444884862, OCLC 24429931)
(en) Pure mathematics, North-Holland, 1992 (ISBN 9780444880598, OCLC 21600975)
(en) Mathematical logic, Elsevier Science, 2001 (ISBN 9780444504234, OCLC 162578313)
Alan Turing, Jean-Yves Girard, La machine de Turing, Éditions du Seuil, 1995 [détail des éditions] traduction en français de deux articles de Turing, On Computable Numbers with an Application to the Entscheidungsproblem (1936) et Computing machinery and intelligence (1950), avec une introduction et des articles sur les mêmes sujets de Jean-Yves Girard.
(en) Alan Turing, « On Computable Numbers, with an Application to the Entscheidungsproblem », Proceedings of the London Mathematical Society,‎ 1937 (ISSN 0024-6115 et 1460-244X, DOI 10.1112/PLMS/S2-42.1.230, lire en ligne [archive])Voir et modifier les données sur Wikidata et « [idem] : A Correction », Proc. London Math. Soc., 2e série, vol. 43,‎ 1938, p. 544-546 (DOI 10.1112/plms/s2-43.6.544, lire en ligne [archive]).
(en) Alan Turing, « Computing machinery and intelligence », Mind, Oxford University Press, vol. 59, no 236,‎ octobre 1950 (lire en ligne [archive] [PDF]).
Alan Turing, Précis sur les nombres calculables. Copie dactylographiée du premier brouillon réalisée par Madame Turing pour les Comptes rendus de l'Académie des sciences « Lire en ligne » [archive].

Postérité
Statue d'Alan Turing à Manchester.

La première biographie qui lui est consacrée, Alan Turing : the enigma d'Andrew Hodges, n'apparaît qu'en 1983. Sa réhabilitation ne commence que dans les années 2000 qui le voient honoré de plaques commémoratives, statues, timbres à son effigie.
Réhabilitation

En 2009, une pétition, émise à l'initiative de l'informaticien John Graham-Cumming, est envoyée au Premier ministre Gordon Brown : « Nous soussignés demandons au Premier ministre de s'excuser pour les poursuites engagées contre Alan Turing qui ont abouti à sa mort prématurée41 ». En septembre 2009, celui-ci a présenté des regrets au nom du gouvernement britannique42. Cependant, le ministre de la justice Tom McNally (en) exprime en février 2012 son refus de revenir sur la condamnation. Celle-ci, bien que paraissant aujourd'hui « cruelle et absurde », a été rendue en fonction des lois de son temps. « Une grâce posthume n'a pas été jugée appropriée car Alan Turing a été justement reconnu coupable de ce qui était, à l'époque, une infraction pénale43,44 ». En décembre 2012, un groupe de onze scientifiques britanniques, dont le physicien Stephen Hawking, appelle le gouvernement britannique à annuler sa condamnation, à titre posthume45,46.

Le 24 décembre 2013, la reine Élisabeth II le gracie en signant un acte royal de clémence, sur proposition du secrétaire d'État à la Justice Chris Grayling qui déclare que c'était une condamnation « que nous considérerions aujourd'hui comme injuste et discriminatoire46 ». C'est la quatrième fois depuis 1945 que la prérogative royale de pardon s'exerce47,48.
Hommages

Depuis 1966, le prix Turing (Turing Award en anglais) est annuellement décerné par l’Association for Computing Machinery à des personnes ayant apporté une contribution scientifique significative au domaine de la recherche informatique. Cette récompense est souvent considérée comme l'équivalent du prix Nobel d'informatique.

En février 2011, au terme d'une vente aux enchères, des documents rédigés par Turing durant la Seconde Guerre mondiale sont acquis par le musée de Bletchley Park avec l'aide du National Heritage Memorial Fund afin d'éviter leur départ à l'étranger49.

En 2012, diverses manifestations ont été organisées pour le centenaire de la naissance d'Alan Turing50.
Œuvres de fiction
Littérature

1995 : Robert Harris, Enigma, Pocket, 1997. Thriller inspiré de la biographie du mathématicien.
2009 : David Lagercrantz, Indécence manifeste, Actes Sud, 2016. Roman sur la vie de Turing.
2015 : Laurent Alexandre et David Angevin, L'Homme qui en savait trop. Roman de science-fiction sur la vie de Turing, Robert Laffont.
2016 : Emmanuel Carrère, Vie abrégée d'Alan Turing, Revue de littérature générale, 1995 in Il est avantageux d'avoir où aller, POL.
2016 : Jean-Marc Lévy-Leblond (sous la direction de), Lettres à Turing, Thierry Marchaisse51.

Théâtre

1986 : Hugh Whitemore, Breaking the Code (en), adaptation de la biographie de Andrew Hodges. La pièce est montée à Londres, puis à Broadway52.

Radio

Plusieurs émissions de la station France Inter ont été consacrées à Alan Turing :

Le 11 mars 2012 : Alan Turing, la probabilité des pommes par Patrick Liegibel et Stéphanie Duncan dans l'émission Au fil de l'histoire53.
Le 1er mai 2013 : Alan Turing : une vie, un héritage par Mathieu Vidard dans l'émission La Tête au carré54.
Le 25 janvier 2014 : Alan Turing par Patrick Pesnot dans l'émission Rendez-vous avec X55.

Plusieurs émissions de la station France Culture consacrées à Alan Turing :

Le 14 janvier 2012 : Alan Turing par Matthieu Garrigou-Lagrange dans l'émission Une vie, une œuvre56.
Le 25 avril 2012 : Centenaire d'Alan Turing par Caroline Broué dans l'émission La Grande Table57.
Le 9 février 2013 : Sésame ouvre-toi : des codes depuis toujours ? par Jean-Noël Jeanneney dans l'émission Concordance des temps58.
Le 23 juin 2016 : Cher Alan Turing par Aurélie Luneau dans l'émission La Marche des sciences59.

Télévision

1991 : The Strange Life and Death of Dr Turing, docudrama réalisé par Christopher Sykes pour l'émission Horizon de la BBC
1996 : Breaking the Code, téléfilm britannique réalisé par Herbert Wise, adaptation de la biographie d'Andrew Hodges
2011 : Britain's Greatest Codebreaker, docufiction réalisé par Clare Beavan et diffusé par Channel 460
2012 : Le Modèle Turing, documentaire réalisé par Catherine Bernstein61 et produit par CNRS Images62
2014 : La Drôle de guerre d'Alan Turing, documentaire réalisé par Denis van Waerebeke63

Cinéma

1982 : Enigma, film franco-britannique réalisé par Jeannot Szwarc
2000 : U-571, film américain réalisé par Jonathan Mostow
2001 : Enigma, film américano-germano-britannique réalisé par Michael Apted, adaptation du thriller de Robert Harris
2011 : The Turing Enigma, film britannique réalisé par Pete Wild
2014 : Imitation Game (The Imitation Game), film américano-britannique réalisé par Morten Tyldum, adaptation de la biographie d'Andrew Hodges, avec Benedict Cumberbatch dans le rôle de Turing
2016 : L'enigma di Turing, film italien réalisé par Orfeo Orlando

Bande dessinée

2015 : Le Cas Alan Turing, bande dessinée d'Éric Liberge et Arnaud Delalande, Les Arènes BD, 96 pages (ISBN 978-2-352-04448-2).

Un manuscrit de 1942 vendu aux enchères

Le lancement de plusieurs documentaires et films de fiction ayant attiré l'attention sur la personnalité de Turing, un cahier de 56 pages contenant un manuscrit de Turing datant de 1942 a été vendu chez Bonhams, à New York, le 13 avril 2015, pour plus d'un million de dollars. Il comprend des réflexions sur la notation de Leibniz. Turing avait légué ses papiers au mathématicien Robin Gandy, un ami proche, qui a utilisé le cahier pour un journal intime sur des pages non utilisées, et l'a pour cette raison retiré des papiers de Turing qu'il a confiés au King's College à Cambridge. Il est presque certain qu'il est, actuellement, le seul manuscrit autographe de quelque importance de Turing en circulation64,65.
Annexes

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Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Bibliographie Alan Turing, BNF [archive] (7 pages) - BUEvry [archive] (12 pages) [PDF]
(en) Stephen Cole Kleene, Introduction to Metamathematics, Amsterdam, North-Holland, 1952, x+550 p. (SUDOC 005505526, présentation en ligne [archive]) — Nombreuses réimpressions, en 1957, 1959, 1962, 1964, 1967, 1971, 1974, 1980, 1988, 1991, 1996, 2000, 2009 notamment par Wolters-Noordhoff (Groningen) (ISBN 0720421039), d'après la notice Sudoc. Nombreuses traductions.
(en), (fr) Stephen Cole Kleene, Mathematical Logic, Dover, 1967 — Réimpression Dover reprint, 2001, (ISBN 0-486-42533-9). Traduction française par Jean Largeault, Logique mathématique, Armand Colin, 1971 et Gabay 1987 (ISBN 2-87647-005-5).
Jean Lassègue, Turing, Paris, Les Belles lettres, 1998 (ISBN 9782251760148)
Voir Paul Jorion, « Turing, ou la tentation de comprendre », L’Homme [En ligne], no 153,‎ janvier-mars 2000 (lire en ligne [archive])
(en) F. H. Hinsley et Alan Stripp, Codebreakers : the inside story of Bletchley Park, Oxford England/New York, Oxford University Press, 2001 (ISBN 9780192801326, présentation en ligne [archive])
Jean Lassègue, « Les Génies de la science », Pour la Science, no 29 « Turing… et l’informatique fut »,‎ novembre 2006 - janvier 2007 (ISBN 978-2-84245-078-6, lire en ligne [archive])
Jean-Marc Lévy-Leblond (sous la direction), Lettres à Turing, Paris, Thierry Marchaisse, 242 p. (ISBN 978-2-36280-097-9, présentation en ligne [archive])
Andrew Hodges (trad. Nathalie Zimmerman), Alan Turing ou l'énigme de l'intelligence, Paris, Payot, coll. « Bibliothèque scientifique », 2004.
Édition complétée : Alan Turing, Michel Lafon, 2015 (ISBN 978-2-7499-2433-5)
(en) Hugh Sebag-Montefiore, Enigma : the battle for the code, Londres, Cassell Military, 2004 (ISBN 9780304366620)
John Keegan, Intelligence at War, Pimlico, 2004.
Laurent Lemire, Alan Turing : l'homme qui a croqué la pomme, Paris, Hachette Littératures, 2004, 191 p. (ISBN 9782012356184)
David Leavitt (trad. Julien Ramonet), Alan Turing, l'homme qui inventa l'informatique [« The Man Who Knew Too Much; Alan Turing and the invention of the computer »], Paris, Dunod, 2006 (réimpr. 2007), 273 p. (ISBN 978-0-7538-2200-5 et 978-2100503575)
(en) Michael Smith, The emperor's codes : the breaking of Japan's secret ciphers, Londres, Dialogue, 2010 (ISBN 9781906447120)
(en) Michael Smith, The secrets of Station X : how the Bletchley Park codebreakers helped win the war, Londres, Biteback Pub, 2011 (ISBN 9781849540957)
(en) Sinclair McKay, The secret life of Bletchley Park : the WWII codebreaking centre and the men and women who worked there, Londres, Aurum Press, 2011 (ISBN 9781845136338)
(en) Andrew Hodges et Douglas Hofstadter, Alan Turing : The Enigma, Princeton University Press, 2012, 586 p. (ISBN 9780691155647, lire en ligne [archive]).
Sinclair McKay (en), Les Casseurs de codes de la Seconde Guerre mondiale (The Secret Lives of Codebreakers: The Men and Women Who Cracked the Enigma Code at Bletchley Park), Ixelles, 2013.
Cédric Villani et Edmond Baudoin, Les rêveurs lunaires : quatre génies qui ont changé l'histoire (Biographie), Paris, Gallimard Grasset, 2015 (ISBN 978-2-070-66593-8, OCLC 905911777)

Articles connexes

Machine de Turing
Oracle (machine de Turing)
Machine de Turing non déterministe
Machine de Turing universelle
Test de Turing
CAPTCHA
ELIZA

Liens externes

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • Bibliothèque nationale d’Espagne • Bibliothèque royale des Pays-Bas • Bibliothèque nationale d’Israël • Bibliothèque universitaire de Pologne • Bibliothèque nationale de Catalogne • WorldCat
Espace-turing [archive] (patrimoine, mathématiques, informatique, calcul scientifique) - Laboratoire de mathématiques J.A. Dieudonné [archive] (CNRS - UNS)
Expérience Numérique Interactive en ligne des structures de Turing, CNRS [archive]
Alan Turing, Bibliothèque Nationale de France [archive]

Notes et références
Notes

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Alan Turing » (voir la liste des auteurs).

↑ Ces questions sont discutées dans l'article philosophie de la technique.
↑ « The fact that all standard programming languages express precisely the class of partial recursive functions is often summarized by the statement that all programming languages are Turing complete11 ».
↑ « A programming language is a language that is intended for the expression of computer programs and that is capable of expressing any computer program. This is not a vague notion. There is a precice theorical way of determining whether a computer language can be used to express any program, namely, by showing that is equivalent to a universal Turing machine12 ».
↑ La notion d'« oracle » est déjà présentée sans être exploitée dans son article original On computable numbers.
↑ « Je lui ai demandé un jour pourquoi il se punissait autant par l'entraînement. Il m'a dit : « Mon métier est si stressant que mon seul moyen de le chasser de mon esprit est de courir à fond. C'est le seul moyen pour moi de relâcher la pression ». » (« I have such a stressful job that the only way I can get it out of my mind is by running hard; its the only way I can get some release »), rapporte J.-F. Harding, secrétaire du Walton Athletic Club, cité par le magazine Runner’s World (septembre 1999).
↑ « Eliza fut tellement convaincant que certains chercheurs l’imaginaient déjà passer le test de Turing avec succès26 »…

Références

↑ (en) « The Alan Turing Internet Scrapbook » [archive], sur turing.org (consulté en juin 2017).
↑ François Clarac, Encyclopédie historique des neurosciences : Du neurone à l'émergence de la pensée, De Boeck, 2008, 1009 p. (ISBN 2-8041-5898-5 et 978-2-8041-5898-9, lire en ligne [archive]), p. 948 ; Hodges et Hofstadter 2012, p. 7.
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↑ (en) Caroline Davies, « PM's apology to codebreaker Alan Turing: we were inhumane » [archive], The Guardian, 11 septembre 2009
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↑ a et b « Grâce royale pour un mathématicien condamné pour homosexualité » [archive], AFP, 23 décembre 2013
↑ Constance Jamet, « 60 ans après, Elizabeth II accorde sa grâce au mathématicien Alan Turing » [archive], Le Figaro, 24 décembre 2013
↑ (en) Oliver Wright, « Alan Turing gets royal pardon for 'gross indecency' – 61 years after he poisoned himself » [archive], The Independent, 25 décembre 2013
↑ (en) Josh Halliday, « Turing papers to stay in UK after 11th-hour auction bid » [archive], The Guardian, 25 février 2011
↑ Valentine Pasquesoone et Damien Leloup, « La Grande-Bretagne fête les 100 ans de la naissance d'Alan Turing, génie de l'informatique » [archive], Le Monde, 23 juin 2012
↑ Ce livre donne un aperçu des traces qu'a laissées Turing en France, tant auprès de scientifiques que de non-scientifiques (voir bibliographie)
↑ (en) Charles McGrath, « The Riddle Who Unlocked the Enigma » [archive], The New York Times, 30 octobre 2014
↑ « Au fil de l'histoire » [archive], France Inter, 11 mars 2012
↑ « Alan Turing : une vie, un héritage » [archive], France Inter, 1er mai 2013 avec Jean Lassègue, philosophe, auteur de deux livres consacrés à Alan Turing (voir bibliographie) et Clarisse Herrenschmidt, linguiste, philologue et anthropologue (« Fiche Clarisse Herrenschmidt » [archive], Laboratoire d’Anthropologie sociale)
↑ « Alan Turing » [archive], France Inter, 25 janvier 2014
↑ « Alan Turing » [archive], France Culture, 14 janvier 2012
↑ « Centenaire d'Alan Turing » [archive], France Culture, 25 avril 2012
↑ « Sésame ouvre toi : des codes depuis toujours ? » [archive], France Culture, 9 février 2013
↑ « "Cher Alan Turing" » [archive], France Culture, 23 juin 2016
↑ (en) Chris Harvey, « Britain's Greatest Codebreaker: the tragic story of Alan Turing » [archive], The Daily Telegraph, 21 novembre 2011
↑ « Le CNRS rend hommage à Alan Turing dans un documentaire » [archive], Télérama, 29 juin 2012
↑ Documentaire en ligne [archive]
↑ « Comment les maths ont vaincu Hitler » [archive], Arte, 2015
↑ (en)Bonhans - 13/04/2015 - Alan Turing's hidden manuscript [archive] - Bonhams.com, consulté le 15 avril 2015
↑ Un manuscrit d'Alan Turing vendu aux enchères pour 1 million de dollars [archive] - Le Figaro, 14 avril 2015

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