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  Nouvelle de Vercors, Jean Bruller, Navalny et Medvedev.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Nouvelle de Vercors, Jean Bruller, Navalny et Medvedev.   Lun 27 Mar à 9:30

Russie: l'opposant Navalny et des centaines de manifestants arrêtés

   Par AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 27/03/2017 à 09:58 Publié le 26/03/2017 à 20:19

VIDÉOS - Des manifestations contre la corruption, rassemblant des milliers de personnes, ont eu lieu dimanche à l'appel de l'opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny. Ce dernier a été interpellé avec des centaines d'autres manifestants.

À l'issue de ce qui constitue d'ores et déjà l'une des plus fortes mobilisations contre Vladimir Poutine depuis son retour au Kremlin en 2012, l'opposant russe Alexeï Navalny et des centaines de ses partisans ont été interpellés aujourd'hui dans toute la Russie lors de manifestations anticorruption. À Moscou, où des milliers de personnes ont marché sur l'une des principales artères du centre-ville, malgré l'interdiction des autorités, «au moins 933 personnes ont été interpellées», selon l'organisation OVD-Info, tandis que la police a fait état d'environ 500 arrestations. Emmené par la police dès sa sortie du métro, Alexeï Navalny, qui compte défier Vladimir Poutine lors de l'élection présidentielle de début 2018, doit passer la nuit en détention avant d'être présenté à un juge lundi, a indiqué sa porte-parole Kira Iarmych sur Twitter.

L'opposant avait appelé à ces rassemblements après avoir publié un rapport accusant le Premier ministre Dmitri Medvedev de se trouver à la tête d'un empire immobilier financé par les oligarques. Cette enquête sous forme de film, vu 11 millions de fois sur YouTube, n'a suscité aucune réaction des autorités, comme les autres publiées par l'organisation de Alexeï Navalny, qui s'est imposé comme l'opposant numéro un au Kremlin en dénonçant la corruption des élites.
Gaz au poivre et matraques

Malgré des interdictions dans 72 des 99 villes où étaient prévues des actions, les Russes sont sortis dans la rue par milliers, y compris dans des villes de province où les expressions de mécontentement sont plus rares, comme à Krasnoïarsk, Omsk, ou Novossibirsk en Sibérie. Certains brandissaient des chaussures de sport -le film évoquant les baskets colorées de Dmitri Medvedev-ou des canards en plastique, en référence à la maison miniature dont disposerait selon Alexeï Navalny le chef du gouvernement pour ses canards dans l'une de ses résidences.

À Moscou, les manifestants ont arpenté dans tous les sens les trottoirs de la rue Tverskaïa, l'une des principales avenues de la capitale, compliquant tout comptage. La police a évoqué plus de 7.000 personnes, une mobilisation rarissime pour une manifestation non autorisée. «Tout le pays est fatigué de la corruption», a soupiré Natalia Demidova, manifestante de 50 ans. «Medvedev aurait dû être limogé vu ce qui a été révélé». «Ils volent et ils mentent mais les gens restent patients. Cette manifestation est une première impulsion pour que les gens commencent à agir», a expliqué Nikolaï Moïsseï, ouvrier de 26 ans. Sur la place Pouchkine, sur l'itinéraire, où plusieurs milliers de personnes étaient massées, de nombreuses interpellations ont eu lieu, la police faisant usage de gaz au poivre et parfois de ses matraques, a constaté l'AFP. À Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie (nord-ouest), environ 4.000 personnes se sont réunies malgré l'interdiction des autorités et une présence policière massive, a constaté une journaliste de l'AFP. «Nous sommes fatigués des mensonges, il faut faire quelque chose», a expliqué Sergueï Timoféïev, 23 ans.
«Nous sommes des millions»

Depuis son lieu de détention, Alexeï Navalny s'est dit «fier» de ses partisans et a jugé les interpellations «compréhensibles». «Les voleurs se défendent de cette manière. Mais on ne peut pas arrêter tous ceux qui sont contre la corruption. Nous sommes des millions», a écrit l'opposant qui sillonne ces dernières semaines la province pour faire campagne malgré nombre d'incidents. Pendant la manifestation, son organisation, le Fonds de lutte contre la corruption (FBK), a par ailleurs annoncé être visée par des perquisitions. «Tout le monde a été interpellé et emmené à la police», a rapporté la porte-parole de l'opposant, Kira Iarmych, sur Twitter.

Les télévisions nationales ont gardé le silence concernant la mobilisation à Moscou comme dans le reste du pays. Alexeï Navalny, juriste de formation, dénonce depuis des années la corruption des élites en Russie sur son blog. Il a obtenu en octobre 2013 le score inattendu de 27,2% à l'élection municipale à Moscou, mais sa candidature à la prochaine présidentielle risque de se voir entraver par sa récente condamnation à cinq ans de prison avec sursis pour détournement de fonds.

Plusieurs manifestants anti-corruption arrêtés à Vladivostok en Russie
http://video.lefigaro.fr/figaro/video/plusieurs-manifestants-anti-corruption-arretes-a-vladivostok-en-russie/5373039997001/

Dans ces termes où se situe la limite entre la confusion et le meurtre... Monsieur le Juge... Entre L'innocence et la maladresse, entre le criminel et la conviction ! Monsieur Le Juge !

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Le Silence de la mer est une nouvelle de Vercors (pseudonyme de Jean Bruller), publiée clandestinement aux Éditions de Minuit en février 1942.
Le Silence de la Mer est devenu un ouvrage « classique », abordant des thèmes centraux, comme la vie ou la guerre.
Le Silence de la mer et autres récits est aussi le titre d'un recueil de nouvelles de Vercors qui comporte six nouvelles.

La nouvelle
Trame de l'histoire

En 1941, au début de l'Occupation, un officier allemand, épris de culture française, réquisitionne la maison d'une famille comprenant un homme âgé et sa nièce. À travers des monologues prônant le rapprochement des peuples et la fraternité, il tente, sans succès, de rompre le mutisme de ses hôtes dont le patriotisme ne peut s'exprimer que par ce silence actif.
Autour du livre

Un livre est rarement l'objet d'un culte tel que l'a été le Silence de la mer, pour des raisons plus patriotiques et conjoncturelles que littéraires. Le contexte a donné lieu à de nombreuses allégations comme celle d'Ilya Ehrenbourg qui pensait qu'il s'agissait sûrement d'une « œuvre de provocation écrite certainement par un nazi pour servir l'action d'intoxication menée par la Gestapo ». Ou encore la plupart des résistants à Londres qui avaient lu le livre étaient sûrs qu'il avait été écrit par André Gide…

L'histoire est inspirée de faits réels, Vercors ayant accueilli chez lui un officier allemand avec une jambe raide qui jouait au tennis pour la rééduquer. Toutefois, aucun rapport ne s'était jamais établi entre eux mais Vercors avait remarqué que cet officier avait pour la France un certain attachement matérialisé par sa possession de nombreux livres français et d'un buste de Pascal. À partir de ces éléments, Vercors a écrit l'histoire que nous connaissons aujourd'hui, sa femme étant devenue sa nièce pour créer un lien passionnel plus dramatique.

Rédigé au cours de l'été 1941, le livre n'est achevé d'imprimer que le 22 février 1942. Nombre de lecteurs remarquèrent un décalage entre le récit et les réalités de la situation : pour ceux qui ne supportaient pas le joug allemand, le temps du silence était dépassé, l'heure de la lutte avait sonné. La dédicace à Saint-Pol-Roux souligne le sens du récit. Le poète, ami de Jean Moulin et de Max Jacob, était mort en décembre 1940 à l'hôpital de Brest, six mois après qu'un soldat allemand ivre eut forcé la porte de son manoir, tué sa servante et violé sa fille, Divine (le viol fut réfuté par la suite). L'hommage est explicite : les autorités qui ont pu couvrir un tel crime ne sauraient être suivies lorsqu'elles proposent de collaborer avec elles. Les écrivains qui acceptent de collaborer avec elles se font leurs complices.

Le manuscrit parvient à Londres et le général De Gaulle en ordonne une réédition sur le champ aux fins de large diffusion. C'est une de celles-ci qui passera dans les mains de Jean-Pierre Melville qui l'adaptera pour le cinéma.

Le roman est le premier ouvrage publié par les Éditions de Minuit.

L'auteur a cru reconnaître en Ernst Jünger une image fidèle du personnage de Werner von Ebrennac, l'officier allemand, après sa lecture de Jardins et routes, le journal de Jünger publié dans une traduction française en 19421.
Adaptations
Films

   Le Silence de la mer de Jean-Pierre Melville (1947)

Téléfilms

   Le Silence de la mer de Pierre Boutron (2004)

Drame lyrique

   Le Silence de la mer d'Henri Tomasi (1959) (Notice BNF [archive])

Théâtre

Metteur en scène et année des représentations :

   Sandrine Briard (1998-2001)
   Robert Valbon (2001-2002)
   Serge Dekramer (2010-20122)

Voir aussi

   Circonstances de la mort de Saint-Pol-Roux, à qui le livre est dédié

Liens externes

   Contexte de la création et publication de la nouvelle [archive]
   20 février 1942 : Publication clandestine du Silence de la mer aux Éditions de Minuit [archive]

Notes

   ↑ Julien Hervier, Ernst Jünger. Dans les tempêtes du siècle, Fayard, 2014, p. 313.
   ↑ Fiche du projet : http://lesilencedelamer.fr/ [archive]

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MessageSujet: Re: Nouvelle de Vercors, Jean Bruller, Navalny et Medvedev.   Lun 27 Mar à 9:34

Emprisonnée en Turquie, une Franco-Turque en appelle à François Hollande

   Par Lucas Simonnet , AFP agence Mis à jour le 27/03/2017 à 15:54 Publié le 27/03/2017 à 13:44

La jeune femme, partie en Syrie pour combattre l'État islamique au sein des groupes kurdes, est emprisonnée à Istanbul. Dans un courrier publié lundi, elle demande à être incarcérée en France.

«Je vous prie, Monsieur le Président, de demander à l'État turc mon transfert en France, et de ne pas (lui) donner la liberté et la chance de prendre des volontaires français et autres Européens en prison, pour avoir participé avec les groupes kurdes à combattre l'ennemi mondial.» C'est par cette requête qu'Ebru Firat conclut sa lettre, publiée lundi dans les pages de La Dépêche du Midi. La jeune femme, originaire du Tarn-et-Garonne et qui a longtemps vécu à Toulouse, a choisi comme fenêtre le journal régional. Pour alerter les Français et le président de la République sur sa situation. Celle d'un parcours mouvementé.

Samedi dernier, elle a fêté son 26e anniversaire dans la cellule d'une prison d'Istanbul. Elle y dort depuis six mois et son arrestation à la descente d'un avion, le 8 septembre dernier. Ce jour-là, alors que son vol de retour vers la France fait escale à l'aéroport Atatürk, elle est arrêtée sur la foi d'un coup de fil anonyme. Les autorités turques en sont convaincues: la jeune femme s'apprêtait à commettre un attentat suicide en plein cœur de la capitale économique du pays. Mais les soupçons d'attentat s'affaiblissent ensuite, et c'est pour une autre raison qu'Ebru Firat est finalement incarcérée. Soupçonnée d'appartenir au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme mouvement terroriste et interdit en Turquie, la jeune femme est condamnée le 8 novembre à cinq ans de prison. Le jugement en appel n'a fait que confirmer cette sentence.
Un retour en Turquie pour des vacances

Pour maintenir l'ambiguïté, la presse turque l'appelle toujours par son supposé alias terroriste, «Amara». Un prénom qu'elle a effectivement revendiqué en tant que nom de guerre, pendant son engagement au sein des Unités de défense du peuple kurde (YPG), elles aussi considérées comme «organisation terroriste» par la Turquie. L'étudiante en faculté de médecine est venue sur le champ de guerre syrien à la fin de l'année 2015. Dans les rangs des Peshmergas, elle participe notamment à la reprise de la ville de Kobané, longtemps soumise au joug de l'État islamique. Dans sa lettre, elle écrit: «Je crois avoir aidé ce combat et avoir fait ce qui est possible de ma part. J'ai vécu énormément de choses là-bas, j'ai rencontré beaucoup de personnes, mais je n'ai rien fait de mal et d'interdit. Je remercie la France, qui est pour moi mon pays, d'aider ce combat.» Les journalistes de France 2 l'avaient à l'époque rencontré pour un reportage.

VIDÉO - Syrie: ces Français partis combattre Daech (France 2)

Syrie : ces Français partis se battre contre l'État islamique

En mars 2016, elle rentre à Toulouse, pour y chercher du travail et un logement. Selon Me Agnès Caseo, son avocate, elle n'est repartie en Turquie que pour y passer des vacances d'été en famille. En 2015, soucieux de se rapprocher de leur fille combattante, ses parents étaient en effet venus s'installer à Diyarbakir, ville à majorité kurde du sud-est de la Turquie. C'est en rentrant de ces vacances qu'Ebru Firat est arrêtée à Istanbul.
Un appel fragile

Comptant de nombreux soutiens, donc ceux de la présidente de la région Occitanie Carole Delga (PS) et du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR), Ebru Firat a récemment gagné un peu d'espoir: par des remises de peine, elle devrait bientôt pouvoir disposer d'un régime de semi-liberté, l'obligeant à passer seulement ses nuits en prison.

Mais la situation ne laisse guère espérer mieux: «Ma famille est allée au consulat français d'Istanbul mais ils ont dit qu'ils ne pouvaient rien faire.» Cet appel à l'action du président de la République est donc un ultime recours. Mais les actuelles relations avec le dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan, accusé de dérives autoritaires et qui fustige régulièrement les États européens, le rendent très fragile.

La rédaction vous conseille

   Les Kurdes acceptent de payer le prix du sang pour triompher de l'islamisme en Syrie
   Jean-François Colosimo: «L'alliance de la Turquie avec Daech est objective»
http://www.lefigaro.fr/international/2017/03/27/01003-20170327ARTFIG00127-emprisonnee-en-turquie-une-franco-turque-en-appelle-a-francois-hollande.php

Rapport de
Toulouse, La Haute Garonne, La Région Occitanie et La République Française

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MessageSujet: Re: Nouvelle de Vercors, Jean Bruller, Navalny et Medvedev.   Lun 27 Mar à 9:37

L'origine de Palmyre

L’histoire de Palmyre à l’âge du bronze est mal connue : la ville se développa sur un tell qui fut au Ier siècle av. J.-C. recouvert par la terrasse du sanctuaire de Bēl1. Quand les Séleucides prirent le contrôle de la Syrie en 323 av. J.-C., la ville devint indépendante. Mais de la fin du IVe siècle av. J.-C. jusqu'en 41 av. J.-C., la situation de la ville ne nous est pas connue. La ville est mentionnée dans les archives de Mari (IIe siècle av. J.-C.)2.

Il est par ailleurs remarquable de noter que Palmyre était un point de passage sur une des deux routes (ou pistes) antiques - conçues pour faciliter la traversée du désert - menant de Sippar (ou Abu Habbeh (en)) à Qatna (en Syrie), laquelle route se divisait en plusieurs sous-branches pour finalement aboutir aux ports Phéniciens, à Damas, en Palestine, et également en Égypte3. Les auteurs du deuxième livre des Chroniques dans la Bible attribuent la construction de Palmyre au roi Salomon : « Il bâtit Thadmor dans le désert4 ».
Palmyre gréco-romaine

La ville faisait partie d’un réseau marchand reliant la Syrie à la Mésopotamie et à la côte méditerranéenne. Le nom de Palmyre est mentionné pour la première fois dans les sources gréco-romaines en 41 av. J.-C., quand Marc Antoine lança ses troupes contre elle, pour leur procurer du butin. En 41 av. J.-C., en effet les Romains essayèrent de piller Palmyre mais ils échouèrent, les habitants de la ville s’étant réfugiés avec leurs biens de l’autre côté de l’Euphrate. On en déduit que les Palmyréniens de cette époque étaient encore pour l’essentiel des nomades, vivant de l’élevage et du commerce caravanier.

Intégrée à l’Empire romain sous Tibère, en l'an 19, dans le cadre de la province romaine de Syrie, Palmyre entretint d'étroites relations avec la principauté des Sampsigéramides qui s'étendait autour d’Aréthuse et d’Émèse, cette dernière constituant le débouché naturel vers la mer pour le commerce de Palmyre. Dans une inscription provenant du temple de Bel à Palmyre, Sampsigéramos II est d'ailleurs désigné comme « roi suprême »5. Palmyre atteignit ensuite son apogée sous Hadrien, qui la visita en 129. À cette occasion, elle prit le titre d’Hadriana Palmyra, épithète qui traduit habituellement une aide matérielle puissante de l'empereur, sans qu'il faille y voir l'octroi juridique d'un statut de cité libre6. C’était une ville splendide, qui se développa jusque sous les Sévères. En 212, l’empereur Caracalla promut Palmyre et sa voisine Émèse au statut de colonie romaine7. L’armée romaine y entretenait une garnison de soldats auxiliaires dans un camp au nord de la ville.
En jaune, l’Empire de Palmyre vers 260.

Au cours de la crise du IIIe siècle, Palmyre échappa aux invasions perses qui ravagèrent la Syrie en 252 et 260. Après 260, ce fut un notable de Palmyre, Odénat, qui fut chargé par l’empereur Gallien de coordonner la défense de l’Orient. Quand sa veuve Zénobie tenta de prendre le pouvoir comme impératrice avec son fils Wahballat, Palmyre se retrouva impliquée un peu malgré elle dans une guerre civile romaine. En 272, vaincue par Aurélien à Antioche puis à Émèse, Zénobie se replia avec ses troupes sur Palmyre, où Aurélien vint la poursuivre. Dans un premier temps les notables de Palmyre se rallièrent à Aurélien et chassèrent Zénobie, qui fut arrêtée. Aurélien laissa à Palmyre une petite garnison et rentra en Italie. À ce moment éclata dans la cité une révolte qui tenta de remettre le pouvoir à Antiochos, le père de Zénobie. Aurélien revint sur ses pas, mata la révolte et ne semble pas avoir exercé de représailles sur la ville. Le sanctuaire d'Hélios fut cependant pillé8 ; l’empereur réquisitionna tout le quartier ouest de la ville pour y installer à demeure la Ire Légion illyrienne.9.

Au IVe siècle et par la suite, Palmyre ne fut plus la prospère cité caravanière d’autrefois. C’est une ville de garnison, occupée par la Ier Légion illyrienne, étape d’une route militaire reliant la région de Damas à l’Euphrate, la Strata Diocletiana. La partie monumentale de la ville fut protégée par un rempart qui laissait en dehors tout le quartier sud (entre le wadi et la source Efqa), quartier peut-être abandonné à cette date9. Sous Constantin Ier les forts de la Strata Diocletiana furent pour la plupart abandonnés mais Palmyre demeura jusqu’au VIe siècle une ville romaine occupée par l’armée, tandis que la steppe tout autour était occupée par des communautés de moines monophysites, et contrôlée par les tribus arabes Ghassanides, chrétiennes et alliées de l’Empire. Des églises furent construites, tandis que d’anciens temples païens comme la cella de Baalshamin ou encore celle du temple de Bêl furent convertis en églises et décorés de peintures murales.

Sous Justinien au VIe siècle, l’enceinte fut renforcée de tours, et les adductions d’eau furent restaurées. La ville qui, selon Procope de Césarée, « était devenue depuis longtemps un désert », reçut une nouvelle garnison qui constituait le poste avancé de la Syrie contre les invasions des Perses.
L'urbanisme de Palmyre gréco-romaine
L’ancien decumanus.

Au temps de son apogée au début du IIIe siècle, la ville de Palmyre était beaucoup plus étendue que l’actuel site archéologique, pourtant très vaste. La plupart des maisons étaient faites de briques crues, qui n’ont guère laissé de vestiges visibles9. Ce que l’on voit aujourd'hui est le squelette de pierre de la ville, c’est-à-dire les monuments publics, ou parfois simplement les colonnes qui entouraient l’atrium des demeures les plus riches, tandis que le reste a disparu9.

Les vestiges de la Palmyre hellénistique ont été identifiés au sud du wādi. La ville se développa d’abord à l’emplacement du sanctuaire de Bel puis, quand le grand parvis fut construit au Ier siècle, elle s’étendit entre le sanctuaire de Bel et la source Efqa au sud-ouest (là où aujourd’hui il n’y a plus que les jardins de l’oasis)10. Autour de la ville vinrent se fixer des familles arabes d’origine nomade, chacune autour de son sanctuaire tribal, comme celui de Baalshamin ou, tout à l’ouest sur la route d’Émèse, celui d’Al-lat11,12. Au cours du IIe siècle, ces banlieues furent intégrées au tissu urbain avec la construction du quartier monumental structuré autour de la grande colonnade13.

Pendant cette période prospère, Palmyre était une ville ouverte, dépourvue de remparts. Il existait un mur (traditionnellement appelé « mur de la douane ») entourant un très vaste secteur tout autour de la ville, mais ce mur de pierres ou de briques crues selon les secteurs n’avait aucune fonction militaire ou de prestige : c’était une simple limite administrative, un péage municipal pour le paiement des taxes fixées par le texte intitulé « Tarif de Palmyre », promulgué le 18 avril 137 sous l’empereur Hadrien14,13. À la fin du IIIe siècle, un rempart défensif fut construit à la hâte en réemployant des pierres prélevées sur des monuments funéraires, et ne protégeant que le quartier monumental, tandis que le reste de la ville était sans doute abandonné13.
La société palmyrénienne

Les très nombreuses inscriptions retrouvées sur place permettent de connaître l’organisation de la cité à l’époque romaine15. Palmyre adopta les institutions grecques : elle était gouvernée par une boulè, assemblée des principaux propriétaires terriens, et un démos (peuple) constitué des citoyens. Les responsabilités particulières étaient confiées à des magistrats pris dans la boulè, tels que les archontes, renommés stratèges lors l'accession au statut de colonie romaine16, ou les agoranomes. Un curateur ou logistès, sorte de contrôleur des finances, était chargé d'apurer les comptes civiques, dès avant la création de la colonie de Palmyre.

Ces institutions étaient demeurées en place jusqu’au IVe siècle, y compris, semble-t-il, pendant la crise du IIIe siècle, quand Odénat fut salué du titre de resh (en grec « exarque ») de Palmyre : il dut s’agir d’un commandement militaire. Quant au titre de « Roi des rois » porté plus tard par ce même Odénat, et repris par sa veuve Zénobie et son fils Wahballat, il était purement honorifique en référence aux victoires d'Odénat sur les Perses17 et n'a pas eu d'impact sur le fonctionnement de la cité, puisque les inscriptions montrent qu’à cette époque c’est toujours la boulè et le démos qui font les lois18.

À côté de ces institutions civiles, les élites de la cité étaient organisées en collèges de prêtres pour le culte rendu aux principaux dieux. Le plus prestigieux de ces collèges était celui des prêtres de Bel, présidé par le symposiarque (« chef du banquet »).

Les commerçants et les artisans de Palmyre étaient organisés eux aussi en corporations : on connaît celles des corroyeurs, des orfèvres, des tanneurs, des fabricants de radeaux d’outres (radeaux pneumatiques nommés keleks utilisés jusqu’au IXe siècle pour transporter des marchandises qui descendaient l’Euphrate ou le Tigre)19. Palmyre a aussi développé une activité florissante de tissage de soie, laine, coton et lin.

Le commerce caravanier
Route de la soie.

Palmyre fut du Ier siècle au IIIe siècle la plus grande puissance commerciale du Proche-Orient, prenant le relais de Pétra, la cité caravanière des Nabatéens. Palmyre exploitait une route caravanière qui, passant par des caravansérails dans la steppe, gagnait les bords de l’Euphrate et les longeait jusqu’à la région de Babylone. De là, ces caravanes gagnaient le royaume de Mésène à l’embouchure du Tigre et de l’Euphrate. Des navires partaient de là pour gagner l’Inde ou d’autres ports de l’Océan Indien. On a récemment[Quand ?] retrouvé une tablette votive laissée par un Palmyrénien nommé Abgar, en 256, sur l’île de Socotra au large de la Somalie.

Les caravanes de Palmyre étaient des entreprises saisonnières et annuelles. Les différents marchands s'associaient pour grouper leurs expéditions, sous la responsabilité d'un « synodiarque » ou « chef de caravane », puissant commerçant qui prenait en charge une partie des frais. Si des caravansérails ont été identifiés par les archéologues aux sorties de la ville, c’est au cœur du quartier monumental que se trouvait le centre commercial, une place entourée de boutiques et nommée « agora » de Palmyre.

Des communautés de commerçants palmyréniens expatriés étaient installées à demeure dans les différentes étapes de ce réseau commercial. On connaît, grâce aux inscriptions, l’existence de cette diaspora à Séleucie du Tigre (au sud de l’actuelle Bagdad) au Ier siècle, puis à Ctésiphon (capitale des Parthes, face à Séleucie), à Vologésias, cité commerciale fondée par les Parthes sans doute non loin du site de Babylone, et surtout à Spasinou Charax (ou Charax de Mésène), capitale du royaume de Mésène. Là, la communauté palmyrénienne était si implantée et si influente que des Palmyréniens pouvaient y occuper des fonctions officielles auprès du roi. D’autres Palmyréniens étaient implantés en Égypte sur les bords de la mer Rouge. Enfin, il existait une communauté palmyrénienne à Rome même, installée au IIe siècle dans le quartier du Trastevere.

Ce trafic caravanier s'est poursuivi jusqu’aux années 260, y compris quand la Mésène et la Mésopotamie étaient sous la domination des Perses Sassanides. C’est après l’assassinat d’Odénat en 267-268, et la tentative de prise du pouvoir par Zénobie que les caravanes cessèrent d’être attestées. Beaucoup plus tard au VIe siècle, c’est la ville de la Mecque dans le Hedjaz qui prendrait la succession de Palmyre comme plaque tournante du commerce caravanier.

Les marchandises exotiques dont Palmyre faisait ainsi commerce du Ier au IIIe siècle étaient mal connues dans le détail. Il est certain qu’il s’agissait pour l’essentiel de marchandises précieuses, représentant une grande valeur sous un faible volume, comme les tissus de luxe (notamment la soie), les perles, les pierres précieuses, les épices. Les Palmyréniens eux-mêmes, du moins les plus riches, étaient grands amateurs de ces produits. Les reliefs représentant les riches Palmyréniens en costume parthe montrent que ces costumes étaient couverts de rangées de perles, qui ne viennent guère à cette époque que de l’Inde ou de l’île de Ceylan. D’autre part, on a retrouvé dans les tombes de Palmyre des fragments de soieries chinoises du Hunan parfois brodées de dragons, et du cachemire d'Afghanistan20.
Les guerriers de Palmyre

Pour protéger ces caravanes, les Palmyréniens se faisaient aussi soldats. Le territoire de Palmyre, au nord de la ville, possédait au IIe siècle de véritables haras dans la steppe où l’on élevait des chevaux, à des fins qui ne pouvaient être que militaires. La ville elle-même avait une garnison de l’armée régulière romaine, mais les bédouins ou les paysans du territoire de la cité formaient des guerriers montés sur des chevaux ou des chameaux et combattant à la lance ou à l’arc.

Ces guerriers arabes furent enrôlés dans l’armée romaine, surtout à l’époque des Sévères. Certains furent incorporés à l’armée régulière, comme la XXe cohorte des Palmyréniens, unité de cavalerie qui formait la garnison de Doura Europos aux bords de l’Euphrate sous Sévère Alexandre. D’autres, servant comme numeri, troupes informelles commandées par des officiers romains mais gardant leur équipement traditionnel, furent basés sur les bords du Danube ou encore, pour des wikt:méharistes, dans la province de Numidie (en Algérie actuelle). Il n’est pas douteux que cette cavalerie palmyrénienne ait constitué une grande partie des forces militaires d'Odénat (220 av. J.-C. - 267 av. J.-C.) puis de la reine Zénobie21,22,23,24,25.
Les dieux de Palmyre

Selon Jean Starcky, les Palmyréniens de l’époque hellénistique adoraient une divinité suprême nommée Bôl (« le Seigneur » dans le dialecte araméen de Palmyre). Très tôt, sous l’influence de Babylone, ce dieu suprême fut désigné comme Bel, forme babylonienne. D’autres dieux lui étaient associés comme Aglibôl (dont le nom conserve la forme ancienne) et Malakbêl, littéralement « l’Ange (malak) du Seigneur (Bel) ». Ce sont là, semble-t-il, les dieux historiques de Palmyre.

Avec l’arrivée d’autres Syriens ou de nomades arabes de plus en plus nombreux, d’autres dieux vinrent ajouter leurs sanctuaires à celui de Bel, voire s’y assimilèrent. C’est ainsi qu’on éleva un temple au dieu solaire syrien Baalshamin (littéralement « le Seigneur (Baal) des Cieux (shamin) »), qui fut assimilé à Bel.

D’autres Arabes édifièrent à l’ouest de la ville un sanctuaire à la déesse arabe Al-lat, assimilée par les Grecs à Athéna. Dans ce temple, fouillé par les archéologues polonais, ont été retrouvées deux statues d’Al-lat : la première, du Ier siècle, représente la déesse comme un lion protégeant une gazelle (voir Lion de Palmyre) ; la seconde, plus récente, est tout simplement une statue en marbre d’Athéna, dans le style de Phidias, importée de Grèce.

Au sud du sanctuaire de Bel se trouvait le sanctuaire de Nébo, un dieu d’origine babylonienne, assimilé par les Grecs à Apollon.

D’autres dieux étaient attestés à Palmyre : Arsou et Azizou, dieux chameliers protecteurs des caravanes, ainsi que le dieu Hammon, d’origine sans doute égyptienne.

Le culte le plus important était rendu à Bel, le dieu protecteur de la cité. C’est à lui que fut dédié l’immense temple de Bêl, entouré de portiques, orné de dizaines de statues de bienfaiteurs ayant contribué à le construire. Ce sanctuaire, à peu près contemporain du Temple de Jérusalem bâti par Hérode Ier le Grand, lui était très comparable, tant pour les dimensions que pour la disposition générale et le style architectural. Sur l’immense parvis ouvert sur la ville par des propylées entourés de deux tours se trouvaient un bassin, un autel monumental pour les sacrifices, une salle des banquets où se réunissaient les prêtres de Bel, et surtout la cella monumentale, à laquelle sans doute seuls les prêtres pouvaient accéder. À l’intérieur, deux niches surélevées (l’équivalent du Saint des Saints) contenaient les statues divines. Concession à l’Empire romain, on y plaça au Ier siècle aussi la statue de Germanicus et de Tibère.

Le dieu était peut-être aussi présent sous la forme d’un bétyle. Une niche, creusée dans le mur extérieur de la cella, abritait sans doute une pierre sacrée à laquelle les pèlerins pouvaient ainsi accéder, comme celle de la Kaaba de la Mecque. Un bas-relief représente la procession de la pierre sacrée (ou est-ce autre chose ?), placée sur un chameau dans une qubba fermée par des tentures, et au passage de laquelle les femmes voilent complètement leur visage de manière rituelle.

Le christianisme à Palmyre

Comme dans tout l'Empire, le monde arabe n'échappe pas à la diffusion du christianisme y compris dans la péninsule arabe elle-même : Najran, le royaume d'Himyar au Yémen jusqu'à la côte orientale de la péninsule sur le Golfe Persique (les sites chrétiens de Al Qusur, Al Kharg, Akkaz, Jubayl, Al Hinnah, Sir Bani Yas, etc)[1] [archive]. À partir du premier siècle, il se diffuse vers l'est, en Mésopotamie, par la conversion du roi arabe d'Edesse, Abgar, puis vers le sud en Irak (Al Anbar, Al Hira) sous juridiction de l'Empire perse sassanide. Par la construction de nombreux monastères tout le long de l'Euphrate, jusqu'à Mossul, l'Église d'Orient s'implante durablement. L'Irak deviendra le centre du christianisme nestorien au Ve siècle par l'établissement du catholicos de Ctésiphon. Signe de l'implantation du christianisme en Transjordanie et en Syrie l'évêque de Palmyre est compté dans la liste de ceux qui participent au concile de Nicée (325).[2] [archive]
La ville islamique

Palmyre fut prise au VIIe siècle par les Musulmans, quand elle ouvrit ses portes en 634 à Khalid ibn al-Walid. Sous les califes omeyyades, la ville évolua. La construction de boutiques au beau milieu de la grande colonnade transforma cette artère principale en souk, comme dans les autres villes de Syrie. Les califes firent construire dans la steppe aux environs de Palmyre des domaines luxueux, comme Bkhara au sud-est (ancien fort romain transformé en château omeyyade), ou le magnifique palais de Hisham à Qasr el Heyr el Gharbi, à l’ouest de la ville. Palmyre elle-même eut à souffrir des guerres civiles qui aboutirent à la fin des Omeyyades.

Au temps des Croisades, Palmyre dépendit des émirs seldjoukides de Damas, puis passa au pouvoir de l’atabeg bouride Tughtekin, puis de Mohammed fils de Shirkuh, en tant qu’émir de Homs dépendant de Saladin. Ce fut quand Palmyre dépendait des Bourides de Damas qu’en 1132 le chambellan Nasir ad-Din transforma le sanctuaire de Bel en forteresse. La cella du temple fut transformée en mosquée. Au XIIIe siècle, la ville passa sous le contrôle du sultan mamelouk Baybars (le texte d’un décret de Baybars relatif aux droits de pâturage des habitants de Tadmor a été retrouvé gravé sur le mur est de la cella de Bel).

La ville fut pillée par Tamerlan en 1401, mais semblait s’en être relevée. Au XVe siècle, Ibn Fadlallah al-Omari décrivit Tadmor en vantant ses « vastes jardins, la prospérité de son commerce et ses curieux monuments ». Au XVIe siècle, Fakhr ed-Din al Maany fit construire un château-fort, le Qalat Ibn Maan, sur la montagne qui domine la ville à l’ouest. À l’époque ottomane, Palmyre décline. Au XVIIe siècle, la ville semblait avoir retrouvé ses dimensions de l’Âge du Fer : ce n’est plus qu’un village enfermé dans l’enceinte fortifiée de l’ancien sanctuaire de Bel. Tout le reste a été abandonné.

Le château Qalat ibn Maan.

Le château vu de la ville antique

Développement moderne
Article détaillé : Tadmor.

Palmyre est découverte par les marchands anglais d'Alep en 1691, et des descriptions de ses vestiges, enrichies de gravures saisissantes, sont publiées par Wood en 175326. Ainsi dès le XVIIe siècle, Palmyre devint célèbre en Europe. Ses magnifiques ruines, la qualité classique de son architecture remontant à l’époque romaine (IIe siècle), formèrent un contraste saisissant avec le désert alentour.

Au XIXe siècle, les Ottomans y installèrent une petite garnison, tandis que les archéologues venus d’Europe et des États-Unis commencèrent l’étude systématique des ruines et des inscriptions.
Ville moderne de Tadmor.

Après la Première Guerre mondiale, la Syrie est occupée par les Français dans le cadre d’un mandat de la Société des Nations. L’armée française implante à Palmyre une unité de méharistes et construit un terrain d’aviation pour le contrôle aérien de la steppe. Les fouilles archéologiques sont organisées sur une grande échelle : le village qui occupait le sanctuaire de Bel est détruit et la population relogée dans une ville moderne construite au nord du site archéologique, tandis que le temple antique est restauré. Le nom de Robert du Mesnil du Buisson, directeur de plusieurs missions archéologiques en Syrie et en Égypte entre 1919 et 1939, reste d'ailleurs « attaché à une importante mission archéologique française à Palmyre dont il eut la charge27 ».

Depuis l’indépendance de la Syrie, la ville moderne de Tadmor s’est considérablement développée. Le terrain d’aviation est devenu une base militaire, mais le projet d'en faire un aéroport civil pour développer le tourisme n’a jamais été mené à bien. Sa prison, utilisée par le régime pour y enfermer des opposants nationaux et étrangers, est réputée comme l'une des plus inhumaines au monde, en raison des conditions de détention, des actes de torture ou des exécutions sommaires de prisonniers28. Comme dans l’Antiquité, la ville vit de l’agriculture dans l’oasis, de l’élevage bédouin dans la steppe, tandis que les profits autrefois tirés du grand commerce sont remplacés par les revenus non négligeables du tourisme.
Guerre civile syrienne
Terreur djihadiste et destructions archéologiques
Articles connexes : Bataille de Palmyre (2015) et Destruction du patrimoine culturel par l'État islamique.
Schéma synthétique de l'offensive de l'EI sur Palmyre en 2015.

En mai 2015, Palmyre est le théâtre d'une bataille entre le régime syrien et les djihadistes de l'État islamique. Des combats ont eu lieu à seulement un kilomètre des ruines, avant que l'armée n'évacue la ville. La progression de l'État islamique, qui a déjà produit des destructions volontaires de ruines en Irak, notamment à Nimroud et Hatra fait alors craindre le pire pour le site de Palmyre29,30,31. Au 21 mai 2015, l'État islamique contrôle la totalité de la cité antique de Palmyre.

Irina Bokova, directrice-générale de l'UNESCO, appelle les parties en présence en Syrie à « protéger Palmyre et à tout mettre en œuvre pour empêcher sa destruction »32. Finalement, l'État islamique opte pour un autre registre dans la provocation vis-à-vis de l’Occident puisque le théâtre antique de la ville a servi dans la mise en scène de l'exécution de vingt « prisonniers »33. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, au moins 280 personnes sont exécutées à Palmyre en dix mois34. Le 29 mai 2015, Abou Leith al-Saoudi, chef des forces de l'État islamique à Palmyre déclare sur une radio syrienne que les statues seront détruites par les djihadistes mais que la ville antique sera préservée35,36.

Le 10 juin 2015, les hommes de l'État islamique détruisent plusieurs tombes d'habitants de la ville de Tadmor. Dix jours plus tard, deux mausolées sont détruits par les djihadistes ; celui de Mohammad Ben Ali, à quatre kilomètres au nord de Palmyre, et un mausolée de Chkaf, celui de Nizar Abou Bahaeddine, vieux de 500 ans et situé dans une oasis près du site antique37. Le 21 juin 2015, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) annonce que les djihadistes de l'État Islamique ont miné le site38. Fin juin 2015, les djihadistes détruisent la statue du Lion d'Athéna pièce unique de trois mètres de haut qui avait été découverte en 1977 par une mission archéologique polonaise39. Le 18 août 2015, l'ancien directeur des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Asaad, expert de renommée mondiale du monde antique, est décapité par les hommes de Daech40. La destruction de vestiges imposants démarre fin aout 2015 avec le temple de Baalshamin41, celui de Bêl42, puis sept tours funéraires, dont trois qui étaient particulièrement bien conservées43. L'Arc triomphal44 et des colonnes45, vestiges pourtant non reliés au culte, sont détruits en octobre 2015.

Le château Qalat ibn Maan est également endommagé entre le 21 et le 24 septembre 2015 par des bombardements du régime syrien46.

Aperçu des vestiges avant leur destruction

Le Lion d'Athéna en 2010.

Le temple de Baalshamin en 2010.

Le temple de Bêl en 2010.

Tours funéraires de Palmyre.

L'arc triomphal en 2010.

Reprises successives
Articles détaillés : Bataille de Palmyre (mars 2016), Bataille de Palmyre (décembre 2016) et Bataille de Palmyre (2017).

Le 7 mars 2016, les forces syriennes, iraniennes, russes et les milices chiites lancent une offensive pour reprendre Tadmor et Palmyre47. Le 25 mars, les loyalistes reprennent le château48,49. Le 27 mars, la ville est entièrement reprise50. Selon le directeur des antiquités et musées de Syrie (DGAM (en)) Maamoun Abdelkarim51, 80 % des sites archéologiques auraient été épargnés par les djihadistes52. Le musée de Palmyre quant à lui a été entièrement saccagé par les djihadistes avant leur départ, comme le révèle Annie Sartre-Fauriat, expert de l'UNESCO pour le patrimoine syrien53. Selon Michel Al-Maqdissi, ancien responsable des fouilles et des études archéologiques de Syrie de 2000 à 2012, la reconstruction du Lion d'Athéna et de l'arc triomphal ne poserait pas de problème puisque tous les éléments les constituant sont restés presque intactes, prêts à être remontés. Pour les temples de Baalshamin et de Bêl, l'archéologue est plus prudent, les pierres ayant totalement explosé, il considère leur reconstruction comme impossible54.

Le 5 mai 2016, un concert intitulé « Prière pour Palmyre, la musique redonne vie aux murs antiques » est donné pour célébrer la libération de la cité antique. L'orchestre du Mariinsky dirigé par Valeri Guerguiev joue du Bach (chaconne, 2e partita), du Prokofiev et du Chtchedrine, avec la participation du violoncelliste Roldouguine. L'assistance est de quatre cents personnes, composée d'une délégation de l'UNESCO, de soldats syriens, irakiens et russes, de dignitaires locaux et des habitants des environs. Il est retransmis en direct à la télévision syrienne et à la télévision russe55.

Le 1er juin 2016, l'archéologue Hermann Parzinger, président de la Fondation des biens culturels prussiens, la plus grande Fondation culturelle allemande, affirme que des fouilles illégales et des pillages sont commis à Palmyre par des soldats syriens56.

Mais en décembre 2016, l'État islamique mène une nouvelle offensive. Malgré les bombardements de l’aviation russe, l'EI reprend la ville le 11 décembre, après trois jours de combats57. En janvier 2017, l'État islamique détruit le tétrapyle et endommage la façade du théâtre romain58.

Le site est repris par les loyalistes début mars 201759.
Description du site archéologique
Vue aérienne.
Vue générale du site.

Le site archéologique de Palmyre témoigne l’existence d'« une grande ville qui fut l'un des plus importants foyers culturels du monde antique », il est qualifié comme « valeur universelle exceptionnelle » par l'UNESCO2.
Vestiges de la ville gréco-romaine
Structure générale
Structure du site.

Camp de Dioclétien (en)
Temple funéraire
Grande colonnade
Colonnade de traverse
Tetrapyle
Agora
Temple de Baalshamin
Thermes de Dioclétien
Théatre romain
Temple de Nabû
Temple de Bêl
Muraille

Temple de Bêl
Article détaillé : Temple de Bêl (Palmyre).

L’édifice le plus imposant de Palmyre est le temple de Bēl, qui a pu être décrit comme « le plus important édifice religieux du premier siècle de notre ère au Moyen-Orient »60. Le temple principal, détruit par l'État islamique le 28 août 2015, avait été consacré en 32 ap. J.-C. et était dédié à Bêl, le "seigneur" (auparavant Bôl), Aglibôl (dieu lune) et Iahribôl (dieu de la source Efqa). Il se dressait au centre d'une vaste cour à portiques d'ordre corinthien à l'intérieur de laquelle se trouvaient aussi un autel monumental, une salle de banquet, des bassins à ablutions et des chapelles pour les divinités honorées dans le sanctuaire aux côtés des divinités principales. Le portique ouest et l’entrée (propylée) datent du IIe siècle. Le temple mesure 205 × 210 m. Le temple lui-même était un parfait exemple architectural de la fusion des cultures de la Mésopotamie (porte sur le long côté, niches aux extrémités de la cella, fenêtres, merlon du toit en terrasse auquel on accédait par des escaliers) et de l'Occident gréco-romain (péristyle à colonnes cannelées, ordre ionique et corinthien, sculptures au répertoire gréco-romain).

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MessageSujet: Re: Nouvelle de Vercors, Jean Bruller, Navalny et Medvedev.   Lun 27 Mar à 9:43

Un discours est un développement oral fait devant une audience, le plus souvent à l’occasion d’un événement particulier.

Rhétorique

C’est le terme de rhétorique le plus général pour désigner les diverses espèces de compositions considérées surtout par rapport au discours. Il comprend toute suite de paroles prononcées avec une certaine méthode, avec un dessein déterminé, et adressées soit à une assemblée, soit à quelques personnes ou même à une seule.

On distingue, suivant les circonstances de temps et de lieu, suivant l’auditoire, le sujet ou le but, autant de sortes de discours qu’il y a de genres d’éloquence.

À la tribune, c’est-à-dire à l’éloquence politique se rapportent tous les discours politiques, les harangues, les allocutions populaires ou les proclamations militaires.

Au barreau ou à l’éloquence judiciaire, se rapportent tous les plaidoyers, réquisitoires, mercuriales ou philippiques.

À l’éloquence de la chaire et au genre académique, se rapportent tous les exemples de discours épidictique, panégyriques, oraisons funèbres ou éloges, mais aussi les sermons, homélies, prônes, ou dissertations oratoires.

Le discours se partage en un certain nombre de strates plus ou moins semblables, exorde, proposition ou narration, division, confirmation, réfutation, péroraison ou conclusion, qui sont depuis les Anciens l’objet d’une étude et de règles spéciales dans les traités rhétoriques, tels que De inventione de Cicéron, La Rhétorique à Herennius et l'Institution oratoire de Quintilien.

Cicéron, dans son De oratore et Orator ad Brutum, donne une idée des qualités nécessaires pour faire un bon orateur, maîtrise technique et culture générale et philosophique.

ainsi

On peut, aussi, tenter de définir le discours en faisant référence aux facteurs qui lui sont propres : un je articule des formes-sens en fonction d’un tu. Les fonctions articulatoires incluent, bien sûr, des éléments structurels (structurants) mais aussi persuasifs, sans exclusivité aucune entre ces deux catégories (poreuses) de formes-sens. Cette articulation se déroule au moment et au lieu précis (et repérables) où le je s’adresse au tu.

de même

Émile Benveniste insiste sur l'opposition discours (personnel) // récit (impersonnel).

Michel Foucault consacre trois ouvrages à la définition d'une typologie du discours constitués d'énoncés et parallèle aux visibilités.

Titre d’ouvrages

Les Anciens qualifiaient notamment de discours les compositions qui, de par leur ton familier, se rapprochaient d'une conversation.

Les Satires et les Épîtres d’Horace portent le nom de Sermones. Voltaire a appelé Discours en vers des poèmes philosophiques d’une étendue restreinte que jusque-là on nommait essais, et qui n’ont pas la savante composition d’un ouvrage régulier.

Au XVIe siècle, le titre de discours était journellement donné à des opuscules et brochures de circonstance, dont plusieurs ont aujourd’hui un grand intérêt de curiosité bibliographique. Des épithètes explicatives s’y ajoutaient le plus souvent pour mettre en relief le sujet ou le caractère de récrit : Discours ample et très-véritable, Discours au vray, Discours admirable, Discours certains, Discours déplorable, Discours facétieux, joyeux, très-récréatif, Discours merveilleux, merveillable, miraculeux, épouvantable, Discours non plus mélancolique que divers, etc.

Du XVIe siècle jusqu’à aujourd’hui, le titre de « discours » est resté attaché à quelques ouvrages d’une grande portée philosophique, religieuse ou politique, ou d’une belle exécution littéraire. Tels furent : Discours de la servitude volontaire, de La Boétie, Discours de la méthode, de Descartes ; Discours sur la première décade de Tite-Live de Machiavel ; Discours sur l'Histoire universelle, de Bossuet ; Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes et Discours sur les sciences et les arts, de Rousseau ; Discours préliminaire de l’Encyclopédie, de d’Alembert ; Discours sur les révolutions du Globe, de Cuvier ; Discours à la nation allemande, de Fichte ; Discours sur la religion, de Schleiermacher, etc. Camille Desmoulins a rédigé une brochure intitulée Discours à la lanterne en 1789.

Exemples de discours

Le discours de Franklin D. Roosevelt connu sous le titre « Le New Deal » (le 4 mars 1933)
Le discours de Bayeux ou l'Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle
Le discours connu sous le titre de « I have a dream » de Martin Luther King
Le discours connu sous le titre de « Ich bin ein Berliner » de John Kennedy
Le discours connu sous le titre de « Je témoigne de vous » de Joseph Wresinski (le 17 octobre 1987)
Le discours d'Albert Camus « Discours de Suède » lorsqu'il a reçu son prix en 1957.
Le discours du général Charles de Gaulle «je vous ai compris» lors du meeting d'Alger le 4 juin 1958.

Certains grands personnages, ayant vécu avant le développement de médias tels que les enregistrements audio et vidéo, n'ont laissé aucune trace de leurs discours. D'autres ont marqué par le support de diffusion ou l'usage qui en est fait.

Le discours de Ronald Reagan Ronald Reagan Speaks Out Against Socialized Medicine sorti sur disque vinyle en 1961 a servi dans une campagne de propagande contre les propositions du Parti démocrate visant à étendre la couverture de la sécurité sociale.

et pour finir

Discours de la Lanterne aux Parisiens
(Redirigé depuis Discours à la lanterne)

Le Discours de la Lanterne aux Parisiens est une brochure rédigée par Camille Desmoulins et publiée le 15 septembre 17891,2.

La France libre et ses autres pamphlets firent connaître Camille Desmoulins à l'élite politique qui le reconnurent comme un des leurs. Mais il désirait plus encore : écrire une brochure qui lui amènerait le succès auprès du peuple.

Ce pamphlet est parmi les premiers qu’écrit Camille Desmoulins. Avant que Desmoulins se mette à écrire des pamphlets, il était un journaliste inconnu : le Discours de la Lanterne... contribue à le rendre célèbre3,4.

Sommaire

1 Origine du titre de cette brochure
2 Contenu de la brochure
3 Sources
3.1 Notes

Origine du titre de cette brochure

La lanterne du titre de la brochure fait allusion à une branche de fer dont la lanterne qu'elle soutenait avait disparu, qui était située au-dessus d'une boutique d'épicier à l'angle de la rue de Grève et de la rue de la Vannerie, place de Grève, face à l’Hôtel de Ville de Paris. Ce fut à cet endroit que, le 22 juillet 1789, les émeutiers amenèrent pour le pendre le contrôleur général des finances Foullon de Doué, nommé à la place de Necker, ainsi que son gendre, Louis Bénigne François Berthier de Sauvigny. C'était la première des exécutions A la lanterne.
Contenu de la brochure

Daté de l’An premier de la liberté, ce pamphlet analyse les évènements de l’été 1789. Il justifie les évènements de juillet, notamment les exécutions d’aristocrates par le peuple. Il préconise la pendaison à la lanterne par le peuple, s’intitulant lui-même « procureur général de la lanterne »5.

Camille Desmoulins dans son Discours de la Lanterne aux Parisiens, justifie les lynchages politiques des Parisiens. Camille Desmoulins, dans sa brochure, attestera de la psychose contre-révolutionnaire.
Sources

Camille Desmoulins de Jean-Paul Bertaut[réf. incomplète]
Texte complet sur Gallica: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k40484r [archive]

Notes

↑ « 15 septembre 1789 Parution du "Discours de la Lanterne aux Parisiens" de Camille Desmoulins. [archive] », Le blog de Louis XVI, consulté le 24 octobre 2013.
↑ « Camille Desmoulins [archive] », consulté le 24 octobre 2013.
↑ Jacques Godechot, « Jean-Paul Bertaud, Camille et Lucile Desmoulins, un couple dans la tourmente [archive] », compte-rendu critique publié dans Annales historiques de la Révolution française, 1986, vol. 263, no1, p. 114.
↑ Jules Bonnet (directeur de publication), « Desmoulins, Camille (1760-1794) [archive] », Le Point, publié le 7 août 2013, consulté le 24 octobre 2013.
↑ a et b Luce-Marie Albigès, « A la lanterne ! [archive] », L’histoire par l’image, consulté le 24 octobre 2013.

pourtant.

Le Purgatoire et la théologie orthodoxe
P. Jean-Paul Maisonneuve

L’orthodoxie s’efforce en toutes choses de tenir la Tradition indivise, commune à l’Orient et à l’Occident. Si elle récuse le Purgatoire des Latins, c’est qu’elle le comprend comme un theologoumenon, une option théologique, n’appartenant pas en elle-même au noyau dogmatique et présentant de lui une interprétation toute particulière, renchérissant sur une vérité, elle indiscutable, de manière discutable qui pour autant ne semble souffrir aucune discussion.

Tout d’abord, elle considère qu’il n’existe aucun indice scripturaire, c’est-à-dire aucun élément probant dans les Écritures, qui justifierait la notion d’un « lieu » défini, d’un « temps » susceptible d’être allongé ou abrégé, préparatoire au bonheur éternel, sous forme de souffrances consécutives à une impréparation avant la mort.

D’autre part, il lui répugne qu’on établisse une sorte de barême judiciaire qui vienne donner lieu à une controverse des indulgences. Tout cela lui semble porter atteinte à la pureté de la foi, telle qu’elle s’exprime dans l’usage le plus anciennement attesté de l’Église envers les défunts.

En effet, dans ces temps heureux (d’unanimité), il existait deux situations, deux catégories de trépas. Ou vous mouriez martyr, et alors on vous priait. Ou vous mouriez autrement, et l’on priait pour vous, on vous confiait au Christ, on priait pour votre salut (puisque le critère du martyre ne vous était pas applicable, qui vous eût conféré aussitôt, et sans doute possible, la palme). Dans un cas vous étiez un chrétien avéré ; dans l’autre, ne pouvant en décider, on demandait à Dieu qu’Il vous rende digne de Lui et du bonheur éternel, qu’Il fasse de vous un saint si ce n’était déjà fait.

L’Église orthodoxe prie intensément pour les défunts. Elle prie à l’occasion des huit jours après le décès, et encore ensuite. La panikide (absoute en rite oriental), qui n’est pas chantée seulement lors des obsèques, comprend de longues invocations pour le repos de l’âme du défunt. C’est dire combien précieuse est estimée la prière de l’Église en faveur des défunts.

Et cette insistance suppliante ne provient nullement de la notion, hérétique, d’une probabilité dominante des peines éternelles ou de l’improbabilité du bonheur éternel. Cela provient de la conscience de la sainteté de Dieu et que notre sanctification est nécessaire pour aller jusqu’à Sa demeure. L’Église intercède donc pour le défunt. Elle l’aide à accomplir son parcours en demandant pour lui la miséricorde de Dieu, la prière de l’Immaculée et des saints.

L’orthodoxie croit donc qu’une purification peut s’avérer très nécessaire pour aller au Ciel. Toute sa pratique, toute sa prière le montre assez. Nous pouvons à partir de là poser la question s’il existe une véritable divergence, un réel désaccord en la matière avec les catholiques. Le point de divergence se situerait-il par rapport à la définition de la mort ? Après la mort physique, clinique, l’Orient ne considère pas que l’âme soit fixée dans son état et ses choix. Voyant plus clairement la valeur de ses actes passés, elle est à même de poser un nouveau choix en meilleure connaissance de cause, et surtout en voyant clairement l’amour de Dieu pour elle. Se placer à un niveau de réponse valable et méritoire peut demander du délai. Mais comment comprendre ce temps hors du temps ?

Notons qu’il n’est pas contraire à la foi catholique de croire que l’âme, en un certain nombre de cas, ne « s’en va » pas tout de suite après la « séparation » du corps, qu’après la mort clinique il peut exister une certaine durée avant le départ définitif. Pour autant, on n’identifie pas le purgatoire avec ce laps de temps. Les espoirs de s’entendre sur cette base avec les orthodoxes restent minces, d’autant que, de leur côté, ils continuent, longtemps après la mort, lors de la divine liturgie, au nom des défunts pour lesquels priera le prêtre, à apporter des prosphores (pains d’offrande), dont chaque fragment sera disposé symboliquement sur la patène (plus large que dans le rite latin et surmontant un support) à part de l’ « agneau » (la partie consacrée découpée dans la première prosphore), pour faire mémoire du défunt, ce qui revient à le voir dans la « mémoire de Dieu », mais aussi à demander pour lui, le cas échéant, l’ « éternelle mémoire ».

Il faudrait examiner ce qu’orthodoxes et catholiques peuvent considérer comme théologoumènes, c’est-à-dire comme conceptions répondant à la sensibilité de chacun. On pourrait alors appliquer le principe in dubiis libertas, et les catholiques pourraient même en profiter : liberté de voir les choses de diverses façons, à condition bien sûr de ne pas oublier de s’entendre non seulement sur l’essentiel mais sur l’important, selon l’autre principe in necessariis unitas.

Peut-être, en réalité, l’orthodoxie croit-elle si fort en la puissance, d’une part de l’intercession de l’Église unie à la Mère de Dieu et aux saints, de la « philanthropie » divine d’autre part, qu’elle se choque de la règlementation, ou qui lui paraît telle, occidentale, laquelle semble imposer des limites à cette double efficacité, à ces deux efficacités conjointes et réciproques, et douter que, d’un côté la prière soit immédiatement entendue et que, de son côté, la Miséricorde divine soit bien vite illuminatrice et sanctificatrice.

Pour nous résumer, disons que l’Orthodoxie ne tient pas le purgatoire, mais tient la purification possible après la mort comme étant de foi.

P. Jean-Paul Maisonneuve, né en 1951. Jésuite. Travaille en lien avec les communautés russes et gréco-catholiques. Traducteur de Silouane de l’Athos.

Dans ces termes où se situe la limite entre la confusion et le meurtre... Monsieur le Juge... Entre L'innocence et la maladresse, entre le criminel et la conviction ! Monsieur Le Juge !

Monsieur Tignard Yanis

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MessageSujet: Re: Nouvelle de Vercors, Jean Bruller, Navalny et Medvedev.   Lun 27 Mar à 9:59

Le Corbeau
@PutinRF_Eng Le Corbeau http://www.paganguild.org/aubeseptiemelune/grimoire-chamanisme/totem/corbeau.htm … Dead Can Dance - Ulysses https://www.youtube.com/watch?v=2Uk3sExKtao … Vous êtes Le Charon; je suis la Chouette


Symbolique du Corbeau :

Le Corbeau, tout comme d'autres animaux ( dont le Loup ), n'a acquis une symbolique négative que récemment et quasi uniquement en Europe. Vu en rêve, il est censé être un oiseau de mauvaise augure, et les romantiques voient surtout en lui l'oiseau noir qui vole au dessus des champs de bataille pour se nourrir des cadavres ( c'est ici l'aspect charognard du Corbeau qui est "diabolisé" ). En Inde, le Mahâbhârata assimile les Corbeaux à des messagers de la mort. Dans le calendrier Babylonien, le Corbeau régit le 13ème mois, et est perçu de façon négative. On croyait aussi, auparavant, que les corbeaux pondaient leurs oeufs par le bec, on les éloignait donc des femmes sur le point d'accoucher afin d'éviter que celles-ci ne souffrent trop.

Dans la croyance populaire, le Corbeau est considéré comme un voleur, c'est pourquoi en Irlande, on interdit aux enfants de se servir de tiges de plumes de Corbeau comme paille, afin d'éviter que cela ne les incite au vol.

En dehors de ces cas précis et isolés, la symbolique du Corbeau est plus positive, que ce soit en Orient ou en Occident. Ce symbolisme négatif vient de son côté charognard, et du fait qu'il négligerait soit-disant ses petits.

En Chine et au Japon, il est considéré comme un symbole de gratitude filiale, de par le fait qu'il nourrit ses parents, pratique qui ressemble à la tradition de ces sociétés. Au Japon, il symbolise aussi l'amour familial, mais il est aussi un messager divin, et les Tcheou le considère comme un oiseau de bonne augure, qui annonce leurs victoires et symbolise leur vertu. En Chine il est considéré comme un oiseau solaire : ce sont 10 Corbeaux qui se sont envolés du mûrier du levant pour apporter la lumière au monde, mais 9 furent abattus par Yi le Bon Archer afin d'éviter que le monde ne soit consumé. Des pierres sculptées du temps des Han montrent un corbeau à trois pattes au sein du soleil. Il serait donc le principe qui anime le soleil, voire même une représentation du yang, impair. Les trois pattes de ce corbeau, qui sont l'emblème des empereurs chinois, représentent le déroulement du cycle solaire sur une journée : lever, zénith et crépuscule.

Dans la Genèse, le Corbeau, en allant vérifier si la terre réapparaît après le déluge, devient un symbole de perspicacité. Ailleurs dans la Bible, il apporte du pain dans le désert au prophète Isaïe, ainsi qu'aux ermites Antoine et Paul. Certains saints chrétiens sont même accompagnés de corbeaux : Benoît, Boniface, Oswalde et Meinrad ; et St Vincent fut défendu de l'attaque des carnassiers par des corbeaux. Selon une légende Ukrainienne, les corbeaux au paradis possédaient un plumage multicolore, mais après la chute d'Adam et Ève, ils se sont mis à manger des charognes, et leurs plumes sont devenues noires. Cette légende dit aussi que les corbeaux retrouveront leur beauté et un chant harmonieux à la fin des temps, dans un paradis nouveau.

Dans la littérature alchimique, le corbeau est toujours associé à la phase de putréfaction, et à la matière au noir ( la materia prima ). Cette dernière est appelée Tête du Corbeau, elle est lépreuse, et il faut la blanchir " en la lavant sept fois dans les eaux du Jourdain" ( d'où sa représentation sous la forme d'une tête blanche ).

En Grèce, là encore solaire, le Corbeau est consacré à Apollon, c'est un messager des dieux, et il rempli des fonctions prophétiques ( l'emplacement de l'omphalos de Delphes aurait été déterminé par des corbeaux ). Il fait aussi partie des attributs de Mithra, et il est réputé capable de conjurer les mauvais sorts. Mais même ici il garde un aspect négatif, puisqu'il ne put conserver sa place auprès d'Athéna, et fut remplacé par la chouette, à cause de son coté trop bavard. La légende raconte que le plumage originellement blanc du Corbeau devint noir suite à une malédiction lancée sur lui par Apollon, pour le punir de ses indiscrétions. Malgré cela, le Corbeau reste le compagnon préféré du Dieu Soleil. Une autre légende explique pour quoi Apollon a transformé le Corbeau en une constellation d'étoiles du même nom : Apollon envoya l'oiseau dans un monde aquatique afin d'accomplir une mission, mais le Corbeau apercevant un figuier dont les fruits n'étaient pas encore mûrs, se posa près de l'arbre pour attendre que les fruits mûrissent au lieu de remplir sa mission. Apollon entra en colère et le transforma en constellation d'étoiles.

Les légendes celtiques regorgent de Corbeaux qui jouent principalement des rôles prophétiques. La déesse celte de la guerre, Morrigan, ainsi que le dieu Lug sont des dieux aux corbeaux, et en Irlande, le surnom de la Déesse de la guerre, Bodb, veut dire "corneille". D'autres personnages des légendes celtes sont accompagnés de corbeaux, et lorsqu'il s'agit de femmes, ce sont toujours des représentantes de la guerre et/ou de la mort. Le Corbeau était d'ailleurs un animal sacré chez les gaulois, et dans les mythologies germanique et nordique, il est symbolisé par Hugin ( Esprit ) et Munin ( Mémoire ), les deux compagnons d'Odhinn ( Wodan ). Ces deux corbeaux sont à la fois des messagers et les envoyés d'Odhinn sur terre. Odhinn porte d'ailleurs parfois des noms voulant dire "Dieu aux corbeaux". Ces deux corbeaux survolent la terre du milieu chaque jour et chaque soir ils rapportent à Odhinn ce qu'ils ont vu et entendu. A ce titre le corbeau devient donc un représentant des forces chtoniennes ( des forces de la terre ). Il symbolise le lien entre les hommes épris de spiritualités ( symbolisés par Odhinn ) et la terre / le monde physique.

Chez les Maya, le Corbeau est le messager du Dieu du tonnerre et de la Foudre. En Amérique du Nord, le Corbeau est souvent un héros et un démiurge primordial, qui organise et civilise le monde déjà créé par d'autres esprits. En Afrique Noire, il possède un rôle de guide et d'esprit protecteur, puisqu'il prévient les hommes des dangers qui les menacent.

Le Corbeau est aussi un symbole de la solitude, de la retraite volontaire, c'est-à-dire de l'isolement destiné à atteindre un niveau de conscience supérieur. il est aussi un symbole de l'espoir, son croassement répétitif voulant dire "demain, demain" en latin.

En plus de ses rôles de héros solaire, de démiurge ou de messager divin, le corbeau a aussi un rôle de guide, et entre autres de guide des morts, de par son aspect psychopompe ( il perce le voile des ténèbres sans se perdre ).

Le Corbeau semble avoir un symbolisme positif chez les peuples nomades, chasseurs et pêcheurs, et négatif chez les peuples sédentaires et liés à l'agriculture. Il symbolise le côté sombre de la psyché, qui peut se transformer et devenir bénéfique dès que l'on prend conscience de cet aspect de nous et qu'on l'intègre à la lumière de notre conscience. Les traditions celtiques reflètent bien cette symbolique double puisque dans celles-ci, le Corbeau est à la fois un oiseau céleste et solaire, et un oiseau des ténèbres et de la partie sombre de nous même. D'ailleurs l'expression Irlandaise " posséder la sagesse du corbeau" signifie avoir la connaissance suprême.



Aspects totémiques du Corbeau :

Ceux qui ont le Corbeau pour totem ne sont pas des solitaires, la solitude les met mal à l'aise, ils affectionnent la compagnie, cela les sécurise. C'est au sein d'un groupe ou d'une organisation qu'ils travailleront le mieux et qu'ils se sentiront le plus en sécurité, et heureux. Ils sont d'ailleurs loyaux à leur groupe et sont prêt à le défendre de toute attaque verbale ou physique. Comme leur totem, les Corbeaux sont souvent prudents et soupçonneux, peut être à cause d'anciennes blessures vécues dans des situations semblables. Leur tendance à fuir lorsqu'ils sentent un danger les ferait même presque passer pour lâches. De même que leur totem possède une connotation magique, les corbeaux semblent avoir la faculté de réaliser leurs désirs. Ce sont aussi des confidents dignes de confiance, sur la discrétion desquels on peut compter. Les Corbeaux montrent aussi une tendance à l'indécision, ils sont lents à se décider, aussi bien pour des choses futiles que pour des décisions importantes. Par contre une fois leur décision prise, ils s'y accrochent et s'y tiennent fermement.

Les corbeaux sont remuants, accommodants, bavards et même artistes, en clair ils aiment tout ce qui est nouveau. S'ils bougent ils ne sont pas pour autant agités, mais lorsqu'ils ont fait le tour d'un sujet ou d'une relation, il leur faut passer à autre chose. Les corbeaux sont souvent des gens agréables, qui ont un bon caractère, mais ils sont très sensibles à l'ambiance, à ce que dégage une personne ou un groupe, si cela ne leur convient pas alors ils peuvent devenir tristes voire irritables. D'ailleurs les corbeaux montrent plus facilement que d'autres leurs deux cotés : parfois gais et amusants, et parfois rébarbatifs, chicaneurs, entêtés et tristes. De la même façon ils peuvent sembler se tuer à la tâche, mais lorsqu'ils décident de faire une pause il leur devient difficile de se remettre au travail, ils peuvent même alors paraître léthargiques voire paresseux. Les Corbeaux alternent ainsi des périodes de repos absolument nécessaires, et des périodes de travail acharné.

Les Corbeaux aiment l'ordre et l'efficacité, aussi bien dans le domaine professionnel que privé. Ils n'aiment pas la pagaille, ou la confusion. Plutôt bon-enfants, ils s'intègrent généralement bien dans un groupe, et leur tact, et leur diplomatie peuvent aider à souder un groupe, et à en faire une équipe harmonieuse. Cela est lié à leur répulsion pour la solitude. Tous seuls ils peuvent même déprimer sérieusement, c'est avec d'autres qu'ils peuvent se sentir exister, ils ont besoin de pouvoir partager. Ils n'aiment pas non plus les disputes ou les sensations fortes, et leur dévouement à tous donne parfois l'impression qu'ils mangent à tous les râteliers.

Ils ont aussi un besoin d'équilibre et de justice, besoin qui reflète leur équilibre entre le monde physique et le monde spirituel. Les corbeaux sont donc des gens qui ont les pieds bien ancrés sur terre, mais qui s'intéressent aussi profondément aux mystères de la vie.

Ce sont aussi des romantiques qui aiment tellement l'amour qu'ils peuvent s'installer avec quelqu'un sans qu'une vraie relation soit établie, et ils peuvent être amenés à le regretter. Ils rêvent d'amour parfait, mais ils découvrent quand dans la réalité la perfection est beaucoup plus difficile à trouver qu'ils ne le pensent. Ils cherchent alors sans cesse le/la partenaire parfait(e), ce qui peut les faire apparaître volages et flirteurs. Pour eux la sexualité est importante, non dans l'acte lui même mais surtout dans la conquête et les préliminaires avant l'acte, qu'ils trouvent passionnants. Ce sont donc des amoureux tendres et doux, et leur appétit sexuel peut paraître excessif pour certaines personnes.



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MessageSujet: Re: Nouvelle de Vercors, Jean Bruller, Navalny et Medvedev.   Lun 27 Mar à 10:05

Ensemble, Luttons contre le VIH communement appellé Le Sida.
Tignard Yanis Cyril

Ce livre est composé avec le contenu des derniers cahiers de Simone Weil. La connaissance surnaturelle collection Espoir fondée par Albert Camus. Je trouve qu'un personnage contemporain de L'Histoire de conscience et de personnalité comme Martine Feugas mariée Monteil est capable d'être et de pouvoir montrer la personnalité endurante de Simone Weil. Cette dernière est morte le 24 aout 1943 au Sanatorium de Ashford (Kent). L'apprentissage de la force est ouverte sur la conscience même du soi, de la dernière fois et du caractère d'autonomie du soi devant l'adversité et l'adversaire. Yanis
Martine Monteil — Wikipédia

Martine Monteil, née Martine Feugas le 15 janvier 1950 à Vincennes, est une haute fonctionnaire française.

Elle est la première femme à diriger les brigades des stupéfiants et du proxénétisme, ainsi que la brigade de répression du banditisme, la brigade criminelle et la PJ1 et termine sa carrière au poste de préfet, Secrétaire générale de la zone de défense de Paris.

Sommaire

1 Biographie
2 Distinctions
3 Ouvrages
3.1 Adaptations
4 Notes et références

Biographie

Petite-fille de policier et fille d'inspecteur divisionnaire, Martine Monteil envisage de devenir professeur d'éducation physique. Encouragée par son père dans les études, elle obtient une licence en droit à Assas et un diplôme de l'Institut de criminologie. Elle entre à l'École nationale supérieure de la police en 1976, un an après son ouverture aux femmes. Elle y rencontre son futur mari, devenu contrôleur général, directeur adjoint de l'inspection générale des services2. Sortie major de sa promotion en 1978, elle est l'une des premières femmes à devenir commissaire de police. Chef de section à la 4e brigade territoriale de la police judiciaire de la Préfecture de police, on lui confie le commissariat de quartier Saint-Thomas-d'Aquin en 1979 puis celui du Bel-Air en 19813.

Entre 1982 et 1989, elle est chef de la section stupéfiants puis adjoint à la Brigade des stupéfiants et du proxénétisme. Devenue commissaire principal en 1986 puis commissaire divisionnaire en 1991, elle est nommée en 1989, à la tête de la brigade de répression du proxénétisme à Paris. En 1994, elle devient chef de la brigade de répression du banditisme de Paris, puis en 1996 chef de la brigade criminelle, première femme à occuper ces deux postes3.

À ces différents postes, elle s'impose comme une femme forte, « dure, sévère, mais fédératrice, enthousiaste, fière de son métier »2. Surnommée « le shérif de Saint-Germain » quand elle dirige le commissariat de quartier du 7e arrondissement de Paris, elle mène à bien de nombreuses enquêtes durant sa carrière. Elle démantèle le réseau de Madame Claude dans les années 1980, perquisitionne chez Françoise Sagan dans le cadre d'une affaire de trafic de stupéfiants, enquête sur l'attentat du RER B en 1996, arrête les tueurs en série Mamadou Traoré et Guy Georges, et dirige les investigations sur la mort de Diana Spencer, ce qui lui vaut d'être surnommée « Mlle Maigret » par le Time4,5.

Elle quitte le terrain pour le poste de sous-directrice des ressources humaines et de la logistique à la Direction de la police judiciaire de Paris entre 2000 et 2002, et devient contrôleur général de la police nationale en 2001. En juillet 2002, elle est nommée directrice régionale de la police judiciaire de la Préfecture de police, avant de prendre la tête de la direction centrale de la Police judiciaire le 4 novembre 20046. Là encore, elle est la première femme à occuper cette fonction.

Pendant la campagne de l'élection présidentielle de 2007, ses propos donnent lieu à une polémique quand elle souhaite publiquement, « à titre personnel », que Nicolas Sarkozy, encore ministre de l'Intérieur, puisse « faire autant pour le pays que pour la PJ » et mettre « (son) courage et (son) énergie au service de la France »7. Lors de l'émission On n'est pas couché du 15 mars 2014, elle affirme qu'elle ne renie pas ses propos.

Le 28 juillet 2008, par décret en Conseil des ministres, elle quitte la filière policière pour devenir, avec le rang de préfet, secrétaire générale de la zone de défense de Paris et collaborateur direct du préfet de police8. En avril 2013, elle refuse le poste qui lui est proposé à l'inspection générale de l'administration (IGA) et met un terme à sa carrière9.

Comme tous les anciens directeurs de la police judiciaire de la Préfecture de Police, elle est membre de droit du jury du Prix du Quai des Orfèvres.
Distinctions

Officier de la Légion d'honneur, le 10 novembre 2005
Commandeur de la Légion d'Honneur, le 22 avril 201110
Officier de l'ordre national du Mérite
Cruz al Mérito Policial (es) con distintivo rojo11

Ouvrages

100 ans de police judiciaire, aux éditions Michel Lafon (2007)
Flic, tout simplement, aux éditions Michel Lafon (2008)

Adaptations

Martine Monteil est incarnée par Marianne Denicourt dans L'Affaire SK1 de Frédéric Tellier en 2014.
Elle est également interprétée par Mathilde Seigner dans Flic tout simplement de Yves Renier en 2016. Le téléfilm est une adaptation de son récit homonyme.

Notes et références

↑ Isabelle Mandraud, « "Flic, tout simplement", de Martine Monteil : récit poignant d'une policière » [archive], Le Monde,‎ 13 novembre 2008.
↑ a et b Gaël Tchakaloff, « Portrait de Martine Monteil : La femme au pistolet d’or » [archive], Le Nouvel Économiste,‎ 23 novembre 2006.
↑ a et b Patricia Tourancheau, « Portrait de Martine Monteil » [archive], Libération,‎ 3 février 1996.
↑ Christophe Cornevin, « Martine Monteil : confidences d'une «super flic» » [archive], Le Figaro,‎ 25 novembre 2008.
↑ Éric Pelletier, Jean-Marie Pontaut, « Les souvenirs de la "dame du 36" » [archive], L'Express,‎ 16 octobre 2008.
↑ Solenn De Royer, « Martine Monteil, première femme à la tête de la « PJ » » [archive], La Croix,‎ 28 octobre 2004.
↑ « La directrice de la PJ vote Sarko » [archive], Le Point,‎ 15 février 2007.
↑ Remy Bellon, Jean-Claude Pierrette, « Nombreuses nominations préfectorales, Martine Monteil nommée à la défense de Paris » [archive], AFP,‎ 28 juillet 2008.
↑ Jean-Michel Décugis, « Martine Monteil quitte la police » [archive], Le Point,‎ 3 avril 2013.
↑ JO Légion d'Honneur [archive].
↑ (es) « El ministro del Interior, Alfredo Pérez Rubalcaba, condecora a una veintena de mandos y agentes de la Policía francesa » [archive], Ministère de l'Intérieur espagnol,‎ 31 juillet 2007.

Le quartier Saint-Thomas-d’Aquin est le 25e quartier administratif de Paris situé dans le 7e arrondissement. Il est nommé en l'honneur du philosophe et théologien Thomas d'Aquin.

C'est un des quartiers les plus chers de Paris. De nombreuses célébrités y ont élu domicile.[réf. nécessaire]
Principaux sites
Les quartiers du 7e arrondissement.

Église Saint-Thomas-d'Aquin.
Ex-hôpital Laennec.
Hôtel Matignon.
Magasin Au Bon Marché.
Musée d'Orsay.
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