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 Les Dents Du Diable, La bataille de Sedan et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: Les Dents Du Diable, La bataille de Sedan et Y'becca   Mar 7 Mar à 9:51

LIBRE DE MON AUTONOMIE
Pour Morgane aux yeux verts et aux jolies lèvres et à sa collègue de travail, Manon

Beaucoup d’élèves dans l'éducation n'arrivent pas à distinguer ces quatre faits majeurs de la vie quotidienne...
D'ailleurs, des adultes ainsi que votre humble interlocuteur éprouve une certaine déviance dans son langage...
Je sais l'admettre et pour certains, il s'agit d'un aveu de faiblesse... La faiblesse est elle un tord dans l'aspect du
langage... Je cours vers l'aspect de distinguer mon oral et mon écrit, cet aspect de rédactionnel que m'a appris
mon cours élémentaire. Cette joie immense qu'est d'écrire sans faire un copier-coller... Oui, l'aspect de liberté
individuelle qu'est l'autonomie des mains... Cela est oublié au détriment de notion d’idolâtrie et de respect sur
la personne et la famille... Je suis moi et je désire faire entendre ce cri, celui de faire entendre vos métaphores
et vos métamorphoses tout en devenant ce que je suis dans l'esprit même de mon corps... Libre de mon autonomie...
LIBRE DE MON AUTONOMIE... l'aspect du langage est tout comme celui de la musique, je dérive tel les continents.
la révolte est mon ultime don, et je n'entends pas me faire voler ce don d'écrire... Je suis celui qui transmet la
calligraphie, qui donne la parole sous forme de conte et qui essaye de libérer un imaginaire ou Dieu et diables
cohabitent dans une cohabitation, similitude de parler de, juger, entendre et parler... Ainsi l'aspect du rédactionnel
est de conduire la liberté dans le sens du domaine public et de ne pas rechercher à créer un faille fictive au allure
d'un théâtre de vampire simulacre de la déviance sur la forme et la chair... LIBRE DE MON AUTONOMIE...

Bataille de Sedan a toujours résonné dans mon cœur... L'histoire du peuple et des citoyens auquel la voix des femmes
pour faire entendre leurs besoins d'écrire, de vote et d'autonomie... Une période trouble auquel les anarchistes
virent naitre l'oraison des prés, Hugo Victor humble devant la tombe de Léopoldine: pleurant ses enfants et son Peuple.
Dans ce vacarme, résonne le chant des gardes suisses tombé pour l'honneur de leurs devises: Un rappel des
héroïques esprits de la première révolution française... Et comment oublié la parole de Jean II le bon qui permit
au Royaume de France dans sa captivité de pouvoir vivre avec un salaire minimum, certes maigres car les seigneurs
n'avaient pas sa parole... LIBRE DE MON AUTONOMIE... Je vous appelle à rejoindre ses vertus morales que
représente la Force et L'Honneur dans la littérature française mixte... J'ai foi en la féminité et espérance en la masculinité...
En ce 6 Mars 2017, Zeus a frappé la France et L’Europe ; et par Chateaubriand, je ne crois que Victor Hugo me
pardonnerai une instance d’accalmie dans la révolution des oliviers et Y'becca... LIBRE DE MON AUTONOMIE...

Dans le ciel étoilé, la source nous indique les saisons et celle ci se tari; c'est qu'un papet se permet de rendre malade
un Jean de Florette... LIBRE DE MON AUTONOMIE n'est pas Anticonstitutionnellement... Ainsi, ces mots parviennent
de manière désordonner aux écoles de magistrats et certains joue de leurs diplômes sur l'aspect de l’université...
Ainsi, on dresse de Nouveau Platon contre Aristote, L'école contre l'université, la philosophie contre la religion: Je pleur alors de voir ainsi la Laïcité mais heureusement les anciens l'avaient prévu tel Montaigne, Chateaubriand, Victor Hugo, les Maudits de Baudelaire et tous les autres... Je n'avait qu'à restaurer ses armes anciennes qui telle les inventions de Léonard de Vinci et de Dédale s’avèrent d'être d'une immortalité présente et présence de l'avenir... µ naquit dans le langage écrit français... La discorde est incluse dans la fête nationale car pour ainsi dire, elle est de nature propre et il est de nature
propre de l'inviter... LIBRE DE MON AUTONOMIE... Dans le ciel étoilé, la source nous indique les saisons, par Jean de Florette
sans le principe de source, comment distinguer la minute de la seconde ?

LIBRE DE MON AUTONOMIE... Ces quatre faits majeurs de la vie quotidienne... distingue, observe, entrevoit et entreprends... voilà l'affirmation réelle de la chose, on te jalousera en accusant le diable, dieu, la république, toi même
ou je ne sais quel autres choses... Certains traversent ces épreuves sans blessures tandis que certains restent sur le bord
de la route... j'appelle cela L'exode tout comme celle auquel les gens sont dans la nécessité de fuir... Certains avaient prévenu mais Personne n'a voulu l'entendre... Je parle du vent et de ces paraboles anciennes sur la Laïcité...
Mais il reste l'esprit de premiers aviateurs et aviatrices perpétuant la fable de l'albatros... Soyez Poètes, Défenseurs et humains avec eux tout comme avec un Diogène, ne vous écartez pas de leur soleil car leur soleil est tout comme eux, il est votre espérance... LIBRE DE MON AUTONOMIE, devenez comme eux: L'agriculteur devient l'astronaute et l'astronaute devient l'agriculteur... Vous voyez finalement; les oiseaux de mauvais augures ne se distinguent plus à leurs plumages mais à leurs propos concernant l'immensité que réelle le peuple dans la plus humble de ces particules...

Tant Y'becca tout comme dans le clans des mouettes et ses quasi-particules, Nous sommes L'Essence... Le Peuple résonnant de milliers de voix tout comme les étoiles promisse à Abraham et tous autres croyances, philosophies et aspects de l'autonomie morale et intellectuelle...
Non à l'Esclavage, Non aux Viols, Non à la Torture qu'elle soit morale et physique...
Non à la Polygamie et Oui aux Amitiés...
Oui à la Gréve, Oui à la Manifestation et Oui à l'écoute
dans l'aspect et le respect du domaine Laïque donc sauvegarde du principe de Service Public et
de Séparations des Pouvoirs entre le Journalisme, La Politique et La Justice... indépendance du Monde Judiciaire face
à l'aspect Législatif, Exécutif et Syndical... LIBRE DE MON AUTONOMIE... La Personne est le Peuple...

Ecrit de
Monsieur Tignard Yanis
dit
TAY
La chouette effraie
dit
Dark Obscur

------------------------------------------------
Les aspects du Langages ou Juger, Entendre, Parler et Parler de


juger , verbe transitif


Sens 1

Rendre un jugement, lorsqu'on a la qualité de juge ou d'arbitre.
Synonyme : statuer

Traduction anglais : to try
x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x


Sens 2

Donner son opinion.
Synonyme : critiquer

Traduction anglais : to judge
x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x


Sens 3

Estimer.
Synonyme : estimer

Traduction anglais : to consider
x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x


Sens 4

Porter un jugement.

------------------------------------------------

écouter , verbe transitif


Sens 1

Tendre l'oreille pour entendre.
Exemple : Ecouter de la musique.

Synonyme : entendre

Traduction anglais : to listen to
x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x


Sens 2

Tenir compte de, prêter attention à.
Exemple : Ecouter les conseils de ses parents.

Synonyme : accueillir

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parler , nom masculin


Sens 1
Linguistique

Manière de s'exprimer.
Exemple : Un franc parler.
x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x


Sens 2
Linguistique

Langue propre à une région. x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x


parler , verbe intransitif


Sens 1

Articuler des mots.
Exemple : Ils parlent souvent à voix basse.

Traduction anglais : to speak, to talk
x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x


Sens 2

S'exprimer par la parole.
Traduction anglais : to speak, to talk
x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x


Sens 3

Révéler quelque chose.
Exemple : Son complice a parlé.
x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x

parler , verbe transitif


Sens 1
Linguistique

S'exprimer dans une langue.
Exemple : Il ne parle pas espagnol.

Traduction anglais : to speak
x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x


Sens 2

S'entretenir de.
Exemple : Ils dînent ensemble pour parler affaires.

Traduction anglais : to talk
x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x


Sens 3

S'adresser à.
Exemple : Il parle tous les jours à son père.

Traduction anglais : to talk
x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x


Sens 4

Donner son avis sur.
Exemple : Il n'aime pas parler politique.

Traduction anglais : to talk

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parler de (v.)

aborder, citer, discuter, effleurer, envisager, exposer, faire allusion à, faire mention de, faire part de, faire référence à, mentionner, projeter, révéler, s'occuper, songer, traiter, venir, faire mention (V+de+comp)



énoncer, faire apparaître ce qui était secret[Classe]

avertir, faire savoir, informer - conversation, discussion - déceler, déclarer, divulguer, faire savoir, mettre en lumière, parler, répéter, révéler[Hyper.]

histoire, narration, récit - dire, parler, verbaliser - parler de, révéler - converser, discuter, parler - bavarder, parler - cancans - talk, talk of the town (en) - dénonciateur, indicateur, indicatrice - cafard, cafardeur, cafeteur, cafteur, rapporteur, rapporteuse - bigmouthed, blabbermouthed, blabby, talkative (en)[Dérivé]

keep one's mouth shut, keep quiet, shut one's mouth (en)[Ant.]


dire, faire savoir[Hyper.]

conversation[Dérivé]

avoir la langue trop longue, parler, rapporter, vendre la mèche[Domaine]

parler de (verbe)↕


faire connaître, informer[Hyper.]

bec, boîte, bouche, clapet, goule, gueule, margoulette, moule à gaufre, museau, piège à mouches, trappe - cavité buccale - impertinence - parole - parole - parole - conversation - commérages, discussion, réflexion - mouth, mouthpiece (en) - conférencier, conférencière, orateur, oratrice - verbalisation - speakable, utterable (en)[Dérivé]

verbaliser[Domaine]


dire, parler, verbaliser[Hyper.]

parler de (verbe)↕


action de traiter un sujet
raisonnement

factotum (en)[Domaine]

Process (en)[Domaine]

Text (en)[Domaine]

entamer, initier - communication[Hyper.]

coverage (en) - discussion - traiter - parler de, traiter[Dérivé]

discuter[Nominalisation]

manier, manipuler, traiter - englober[Domaine]


traiter[Hyper.]

discussion[Dérivé]

parler de (verbe)↕



indiquer qqch à qqn[Classe]

communiquer, faire connaître qqch à qqn[Classe]

avoir pour signification, vouloir dire[Classe]

nom (dénomination)[ClasseHyper.]

linguistics (en)[Domaine]

names (en)[Domaine]

factotum (en)[Domaine]

refers (en)[Domaine]

associer, relier - unité linguistique - extrait - annotation, note, notes - commentaire, observation, remarque - acte de discours - conférencier, conférencière, orateur, oratrice[Hyper.]

décrire, distinguer, identifier - nommer - faire mention, faire mention de, faire référence à, mentionner - dénommer, nommer - alléguer, apporter des preuves, avancer - citer - adapter sous une forme claire, fournir de bonnes références - accréditer, homologuer - montrer de la reconnaissance, montrer reconnaissant, témoigner sa reconnaissance - commenter, faire des remarques sur, faire observer, faire remarquer, remarquer - identifier, nommer[Dérivé]

appeler, nommer[Nominalisation]


mentionner[Classe]

factotum (en)[Domaine]

refers (en)[Domaine]


entendre, faire penser à, vouloir dire[Hyper.]

nom - citation - mention - allusion - appellation, dénomination, nomination - mentioner (en)[Dérivé]

parler de (verbe)↕

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Les Dents Du Diable, La bataille de Sedan et Y'becca   Mar 7 Mar à 9:52

Le rôle du Président de la République Française est d'accompagné ses soldats dans les endroits les plus reculés
de l'imaginaire et de ses craintes...

Les Dents du diable (titre anglais original The Savage Innocents) est un film de Nicholas Ray sorti en 1960. Il s'agit d'une adaptation du roman Top of the World de l'écrivain suisse Hans Ruesch qui narre une aventure dramatique avec meurtre et poursuite qui se déroule dans le monde polaire des Inuits confrontés à la civilisation occidentale.

La Dent Du Diable (French Edition) (French) Paperback – February 2, 2012
by Arnaud Almeras (Author)

Alors que la famine ronge le pays, deux petits paysans, Laure et Xavier, tentent de nourrir leur famille en faisant la cueillette. Un jour, ils surprennent une mystérieuse conversation entre deux brigands possesseurs d'une carte au trésor ! La petite fratrie décide alors de les suivre, dans l'espoir de s'emparer du trésor de la Dent du Diable! Cette aventure mènera nos deux héros jusqu'à la demeure d'une terrifiante sorcière et d'un dragon affamé...

Arnaud Alméras vit en banlieue parisienne. Il écrit des histoires pour enfants qui mêlent le plus souvent humour et aventures. Il est rédacteur chez J'aime Lire. Chez lui, coincé entre une pile de livres et une autre de CD, il imagine des histoires dans l'espoir qu'elles fassent rire ses lecteurs ! Arnaud a la chance de vivre avec trois princesses (ses filles), ce qui lui donne bien des idées pour nourrir ses récits... A ce jour, il a publié une soixantaine d'ouvrages pour la jeunesse dont plusieurs séries pour Nathan Jeunesse telles que Calamity Mamie, Sven le Viking, ou alors des titres seuls comme La dent du diable (Prix Premières Lectures 2010 de la Caisse des Dépôts et l'APFEE) dans la collection Nathan Poche dès 6 ans.

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Le lieu-dit des dents du diable

Le lieu-dit des dents du diable
A la frontière de L'Ardèche se trouve la région du Velay dominé par le mont du Mézenc.

Ici une légende prend sa source au cœur des volcans auxquels on attribut de mystérieuses forces.

Comment expliquer les phénomènes étranges qui perturbent depuis des siècles cette région désolée.

Une région ou le bien et le mal semble se livrer bataille et ou dit-on, Satan aurait planté ses crocs au lieu-dit des dents du diable, deux immenses rochers qui se dressent étrangement vers le ciel.

Jean Peyrard, journaliste historien, explique que c'est une région ou certain auteur de l'antiquité ont dit qu'elle était un « Locus terribilis», qui veut dire en latin un lieu terrible.

La géographie du lieu porte ici tous les stigmates de l'étrange.

La burle (nom donné au vent du Nord qui souffle l'hiver), un vent lugubre et redouté qui sévit en ces lieux auxquels la légende donne des pouvoirs surnaturelles magnifie le lieu-dit des dents du diable d'un peu plus de mystère.

Au cours des temps on dénombre dans cette région de nombreux fait inexplicables.

Jean-louis Vidil, directeur général de l'agence EDF de Velay, explique que ce vent est anormale par rapport à ailleurs. Il parle d'orage très violent qui parfois coupe des poteaux électriques en deux d'une façon inexplicable.

Des spécialistes seraient venus constater le phénomène, aurait étudié la force du vent et n'auraient pour l'instant trouvé aucune raison qui explique que le matériel ne résiste pas.

Jean-louis Vidil pense que le sous-sol volcanique de cette région est pour quelque chose dans ces phénomènes.

Quelles sont ses forces incroyablement violentes qui se déchainent sur un rayon quinze kilomètres ?

Ses phénomènes électriques ne touchent pas que les installations EDF.

En mars 1985, les habitants ont signalé une série d'incidents qui dépassent l'entendement. Sans aucune raison les téléphones se sont mis à sonner frénétiquement.

Alors qu'il n'y avait pas d'orage des vaches furent électrocutés dans plusieurs fermes.

Régis Sahue, historien/linguiste, explique que de nombreuses croyances médiévales s'attachent à ses lieux, comme la destruction d'un village, des pluies de pierres, de feu ou de crapauds.

Aujourd'hui encore certain habitant du Mézenc témoigne de fait similaires.

Robert Cortial, Facteur, affirme avoir été témoin d'un phénomène bien étrange durant un de ses promenades.

Il affirme avoir vu une grande boule de feu grande comme une roue de char.
La boule de feu se trouvait de l'autre côté d'un pont sur son chemin.

Mr Cortial aurait eu très peur en voyant cela et serait parti en courant.

Mais Mr Cortial n'est pas le seul à avoir vu ses boules de feu, d'autres témoins affirment les avoir aussi vus et étrangement leurs témoignages sont similaires a celui de Mr Cortial.

Maurice Lhoste, cultivateur, en a fait lui aussi l'expérience, il prétend avoir tout d'un seul coup était entouré d'un feu sans sentir aucune chaleur.

En face de lui a peu pré trois mètres, il distingua un mur noir comme de la pierre qui lui parut infranchissable.

Maurice Lhoste qui se demande ce qu'il lui arrive fait un tour sur lui-même avant que le feu ne disparaisse.

Maurice Lhoste a ensuite été éblouis par cette disparition subite avant que le phénomène ne soit totalement terminé.

Maurice Lhoste explique qu'il n'oubliera jamais cet étrange instant et ce mystérieux phénomène.

D'où proviennent ces étranges phénomènes ?

Certain scientifique ont remarqués que ses étranges phénomènes sont rapportés dans plusieurs régions de la planète et en particulier dans les régions volcaniques.

André Dellenseger, architecte géologue, explique que le tellurisme (l'action magnétique de la Terre et l'influence de la nature d'un sol sur l'habitant et ses moeurs) est un fluide qui se transporte sous la forme d'une nappe, un courant à travers le globe et qui utilise la moindre résistance géologique en se transportant d'un lieu à un autre par n'importe quel courant électrique sauf que celui-ci est naturel.

Selon lui il n'est pas exclut qu'une conjonction de phénomène crée quelque chose de mystérieux.

Cette région est aussi redoutée par les pilotes ou les accidents d'avion se multiplient et ou beaucoup de ces accidents restent sans explications.

Le 13 mai 1991, un avion de tourisme allant de Clermont-Ferrand à Marseille survole la région des dents du diable.

Les conditions climatiques sont mauvaises, mais rien n'explique pourquoi l'avion a percuté violemment la montagne.

Le pilote était expérimenté et connaissait bien la région.

Simon Fraisse, directeur de l'aéro-club de Clermont-Ferrand, explique qu'on dit que les pilotes, même expérimentés, qui seraient amenés à passer par là serait soumis à des conditions un peu particulière.

Comme des instruments de navigations soumis a certain affolement inexpliqués. Pour les pilotes cette zone du Mézenc provoque une certaine méfiance.

Certain on comparait cet endroit au triangle des Bermudes et certain croient que c'est une force magnétique qui perturbe les instruments de bord des avions et qui explique la fréquence des accidents d'avions dans cette zone.

Aujourd'hui encore le lieu-dit des dents du diable garde tout son mystère sur ses phénomènes inexpliqués qui alimentent les légendes populaires et les craintes de ses habitants.

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Les Dents du diable (titre anglais original The Savage Innocents) est un film de Nicholas Ray sorti en 1960. Il s'agit d'une adaptation du roman Top of the World de l'écrivain suisse Hans Ruesch qui narre une aventure dramatique avec meurtre et poursuite qui se déroule dans le monde polaire des Inuits confrontés à la civilisation occidentale.

Scénario et réalisation

Réalisé en 1959-1960 pour Paramount Pictures par Nicholas Ray qui en est le scénariste principal, le film est une coproduction internationale regroupant des intérêts britanniques, italiens et français. Tourné en extérieur dans l'Arctique canadien avec des intérieurs tournés dans les studios britanniques de Pinewood et dans les studios de Cinecitta à Rome, le film qui réunit entre autres Anthony Quinn et Peter O'Toole a été présenté en compétition pour la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1960.

La vedette du film est Anthony Quinn, un Inuit nommé Ikuk, qui tue un missionnaire qui a refusé sa femme (l'actrice japonaise Yoko Tani) offerte selon les traditions de hospitalité inuite. Le meurtrier est pourchassé dans les régions de l'Arctique polaire par deux policiers canadiens dont l'un mourra de froid tandis que l'autre sera secouru par Inuk. Il sera dès lors placé dans un cas de conscience, partagé entre la volonté d'accomplir sa mission de justice et la générosité à l'égard du meurtrier qui lui a sauvé la vie. Peter O'Toole qui joue ce personnage a exigé de ne pas figurer au générique du film parce que sa voix avait été doublée (c'était son premier rôle au cinéma).
Fiche technique

Montage : Ralph Kemplen
Affiche française : Yves Thos

Réception

La réception du film a été mitigée. Par exemple le critique du The New York Times reproche à Nicholas Ray d'avoir réalisé un « drame amer qui, s'il ne laisse pas les spectateurs indifférents, peut produire chez beaucoup un sentiment de rejet choqué devant des scènes inutilement provocantes »1. On a aussi commenté l'opposition entre les règles de la civilisation représentées par les policiers et le missionnaire et l'innocence de l'état de nature des Inuits (c'est le sens du titre »The Savage Innocents », les innocents sauvages). Loin d'exprimer l'authenticité du monde inuit, Nicholas Ray développe une position philosophique, idéaliste et romantique. Ainsi Inuk découvrant l'usage du fusil va trahir le mode de chasse traditionnel (on chasse pour se nourrir) et entrer dans la civilisation occidentale destructrice puisqu'il va chasser les renards pour vendre leurs peaux au comptoir de fourrures tenu par les blancs : Nicholas Ray organise d'ailleurs dans son film une opposition claire entre le grand silence blanc des paysages de neige et l'intérieur confiné et bruyant du poste de traite où l'agresse le son d'un disque de rock and roll. L'incompréhension du christianisme prêché par le missionnaire participe de la même intrusion et de la même confrontation : la scène est d'ailleurs le pivot du film puisque l'Inuit Inuk tue le missionnaire qui touche à son honneur en n'acceptant pas son présent (rappelons-le, il lui offre sa femme) en cognant sa tête contre le mur d'un igloo et tout bascule dans le drame2.

Le film de Nicholas Ray ne constitue sans doute pas un chef d’œuvre3 : la volonté démonstrative qui l'emporte sur l'exotisme a fait considérer le film comme progressiste et il a été mieux reçu en Europe qu'en Amérique. Par ailleurs si le lyrisme et la beauté des paysages polaires font consensus4, l'interprétation d'Anthony Quinn est discutée : elle est saluée comme « magistrale » par certains et comme « outrancière » par d'autres5.
Prolongement

Bob Dylan admirateur du film, a écrit en 1967 la chanson « Quinn the Eskimo (The Mighty Quinn) » en hommage à l'interprétation d'Anthony Quinn.

L'affiche est réalisée pour la France par Yves THOS.

Notes et références

↑ Eugene Archer, "Savage Innocents", 'The New York Times', May 25, 1961 http://movies.nytimes.com/movie/review?res=9B00E6DF123BE13ABC4D51DFB366838A679EDE [archive]
↑ The mighty Quinn DVD review of The Savage Innocents, Slarek http://www.dvdoutsider.co.uk/dvd/reviews/s/savage_innocents.html [archive]]
↑ « Les dents du diable ne figure pas parmi les chefs-d'œuvre de Nicholas Ray...n’en reste pas moins un beau film » [1] [archive]
↑ « Les Dents du diable est un film poétique à force d'être prosaïque. » Claude de Givray, Arts, 21 septembre 1960
↑ http://www.allocine.fr/film/critiquepublic_gen_cfilm=5505.html [archive]

Liens externes

(en) Les Dents du diable [archive] sur l’Internet Movie Database
(en) « The Savage Innocents » [archive], sur AllMovie
The mighty Quinn DVD review of The Savage Innocents, Slarek [2] [archive].
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" La Force est ancienne et il suffit d'entendre les rêves qui furent étouffés par les vaniteux de pouvoir...
Je ne crains pas le pouvoir contre Dieu mais il demeure que dans mon royaume tout n'est pas gris...
Dans ma noirceur, il y a un arc en ciel.... Je demeure le mal et je cherche à séduire... Je suis le mauvais
pourtant, je ne suis pas l'ensorceleur d'âme... Certes je suis damné mais je ne suis pas stupide:
je préfère être Roméo que MacBeth... " s'écrie le Diable en direction de ceux qui lui jettent des pierres
alors que le lendemain; ils égorgent leurs propres sœurs au sujet d'une querelle de propos sur le terme
de Diable... Je crois que cela l'as humanisé à ces dépends, certes il est plus aigris envers les hommes
mais pas au point d'y risquer sa propre existence: Pour lui, l'Homme a échoué car divisé dans sa croyance
de Dieu préférant s'unir contre sa destruction... Et savez vous il en presque honte ! mais c'est vrai;
il est devenu le lien entre l'existence de Dieu et de ses brebis... Oui, la peur règne sur l'existence mais par la
faute de la conscience humaine est non par la volonté du diable...

Ecrit de
Dark Obscur
dit
TAY
La chouette effraie
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Les Dents Du Diable, La bataille de Sedan et Y'becca   Mar 7 Mar à 9:52

Les habitants de cette commune sont appelés les Chevelans et En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Shvèlu, selon la graphie de Conflans

La Dent du Chat est un des sommets du mont du Chat, situé dans le Sud du massif du Jura et culminant à 1 390 m d'altitude. Il s'étire en bordure ouest du lac du Bourget, dans le département de la Savoie.

Genesis - Supper's Ready

Walking across the sitting-room, I turn the television off.
Sitting beside you, I look into your eyes.
As the sound of motor cars fades in the night time,
I swear I saw your face change, it didn't seem quite right.
...And it's hello babe with your guardian eyes so blue
Hey my baby don't you know our love is true.

Coming closer with our eyes, a distance falls around our bodies.
Out in the garden, the moon seems very bright,
Six saintly shrouded men move across the lawn slowly.
The seventh walks in front with a cross held high in hand.
...And it's hello babe your supper's waiting for you.
Hey my baby, don't you know our love is true.

I've been so far from here,
Far from your warm arms.
It's good to feel you again,
It's been a long long time. Hasn't it?




I know a farmer who looks after the farm.
With water clear, he cares for all his harvest.
I know a fireman who looks after the fire.

Can't you see he's fooled you all.
Yes, he's here again, can't you see he's fooled you all.
Share his peace,
Sign the lease.
He's a supersonic scientist,
He's the guaranteed eternal sanctuary man.
Look, look into my mouth he cries,
And all the children lost down many paths,
I bet my life you'll walk inside
Hand in hand,
gland in gland
With a spoonful of miracle,
He's the guaranteed eternal sanctuary.
We will rock you, rock you little snake,
We will keep you sad and warm.


Wearing feelings on our faces while our faces took a rest,
We walked across the fields to see the children of the West,
But we saw a host of dark skinned warriors
standing still below the ground,
Waiting for battle.

The fight's begun, they've been released.
Killing foe for peace...bang, bang, bang. Bang, bang, bang...
And they're giving me a wonderful potion,
'Cos I cannot contain my emotion.
And even though I'm feeling good,
Something tells me I'd better activate my prayer capsule.

Today's a day to celebrate, the foe have met their fate.
The order for rejoicing and dancing has come from our warlord.


Wandering in the chaos the battle has left,
We climb up the mountain of human flesh,
To a plateau of green grass, and green trees full of life.
A young figure sits still by a pool,
He's been stamped "Human Bacon" by some butchery tool.
(He is you)
Social Security took care of this lad.
We watch in reverence, as Narcissus is turned to a flower.
A flower?


If you go down to Willow Farm,
to look for butterflies, flutterbyes, gutterflies
Open your eyes, it's full of surprise, everyone lies,
like the fox on the rocks,
and the musical box.
Yes, there's Mum & Dad, and good and bad,
and everyone's happy to be here.

There's Winston Churchill dressed in drag,
he used to be a British flag, plastic bag, what a drag.
The frog was a prince, the prince was a brick, the brick was an egg,
the egg was a bird.
(Fly away you sweet little thing, they're hard on your tail)
Hadn't you heard?
(They're going to change you into a human being!)
Yahoo, we're happy as fish and gorgeous as geese,
and wonderfully clean in the morning.

We've got everything, we're growing everything,
We've got some in
We've got some out
We've got some wild things floating about
Everyone, we're changing everyone,
you name them all,
We've had them here,
And the real stars are still to appear.

ALL CHANGE!

Feel your body melt;
Mum to mud to mad to dad
Dad diddley office, Dad diddley office,
You're all full of ball.

Dad to dam to dum to mum
Mum diddley washing, Mum diddley washing,
You're all full of ball.

Let me hear you lies, we're living this up to the eyes.
Ooee-ooee-ooee-oowaa
Momma I want you now.

And as you listen to my voice
To look for hidden doors, tidy floors, more applause.
You've been here all the time,
Like it or not, like what you got,
You're under the soil (the soil, the soil),
Yes, deep in the soil (the soil, the soil, the soil, the soil!).
So we'll end with a whistle and end with a bang
and all of us fit in our places.


With the guards of Magog, swarming around,
The Pied Piper takes his children underground.
Dragons coming out of the sea,
Shimmering silver head of wisdom looking at me.
He brings down the fire from the skies,
You can tell he's doing well by the look in human eyes.
Better not compromise.
It won't be easy.

666 is no longer alone,
He's getting out the marrow in your back bone,
And the seven trumpets blowing sweet rock and roll,
Gonna blow right down inside your soul.
Pythagoras with the looking glass reflects the full moon,
In blood, he's writing the lyrics of a HIP brand new tune.

And it's hey babe, with your guardian eyes so blue,
Hey my baby, don't you know our love is true,
I've been so far from here,
Far from your loving arms,
Now I'm back again, and babe it's gonna work out fine.


Can't you feel our souls ignite
Shedding ever changing colours, in the darkness of the fading night,
Like the river joins the ocean, as the germ in a seed grows
We have finally been freed to get back home.

There's an angel standing in the sun, and he's crying with a loud voice,
"This is the supper of the mighty One",
The Lord of Lords,
King of Kings,
Has returned to lead His children home,
To take them to the new Jerusalem.

Toponymie

La première utilisation du toponyme Mont du Chat date d'une charte de 1232, faite à Chambéry, dans laquelle il est indiqué : « Nul se sera reçu bourgeois sans le consentement de son seigneur, non plus qu'aucun homme en deçà du Mont-du-Chat et de la montée de Couz et en deçà de Silvette ». Antérieurement, le mont était appelé mons Munni ou mons Muniti2.

La Dent du Chat doit son nom à deux particularités :

le pic a la forme d'une canine, d'où une éventuelle appellation s'y référant, bien qu'il ne s'agisse bien sûr pas forcément d'une canine de chat, mais d'un quelconque autre animal ;
plus vulgairement, le terme de « Chat » n'a rien à voir avec nos amis félins, mais a le sens très ancien de « passage » comme dans le « chas de l'aiguille ». La Dent du Chat, aujourd'hui percée par le tunnel du Chat, domine le col du Chat qui fut longtemps un passage essentiel entre l'avant-pays savoyard et la Savoie propre (région de Chambéry et d'Aix-les-Bains).

Géographie
Situation

La Dent du Chat est dominée au sud-sud-ouest par le Molard Noir qui culmine à 1 452 m d'altitude. Au nord-nord-est, la dent domine le col de la Vacherie de plus de 330 m. Elle est située à la limite des communes de Bourdeau (à l'est) et de Saint-Jean-de-Chevelu (à l'ouest).
Accès
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Géologie

La Dent du Chat est composée de calcaires récifaux datant du Kimméridgien3. La formation de la Dent du Chat est due à la forte érosion qu'a subi le versant occidental du mont du Chat et qui provoqua son effondrement comme en témoignent les nombreux amas d'éboulis présents à la base occidentale de la dent et de l'anticlinal4.
Climat
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Histoire

La légende veut qu'un jour, un pêcheur attendant en vain une prise dans sa barque, fit le vœu de relâcher le poisson à l'eau s'il arrivait à en pêcher un, dans l'espoir d'être récompensé pour son geste généreux. Entendu par la Providence, il fit enfin une prise, et trop content après tant d'heures d'attentes, oublia son vœu et ne relâcha pas le poisson, le garda et relança sa ligne. Il eut alors une nouvelle prise, mais tellement importante que sa barque faillit chavirer. Il en ressortit de l'eau un petit chaton. Il rentra chez lui, le chaton dans sa poche. Au fil des années, celui-ci grandit, finit par devenir un beau chat adulte. Un beau jour, il quitta la maison du pêcheur et grimpa dans la montagne, où il s'installa sur un piton rocheux, l'actuelle Dent du Chat, d'où il entreprit de terroriser les voyageurs franchissant le col. Ce furent finalement les compagnons du roi Arthur, Bérius et Mélianus qui débarrassèrent la contrée de l'horrible chat, en le transperçant de plusieurs flèches après lui avoir tendu un piège en l'appâtant avec un agneau. Le roi offrit, en récompense, un champ à Bérius (champ Bérius : Chambéry) et un mont à Mélianus (Mont Mélianus : Montmélian). Finalement, une seule de ses canines resta là-haut, celle de la Dent du Chat5.

Le grand incendie de 1813 a été raconté par Alexandre Dumas, alors en villégiature à Aix-les-Bains. Pendant trois jours, l'incendie spectaculaire a ravagé la montagne. Il serait dû à un feu de camp allumé par des randonneurs imprudents et mal éteint. Les coupables dénoncés et arrêtés par les carabiniers royaux furent condamnés à une importante amende.
Tourisme

La Dent du Chat est une belle petite randonnée à faire près de Chambéry. Depuis le parking du relais TDF de la Dent du Chat, on atteint le sommet en moins d'une heure et demie par une crête. Des câbles facilitent la progression sur les derniers mètres plus difficiles. Ce sommet jouit d'un formidable panorama, on embrasse d'un seul coup d'œil : le Mont Blanc, la Vanoise, les Bauges, Belledonne, la Chartreuse… La vue sur le lac du Bourget et le bassin chambérien est par ailleurs très impressionnante par temps clair. Le franchissement du col débouche sur l'avant-Pays savoyard et la commune de Yenne et sur celle de St Jean de Chevelu, avec ses deux lacs.

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Le Molard Noir est un sommet situé en France, à cheval sur les communes de Bourdeau et de Saint-Jean-de-Chevelu, dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Il constitue l’un des sommets du mont du Chat dans le massif du Jura.

Rennes-le-Château et son mystère : Nostradamus et le tombeau du Razès. Nostradamus ... alors que certains l’accusent de pactiser avec le diable, ...
http://rennes-le-chateau-bs.com/article-nostradamus.htm

19 ans après la mort de Nostradamus, le monde connaîtra le pauvre moine sous le nom de "Pape Sixte V". ... et le nourrisson du sein. ”
Nostradamus les Mystères de l'apocalypse: LE GRAND MONARQUE
jeanbendor.blogspot.com/p/lee-grand-monarqu.html

Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, ... NOSTRADAMUS ET LA GUERRE DE TROIE; NOSTRADAMUS LE LIVRE PERDU; SITCHIN, ...

Saint-Jean-de-Chevelu est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune de Saint-Jean-de-Chevelu est composée d'un chef-lieu et de plusieurs hameaux.
Le hameau de Champrovent est à quelques centaines de mètres du chef-lieu (direction Vernatel), avec une ferme du XVIIe siècle. Il a accédé à la notoriété en raison du séjour qu'y effectua le peintre Balthus. Balthus s'y installa en juin 1941 avec sa femme Antoinette quand l'Allemagne envahit le Nord de la France.
Il y peignit notamment Le Paysage de Champrovent et deux versions d'une même toile Le Salon I et II. La version I se trouve au Minneapolis Institute of Arts et la version II appartient au MOMA de New York. Le salon, la fille de la ferme, Georgette Cozlin, et Raymonde servirent de modèles. Balthus quitta Champrovent pour la Suisse en 1942.
Au Moyen Âge, la paroisse de Saint-Jean-de-Chevelu fut le siège de la seigneurie de Chevelu, érigée par la suite en baronnie. Elle appartenait à la famille de Chevelu. On trouve également les deux seigneuries de Bergin et de Mattet5.

Le Saint Graal et Galate... Au Moyen Âge, la paroisse de Saint-Jean-de-Chevelu fut le siège de la seigneurie de Chevelu, érigée par la suite en baronnie. Elle appartenait à la famille de Chevelu. On trouve également les deux seigneuries de Bergin et de Mattet...
Lac de Saint-Jean-de-Chevelu

L'église Saint-Jean-Baptiste est située à Saint-Jean-d’en-Haut, sur le coteau surplombant les lacs de Chevelu. Construite entre 1845 et 1846, elle succède à un édifice construit en 1614. En 1993, la paroisse et la commune de Saint-Jean-de-Chevelu se mobilisent pour la rénovation extérieure et intérieure du bâtiment et confient à deux artistes de l'école Tardieu, la conception et la réalisation d'une œuvre pour le chœur de l'église. L’inauguration aura lieu en juin 1996.

Nul de l’Espangne
Mais de l’antique France
Ne sera lu pour la
Tremblante nacelle,
A l’ennemi sera faite fiance,
Qui dans son regne fera peste cruelle.

Pas de l’Espagne
Mais de l’Ancienne France
Un sera élu pour le navire chancelant,
Il fera une promesse à l’ennemi, qui dans son règne causera une terrible plaie.

Un vieux fou, certes, je suis mais un fou avisé chères Républicains du Sarkozisme... je vous dénomme comme ayant acte de secte, vous cachant derrière les termes de Marabout... Bien plus qu'un guerre électorale, je vous mène car je l’étends au delà des limites de l'enfer du droit et de la Justice... Une guerre totale sur le mode de Pensée du Sarkozysme...

Ecrit de
Monsieur
Tignard Yanis

Les Républicains, j'y suis et j'y reste et c'est ainsi ! « Quinn the Eskimo (The Mighty Quinn) » en hommage à l'interprétation d'Anthony Quinn. Je dénonce l'attitude abjecte de pensée du Sarkozisme...
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Les Dents Du Diable, La bataille de Sedan et Y'becca   Mar 7 Mar à 9:53

Le francoprovençal ou arpitan est une langue romane parlée en France, en Suisse et en Italie. C’est l’une des trois langues distinctes du groupe linguistique gallo-roman.

Le francoprovençal comporte des caractères propres qui en font une langue considérée comme distincte par la linguistique contemporaine. Il présente néanmoins également certains traits communs avec la langue d'oïl et avec l’occitan, et intègre des influences des langues germaniques et italo-romanes.

Longtemps délaissé ou combattu par les pouvoirs publics, n'ayant eu un caractère officiel que très rarement au cours de son histoire, le francoprovençal est menacé mais connait aujourd’hui un léger regain d’intérêt, porté notamment par des fédérations associatives :

l'Alliance Culturelle Arpitane, fédération transfrontalière (toute la zone)
l'Office Géographique Arpitan (toute la zone)
le Bureau Régional pour l'Ethnologie et la Linguistique (BREL) et le Centre d'études francoprovençales8 (Vallée d'Aoste)
la Fondation pour le développement et la promotion du patois (Valais)
l'Institut de la langue savoyarde (Savoie)

Sommaire

1 Dénominations de la langue
1.1 Franco-provençal, francoprovençal
1.2 Romand
1.3 Arpitan
2 Aire de diffusion du francoprovençal
2.1 France
2.2 Italie
2.3 Suisse
3 Historique
4 Littérature
5 Diffusion actuelle
5.1 France
5.2 Italie
5.3 Suisse
5.4 Les instituts de la langue
5.5 Le théâtre en patois francoprovençal
5.5.1 En Italie
5.5.2 En Suisse
5.6 Radiô Arpitania
5.7 Fête internationale
5.8 Conclusion
6 Description
6.1 Phonétique
6.2 Comparaison de mots
6.3 Nombres
7 Orthographe
7.1 Graphie de Conflans
7.1.1 A.P.I
7.1.2 Graphie de Conflans
7.1.3 Exemples français
7.1.4 Exemples savoyards
7.2 Orthographe de Henriet
7.3 Orthographe de référence B
7.3.1 Ouvrages en orthographe de référence B
8 Liste des dialectes francoprovençaux
9 Comparaison dialectale
10 Toponymes
10.1 GeoArp - Office Géographique Arpitan
11 Notes et références
12 Voir aussi
12.1 Bibliographie
12.2 Articles connexes
12.3 Liens externes

Dénominations de la langue
Franco-provençal, francoprovençal

La création de l’expression franco-provençal est due au linguiste italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 :

« J’appelle franco-provençal un type linguistique qui réunit, en plus de quelques caractères qui lui sont propres, d’autres caractères dont une partie lui est commune avec le français (un des dialectes de langues d’oïl9) et dont une autre lui est commune avec le provençal, et qui ne provient pas d’une tardive confluence d’éléments divers, mais au contraire atteste de sa propre indépendance historique, peu différente de celle par lesquelles se distinguent entre eux les autres principaux types romans. »

— Graziadio Isaia Ascoli

Ce mot est désormais écrit en un seul mot, sans trait d’union, afin d’éviter la confusion et de souligner le caractère indépendant de cette langue. Le terme « provençal », au moment où Ascoli écrit ces lignes, ne se réfère pas uniquement à la langue de la Provence, mais à l’intégralité de la langue occitane. En effet, l’occitan, avant d’obtenir son nom de baptême définitif, en a reçu plusieurs, chronologiquement « limousin », puis « provençal ».

La suppression du trait d’union, proposé au Colloque de dialectologie francoprovençale de 1969 à l’université de Neuchâtel10, traduit lexicalement la volonté de créer une identité propre et plus marquée ; elle vise également à éviter de suggérer que la langue se borne à une simple juxtaposition d’éléments d’oïl et d’oc.

C'est sous cette dénomination que cette langue est officiellement reconnue11,12.
Romand

Le terme romand pour nommer le francoprovençal est attesté depuis le XVe siècle (dans un document fribourgeois de 1424 qui autorise les notaires à « faire lettres en teif [= allemand] et en rommant ») ; il est fréquent dans des documents vaudois et fribourgeois des XVIIe et XVIIIe siècles. Il est encore attesté à Genève au XIXe siècle, mais il n’a jamais dépassé les frontières de l’actuelle Suisse romande.
Arpitan

Les termes arpitan et arpian qui signifient montagnard pour le premier, berger pour le deuxième13, ont été repris au début des années 1970 pour répondre au besoin de lever la confusion générée par le terme francoprovençal. La forme particulière arpitan a été choisie pour sa ressemblance avec le nom de la seconde grande langue gallo-romane, l’occitan. Littéralement, arpian ou arpitan, signifie donc « le montagnard, le berger ». Arpitan est formé à partir de la racine pré-indo-européenne alp-14, dans sa variante dialectale moderne arp- ; en francoprovençal, ce mot ne désigne pas la « montagne », une « forme de relief élevé », comme on le croit communément, mais les « pâturages de montagne où les troupeaux sont conduits et passent l’été »15 (voir alpage). Cette racine est présente dans de nombreux noms de lieux, tant en Haute-Provence (Arpasse, Arpette, Arpillon…), qu’en Dauphiné (Arp, Arpion, Arpisson, Aup…), Savoie (Arpettaz, Arpeyron, Arpiane…), Valais (Arpette, Arpache, Arpitetta…) et en Vallée d'Aoste (Arp, Arnouvaz, Arpet, Arpetta, Arpettaz…). On retrouve cette racine ou ses variantes en Lombardie, en Suisse, en Allemagne et en Autriche.

À partir de 1974, et jusqu’au début des années 1980, un équivalent orthographié harpitan est utilisé par le mouvement socio-culturel et politique valdôtain Movement Harpitanya. Politiquement de gauche, le Mouvement prône la « libération nationale et sociale de l’Harpitanie » par la création d'une fédération arpitane à cheval sur les Alpes, englobant la Vallée d'Aoste, la Savoie, les vallées arpitanes piémontaises et le Valais occidental16,17.

Dans l'intervalle, et en tout cas dès la création de l'Alliance culturelle arpitane (ACA) en 2004, le terme arpitan, sans 'h' inititial, désigne le francoprovençal sans revendication politique, de manière politiquement neutre. Sur son site officiel, l'ACA, qui promeut le terme arpitan, déclare ainsi expressément qu'elle est une « association politiquement neutre »18, ce que confirme la directrice du Centre d'études francoprovençales, Christiane Dunoyer : « Il n’y a pas eu une filiation directe, il n’y a pas eu d’institutions ou des personnes qui aient revendiqué cet héritage d’une manière consciente et officielle. Mais il est certain que cela a contribué à faire évoluer les consciences et à faire en sorte que certaines idées progressent. Il y a par exemple une homonymie entre Harpitanya d’il y a quarante ans et un mouvement éminemment culturel qui existe de nos jours. Il rassemble des jeunes gens de Suisse, de Savoie, du Lyonnais, etc. et qui communiquent surtout par le biais des nouvelles technologies et ils portent de l’avant un projet culturel commun19. »

Jusque-là peu usité dans les publications de la recherche universitaire francophone, arpitan est reconnu dans la terminologie universitaire comme un synonyme de francoprovençal, puisque le SUDOC20 (Système universitaire de documentation), système de référence, l’a indexé comme tel. En revanche, le terme commence à être utilisé dans la littérature universitaire des chercheurs internationaux et dans la littérature des spécialistes locaux21. Il est aujourd’hui en usage dans certaines associations de locuteurs, notamment l’Association des enseignants de savoyard (AES), présidée par Marc Bron, et pour qui la dénomination franco-provençal « est malheureuse, car elle laisse un parfum d’inachevé, d’amalgame entre oc et oïl, alors qu’elle n’est ni d’oc, ni d’oïl. Que dirait-on si l’on avait appelé l’occitan le franco-espagnol, le franco-italien ou le franco-corse ? Cela n’aurait manifestement pas été sérieux. Cela ne l’est pas d’avantage concernant le savoyard22.» La Fédération internationale de l'arpitan (ACA)23, implantée à Saint-Étienne, Sciez et Lausanne, souhaite « rendre visible l’arpitan sur la place publique », promeut l’utilisation d’une orthographe unifiée (l’orthographe de référence B) et le mot arpitan, estimant que le mot-valise francoprovençal prête à confusion24, entravant ainsi ses chances de reconnaissance officielle en tant que langue minoritaire (en France notamment25). La linguiste Claudine Brohy, de l'institut de plurilinguisme de l'université de Fribourg, note que ce néologisme est « de plus en plus utilisé »26.
Aire de diffusion du francoprovençal
FRP-Map4.png
L’aire francoprovençale27.
Les régions historiques de l’aire linguistique francoprovençale, avec toponymie en francoprovençal.

L’aire francoprovençale, parfois appelée Arpitanie28, est délimitée, inclusivement, par les régions listées ci-dessous.
France

La majeure partie de l'ancienne région Rhône-Alpes, soit : toute la Savoie (Savoie propre, Maurienne, Tarentaise, Genevois, Chablais et Faucigny), le Forez (département de la Loire), la Bresse, la Dombes, le Revermont, le Pays de Gex, le Bugey, l’agglomération de Lyon, le Nord-Dauphiné, et une partie de la Franche-Comté, de la Saône-et-Loire et de la Montagne bourbonnaise dans l'Allier.

Note : seule la partie nord du Dauphiné est dans la zone francoprovençale. Les départements de la Drôme et des Hautes-Alpes sont occitans (sauf le nord de la Drôme). La majeure partie de l’Isère est francoprovençale mais certaines zones de son Sud sont occitanes. Une description extrêmement précise de la frontière entre occitan et francoprovençal est décrite avec une carte par Gaston Tuaillon en 196429.

Selon la dialectologue Colette Dondaine30, il est vraisemblable qu’à l’origine (avant l’apparition des premiers textes littéraires), l’actuelle Franche-Comté, jusqu’aux pieds des Vosges, faisait également partie de l’espace francoprovençal.

Italie

La Vallée d'Aoste, à l’exception des communes Walser de Gressoney-Saint-Jean, Gressoney-La-Trinité et Issime, dans la Vallée du Lys
Les hautes vallées piémontaises dans les communes suivantes :

Ala di Stura, Almese/Almesé, Alpette/L'Alpette, Avigliana/Veillane, Balme/Barmes, Borgone di Susa/Bourgon, Bruzolo/Brusol de Suse, Bussoleno/Bussolin, Cantoira/Cantoire, Caprie, Carema/Carême, Castagnole Piemonte/Chassagne du Piémont, Ceres/Cérès, Ceresole Reale/Cérisoles, Chialamberto/Chalambert, Chianocco/Chanoux, Chiusa di San Michele/L’Écluse, Coassolo Torinese/Coisseuil, Coazze/Couasse, Condove/Condoue, Corio/Cory , Frassinetto/Frassinet, Germagnano/Saint-Germain, Giaglione/Jaillons, Giaveno/Javein, Gravere/Gravière, Groscavallo/Groscaval, Ingria/L'Ingrie, Lanzo Torinese/Lans-L’Hermitage, Lemie, Locana/Locane, Mattie/Mathie, Meana di Susa/Méans, Mezzenile/Mesnil, Mompantero/Montpantier, Moncalieri/Moncallier, Monastero di Lanzo/Moutiers, Moncenisio/Montcenis, Noasca/Novasque, Novalesa/Novalaise, Pessinetto/Pessinet, Pont-Canavese/Pont-en-Canavais, Quincinetto/Quincinet, Ribordone/Ribardon, Ronco Canavese/Ronc, Rubiana/Rubiane, San Didero/Saint Didier, San Giorio di Susa/Saint-Joire, Sant’Ambrogio di Torino/Saint-Ambroise, Sant’Antonino di Susa/Saint-Antonin, Sparone/Esparon, Susa/Suse, Traversella/Traverselle, Traves/Travey, Usseglio/Ussel, Vaie/Vaye, Valchiusella/Chausselle, Valgioie/Valjoie, Valprato Soana/Valpré, Venaus/Vénaux, Villar Dora/Villar d'Almesé, Villar Focchiardo/Villar-Fouchard, Viù/Vieu. Plus une partie de la commune de Trana et le hameau de Grandubbione

Deux enclaves dans les Pouilles sont dues à l’émigration de locuteurs au XIVe siècle : Faeto/Fayet et Celle di San Vito/Cèles de Sant Vuite.

Note : Les vallées plus méridionales (Haute vallée de Suse, Val du Cluson…) du Piémont parlent l’occitan.
Suisse

Tout l’espace romand (à l’exception du canton du Jura et du district de Moutier (canton de Berne), qui font partie des parlers d’oïl).

Historique

La définition historique des origines du francoprovençal reste naturellement délicate.

L’héritage linguistique primitif31 se limite à la toponymie et à l’hydronymie comme Arrondine, Arve, Alpes, Truc, Bec. Le mot chalet (popularisé par Jean-Jacques Rousseau) dérive également d’une hypothétique racine préceltique (ou « ligure ») cal- signifiant « abri ». Il est à noter que le francoprovençal ORB souta (localement orthographié chotta, chota ou cheûta) signifiant aussi abri provient du latin populaire *susta (du verbe latin « substare » qui signifie « se tenir dessous »)32.

À la période de La Tène, des tribus celtes (Allobroges, Ceutrons en Val d’Isère ; Salasses en Vallée d’Aoste ; Helvètes, Séquanes et Allobroges dans l’actuelle Suisse romande) se fixent dans la zone. Leur influence demeure perceptible isolément dans le lexique commun avec les mots méleze (*melatia), nant (*nantu, vallée), balme (*balma, trou). Quoique la question demeure débattue, le francoprovençal a pu subir l'influence d’un superstrat burgonde.

Comme toutes les langues romanes, le francoprovençal dérive majoritairement du latin. Des recherches récentes33 démontrent que le francoprovençal n’est pas une branche archaïque de la langue d'oïl, mais une langue romane indépendante, aussi ancienne que les autres langues gallo-romanes. Le romaniste Pierre Bec (1971) estime que le francoprovençal constituerait la première branche divergente du groupe des parlers d’oïl et situe cette divergence aux alentours du VIIIe siècle ou IXe siècle. Le bloc d’oïl de l’ouest aurait continué à évoluer et le francoprovençal aurait fait preuve d’un conservatisme marqué. Les premières caractéristiques de cette langue sont en effet attestées dans des inscriptions monétaires mérovingiennes de la fin du VIe siècle. La langue moderne continue à recourir à des termes médiévaux pour certains actes courants (bayâ pour donner, pâta pour chiffon, s’moussâ pour se coucher, etc.). Désormaux écrit à ce sujet dans la préface du Dictionnaire savoyard : « Le caractère archaïque des patois savoyards est frappant. On peut le constater non seulement dans la phonétique et dans la morphologie, mais aussi dans le vocabulaire, où l’on retrouve nombre de mots et de sens disparus dans le français propre. […] ». En outre, le francoprovençal partage certaines évolutions phonétiques primitives avec la langue d’oïl, mais non les plus récentes. En revanche, certains traits le rattachent à l’occitan (voir le chapitre Morphologie).
Littérature

Cette langue n’a jamais pu s’élever au niveau de ses trois grandes voisines d’oïl, d’oc et « de sì » (italien). Le morcellement politique (découpage entre la France, la Suisse, la Savoie/Sardaigne, le Piémont) et géographique, ainsi que l’abandon, dans les grands centres urbains comme Lyon, Grenoble ou Genève, du parler vernaculaire en faveur de la langue d’oïl véhiculaire, expliquent la faiblesse du corpus littéraire existant. Les premières traces écrites remontent au XIIe siècle et XIIIe siècle. Il s’agit d’un long texte du XIIIe siècle écrit en dialecte lyonnais, la Vie de sainte Béatrice d’Ornacieux, dû à Marguerite d’Oingt (et non de Duingt, comme l’a cru malencontreusement Champollion), dont voici un extrait :

« § 112 : Quant vit co li diz vicayros que ay o coventavet fayre, ce alyet cela part et en ot mout de dongiers et de travayl, ancis que cil qui gardont lo lua d’Emuet li volissant layssyer co que il demandavet et que li evesques de Valenci o volit commandar. Totes veys yses com Deus o aveyt ordonat oy se fit. »

Au XIVe siècle, la ville de Fribourg (Suisse) fait du francoprovençal sa « langue nationale » sous une forme que la recherche moderne appelle scripta para-francoprovençale34. Les procès-verbaux des délibérations du Conseil de la ville, les actes des notaires, etc. sont rédigés dans cette langue :

« Item hont ordoney li advoye, li consed et li ijc, que en chesque for de Fribor soyt li moistre et un bacheleir et ij. garzons por porteir l’aygue et les meiz in ce que un dont por chasque coppa de farina .iiij. d. por tottes choses et chascon reculle sa farina einsy quant a luy playrra de que chasque forna doyt contenir vij. coppes, li que forna se amonte ij. s. iiij. d. a vij. coppes de farina. »

— (Fribourg 1370, cf. Aebischer 1950, p. 115)

À partir du XVIe siècle, on recense de nombreuses transcriptions de chansons, poésies, fragments, etc. Nous extrayons ci-après quelques informations biographiques de nouveau du Dictionnaire savoyard de A. Constantin et J. Désormaux (voir Bibliographie).

1520 : Chanson de la Complanta et désolation dé Paitré, patois de Genève, retranscrit au XVIIe siècle.
1547 : Placard de huit lignes en patois de Genève, dans Recherches sur le patois de Genève, par Eugène Ritter.
1555 : Noelz et chansons nouvellement composez tant en vulgaire francois que savoysien dict patois, Nicolas Martin, Lyon. En patois mauriennais.

Etc.

Une longue tradition littéraire francoprovençale existe, bien qu’aucune forme écrite prévalente ne soit identifiée. Un fragment du début du XIIe siècle contenant 105 vers d’un poème sur Alexandre le Grand semble être le plus ancien écrit connu. Girart de Roussillon, une épopée de 10 002 lignes de la moitié du XIIe siècle, est parfois considéré comme du francoprovençal et en présente indubitablement certaines caractéristiques, bien qu’une édition moderne qui fait autorité le présente comme un mélange de formes françaises et occitanes (Price, 1998). Un document important de la même période contenant une liste de vassaux du comté du Forez n’est pas sans intérêt littéraire.

Parmi les premiers écrits historiques en ce langage figurent des textes rédigés par des notaires qui apparaissent au XIIIe siècle lorsque le latin commença à être abandonné par l’administration officielle. On peut citer la traduction du Corpus Juris Civilis (connu également sous le terme de Code Justinien) dans la langue vernaculaire parlée à Grenoble. Des ouvrages religieux ont également été traduits ou conçus en dialecte franco-provençal dans des monastères de la région. La Légende de Saint Barthélemy est l’un de ces ouvrages, écrit en dialecte lyonnais, qui ont survécu au XIIIe siècle. Marguerite d’Oingt (env. 1240-1310), une religieuse de l’Ordre des Chartreux, a écrit deux longs textes particulièrement remarquables dans ce même dialecte. Voici un extrait du texte original de La Vie de sainte Béatrice d’Ornacieux :

« Quant vit co li diz vicayros que ay o coventavet fayre, ce alyet cela part et en ot mout de dongiers et de travayl, ancis que cil qui gardont lo lua d’Emuet li volissant layssyer co que il demandavet et que li evesques de Valenci o volit commandar. Totes veys yses com Deus o aveyt ordonat oy se fi »

— § 112

Au début du XVIIe siècle, de nombreux textes en francoprovençal voient le jour à l’occasion des conflits religieux entre les réformateurs calvinistes et les catholiques soutenus par le duché de Savoie. Parmi les plus connus, on trouve Cé qu'è lainô (Celui qui est en haut), rédigé en 1603 par un auteur inconnu. Ce long poème narratif évoque l'Escalade, une tentative infructueuse de conquête de la ville de Genève par l’armée savoyarde qui provoqua de forts sentiments patriotiques. Ce poème est devenu plus tard l’hymne de la République de Genève. Voici les trois premières strophes en dialecte genevois avec leur traduction française :

Version avec graphie d'origine


Version en francoprovençal moderne


Version française

Cé qu’è lainô, le Maitre dé bataille,
Que se moqué et se ri dé canaille ;
A bin fai vi, pè on desande nai,
Qu’il étivé patron dé Genevoi.


Cél qu'est lé en-hôt, lo Métre des batâlyes
Que sè môque et sè rit des canâlyes ;
At bien fêt vêre, per un disandro-nuet,
Qu'il étêve patron des Genèvês.


Celui qui est en haut, le Maître des batailles,
Qui se moque et se rit des canailles
A bien fait voir, par une nuit de samedi,
Qu’il était patron des Genevois.

I son vegnu le doze de dessanbro
Pè onna nai asse naire que d’ancro ;
Y étivé l’an mil si san et dou,
Qu’i veniron parla ou pou troi tou.


Ils sont vegnus lo doze de dècembro
Per una nuet asse nêre que d'ancro,
O étêve l'an mil-siéx-cent-et-doux,
Qu'ils vegniront parlar un pou trop tout.


Ils sont venus le douze de décembre,
Par une nuit aussi noire que d’encre;
C’était l’an mil six cent et deux,
Qu’ils vinrent parler un peu trop tôt.

Pè onna nai qu’étive la pe naire
I veniron; y n’étai pas pè bairè;
Y étivé pè pilli nou maison,
Et no tüa sans aucuna raison.


Per una nuet qu'étêve la ples nêre
Ils vegniront, o n'étêve pâs per bêre :
O étêve por pilyer noutres mêsons,
Et nos tuar, sen ôcuna rêson.


Par une nuit qui était la plus noire,
Ils vinrent; ce n’était pas pour boire:
C’était pour piller nos maisons,
Et nous tuer, sans aucune raison.

Pendant la période qui suivit, de nombreux écrivains composèrent des textes satiriques, moralisateurs*, poétiques, comiques et des textes pour le théâtre, ce qui indique bien la grande vitalité de la langue francoprovençale de l’époque. Parmi ces textes : Bernardin Uchard (1575–1624), auteur et auteur dramatique de Bresse ; Henri Perrin, auteur de comédie, de Lyon ; Jean Millet (1600?–1675), auteur de comédies, de poésie pastorale et d’autres poèmes, de Grenoble ; Jacques Brossard de Montaney (1638–1702), compositeur de chants pour chœur* et de comédies, de Bresse ; Jean Chapelon (1647–1694), un écrivain qui a écrit plus de 1500 chants pour chœur, chansons, épîtres, et dissertations, de Saint-Étienne ; et François Blanc dit la Goutte (1690–1742), écrivain de poèmes en prose, dont Grenoblo maléirou sur la grande inondation de Grenoble en 1733. Parmi les auteurs du XIXe siècle, on trouve Guillaume Roquille (1804–1860), poète appartenant à la classe ouvrière, de Rive-de-Gier, près de Saint-Chamond, ainsi que Joseph Béard (1805–1872) de Rumilly.
Article détaillé : Littérature valdôtaine.

Jean-Baptiste Cerlogne (1826–1910), abbé à qui on reconnaît le mérite d’avoir promu l’identité culturelle de la Vallée d'Aoste et son patois par sa poésie (entre autres « L’infan prodeggo », 1855) et par ses premiers travaux scientifiques. (Le Concours Cerlogne – une manifestation annuelle qui porte son nom – permet depuis 1963 de sensibiliser des milliers d’étudiants italiens à la nécessité de conserver la langue de la région, sa littérature et son héritage.)

Extrait du poème La pastorala de Jean-Baptiste Cerlogne, le chant de Noël le plus célèbre au Val d'Aoste :

De nët euna leumiére / De nuet una lumiére / Durant la nuit une lumière

I berdzè l’at paru; / Ès bèrgiers at pariu / Aux bergers apparut

Un andze vin leur dëre : / Un ange vegnit lor dére : / Un ange vint leur dire :

Lo Sauveur l’est neissu. / Lo Sôvor l'est néssiu / Le Sauveur est né.

Un pouro baou l’est son palatse, / Une pauvre étable est son palais

Et sat pei de fen in traver / Et sept brins de foin en travers

Compouson lo deur matelatse / Composent le dur matelas

De ci gran Rei de l’univer; / De ce grand Roi de l’univers

Et din la rigueur de l’iver / Et dans la rigueur de l’hiver

De dò trei lindzo l’est queuver. / De deux ou trois linges il est couvert.


Amélie Gex (1835, La Chapelle-Blanche, (Savoie)–1883, Chambéry), la grande poétesse savoyarde a écrit aussi bien en sa langue natale qu’en français. Elle fut une avocate passionnée de sa langue. Les thèmes de son œuvre comprennent le travail, les thèmes lyriques, l’amour, la perte tragique de l’être aimé, la nature, le temps qui passe, la religion et la politique. Beaucoup considèrent ses contributions littéraires comme les plus importantes de cette langue. On compte parmi ses œuvres : Reclans de Savoie (Les Echos de Savoie, 1879), Lo Cent Ditons de Pierre d’Emo (Les Cent dictons de Pierre du bon sens, 1879), Fables (1898), et Contio de la Bova (Les Contes de l’Étable, -date?-[Quand ?]). Certains de ses écrits en français sont sur le point d’être imprimés*.

C’est à la fin du XIXe siècle que les dialectes francoprovençaux régionaux se sont mis à disparaître. Les principales raisons en furent l’expansion du français dans tous les domaines de la vie* mais aussi l’émigration des campagnards vers les centres urbains. C’est à cette époque que des sociétés savantes culturelles et régionales se sont mis à collectionner les contes, les proverbes et les légendes au contact des locuteurs natifs. Cette transcription continue aujourd’hui. De très nombreux travaux ont été publiés. Parmi ceux-ci voici un extrait en dialecte Neuchâtelois de Le renâ à Dâvid Ronnet (Le renard de David Ronnet), tiré de Le Patois Neuchâtelois (Favre, 1894, p. 196) :

« Aë-vo jamai ohyi contâ l’istoire du renâ que Dâvid Ronnet a tioua dé s’n otau, à Bouidry ? Vo peuté la craëre, è l’é la pura veurtâ.

Dâvid Ronnet êtaë én’ écofi, on pou couédet, qu’anmâve grô lé dzeneuillè; el é d-avaë mé d’èna dozân-na, avoué on poui que tsantâve dé viadze à la miné, mâ adé à la lévaye du solet. Quaë subiet de la métsance! mé z-ami ! E réveillive to l’otau, to lo vesenau; nion ne povaë restâ u llie quan le poui à Dâvid se boétàve à rélâ. Ç’tu poui étaë s’n orgoû.

Le gran mataë, devan de s’assetâ su sa sulta por tapa son coëur & teri le l’nieu, l’écofi lévâve la tsatire du dzeneuilli por bouèta feur sé dzeneuillé & lé vaër cor dè le néveau. E tsampâve à sé bêté dé gran-nè, de la queurtse, du pan goma dè du lassé, dé cartofiè coûtè, & s’amouésâve à lé vaër medzi, se roba lé pieu bé bocon, s’énoussa por pieu vite s’épyi le dzaifre. (…) »

« Avez-vous déjà entendu l’histoire du renard que David Ronnet a tué chez lui, à Boudry ? Vous pouvez y croire ; c’est la pure vérité.

David Ronnet était un cordonnier plutôt travailleur qui aimait beaucoup les poules ; il en avait plus d’une douzaine, avec un coq qui parfois chantait à minuit, mais toujours au lever du soleil. Quel grabuge, mes amis ! Ça réveillait toute la maison, tout le voisinage ; personne ne pouvait rester au lit quand le coq de David commençait à crier. Ce coq était son orgueil.

De grand matin, avant de s’asseoir sur son siège pour battre son cuir et [en] tirer les semelles*, le cordonnier levait la porte du poulailler pour faire sortir ses poules et les regarder courir dans le porche. Il lançait à ses bêtes des grains, de l’avoine, du pain trempé dans du lait, des pommes de terres cuites, et il s’amusait à les voir manger, se voler* les plus grands morceaux, se hâter* pour plus vite se remplir l’estomac. (…) »

Au XXe siècle, les écrivains les plus célèbres pour leur utilisation du patois sont : Prosper Convert (1852–1934), le barde de Bresse ; Louis Mercier (1870–1951), chanteur populaire et auteur de plus de douze volumes de prose, de Coutouvre, près de Roanne ; Just Songeon (1880–1940), écrivain, poète et militant communiste, de La Combe, Sillingy près d’Annecy ; Eugénie Martinet (1896–1968), poétesse d’Aoste ; et Joseph Yerly (1896–1961) de Gruyères dont les œuvres complètes ont été publiées dans Kan la téra tsantè (Quand la terre chantait).

Ceux qui s’intéressent à lire dans cette langue rare une œuvre bien connue pourront se procurer Lo Petsou Prince, une édition de référence du classique d’Antoine de Saint-Exupéry Le Petit Prince, traduite par Raymond Vautherin, (Gressan : Wesak Éditions, 200035. Voici les premières lignes de la deuxième partie du conte en patois valdôtain :

« L’y est chouë s-an, dz’ëro restà arrëto pe lo déser di Sahara. Quaque tsousa se s’ëre rontu dedin lo moteur de mon avion. Et di moman que dz’ayò avouë ni mecanichen, ni passadzë, dze m’apprestavo de tenté, solet, euna reparachon defecila. L’ëre pe mè euna questson de via o de mor. Dz’ayò dzeusto praou d’éve aprë p’euna vouètèina de dzor.

La premiëre nët dze me si donque indrumi dessu la sabla a pi de meulle vouet cent et cinquante dou kilomètre d’un bocon de terra abitàye. Dz’ëro bien pi isolà d’un nofragà dessu euna plata-fourma i menten de l’ocean. Donque imaginade mina surprèisa, a la pouinte di dzò, quan euna drola de petsouda voéce m’at revèillà. I dijet:

— Pe plèisi… féi-mè lo dessin d’un maouton tseque ! »

En l’an 2000, les Éditions des Pnottas ont publié le premier livre de bande dessinée en francoprovençal (dialecte savoyard), Le rebloshon que tyouè ! (Le Reblochon qui tue !)36, dans la série Fanfoué des Pnottas, illustré par Félix Meynet et écrit par Pascal Roman. On a aussi traduit en francoprovençal deux bandes dessinées tirées des Aventures de Tintin : Lé Pèguelyon de la Castafiore (Les Bijoux de la Castafiore) en dialecte bressan37, L’Afére Pecârd en francoprovençal ORB*38, et L’Afére Tournesol en dialecte gruérien. Ces trois livres, à l’origine écrits et illustrés par Hergé (Georges Remi), ont été publiés en 2006 et 2007 aux éditions Casterman.

Bien que confiné à l’expression orale, le francoprovençal a relativement bien survécu jusqu’au début du XXe siècle, malgré son morcellement, dans les populations rurales. L’isolement relatif des vallées alpines et un faible solde migratoire avant la révolution industrielle expliquent ce maintien.
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MessageSujet: Re: Les Dents Du Diable, La bataille de Sedan et Y'becca   Mar 7 Mar à 9:53

Diffusion actuelle
Panneau bilingue français-arpitan savoyard, installé en Savoie en 2016.
Panneau routier bilingue (français-patois valdôtain) à Introd.
Panneaux d'entrée d'agglomération en français et en savoyard à Pers-Jussy, Haute-Savoie, 2015.
France

Le francoprovençal a longtemps été socialement déconsidéré, au même titre que les autres langues et dialectes qui faisaient et continuent à faire la richesse linguistique de la France. Il disparaît rapidement de France et de Suisse [réf. nécessaire] (sauf dans la Gruyère et dans des vallées du canton du Valais) ; la France ne reconnaît pas son existence en tant que langue régionale, alors qu'elle est enseignée dans plusieurs collèges et lycées de Savoie39,40.

Plusieurs parlers français influencés par le francoprovençal continuent d'être utilisés. Pour les principaux, il s'agit du parler lyonnais, du parler stéphanois, du parler savoyard, et du français de Suisse. Autres : bressan…[réf. nécessaire]
Italie
Article détaillé : Valdôtain.

Sa perpétuation en Vallée d'Aoste s’explique par des raisons politiques et historiques. La vallée a pratiqué jusqu’au XIXe siècle un régime de diglossie où le francoprovençal était relayé à l’écrit et dans l’enseignement par la langue française — comme en Savoie, dans le Lyonnais ou en Suisse Romande. Mais contrairement à ce qui s’est passé dans les autres régions de l’aire francoprovençale, le français n’a pu prendre le dessus car l’État italien, à partir de son unification en 1861, s’est attaché à l’éradiquer, avec un paroxysme de violence durant l’ère fasciste. Il a dans ce but encouragé l’immigration massive d’Italiens en poussant les autochtones à l’émigration (vers Paris, Lyon et Genève notamment). L’usage oral du « patois » (ainsi dénommé par les Valdôtains eux-mêmes) a par contre été toléré en milieu rural dès lors qu’il ne portait pas ombrage à l’italien rendu obligatoire dans la vie économique, l’enseignement et les actes officiels. Cela a permis sa survie, faute d’être concurrencé par le français. Le Valdôtain est presque totalement absent dans l'usage quotidien à Aoste, où il est parlé surtout soit par les personnes âgées, soit dans le domaine institutionnel et intellectuel, tandis qu'il reste bien vivant, parlé et compris par les autochtones au niveau de langue maternelle, dans le reste de la région, à partir des communes autour du chef-lieu régional, jusqu'aux vallées latérales. Cet idiome participe aujourd’hui d’une certaine revendication identitaire et d'une reconnaissance au niveau officiel, par un statut de langue minoritaire, à côté des deux langues officielles de la région autonome (le français et l'italien).

En 1985, par une loi régionale dans le cadre des Services culturels de l’Assessorat régional de l’Instruction publique, fut constitué le Bureau régional pour l’ethnologie et la linguistique (BREL), qui s’est pour ainsi dire greffé sur l’activité déjà mise en chantier par deux associations : le Centre d'études francoprovençales « René Willien » de Saint-Nicolas (village où naquit l’abbé Jean-Baptiste Cerlogne, le félibre de la poésie valdôtaine en patois) et l’AVAS, l’Association valdôtaine des archives sonores, dont il a pris la relève et avec lesquelles il continue à collaborer grâce aussi à une convention qui en réglemente les rapports. En 1995 en particulier fut fondée l’École populaire de patois (abrégé en EPP), qui organise des cours pour les adultes et les enfants.

Les études menées par le BREL au cours des dernières décennies ont permis la création du « Gnalèi »41, mot signifiant en patois « nid », mais indiquant également le pain que l'on cuisait autrefois avant la Noël pour toute l'année. Il s'agit d'un site internet entièrement trilingue (français-patois-italien), accueillant toutes les données recueillies, et présentant en particulier un glossaire trilingue avec support audio pour la prononciation.

Il faut enfin signaler qu'il existe deux enclaves linguistiques dans la région des Pouilles, à l'extrême sud de l' Italie : Celle di San Vito et Faeto, où environ un millier de personnes, pour la plupart âgées, issus d'une ancienne émigration au XVIe siècle, parlent le francoprovençal.
Suisse

Dans plusieurs villages du Valais (Savièse, Nendaz, etc.), le francoprovençal demeure la langue vernaculaire d’expression courante des personnes âgées de 60 ans ou plus. Mais à Évolène, petit village du val d'Hérens, les enfants apprennent encore l'arpitan en famille42 S'il n'est pas parlé par tous, il est compris par la majorité des habitants, toutes générations confondues.
Les instituts de la langue

Il existe un certain nombre d'instituts qui travaillent sur le francoprovençal, et qui font souvent autorité sur de nombreuses questions :
Vue sur la salle de conférences lors de la 37e Fête internationale de l'arpitan organisée par l'ACA à Saint-Etienne, 2016.
Logo de l’Aliance culturèla arpitanna.

ACA - Fédération internationale de l'arpitan (Aliance culturèla arpitanna) : fondée en 2004, cette fédération transfrontalière a pour buts la documentation, la socialisation et la revitalisation de l’arpitan dans l’ensemble de son aire de diffusion: numériser la documentation disponible afin de la rendre facilement accessible au public, socialiser l’arpitan en rendant cette langue visible dans l’espace public par le biais de différents supports, et enfin la revitaliser par la mise en ligne de méthodes d’apprentissage43. En 2007, elle lance la première radio diffusant, grâce à internet, sur l'ensemble du domaine linguistique, avec des émissions dans les différents dialectes44 (Voir Radiô Arpitania). En 2012, avec le soutien de l'ancienne région française Rhône-Alpes, elle a mis en ligne un site d'auto-apprentissage, permettant d'étudier différents patois francoprovençaux. L'ACA organise la 37e édition de la Fête internationale de l'arpitan en 2016 à Saint-Etienne45. L'ACA promeut le mot arpitan en souhaitant qu’à terme il remplace la dénomination actuelle, francoprovençal, jugée trop ambigüe.
Office Géographique Arpitan : Cet institut, fondé en 2013, travaille sur les questions liés à la géographie, comme les limites de la langue et sa toponymie46. GeoArp possède une grande base de données avec les noms en patois local pour des communes francoprovençales, et en fait la promotion auprès des pouvoirs politiques (signalisation bilingue, etc.)47.
Centre d'études francoprovençales et le Bureau régional pour l'ethnologie et la linguistique (BREL) : associations qui travaillent sur la langue, et plus spécifiquement sur le francoprovençal de la Vallée d'Aoste.
Institut de la langue Savoyarde (ILS) : cette fédération regroupe les diverses associations de la langue francoprovençale en Savoie.
Fondation pour le développement et la promotion du patois : tout comme l'ILS, cette association fédère les divers groupes du Valais.
Institut Pierre Gardette : Institut de recherche sur le francoprovençal dépendant de l'Université Catholique de Lyon.

Le théâtre en patois francoprovençal
En Italie

En Vallée d'Aoste, la principale compagnie théâtrale est Lo Charaban, fondée en 1958 à l'initiative de René Willien. Elle met en scène un spectacle unique répété pendant une semaine au théâtre Giacosa d'Aoste, les acteurs jouant régulièrement à guichets fermés.

L'autre événement théâtral d'envergure en patois est le Printemps théâtral, qui prévoit des représentations sur tout le territoire régional. Il réunit toutes les compagnies locales, composées surtout par des jeunes.

Dans les deux cas, il s'agit d'acteurs non professionnels.
En Suisse

Dans les districts de la Gruyère, de la Veveyse et de la Sarine, des pièces en patois sont jouées chaque année. Elles réunissent un public et des acteurs de la région autour d’une langue commune d’origine francoprovençale, au service de chants et de scènes plus ou moins traditionnels suivant les auteurs. L’action, qui mobilise généralement peu de personnages, se déroule la plupart du temps dans des espaces familiers. Les comédiens amateurs sont patoisants ou apprennent à prononcer correctement grâce aux autres membres de la troupe. Quant aux rares auteurs actuels, ils créent des œuvres inédites et assurent ainsi le renouvellement du répertoire théâtral en patois.

Les premières pièces en patois sont composées vers 1920 par Cyprien Ruffieux, Fernand Ruffieux, Joseph Yerly, Pierre Quartenoud, l’Abbé François-Xavier Brodard et Francis Brodard. Il s’agissait de « drames genre Roméo et Juliette au village » (A.-M. Yerly), de scènes au chalet puis de légendes mises en scène, ou de « comédies musicales » sur des airs de l’abbé Bovet. Comme les associations de patoisants n’existaient pas encore (elles sont fondées entre 1956 et 1984), les sociétés de jeunesse, de Costumes et Coutumes et de Chant et Musique organisaient les représentations. À partir de 1936, des troupes de Sâles, Mézières, Le Crêt et Treyvaux ont apporté une large contribution au théâtre patois. Le Tsêrdziniolè de Treyvaux a assuré la continuité de la tradition (il prend la relève de la Société de Chant et musique qui joua pour la dernière fois en 1959) en jouant une pièce en moyenne tous les trois ou quatre ans. Le style évolue: après les drames, ce groupe crée ses propres pièces. En 1985, le premier opéra populaire patois Le Chèkrè dou tsandèlê de Nicolas Kolly sur une musique d’Oscar Moret y voit le jour le temps de huit représentations à guichet fermé!

Encore bien vivant dans le canton, le théâtre en patois ne manque ni de public ni de relève. Évolution des thématiques (vie au chalet, montagne, terre, famille) tout en respectant la tradition, épisodes « historiques » du village, traduction de comédies et de farces et créations inédites sont un gage de succès pour cet art populaire qui appartient au patrimoine culturel fribourgeois.

Les patoisants sont regroupés en amicales, une par district, chargées de l’organisation et de la mise sur pied des représentations. Les amicales sont chapeautées par la Société cantonale des patoisants fribourgeois. Cette dernière joue un rôle de coordination et de promotion mais ne s’occupe pas de l’organisation d’événements.

Les troupes de théâtre actuelles du canton sont: la jeunesse de Cerniat (qui crée et joue elle-même ses pièces env. tous les 2-3 ans), la troupe théâtrale du Groupe Choral Intyamon à Albeuve (théâtre et chant), la jeunesse de Sorens, les patoisants de la Sarine, Intrè-No de Fribourg (chaque année), les patoisants de la Gruyère (chaque année), les patoisants de la Veveyse (chaque année), le groupe des Tsêrdziniolè de Treyvaux (tous les 3-4 ans)48.
Radiô Arpitania
Logo de Radiô Arpitania.

Créée en Savoie en 2007 par l'association Aliance culturèla arpitanna, la diffusion de la première radio francoprovençale couvrant l'ensemble du domaine linguistique, Radiô Arpitania, reprend sur Internet en 2012 depuis son studio de Prilly, en Suisse. Celle-ci fonctionne grâce à l'envoi de matériel audio - chansons, textes lus, interviews, reportages, etc. - envoyé par des locuteurs de l'ensemble de l'Arpitanie (Suisse, France et Italie). Elle présente également les balados (baladodiffusions, podcasts) actuels des différentes régions arpitanes (ou francoprovençales) : « Les langues se délient » sur RCF des pays de l'Ain (bressan et espéranto en alternance), « Et si l'on parlait patois » sur RCF Haute-Savoie, Intré Nò sur Radio Fribourg, en Suisse.
Fête internationale
Réunion du Conseil international du francoprovençal (CIF) lors de la 37e Fête internationale de l'arpitan à Saint-Etienne, 2016.

Depuis 1956 (journées romandes des patoisants à Bulle) les régions arpitanophones de Suisse, de France et d'Italie organisent à tour de rôle une fête internationale réunissant les locuteurs des trois pays. En 2015, elle a eu lieu à Reignier-Ésery (Savoie)49, et la trente-septième, organisée par la Fédération internationale de l'arpitan avec les institutions locales et régionales, s'est déroulée pour la première fois dans une grande ville à l'ouest de l'aire linguistique : Saint-Étienne. Ce rendez-vous est l'occasion pour les locuteurs de France, de Suisse et d'Italie de se retrouver autour de conférences, de débats, de concerts et de danses traditionnelles.
Conclusion

Jusque-là, dans la partie française, ce sont surtout les activités associatives qui ont maintenu la diffusion de cette langue. Cependant, l'usage de l'arpitan au quotidien était, selon une étude de 2009, de 2 % des habitants des espaces ruraux en Rhône-Alpes et négligeable en zone urbaine50, alors qu'elle est bien vivante en Vallée d'Aoste dans plusieurs domaines de la vie quotidienne, également chez les jeunes générations.

En 2015, deux collectivités, la région Rhône-Alpes et la région autonome Vallée d'Aoste ont signé une charte de coopération afin de sauvegarder, faire connaître et faire vivre l'arpitan dans toutes ses composantes que sont l'enseignement, la formation, la visibilité publique de la langue, les médias et les industries culturelles, le spectacle vivant, les outils linguistiques ainsi que le patrimoine culturel matériel et immatériel. Plusieurs collectivités suisses ont également manifesté leur intérêt51.
Description
Phonétique

Traits caractéristiques :

Une surabondance des voyelles fermées :
Contrairement à l’occitan, qui ignore les voyelles fermées, et au français, qui en fait un usage « normal », le locuteur francoprovençal ferme systématiquement un grand nombre de voyelles. Exemple : machon, maison, prononcé mâchon.
Amuïssement des voyelles entravées et non-accentuées :
Exemples : ramasse, balai, prononcé le plus souvent /rmassâ/. Mindya, manger, devient /mdyâ/. Peutet, enfant, prononcé /ptêt/, etc.
Réalisation diverse de la palatalisation de la consonne [k]
Suivant les vallées, [k] devant voyelle aboutit à /ch/ (régulièrement), /ts/, /st/ ou encore à l’interdentale /θ/. On a ainsi lat. campus > /chan/, /stan/, /tsan/, /θan/.
Évolution, comparable au français de /a/ vers /ie/ après la palatalisation
canem > /tsien/ ; cadere > /tsiere/ ; caput > /tsief/ ; etc.

Comparaison de mots

Le tableau ci-dessous compare des mots francoprovençaux à leurs équivalents dans différentes langues romanes, plus le latin pour référence. On remarque notamment l’évolution du « p » latin en « v », du « c » et « g » en « y », et la disparition du « t » et « d ». Il y a plus de similitude avec le français, qu’avec les autres langues romanes en comparaison.
Latin Francoprovençal Français Catalan Occitan

(provençal)
Occitan

(vivaro-alpin)
Piémontais Italien
clavis cllâf clef clau clau clau, passa ciav chiave
cantare chantar chanter cantar cantar chantar, cantar canté cantare
cambiare changier changer cambiar cambiar chambiar cambié cambiare
fabrica favèrge forge farga fabrega farja, fauria fabbrica (de l'italien) fabbrica
manducare mengier manger menjar manjar manjar manghié mangiare (vient de l'ancien français)
capra chiévra, cabra chèvre cabra cabra cabra, bica crava capra
lingua lengoua langue llengua lenga lenga lenga lingua
nox, noctis nuet nuit nit nuech nuech neuit notte
sapo, saponis savon savon sabó sabon sabon savon sapone
sudare suar suer suar susar suar, susar sudé (dialectal strassué) sudare
vita via vie vida vida vita, vida vita (ancien via) vita
pacare payer payer pagar pagar paiar, pagar paghé pagare
platea pllace place plaça plaça plaça piassa piazza
ecclesia égllése église església glèisa, glèia gleisa gesia ou cesa chiesa
caseus (formaticus) tôma, fromâjo fromage formatge fromatge fromatge, fromatgi formagg ou toma ou formaj formaggio
Nombres

Le francoprovençal utilise le système décimal. Cela se retrouve en français régional pour les 70, 80 et 90 (70 sèptanta /sɛˈtɑ̃tɑ/, 80 huitanta /vwiˈtɑ̃tɑ/, 90 nonanta /noˈnɑ̃tɑ/). Cependant les dialectes occidentaux utilisent le vigésimal (base 20) pour 80, quatro-vengts /katroˈvɛ̃/, « 120 » (siéx-vengts) est redevenu cent-vengt.
Orthographe

Au cours du temps plusieurs orthographes ont été utilisées pour écrire le francoprovençal. On peut les diviser en deux groupes, selon leur transparence orthographique :

Les orthographes opaques. Elles sont généralement basées sur les langues gallo-romanes, dont le français52, pour créer une convention propre à la langue écrite53. Elles mettent plus d'importance sur l'étymologie et la morphologie. L'Orthographe de référence (ORB) en est un exemple.
Les orthographes transparentes. Elles sont généralement basées sur les conventions de l'orthographe française ou italienne.54 Elles visent un lien entre la graphie et la prononciation55, et sont donc aussi appelées graphies semi-phonétiques. La graphie de Conflans en France (principalement usitée en Savoie) et la graphie du Bureau Régional pour l'Ethnologie et la Linguistique (B.R.E.L.) en Vallée d'Aoste sont des exemples56. L'orthographe de Henriet est également une graphie semi-phonétique, inspirée par les conventions de la langue française, italienne et basque.

En premier lieu sont apparues les orthographes étymologiques, basées sur le bas-latin et ensuite sur le français, la langue dominante de l'activité intellectuelle dans la région. Puis, dans le cadre des recherches des dialectologues, les orthographes transparentes, visant de reproduire fidèlement son parler, sont apparues. De même, dans le cadre d'une réaffirmation de l'identité régionale dans les années 1970, la graphie transparente de Henriet, visant une rupture plus marquée avec le français, est apparue.
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MessageSujet: Re: Les Dents Du Diable, La bataille de Sedan et Y'becca   Mar 7 Mar à 9:54

Graphie de Conflans

La "Graphie de Conflans" est un système orthographique du francoprovençal (savoyard principalement) créé dès 1981 par le "groupe de Conflans"57. Formé à l'initiative de Marius Hudry (Historien savoyard, et excellent[interprétation personnelle] patoisant) et de Gaston Tuaillon — un dialectologue —, ce groupe, composé de patoisants venant de toute la Savoie se rassembla durant de nombreuses réunions dont le but était de permettre au savoyard d'adopter une forme écrite, assez simple, et reconnue par tous. Forme qui ne pouvait se permettre d'être très complexe, au vu de l'état de grande détresse de la langue savoyarde ; c'est donc ainsi que vit le jour un système orthographique semi-phonétique ne gardant du français que la prononciation de l'alphabet et non l'orthographe58. À l'issue de trois années faites de nombreuses enquêtes dialectales, de recueils d'enregistrements, ainsi que de la composition de glossaires ; la première forme aboutie de Graphie est publiée dans les cahiers du Vieux Conflans en 1983.
Tableau détaillé des normes orthographiques de la Graphie de Conflans59
A.P.I

Graphie de Conflans

Exemples français

Exemples savoyards
Voyelles non nasalisées (différemment orthographiées)

[ø]
[œ]
[o]
[ɔ]
[ɑ]
[ä]





ô
ò (accent non obligatoire)
â
à (accent non obligatoire)



il veut
la peur
haut
le sol
pâte
Paris



la ryeûte (la pente)
tòteùra (plus tard)
sh/ts/stôtan (été)
mòsh/styu (mouchoir)
apréstâ (préparer)
pàta (chiffon, éponge)

Semi-voyelles (différemment orthographiées)

[ j]
[w]



y
ou



bouteille, payer, iode
oui, louis



yô (haut), frozyé (se développer)
on nouire (un noyer)

Voyelles nasalisées (différemment orthographiées)

[ã]
[õ]
[ɛ̃]



an
on
in



lent
long
Ain



l'àvan (l'osier)
nyonsan (nulle part)
on sh/ts/stin (un chien)

Consonnes (différemment orthographiées)

[s]
[z]
[k]
[ge], [gi], [gœ]
[ ɲ], [ʎ], [ j] (consonnes palatales)
[ ʒ]



s (ss entre deux voyelles)
z
k
gué, gui, gueu
ny, ly, y
j



face, casse
vase
casque, quête
gueuler, guillaume, gueux
montagne, paille, panier
gilet, jaune



mossâr (motte de terre avec son herbe)
klyôzatâ (cligner des yeux, clignoter)
koston (cou), lou kakatin (les toilettes)
r'guétâ (regarder), guilye (motte de beurre)
nyolè (nuage), pelyë (cheveux)
jarzë (tricot en laine), jambri (souffrir)

Liste de quelques ouvrages en Graphie de Conflans :

Pierre Grasset, Le Sarvan du bâtrô, Institut de la Langue Savoyarde, 2009
Groupe de Conflans, Découvrir les parlers de Savoie, centre de la culture savoyarde, 1994
Joseph Béard, Jozè Byâ, dè l’Elyeudo, Institut de la Langue Savoyarde 2009
Patoisants du Val de Thônes, Proverbes, Dictons et Réflexions, 1998.
Les Derniers Patoisants Giettois, La Giettaz: le patois du haut Val d'Arly, Cleopas, 2009
Quand les Savoyards écrivent leur patois, Centre de la culture savoyarde, 1997
Roger Viret, Su la rota d’la Korbeura, Gap-Éditions, 2011
Adrien Dieufils, Au pays d’Amélie Gex, La Fontaine de Siloé, 2005
Le périodique en langue savoyarde Dàva rossan-na, publié de 1994 à 1999
Célestin Duch & Henri Béjean, Le Patois de Tignes, Savoie, Éditions littéraires et linguistiques de l'université de Grenoble, 1998

Orthographe de Henriet

Dans son ouvrage La lingua arpitana60 Joseph Henriet (en arpitan : Joze Harrieta) propose une graphie supradialectale, en vue de former une koinè arpitane. À chaque lettre une prononciation, mais la prononciation précise peut varier entre les régions (les accents en linguistique). La prononciation généraliste est indiqué dans le tableau, et les variations sont notés en bas. Les lettres entre parenthèses servent à indiquer une prononciation spécifiquement locale quand le contexte l'exige
Les consonnes Bilabial Labio-dentale Dentale Alvéolaire Pré-palatale Palatale Vélaire Glottale
Occlusive Sourde P /p/ T /t̪/ (TY) /ʈ/ (KY) /c/ K /k/
Voisée B /b/ D /d̪/ (DY) /ɖ/ (GY) /ɟ/ G /ɡ/
Nasale M /m/ N /n/ NY /ɲ/
Affriquée Sourde C /t͡s/ (CY) /t͡ʂ/
Voisée J /d͡z/ (JY) /d͡ʐ/
Fricative Sourde F /f/ S /s/ X /ʃ/ H /h/
Voisée V /v/ Z /z/ (ZY) /ʒ/
Latérale L /l/ LY /ʎ/
Rhotique R /ʁ~r/
Semi-voyelle W /w/ Y /j/

Les voyelles Lettre API
A [ä]
E [ɛ]
O [ʌ]
OE [ə]
EI [e]
OU [ɤ]
I [i]
Ü [ʉ]
U [ɯ]

Notes sur la prononciation :

C : Peut se prononcer comme une consonne affriquée alvéolaire sourde [t͡s], une consonne affriquée post-alvéolaire sourde [t͡ʃ], une consonne affriquée alvéolo-palatale sourde [t͡ɕ], ou une combinaison [st].
CY : Peut se prononcer comme une consonne affriquée rétroflexe sourde [t͡ʂ], ou une consonne affriquée post-alvéolaire sourde [t͡ʃ].
J : Peut se prononcer comme une consonne affriquée alvéolaire voisée [d͡z], ou une consonne fricative dentale voisée [ð].
R : Henriet préconise une consonne roulée alvéolaire voisée [r], mais selon les régions il peut aussi être prononcé comme une consonne fricative uvulaire voisée [ʁ], ou une consonne roulée uvulaire voisée [ʀ].
X : Peut se prononcer comme une consonne fricative post-alvéolaire sourde [ʃ], une consonne fricative alvéolo-palatale sourde [ɕ], ou une consonne fricative rétroflexe sourde [ʂ].

Orthographe de référence B
Quelques ouvrages en ORB.

L’Orthographe de référence B (ORB) est une proposition de graphie supradialectale proposée par le linguiste Dominique Stich pour unifier l’orthographe du francoprovençal et de ses patois61. Elle est l’amélioration de l’orthographe de référence A proposée en 1998 dans l’ouvrage Parlons francoprovençal (éd. L’Harmattan)62. Cette graphie utilise des lettres « quiescentes » (étymologiques ou pseudo-étymologiques, qui ne se prononcent pas) permettant de différencier les homonymes, sur le modèle des orthographes de référence des deux autres langues romanes que sont le français et l’occitan. Ces lettres muettes servent également à indiquer au lecteur si l’accent tonique tombe sur la dernière syllabe ou non. En ORB seuls les mots en -a, -o, -e, -os, -es et la finale verbale -ont (français -ent) sont paroxytons (accentués sur l’avant-dernière syllabe). Selon la Fédération internationale de l'arpitan ACA, "il n’existe pas de « prononciation supradialectale », l’ORB ne sert pas à standardiser la langue dans ses formes orales. L’ORB ne sert qu’à pouvoir diffuser des textes à l’écrit à un public plus large que la communauté de locuteurs dans laquelle il a été écrit63".
Ouvrages en orthographe de référence B

Le Francoprovençal de poche, Paris : Assimil, 2006
Mini dico savoyard-français, Fouesnant : Yoran Embanner, 2005
Dictionnaire francoprovençal/français, Thonon-les-Bains : Éditions Le Carré, 2005
Les Aventures de Tintin : L’Afére Pecârd, Bruxelles : Casterman, 2007. (ISBN 978-2-2030093-1-Cool
Floran Corradin, Lo Temps, Sciez : Éditions Arpitania, 2008. (ISBN 978-2-9523473-1-0)
Marc Bron, Alain Favre et Agnès Carron, Arrêta fran, Dyan !, Habère-Poche : Institut de la langue savoyarde, 2009.
Nicolas Gey, Los Noms de les bétyes en arpitan, Sciez : Éditions Arpitania, 2015. (ISBN 978-2-9523473-2-7)
Pierre Duplay, Lo Panoramâ de vers Sant-(E)tiève, Sciez : Éditions Arpitania, 2016.

Liste des dialectes francoprovençaux
France

Bressan
Burgondan
Dauphinois
Forézien
Jurassien
Lyonnais
Savoyard

Suisse

Genevois
Fribourgeois
Neuchâtelois
Valaisan
Vaudois

Italie

Faetar
Valdôtain (Valdotèn)
Valsoanin (Val Soana)

Dialectes de transition (France)

Charolais (Francoprovençal → Langue d’Oïl)
Mâconnais (Francoprovençal → Langue d’Oïl)

Comparaison dialectale

L’orthographe diffère selon les auteurs. Martin (2005), donne l'exemple entre Bressan et Savoyard. Duboux (2006) entre le français et le vaudoisPV 1.
Français Francoprovençal Savoyard Bressan Valdôtain Vaudois
Bonjour ! Bonjor ! Bonzheu(r) ! /bɔ̃ˈʒø/ Bondzor ! Bondzo !
Bonne nuit ! Bona nuet ! Bouna né ! /bunɑˈnɑ/ Baanét ! Bouna né !
Au revoir ! A revêr ! A'rvi / A'rvè ! /a.rɛˈvɑ/ Au revoir ! À revère !
Oui Ouè Ouâ, Ouè /ˈwɛ/ Ouè Oï, Oyî, Vâ, Ouâi, Voué, Vaî
Non Nan Nà, Nan /ˈnɔ̃/ Na Na
Peut-être T-èpêr / Pôt-étre P'tètre, Dèbin (val d'arly) /pɛˈtetrə/ Magâ pâo-t-ître
S’il vous plait S’el vos plét So'plé / Chô'plé, Ch'vô plé /sevoˈplɛ/ Pe plésì Se vo plyé
Merci ! Grant marci ! Mârchi dû, Granmacî ! /grɑ̃marˈsi/ Gramasì Grand macî !
Un homme Un homo On omou, On omo /in ˈumu/ Eun ommo On hommo
Une femme Una fena Na fena, Na foumâla /nɑ ˈfɛnɑ/ Euna fenna Onna fènna
L’horloge Lo relojo Le / lo r'lozhe /lo rɛˈlodʒu/ Lo relojo Lo relodzo
Les horloges Los relojos Lou / lo r'lozhe /lu rɛˈlodʒu/ Lé reloge Lè relodze
La rose La rousa La reuza /lɑ ˈruzɑ/ La rosa La roûsa
Les roses Les rouses Lé reuza /lɛ ˈruze/ Lé rose Lè roûse
Il mange. Il menge. Â mdyè, Â mëzye /il ˈmɛ̃ʒɛ/ Y meudje Ye medze
Elle chante. Le chante. Lyé sh/st/tsante /ɛl ˈʃɑ̃tɛ/ Llie tsante Ye tsante
Il pleut. O pluvinye. É plyu Y plout Ye plyâo
Il pleut. O brolyasse. /u brulˈjasə/
Quelle heure est-il ? Quint’ hora est ? Kint'aoura y'é ? / Kint'(y)eura y'é Quent’eura l’è-t ? Quint'hâora l’è-te ?
Quelle heure qu’il est ? Quâl’ hora qu’el est ? /tjel ˈoʒɑ ˈjə/
Il est 6 h 30. El est siéx hores et demi. É ché z'aoura é d'myé L’è-t chuis eure é demi L’è sî z'hâore et la demi.
Il est 6 h 30. El est siéx hores demi. /ˈɛjɛ siʒ ˈoʒə dɛˈmi/
Comment vous vous appelez ? Tè que vos âdes niom ? Kint non vo-z'é ? Quen non avéde-vo ?
Comment vous vous appelez ? Coment que vos vos apelâds ? /kɛmˈe kɛ ˈvu vu apaˈlo/ Quemeint vo appelâ-vo ?
Je suis content de vous voir. Je su bonèso de vos vêre. D'si / Si fran kontê d'vo vè. Dze si bien contèn de vo vére. Ye su conteint de vo vère.
Je suis content de vous voir. Je su content de vos vêre. /ʒɛ si kɔ̃ˈtɛ də vu vɑ/
Parlez-vous patois ? Prègiéds-vos patouès ? Prezyé-vo patyué ? Prédzade-vo patoué ? Parlâ-vo patois ?
Parlez-vous patois ? Côsâds-vos patouès ? D'vezâ-vo patyué ? /koˈʒo vu patuˈɑ/ Dèvesâ-vo patouè ?
Toponymes

Presque la totalité des toponymes de l'aire de la langue francoprovençale ont pour origine cette langue. Le francoprovençal n'ayant jamais été langue officielle (à part quelques exceptions éphémères), ces toponymes sont transcrits sous une forme francisée. Ainsi, pour désigner la ville de Genève, le français moderne a adopté une forme francisée du nom arpitan Geneva [ðəˈnɛva], et a abandonné le nom du moyen français, Genvres64.

Dans la toponymie officielle, la principale source de survivance du francoprovençal se fait dans un certain nombre de suffixes caractéristiques : -az, -ez, -ad, -oz (-otz), -od, -oud, -uz, -ax, -ex, -ux, -oux, et -ieux (-ieu)65,66. Ils indiquaient la syllabe accentuée. La dernière consonne est rarement prononcée, ou bien sa prononciation indique l’origine étrangère du locuteur. Pour les noms multisyllabiques, « z » indique l’accentuation sur l’avant-dernière syllabe, et « x » sur la dernière, exemple : Chanaz : /ˈʃɑ.nɑ/ (shana) ; Chênex : /ʃɛˈne/ (shèné). On peut relever que ces « x » et « z » finaux n'ont jamais été une lettre, mais ils rapportent une fioriture de l'écriture de ces noms remontant au Moyen ÂgePV 2.

Les sous-sections suivantes sont des exemples par régions :
[afficher]
France
[afficher]
Italie
[afficher]
Suisse
GeoArp - Office Géographique Arpitan
Office Géographique Arpitan
Ofiço G·eografico Arpitan
Image illustrative de l'article Francoprovençal
Création 5 juin 201367
Siège Drapeau : France Barraux, Isère
Langue Arpitan
Personnes clés Chris de Rauville, Alexandre Raymond68
Organisations affiliées Fédération du Francoprovençal
Site web GeoArp.org [archive]
modifier Consultez la documentation du modèle

En juin 2013 un institut a été fondé pour travailler sur la toponymie arpitane, l'Office Géographique Arpitan ou GeoArp (en arpitan : Ofiço G·eografico Arpitan). Ses travaux concernent spécifiquement les domaines de la géographie et de la toponymie46,69. En plus de ses travaux académiques, GeoArp aide, accompagne et encourage les divers pouvoirs publics à utiliser la langue arpitane (affichage bilingue aux entrées des communes, etc)47.

GeoArp est membre de la Fédération du Francoprovençal70.
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MessageSujet: Re: Les Dents Du Diable, La bataille de Sedan et Y'becca   Mar 7 Mar à 9:55

À Travailler,
(Ä + Æ/À)/Â = Å
Ø - Œ = Ö
Yanis

Yanis Tignard a ajouté une photo au journal de Boris Maurussane.
Après des années, je te souhaite une joyeuse année nouvelle que représente ton anniversaire. En hommage du chapelier fou d'Alice au pays des merveilles. Mes profondes amitiés... Yanis

L'ASPECT JURIDIQUE peut il être interprétation d'un bureau politique ?
Je pense que non quand il s'agit d'un aspect spartiate de l'indépendance de La Justice...!
L'ASPECT de Personne est un sujet sensible et peu maîtriser sur la moralité des statuts d'entreprise, d'association et de partis. Voilà une Enclave de liberté personnel et d'autrui sur un aspect communautaire qui laisse apparaître leur inégalité par leurs abus et leurs inégalités sur le temps de travail et de fonction. Le Peuple ne peut nier une telle évidence auquel l'amitié n'est pas une espérance mais une enclume de services non exonérés. Oui qu'elle soit lucrative ou non lucrative, l'aspect du devoir est un des aspects les plus négatif de l'inégalité du temps de travail et de besoins. Cela est une cause première des homicides et des suicides de l'ensemble des peuples de l'Humanité. La Justice Française avec l'aide d'esprit de Peuple doit être profond sur l'aspect d'une philosophie égalitaire sur l'article des destinées dans la société citoyenne et humaine que représente la Société et la Justice Française. Il est intolérable que des citoyens ne puissent se payer un loyer et doivent avoir recours à vivre dans les intempéries sous prétexte de ne pas être une priorité médiatique.
Yanis Tignard

Chondrosulf qui est un médicament reconnu et d'une grande efficacité contre l'Arthrose n'est plus rembousé au grand dam de l'ordre des secours (médecins) sous prétexte de conflit d'intérêt... Voilà un réel soucis de santé publique quand on voit que des médicaments meurtriers ont circulé malgré les mises en garde des victimes et des médecins... S'EST PAREIL pour les animaux de fermes et de compagnies... Minouska la chatte et sa langue au chat...
Yanis

ll est ainsi ! Avoir mis les points sur les i en interpellant le Peuple d'une belle manière. Votre attitude devant la convocation des juges sera un élément important pour l'avenir du scrutin. Vous avez le respect du parti mais les adhérents comprendront le respect du Peuple. Vous avez le respect de l'amitié, vous vous êtes mal exprimer sur le salaire de l'emploi. Vous devez demeurer cet homme qui porte le titre d'avoir été choisi. Votre attitude sera le destin de votre avenir, n'en déplaise aux membres du bureau politique et des astrologues du parti républicain. Votre affaire est privé au terme du bureau politique et en tant que juge de la république de l'Olivier, je le rappelle. La Justice Française sera d'accord avec mon texte. C'est ainsi que fonctionne la séparation des pouvoirs... Y'becca... Vive la France et Vive La République. Kounak-Yanis Denat-Foz . Monsieur Tignard Yanis
----------------------------------------
Si je vous répond que je me sens plus proche du rien que du tout... Je suis quoi car je trouve toujours des gens qui ne connaissent pas ces sentiments... C'est l'étrangeté de la relation relationnel....
ainsi, La République essaye d'être en harmonie avec l'environnement de l'espérance. Ici, j y vois des amis lié aux destinées de l'autrui et du verbe. J'y vois le destin de dieu; je sais que c'est présomptueux de ma part... J'y aperçois l'innocence et la vie. Un peu comme je sors du métro et que je reviens à la surface. Esquirol et tant d'autres tout comme Saint Michel et tant d'autres catalans... Comment voulez vous que je puisse oublier ce que j'ai fait à travers TAY La chouette effraie. Monsieur Tignard Yanis.

---------------------------

Photo de Yanis Tignard.
Jacques Chirac, président de la République française, a rendu hommage à Jacqueline Auriol en février 2000 en déclarant : « Cette grande dame a incarné pour les Français, pendant des décennies, le courage et la modernité […] son nom restera à jamais associé à l'histoire héroïque de l'aviation et de la recherche aéronautique. »

Elle est Gloire du sport, promotion d'origine en 1993.

En 2009, la ville de Lyon décide de donner son nom à une rue située dans le 8e arrondissement.

En 2010, le STIF décide de donner son nom à une station de la ligne 2 du tramway d'Île-de-France située dans la commune de Colombes.

Elle est évoquée dans le 173e des 480 souvenirs cités par Georges Perec, dans son texte Je me souviens.

Il y a également une allée qui porte le nom de Jacqueline Auriol à Strasbourg, dans le quartier du Neudorf.

Deux collèges portent son nom : à Villeneuve-Tolosane en Haute-Garonne et à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine.

Jacqueline Cochran est une pionnière de l'aviation américaine née à Muscogee (en) en Floride le 11 mai 1906 et morte le 9 août 1980 à Indio en Californie.

Elle gagne le trophée Bendix (en) en 1938, et en 1939, elle est la première femme à réussir un atterrissage sans visibilité. Elle est également la première personne à franchir le mur du son sur un appareil de série, un Canadair Sabre, le 18 mai 1953, et bat le record de vitesse alors détenu par Jacqueline Auriol en volant à plus de 1 050 km/h.

Jacqueline Auriol, née Jacqueline Douet le 5 novembre 1917 à Challans (Vendée) et morte le 11 février 2000 à Paris, est une aviatrice française. Elle est la première femme pilote d'essai en France.

Biographie

Après des études secondaires au lycée Blanche-de-Castille de Nantes1, elle se sent attirée vers l'art et histoire de l'art et s'inscrit à l'École du Louvre2. Elle prend son baptême de l'air à Grenoble à seize ans, sans conviction.

En février 1938, elle épouse Paul Auriol (1918-1992), fils de Vincent Auriol (futur président de la IV République)2. En 1947, elle s'occupe de la décoration de certaines pièces du palais de l'Élysée après l'élection de son beau-père. Ancien diplômé de l'école libre des sciences politiques, cadre dans l'électricité, Paul Auriol travaille auprès de son père pendant son mandat présidentiel comme secrétaire général adjoint de la présidence de la République (1947-1954). Il continue sa carrière comme contrôleur général à EDF et à partir de 1962 secrétaire général du comité national français de la conférence mondiale de l'énergie.

Par défi et par goût du sport, Jacqueline Auriol apprend à piloter sur un biplan Stampe et obtient ses brevets, premier et second degré, en 1948. L'aviation devient alors une passion et elle passe à la voltige aérienne pour se perfectionner.

Le 11 juillet 1949, elle est victime d'un terrible accident sur la Seine entre Meulan-en-Yvelines et Les Mureaux, alors qu'elle est co-pilote d'un prototype d'hydravion, un S.C.A.N. 30, construit par la Société de construction aéronavale. Lors de ce vol d'essai, l'appareil vola trop bas, et sa coque toucha l'eau brutalement. L'amphibie bascula, happé par l'eau, puis se retourna en ne laissant pas le temps à Paul Mingam, le pilote de la S.C.A.N., de réagir. Des trois passagers qui se trouvaient à bord (outre Mingam, il y avait aussi le PDG de S.C.A.N., Mr Guédon), Jacqueline Auriol fut la plus gravement blessée : elle a plusieurs fractures du crâne et est défigurée. Elle subit en deux ans une vingtaine d'interventions chirurgicales effectuées aux États-Unis3. Avec beaucoup d'obstination, elle se remet à piloter, passera ses brevets militaire, de vol à voile et d'hélicoptère.

Le 21 décembre 1952, elle bat un record de vitesse féminin sur avion à réaction Mistral à la moyenne de 855,92 km/h. L’Américaine Jacqueline Cochran lui reprend ce record le 20 mai 1953 à 1 050 km/h4.

Le 15 août 1953, Jacqueline Auriol est la première Européenne à franchir le mur du son, à bord d'un Mystère II.

Le 20 avril 1954, elle entre à l'École du personnel navigant d'essais et de réception (EPNER) et en sort le 18 novembre 1955, brevetée pilote d'essai. Elle intègre ensuite le très fermé Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge.

Jacqueline Cochran, alors vice-présidente de la FAI, fait tout pour conserver son titre de "femme la plus rapide du monde", et annonce en mai 1955 que les records féminins seraient abolis le 1er juin de la même année ! Mais Jacqueline Auriol, très déterminée, reprend le record de vitesse avec 1 151 km/h sur Dassault Mystère IV le 31 mai 1955, contraignant son « adversaire » à revenir sur sa décision5 !

Le 7 avril 1961, aux commandes du T-38A-30-NO Talon (serial number 60-0551) l'Américaine porte le record à 1 262 km/h.

Le 22 juin 1962, Jacqueline Auriol porte le record (féminin) du 100 km en circuit fermé à 1 849 km/h sur Mirage III C puis le 14 juin 1963 à 2 038 km/h sur Mirage III R2. La société Dassault lui demande ensuite de réaliser des records sur l'avion d'affaires Mystère 206.

Une ultime fois, le 1er juin 1964, l'Américaine portera ce record encore plus haut avec 2 097 km/h sur F-104G7.

Une association des amis de Maryse Bastié fut formée, sous la présidence de l'aviatrice Jacqueline Auriol jusqu'à son décès.

Jacqueline Auriol a reçu quatre fois le Harmon Trophy, l'une des plus prestigieuses récompenses aéronautiques, en 1951, en 1952, en 1955 et en 1956, a été lauréate du Prix Roland Peugeot de l'Académie des sports du plus bel exploit mécanique français de l'année en 19638, déjà lauréate du prix Henri-Deutsch de la Meurthe de l'Académie des sports en 1951, récompensant un fait sportif pouvant entraîner un « progrès matériel, scientifique ou moral pour l’humanité. »

Jacqueline Auriol a vécu de nombreuses années à Saint-Herblain, commune de la Loire-Atlantique.

Elle est la première femme à voler sur Concorde, mais en tant que pilote d'essai. Seules deux femmes seront pilotes de ligne sur cet avion, la Britannique Barbara Harmer et la Française Béatrice Vialle.

Distinctions

Grand officier de la Légion d'honneur (1952)
Grand-croix de l'ordre national du Mérite
Commandeur du Mérite sportif
Décorée de la Grande médaille d'or de l'Aéro-Club de France, de la Grande médaille d'or de la FAI
Lauréate de quatre Harmon Trophy remis par les États-Unis pour ses différents records de vitesse9.
Émission d'un timbre par la poste française en 2003

_________________
Kounak le chat....
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L'artiste Banksy ouvre un étonnant "hôtel" adossé au mur de séparation en Cisjordanie
lexpress.fr
Banksy, dont ni l'identité ni le visage ne sont connus, n'était pas présent, laissant d'autres parler pour lui.
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Yanis Tignard aime la photo de Mia Hdez.
vas perdiendo la fuerza
y todo se reduce a nada...
ha sido éste tu ultimo esfuerzo y lo sabes,
de nada te ha servido,
te sigues hundiendo en ese pantano de recuerdos
perdiéndote a ti mismo
en las entrañas del mas cruel de los olvidos...
abandonado a tu suerte y naufragando
con tu corazón en pedazos
arrojas el ultimo de tus suspiros
y aunque tu estrella ya ha partido
sigues fiel a tu rezo, en silencio siempre
irremediablemente abatido...
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Mon Éden... Ma liberté de vivre... Ses travaux au niveau du pont saint Michel sont derrière moi... Ici, je me sens proche des idées défendu par les philosophes de la liberté d'expression et du respect de la nature... Je suis sincère dans ce que j'écris ! Monsieur Tignard Yanis ou TAY La chouette effraie...

La République essaye d'être en harmonie avec l'environnement de l'espérance. Ici, j y vois des amis lié aux destinées de l'autrui et du verbe. J'y vois le destin de dieu; je sais que c'est présomptueux de ma part... J'y aperçois l'innocence et la vie. Un peu comme je sors du métro et que je reviens à la surface. Esquirol et tant d'autres tout comme Saint Michel et tant d'autres catalans... Comment voulez vous que je puisse oublier ce que j'ai fait à travers TAY La chouette effraie. Monsieur Tignard Yanis.

Je vous fais partager un moment où je me situe en un centre indéfini et pourtant repérable selon les perspectives. Des Oiseaux, de la musique, une action, le vent et les nuages. J'ai l'impression d'être sur un navire suspendu comme lorsque on traverse la manche. Sauf que d'être sur la mer, je suis sur un pont où circule une navigation de tous genres... Un peu comme dans le cinquième éléments mais en mieux, car il y a les oiseaux et cette musique de cirque accompagné d'un corbeau si vous avez regardé la vidéo... Monsieur Tignard Yanis ou TAY La chouette effraie.

---------------------------

ROGUE ONE
L'espoir est la base de la Rébellion qu'elle soit la force en marche...
Le clans des mouettes et Y'becca
Moby - Everloving
https://www.youtube.com/watch?v=atyvdC15HFA

Monsieur Tignard Yanis
Dit
TAY
La chouette effraie,
Dark Obscur,
kounaklechat@yahoo.fr...




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MessageSujet: Re: Les Dents Du Diable, La bataille de Sedan et Y'becca   Mar 7 Mar à 9:56

Notes et références

↑ en l’orthographe ORB supradialectale standardisée, voir :
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Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

francoprovençal, sur le Wiktionnaire arpitan, sur le Wiktionnaire Arpitan, sur Wikiversity

Wikipédia en francoprovençal.
Bibliographie

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Articles connexes

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linguistique
liste de langues
langues par famille
langues indo-européennes
langues romanes
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Liens externes

Francoprovencal.org, le site international du francoprovençal/arpitan [archive]
Archives RTS "Les patois romands" [archive]
Société cantonale des patoisants fribourgeois [archive]
Le premier portail du francoprovençal de la Vallée d'Aoste [archive]
Arpitania.eu, portail international du francoprovençal [archive]
Lo patoué de Saviése, en Suisse (Valais) [archive]
Le francoprovençal: histoire et état des lieux [archive]
Arpitan.ch, autour du Mont-Blanc [archive]
Plurilinguisme administratif et scolaire en Vallée d’Aoste [archive]

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MessageSujet: Re: Les Dents Du Diable, La bataille de Sedan et Y'becca   Mar 7 Mar à 9:58

L'armée française, commandée par Napoléon III et Patrice de Mac-Mahon, tentait vainement de lever le siège de Metz, mais elle fut interceptée par l'armée prussienne stationnée en Meuse et fut défaite à la bataille de Beaumont. L'armée de la Meuse et la Troisième Armée Prussienne du Feld-Marschall Helmuth von Moltke, accompagné par le Kaiser et le Chancelier Otto von Bismarck, firent jonction et encerclèrent les restes de l'armée française à Sedan. Mac-Mahon avait été blessé durant les affrontements et le commandement fut assuré par Auguste-Alexandre Ducrot.

La bataille de Sedan eut lieu le 1er septembre 1870, durant la guerre franco-prussienne. S'opposèrent à l'issue de cette dernière une armée française forte de 120 000 hommes et de 560 canons commandée par l'empereur Napoléon III, l'Armée de Châlons, à une armée prussienne sous le commandement du futur Kaiser, le roi Guillaume Ier de Prusse forte de 200 000 hommes et de 780 canons. Ce fut une victoire décisive des forces prussiennes, l'Empereur ayant lui-même été fait prisonnier, mettant fin à la guerre en faveur de la Prusse et de ses alliés (la Bavière notamment), bien que le combat continuât sous la nouvelle République.

Date 1er septembre 1870
Lieu Sedan, département des Ardennes
Issue

Victoire décisive allemande
Victoire des Etats allemands coalisés, capitulation de l'armée du camp de Châlons et capture de Napoléon III.
Belligérants Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Drapeau du Royaume de Bavière Royaume de Bavière
Commandants Edme de Mac-Mahon
Auguste-Alexandre Ducrot
Emmanuel de Wimpffen Helmuth von Moltke
Forces en présence 120 000 soldats
564 canons 200 000 soldats
774 canons
Pertes 3 000 tués
14 000 blessés
92 000 prisonniers 3 000 tués
6 000 blessés

Guerre franco-prussienne de 1870

Batailles
Chronologie de la guerre franco-prussienne de 1870 · Sarrebruck (08-1870) · Wissembourg (08-1870) · Forbach-Spicheren (08-1870) · Wœrth (08-1870) · Siège de Bitche (08-1870) · Borny-Colombey (08-1870) · Mars-la-Tour (08-1870) · Siège de Toul (08-1870) · Gravelotte (08-1870) · Siège de Metz (08-1870) · Siège de Strasbourg (08-1870) · Beaumont (08-1870) · Noisseville (08-1870) · Sedan (08-1870) · Siège de Paris et Chronologie du siège (09-1870) · Bellevue (10-1870) · Châteaudun (10-1870) · Dijon (10-1870) · Siège de Belfort (11-1870) · Bouvet et Meteor (navale) (11-1870) · Coulmiers (11-1870) · Villers-Bretonneux (11-1870) · Beaune-la-Rolande (11-1870) · Champigny (11-1870) · Orléans (12-1870) · Loigny (12-1870) · Longeau (12-1870) · l’Hallue (12-1870) · Bapaume (01-1871) · Villersexel (01-1871) · Le Mans (01-1871) · Héricourt (01-1871) · Saint-Quentin (01-1871)
Données clés Coordonnées 49° 42′ 00″ nord, 4° 56′ 40″ est

Géolocalisation sur la carte : Ardennes

Prémices de la bataille de Sedan

Après les défaites subies en Alsace le 4 août 1870 à Wissembourg et à Wœrth-Frœschwiller le 6 août, le maréchal de Mac-Mahon reconstitue une armée composée de quatre corps d'armée1 (dite armée du camp de Châlons2) pour protéger Paris. L'armée du Rhin commandée par le maréchal Bazaine s'efforce aussi de rejoindre le camp de Châlons afin d'unir ses forces avec celle de Mac-Mahon, malgré la victoire à la bataille de Mars-la-Tour au sud de Metz le 16 août, Bazaine n'exploite pas son avantage sur la IIe armée prussienne du prince Frédéric-Charles, neveu du roi de Prusse, pour soit lui donner le coup de grâce ou se replier en ordre sur Châlons. Au contraire Bazaine se laisse couper la route de retraite de Verdun et de Châlons préférant reconstituer ses forces en vivres et munitions sur le flanc ouest de la citadelle de Metz. Von Moltke profite de ce répit et renforce la IIe armée par la Ire armée du général Steinmetz et celles-ci vont à la suite de la bataille de Saint-Privat le 18 août, contraindre l'armée du Rhin à se replier sur Metz. L'action combinée des deux armées prussiennes encercle celle de Bazaine dans la citadelle de Metz, le 20 août.

Le 21 août, l'armée Mac-Mahon se dirige vers Reims, le camp de Châlons est incendié pour éviter qu'il ne tombe aux mains des Allemands. À Reims, au camp de Courcelles, Mac-Mahon complète ses effectifs, réorganise son armée et se prépare à défendre la capitale, mais il reçoit l'ordre de secourir l'armée du maréchal Bazaine assiégée à Metz par la Ière et IIe armée allemande.

Le 23 août, la régente et le conseil des ministres ordonnent à Mac-Mahon d'aller secourir Bazaine. Mais renseigné de l'objectif de Mac-Mahon par la presse3, le chef d'état major prussien dispose, en plus des deux armées qui assiègent Metz, de 200 000 hommes (IIIe et IVe armée), il envoie la IIIe armée à marche forcée au-devant des troupes françaises en direction de Châlons. Pour éviter les Prussiens de la IIIe armée, Mac-Mahon décide alors de remonter au Nord vers le département des Ardennes pour ensuite se diriger sur Metz. Cependant le stratège français a sous-estimé l'importance des forces allemandes, leur rapidité et leur tactique d'ensemble. Car outre la IIIe armée prussienne, Von Moltke a placé la IVe armée du prince royal de Saxe sur la rive droite de la Meuse, la stratégie de Mac-Mahon parait compromise, la route directe de Metz par Montmédy est bloquée par les troupes saxonnes. Les options pour le commandant de l'armée de Châlons sont celles-ci : soit il prend la direction de Metz, avec la perspective de se voir couper la route par les Saxons et voir aussi l'armée prussienne remonter des environs de Châlons en le prenant à revers, soit il renonce et vient défendre Paris. Mac-Mahon tergiverse, ses corps d'armée piétinent entre le 25 et 28 août entre le secteur de Rethel et de Vouziers. Pendant ce temps l'armée du prince royal de Prusse se dirige vers lui.

Le 27 août Mac-Mahon décide de renoncer à sauver Bazaine. Mais à Paris la régente et le conseil des ministres lui ordonnent encore de secourir Bazaine, en lui affirmant que les troupes prussiennes sont à 48 heures de marche, or celles-ci talonnent l'armée Mac-Mahon. Ce dernier reprend l'option d'aller sur Metz et de passer la Meuse vers le secteur de Stenay, mais à force de tergiverser sous la pression des autorités et sous l'action combinée des deux armées des princes allemands, la situation de Mac-Mahon paraît compromise. Le corps d'armée français remonte de plus en plus au nord et risque de se voir acculer à la frontière franco-belge. En effet, l'armée de Chalons commence par être harcelée par les avant-gardes de la IIIe armée prussienne à Buzancy le 27, à Nouart et Belval-Bois-des-Dames ainsi que Stonne le 29, qui à chaque fois retarde la progression de l'armée de Châlons. Imprécis dans sa tactique Mac-Mahon ne reçoit de sa cavalerie de reconnaissance aucun renseignement précis sur les mouvements de l’adversaire, il croit n’être poursuivi que par 60 000 à 70 000 hommes alors que 242 000 Prussiens, Bavarois, Saxons et Wurtembergeois commencent à le prendre en tenaille.

Le 30 août, les troupes françaises (Ve corps) chargées de protéger le flanc droit de l'armée de Mac-Mahon sont défaites par une partie de la IVe armée allemande le 30 août 1870, à la bataille de Beaumont (au sud-est de Sedan). Poursuivi et harcelé par les IIIe et IVe armées, Mac-Mahon décide alors de se réfugier aux alentours de la ville de Sedan4, citadelle située non loin de la frontière belge. Sedan est située sur la rive droite de la Meuse dans une gigantesque cuvette entourée de collines avec deux défilés vers Mézières (ouest) et Carignan (est), ce qui réduit fortement les possibilités de s'en échapper. Mac-Mahon a le choix entre la retraite sur Mézières, située à 20 km de Sedan, ou l'offensive en forçant le passage vers Carignan où se trouve la IVe armée du prince de Saxe pour se diriger vers Metz.

Le 30 août en soirée, sous la menace de la IIIe armée du prince de Prusse, Mac-Mahon fait passer la Meuse à une partie de son armée le 7e corps et une partie du 5e corps défait à Beaumont à Remilly près de Sedan. Le même jour, le reste du 5e corps défait à Beaumont, le 1er et le 12e corps l'ont passé près de Mouzon. Plus de cent-mille hommes se dirigent vers Sedan, la bataille est inéluctable, l'armée du camp de Châlons va faire face à des troupes nettement supérieures en nombre car les deux armées allemandes font faire jonction autour de Sedan.
Les troupes en présence
Helmuth von Moltke, chef du Grand État-Major général de l'Armée prussienne.

Les troupes françaises comptent une armée d'environ 120 000 hommes5 répartis en quatre corps d'armée (1er, 5e, 7e et 12e), relativement liés entre eux dans l'espace de Sedan. Le commandement des troupes françaises dépend d'abord du maréchal Mac-Mahon. Mais celui-ci est blessé dès le début de la bataille sur une colline du village de Balan, alors qu'il observait le déroulement des combats sur Bazeilles. Le général Ducrot le remplace, mais il est obligé de s'effacer devant le général de Wimpffen, plus ancien en grade et muni d'un ordre du ministre le désignant en cas d'empêchement de Mac-Mahon. Cette succession de commandants en chef est à l'origine d'ordres, de contrordres et de tergiversations sur la stratégie. Napoléon III est avec l'armée Mac-Mahon à Sedan, mais ne se mêle pas des opérations militaires6.

Les troupes de la confédération allemande (200 000 hommes) sont divisées en deux armées : la IIIe armée sous les ordres du prince héritier Frédéric-Guillaume de Prusse et la IVe armée sous les ordres du prince héritier Albert de Saxe. À von Moltke revient le commandement suprême des deux armées des États Allemands Coalisés. Le roi Guillaume de Prusse et son état-major ainsi que son chancelier Otto von Bismarck sont présents, ils vont assister à la bataille depuis une colline près de Frénois, un village au sud-ouest de Sedan.
Ordre de bataille
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Ordre de bataille

La bataille
Épisode de la guerre franco-prussienne.
Tableau par Alphonse-Marie-Adolphe de Neuville.
Un épisode du combat de La Moncelle le 1er septembre 1870

Mac-Mahon décrète placidement : « 7 Repos pour toute l’armée demain 1er septembre. » Sans se donner la peine de couper les ponts sur la Meuse, il se borne à concentrer son armée sur une hauteur boisée, juste au nord-est de Sedan, dans le triangle Floing-Illy-Bazeilles, entre la Meuse élargie par les inondations et deux ruisseaux, le Floing et la Givonne. Les corps d'armée français se positionnent adossés à la citadelle : le 7e du général Félix Douay entre Floing et Givonne, le 1er du général Ducrot entre Givonne et la Moncelle, le 5e du général De Failly éprouvé par la bataille de Beaumont près de la citadelle de Sedan au fond de Fond-de-Givonne, enfin le 12e sur La Moncelle, Bazeilles et Balan.

L’après-midi du 31 août, les Allemands commencent à encercler Sedan ; l’armée du prince héritier de Prusse occupe Frénois et Donchéry à l’ouest ; celle du prince royal de Saxe attaque par Daigny pour déboucher sur le plateau d'Illy et le bois de la Garenne. Le général Ducrot conseille plutôt au maréchal de concentrer toutes les troupes au nord de Sedan adossé à la frontière, sur le plateau d’Illy, ce qui permettrait de filer sur Mézières si les Prussiens viennent encercler Sedan, coupant toute possibilité de retraite. Mais très mal renseigné sur les forces prussiennes, Mac-Mahon l’écoute d’une oreille distraite : « Nous ne sommes pas ici pour nous éterniser. » L’Empereur pourrait aussi se retirer sur Mézières tant que la route est libre ; il y serait en sûreté et pourrait revenir activer la défense de Paris ou traiter de la paix avec l’ennemi.

Le 31 août 1870, une avant-garde du quatrième bataillon de chasseur bavarois (IIIe armée) réussit à occuper le pont de chemin de fer de Remilly-Aillicourt avant que les troupes françaises n'aient le temps de le faire sauter. Les éléments les plus avancés du bataillon peuvent ainsi traverser la Meuse et atteindre Bazeilles, à environ 5 km au sud-est de Sedan. Les troupes de marine de la division dite bleue commandée par le général de Vassoigne reçoivent l'ordre de reprendre le village, la 2e brigade du général Martin des Pallières engage une contre-attaque, appuyée par la 1re brigade du général de Reboul. Les « marsouins » reprennent le village dès la tombée de la nuit et repoussent même les Bavarois jusqu'au pont, tant la contre-attaque est énergique. Mais sur le soir, le premier, le deuxième et le quatrième corps bavarois passent le pont. La bataille de Bazeilles a coûté à la France la vie de 2655 marsouins et Troupes de marine (bigors) et à l'Allemagne celle de près de 5000 Bavarois8.

Le 1er septembre avant l’aube, la bataille commence, les Bavarois attaquent Bazeilles. Les deux armées allemandes se déploient vers le nord, celle du prince héritier de Prusse par le flanc ouest, celle du prince de Saxe par le flanc est, pour ensuite converger vers Illy. À sept heures, Mac-Mahon, blessé à la fesse par un éclat d’obus, abandonne son commandement. Pour le remplacer, il désigne Ducrot, qui ordonne aussitôt la retraite en direction d’Illy et de Mézières. Mais le mouvement est à peine commencé que de Wimpffen, exhibant une lettre du ministre Palikao lui confiant l’intérim de Mac-Mahon en cas d’empêchement, revendique le commandement et annule les instructions de Ducrot. En trois heures, les troupes françaises auront eu trois commandants en chef, chacun avec un plan différent.
« Bazeilles : les dernières cartouches »
Tableau par Alphonse-Marie-Adolphe de Neuville.

Le 1er septembre à 4 heures du matin, une partie du premier corps bavarois s'infiltre dans Bazeilles sur le flanc est du château de Sedan. Une forte résistance des troupes de marine françaises force les Bavarois à y faire pénétrer leur 1er corps tout entier. La bataille commence à tourner en faveur des Français. Ayant remplacé Mac-Mahon blessé, le général Ducrot, partisan de la retraite sur Mézières, ordonne le repli pour réorganiser les forces et se concentrer sur le flanc ouest, seule possibilité de sortir de Sedan sans trop combattre. Finalement commandant en chef en place de Mac-Mahon, De Wimpffen réfute la stratégie de la retraite et ordonne de réoccuper Bazeilles. Vers une heure de l’après-midi, Wimpffen donne ses ordres : contre-attaquer vigoureusement du côté de Bazeilles, en direction de Metz. Et, pour s’en donner les moyens, il prélève les réserves de Douay et de Ducrot, les obligeant à dégarnir le front nord. Cela ne va pas sans mal : des commandants, faute de cartes, se trompent de direction, des régiments hésitent à se déplacer sous les tirs d’artillerie, d’autres trouvent la route bloquée par des chariots. Les Bavarois, nettement plus nombreux et surtout appuyés par une artillerie moderne et très efficace, ont repris le village. Néanmoins les marsouins excellent dans le combat de rues : ils repoussent par deux fois les Bavarois du village. Un bataillon du 4e corps bavarois progresse jusqu'au village de Balan, coupant ainsi Bazeilles de Sedan.

Dans le village se déroulent alors des combats acharnés, maison par maison. Se battant à un contre dix, les marsouins commencent à être submergés. Ils manquent de munitions, plient sous les obus percutants et la chaleur des incendies. De nombreux civils prennent part aux combats. Désormais coupés de leurs lignes, les troupes françaises cèdent peu à peu le village qui est presque complètement détruit. Des maisons ont servi de bases de défense ; ces combats épiques et acharnés seront plus tard symbolisés par l'épisode de la résistance héroïque dans la Maison de la dernière cartouche.

La bataille tourne au désastre, car l'armée prussienne du prince héritier Frédéric de Prusse traverse la Meuse à Donchery, au sud-ouest de Sedan, afin de réaliser la jonction avec les corps armées du prince Albert de Saxe venus de Beaumont après la bataille. Malgré tout, Wimpffen a réussi à avancer de quelques kilomètres lorsque, sur ses arrières, déferle une marée humaine. À deux heures, sur le plateau d'Illy, sur le flanc nord-ouest de la citadelle de Sedan, les deux armées allemandes ont effectué leur jonction : la boucle est bouclée. Non seulement l'hypothétique fuite vers Mézières ou la Belgique initiée par Ducrot avant l’arrivée intempestive de Wimpffen n’est plus possible, mais l’ennemi a enfoncé un coin entre le corps d’armée de Douay et celui de Ducrot. Privés de leurs réserves, les deux chefs de corps tentent de jeter dans la brèche, pêle-mêle, tout ce qu’ils ont pu rallier, mais en vain. Malgré des charges désespérées et courageuses des cavaliers du général Margueritte9, les forces françaises ne peuvent rompre l'encerclement sur le plateau d'Illy. Là était la seule possibilité pour l'armée française de pouvoir s'échapper et de rejoindre Mézières. Le roi de Prusse observant les charges des chasseurs d'Afrique depuis son point de vue du village de Frénois se serait exclamé : « Ah, les braves gens ! » (en allemand, Ach ! Die tapferen Leute)10.

Encerclée et complètement désorganisée, l'armée française reflue en désordre à l'intérieur de la ville citadelle de Sedan. Alors, de toutes parts, c’est un flot épouvanté d’hommes, de chevaux, de charriots, de canons, qui reflue vers Sedan, comme si, derrière les vieux remparts se trouvait le salut. Fantassins, cavaliers, équipages du train, voitures d’ambulance, fourgons de toute sorte se mettent à converger vers le centre de Sedan, se mêlant, s’étouffant, s’écrasant sur les ponts-levis. C’est une tempête de gémissements et de malédictions. Les obus allemands tombent, éclatent et font des vides. En sept ou huit endroits, la ville se met à flamber. Les soldats se disputent les abris et menacent les officiers. La plupart des généraux se regroupent autour de l’Empereur à la sous-préfecture. Leurs soldats, exténués, ne sont plus en état de résister. Tous lui disent que la lutte est devenue sans espoir. Tous, sauf un, Wimpffen, toujours en train de rallier des hommes sur la route de Bazeilles. Alors Napoléon III se ressaisit. Sans doute a-t-il abdiqué ses pouvoirs, mais il n’en reste pas moins l’Empereur. Et il est peut-être le seul à pouvoir jouer une dernière carte : rencontrer en tête-à-tête le roi Guillaume de Prusse – qu’il a reçu trois ans auparavant aux Tuileries à l’occasion de l’Exposition universelle -, tenter de le fléchir, d’arrêter l’effusion de sang et d’épargner l’honneur de ses généraux. Peut-être, en se constituant lui-même prisonnier, obtiendra-t-il un sauf-conduit pour ses troupes en France ou en Belgique après avoir déposé les armes ? Et l’Empereur donne l’ordre de hisser le drapeau blanc sur la citadelle pour demander un armistice. Le général Faure, chef d’état-major, estimant n’avoir à obéir qu’à Wimpffen, fait retirer le drapeau. L’Empereur insiste et le fait hisser à nouveau, cette fois pour de bon.
« Capitulation de Sedan »
Caricature de Daumier parue dans Le Charivari le 22 septembre 1870.

À 16 heures 30, le roi de Prusse envoie un officier à l'entrée sud de la citadelle (porte de Torcy). Ce dernier est conduit à la sous-préfecture de Sedan et présenté à l'empereur qui écrit une lettre au roi de Prusse: « Monsieur mon frère, n’ayant pu mourir au milieu de mes troupes, il ne me reste qu’à remettre mon épée entre vos mains. » À 18 heures, le général Reille remet la lettre de l'empereur à Guillaume qui se trouve toujours sur les hauteurs de Frénois. Après délibération, les vainqueurs acceptent la reddition de l'armée française et demandent à l'empereur de désigner un de ses officiers pour traiter de la capitulation. Le roi de Prusse désigne son commandant en chef von Moltke, puis se retire sur le village de Vendresse, au sud de Sedan.

En début de soirée, le général de Wimpffen, plénipotentiaire désigné par l'empereur, se rend à l'état-major allemand à Donchery au sud-ouest de Sedan. Il veut négocier mais von Moltke, accompagné du chancelier Otto von Bismarck, exige une capitulation sans condition.
La capitulation

Le 2 septembre, vers 8 heures, l'empereur quitte Sedan car il veut s'entretenir avec le roi de Prusse. Il se rend au bourg de Donchery, par la route impériale menant à Mézières, pensant que le roi Guillaume s'y trouve. Prévenu, Bismarck vient à sa rencontre à l'entrée du village. Une entrevue a lieu dans la maison d'un tisserand sur le bord de la route11. Se doutant que l'empereur veut tenter d'adoucir les conditions de la capitulation, le ministre du roi de Prusse refuse que Napoléon III rencontre Guillaume à Vendresse. Bismarck lui indique en outre que le roi ne le verra qu'après la signature de l'acte de reddition.
Napoléon III en conversation avec Bismarck après la prise de Sedan, le 2 septembre 1870, à Donchery.

À 10 heures 30, l'empereur est conduit à Frénois au château de Bellevue12 qui domine la Meuse et la ville de Sedan. C'est en ce lieu que les généraux en chef des deux camps signent une heure plus tard l'acte de reddition13 de l'armée française, en présence des deux souverains. Cet acte précise que la place forte ainsi qu'armes, munitions, matériels, chevaux et drapeaux seront remis aux vainqueurs et que l'armée prisonnière sera conduite sur la presqu'île d'Iges14 à l'ouest de Sedan.
Le camp de la misère

Cet endroit bordé par une boucle du fleuve Meuse et un canal et d'une superficie de plusieurs centaines d'hectares sera une véritable prison à ciel ouvert, pouvant être facilement gardé par les armées des États allemands. Il est aussi prévu dans l'acte de reddition que les officiers et employés civils ayant rang d'officier ont la possibilité de ne pas être faits prisonniers, sous réserve de déclarer sur l'honneur de ne pas se battre ultérieurement.

Le 3 septembre, environ 80 000 hommes sont conduits sur la presqu'île d'Iges et parqués pratiquement sans abris et sans vivres. Beaucoup de soldats vont mourir de faim ou de maladies, tant les conditions sont épouvantables. Selon le témoignage du général Lebrun les Bavarois durement éprouvés à Bazeilles se distinguent par leur cruauté et les humiliations qu'ils imposent aux soldats français. Les conditions climatiques sont aussi exécrables, la pluie tombe à torrents pendant plusieurs jours et engendre un véritable bourbier qui éprouve physiquement et psychiquement les prisonniers. Le manque de vivres est à l'origine de nombreux cas d'indiscipline et d'évasion parmi les prisonniers. Les soldats sont déguenillés, couverts de boue, ils errent par bandes à la recherche de nourriture, se disputant avec forces la moindre pitance qui leur parvient. Les sentinelles allemandes postées autour de la boucle de la Meuse exhibent cyniquement leurs vivres et tirent sans pitié sur les prisonniers qui tentent de s'évader, mais beaucoup réussissent néanmoins à s'échapper et la plupart vont se réfugier en Belgique toute proche. Aux averses, succède un soleil de plomb, la chaleur accablante n'arrange pas les conditions des prisonniers. Tous les matins jusqu'à l'évacuation de ce camp de détention improvisé, les morts se ramassent par centaines, beaucoup d'hommes tombent malades de dysenterie en buvant l'eau de la Meuse chargée de cadavres en putréfaction. Les chevaux parqués avec les prisonniers souffrent eux aussi de la faim et sont détachés, leurs instincts grégaires les font se regrouper par bandes à la recherche du moindre brin d'herbe et de feuillages. Livrés à eux-mêmes comme les soldats, les équidés errent en hennissant et les galopades sont de véritables tempêtes équestres qui, parfois se ruent sur les endroits où se regroupent les détenus, ce qui donne à ce lieu une vision encore plus apocalyptique. Des prisonniers capturent des chevaux pour les dépecer, se servant des caissons et des chariots, voire de selles en cuir, pour faire du feu. Certains se servent de cuirasses pour ustensiles de cuisine, mais le manque de sel et l'eau impure rend la viande infecte. Progressivement le camp est évacué, les prisonniers sont internés en Allemagne, les blessés et les malades évacués dans les hôpitaux. Le 12 septembre le camp est évacué laissant un paysage de désolation. Ce lieu, baptisé par la suite « camp de la misère15 », fit l'objet de reportages de journaux et de témoignages de prisonniers. Quant à l'empereur, prisonnier, il fut conduit sous escorte en Belgique dès le 3 septembre ; il a pris le train à Libramont pour se rendre à Cassel (Hesse), site de son internement en Allemagne.
Pourquoi un tel résultat?

En dépit de leur bravoure lors de la défense de Bazeilles par les marsouins, la charge héroïque de la brigade Margueritte à Floing16 ou le recours au fusil Chassepot, les troupes françaises étaient commandées par des chefs qui manquaient de stratégie d'ensemble. Les Français, qui ont déclaré la guerre à la suite de la Dépêche d'Ems, y étaient très mal préparés, malgré les déclarations bravaches du ministre, le maréchal Edmond Le Bœuf : « Nous sommes prêts, archi-prêts. La guerre dût-elle durer deux ans, il ne manquerait pas un bouton de guêtre à nos soldats. » Or, au début du conflit, l'armée ne disposait que de 270 000 hommes opérationnels. La France, à la différence des États allemands n'a pas de véritable conscription : celle-ci se fait par le tirage au sort et beaucoup d'hommes y échappent. À la déclaration de la guerre, la mobilisation et le recrutement se sont faits dans le désordre, selon le général Canrobert.

Beaucoup de responsables militaires n'avaient même pas de cartes d'état-major du territoire français. L'artillerie et les mitrailleuses sur affût ont été mal utilisées. Les canons en bronze, obsolètes, se chargeaient par la gueule. Les pièces, lourdes et lentes à manier, étaient de très courte portée et utilisaient des obus à fusées chronométriques qui explosaient souvent trop tôt. La stratégie de Mac-Mahon fut très confuse. Cette armée qui devait protéger Paris va, à la suite d'ordres venus de Paris, se voir confier la mission de délivrer Metz. À cause de ces divergences et de l'indécision de Mac-Mahon, l'armée de Châlons va quasiment errer jusqu'à Sedan, s'épuisant en marches et contre-marches pour échouer dans la cuvette fatale.
Napoléon III remettant son épée à Guillaume Ier.
Gravure américaine anonyme de 1871.

Les armées des États allemands coalisés étaient très organisées et commandées par des chefs ayant une stratégie d'ensemble. Les troupes étaient d'une valeur militaire remarquable, plus nombreuses (550 000 hommes) que celles de la France et bien équipées, à part le fusil Dreyse qui était nettement moins performant que le Chassepot. Utilisant la conscription intégrale et mobilisées plus rapidement, les troupes des États allemands se sont déplacées rapidement jusqu'à la frontière grâce au chemin de fer. La supériorité des effectifs fut en outre appuyée par une artillerie plus fournie et d'une plus grande portée, composée de pièces en acier se chargeant par la culasse avec des obus à fusées percutantes plus efficaces. Von Moltke, véritable stratège moderne, tacticien hors pair, méthodique, conçut la guerre de façon quasi scientifique. Mac-Mahon, naguère victorieux en Crimée et en Italie, a adopté une stratégie indécise et confuse. Il a utilisé et manœuvré ses troupes comme au début du siècle. En somme, il était en retard d'une guerre.
Les conséquences de la bataille de Sedan

Le 4 septembre, malgré l'opposition du corps législatif et sous la pression des Parisiens en colère, Léon Gambetta annonce la déchéance de l'empereur. Un peu plus tard, à l'Hôtel de Ville, en compagnie de Jules Ferry, de Jules Favre et d'autres députés, il proclame la République. Un gouvernement de défense nationale est instauré, composé de 11 députés de Paris. Malgré le désastre de Sedan, et alors que Bazaine est enfermé dans Metz, le gouvernement refuse la défaite et reconstitue une armée mais dès le 20 septembre, Paris est assiégé. Quelques batailles victorieuses de l'armée d'Orléans viennent donner raison au gouvernement, mais Bazaine se rend, libérant des troupes allemandes qui s'ajoutent aux forces ayant vaincu à Sedan. Les Français sont définitivement battus après la fin du Siège de Paris, le 28 janvier 1871. Un armistice général est signé au château de Versailles. Guillaume est proclamé Empereur du deuxième Reich allemand. Otto von Bismarck a pu réaliser l'union des États allemands comme il le souhaitait avant les hostilités.

La défaite humiliante de Sedan a donc pour conséquence la fin d'un empire et la naissance d'une nation qui va dominer durablement l'Europe. Un traité de paix, signé à Francfort le 10 mai 1871, ampute la France de l'Alsace sauf Belfort, d'une partie de la Lorraine et des Vosges. Une somme de cinq milliards de francs or est demandée à titre de dommages de guerre. Les armées allemandes se retirent progressivement des 21 départements qu'elles occupaient au fur et à mesure des versements. En septembre 1873, les Allemands évacuent complètement le territoire après versement du solde de la dette. Ce traité engendrera un désir de revanche chez les Français, qui n'auront de cesse de vouloir récupérer les territoires perdus. Une émission de la chaîne de télévision franco-allemande Arte, le 22 novembre 2006, émit l'hypothèse que cette guerre fut la « mère » des deux guerres mondiales du XXe siècle.

La défaite de Sedan a été un révélateur. La France a certes réalisé la révolution industrielle, mais les stratèges militaires n'ont pas su intégrer les évolutions du modernisme. Trop sûrs d'eux, les officiers se reposaient sur les succès passés : Conquête de l'Algérie, Sébastopol, Solférino, Magenta. Ils n'ont pas retenu les enseignements de la victoire des États allemands sur l'Autriche à Sadowa. Certes, les armées françaises ont enregistré quelques succès avant Sedan, mais ils ont été mal exploités. Si quelques autres suivront Sedan, la capitulation de Bazaine va permettre le déferlement allemand sur tout le nord de la France. La défaite, en précipitant le changement de régime et en plongeant le pays dans une quasi guerre civile (La Commune), va servir d'électrochoc : la IIIe République va réorganiser son armée, la moderniser, imposer le service militaire obligatoire et stabiliser ses institutions.

Le 2 septembre, jour de la capitulation française, devint fête nationale (jour de Sedan, « Sedantag ») dans l'Empire allemand et fut célébré jusqu'en 1918. Aujourd'hui, dans de nombreuses villes allemandes, des rues de Sedan (Sedan Strasse) rappellent cette victoire.

Au cours des deux guerres suivantes, Sedan sera encore siège de batailles : en août 1914 avec la bataille des frontières, mais surtout le 13 mai 1940, quand la Wehrmacht réussit la décisive Percée de Sedan, prélude d'une défaite française encore plus humiliante. Cette ville, qui engendra la IIIe République, fut aussi 70 ans plus tard à l'origine de son agonie.
Les conséquences pour la ville de Sedan17

Outre les nombreux lieux de mémoire disséminés autour de Sedan, les conséquences vont être très importantes pour l'ancienne Principauté de Sedan, protestante et indépendante, à cette époque très prospère économiquement mais engoncée dans ses remparts. Sur 110 hectares de superficie communale, les 14 à 15 000 habitants et les industries que comptait Sedan devaient se serrer sur 18 hectares. La défaite va précipiter le déclassement de la place forte. Dès le 31 mars 1871, en pleine occupation allemande, le conseil municipal fait la demande de déclassement pour permettre l'extension de la ville. Le 3 août 1875, la place forte de Sedan est déclassée par les députés au vu du rapport du maire de Sedan. Seul le château de Sedan et les casernes militaires sont conservés. L'État cède à la ville de nombreux bastions et bâtiments militaires et apporte son aide matérielle et financière. Le 27 avril 1877, le conseil municipal adopte le plan d'agrandissement et le chantier d'extension démarre.

Des travaux herculéens vont être entrepris : démolition de bastions monumentaux, comblement de canaux, déviation du cours de la Meuse, construction de bâtiments (lycée, gare, marché couvert), d'un pont, ouverture d'avenues et de places. La ville va s'étendre de façon significative, pour en quelque sorte effacer les stigmates de la honte de Sedan.

Les travaux se termineront sept ans plus tard. Le 18 août 1884 a lieu l'inauguration de la ville nouvelle. Un photographe, François Willème, a pris des clichés des travaux à la demande d'Auguste Philippoteaux, député-maire de Sedan, et de l'architecte Édouard Depaquit.
Voir aussi

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Bataille de Sedan, sur Wikimedia Commons

Déroulement de la guerre franco-prussienne de 1870

Bibliographie

Gérald Dardart, Glaire, Villette et Iges sur le boulevard des invasions, Ville de Glaire éditeur.
Alain Frèrejean, article publié dans le numéro spécial 58 de la revue Historia.
Le roman d'Émile Zola, La Débâcle, décrit de façon romancée les prémices de la bataille de Sedan, la bataille et l'épisode du « camp de la misère ».
Le reportage de Camille Lemonnier, Sedan, relate les impressions de l'auteur parcourant le champ de bataille avec son cousin Eugène Verdyen, peintre impressionniste : « une odeur de terre, de pourriture, de chlore et d'urine mêlés ». Cet ouvrage réaliste, publié en 1871, sera repris en 1881. sous le titre Les Charniers. Il fut admiré par J.K. Huysmans, Guy de Maupassant et Emile Zola, qui lui-même évoquera la bataille de Sedan dans La débâcle. L'ouvrage de Lemonnier a été réédité dans la Collection Espace Nord, Labor, Bruxelles, 2002.

Le Grand Livre de l'Histoire de France, éditions des Deux Coqs d'or.
La Guerre de 1870 dans les Ardennes, no 3 de la revue historique ardennaise.
Général Picard, Sedan 1870, Plon 1912.
Georges Bibesco, Campagne de 1870, Belfort, Reims, Sedan. Le 7e corps de l'Armée du Rhin.
De Wimpffen, Sedan, Librairie Internationale, 1872.
Il était une fois Frénois, « Guerres et Misères », 1991, Frénois animation et son groupe Racines, Service reprographique de la ville de Sedan.
François Roth, La guerre de 70. Paris : Fayard, 1990, 778 p.
Jacques Rousseau, Sedan ville nouvelle, Pole position communication-patrimoine ardennais.
Sur les mouvements des armées dans les jours précédant la bataille de Sedan, voir La guerre franco-allemande et l'occupation en Argonne (1870-1873), Daniel HOCHEDEZ, Revue Horizons d'Argonne, publication du Centre d'études argonnais, no 87, juin 2010, http://centretudargonnais.org/HorizonArgonne87.pdfns [archive]

Liens externes

La guerre de 1870-1871 en images [archive]
La Forteresse assiégée, film de Gérard Mordillat [archive]
De LANDRECIES à SEDAN, Hommage au Général LEBRUN [archive]

Notes et références

↑ 1er, 5e, 7e et 12e
↑ Plus précisément le camp de Mourmelon
↑ Au Corps législatif, un député a déclaré que « le général qui abandonnerait son frère d’armes serait maudit de la patrie » et Le Temps a repris cette information en ajoutant que Mac-Mahon, au lieu de revenir défendre Paris, « avait pris la résolution soudaine de courir au secours de Bazaine »
↑ Mac-Mahon croit pouvoir faire étape un jour ou deux à Sedan pour ravitailler ses troupes, les réorganiser, les reprendre en main.
↑ Roth François, La guerre de 70, Paris, Fayard, 1990, 778 p. (ISBN 2-213-02321-2), p.116
↑ L'Empereur s'est dessaisi du commandement militaire le 12 août au profit de Bazaine, lequel, s’étant entretemps laissé encercler à Metz, ne commande plus qu’à sa propre armée. En outre Louis Napoléon a abdiqué de ses pouvoirs civils en quittant Saint-Cloud pour accompagner l'armée de Châlons et les a abandonnés à Eugénie, nommée régente ; à telle enseigne qu’elle ne lui a pas demandé son avis pour remplacer le gouvernement Ollivier par un ministère à sa dévotion.
↑ Alain Frèrejean, article publié dans le numéro spécial 58 de la revue Historia.
↑ Musée Maison de la dernière cartouche [archive]
↑ Gravement blessé par un projectile qui lui a traversé les joues, le général décédera dans un hôpital belge quelques jours plus tard.
↑ Un monument commémoratif de cette charge à Floing s'appelle le « monument des braves gens ».
↑ Cette maison existe toujours au bord de la D 764 à la sortie de Donchery, côté gauche en direction de Sedan, une pancarte indique « maison de l'entrevue, c'est une maison privée qui ne se visite pas ».
↑ ce château existe toujours, se trouve sur La D 29 en direction de Glaire près du lieu-dit Bellevue, on l'aperçoit aussi de l'autoroute A 203
↑ Les 83 000 officiers et soldats français rescapés seront internés en Allemagne. L’armée de Mac Mahon livre en outre les 6 000 chevaux et les 419 canons qui lui restent ; les Allemands vont pouvoir les retourner contre d’autres soldats français. Le général Wimpffen et l’empereur Napoléon III obtiennent cependant trois concessions. Les officiers qui donneront leur parole de ne plus combattre les Allemands pendant la durée de la guerre sont libérés sur parole ; ils seront 550 à profiter de l’aubaine ; ceux qui, au contraire, ne veulent pas abandonner leurs hommes conserveront armes et effets personnels. Enfin, l’Empereur sera détenu au château de Wilhelmshöhe – une prison dorée en Hesse où il retrouvera avec émotion le portrait peint de la reine Hortense, sa mère – avec autant de généraux qu’il voudra. En outre, son chemin empruntera un détour pour lui épargner les huées des prisonniers français affamés rassemblés dans un camp improvisé dans une boucle de la Meuse, « le camp de la misère ».
↑ En attendant d'être internée en Allemagne.
↑ Gérald Dardart, Glaire, Villette et Iges sur le boulevard des invasions, Ville de Glaire éditeur.
↑ Roth François, La guerre de 70, Paris, Fayard, 1990, p.129-130
↑ * Jacques Rousseau, Sedan ville nouvelle, Pôle position communication-patrimoine ardennais.

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LIBRE DE MON AUTONOMIE
Pour Morgane aux yeux verts et aux jolies lèvres et à sa collègue de travail, Manon

Beaucoup d’élèves dans l'éducation n'arrivent pas à distinguer ces quatre faits majeurs de la vie quotidienne...
D'ailleurs, des adultes ainsi que votre humble interlocuteur éprouve une certaine déviance dans son langage...
Je sais l'admettre et pour certains, il s'agit d'un aveu de faiblesse... La faiblesse est elle un tord dans l'aspect du
langage... Je cours vers l'aspect de distinguer mon oral et mon écrit, cet aspect de rédactionnel que m'a appris
mon cours élémentaire. Cette joie immense qu'est d'écrire sans faire un copier-coller... Oui, l'aspect de liberté
individuelle qu'est l'autonomie des mains... Cela est oublié au détriment de notion d’idolâtrie et de respect sur
la personne et la famille... Je suis moi et je désire faire entendre ce cri, celui de faire entendre vos métaphores
et vos métamorphoses tout en devenant ce que je suis dans l'esprit même de mon corps... Libre de mon autonomie...
LIBRE DE MON AUTONOMIE... l'aspect du langage est tout comme celui de la musique, je dérive tel les continents.
la révolte est mon ultime don, et je n'entends pas me faire voler ce don d'écrire... Je suis celui qui transmet la
calligraphie, qui donne la parole sous forme de conte et qui essaye de libérer un imaginaire ou Dieu et diables
cohabitent dans une cohabitation, similitude de parler de, juger, entendre et parler... Ainsi l'aspect du rédactionnel
est de conduire la liberté dans le sens du domaine public et de ne pas rechercher à créer un faille fictive au allure
d'un théâtre de vampire simulacre de la déviance sur la forme et la chair... LIBRE DE MON AUTONOMIE...

Bataille de Sedan a toujours résonné dans mon cœur... L'histoire du peuple et des citoyens auquel la voix des femmes
pour faire entendre leurs besoins d'écrire, de vote et d'autonomie... Une période trouble auquel les anarchistes
virent naitre l'oraison des prés, Hugo Victor humble devant la tombe de Léopoldine: pleurant ses enfants et son Peuple.
Dans ce vacarme, résonne le chant des gardes suisses tombé pour l'honneur de leurs devises: Un rappel des
héroïques esprits de la première révolution française... Et comment oublié la parole de Jean II le bon qui permit
au Royaume de France dans sa captivité de pouvoir vivre avec un salaire minimum, certes maigres car les seigneurs
n'avaient pas sa parole... LIBRE DE MON AUTONOMIE... Je vous appelle à rejoindre ses vertus morales que
représente la Force et L'Honneur dans la littérature française mixte... J'ai foi en la féminité et espérance en la masculinité...
En ce 6 Mars 2017, Zeus a frappé la France et L’Europe ; et par Chateaubriand, je ne crois que Victor Hugo me
pardonnerai une instance d’accalmie dans la révolution des oliviers et Y'becca... LIBRE DE MON AUTONOMIE...

Dans le ciel étoilé, la source nous indique les saisons et celle ci se tari; c'est qu'un papet se permet de rendre malade
un Jean de Florette... LIBRE DE MON AUTONOMIE n'est pas Anticonstitutionnellement... Ainsi, ces mots parviennent
de manière désordonner aux écoles de magistrats et certains joue de leurs diplômes sur l'aspect de l’université...
Ainsi, on dresse de Nouveau Platon contre Aristote, L'école contre l'université, la philosophie contre la religion: Je pleur alors de voir ainsi la Laïcité mais heureusement les anciens l'avaient prévu tel Montaigne, Chateaubriand, Victor Hugo, les Maudits de Baudelaire et tous les autres... Je n'avait qu'à restaurer ses armes anciennes qui telle les inventions de Léonard de Vinci et de Dédale s’avèrent d'être d'une immortalité présente et présence de l'avenir... µ naquit dans le langage écrit français... La discorde est incluse dans la fête nationale car pour ainsi dire, elle est de nature propre et il est de nature
propre de l'inviter... LIBRE DE MON AUTONOMIE... Dans le ciel étoilé, la source nous indique les saisons, par Jean de Florette
sans le principe de source, comment distinguer la minute de la seconde ?

LIBRE DE MON AUTONOMIE... Ces quatre faits majeurs de la vie quotidienne... distingue, observe, entrevoit et entreprends... voilà l'affirmation réelle de la chose, on te jalousera en accusant le diable, dieu, la république, toi même
ou je ne sais quel autres choses... Certains traversent ces épreuves sans blessures tandis que certains restent sur le bord
de la route... j'appelle cela L'exode tout comme celle auquel les gens sont dans la nécessité de fuir... Certains avaient prévenu mais Personne n'a voulu l'entendre... Je parle du vent et de ces paraboles anciennes sur la Laïcité...
Mais il reste l'esprit de premiers aviateurs et aviatrices perpétuant la fable de l'albatros... Soyez Poètes, Défenseurs et humains avec eux tout comme avec un Diogène, ne vous écartez pas de leur soleil car leur soleil est tout comme eux, il est votre espérance... LIBRE DE MON AUTONOMIE, devenez comme eux: L'agriculteur devient l'astronaute et l'astronaute devient l'agriculteur... Vous voyez finalement; les oiseaux de mauvais augures ne se distinguent plus à leurs plumages mais à leurs propos concernant l'immensité que réelle le peuple dans la plus humble de ces particules...

Tant Y'becca tout comme dans le clans des mouettes et ses quasi-particules, Nous sommes L'Essence... Le Peuple résonnant de milliers de voix tout comme les étoiles promisse à Abraham et tous autres croyances, philosophies et aspects de l'autonomie morale et intellectuelle...
Non à l'Esclavage, Non aux Viols, Non à la Torture qu'elle soit morale et physique...
Non à la Polygamie et Oui aux Amitiés...
Oui à la Gréve, Oui à la Manifestation et Oui à l'écoute
dans l'aspect et le respect du domaine Laïque donc sauvegarde du principe de Service Public et
de Séparations des Pouvoirs entre le Journalisme, La Politique et La Justice... indépendance du Monde Judiciaire face
à l'aspect Législatif, Exécutif et Syndical... LIBRE DE MON AUTONOMIE... La Personne est le Peuple...

Ecrit de
Monsieur Tignard Yanis
dit
TAY
La chouette effraie
dit
Dark Obscur
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Les Dents Du Diable, La bataille de Sedan et Y'becca   Sam 11 Mar à 3:49

Le Ciel...

Enfant, j'étais inconscient et réaliste...
Malgré mon état, je n'arrivais pas à réaliser
à mon grand désarroi: certains étaient cupide,
d'autres étaient moqueur et d'autres étaient
envieux et septique de ma voyance...

A il y a eu ce choc et cette inconnue...
Mon refuge et mon espérance
être ce petit rien face aux personnalités...
Vous savez ceux là...
Les négligés... Venezuela et Brésil...
Et ces femmes défigurés par les couteaux
de bouchers colombiens !

Alors bien sur,
J'ai renfermé cette bulle...
La vulnérabilité... La patience de voir...
Tel fut le premier abord, la résistance...
Le refuge...
Il était toujours là: Yahvé...

L'espérance que j'ai libéré de ces serviteurs
qui s'approprier ces privilèges sous forme d'une
philosophie établit sur l’Éthique et
l'aspect du profit... Redevenus tel les frères
qui avaient livré Joseph aux esclavagistes...

Malgré le cœur de Benjamin, la tradition du roi
emprisonné l'aspect de l'espérance donné par
Yahvé auquel il avait offert la force de dire
à Lot pour sauver Sodome et Gomorrhe...
Ils riaient et jugeaient depuis les plateaux de
télévision sous forme de débats entre amies et amis.

Exclu par le sang, j'ai parlé aux vents et ce sont les
corbeaux qui acceptèrent mes morceaux de pains:
Les mendiants se moquaient et refusaient mes dons
tel que je me couvrais comme un lépreux... Oui, la gloire
est une douce conseillère pour la République de l'Olivier.

Je n'ai point besoin de me salir les mains par la vengeance;
leurs jalousies et leurs rancœurs divisent l'esprit des tributs.
Je vous salue Marie et je rie en direction du vent et de l'infini.
Tel le sentiment de liberté, je pense au chaos que j'ai engendré

Au coeur des Dieux et de Yahvé... Oui, je savoure ma liaison
avec la force et je ne redoute pas la condamnation de Voltaire
au sujet de la masturbation et du désir... Je savoure la chute
de leurs principes d'intouchable... Je vous salue Marie...

Ils se cacheront derrière la discorde des fils de Jésus et Emmanuel;
mais La discorde rit de leurs jalousies et de leurs rancœurs...
Pourtant, C'est le principe de République que je salue; mon cœur me
demande de sauver ce principe d'égalité issu des pleurs et de l'espérance
de Seth, de Salomon et de Socrate...

Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable... Je vous salue Marie...
Le corbeau et la chouette. La colère de Némesis n'est pas aussi cru que
celle de Yahvé... Je pense que cela a ému Yahvé en entendant les pleurs
de ceux qui ne sont pas élus par leurs mères... Je vous salue Marie
et je rie en direction du vent et de l'infini.

Au coeur des Dieux et de Yahvé... Oui, je savoure ma liaison avec la force
et je ne redoute pas la condamnation de Voltaire au sujet de la masturbation
et du désir... Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable...
Je vous salue Marie... Recevez... Ces quelques bougies pour éclairer l'âme
et les larmes de ces petits enfants de lune et du soleil...

Ceux qui sont morts, fautes d'avoir pu grandir sans ressentir un aspect
d'égalité devant les Rois d’Israël, de Palestine et d'autres horizons...
et c'est en cela que la Justice et La république doit être
dans la symbolique de Némésis:

On réprimande le voleur d'une Amende, mais on condamne le gaspillage
d'une peine de prison... La conception d'essence doit être prise en compte
que tout aspects de cet univers recèle l'aspect de personnalité d'âme
et de conscience... Nous sommes un ensemble... Nous ne sommes pas
un essaim d'abeille au service du Roi... Nous préférons la gourmandise
de l'Ours à l'hypocrite vertu de la colère divine colporté par les avides...

Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable... Je vous salue Marie...
Le corbeau et la chouette. La colère de Némesis n'est pas aussi cru que
celle de Yahvé... Je pense que cela a ému Yahvé en entendant les pleurs
de ceux qui ne sont pas élus par leurs mères... Je vous salue Marie
et je rie en direction du vent et de l'infini.

Au coeur des Dieux et de Yahvé... Oui, je savoure ma liaison avec la force
et je ne redoute pas la condamnation de Voltaire au sujet de la masturbation
et du désir... Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable...
Je vous salue Marie... Recevez... Ces quelques bougies pour éclairer l'âme
et les larmes de ces petits enfants de lune et du soleil...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

Noir Désir - Aux Sombres Heros De L'Amer
https://www.youtube.com/watch?v=65ifb1Sj6sY

On réprimande le voleur d'une Amende, mais on condamne le gaspillage
d'une peine de prison... La conception d'essence doit être prise en compte
que tout aspects de cet univers recèle l'aspect de personnalité d'âme
et de conscience... Nous sommes un ensemble... Nous ne sommes pas
un essaim d'abeille au service du Roi... Nous préférons la gourmandise
de l'Ours à l'hypocrite vertu de la colère divine colporté par les avides...

Noir Désir - Le Vent Nous Portera
https://www.youtube.com/watch?v=NrgcRvBJYBE

Au coeur des Dieux et de Yahvé... Oui, je savoure ma liaison avec la force
et je ne redoute pas la condamnation de Voltaire au sujet de la masturbation
et du désir... Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable...
Je vous salue Marie... Recevez... Ces quelques bougies pour éclairer l'âme
et les larmes de ces petits enfants de lune et du soleil...

Yanis Tignar
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Les Dents Du Diable, La bataille de Sedan et Y'becca
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