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 l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Sam 4 Fév à 3:49

L’obscurantisme est une attitude d'opposition à la diffusion
du savoir, dans n'importe quel domaine.

Le terme obscurantiste est exclusivement péjoratif.
Un obscurantiste prône et défend une attitude de
négation du savoir. Il refuse de reconnaître pour vraies
des choses démontrées. Il pose des restrictions dans
la diffusion de connaissances.
Il est contre la propagation de nouvelles théories.

Par exemple, l'astrologie est aujourd'hui considérée
comme obscurantiste. Car elle repose sur des interprétations
peu compatibles avec les observations scientifiques modernes.
Il y a quelques siècles encore, les connaissances scientifiques
et notamment astronomiques étant insuffisantes
pour invalider les interprétations astrologiques.

Le discours obscurantiste

À en croire le discours obscurantiste tel que l'ont présenté les philosophes des Lumières :

tout propos sortant des normes est trompeur :
il attente donc à la vérité, il est hérésie, blasphème et,
une fois ce crime matérialisé, il mérite sanction (bûcher, anathème, etc.)
tout discours intellectuel cherchant à imposer son point de vue sans discussion.
le véritable savoir ne s'acquiert vraiment que par la réflexion,
l'ouverture aux idées et à la diversité du savoir.
les pratiques religieuses qui nient tout progrès et tout nouveau savoir, qui s'opposent à la science et à la diffusion des idées nouvelles et progressistes.

Méthodes

L'obscurantisme emploie les méthodes suivantes :

l'alliance avec le pouvoir ce qui permet la censure, la violence ;
le discrédit de l'intelligence, de l'étude et de l'érudition
non par la critique rationnelle mais par la critique essentialiste.

Pour Pierre Bourdieu, notre société n'est pas à l'abri du phénomène :
« L'obscurantisme est revenu mais cette fois, nous avons affaire à
des gens qui se recommandent de la raison.
Face à cela, on ne peut pas se taire ».

Pour certains athées, les religions sont des croyances
obscurantistes, c'est-à-dire détachées de la réalité.

L'obscurantisme est souvent mis en rapport avec,
durant le Moyen Âge, l'Inquisition et les autodafés ;
durant l'époque des Grandes découvertes et
des Lumières, les anciennes idées politiques et religieuses.

Géocentrisme contre Héliocentrisme

La fin du XVIe siècle a vu le passage d'une représentation du monde
géocentrique à une représentation héliocentrique. Rares étaient
les scientifiques qui osaient prendre des distances par rapport à
la doctrine officielle de l'Église catholique romaine, qui penchait
indubitablement pour la première hypothèse. La preuve optique
de la trajectoire orbitale de la Terre autour du Soleil a suscité
une réaction violente de l'institution, concrétisée par la
condamnation de Galilée en 1634. Cet obscurantisme a provoqué
une critique de la part de certains philosophes. Par exemple, Descartes
dans le Discours de la méthode parle d'une « philosophie spéculative
qu'on enseigne dans les écoles ».

Indila - Tourner Dans Le Vide
https://www.youtube.com/watch?v=vtNJMAyeP0s

Il est dit qu'un enfant de l'obscurantisme, se fera dans la lumière:
tout en conservant son apparence de ténèbres, il démontrera
que le silence est une harmonie qui compose la musique...
Car, il est une valeur que l'obscurantisme ne peut nier dans toutes
ces valeurs: L'écriture et la musique... Oui, dans les ténèbres;
L'obscurantisme écoute le chant des étoiles, des baleines et des sirènes.

Indila - Love Story
https://www.youtube.com/watch?v=DF3XjEhJ40Y

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Sam 4 Fév à 3:50

Le siècle des Lumières

La lutte contre l'« obscurantisme » fut le principal cheval de
bataille des penseurs que l'on associe à la période des Lumières,
correspondant sensiblement au XVIIIe siècle. C'est dans cet esprit
que Voltaire écrivit De l'horrible danger de la lecture (1765).

C'est en effet l'idée centrale des Lumières que le progrès général
dans le comportement humain, y compris dans le domaine politique,
est conditionné par une diffusion la plus large possible de toutes
les connaissances. Et qu'il y a une coalition de facto entre
d'une part l'ignorance et la servitude, et d'autre part
entre la connaissance et la liberté.

Tout le projet encyclopédique de d'Alembert et
de Diderot incarne cette idée, illustrée par le célèbre opéra
de Wolfgang Amadeus Mozart : la flûte enchantée.

Indila - S.O.S
https://www.youtube.com/watch?v=m65jhGwtWrg

l'extension des procédés de l'imprimerie et de la presse
permettait de se rendre compte des découvertes des sciences,
et de diffuser ce savoir pour obtenir des applications pratiques
dans le domaine technique...

L'obscurantisme, fils de l'Erebe et de La Nuit
et ombre de la Mort et de Charon dans le Tunnel
du Jugement de Soi...
Compagnon du deuxième jour de la Genèse...

La matière noire ou matière sombre (traduction de l'anglais dark matter),
parfois aussi nommée de façon plus réaliste matière transparente,
désigne une catégorie de matière hypothétique, invoquée pour
rendre compte d'observations astrophysiques, notamment les estimations
de masse des galaxies et des amas de galaxies et les propriétés
des fluctuations du fond diffus cosmologique.

Différentes hypothèses sont explorées sur la composition
de la matière noire : gaz moléculaire, étoiles mortes, naines brunes
en grand nombre, trous noirs, etc. Cependant, les estimations
de la densité de l'Univers et du nombre d'atomes impliquent
une nature non baryonique. Des astrophysiciens supposent
d'autres particules, peut-être des superpartenaires
tels que le neutralino, regroupées sous le nom générique de « WIMP ».

La matière noire aurait pourtant une abondance au moins
cinq fois plus importante que la matière baryonique,
pour constituer environ 27 % de la densité d'énergie
totale de l'Univers observable, selon les modèles de formation
et d'évolution des galaxies, ainsi que les modèles cosmologiques.

Sia - Chandelier (Official Video)
https://www.youtube.com/watch?v=2vjPBrBU-TM

En 1933, l'astronome suisse Fritz Zwicky étudie un petit groupe de sept galaxies
dans l'amas de la Chevelure de Bérénice. Son objectif est de calculer la masse
totale de cet amas en étudiant la vitesse (ou plutôt la dispersion des vitesses)
de ces sept galaxies. Il déduit ainsi — à l'aide des lois de Newton —
la « masse dynamique » et la compare à la « masse lumineuse »,
déduite de la quantité de lumière émise par l'amas
(en faisant l'hypothèse d'une distribution raisonnable
des populations d'étoiles dans les galaxies).

La dispersion des vitesses (ou autrement dit, comment les vitesses
de ces sept galaxies diffèrent les unes des autres) est directement
liée à la masse présente dans l'amas par une formule semblable
à la troisième loi de Kepler. En fait, un amas d'étoiles peut être
comparé à un gaz, dont les particules seraient des étoiles.
Si le gaz est chaud, la dispersion des vitesses des particules
est élevée. Dans le cas extrême, les particules ayant une vitesse
suffisante s'échappent de la masse gazeuse. Si le gaz est froid,
la dispersion des vitesses est faible.

Notre Exode

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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Sam 4 Fév à 3:50

L’obscur est un chemin - Rodolphe Bruneau Boulmier:
Complete Piano Works

http://www.hdtracks.com/l-obscur-est-un-chemin-216116

Clair-obscur (English: twilight) is a 2000 album by Françoise Hardy,
released in France in May 2000 on LP and CD, Virgin France S.A.
(7243 8 492031 9) and (7243 8 492032 6).

Track listing

"Puisque vous partez en voyage" (Mireille, Jean Nohain) duet with Jacques Dutronc
"Tous mes souvenirs me tuent (Tears)" (Stéphane Grappelli, Django Reinhardt, F. Hardy)
"Celui que tu veux" (Yonis Balmayer, Olivier Ngog) duet with Ol
"Clair-obscur" (Khalil Chahine, F. Hardy)
"Un Homme est mort" (José María Cano, F. Hardy)
"Duck's Blues" (Alain Lubrano, F. Hardy)
"I'll Be Seeing You" (Sammy Fain, Irving Kahal) duet with Iggy Pop
"Tu ressembles à tous ceux qui ont eu du chagrin" (F. Hardy)
"La Pleine lune" (Alain Lubrano, F. Hardy)
"So Sad (To Watch Good Love Go Bad)" (Don Everly) duet with Étienne Daho
"La Saison des pluies" (Christophe Rose, F. Hardy)
"Contre vents et marées" (Eric Clapton, F. Hardy)
"La Vérité des choses" (Alain Lubrano, F. Hardy)

Personnel

Françoise Hardy - vocals
Jean-Pierre Sabar - piano
Jean-Claude Dubois - orchestra director
Pierre-Alain Dahan - drums
Marc Perier - bass
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Sam 4 Fév à 3:51

Obscur
Nature de cette matière sombre,
Matière noire chaude et matière noire froide
selon la circonstance des
grandes structures de l'Univers...

A. − Qui est sans lumière. Synon. noir, sombre, ténébreux; anton. clair, lumineux.
1. Qui ne répand pas, ne reçoit pas de clarté. Cave, cour, pièce, rue, salle obscure; nuit obscure; ciel obscur; ténèbres obscures. Par une matinée obscure de novembre, à la lueur des douze cierges du catafalque, je lis (Barrès,Cahiers,t.5, 1907, p.219).Un insolite lumignon éclairait un angle généralement obscur de la pièce (Martin du G.,Thib.,Mort père, 1929, p.1252):
1. Le corridor était encore trop obscur pour qu'on pût distinguer son visage; mais quand l'homme arriva à l'escalier, un rayon de lumière du dehors le fit saillir comme une silhouette, et Jean Valjean le vit de dos complètement. Hugo,Misér.,t.1, 1862, p.533.
− P. allus. littér. [P. réf. au vers de Corneille, Le Cid, iv, 3: Cette obscure clarté qui tombe des étoiles; v. aussi clarté A 1 a] Nous nous passions fort bien de l'électricité, Pour faire des orgies; On y voyait assez à l'obscure clarté Qui tombe des bougies (Ponchon,Muse cabaret,1920, p.37).
− Locutions
♦ PHOT. Chambre obscure. Synon. de chambre noire (v. chambre I C 2 h).
P. métaph. Dans la chambre obscure de mon esprit, chaque chose se peignait en couleurs charmantes (Gobineau,Pléiades,1874, p.Cool.L'homme, (...) en présence d'une peinture, (...) croit voir (...) la réalité dans l'apparence. Ce que ne voit point son oeil, il l'aperçoit au fond de cette chambre obscure qui s'appelle l'imagination (Ch. Blanc, Gramm. arts dessin,1876, p.489).
♦ PHYS., vx. Chaleur obscure. Chaleur émise par un corps porté à haute température, mais qui ne s'accompagne pas d'incandescence. (Dict. xixeet xxes.). Au delà des rayons rouges, existent des rayons infra-rouges, que l'on peut mettre en évidence par leur action thermique (rayons calorifiques obscurs) (Coffignier,Coul. et peint.,1924, p.21).
P. métaph. Comme le spectre solaire, plus ample que les rayons colorés, l'action est à la fois lumière et chaleur obscure (Blondel,Action,1893, p.306).
♦ Les salles obscures. Les salles de cinéma; p. méton., l'industrie cinématographique. Une crise du cinéma qui, avant la fin de 1897, avait fait fermer presque toutes les salles obscures (Sadoul,Cin.,1949, p.26).
− Emploi adv. Il fait obscur. Le soir (...) Il faisait obscur: je me suis promis de revenir et de faire ici quelques dessins (Delacroix,Journal,1854, p.249).Je t'ai vu mort, en songe, sur une place de Milan, (...) c'était à midi, en même temps il faisait obscur (Jouve,Paulina,1925, p.164).
− Emploi subst. masc. Obscurité. Édouard aussi s'enfiévrait. Dans l'obscur, il griffonnait à tâtons des notes (Adam,Enf. Aust.,1902, p.199).Il s'avance dans l'épaisseur de l'obscur, les mains étendues devant soi, crainte de se heurter (Valéry,Tel quel II,1943, p.56).
2. P. méton. [En parlant d'une couleur] Foncé, peu lumineux, terne. Anton. éclatant, vif.De longs cheveux châtain obscur et bouclés naturellement (Mérimée,Portr. hist. et littér.,1870, p.101).Vers lui arrivait au galop, pourchassé, un petit taureau d'un rouge obscur de cuir patiné (Montherl.,Bestiaires,1926, p.420).
− Emploi subst. masc.
♦ PEINT. Parties obscures d'un tableau. Le mieux conservé des ouvrages de Giunta Pisano se trouve dans l'église des Anges à Assise: c'est un Christ peint sur une croix de bois (...) on aperçoit quelques traces de la science des clairs et des obscurs (Stendhal,Hist. peint.,t.1, 1817, p.73).Clair-obscur*.
♦ CHASSE. ,,Faisan au plumage vert très sombre`` (Burn. 1970).
B. − Au fig.
1. Domaine intellectuel.Qui n'est pas clair pour l'esprit, qui est difficile à comprendre, à expliquer. Synon. incompréhensible, inintelligible; anton. clair, limpide.
a) [Qualifie un fait, une situation] Affaire obscure; événement, mal obscur. L'histoire ancienne est obscure par le défaut de documents. Ils abondent dans le moderne (Flaub.,Bouvard,t.1, 1880, p.124).La situation était fort obscure après dix mois de cabinet Poincaré (Aragon,Beaux quart.,1936, p.199):
2. Le passé n'est pas fugace, il reste sur place. (...) ce n'est pas seulement quinze ans après un crime resté obscur qu'un magistrat peut encore trouver les éléments qui serviront à l'éclaircir... Proust,Guermantes 2,1921, p.418.
b) [Qualifie l'activité de l'esprit, une de ses manifestations, en partic. dans le domaine de l'expression écrite ou orale] Idées, paroles, phrases obscures; langage, style obscur; passage, point, texte obscur. Quelle que soit l'interprétation donnée sur ce point à la pensée incertaine et obscure de Marx et de Engels, il importe peu (Jaurès,Ét. soc.,1901, p.xlix).La cybernétique, terme encore obscur au grand public (Schaeffer,Rech. mus. concr.,1952, p.172):
3. ... quand l'homme aborde un sujet obscur dans lequel tout est obscur pour lui ou dans lequel il n'a pour se guider que la lueur trompeuse de quelques notions incertaines, alors l'homme n'a plus de critérium; il va alors réellement de l'inconnu à l'inconnu... Cl. Bernard, Princ. méd. exp.,1878, p.209.
− Emploi subst. masc. Quand les poëtes de l'époque classique n'y prennent pas garde, ils deviennent aisément prosaïques et languissants, comme les autres de l'école contraire tendent très-vite, s'ils ne se soignent, au boursouflé, au bigarré ou à l'obscur (Sainte-Beuve,Portr. littér.,t.1, 1844-64, p.236).Un fervent du chef-d'oeuvre de Valéry [La Jeune Parque] a plongé et s'est établi, comme dans une cloche de verre, au plus profond et au plus obscur du poème (Mauriac,Bloc-Notes,1958, p.374).
− PHILOS. Idée obscure. ,,Chez Descartes, est obscur tout ce qui s'ajoute à ce que l'esprit saisit directement et dans l'évidence, et qui vient des sens, de l'imagination et de la mémoire. Chez Leibniz, est obscure l'idée qui ne suffit pas à faire reconnaître la chose qu'elle représente; ainsi en va-t-il du souvenir d'un objet vu auparavant, dans la mesure où il n'est pas suffisamment précis pour permettre de le reconnaître au milieu d'autres quand il apparaît à nouveau`` (Thinès-Lemp. 1975):
4. Comme, depuis Descartes, beaucoup de termes dont nous avons ici besoin ont changé de sens, il est nécessaire de rappeler la terminologie de l'École. On y oppose l'idée claire à l'idée obscure. On définit l'idée claire, celle qui distingue son objet de tout autre objet, l'idée obscure [it. ds le texte], celle qui ne le distingue pas ainsi. Théol. cath.t.4, 11920, p.875.
− RELIG. Nuit obscure:
5. Le thème favori de saint Jean de la Croix est un état qu'il nomme la «Nuit obscure». La foi exige ou se crée cette nuit, qui doit être l'absence de toute lumière naturelle, et le règne de ces ténèbres que peuvent seules dissiper des lumières toutes surnaturelles. Il lui importe donc, sur toute chose, de s'appliquer à conserver cette précieuse obscurité, à la préserver de toute clarté figurée ou intellectuelle (...). Demeurer dans la Nuit obscure et l'entretenir en soi doit donc consister à ne rien céder à la connaissance ordinaire... Valéry,Variété V,1944, p.166.
c) [P. méton., qualifie une pers., notamment un écrivain, un philosophe] N'être pas assez clair, pour le bon écrivain, c'est être obscur (Renard,Corresp.,1902, p.270):
6. Mallarmé a compris le langage comme s'il l'eût inventé. Cet écrivain si obscur a compris l'instrument de compréhension et de coordination au point de substituer au désir et au dessein naïfs et toujours particuliers des auteurs, l'ambition extraordinaire de concevoir et de dominer le système entier de l'expression verbale. Valéry,Variété III,1936, p.27.
2. Domaine affectif.[Qualifie une réalité abstr., notamment une manifestation de l'esprit hum.] Qui est ou semble être confus, vague; qui ne se manifeste, ne se perçoit pas nettement. Synon. indéfinissable, indistinct, trouble, mystérieux; anton. net, précis.Certitude, menace obscure; instinct, sentiment obscur. Il y a tout au fond de nous un domaine, le plus riche domaine d'aspirations confuses, un domaine obscur, et ces psychologues scientifiques le reconnaissent comme la nappe profonde qui alimente nos pensées claires (Barrès,Pitié églises,1914, p.90).Le romancier anglais Thomas Hardy a peint, dans son célèbre ouvrage Jude l'Obscur, un ouvrier courageux, opprimé et comme meurtri par les obscures chimères de son temps (L. Daudet, Stup. XIXes.,1922, p.236):
7. [Les Juifs] exécraient en lui [le Führer] le furieux démagogue qui faisait de l'antisémitisme le premier point de son programme, et de plus ils le méprisaient, parce que ces intellectuels-nés commettent naturellement l'erreur de ne pas estimer à leurs prix les forces obscures, instinctives, sentimentales, qui ne sont pourtant nulle part plus agissantes qu'en Allemagne. Tharaud,Qd Israël n'est plus roi,1933, p.147.
− En partic. [En parlant d'une action gén. néfaste] Qui se prépare secrètement, dans l'ombre. Synon. clandestin, occulte.Menées obscures. Les pêcheurs ramenaient souvent du fond de l'eau quelque cadavre d'Allemand (...) les vases du fleuve ensevelissaient ces vengeances obscures (Maupass.,Contes et nouv.,t.2, Boule de suif, 1880, p.117).
3. Domaine soc.Qui n'est pas connu; qui demeure dans l'ombre. Synon. humble, inconnu; anton. célèbre, fameux, illustre.
a) [Qualifie une chose, une situation] [Le journaliste] rend compte des théâtres dans deux journaux obscurs, quoiqu'il soit assez instruit pour écrire dans les grands journaux (Balzac,Gambara,1837, p.49).Je sentais bien qu'il fallait renoncer pour toujours à la gloire, heureux encore si je pouvais me réfugier dans une obscure médiocrité! (A. France,Vie fleur,1922, p.361).
b) [Qualifie une pers.]
− Qui est de basse extraction, de condition sociale modeste. Rougissant de ses obscurs parents, l'avoué fit rester sa mère à Mansle où elle s'était retirée (Balzac,Illus. perdues,1843, p.685).
− Qui n'a pas acquis la gloire, la renommée; qui mène une existence effacée. Savant obscur. Omer jugea que cet homme eût pu être tout, et que volontairement il restait un obscur ecclésiastique (Adam,Enf. Aust.,1902, p.206).Ce n'est pas seulement en effet comme un praticien obscur, devenu, à la longue, notoriété européenne, que ses confrères considéraient Cottard (Proust,J. filles en fleurs,1918, p.433):
8. ... la phrase où Gérard se donne à Jenny pour le pauvre et obscur descendant d'un châtelain du Périgord, révèle plus que le souhait naïf de se faire valoir auprès de la femme aimée. Durry,Nerval,1956, p.48.
♦ Emploi subst. Il me semble que les noms de Janvier-Dupont, du colonel Herpin (...) et de Paul Floche ne sont pas baignés d'une lumière éclatante. Vous mêlez les illustres et les obscurs dans l'album (A. France,Pt bonh.,1898, 5, p.514):
9. Et nous, les petits, les obscurs, les sans-grades, Nous qui marchions fourbus, blessés, crottés, malades, Sans espoir de duchés ni de dotations; Nous qui marchions toujours et jamais n'avancions... Rostand,Aiglon,1900, II, 9, p.91.
REM. 1. [Néol. d'aut.] a)
Obscurant, -ante, adj.Qui assombrit, obscurcit. Des arbres blancs, des arbres roses, dans lesquels les aquarellistes japonais n'introduisent même pas les obscurantes ombres de l'Occident (E. de Goncourt, Mais. artiste,t.1, 1881, p.196).
b)
Obscuré, -ée, adj.Devenu, rendu obscur. En face du château complètement obscuré, sauf une chambre de domestique, où il y avait une lumière (Goncourt,Journal,1858, p.479).
c)
Obscurer, verbe trans.Plonger dans l'obscurité. Le chaos redoutable du fond entrait dans le chaos de la nuit, obscurant le public (Goncourt,MmeGervaisais,1869, p.87).
2.
Obscurisme, subst. masc.Recherche délibérée de l'obscurité, de la difficulté intellectuelle (chez un artiste, un écrivain). Ce que Planche reprochait à Sainte-Beuve n'était rien de moins que ce qu'on appelle depuis Fernand Vandérem de l'obscurisme, mais alors que l'obscurisme d'un Mallarmé ou d'un Valéry s'explique par une recherche extrême de l'expression, celui de Sainte-Beuve avait au contraire sa source, du moins s'il faut en croire Planche, dans l'insuffisance de l'élaboration intellectuelle (A. Billy, Sainte-Beuve,1952, p.268 ds Rob. Suppl. 1970).
Prononc. et Orth.: [ɔpsky:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. Ca 1160 oscur «privé de lumière» (Eneas, 195 ds T.-L.); 2. 1160-74 subst. oscur «l'obscurité» (Wace, Rou, éd. H. Andresen, II, 2304); 1549 l'obscur (Du Bellay, Olive, 100 ds Hug.); 3. ca 1165 «de couleur sombre» (Benoît de Sainte-Maure, Troie, éd. L. Constans, 3564); 1690 subst. «partie sombre d'un tableau» (Fur.). B. 1. 1160-74 «qui est difficile à comprendre» (Wace, Rou, éd. H. Andresen, II, 1264); 1549 subst. «ce qui est inintelligible» (Du Bellay, OEuvres, éd. H. Chamard, I, 142) ; 2. 1662 «qui comprend mal» (Port-Royal, Logique, III, 19 ds Littré); 3. 1559 «inconnu, sans renom» (Amyot, Demosth., 1, ibid.); 1611 «de basse naissance» (Cotgr.). Empr. au lat. obscurus «sombre, ténébreux; difficile à comprendre; inconnu; caché, secret». Fréq. abs. littér.: 6052. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 7450, b) 7994; xxes.: a) 9817, b) 9193.
DÉR.
Obscurateur, subst. masc.,,Enveloppe cylindrique opaque, échancrée ou percée d'un voyant, qu'on met autour d'un tube contenant un liquide, pour en voir la surface`` (Rob. Suppl. 1970; ds Lar. 19eSuppl. 1878, dict. xxes.). − [ɔpskyʀatoe:ʀ]. − 1reattest. 1878 (Lar. 19eSuppl.); de obscur, suff. -(at)eur2*.
BBG. −Greimas (A.-J.). Nouv. dat. Fr. mod. 1952, t.20, p.304 (s.v. obscurant). _ Kristol (A. M.). Color ... Berne, 1978, pp.130-135. _ Vardar Soc. pol. 1973 [1970], p.274 (s.v. obscurant).
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Sam 4 Fév à 3:51

Formation des grandes structures de l'Univers.
femme fatale - Velvet underground
https://www.youtube.com/watch?v=r_4wKYrky4k

le satellite COBE lancé en 1992 ne révéla que des variations de température
de l'ordre du cent millième de degré, ce qui est bien trop faible pour
que les grandes structures de l'Univers puissent s'être formées
à partir de ces fluctuations primordiales en seulement
13,7 milliards d'années.

C'est là qu'on fait intervenir la matière noire pour sauver la théorie.
Les protons, neutrons et électrons ne pouvaient se regrouper
pour former les atomes à cause de la pression des photons.
En revanche, la matière noire n'interagit pas avec les photons
et n'aurait donc pas subi cette pression, ce qui lui aurait permis
de créer des fluctuations de densité (invisibles) bien avant
la matière ordinaire. Ces fluctuations auraient ainsi pu attirer,
par gravitation, la matière ordinaire lors du découplage
matière-rayonnement de la nucléosynthèse primordiale
(découplage qui a libéré les photons et rendu l'Univers transparent).

Dans cette hypothèse, ce sont donc ces fluctuations
de densité de la matière noire qui seraient à l'origine de la
formation des galaxies et des amas de galaxies,
répartis de façon non uniforme dans l'Univers.

Clair-obscur

En terme de Musique, le moindre centième n'est pas un détail;
tout comme en chimie, en musique et en cuisine, la moindre
mesure thermique n'est pas un détail tout comme les
recherches du côté de la matière ordinaire

Les scientifiques se sont dans un premier temps
tournés vers la matière ordinaire (ou baryonique)
pour effectuer leurs recherches et ont passé
en revue tous les types d'objets qui pourraient
contribuer à ce champ gravitationnel,
tels les nuages de gaz, les astres morts
ou les trous noirs.

Il s'agit d'un ensemble selon les structures de l'Univers:
L'essence de Spinoza avec le moteur Immobile de Aristote
ainsi que tous les autres; j'ai le mérite de vouloir établir des
cartes... Pour cela nous apprenons à apprendre et à respecter.
Notre Obscurantisme n'est pas lié à la négativité mais
réellement, nous ne savons rien et nous apprenons à la même
mesure que la votre... Notre intuition n'est absolument pas supérieur
et notre prudence est respect de vos espérance en LA
LAÏCITÉ, EN RIEN ET DIEU...

0:03 / 5:14
velvet underground with Nico and Andy Warhol - venus in furs
https://www.youtube.com/watch?v=AwzaifhSw2c

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 3:43

Epictète, Manuel
(extraits)

I
1.— Parmi les choses qui existent, certaines dépendent de nous, d'autres non. De nous, dépendent la pensée, l'impulsion, le désir, l'aversion, bref, tout ce en quoi c'est nous qui agissons ; ne dépendent pas de nous le corps, l'argent, la réputation, les charges publiques, tout ce en quoi ce n'est pas nous qui agissons.

2.— Ce qui dépend de nous est libre naturellement, ne connaît ni obstacles ni entraves ; ce qui n'en dépend pas est faible, esclave, exposé aux obstacles et nous est étranger.

3.— Donc, rappelle-toi que si tu tiens pour libre ce qui est naturellement esclave et pour un bien propre ce qui t'est étranger, tu vivras contrarié, chagriné, tourmenté ; tu en voudras aux hommes comme aux dieux ; mais si tu ne juges tien que ce qui l'est vraiment — et tout le reste étranger —, jamais personne ne saura te contraindre ni te barrer la route ; tu ne t'en prendras à personne, n'accuseras personne, ne feras jamais rien contre ton gré, personne ne pourra te faire de mal et tu n'auras pas d'ennemi puisqu'on ne t'obligera jamais à rien qui pour toi soit mauvais.

5.— Donc, dès qu'une image viendra te troubler l'esprit, pense à te dire : « Tu n'es qu'image, et non la réalité dont tu as l'apparence. » Puis, examine-la et soumets-la à l'épreuve des lois qui règlent ta vie : avant tout, vois si cette réalité dépend de nous ou n'en dépend pas ; et si elle ne dépend pas de nous, sois prêt à dire : « Cela ne me regarde pas. »

III
Pour tout objet qui t'attire, te sert ou te plaît, représente-toi bien ce qu'il est, en commençant par les choses les plus petites. Si tu aimes un pot de terre, dis-toi : « J'aime un pot de terre. » S'il se casse, tu n'en feras pas une maladie. En serrant dans tes bras ton enfant ou ta femme, dis-toi : « J'embrasse un être humain. » S'ils viennent à mourir, tu n'en seras pas autrement bouleversé.

V
Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu'ils portent sur ces choses […] Le jugement que nous portons sur la mort en la déclarant redoutable, c'est cela qui est redoutable. Lorsque donc nous sommes traversés, troublés, chagrinés, ne nous en prenons jamais à un autre, mais à nous-même, c'est-à-dire à nos jugements propres.

VIII
N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites ; décide de vouloir ce qui arrive et tu seras heureux.

Rome: Women In Rome (HBO)
https://www.youtube.com/watch?v=TVgInLlYF-0

Extrait du texte :

– “Ne demande pas que ce qui arrive arrive comme le veux. Mais veuille que les choses arrivent comme elles arrivent et tu seras heureux“.

– “Tu peux être invincible, si tu ne t’engages dans aucune lutte. Car il ne dépend pas de toi d’être vainqueur”

– “Si tu n’es pas encore Socrate, tu dois vivre comme si tu voulais être Socrate”

Rapport de
TAY
La chouette effraie
qui fut et qui restera DARK OBSCUR, Sith de la République...
malgré ses amitiés
envers les Jedis de la Raison...
Ou Monsieur Tignard Yanis.
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 3:43

la « caritas generis humani » et L’Âme de l'Obscur

Extrait de l'introduction du commentaire composé sur « Se détacher des choses qui ne dépendent pas de nous » d'Epictète :

Comment bien conduire sa vie, rester maître de soi, sur le trône comme dans les chaînes ? Epictète, dans ce texte extrait du Manuel, soulève la question fondamentale de la liberté, fondement du bonheur et de la vertu : quelle distinction devons-nous opérer pour vivre libre et accéder à la sagesse? Epictète répond que si l'ordre des événements est indépendant de nous, celui du jugement est libre, de sorte que chacun reste maître de ses représentations. Le secret du bonheur réside en peu de chose : savoir bien user de sa volonté, limiter ses désirs à ce que l'on est certain de posséder et conserver. Il n'est qu'une chose qui ne dépend que de nous, sur laquelle nous avons un pouvoir absolu : notre volonté. C'est par la maîtrise de soi et de ses jugements que peut être mis fin à notre servitude. L'intérêt principal de ce texte réside dans l'affirmation d'une liberté intérieure, entendue comme pouvoir absolu de juger et comme condition nécessaire du bonheur et de la vie réussie. Or, que vaut cette liberté intérieure ? La sagesse stoïcienne peut-elle efficacement nous mener sur le chemin du bonheur ?

« Il y a des choses qui dépendent de nous et d'autres qui ne dépendent pas de nous. Ce qui dépend de nous, c'est la croyance, la tendance, le désir, le refus, bref tout ce sur quoi nous pouvons avoir une action. Ce qui ne dépend pas de nous, c'est la santé, la richesse, l'opinion des autres, les honneurs, bref tout ce qui ne vient pas de notre action.

Ce qui ne dépend pas de nous est, par sa nature même, soumis à notre libre volonté; nul ne peut nous empêcher de le faire ni nous entraver dans notre action. Ce qui ne dépend pas de nous est sans force propre, esclave d'autrui; une volonté étrangère peut nous en priver.

Souviens-toi donc de ceci : si tu crois soumis à ta volonté ce qui est, par nature, esclave d'autrui, si tu crois que dépende de toi ce qui dépend d'un autre, tu te sentiras entravé, tu gémiras, tu auras l'âme inquiète, tu t'en prendras aux dieux et aux hommes. Mais si tu penses que seul dépend de toi ce qui dépend de toi, que dépend d'autrui ce qui réellement dépend d'autrui, tu ne te sentiras jamais entravé dans ton action, tu ne t'en prendras à personne, tu n'accuseras personne, tu ne feras aucun acte qui ne soit volontaire; nul ne pourra te léser, nul ne sera ton ennemi, car aucun malheur ne pourra t'atteindre. » (Epictète, Manuel, Se détacher des choses qui ne dépendent pas de nous)

-------------------------------------

Dans le langage ordinaire, la charité est une vertu qui porte à désirer et à faire le bien d'autrui. C'est donc un acte inspiré par l'amour du prochain1. Dans le langage des théologiens, elle désigne à la fois l'amour de Dieu pour lui-même et du prochain comme créature de Dieu. La première encyclique du pape Benoît XVI s'intitule ainsi Deus caritas est (« Dieu est amour »), en référence à la Première épître de Jean. La charité est en outre définie comme l'une des trois vertus théologales du christianisme (aux côtés de la foi et de l'espérance).

Enfin, dans son sens dérivé, « la Charité » est le nom donné à certains hôpitaux ou hospices religieux, dans lesquels ces œuvres de bienfaisance sont réalisées.

Le mot « charité » est la francisation du latin caritas, -atis, signifiant d'abord cherté, puis amour (et dont le mot anglais care, qui signifie le soin au sens le plus large, est l'un des dérivés). Cicéron, par exemple, prônait la « caritas generis humani », ce qu'on peut traduire par « amour du genre humain 2». C'est par caritas que saint Jérôme, dans sa traduction latine (dite Vulgate) de la Bible, rend le mot grec agapè du Nouveau Testament. Le terme hébreu correspondant est hesed (חסד), que le dictionnaire Brown-Driver-Briggs traduit par « amour ». Le concept de hesed (charité, bonté, amour de Dieu et du prochain) apparaît à de nombreuses reprises dans l'Ancien Testament.

----------------------------------------------------------------

Ciconia Veritis ou la Cicogne verte

LA PIEUVRE ET LE DAUPHIN...
à l'adresse de Messieurs Macron.E, de Fillon.F et de leurs Partisans.

"Alors elle est blanche." demande le dauphin...

"Bien sur... La cigogne d'Avignon...
Elles se sont évaporés... Confusions, désillusions
et loyautés." réponds la Pieuvre

"C'est vrai ou vari, elle a tournée la page... La chouette
effraie est maligne, elle a compris qu'à leurs yeux;
elle était inférieur tout comme l'Hermine Blanche..."
Siffle le Dauphin...

"Alors pourquoi a t'elle refusé... L'Offre est alléchante."
Demande la Pieuvre.

"Incroyable... Mais elle a cru que cela venait du renard;
c'est un oiseau venant ou aimant la tranquilité tout comme
le Hibou de Bordeaux et la Gueuse de Montauban et le lit
conjugal alors elle a voulu dénoncer l'activisme."
rétorque le Dauphin.

" Et une fois de plus, "elle ou il" est devenu toute blanche.
Mais eux, c'est encore pire, ils balbutient devant un homme
enclin dans l'orgueil de sa maigre vache..."
Dit la pieuvre.

"C'est complexe... Elle est devenu la risée du peuple du peuple
des cigognes, Pauvres Cigogne et Hermine d'Avignon. Tout
çà pour un emploi fictif à la municipalité..." Réponds
le dauphin: "Elle m'as réellement attristé et déçue..."

"Pourtant, je ne comprends pas à moins qu'elle soit narcissique.
C'est la seule option de leurs désastres et de cette guerre."
Rétorque la pieuvre en mouvant les tentacules...

"Oui.. Oui... Et en plus, elle critique des options de paix de
La cigogne verte... Derrière une Circé se cache Un Pénélope
et une Calypso... Nous qui sommes du peuple marin,
connaissons ses légendes: Lotophages sont ils ?
Ces français !"
Dit le dauphin en pleurant sur le sort et les chants des sirènes.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

Ange - La Bataille du Sucre et la colère des Dieux
https://www.youtube.com/watch?v=66eKHaE_aPs
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 3:44

Mr Fillon Francois, Monsieur Macron Emmanuel et Madame Le Pen Marine

La charité est la vertu reine des vertus : l'amour de Dieu et du prochain. Dans une perspective chrétienne, elle est la vertu théologale par laquelle on aime Dieu par-dessus toute chose pour lui-même, et son prochain comme soi-même pour l’amour de Dieu. Elle assure et purifie la puissance humaine d’aimer et l’élève à la perfection surnaturelle de l’amour divin. Saint Paul en a donné une définition : « La charité prend patience, la charité rend service, elle ne jalouse pas, elle ne plastronne pas, elle ne s’enfle pas d’orgueil, elle ne fait rien de laid, elle ne cherche pas son intérêt, elle ne s’irrite pas, elle n’entretient pas de rancune, elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle trouve sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle endure tout. [...] Les trois demeurent : la foi, l’espérance et la charité. Mais la charité est la plus grande. » (I Co 13, 1-7. 13). Supérieure à ces deux vertus, elle constitue le « lien de la perfection ».

Ambiguïté du concept

Dans le langage courant contemporain, le mot charité est à utiliser avec précaution car, selon certaines sensibilités, il peut être chargé de significations dérivées, éloignées du concept initial : La charité est parfois considérée comme obligatoirement liée à une pratique religieuse, ce qui a pour effet de rendre l'utilisation du mot délicate dans le contexte des sociétés francophones contemporaines laïques; La charité est également perçue, dans certains contextes, comme une relation inégale impliquant une situation humiliante pour la personne aidée, et non comme un comportement social réellement bienveillant et utile. Ces dérives de sens ont entraîné d'importantes restrictions d'usage du mot charité, qui a notamment disparu du vocabulaire administratif où il est remplacé par des notions alternatives jugées plus neutres (comme solidarité, action sociale, etc), et qui est même souvent utilisé avec une connotation péjorative dans le discours public.

Saint Thomas d'Aquin ira jusqu'à dire qu'elle est la forme suprême de toutes les vertus théologales, commentant un verset de saint Paul4 ; la foi et l'espérance seraient rendues caduques par le retour de Dieu parmi les hommes, ne laissant de place qu’à l'exercice de la charité : « Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité ». Dès le XIIe siècle, dans un monde confronté à l’urbanisation, la charité s’organise en même temps qu’émerge la réalité sociale des pauvres ; l’on distingue dès lors plusieurs catégories de pauvreté. Du point de vue théologique se généralise la notion de pauvreté volontaire (paupertas spontanea), adoptée par les moines dans un souci d’humilité et de vie apostolique. Cette pauvreté volontaire s’inscrit dans une démarche plus large d’imitation du Christ qui entraîne le développement de l’assistance pour une double raison : l’imitation des actes du Christ et la révérence des pauvres considérés comme des reflets de l’image de Jésus. Ainsi, la charité constitue l’une des questions philosophiques centrales dès le XIIe siècle, puisque Bernard de Clairvaux, Aelred de Riévaulx, Guillaume de Saint-Thierry, Richard de Saint-Victor ou encore Pierre de Blois y consacrent d’amples réflexions.

Cette réflexion théorique aboutit à une classification des œuvres de miséricorde, codifiées au XIIe siècle comme suit6 : nourrir les affamés, désaltérer les assoiffés, vêtir les démunis, soigner les malades, visiter les prisonniers, enterrer les morts, selon ce que préconise l’Evangile7 .Ces six formes de don charitable représentent un devoir pour chaque chrétien, cependant le Moyen Âge voit les ordres religieux s’en emparer jusqu’à s’en faire une règle pour certains. Ainsi, les Antonins, les Trinitaires, les frères du Saint Esprit et bien entendu les Hospitaliers pratiquent cette charité et la transforment en une pratique d’assistance collective dès le XIIe siècle.

Le mot « charité », dans son sens religieux initial, est associé à l'idée de transcendance, alors que le sens du mot « amour » est plus général.

Les communautés des maisons-Dieu nécessitent un moyen de subsistance puisqu’elles doivent non seulement entretenir leur personnel mais surtout subvenir aux besoins des pauvres qu’elles accueillent. Elles trouvent donc leurs ressources dans les revenus des terres qui leur sont accordées à leur fondation. Elles peuvent également obtenir une rente monétaire lors de cette fondation actée par l’autorité ecclésiastique concernée (archevêque, Pape, abbé d’un couvent). Les maisons placées sous l’autorité du Pape bénéficient également de privilèges juridiques et fonciers: elles ne dépendent pas des autorités laïques mais relèvent uniquement de la juridiction du saint Siège, obtiennent un cimetière ou une chapelle privés. En plus de ces revenus premiers, les hôpitaux médiévaux bénéficient de donations de laïcs. Dans le souci de veiller à son propre salut, l’individu peut en effet faire un don d’argent, ponctuel, ou bien de revenus fonciers perpétuels (donation de terre arable, de pièce de vignes)22 . Les donateurs peuvent être importants (ducs, princes) et participer à la vie de l’établissement activement (construction d’une chapelle, rente annuelle), ou être humbles, mais tout de même donner certains biens (veuves donnant les biens ayant appartenu à leurs maris, par exemple). Les clercs vivant dans la communauté charitable sont eux-mêmes des donateurs qui font don de leur vie et de leur être à la maison de charité qu’ils intègrent. La dynamique du don est donc centrale pour ces établissements qui vivent eux-mêmes en grande partie de dons, qu’ils redistribuent à leurs pauvres. Une économie du don, au sens matériel comme au sens spirituel, se développe donc dans un souci individuel et collectif de salut. Ceci pose la question du rapport entre l’économie et la notion spirituelle de salut de l’âme, car sauver son âme nécessite des fonds ou des biens à distribuer.

Ange- au delà du delire, je suis furieux après vous car voici le vrai visage de l'état ainsi que de la République Française:

Des établissements romains aux mains des pouvoirs laïcs locaux
Bien que présents, pour la France, dès l'époque franque, les établissements de charité connaissent leur essor au XIIe siècle. C'est une période faste pour les hôpitaux qui, non seulement se multiplient, mais, qui plus est,obtiennent le plus souvent la protection du Pape. Cette période de relative indépendance encadrée par l'Église (autorité directe du Pape, contrôle épiscopal ou régulier) va néanmoins connaître de rapides changements, car les biens des hôpitaux représentent une tentation pour les administrateurs laïcs et l'Église romaine rencontre des difficultés à contrôler son chapelet d’établissements disséminés géographiquement. Les autorités laïques s’immiscent progressivement, du XIIe siècle au XVe siècle, dans la gestion des maisons de charité. Le recteur est souvent un laïc, nommé à ce poste pour des raisons de clientélisme régional dont la papauté n’a pas toujours conscience. De même, des frères convers entrent dans ces établissements par dévotion mais aussi pour des raisons d’ordre social. Cette ingérence laïque fragilise les biens de l'Église qui sont ainsi parfois victimes de simonie. Cette administration laïque n’est pas systématiquement néfaste, puisqu’elle peut répondre à une incapacité de l’autorité pontificale à contrôler des établissements lointains et à un besoin de personnel qualifié dans des domaines concrets (administration économique) et non plus uniquement spirituels, mais le résultat est tout de même le glissement des maisons de charité vers le domaine laïc. La hiérarchie ecclésiastique réagit en instaurant au XIVe siècle le système des visites épiscopales. L’évêque fait des visites régulières aux établissements situés dans son diocèse afin de vérifier que le personnel respecte les règles dans l’administration de leur communauté et l’accueil des malades. Malgré cette tentative épiscopale, l'Église reste distante de la pratique charitable et de la tension de plus en plus vive qui s’instaure entre éthique et économie. Le contrôle de ces biens lui échappe, ce qui précipite la chute du système religieux d’assistance publique; aux XIVe et XVe siècles, les maisons de charité passent d’un brillant modèle religieux d'altruisme à une difficile question de faillite et d’impossible contrôle. Dans les deux derniers siècles du Moyen Âge, les pouvoirs laïcs récupèrent le contrôle de ces établissements hospitaliers, qui deviendront à l'époque contemporaine nos hôpitaux publics, répondant parfois toujours à l'appellation d'Hôtels-Dieu.

Les Maisons de Charité de la Révolution à nos jours
La Charité, peinture de François Bonvin (1851).

La saisie des biens nationaux et la loi du 7 Frimaire an 5 (27 novembre 1796), provoquent la dissolution de toutes les fabriques, confréries, congrégations, et la gestion par les communes de la charité au travers du bureau de bienfaisance et des hospices civils (voir : Hospices civils de Lyon, conseil général des hospices de Paris APHP) Le Concordat de 1801 va rétablir partiellement l'intervention des œuvres religieuses. En permettant aux sœurs de revenir dans les hôpitaux mais sous le contrôle des municipalités, puis de l'État. Les bureaux de charité même quand ils gardent cette appellation vont rester sous le contrôle direct des municipalités. Les bureaux de charité et les bureaux de bienfaisance vont distribuer des aides en natures (nourriture, vêtement...) Cette activité étant au centre des préoccupations politiques au début du XIXe. Une des causes directes de la révolution de 1789 étant la crise frumentaire de 1788 ( le boulanger, la boulangère et le petit mitron ramenés de Versailles à Paris en 1792, chute de la royauté ). À la fin du XIXe, les aides en nature sont supprimées au profit des aides financières. Elles reprennent sous la forme moderne des restos du cœur de la banque alimentaire, des épiceries sociales, des soupes populaires.

puis, je conclus, sur un état d'âme qui j'espére, sera entendu des Juges, Du Peuple et Du Monde:

« In omni autem honesto, de quo loquimur, nihil est tam illustre nec quod latius pateat quam coniunctio inter homines hominum et quasi quaedam societas et communicatio utilitatum et ipsa caritas generis humani. Quae nata a primo satu, quod a procreatoribus nati diliguntur et tota domus coniugio et stirpe coniungitur, serpit sensim foras, cognationibus primum, tum affinitatibus, deinde amicitiis, post vicinitatibus, tum civibus et iis, qui publice socii atque amici sunt, deinde totius complexu gentis humanae.» Cicéron, De finibus, livre 5 (chap. 23), § 65, mis en ligne par l'université de Nice [archive]. « Mais de tout ce qui est honnête, rien n'a plus d'éclat et ne s'étend plus loin que l'union des hommes avec leurs semblables; cette société et cette communauté d'intérêts, cet amour de l'humanité, amour qui naît avec la tendresse des pères pour leurs enfants, se développe dans les liens du mariage, au milieu des nœuds les plus sacrés, puis coule insensiblement au dehors, s'étend aux parents, aux alliés, aux amis, aux relations de voisinage, grandit avec le titre de citoyen, se répand sur les nations alliées et attachées à la nôtre, enfin est consommé par l'union de tout le genre humain. » (Traduction française par Guyau, Paris, 1875

Compte Rendu Parlementaire
de
Monsieur Tignard Yanis
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 8:41

Cette chouette retrouve l’homme qui lui a sauvé la vie. Sa réaction va vous faire fondre en larmes…

http://www.letribunaldunet.fr/animaux/.WJb8SGj0dUA.email

Cette histoire touchante est celle de Gigi, une petite chouette sauvée de la mort
par Douglas Pojeky, un véritable amoureux des rapaces en tout genre.

Gigi était dans un état critique lorsqu'elle a été retrouvée… Les soigneurs
ont diagnostiqué plusieurs problèmes, notamment un traumatisme crânien,
certainement dû au choc d'une voiture, d'après eux. Gigi était également
infestée de parasites sur tout le corps et souffrait d'une aspergillose,
une infection provoquée par un champignon.



La petite chouette fut immédiatement transférée dans un refuge
pour animaux du Mississippi, transfert au cours duquel
elle a perdu du poids, pour couronner le tout... Les soigneurs affirment
n'avoir jamais vu un animal dans un état aussi alarmant.
Douglas fut celui qui s'occupa d'elle jusqu'à son rétablissement.
Un lien entre l'oiseau et l'homme s'est alors doucement tissé.



Une fois Gigi sur pattes, Douglas dût la quitter pour un voyage
avec sa famille en la laissant entre les mains expertes
des autres soigneurs durant quelques temps. À son retour, Gigi eu
la réaction la plus belle et émouvante qui soit. Regardez attentivement
les photos qui vont suivre.



On distingue très bien Gigi qui offre à Douglas le câlin de sa vie.
Cet amour de chouette ne peut s'empêcher de frotter sa tête
contre la sienne pour notre plus grand plaisir.
Ce moment de bonheur nous prouve une fois encore que
les animaux ont parfois plus de cœur que les êtres humains.

Le Beau Danube bleu - Valse viennoise composée
par Johann Strauss II en 1866 - Musique classique
https://www.youtube.com/watch?v=Ze6gO7CitCA

Un grand bravo à tous les refuges pour animaux et à ceux
qui se soucient de leur cause. Rappelons que si la cruauté
envers les animaux est un crime sans nom, l'indifférence
à leur sort l'est tout autant...

Source photos : Wild at Heart Rescue / Facebook
.
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 8:42

Prévert Jacques et le Boléro de Ravel

Dans ses poèmes, Prévert manifeste tous les états d'esprits
par lesquels un homme peut passer, du chagrin à la gaieté,
de la méchanceté à la bonté, de la joie au désespoir.

Ces états d'âme se reflètent entre autre dans ses poèmes
sur l'amour. Dans les poèmes que je vous propose ci-dessous
(Pour toi mon amour, Alicante, Le jardin, Cet amour, Déjeuner du matin),
Prévert évoque tour à tour l'amour vache, l'amour fou ou romantique,
l'inquiétude que cet amour puisse s'estomper, ou encore la vie sans amour.
(Amour romantique aussi dans "Paris at night", autre poème extrait de Paroles)

http://www.mespetitsbonheurs.com/prevert-amour-alicante-dejeuner-du-matin-jardin-paroles/



POUR TOI MON AMOUR

Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j'ai acheté des oiseaux
Pour toi
mon amour
Je suis allé au marché aux fleurs
Et j'ai acheté des fleurs
Pour toi
mon amour
Je suis allé au marché à la ferraille
Et j'ai acheté des chaînes
De lourdes chaînes
Pour toi
mon amour
Et puis je suis allé au marché aux esclaves
Et je t'ai cherchée
Mais je ne t'ai pas trouvée
mon amour

ALICANTE

Une orange sur la table
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Doux présent du présent
Fraîcheur de la nuit
Chaleur de ma vie.

LE JARDIN

Des milliers et des milliers d'années
Ne sauraient suffire
Pour dire
La petite seconde d'éternité
Où tu m'as embrassé
Où je t'ai embrassée
Un matin dans la lumière de l'hiver
Au parc Montsouris à Paris
A Paris
Sur la terre
La terre qui est un astre.

CET AMOUR

Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
Cet amour qu faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivante que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marbre
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Lá où tu es
Lá où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t’en va pas
Nous qui sommes aimés
Nous t’avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n’avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n’importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous

DÉJEUNER DU MATIN

Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s'est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré

Pour ne pas terminer sur cette note triste, je vous propose
ce dernier texte de Prévert, mis en musique pour Yves Montand,
où l'on retrouve l'amour et les enfants, personnages préférés
du poète.

LES ENFANTS QUI S'AIMENT

Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s'aiment
Ne sont là pour personne
Et c'est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l'éblouissante clarté de leur premier amour

Retrouvez d'autres poèmes de Prévert, extraits de Paroles :
http://www.cultivonsnous.fr/c/poesie-jacques-prevert/

Le 1er mai 2016, ce Boléro a beaucoup fait parler, tellement
que j'ai même pu lire ici ou là que c'était une oeuvre "mineure"
de par sa "simplicité" musicalement parlant, ce qui en faisait
une oeuvre "accessible" et qu'il ne méritait pas
le titre de chef-d'oeuvre.
Sesebs
Je suis d'accord avec vous, Sesebs.... Un chef d'oeuvre
d'érotisme et de savoir de minutie... Une Osmose...
https://www.youtube.com/watch?v=7aXwTPQQ1_U

Red Wineil y a 1 an
Ravel himself, however, had a different conception
of the work: his preferred stage design was of
an open-air setting with a factory in the background,
reflecting the mechanical nature of the music.

Jeanne Merleil y a 1 mois
Sa virtuosité réside justement dans son efficacité : il a beau être "simple"
(j'attends que ceux qui disent ça le jouent aussi bien ...),
il prend au tripes autant qu'une symphonie plus
"savantes" ou alambiquée ...
Quand à refuser le titre de "chef d'oeuvre"
au prétexte que l'oeuvre serait "accessible"
(comprendre : la masse populaire crasseuse et ignare
est capable de chantonner l'air de mémoire),
je reconnais bien l'état d'esprit pédant et snob
de beaucoup d'amateurs ou de professionnels
de la "grande" musique.
A force de mépriser et de cracher sur les gens qui ne sont pas aussi "avertis" qu'eux, ils se retrouveront à jouer devant des salles vides et à pleurnicher après les subventions.

Tignard Yanis "Kounak" Cyril
Soyez tel un boléro de ravel, Y'becca.
Enfantin dans la raison...
Affirmatif dans le regard...
Prétentieux dans Das Original einfach.
Précis dans le concept du temps
Et surtout, que le prétentieux
s'éteigne pour redevenir humble
dans le silence... Orchestral...
Pour ainsi se rendre compte du
fait que le boléro nous fait percevoir
le laps du temps... Instrumentale...
Et tel un Cyrano de Bergerac,
le boléro transforme un nez
en une myriade de métaphore.
Les récits fantastiques de
Saint Petersbourg par Gogol...

Karl Mollil y a 2 mois
Das Original einfach nur Wahnsinn.Das kann man
immer hören mit soviel Gefühl.

Henk Raafil y a 2 jours
No niin he ryntäilevät töröt levällään.
Ei hyvä. Olisi saanut jäädä auki!

Mimi6631 il y a 3 mois
Après avoir écouté Ravel, on peut mourir tranquille
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 8:42

Les primates sont en danger d'extinction, et c'est de notre faute

Sharon Isbin - Asturias
Ajoutée le 24 août 2011
Music video by Sharon Isbin performing Asturias.
(C) 2011 Sony Music Entertainment
https://www.youtube.com/watch?v=yIjfkYKKW54

Ana Vidovic plays Asturias
by Isaac Albéniz
https://www.youtube.com/watch?v=inBKFMB-yPg

(Isaac Albeniz) Asturias - Julia Lange
https://www.youtube.com/watch?v=kV-3lhEftbg

Chimpanzés, orang-outans, gorilles, singes et lémuriens
pourraient disparaître d'ici 25 à 50 ans. Une étude menée
par une trentaine de primatologues tire la sonnette d'alarme.
Jean-Paul FritzPublié le 19 janvier 2017 à 12h57

Colo est morte mardi, dans son sommeil, au zoo Columbus
(Ohio, Etats-Unis) qui l'avait vue naître il y a 60 ans. Colo
était la gorille de tous les records, à la fois la première à
être née en captivité et la doyenne (connue) des gorilles.
Colo risque aussi d'être le modèle de ce que seront les gorilles
et une grande partie des autres primates dans un demi-siècle :
un spécimen rare qui passe sa vie dans un zoo,
un cirque ou un parc animalier.
Les deux tiers vivent dans s
eulement quatre pays

Les primates, un ordre qui regroupe autant les grands singes
(gorilles, chimpanzés, orang-outans...) que les singes "ordinaires"
ou les lémuriens, sont en grand danger d'extinction. D'après
une étude cosignée par 31 primatologues et parue
mercredi 18 janvier dans la revue Science Advances,
60% des espèces de primates seraient menacées d'extinction
à cause des activités humaines, et 75% auraient
des populations en déclin, ce qui représente
une augmentation de 20% depuis 1996.
De quoi faire craindre la disparition de nombre
de ces animaux, dans une fourchette située
entre 25 et 50 ans.

Les primates, ce sont bien sûr ceux que l'on a aimés
dans "la Planète des singes", ceux qui ressemblent
beaucoup à nos ancêtres. Les gorilles, les orang-outans,
les chimpanzés. Eux sont depuis longtemps inscrits
sur la liste rouge des espèces menacées de l'UICN
(Union internationale pour la conservation de la nature).
Mais ils ne sont pas seuls dans cette galère.
Le lémur à queue annelée ou le rhinopithèque brun,
par exemple, sont réduits à quelques milliers.
Le gibbon de Hainan, lui, ne comprendrait plus
qu'une trentaine d'individus.

Les primates sont également concentrés dans
quelques pays. On estime que les deux tiers des
espèces se répartissent entre le Brésil, Madagascar,
l'Indonésie et la République du Congo.
La menace humaine

Ce qui pousse ces espèces vers l'extinction,
ce n'est (presque) pas le changement climatique
ou l'évolution, mais le plus grand prédateur de
la planète, l'humanité. Plus précisément,
la perte de leur habitat au profit des êtres humains.

Pour agrandir leurs domaines agricoles,
que ce soit pour produire directement de la nourriture
pour les populations ou pour l'industrie agroalimentaire,
les humains pratiquent la déforestation à grande échelle.
Par exemple, les pratiques agricoles qui visent à produire
de l'huile de palme, du soja ou du caoutchouc,
au même titre que l'exploitation forestière et
l'élevage extensif, sont responsables de la disparition
de millions d'hectares de forêt. Ainsi, on estime
qu'entre 1990 et 2010, l'expansion agricole a empiété
sur l'habitat des primates sur une surface de 1,5 million
de kilomètres carrés, soit presque
trois fois la surface de la France métropolitaine.

Il y a bien sûr la chasse illégale, la capture et le trafic,
mais aussi les constructions de routes, l'exploitation minière,
"destructrice et insoutenable sans nécessité", insiste
Paul Garber, professeur d'anthropologie à l'université
de l'Illinois, co-auteur de l'étude.

Les menaces sont loin d'être en voie de disparition,
elles. Prenez l'exploitation pétrolière et gazière :
"D'ici 2035, la demande globale dans ces domaines
devrait augmenter (entre 30% et 53%) dans les
zones occupées par des primates, comme l'ouest
de l'Amazone et l'ouest pacifique (Malaisie, Borneo)",
préviennent les auteurs. "On estime que
les concessions pétrolifères et gazières dans l'ouest de l'Amazone et
dans les forêts reculées de Colombie, de l'Equateur, du Brésil,
du Pérou et de la Bolivie couvrent déjà 733.414 km2,
soit deux fois la taille de l'Allemagne", ajoutent-ils.

Si la pollution et le changement climatique peuvent
accélérer ce mouvement, les auteurs de l'étude
estiment que la croissance rapide de populations humaines
pauvres est un facteur aggravant.

Comment empêcher ça ?

"Tristement, dans les prochaines 25 années, nombre
de ces espèces de primates vont disparaître si nous
ne faisons pas de leur protection une priorité globale",
assure Paul Garber. "Cela en lui-même serait une perte tragique,
mais considérez maintenant les centaines d'autres espèces
qui se retrouvent face à une destinée comparable dans le monde
et vous aurez un aperçu de ce qu'est réellement l'enjeu."

Pour les auteurs, la disparition de populations de primates
est aussi un risque pour l'espèce humaine. Il s'agit en effet
"de parents de l'humanité, qui offrent des perspectives uniques
sur l'évolution, la biologie, le comportement, et la menace
de nouvelles maladies émergentes. Ils sont une composante
essentielle de la biodiversité tropicale, contribuant
à la régénération de la forêt et à la santé de l'écosystème..."

"Si nous ne sommes pas capables de réduire l'impact
de nos activités sur les primates, il est difficile de prévoir
comment nous pourrons conserver cette fantastique
diversité de nos plus proches parents dans un futur proche.
Ce sera non seulement une grande perte d'un point
de vue scientifique, mais aura aussi une influence négative
sur les écosystèmes dont nous dépendons tous",
prévient Serge Wich, professeur à l'université
d'Amsterdam et spécialiste des grands singes.

Pour protéger les primates, nous pouvons encore
changer nos comportements, notamment sur l'exploitation
des ressources naturelles. "S'attaquer au problème local
de la pauvreté et atténuer la croissance des populations
est une composante nécessaire de la protection des primates",
assure le professeur Garber, qui plaide
pour "construire des économies basées sur la préservation
des forêts et des primates qui les habitent".

Pauvreté et inégalités pourraient être diminuées
par un meilleur accès à la santé et à l'éducation,
par le développement d'un usage soutenable des terres,
par la préservation des modes de vie traditionnels
qui contribueraient à la fois à la sécurité alimentaire
et à la protection de l'environnement.
En s'occupant des humains, on pourrait donc aider les primates...

Les auteurs appellent donc les gouvernements,
les scientifiques, les ONG, le monde économique
et les citoyens à se mobiliser pour une plus grande prise
de conscience du danger couru par les primates
et leurs écosystèmes. "Ce n'est pas encore une cause perdue",
assurent-il, convaincus que la tendance peut s'inverser
"si nous prenons des décisions immédiatement".
Sinon, nombre de nos cousins primates pourraient bien
disparaître de la surface de la planète.

Jean-Paul Fritz

(Francisco Tarrega) Gran Vals - Julia Lange
https://www.youtube.com/watch?v=yNn3YZDU644
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 8:43

Esta composicion se llama " Malaguena " , y fue escrita por el gran compositor Cubano , Ernesto Lecuona. https://www.youtube.com/watch?v=L3FlG2uJgY8 …
Y'becca
TAY

Mars Rover Curiosity Examines Possible Mud Cracks
Malagueña - Pepe Romero -
https://www.youtube.com/watch?v=COc1ljZEb-M

Scientists used NASA's Curiosity Mars rover in recent weeks to examine slabs of rock cross-hatched with shallow ridges that likely originated as cracks in drying mud.

"Mud cracks are the most likely scenario here," said Curiosity science team member Nathan Stein. He is a graduate student at Caltech in Pasadena, California, who led the investigation of a site called "Old Soaker," on lower Mount Sharp, Mars.

If this interpretation holds up, these would be the first mud cracks -- technically called desiccation cracks -- confirmed by the Curiosity mission. They would be evidence that the ancient era when these sediments were deposited included some drying after wetter conditions. Curiosity has found evidence of ancient lakes in older, lower-lying rock layers and also in younger mudstone that is above Old Soaker.

"Even from a distance, we could see a pattern of four- and five-sided polygons that don't look like fractures we've seen previously with Curiosity," Stein said. "It looks like what you'd see beside the road where muddy ground has dried and cracked."

The cracked layer formed more than 3 billion years ago and was subsequently buried by other layers of sediment, all becoming stratified rock. Later, wind erosion stripped away the layers above Old Soaker. Material that had filled the cracks resisted erosion better than the mudstone around it, so the pattern from the cracking now appears as raised ridges.

The team used Curiosity to examine the crack-filling material. Cracks that form at the surface, such as in drying mud, generally fill with windblown dust or sand. A different type of cracking with plentiful examples found by Curiosity occurs after sediments have hardened into rock. Pressure from accumulation of overlying sediments can cause underground fractures in the rock. These fractures generally have been filled by minerals delivered by groundwater circulating through the cracks, such as bright veins of calcium sulfate.

Both types of crack-filling material were found at Old Soaker. This may indicate multiple generations of fracturing: mud cracks first, with sediment accumulating in them, then a later episode of underground fracturing and vein forming.

"If these are indeed mud cracks, they fit well with the context of what we're seeing in the section of Mount Sharp Curiosity has been climbing for many months," said Curiosity Project Scientist Ashwin Vasavada of NASA's Jet Propulsion Laboratory in Pasadena. "The ancient lakes varied in depth and extent over time, and sometimes disappeared. We're seeing more evidence of dry intervals between what had been mostly a record of long-lived lakes."

Besides the cracks that are likely due to drying, other types of evidence observed in the area include sandstone layers interspersed with the mudstone layers, and the presence of a layering pattern called cross-bedding. This pattern can form where water was flowing more vigorously near the shore of a lake, or from windblown sediment during a dry episode.

Scientists are continuing to analyze data acquired at the possible mud cracks and also watching for similar-looking sites. They want to check for clues not evident at Old Soaker, such as the cross-sectional shape of the cracks.

The rover has departed that site, heading uphill toward a future rock-drilling location. Rover engineers at JPL are determining the best way to resume use of the rover's drill, which began experiencing intermittent problems last month with the mechanism that moves the drill up and down during drilling.

Curiosity landed near Mount Sharp in 2012. It reached the base of the mountain in 2014 after successfully finding evidence on the surrounding plains that ancient Martian lakes offered conditions that would have been favorable for microbes if Mars has ever hosted life. Rock layers forming the base of Mount Sharp accumulated as sediment within ancient lakes billions of years ago.

On Mount Sharp, Curiosity is investigating how and when the habitable ancient conditions known from the mission's earlier findings evolved into conditions drier and less favorable for life. For more information about Curiosity, visit:

http://mars.jpl.nasa.gov/msl
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 8:52

Yvette Blais was a pseudonym for Ray Ellis (28 July 1923 – 27 October 2008; age 85), a prolific musical composer and arranger. Under this pseudonym (actually the name of his wife), Ellis served as the main composer for Filmation from 1968 through 1982. As such, he co-wrote the music for Star Trek: The Animated Series with Norm Prescott (credited as "Jeff Michael"; "Jeff" and "Michael" being Prescott's two sons).

Other Filmation shows for which Ellis provided music include The Archie Show, Fat Albert and the Cosby Kids, Lassie's Rescue Rangers, The Brady Kids, My Favorite Martians, Shazam!, The Secrets of Isis,The New Adventures of Gilligan, The Ghost Busters, Ark II, The New Adventures of Mighty Mouse, The New Animated Adventures of Flash Gordon, and The New Adventures of Tom and Jerry. In addition to his work for Filmation, Ellis composed the underscore for the 1967 Spider-Man cartoon series, two themes for NBC's The Today Show, and musical themes for the game shows Sale of the Century and Scrabble. While composing these projects, Ellis often collaborated with his son, Marc Ellis.

Before he started composing for television, Ellis arranged and orchestrated many hit records in the 1950s and 1960s. In 1955, he began working at Columbia Records, where he arranged such classic songs as "Splish Splash" by Bobby Darin, "Chances Are" by Johnny Mathis, and "Standing on the Corner" by the Four Lads. Ellis moved on to Atlantic Records, where he helped put together songs such as "Under the Boardwalk" by The Drifters and "Spanish Harlem" by Ben E. King. Perhaps his best known work from this period was his orchestration of Billie Holiday's final album, Lady in Satin.

In 1959, Ellis became the Artists and Repertoire director at MGM Records, where he helped create hit songs like "Where the Boys Are" by Connie Francis. Ellis later worked with artists such as Judy Garland, Barbra Streissand, Liza Minelli, Barry Manilow, Bette Midler, and even comedian Adam Sandler. Ellis' work for the latter included co-composing the score for the 2002 animated film Eight Crazy Nights with his son, Marc.

Ellis was born in Philadelphia, Pennsylvania. He died in Encino, California, due to complications from melanoma. He was 85 years old.

générique star trek la série original
https://www.youtube.com/watch?v=fJwZ1_vI--g
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 8:57

Cosmos 1999 S01 E03 "Le soleil noir" complet en français
https://www.youtube.com/watch?v=QvAKwu_N8BY

Cosmos 1999 S01 E04 L'anneau de la Lune complet en français
https://www.youtube.com/watch?v=iCyxJ0ukzas

Aux proscrits de Victor HUGO (1802-1885)

EN PLANTANT LE CHÊNE DES ÉTATS-UNIS D'EUROPE

DANS LE JARDIN DE HAUTEVILLE HOUSE

LE 14 JUILLET 1870


I

Semons ce qui demeure, ô passants que nous sommes !
Le sort est un abîme, et ses flots sont amers,
Au bord du noir destin, frères, semons des hommes,
Et des chênes au bord des mers !

Nous sommes envoyés, bannis, sur ce calvaire,
Pour être vus de loin, d'en bas, par nos vainqueurs,
Et pour faire germer par l'exemple sévère
Des coeurs semblables à nos coeurs.

Et nous avons aussi le devoir, ô nature,
D'allumer des clartés sous ton fauve sourcil,
Et de mettre à ces rocs la grande signature
De l'avenir et de l'exil.

Sachez que nous pouvons faire sortir de terre
Le chêne triomphal que l'univers attend,
Et faire frissonner dans son feuillage austère
L'idée au sourire éclatant.

La matière aime et veut que notre appel l'émeuve ;
Le globe est sous l'esprit, et le grand verbe humain
Enseigne l'être, et l'onde, et la sève, et le fleuve,
Qui lui demandent leur chemin.

L'homme, quand il commande aux flots de le connaître,
Aux mers de l'écouter dans le bruit qu'elles font,
A la terre d'ouvrir son flanc, aux temps de naître,
Est un mage immense et profond.

Ayons foi dans ce germe ! Amis, il nous ressemble.
Il sera grand et fort, puisqu'il est faible et nu.
Nous sommes ses pareils, bannis, nous en qui tremble
Tout un vaste monde inconnu !

Nous fûmes secoués d'un arbre formidable,
Un soir d'hiver, à l'heure où le monde est puni,
Nous fûmes secoués, frères, dans l'insondable,
Dans l'ouragan, dans l'infini.

Chacun de nous contient le chêne République ;
Chacun de nous contient le chêne Vérité ;
L'oreille qui, pieuse, à nos malheurs s'applique,
T'entend sourdre en nous, Liberté !

Tu nous jettes au vent, Dieu qui par nous commences !
C'est bien. Nous disperser, ô Dieu, c'est nous bénir !
Nous sommes la poignée obscure des semences
Du sombre champ de l'avenir.

Et nous y germerons, n'en doutez pas, mes frères,
Comme en ce sable, au bord des flots prompts à s'enfler,
Croîtra, parmi les flux et les reflux contraires,
Ce gland, sur qui Dieu va souffler !

II

O nature, il s'agit de faire un arbre énorme,
Mouvant comme aujourd'hui, puissant comme demain,
Figurant par sa feuille et sa taille et sa forme
La croissance du genre humain !

Il s'agit de construire un chêne aux bras sans nombre,
Un grand chêne qui puise avec son tronc noueux
De la nuit dans la terre et qui force cette ombre
A s'épanouir dans les cieux !

Il s'agit de bâtir cette oeuvre collective
D'un chêne altier, auguste, et par tous conspiré,
L'homme y mettant son souffle et l'océan sa rive,
Et l'astre son rayon sacré !

Nature, que je sens saigner par nos fêlures,
Dont l'âme est le foyer où nous nous réchauffons,
Et dont on voit la nuit les vagues chevelures
Flotter dans les souffles profonds,

Nous confions cet arbre à tes entrailles, mère !
Fais-le si grand, qu'égal aux vieux cèdres d'Hébron,
Il ne distingue pas l'aigle de l'éphémère
Et la foudre du moucheron ;

Et qu'un jour le passant, quand luira l'aube calme
De l'affranchissement des peuples sous les cieux,
Croie, en le voyant, voir la gigantesque palme
De cet effort prodigieux !

Nous te le confions, plage aux voix étouffées.
O sinistre océan, nous te le confions ;
Nous confions le chêne adoré des Orphées
Aux flots qu'aimaient les Amphions !

Nuages, firmaments, pléiades protectrices,
Écumes, durs granits, sables craints des sondeurs,
Nous vous le confions ; et soyez ses nourrices,
Ténèbres, clartés, profondeurs !

III

Vents, vous travaillerez à ce travail sublime ;
O vents sourds, qui jamais ne dites : c'est assez !
Vous mêlerez la pluie amère de l'abîme
A ses noirs cheveux hérissés.

Vous le fortifierez de vos rudes haleines ;
Vous l'accoutumerez aux luttes des géants ;
Vous l'effaroucherez avec vos bouches pleines
De la clameur des océans.

Et vous lui porterez, vents, du fond des campagnes,
Vents, vous lui porterez du fond des vastes eaux,
Le frisson des sapins de toutes les montagnes
Et des mâts de tous les vaisseaux.

Afin qu'il soit robuste, invincible, suprême,
Et qu'il n'ait peur de rien au bord de l'infini!
Afin qu'étant bâti par les destructeurs même,
Des maudits même il soit béni !

Afin qu'il soit sacré pour la mer sa voisine,
Que sa rumeur s'effeuille en ineffables mots,
Et qu'il grandisse, ayant la nuit dans sa racine,
Et l'aurore dans ses rameaux !

IV

Oh ! qu'il croisse ! qu'il monte aux cieux où sont les flammes !
Qu'il ait toujours moins d'ombre et toujours plus d'azur,
Cet arbre, en qui, pieux, penchés, vidant nos âmes,
Nous mettons tout l'homme futur !

Qu'il ait la majesté des étoiles profondes
Au-dessus de sa tête, et sous ses pieds les flots !
Et qu'il soit moins ému du murmure des mondes
Que des chansons des matelots !

Qu'il soit haut comme un phare et beau comme une gerbe !
Qu'il soit mobile et fixe, et jeune, même vieux !
Qu'il montre aux rocs jaloux son ondoiement superbe,
Sa racine aux flots envieux !

Qu'il soit l'arbre univers, l'arbre cité, l'arbre homme !
Et que le penseur croie un jour, sous ses abris,
Entendre en ses rameaux le grand soupir de Rome
Et le grand hymne de Paris !

Que, l'hiver, lutteur nu, tronc fier, vivant squelette,
Montrant ses poings de bronze aux souffles furieux,
Tordant ses coudes noirs, il soit le sombre athlète
D'un pugilat mystérieux !

Car l'orage est semblable au sort qui se déchaîne,
La vie est un guerrier, les vents sont des bourreaux,
Et traitent sous les cieux le héros comme un chêne,
Et le chêne comme un héros.

Qu'il abrite la fleur rampante sur le sable !
Qu'il couvre le brin d'herbe et le myosotis !
Qu'il apparaisse aux vents déchaînés, formidable
De sa bonté pour les petits !

Que rien ne le renverse et que rien ne le ploie !
Qu'il soit, sur ce rivage âpre et des vents battu,
La touffe frémissante et forte de la joie,
De l'audace et de la vertu !

Qu'il réjouisse, auguste, aux rayons pénétrable,
De son fourmillement de feuilles le ciel bleu !
Qu'il vive ! Qu'il soit un et qu'il soit innombrable
Comme le peuple et comme Dieu !

V

En attendant, écume, autan, bruits, noires bouches,
Ménagez l'arbre enfant, éléments irrités !
Tant qu'il sera petit, murmurez, voix farouches,
Et quand il sera grand, chantez !

Les tyrans, entassant les fléaux, blocs funèbres,
Brisant l'homme idéal, broyant l'homme animal,
Sont en train de bâtir un fronton de ténèbres
Au vieil édifice du mal.

Avec l'ombre qui sort des guerres et des pestes,
Avec les tourbillons des grands embrasements,
Et les miasmes lourds et les souffles funestes
Des fosses pleines d'ossements,

Avec les toits brûlants, les villes enflammées,
Le noir temple du deuil par les rois est construit ;
On voit d'ici monter ces énormes fumées,
Colonnes torses de la nuit !

Nous, vaincus, construisons le bonheur ! Je convie
Les siècles à ton ombre, ô gland d'adversité !
Croîs, arbre ; règne, idée ; et que l'arbre ait la vie,
L'idée ayant l'éternité !

Pierre et César sont là, pleins du passé féroce !
C'est l'instant de lutter, nous qu'on osa bannir,
Contre le mal géant, contre l'erreur colosse,
Avec ton atome, avenir !

Semons ! - Semons le gland, et qu'il soit chêne immense !
Semons le droit ; qu'il soit bonheur, gloire et clarté !
Semons l'homme et qu'il soit peuple ! semons la France,
Et qu'elle soit Humanité !

C'est le champ de l'exil ; semons-y l'espérance.
Semons la nuit lugubre, et qu'elle soit le jour !
Germe en Dieu, grain obscur ! semons notre souffrance,
Proscrits, et qu'elle soit l'amour !

Oh ! que le genre humain monte sur la montagne !
Terre, souris enfin à l'homme audacieux,
Et sois l'éden, après avoir été le bagne,
O globe emporté dans les cieux !

--------------------------------

Ah... Le sentiment... Je ne connaissais pas... Une infinie passion se dégage de ces mots... Celle de connaître et de découvrir l'instantanéité émotionnelle du naturel... Je ne connaissais pas et il serai dommage que une telle émotionnelle puisse s'évaporer de l'émotionnel, de l'essence humaine et de l'espérance animal.

Yanis.

Il n'y a aucune rancœur sur le choix du temps et de la mort. Un bien-être plus qu'un bienheureux, même oublié le temps réapparaît sous une forme de danse connu de l'invisible. Ah, le sentiment, de voir avec son Cœur et son esprit ouvrant ainsi les yeux sur les conjugaisons de la Nature. Dans le sein du verbe, cet homme que je ne connais presque rien, me laisse percevoir une acceptation du concept d'âmes élargi au delà du couple humain. le thème d'une harmonie dans l'espace, la plénitude de la monade pourrai prêter à sourire, le rêve peut il connaitre mesure et appréhension ? Le thème d'un phœnix décrit par ... Il est une fable et celle ci parle du ressentiment de Solitude que peut ressentir le Dieu. Alors la vision d'un dieu soumis lui même à la mort, le temps alors nous apparait comme créature sommes toutes éloignés de ce destin écrit ou non écrit... Le Laïque l'emporte sur le croyant et si la Nature, se révélait être autre qu'une simple formule de vie et de mort. L'éternel retour d'une Majuscule ayant pour attrait d'être une ombre. Mais dans l'infini, il y a l'écho des ombres et des lumières alors qui pourrait croire au terme de disparu"e"... Osmose.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 9:15

POUR PARIS 2024... A clarification - back when I was doing the subs, I got the meaning of the word "Batave" wrong - as it appears, it rather means "Netherlandian woman" and has a sexual connotation (see also http://www.proz.com/kudoz/French/ling...)
http://www.paris2024.org/fr
Jacques Brel - Ces gens-là
https://www.youtube.com/watch?v=JxqNP2O4N1w
Ici à Paris, nous voulons passionnément les Jeux
Des Jeux pour les athlètes
Des Jeux avec les Parisiens, avec les Français, avec le Monde
Des Jeux dans Paris, au coeur de Paris
Des Jeux ouverts à tous
Des Jeux qui respectent les gens et la planète
Des Jeux qui donnent le goût du sport et les moyens d’en faire
Des Jeux qui rayonnent et permettent à chacun de partager ses émotions
Les Jeux, parce qu’ils aident à construire mieux le monde de demain
Parce qu’ici, nous avons toujours cru au partage
Au partage des idées, des passions et des émotions
Au partage comme source de progrès et d’innovation
Au partage comme solution d’avenir pour l’environnement
Au partage qui est devenu plus qu’un mot
Une façon d’être, de voir les choses, de vivre
Le moyen pour la jeunesse de prendre part au monde
Le moyen de déployer plus fort l’esprit Olympique
Si nous voulons passionnément les Jeux
C’est pour donner en partage ce que nous avons de mieux
Notre ville, humaine et généreuse,
Son esprit et sa passion.

Le partage, c'est ce qui nous anime.

Venez Partager. Paris2024

-----------------------------------------

L’équivoque, du latin aequivocus, de aequus : égal, semblable, et vox : voix, parole, est l’expression d’une pensée à double sens, susceptible d’une double interprétation.

L’équivoque diffère de l’ambiguïté et de l’amphibologie en ce que le sens douteux de celles-ci résulte de l’arrangement vicieux des mots et qu’elles produisent autour de la pensée de l’auteur une obscurité involontaire.

L’équivoque, qui provient de l’emploi de mots à double entente et mal définis, peut être le fruit d’une certaine habileté à cacher en partie sa pensée véritable, en faisant entrevoir plusieurs idées au lecteur. Elle parait mettre en pratique le mot célèbre de Talleyrand : « La parole a été donnée à l’homme pour déguiser sa pensée ». L’épigramme qui suit, attribuée à Boileau, est connue pour la malicieuse équivoque sur laquelle elle repose :

On dit que l’abbé Roquette
Prêche les sermons d’autrui ;
Moi qui sais qu’il les achète,
Je soutiens qu’ils sont à lui.

Les philosophes mettent l’équivoque, qui est l’arme ordinaire des orateurs ou des écrivains ayant plus de subtilité que de bonne foi, au rang des sophismes. C’est à l’équivoque ainsi comprise que Boileau a adressé sa belliqueuse satire :

Du langage français bizarre hermaphrodite,
De quel genre te faire, équivoque maudite, Ou maudit1 ?

Sat. XII

L’équivoque n’appartient pas exclusivement à la langue française, et Boileau lui-même lui fait la guerre moins dans les mots que dans les choses ; il la poursuit, avec peut-être plus de raison que de poésie, partout où elle s’épanouit librement, surtout dans l’éloquence et la théologie, au barreau et dans l’église.

Le mot d’équivoque revient souvent, au XVIIe siècle, dans les controverses religieuses, principalement dans la querelle entre Pascal et les jésuites, à qui leur redoutable adversaire reproche sans cesse « de corrompre les expressions les plus canoniques par les malicieuses subtilités de leurs nouvelles équivoques ». (les Provinciales, XVI)

Dans l’Antiquité, les oracles rendaient, afin d’avoir raison dans un sens ou dans un autre, quel que fût l’événement, le plus souvent des équivoques. L’exemple le plus connu du caractère équivoque des oracles que rendait la Pythie de Delphes fut celui à Crésus. Lui ayant prédit que s’il devait faire la guerre aux Perses, un grand empire serait détruit. Confiant en la victoire, Crésus fit la guerre aux Perses et vit effectivement un grand empire détruit : le sien.

Il en est encore ainsi des oracles ou des promesses des grands politiques et diplomates qui parlent sans rien dire en enveloppant une science ou une prescience, dont l’équivoque fait les frais, dans les nuages du discours.

Ce terme fut également synonyme de contrepèterie. Après avoir cité « Mais (dist il) équivocquez sur A Beaumont le viconte » du Pantagruel de Rabelais, Jacques Oncial affirme que « L'Equivoque, l'Antistrophe ou la Contrepéterie - tous ces termes sont synonymes, - était née ». Il cite ensuite Étienne Tabourot : « De cette inversion des mots, nos pères ont trouvé une ingénieuse et subtile invention, que les courtisans anciennement appeloient des Equivoques : ne voulans user du mot et jargon des bons compagnons qui les appelloient des Contrepéteries » qu'il commente ainsi : « Nous sommes maintenant fixés, grâce à l'érudition de l'auteur des Bigarrures, sur les origines et la synonymie de ces trois termes équivalents : Equivoque, Antistrophe et Contrepéterie, et nous constatons avec peine la défaveur manifeste dont le dernier était l'objet. »


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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 9:42

Calculer approximativement une distance, une durée, une quantité ; mesurer au jugé : On estime les dégâts à plusieurs millions. Attribuer telle valeur, telle importance à quelqu'un, à quelque chose ; juger, apprécier : Estimer un collaborateur à sa juste valeur.

Le Glaive et la balance ( 1963 - bande annonce )
16h35 "La colère froide va me donner plus de force.
16h50 (PNF) ce ne sont "pas les bonnes instances" qui enquêtent.

François
“Quel bouleversement cause le temps ?”
“La distance Grappille le temps.” De Eugène Guillevic/ Du domaine
https://www.youtube.com/watch?v=9dBgA0W2JW0

résignation \ʁe.zi.ɲa.sjɔ̃\ féminin

(Droit) Abandon en faveur de quelqu’un.
Il a fait cession et résignation de tous ses droits à son frère.
Action de résigner un office, une charge.
La résignation d’un archevêché.
(Droit canon) Démission d’un bénéfice dans les mains du collateur ou du pape.
Résignation pure et simple. Résignation forcée.
(Figuré) (Plus courant) Action de se résigner.
Aussi, devant le danger qu'elles prévoyaient en ce moment, demeurèrent-elles muettes et passives, ne connaissant d'autre défense que la résignation chrétienne. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
Elle lut sur le visage presque féminin du jeune anglais les pensées profondes, les mélancolies douces, les résignations douloureuses dont elle-même était la victime. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
Sérieuse et triste comme toujours, enveloppée dans sa résignation et dans son rêve, elle dansait, pour ces hommes dont elle serait la proie dès la fermeture du bouge. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
Et la rue retomba dans le demi-silence, la torpeur, la résignation qu'une descente de police laisse toujours derrière elle. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
Il sentait couler dans ses veines toute la sanie des rêves impuissants, des appétences infécondes, et sur son échine s'appesantissait le fardeau de la résignation et de la timidité. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, p. 27)

Puis

Estimer

A.− [Avec une idée d'évaluation plus ou moins exacte] Faire une estimation, une estime (cf. ces mots A).
1. Déterminer le prix, la valeur financière qui doit être attribué(e) à telle chose. Estimer des immeubles, le prix/la valeur de (telle chose), estimer à (tant de) francs (telle chose), faire estimer (telle chose). (Quasi-)synon. expertiser, priser.La charge n'était pas cotée, n'étant jamais sortie de la famille; mais, d'après le produit des cinq dernières années, on ne pouvait l'estimer moins de trois cent mille écus (About, Nez notaire,1862, p. 7).Prix convenu et dont nous estimons, l'un et l'autre, ce petit travail artistique (Villiers de L'I.-A., Corresp.,1886, p. 112).Cf. aussi estimatif ex.
− Emploi abs. Tu gardes à ton doigt un diamant de quatre à cinq mille francs! − Peste! Tu estimes juste! Pourquoi ne te fais-tu pas commissaire-priseur! (Dumas père, Monte-Cristo,t. 2, 1846, p. 336).
2. Évaluer approximativement une quantité nombrable (notamment le chiffre d'une population, par référence à des données incomplètes prélevées sur des échantillons d'observation). Estimer les dépenses nécessaires; estimer le nombre, le poids de...; estimer qqc. à (tant de ...). En 1769, Cook l'estimait [la population maorie] à quatre cent mille habitants (Verne, Enf. cap. Grant,t. 3, 1868, p. 83).Par additions successives, dont approximativement on peut estimer les dates (Vidal de La Bl., Princ. géogr. hum.,1921, p. 80):
1. Supposons (...) qu'il s'agisse de mesurer une certaine grandeur, et que cette grandeur doive être estimée à vue, sans le secours d'aucun instrument (...) Nous sommes bien certains, avant toute expérience, qu'une pareille estime sera entachée d'erreur ... Cournot, Fond. connaiss.,1851, p. 126.
− Emploi pronom. réfl. Vespuce dit qu'en quittant la nouvelle terre, il s'estimait à treize cents lieues de la côte d'Éthiopie (Voy. La Pérouse,t. 1, 1797, p. 75).
3. Au fig.
a) [L'obj. est un subst.] Déterminer, marquer (par un jugement favorable ou défavorable) la valeur que l'on attribue ou doit attribuer à telle personne ou à telle chose abstraite. Pendant cette délibération, où l'amour paternel estimait toutes les probabilités, discutait les bonnes comme les mauvaises chances et tâchait d'entrevoir l'avenir en en pesant les éléments (Balzac, Enf. maudit,1831-36, p. 413).Les années, nous les estimons comme les fruits : à la saveur et au poids. Nous oublions que la pulpe n'est pas la graine (H. Bazin, Mort pt cheval,1949, p. 131):
2. − Je ne suis plus étonné de ta méchante opinion sur les femmes, si tu les juges toutes par de pareilles [filles]. C'est absolument comme si on estimait le beau climat de la France par le ciel pleurnicheur de Paris. Borel, Champavert,1833, p. 169.
♦ Estimer (qqn, qqc.) à son juste mérite, à sa (juste) valeur. Lecture de Arsène Guillot (...) Pourquoi cela n'est-il pas plus connu? Taine lui-même (...) ne paraît pas l'avoir compris ni estimé à sa valeur (Gide, Journal,1909, p. 276).
b) [Dans diverses constr.] Avoir une opinion sur, juger, croire.
− Estimer + subst. obj. + subst. attribut du compl. d'obj. vx.Édouard VII estima nos divisions une bonne chose (Maurras, Kiel et Tanger,1914, p. 146):
3. Vous étiez assez d'avis que c'était une salamandre. Nous l'avons mise au bûcher, pour voir. Elle a grillé... C'était donc bien une ondine (...). Hier également, cher Président, avec cette Gertrude (...). Vous l'estimiez une ondine. Nous l'avons fait jeter sous l'eau, tenue par un fil d'acier. Elle s'est noyée. C'était donc bien une salamandre. Giraudoux, Ondine,1939, III, 3, p. 180.
− Estimer + adj. (attribut du compl. d'obj.) ou adv. + constr. inf.; estimer + subst. (ou équivalent) + adj. (attribut du compl. d'obj.) ou loc. adverbiale.Estimer (...) beau, coupable, digne, indispensable, juste, nécessaire, préférable (...). Il trouvait ces biens mal acquis. Il n'estimait pas honorable de faire par surprise de grands gains n'impliquant aucun travail (Renan, Souv. enf.,1883, p. 91).Elle estimait avoir largement fait son devoir envers ces deux petites créatures sans intérêt (...) Elle n'était pas loin d'estimer tout cela fort moral, et de penser qu'en cette affaire, elle avait le beau rôle (Druon, Gdes fam.,t. 2, 1948, p. 166).
♦ Emploi pronom. réfl. Elle était, à ses propres yeux, du moins, la plus excitante princesse du monde et il fallait renoncer de bonne grâce à trouver une femme qui s'estimât plus exquise (Bloy, Femme pauvre,1897, p. 248).
− Estimer + inf. ou constr. inf.Il signifia rudement à sa femme qu'il faisait ce qu'il estimait devoir être fait (Aymé, Jument,1933, p. 187).
− Estimer + prop. complétive introduite par que (à l'ind. si la tournure est affirmative, au subj. si elle est négative, à l'ind. ou au subj. si elle est interrogative).Il estimait à juste titre que sa sécurité dépendait pour une grande part du secret de son domicile (Vailland, Drôle de jeu,1945, p. 178).
B.− [Avec une valorisation affective] Accorder de l'estime (cf. ce mot B), apprécier positivement une personne ou une chose qui mérite l'admiration, le respect intellectuel ou moral.
1. [Le compl. d'obj. dir. désigne (un aspect d') une pers.] Éprouver, manifester un sentiment favorable pour les qualités, les mérites de. Estimer le courage, l'esprit de (telle pers.). C'est une très-bonne marque d'être aimé et estimé de ses domestiques (Sénac de Meilhan, Émigré,1797, p. 1560).Suivant son caractère, l'homme veut être aimé ou craint, admiré ou obéi, envié ou estimé, mais c'est toujours l'opinion des autres ou, à la limite, l'opinion d'un autre, qui le préoccupe (Univers écon. et soc.,1960, p. 6210).Cf. aussi bonté ex. 9 :
4. ... nul praticien n'était plus en faveur auprès de ses malades, nul maître plus estimé de ses confrères ni recherché avec plus de ferveur par les élèves, ni davantage respecté par la jeunesse intransigeante des hôpitaux. Martin du G., Thib.,Consult., 1928, p. 1065.
− Emploi pronom. réfl. Jusqu'ici je me suis principalement estimé parce que je n'étais pas un égoïste uniquement occupé à bien jouir du gros lot qu'il a reçu du hasard (Stendhal, L. Leuwen,t. 1, 1835, p. 275).
− Emploi pronom. réciproque. La guerre est un jeu contre la mort, où les adversaires s'estiment et s'admirent (Alain, Propos,1933, p. 1188).
2. [Le compl. d'obj. dir. désigne une chose] Avoir une opinion avantageuse pour telle chose. Le vin est semblable à l'homme : on ne saura jamais jusqu'à quel point on peut l'estimer et le mépriser, l'aimer et le haïr, ni de combien d'actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable (Baudel., Paradis artif.,1860, p. 325):
5. Quelle que soit la forme artistique qu'il [le « modernisme »] revête, il l'appuie sur ces principes avoués ou latents que le moderne, le plus moderne possible, le plus différent du traditionnel doit être recherché ou estimé comme le but le plus enviable de l'art ... Thibaudet, Réfl. litt.,1936, p. 104.
SYNT. (relatifs à B 1 et B 2). Estimer fort, (très/trop) haut, infiniment, sincèrement; raisons d'/pour estimer; paraître, savoir estimer; apprendre à estimer.
Prononc. et Orth. : [εstime], [e-], (j')estime [εstim]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Fin xiiie-début xives. « juger, déterminer la valeur de quelque chose » (Gloss. rom., ms. Bibl. royale, 9543 ds T.-L.); 2. ca 1500 « faire cas de » (Ph. de Commynes, Mémoires, I, IV, éd. J. Calmette et G. Durville, t. 1, p. 29). Réfection sav., d'apr. le lat. class. aestimare « évaluer, apprécier » du verbe esmer (ca 1135, Couronnement Louis, 2272 ds T.-L.) confondu partiellement puis totalement avec aimer* (cf. en dernier lieu, D. McMillan ds Trav. Ling. Litt. Strasbourg, t. 9, 1, 1971, 209-228). Fréq. abs. littér. : 3 220. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 4 763, b) 3 556; xxes. : a) 4 098, b) 5 261.

puis me semble t'il en tant que citoyen et témoin :

jugement. Action de juger quelqu'un, une affaire, dans le respect des lois et règlements en vigueur. Décision rendue par une juridiction du premier degré (exemple un tribunal d'instance, de grande instance, de commerce ou un conseil de prud'hommes). Le jugement désigne, en philosophie, une opération de connaissance, et non l'acte judiciaire de juger. Le terme de jugement est équivoque en philosophie, puisqu'il désigne tantôt (du point de vue psychologique) l'acte psychique par lequel nous affirmons, nions, etc., un contenu propositionnel, tantôt (du point de vue logique) ce contenu propositionnel lui-même.

Au XXIe siècle, c'est la première définition qui tend à s'imposer dans le langage courant.

Rapport Parlementaire
de
TAY
La chouette effraie
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 9:45

Le jugement dans la philosophie classique

La définition traditionnelle du jugement considère celui-ci comme l'acte de prédiquer quelque chose de quelque chose: ainsi, dire « le chien est beau », c'est attribuer un prédicat, « la beauté », à un sujet, « le chien ». Cette définition classique est issue d'Aristote, et a été reprise notamment par Kant, pour qui le jugement est un acte de l'entendement par lequel celui-ci adjoint un concept à une intuition empirique (j'adjoins le concept de beauté à l'intuition empirique, c'est-à-dire, ici, à la sensation ou perception d'un chien). Dans cette mesure, un jugement est dit vrai lorsqu'il correspond avec le réel : si je dis « cet immeuble fait trois étages », ce jugement est vrai si l'immeuble fait effectivement trois étages, et non cinq.

L'exemple paradigmatique soumis à réflexion est celui des illusions d'optique : lorsqu'en voyant la figure à gauche (les deux cercles orange), je dis que « ces deux cercles sont de taille différentes », je me trompe. Pour interpréter cette "tromperie", les philosophes ont développé, depuis l'Antiquité, nombre de réflexions dont une position majoritaire s'est dégagée, soutenue par la philosophie classique (Descartes). Elle consiste à dire que la tromperie ou l'erreur ne proviendrait pas de la sensation elle-même, mais du jugement que l'esprit, ou l'entendement, porte sur ce qu'il perçoit. Ainsi, on ne se trompe pas si l'on dit que les cercles orange sont de même taille selon leur taille géométrique « réelle », et je ne me trompe pas non plus si je dis que ces mêmes cercles orange sont de tailles différentes selon l'apparence phénoménale que je perçois, c'est-à-dire selon mon point de vue (voir l'étonnante théorie des simulacres de l'épicurisme).

C'est donc le problème du rapport du réel à l'apparence qui est soulevé. Or, de Platon, qui fait du monde sensible une « copie » ou « image » du monde intelligible, dotée, dans cette mesure, d'une certaine réalité ontologique, jusqu'à Kant, qui distingue entre les phénomènes (ce qui nous apparaît, l'« apparaître », et non l'apparence) et les noumènes, rares sont les philosophes qui ont ôté de façon intégrale toute consistance ontologique à ce qui nous apparaît. Kant distinguait en outre, dans la Critique de la raison pure, entre les jugements analytiques, a priori, et les jugements synthétiques. Parmi les jugements synthétiques, il distinguait à nouveau entre les jugements synthétiques a posteriori, ou empiriques, et les jugements synthétiques a priori. C'est d'ailleurs la dénégation de l'existence de ces derniers qui a fondé, au début du XXe siècle, les thèses centrales du positivisme logique du Cercle de Vienne (Carnap, etc.).

Le jugement de goût
Le jugement n'est toutefois pas toujours un jugement de connaissance: il peut aussi être, selon la Critique de la faculté de juger de Kant, un « jugement de goût ».

Jugements de faits et jugements de valeur
""""Article détaillé : Distinction faits-valeurs. La distinction fait-valeur est au cœur des débats épistémologiques sur la possibilité de l'objectivité dans les sciences. Elle recoupe partiellement la distinction entre énoncés descriptifs et prescriptifs, sans toutefois nécessairement coïncider avec celle-ci.
Positivisme logique
Le Cercle de Vienne, défenseur, dans la première moitié du XXe siècle, du positivisme logique, affirmait que l'on pouvait distinguer de façon tranchée entre les jugements factuels et les jugements de valeur. Or, selon la position la plus radicale défendue par Carnap, seuls les énoncés factuels, sur les états de faits, étaient susceptibles de vérification empirique. Dès lors, les jugements de valeur étaient renvoyés, tout comme les énoncés métaphysiques, à du pur et simple « non-sens ». Cette position fut défendue en particulier par Alfred Ayer en 1935, qui soutenait une thèse méta-éthique dite « émotiviste », opposée à tout cognitivisme éthique, c'est-à-dire à toute possibilité d'argumenter de façon rationnelle au sujet des valeurs et de la morale.""""""""

D'un point de vue épistémologique, on peut distinguer, globalement, deux types de jugements : les « jugements de faits » et les « jugements de valeur ». Le jugement de fait implique une observation neutre et objective. Le jugement de valeur implique une évaluation et une appréciation subjective:

Exemple de jugements de fait :

La portière de la voiture est mal fermée
Il pleut ce soir, etc.

Exemple de jugements de valeur :

« La plaisanterie musicale » est une des pièces les plus drôles de Mozart.
« Ce peintre n'a aucun talent » etc.

Il y a plusieurs manières de concevoir cette distinction entre jugements de faits et de valeur. On peut, comme le positivisme logique (Carnap, Alfred Ayer), la considérer comme une dichotomie: il y aurait d'un côté les jugements de fait, descriptifs et objectifs, et de l'autre les jugements de valeur, prescriptifs et subjectifs. Les énoncés scientifiques correspondraient alors à des jugements de fait, et les énoncés éthiques ou métaphysiques à des jugements de valeur. Mais on peut aussi atténuer cette dichotomie, en ne parlant plus que d'une distinction des faits et des valeurs: c'est la perspective prise par Hilary Putnam (2002), pour qui les faits et les valeurs sont imbriqués l'un dans l'autre. Dès lors, pour Putnam, la distinction fait-valeurs ne recoupe plus la distinction objectivité/subjectivité. Putnam s'appuie en particulier sur l'exemple des « concepts éthiques épais » (thick ethical concepts), qui mélangent aspects descriptifs et prescriptifs. Ce débat est décisif pour la possibilité d'adopter une perspective axiologiquement neutre, et pour la conception de l'objectivité que l'on se fait — à condition d'admettre une forme d'objectivité possible, quelle qu'elle soit, ce qui ne serait pas le cas d'un relativisme intégral, point de vue soutenu par Protagoras, l'adversaire sophiste de Platon.

Jugement (philosophie)
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 10:18

arrogance \a.ʁɔ.ɡɑ̃s\ féminin

Attitude hautaine et présomptueuse.
Tels sont surtout les comédiens, les musiciens, les orateurs et les poètes. Moins ils ont de talent, plus ils ont d’orgueil, de vanité, d’arrogance. Tous ces fous trouvent cependant d’autres fous qui les applaudissent; […] — (Érasme; Éloge de la folie,1509, Traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
Le corps d’officiers, respirant l’orgueil et l’arrogance, étalait à l’épreuve sa nullité professionnelle (à peu d’exceptions près) et sa pourriture morale. — (Jules Leverrier; « La naissance de l’Armée nationale 1789-1794 » -1939)
[…] vous avez humilié l’orgueil de vos ennemis et de ceux de votre roi quand leur arrogance était à son comble. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
Choyé par les siens, protégé par ses aînés, il avait conquis l’assurance, l’arrogance presque de ceux qui se sentent forts, […]. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
Son monocle a l’air de ne servir qu’à maintenir son arrogance. — (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, p.88)

Apparentés étymologiques

arrogant
s’arroger

Quasi-synonymes

dédain
fierté
mépris
orgueil

Traductions
[Enrouler ▲]±

Allemand : Arroganz (de) féminin
Anglais : arrogance (en)
Catalan : arrogància (ca)
Danois : hovmod (da) neutre, arrogance (da) commun
Espagnol : arrogancia (es)
Indonésien : kecongkakan (id), kepongahan (id)
Italien : arroganza (it) féminin
Luxembourgeois : Arroganz (lb) féminin
Norvégien (bokmål) : arroganse (no)
Norvégien (nynorsk) : arroganse (no)
Portugais : arrogância (pt)
Shingazidja : kiɓuri (*) (kiburi), utakaɓarifu (*) (utakabarifu)
Tamoul : அகங்கரிப்பு (ta) (akaṅkarippu)

---------------------------------------------

Les académiciens sont moins « idéologisés » que les lexicographes du Trésor de la langue française. Ils ne tiennent pas la société pour l’horizon indépassable de l’homme. Aussi évoquent-ils à peine le sens social d’adaptation, insistant sur le sens de ce nom en biologie : « propriété commune aux êtres vivants d’acquérir ou de développer les organes ou les fonctions qui leur permettent de vivre et de se reproduire dans différents milieux » ou les emplois dans les différents arts : « action de transposer une œuvre pour lui donner une nouvelle destination ; la nouvelle œuvre qui en résulte ; faire l’adaptation d’un roman au théâtre, au cinéma ». Ce qu’ils montrent, c’est qu’il est possible de libérer en partie la langue de la gangue sociale dans laquelle elle s’étiole.

Emprunté au latin médiéval, adaptation est attesté au début du XVIe siècle dans le sens « d’ajustement », et cela en parlant de choses. Les académiciens le définissent par le nom application, synonyme au sens incertain, et l’illustrent d’un exemple au sens obscur : « l’adaptation de ce passage est juste » (1694). Dans les éditions suivantes de 1740 à 1835, la définition est fruste : « action d’adapter », c’est-à-dire « d’appliquer, d’ajuster une chose à une autre » (adapter un récipient au chapiteau d’une cornue). Quoi qu’il en soit, pour les académiciens, ce mot « n’est guère en usage » (1762, 1798, 1832-35), ce que répètent Féraud (Dictionnaire critique de la langue française, 1788 : « ce mot est peu usité ») et Littré (Dictionnaire de la langue française, 1863-77).

C’est au XXe siècle que se mettent en place les emplois modernes. Le sens « action d’adapter » est illustré dans le Dictionnaire de l’Académie française (1932-35) par ces emplois : « adaptation d’un roman au théâtre ; adaptation d’un ouvrage dramatique à une scène étrangère » et par cet exemple tiré de la science, qui explique le succès d’adaptation au XXe siècle : « en termes de physiologie : l’adaptation d’un organe à ses fonctions ». Les auteurs du Trésor de la langue française (1971-94) renchérissent sur les académiciens. Adaptation est un terme de biologie et le sens biologique est défini en premier dans ce dictionnaire moderne : « appropriation d’un organe ou d’un organisme à l’accomplissement d’une fonction vitale dans des conditions données ». Les exemples qui illustrent ce sens sont tirés d’ouvrages de biologistes, comme Jean Rostand, ou de philosophes professionnels ou du dimanche (Renouvier, Ménard).

Des choses, le mot s’applique aux hommes et, de la biologie, il s’étend à la société, où il en vient à désigner le processus social par excellence. A quoi sert-il de s’indigner contre la sociobiologie si l’on applique sans examen à la société le vocabulaire de la biologie ? Le résultat est explicite : l’homme n’a plus de destinée, sa liberté est sans cesse réduite, il a à s’adapter à la société dans laquelle il est placé, souvent contre son gré. C’est le « processus par lequel un être ou un organe s’adapte naturellement à de nouvelles conditions d’existence ». Pour le géographe Vidal de la Blache, l'adaptation est l'effet du grand processus biologique : « l’adaptation équivaut à une économie d’efforts qui, une fois réalisée, assure à chaque être, à moins de frais, l’accomplissement paisible et régulier de ses fonctions » (1921).

Les philosophes modernes n’étant plus que des spécialistes de sciences sociales, l’adaptation devient le seul horizon qu’ils soient en mesure de penser. C’est « la modification des fonctions psychiques de l’individu qui, sans altérer sa nature, le rendent apte à vivre en harmonie avec les nouvelles données de son milieu ou un nouveau milieu ». En 1946, Mounier écrit ceci : « L’âge adulte est l’âge propre de l’adaptation. Mûrir, c’est trouver sa place dans le monde, l’aménager en renonçant à tous les impossibles, enrichir et assouplir indéfiniment la multiplicité de nos rapports avec le réel. Mais l’accomplissement de l’adaptation est un suicide vital, si l’adaptation joue trop serré ».

L’adaptation, partie des choses, revient aux choses. En sociologie, c’est, en parlant d’une institution, la « rendre plus conforme à une situation ». Les auteurs du Trésor de la langue française citent les mots auxquels adaptation est fréquemment associé : c’est accommodement, accoutumance, ajustement, changement, concordance, conformation, coordination, déformation, déplacement, habitude, rapport (invariant), régulation, qui forment tous la même facette d’un même horizon social. A qui voudrait expliquer les lois de la « modernité » à des enfants, il suffirait d’exposer les sens du nom adaptation, tel qu’il est défini dans les dictionnaires du XVIIe siècle à aujourd’hui.

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Les bulletins officiels édités par la DILA garantissent la transparence économique et financière par la publication au niveau national de l'ensemble des informations légales, économiques et financières relatives à la vie des entreprises et au milieu associatif, ainsi que de l'action de l'État, des collectivités locales et de leurs établissements respectifs concernant les marchés publics.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 10:19

La république (avec un « r » minuscule) désigne, avec le sens de régime politique démocratique, les États dont le chef est désigné de façon non héréditaire. Dans ce sens, république désigne le régime politique antinomique de royaume, empires ou principauté, ce qui n'implique pas qu'elle soit démocratique, toute dictature étant une république. La république est aujourd'hui la forme de régime politique la plus répandue : sur 193 pays, 136 sont des républiques, 34 des royaumes ou sultanats, trois des principautés et neuf des unions ou fédérations qui peuvent mélanger plusieurs formes d’États.

La République (avec un « R » majuscule)1 est l'ensemble des biens, des droits, des prérogatives de la puissance publique et des services propres à un État dont la forme de régime politique est la république. Elle est accessible également à tous ses citoyens et est la propriété collective de tous. Elle s'oppose à la propriété privée, de sorte que tout ce qui n'est pas privé est public, et réciproquement. La chose publique comprend tout ce qui est public dans un pays donné : le domaine public (routes, fleuves, canaux, forêts domaniales, nappes phréatiques, ports, domaine maritime, espace aérien, bâtiments publics, patrimoine des établissements publics, des départements et des communes…), les services publics, la fonction publique, les juridictions publiques, les registres (greffes, hypothèques, marques, sociétés, association…) et les dépôts publics (archives, musées, haras, conservatoires, bibliothèques, réserves d'or…), la langue nationale, la monnaie, les marques, sceaux, mesures et poids publics, les lois et règlements d'administration publique, les servitudes d'intérêt public, le gouvernement, le parlement, les académies, la force publique (gendarmerie, police, armée), l'Assistance publique, etc. La République est propre à un État national donné, elle est aussi ancienne que lui, elle est indépendante du régime politique de gouvernement.

Étymologie et évolution du sens[modifier | modifier le code]
Le mot « république » provient du latin res publica qui signifie au sens propre « chose publique » et désigne l’intérêt général puis le gouvernement, la politique et enfin l’État. La république (Politeia) de Platon, Le politique (Politikie) d'Aristote et De la république (De Republica) de Cicéron traitent tous des formes de gouvernement. Res, en langage juridique latin, désigne la cause plaidée (Dictionnaire étymologique latin). Historiquement il s'agit de la cause de la plèbe, plaidée par le tribun - représentant des « tribus » - devant le Sénat romain composé des patriarches des familles connues de Rome.
En 1576 Jean Bodin la définit dans Les six livres de la République comme le « droit gouvernement de plusieurs ménages et de ce qui leur est commun, avec puissance souveraine ». Cet ouvrage décrit les principes symboliques et l'organisation juridique de la monarchie française où le terme de république est, bien que complexe dans son emploi, synonyme de la souveraineté d'un prince dans l'ordre de la loi naturelle 2. Dans Du contrat social, Jean-Jacques Rousseau la définit comme « tout État régi par des lois, sous quelque forme d'administration que ce puisse être ; car alors seulement l'intérêt public gouverne et la chose publique est quelque chose. Tout gouvernement légitime est républicain. » Le terme est clairement synonyme de « gouvernement », de « bonne gouvernance ». Plusieurs courtisans du xviiie siècle écrivent des poèmes où ils louent la bonne gestion par Louis XIV de la république.
République prend alors le sens de communauté d'esprit ou d'idée, dans le sens d'une recherche du bien commun dans un domaine donné 3. On trouve chez Blaise Pascal le concept de « République chrétienne » (Pensées, liv. XXIV, 15) que reprennent Voltaire 4 ou Rousseau dans leurs écrits5. On voit encore apparaître celui de « République des Lettres » comme chez Montesquieu (Lettres persanes, CXLII 6).
Au moment de la Révolution française, en référence à la République romaine qui s’est établie à la suite de la monarchie, le régime politique qui fait suite à l’Ancien Régime est baptisé « république » en référence à l'idéal de gouvernement romain. Le 21 septembre 1792, en conséquence de la proclamation de l'abolition de la royauté, la Première République française est déclarée. Cependant, à cette époque, l'opposition entre république et monarchie n'est pas encore officiellement établie puisque, en 1804, Napoléon Bonaparte se considère comme Empereur de la République française7.
Par la suite, en français, le mot s'est confondu avec le mot démocratie par opposition au despotisme et à la monarchie 8.Une évolution de sens notable s'est opérée dans l'histoire récente, puisque jusqu'au xviiie siècle la tradition opposait, d'après les Politiques9 d'Aristote, le régime issu de l'élection qui repose sur le choix de quelques-uns des citoyens selon leur mérite, leurs compétences ou leur richesse (l'Oligarchie et l'aristocratie, qui devinrent par la suite la République), et un régime issu au moins partiellement du tirage au sort10 qu'il appelle démocratie. Le sens et l'intérêt du régime démocratique s'expliquait alors pour Aristote par l'idée de liberté politique, selon laquelle un citoyen est libre dès lors qu'il a alternativement le pouvoir de gouverner et d'être gouverné11. Cette assimilation récente s’explique par l’histoire politique moderne des révolutions américaines et françaises, lors desquelles le problème de l'adoption de la démocratie a été débattu parmi les constituants qui la refusaient (notamment l'abbé Siéyès), lui préférant l'idée d'un gouvernement représentatif, autrement dit républicain12,13.
Le régime de Vichy est fondé en opposition avec la République qui avait, aux yeux des partisans du Maréchal Pétain, provoqué la décadence du pays. Le nom officiel du régime politique est alors « État français ». Du fait de l'assimilation, profondément ancrée dans l'esprit des gens entre « république » et « démocratie »14, les deux mots sont souvent confondus. De ce fait encore, les francophones ont le sentiment de faire un oxymore lorsqu’ils parlent de république populaire et que le premier terme recouvre un régime totalitaire.
Une république islamique, indépendamment du degré de démocratie du régime en place[pas clair], est la forme de gouvernement prise par un État qui n'a pas de monarque et où la gouvernance s'aligne sur le dogme de l'islam, comme c'est le cas en Iran, en Afghanistan ou au Pakistan. Une république islamique est donc une république qui fait référence à l'islam dans sa constitution.

Histoire[modifier | modifier le code]
Antiquité[modifier | modifier le code]
À Rome, la République romaine (instaurée en -509) fait suite à la monarchie des rois Étrusques. C’est une oligarchie patricienne. La conduite de la République est aux mains des consuls qui sont au nombre de deux et élus pour un an. Le principal organe constitutionnel est le Sénat qui réunit les représentants des familles patriciennes.
Dans la démocratie athénienne, c'est le tirage au sort qui désigne les représentants du peuple et non le vote comme pour ceux du peuple romain. Dans les deux cas, esclaves, femmes et non-citoyens sont exclus de tout rôle politique (cependant les femmes sont nécessaire pour transmettre la citoyenneté).
Quasi-républiques médiévales[modifier | modifier le code]
Nombre important de cas de souveraineté partielles et statut d'autonomie sont d'étude intéressant[pas clair].
Cités-États : Au Moyen Âge, certaines cités échappent au pouvoir féodal et conservent leur autonomie politique. Dans le Saint-Empire romain germanique on parle de ville libre d'Empire, dans le Royaume de France de ville franche. Rétrospectivement les historiens baptiseront de « république » cette forme nouvelle de gouvernement oligarchique et bourgeois qui émerge alors.
Républiques de Gênes et de Venise : la plus célèbre, la plus riche, la plus puissante de ces villes indépendantes est alors la République de Venise, terme moderne pour désigner ce que les Vénitiens d’alors appelaient « duché » (ducato) avec, à sa tête, le doge (proprement : « le duc »). Plusieurs cités italiennes, dont Gênes, connaissent des régimes politiques que les modernes nomment républiques mais qui sont des aristocraties (comme Athènes).
République de Hollande :
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Quasi-républiques territoriales: sur le massif alpin, un certain nombre de territoires ont des fonctionnements politiques originaux plus que centenaires parfois même des quasi-fédérations républicaines ; des fonctionnements politiques inhabituels. Dans la pratique les droits seigneuriaux sont rachetés par les communautés. Des conventions de rentes-impôts fixes versées volontairement sans contrôle fiscal étatique et des contre-parties complexes de collaboration-défense sont signées. En fonction des poussées d'expansion territoriale, les communautés font reconnaitre et confirmer leurs particularismes politiques. Leurs statuts ressemblent aux « francs-bourgeois » car il n'y a pas de service féodal. Les tutelles sont parfois remplacées, marchandées secrètement à l'initiative des communautés. Elles sont nommées alors « déditions ».
exemple : En 1383, les habitants de Saint-Paul-sur-Ubaye demandent au comte de Savoie Amédée VII d'annexer leur commune. Il le fit et prolonge les privilèges anciens. Cinq années plus tard en 1388, le reste de la vallée fait cette même démarche.
exemple : fédération des République des Escartons.
La République comme utopie politique[modifier | modifier le code]
La définition pseudo-humaniste d’un État libre, d’un État sans roi, se trouve chez Bartolus de Saxoferrato (De regimine civitatis, vers 1350), Coluccio Salutati (De tyranno, Florence, 1400) et Leonardo Bruni (Laudatio fiorentinae urbis, 1403-04). Ils utilisent alors le terme latin de civitas (« citoyenneté, ensemble des citoyens ») qui donne « cité » en français.
Fondée à la Renaissance, la République des Deux Nations remplace la monarchie polonaise par le gouvernement de l’aristocratie polono-lituanienne dans la droite ligne des oligarchies antiques.
En 1581, quand les Pays-Bas s’affranchissent de la tutelle espagnole et fondent la première république européenne digne de ce nom ils adoptent le nom de Provinces-Unies. Quand les Anglais secouent le joug de la royauté en 1649, ils fondent le Commonwealth, mot anglais qui est le calque du latin res publica[réf. souhaitée].
La République du Bouregreg ou république de Salé est fondée en 1627, elle est de ce fait l'une des premières républiques à avoir été fondée dans le monde.
Article détaillé : République du Bouregreg.
La République comme régime opposé à la royauté[modifier | modifier le code]
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Calvin et la République de Genève[modifier | modifier le code]
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République de Cromwell[modifier | modifier le code]
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Première république française[modifier | modifier le code]
Dans les années qui suivent la proclamation de la République française, le modèle politique est largement exporté : la République batave naît en 1795, c’est la première et la plus durable république sœur de la France. La République ne s'oppose pas nécessairement à l'Empire. En effet toujours dans l'exemple de la République Française, en 1804 le gouvernement français remet à l'Empereur la conduite de la République ; celle-ci ne disparaît donc pas avec le nouveau régime.

Articles connexes[modifier | modifier le code]
Sur les autres projets Wikimedia :
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Rzeczpospolita
République des Lettres
République bananière
République démocratique, République populaire, République socialiste, République socialiste soviétique
République islamique
Allégorie de la République
Républiques de Russie
République constitutionnelle
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Régis Debray, La République expliquée à ma fille, Le Seuil, 1998 (ISBN 2020347148)
Jean-Michel Ducomte, La République, Les Essentiels Milan, 2002 ;
Serge Berstein et Odile Rudelle (dir.), « Le modèle républicain », PUF, 1992 ;
Blandine Kriegel, Philosophie de la République, Plon, 1999 ;
Claude Nicolet, L'idée républicaine en France, Gallimard, 1982 ;
Hugues Jallon et Pierre Mounier, Les enragés de la République, La Découverte, 1999 ;
Frédéric Monera, L'idée de République et la jurisprudence du Conseil constitutionnel - Paris : L.G.D.J., 2004.
William R. Everdell, La fin des rois : Histoire des républiques et des républicains - Paris : Éd. Publisud, 1987.
Platon, La République
Aristote, Les politiques
Philippe Genestier et Jean-Louis Laville, « Au-delà du mythe républicain. Intégration et socialisation », in Le débat, novembre-décembre 1994, nr 82, p. 154-172.
Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ Cf. république sur larousse.fr [archive]
↑ Simone Goyard-Fabre, Les embarras philosophiques du droit naturel, Paris : Vrin, 2002, (ISBN 9782711615889), p. 61-62. - Gabriel-André Pérouse [et alii], L'œuvre de Jean Bodin: actes du colloque tenu à Lyon à l'occasion du quatrième centenaire de sa mort, 11-13 janvier 1996, Paris : Honoré Champion, 2004,p. 39.
↑ Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, éd. 1873 "république", sens 1 à 5.
↑ Voltaire, Histoire de la Guerre de 1741, éd. Garnier Frères, 1971, p. lx.
↑ Jean-Jacques Rousseau, Texte de J.J. Rousseau : Principes du droit de la guerre ; Écrits sur la paix perpétuelle, Paris : Vrin, 2008, p. 318.
↑ Cf. Wikisource, Lettres persanes, Lettre CXLII. Rica à Usbek [archive].
↑ Frédéric Rouvillois, Républicain, comme ils disent… [archive], causeur.fr, 10 février 2015.
↑ Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, éd. 1873 "république", Syn. dans le sens où « démocratie est l'opposé de l'aristocratie ou république aristocratique. »
↑ Aristote, Les Politiques, Paris, GF Flammarion, 1993, 575 p. (ISBN 9782080704900), p. III, 7-10
↑ Aristote, Les Politiques, Paris, GF - Flammarion, 1993, 575 p. (ISBN 9782080704900), p. IV, 14-15
↑ Aristote, Les Politiques, Paris, GF - Flammarion, 1993, 575 p. (ISBN 9782080704900), p. III, 9 ; VI, 2
↑ Bernard Manin, Principes du gouvernement représentatif, Paris, Champs - Flammarion, 2012, 319 p. (ISBN 2081286181), p. 108
↑ David van Reybrouck, Contre les élections, Paris, Actes sud, 2014, 219 p. (ISBN 978-2-330-02820-6, notice BnF no FRBNF43769027), ch. III, pp. 73-122
↑ http://sophi.over-blog.net/article-36984148.html [archive]
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v · m
Formes de gouvernement
Anarchie Aristocratie Autocratie Autoritarisme Bureaucratie Communisme État communiste Démocratie populaire Stalinisme Démocratie Directe Libérale Liquide Parlementaire Représentative Despotisme Despotisme éclairé Dictature Dictature militaire Empire Fascisme Fédéralisme État fédéral Confédération Gérontocratie Kleptocratie Méritocratie Monarchie Absolue Droit divin Constitutionnelle Union personnelle Nazisme Führerprinzip Népotisme Ochlocratie Oligarchie Particratie Parti unique Ploutocratie Régime d'assemblée Régime parlementaire Régime présidentiel Régime islamique République Aristocratique Constitutionnelle Islamique Réseaucratie Royauté Sociocratie Stochocratie Stratocratie Technocratie Théocratie État pontifical État islamique Gouvernement théocratique de Florence Théocratie tibétaine Tribalisme Totalitarisme.

ainsi est la force.
https://www.youtube.com/watch?v=R_fC9vrbADM …
Y'becca.
Mouettes.

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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 10:20

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

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Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t41-y-becca-ou-murmure-de-l-arbre-olivier

Profils des Juges du Secourisme et
la république de l'Olivier.

Chére Minouska, Féline de Pierre et Yvette et toutes les bonnes volonté(e)s

Je regarde le temps différemment après la mort de Athéna la chatte Bleue.
De longues années à voyager; à travailler et à écrire... Tel un Spartiate, je me suis emprunt à une apogée sur la compréhension du monde qui m'entourai de ses richesses; J' y ai rencontré des lueurs, des affronts et des forces.

Je regarde celle qui a su réveiller la force de réveiller ces écrits que j'ai voulu sauvegarder par le fait que après
tout, aide toi et le ciel te répondra: Et je dois dire que ma volonté fut exaucer... Alors je regarde Minouska, une chatte qui a recueilli mon cœur en lambeau lors de la guerre ou intifada, si vous préférez:

Le Juge Suprême de la république de l'Olivier est un personnage
qui doit s'informer et accueillir la Parole de l'un et de l'Autre. Il se doit d'écrire des vers, des proverbes, des espoirs, des fables car notre peuple aime cela: Ni fouet, ni chaines ! être sérieux devant les nuages gris !
Car l'arbre peur garantir notre fraternité et la justice de l'eau propager la diversités des écritures des forets donc vers la connaissance et Yahvé... La République est le pilier de l’Âme dans le sens où il s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première du Juge Suprême de la République de l'olivier.

Dans la vallée du Nil à la plaine des cèdres; le juge suprême doit présenter ses hontes et ses espoirs... je vous fait part de mon expérience... Nuls réponses dans un premiers temps ne se fit entendre alors j'envoyai des mouettes, des chouettes et des canaris sous forme de lettre tel un oiseau qui apprends son premier envol.

Alors sous forme de mirage pour certains et pour d'autres, cela s'appelle un message. Je me fis ce constat et que la volonté en soit ainsi si il ne veulent pas entendre;

"Propage la Connaissance des serments car ce sont les hommes qui s'entretuent par leur entreprise, leur volonté et leur désir! Car certains vomissent sur la fraternité voilà un maillon de haine du trois en un délivré par le vieux coq... Rétablit l'apprentissage de l'Espérance sur l'apprentissage de marcher ! La canne de l'age n'est pas un spectre; elle est une source d'eau ! Tu apprendra à entendre ta douleur devant la faim ! Nous sommes des étapes et en cela cherche le fait d'exister ! La République est le pilier de l’Âme dans le sens où elle s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première !

Ecrit de
TAY
La chouette Effraie.

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Y'becca est soumis à toujours suivre un dossier médical, on ne peut se reposer sur des radios anciennes et toutes opérations auquel Lise Verdier ne peut être bâclé... Certains medecins oublient d'osculter la gorge quand un patien à une fiévre... Il est des gestes de précautions auquel la médecine n'a pas la droit de s'occulter... Y'becca doit répondre à ces faits là et son secouriste ne doit jamais dire jamais sur le fait que l'expérience ne donne jamais d'acquis et il est une chose auquel je voue une grande discipline et rigueur: Celle d'entendre la Prudence lorsque le temps le permet... quel que soit l'opération, on agit avec prudence du temps, de l'aspect et des allergies possibles auquel le patient ou la patiente peut être soumis en fonction de son age et de sa corpulence...

"La grâce est à la beauté ce que la souplesse est à la rose. Sans grâce, la beauté n'est qu'une fleur artificielle, qu'un colibri sans vie."
Citation de Jean-Napoléon Vernier ; Fables, pensées et poésies (1865). L'association pour Lise et pour vous, s'inspire de cette citation de Jean-Napoléon Vernier qui est si réelle sur l'aspect du courage d'être dans des situation auquel l'aspect humain se doit de se reconsidérer dans l'aspect de l'adversité dans l'être. Cette citation cherche à nous monter des aspects qui nous semblent enfoie par l'adversité et la douleur mais qui ne demande qu'à renaitre afin de permettre à la rose de devenir Rosier...


Aide pour le retour à domicile d’une personne lourdement handicapée.

L’Association Pour Lise et pour Vous, a but non lucratif, met à la disposition des personnes en situation de grand handicap et leurs familles, son expertise dans la prise en charge du retour au domicile.

Plus largement, l’association veut favoriser et permettre le développement des soins de qualité et le maintien à son domicile de tout enfant, adolescent ou jeune adulte, atteint d’une maladie grave ou d’un handicap lourd.

Nous sommes à votre écoute pour parler et construire ensemble de votre projet de vie, nous sommes à vos côtés pour le concrétiser.


Pour Lise Et Pour Vous
le Bourg Chevreau, 53600 SAINTE GEMMES LE ROBERT
Association humanitaire, d'entraide, sociale



"La grâce est à la beauté ce que la souplesse est à la rose. Sans grâce, la beauté n'est qu'une fleur artificielle, qu'un colibri sans vie."
Citation de Jean-Napoléon Vernier ; Fables, pensées et poésies (1865)

"La beauté sans grâce est un printemps sans verdure."
Citation de Mirabeau ; Lettres à Sophie Ruffei (1777-1780)

"La beauté sans grâce est un hameçon sans appâts."
Citation de Ninon de Lenclos ; Confessions (1700)

"On admire d'un coup d'œil la beauté, elle ne laisse plus rien à deviner ; la grâce se fait aimer peu à peu par des détails variés, imprévus, qui vous plaisent d'autant plus qu'ils vous surprennent, et ses petits défauts d'ensemble sont quelquefois des charmes qui nous attachent."
Citation de Louis-Philippe de Ségur ; L'ennui (1816)

"La grâce, ce charme suprême de la beauté, ne se développe que dans le repos du naturel."
Citation de Madame de Staël ; L'influence des passions (1796)

"La beauté ne déplaît jamais, mais sans la grâce, elle est dépourvue de ce charme secret qui invite à la regarder."
Citation de Voltaire ; Dictionnaire philosophique (1764)

"Les grâces préférables à la beauté, ornent la femme de tous ce qu'elles ont de séduisant."
Citation de Marie-Geneviève-Charlotte Darlus ; Traité des passions (1764)

"Il y a un art caché dans la simplicité qui donne une grâce à l'esprit et à la beauté."
Citation de Alexander Pope ; Maximes et réflexions morales (1739)

"Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie."
Citation de Victor Hugo ; Post-scriptum de ma vie (1901)

"Brillante de beauté, de grâces, de jeunesse, pour vous plaire, on accourt, on s'empresse."
Citation de Charles-Guillaume Étienne ; L'Intrigante, I, 9, le 6 mars 1813.

"Sans le fard de l'amour, par qui tout s'apprécie, les grâces sont sans force, et la beauté sans vie."
Citation de Antoine Bret ; La double extravagance, VII, le 27 juillet 1750.

"La beauté est la clef des coeurs, la grâce le passe-partout."
Citation de Paul Masson ; Les pensées d'un Yoghi (1896)

"La beauté réside dans la forme ; la grâce dans les mouvements, le charme dans l'expression."
Citation de Lucien Arréat ; Réflexions et maximes (1911)

"La grâce, plus belle encore que la beauté."
Citation de Jean de La Fontaine ; Adonis (1658)

Compte rendu de
TAY
La chouette effraie

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Dernière édition par yanis la chouette le Mar 10 Jan à 17:06, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 10:21

Le siècle des Lumières

La lutte contre l'« obscurantisme » fut le principal cheval de
bataille des penseurs que l'on associe à la période des Lumières,
correspondant sensiblement au XVIIIe siècle. C'est dans cet esprit
que Voltaire écrivit De l'horrible danger de la lecture (1765).

C'est en effet l'idée centrale des Lumières que le progrès général
dans le comportement humain, y compris dans le domaine politique,
est conditionné par une diffusion la plus large possible de toutes
les connaissances. Et qu'il y a une coalition de facto entre
d'une part l'ignorance et la servitude, et d'autre part
entre la connaissance et la liberté.

Tout le projet encyclopédique de d'Alembert et
de Diderot incarne cette idée, illustrée par le célèbre opéra
de Wolfgang Amadeus Mozart : la flûte enchantée.

Indila - S.O.S
https://www.youtube.com/watch?v=m65jhGwtWrg

l'extension des procédés de l'imprimerie et de la presse
permettait de se rendre compte des découvertes des sciences,
et de diffuser ce savoir pour obtenir des applications pratiques
dans le domaine technique...

L'obscurantisme, fils de l'Erebe et de La Nuit
et ombre de la Mort et de Charon dans le Tunnel
du Jugement de Soi...
Compagnon du deuxième jour de la Genèse...

La matière noire ou matière sombre (traduction de l'anglais dark matter),
parfois aussi nommée de façon plus réaliste matière transparente,
désigne une catégorie de matière hypothétique, invoquée pour
rendre compte d'observations astrophysiques, notamment les estimations
de masse des galaxies et des amas de galaxies et les propriétés
des fluctuations du fond diffus cosmologique.

Différentes hypothèses sont explorées sur la composition
de la matière noire : gaz moléculaire, étoiles mortes, naines brunes
en grand nombre, trous noirs, etc. Cependant, les estimations
de la densité de l'Univers et du nombre d'atomes impliquent
une nature non baryonique. Des astrophysiciens supposent
d'autres particules, peut-être des superpartenaires
tels que le neutralino, regroupées sous le nom générique de « WIMP ».

La matière noire aurait pourtant une abondance au moins
cinq fois plus importante que la matière baryonique,
pour constituer environ 27 % de la densité d'énergie
totale de l'Univers observable, selon les modèles de formation
et d'évolution des galaxies, ainsi que les modèles cosmologiques.

Sia - Chandelier (Official Video)
https://www.youtube.com/watch?v=2vjPBrBU-TM

En 1933, l'astronome suisse Fritz Zwicky étudie un petit groupe de sept galaxies
dans l'amas de la Chevelure de Bérénice. Son objectif est de calculer la masse
totale de cet amas en étudiant la vitesse (ou plutôt la dispersion des vitesses)
de ces sept galaxies. Il déduit ainsi — à l'aide des lois de Newton —
la « masse dynamique » et la compare à la « masse lumineuse »,
déduite de la quantité de lumière émise par l'amas
(en faisant l'hypothèse d'une distribution raisonnable
des populations d'étoiles dans les galaxies).

La dispersion des vitesses (ou autrement dit, comment les vitesses
de ces sept galaxies diffèrent les unes des autres) est directement
liée à la masse présente dans l'amas par une formule semblable
à la troisième loi de Kepler. En fait, un amas d'étoiles peut être
comparé à un gaz, dont les particules seraient des étoiles.
Si le gaz est chaud, la dispersion des vitesses des particules
est élevée. Dans le cas extrême, les particules ayant une vitesse
suffisante s'échappent de la masse gazeuse. Si le gaz est froid,
la dispersion des vitesses est faible.

Notre Exode

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Lun 6 Fév à 10:34

In this Feb. 7, 1984 photograph taken by his fellow crewmembers aboard the Earth-orbiting Space Shuttle Challenger on the STS-41B mission, NASA astronaut Bruce McCandless II approaches his maximum distance from the vehicle. McCandless became the first astronaut to maneuver about in space untethered, during this first "field" tryout of a nitrogen-propelled, hand-controlled backpack device called the Manned Maneuvering Unit (MMU).

For 50 years, NASA has been "suiting up" for spacewalking. The first American to conduct a spacewalk, astronaut Edward H. White II, floated into the vastness of space on the Gemini IV mission on June 3, 1965. For more than 20 minutes, White maneuvered himself around the Gemini spacecraft as it traveled from over Hawaii to the Gulf of Mexico--making his orbital stroll 6,500 miles long. At the end of the 20-minute spacewalk, White was exuberant. "This is the greatest experience," he said. "It's just tremendous."

Since this historic first, NASA astronauts have performed spacewalks, or extravehicular activity (EVA) in NASA-speak, on the Gemini, Apollo, Skylab, Space Shuttle and International Space Station programs. Astronauts have explored the lunar surface, completed 82 spacewalks outside of the space shuttle, and 187 spacewalks, to date, outside the International Space Station. A total of 166 hours of spacewalks were carried out to service the Hubble Space Telescope. Today, NASA is developing new advanced spacesuits for use by astronauts as they travel to new deep-space locations on the journey to Mars. The next-generation suit will incorporate a number of technology advances to shorten preparation time, improve safety and boost astronaut capabilities during spacewalks and surface activities.

Image Gallery: 50 Years of Spacewalking

Image Credit: NASA
Last Updated: July 31, 2015
Editor: Sarah Loff
Tags: Image of the Day, NASA History, Space Shuttle, Spacewalks, STS-41B


« Avoir des connaissances sans les partager, c'est se mettre au niveau de celui qui n'a pas d'idées. »
Citation de Thucydide ; L'histoire de la guerre du Péloponnèse - Ve s. av. J.-C.

« La douleur partagée avec un ami n'est pas une douleur, elle rapproche deux amis. »
Citation de Alphonse Karr ; Sous les tilleuls (1832)

« Qui partage le miel avec l'ours a la plus petite part. »
Citation de Thomas Fuller ; Gnomologia (1732)

« Les amis sont ceux qui partagent leurs sollicitudes, et non pas leurs plaisirs. »
Citation de Francis Bacon ; Essais (1625)

« Plus on partage la tendresse, plus elle grandit. »
Citation de Miguel de Unamuno ; Abel Sánchez (1917)

« Les hommes ne vous trouvent sage que lorsque l'on partage ou qu'on approuve leur folie. »
Citation de Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

« On s'assure plus de bonheur en partageant ses richesses qu'en les gardant. »
Citation de Marquise de Lambert ; Traité de la vieillesse (1732)

« Il faut partager la souffrance avant de la raisonner. »
Citation de La Rochefoucauld-Doudeauville ; Livre des pensées, 215 (1861)

« Tout sentiment non partagé est une sorte d'agression. »
Citation de Natalie Clifford Barney ; Aventures de l'esprit (1929)

« On associe la nature à sa peine, comme on associe l'ami à ses joies, sans qu'il les partage. »
Citation de Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

« On commence à partager quand on aime, pour offrir ensuite sa part avec amour. »
Citation de Anne Barratin ; De vous à moi (1892)
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Mar 7 Fév à 3:47

Lou Andreas-Salomé (1861-1937) et les Enfers...

Dans la mythologie grecque, le champ de l’Asphodèle (ou plaine des Asphodèles) est un lieu des Enfers. C’est l’endroit où séjournent la plupart des fantômes des morts, qui y mènent une existence in-substantielle et sans objet. Ce sont les âmes qui n'ont commis ni crime, ni action vertueuse qui y séjournent. Les âmes des défunts y séjournent éternellement sans but et patientent éternellement. C'est par ailleurs dans ce pré que se trouve le palais des deux souverains des Enfers Hadès et Perséphone.

Culture Populaire

Charon ou Caron (gr:Χαρων; lat:Charon) était le nocher des Enfers dont la fonction était de faire franchir le Styx aux ombres qui devaient payer avec une obole leur passage (c'est pour cela qu'il était coutume de mettre cette pièce de monnaie dans la bouche des morts avant les funérailles). De surcroît elles devaient ramer et se faisaient gourmander par Charon qui ne faisait que barrer la barque.

Il est souvent représenté comme un vieillard fort laid, tyrannique, irascible, barbu et couvert de haillons.
On peut signaler que ce n'est pas un personnage très ancien dans la mythologie grecque. Il ne semble pas connu d'Homère mais il était populaire à la belle époque du théâtre athénien.

S'il devait transporter uniquement les ombres des mortels qui avaient reçu des funérailles selon les rites, il dut aussi transporter quelques mortels vivants qui s'étaient hasardés en ces sombres lieux.

Charon
Charon faisant traverser le fleuve
A. Litovchenko (St Petersbourg)

• Quand Héraclès descendit aux Enfers, il refusa de le laisser passer mais le héros eut tôt fait de le contraindre en lui donnant force coups de rame sur la tête.
De plus il fut enchaîné pendant un an pour avoir permis à un mortel de pénétrer vivant dans le royaume des morts.

• Thésée et Pirithoos venus enlever Perséphone.

• Psyché, venue demander à Perséphone un précieux flacon, n'avait pas oublié de prendre deux oboles pour le payer à l'aller et au retour, il ne put rien dire.

• Orphée, venu chercher son Eurydice, le charma avec sa harpe.

Plus tard, Dante accompagné de Virgile tenteront de franchir l'Achéron mais Charon s'y opposa. A la faveur d'un évanouissement Dante réussit à passer

L'Érèbe est la région la plus proche de la surface. C’est ici que les âmes des humains vont pendant leur sommeil. On y trouve trois palais : le palais de la Nuit, le palais des Songes et le palais du Sommeil. C’est aussi ici qu’habitent Cerbère, Thanatos, les Érinyes et les Moires. L'Érèbe est toujours noyé dans un brouillard noir.

Les fleuves infernaux
Les Enfers sont séparés du royaume des vivants par un ou plusieurs fleuves selon les traditions, souvent le Styx, parfois aussi l’Achéron. Pourvu que les morts aient été enterrés selon les règles, seuls ceux qui ont été mis dans une tombe ont le droit de passer avec Charon sur l'autre rive. Charon, le passeur, leur fait traverser le fleuve dans sa barque, moyennant une obole symbolique (cela explique la coutume mortuaire qui voulait que l’on glisse une pièce dans la bouche des morts). Trois autres fleuves coulent dans les Enfers : le Phlégéthon, le Cocyte et le Léthé.

Le Tartare

Homère connaît aussi le Tartare, endroit le plus profond des Enfers, où quelques criminels mythiques célèbres reçoivent leur punition, telles les Danaïdes, Ixion, Sisyphe, Tantale, etc. C’est aussi la prison des dieux déchus comme les Titans et des Géants, et tous les anciens dieux qui s’étaient opposés aux Olympiens.

Il s’agit du lieu où l’on expie ses fautes, où toutes les formes de torture physique ou psychologique sont représentées. À l’intérieur de sa triple enceinte d’airain, il renferme les plus grands criminels. C’est une région aride, sans vie et monotone avec parfois des étangs glacés, des lacs de soufre ou de poix bouillante, où baignent les âmes malhonnêtes. L’endroit est entouré par des fleuves aux eaux boueuses, des marécages à l’odeur nauséabonde, qui forment un rempart pour que nulle âme n’échappe à sa peine. La distance du Tartare jusqu’à la surface est égale à celle qui sépare les cieux de la surface. Il soutient en outre les fondements des terres et des mers. Dans cette vaste région s'élevait également le palais d'Hadès pourvu de nombreuses portes et peuplés d'autels innombrables.

Situation géographique par rapport à la surface
Le lac Averne, dans les Champs Phlégréens, était pour les Anciens l'une des entrées vers les Enfers.

Les Enfers sont traditionnellement situés à une extrême profondeur sous la Grèce et l’Italie. Ils sont limités par le Royaume de la Nuit. Mais les Grecs avaient tendance à le localiser à l'Ouest du monde. On concilia alors les deux idées en supposant que l'entrée se trouvait dans une localité à l'Ouest. Dans l'Iliade d'Homère, cette localité est à l'extrême occident, au-delà du fleuve Océan. Pendant l’Antiquité, Grecs et Romains s’accordaient sur le fait que toute anfractuosité ou caverne insondable devait mener aux Enfers (grottes de Cumes, cap Ténare au sud du Péloponnèse…). On peut, semble-t-il, accéder aux Enfers depuis le monde des vivants par plusieurs chemins ; des entrées se trouvent auprès de l’Averne, du Ténare, et au pays des Cimmériens.
L'entrée des Enfers

À l’entrée des Enfers se tient Cerbère, le chien de garde à trois têtes qui empêche tout mort d’en ressortir ; seuls Héraclès, Psyché, Thésée, Orphée, et Énée ont réussi à sortir des Enfers et à revenir parmi les vivants (voir l’article catabase). Ulysse quant à lui s’en approche dans l’épisode de la Nekuia conté au chant XI de l’Odyssée.

Il convient également d'ajouter que Télémaque, fils d'Ulysse et héros des Aventures de Télémaque de François de Salignac de La Mothe-Fénelon, se rend également aux Enfers afin d'y rechercher son père, et en ressort sain et sauf.

Le Styx
Article détaillé : Styx.

Le Styx est le fleuve le plus connu des Enfers ; il donne l’invulnérabilité. Styx était une nymphe, fille de Téthys et d’Océan. Pallas, fils de Crios en tomba amoureux. Elle lui donna pour enfants Zélos (le Zèle), Cratos (la Puissance), Bia (la Force) et Niké (la Victoire). À l’époque où Zeus dut affronter les Titans, c’est elle qui, la première, répondit à son appel et accourut avec sa puissante famille. Pour la récompenser, le maître de l’Olympe en fit le lien sacré des promesses des dieux : les peines les plus importantes étaient infligées aux personnes qui violaient les serments faits en son nom, et quand Zeus lui-même jure par elle, sa décision est irrévocable. Cette nymphe était par ailleurs la maîtresse d’une fontaine d’Arcadie considérée comme une des entrées des Enfers. La légende veut qu’Achille, héros mythique de la guerre de Troie ait été trempé à sa naissance dans le fleuve par sa mère Thétis. Ceci l’aurait alors rendu invincible, sauf au niveau du talon, avec lequel sa mère le tint quand elle le trempa dans l’eau du Styx. Le Styx est aussi le fleuve de la haine mortelle.
L'Achéron
Article détaillé : Achéron.

Achéron était le fils du Soleil et de la Terre1. Il fut changé en fleuve par punition, car il avait fourni de l’eau aux Titans durant la guerre qui opposa ces derniers aux Olympiens. Il prend sa source en Laconie et disparaît dans les environs du cap Ténare1, réputé pour être l’une des entrées infernales. On devait le traverser, sur la barque de Charon, afin d’accéder aux Enfers, et après être passé sur l’autre rive, le retour n’était plus possible (seuls quelques héros en revinrent). Il est représenté sous la forme d’un vieillard portant un vêtement trempé dont l’un des attributs est le hibou. L’Achéron, profond et noir fleuve de la douleur, dont les eaux coulent en partie à la surface, empoisonne les mortels qui voudraient boire son eau.
Le Cocyte
Article détaillé : Cocyte.

Le Cocyte est un affluent de l'Achéron. C'est sur ses rives que doivent attendre les âmes privées de sépulture avant de comparaître devant les juges qui statueront sur leur sort définitif. C'est un fleuve impétueux qui entoure le Tartare de ses eaux, et on dit que son cours est formé par les abondantes larmes versées par les âmes mauvaises en repentir. Non loin de ce fleuve, on trouve la Porte des Enfers, faite d'airain et maintenue en place par des gonds du même métal.
Le Phlégéthon
Article détaillé : Phlégéthon.

Le Phlégéthon, tout comme le Cocyte, est un des affluents de l’Achéron. Ce fleuve auquel on attribue les qualités les plus nuisibles est constitué de flammes et entoure la Prison des Mauvais. Il est assez long et coule dans le sens inverse à celui du Cocyte.

il y a aussi, Les Champs Élysées, Appelés aussi « îles des Bienheureux », Homère et Hésiode pensaient que cet endroit était situé dans le lointain Ouest au-delà des flots de l'Océan. Certains héros en faveur auprès des dieux y étaient, par eux, envoyés au lieu de mourir. Ils y jouissaient d'une entière et plaisante nouvelle vie. Là-bas, c'était le printemps éternel, on y trouvait beaucoup de fleurs, de végétation et d'oiseaux qui symbolisaient la gaieté. Cette région était également traversée par un fleuve appelé le Léthé. Dans la mythologie postérieure, mais aussi chez Platon (République, X), l'Élysée fut représentée comme une partie des Enfers gouvernée par Rhadamanthe; c'était le lieu où les âmes vertueuses séjournent temporairement avant d'être réincarnées. Aux frontières des Champs-Elysées, se trouve le palais de Hadès et Perséphone.

Pour approfondir

Le Léthé
Article détaillé : Léthé.

Ce fleuve-ci est particulier : les âmes des Justes, quand elles jugeaient bon de quitter les Champs Élysées devaient en boire les eaux qui avaient la faculté d’effacer presque entièrement la mémoire de celui qui s’en abreuvait. Après cela, elles pouvaient repartir à la surface et intégrer un nouveau corps pour recommencer une vie humaine, vierge de tout souvenir. Quelques-uns de ces souvenirs, cependant, subsistaient. Le Léthé est aussi appelé « Fleuve de l’Oubli ».

Lou Andreas-Salomé (1861-1937), l'esprit libre : Une vie, une oeuvre
https://www.youtube.com/watch?v=bLPaFstTrjU&feature=youtu.be

AUS ERFAHRUNG (D'expérience !)

La séduction nietzschéenne est d’emblée expérimentale, traductrice ou « traîtresse », et symptomatologise également les interprétations produites par les hommes dans l’image de leur bon rapport à la « vie » (ou à la « femme »). Cette séduction est des plus dures et cruelles dans le rapport au texte de Nietzsche. Si le philosophe « disciple de Dionysos » s’est souvent évertué à mettre au jour le caractère problématique de certaines séductions pulsionnelles et linguistiques, sa propre démarche n’en demeure pas moins séduisante elle aussi à sa manière.

Par Yassine Lahmidi
Poke Nadya Chamor
Amis de Imane Altare et
Enthoven Raphaël

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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Mar 7 Fév à 3:47

Imane Altares, Entre Nietzschéens
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Friedrich Nietzsche · Philosophie

AUS ERFAHRUNG (D'expérience !)


À travers les récentes révolutions et résistances contemporaines, de la Palestine à l’Égypte en passant par l’Ukraine et Hong Kong, un éclairage passionnant sur l’influence et l’héritage de la philosophe Hannah Arendt dans la pensée politique.

"Mon métier, c’est la théorie politique, je veux comprendre", disait Hannah Arendt. Née en 1906 en Allemagne, la brillante étudiante juive de Martin Heidegger, avec lequel elle entretient une relation intellectuelle passionnée, assiste à la montée du nazisme et s’engage, avant de choisir l’exil en 1933. Une expérience fondatrice qui imprégnera sa pensée et l’amènera à analyser l’essence des totalitarismes, avec une profonde acuité et un anticonformisme revigorant. "Réfléchir, cela signifie penser toujours de manière critique", aimait à rappeler l’auteure des Origines du totalitarisme. En 1963, son livre Eichmann à Jérusalem – fonctionnaire zélé qu’elle voit, après avoir suivi son procès, comme un "bouffon", incarnation de la "banalité du mal" – suscite la polémique.

Puissante modernité

Ardente avocate de la pluralité, de la dignité et de la liberté, Hannah Arendt a inspiré nombre de mouvements de désobéissance civile, attitude qu’elle estimait être un devoir, face à la violence d’État. C’est au cœur de son influence capitale que plonge ce documentaire, qui revisite les récentes révolutions et résistances contemporaines, à la lumière de sa pensée et de son héritage. De la Palestine à l’Égypte en passant par l’Ukraine et Hong Kong, la réalisatrice est allée à la rencontre de ceux, jeunes pour la plupart, qui font au quotidien acte de résistance, relisant son œuvre pour y puiser une force lucide.

http://www.arte.tv/guide/fr/053331-000-A/hannah-arendt-du-devoir-de-la-desobeissance-civile

On a perdu nos valeurs ! gémissent nos contemporains, comme s’ils avaient perdu leur portefeuille. Désormais, c’est la loi de la jungle, affirment-ils, comme si, livré à lui-même, sans le garde-fou des principes et la tutelle de la morale, l’homme n’était plus qu’un animal. Mais quelle était donc la valeur de ces valeurs ?

Telle est, entre autres, la question que pose Nietzsche dans la Généalogie de la morale. Comment évaluer nos valeurs ? autrement dit, à quelles passions, à quelles pulsions correspondent nos « vérités » ? En-deçà de l’impérissable fermente tantôt la mauvaise foi, tantôt l’irrépressible expansion d’un désir infatigable. La vérité n’est qu’une blague, dont Nietzsche a choisi, pour notre salut, de raconter l’histoire...

A la lecture : Julie-Marie Parmentier
https://www.franceculture.fr/emissions/le-gai-savoir/lethique-de-nietzsche-1
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MessageSujet: Re: l’obscurantisme, Dark Obscur, Silencieux et Y'becca   Mar 7 Fév à 3:47

La catabase (du grec ancien κατάϐασις / katábasis, « descente, action de descendre ») est un motif récurrent des épopées grecques, traitant de la descente du héros dans le monde souterrain, les Enfers. C'est l'une des épreuves qualificatives les plus décisives de l'initiation et de la formation du héros épique.

Définitions et typologies

"La catabase est la descente de l'esprit, soit imaginaire, soit rituelle (ex. : descendre à la grotte d'Éleusis), soit spirituelle" ; elle a lieu "soit en enfer (ex. : Orphée descendant chercher Eurydice aux Enfers) soit au royaume des morts (ex. : Jésus, selon Matthieu, XXVII), soit à l'intérieur de la Terre (ex. : l'antre de Trophonios) ; le but est nécromantique (acquérir des savoirs ou pouvoirs par les morts), ou chamanique (extase, guérison, recherche des âmes, etc.) ou initiatique (revenir à l'origine ou à 'l'intérieur') ou symbolique" (Pierre A. Riffard, Dictionnaire de l'ésotérisme, Payot, 1983, p. 68).

"Selon l'ancienne tradition grecque, une catabase est la descente effectuée de plein gré par un homme vivant dans le royaume des morts, l'Hadès" (Reynal Sorel, apud Dictionnaire critique de l'ésotérisme, PUF, 1998, p. 265).

La notion complémentaire de catabase est anabase ("en haut", "base" : montée de l'esprit). L'anabase est l'ascension de l'esprit soit imaginaire (ex. : tantrisme), soit rituelle (ex. : ascension d'une montagne sacrée), soit spirituelle (ex. : Mahomet, Coran, LIII, Cool, soit vers les cieux (Mésopotamie, hermétisme, gnosticisme), soit vers le paradis terrestre ou céleste, soit au Royaume de Dieu, soit dans le monde céleste ; et cette ascension a une signification ou initiatique ou chamanique ou cathartique, purificatrice (Pierre A. Riffard, Dictionnaire de l'ésotérisme, Payot, 1983, p. 32).
Exemples
Orphée ramène Eurydice des Enfers (toile de Corot).

Le dernier des travaux d'Héraclès le conduit aussi aux Enfers : il doit ramener Cerbère, le chien à trois têtes qui en garde l'entrée (voir Capture de Cerbère par Héraclès).
La consultation du héros Trophonios en Béotie (du VIe s. av. J;-C. jusqu'au IIes.) était impressionnante. Le patient, après des rites, buvait l'Eau d'Oubli et l'Eau de Mémoire, puis, vêtu d'un suaire, il s'introduisait, les pieds en avant, par une étroite ouverture, dans une cavité artificielle aménagée à flanc de montagne. Là, il était aspiré par un tourbillon et percevait dans la nuit des visions ou des bruits prophétiques. Après quoi, il regagnait l'air libre par l'ouverture, pieds en avant, à demi inconscient. Les prêtres l'asseyaient sur le trône de Mémoire et l'aidaient à interpréter ce qu'il avait vu ou entendu. C'est une expérience de mort (car l'antre de Trophonios était une sorte de sépulture) et de résurrection1.
Chez Homère, dans le chant XI de l'Odyssée, Ulysse, conseillé par la magicienne Circé, s'approche de l'Hadès, mais n'y descend pas. Il y consulte le devin Tirésias après avoir sacrifié une génisse et un mouton noir afin de pouvoir parler aux morts qui reviennent sous forme de spectres, dont sa propre mère et certains héros achéens ayant combattu à Troie : c'est l'épisode de la Nekuia (νέκυια, « sacrifice pour l'évocation des morts »).
L'exemple le plus connu de catabase est celui d'Orphée, le musicien-poète, uates, célébré par Virgile (Géorgiques, IV) et Ovide (Métamorphoses, X et XI). Il descend aux Enfers où son chant envoûte Hadès et Perséphone ainsi que tous les monstres infernaux pour tenter de ramener chez les vivants sa femme, la dryade Eurydice, tuée par la morsure d'un serpent.
Hérodote (IV, 95), Sophocle (Électre, 62) attribuent à Pythagore une descente dans l'Hadès. "Il est descendu dans l'Hadès et il a vu l'âme d'Hésiode attachée à une colonne de bronze et poussant des cris stridents, celle d'Homère suspendue à un arbre et entourée de serpents, en punition de ce qu'ils avaient dit des dieux, et il a vu le châtiment de ceux qui ne veulent pas s'unir à leurs propres femmes" (Diogène Laërce, VIII, 21).
Dans le livre IX de la République, Platon, avec le mythe d'Er le Pamphylien décrit une descente aux Enfers. Son âme, dit-on, revint sur terre après avoir séjourné au royaume des morts, et Er, après avoir été ressuscité, raconta les voyages souterrains de son âme qui avait comparu devant ses juges.
Chez Virgile, au livre VI de l'Énéide, le héros Énée descend aux Enfers, accompagné de la Sibylle de Cumes pour y consulter son père Anchise. Muni d'un rameau d'or, il prend la voie souterraine des ombres, jusqu'aux marécages du Styx, où il rencontre Caron et Cerbère, le chien à la triple gueule. Dans les Limbes, il trouve les enfants et les suicidés. Dans le champ des pleurs, il voit les âmes des morts d'amour, dont Didon ; plus loin il voit les âmes des guerriers morts sur le champ de bataille. Arrivé au royaume de Pluton, Enée dépose son rameau d'or et, accompagné du poète Musée, traverse les Champs Élysées. Là, Anchise montre à son fils, Énée, les âmes destinées à revenir sur terre, dont Romulus, la famille des Jules ; puis il voit les grands citoyens de la République, dont César, Pompée.
Dante, dans la Divine Comédie, effectue aussi une catabase, dans un Enfer syncrétique, qui garde beaucoup de celui d'Homère et de Virgile, tout en assimilant des caractères chrétiens.

Bibliographie

"Katabasis", article de Ganschinietz, in Pauly-Wissowa, Realencyclopädie der classischen Altertumswissenschaft, 85 vol., 1890-1980, t. X, 2395 ss.

Articles connexes

Anabase
Descente aux Enfers
Nekuia

Passi - Face à la mer (feat. Calogero)
https://www.youtube.com/watch?v=ULvoKkEPCYM
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