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 (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 3:36

Les Orchidées ou Orchidacées (Orchidaceae) forment une grande famille de plantes monocotylédones. C'est une des familles les plus diversifiées, comptant plus de vingt-cinq mille espèces, réparties en huit-cent-cinquante genres. Velamen ou Marie ܡܪܝܡ, voile de radicelles devant capter l'humidité atmosphérique. Velamen is a spongy, multiple epidermis that covers the roots of some epiphytic or semi-epiphytic plants, such as orchid and Clivia species.
King Crimson-ELP-Beattles-Rolling Stone-Pink floyd and Others - Exiles
https://www.youtube.com/watch?v=9lMNzA9vb6k


The velamen of an orchid is the white or gray covering of aerial roots (when dry, and usually more green when wet as a result of the appearance of underlying photosynthetic structures). It is many cell layers thick and capable of absorbing atmospheric moisture and nutrients, but its main function may lie in protecting the underlying cells against damaging UV rays (Chomicki et al., 2015).

Often, the roots of orchids are associated with symbiotic fungi or bacteria; the latter may fix nutrients from the air. This functionality allows the orchid to exist in locations that provide a reproductive or vegetative advantage such as improved exposure or reduced competition from other plant species.

The velamen also serves a mechanical function, protecting the vascular tissues in the root cortex, shielding the root from transpirational water loss, and, in many cases, adhering the plant to the substrate.

The typical orchid root has a stele of comparatively small diameter. It is surrounded by a cortex which is further enveloped by a highly specialized exodermis, most of which at maturity do not contain protoplasm. A few cells, however, are living and allow the passage of water through them. The exodermis is surrounded by velamen, consisting of one to several layers of cells, which can develop root hair under proper environmental conditions.

The velamen arises from the root tip by division of a special tissue. The dead cells of velamen diffuse light, thus giving it a grey appearance—except at the tips, where the chlorophyll become visible. Upon absorbing water, the dead cells become transparent, and the whole velamen tissue then appears green.
References

Chomicki, G., L. P. R. Bidel, F. Ming, M. Coiro, X. Zhang, Y. Wang, Y. Baissac, C. Jay-Allemand, and S. S. Renner. 2015. The velamen protects photosynthetic orchid roots against UV-B damage, and a large dated phylogeny implies multiple gains and losses of this function during the Cenozoic. New Phytologist 205(3): 1330-1341.


Ce sont des plantes herbacées, de type divers, autotrophes ou mycotrophes, à feuilles réduites, à écailles, ou développées, terrestres ou épiphytes, pérennes, rhizomateuses ou tubéreuses, des régions tempérées à tropicales. La symbiose, qu'elle soit de type autotrophique, saprophytique, voire parasitique, se fait avec un champignon microscopique qui permet à la plante de pallier l'absence de toute réserve dans ses graines ainsi que l'absence de radicelles au niveau de ses racines. C'est une famille largement répandue ; la majorité des espèces se rencontrent dans les régions tropicales.

La classification phylogénétique situe aujourd'hui cette famille dans l'ordre des Asparagales.

Description générale
Différentes orchidées.

Le mot Orchidée vient du latin orchis avec l'influence du grec orkhidion - qui signifie testicule, en référence à la forme des tubercules souterrains de certaines orchidées terrestres des régions tempérées : seuls les deux tubercules ressemblent un peu à cette partie du corps. C'est à Théophraste que l'on attribue cette dénomination. Les données scientifiques obtenues grâce au pollen d'une orchidée éteinte retrouvé dans de l'ambre nous indiquent que cette famille serait âgée de 75 à 86 millions d'années. Les orchidées font partie des monocotylédones et la famille y étant la plus apparentée est celle des liliacées. Les orchidées ont notamment développé des caractéristiques rendant cette famille de plantes très économe en ressources : réduction du nombre d'étamines, symbiose avec un champignon, métabolisme de type CAM, etc. Leurs graines sont souvent minuscules. Leur taille et poids varie beaucoup selon l'espèce, les plus petites ne mesurant que de 1 à 5 millimètres (Bulbophyllum minutissimum en Australie, qui ne pèse probablement pas plus d'un gramme ou deux alors que la plus grosse orchidée connue (Grammatophyllum speciosum) est une épiphyte qui peut peser plus d'une tonne et développer des tiges d'environ 3 mètres de long1. Selon les auteurs, le nombre d'espèces botaniques dans cette famille varie de 25 000 à 30 000. Ces chiffres en font l'une des plus importantes familles de plantes à fleurs, qui a pratiquement colonisé tous les milieux, à l'exception des déserts et des cours d'eau.
État des populations, pressions, menaces, et actions de conservation

De nombreuses espèces d'orchidées, majoritairement situées en zone tropicale ont disparu ou sont menacées. Ceci est principalement causé en premier lieu par la destruction de leur habitat: (déforestation, artificialisation des lisières forestières, fragmentation des forêts, drainage des zones humides pour la culture ou l'assainissement, etc.), de même que par la demande de certains collectionneurs (pression qui semble moins importante de nos jours alors que les techniques de reproductions des orchidées se spécialisent).
La régression et la disparition de pollinisateur (insecte, oiseau, chauve-souris) dont l'orchidée est souvent dépendante peut également être un facteur amenant une espèce sur la voie de la disparition.

À titre d'exemple, 226 espèces d'orchidées endémiques ont été découvertes et décrites à Singapour depuis trois siècles. Aujourd'hui, 178 de ces espèces sont considérées comme éteintes, et seulement cinq sont encore communes2.
Des programmes de conservation et plans de restauration des orchidées se mettent en place, ainsi que des programmes de monitoring visant à surveiller et évaluer l'état de conservation d'espèces existantes, leur diversité génétique. On cherche à augmenter leur nombre dans la nature ou en milieux semi-naturels, et urbains parfois par la culture des semis ex-situ à fin de leur réintroduction dans des habitats appropriés, y compris pour les épiphytes dans des arbres de bord de route, de parcs ou d'espaces naturels. Le caractère symbiotique de certaines orchidées, la régression de leurs pollinisateurs rend leur réintroduction parfois difficile.

À Singapour par exemple, cinq espèces d'orchidées indigènes (Grammatophyllum speciosum , la plus grande orchidée du monde, Bulbophyllum vaginatum, Bulbophyllum membranaceum, Cymbidium finlaysonianum et Cymbidium finlaysonianum bicolor ont fait l'objet de mise en culture et expérimentation de réintroduction2. Le pourcentage de survie 8 ans après réintroduction varie de 10 % à 95 % pour G.speciosum, l'espèce-cible des premières expériences de réintroduction. La taille des plants réintroduits, le choix des arbres-hôtes, et la qualité du contexte thermo-hygrométrique semble jouer un rôle important dans le succès ou non des réintroductions2.

La fièvre orchidophile est telle que des chasseurs d'orchidées n'hésitent pas à prélever illégalement des orchidées de leur site, telle Phragmipedium kovachii (en) en 2002.
Étude et emploi

L'étude de la morphologie particulière des fleurs d'orchidées, des relations que ces plantes entretiennent avec les insectes, a d'ailleurs nourri au XIXe siècle les réflexions de Charles Darwin et lui a, en partie, permis d'établir son modèle théorique de l'évolution.
Culture et commercialisation

Majoritairement d'origine tropicale, ces plantes ont fait l'objet, de la part de riches amateurs, à l'époque de l'expansion des empires coloniaux européens, d'un engouement particulier3. Depuis, une meilleure connaissance de leur écologie, de la symbiose qui les unit à certains champignons spécifiques (du genre Rhizoctonia notamment) au cours du développement des embryons, la mise au point de milieux de cultures adaptés, stériles, ainsi que la création d'hybrides horticoles moins fragiles, ont démocratisé leur culture. La très grande variabilité génétique des orchidées, source de la richesse naturelle en espèces de ce taxon, la prête d'ailleurs à une hybridation artificielle: plus de cent mille hybrides horticoles ont été créés depuis la mise au point des méthodes de culture.

Les phalaenopsis comptent parmi les orchidées les plus cultivées du monde et certainement les plus communes en Europe comme plantes d'appartement.
Alimentation

Peu d'orchidées sont utilisées dans l'alimentation. On relève toutefois le genre Vanilla, dont la gousse est la vanille. La vanille est cultivée dans les régions tropicales, et son besoin en ombre rend possible son exploitation en agroforesterie.

Le Faham (Jumellea fragrans) entre dans la confection du rhum arrangé, lui procurant son goût caramélisé. La cueillette se déroule dans la nature, sur les sites de production, et engendre une raréfication progressive de la plante.

Les orchidées des régions tempérées et méditerranéennes, aux tubercules très suggestifs, ont inspiré aux adeptes de la théorie des signatures un éventuel aphrodisiaque: on sait aujourd'hui qu'il n'en est rien. Mais dans les régions du Maghreb, ces orchidées sont encore déterrées pour préparer le très populaire salep. En Turquie notamment, 36 espèces parmi 10 genres sont en conséquence menacées d'extinction, et on estime à 42 le nombre d'espèces ayant déjà disparu au cours de la dernière décennie.
Caractéristiques
Disposition des pièces florales chez les orchidées. Pétales (P), sépales (S) et labelle (L).
Vanda - hybride horticole

La croissance des orchidées est sympodiale, le rhizome émettant des pousses dans plusieurs directions, ou monopodiale, avec une seule pousse.

Beaucoup d'orchidées tropicales sont épiphytes, et adaptées à l'ombre régnant dans la forêt tropicale. Elles présentent des tiges épaissies à leur base en pseudobulbes, avec des racines souvent pourvues d'un velamen, voile de radicelles devant capter l'humidité atmosphérique.

Épiphytes ou terrestres, les orchidées sont adaptées à des milieux difficiles, que bien souvent la symbiose avec des champignons permet d'exploiter. Cette spécificité leur permet de coloniser des milieux relativement peu occupés par d'autres espèces. Plantes se reproduisant par pollinisation entomophile, une grande partie d'entre elles montrent des relations de dépendance étroite avec des insectes pollinisateurs spécifiques, allant jusqu'à des stratégies de leurres visuels, olfactifs et sexuels.

Ces relations spécialisées en font des espèces particulièrement menacées en cas de perturbations brutales de leurs conditions environnementales.

Les semences des orchidées sont de très petite taille et sont produites en très grand nombre : de cette façon elles peuvent être facilement transportées par les vents. En fait, leurs semences sont si petites qu'elles ne possèdent pas les réserves nutritives suffisantes pour engendrer la germination. Des sucres fournis par un champignon symbiotique permettent au germe de se développer en protocorme puis en plantule.
Orchidée Limodorum abortivum
(Espagne, île de Majorque)
Systématique

D'un point de vue systématique, les auteurs ont considéré que les Orchidacées comportaient plusieurs lignées évolutives nettement différenciées, actuellement, au nombre de six. Celles-ci ont parfois été désignées comme cinq familles différentes. Certains auteurs ne les reconnaissaient pas toutes.

Les données actuelles montrent que la famille des Orchidaceae est monophylétique, avec cinq sous-familles : - les Apostasioideae (2 genres / 17 espèces), les plus « primitives », avec des fleurs à 6 tépales (3 externes et 3 internes) et 3 étamines), sans gynostème, - les Vanilloideae (15 g / 248 e), - les Cypripedioideae (5 g / 158 e), - les Orchidoideae (211 g / 4914 e) - et enfin les plus récentes Epidendroideae (578 g / 21268 e)

La classification phylogénétique APG III (2009), le standard actuel, reconnaît une seule famille, celle des Orchideaceae, et considère les six lignées comme six sous-familles :

les Apostasioideae représentant une vingtaine d'espèces, de deux genres, originaires d'Asie du Sud-Est ou d'Australie, qui présentent, au niveau des fleurs, des caractéristiques primitives: similarité des sépales et des pétales, absence de labelle différencié, présence de trois étamines fertiles, et un pollen pulvérulent, qui révèlent leur parenté avec la fleur des Liliaceae, comme les amaryllis et les narcisses, desquelles toutes les orchidées seraient les descendantes ;
les Codonorchidoideae, qui étaient considérés comme une tribu selon la classification phylogénétique APG II (2003), regroupant actuellement un seul genre, les Codonorchis ; désormais regroupées avec les Orchidoideae
les Cypripedioideae représentant une centaine d'espèces de quatre genres, dont les fleurs présentent un labelle en forme de sabot, comme le sabot de Vénus, le seul genre européen de cette famille est Cypripedium, deux étamines latérales fertiles, et un pollen granuleux ;
les Epidendroideae ;
les Orchidoideae avec plusieurs dizaines de milliers d'espèces dont les fleurs présentent :
un labelle différencié: le pétale supérieur, qui a subi une différenciation morphologique ;
les parties sexuées soudées en une colonne appelée gynostème comprenant une seule étamine fertile avec les grains de pollen réunis en pollinies séparées des deux stigmates fertiles par le rostellum ;
un ovaire infère ayant, la plupart du temps, subi une torsion à 180 degrés (résupination), mettant le labelle en position inférieure.
les Vanilloideae, comprenant notamment les espèces de vanilles.

Phalaenopsis pulcherrima
Phalaenopsis Hybride tigrée
Liste complète des genres

Voir la liste des genres d'Orchidaceae
Hybrides horticoles

Outre les espèces botaniques et les hybrides naturels, le monde des orchidées comporte aussi d'innombrables variétés commerciales, le plus souvent hybrides. Beaucoup sont nommées d'après les définitions de la taxonomie (cymbidium, phalaenopsis, etc.), et il existe aussi des dénominations propres aux horticulteurs pour désigner les hybrides intergénériques (croisement entre deux genres proches afin d'obtenir un genre artificiel). Par exemple : Brassidium, Cambria, Laeliocattleya, etc. Les orchidées ont une facilité, unique dans le monde végétal, à produire facilement des hybrides entre espèces de genres différents. De plus, ces hybrides sont souvent fertiles.
Orchidée Anacamptis coriophora
(Espagne, île de Majorque)

Espèces rencontrées en France métropolitaine



Anacamptis
Anacamptis champagneuxii
Anacamptis collina, Orchis des collines.
Anacamptis coriophora, Orchis punaise
Anacamptis laxiflora (Lam.) R.M. Bateman, Pridgeon & M.W. Chase Orchis à fleurs lâches
Anacamptis longicornu, Orchis à long éperon
Anacamptis morio, Orchis bouffon
Anacamptis palustris, Orchis des marais
Anacamptis papilionacea, Orchis papillon
Anacamptis picta, Orchis orné, Orchis peint
Anacamptis pyramidalis (L.) L. C. M. Richard Orchis pyramidal
Cephalanthera
Cephalanthera damasonium (Miller) Druce Céphalanthère de Damas, Céphalanthère à grandes fleurs, Elléborine blanche
Cephalanthera longifolia (L.) Fritsch Céphalanthère à feuilles étroites, Céphalanthère à longues feuilles, Céphalanthère à feuilles en épée
Cephalanthera rubra (L.) L.C.M. Richard Céphalanthère rouge, Elléborine rouge
Chamorchis
Chamorchis alpina L.M.C. Richard, Orchis nain, Herminie des Alpes
Coeloglossum
Coeloglossum viride (L.) Hartman Orchis Grenouille
Corallorhiza
Corallorhiza trifida Châtelain Racine de corail, Coraline.
Cypripedium
Cypripedium calceolus L. Sabot de Vénus

Dactylorhiza
section de D. incarnata
Dactylorhiza incarnata subsp. incarnata (L.) Soó Orchis incarnat
Dactylorhiza incarnata subsp. pulchella (Druce) Soó Orchis gracieux
Dactylorhiza ochroleuca (Wustnei ex Boll) Holub Orchis jaune pâle
Dactylorhiza cruenta (Muller) Soó Orchis rouge sang
section de D. maculata
Dactylorhiza maculata subsp. maculata (L.) Soó Orchis tacheté, Orchis maculé
Dactylorhiza maculata subsp. elodes (Grisebach) Soó Orchis des tourbières
Dactylorhiza maculata subsp. ericetorum (Linton) Hunt & Summerhayes Orchis des bruyères
Dactylorhiza sudetica (Poch ex Reichenbach fil.) Averyanov Orchis des Sudètes
Dactylorhiza fuchsii subsp. fuchsii (Druce) Soó Orchis de Fuchs
Dactylorhiza fuchsii subsp. psychophila (Schlechter) Holub Orchis du froid
Dactylorhiza saccifera (Brongniart) Soó Orchis à sac
section de D. majalis
Dactylorhiza majalis subsp. majalis (Rchb.) P.F.Hunt et Summerh. Dactylorhize de mai, Orchis de mai, Orchis à larges feuilles
Dactylorhiza majalis subsp. alpestris (Pugsley) Senghas Orchis alpestre
Dactylorhiza angustata (Arvet-Touvet) Tyteca & Gathoye Orchis du Dauphiné
Dactylorhiza traunsteineri (Sauter) Soó Orchis de Traunsteiner
Dactylorhiza lapponica (Laestad ex Reichenbach fil.) Soó Orchis de Laponie
Dactylorhiza brennensis (Nelson) Tyteca & Gathoye Orchis de la Brenne
Dactylorhiza sphagnicola (Hoppner) Averyanov Orchis des sphaignes
Dactylorhiza praetermissa subsp. praetermissa (Druce) Soó Orchis négligé
Dactylorhiza praetermissa subsp. integrata (Camus ex Fourcy) Soó Orchis à labelle entier
Dactylorhiza occitanica Geniez, Melki, Pain & Soca Orchis occitan
Dactylorhiza elata subsp. sesquipedalis (Willdenow) Soó Orchis élevé
section de D. sambucina
Dactylorhiza sambucina (L.) Soó Orchis sureau
Dactylorhiza insularis (Sommier ex Martelli) Landwehr Orchis des îles
Epipactis
Epipactis atrorubens (Hoffm.) Besser Épipactis pourpre noirâtre
Epipactis distans Arvet-Touvet Épipactis à feuilles écartées
Epipactis fibri Scappaticci & Robatsch Épipactis du castor
Epipactis helleborine subsp. helleborine (L.) Crantz Épipactis à larges feuilles
Epipactis helleborine subsp. minor (Engel) Engel
Epipactis helleborine subsp. neerlandica (Vermeuleun) Buttler Épipactis des Pays-Bas
Epipactis helleborine subsp. tremolsii (Pau) Klein Épipactis de Tremols
Epipactis leptochila (Godfery) Godfery Épipactis à labelle étroit
Epipactis microphylla (Ehrhart) Swartz Épipactis à petites feuilles
Epipactis muelleri Godfery Épipactis de Muller
Epipactis palustris (L.) Crantz Épipactis des marais, Helleborine des marais
Epipactis parviflora (Nieschalk) Klein Épipactis à petites fleurs
Epipactis phyllanthes Smith Épipactis à fleurs pendantes
Epipactis placentina Bongiorni & Grunanger Épipactis de Plaisance
Epipactis provincialis Aubenas & Robatsch Épipactis de Provence
Epipactis purpurata Smith Épipactis violacé
Epipactis rhodanensis Gévaudan & Robatsch Épipactis du Rhône
Epipogium
Epipogium aphyllum Swartz Épipogon sans feuilles
Gennaria
Gennaria diphylla (Link) Parl. Gennarie à deux feuilles
Goodyera
Goodyera repens (L.) R. Br. Goodyère rampante
Gymnadenia
Gymnadenia conopsea (L.) R. Br., Orchis moucheron
Gymnadenia odoratissima (L.) L. C. M. Richard, Orchis odorant
Hammarbya
Hammarbya paludosa (L.) Kuntze Malaxis des marais, Malaxis à deux feuilles
Herminium
Herminium monorchis (L.) R. Br. Orchis à un bulbe, Orchis musc, Herminie.
Himantoglossum
Himantoglossum hircinum (L.) Sprengel Orchis bouc
Himantoglossum robertianum (Loisel.) P. Delforge, 1999 Orchis géant
Limodorum
Limodorum abortivum (L.) Schwartz Limodore à feuilles avortées
Limodorum trabutianum Batt. Limodore de Trabut
Liparis
Liparis loeselii (L.) L.C.M. Richard, Liparis de Loesel
Listera
Listera cordata (L.) R. Br., Listère à feuilles en cœur, Listère en cœur
Listera ovata (L.) R. Br. Listère à feuilles ovales, Listère ovale.
Neotinea
Neotinea maculata (Desf.) Stern Orchis intact
Neotinea ustulata subsp. ustulata (anciennement Orchis ustulata subsp. ustulata L.) Orchis brûlé
Neotinea ustulata subsp. aestivalis, anciennement Orchis ustulata subsp. aestivalis (Kumpel) Kumpel & Mrkvicka Orchis brûlé d'été
Neotinea lactea (Poir.) Bateman Pridgeon & Chase (anciennement Orchis lactea), Orchis lacté.
Neottia
Neottia nidus-avis (L.) Rich., Néottie nid d'oiseau
Nigritella
Nigritella rhellicani Teppner & Klein, Nigritelle noire, Orchis vanille, Nigritelle de Rellikon
Nigritella gabasiana Teppner & Klein, Nigritelle de Gabas
Nigritella austriaca (Teppner & Klein) P. Delforge, Nigritelle d'Autriche
Nigritella corneliana (Beauverd) Golz & Reinhard, Nigritelle de Cornelia, Nigritelle rose
Ophrys
Ophrys apifera Hudson Ophrys abeille
Ophrys insectifera L. Ophrys mouche
Ophrys aymoninii (Breistroffer) Buttler Ophrys d'Aymonin
Ophrys bombyliflora Link Ophrys bombyx
Ophrys tenthredinifera Willdenow Ophrys guêpe, Ophrys tenthrède
Ophrys ciliata Bivona-Bernardi Ophrys miroir
section des fusca-lutea
Ophrys iricolor Desfontaines Ophrys d'Eleonore
agrégat fusca
Ophrys vasconica (O. & E. Danesch) Ophrys de Gascogne
Ophrys lupercalis Ophrys brun
Ophrys marmorata
Ophrys funerea Viviani Ophrys funèbre
agrégat lutea
Ophrys lutea Cavanilles Ophrys jaune
Ophrys sicula Tineo Ophrys de Sicile
section des fuciflora-scolopax
agrégat fuciflora
Ophrys fuciflora subsp. elatior (Gumprecht Ex H.F. Paulus) Engel & Quentin Ophrys élevé
Ophrys fuciflora subsp. fuciflora (F.W. Schmidt) Moench Ophrys bourdon, Ophrys frelon
Ophrys fuciflora subsp. annae (J. & P. Devillers-Terschuren) Engel & Quentin Ophrys d'Anne
agrégat scopolax
Ophrys conradiae Melki & Deschatres Ophrys de Madame Conrad
Ophrys santonica J.M. Mathé & Melki Ophrys de Saintonge
Ophrys scopolax Cavanilles Ophrys bécasse
section des sphegodes-arachnitiformis
Ophrys morisii (formes à périanthe vert)
Ophrys araneola Reichenbach Ophrys petite araignée, Ophrys litigieux
Ophrys virescens (Philippe ex Grenier)
Ophrys provincialis (H. Baumann & Kunkele) Paulus Ophrys de Provence
Ophrys sphegodes Miller Ophrys araignée
Ophrys incubacea Bianca Ophrys noir
Ophrys passionis Sennen ex J. & P. Devillers-Terschuren Ophrys de la Passion
Ophrys arachnitiformis Grenier & Philippe Ophrys en forme d'araignée
Ophrys aveyronensis (J.J. Wood) P. Delforge Ophrys de l'Aveyron
Ophrys morisii (Martelli) Soo Ophrys de Moris
Ophrys splendida Golz & Reinhard Ophrys brillant
Ophrys panormitana subsp. praecox (B. Corrias) Paulus & Gack Ophrys précoce
Ophrys arachnitiformis (formes à périanthe blanc à rose)
section des bertolonii
Ophrys magniflora Geniez & Melki Ophrys à grandes fleurs
Ophrys catalaunica O. & E. Danesch Ophrys de Catalogne
Ophrys aurelia P. Delforge & P. Devillers-Terschuren Ophrys aurélien
Ophrys drumana P. Delforge Ophrys de la Drôme
Orchis Certains orchis sont depuis 1997 dans les genres Anacamptis et Neotinea
Orchis papilionacea subsp. papilionacea L. Orchis papillon
Orchis papilionacea subsp. expansa (Tenore) Raynaud Grand orchis papillon
Orchis collina Banks & Solander, Orchis des collines, voir Anacamptis collina
Orchis spitzelii Sauter ex Koch Orchis de Spitzel
agrégat Orchis morio, classé depuis 1997 dans le genre Anacamptis
Orchis morio subsp. morio L. ou Anacamptis morio subsp. morio (Chase 1997), Orchis bouffon, Soupe à vin, Morion, Folle femelle, Damette
Orchis morio subsp. picta (Loiseleur) Richter ou Anacamptis morio subsp. picta] (Chase 1997), Orchis peint
Orchis champagneuxii (Barnéoud) ou Anacamptis champagneuxii (Chase 1997), Orchis de Champagneux
Orchis longicornu (Poiret) ou Anacamptis longicornu (Chase 1997), Orchis à long éperon
agrégat Orchis laxiflora, classé depuis 1997 dans le genre Anacamptis
Orchis palustris (Jacquin) devenu Anacamptis palustris (Chase 1997), Orchis des marais
agrégat Orchis mascula
Orchis mascula subsp. mascula (L.) L. Satyrion mâle, Orchis mâle
Orchis mascula subsp. acutiflora (Koch) Quentin
Orchis olbiensis Reuter in Ardoino Orchis d'Hyères
Orchis langei Richter Orchis de Lange, Orchis d'Espagne
Orchis pallens L. Orchis pâle
Orchis pauciflora Tenore Orchis à fleurs peu nombreuses
Orchis provincialis Balbis Orchis de Provence
section Orchis coriophora, classé depuis 1997 dans le genre Anacamptis
Orchis coriophora subsp. coriophora L. ou Anacamptis coriophora subsp. coriophora, Orchis punaise, Orchis fétide
Orchis coriophora subsp. fragrans (Pollini) Richter ou Anacamptis coriophora subsp. fragrans (Chase 1997), Orchis parfumé
Orchis coriophora subsp. martrinii (Timbal-Lagrave) Nyman ou Anacamtis coriophora subsp. martrinii (Chase 1997) Orchis de Martrin
section O. militaris et O. ustulata
Orchis lactea Poiret Orchis couleur de lait, Orchis lacté,classé depuis 1997 dans le genre Neotinea - Neotinea lactea.
Orchis conica Willdenow Orchis conique
Orchis militaris L. Orchis guerrier, Orchis militaire, Orchis casque
Orchis purpurea Hudson Orchis pourpre, Orchis brun
Orchis simia Lamarck Orchis singe
Orchis tridentata Scopoli, Orchis tridenté, Orchis dentelé, Orchis à trois dents
Platanthera
Platanthera bifolia (L.) L. C. M. Richard Platanthère à deux feuilles
Platanthera chlorantha Custer Reichenb. Platanthère verdâtre, Platanthère à fleurs vertes
Pseudorchis
Pseudorchis albida (L.) Á. et D. Löve Orchis blanc, Orchis miel
Serapias
Serapias cordigera L. Sérapias en cœur
Serapias lingua L. Sérapias en langue
Serapias neglecta De Notaris Sérapias méconnu
Serapias nurrica B. Corrias Sérapias de Nurra
Serapias olbia Verguin Sérapias de Provence
Serapias parviflora Parlatore Sérapias à petites fleurs
Serapias strictiflora Welwitsch ex Veiga Sérapias à fleurs raides
Serapias vomeracea (Burm.) Briq. Sérapias à labelle allongé
Spiranthes
Spiranthes aestivalis (Poiret) L. C. M. Richard Spiranthe d'été
Spiranthes spiralis (L.) Chevali. Spiranthe d'automne
Traunsteinera
Traunsteinera globosa (L.) Reichenb. Orchis globuleux

Orchis papilionacea
(France, Corse)
Serapias parviflora
(Espagne, île de Majorque)
Espèces rencontrées dans les départements et territoires d'outre-mer
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Espèces rencontrées sur Île de La Réunion

Aeranthes
Aeranthes strangulata, sur l'île de La Réunion.

Espèces endémiques de Saint-Pierre-et-Miquelon

famille
espèce.

Espèces endémiques de l'archipel de la Guadeloupe

famille
espèce.

Espèces répertoriées de l'île Saint-Martin

Epidendrum
Epidendrum ciliare (L.)
Epidendrum rubrum (Stehlé)
Maxillarieae
Tolumnia urophylla (Braem)
Laeliinées
Brassavola cucullata (L.)
Polystachyeae
Polystachya concreta (Jacquin)

Espèces endémiques de l'île Saint-Barthélemy

famille
espèce.

Espèces endémiques de l'île de la Martinique

famille
espèce.

Espèces endémiques de la Guyane

famille
espèce.

Espèces rencontrées au Cameroun

Ancistrorhynchus crystalensis P.J.Cribb & Laan
Ancistrorhynchus obovata Stévart inedit.
Cyrtorchis ringens (Rchb.f.) Summerh
Cyrtorchis submontana Stévart inedit.
Gastroida R.Br.
Ossiculum aurantiacum P.J.Cribb & Laan
Polystachya bipoda Stévart
Polystachya kubalae Szlach. & Olsz.
Tridactyle anthomoniaca (Rchb.f.) Summerh. subsp. nana P.J.Cribb & Stévart

Symbolique

Les noces d'orchidée symbolisent les 55 ans de mariage[réf. nécessaire].
Notes et références

↑ Joseph Arditti (Univ de californie); Aspects of the Physiology of Orchids, in "Advances in Botanical Research", Volume 7, New-York, 1979, Par Harold Woolhouse (Accessible via google books [archive]), consulté 2011/02/12
↑ a, b et c Tim W. Yam, Jenny Chua, Felicia Tay & Peter Ang ; Conservation of the Native Orchids Through Seedling Culture and Reintroduction—A Singapore Experience ; The Botanical Review Volume 76, Number 2, 263-274, on line 2010/03/25 ; DOI: 10.1007/s12229-010-9050-z (Résumé [archive])
↑ L'orchidelirium (en) qui n'est pas sans rappeler la tulipomanie aux Provinces-Unies au XVIIe siècle.

Voir aussi
Bibliographie

François Dusak & Daniel Prat (coordinateurs), Atlas des orchidées de France ; 2010, Éditions Biotope, collection Parthénope, Publications scientifiques du Muséum , 400 pages, (ISBN 978-2-914817-62-2) (Communiqué de presse [archive]).
Jean-Jules Linden, Lindenia. Iconographie des orchidées, Gand et Bruxelles, 1885-1906, 17 volumes (réédition Naturalia Publications, 1993, 5 volumes reliés, 814 planches plein page dans le texte, 1 500 pages de textes, (ISBN 2-909717-00-3) [t. 1], (ISBN 2-909717-01-1) [t. 2], (ISBN 2-909717-02-X) [t. 3], (ISBN 2-909717-03-Cool [t. 4], (ISBN 2-909717-04-6) [t. 5]).
Alfred Cogniaux et Alphonse Goossens, Dictionnaire iconographique des orchidées, Bruxelles, 1896-1907, Volume 1 : XV pages + 826 pages de planches hors-texte, toutes en couleurs. Volume 2 : textes. 315 pages. (Réédition, 1990, Institut des Jardins, Perthes-en-Gâtinais, 2 volumes in-4, reliure toile).
Aloys Duperrex et Roger Dougoud, Orchidées d'Europe, Coll. Les beautés de la nature, Neuchâtel, Delachaux & Niestlé, 1955, 239 p., reliure toile.
Collectif (sous l'égide de la SFO, dir. scientifique : Marcel Bournérias), Les Orchidées de France, Belgique et Luxembourg, Collection Parthénope.
Pierre Delforge, Guide des orchidées d'Europe, d'Afrique du Nord et du Proche-Orient, Delachaux et Niestlé, 3e éd., 2005, 640 p.
Rémy Souche, Les orchidées sauvages de France, éd. Pélican, 2004.
Zimmermann, A. & Dougoud, R., Orchidées exotiques, Coll. Les beautés de la Nature, Neuchâtel, Delachaux & Niestlé, 1959, 325p.
Pierre Bertaux et Pascal Sauvêtre, Cent cinquante ans d'Orchidées au jardin du Luxembourg. Un patrimoine du Sénat, Naturalia Publications, 2011, 204 p. (ISBN 978-2-909717-68-5).
Vincent Gillet, Les Orchidées en Lot-&-Garonne, 2015, Éditions du Bord du Lot, 120 pages, (ISBN 978-2-35208-209-5)
Philipp Cribb, Inoubliables orchidées, Alexandre Brun (the Forgotten Orchids of Alexandre Brun) , éditions Solar, 1992 (ISBN 0802115004)

Filmographie

Une rencontre au sommet. L'homme et l'orchidée. de la série télévisée L'aventure des plantes (1982) Lien web vers l'épisode 13 [1] [archive]

La fièvre de l'orchidée, film documentaire de Martin Blanchard, France, 2010, 60', diffusé sur France 5 le 23 janvier 2011.

Colombiana, film de Luc Besson, 2011, où la "Cataleya" (orchidée) est le nom et la marque des assassinats du personnage principal.

Adaptation, film de fiction de Spike Jonze, États-Unis, 2003, avec Nicolas Cage, Meryl Streep, Chris Cooper, d'après le livre de Susan Orlean, Le voleur d'orchidées, histoire vraie de John Laroche, trafiquant d'orchidées dans les Everglades.

Articles connexes

Benedikt Roezl
Thanh Lan, prénom vietnamien signifiant jolie orchidée.

Références taxinomiques

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Référence Kew Garden World Checklist [archive] : Orchidaceae [archive] (en)
Référence ITIS : Orchidaceae [archive] (fr) (+ version anglaise [archive] (en))
Référence Angiosperm Phylogeny Website : Orchidaceae [archive] (+ liste genres [archive]) (en)
Référence Tree of Life Web Project [archive] : Orchidaceae [archive] (en)
Référence Tela Botanica (France métro [archive]) : Orchidaceae [archive] (fr)
Référence GRIN [archive] : famille Orchidaceae Juss. [archive] (+liste des genres contenant des synonymes [archive]) (en)
Référence CITES : famille Orchidaceae [archive] (sur le site de l’UNEP-WCMC) (fr+en)
Référence UICN : taxon Orchidaceae [archive] (en)

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 3:36

Marie, en araméen Maryam ܡܪܝܡ, en hébreu Myriam מרים1, en grec Μαρία, María, en arabe Maryam مريم, fille juive de Judée, est la mère de Jésus de Nazareth. Les Églises catholique et orthodoxe accordent une place essentielle à Marie, qu'elles appellent Marie de Nazareth, Sainte Vierge, Vierge Marie, Notre Dame (plus souvent chez les catholiques francophones) ou Mère de Dieu (chez les orthodoxes comme chez les catholiques).

Comme pour son fils Jésus, il est impossible d'écrire une biographie de Marie. Une grande partie des traces historiques se trouvent dans les récits apocryphes qui développent souvent les élaborations présentes dans les textes canoniques du Nouveau Testament mais qui peuvent aussi reconstituer une certaine trame historique2.

Dans les Églises catholique et orthodoxe, Marie est l'objet d'un culte particulier, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges, appelé le culte d'hyperdulie. C'est un point de divergence important avec le protestantisme et les églises réformées.

La vie de Marie dans les sources chrétiennes
Dans le Nouveau Testament
Fra Angelico, L'Annonciation de Cortone, vers 1433

Les Évangiles de Matthieu et Luc rapportent l'Annonciation, c’est-à-dire l’annonce par l’ange Gabriel à « Marie » puis à Joseph, à qui elle était fiancée, de la conception virginale de Jésus. Le récit de Luc donne plus de place à Marie, alors que c’est l’inverse dans celui de Matthieunote 1.

N'ayant jamais eu de relations sexuelles avec Joseph, ce dernier pense qu'elle a commis un adultère, aussi songe-t-il à divorcer mais un ange lui explique qu'elle est enceinte en vertu du Saint Esprit et l'en dissuade3.
L'Épiphanie, Jérôme Bosch, vers 1495

Dans la suite du récit, Marie rend visite à sa cousine Élisabeth (c'est la Visitation) et exprime sa joie dans le Magnificat (Lc 1,39-55). Elle donne naissance à Jésus à Bethléem (Mt 2,1-6; Lc 2,4-7) où son Fils reçoit la visite des bergers et des mages (Mt 2,7-12 ; Lc 2,15-21).

La généalogie de Jésus en Matthieu 1, 1-174 mentionne que Joseph est issu de la maison royale de David mais celle de Luc 3, 23-385 fait l'objet d'une interprétation controversée, inscrivant aussi bien Joseph que Marie dans la lignée des rois d'Israël6.

Les textes évangéliques évoquent ensuite la Présentation au Temple pour accomplir le rite de rachat du premier-né. Syméon prophétise qu'elle connaîtra la douleur (Lc 2,21-35). Plus tard se produit l’épisode de la disparition de Jésus à l’âge de douze ans (Lc 2,41-51), lors de la montée annuelle au Temple de Jérusalem : alors que ses parents repartaient pour Nazareth, l'enfant était resté dans le Temple pour discuter avec les "docteurs de la Loi", c'est-à-dire les érudits de la Torah.
Les Noces de Cana, Paul Véronèse, vers 1563

Marie apparaît quand Jésus assiste aux noces de Cana (Jn 2,1-11), puis une fois où elle était à sa recherche alors qu’il enseignait (Mc 3,31-35), enfin au moment de la crucifixion. Son fils la confie avant de mourir à son disciple préféré. « Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. »B 1

Elle se trouve parmi les disciples lors de la Pentecôte (Ac 1,14).
Dans les écrits déclarés apocryphes
Crucifixion par le Pérugin, vers 1482
Importance des apocryphes dans la culture chrétienne

Marie est l'objet de diverses traditions que l'on trouve dans des textes déclarés apocryphes à partir du VIe siècle d'où viennent la plupart des traditions qui la concernent. On y trouve notamment le nom de ses parents, Anne et Joachim, le récit de sa nativité, de son adolescence, ceux de sa vie à Éphèse, de sa Dormition et de son Assomption. Bien qu'elles soient issues de textes qui ne font pas partie du canon biblique, ces traditions ont continuellement bénéficié d'autres formes de reconnaissance chez les catholiques comme chez les orthodoxes. Outre que certaines fêtes liturgiques des calendriers catholique et orthodoxe se rapportent directement à ces récits, les églises sont pleines de fresques et de peintures représentant des épisodes de la vie de Marie tirés des apocryphes, notamment du Protévangile de Jacques, de La Nativité de Marie et de La Dormition de Marie.

Si dans leur ensemble les écrits apocryphes ont été rédigés plus tardivement que ceux retenus pour former le Nouveau Testament, il semble que ce ne soit pas le cas de la totalité des éléments qui se rapportent à Marie dans les apocryphes. Selon Enrico Norelli, « certains apocryphes contiennent des traditions plus anciennes que la composition des récits de naissance de Jésus chez Matthieu et Luc7 ». Norelli estime que, si l'étude de ces traditions anciennes ne fournit aucune indication d'ordre historique, ni sur la naissance de Jésus, ni sur la vie de Marie, elle renseigne sur la place de Marie dans le christianisme ancien et permet de comprendre pourquoi les traditions sur Marie n'ont pas été intégrées dans les écrits canoniques, alors même que Marie continuait d'occuper une place importante dans les prédications et la tradition chrétiennes.
Différents récits de la conception de Jésus dans les écrits apocryphes
Pietà, Michel-Ange au Vatican

Marie aurait connu une grossesse de deux mois selon un apocryphe chrétien du début du IIe siècle, l'Ascension d'Isaïe ; cependant, s'il y a eu gestation, il n'y aurait pas eu accouchement : Joseph et Marie étant seuls à la maison, "Marie regarda soudain de ses yeux et vit un petit enfant, et elle fut effrayée. Et après qu'elle fut effrayée, son sein se trouva comme auparavant, avant qu'elle eût conçu. Et lorsque son mari Joseph lui dit : "Qu'est-ce qui t'a effrayée ?", ses yeux s'ouvrirent et il vit l'enfant, il glorifia le Seigneur" (cité dans Marie des Apocryphes d'E. Norelli8).

Marie aurait accouché de Jésus au terme de sa grossesse selon le Protévangile de Jacques (milieu du IIe siècle), mais sans que l'accouchement ait affecté sa virginité : Jésus naît dans une grotte alors que Joseph était allé chercher une sage-femme ; une amie de la sage-femme, Salomé, arrivée peu de temps après l'événement, refuse de croire qu'une vierge ait pu mettre au monde un enfant. Elle veut s'en assurer par elle-même ; ayant "touché" Marie, elle est punie de son incrédulité ; elle dit : "ma main brûlée d'un feu dévorant tombe et se sépare de mon bras". Comme elle se repent néanmoins, un ange lui apparaît et lui recommande de porter Jésus dans ses bras. Aussitôt, un miracle a lieu : Salomé est guérie de sa paralysie9.

Marie aurait eu une grossesse de sept mois, selon une homélie attribuée à Cyrille de Jérusalem, composée peut-être à la fin du IVe siècle, mais dans ce texte que cite E. Norelli, Marie n'est plus une femme, elle est l'archange Michel. "Marie n'est que l'apparence humaine prise par l'ange Michel - représenté dans la tradition juive comme l'ange protecteur d'Israël - afin de faire "entrer" dans le monde humain ce personnage céleste qu'est le Christ"10".

Marie aurait eu une grossesse au terme de laquelle elle aurait accouché, mais elle ne serait pas devenue enceinte par l'action du Saint-Esprit, selon l'Epître des apôtres (apocryphe du milieu du IIe siècle). L'ange Gabriel qui, dans les évangiles canoniques, annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, n'était autre en réalité que Jésus lui-même, qui entra alors dans Marie. Jésus dit à ses disciples : "Sous l'apparence de l'ange Gabriel, j'apparus à la vierge Marie, et lui ai parlé. [...] J'entrai en elle et suis devenu chair" (texte cité par E. Norelli dans Marie des apocryphes11). L'accouchement aurait eu lieu ensuite normalement.
La mort ou le destin final de Marie
Dans le Nouveau Testament

Le Nouveau Testament ne dit rien du sort final de Marie.
Dans des textes chrétiens postérieurs
Le lieu de la mort de Marie
Assomption de Marie, Pierre Paul Rubens, vers 1626

Une tradition syrienne jacobite, dont les plus anciens témoins littéraires datent du IXe siècle, raconte que Marie est emmenée près d'Éphèse par Jean l'Évangéliste après la crucifixion de Jésus, pour fuir la persécution à Jérusalem. Marie est supposée avoir terminé sa vie (sa vie terrestre) en ce lieu, d'où la présence de la Maison de la Vierge Marie. D'après Simon Claude Mimouni, cette tradition vise probablement à légitimer le siège épiscopal d'Éphèse12. Elle est ensuite ramenée miraculeusement à Jérusalem pour être enterrée dans le jardin de Gethsemani, ce qui a fait naître la tradition du sépulcre de Marie : l'église bâtie à cet emplacement sous l'empereur Constantin passe également pour être la maison de la Vierge, ce qui explique que cette tradition, concurrente à celle de la Maison de la Vierge Marie à Éphèse et de l'abbaye de la Dormition de Jérusalem, y fixe aussi la tombe de ses parents Anne et Joachim13. Toutefois, on ne sait pas où se trouvait ce jardin de Gethsemani. Plusieurs textes chrétiens déclarés apocryphes par la suite indiquent que ce jardin se trouvait près du lieu où Jésus a été crucifié. Or il y a une distance importante entre le Golgotha et le lieu appelé Gethsemani depuis le IVe siècle qui se trouve de l'autre côté de la vallée du Cedron.
Le destin du corps et de l'âme de Marie

De très nombreux textes, parmi lesquels des écrits apocryphes, affirment que le corps de Marie "n'est pas resté dans le tombeau, et qu'il se trouve "au ciel". Mais les textes divergent quant à savoir s'il a été réuni à l'âme, et si oui, où et quand cela s'est produit"14".
Marie dans les dogmes des Églises chrétiennes
Selon le catholicisme et l'orthodoxie
Articles détaillés : Mariologie et Culte marial.

Les Églises catholique et orthodoxe accordent une place essentielle à Marie, qu'elles appellent Marie de Nazareth15,16, Sainte Vierge, Vierge Marie, Notre Dame (plus souvent chez les catholiques) ou Mère de Dieu (chez les orthodoxes comme chez les catholiques), et qui est l'objet d'une hyperdulie particulière : le culte marial, que les protestants qualifient de « mariolâtrie ».

Dans les religions catholiques et orthodoxes, Marie est l'objet d'une vénération qui est très différente de l'adoration due à Dieu seul17. Cette pratique, qu'on ne trouve pas dans la bible provient de certaines traditions culturelles et des livres apocryphes. On y trouve notamment le nom de ses parents, Anne et Joachim, le récit de sa nativité, de son adolescence, ceux de sa vie à Éphèse, de sa Dormition et de son Assomption. Bien qu'elles soient issues de textes qui ne font pas partie du canon biblique, ces traditions ont été adoptés chez les catholiques comme chez les orthodoxes. Ainsi une tradition catholique place la naissance de Marie dans l'église Sainte-Anne de Jérusalem alors que les orthodoxes la situe dans le monastère Sainte-Anne de Jérusalem. Des traditions présentent dans le Livre de la Nativité de Marie plus connu désormais sous le nom Protévangile de Jacques, un écrit de la moitié du IIe siècle, qui donne aussi les noms du père et de la mère de Marie.

Les Églises catholique et orthodoxe accordent une place spéciale à la Vierge Marie, qui est l'objet d'un culte particulier, le culte d'hyperdulie qui est le culte rendu à la Vierge Marie, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges (dulie). Ce terme est à distinguer de celui d'adoration (ou latrie) qui ne convient que pour Dieu.

Une grande partie de la spiritualité mariale (l'adjectif n'est utilisé que par les catholiques) a été développée postérieurement à l'époque de la rédaction des Évangiles. Elle utilise quelques versets bibliquesB 2 en les déformants quelque peu.
La naissance de Marie

L'immaculée conception de Marie est un point de foi dont la dévotion est apparue surtout aux Xe et XIe siècles, et qui a ensuite été mis en avant par les franciscains, surtout après le XIIIe siècle.

Son dogme a été finalement précisé par l'Église catholique le 8 décembre 1854 par Pie IX dans sa bulle Ineffabilis Deus. Ce dogme signifie que Marie, mère de Jésus-Christ, fut conçue exempte du péché originel, autrement dit que ses parents, Joachim et Anne, l'auraient conçue sans transmission du péché originel, en vertu d'une grâce exceptionnelle provenant déjà du Sacrifice de son Fils. Ainsi, Marie est rachetée comme tous les hommes, mais la différence est qu'elle le fut par anticipation. Ce dogme n'est pas accepté par l'Église Orthodoxe pour qui Marie est "fille de la race d'Adam" et a été enfantée dans le péché originel comme tout homme et femme.

Seulement, par sa pureté intérieure et son « Fiat » à l'ange Gabriel, elle a eu le privilège de permettre au Verbe de Dieu de s'incarner en elle.

Pour les orthodoxes, c'est la conception du Christ en Marie par l'Esprit Saint qui est immaculée, et si Marie est effectivement « immaculée », elle l'est par son adhésion à la volonté de Dieu, par sa pureté intérieure et par le fait qu'elle ne se soit jamais située en dehors de la volonté de Dieu, qu'elle n'ait jamais péché.
Marie mère de Dieu

Le concile d'Éphèse (431) et les suivants reconnaissent Marie comme Théotokos, celle qui, en la personne de Jésus, a mis Dieu au monde, la « Mère de Dieu ».
La Dormition, l'Assomption

Marie est, chez les catholiques comme chez les orthodoxes, le modèle de l'humanité à suivre et, à travers Jésus qui avant sa mort l'a confiée à son disciple, la mère de tous : alors que le péché originel a pour conséquence la mort et la tendance au péché, Marie resta toute sa vie pour les orthodoxes, comme chez les catholiques, sans jamais pécher, de sa naissance à son endormissement dans la mort. Les orthodoxes parlent de dormition et non de mort, pour la Mère de Dieu tandis que les catholiques évoquent son Assomption.

L'Assomption est un dogme catholique selon lequel, au terme de sa vie terrestre, Marie a été « enlevée corps et âme » au ciel. Le 1er novembre 1950, ce point de foi ancien est défini sous forme de dogme par la constitution apostolique Munificentissimus Deus du pape Pie XII. Les catholiques fêtent l'Assomption le 15 août. La fête de la Dormition du 15 août célèbre, comme chez les catholiques, la mort, l’ensevelissement de la Mère de Dieu puis sa résurrection et son ascension. Les orthodoxes emploient le terme de Dormition depuis le Ve siècle. Ce terme reflète la croyance selon laquelle la Vierge est morte sans souffrir, dans un état de paix spirituelle. Les orthodoxes critiquent le nom d'Assomption qui entretient l'ambiguïté en laissant croire que la Vierge a été enlevée au ciel de son vivant.

D'une manière générale, pour les orthodoxes, la vénération à Marie s'inscrit donc dans un mystère, tout comme l'incarnation, à qui il se trouve lié. C'est sans doute ce qui distingue l'attitude orthodoxe d'une approche plus rationnelle de l'Occident qui a ressenti le besoin de formuler des dogmes plus précis.
Fête

Marie est priée par les catholiques et les orthodoxes, qui invoquent son intercession et qui la célèbrent en particulier le 1er janvier (Sainte Marie Mère de Dieu - seulement les catholiques), le 15 août (Dormition et Assomption), le 25 mars (Annonciation), le 8 septembre (Nativité de la Vierge Marie), le 8 décembre (Immaculée Conception de la Vierge Marie - seulement les catholiques), le 22 août (Couronnement de la Vierge - chez les catholiques.)
Selon le protestantisme
Luther et Calvin

Luther insiste sur l'humilité de Marie et son accueil de la grâce18. Calvin affirme qu'elle a besoin du pardon, et refuse, à la différence de Luther, de célébrer les fêtes mariales. Il reste prudent sur l'appellation « Mère de Dieu ».

Le protestantisme est resté longtemps muet à propos de Marie. C'est à partir du dogme de l'Immaculée Conception en 1854 puis de celui de l'Assomption en 1950 que se creuse à nouveau l'écart avec le catholicisme. Ces dogmes établis si tardivement ne peuvent en effet constituer une réalité historique ou spirituelle selon les membres des Églises protestantes, qui dénoncent le culte rendu aux saints et en particulier le culte marial.

Ils récusent aussi le titre de « Reine du Ciel » (Jr 44,18).

Pour la plupart des protestants, Marie était vierge avant la naissance de Jésus, mais a eu d'autres enfants, les frères et sœurs de Jésus cités dans les ÉvangilesB 3.
Méthodisme

Les méthodistes n'ont pas d'écrits officiels ou d'enseignements sur Marie, sauf ce qui est mentionné dans l'Écriture et les enseignements œcuméniques. Ils considèrent essentiellement que le Christ a été conçu dans son sein par l'Esprit-Saint et qu'elle a donné naissance au Christ en étant vierge. John Wesley, le principal fondateur du mouvement méthodiste au sein de l'Église d'Angleterre, estime que Marie « est restée une vierge pure et sans tache »19. L'église Méthodiste considère que Marie était vierge avant, pendant et immédiatement après la naissance du Christ20.

De ceci, les Églises méthodistes unies rejettent les notions de Marie corédemptrice ou médiatrice. Ils rejettent également la vénération des saints, de Marie et des reliques : ils estiment que le respect et la louange sont réservés à Dieu seul. Cependant, ils approuvent l'étude de la vie de Marie et des biographies de saints, car celles-ci sont considérées comme des exemples pour les bons chrétiens21.
La question de la virginité de Marie
La conception virginale de Marie
Article détaillé : Conception virginale.
Pura y Limpia Concepción, Pedro Roldán, vers 1680, Séville

Se fondant notamment sur l'ouvrage de Raymond Edward Brown, The Birth of Messiah (1999), Enrico Norelli dit que les "énoncés sur la conception de Jésus par une vierge chez Matthieu et Luc" n'ont "qu'une fonction christologique, et non mariologique" : ils servent à étayer l'idée d'une identité divine de Jésus, qui ne serait pas né comme tout autre être humain, bien plus qu'ils ne procèdent d'une idéalisation de la figure de Marie. Ainsi, au moment où ont été rédigés les évangiles, l'intérêt porté à Marie était "orienté par la personne de Jésus"22
La conception adultérine de Jésus

Selon Enrico Norelli, "au plus tard au IIe siècle, mais vraisemblablement déjà au premier (d'après certains savants, déjà du vivant de Jésus) circulait l'accusation d'une conception adultérine de Jésus"23. Selon le même auteur, les détails biographiques concernant l'enfance de Marie, confiée aux prêtres dès l'âge de trois ans et vouée à une virginité perpétuelle, détails produits dans le Protévangile de Jacques et qui insistent sur la pureté de Marie, étaient destinés initialement à "réfuter des accusations d'illégitimité de Jésus avancées par des juifs non chrétiens" des Ier et IIe siècles24.
La virginité perpétuelle de Marie
Article détaillé : Virginité perpétuelle de Marie.

La Conception virginale (le fait que Jésus-Christ ait été conçu et soit né alors que Marie était vierge) est acceptée par tous les chrétiens puisqu'elle est rapportée par les récits de l'enfance au début des évangiles selon Luc et selon Matthieu.

Il n'en va pas de même de la virginité perpétuelle de Marie, qui est acceptée par les théologies catholique et orthodoxe mais refusée par la majorité des théologies protestantes. Cette croyance est ancienne, comme l’atteste le Protévangile de Jacques, un texte non canonique du IIe siècle où il est indiqué que Marie, fille d'Anne et de Joachim, aurait été « consacrée au Seigneur » (c'est-à-dire resterait vierge) par un vœu de sa mère, puis aurait été confiée à Joseph avant la conception de Jésusnote 2.

Les protestants qui refusent cette croyance en la virginité perpétuelle de Marie se fondent sur les passages du Nouveau Testament mentionnant des frères et des sœurs de Jésus ainsi que Mt 1,25 qui indique que Joseph a attendu la naissance de Jésus pour avoir des relations intimes avec Marie.
Les frères et sœurs de Jésus
Article détaillé : Frères de Jésus.

Il s'agirait, selon la tradition orthodoxe, suivant en cela le Protévangile de Jacques, de demi-frères, fils d'un premier mariage de Joseph, qui, étant veuf, aurait épousé Marie en tant que vierge consacrée au Seigneur. Selon une explication avancée par les traditions catholique et orthodoxe, il peut également s'agir de cousins, le mot « frères » étant pris dans ce cas au sens large, selon l'argument que « les langues sémitiques ne possèdent pas de terme pour rendre le mot « cousin » et le mot frère et cousin est le même dans les langues slaves (bratnote 3) ; dans les sociétés anciennes, où tous vivaient ensemble, les cousins étaient assimilés à des frères. »note 1 ; les rédacteurs du Nouveau Testament se seraient conformés à la manière de parler orientale. Deux d'entre eux sont, en effet, signalés comme fils d'une « Marie, mère de Jacques le mineur et de Joses » en Mt 27,56 et Mc 15,40, identifiée à Marie, femme de Clopas d'après Jn 19,25, le troisième Jude se dit frère de Jacques et non de Jésus (Ju 1), et le quatrième Simon est clairement désigné comme un cousin germain, fils de Clopas le frère de Joseph, dans l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée.

Les protestants s'appuient quant à eux sur le verset de Mt 1,25 indiquant que Joseph n'a pas eu de rapport sexuel jusqu'à la naissance de Jésus, ce qui pour eux signifie qu'il en aurait eu après. Ils font aussi remarquer que le mot ''cousin" (anepsios en grec) est spécifiquement employé en Col 4,10 et que la confusion entre ἀδελφός (fils d'une même mère, frère) et ἀνεψιός (cousin) est donc une théorie avancée a posteriori pour apporter une cohérence au dogme catholique.

Augustin d'Hippone cite les Écritures à propos de la virginité perpétuelle de Marie : « Il me ramena vers la porte extérieure du sanctuaire, du côté de l'orient. Mais elle était fermée. 2 Et Yahvé me dit : Cette porte sera fermée, elle ne s'ouvrira point, et personne n'y passera ; car Yahvé, le Dieu d'Israël est entré par là. Elle restera fermée. » (Ézéchiel 44,1-2).

Thomas d'Aquin analyse ce sujet dans sa Somme théologique, IIIa pars, Q. 28, art. 2 à 4 : art. 2 : virginité pendant l'enfantement, art. 3 : virginité après l'enfantement, art. 4 : la question du vœu de virginité (qui est une question différente et indépendante de la précédente). Il conclut à la virginité perpétuelle et au vœu de virginité.
Marie modèle des religieuses chrétiennes dans un écrit apocryphe

On a prêté à la Marie du Ier siècle des pratiques qui correspondaient en réalité aux traditions monastiques en vigueur au Moyen Âge, dans une réécriture latine du Protévangile de Jacques (évangile apocryphe du IIe siècle), réécriture qui date du VIIe siècle (selon E. Norelli), connue sous le nom de l'Evangile du Pseudo-Matthieu. Dans ce texte tardif, Marie confiée aux prêtres dès son enfance, comme le veut le Protévangile de Jacques, n'est plus seule dans le Temple, "elle préside une véritable communauté monastique de jeunes filles, idée absurde pour le judaïsme, mais qui convenait parfaitement à l'esprit de l'époque mérovingienne25". Elle y prononce également un vœu de virginité perpétuelle, autre règle étrangère à l'esprit du judaïsme.
Marie en dehors du christianisme
Marie pour les juifs
Article détaillé : Disputations judéo-chrétiennes.

Dans le Discours véritable de Celse, uniquement connu par les nombreux extraits cités par Origène dans son livre « Contre Celse », le philosophe grec rapporte les propos d'« un juif », dont Celse dit que « ce juif » lui a tout appris. Ce « juif » lui aurait dit que Jésus était un enfant adultérin de Marie, pauvre fileuse, fruit d'une liaison avec un soldat romain du nom de Pantera. Celse faisant prononcer cette affirmation par un rabbin, l’on a avancé qu'elle aurait été reprise de textes rabbiniques qui n'ont longtemps été connus pour l'essentiel que par les réponses polémiques des Pères de l'Église.

Ces affirmations furent vigoureusement rejetées par Origène, tout au moins dans leur aspect polémique. Son Contre Celse témoigne toutefois que dès la seconde moitié du IIe siècle, les juifs colportaient des rumeurs polémiques au sujet de la naissance illégitime de Jésus, dont le père aurait été un soldat romain du nom de Pandera26. « Au IVe siècle, Épiphane affirme dans le Panarion 78, 7, que Pantera était le surnom de Jacob, père de Joseph, l'époux de Marie. Dans la Didascalie syriaque, un écrit liturgico-canonique du début du IIIe siècle, la mère de Jésus est fille de Joachim, fils de Pantera, frère de Melchi, de la famille de Nathan et fils de David26. » Pour Simon Claude Mimouni, « cette explication paraît assez vraisemblable, d'autant que la Didascalie syriaque rapporte nombre de traditions chrétiennes d'origine juive26. »

Les propos de Celse semblent correspondre aux points de vue juifs très anciens qui ont été rapportés dans le Talmud, jusqu'à ce que les chrétiens en obtiennent la censure à l'aide de pressions sur la communauté juive et de pogroms, qui ont notamment eu lieu à l'époque des croisades, mais se sont poursuivis ensuite. [réf. souhaitée]

Ces passages censurés du Talmud sont tout de même connus, car des anciennes versions datant du XIVe siècle ont été retrouvées et parce que la même censure n'a pas eu lieu dans les pays sous contrôle musulman. D'autres textes juifs appelés Toledoth Yeshu, sorte d'évangiles populaires juifs, rapportent des informations équivalentes.

Toutefois, on peut voir que Celse s'est trompé dans le report de ce que lui a indiqué « le juif » qui lui a tout appris:

Pantéra ou Pandera (Panther) n'est pas un soldat romain, mais un homme partant en Babylonie (peut-être pour faire la guerre) alors qu'ils ne sont que fiancés et qui ne revient pas;
le père de Jésus est appelé Joseph ben Pantéra (Joseph, fils de Pantéra) et aussi Pantéra;
Marie n'est pas misérable, elle est même qualifiée de « femme mariée aux rois et empereurs et terminant avec un charpentier »;

On remarque aussi, que Jean Damascène et Épiphane, mentionnent dans leur généalogie de Marie ou de Joseph des aïeux légitimes du nom de Panther[réf. nécessaire].
Marie pour l'islam
Article détaillé : Maryam.
date? refsou
Miniature persane de Marie et Jésus

Maryam, Mariam ou Meryem (en arabe : مريم), est le nom de la mère de Îsâ, le nom de Jésus dans la tradition musulmane (appelé Yeshu dans la tradition juive). Elle est la fille d'ImranC 1, et est aussi appelée « sœur d'Aaron »C 2, par assimilation avec la prophétesse Maryam, fille d'Imran et sœur de Moïse et d'AaronB 4.

Guillaume Dye souligne le fait que Marie, mentionnée une trentaine de fois dans le Coran, l'est plus dans ce texte islamique que dans le Nouveau Testament27. Selon Claude Gilliot, "la place que Marie occupe dans les apocryphes chrétiens, c'est le terreau du Coran28" ; le Protévangile de Jacques par exemple (apocryphe du IIe siècle), fait de Marie un personnage central, et aurait inspiré en particulier le récit de l'Annonciation dans le Coran (sourate 19, versets, 17-21). La sourate 19C 3 porte le nom de Marie.

La mère de Jésus est considérée comme vierge dans le Coran, tournée vers Dieu dès sa naissance, jamais fiancée ou mariée (mais seulement protégée et guidée par Zakarie "Zakaria" (en arabe: زكريا). Le Coran reprend une tradition proche de celle retenue par la « Grande église » sur la conception miraculeuse de Jésus (ou Îsâ) par l'action du souffle de Dieu (Rûh)C 4. Le prophète Mahomet la décrit comme étant l'une des rares femmes ayant atteint le degré de « perfection », à travers sa dévotion intense à Dieu et sa patience lors de l’épreuve de l'enfantement miraculeux, que sa communauté accueillera par la suspicion et l'accusation. Le Coran la présente à l'opposé des femmes maudites de Loth et de Noé, comme l'une des deux femmes bien accueillies au paradis, elle, et la femme de Pharaon de Moise, dans la sourate « Les femmes »C 5 et dans la sourate dite de « la table servie »C 6. Le prophète Mahomet affirme dans un récit que Maryam est la meilleure femme que le monde ait connu29.

Selon Michael Marx, le respect à l'égard de Marie renforce l'image positive de Jésus dans le Coran28.
Marie pour les Bahaï

Les Bahaï vénèrent Marie comme mère de Jésus. Le Livre de la certitude, le premier ouvrage théologique de la religion Bahaï décrit Marie comme « le visage plus beau » et « le visage voilée et immortel ». Il déclare que Jésus « a été conçu du Saint-Esprit »30.
Le culte marial, sujet de controverse
Article détaillé : Culte marial.

Le protestantisme notamment s'est opposé au culte marial.
Les Églises catholique et orthodoxe
Notre-Dame de Vladimir, vers 1130 à Constantinople

Au cours des siècles, de nombreux miracles et "apparitions" ont été attribués à Marie, en particulier dans l'Église catholique, qui n'en a toutefois reconnu que 18 à ce jour. Plusieurs sites d'apparitions mariales sont devenus des lieux de pèlerinages importants (Guadalupe, Lourdes, Fatima). Certains ont revendiqué des guérisons après avoir prié Marie (comme Thérèse de Lisieux lors de sa maladie en 1883). L’Église catholique indique que « par son intercession répétée [Marie] continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. »31.

Les catholiques et orthodoxes vénèrent Marie et n'hésitent pas à la prier pour qu'elle intercède au près de son Fils afin d'obtenir un miracle17.

« En Orient comme en Occident, à partir de la seconde moitié du Ve siècle, c'est-à-dire à l'époque où s'est probablement posée la question du sort final de Marie, le culte des reliques mariales a commencé à se développer ». Étant donné son assomption, la vénération se porte non pas sur les traditionnelles reliques corporelles, mais sur des reliques de contact (vêtements funèbres, ceinture…)32. De nombreuses églises et sanctuaires mariaux revendiquent la possession de ce type de reliques en se fondant sur des récits légendaires issus de traditions probablement originaires de Jérusalem33 : vêtement de la vierge conservée dans l'église de Sainte-Marie des Blachernes (en)34, fuseau de la Vierge au monastère des Hodèges et ceinture dans l'église Théotokos des Chalkopratéia, envoyées par l'impératrice Pulchérie ; chambre à coucher dans la Maison de la Vierge Marie. Avec le commerce médiéval, ces reliques se sont retrouvées dans plusieurs églises d'Occident.
Les Églises protestantes contre le culte marial

Les théologiens protestants soulignent le fait que le culte marial, et certains aspects de la théologie mariale qui le justifient, ne sont étayés par aucun texte biblique. Le pasteur de l'Église réformée Alain Houziaux rend compte de cette divergence dans ces termes : "Il est bien évident que le développement de la théologie mariale n'a pas son fondement dans l'Écriture sainte. Quel problème cela peut-il poser ? Aucun pour l'Église catholique. Pour celle-ci, la source de la vérité promulguée et révélée ne réside pas seulement dans l'Écriture mais aussi dans la Tradition et le Magistère35".

De plus, le protestantisme ne reconnaît pas Marie comme médiatrice, intermédiaire entre le Christ et les hommes ; le culte marial perd ainsi sa justification. Selon Alain Houziaux, dans le catholicisme, "c'est Marie qui a pris la place qui était primitivement dévolue au Christ. Au fond, c'est elle qui est devenue médiatrice, rédemptrice, avocate auprès du Juge suprême. [...] Certes, la théologie [catholique] officielle ne substitue jamais Marie au Christ qui reste unique Médiateur conformément à ce que dit 1 Timothée 2,5. [...] Mais la piété populaire, peut-être parce qu'elle n'a jamais compris et admis la théologie du sacrifice vicaire et rédempteur du Christ, voit en la Vierge Marie l'image du pardon, du salut et de la miséricorde et substitue souvent cette image à celle du Christ trop complexe et incompréhensible puisqu'il est à la fois crucifié et Juge, victime et Tout puissant, homme et Dieu35".

Les chrétiens évangéliques, considèrent Marie comme une simple servante du Seigneur36 qui ne peut donc pas posséder de pouvoir, guérir les gens ou révéler des choses nouvelles. Toujours selon les théologiens évangéliques, les miracles attribués à Marie ne permettent pas de rapprocher quelqu'un du Dieu de la bible et ne peuvent donc être considérés comme étant d'origine divine.
Critique et analyse du culte marial
Iesus Maria, devise des Oratoriens, dans le Temple protestant de l'Oratoire du Louvre

Jean Calvin, dans son Traité des reliques (1543), « énumère les nombreuses reliques dont les églises d’Europe se font les sanctuaires et dont l’amoncellement suffit à les dévaloriser, quand ce n’est pas le ridicule de certaines pièces. Calvin écrit par exemple à propos des Reliques de la Grotte du Lait et donc du lait de Marie vénéré dans les églises, que "tant y a que si la sainte vierge eût été une vache et qu’elle eût été nourrice toute sa vie, à grand peine en eût-elle pu rendre telle quantité37" 38». En effet, d'innombrables couvents et villes exposent, dit Calvin, des fioles contenant du lait de Marie.

Selon Alain Houziaux, pasteur de l'Église réformée, "il y a un conflit profond et fondamental entre la piété populaire (que la dogmatique mariale catholique tente d'assumer) et l'enseignement qu'ont voulu dispenser saint Paul, saint Augustin, Luther et même le Concile de Trente". Comment expliquer ce culte que nombre de croyants vouent à Marie ? "L'idée d'une mère restée vierge constitue un fantasme qui remue profondément notre inconscient et notre imagination. Freud insiste sur l'effroi que suscite chez l'enfant l'idée et l'image qu'il est né d'un coït de ses parents", analyse A. Houziaux. De plus, "le fait que le christianisme se soit construit, à la différence du judaïsme, autour de trois figures masculines (le Père, le Fils et l'Esprit) n'a sans doute pas été étranger au développement du culte de la Vierge Marie et au fait qu'elle ait pu, très tôt être considérée comme une figure céleste. La carence de la Trinité chrétienne en images féminines peut donc expliquer le développement de la mariologie39".

Le refus du culte marial a partie liée dans le protestantisme avec une réhabilitation de la sexualité et avec une conception de la femme différente de celle promue par le catholicisme : en revalorisant "le corps et l'amour charnel, Luther rompait définitivement avec l'idéalisation de la femme dans le culte marial et avec sa diabolisation en tant que pécheresse et séductrice40". "Marie immaculée heurte non seulement la foi des protestants mais elle entre aussi en complète confrontation avec leur idéal féminin. Dès la Réforme, ceux-ci privilégient le mariage au célibat, le travail à la contemplation, et font de la femme, bonne ménagère éduquée, une aide et une alliée de l’homme. La sexualité s’en trouve peu à peu complètement réhabilitée, ouvrant la voie à une évolution plus générale des rapports hommes-femmes. « Ni Ève ni Marie » devient ainsi l’un des slogans de la pensée féministe chrétienne. La formule, utilisée comme titre d’un ouvrage paru à la fin des années 90, exprime le refus de porter « le poids de la faute et de la condamnation » d’Eve, archétype de la femme, ou encore d’être jugée à l’aune du « modèle de soumission » qu’a pu être Marie41".
Notes et références
Notes

↑ a et b

« Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit : « Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. » Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus… Marie dit à l'ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? L'ange lui répondit : Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi« Le Saint Enfant » qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. »

— Lc 1,21-35

« Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : "Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous". »

— Mt 1,18-23
Le prophète dont il est question est Isaïe :

« C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils,et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. »

— Es 7,14
.
↑ :« Anne répondit : « Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je ferai don de mon enfant, garçon ou fille, au Seigneur mon Dieu et il le servira tous les jours de sa vie. » » (Protév. Jc 4,1). « Alors le prêtre : « Joseph, Joseph, dit-il, tu es l'élu : c'est toi qui prendras en garde la vierge du Seigneur. ». Mais Joseph protesta : « J'ai des fils, je suis un vieillard et elle est une toute jeune fille. Ne vais-je pas devenir la risée des fils d'Israël ? » » (Protév. Jc 9,1-2).
↑ Les langues slaves précisent aussi en parlant de frère du premier degré, frère en français moderne, ou frère germain en français vieilli, différent du frère du deuxième degré (équivalent pour les Français à cousin germain)

Références bibliques

↑ Jn 19,25-26
↑ Lc 1,26
↑ Mc 6,3
↑ Ex 15,20 et Nb 26,59.

Références coraniques

↑ Le Coran, « La Défense », LXVI [archive], 12, (ar) التحريم [archive]
↑ Le Coran, « Marie », XIX [archive], 29, (ar) مريم [archive]
↑ Le Coran, « Marie », XIX [archive], (ar) مريم [archive]
↑ « Le Messie, Jésus, fils de Marie, est l'Apôtre de Dieu et son verbe qu'il jeta dans Marie : il est un esprit venant de Dieu.» Le Coran, « Les Femmes », IV [archive], 169, (ar) النساء [archive]
↑ « Les femmes » verset 171
↑ « la table servie » versets 116 et 117.

Autres références

↑ (en) Geoffrey W. Bromiley, The International Standard Bible Encyclopedia, Volume 4, Wm. B. Eerdmans Publishing, 1995, p. 267.
↑ Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Jésus dans le christianisme antique, Labor et Fides, 2009, p. 15
↑ Matthieu 1,18–19.
↑ Matthieu 1,1–17.
↑ Luc 2,23–38.
↑ (en) Geoffrey W. Bromiley, The International Standard Bible Encyclopedia, Volume 4, Wm. B. Eerdmans Publishing, 1995, p. 269.
↑ Enrico Norelli, Marie des apocryphes : Enquête sur la mère de Jésus dans le christianisme antique, Genève, Labor et Fides, 26 février 2009, 177 p. (ISBN 978-2-8309-1340-Cool, p.9.
↑ Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Dieu dans le christianisme antique, Labor et Fides, 2009, p.38-39
↑ Protévangile de Jacques le Mineur, chapitre XX. Ce texte est accessible en ligne gratuitement.
↑ Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Dieu dans le christianisme antique, Labor et Fides, 2009, p. 68.
↑ Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Dieu dans le christianisme antique, Labor et Fides, 2009, p. 85.
↑ Simon Claude Mimouni, Dormition et assomption de Marie. Histoire des traditions anciennes, Éditions Beauchesne, 1995, p. 588-590
↑ Pierre Maraval, Lieux saints et pèlerinages d'Orient : histoire et géographie des origines à la conquête arabe, Cerf, 1985, p. 264.
↑ Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête dur la mère de Dieu dans le christianisme antique, Labor et Fides, 2009, p.105. Ces textes ont été étudiés aussi, notamment, par M. Van Esbroeck dans "Les textes littéraires sur l'Assomption avant le Xe siècle", in Les Actes apocryphes des apôtres. Christianisme et monde païen, Labor et Fides, 1981, p.265-285, et par Stephen Shoemaker dans Ancient Traditions of the Virgin Mary's Dormition and Assumption, Oxford UP, 2002.
↑ Jean Longère, La Vierge Marie dans l'enseignement de la théologie et la catéchèse mariale adulte : communications présentées à la 58e Session de la Société française d'études mariales, vol. 58, sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes, Mediaspaul Éditions, 2001, 266 p. (ISBN 9782712208417), p. 25.
↑ Francesco Rossi de Gasperis, Marie de Nazareth : icône d'Israël et de l'Église, vol. 64, Parole et Silence, 15 mars 2004, 139 p. (ISBN 9782845732285).
↑ a et b Catéchisme de l'Église catholique : Édition définitive avec guide de lecture, Italie, Bayard/Cerf/MAME, 2013, 845 p. (ISBN 9-782718-908533, lire en ligne [archive]), N°971.
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↑ (en) « Comparing Christian Denominations - Beliefs (Part 1) » [archive], sur christianity.about.com, About Religion (consulté le 29 décembre 2014).
↑ (en) « What does The United Methodist Church teach about the Immaculate Conception and the Virgin Birth? » [archive], sur umc.org, United Methodist Church (consulté le 29 décembre 2014).
↑ Enrico Norelli, Marie des Apocryphes, Labor et Fides, 2009, p. 46
↑ Enrico Norelli, Marie des Apocryphes. Enquête sur la mère de Jésus dans le christianisme antique, Labor et Fides, 2009, p. 51. Pour cette version des faits contemporaine de Jésus, Norelli renvoie aux ouvrages de J. Schaberg, The Illegitimacy of Jesus, 2006, et de M. Smith, Jesus the Magician, 1978.
↑ Enrico Norelli, Marie des Apocryphes, Labor et Fides, 2009, p. 52.
↑ Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Dieu dans le christianisme antique, Labor et Fides, 2009, p. 97.
↑ a, b et c Simon-Claude Mimouni, Les Chrétiens d'origine juive dans l'Antiquité, Paris, Albin Michel, 10 novembre 2004, 261 p. (ISBN 978-2226154415), p. 109.
↑ Jésus et l'islam. Documentaire de Jérôme Prieur et Gérard Mordillat diffusé sur Arte en 2015 ; 3e épisode.
↑ a et b Jésus et l'islam. Documentaire de Jérôme Prieur et Gérard Mordillat diffusé sur Arte en 2015, 3e épisode.
↑ « Jésus » [archive], sur islammedia.free.fr (consulté le 23 mars 2016)
↑ « The Kitáb-i-Íqán » [archive], sur reference.bahai.org, Baha'i Reference Librairy (consulté le 29 décembre 2014). Source: US Bahá’í Publishing Trust, 1989 pocket-size edition Pages: 257.
↑ Catéchisme de l'Église catholique : Édition définitive avec guide de lecture, Italie, Bayard/Cerf/MAME, 2013, 845 p. (ISBN 9-782718-908533, lire en ligne [archive]), N°969.
↑ Simon Claude Mimouni, Dormition et assomption de Marie : histoire des traditions anciennes, Éditions Beauchesne, 1995, p. 599
↑ Simon Claude Mimouni, Dormition et assomption de Marie : histoire des traditions anciennes, Éditions Beauchesne, 1995, p. 615-616
↑ Cette relique, rapportée de Palestine vers 472 par deux patrices, est déposée dans une châsse et placée dans cette église sur ordre de l'empereur Léon I. Cf. Pierre Maraval, Lieux saints et pèlerinages d'Orient : histoire et géographie des origines à la conquête arabe, Cerf, 1985, p. 98.
↑ a et b Alain Houziaux, "Le culte de la vierge Marie, pourquoi ?", http://protestantsdanslaville.org/documents-archive/M34.htm [archive]
↑ Bible|Lc|1|38 ; http://www.gotquestions.org/Francais/apparitions-de-Marie.html%7Ctitre=Les [archive] apparitions de Marie, telles que Notre Dame de Fatima, sont-elles de véritables messages de la part de Dieu ?|série=|auteur=|lien auteur=|coauteurs=|jour= |mois=|année=|site=gotquestions.org|éditeur=Got Question ?|page=|citation=|en ligne le=|consulté le=19 décembre 2014|
↑ Jean Calvin, Traité des reliques, texte présenté par Irena Backus, Genève : Labor et fides ; Paris : diff. du Cerf, 2000, quatrième de couverture, http://www.laboretfides.com/?page_id=3&product_id=80001 [archive]
↑ Irena Backus, dans Jean Calvin, Traité des reliques, texte présenté par Irena Backus, Genève : Labor et fides ; Paris : diff. du Cerf, 2000, quatrième de couverture, http://www.laboretfides.com/?page_id=3&product_id=80001 [archive]. Calvin consacre un chapitre aux "Reliques de la sainte Vierge Marie" : "De ses cheveux, il y en a à Rome, à Sainte-Marie sur Minerve, à Saint-Salvador en Espagne, à Macon, à Cluny, à Noërs, à Saint-Flour, à Saint-Jaquerie, et en autres plusieurs lieux. Du lait, il n'est jà métier de nombrer les lieux où il y en a, et aussi ce ne serait jamais fait; car il n'y a si petite villette ni si méchant couvent, soit de moines, soit de nonnains, où l'on n'en montre"
↑ Alain Houziaux, "Le culte de la Vierge Marie, pourquoi ?", http://protestantsdanslaville.org/documents-archive/M34.htm [archive]
↑ Liliane Crété, Le protestantisme et les femmes : aux origines de l'émancipation, Labor et Fides, 1999, p.41.
↑ Sarah Scholl, "Marie dans le protestantisme, ou l’apprivoisement d’une figure féminine", La Vie Protestante, mai 2013, n°4, http://www.vpge.ch/marie-dans-le-protestantisme/ [archive]

Annexes
Bibliographie
Ouvrages

Raymond Leopold Bruckberger, Marie, mère de Jésus-Christ, Albin Michel, 14 mars 1991, 212 p.
Elian Cuvillier, Marie. Qui donc es-tu ? Un regard protestant, Bière, Cabédita, 2015 (2e éd.).
Touche pas à ma Mère ! : Marie, vierge toujours, coll. « Sarment », 1er juin 2005, 201 p. (ISBN 978-2-86679-408-Cool.
Groupe des Dombes, Marie dans le dessein de Dieu et la communion des saints. Dans l’histoire et l’Écriture. Controverse et conversion, Groupe des Dombes, 1998 et 1999 (ISBN 978-2227310926). Les 2 ouvrages ont été réunis en un volume.
Michel Dousse, Marie la Musulmane, Albin Michel, coll. « L'islam des lumières », avril 2005 (ISBN 978-2226159038), p. 267.
André Dumas et Francine Dumas, Marie de Nazareth, Labor et Fides, 1989.
Réginald Garrigou-Lagrange, La Mère du Sauveur et notre vie intérieure, 7 octobre 2004 (1re éd. 1941, éditions de L'Abeille, Lyon) (ISBN 978-2845193710).
Jean Guitton, La Vierge Marie, Paris, Montaigne, 1961 (1re éd. 1949), 254 p..
Jean-Paul II, Le Rosaire de la Vierge Marie : Lettre apostolique du Pape Jean-Paul II à l'Episcopat, au clergé et aux fidèles sur le Rosaire, Salvator, 20 octobre 2002, 52 p. (ISBN 978-2706703348).
Marie-Joseph Le Guillou, Marie, Parole et Silence, coll. « MJ LE GUILLOU », 25 mai 2007, 184 p. (ISBN 978-2845735774).
Vladimir Lossky et Saulius Rumsas, Essai sur la théologie mystique de l'Église d'Orient, Cerf, coll. « Patrimoines Orthodoxie », 13 janvier 2005 (1re éd. 1944) (ISBN 978-2204071864).
Bertrand de Margerie, Le Cœur de Marie, cœur de l'Église : Essai de synthèse théologique, Téqui, 2000 (1re éd. 1967).
Cardinal Carlo Maria Martini, Marie souffre encore, coll. « Prier Marie Poc », 20 mars 1998 (ISBN 978-2850497391).
Simon Claude Mimouni, Dormition et assomption de Marie : Histoire des traditions anciennes, Beauchesne, 1997
Hendro Munsterman, Marie corédemptrice ?, éditions du Cerf, 2006
Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Jésus dans le christianisme antique, Genève, Labor et Fides, 2009, p.9 (ISBN 978-2-8309-1340-Cool Aperçu sur Google books [archive]
Jaroslav Pelikan, Mary Through the Centuries: Her Place in the History of Culture, Yale University Press, 1996 ISBN 0-300-06951-0 ISBN 9780300069518
Karl Rahner, Marie Mère du Seigneur, Éditions de l’Orante, 1964.
Joseph Ratzinger, Hans Urs Von Balthasar, Marie, première Église, Médiaspaul, 1998
Edward Schillebeeckx, o.p., Marie, mère de la Rédemption, Cerf, 1963
Max Thurian, Marie, mère du Seigneur, figure de l'Église, Presses de Taizé, 1970

Articles

Alain Houziaux, « Le culte de la vierge Marie, pourquoi ? » [archive], sur protestantsdanslaville.org, Protestants dans la Ville,‎ 5 octobre 2005 (consulté le 19 décembre 2014).
Élie Mélia, Cahier d'Orgemont, vol. 58, novembre-décembre 1966 (lire en ligne [archive]), p. Marie dans l'Église orthodoxe. Exposé de l'archiprêtre Élie Mélia dans le cadre des rencontres du Groupe d'échanges et de travaux œcuméniques.

Articles connexes

Mariologie
Culte marial
Prières mariales
Jésus de Nazareth
Joseph (Nouveau Testament)
Protévangile de Jacques
Représentation artistique de la Vierge Marie
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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 3:37

Le culte marial, ou dévotion mariale, est la vénération que les catholiques et les orthodoxes portent à Marie (mère de Jésus). Dans les traditions catholique et orthodoxe, ce culte est appelé « hyperdulie » selon la définition qu'en a donnée le concile de Trente. Le protestantisme, pour sa part, respecte Marie pour son exemplarité et pour son rôle dans l'économie du salut, mais ne lui voue pas de culte particulier.

Les premiers siècles

Pour de nombreux spécialistes de l'Antiquité1, Marie « mère de Dieu » aurait hérité purement et simplement des symboles et des fonctions de Cybèle, Mater magna, « Mère des dieux » : « Marie viendrait remplir une case laissée vide par la défaite et l'exil des divinités féminines, Isis et Cybèle surtout2. » À la différence de ces historiens, Philippe Borgeaud met l'accent sur le contexte religieux commun dans lequel baignent les deux figures de Cybèle et de Marie, et qui explique leurs ressemblances. Ainsi, « le discours sur la chasteté [qui occupe une place centrale dans le culte marial comme dans le culte de Cybèle] relève de préoccupations qui sont partagées, au IIe siècle de notre ère, par des milieux cultivés dans l'ensemble des communautés méditerranéennes, chrétiennes ou non chrétiennes3 ».

De fait, « le christianisme victorieux finit par asseoir Marie, la Mère de Dieu, sur un trône qui ressemble étonnamment à celui de la Mère des dieux , tout en recherchant, derrière l'image hiératique de la souveraine céleste, les émotions d'une mère aimante et souffrante4 ». Le danger d'une divinisation de Marie, et d'une confusion entre Marie « mère de Dieu » et Cybèle mère des dieux sous-tend la polémique au concile d'Ephèse entre Nestorius, patriarche de Constantinople, qui aurait voulu que l'on appelât Marie « Christotokos », « mère du Christ », plutôt que Theotokos, « mère de Dieu », et Cyrille d'Alexandrie, partisan de cette dernière appellation. Ce danger de fusion n'était nulle part plus manifeste qu'à Byzance, comme le montrent les travaux de Vasiliki Limberis5.
Le concile d'Éphèse (en 431)
Article détaillé : Concile d'Éphèse.

Le concile œcuménique d'Éphèse a défini le rôle de Marie de Nazareth, mère de Jésus, comme « Mère de Dieu » (Theotokos), ce qui n'en fait pas l'égale de Dieu.
Moyen Âge
Dormition de la Vierge, église abbatiale de Fécamp, XVe siècle

L'iconographie médiévale montre que, dans la religion catholique, la Vierge est indissociable du Christ : chaque église possède ou possédait sa statue de la Vierge à l'Enfant, et les autres thèmes les plus fréquents sont ceux de la Nativité et de la Fuite en Égypte. Mais en même temps la Vierge acquiert un statut de reine, présent dans de nombreux écrits, et saint Bernard transforme en litanies de la Vierge les versets amoureux du Cantique des Cantiques, appliquant à Marie toutes les métaphores contenues dans le texte biblique et transposant sur le plan religieux la dame inspiratrice de l'amour courtois6. De très nombreuses églises et cathédrales lui sont consacrées, sous le vocable de Notre-Dame. La cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay, sanctuaire marial, fut l'un des lieux de pèlerinage les plus importants du Moyen Âge et de la Renaissance.
Renaissance

De plus, les cisterciens développent la dévotion du Rosaire, reprise ensuite par les dominicains, transformée en fête religieuse au XVIe siècle, après la victoire de Lépante (1571). Car la Vierge est maintenant perçue dans le catholicisme comme « Secours des Chrétiens » en difficulté. La Réforme met en question les excès du culte des saints et de la Vierge-Marie en particulier. C'est donc la Vierge qui mènera le combat spirituel contre les réformés. Les retables du Rosaire se multiplient, tout comme les représentations de l'Immaculée Conception et celles de l'Assomption, sans compter les innombrables miracles peints notamment sur les ex-voto.

Dans l'Occident latin, le mois de mai est dédié à Marie, semble-t-il, depuis le XIIIe siècle. On raconte que saint Philippe Néri (1536-1595) avait l'habitude de rassembler les enfants, le 1er mai, autour d'un petit autel de Marie. Mais c'est au XVIIIe siècle, que se répandit la coutume d'une célébration familiale du mois de Marie, à l'instigation des Jésuites. Le pape Pie VII, en 1815, approuve officiellement la pratique de cette dévotion.

Les Églises issues de la Réforme protestante ont quant à elles abandonné le culte marial dès le XVIe siècle, en même temps que le culte des saints7.
Miracles et apparitions
Ex-voto dédié à la Vierge
Article détaillé : Apparitions mariales.

L'Église catholique ne reconnaît qu'une quinzaine d'apparitions mariales.

Pendant son pontificat, Libère (352-366), à la suite de l'offre d'un mécène de construire une chapelle dédiée à Marie de Nazareth, aurait vu cette dernière en un songe lui indiquer le lieu où il devrait construire l'édifice8. La basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome fut construite par la suite sur le lieu de cette chapelle Sainte-Marie-des-neiges.

Au Moyen Âge, les miracles attribués à la Vierge se multiplient et sont publiés dans de nombreux recueils, l'un des plus célèbres étant les Miracles de Notre Dame de Gautier de Coincy, au début du XIIIe siècle. Souvent, ces miracles aboutissent à la construction d'églises ou d'ermitages, où d'autres miracles auraient lieu par la suite.

Notre-Dame de Guadalupe aurait ordonné la construction d'une église en 1531 à un pauvre Indien à Tepeyac au Mexique.

Lors d'une apparition de 1664 à Saint-Étienne-le-Laus, Marie se serait présentée à Benoîte Rencurel, une bergère de 17 ans et aurait dit : « Je suis Dame Marie, la Mère de Jésus. »

Au mois de mai 1682, la Madone se serait présentée à la jeune Madeleine Serre et lui aurait demandée de construire une chapelle après que cette dernière tomba dans un trou. La chapelle Saint-Bernard est finalement construite en août 1689.

Dans la plupart des apparitions précédentes, la Vierge apparaissait généralement en rêve. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, elle apparaîtrait « en personne » en divers endroits : à Paris, rue du Bac à Catherine Labouré le 18 juillet 1830 (on y construisit par la suite la chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse), à La Salette en 1846, à Lourdes à Bernadette Soubirous (1858), à Pellevoisin en 1876, à Pontmain en 1871, à Knock en 1879, puis en 1917 à Fátima, où elle apparaît à trois jeunes bergers portugais. Elle se présente comme la Vierge des Pauvres à Banneux de janvier à mars 1933. La Sainte Vierge se fait aussi appeler Notre-Dame de la Prière lors de ses apparitions à l'église Saint-Gilles de l'Île-Bouchard en 1947. Des apparitions mariales sont rapportées à Garabandal en 1961 mais ne sont pas reconnues par l'évêque local. En avril 1968, la Vierge Marie est apparue devant la télévision égyptienne à Zeitoun, des apparitions qui ont duré trois ans. En 1969, elle apparaît à Akita au Japon ; ces apparitions sont reconnues par l'évêque. Plus récemment, elle serait encore apparue à partir de 1981 à des jeunes gens de Međugorje, petit village de Bosnie-Herzégovine. Ces apparitions n'ont pas non plus été reconnues par l'Église. D'autres miracles sont depuis signalés à Kibeho en 1981, à Soufanieh en 1982, à San Nicolás en 1983, à Betania en 1984 et à Civitavecchia en 1995.
Prières mariales
Statue de la Vierge, Alsace

Beaucoup de prières catholiques s'adressent à la Vierge Marie. Le rosaire, composé de quatre chapelets (trois seulement si l'on ne récite pas les mystères lumineux), a un caractère essentiellement marial, ce qui ne lui enlève en rien son caractère christocentrique, selon Jean-Paul II dans Rosarium Virginis Mariae.

Le Je vous salue Marie (Ave Maria) est la prière mariale la plus fréquemment dite car reprenant directement des passages du Nouveau Testament.
Le Sub Tuum Praesidium (IIIe siècle) est certainement la plus ancienne prière non scripturaire connue adressée à la Vierge Marie.
L'Angélus évoque l'épisode de l'Annonciation et reprend les paroles d'acceptation de Marie et l'ange Gabriel. Cette prière prise au lever du jour, à midi et le soir, est remplacée entre Pâques et la Pentecôte par le Regina Cæli, qui la nomme à la lumière des fêtes pascales qu'elle est la reine du ciel et proclame la Résurrection de son Fils.
Le Salve Regina est une prière qui demande à Notre Dame la compassion, la miséricorde, la consolation, l'espoir et le salut. L'Évangile enseigne que Marie a aussi improvisé un cantique, le Magnificat.
Le Stabat Mater médite sur Marie en larmes, au cœur symboliquement transpercée d'un glaive (selon la prédiction de Syméon), en contemplant son Fils crucifié ; ceci est redit dans la constitution apostolique Munificentissimus Deus.
Les Litanies de Lorette.

Mariolâtrie

Le culte et vénération de la Vierge Marie sont parfois poussés si loin, surtout dans la tradition catholique, qu'ils sont perçus comme « adoration » de Marie, donnant implicitement un statut divin à la mère de Jésus, qui agirait et accorderait des faveurs spirituelles ou autres avec un pouvoir divin propre. Elle serait l'égale de Dieu9.

Par dépréciation, cette attitude est appelée « mariolâtrie »10 par ses adversaires, quelle que soit leur confession chrétienne. Le terme est péjoratif et n'a rien à voir avec la théologie mariale – appelée mariologie – dont le champ d'études et de réflexion est la place de Marie dans l'histoire du salut de l'homme.

Depuis le concile de Trente au XVIe siècle, l'Église catholique a introduit une distinction entre cultes de latrie, de dulie, et d'hyperdulie11. Le culte d'hyperdulie (du grec ancien υπέρ / hyper, au-dessus, et δουλεία / douleia, servitude), est le culte rendu à la Vierge Marie, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges (dulie). Ce terme est distingué de celui d'adoration (ou latrie) qui ne convient que pour Dieu.

En théologie l'excès a porté certains théologiens à parler de Marie comme « corédemptrice »12. Le concile Vatican II a délibérément évité d'employer ce terme. Le rédempteur unique est Jésus-Christ, fils de Dieu et de Marie.
Notes et références

↑ Voir le résumé des positions des historiens à ce sujet Ph. Borgeaud, La Mère des dieux, de Cybèle à la Vierge Marie, Seuil, 1996, p.9-10
↑ Ph. Borgeaud, La Mère des dieux, de Cybèle à la Vierge Marie, Seuil, 1996, p.9-10.
↑ Ph. Borgeaud, La Mère des dieux, de Cybèle à la Vierge Marie, Seuil, 1996, p.177. Rappelons que les prêtres de Cybèle étaient châtrés
↑ Ph. Borgeaud, La Mère des dieux, de Cybèle à la Vierge Marie, Seuil, 1996, p.173.
↑ V. Limberis, Divine Heiress [La Divine héritière]. The Virgin Mary and the Creation of the Christian Constantinople, Londres, New Yok, 1994.
↑ Jacqueline Kelen, Les Femmes de la Bible, éd. Albin Michel, 1984
↑ Hans Küng, Ist die Kirche noch zu retten ?, éd. Piper, 2011
↑ Pope Liberius (352-366) had a very unusual dream which eventually determined the site on which this basilica was to be built. On the 5th August, during the worst days of a Roman summer, early in the morning, the Esquiline hill was found covered with snow. Pope Liberius' dream had informed him beforehand about this episode, where this snow was to appear, that was to be the site reserved for Mary's church in Rome. These are the origins of this title ‘Sancta Maria ad Nives F.G. Holweck, Fasti Mariani, 341-344; Jos. Lupi, Our Lady in the Early Church in Melita Theoloaica VI, No 2 (Malta 1953), 79-97; G. Medica, I Santuari Mariani d'Italia, Rome 1965, p. 164 165
↑ Michel Dubost, Stanislas Lalanne, Nouveau Théo tome 4- la foi catholique, Fleurus, 2011 (lire en ligne [archive])
↑ Par association avec le mot « idolâtrie », qui, dans le christianisme, est l'adoration d'images fausses de Dieu.
↑ Dulie et hyperdulie dans l'Encyclopædia Universalis [archive]
↑ Bernard Sesboüé SJ, « Peut-on encore parler de Marie ?», dans Christus, nº 183, janvier 1999, p. 264-273.

Articles connexes

Liste des fêtes mariales
Marialis Cultus
Mariologie

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Marie
Marie (mère de Jésus) Mariologie • Culte marial • Marialis cultus • Hyperdulie • Rosa Mystica • Rosaire • Immaculée Conception • Annonciation • Visitation • Virginité perpétuelle • Nativité • Théotokos • Assomption • Dormition • Joachim • Anne • Joseph • Bethléem • Nazareth • Fille de Sion • Notre-Dame du Carmel • Femme de l'Apocalypse
Représentations artistiques Vierge de miséricorde • Vierge enceinte • Vierge à l'Enfant • Galaktotrophousa • Vierge au chardonneret • Pietà • Vierge noire • Cathédrale de Chartres • Liste de sanctuaires mariaux (France)
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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 3:37

Sub Tuum Praesidium ou en français : Sous l'abri de ta miséricorde est une prière catholique dédiée à la Vierge Marie. C'est la plus ancienne prière adressée à Notre-Dame (si l'on excepte le Magnificat qui est mis dans la bouche de Marie dans l'Evangile de Luc). Son texte fut retrouvé sur un papyrus égyptien écrit en grec et daté du IVe siècle1 ; on peut trouver écho aux paroles de cette hymne dans Cantiques 6:10, Esther 5:2,3 et Esther 9:22.

L'antienne a été employée dans la liturgie copte de Noël. Elle est aussi connue des rites byzantin, ambrosien & romain.

Dans le rite byzantin, elle constitue la dernière hymne de l'office de vêpres en Carême. Dans la tradition russe, elle est aussi chantée à dévotion très souvent hors du Carême, avec l'invocation «Пресвѧтаѧ Богородице спаси насъ» ("Très-Sainte Mère de Dieu, sauve nous") ajoutée à la fin. Parmi les mises en musique, celle de Dimitri Bortnianski est la plus en faveur.

Dans le rite ambrosien, elle est chantée comme 19e antienne de la procession de la fête de la Purification de la Sainte Vierge le 2 février, procession qui comporte également d'autres antiennes d'origine grecque. Le texte ambrosien est une traduction en latin différente de celle du rite romain : "Sub tuam misericórdiam confúgimus, Dei Génitrix : ut nostram deprecatiónem ne indúcas in tentatiónem, sed de perículo líbera nos, sola casta, et benedícta." La 20e antienne de la même procession qui suit comporte du reste un texte assez similaire : "Sub tuam protectiónem confúgimus, ubi infírmi suscepérunt virtútem, et propter hoc tibi psállimus, Dei Génitrix vera."

Dans le rite romain, elle est employée comme antienne au Nunc Dimittis des complies du Petit Office de la Sainte Vierge. Elle fut introduite dans l'office divin à l'époque médiévale. Parfois elle est priée avec les Litanies à la Sainte Vierge comme dans la procession du vœu de Louis XIII au propre du diocèse de Paris. Du reste, dans l'ancien rite parisien, elle était aussi une antienne à dévotion pouvant se chanter à la fin des Complies après la Pentecôte. Parmi les compositeurs l'ayant mise en musique, on pourra citer celle de Marc-Antoine Charpentier, et les 10 versions de Jan Dismas Zelenka ZWV 157. Comme la plupart des prières adressées à la Sainte Vierge, une indulgence partielle est accordée au fidèle qui la récite pieusement.

Sub Tuum Praesidium est également la devise du diocèse de Mont-Laurier.

Le texte de la prière
Latin

Sub tuum praesidium confugimus,
sancta Dei Genitrix.
Nostras deprecationes ne despicias
in necessitatibus,
sed a periculis cunctis
libera nos semper,
Virgo gloriosa et benedicta.
Français
Sous l'abri de ta miséricorde,
nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières
quand nous sommes dans l'épreuve,
mais de tous les dangers
délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse et bénie.
Amen.

King Crimson "Cirkus" (1970.9) Wessex Sound Studios, London, UK
https://www.youtube.com/watch?v=-Typxim9mY8

Ecrit de
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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 3:38

Symbiosis et Salve Regina
King Crimson "Cirkus" (1970.9) Wessex Sound Studios, London, UK
https://www.youtube.com/watch?v=-Typxim9mY8

L'antienne Salve Regina est une prière catholique, en latin, dédiée à la Vierge Marie. Elle est chantée et appartient au répertoire du chant grégorien. Son incipit littéraire (qui sert de titre) signifie Salut, ô Reine en français.

Sommaire

1 Historique
2 Le texte de la prière
2.1 Latin (texte commun)
2.2 Français
2.3 Français (variante)
3 Notes et références
4 Liens externes

Historique

Guillaume Durand, l'un des auteurs liturgiques les plus importants du Moyen Âge, l'a cependant attribuée à Pierre de Monsoro, évêque de Compostelle, en Espagne. D'autres l'ont aussi attribuée à Adhémar, l'évêque du Puy-en-Velay qui fut le premier à demander la permission d'aller en Croisade1. Parfois, le compositeur est attribué à Herman de Reichenau.

Mais, il n'existe aucun manuscrit avant le XIIe siècle2. Les frères dominicains ont commencé à l'utiliser pendant l'office des Complies en 1221 ; les cisterciens, eux, la prient depuis 1251. Les chartreux la chantent chaque jour lors des Vêpres depuis le XIIe siècle. Il est cependant probable que la première version des chartreux est plus ancienne : « Salve Regina misericordiæ ... Vitæ dulcedo (douceur de vie) »2 (voir aussi Rite cartusien).

De nos jours, le manuscrit le plus ancien de celle-ci reste le dit antiphonaire cistercien de Moromond copié vers 1175 et destiné au diocèse Milan (Bibliothèque nationale de France, nouvelles acquisitions latines no 1412), dans lequel l'antienne était réservée à l'hymne Benedictus ou Magnificat lors de grandes fêtes mariales. Mais il est possible que la datation puisse remonter en 1135, une procession mariale d'après Pierre le Vénérable3.
Basilique Notre-Dame d'Avioth

Saint Bernard serait l'auteur des trois dernières invocations : O Clemens, O Pia, O Dulcis Virgo Maria. En effet, d'après les récits de ses miracles, il se trouvait dans la cathédrale de Spire (Speyer), en Allemagne, en présence de tout le clergé, quand il se mit trois fois à genoux, disant à chaque agenouillement l'une des trois invocations. L'Église aurait ensuite décidé d'incorporer ces prières à la fin du Salve4.

Selon une autre tradition, il se trouvait dans la basilique Notre-Dame d'Avioth (actuellement dans le département de la Meuse) quand il chanta le Salve Regina pour la première fois5. D'autres sources attribuent au saint la composition de toute l'antienne.

Le réformateur du XVIe siècle Martin Luther trouvait que cette prière exagérait le rôle de Marie dans l'histoire du salut de l'âme6. De fait, dans l'Église catholique, le langage de la dévotion n'est pas le même que celui des dogmes et cela put l'irriter. Au XVIIe siècle, les jansénistes ont voulu changer certaines paroles de la prière.

On raconte que Christophe Colomb l'a chantée avec les Indiens d'Amérique. Le pape Léon XIII a prescrit sa récitation, notamment à la fin des messes basses (fin du XIXe siècle). De nombreux compositeurs l'ont mise en musique, sans forcément tenir compte du motif musical original. Citons, au XVIIIe siècle, les noms d'Antonio Vivaldi et de Giovanni Battista Pergolesi (en français Jean-Baptiste Pergolèse). Le Salve Regina de Francis Poulenc, écrit dans un temps de souffrances (1941) est resté célèbre.

Le jour de son exécution, le 27 mai 1610, François Ravaillac, assassin de Henri IV demanda au greffier « si le peuple p[ouvait] chanter le Salve Regina. » Et ce dernier y consentit.

Un usage liturgique traditionnel veut qu'on incline la tête en prononçant les noms de Jésus et Marie, par respect pour leurs personnes.
Le texte de la prière
Salve Regina.png
Latin (texte commun)

Salve, Regina, mater misericordiae. Vita, dulcedo et spes nostra, salve.
Ad te clamamus, exsules filii Hevae.
Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, Advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte.
Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende.
O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria ! Amen.

Français

Salut, Reine, Mère de Miséricorde, notre Vie, notre Douceur, et notre espérance, salut.
Vers toi nous élevons nos cris, pauvres enfants d'Ève exilés.
Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Tourne donc, ô notre Avocate, tes yeux miséricordieux vers nous.
Et, Jésus, le fruit béni de tes entrailles, montre-le nous après cet exil.
Ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie ! Amen.

Français (variante)

Salut, ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre espérance, salut !
Enfants d'Ève exilés, nous crions vers vous ;
Vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Ô vous notre avocate, tournez vers nous vos yeux compatissants.
Et, après cet exil, faîtes-nous voir Jésus, le fruit béni de vos entrailles.
Ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie ! Amen.

Notes et références

↑ il existe une grande plaque dans la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay avec le texte intégral de Salve Regina, mentionnant l'évêque Adhémar : « SALVE REGINA, Prière attribuée à l'évêque du Puy Adhémar de Monteil (XIe siècle) » ; revisité et confirmé le 26 mars 2016.
↑ a et b Daniel Saulnier (docteur en musicologie médiévale), Session de chant grégorien III (2005) http://palmus.free.fr/session_2005.pdf [archive], p. 45 ainsi que sa note no 30
↑ Thèse de doctorat de Dom Daniel Saulnier (2005) http://palmus.free.fr/These/These-Titre.htm [archive] 1.3.7 (L'antienne de dévotion)
↑ Voir les pages 75 et 76 des Petits Bollandistes : [1] [archive] et [2] [archive].
↑ Site officiel de Notre-Dame d'Avioth [archive] : « La tradition veut que le Salve Regina ait été chanté pour la première fois par saint Bernard en visite à l'abbaye d'Orval, et de passage à Avioth. »
↑ (en) Salve Regina, University of Dayton [archive]

Liens externes

Autre partition, plus connue [archive]
Salve Regina selon la partition figurant dans le lien ci-dessus [archive]
Salve Regina selon la partition figurant dans cet article [archive]

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Prières catholiques
Prières liturgiques Agnus Dei • Confiteor • Credo : Symbole des apôtres, Symbole de Nicée • Gloire à Dieu • Gloire au Père • Kyrie • Notre Père • Prière eucharistique • Prière universelle • Sanctus • Tantum Ergo • Te Deum • Veni Creator Spiritus Emblem of the Papacy
Prières mariales Alma Redemptoris Mater • Angélus • Ave Maris Stella • Ave Regina • Je vous salue Marie • Magnificat • Prière de l'ange de Fatima • Regina Cœli • Rosaire • Salve Regina • Sous l'abri de ta miséricorde • Souvenez-vous
Litanies Litanies des saints • Litanies de Lorette • Litanies du Saint-Nom de Jésus (en) • Litanies du Sacré-Cœur
Neuvaines Neuvaine de la grâce • Neuvaine à la Miséricorde Divine • Neuvaine à saint Michel (en)
Chapelets Chapelet de la Divine Miséricorde • Chapelet à saint Michel • Chapelet des Cinq Plaies • Chapelet des Cinq Plaies de Jésus
Autres prières Acte de contrition • Acte de foi • Acte d'espérance • Acte de charité • Action de grâce après la communion • Adoration eucharistique • Adoro Te devote • Anima Christi • Angele Dei • Ave Verum Corpus • Bénédicité • Benedictus • Chemin de croix • Louanges divines • Nunc dimittis • O salutaris Hostia • Prière de saint François • Prière de saint Patrick • De profundis • Miserere • Requiem • Symbole d'Athanase • Veni Sancte Spiritus

"Symbiont" redirects here. For the company, see Symbiont (company). For the Trill symbionts in Star Trek, see Dax (Star Trek).
"Symbiology" redirects here. For use of things that represent other things by association, resemblance, or convention, see Symbology.
This article is about the biological phenomenon. For the Marvel characters, see Symbiote (comics). For other uses, see Symbiosis (disambiguation).
In a symbiotic mutualistic relationship, the clownfish feeds on small invertebrates that otherwise have potential to harm the sea anemone, and the fecal matter from the clownfish provides nutrients to the sea anemone. The clownfish is additionally protected from predators by the anemone's stinging cells, to which the clownfish is immune. The clownfish also emits a high pitched sound that deters butterfly fish, which would otherwise eat the anemone.[1]

Symbiosis (from Greek συμβίωσις "living together", from σύν "together" and βίωσις "living")[2] is a close and often long-term interaction between two different biological species. In 1877 Albert Bernhard Frank used the word symbiosis (which previously had been used to depict people living together in community) to describe the mutualistic relationship in lichens.[3] In 1879, the German mycologist Heinrich Anton de Bary defined it as "the living together of unlike organisms."[4][5]

The definition of symbiosis has varied among scientists. Some advocated that the term "symbiosis" should only refer to persistent mutualisms, while others thought it should apply to any type of persistent biological interaction (in other words mutualistic, commensalistic, or parasitic).[6] After 130 years of debate,[7] current biology and ecology textbooks now use the latter "de Bary" definition or an even broader definition (where symbiosis means all species interactions), with the restrictive definition (where symbiosis means mutualism only) no longer used.[8]

Some symbiotic relationships are obligate, meaning that one or both of the symbionts entirely depend on each other for survival. For example, in lichens, which consist of fungal and photosynthetic symbionts, the fungal partners cannot live on their own.[4][9][10][11] The algal or cyanobacterial symbionts in lichens, such as Trentepohlia, can generally live independently, and their symbiosis is therefore facultative (optional).

Symbiotic relationships include those associations in which one organism lives on another (ectosymbiosis, such as mistletoe), or where one partner lives inside the other (endosymbiosis, such as lactobacilli and other bacteria in humans or Symbiodinium in corals).[12][13] Symbiosis is also classified by physical attachment of the organisms; symbiosis in which the organisms have bodily union is called conjunctive symbiosis, and symbiosis in which they are not in union is called disjunctive symbiosis.[14]

Very often, symbiosis is considered a type of mutualism.
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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 3:38

In biology, tissue is a cellular organizational level intermediate between cells and a complete organ. A tissue is an ensemble of similar cells from the same origin that together carry out a specific function. Organs are then formed by the functional grouping together of multiple tissues.

The study of tissue is known as histology or, in connection with disease, histopathology. The classical tools for studying tissues are the paraffin block in which tissue is embedded and then sectioned, the histological stain, and the optical microscope. In the last couple of decades, developments in electron microscopy, immunofluorescence, and the use of frozen tissue sections have enhanced the detail that can be observed in tissues. With these tools, the classical appearances of tissues can be examined in health and disease, enabling considerable refinement of medical diagnosis and prognosis.

Contents

1 Animal tissues
1.1 Connective tissue
1.2 Muscle tissue
1.3 Nervous tissue
1.4 Epithelial tissue
1.5 Mineralized tissue
2 Plant tissues
2.1 Meristematic tissues
2.2 Permanent tissues
2.2.1 Simple tissues
2.2.1.1 Parenchyma
2.2.1.2 Collenchyma
2.2.1.3 Sclerenchyma
2.2.1.4 Epidermis
2.2.2 Complex permanent tissue
2.2.2.1 Xylem
2.2.2.2 Phloem
3 See also
4 References
5 External links

Animal tissues
PAS diastase showing the fungus Histoplasma.

Animal tissues are grouped into four basic types: connective, muscle, nervous, and epithelial. Collections of tissues joined in structural units to serve a common function compose organs. While all animals can generally be considered to contain the four tissue types, the manifestation of these tissues can differ depending on the type of organism. For example, the origin of the cells comprising a particular tissue type may differ developmentally for different classifications of animals.

The epithelium in all birds and animals is derived from the ectoderm and endoderm with a small contribution from the mesoderm, forming the endothelium, a specialized type of epithelium that composes the vasculature. By contrast, a true epithelial tissue is present only in a single layer of cells held together via occluding junctions called tight junctions, to create a selectively permeable barrier. This tissue covers all organismal surfaces that come in contact with the external environment such as the skin, the airways, and the digestive tract. It serves functions of protection, secretion, and absorption, and is separated from other tissues below by a basal lamina.
Connective tissue
Main article: Connective tissue

Connective tissues are fibrous tissues. They are made up of cells separated by non-living material, which is called an extracellular matrix. This matrix can be liquid or rigid. For example, blood contains plasma as its matrix and bone's matrix is rigid. Connective tissue gives shape to organs and holds them in place. Blood, bone, tendon, ligament, adipose and areolar tissues are examples of connective tissues. One method of classifying connective tissues is to divide them into three types: fibrous connective tissue, skeletal connective tissue, and fluid connective tissue.
Muscle tissue
Main article: Muscle tissue

Muscle cells form the active contractile tissue of the body known as muscle tissue or muscular tissue. Muscle tissue functions to produce force and cause motion, either locomotion or movement within internal organs. Muscle tissue is separated into three distinct categories: visceral or smooth muscle, found in the inner linings of organs; skeletal muscle, typically attached to bones and which generates gross movement; and cardiac muscle, found in the heart where it contracts to pump blood throughout an organism.
Nervous tissue
Main article: Nervous tissue

Cells comprising the central nervous system and peripheral nervous system are classified as nervous (or neural) tissue. In the central nervous system, neural tissues form the brain and spinal cord. In the peripheral nervous system, neural tissues forms the cranial nerves and spinal nerves, inclusive of the motor neurons.
Epithelial tissue
Main article: Epithelium

The epithelial tissues are formed by cells that cover the organ surfaces such as the surface of the skin, the airways, the reproductive tract, and the inner lining of the digestive tract. The cells comprising an epithelial layer are linked via semi-permeable, tight junctions; hence, this tissue provides a barrier between the external environment and the organ it covers. In addition to this protective function, epithelial tissue may also be specialized to function in secretion, excretion and absorption. Epithelial tissue helps to protect organs from microorganisms, injury, and fluid loss.

Functions of epithelial tissue:

the cells of the body's surface form the outer layer of skin.
inside the body, epithelial cells form the lining of the mouth and alimentary canal and protect these organs.
epithelial tissues help in absorption of water and nutrients.
epithelial tissues help in elimination of waste.
epithelial tissues secrete enzymes and/or hormones in the form of glands.

There are many kinds of epithelium, and nomenclature is somewhat variable. Most classification schemes combine a description of the cell-shape in the upper layer of the epithelium with a word denoting the number of layers: either simple (one layer of cells) or stratified (multiple layers of cells). However, other cellular features, such as cilia may also be described in the classification system. Some common kinds of epithelium are listed below:

Simple squamous epithelium
Stratified squamous epithelium
Simple cuboidal epithelium
Transitional epithelium
Pseudostratified columnar epithelium (also known as Ciliated columnar epithelium)
Columnar epithelium
Glandular epithelium
Ciliated columnar epithelium

Mineralized tissue
Main article: Mineralized tissues
Plant tissues
Cross-section of a flax plant stem with several layers of different tissue types:
1. Pith,
2. Protoxylem,
3. Xylem I,
4. Phloem I,
5. Sclerenchyma (bast fibre),
6. Cortex,
7. Epidermis

Plant tissues are categorized broadly into three tissue systems: the epidermis, the ground tissue, and the vascular tissue.

Epidermis - Cells forming the outer surface of the leaves and of the young plant body.
Vascular tissue - The primary components of vascular tissue are the xylem and phloem. These transport fluid and nutrients internally.
Ground tissue - Ground tissue is less differentiated than other tissues. Ground tissue manufactures nutrients by photosynthesis and stores reserve nutrients.

Plant tissues can also be divided differently into two types:

Meristematic tissues
Permanent tissues.

Meristematic tissues

Meristematic tissue consists of actively dividing cells, and leads to increase in length and thickness of the plant. The primary growth of a plant occurs only in certain, specific regions, such as in the tips of stems or roots. It is in these regions that meristematic tissue is present. Cells in these tissues are roughly spherical or polyhedral, to rectangular in shape, and have thin cell walls. New cells produced by meristem are initially those of meristem itself, but as the new cells grow and mature, their characteristics slowly change and they become differentiated as components of the region of occurrence of meristimatic tissues, they are classified as:

Apical Meristem - It is present at the growing tips of stems and roots and increases the length of the stem and root. They form growing parts at the apices of roots and stems and are responsible for increase in length, also called primary growth. This meristem is responsible for the linear growth of an organ.
Lateral Meristem - This meristem consist of cells which mainly divide in one plane and cause the organ to increase in diameter and growth. Lateral meristem usually occurs beneath the bark of the tree in the form of Cork Cambium and in vascular bundles of dicots in the form of vascular cambium. The activity of this cambium results in the formation of secondary growth.
Intercalary Meristem - This meristem is located in between permanent tissues. It is usually present at the base of node, inter node and on leaf base. They are responsible for growth in length of the plant and increasing the size of the internode, They result in branch formation and growth.

The cells of meristematic tissues are similar in structure and have thin and elastic primary cell wall made up of cellulose. They are compactly arranged without inter-cellular spaces between them. Each cell contains a dense cytoplasm and a prominent nucleus. Dense protoplasm of meristematic cells contains very few vacuoles. Normally the meristematic cells are oval, polygonal or rectangular in shape.

Meristemetic tissue cells have a large nucleus with small or no vacuoles, they have no inter cellular spaces.
Permanent tissues

The meristematic tissues that take up a specific role lose the ability to divide. This process of taking up a permanent shape, size and a function is called cellular differentiation. Cells of meristematic tissue differentiate to form different types of permanent tissue. There are 3 types of permanent tissues:

simple permanent tissues
complex permanent tissues
special or secretory tissues (glandular).

Simple tissues

A group of cells which are similar in origin; similar in structure and similar in function are called simple permanent tissue. They are of four types:

Parenchyma
Collenchyma
Sclerenchyma
Epidermis (botany)

Parenchyma

Parenchyma (para - 'beside'; chyma - 'in filling, loose, unpacked') is the bulk of a substance. In plants, it consists of relatively unspecialised living cells with thin cell walls that are usually loosely packed so that intercellular spaces found between cells of this tissue. This tissue provides support to plants and also stores food. In some situations, a parenchyma contains chlorophyll and performs photosynthesis, in which case it is called a chlorenchyma. In aquatic plants, large air cavities are present in parenchyma to give support to them to float on water. Such a parenchyma type is called aerenchyma. shape:Each individual parenchymatous cell may be isodiametric,spherical,oval,cylindrical,rectangular,stellate or long spindle like structure.
Collenchyma
Cross section of collenchyma cells

Collenchyma is Greek word where "Collen" means gum and "chyma" means infusion. It is a living tissue of primary body like Parenchyma. Cells are thin-walled but possess thickening of cellulose, water and pectin substances (pectocellulose) at the corners where number of cells join together. This tissue gives a tensile strength to the plant and the cells are compactly arranged and have very little inter-cellular spaces. It occurs chiefly in hypodermis of stems and leaves. It is absent in monocots and in roots.

Collenchymatous tissue acts as a supporting tissue in stems of young plants. It provides mechanical support, elasticity, and tensile strength to the plant body. It helps in manufacturing sugar and storing it as starch. It is present in the margin of leaves and resist tearing effect of the wind.
Sclerenchyma

Sclerenchyma is Greek word where "Sclrenes" means hard and chyma" means infusion. This tissue consists of thick-walled, dead cells. These cells have hard and extremely thick secondary walls due to uniform distribution of lignin. Lignin deposition is so thick that the cell walls become strong, rigid and impermeable to water.
Epidermis

The epidermis is the outer (epi in Greek meaning "over" or "upon") of the two layers that make up the skin (or cutis), the inner layer being the dermis.[1] It provides a barrier to infection from environmental pathogens[2] and regulates the amount of water released from the body into the atmosphere through transepidermal water loss (TEWL).[3] The outermost part of the epidermis is composed of a stratified layer of flattened cells,[4] that overly a basal layer (stratum basale) composed of columnar cells arranged perpendicularly.

In humans, it is thinnest on the eyelids at 0.05 mm (0.0020 in) and thickest on the palms and soles at 1.5 mm (0.059 in).[5] It is ectodermal in origin.
Complex permanent tissue

The complex tissue consists of more than one type of cells which work together as a unit. Complex tissues help in the transportation of organic material, water and minerals up and down the plants. That is why it is also known as conducting and vascular tissue. The common types of complex permanent tissue are:

Xylem or wood
Phloem or bast.

Xylem and phloem together form vascular bundles.
Xylem

Xylem consists of:

Tracheid
Vessel members
Xylem fibers
Xylem parenchyma

Xylem serves as a chief conducting tissue of vascular plants. It is responsible for the conduction of water and mineral ions/salt.
Cross section of 2 year old Tilia Americana, highlighting xylem ray shape and orientation

Xylem tissue is organized in a tube-like fashion along the main axes of stems and roots. It consists of a combination of parenchyma cells, fibers, vessels, tracheids, and ray cells. Longer tubes made up of individual cells are vessels (tracheae), while vessel members are open at each end. Internally, there may be bars of wall material extending across the open space. These cells are joined end to end to form long tubes. Vessel members and tracheids are dead at maturity. Tracheids have thick secondary cell walls and are tapered at the ends. They do not have end openings such as the vessels. The tracheids ends overlap with each other, with pairs of pits present. The pit pairs allow water to pass from cell to cell.

Though most conduction in xylem tissue is vertical, lateral conduction along the diameter of a stem is facilitated via rays. [1] Rays are horizontal rows of long-living parenchyma cells that arise out of the vascular cambium. In trees and other woody plants, rays radiate out from the center of stems and roots, and appear like spokes on a wheel in cross section. Rays, unlike vessel members and tracheids, are alive at functional maturity. [2]
Phloem

Phloem consists of:

Sieve tube
Sieve cell
Companion cell
Phloem fiber
Phloem parenchyma.

Phloem is an equally important plant tissue as it also is part of the 'plumbing system' of a plant. Primarily, phloem carries dissolved food substances throughout the plant. This conduction system is composed of sieve-tube member and companion cells, that are without secondary walls. The parent cells of the vascular cambium produce both xylem and phloem. This usually also includes fibers, parenchyma and ray cells. Sieve tubes are formed from sieve-tube members laid end to end. The end walls, unlike vessel members in xylem, do not have openings. The end walls, however, are full of small pores where cytoplasm extends from cell to cell. These porous connections are called sieve plates. In spite of the fact that their cytoplasm is actively involved in the conduction of food materials, sieve-tube members do not have nuclei at maturity. It is the companion cells that are nestled between sieve-tube members that function in some manner bringing about the conduction of food. Sieve-tube members that are alive contain a polymer called callose, a carbohydrate polymer, forming the callus pad/callus, the colourless substance that covers the sieve plate. Callose stays in solution as long as the cell contents are under pressure. Phloem transports food and materials in plants upwards and downwards as required.
See also

Cells
Cellular differentiation
Dorothea Pertz
Laser capture microdissection
Plant stem cell
Tissue microarray
Tissue stress

References

http://science.jrank.org/pages/7409/Wood.html

http://botit.botany.wisc.edu/botany_130/anatomy/secondary_growth/

Raven, Peter H., Evert, Ray F., & Eichhorn, Susan E. (1986). Biology of Plants (4th ed.). New York: Worth Publishers. ISBN 0-87901-315-X.

External links

List of tissues in ExPASy
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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 3:38

Symbole d'Athanase et Le symbole dit " d'Athanase " de l'Église d'Arménie

Usage liturgique dans l'Église Gallicane

Il est récité à la messe du Dimanche de la Sainte Trinité en lieu et place du Symbole de Nicée-Constantinople.

Lors des conciles ou synodes, il est récité publiquement en ouverture des débats.
Traduction française

« Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité.

Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.

Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré ; le Fils n'est issu que du Père, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n'y a donc qu'un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n'est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité. Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Trinité.

Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, né de la substance de sa mère, dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité. Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne. Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel.

Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé. »

Texte latin (version liturgique)

« Quicúmque vult salvus esse, ante ómnia opus est ut téneat cathólicam fidem:

Quam nisi quisque íntegram inviolatámque serváverit, absque dúbio in aetérnum períbit.

Fides autem cathólica haec est † ut unum Deum in Trinitáte, et Trinitátem in unitáte venerémur;

Neque confundéntes persónas, neque substántiam separántes.

Ália est enim persóna Patris, ália Fílii, ália Spíritus Sancti.

Sed Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti una est divínitas, aequális glória, coaetérna majéstas.

Qualis Pater, talis Filius, talis Spiritus Sanctus.

Increátus Pater, increátus Fílius, increátus Spíritus Sanctus;

Imménsus Pater, imménsus Fílius, imménsus Spíritus Sanctus;

Ætérnus Pater, aetérnus Fílius, aetérnus Spíritus Sanctus;

Et tamen non tres aetérni, sed unus aetérnus;

Sicut non tres increáti, nec tres imménsi, sed unus increátus, et unus imménsus.

Simíliter omnípotens Pater, omnípotens Fílius, omnípotens Spíritus Sanctus;

Et tamen non tres omnipoténtes, sed unus omnípotens.

Ita Deus Pater, Deus Fílius, Deus Spíritus Sanctus;

Et tamen non tres Dii, sed unus est Deus.

Ita Dóminus Pater, Dóminus Fílius, Dóminus Spíritus Sanctus;

Et tamen non tres Dómini, sed unus est Dóminus.

Quia sicut singillátim unamquámque persónam Deum ac Dóminum confitéri christiána veritáte compéllimur: ita tres Deos aut Dóminos dícere cathólica relogióne prohibémur.

Pater a nullo est factus: nec creátus, nec génitus.

Fílius a Patre solo est: non factus, nec creátus, sed génitus.

Spíritus Sanctus a Patre et Fílio: non factus, nec creátus, nec génitus, sed procédens.

Unus ergo Pater, non tres Patres: † unus Fílius, non tres Fílii; unus Spíritus Sanctus, non tres Spíritus Sancti.

Et in hac Trinitáte nihil prius aut postérius, † nihil majus aut minus: sed totae tres persónae coaetérnae sibi sunt et coaequáles.

Ita ut per ómnia, sicut jam supra dictum est, † et únitas in Trinitáte, et Trínitas in unitáte veneránda sit.

Qui vult ergo salvus esse, ita de Trinitáte séntiat.

Sed necessárium est ad aetérnam salútem, ut Incarnatiónem quoque Dómini nostri Jesu Christi fidéliter credat.

Est ergo fides recta, ut credámus et confiteámur, † quia Dóminus noster Jesus Christus Dei Fílius, Deus et Homo est.

Deus est ex substántia Patris ante saecula génitus, et homo est ex substántia matris in saéculo natus.

Perféctus Deus, perféctus homo: ex ánima rationáli et humána carne subsístens.

Æquális Patri secúndum divinitátem: minor Patre secúndum humanitátem.

Qui licet Deus sit et homo, non duo tamen, sed unus est Christus;

Unus autem non conversióne divinitátis in carnem, sed assumptióne humanitátis in Deum;

Unus omníno non confusióne substántiae, sed unitáte persónae.

Nam sicut ánima rationális et caro unus est homo, ita Deus et homo unus est Christus.

Qui passus est pro salúte nostra, descéndit ad ínferos, tértia die resurréxit a mórtuis,

Ascéndit ad coelos, sedet ad déxteram Dei Patris omnipoténtis, inde ventúrus est judicáre vivos et mórtuos.

Ad cujus advéntum omnes hómines resúrgere habent cum corpóribus suis, et redditúri sunt de factis própriis ratiónem.

Et qui bona egérunt, ibunt in vitam aetérnam, qui vero mala, in ignem aetérnum.

Haec est fides cathólica, † quam nisi quisque fidéliter firmitérque credíderit, salvus esse non póterit. »

Le symbole dit " d'Athanase " de l'Église d'Arménie

La profession de foi de l'Église d'Arménie est le Symbole dit " d'Athanase " (qu'il ne faut pas confondre avec le "Quicumque"), dont l'usage liturgique fut adopté au VIe siècle en lieu et place du Symbole de Nicée. Conforme à l'"Hermeneia", un Symbole antérieur à 373 et déjà attribué à saint Athanase, il est relativement proche du Symbole de Nicée-Constantinople (381). L'attribution à saint Athanase d'Alexandrie, sans aucun doute inexacte, ne fut peut-être pas formelle mais put correspondre à l'usage ancien qui plaçait volontiers les écrits liturgiques sous l'autorité d'un Père de l'Église particulièrement estimé.

Les particularités du Symbole d'Athanase sont nées pour l'essentiel de l'usage qui était en vigueur en Orient jusqu'à la généralisation du Symbole de Nicée-Constantinople au VIe siècle : chacune des Églises avait sa propre formulation du symbole de la foi, constituée à partir d'une structure commune mais laissant place à des variantes parfois significatives (Symboles de Jérusalem, de Salamine, d'Antioche, de Mopsueste…). Lorsqu'un évêque entrait en charge, il envoyait à ses frères dans l'épiscopat le Symbole de son Église, que ceux-ci reconnaissaient avant d'admettre le nouvel évêque à leur communion.

Le texte du Symbole de saint Athanase. [archive]
Notes et références

↑ L'attribution à Fulgence de Ruspe semble écartée. (Dtc)
↑ Bardy Gustave. La prédication de saint Césaire d'Arles. In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 29. N°116, 1943. pp. 217 [archive]
↑ Dtc. op. cité
↑ De spiritu et de piis servandis consuetudinibus - Del Espíritu y de las Costumbres, Roma, 1990 9e édition- n° 72
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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 3:39

Bacteria (Listeni/bækˈtɪəriə/; common noun bacteria, singular bacterium) constitute a large domain of prokaryotic microorganisms. Typically a few micrometres in length, bacteria have a number of shapes, ranging from spheres to rods and spirals. Bacteria were among the first life forms to appear on Earth, and are present in most of its habitats. Bacteria inhabit soil, water, acidic hot springs, radioactive waste,[4] and the deep portions of Earth's crust. Bacteria also live in symbiotic and parasitic relationships with plants and animals.

There are typically 40 million bacterial cells in a gram of soil and a million bacterial cells in a millilitre of fresh water. There are approximately 5×1030 bacteria on Earth,[5] forming a biomass which exceeds that of all plants and animals.[6] Bacteria are vital in recycling nutrients, with many of the stages in nutrient cycles dependent on these organisms, such as the fixation of nitrogen from the atmosphere and putrefaction. In the biological communities surrounding hydrothermal vents and cold seeps, bacteria provide the nutrients needed to sustain life by converting dissolved compounds, such as hydrogen sulphide and methane, to energy. On 17 March 2013, researchers reported data that suggested bacterial life forms thrive in the Mariana Trench, which with a depth of up to 11 kilometres is the deepest part of the Earth's oceans.[7][8] Other researchers reported related studies that microbes thrive inside rocks up to 580 metres below the sea floor under 2.6 kilometres of ocean off the coast of the northwestern United States.[7][9] According to one of the researchers, "You can find microbes everywhere — they're extremely adaptable to conditions, and survive wherever they are."[7]

Most bacteria have not been characterised, and only about half of the bacterial phyla have species that can be grown in the laboratory.[10] The study of bacteria is known as bacteriology, a branch of microbiology.

There are approximately ten times as many bacterial cells in the human flora as there are human cells in the body, with the largest number of the human flora being in the gut flora, and a large number on the skin.[11] The vast majority of the bacteria in the body are rendered harmless by the protective effects of the immune system, and some are beneficial. However, several species of bacteria are pathogenic and cause infectious diseases, including cholera, syphilis, anthrax, leprosy, and bubonic plague. The most common fatal bacterial diseases are respiratory infections, with tuberculosis alone killing about 2 million people per year, mostly in sub-Saharan Africa.[12] In developed countries, antibiotics are used to treat bacterial infections and are also used in farming, making antibiotic resistance a growing problem. In industry, bacteria are important in sewage treatment and the breakdown of oil spills, the production of cheese and yogurt through fermentation, and the recovery of gold, palladium, copper and other metals in the mining sector,[13] as well as in biotechnology, and the manufacture of antibiotics and other chemicals.[14]

Once regarded as plants constituting the class Schizomycetes, bacteria are now classified as prokaryotes. Unlike cells of animals and other eukaryotes, bacterial cells do not contain a nucleus and rarely harbour membrane-bound organelles. Although the term bacteria traditionally included all prokaryotes, the scientific classification changed after the discovery in the 1990s that prokaryotes consist of two very different groups of organisms that evolved from an ancient common ancestor. These evolutionary domains are called Bacteria and Archaea.[1]

Contents

1 Etymology
2 Origin and early evolution
3 Morphology
4 Cellular structure
4.1 Intracellular structures
4.2 Extracellular structures
4.3 Endospores
5 Metabolism
6 Growth and reproduction
7 Genomes
8 Genetics
8.1 DNA transfer
8.2 Bacteriophages
9 Behaviour
9.1 Secretion
9.2 Bioluminescence
9.3 Multicellularity
9.4 Movement
10 Classification and identification
11 Interactions with other organisms
11.1 Predators
11.2 Mutualists
11.3 Pathogens
12 Significance in technology and industry
13 History of bacteriology
14 See also
15 References
16 Further reading
17 External links

Etymology
Life timeline
view • discuss • edit
-4500 —

-4000 —

-3500 —

-3000 —

-2500 —

-2000 —

-1500 —

-1000 —

-500 —

0 —
water
Single-celled
life
photosynthesis
Eukaryotes
Multicellular
life
Land life
Dinosaurs
Mammals
Flowers


Earliest Earth (-4540)

Earliest water

Earliest life
(-4100)

LHB meteorites

Earliest oxygen

Atmospheric oxygen

Oxygen Crisis

Earliest sexual reproduction

Cambrian explosion

Earliest humans
P
h
a
n
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P
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r
o
z
o
i
c



A
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c
h
e
a
n
H
a
d
e
a
n
Axis scale: millions of years.
Also see: Human timeline & Nature timeline

The word bacteria is the plural of the New Latin bacterium, which is the latinisation of the Greek βακτήριον (bakterion),[15] the diminutive of βακτηρία (bakteria), meaning "staff, cane",[16] because the first ones to be discovered were rod-shaped.[17][18]
Origin and early evolution
Further information: Timeline of evolution and Evolutionary history of life

The ancestors of modern bacteria were unicellular microorganisms that were the first forms of life to appear on Earth, about 4 billion years ago. For about 3 billion years, most organisms were microscopic, and bacteria and archaea were the dominant forms of life.[19][20] In 2008, fossils of macroorganisms were discovered and named as the Francevillian biota. Although bacterial fossils exist, such as stromatolites, their lack of distinctive morphology prevents them from being used to examine the history of bacterial evolution, or to date the time of origin of a particular bacterial species. However, gene sequences can be used to reconstruct the bacterial phylogeny, and these studies indicate that bacteria diverged first from the archaeal/eukaryotic lineage.[21] Bacteria were also involved in the second great evolutionary divergence, that of the archaea and eukaryotes. Here, eukaryotes resulted from the entering of ancient bacteria into endosymbiotic associations with the ancestors of eukaryotic cells, which were themselves possibly related to the Archaea.[22][23] This involved the engulfment by proto-eukaryotic cells of alphaproteobacterial symbionts to form either mitochondria or hydrogenosomes, which are still found in all known Eukarya (sometimes in highly reduced form, e.g. in ancient "amitochondrial" protozoa). Later on, some eukaryotes that already contained mitochondria also engulfed cyanobacterial-like organisms. This led to the formation of chloroplasts in algae and plants. There are also some algae that originated from even later endosymbiotic events. Here, eukaryotes engulfed a eukaryotic algae that developed into a "second-generation" plastid.[24][25] This is known as secondary endosymbiosis.
Morphology
Further information: Bacterial cell structure § Cell morphology
Further information: Bacterial morphological plasticity
a diagram showing bacteria morphology
Bacteria display many cell morphologies and arrangements

Bacteria display a wide diversity of shapes and sizes, called morphologies. Bacterial cells are about one-tenth the size of eukaryotic cells and are typically 0.5–5.0 micrometres in length. However, a few species are visible to the unaided eye — for example, Thiomargarita namibiensis is up to half a millimetre long[26] and Epulopiscium fishelsoni reaches 0.7 mm.[27] Among the smallest bacteria are members of the genus Mycoplasma, which measure only 0.3 micrometres, as small as the largest viruses.[28] Some bacteria may be even smaller, but these ultramicrobacteria are not well-studied.[29]

Most bacterial species are either spherical, called cocci (sing. coccus, from Greek kókkos, grain, seed), or rod-shaped, called bacilli (sing. bacillus, from Latin baculus, stick). Elongation is associated with swimming.[30] Some bacteria, called vibrio, are shaped like slightly curved rods or comma-shaped; others can be spiral-shaped, called spirilla, or tightly coiled, called spirochaetes. A small number of species even have tetrahedral or cuboidal shapes.[31] More recently, some bacteria were discovered deep under Earth's crust that grow as branching filamentous types with a star-shaped cross-section. The large surface area to volume ratio of this morphology may give these bacteria an advantage in nutrient-poor environments.[32] This wide variety of shapes is determined by the bacterial cell wall and cytoskeleton, and is important because it can influence the ability of bacteria to acquire nutrients, attach to surfaces, swim through liquids and escape predators.[33][34]
an orange biofilm of thermophilic bacteria with white highlights
A biofilm of thermophilic bacteria in the outflow of Mickey Hot Springs, Oregon, approximately 20 mm thick.

Many bacterial species exist simply as single cells, others associate in characteristic patterns: Neisseria form diploids (pairs), Streptococcus form chains, and Staphylococcus group together in "bunch of grapes" clusters. Bacteria can also be elongated to form filaments, for example the Actinobacteria. Filamentous bacteria are often surrounded by a sheath that contains many individual cells. Certain types, such as species of the genus Nocardia, even form complex, branched filaments, similar in appearance to fungal mycelia.[35]

Bacteria often attach to surfaces and form dense aggregations called biofilms or bacterial mats. These films can range from a few micrometres in thickness to up to half a metre in depth, and may contain multiple species of bacteria, protists and archaea. Bacteria living in biofilms display a complex arrangement of cells and extracellular components, forming secondary structures, such as microcolonies, through which there are networks of channels to enable better diffusion of nutrients.[36][37] In natural environments, such as soil or the surfaces of plants, the majority of bacteria are bound to surfaces in biofilms.[38] Biofilms are also important in medicine, as these structures are often present during chronic bacterial infections or in infections of implanted medical devices, and bacteria protected within biofilms are much harder to kill than individual isolated bacteria.[39]

Even more complex morphological changes are sometimes possible. For example, when starved of amino acids, Myxobacteria detect surrounding cells in a process known as quorum sensing, migrate towards each other, and aggregate to form fruiting bodies up to 500 micrometres long and containing approximately 100,000 bacterial cells.[40] In these fruiting bodies, the bacteria perform separate tasks; this type of cooperation is a simple type of multicellular organisation. For example, about one in 10 cells migrate to the top of these fruiting bodies and differentiate into a specialised dormant state called myxospores, which are more resistant to drying and other adverse environmental conditions than are ordinary cells.[41]
Cellular structure
Further information: Bacterial cell structure
Prokaryote cell with structure and parts
Structure and contents of a typical gram-positive bacterial cell (seen by the fact that only one cell membrane is present).
Intracellular structures

The bacterial cell is surrounded by a cell membrane (also known as a lipid, cytoplasmic or plasma membrane). This membrane encloses the contents of the cell and acts as a barrier to hold nutrients, proteins and other essential components of the cytoplasm within the cell. As they are prokaryotes, bacteria do not usually have membrane-bound organelles in their cytoplasm, and thus contain few large intracellular structures. They lack a true nucleus, mitochondria, chloroplasts and the other organelles present in eukaryotic cells.[42] Bacteria were once seen as simple bags of cytoplasm, but structures such as the prokaryotic cytoskeleton[43][44] and the localisation of proteins to specific locations within the cytoplasm[43] that give bacteria some complexity have been discovered. These subcellular levels of organisation have been called "bacterial hyperstructures".[45]

Bacterial microcompartments, such as carboxysomes,[46] provide a further level of organisation; they are compartments within bacteria that are surrounded by polyhedral protein shells, rather than by lipid membranes.[47] These "polyhedral organelles" localise and compartmentalise bacterial metabolism, a function performed by the membrane-bound organelles in eukaryotes.[48][49]

Many important biochemical reactions, such as energy generation, use concentration gradients across membranes. The general lack of internal membranes in bacteria means reactions such as electron transport occur across the cell membrane between the cytoplasm and the periplasmic space.[50] However, in many photosynthetic bacteria the plasma membrane is highly folded and fills most of the cell with layers of light-gathering membrane.[51] These light-gathering complexes may even form lipid-enclosed structures called chlorosomes in green sulfur bacteria.[52] Other proteins import nutrients across the cell membrane, or expel undesired molecules from the cytoplasm.
protein-enclosed bacterial organelles with electron microscope image, and drawing of structure
Carboxysomes are protein-enclosed bacterial organelles. Top left is an electron microscope image of carboxysomes in Halothiobacillus neapolitanus, below is an image of purified carboxysomes. On the right is a model of their structure. Scale bars are 100 nm.[53]

Bacteria do not have a membrane-bound nucleus, and their genetic material is typically a single circular DNA chromosome located in the cytoplasm in an irregularly shaped body called the nucleoid.[54] The nucleoid contains the chromosome with its associated proteins and RNA. The phylum Planctomycetes[55] and candidate phylum Poribacteria[56] may be exceptions to the general absence of internal membranes in bacteria, because they appear to have a double membrane around their nucleoids and contain other membrane-bound cellular structures. Like all living organisms, bacteria contain ribosomes, often grouped in chains called polyribosomes, for the production of proteins, but the structure of the bacterial ribosome is different from that of eukaryotes and Archaea.[57] Bacterial ribosomes have a sedimentation rate of 70S (measured in Svedberg units): their subunits have rates of 30S and 50S. Some antibiotics bind specifically to 70S ribosomes and inhibit bacterial protein synthesis. Those antibiotics kill bacteria without affecting the larger 80S ribosomes of eukaryotic cells and without harming the host.

Some bacteria produce intracellular nutrient storage granules for later use, such as glycogen,[58] polyphosphate,[59] sulfur[60] or polyhydroxyalkanoates.[61] Certain bacterial species, such as the photosynthetic Cyanobacteria, produce internal gas vesicles, which they use to regulate their buoyancy – allowing them to move up or down into water layers with different light intensities and nutrient levels.[62] Intracellular membranes called chromatophores are also found in membranes of phototrophic bacteria. Used primarily for photosynthesis, they contain bacteriochlorophyll pigments and carotenoids. An early idea was that bacteria might contain membrane folds termed mesosomes, but these were later shown to be artefacts produced by the chemicals used to prepare the cells for electron microscopy. Inclusions are considered to be nonliving components of the cell that do not possess metabolic activity and are not bounded by membranes. The most common inclusions are glycogen, lipid droplets, crystals, and pigments. Volutin granules are cytoplasmic inclusions of complexed inorganic polyphosphate. These granules are called metachromatic granules due to their displaying the metachromatic effect; they appear red or blue when stained with the blue dyes methylene blue or toluidine blue. Gas vacuoles, which are freely permeable to gas, are membrane-bound vesicles present in some species of Cyanobacteria. They allow the bacteria to control their buoyancy. Microcompartments are widespread, membrane-bound organelles that are made of a protein shell that surrounds and encloses various enzymes. Carboxysomes are bacterial microcompartments that contain enzymes involved in carbon fixation. Magnetosomes are bacterial microcompartments, present in magnetotactic bacteria, that contain magnetic crystals.
Extracellular structures
Further information: Cell envelope

In most bacteria, a cell wall is present on the outside of the cell membrane. The cell membrane and cell wall comprise the cell envelope. A common bacterial cell wall material is peptidoglycan (called "murein" in older sources), which is made from polysaccharide chains cross-linked by peptides containing D-amino acids.[63] Bacterial cell walls are different from the cell walls of plants and fungi, which are made of cellulose and chitin, respectively.[64] The cell wall of bacteria is also distinct from that of Archaea, which do not contain peptidoglycan. The cell wall is essential to the survival of many bacteria, and the antibiotic penicillin is able to kill bacteria by inhibiting a step in the synthesis of peptidoglycan.[64]

There are broadly speaking two different types of cell wall in bacteria, a thick one in the gram-positives and a thinner one in the gram-negatives. The names originate from the reaction of cells to the Gram stain, a long-standing test for the classification of bacterial species.[65]

Gram-positive bacteria possess a thick cell wall containing many layers of peptidoglycan and teichoic acids. In contrast, gram-negative bacteria have a relatively thin cell wall consisting of a few layers of peptidoglycan surrounded by a second lipid membrane containing lipopolysaccharides and lipoproteins. Lipopolysaccharides, also called endotoxins, are composed of polysaccharides and lipid A that is responsible for much of the toxicity of gram-negative bacteria. Most bacteria have the gram-negative cell wall, and only the Firmicutes and Actinobacteria have the alternative gram-positive arrangement.[66] These two groups were previously known as the low G+C and high G+C gram-positive bacteria, respectively. These differences in structure can produce differences in antibiotic susceptibility; for instance, vancomycin can kill only gram-positive bacteria and is ineffective against gram-negative pathogens, such as Haemophilus influenzae or Pseudomonas aeruginosa.[67] If the bacterial cell wall is entirely removed, it is called a protoplast, whereas if it is partially removed, it is called a spheroplast. β-Lactam antibiotics, such as penicillin, inhibit the formation of peptidoglycan cross-links in the bacterial cell wall. The enzyme lysozyme, found in human tears, also digests the cell wall of bacteria and is the body's main defence against eye infections.

Acid-fast bacteria, such as Mycobacteria, are resistant to decolorisation by acids during staining procedures. The high mycolic acid content of Mycobacteria, is responsible for the staining pattern of poor absorption followed by high retention. The most common staining technique used to identify acid-fast bacteria is the Ziehl-Neelsen stain or acid-fast stain, in which the acid-fast bacilli are stained bright-red and stand out clearly against a blue background. L-form bacteria are strains of bacteria that lack cell walls. The main pathogenic bacteria in this class is Mycoplasma (not to be confused with Mycobacteria).

In many bacteria, an S-layer of rigidly arrayed protein molecules covers the outside of the cell.[68] This layer provides chemical and physical protection for the cell surface and can act as a macromolecular diffusion barrier. S-layers have diverse but mostly poorly understood functions, but are known to act as virulence factors in Campylobacter and contain surface enzymes in Bacillus stearothermophilus.[69]
Helicobacter pylori electron micrograph, showing multiple flagella on the cell surface
Helicobacter pylori electron micrograph, showing multiple flagella on the cell surface

Flagella are rigid protein structures, about 20 nanometres in diameter and up to 20 micrometres in length, that are used for motility. Flagella are driven by the energy released by the transfer of ions down an electrochemical gradient across the cell membrane.[70]

Fimbriae (sometimes called "attachment pili") are fine filaments of protein, usually 2–10 nanometres in diameter and up to several micrometres in length. They are distributed over the surface of the cell, and resemble fine hairs when seen under the electron microscope. Fimbriae are believed to be involved in attachment to solid surfaces or to other cells, and are essential for the virulence of some bacterial pathogens.[71] Pili (sing. pilus) are cellular appendages, slightly larger than fimbriae, that can transfer genetic material between bacterial cells in a process called conjugation where they are called conjugation pili or "sex pili" (see bacterial genetics, below).[72] They can also generate movement where they are called type IV pili (see movement, below).

Glycocalyx are produced by many bacteria to surround their cells, and vary in structural complexity: ranging from a disorganised slime layer of extra-cellular polymer to a highly structured capsule. These structures can protect cells from engulfment by eukaryotic cells such as macrophages (part of the human immune system).[73] They can also act as antigens and be involved in cell recognition, as well as aiding attachment to surfaces and the formation of biofilms.[74]

The assembly of these extracellular structures is dependent on bacterial secretion systems. These transfer proteins from the cytoplasm into the periplasm or into the environment around the cell. Many types of secretion systems are known and these structures are often essential for the virulence of pathogens, so are intensively studied.[75]
Endospores
Further information: Endospore
Anthrax stained purple
Bacillus anthracis (stained purple) growing in cerebrospinal fluid

Certain genera of gram-positive bacteria, such as Bacillus, Clostridium, Sporohalobacter, Anaerobacter, and Heliobacterium, can form highly resistant, dormant structures called endospores.[76] In almost all cases, one endospore is formed and this is not a reproductive process, although Anaerobacter can make up to seven endospores in a single cell.[77] Endospores have a central core of cytoplasm containing DNA and ribosomes surrounded by a cortex layer and protected by an impermeable and rigid coat. Dipicolinic acid is a chemical compound that composes 5% to 15% of the dry weight of bacterial spores. It is implicated as responsible for the heat resistance of the endospore.

Endospores show no detectable metabolism and can survive extreme physical and chemical stresses, such as high levels of UV light, gamma radiation, detergents, disinfectants, heat, freezing, pressure, and desiccation.[78] In this dormant state, these organisms may remain viable for millions of years,[79][80] and endospores even allow bacteria to survive exposure to the vacuum and radiation in space.[81] According to scientist Dr. Steinn Sigurdsson, "There are viable bacterial spores that have been found that are 40 million years old on Earth — and we know they're very hardened to radiation."[82] Endospore-forming bacteria can also cause disease: for example, anthrax can be contracted by the inhalation of Bacillus anthracis endospores, and contamination of deep puncture wounds with Clostridium tetani endospores causes tetanus.[83]
Metabolism
Further information: Microbial metabolism

Bacteria exhibit an extremely wide variety of metabolic types.[84] The distribution of metabolic traits within a group of bacteria has traditionally been used to define their taxonomy, but these traits often do not correspond with modern genetic classifications.[85] Bacterial metabolism is classified into nutritional groups on the basis of three major criteria: the kind of energy used for growth, the source of carbon, and the electron donors used for growth. An additional criterion of respiratory microorganisms are the electron acceptors used for aerobic or anaerobic respiration.[86]
Nutritional types in bacterial metabolism Nutritional type Source of energy Source of carbon Examples
Phototrophs Sunlight Organic compounds (photoheterotrophs) or carbon fixation (photoautotrophs) Cyanobacteria, Green sulfur bacteria, Chloroflexi, or Purple bacteria
Lithotrophs Inorganic compounds Organic compounds (lithoheterotrophs) or carbon fixation (lithoautotrophs) Thermodesulfobacteria, Hydrogenophilaceae, or Nitrospirae
Organotrophs Organic compounds Organic compounds (chemoheterotrophs) or carbon fixation (chemoautotrophs) Bacillus, Clostridium or Enterobacteriaceae

Carbon metabolism in bacteria is either heterotrophic, where organic carbon compounds are used as carbon sources, or autotrophic, meaning that cellular carbon is obtained by fixing carbon dioxide. Heterotrophic bacteria include parasitic types. Typical autotrophic bacteria are phototrophic cyanobacteria, green sulfur-bacteria and some purple bacteria, but also many chemolithotrophic species, such as nitrifying or sulfur-oxidising bacteria.[87] Energy metabolism of bacteria is either based on phototrophy, the use of light through photosynthesis, or based on chemotrophy, the use of chemical substances for energy, which are mostly oxidised at the expense of oxygen or alternative electron acceptors (aerobic/anaerobic respiration).
blue green algae filaments
Filaments of photosynthetic cyanobacteria

Bacteria are further divided into lithotrophs that use inorganic electron donors and organotrophs that use organic compounds as electron donors. Chemotrophic organisms use the respective electron donors for energy conservation (by aerobic/anaerobic respiration or fermentation) and biosynthetic reactions (e.g., carbon dioxide fixation), whereas phototrophic organisms use them only for biosynthetic purposes. Respiratory organisms use chemical compounds as a source of energy by taking electrons from the reduced substrate and transferring them to a terminal electron acceptor in a redox reaction. This reaction releases energy that can be used to synthesise ATP and drive metabolism. In aerobic organisms, oxygen is used as the electron acceptor. In anaerobic organisms other inorganic compounds, such as nitrate, sulfate or carbon dioxide are used as electron acceptors. This leads to the ecologically important processes of denitrification, sulfate reduction, and acetogenesis, respectively.

Another way of life of chemotrophs in the absence of possible electron acceptors is fermentation, wherein the electrons taken from the reduced substrates are transferred to oxidised intermediates to generate reduced fermentation products (e.g., lactate, ethanol, hydrogen, butyric acid). Fermentation is possible, because the energy content of the substrates is higher than that of the products, which allows the organisms to synthesise ATP and drive their metabolism.[88][89]

These processes are also important in biological responses to pollution; for example, sulfate-reducing bacteria are largely responsible for the production of the highly toxic forms of mercury (methyl- and dimethylmercury) in the environment.[90] Non-respiratory anaerobes use fermentation to generate energy and reducing power, secreting metabolic by-products (such as ethanol in brewing) as waste. Facultative anaerobes can switch between fermentation and different terminal electron acceptors depending on the environmental conditions in which they find themselves.

Lithotrophic bacteria can use inorganic compounds as a source of energy. Common inorganic electron donors are hydrogen, carbon monoxide, ammonia (leading to nitrification), ferrous iron and other reduced metal ions, and several reduced sulfur compounds. In unusual circumstances, the gas methane can be used by methanotrophic bacteria as both a source of electrons and a substrate for carbon anabolism.[91] In both aerobic phototrophy and chemolithotrophy, oxygen is used as a terminal electron acceptor, whereas under anaerobic conditions inorganic compounds are used instead. Most lithotrophic organisms are autotrophic, whereas organotrophic organisms are heterotrophic.

In addition to fixing carbon dioxide in photosynthesis, some bacteria also fix nitrogen gas (nitrogen fixation) using the enzyme nitrogenase. This environmentally important trait can be found in bacteria of nearly all the metabolic types listed above, but is not universal.[92]

Regardless of the type of metabolic process they employ, the majority of bacteria are able to take in raw materials only in the form of relatively small molecules, which enter the cell by diffusion or through molecular channels in cell membranes. The Planctomycetes are the exception (as they are in possessing membranes around their nuclear material). It has recently been shown that Gemmata obscuriglobus is able to take in large molecules via a process that in some ways resembles endocytosis, the process used by eukaryotic cells to engulf external items.[27][93]
Growth and reproduction
drawing of showing the processes of binary fission, mitosis, and meiosis
Many bacteria reproduce through binary fission, which is compared to mitosis and meiosis in this image.
Further information: Bacterial growth

Unlike in multicellular organisms, increases in cell size (cell growth) and reproduction by cell division are tightly linked in unicellular organisms. Bacteria grow to a fixed size and then reproduce through binary fission, a form of asexual reproduction.[94] Under optimal conditions, bacteria can grow and divide extremely rapidly, and bacterial populations can double as quickly as every 9.8 minutes.[95] In cell division, two identical clone daughter cells are produced. Some bacteria, while still reproducing asexually, form more complex reproductive structures that help disperse the newly formed daughter cells. Examples include fruiting body formation by Myxobacteria and aerial hyphae formation by Streptomyces, or budding. Budding involves a cell forming a protrusion that breaks away and produces a daughter cell.
E. coli colony
A colony of Escherichia coli[96]

In the laboratory, bacteria are usually grown using solid or liquid media. Solid growth media, such as agar plates, are used to isolate pure cultures of a bacterial strain. However, liquid growth media are used when measurement of growth or large volumes of cells are required. Growth in stirred liquid media occurs as an even cell suspension, making the cultures easy to divide and transfer, although isolating single bacteria from liquid media is difficult. The use of selective media (media with specific nutrients added or deficient, or with antibiotics added) can help identify specific organisms.[97]

Most laboratory techniques for growing bacteria use high levels of nutrients to produce large amounts of cells cheaply and quickly. However, in natural environments, nutrients are limited, meaning that bacteria cannot continue to reproduce indefinitely. This nutrient limitation has led the evolution of different growth strategies (see r/K selection theory). Some organisms can grow extremely rapidly when nutrients become available, such as the formation of algal (and cyanobacterial) blooms that often occur in lakes during the summer.[98] Other organisms have adaptations to harsh environments, such as the production of multiple antibiotics by Streptomyces that inhibit the growth of competing microorganisms.[99] In nature, many organisms live in communities (e.g., biofilms) that may allow for increased supply of nutrients and protection from environmental stresses.[38] These relationships can be essential for growth of a particular organism or group of organisms (syntrophy).[100]

Bacterial growth follows four phases. When a population of bacteria first enter a high-nutrient environment that allows growth, the cells need to adapt to their new environment. The first phase of growth is the lag phase, a period of slow growth when the cells are adapting to the high-nutrient environment and preparing for fast growth. The lag phase has high biosynthesis rates, as proteins necessary for rapid growth are produced.[101] The second phase of growth is the log phase, also known as the logarithmic or exponential phase. The log phase is marked by rapid exponential growth. The rate at which cells grow during this phase is known as the growth rate (k), and the time it takes the cells to double is known as the generation time (g). During log phase, nutrients are metabolised at maximum speed until one of the nutrients is depleted and starts limiting growth. The third phase of growth is the stationary phase and is caused by depleted nutrients. The cells reduce their metabolic activity and consume non-essential cellular proteins. The stationary phase is a transition from rapid growth to a stress response state and there is increased expression of genes involved in DNA repair, antioxidant metabolism and nutrient transport.[102] The final phase is the death phase where the bacteria run out of nutrients and die.
Genomes
Further information: Plasmid and Genome

The genomes of thousands of bacterial species have been sequenced, with at least 9,000 sequences completed and more than 42,000 left as "permanent" drafts (as of Sep 2016).[103]

Most bacteria have a single circular chromosome that can range in size from only 160,000 base pairs in the endosymbiotic bacteria Candidatus Carsonella ruddii,[104] to 12,200,000 base pairs in the soil-dwelling bacteria Sorangium cellulosum.[105] The genes in bacterial genomes are usually a single continuous stretch of DNA and although several different types of introns do exist in bacteria, these are much rarer than in eukaryotes.[106] Some bacteria, including the Spirochaetes of the genus Borrelia are a notable exception to this arrangement. Borrelia burgdorferi, the cause of Lyme disease, contains a single linear chromosome and several linear and circular plasmids.[107][108]

Plasmids are small extra-chromosomal DNAs that may contain genes for antibiotic resistance or virulence factors. Plasmids replicate independently of chromosomes, so it is possible that plasmids could be lost in bacterial cell division. Against this possibility is the fact that a single bacterium can contain hundreds of copies of a single plasmid.[109]
Genetics

Bacteria, as asexual organisms, inherit identical copies of their parent's genes (i.e., they are clonal). However, all bacteria can evolve by selection on changes to their genetic material DNA caused by genetic recombination or mutations. Mutations come from errors made during the replication of DNA or from exposure to mutagens. Mutation rates vary widely among different species of bacteria and even among different clones of a single species of bacteria.[110] Genetic changes in bacterial genomes come from either random mutation during replication or "stress-directed mutation", where genes involved in a particular growth-limiting process have an increased mutation rate.[111]
DNA transfer

Some bacteria also transfer genetic material between cells. This can occur in three main ways. First, bacteria can take up exogenous DNA from their environment, in a process called transformation. Genes can also be transferred by the process of transduction, when the integration of a bacteriophage introduces foreign DNA into the chromosome. The third method of gene transfer is conjugation, whereby DNA is transferred through direct cell contact.

Transduction of bacterial genes by bacteriophage appears to be a consequence of infrequent errors during intracellular assembly of virus particles, rather than a bacterial adaptation. Conjugation, in the much-studied E. coli system is determined by plasmid genes, and is an adaptation for transferring copies of the plasmid from one bacterial host to another. It is seldom that a conjugative plasmid integrates into the host bacterial chromosome, and subsequently transfers part of the host bacterial DNA to another bacterium. Plasmid-mediated transfer of host bacterial DNA also appears to be an accidental process rather than a bacterial adaptation.

Transformation, unlike transduction or conjugation, depends on numerous bacterial gene products that specifically interact to perform this complex process,[112] and thus transformation is clearly a bacterial adaptation for DNA transfer. In order for a bacterium to bind, take up and recombine donor DNA into its own chromosome, it must first enter a special physiological state termed competence (see Natural competence). In Bacillus subtilis, about 40 genes are required for the development of competence.[113] The length of DNA transferred during B. subtilis transformation can be between a third of a chromosome up to the whole chromosome.[114][115] Transformation appears to be common among bacterial species, and thus far at least 60 species are known to have the natural ability to become competent for transformation.[116] The development of competence in nature is usually associated with stressful environmental conditions, and seems to be an adaptation for facilitating repair of DNA damage in recipient cells.[117]

In ordinary circumstances, transduction, conjugation, and transformation involve transfer of DNA between individual bacteria of the same species, but occasionally transfer may occur between individuals of different bacterial species and this may have significant consequences, such as the transfer of antibiotic resistance.[118] In such cases, gene acquisition from other bacteria or the environment is called horizontal gene transfer and may be common under natural conditions.[119] Gene transfer is particularly important in antibiotic resistance as it allows the rapid transfer of resistance genes between different pathogens.[120]
Bacteriophages
Main article: Bacteriophage

Bacteriophages are viruses that infect bacteria. Many types of bacteriophage exist, some simply infect and lyse their host bacteria, while others insert into the bacterial chromosome. A bacteriophage can contain genes that contribute to its host's phenotype: for example, in the evolution of Escherichia coli O157:H7 and Clostridium botulinum, the toxin genes in an integrated phage converted a harmless ancestral bacterium into a lethal pathogen.[121] Bacteria resist phage infection through restriction modification systems that degrade foreign DNA,[122] and a system that uses CRISPR sequences to retain fragments of the genomes of phage that the bacteria have come into contact with in the past, which allows them to block virus replication through a form of RNA interference.[123][124] This CRISPR system provides bacteria with acquired immunity to infection.
Behaviour
Secretion

Bacteria frequently secrete chemicals into their environment in order to modify it favourably. The secretions are often proteins and may act as enzymes that digest some form of food in the environment.
Bioluminescence
Further information: Milky seas effect

A few bacteria have chemical systems that generate light. This bioluminescence often occurs in bacteria that live in association with fish, and the light probably serves to attract fish or other large animals.[125]
Multicellularity
See also: Prokaryote § Sociality

Bacteria often function as multicellular aggregates known as biofilms, exchanging a variety of molecular signals for inter-cell communication, and engaging in coordinated multicellular behaviour.[126][127]

The communal benefits of multicellular cooperation include a cellular division of labour, accessing resources that cannot effectively be used by single cells, collectively defending against antagonists, and optimising population survival by differentiating into distinct cell types.[126] For example, bacteria in biofilms can have more than 500 times increased resistance to antibacterial agents than individual "planktonic" bacteria of the same species.[127]

One type of inter-cellular communication by a molecular signal is called quorum sensing, which serves the purpose of determining whether there is a local population density that is sufficiently high that it is productive to invest in processes that are only successful if large numbers of similar organisms behave similarly, as in excreting digestive enzymes or emitting light.

Quorum sensing allows bacteria to coordinate gene expression, and enables them to produce, release and detect autoinducers or pheromones which accumulate with the growth in cell population.[128]
Movement
Further information: Chemotaxis, Flagellum, and Pilus

Many bacteria can move using a variety of mechanisms: flagella are used for swimming through fluids; bacterial gliding and twitching motility move bacteria across surfaces; and changes of buoyancy allow vertical motion.[129]
diagram of Flagellum bacteria
Flagellum of gram-negative bacteria. The base drives the rotation of the hook and filament.

Swimming bacteria frequently move near 10 body lengths per second and a few as fast as 100. This makes them at least as fast as fish, on a relative scale.[130]

In bacterial gliding and twitching motility, bacteria use their type IV pili as a grappling hook, repeatedly extending it, anchoring it and then retracting it with remarkable force (>80 pN).[131]

"Our observations redefine twitching motility as a rapid, highly organized mechanism of bacterial translocation by which Pseudomonas aeruginosa can disperse itself over large areas to colonize new territories. It is also now clear, both morphologically and genetically, that twitching motility and social gliding motility, such as occurs in Myxococcus xanthus, are essentially the same process."
— "A re-examination of twitching motility in Pseudomonas aeruginosa" – Semmler, Whitchurch & Mattick (1999)

Flagella are semi-rigid cylindrical structures that are rotated and function much like the propeller on a ship. Objects as small as bacteria operate a low Reynolds number and cylindrical forms are more efficient than the flat, paddle-like, forms appropriate at human-size scale.[132]

Bacterial species differ in the number and arrangement of flagella on their surface; some have a single flagellum (monotrichous), a flagellum at each end (amphitrichous), clusters of flagella at the poles of the cell (lophotrichous), while others have flagella distributed over the entire surface of the cell (peritrichous). The bacterial flagella is the best-understood motility structure in any organism and is made of about 20 proteins, with approximately another 30 proteins required for its regulation and assembly.[129] The flagellum is a rotating structure driven by a reversible motor at the base that uses the electrochemical gradient across the membrane for power.[133] This motor drives the motion of the filament, which acts as a propeller.

Many bacteria (such as E. coli) have two distinct modes of movement: forward movement (swimming) and tumbling. The tumbling allows them to reorient and makes their movement a three-dimensional random walk.[134] (See external links below for link to videos.) The flagella of a unique group of bacteria, the spirochaetes, are found between two membranes in the periplasmic space. They have a distinctive helical body that twists about as it moves.[129]

Motile bacteria are attracted or repelled by certain stimuli in behaviours called taxes: these include chemotaxis, phototaxis, energy taxis, and magnetotaxis.[135][136][137] In one peculiar group, the myxobacteria, individual bacteria move together to form waves of cells that then differentiate to form fruiting bodies containing spores.[41] The myxobacteria move only when on solid surfaces, unlike E. coli, which is motile in liquid or solid media.

Several Listeria and Shigella species move inside host cells by usurping the cytoskeleton, which is normally used to move organelles inside the cell. By promoting actin polymerisation at one pole of their cells, they can form a kind of tail that pushes them through the host cell's cytoplasm.[138]
Classification and identification
blue stain of Streptococcus mutans
Streptococcus mutans visualised with a Gram stain
Main article: Bacterial taxonomy
Further information: Scientific classification, Systematics, Bacterial phyla, and Clinical pathology

Classification seeks to describe the diversity of bacterial species by naming and grouping organisms based on similarities. Bacteria can be classified on the basis of cell structure, cellular metabolism or on differences in cell components, such as DNA, fatty acids, pigments, antigens and quinones.[97] While these schemes allowed the identification and classification of bacterial strains, it was unclear whether these differences represented variation between distinct species or between strains of the same species. This uncertainty was due to the lack of distinctive structures in most bacteria, as well as lateral gene transfer between unrelated species.[139] Due to lateral gene transfer, some closely related bacteria can have very different morphologies and metabolisms. To overcome this uncertainty, modern bacterial classification emphasises molecular systematics, using genetic techniques such as guanine cytosine ratio determination, genome-genome hybridisation, as well as sequencing genes that have not undergone extensive lateral gene transfer, such as the rRNA gene.[140] Classification of bacteria is determined by publication in the International Journal of Systematic Bacteriology,[141] and Bergey's Manual of Systematic Bacteriology.[142] The International Committee on Systematic Bacteriology (ICSB) maintains international rules for the naming of bacteria and taxonomic categories and for the ranking of them in the International Code of Nomenclature of Bacteria.

The term "bacteria" was traditionally applied to all microscopic, single-cell prokaryotes. However, molecular systematics showed prokaryotic life to consist of two separate domains, originally called Eubacteria and Archaebacteria, but now called Bacteria and Archaea that evolved independently from an ancient common ancestor.[1] The archaea and eukaryotes are more closely related to each other than either is to the bacteria. These two domains, along with Eukarya, are the basis of the three-domain system, which is currently the most widely used classification system in microbiolology.[143] However, due to the relatively recent introduction of molecular systematics and a rapid increase in the number of genome sequences that are available, bacterial classification remains a changing and expanding field.[10][144] For example, a few biologists argue that the Archaea and Eukaryotes evolved from gram-positive bacteria.[145]

The identification of bacteria in the laboratory is particularly relevant in medicine, where the correct treatment is determined by the bacterial species causing an infection. Consequently, the need to identify human pathogens was a major impetus for the development of techniques to identify bacteria.
Phylogenetic tree showing the diversity of bacteria, compared to other organisms.[146] Eukaryotes are coloured red, archaea green and bacteria blue.

The Gram stain, developed in 1884 by Hans Christian Gram, characterises bacteria based on the structural characteristics of their cell walls.[65] The thick layers of peptidoglycan in the "gram-positive" cell wall stain purple, while the thin "gram-negative" cell wall appears pink. By combining morphology and Gram-staining, most bacteria can be classified as belonging to one of four groups (gram-positive cocci, gram-positive bacilli, gram-negative cocci and gram-negative bacilli). Some organisms are best identified by stains other than the Gram stain, particularly mycobacteria or Nocardia, which show acid-fastness on Ziehl–Neelsen or similar stains.[147] Other organisms may need to be identified by their growth in special media, or by other techniques, such as serology.

Culture techniques are designed to promote the growth and identify particular bacteria, while restricting the growth of the other bacteria in the sample. Often these techniques are designed for specific specimens; for example, a sputum sample will be treated to identify organisms that cause pneumonia, while stool specimens are cultured on selective media to identify organisms that cause diarrhoea, while preventing growth of non-pathogenic bacteria. Specimens that are normally sterile, such as blood, urine or spinal fluid, are cultured under conditions designed to grow all possible organisms.[97][148] Once a pathogenic organism has been isolated, it can be further characterised by its morphology, growth patterns (such as aerobic or anaerobic growth), patterns of hemolysis, and staining.

As with bacterial classification, identification of bacteria is increasingly using molecular methods. Diagnostics using DNA-based tools, such as polymerase chain reaction, are increasingly popular due to their specificity and speed, compared to culture-based methods.[149] These methods also allow the detection and identification of "viable but nonculturable" cells that are metabolically active but non-dividing.[150] However, even using these improved methods, the total number of bacterial species is not known and cannot even be estimated with any certainty. Following present classification, there are a little less than 9,300 known species of prokaryotes, which includes bacteria and archaea;[151] but attempts to estimate the true number of bacterial diversity have ranged from 107 to 109 total species – and even these diverse estimates may be off by many orders of magnitude.[152][153]
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 3:40

Le chapelet et the domain of prokaryotic microorganisms.

Le chapelet des 5 plaies du Christ encore nommé petit chapelet des 5 plaies de Jésus crucifié est une prière catholique récitée sur un chapelet, approuvée par le pape Pie VII en 1822.

Sommaire

1 Histoire
2 La prière
3 Sources de traduction
4 Notes et références
5 Voir aussi

Histoire

Il s'agit d'une prière dévotionnelle écrite en 1761 par Saint Alphonse de Liguori1 fondateur des rédemptoristes2.

Saint Alphonse l'a écrite comme une méditation sur les 5 plaies dont le Christ souffrit durant la crucifixion3.
La prière

En guise d'introduction, on récite:

Ô Jésus, divin Rédempteur, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier. Amen
Dieu saint, Dieu fort, Dieu immortel, aie pitié de nous et du monde entier. Amen
Ô Père éternel, traite-nous avec miséricorde par le sang de Jésus-Christ, ton fils unique; traite-nous avec miséricorde, nous t'en conjurons. Amen

On récite ensuite les invocations suivantes:

Sur les petits grains

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de tes Saintes Plaies.

Sur les gros grains

Père éternel, je t'offre les Plaies de Notre Seigneur Jesús-Christ. Pour guérir celles de nos âmes.

En terminant la couronne du chapelet, on répète trois fois:

Père éternel, je t'offre les plaies de Notre Seigneur Jesus-Christ. Pour guérir celles de nos âmes.

and

Interactions with other organisms

Despite their apparent simplicity, bacteria can form complex associations with other organisms. These symbiotic associations can be divided into parasitism, mutualism and commensalism. Due to their small size, commensal bacteria are ubiquitous and grow on animals and plants exactly as they will grow on any other surface. However, their growth can be increased by warmth and sweat, and large populations of these organisms in humans are the cause of body odour.
Predators

Some species of bacteria kill and then consume other microorganisms, these species are called predatory bacteria.[154] These include organisms such as Myxococcus xanthus, which forms swarms of cells that kill and digest any bacteria they encounter.[155] Other bacterial predators either attach to their prey in order to digest them and absorb nutrients, such as Vampirovibrio chlorellavorus,[156] or invade another cell and multiply inside the cytosol, such as Daptobacter.[157] These predatory bacteria are thought to have evolved from saprophages that consumed dead microorganisms, through adaptations that allowed them to entrap and kill other organisms.[158]
Mutualists

Certain bacteria form close spatial associations that are essential for their survival. One such mutualistic association, called interspecies hydrogen transfer, occurs between clusters of anaerobic bacteria that consume organic acids, such as butyric acid or propionic acid, and produce hydrogen, and methanogenic Archaea that consume hydrogen.[159] The bacteria in this association are unable to consume the organic acids as this reaction produces hydrogen that accumulates in their surroundings. Only the intimate association with the hydrogen-consuming Archaea keeps the hydrogen concentration low enough to allow the bacteria to grow.

In soil, microorganisms that reside in the rhizosphere (a zone that includes the root surface and the soil that adheres to the root after gentle shaking) carry out nitrogen fixation, converting nitrogen gas to nitrogenous compounds.[160] This serves to provide an easily absorbable form of nitrogen for many plants, which cannot fix nitrogen themselves. Many other bacteria are found as symbionts in humans and other organisms. For example, the presence of over 1,000 bacterial species in the normal human gut flora of the intestines can contribute to gut immunity, synthesise vitamins, such as folic acid, vitamin K and biotin, convert sugars to lactic acid (see Lactobacillus), as well as fermenting complex undigestible carbohydrates.[161][162][163] The presence of this gut flora also inhibits the growth of potentially pathogenic bacteria (usually through competitive exclusion) and these beneficial bacteria are consequently sold as probiotic dietary supplements.[164]
Color-enhanced scanning electron micrograph of red Salmonella typhimurium in yellow human cells
Colour-enhanced scanning electron micrograph showing Salmonella typhimurium (red) invading cultured human cells
Pathogens
Main article: Pathogenic bacteria

If bacteria form a parasitic association with other organisms, they are classed as pathogens. Pathogenic bacteria are a major cause of human death and disease and cause infections such as tetanus, typhoid fever, diphtheria, syphilis, cholera, foodborne illness, leprosy and tuberculosis. A pathogenic cause for a known medical disease may only be discovered many years after, as was the case with Helicobacter pylori and peptic ulcer disease. Bacterial diseases are also important in agriculture, with bacteria causing leaf spot, fire blight and wilts in plants, as well as Johne's disease, mastitis, salmonella and anthrax in farm animals.

Each species of pathogen has a characteristic spectrum of interactions with its human hosts. Some organisms, such as Staphylococcus or Streptococcus, can cause skin infections, pneumonia, meningitis and even overwhelming sepsis, a systemic inflammatory response producing shock, massive vasodilation and death.[165] Yet these organisms are also part of the normal human flora and usually exist on the skin or in the nose without causing any disease at all. Other organisms invariably cause disease in humans, such as the Rickettsia, which are obligate intracellular parasites able to grow and reproduce only within the cells of other organisms. One species of Rickettsia causes typhus, while another causes Rocky Mountain spotted fever. Chlamydia, another phylum of obligate intracellular parasites, contains species that can cause pneumonia, or urinary tract infection and may be involved in coronary heart disease.[166] Finally, some species, such as Pseudomonas aeruginosa, Burkholderia cenocepacia, and Mycobacterium avium, are opportunistic pathogens and cause disease mainly in people suffering from immunosuppression or cystic fibrosis.[167][168]
chart showing bacterial infections upon various parts of human body
Overview of bacterial infections and main species involved.[169][170]

Bacterial infections may be treated with antibiotics, which are classified as bacteriocidal if they kill bacteria, or bacteriostatic if they just prevent bacterial growth. There are many types of antibiotics and each class inhibits a process that is different in the pathogen from that found in the host. An example of how antibiotics produce selective toxicity are chloramphenicol and puromycin, which inhibit the bacterial ribosome, but not the structurally different eukaryotic ribosome.[171] Antibiotics are used both in treating human disease and in intensive farming to promote animal growth, where they may be contributing to the rapid development of antibiotic resistance in bacterial populations.[172] Infections can be prevented by antiseptic measures such as sterilising the skin prior to piercing it with the needle of a syringe, and by proper care of indwelling catheters. Surgical and dental instruments are also sterilised to prevent contamination by bacteria. Disinfectants such as bleach are used to kill bacteria or other pathogens on surfaces to prevent contamination and further reduce the risk of infection.
Significance in technology and industry
Further information: Economic importance of bacteria

Bacteria, often lactic acid bacteria, such as Lactobacillus and Lactococcus, in combination with yeasts and moulds, have been used for thousands of years in the preparation of fermented foods, such as cheese, pickles, soy sauce, sauerkraut, vinegar, wine and yogurt.[173][174]

The ability of bacteria to degrade a variety of organic compounds is remarkable and has been used in waste processing and bioremediation. Bacteria capable of digesting the hydrocarbons in petroleum are often used to clean up oil spills.[175] Fertiliser was added to some of the beaches in Prince William Sound in an attempt to promote the growth of these naturally occurring bacteria after the 1989 Exxon Valdez oil spill. These efforts were effective on beaches that were not too thickly covered in oil. Bacteria are also used for the bioremediation of industrial toxic wastes.[176] In the chemical industry, bacteria are most important in the production of enantiomerically pure chemicals for use as pharmaceuticals or agrichemicals.[177]

Bacteria can also be used in the place of pesticides in the biological pest control. This commonly involves Bacillus thuringiensis (also called BT), a gram-positive, soil dwelling bacterium. Subspecies of this bacteria are used as a Lepidopteran-specific insecticides under trade names such as Dipel and Thuricide.[178] Because of their specificity, these pesticides are regarded as environmentally friendly, with little or no effect on humans, wildlife, pollinators and most other beneficial insects.[179][180]

Because of their ability to quickly grow and the relative ease with which they can be manipulated, bacteria are the workhorses for the fields of molecular biology, genetics and biochemistry. By making mutations in bacterial DNA and examining the resulting phenotypes, scientists can determine the function of genes, enzymes and metabolic pathways in bacteria, then apply this knowledge to more complex organisms.[181] This aim of understanding the biochemistry of a cell reaches its most complex expression in the synthesis of huge amounts of enzyme kinetic and gene expression data into mathematical models of entire organisms. This is achievable in some well-studied bacteria, with models of Escherichia coli metabolism now being produced and tested.[182][183] This understanding of bacterial metabolism and genetics allows the use of biotechnology to bioengineer bacteria for the production of therapeutic proteins, such as insulin, growth factors, or antibodies.[184][185]

Because of their importance for research in general, samples of bacterial strains are isolated and preserved in Biological Resource Centers. This ensures the availability of the strain to scientists worldwide.
History of bacteriology
For the history of microbiology, see Microbiology. For the history of bacterial classification, see Bacterial taxonomy. For the natural history of Bacteria, see Last universal common ancestor.
painting of Antonie van Leeuwenhoek, in robe and frilled shirt, with ink pen and paper
Antonie van Leeuwenhoek, the first microbiologist and the first person to observe bacteria using a microscope.

Bacteria were first observed by the Dutch microscopist Antonie van Leeuwenhoek in 1676, using a single-lens microscope of his own design.[186] He then published his observations in a series of letters to the Royal Society of London.[187][188][189] Bacteria were Leeuwenhoek's most remarkable microscopic discovery. They were just at the limit of what his simple lenses could make out and, in one of the most striking hiatuses in the history of science, no one else would see them again for over a century.[190] Only then were his by-then-largely-forgotten observations of bacteria — as opposed to his famous "animalcules" (spermatozoa) — taken seriously.

Christian Gottfried Ehrenberg introduced the word "bacterium" in 1828.[191] In fact, his Bacterium was a genus that contained non-spore-forming rod-shaped bacteria,[192] as opposed to Bacillus, a genus of spore-forming rod-shaped bacteria defined by Ehrenberg in 1835.[193]

Louis Pasteur demonstrated in 1859 that the growth of microorganisms causes the fermentation process, and that this growth is not due to spontaneous generation. (Yeasts and moulds, commonly associated with fermentation, are not bacteria, but rather fungi.) Along with his contemporary Robert Koch, Pasteur was an early advocate of the germ theory of disease.[194]

Robert Koch, a pioneer in medical microbiology, worked on cholera, anthrax and tuberculosis. In his research into tuberculosis Koch finally proved the germ theory, for which he received a Nobel Prize in 1905.[195] In Koch's postulates, he set out criteria to test if an organism is the cause of a disease, and these postulates are still used today.[196]

Though it was known in the nineteenth century that bacteria are the cause of many diseases, no effective antibacterial treatments were available.[197] In 1910, Paul Ehrlich developed the first antibiotic, by changing dyes that selectively stained Treponema pallidum — the spirochaete that causes syphilis — into compounds that selectively killed the pathogen.[198] Ehrlich had been awarded a 1908 Nobel Prize for his work on immunology, and pioneered the use of stains to detect and identify bacteria, with his work being the basis of the Gram stain and the Ziehl–Neelsen stain.[199]

A major step forward in the study of bacteria came in 1977 when Carl Woese recognised that archaea have a separate line of evolutionary descent from bacteria.[3] This new phylogenetic taxonomy depended on the sequencing of 16S ribosomal RNA, and divided prokaryotes into two evolutionary domains, as part of the three-domain system.[1]
See also

Bacteriotherapy
Extremophile
Genetically modified bacteria
List of bacterial orders
Panspermia
Polysaccharide encapsulated bacteria
Psychrotrophic bacteria

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 3:42

Monsieur Le Premier ministre de la République d’Israël et Citoyen d’Israël...

Je vous écrit cette lettre qui est un rapport sur les différentes activités secouristes qui se sont déroulés pendant cette été. Des terroristes ont mis le feu et jeter l'état d’Israël dans une grande frayeur. Malgré tout; les citoyennes et citoyens de la République d’Israël ont gardé leur calme et par un sens de l'organisation, ont réussi à faire face à ce nouvel adversaire adressé contre leurs vies, leurs citoyennetés et leur démocratie, Israël... Des pays ont envoyés des membres de leurs élites de sécurité civile et cela est à mon sens un très grand respect porté sur le thème même de votre droit de Nativité.

Certains Pompiers-citoyens de Gaza donc Palestiniens pour certains, se sont portés dans cette lutte contre l'usage d'un feu funeste et inapproprié sur le thème de la discorde qui vous oppose à certains membres des assemblées. Vous êtes un citoyen d’Israël et vous défendez Israël de toutes agression qu'elle soit PHYSIQUE et MORALE. La nuit entre le 23-24 décembre 2016 au sujet de la La résolution présentée au Conseil de sécurité des Nations unies par le Sénégal, la Nouvelle-Zélande, Le Venezuela et la Malaisie, semble être une atteinte à votre intégrité et au mouvement même d'Israël. Je ne le crois pas si vous lisez les différents slogans des campagnes électorales Israélienne. Que certains crient Victoire, cela démontre de leur manque d'engagement auprès de ceux qui veulent une paix réelle autour de deux états distincts, Israël et La Palestine mais Unis dans un secourisme commun face aux tensions internationales, Catastrophe naturelle et Climatiques prénommé Y'becca et où le juge "suprême" de la république de l'olivier n'est juste que le ministre de la Santé et du Secourisme commun aux deux républiques et qui si il possède un droit régalien de parole: il doit être le plus "mixte", je veux dire neutre face aux décision des deux états régaliens... Il ne peut intervenir que sur les urgences médicales, d'aménagements et intervenir dans des rencontres mixtes entre les deux états auquel il doit loyauté et respect, Vous Israël et l'autre La Palestine... Car oui, c'est à vous Monsieur le premier ministre d’Israël et Citoyen d’Israël que je m'adresse en tout état d’âme et de conscience face à cette tension mise à nu dans les tabloïds mondains... Y'becca souhaite une coopération internationale sur le domaine du secourisme et de la santé bien avant que je sois né... Le traité de l’Antarctique en fut la première marche et je suis étonné de notre absence à ce projet écrit depuis la guerre froide pendant la Hagannah... Voilà qui fait apparaitre nos discordes au sein même de notre démocratie qui est pourtant une marche contre la pensée unique de ceux qui gouverne dans leur tour d'ivoire. Je renie pas les salons mais je suis aussi de ceux qui prie en dehors des temples sous Salix babylonica et on apprends à entendre quand on garde son âme de secouriste dans les instants les plus durs. Monsieur le premier ministre d’Israël et Citoyen d’Israël, voilà mon rapport en ce jour du 24 Décembre 2016 où j'ai donné à manger aux mouettes et j'ai vu pendant un bref instant le corbeau, le goéland et le canard sur une ile de la Garonne partagé le pain pendant un instant sans qu'on y assiste à une bagarre... Monsieur le premier ministre d’Israël et Citoyen d’Israël, je m'adresse à vous ainsi qu'à vos frère-ennemis sous le regard de vos amies et amis, sans chercher à influencer le peuple dans la moindre décision sauf dans la lutte contre le terrorisme, la convoitise et l'avarice. Ceux qui se sente concerner par Y'becca se comporteront en Secouristes et architectes agiront dans l'auto defence et le respect du droit auquel il réside mais garderons en leur cœur que gouverner et aider sa terre, ses idées et sa démocratie: c'est luttez contre le terrorisme, le viol, le chantage, l'esclavage, la torture, l'avarice et la terreur qu'ils soient physiques et morales. Un jour Dieu a dit à David, c'est gentil de m'avoir construit un temple mais bon, ce que j'ai fait ne te suffisait t'il pas ! La République de l'Olivier n'est pas un temple car je crois qu'elle est éphémère... Salix babylonica est mon lieu de prières même si je prie dans les chapelles. Un arbre donne des fruits et des légumes qui viennent à chercher l'infini du grand devant le petit ou est ce l'inverse...! Israël et la Palestine ne sont pas des fruits de la République de l'Olivier mais la République de l'Olivier est le fruit des Républiques de Israël et de la Palestine: Et c'est en cela que le Juge "suprême" de la République de l'Olivier est un Serviteur de la Liberté et un chevalier du Secourisme et qu'il est lié au droit du respect envers le peuple, Monsieur le premier ministre d’Israël et Citoyen d’Israël, je m'adresse à vous ainsi qu'à vos frère-ennemis sous le regard de vos amies et amis, sans chercher à influencer le peuple dans la moindre décision sauf dans la lutte contre le terrorisme, la convoitise et l'avarice. Oui à l'écoute et Oui à la gréve dans le respect du Secourisme et de la Démocratie...

Ecrit de
du Juge supreme de la République de l'Olivier
de TAY La chouette effraie
de Monsieur Tignard Yanis

King Crimson Epitaph
https://www.youtube.com/watch?v=LwkO1y4bTEE
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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 3:44

Les vertus théologales et the Nitrogen fixation.

Les vertus théologales sont, selon la théologie chrétienne, les trois vertus qui doivent guider les hommes dans leur rapport au monde et à Dieu, c'est-à-dire la foi, l'espérance et la charité.

Leur source dans le Nouveau Testament se trouve dans la Première épître aux Corinthiens de saint Paul (I Co 13,13).

Sommaire

1 Présentation des trois vertus
1.1 La charité comme finalité des autres vertus
2 Vertus théologales et vertus cardinales
3 Réception dans les arts
3.1 Attributs des vertus théologales dans l'art
4 Galerie
5 Divers
6 Bibliographie
7 Notes
8 Lien externe
9 Voir aussi

Présentation des trois vertus
Vitrail du XIXe siècle représentant les trois vertus théologales : Foi, Charité et Espérance (église Saint-Martin de Venette, Oise).

Par théologale, il faut entendre : « ayant Dieu pour objet ». Ces vertus disposent l'homme à vivre en relation avec Dieu. Au Ciel, seule la charité subsistera, sous la forme de la vision directe de Dieu. Elles adaptent les facultés de l’homme à la participation de la nature divine, et elles sont dites surnaturelles en ce qu'elles sont fondées sur la grâce.

Les vertus théologales sont au nombre de trois :

la Foi, la disposition à croire aux vérités révélées ;
l'Espérance, la disposition à espérer la Béatitude ;
la Charité, c'est-à-dire l'amour de Dieu et de son prochain pour l’amour de Dieu.

Ce groupe tire son origine d'un passage fameux de la Première épître aux Corinthiens de saint Paul (I Co 13, 13) : « Maintenant donc, ces trois-là demeurent, la foi (pistis), l’espérance (helpis) et l’amour (ou : charité, agapè) mais l’amour est le plus grand. »

Ces vertus sont infusées par Dieu dans l’âme des fidèles pour les rendre capables d’agir comme ses enfants et de mériter la vie éternelle. Elles sont le gage de la présence et de l’action du Saint Esprit dans les facultés de l’être humain.

L’Église catholique définit ainsi la foi "La foi est la vertu théologale par laquelle nous croyons en Dieu et à tout ce qu’Il nous a dit et révélé, et que la Sainte Église nous propose à croire, parce qu’Il est la vérité même. Par la foi " l’homme s’en remet tout entier librement à Dieu " (DV 5). C’est pourquoi le croyant cherche à connaître et à faire la volonté de Dieu. " Le juste vivra de la foi " (Rm 1,17). La foi vivante " agit par la charité " (Ga 5,6)."1

Le catéchisme décrit ainsi l’espérance : "L’espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons comme notre bonheur le Royaume des cieux et la Vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit. " Gardons indéfectible la confession de l’espérance, car celui qui a promis est fidèle " (He 10, 23). " Cet Esprit, il l’a répandu sur nous à profusion, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par la grâce du Christ, nous obtenions en espérance l’héritage de la vie éternelle " (Tt 3, 6-7)."1

"La charité est la vertu théologale par laquelle nous aimons Dieu par-dessus toute chose pour Lui-même, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu."1
La charité comme finalité des autres vertus
Les trois vertus théologales - Sanctuaire du Bon Jésus du Mont

Selon Saint Paul, ou encore saint Thomas d'Aquin :

Saint Paul indique ainsi que les vertus théologales ne sont pas toutes trois destinées à durer éternellement. À la fin des temps selon le christianisme, le retour de Dieu sera une évidence – et la foi n'aura donc plus de raison d'être, aucun doute ne pouvant subsister sur ce dont on est en permanence témoin. L'espérance, ne sera pas davantage de mise puisque, tout étant accompli, il n'y aura plus lieu d'espérer quoi que ce soit de supplémentaire. Seule subsistera donc, dit-il, la charité – ou amour2.
Vertus théologales et vertus cardinales

Les vertus humaines s'enracinent dans les vertus théologales, qui les rendent plus parfaites.

Les trois vertus théologales complètent le groupe de quatre vertus cardinales, humaines (prudence, tempérance, force et justice). Leur ensemble est parfois appelé celui des sept vertus catholiques.

Le groupe des quatre vertus cardinales, qui reçoit ce nom au Moyen Âge, existe déjà chez les philosophes grecs, dans le judaïsme hellénisé et chez les Pères de l'Église.

Les vertus humaines s’enracinent dans les vertus théologales car celles-ci se réfèrent directement à Dieu. Elles ont Dieu Un et Trine pour origine, pour motif et pour objet.
Réception dans les arts
Attributs des vertus théologales dans l'art
Allégories des vertus.

Dans les œuvres d'art du Moyen Âge, de la Renaissance et jusqu'au XIXe siècle, les vertus sont généralement représentées sous les traits de femmes reconnaissables à leurs attributs.

Leurs attributs respectifs sont par exemple :

pour la foi : livre (contenant la doctrine chrétienne), ostensoir (contenant l'hostie consacrée) ou calice, croix tréflée ou colombe ;
pour l'espérance : ancre (fermeté dans la tempête, même invisible) ou barque ;
pour la charité : bras ouverts, enfants accueillis ou nourris, cœur enflammé.

Le cinéaste québécois Bernard Émond a réalisé une trilogie de films sur les vertus théologales.
Galerie
Foi, espérance et charité. Sculptures de Manuel Tolsá sur la Cathédrale Métropolitaine de Mexico.

Les vertus théologales sur le tombeau de l'antipape Jean XXIII par Donatello et Michelozzo

Divers

En Russie, ces trois vertus théologales sont associées à trois prénoms féminins : Véra, Nadejda, Lioubov (littéralement : Foi, Espoir, Amour), et la fête de Véra, Nadejda, Lioubov et leur mère Sophia est célébrée le 17 septembre.
Bibliographie

Benoît XVI et son successeur François ont consacré une trilogie d'encycliques aux vertus théologales : Deus caritas est (sur la charité) et Spe salvi (sur l'espérance) promulguées par le pape Benoît XVI ; Lumen fidei (sur la foi) promulguée par le pape François, mais rédigée en partie par Benoît XVI.
Delhaye Philippe 1956, Rencontre de Dieu et de l’homme, Tournai, Belgique, Desclée.
Jeanguenin Gilles 2011, Foi, espérance, charité: les vertus théologales selon saint François de Sales, Paris, France, Éd. de l’Emmanuel, 123 p.
Lassus Alain de 2009, Les vertus théologales: foi, espérance, charité, Paris, France, 167 p.
Josef Pieper: Lieben, hoffen, glauben. Kösel, München 1986, ISBN 3-466-40168-2.

Notes

↑ a, b et c http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P60.HTM [archive]
↑ Saint Paul, Première épître aux Corinthiens, chapitre 13, verset 13

Lien externe
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Voir aussi

Acte de foi
Acte d'espérance
Acte de charité
Vertus cardinales
Foi de Rome

Nitrogen fixation is a process by which nitrogen (N2) in the Earth's atmosphere is converted into ammonia (NH3).[1] Atmospheric nitrogen or molecular dinitrogen (N2) is relatively inert: it does not easily react with other chemicals to form new compounds. The fixation process frees nitrogen atoms from their triply bonded diatomic form, N≡N, to be used in other ways.

Nitrogen fixation, natural and synthetic, is essential for all forms of life because nitrogen is required to biosynthesize basic building blocks of plants, animals and other life forms, e.g., nucleotides for DNA and RNA, the coenzyme nicotinamide adenine dinucleotide for its role in metabolism (transferring electrons between molecules), and amino acids for proteins. Therefore, as part of the nitrogen cycle, it is essential for agriculture and the manufacture of fertilizer. It is also, indirectly, relevant to the manufacture of all chemical compounds that contain nitrogen, which includes explosives, most pharmaceuticals, dyes, etc. Nitrogen fixation occurs naturally in the soil by nitrogen fixing bacteria (for example, Azotobacter affiliated with some plants, especially legumes). Some nitrogen-fixing bacteria have very close relationships with plants, referred to as symbiotic nitrogen fixation. Looser relationships between nitrogen-fixing bacteria and plants are often referred to as associative or non-symbiotic, as seen in nitrogen fixation occurring on rice roots. It also occurs naturally in the air by means of lightning.[2][3]

All biological nitrogen fixation is done by way of metalloenzymes called nitrogenases. These enzymes contain iron, often with a second metal, usually molybdenum but sometimes vanadium. Microorganisms that can fix nitrogen are prokaryotes (both bacteria and archaea, distributed throughout their respective kingdoms) called diazotrophs. Some higher plants, and some animals (termites), have formed associations (symbiosis) with diazotrophs.

Biological nitrogen fixation
Schematic representation of the nitrogen cycle. Abiotic nitrogen fixation has been omitted.

Biological nitrogen fixation was discovered by the German agronomist Hermann Hellriegel[4] and Dutch microbiologist Martinus Beijerinck.[5] Biological nitrogen fixation (BNF) occurs when atmospheric nitrogen is converted to ammonia by an enzyme called a nitrogenase.[1] The overall reaction for BNF is:

N2 + 8 H+ + 8 e− → 2 NH3 + H2

The process is coupled to the hydrolysis of 16 equivalents of ATP and is accompanied by the co-formation of one molecule of H2.[6] The conversion of N2 into ammonia occurs at a cluster called FeMoco, an abbreviation for the iron-molybdenum cofactor. The mechanism proceeds via a series of protonation and reduction steps wherein the FeMoco active site hydrogenates the N2 substrate.[7]

In free-living diazotrophs, the nitrogenase-generated ammonium is assimilated into glutamate through the glutamine synthetase/glutamate synthase pathway.

The microbial genes required for nitrogen fixation are widely distributed in diverse environments.[8][9]

Enzymes responsible for nitrogenase action are very susceptible to destruction by oxygen. For this reason, many bacteria cease production of the enzyme in the presence of oxygen. Many nitrogen-fixing organisms exist only in anaerobic conditions, respiring to draw down oxygen levels, or binding the oxygen with a protein such as leghemoglobin.[1]
Microorganisms that fix nitrogen
Main article: Diazotroph

Diazotrophs are a diverse group of prokaryotes that includes cyanobacteria (e.g. the highly significant Trichodesmium and Cyanothece), green sulfur bacteria, along with Azotobacteraceae, rhizobia and Frankia.

Cyanobacteria inhabit nearly all illuminated environments on Earth and play key roles in the carbon and nitrogen cycle of the biosphere. In general, cyanobacteria are able to utilize a variety of inorganic and organic sources of combined nitrogen, like nitrate, nitrite, ammonium, urea, or some amino acids. Several cyanobacterial strains are also capable of diazotrophic growth, an ability that may have been present in their last common ancestor in the Archean eon.[10] Nitrogen fixation by cyanobacteria in coral reefs can fix twice the amount of nitrogen as on land—around 1.8 kg of nitrogen is fixed per hectare per day (around 660 kg/ha/year). The colonial marine cyanobacterium Trichodesmium is thought to fix nitrogen on such a scale that it accounts for almost half of the nitrogen fixation in marine systems on a global scale.[11]
Root nodule symbioses
Legume family

Plants that contribute to nitrogen fixation include the legume family – Fabaceae – with taxa such as kudzu, clovers, soybeans, alfalfa, lupines, peanuts, and rooibos. They contain symbiotic bacteria called rhizobia within nodules in their root systems, producing nitrogen compounds that help the plant to grow and compete with other plants. When the plant dies, the fixed nitrogen is released, making it available to other plants; this helps to fertilize the soil.[1][12] The great majority of legumes have this association, but a few genera (e.g., Styphnolobium) do not. In many traditional and organic farming practices, fields are rotated through various types of crops, which usually include one consisting mainly or entirely of clover or buckwheat (non-legume family Polygonaceae), often referred to as "green manure".[13]

The efficiency of nitrogen fixation in soil is dependent on many factors, including the legume as well as air and soil conditions. For example, nitrogen fixation by red clover can range from 50 - 200 lb/acre depending on these variables.[14]

Inga alley farming relies on the leguminous genus Inga, a small tropical, tough-leaved, nitrogen-fixing tree.[15]
Non-leguminous
A sectioned alder tree root nodule.

Although by far the majority of plants able to form nitrogen-fixing root nodules are in the legume family Fabaceae, there are a few exceptions:

Parasponia, a tropical genus in the Cannabaceae also able to interact with rhizobia and form nitrogen-fixing nodules[16]
Actinorhizal plants such as alder and bayberry can also form nitrogen-fixing nodules, thanks to a symbiotic association with Frankia bacteria. These plants belong to 25 genera[17] distributed among 8 plant families.

The ability to fix nitrogen is far from universally present in these families. For instance, of 122 genera in the Rosaceae, only 4 genera are capable of fixing nitrogen. All these families belong to the orders Cucurbitales, Fagales, and Rosales, which together with the Fabales form a clade of eurosids. In this clade, Fabales were the first lineage to branch off; thus, the ability to fix nitrogen may be plesiomorphic and subsequently lost in most descendants of the original nitrogen-fixing plant; however, it may be that the basic genetic and physiological requirements were present in an incipient state in the last common ancestors of all these plants, but only evolved to full function in some of them:
Family: Genera

Betulaceae: Alnus (alders)

Cannabaceae: Trema

Casuarinaceae:

Allocasuarina
Casuarina
Ceuthostoma
Gymnostoma



……



Coriariaceae: Coriaria

Datiscaceae: Datisca

Elaeagnaceae:

Elaeagnus (silverberries)
Hippophae (sea-buckthorns)
Shepherdia (buffaloberries)



……



Myricaceae:

Comptonia (sweetfern)
Morella
Myrica (bayberries)



……



Rhamnaceae:

Ceanothus
Colletia
Discaria
Kentrothamnus
Retanilla
Talguenea
Trevoa



……



Rosaceae:

Cercocarpus (mountain mahoganies)
Chamaebatia (mountain miseries)
Dryas
Purshia/Cowania (bitterbrushes/cliffroses)

There are also several nitrogen-fixing symbiotic associations that involve cyanobacteria (such as Nostoc):

Some lichens such as Lobaria and Peltigera
Mosquito fern (Azolla species)
Cycads
Gunnera

Endosymbiosis in diatoms

Rhopalodia gibba, a diatom algae, is a eukaryote with cyanobacterial N2-fixing endosymbiont organelles. The spheroid bodies reside in the cytoplasm of the diatoms and are inseparable from their hosts.[18][19]
Industrial nitrogen fixation

The possibility that atmospheric nitrogen reacts with certain chemicals was first observed by Desfosses in 1828. He observed that mixtures of alkali metal oxides and carbon react at high temperatures with nitrogen. With the use of barium carbonate as starting material the first commercially used process became available in the 1860s developed by Margueritte and Sourdeval. The resulting barium cyanide could be reacted with steam yielding ammonia. In 1898 Adolph Frank and Nikodem Caro decoupled the process and first produced calcium carbide and in a subsequent step reacted it with nitrogen to calcium cyanamide. The Ostwald process for the production of nitric acid was discovered in 1902. Frank-Caro process and Ostwald process dominated the industrial fixation of nitrogen until the discovery of the Haber process in 1909.[20][21] Prior to 1900, Nikola Tesla also experimented with the industrial fixation of nitrogen "by using currents of extremely high frequency or rate of vibration".[22][23]
Haber process
Main article: Haber process
Equipment for a study of nitrogen fixation by alpha rays (Fixed Nitrogen Research Laboratory, 1926)

Artificial fertilizer production is now the largest source of human-produced fixed nitrogen in the Earth's ecosystem. Ammonia is a required precursor to fertilizers, explosives, and other products. The most common method is the Haber process. The Haber process requires high pressures (around 200 atm) and high temperatures (at least 400 °C), routine conditions for industrial catalysis. This highly efficient process uses natural gas as a hydrogen source and air as a nitrogen source.[24]

Much research has been conducted on the discovery of catalysts for nitrogen fixation, often with the goal of reducing the energy required for this conversion. However, such research has thus far failed to even approach the efficiency and ease of the Haber process. Many compounds react with atmospheric nitrogen to give dinitrogen complexes. The first dinitrogen complex to be reported was Ru(NH3)5(N2)2+.[25]
Ambient nitrogen reduction

Catalytic chemical nitrogen fixation at ambient conditions is an ongoing scientific endeavor. Guided by the example of nitrogenase, this area of homogeneous catalysis is ongoing, with particular emphasis on hydrogenation to give ammonia.[26]

Metallic lithium has long been known for burning in an atmosphere of nitrogen and then converting to lithium nitride. Hydrolysis of the resulting nitride gives ammonia. In a related process, trimethylsilyl chloride, lithium, and nitrogen react in the presence of a catalyst to give tris(trimethylsilyl)amine. Tris(trimethylsilyl)amine can then be used for reaction with α,δ,ω-triketones to give tricyclic pyrroles.[27] Processes involving lithium metal are however of no practical interest since they are noncatalytic and re-reducing the Li+ ion residue is difficult.

Beginning in the 1960s several homogeneous systems were identified that convert nitrogen to ammonia, sometimes even catalytically but often operating via ill-defined mechanisms. The original discovery is described in an early review:

"Vol'pin and co-workers, using a non-protic Lewis acid, aluminium tribromide, were able to demonstrate the truly catalytic effect of titanium by treating dinitrogen with a mixture of titanium tetrachloride, metallic aluminium, and aluminium tribromide at 50 °C, either in the absence or in the presence of a solvent, e.g. benzene. As much as 200 mol of ammonia per mol of TiCl4 was obtained after hydrolysis.…"[28]

The quest for well defined intermediates led to the characterization of many transition metal dinitrogen complexes. Few of these well defined complexes function catalytically, their behavior illuminated likely stages in nitrogen fixation. Most fruitful of all of these early studies focused on M(N2)2(dppe)2 (M = Mo, W). For example, double protonation of such low valent complexes gave intermediates with the linkage M=N−NH2. In 1995, a molybdenum(III) amido complex was discovered that cleaved N2 to give the corresponding molybdenum(VI) nitride.[29] This and related terminal nitrido complexes have been used to make nitriles.[30]
Synthetic nitrogen reduction[31]

In 2003 a related molybdenum amido complex was found to catalyze the reduction of N2. In addition to a source of protons, the catalyst requires a strong reducing agent.[31][32][33][34] However, this catalytic reduction fixates only a few nitrogen molecules. In these systems, like the biological one, hydrogen is provided to the substrate heterolytically, by means of protons and reducing equivalents rather than with H2 itself.

In 2011 Arashiba et al. reported yet another system with a catalyst again based on molybdenum but with a diphosphorus pincer ligand.[35] Photolytic nitrogen splitting is also considered.[36][37][38][39][40]
See also

Birkeland–Eyde process: an industrial fertiliser production process
Denitrification: an organic process of nitrogen release
George Washington Carver: an American botanist
Nif gene: a gene found in nitrogen fixing bacteria
Nitrification: biological production of nitrogen
Nitrogen cycle: the flow and transformation of nitrogen through the environment
Nitrogen deficiency
Nitrogen fixation package for quantitative measurement of nitrogen fixation by plants
Nitrogenase: enzymes used by organisms to fix nitrogen
Ostwald process: a chemical process for making nitric acid HNO3
Push–pull technology: the use of both repellent and attractive organisms in agriculture

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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 8:44

La Symphonie no 9 en mi mineur, B. 178 (op. 95) « Du Nouveau Monde » (Tchèque : Symfonie č. 9 e moll « Z nového světa ») est composée par Antonín Dvořák en 1893 et exécutée le 15 décembre de la même année au Carnegie Hall par l'Orchestre philharmonique de New York sous la direction d'Anton Seidl. Elle est la plus connue de ses symphonies et l'une des œuvres les plus populaires du répertoire symphonique moderne.

Historique

Dvořák la compose durant son séjour aux États-Unis (1892-1896) alors qu'il travaille comme directeur du Conservatoire de New York et vit sur la Première Avenue de Manhattan.

Le deuxième mouvement est le plus reconnu par la nostalgie qui en émane. Dans un article publié le 15 décembre 1893 dans le New York Herald Tribune, Dvořák explique en quoi la musique des Indiens d'Amérique a influencé sa symphonie :

« Je n'ai utilisé aucune des mélodies indiennes. J'ai simplement écrit des thèmes originaux englobant les particularités de cette musique et, utilisant ces thèmes comme sujets, je les ai développés avec les moyens des rythmes modernes, contrepoints et couleurs orchestrales. »

Dv CA extrait.jpg
Premières mesures du 2e mouvement
jouées au cor anglais solo (tonalité originale : ré bémol majeur).

Dans le même article, Dvořák indique qu'il considère le deuxième mouvement comme « une étude pour une future œuvre, soit une cantate ou un opéra... qui sera fondée sur The Song of Hiawatha de Longfellow » (il n'écrivit jamais cette œuvre). Il précise également que le troisième mouvement scherzo est « inspiré d'une scène de fête dans Hiawatha pendant laquelle les Indiens dansent ».

Neil Armstrong emporta un enregistrement audio de cette symphonie lors de la mission Apollo 11, la première à déposer un homme sur la Lune, en 1969.
Manuscrit original

La partition qui a été publiée présente quelques différences avec le manuscrit de Dvořák. La partition publiée est la version pratiquement toujours jouée aujourd'hui. Cependant la version originale écrite par Dvořák a été défendue par le chef Denis Vaughan, qui l'a interprétée pour la première fois le 17 mai 2005 avec l'Orchestre philharmonique de Londres au Royal Albert Hall à Londres.
Structure

La symphonie est composée de quatre mouvements :

Adagio (4/Cool - Allegro molto (2/4), en mi mineur (9 minutes trente environ)
Largo, (4/4) en ré♭ majeur, puis do# mineur
Scherzo : Molto vivace, (3/4) en mi mineur
Allegro con fuoco, (4/4) en mi mineur, la coda en mi majeur

Orchestration
Instrumentation de la Neuvième symphonie
Cordes
premiers violons, seconds violons,
altos, violoncelles, contrebasses
Bois
2 flûtes, dont une jouant du piccolo
2 hautbois, dont un jouant du cor anglais
2 clarinettes en la, 2 bassons
Cuivres
4 cors 2 en mi, 2 en ut, 2 trompettes en mi,
3 trombones (2 ténors et basse); 1 tuba
Percussions
timbales, triangle (3e mvt), cymbales (4e mvt1)
Utilisation dans la culture populaire
Question book-4.svg

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Les thèmes de cette symphonie ont souvent été repris à diverses fins. On peut par exemple citer :

La chanson populaire américaine Going home est une reprise de la mélodie du cor anglais solo au début du 2e mouvement. Il s'agit peut-être du seul exemple recensé d'une chanson populaire traditionnelle inspirée par une symphonie2. Le groupe de rock Santana a repris cette chanson populaire dans son album Welcome.
Le thème 7 de la bande originale de Space Adventure Cobra est une adaptation jazz du premier mouvement de la 9° symphonie de Dvorak ;
la chanson Initials B.B. de Serge Gainsbourg, qui contient un extrait du premier mouvement (le premier thème, d'abord joué par les cors et les cordes dans la symphonie et qui reviendra de manière plus ou moins cyclique) ;
une autre chanson de Serge Gainsbourg, Requiem pour un con, reprend (de manière très personnelle et un peu ornée) le thème écrit par Antonín Dvořák comme premier motif du quatrième et dernier mouvement de cette symphonie ;
la version animée du manga japonais One Piece, qui contient un extrait du 4e mouvement lors du combat final de Luffy contre Crocodile au Royaume d'Alabasta ;
le générique de Sciences d'Aujourd'hui, émission médicale mythique de l'ORTF, produite par Étienne Lallou et Igor Barrère au début des années 1960, qui est constitué du début du 4e mouvement ;
l'émission de la RTBF, La Semaine infernale utilisait le début du 4e mouvement pour son générique de fin. Dans la même émission, une séquence (J'ai testé pour vous) du comédien Éric De Staercke était annoncée par les premières mesures du début du 3e mouvement.
la chanson The Wizard Last Rhymes de l'album Rain Of A Thousand Flames du groupe de metal symphonique / power metal épique italien Rhapsody of Fire ;
le morceau By The Gates Of Moria de l'album Battalions Of Fear du groupe de power metal allemand Blind Guardian, également inspiré du 4e mouvement de cette symphonie ;
une reprise du 4e mouvement, sur l'album The Miskolc Experience du groupe de metal Therion ;
une reprise du 1er mouvement, sur l'album The Classical Conspiracy du groupe de metal symphonique Epica, enregistré au même endroit que le précédent, avec le même orchestre, et l'air principal de ce mouvement peut aussi être entendu une fois dans une chanson de leur premier album ("The Phantom Agony": "Illusive Consensus" ;
dans l'anime Kenko Zenrakei Suieibu Umisho, le dixième épisode contient un extrait du 4e mouvement ;
dans la version animée du manga japonais Major, l'épisode 123 (Saison 5, épisode 19) reprend le début du 4e mouvement ;
la chanson Going Home de l'album CD Angel Voices et du DVD de même nom, du chœur de garçons anglais Libera, est basée sur le début du 2e mouvement ;
dans la version animée du roman japonais Nogizaka Haruka no Himitsu, l'épisode 11 et 12 reprennent le début du 4e mouvement ;
le thème jazz Goin' Home du saxophoniste Ike Quebec, figurant sur son album Soul Samba, est un arrangement du mouvement Largo ;
le thème de La Menace fantôme de la Guerre des étoiles, ainsi que 'Duel of the Fates, est fortement inspiré du thème du Scherzo ;
la Symphonie est jouée dans Les Naufragés du Fol Espoir, spectacle du Théâtre du Soleil, et dans son adaptation cinématographique ;
le cantique Un monde meilleur s'inspire directement du 2e mouvement ;
transcription pour contrebasse solo du 2e mouvement par Mauricio Romero3 ;
les jeux de rythme de la série Taiko no Tatsujin' incluent dans leur playlist le 4e mouvement ;
le thème musical principal du Seigneur des anneaux : Le Retour du roi est fortement inspiré du 2e mouvement ;
dans la version anime du manga Sket Dance, l'épisode 8 reprend le début du 4e mouvement.
dans le jeu vidéo Asura's Wrath, le début du 4e mouvement est utilisé comme thème pendant le combat contre le boss Augus.
dans le morceau 'Classical Homicide' de Dalek, le début de Symphonie n° 9 en mi mineur est utilisé.
le nom du roman japonais Shinsekai Yori se traduit « Du Nouveau Monde », de plus la chanson Going Home est utilisée dans la version animé du roman pour indiquer aux enfants qu'il est l'heure de rentrer.
dans le jeu vidéo Catherine, le premier mouvement est repris dans une musique qui accompagne l'escalade de la Cour lors de la 5e nuit de cauchemar.
le thème principal du 4e mouvement sert de base à un chant des Bad Gones supporters de l'Olympique lyonnais.
dans le jeu vidéo Civilization 4 on peut entendre le deuxième mouvement à l'ère industrielle, de même dans sa suite Civilization 5.
dans un sketch de l'humoriste Albert Dupontel, on entend le début du quatrième mouvement.
sur la piste n°203 de l'audioguide de la Statue de la Liberté.
sur la Place de la République le 20 avril 2016 dans le cadre de la manifestation Nuit debout, par plus de 350 musiciens bénévoles4.
dans le jeu vidéo EarthBound, un saxophoniste joue le thème du 2nd mouvement.

Notes et références

↑ et elles n'interviennent qu'une seule fois
http://musicabohemica.blogspot.com/2010/07/1001-goin-home.html [archive]
↑ [1] [archive]
http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/04/21/un-orchestre-amateur-interprete-la-symphonie-du-nouveau-monde-devant-la-nuit-debout-a-paris_4905754_3224.html [archive]

Liens externes

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • Bibliothèque nationale de France (données) • Gemeinsame Normdatei
Articles sur l'histoire de la Symphonie du Nouveau Monde, analyses de l'œuvre - MusicaBohemica [archive]
Écouter en MP3 - Columbia University Orchestra [archive]
Analyse de l'œuvre - Académie de Dijon [archive]
Partition de la symphonie n° 9 [archive] sur le site de l'Indiana University
Symphonie n° 9 de Dvořák : partitions libres sur l’International Music Score Library Project.
(it) Symphonie du Nouveau Monde (enregistrements ACC et OGG) [archive].

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Symphonies d'Antonín Dvořák
Symphonie nº 1 « Les Cloches de Zlonice » op. 3 • Symphonie nº 2 op. 4 • Symphonie nº 3 op. 10 • Symphonie nº 4 op. 13 • Symphonie nº 5 op. 76, "Britannique" • Symphonie nº 6 op. 60 • Symphonie nº 7 op. 70 • Symphonie nº 8 op. 88 "Tchecoslovaque" • Symphonie nº 9 « Du nouveau monde » op. 95
Voir aussi : Liste des œuvres d'Antonín Dvořák

Dvořák: symphonie n°9 (Nouveau Monde), par Karajan; 3ème mvt
http://www.dailymotion.com/video/x85sgg_dvorak-symphonie-n-9-nouveau-monde_music
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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 8:45

Symphonie nº 9 « Du Nouveau Monde » de Dvořák
https://www.youtube.com/watch?v=1AXJD-nLPZs

Anton Seidl, né à Pest, actuellement Budapest, le 7 mai 1850 et mort à New York le 28 mars 1898, est un chef d'orchestre hongrois naturalisé américain en 1891.
Biographie

Anton Seidl entre en octobre 1870 au conservatoire de Leipzig, jusqu'à ce qu'il soit appelé en 1872 à Bayreuth pour devenir l'un des copistes de Richard Wagner. Il contribue à la réalisation de la première copie fidèle de L'Anneau du Nibelung et en 1876 il participe au premier Festival de Bayreuth.

Sa carrière de chef d'orchestre prend une tournure nouvelle lorsque, sur la recommandation de Wagner, il est nommé chef à l'Opéra de Leipzig, où il demeure jusqu'à ce qu'en 1882 il parte en tournée avec la troupe de L'Anneau du Nibelung d'Angelo Neumann, notamment à Brême de 1883 à 1885, et à Prague. En 1885, il épouse la chanteuse autrichienne Auguste Kraus.

C'est en octobre 1885 que Seidl se produit pour la première fois en tournée à New York, il dirige Lohengrin en novembre au Metropolitan Opera où, l'année suivante, il obtient un succès retentissant en dirigeant Tristan und Isolde avec Lilli Lehmann et Albert Niemann dans les rôles principaux. C'est à partir de là qu'il s'installe définitivement à New York et dirigera régulièrement l'orchestre du Metropolitan Opera jusqu'en 18971. En 1891, il dirige la première de Parsifal à Boston, et la même année, il est nommé directeur musical de l'Orchestre philharmonique de New York, à la tête duquel il restera jusqu'à sa mort en 1898 ; c'est ainsi qu'il dirige le 16 septembre 1893 à Carnegie Hall la création mondiale de la neuvième symphonie, « Du nouveau monde », de Dvořák, dont l'impact sur la musique classique américaine sera considérable.

À partir de son installation à New York, ses relations avec la famille Wagner, notamment avec Cosima Wagner, se font plus distantes, et il ne retournera qu'une seule fois à Bayreuth, en 1897, pour y diriger Parsifal.

Le prix Anton Seidl, décerné par la Wagner Society de New York, récompense les meilleures interprètes de Wagner qui se sont produits au Metropolitan Opera ; parmi les lauréats figurent notamment James Levine, Birgit Nilsson et Jon Vickers.
Liens externes

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
(en) Extraits des Mémoires d'Anton Seidl. [archive]

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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Lun 26 Déc à 9:24

La Boucle de cheveux enlevée
« The new star »1, Illustration d'Aubrey Beardsley pour la boucle de cheveux enlevée

La Boucle de cheveux enlevée (The Rape of the Lock) est un poème narratif héroï-comique écrit par Alexander Pope, d'abord publié anonymement en mai 1712 dans deux chants (334 lignes), puis révisées, étendues et réédité sous le nom de Pope le 2 mars 1714, dans une version très élargie de 5-canto (794 lignes). La forme finale fut disponible en 1717 avec l'ajout de la parole Clarissa sur la bonne humeur.

Le poème est une petite querelle satirique par analogie avec le monde épique des dieux. Il est basé sur un incident relaté par l'ami de Pope, John Caryll. Arabella Fermor et son prétendant, Lord Petre, étaient tous deux de familles catholiques aristocratiques réfractaires à une époque en Angleterre où, en vertu de lois du Test Act, toutes les confessions, à l'exception de l'anglicanisme, ont souffert de restrictions légales et de sanctions (Petre ne pouvait pas, par exemple, prendre sa place dans la Chambre des Lords en tant que catholique). Petre, convoitant Arabella, avait coupé une mèche de ses cheveux sans autorisation, et, ce faisant, avait donné matière à la rupture de toute relation entre les deux familles. Pope, lui-même catholique, a écrit le poème à la demande d'amis, dans une tentative comique de réconciliation. Il a utilisé le personnage de Belinda pour représenter Arabella et a introduit tout un système de « sylphes », ou esprits gardiens des vierges, une version parodique des dieux et déesses de l'épopée classique.

Ce poème de Pope se moque des traditions de l'épopée classique : l'enlèvement d'Hélène de Troie devient ici le vol d'une mèche de cheveux, les dieux deviennent des sylphes ; le bouclier d'Achille devient un excursus à propos de l'un des jupons de Belinda. Il utilise également le style épique des invocations, des lamentations, des exclamations et des comparaisons, et dans certains cas, ajoute la parodie à l'imitation en suivant la forme du discours d'Homère dans l'Iliade. Bien que le poème soit drôle parfois, Pope évoque la fragilité de la beauté, et la perte d'une mèche de cheveux touche profondément Belinda. Comme sa lettre d'introduction le précise, les femmes de cette période étaient essentiellement supposées décoratives plutôt que rationnelles, aussi la perte d'un attribut de beauté était affaire sérieuse.

L'humour de ce poème vient de la vanité de sa structure verbale formelle empruntée aux poèmes épiques, pour relater des faits sans doute bien anodins.

Trois des lunes d'Uranus sont nommées d'après des personnages de La Boucle de cheveux enlevée : Belinda, Umbriel et Ariel, ce dernier apparaissant aussi dans La Tempête de Shakespeare.

Il s'agit de l'un des poèmes de littérature anglo-saxonne les plus cités pour illustrer le burlesque.
Notes et références

↑ en français : la nouvelle étoile

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « The Rape of the Lock » (voir la liste des auteurs).

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

La Boucle de cheveux enlevée, sur Wikimedia Commons The Rape of the Lock (en anglais), sur Wikisource

Liens externes

(en) "The Rape of the Lock:" Study Guide With Complete Text and Detailed Explanatory Notes [archive]
(en) The Rape of the Lock and Other Poems [archive], disponible dans le Projet Gutenberg.
(en) Rape of the Lock Opera [archive]

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Alexander Pope
Pièces de théâtre Three Hours After Marriage (1717)
Essais "Peri Bathous, Or the Art of Sinking in Poetry" (1727)
Poésies "Ode on Solitude" (1700) - Essai sur la critique (1711) - Messiah (Latin poem) (1712) - La Boucle de cheveux enlevée (1712) - Eloisa to Abelard (1717) - "Elegy to the Memory of an Unfortunate Lady" (1717) - La Dunciade (1728–9, 1742–3) - An Essay on Man (1734) - Moral Essays (1731-35) - Epistle to Dr Arbuthnot (1735)
Autres Scriblerus Club - Memoirs of Martinus Scriblerus - Popeswood - "Who breaks a butterfly upon a wheel?"


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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Mer 28 Déc à 2:43

Le Voyage
Charles Baudelaire

À Maxime Du Camp

I

Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes,
L’univers est égal à son vaste appétit.
Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit !

Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le cœur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers :

Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme ;
D’autres, l’horreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
Astrologues noyés dans les yeux d’une femme,
La Circé tyrannique aux dangereux parfums.

Pour n’être pas changés en bêtes, ils s’enivrent
D’espace et de lumière et de cieux embrasés ;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.

Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; cœurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s’écartent,
Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

Ceux-là, dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi qu’un conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont l’esprit humain n’a jamais su le nom !

II

Nous imitons, horreur ! la toupie et la boule
Dans leur valse et leurs bonds ; même dans nos sommeils
La Curiosité nous tourmente et nous roule,
Comme un Ange cruel qui fouette des soleils.

Singulière fortune où le but se déplace,
Et, n’étant nulle part, peut être n’importe où !
Où l’Homme, dont jamais l’espérance n’est lasse,
Pour trouver le repos court toujours comme un fou !

Notre âme est un trois-mâts cherchant son Icarie ;
Une voix retentit sur le pont : « Ouvre l’œil ! »
Une voix de la hune, ardente et folle, crie :
« Amour… gloire… bonheur ! » Enfer ! c’est un écueil !

Chaque îlot signalé par l’homme de vigie
Est un Eldorado promis par le Destin ;
L’Imagination qui dresse son orgie
Ne trouve qu’un récif aux clartés du matin.

Ô le pauvre amoureux des pays chimériques !
Faut-il le mettre aux fers, le jeter à la mer,
Ce matelot ivrogne, inventeur d’Amériques
Dont le mirage rend le gouffre plus amer ?

Tel le vieux vagabond, piétinant dans la boue,
Rêve, le nez en l’air, de brillants paradis ;
Son œil ensorcelé découvre une Capoue
Partout où la chandelle illumine un taudis.

III

Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers !
Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires,
Ces bijoux merveilleux, faits d’astres et d’éthers.

Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile !
Faites, pour égayer l’ennui de nos prisons,
Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
Vos souvenirs avec leurs cadres d’horizons.

Dites, qu’avez-vous vu ?

IV

« Nous avons vu des astres
Et des flots ; nous avons vu des sables aussi ;
Et, malgré bien des chocs et d’imprévus désastres,
Nous nous sommes souvent ennuyés, comme ici.

La gloire du soleil sur la mer violette,
La gloire des cités dans le soleil couchant,
Allumaient dans nos coeurs une ardeur inquiète
De plonger dans un ciel au reflet alléchant.

Les plus riches cités, les plus beaux paysages,
Jamais ne contenaient l’attrait mystérieux
De ceux que le hasard fait avec les nuages.
Et toujours le désir nous rendait soucieux !

– La jouissance ajoute au désir de la force.
Désir, vieil arbre à qui le plaisir sert d’engrais,
Cependant que grossit et durcit ton écorce,
Tes branches veulent voir le soleil de plus près !

Grandiras-tu toujours, grand arbre plus vivace
Que le cyprès ? – Pourtant nous avons, avec soin,
Cueilli quelques croquis pour votre album vorace,
Frères qui trouvez beau tout ce qui vient de loin !

Nous avons salué des idoles à trompe ;
Des trônes constellés de joyaux lumineux ;
Des palais ouvragés dont la féerique pompe
Serait pour vos banquiers un rêve ruineux ;

Des costumes qui sont pour les yeux une ivresse ;
Des femmes dont les dents et les ongles sont teints,
Et des jongleurs savants que le serpent caresse. »

V

Et puis, et puis encore ?

VI

« Ô cerveaux enfantins !

Pour ne pas oublier la chose capitale,
Nous avons vu partout, et sans l’avoir cherché,
Du haut jusques en bas de l’échelle fatale,
Le spectacle ennuyeux de l’immortel péché :

La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
Sans rire s’adorant et s’aimant sans dégoût ;
L’homme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
Esclave de l’esclave et ruisseau dans l’égout ;

Le bourreau qui jouit, le martyr qui sanglote ;
La fête qu’assaisonne et parfume le sang ;
Le poison du pouvoir énervant le despote,
Et le peuple amoureux du fouet abrutissant ;

Plusieurs religions semblables à la nôtre,
Toutes escaladant le ciel ; la Sainteté,
Comme en un lit de plume un délicat se vautre,
Dans les clous et le crin cherchant la volupté ;

L’Humanité bavarde, ivre de son génie,
Et, folle maintenant comme elle était jadis,
Criant à Dieu, dans sa furibonde agonie :
« Ô mon semblable, ô mon maître, je te maudis ! »

Et les moins sots, hardis amants de la Démence,
Fuyant le grand troupeau parqué par le Destin,
Et se réfugiant dans l’opium immense !
– Tel est du globe entier l’éternel bulletin. »

VII

Amer savoir, celui qu’on tire du voyage !
Le monde, monotone et petit, aujourd’hui,
Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image :
Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui !

Faut-il partir ? rester ? Si tu peux rester, reste ;
Pars, s’il le faut. L’un court, et l’autre se tapit
Pour tromper l’ennemi vigilant et funeste,
Le Temps ! Il est, hélas ! des coureurs sans répit,

Comme le Juif errant et comme les apôtres,
À qui rien ne suffit, ni wagon ni vaisseau,
Pour fuir ce rétiaire infâme : il en est d’autres
Qui savent le tuer sans quitter leur berceau.

Lorsque enfin il mettra le pied sur notre échine,
Nous pourrons espérer et crier : En avant !
De même qu’autrefois nous partions pour la Chine,
Les yeux fixés au large et les cheveux au vent,

Nous nous embarquerons sur la mer des Ténèbres
Avec le cœur joyeux d’un jeune passager.
Entendez-vous ces voix, charmantes et funèbres,
Qui chantent : « Par ici ! vous qui voulez manger

Le Lotus parfumé ! c’est ici qu’on vendange
Les fruits miraculeux dont votre cœur a faim ;
Venez vous enivrer de la douceur étrange
De cette après-midi qui n’a jamais de fin ! »

À l’accent familier nous devinons le spectre ;
Nos Pylades là-bas tendent leurs bras vers nous.
« Pour rafraîchir ton cœur nage vers ton Électre ! »
Dit celle dont jadis nous baisions les genoux.

VIII

Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre !
Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l’encre,
Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !

Verse-nous ton poison pour qu’il nous réconforte !
Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?
Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau !

Charles Baudelaire
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MessageSujet: Re: (Orchidaceae) de l'ordre des Asparagales. Velamen et Y'becca   Jeu 29 Déc à 4:04

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