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 Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Ven 16 Déc à 10:38

La République de Lucques (nom officiel en latin : Respublica Lucensis, nom officiel en italien : Serenissima Repubblica Lucense) est un ancien État de la péninsule italienne, en Toscane, dont Lucques était la capitale. Elle a été indépendante de 1160 à 1805, hormis quelques brèves périodes d’occupations florentine et pisane au XIVe siècle. Elle a également été brièvement occupée en 1799 par la France puis par l’Autriche-Hongrie, ensuite en 1801 à nouveau par la France.


Après la mort de Mathilde de Toscane, Lucques devient une commune indépendante. En 1288, elle acquiert l’immédiateté impériale. En 1805, la république est conquise par Napoléon Bonaparte, qui installe à sa tête Élisa Bonaparte, sa sœur, avant de fusionner la république avec la principauté de Piombino. Celle-ci sera à son tour annexée par le grand-duché de Toscane en 1815.
Territoire

La République comprenait quatre enclaves :

Gallicano ;
Castiglione di Garfagnana ;
Minucciano ;
Montignoso.



Le Crépuscule de L'Inde et la Lanterne de Y'becca.

http://leclandesmouettes.bbflash.net/t196-le-crepuscule-de-l-inde-et-la-lanterne-de-y-becca

Le Dragon des Chines, L'indivisible Chine et Y'becca.

http://leclandesmouettes.bbflash.net/t197-le-dragon-des-chines-l-indivisible-chine-et-y-becca

La légende de la louve et des deux amants
Tradition Orale (S/O-S/O)

Il faut savoir que la ville de Lyon en France est située au confluent de deux cours d’eau : le Rhône et la Saône et que cela explique sûrement le destin remarquable de la ville au cours des siècles.

De simple bourgade gauloise, la ville est devenue une capitale romaine prospère. Plus tard, Lyon a fait partie de l'empire germanique jusqu'à sa réunion à la France en 1312, pour connaître, à la Renaissance une activité florissante. En effet, ses foires, créées au XVème siècle, ont eu un grand succès, et son industrie de la soie l’ont rendue très célèbre.

On s’en doute, des histoires de toute sorte y ont germé ; en voici une parmi tant d’autres.

On la racontait autrefois dans les familles. Si bien, qu’elle devait sûrement être vraie. C’était, comme on dit… Il y a bien longtemps.

Si longtemps que les aïeux des aïeux n’en avaient eu que ouï-dire. L’histoire s’est passée lors d’un hiver des plus rigoureux. Une louve affamée en était venue à passer sur le dos gelé du Rhône pour entrer dans Lyon. Elle avait grand faim, les longs et terribles froids ayant réduit à néant sa pitance, si bien qu’elle avait été forcée d’arpenter les rues de la ville en quête de quelques proie.

Le malheur avait voulu que pour assouvir sa faim elle dévore un enfant dans un passage étroit et sombre. Le carnage avait été si effroyable que l’endroit porte encore aujourd’hui le nom sinistre de « Gorge de loup »..

Les Lyonnais, ivres de douleur, d’avoir perdu l’enfant, avaient pourchassé lors d’une battue acharnée la bête infâme qui fuyait à travers les « traboules » mystérieuses et les rues tortueuses de la ville. Dans sa terrible fuite, l’ignoble animal avait fait la rencontre de deux amants cachés, obligés qu’ils étaient de dissimuler leur amour aux regards des citadins car certains, des jaloux sans doute, les disaient frères et sœur.

La rage de la louve était telle qu’elle les avait égorgé tous les deux embrassés qu’ils étaient sur cette pointe de terre là où le Rhône et la Saône se promettent l’un à l’autre.

Le monstre était encore à sa vile besogne lorsque les habitants l’avaient débusqué.

Les pelles, les bâtons et les fourches s’étaient levés et abattus sur l’animal.

Et pour bien se prouver que ce n’était pas une bête démoniaque que plusieurs croyaient mais bien un simple animal, on rapporte que la louve avait été écorchée et que sa dépouille ainsi grattée avait été exposée en un lieu appelé « Grataloup »,

Telle est la légende qu’on rapporte encore aujourd’hui sous les toits de la ville de Lyon.

* Ce conte est dans le domaine public au Canada, mais il se peut qu'il soit encore soumis aux droits d'auteurs dans certains pays ; l'utilisation que vous en faites est sous votre responsabilité. Dans le doute ? Consultez la fiche des auteurs pour connaître les dates de (naissance-décès).

- FIN -


Dernière édition par yanis la chouette le Ven 16 Déc à 10:50, édité 1 fois
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Ven 16 Déc à 10:39

Les cobras protecteur de Bouddha
Tradition Orale (S/O-S/O)

Il faut savoir que le nom d’homme de Bouddha était Siddhârta Gautama.

Lorsque Siddhârta est né, les astrologues, les devins et les sages du pays avaient promis à l’enfant une avenir prospère à moins qu’il ne quitte la maison, alors, il parcourrait les routes, sans asile, et serait Bouddha, parfait et accompli.

Mais le père préférait que son fils devienne un puissant monarque. Aussi, s’était-il efforcé de garder Siddhârta à l’intérieur des limites du palais, bien entourés de serviteurs et d’amis, tout en essayant en vain de l’accoutumer au genre d’existence oisive et sensuelle que menaient les nobles d’alors : entourés continuellement de jeunes femmes : chanteuses, musiciennes et concubines.

Or, déjà, dans sa jeunesse, Siddhârta se montrait enclin à des méditations prolongées. Dans les jardins, il quittait les jeux et s’éloignait pour s’asseoir près des grands arbres où il s’absorbait dans ses pensés. Le temps passait, Siddhârta ne s’en apercevait pas.

C’est à la suite de plusieurs rencontres que Siddhârta avait pris la décision de quitter la maison. Un jour il avait interrogé son cocher à propos d’un vieillard. Le cocher avait répondu que la vieillesse succédait à la jeunesse. Une autre fois, c’était à propos de la maladie qui ruine la santé. Une autre fois encore, à propos de la mort qui rend la vie trop brève.

Puis une nuit, Siddhârta s’était réveillé et avait demandé à son écuyer de seller son cheval. Une mystérieuse fumée avaient assoupi les gardes et assourdi les bruit des pas fugitifs ; les portes du palais comme celles de la ville s’était ouvertes s’elles-mêmes.

Siddhârta avait chevauché plusieurs heures pour arriver à la croisée de deux chemin. Là, il avait échangé ses riches vêtements avec les haillons d’un mendiant, s’était coupé les cheveux et la barbe et avait poursuivi sa route. Il avait alors vingt-neuf ans.

On dit que Siddhârta s’était adressé successivement à deux maîtres, mais que leurs doctrines ne conduisaient pas à la délivrance de la souffrance qui était le but de sa quête. Il les avait quittés et s’était livré à de nombreuses épreuves pour développer ses facultés intellectuelles mais les jeûnes prolongés, le manque de sommeil et toutes ces tortures n’avaient fait que l’épuiser.

Il avait compris la leçon, renoncé au jeûne et était allé méditer dans la solitude au sommet d’un haute montagne. Puis, un matin, ce fut la révélation. Siddhârta était devenu Bouddha.

Il était reparti sur la route pour montrer la voie aux hommes et s’était s’adressé en premier à ses quatre disciples initiaux. On dit que ce fut l’épisode le plus marquant du Bouddhisme, la proclamation des Quatre Vérités : la vie est souffrance ; la cause de la souffrance, est le désir ; la suppression de la souffrance, c’est la disparition du désir ; et la manière d’y arriver est le Noble sentier à huit branches qui est la justesse des choses.

Ensuite, le Bouddha avait entamé une série de prédications qui avaient duré près de cinquante ans.

Un jour, on raconte que Bouddha parcourait une contrée désertique, sous une chaleur accablante, et qu’il était tombé, recru de fatigue, et s’était endormi en plein soleil. Un peu plus tard, il avait eu la surprise de s’éveiller à l’ombre de deux cobras dressés qui, de leur tête, le protégeaient des rayons brûlants de l’astre du jour.

Pour les remercier, Bouddha les avait béni en apposant deux doigts sur leur tête qui conserve toujours l’empreinte de la reconnaissance divine. On les appelle aussi les serpents à lunette.

Bouddha s’est éteint au bord d’une petite rivière, à l’âge de quatre-vingt-un ans, ayant toujours vécu comme il l’avait prêché : « loin du plaisir, loin du martyre, juste dans le chemin qui passe entre les deux. »

* Ce conte est dans le domaine public au Canada, mais il se peut qu'il soit encore soumis aux droits d'auteurs dans certains pays ; l'utilisation que vous en faites est sous votre responsabilité. Dans le doute ? Consultez la fiche des auteurs pour connaître les dates de (naissance-décès).

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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Ven 16 Déc à 10:40

La légende du guarana
Tradition Orale (S/O-S/O)

Il faut savoir qu’il y a des centaines de mythes, de récits et de croyances qui peuplent l’immense forêt amazonienne.

Il y a la légende du Mayantu, ce lutin à tête de crapaud habite dans les forêts d'arbres géants

Celle de Chullachaqui, démon qui adopte l’apparence humaine pour entraîner les Indiens et les égarer dans la forêt luxuriante.

Et il y a aussi la très belle légende de l’origine du guarana, une plante grimpante dont le fruit ressemble à un œil humain.

La voici : Il y a longtemps de cela, dans les profondeurs de la jungle brésilienne, vivaient deux Indiens – l’homme et son épouse. Ils étaient le couple le plus heureux de la tribu Maués. Ils étaient aimés de tous et travaillaient sans cesse pour le bien-être de chacun. Mais ils souffraient d’une tristesse immense : ils n‘avaient pas enfant.

Le grand dieu indien Tupã, dieu du tonnerre, avait alors pris pitié d'eux et leur avait fait cadeau d’un fils. La naissance de l’enfant avait rendu le couple encore plus heureux et plus prospère. L’enfant avait grandi parmi les autres garçons du village et était devenu fort et intelligent, bon avec l'arc et la flèche, et parmi les meilleurs traqueurs de la tribu.

Et lorsque il n’aidait sa mère avec les tâches quotidiennes et son père à pêcher et chasser, il s’efforçait d'apprendre les mille et un secrets de la jungle. D’ailleurs, le garçon savait presque tout au sujet des animaux : plusieurs juraient qu'il pourrait parler aux singes, chanter avec les oiseaux de forêt et même faire danser les serpents.

Il y avait une chose qu'il n'a jamais apprise : l’existence de Jurupari, l'esprit mauvais qui menaçait au cœur de la jungle. C’est que les aînés le croyaient trop jeune pour entendre les histoires terribles qu’on racontait à son sujet.

La réputation du garçon était devenu si célèbre que même Jurupari en avait entendu parler. L'esprit mauvais était devenu furieux voyant qu'un si jeune garçon était ainsi respecté par tous : humains et animaux. C’est alors que la vengeance avait germé en Jururapi.

Un jour, le garçon adoré de la tribu était parti seul, comme il lui arrivait souvent, afin de cueillir des fruits exotiques pour sa mère. Il était monté dans un grand arbre à pain dont les fruits sont aussi gros que deux poings. Pour les manger, on les coupe en tranches épaisses que l'on fait cuire sur un feu de charbons. Le dedans devient blanc, tendre comme de la mie de pain frais.

Jurupari avait vu sa chance : il s’était transformé en serpent d’apparence inoffensive. Le garçon ne s’était pas inquiété à la vu de ce grand reptile qui descendait le long des branches et qui se rapprochait de lui. C’est là que le serpent l’avait mordu à la cheville pour lui injecter son venin mortel.

Entièrement paralysé, l’enfant n’avait pu se retenir à la branche et était tombé de l'arbre.

Au crépuscule, ne voyant pas leur fils revenir à son heure habituelle, ses parents s’étaient inquiétés et les hommes de la tribu avaient organisé une recherche. Peu de temps après, ils avaient retrouver le corps de l’enfant sous l'arbre géant.

D'abord les aînés ne pouvait pas le croire car ils savaient que le garçon connaissait tout à propos des serpents de la jungle. Mais, après avoir échangé et discuté pendant un moment, un des aînés en avait déduit que ce ne pouvait qu’être Jurupari qui avait trompé l’enfant.

La tribu entière, et les tribus voisines, avaient beaucoup pleuré la mort du jeune garçon. Même le grand dieu indien Tupã avait été profondément attristé. Si bien que de puissants grondements de tonnerre avaient été entendus à des milles à la ronde bien qu'il n'y avait aucun nuage dans le ciel. C’est seulement la mère du garçon qui avait pu comprendre le message que le dieu envoyait à la tribu. Le dieu tonnerre voulait les soulager de la perte d'un enfant si merveilleux et se venger de Juruapari. Tupã avait réclamé de la mère qu’elle plante en terre les yeux de son fil et qu’il en naîtrait une plante unique.

Les mois avaient passé, les parents avaient longtemps pleuré sur la tombe de leur enfant puis, par une radieuse matinée, une très belle plante y avait poussé, dont les petits fruits ressemblaient aux yeux du garçon. C'est ainsi qu’est né le guarana qui, en langue Tupi, veut dire « l’arbre de vie » qui apporte la santé et le bonheur.

Depuis, dans certains villages le long de l’Amazonie au Brésil, les Indiens mastiquent le fruit ou le font sécher pour le réduire en poudre, comme on le fait pour le café, et le boivent et on raconte que certains vivent jusqu’à un âge très avancé, si bien qu’on rencontre beaucoup de jeunes pères de 80 à 90 ans et des femmes âgées de 50 ans qui donnent naissance à des enfants.

* Ce conte est dans le domaine public au Canada, mais il se peut qu'il soit encore soumis aux droits d'auteurs dans certains pays ; l'utilisation que vous en faites est sous votre responsabilité. Dans le doute ? Consultez la fiche des auteurs pour connaître les dates de (naissance-décès).

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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Ven 16 Déc à 10:40

Le dieu tigre
Tradition Orale (S/O-S/O)

Il faut savoir qu’en Malaisie, souvent, les tigres sont des êtres humains qui prennent la forme de l’animal pour atteindre leurs fins. On les appelle les hommes-tigres. Ils ont leurs propres villages et la charpente de leur maison est faite d'ossements humains, les murs tapissés avec de la peau humaine et le toit couvert avec des chevelures de femmes.

Un jour, on a demandé à des Malais comment ils pouvaient prouver que l'homme devenait réellement un tigre. Ils ont cité le cas d'un villageois qui avait des dents aurifiées, plombées et recouvertes avec de l’or, et qui avait été tué accidentellement pendant qu'il était sous sa forme de tigre : on a découvert, dans la gueule du félin, la même aurification, les mêmes plombages, que le villageois avait.

Hadji Abdallah, quant à lui, a été pris nu dans un piège à tigres, et il avait dû racheter sa liberté en payant le prix des buffles qu’il avait tués pendant qu'il rôdait sous forme du félin.

On a entendu parler d'innombrables paysans qui, après s'être repus de volailles tandis qu'ils étaient sous forme de tigres, ont vomi des plumes en reprenant leur apparence humaine.

On reconnaît ici la croyance du sorcier qui prend la forme d'un animal, celle du loup-garou. Au pays de Québec, du temps de nos grands-pères, il était beaucoup question de loups-garous. Étaient ainsi changés les mauvais chrétiens qui n’avaient pas fait leur Pâques sept ans durant. Ils devenaient loups, mais aussi chiens ou porc.

En Malaisie, on ne choisit pas d’être loup-garou, on l’est de naissance ou par contagion. Un enfant le devient en mangeant les restes du riz de son père qui est loup-garou... Tout ce qui a été au contact de la salive d'un loup-garou transmet la contagion. On peut aussi être contaminé en appuyant la tête contre un morceau de bois où un loup-garou a posé la sienne.

Pendant que le loup-garou dort, son « intérieur », son démon quitte son corps, et rôde sous la forme d'un tigre, d’un singe ou même d'un crocodile en quête d'une proie...

On dit que chaque fois l’homme-crocodile fait une prise humaine il l’emporte aussitôt sous l'eau. Ou bien il l'étouffe dans la boue épaisse et molle du marécage, ou bien il coince sous une racine submergée afin de produire la noyade. Quand il juge qu'un temps suffisant s'est écoulé, il saisit le corps du noyé et le remonte à la surface. Là il invoque le Soleil, la Lune et les Étoiles, et il les prend à témoin que ce n’est pas lui le coupable, que c'est l'eau qui a provoqué la noyade.

Après avoir répété trois fois cette étrange cérémonie, le crocodile plonge sous l’eau et commence à préparer le cadavre pour son repas.

Voici encore une histoire encore bien surprenante :

Une nuit, pendant que son corps matériel était couché dans sa maison pour dormir, un loup-garou est entré chez un voisin, et a donné rendez-vous à la femme pour le lendemain. La femme qui dormait n’a rien entendu. Le mari était éveillé mais il n’a rien fait.

Le matin suivant, tous les hommes du village travaillaient ensemble à couvrir une maison. Les femmes étaient ailleurs ou faisaient la cuisine.

Après le premier repas, la femme en question, comme attirée irrésistiblement, s'en est allé vers la plantation de tabac où le loup-garou lui avait donné rendez-vous. Le mari l’a suivie, et s’est caché. Le loup-garou est arrivé, sous la forme d’un tigre, en même temps que son corps d’homme continuait à travailler sur le toit.

Au moment critique, le mari s’est montré et a frappé avec un bâton le loup-garou qui aussitôt s’est transformé en une feuille d'arbre. Le mari s'en est saisie, l'a enfoncée dans le creux d'un bambou et a bouché les deux bouts.

Puis il a réveillé sa femme qui s’était évanouie, et ils sont retournés au village, en emportant le bambou qui contenait le loup-garou.

Les hommes travaillaient toujours sur le toit. Le mari a alors mis le bambou dans le feu qui servait à faire cuire le riz. Aussitôt, un homme sur le toit s’est mis à crier.

Le mari a retiré le bambou du feu ; l’homme s’est calmé. Le mari a reconnu l’homme loup-garoup. Il a remis le bambou au feu et l'homme sur le toit s’est remis à hurler de douleur.

Mais le bambou est resté sur le feu et quand il a été en flammes, devinez quoi ?… L’homme loup-garou est tombé du toit, raide mort !

Moi, je ne crois pas au loup-garou, mais si j’avais été dans ce village-là, cette journée-là, sûrement qui j’y aurais cru. Un peu.

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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Ven 16 Déc à 10:41

Idemili, le petit dieu
Tradition Orale (S/O-S/O)

(Adaptation libre de ...)

Il faut savoir qu’au Nigéria, lorsque les paysans se désolent devant la sécheresse, ils font appel à un petit dieu, Idemili, pour attirer la pluie. Idemili apparaît souvent sous la forme d’un serpent, un python.

On dit que les pythons étaient tellement importants que les Anglais, lorsqu’ils sont arrivés pour coloniser le pays en 1861, ont voulu les éliminer. N’était-ce pas un serpent qui avait trompé Ève et que depuis les hommes avaient une pomme d’Adam ? (Ils sont fous, ces Anglais !)

Quoi qu’il en soit, après la pluie, à califourchon sur un arc-en-ciel, Idemili venait chercher sa récompense : des animaux que les villageois lui avait sacrifiés.

Un certain jour, un sorcier, trop paresseux pour aller chercher de l’eau pour son lavage, avait demandé à Idemili de faire pleuvoir. Après la pluie, le sorcier avait oublié de remercier le petit dieu qui avait mauvais caractère. Idemili avait jeté un mauvais sort au sorcier et était reparti sur son nuage ; le sorcier s’était exilé sur une haute montage.

Quelques mois plus tard, la région avait été touchée par une interminable sécheresse. Les récoltes dépérissaient, les vaches ne donnaient plus de lait, les villageois arrivaient au bout de leur réserve d’eau. Le chef avait réuni les sages pour décider de quérir le sorcier. Étant donné que tous les villageois avaient beaucoup de travail, on avait demandé au conteur d’aller à la montagne.

Le conteur avait chaussé ses sandales, mis la route sous ses pieds et marché. Au bout de trois jours et une nuit, il avait trouvé le sorcier, lui avait expliqué la situation : les champs, les vaches, les réserves d’eau, et lui avait demandé de l’accompagner au village.

Arrivé au village, le sorcier avait réclamé une bassine, une barre de savon, et qu’on y vide l’eau restante que les villageois gardaient chez eux.

Il avait enlevé sa tunique, l’avait glissée dans l’eau et s’était mis à la frotter pour la laver au grand désespoir du chef du village.

Un fois propre, le sorcier avait retiré sa tunique de l’eau, avait jeté l’eau de la bassine et avait exigé que les villageois la remplisse de nouveau avec les toutes toutes toutes dernières réserves d’eau. Le sorcier y avait plongé sa tunique et l’avait rincée abondamment, au découragement des villageois, pour ensuite ordonner du chef qu’il tresse une corde à même la crinière de la tête de zèbre empaillée qu’il gardait près de sa case, et qu’il la tende entre deux arbres.

Le sorcier avait déposé sa tunique sur la corde, enlevé les derniers plis, avait fait trois pas en arrière, et c’est alors que des nuages s’étaient gonflés à l’horizon, qu’ils avaient roulé dans le ciel, étaient devenus noirs, que les éclairs et le tonnerre avaient suivi et qu’il s’était mis à pleuvoir abondamment : l’eau avait inondé le sol, les animaux avaient trouvé à boire, les villageois avaient renouvelé leurs réserves d’eau.
Le chef du village, curieux, avait demandé au sorcier comment il avait réussi ce tour de force. Le sorcier avait répondu que c’était simple : depuis qu’Idimili lui avait jeté un mauvais sort ; à chaque fois qu’il voulait mettre son linge à sécher, il se mettait à pleuvoir.

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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Ven 16 Déc à 10:42

La légende des pierres multicolores
Tradition Orale (S/O-S/O)

Il faut savoir que, d'après une légende chinoise, avant, il n’y avait pas de vie sur Terre. Un jour, la déesse Nüwa était venue s’y promener et s’était mise à pétrir de la glaise, à modeler des figurines à son image et, avec son pouvoir, leur insuffler la vie. Elle avait donné à ces petits êtres le nom d'homme, ce qui signifie, d'après le pictogramme chinois, « se tenir debout », contrairement aux animaux qui marchent à quatre pattes.

De nombreuses années s'étaient passées depuis que Nüwa avait créé l'humanité lorsqu'un grave événement s’était produit. Gonggong, le Dieu des Eaux, et Zhurong, le Dieu du Feu, s’étaient déclarés la guerre pour savoir qui deviendrait le maître du monde.

C'est ainsi que Gonggong avec deux complices étaient venus un jour sur un grand radeau chercher querelle à Zhurong.

Zhurong avait craché avec force flammes et fumées sur ses ennemis qui s’étaient retrouvés cernés de tous côtés. Les deux comparses avaient été tués ; quant à Gonggong, réalisant qu'il lui était impossible de résister plus longtemps après la perte de ses alliés, il avait été contraint de prendre la fuite.

Humilié par cette défaite écrasante, l'orgueilleux et arrogant Gonggong était devenu fou de rage. Dans sa fureur, il avait frappé de la tête contre le mont Buzhou qui s’était ébranlé sous la violence du choc. Or, le mont Buzhou n'était autre qu'un des quatre piliers qui supportaient le ciel.

La colonne brisée, un pan de ciel s’était effondré et avait laissé un grand vide. La terre s’était fissurée, les eaux avaient jailli des profondeurs du sol ; fleuves, rivières, lacs et océans avaient submergé le rivage et avaient causé de graves inondations. Les forêts avaient pris feu et les bêtes féroces étaient sorties de leur repaire pour s'attaquer aux hommes.

Témoin du fléau causé par la colère de Gonggong, Nüwa avait décidé de réparer la voûte céleste endommagée afin de sauver l'humanité menacée de disparaître.

Elle avait réfléchi un instant, puis s'en était allé ramasser dans les montagnes des pierres de cinq couleurs, les avait fait fondre au feu et en avait préparé un mortier pour réparer le mont Buzhou. Elle avait brûlé ensuite des champs entiers de roseaux et, avec les cendres, avait endigué les déferlements d’eau. Enfin, Nüwa avait capturé et mis à mort le dragon noir, dévoreur d'hommes et de femmes. Terrorisés par ce châtiment, les fauves s’étaient réfugiés dans les montagnes et n’avaient plus osé s'attaquer aux humains.

Depuis sa réparation en catastrophe, le ciel reste légèrement recourbé et c’est pour cela que les Chinois disent que le Soleil, la Lune et le étoiles glissent d’un côté, tandis que les fleuves et les rivières coulent dans l’autre direction.

De là sont aussi apparues les quatre saisons de l'année ainsi que le jour et la nuit, alors que la terre entière est irriguée et la végétation est florissante. Ainsi, non seulement l'humanité avait été sauvée, mais elle était devenue encore plus belle et plus prospère.

Ses exploits accomplis, Nüwa avait quitté les humains sur son char de foudre et s’était envolée vers le neuvième ciel rendre compte de sa mission à l'Empereur céleste.

Mais ça, c’est une autre histoire.

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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Ven 16 Déc à 10:43

La chasse-galerie
Tradition Orale (S/O-S/O)

Il faut savoir qu’il y a un vieux récit français qui raconte l'histoire du Seigneur Gallery de Poitou, condamné à chasser dans le ciel pour l'éternité parce que le dimanche, il allait à la chasse plutôt qu'à l'église.

De la France au Québec, le récit est devenu légende.

Cette histoire a commencé dans une cabane en bois ronds la veille du Jour de l’An, au fond d’une forêt enneigée bien loin au nord de Bytown, qu’on connaît aujourd’hui sous le nom… d’Ottawa.

Ils étaient là une bonne quinzaine de bûcheux ; les pipes étaient bourrées de bon tabac canadien et le rhum était délicieux, ça fait que vers les onze heures, après une couple d’histoires salées, les hommes s’étaient retrouvés avancés en boisson, le sentiment affaibli par les pensées de leur famille restées en ville.

Sans prévenir, Baptiste Durand a lancé :

— Pourquoi qu’on passerait la nuit du Jour de l’An dans c’te sacré camp alors que chez le père Laframboise, on doit déjà être en train de danser le cotillon sur le violon de Philippe Lajeunesse ? Y a qu’à prendre le canot caché sous la neige tout juste à côté du grand sapin centenaire puis partir en chasse-galerie !

Quelques coups de pelle et le canot était dégagé. Un moment après, huit hommes prenaient place : Joe le cook à l’avant, en éclaireur, Baptiste, à l’arrière, à la gouverne, et trois rameurs se plaçaient de chaque côté, l’aviron à la main.

— Acabris ! Acabras ! Acabram ! Canot d’écorce, fais-nous voyager par-dessus les montagnes.

Le canot s’est élevé d’un coup dans le ciel éclairé par la pleine lune et s’est élancée comme une flèche avec ses huit voyageurs à bord, bien ceinturés dans leur capot de chat sauvage, le casque sur les yeux, les glaçons dans les moustaches.

Après avoir ramé une grosse heure, il ont fini par apercevoir les lumières du Grand Moréal et Baptiste, d’un coup d’aviron, a fait descendre le canot juste un peu au-dessus des maisons.

La grand’ ville passée, les villages se sont mis à défiler les uns après les autres et sont arrivés à leur village natal, Sainte-Église-du-Cocher.

Le temps de cacher le canot derrière une corde de bois, les voyageurs ont couru vers la maison, sont rentrés et ont été reçus là à bras ouverts par les habitants qu’ils connaissaient presque tous par cœur, à part ça.

Et la musique a repris de plus belle ; Philippe Lajeunesse violonait à s’en dérincher l’épaule! Tant que les flammèches en sortaient de l’archet!

Pendant un bon deux heures, une danse n’attendait pas l’autre : gigue, voleuse, valse, reel… ; et la cruche de whisky blanc qui coulait généreusement – et la demoiselle (je parle de la cruche) se faisait prendre la taille plus souvent qu’une religieuse -, et les danseurs qui devenaient de plus en plus joyeux : les semelles en faisaient du feu, les jupes en frisaient. Ça paraissait que Monsieur le curé n’était pas là…

Mais le temps passait… Joe le cook a jeté un coup d’œil à l’horloge : plus que deux heures avant l’aube, et le chantier qui était à trois cents mille de distance. Il a fait signe aux autres de s’acheminer vers la porte.

Ils sont montés dans le canot et ont repris leur envol.

De toutes les évidences, Baptiste n’avait plus la main aussi sûre au retour parce que le canot faisait des virages pour le moins inquiétants. C’était à prévoir, il était tellement saoul que lorsqu’ils ont rencontré un vol d’outardes..., Baptiste pas capable des les éviter, rentre dans le tas ; ça a créé, c’est le cas de le dire, pas mal de turbulences, mais ils ont gardé le contrôte.

Ils ont repassé le lac des Deux-Montagnes pour aller remonter la rivière Outaouais et piquer vers le chantier.

C’est à ce moment que le norouâ, le terrible vent du Nord-Ouest, s’est levé, que la grosse tempête de neige a suivi : plus ils avançaient, plus c’était dur. C’était comme s’ils canotaient à contre-courant sur une rivière qui aurait été ensorcelée. C’était si difficile qu’ils devaient quasiment plier les avirons en deux pour progresser.

Fallait s’y attendre, avec tant de brasse camarade, les gars en ont perdu leur aviron, Baptiste Durand a perdu le contrôle, et le canot a fini par faire une embardée et est allée cogner contre la tête du gros sapin centenaire haut de cinq étages, précipitant les voyageurs dans le vide qui criaient comme des damnés.

C’est les autres bûcheux, ceux qui étaient pas partis, après avoir entendu ce vacarme infernal, et les avoir cherchés pendant une grosse heure, les avaient trouvés sans connaissance, à moitié gelés, ,enfoncés jusqu’au cou dans’ neige, un petit flasque à la main plutôt qu’un aviron, et le canot cassé en deux.

Ils les ont rentrés en dedans pour les réchauffer un bon coup.

Quand les voyageurs ont dégelé trois jours plus tard, pas besoin de vous dire qu’ils ont été pas mal choqués d’entendre les autres rire et dire qu’ils avaient essayé de grimper le canot en haut du sapin centenaire, après avoir bu comme un troupeau d’éponges, pour ensuite chavirer avec dans le vide et s’écraser en bas, comme on sait…

On connaît les bûcheux : ça discute, ça dispute, ça réfute :.

— On l’a courue !
— Non vous l’avez rêvée !
— On l’a courue !
— Non, vous l’avez bue !

Les gros mots qui suivent, les poings qui se lèvent, la chicane qui est sur le bord de poigner et là la question qu’on se pose : l’ont-ils courue ou l’ont-ils rêvée, la chasse-galerie ?

Moi je pense qu’ils l’ont couru, comment huit grands hommes comme ça pourraient imaginer la même histoire en même temps, d’autant plus que les hallucinations collectives n’existaient pas au XIXe siècle au Québec.

En fait, si on ne court plus la chasse-galerie aujourd’hui, c’est peut-être qu’on essaye plus, et si on essaye plus, c’est peut-être parce qu’on en parle plus. C’est pour ça que moi, conteur, j’ai décidé de raconter nos vieilles légendes, et qui sait qu’à force d’en parler, un bon jour, les canots vont peut-être se remettre à voler !

* Ce conte est dans le domaine public au Canada, mais il se peut qu'il soit encore soumis aux droits d'auteurs dans certains pays ; l'utilisation que vous en faites est sous votre responsabilité. Dans le doute ? Consultez la fiche des auteurs pour connaître les dates de (naissance-décès).

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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Ven 16 Déc à 10:44

Hypnos, dieu du sommeil
Tradition Orale (S/O-S/O)

(Adaptation libre de ...)

Il faut savoir que dans la mythologie grecque, on dit qu’au commencement il y avait le Chaos qui était un grand vide qui tenait dans un petit espace de rien du tout.

Le Chaos a donné naissance à l’Obscurité et à la Nuit. La Nuit a eu des jumeaux : Thanatos, la Mort, et Hypnos, le Sommeil.

Dans la Grèce antique, vivait un roi : Sisyphe. Pour les uns, c’était un roi intelligent et bon ; selon certains, il aurait été le père naturel d’Ulysse, ce héros qui s’est battu contre les cyclopes. Mais selon d’autres, Sisyphe était malhonnête, du genre à acheter le blé aux pauvres paysans pour des riens et à le revendre à prix d’or.

Il avait aussi le défaut d’ennuyer les dieux en se plaignant constamment de la température : « il faut trop chaud, il fait trop froid, il pleut trop souvent… » Ce qui n’était pas une bonne idée.

Un jour, où il avait encore dérangé les dieux, mais pas plus que d’habitude, Zeus, dieu du ciel et de la terre, irrité, avait mandaté Thanatos, la Mort, pour aller le chercher. La Mort s’était revêtue d’un son manteau noir, son grand chapeau noir, avait chassé ses skis et avait descendu le Mont Olympe en ski pour se rendre chez Sisyphe.

Sisyphe l’avait reçue avec courtoisie, l’invitant à l’attendre au salon le temps qu’il termine son testament. Aussitôt la mort dans le salon, Sisyphe avait verrouillé la porte et l’avait scellée avec de la magie apprise lors d’un cours par correspondance. La Mort s’était retrouvée prisonnière et les humains avaient cessé de mourir, ce qui faisait bien leur affaire, il faut le dire.

Hypnos, le dieu du Sommeil, avait décidé d’aller délivrer son frère jumeau, mais mal lui en avait pris, Sisyphe l’avait enfermé dans une garde-robe. Les humains avaient alors arrêté de dormir.

Là, c’était moins drôle. Une nuit, ça pouvait toujours aller, mais après deux mois, car les somnifères n’existaient pas alors, les humains ne dormaient toujours pas et étaient si fatigués que de longues poches sous les yeux leur pendaient jusqu’au nombril.

L’immortalité commençait aussi à les agacer : au fil des années, les vieux devenaient impotents, les accidentés mortels souffraient le martyre, les guerriers revenaient honteux, la tête tranchée, sous le bras. Plus moyen de mourir.

Plus moyen de manger de la viande. On essayait de tuer un bœuf d’un bon coup de masse sur le front : rien, il ne bougeait pas. Après cinquante coups, l’animal était toujours debout, avec un mal de tête énorme. On visait les canards avec des flèches, mais les canards ne tombaient pas. Il arrivait même d’en voir passer avec une dizaine de flèches dans le corps.

Les humains s’étaient révoltés : ils avaient fait des grandes marches, non pour la paix, mais pour la Mort ; avaient signé des pétitions et avaient même fait des lignes de piquetage devant le Mont Olympe : « On veut mourir ! L’éternité, c’est assez ! »

Les Dieux s’étaient réunis et Zeus était intervenu en personne. Avec son pouvoir immense, il avait libéré la Mort et le Sommeil. L’effet avait été immédiat : les humains tellement fatigués s’étaient endormis instantanément. Au bout de sept jours, la moitié seulement s’était réveillée, l’autre moitié étaient morte. Les vivants avaient enterré les morts ; ça leur avait pris une bonne centaine d’années.
Quant à Sisyphe, pour le punir, Zeus l’avait jeté en enfer, lui avait retiré le sommeil et la mort, et l’avait condamné à pousser une grosse pierre en haut d’une montagne, pour la regarder redescendre, et à la remonter à nouveau, ainsi, à toutes les heures du jour et pour le reste des temps, et l’éternité, en enfer, c’est long longtemps, surtout vers la fin.

* Ce conte est dans le domaine public au Canada, mais il se peut qu'il soit encore soumis aux droits d'auteurs dans certains pays ; l'utilisation que vous en faites est sous votre responsabilité. Dans le doute ? Consultez la fiche des auteurs pour connaître les dates de (naissance-décès).

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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Ven 16 Déc à 10:45

La légende de la Terre-Mère
Tradition Orale (S/O-S/O)

Il faut savoir qu’au XVIIe siècle, les Hurons-Wendat étaient autour de 25 000 et vivaient au sud de l’Ontario, à cheval sur les États-Unis et le Québec. En 1650, à la suite des épidémies, des guerres que se livraient les Hurons et les Iroquois, les Français et les Anglais, on n’en comptait plus qu’un millier.

Ils avaient quitté la Huronnie pour se fixer, à la suite d’une longue marche, à Lorette, près de Québec.

Les Hurons disent qu’au commencement, la Terre n’existait pas.

L’univers ne contenait qu’un certain nombre d’animaux vivant dans et hors de l’eau. Aataensic, une jeune femme qui habitait dans le ciel, et qui était enceinte, en allant cueillir des plantes médicinales, avait tribuché contre la racine d’un immense arbre et était tombée dans un trou.

Deux Grandes Oies sauvages avaient pris leur envol et s’étaient glissées sous Aataesic pour la sauver de la noyade. Mais encore fallait-il trouver un endroit où elle pourrait vivre confortablement !

Ne sachant que faire, les Grandes Oies s’étaient adressées à la Grosse Tortue qui nageait dans cet océan des premiers âges. Reconnue entre tous pour son infinie sagesse, la Grosse Tortue avait décidé sur le champ de convoquer un conseil réunissant tous les animaux aquatiques pour trouver une solution.

Elle avait demandé aux plus valeureux de lui ramener quelques grains de terre des profondeurs de l'océan. Parmi les nageurs aguerris, la Loutre, le Rat Musqué et le Castor avaient plongé tour à tour, mais tous les trois étaient revenus bredouilles, complètement épuisés par l'effort.

La situation était désespérée.

C'est alors que sous l'œil amusé de plusieurs, le vieux Crapaud s’était porté volontaire et s’était engouffré aussitôt vers les noirceurs de l'abîme. Longtemps après, alors que tous le croyaient disparu à jamais, le Crapaud avait refait surface avec quelques grains de terre dans la gueule. Cette terre avait été, avec grands soins, déposée sur le dos de la Grosse Tortue et, très rapidement, était devenu une île verdoyante d'une très grande dimension.

Aataensic s’était établie sur cette île et avait donné naissance à son enfant. L’île était devenu un continent, et le continent la Terre que nous connaissons aujourd’hui.
C’est aussi pour cela que les Hurons disent que, lorsque la Terre tremble, c’est que la Grosse Tortue change de position.

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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Ven 16 Déc à 10:45

Les feux-follets
Tradition Orale (S/O-S/O)

Il faut savoir que les feux follets sont des flammes errantes, les âmes de ceux qui ont trépassé en mécréants ou des défunts qui ont eu une mauvaise vie. Les feux follets égarent les voyageurs et souvent les font tomber dans des précipices. Même ceux qui voyagent en canot sur l'eau ne sont pas à l'abri de leurs malices.

Pour preuve, à Trois-Rivières, sur le bord du fleuve Saint-Laurent, vivait le père Dargis. C'était un costaud, un vrai colosse qui n'avait peur de rien, encore moins des histoires de feux follets, de loups-garous et de revenants.

Un soir, il avait chargé son canot de blé pour aller le faire moudre au moulin de Nicolet, qui était situé en face de l’autre côté du fleuve. Ça lui avait pris plus de temps que prévu et il n’avait pas pu quitter la rive avant la nuit tombée. Traverser le fleuve dans le noir ne l’inquiétait pas ; il en avait vu d’autres et pour la force, il en valait au moins deux.

Il avait pris l'aviron et a ramé ferme jusqu'au chenal, au milieu du fleuve. Il filait à vive allure lorsque soudain, il avait senti son canot s'immobiliser d'un seul coup. Il n'y avait pourtant pas d’écueil ni de banc de sable aux alentours. Il avait mis toute son ardeur à ramer, mais, peine perdue, une force mystérieuse retenait le canot. Une frayeur s’était emparée de lui, car le père Dargis savait bien, comme tout le monde, que les feux follets ne vivaient pas seulement sur la terre ferme mais qu’ils se tenaient aussi là où l'eau est profonde. Et au mitan du fleuve, l’eau était profonde, c'était certain.

Le père Dargis n’était pas du genre à porter foi aux épeurances qu'on racontait dans les villages mais il s’était souvenu d'avoir entendu dire que si on insultait les feux follets en les traitant de « snorauds de bécosse », toute leur troupe se mettait en branle et étaient obligés de vous transporter, vous et votre moyen de transport, canot, cheval ou traîneau, directement à votre destination. « Bah ! que s’était dit le bonhomme, ce sont des contes pour les enfants ! Mais si c'était vrai ? » Et de sa grosse voix, il avait répété trois fois:

- Hé ! les « snorauds de bécosse », je vous attends !

Il n’avait pas terminé sa phrase qu'une sarabande feux follets était apparue, un plus grand que les autres, le chef, sans doute, qui s’était mis à sauter sur la pince avant de son canot. Le père Dargis avait été frappé de stupeur et avant qu'il ne puisse réagir, le feu follet lui avait envoyé une bonne taloche derrière la tête.

Combien de temps était-t-il ainsi au fond de son canot ? Aucune idée. Mais lorsqu'il s’était réveillé, il était rendu sur la rive Nord du fleuve, à quelque cent pieds du moulin. Ça avait marché.

« Les feux follets sont pas si malicieux que ça », qu’il s’était dit en se préparant à transporter ses sacs de blé. Mais il ignorait que les feux follets, en échange de la traversée, pouvaient contrôler ses moindres gestes pour le reste de la nuit.

Ils étaient revenus et l’avaient fait danser. Et il avait dansé pendant des heures, le père Dargis, au grand plaisir des feux follets : des reels, des gigues et des polkas (la danse préférée du diable). C’est le meunier, qui s’adonnait à passer par là, qui l’avait sauvé. Il avait ouvert son couteau de poche, l’avait planté sur le tronc d’un arbre, l’avait replié aux trois-quarts en récitant la formule :

« Feu rouge, feu bleu, feu vert. En été comme en hiver. Passe par ici, sort par là. Tant que moi je ne reviendrai pas. »

Aussitôt, les feux follets s’étaient mis à jouer à leur jeu préféré : passer et repasser entre la lame du couteau et son manche, chacun leur tour, à la queue leu leu, pendant 666 fois (ça sent le diable !). Ça avait laissé suffisamment de temps aux deux hommes pour courir jusqu’au moulin et s’y réfugier.

Le lendemain matin, aussitôt son blé moulu, le père Dargis était reparti chez-lui.

Jamais plus, il ne s’était aventuré sur le fleuve à la nuit tombée, et l'on raconte que, depuis sa fameuse traversée du Saint-Laurent, il était devenu très peureux : un rien l’effarouchait, même la flamme d'une bougie dans une fenêtre.
C’est pour vous dire comme il s’en passait de drôles d’histoires, dans ces temps-là…!

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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Ven 16 Déc à 10:46

Sirius, étoile mythique des Dogons
Tradition Orale (S/O-S/O)

Il faut savoir que pour les Dogon du Mali, qui vivent dans les grottes à même des falaises abruptes, la connaissance secrète est transmise de bouche à oreille par des initiés que l'on nomme les Ouloubarou. Les Dogons affirment que le Monde a été créé par Amma, dieu unique se trouvant à la base de toute chose.

Amma, maître de l'univers, avait lancés des morceaux de « terre » dans le cosmos pour donner forme aux étoiles, au soleil et à la lune. La Terre avait été créée en dernier pour le recevoir, et de cette première union, était né, accidentellement, le chacal ou Renard Pâle qui demeure le symbole du désordre et de la révolte.

Ensuite, étaient nés les Nommo ou les Jumeaux.

Ils avaient l'apparence de l'homme et du serpent, le corps lisse de couleur verte ; leurs yeux étaient ceux des humains mais rouges. Leur langue était fourchue, le torse identique au torse humain, le bas du corps adoptait la forme du serpent ; les bras étaient souples et terminés par des mains palmées.

Fils d'Amma et de la Terre, les Nommo sont considérés comme les intermédiaires entre les hommes et les cieux.

C’est à eux que revenaient dorénavant les décisions concernant l’humanité qui vivait alors dans les cieux. Certes, ils avaient bien voulu faire progresser les humains mais ne pouvaient ni leur parler ni avoir avec eux de contacts directs.

Le Premier Ancêtre avait alors décidé de construire une Arche pour descendre sur Terre. L'arche avait la forme d'un panier tressé à base carrée et qui était pourvue d'un escalier sur chacun des quatre côtés.

Chaque escalier portait ce qui devait peupler le monde: - l'escalier Nord, les hommes et les poissons; - l'escalier Sud, les animaux domestiques; - l'escalier Est, les oiseaux; - l'escalier Ouest, les animaux sauvages, les plantes et les insectes.

Pour compléter son équipage, l'ancêtre avait aménagé sur la plate-forme tout un matériel de forge: masse, enclume et soufflet. C’est sans doute pour cela que les Dogons disent que les forgerons portent le secret des Dieux et que lorsqu’ils battent de l’enclume, ils font aussi entendre sa parole.

Avant de quitter les terres célestes, l’Ancêtre avait avait pris des braises de soleil et des morceaux de fer, puis, dressé sur la plate-forme, il avait fait descendre son vaisseau le long d'un arc-en-ciel, mais lorsque l'Arche avait touché la terre, le choc avait ét si violent que cela avait dispersé son contenu dans toutes les directions. Ce qui s’était avéré un bien plutôt qu’un mal : la vie s’était également répartie sur la Terre, dans les océans et dans les airs : les hommes avaient pu se livrer aux travaux agricoles, les animaux courraient dans les plaines, les semences donnaient d'excellentes récoles.

L’Ancêtre avait ensuite transmis aux hommes la parole qui organise le monde.

Un des côtés mystérieux du monde Dogon, c'est Sigui, cette grande fête qu’ils organisent tous les cinquante ans, depuis la nuit des temps. À cette occasion, ils arborent le masque Kanaga qui lie les hommes et les divinités, et ils en profitent pour adresser leurs prières au dieu Amma.

Or, le cycle de 50 ans correspond aux rotations d’une étoile invisible à l’œil nu, que les Dogons appellent Pô Tolo, qui tourne autour de l’étoile la plus brillante du ciel, Sirius. Chose surprenante, les astronomes n’ont découvert cette étoile qu’au XXième siècle qu’ils ont appelée Sirius b. En effet, Sirius b tourne autour de Sirius suivant une orbite d’environ 50 ans…, la fête de Sigui !

Les Dogons affirment également l’existence d’une troisième étoile, Emma Ya, et des astronomes ont confirmé au milieu des années 1990 l’existence d’une troisième étoile, Sirius C.

Mais encore plus curieusement, les Dogons disent qu’autour de cette troisième étoile graviterait une planète d’où serait venu le premier Ancêtre à bord de son arche !

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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Mar 20 Déc à 3:16

Benjamin l’Âne est pour le clans des éléphants ce que TAY La chouette effraie est pour le clans des mouettes. Devant Berlin, un silence doit s'entendre. Devant l'assassinat, un silence doit s'imposer. Les mots n'éteignent pas la rancœur idéologue...

Elephants are large mammals of the family Elephantidae and the order Proboscidea. Two species are traditionally recognised, the African elephant (Loxodonta africana) and the Asian elephant (Elephas maximus), although some evidence suggests that African bush elephants and African forest elephants are separate species (L. africana and L. cyclotis respectively). Elephants are scattered throughout sub-Saharan Africa, South Asia, and Southeast Asia. Elephantidae is the only surviving family of the order Proboscidea; other, now extinct, members of the order include deinotheres, gomphotheres, mammoths, and mastodons. Male African elephants are the largest extant terrestrial animals and can reach a height of 4 m (13 ft) and weigh 7,000 kg (15,000 lb). All elephants have several distinctive features, the most notable of which is a long trunk or proboscis, used for many purposes, particularly breathing, lifting water and grasping objects. Their incisors grow into tusks, which can serve as weapons and as tools for moving objects and digging. Elephants' large ear flaps help to control their body temperature. Their pillar-like legs can carry their great weight. African elephants have larger ears and concave backs while Asian elephants have smaller ears and convex or level backs.

Elephants are herbivorous and can be found in different habitats including savannahs, forests, deserts and marshes. They prefer to stay near water. They are considered to be keystone species due to their impact on their environments. Other animals tend to keep their distance from elephants, while predators such as lions, tigers, hyenas, and wild dogs usually target only young elephants (or "calves"). Females ("cows") tend to live in family groups, which can consist of one female with her calves or several related females with offspring. The groups are led by an individual known as the matriarch, often the oldest cow. Elephants have a fission–fusion society in which multiple family groups come together to socialise. Males ("bulls") leave their family groups when they reach puberty, and may live alone or with other males. Adult bulls mostly interact with family groups when looking for a mate and enter a state of increased testosterone and aggression known as musth, which helps them gain dominance and reproductive success. Calves are the centre of attention in their family groups and rely on their mothers for as long as three years. Elephants can live up to 70 years in the wild. They communicate by touch, sight, smell and sound; elephants use infrasound,[1] and seismic communication over long distances. Elephant intelligence has been compared with that of primates and cetaceans. They appear to have self-awareness and show empathy for dying or dead individuals of their kind.

African elephants are listed as vulnerable by the International Union for Conservation of Nature (IUCN), while the Asian elephant is classed as endangered. One of the biggest threats to elephant populations is the ivory trade, as the animals are poached for their ivory tusks. Other threats to wild elephants include habitat destruction and conflicts with local people. Elephants are used as working animals in Asia. In the past they were used in war; today, they are often controversially put on display in zoos, or exploited for entertainment in circuses. Elephants are highly recognisable and have been featured in art, folklore, religion, literature and popular culture.

Social organisation
A family of African elephants: note the protected position of the calves in the middle of the group
A family of elephants bathing, a behaviour which reinforces social bonding

Female elephants spend their entire lives in tight-knit matrilineal family groups, some of which are made up of more than ten members, including three pairs of mothers with offspring, and are led by the matriarch which is often the eldest female.[104] She remains leader of the group until death[13] or if she no longer has the energy for the role;[105] a study on zoo elephants showed that when the matriarch died, the levels of faecal corticosterone ('stress hormone') dramatically increased in the surviving elephants.[106] When her tenure is over, the matriarch's eldest daughter takes her place; this occurs even if her sister is present.[13] The older matriarchs tend to be more effective decision-makers.[107]

The social circle of the female elephant does not necessarily end with the small family unit. In the case of elephants in Amboseli National Park, Kenya, a female's life involves interaction with other families, clans, and subpopulations. Families may associate and bond with each other, forming what are known as bond groups. These are typically made of two family groups. During the dry season, elephant families may cluster together and form another level of social organisation known as the clan. Groups within these clans do not form strong bonds, but they defend their dry-season ranges against other clans. There are typically nine groups in a clan. The Amboseli elephant population is further divided into the "central" and "peripheral" subpopulations.[104]

Some elephant populations in India and Sri Lanka have similar basic social organisations. There appear to be cohesive family units and loose aggregations. They have been observed to have "nursing units" and "juvenile-care units". In southern India, elephant populations may contain family groups, bond groups and possibly clans. Family groups tend to be small, consisting of one or two adult females and their offspring. A group containing more than two adult females plus offspring is known as a "joint family". Malay elephant populations have even smaller family units, and do not have any social organisation higher than a family or bond group. Groups of African forest elephants typically consist of one adult female with one to three offspring. These groups appear to interact with each other, especially at forest clearings.[104]
Lone bull: Adult male elephants spend much of their time alone or in single-sex groups

The social life of the adult male is very different. As he matures, a male spends more time at the edge of his group and associates with outside males or even other families. At Amboseli, young males spend over 80% of their time away from their families when they are 14–15. The adult females of the group start to show aggression towards the male, which encourages him to permanently leave. When males do leave, they either live alone or with other males. The former is typical of bulls in dense forests. Asian males are usually solitary, but occasionally form groups of two or more individuals; the largest consisted of seven bulls. Larger bull groups consisting of over 10 members occur only among African bush elephants, the largest of which numbered up to 144 individuals.[108] A dominance hierarchy exists among males, whether they range socially or solitarily. Dominance depends on the age, size and sexual condition.[108] Old bulls appear to control the aggression of younger ones and prevent them from forming "gangs".[109] Adult males and females come together for reproduction. Bulls appear to associate with family groups if an oestrous cow is present.[108]
Male elephants sparring
Sexual behaviour
Musth
Main article: Musth
Bull in musth

Adult males enter a state of increased testosterone known as musth. In a population in southern India, males first enter musth at the age of 15, but it is not very intense until they are older than 25. At Amboseli, bulls under 24 do not go into musth, while half of those aged 25–35 and all those over 35 do. Young bulls appear to enter musth during the dry season (January–May), while older bulls go through it during the wet season (June–December). The main characteristic of a bull's musth is a fluid secreted from the temporal gland that runs down the side of his face. He may urinate with his penis still in his sheath, which causes the urine to spray on his hind legs. Behaviours associated with musth include walking with the head held high and swinging, picking at the ground with the tusks, marking, rumbling and waving only one ear at a time. This can last from a day to four months.[110]

Males become extremely aggressive during musth. Size is the determining factor in agonistic encounters when the individuals have the same condition. In contests between musth and non-musth individuals, musth bulls win the majority of the time, even when the non-musth bull is larger. A male may stop showing signs of musth when he encounters a musth male of higher rank. Those of equal rank tend to avoid each other. Agonistic encounters typically consist of threat displays, chases and minor sparring with the tusks. Serious fights are rare.[110]
Mating
Wikimedia Commons has media related to Elephants mating.
Bull mating with a member of a female group

Elephants are polygynous breeders,[111] and copulations are most frequent during the peak of the wet season.[112] A cow in oestrus releases chemical signals (pheromones) in her urine and vaginal secretions to signal her readiness to mate. A bull will follow a potential mate and assess her condition with the flehmen response, which requires the male to collect a chemical sample with his trunk and bring it to the vomeronasal organ.[113] The oestrous cycle of a cow lasts 14–16 weeks with a 4–6-week follicular phase and an 8–10-week luteal phase. While most mammals have one surge of luteinizing hormone during the follicular phase, elephants have two. The first (or anovulatory) surge, could signal to males that the female is in oestrus by changing her scent, but ovulation does not occur until the second (or ovulatory) surge.[114] Fertility rates in cows decline around 45–50 years of age.[105]

Bulls engage in a behaviour known as mate-guarding, where they follow oestrous females and defend them from other males. Most mate-guarding is done by musth males, and females actively seek to be guarded by them, particularly older ones.[115] Thus these bulls have more reproductive success.[108] Musth appears to signal to females the condition of the male, as weak or injured males do not have normal musths.[116] For young females, the approach of an older bull can be intimidating, so her relatives stay nearby to provide support and reassurance.[117] During copulation, the male lays his trunk over the female's back.[118] The penis is very mobile, being able to move independently of the pelvis.[119] Prior to mounting, it curves forward and upward. Copulation lasts about 45 seconds and does not involve pelvic thrusting or ejaculatory pause.[120]

Homosexual behaviour is frequent in both sexes. As in heterosexual interactions, this involves mounting. Male elephants sometimes stimulate each other by playfighting and "championships" may form between old bulls and younger males. Female same-sex behaviours have been documented only in captivity where they are known to masturbate one another with their trunks.[121]
Birthing and calves
An African elephant mother bathing with her calf

Gestation in elephants typically lasts around two years with interbirth intervals usually lasting four to five years. Births tend to take place during the wet season.[122] Calves are born 85 cm (33 in) tall and weigh around 120 kg (260 lb).[117] Typically, only a single young is born, but twins sometimes occur.[123][124] The relatively long pregnancy is maintained by five corpus luteums (as opposed to one in most mammals) and gives the foetus more time to develop, particularly the brain and trunk.[123] As such, newborn elephants are precocial and quickly stand and walk to follow their mother and family herd.[125] A new calf is usually the centre of attention for herd members. Adults and most of the other young will gather around the newborn, touching and caressing it with their trunks. For the first few days, the mother is intolerant of other herd members near her young. Alloparenting – where a calf is cared for by someone other than its mother – takes place in some family groups. Allomothers are typically two to twelve years old.[117] When a predator is near, the family group gathers together with the calves in the centre.[126]

For the first few days, the newborn is unsteady on its feet, and needs the support of its mother. It relies on touch, smell and hearing, as its eyesight is poor. It has little precise control over its trunk, which wiggles around and may cause it to trip. By its second week of life, the calf can walk more firmly and has more control over its trunk. After its first month, a calf can pick up, hold and put objects in its mouth, but cannot suck water through the trunk and must drink directly through the mouth. It is still dependent on its mother and keeps close to her.[125]

For its first three months, a calf relies entirely on milk from its mother for nutrition after which it begins to forage for vegetation and can use its trunk to collect water. At the same time, improvements in lip and leg coordination occur. Calves continue to suckle at the same rate as before until their sixth month, after which they become more independent when feeding. By nine months, mouth, trunk and foot coordination is perfected. After a year, a calf's abilities to groom, drink, and feed itself are fully developed. It still needs its mother for nutrition and protection from predators for at least another year. Suckling bouts tend to last 2–4 min/hr for a calf younger than a year and it continues to suckle until it reaches three years of age or older. Suckling after two years may serve to maintain growth rate, body condition and reproductive ability.[125] Play behaviour in calves differs between the sexes; females run or chase each other, while males play-fight. The former are sexually mature by the age of nine years[117] while the latter become mature around 14–15 years.[108] Adulthood starts at about 18 years of age in both sexes.[127][128] Elephants have long lifespans, reaching 60–70 years of age.[68] Lin Wang, a captive male Asian elephant, lived for 86 years.[129]
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Mer 21 Déc à 3:24

Le solstice est l'un des moments où la déclinaison du Soleil sur la sphère céleste semble constante : à ces instants, sa trajectoire apparente atteint son point le plus haut ou le plus bas par rapport aux étoiles. Cependant, en raison de la nature elliptique de l'orbite de la Terre, qui engendre notamment une variation de vitesse de révolution de cette dernière, le jour du solstice ne correspond pas au jour où le Soleil se lève et se couche le plus tard ou le plus tôt. Autrement dit, le créneau de la journée pendant lequel le soleil est visible se décale légèrement, entre mi décembre et début janvier ; si bien que pendant cette période, le raccourcissement puis le rallongement de la durée de visibilité du soleil ne se fait pas par des variations symétriques des heures de lever et de coucher de l'astre solaire14.

L'axe de rotation de la Terre est incliné par rapport à la verticale du plan de son orbite d'environ 23°26'14" et son orientation reste constante au cours d'une révolution autour du Soleil. En conséquence, pendant une moitié de l'année, l'hémisphère nord est plus incliné vers le Soleil que l'hémisphère sud, avec un maximum vers le 21 juin. Pendant l'autre moitié l'hémisphère sud est plus incliné que l'hémisphère nord, avec un maximum vers le 22 décembre. Les moments où ces inclinaisons sont maximales sont les solstices.

Au solstice de juin, la déclinaison du Soleil atteint +23°26'14" ; au solstice de décembre, -23°26'14". Le reste de l'année, elle évolue entre ces deux extrêmes.

Les solstices ne sont pas liés à la distance entre la Terre et le Soleil, variable du fait de son excentricité orbitale : la Terre atteint son aphélie au début juillet et son périhélie au début janvier. Cependant, par suite des cycles de Milanković, l'inclinaison de l'axe terrestre et son excentricité orbitale évoluent au fil du temps : dans 10 000 ans, le passage au périhélie se produira au même moment que le solstice de juin, et le passage à l'aphélie lors du solstice de décembre.

Lors du solstice de juin, le point subsolaire atteint la latitude 23°26'14" nord, c'est-à-dire celle du tropique du Cancer15 : l'un des points situés sur ce parallèle perçoit le centre du Soleil exactement au zénith. On reconnait le solstice d'été en raison de la durée minimale de la nuit et la durée maximale du jour. C'est également le jour où le Soleil se lève le plus au nord-est, passe au méridien avec une hauteur maximale et se couche le plus au nord-ouest. Lors du solstice de décembre, le point subsolaire atteint la latitude 23°26'14" sud, c'est-à-dire celle du tropique du Capricorne.

Les points de la surface terrestre situés à la latitude 66°33'46" nord (c'est-à-dire sur le cercle Arctique) perçoivent le centre du Soleil juste sur l'horizon à minuit lors du solstice de juin. La même chose se produit lors du solstice de décembre pour les points du cercle Antarctique, par 66°33'46" sud.



0° (équateur) : le Soleil atteint sa culmination minimale, n'atteignant que 66,563° au nord ou au sud. Aux équinoxes, le soleil culminera à 90°. Il n'y a pas de saison et le jour dure toujours douze heures.

20° : le Soleil culmine à 46,563° en hiver et 86,563° à l'opposé (le jour du solstice de juin), mais il y a deux jours par an où le Soleil culmine perpendiculairement à 90°. Les jours d'été sont de deux à trois heures plus longs que les jours d'hiver. Le crépuscule dure environ une heure toute l'année.

50° : le Soleil culmine à 16,563° en hiver et à 63,437° en été. Le jour dure moins de 8 heures en hiver et plus de 16 heures en été. Les directions et angles des levers et couchers de Soleil lors des deux solstices sont très différents. En été, le Soleil ne disparaît pas suffisamment sous l'horizon pour que prenne fin le crépuscule astronomique. Au-dessus de 60° de latitude, le crépuscule civil dure toute la nuit. Au-dessus de 66,563°, le Soleil ne se couche pas en été.

70° : en hiver, le Soleil culmine sous l'horizon à −3,437° : il ne se lève pas et la zone est plongée dans la nuit polaire (avec un crépuscule prononcé cependant). En été, il culmine à 43,437° et ne se couche pas.

90° (pôles) : aux solstices d'hiver et d'été, le Soleil est respectivement à 23,437° en dessous et au-dessus de l'horizon, quelle que soit l'heure. Le solstice d'été marque la culmination maximale du Soleil au pôle : après cette date, il descend progressivement sur la sphère céleste et atteint l'horizon lors de l'équinoxe d'automne.

Le solstice est un événement astronomique qui se produit lorsque la position apparente du Soleil vu de la Terre atteint son extrême méridional ou septentrional en fonction du plan de l'équateur céleste ou terrestre. Il s'oppose ainsi à l'équinoxe, qui se produit lorsque la position apparente du Soleil est située sur l'équateur céleste. Tandis que les équinoxes se caractérisent par une durée égale entre le jour et la nuit1, les solstices correspondent à une durée de jour minimale ou maximale.

Par extension, les solstices désignent les jours de l'année pendant lesquels ces événements astronomiques se produisent. Les jours avoisinant le solstice d'été sont les plus longs de l'année, tandis que ceux proches du solstice d'hiver sont les plus courts de l'année2. La date des solstices correspond au début de l'été ou de l'hiver astronomique. Dans les régions tempérées, les solstices — comme les équinoxes — sont souvent utilisés pour définir les saisons du calendrier : ils peuvent servir à délimiter le début de l'été et de l'hiver, ou bien à marquer le milieu de ces deux saisons. Tout comme les saisons, les dates des solstices d'hiver et d'été sont inversées pour les hémisphères nord et sud.

Une année connaît deux solstices : dans le calendrier grégorien, le premier est proche du 21 juin, le second est proche du 21 décembre3. Ces dates changent légèrement au cours des années ; elles évoluent aussi sur les grandes périodes de temps en fonction des légers mouvements de l'axe de rotation terrestre.

Étymologie

Le terme solstice vient du latin solstitium4 (de sol, « soleil », et sistere, « s'arrêter, retenir »), faisant référence à l’azimut du Soleil à son lever et à son coucher semble rester stationnaire pendant quelques jours à ces périodes de l'année, avant de se rapprocher à nouveau de l'Est au lever et de l’Ouest au coucher.

Le terme latin solstitium est employé à la fin de la République romaine au Ier siècle av. J.-C.. Pline l'Ancien l'emploie plusieurs fois dans son Histoire naturelle dans le même sens qu'actuellement. De même, d'un point de vue astronomique moderne, c'est la période où la déclinaison du Soleil semble constante et son mouvement apparent vers le nord ou le sud sur la sphère céleste semble s'arrêter avant de changer de direction.
Histoire
Lever de soleil le jour du solstice d'été à Stonehenge.
Sur un fond nuageux un rayon de Soleil perce au-dessus d'une montagne.
Lever de soleil le jour du solstice d'hiver entre Crib Goch et Carnedd à Llanrug au Royaume-Uni.

Les solstices d'hiver et d'été sont la source de nombreuses célébrations, fêtes païennes ou fêtes religieuses dans différentes cultures au cours de l'histoire.

Dans l'Égypte antique, le solstice d'été correspond à peu près au gonflement des eaux du Nil et marque le début de la nouvelle année5,6.

Plusieurs tribus amérindiennes célèbrent le solstice d'été par la danse du soleil7.

Le christianisme célèbre différentes fêtes liées aux solstices, apparentées à la fête de la Saint-Jean, le 24 juin, à Noël, le 25 décembre ainsi que l'Annonciation le 25 mars.

À Stonehenge, des milliers de personnes se réunissent pour célébrer le passage à l'été.

Dans le calendrier hindou, les deux solstices sidéraux sont nommés Uttarayana et Dakshinayana. Le premier se produit vers le 14 janvier, le deuxième vers le 14 juin. Ils marquent le mouvement du soleil le long d'un zodiaque fixe par rapport aux étoiles (c'est-à-dire que les phénomènes de précession sont ignorés) et son entrée dans Mesha (un signe zodiacal qui correspondait au Bélier vers 285) et dans Tula (qui correspondait à la Balance à la même époque). Les solstices indiens sont traditionnellement calculés en se basant sur le tropique du Capricorne, d'où la différence significative entre les dates indiennes et réelles.

En Inde et en Asie du Sud-Est, le solstice d'hiver est à l'origine de nombreuses festivités locales tel que Makar Sankranti (Plus connue sous les variantes régionales d'Uttarayan au Gujarat, Pongal au Tamil Nadu, Maghi en Haryana, Magha Saaji en Himachal Pradesh, Lohri au Penjab, Makara Sankramana au Karnataka, Bhogali Bihu en Assam, Ghughuti en Uttarakhand, Makara Chaula en Orissa, Maghe Sankranti au Népal et Shishur Saenkraat au Cachemire), Songkran (Nouvel an Thaï) et Thingyan (Nouvel an Birman).

Les croyances celtiques appellent aussi le solstice « litha », qui réfère au jour où les mages récoltent des herbes dites magiques, accompagné d'un hommage à la nature8.

Dans le néopaganisme, les célébrations des solstices correspondent à des fêtes religieuses importantes dans les mouvements druidiques, sataniste moderne et wiccans.

Le solstice d'hiver est associé à un jour férié dans plusieurs cultures telles les Saturnales romaines, Kwanzaa pour certains afro-américains, Sol invictus, Inti Raymi dans l'empire Inca, We Tripantü (renaissance du soleil) chez les mapuches, etc.

Depuis 1982, la Fête de la musique correspond à des festivités organisées généralement le jour du solstice d'été.
Dates
Date et heure (UTC) des solstices et des équinoxes
au début du XXIe siècle
Année Équinoxe
de mars Solstice
de juin Équinoxe
de sept. Solstice
de déc.
jour heure jour heure jour heure jour heure
2001 20 13:30:44 21 07:37:45 22 23:04:30 21 19:21:31
2002 20 19:16:10 21 13:24:26 23 04:55:25 22 01:14:23
2003 21 00:59:47 21 19:10:29 23 10:46:50 22 07:03:50
2004 20 06:48:39 21 00:56:54 22 16:29:51 21 12:41:38
2005 20 12:33:26 21 06:46:09 22 22:23:11 21 18:34:58
2006 20 18:25:35 21 12:25:52 23 04:03:23 22 00:22:07
2007 21 00:07:26 21 18:06:27 23 09:51:15 22 06:07:50
2008 20 05:48:19 20 23:59:23 22 15:44:30 21 12:03:47
2009 20 11:43:39 21 05:45:32 22 21:18:36 21 17:46:48
2010 20 17:32:13 21 11:28:25 23 03:09:02 21 23:38:28
2011 20 23:20:44 21 17:16:30 23 09:04:38 22 05:30:03
2012 20 05:14:25 20 23:08:49 22 14:48:59 21 11:11:37
2013 20 11:01:55 21 05:03:57 22 20:44:08 21 17:11:00
2014 20 16:57:05 21 10:51:14 23 02:29:05 21 23:03:01
2015 20 22:45:09 21 16:37:55 23 08:20:33 22 04:47:57
2016 20 04:30:11 20 22:34:11 22 14:21:07 21 10:44:10
2017 20 10:28:38 21 04:24:09 22 20:01:48 21 16:27:57
2018 20 16:15:27 21 10:07:18 23 01:54:05 21 22:22:44
2019 20 21:58:25 21 15:54:14 23 07:50:10 22 04:19:25
2020 20 03:49:36 20 21:43:40 22 13:30:38 21 10:02:19
2021 20 09:37:27 21 03:32:08 22 19:21:03 21 15:59:16
2022 20 15:33:23 21 09:13:49 23 01:03:40 21 21:48:10
2023 20 21:24:24 21 14:57:47 23 06:49:56 22 03:27:19
2024 20 03:06:21 20 20:50:56 22 12:43:36 21 09:20:30
2025 20 09:01:25 21 02:42:11 22 18:19:16 21 15:03:01
Références :
mars [archive] • juin [archive] • sept. [archive] • déc. [archive]
Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides

À la différence des équinoxes, l'heure exacte des solstices est plus difficile à déterminer. Les variations de la déclinaison solaire deviennent plus petites à mesure que celui-ci s'approche du minimum ou du maximum. Les jours précédant et suivant les solstices, la vitesse de déclinaison est inférieure à 30 secondes d'arc par jour, moins d'un soixantième du diamètre angulaire du Soleil. Les différences de déclinaison sont presque imperceptibles à l'aide d'un sextant équipé d'un vernier ou à l'aide d'outils plus traditionnels comme un gnomon ou un astrolabe. Les variations dans l'azimut du lever et du coucher du Soleil sont également difficiles à mesurer à cause des changements dans la réfraction atmosphérique. Sans l'aide d'outils plus complexes, la précision sur le solstice ne peut être plus petite que 3 à 5 jours.

Ptolémée utilisait une méthode basée sur l'interpolation. Elle consistait à mesurer la déclinaison du Soleil à midi sur plusieurs jours avant et après le solstice afin de trouver deux jours non consécutifs possédant la même déclinaison. Le solstice est alors estimé à mi-chemin de ces deux dates. Il a été postulé qu'un intervalle de mesure de 45 jours permet d'atteindre une précision de six heures9.

Le solstice peut être déterminé précisément avec un astrolabe, à condition de disposer d'un point intermédiaire - la Lune - visible de nuit (pour pouvoir être positionné de nuit sur la sphère céleste) et suffisamment brillant pour être visible de jour (afin de pouvoir recaler la position horaire de la sphère céleste, et positionner le Soleil sur celle-ci). Avec cette double visée, qui revient à déterminer le temps sidéral, il est possible de déterminer le moment où le Soleil passe à 90° du point vernal (intersection de l'écliptique et de l'équateur), avec la précision de la mesure (sensiblement, un jour par degré).
Calendrier grégorien

Dans le calendrier grégorien, les dates de solstices varient suivant les années (le tableau à droite les résume pour les années proches). Les faits suivants sont à prendre en compte :

L’orbite terrestre n’est pas tout à fait circulaire et sa vitesse dépend donc de sa position (deuxième loi de Kepler). En conséquence, les saisons ont une durée inégale :
printemps boréal (automne austral), de l’équinoxe de mars au solstice de juin : 92,7 jours ;
été boréal (hiver austral), du solstice de juin à l’équinoxe de septembre : 93,7 jours ;
automne boréal (printemps austral), de l’équinoxe de septembre au solstice de décembre : 89,9 jours ;
hiver boréal (été austral), du solstice de décembre à l’équinoxe de mars : 89,0 jours.
L'année civile standard n'est que de 365 jours ; l'année tropique est d'environ 365,2422 jours. Les solstices se produisent donc quasiment six heures plus tard d'une année sur l'autre10. Les années bissextiles permettent de recaler les dates de solstices d'une journée tous les quatre ans.
Ce décalage bissextile compense légèrement trop la différence entre l'année civile et l'année tropique. Au bout de 70 ans, il conduit les solstices à se produire une journée plus tôt (ce qui est le problème du calendrier julien). Ce point est partiellement compensé par l'absence d'année bissextile pour les années divisibles par 100 (mais pas par 400).

Le solstice de juin se produit en général le 21 juin. Il est survenu le 20 juin en 2008 ainsi qu'en 2012 et 2016, ce qui n'était pas arrivé depuis 1896 ; cela se reproduira en 2020, 2024, ... Il s'est produit le 22 juin en 1975 et tombera à nouveau à cette date au début du XXIIIe siècle en 2203, 2207, 2211 et 2215, puis en 2302. Le solstice de juin tombera exceptionnellement un 19 juin en 2488 et ce sera la première fois depuis la création du calendrier grégorien11.

Le solstice de décembre a généralement lieu le 21 ou le 22 décembre. Il est tombé un 23 décembre en 1903 et il faudra attendre le début du XXIVe siècle pour le voir se produire de nouveau à cette date. Il est tombé un 20 décembre 10 fois à la fin du XVIIe siècle et tombera de nouveau à cette date à la fin du XXIe siècle et à la fin du XXVe siècle.
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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Mer 28 Déc à 2:43

Le Voyage
Charles Baudelaire

À Maxime Du Camp

I

Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes,
L’univers est égal à son vaste appétit.
Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit !

Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le cœur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers :

Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme ;
D’autres, l’horreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
Astrologues noyés dans les yeux d’une femme,
La Circé tyrannique aux dangereux parfums.

Pour n’être pas changés en bêtes, ils s’enivrent
D’espace et de lumière et de cieux embrasés ;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.

Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; cœurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s’écartent,
Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

Ceux-là, dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi qu’un conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont l’esprit humain n’a jamais su le nom !

II

Nous imitons, horreur ! la toupie et la boule
Dans leur valse et leurs bonds ; même dans nos sommeils
La Curiosité nous tourmente et nous roule,
Comme un Ange cruel qui fouette des soleils.

Singulière fortune où le but se déplace,
Et, n’étant nulle part, peut être n’importe où !
Où l’Homme, dont jamais l’espérance n’est lasse,
Pour trouver le repos court toujours comme un fou !

Notre âme est un trois-mâts cherchant son Icarie ;
Une voix retentit sur le pont : « Ouvre l’œil ! »
Une voix de la hune, ardente et folle, crie :
« Amour… gloire… bonheur ! » Enfer ! c’est un écueil !

Chaque îlot signalé par l’homme de vigie
Est un Eldorado promis par le Destin ;
L’Imagination qui dresse son orgie
Ne trouve qu’un récif aux clartés du matin.

Ô le pauvre amoureux des pays chimériques !
Faut-il le mettre aux fers, le jeter à la mer,
Ce matelot ivrogne, inventeur d’Amériques
Dont le mirage rend le gouffre plus amer ?

Tel le vieux vagabond, piétinant dans la boue,
Rêve, le nez en l’air, de brillants paradis ;
Son œil ensorcelé découvre une Capoue
Partout où la chandelle illumine un taudis.

III

Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers !
Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires,
Ces bijoux merveilleux, faits d’astres et d’éthers.

Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile !
Faites, pour égayer l’ennui de nos prisons,
Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
Vos souvenirs avec leurs cadres d’horizons.

Dites, qu’avez-vous vu ?

IV

« Nous avons vu des astres
Et des flots ; nous avons vu des sables aussi ;
Et, malgré bien des chocs et d’imprévus désastres,
Nous nous sommes souvent ennuyés, comme ici.

La gloire du soleil sur la mer violette,
La gloire des cités dans le soleil couchant,
Allumaient dans nos coeurs une ardeur inquiète
De plonger dans un ciel au reflet alléchant.

Les plus riches cités, les plus beaux paysages,
Jamais ne contenaient l’attrait mystérieux
De ceux que le hasard fait avec les nuages.
Et toujours le désir nous rendait soucieux !

– La jouissance ajoute au désir de la force.
Désir, vieil arbre à qui le plaisir sert d’engrais,
Cependant que grossit et durcit ton écorce,
Tes branches veulent voir le soleil de plus près !

Grandiras-tu toujours, grand arbre plus vivace
Que le cyprès ? – Pourtant nous avons, avec soin,
Cueilli quelques croquis pour votre album vorace,
Frères qui trouvez beau tout ce qui vient de loin !

Nous avons salué des idoles à trompe ;
Des trônes constellés de joyaux lumineux ;
Des palais ouvragés dont la féerique pompe
Serait pour vos banquiers un rêve ruineux ;

Des costumes qui sont pour les yeux une ivresse ;
Des femmes dont les dents et les ongles sont teints,
Et des jongleurs savants que le serpent caresse. »

V

Et puis, et puis encore ?

VI

« Ô cerveaux enfantins !

Pour ne pas oublier la chose capitale,
Nous avons vu partout, et sans l’avoir cherché,
Du haut jusques en bas de l’échelle fatale,
Le spectacle ennuyeux de l’immortel péché :

La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
Sans rire s’adorant et s’aimant sans dégoût ;
L’homme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
Esclave de l’esclave et ruisseau dans l’égout ;

Le bourreau qui jouit, le martyr qui sanglote ;
La fête qu’assaisonne et parfume le sang ;
Le poison du pouvoir énervant le despote,
Et le peuple amoureux du fouet abrutissant ;

Plusieurs religions semblables à la nôtre,
Toutes escaladant le ciel ; la Sainteté,
Comme en un lit de plume un délicat se vautre,
Dans les clous et le crin cherchant la volupté ;

L’Humanité bavarde, ivre de son génie,
Et, folle maintenant comme elle était jadis,
Criant à Dieu, dans sa furibonde agonie :
« Ô mon semblable, ô mon maître, je te maudis ! »

Et les moins sots, hardis amants de la Démence,
Fuyant le grand troupeau parqué par le Destin,
Et se réfugiant dans l’opium immense !
– Tel est du globe entier l’éternel bulletin. »

VII

Amer savoir, celui qu’on tire du voyage !
Le monde, monotone et petit, aujourd’hui,
Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image :
Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui !

Faut-il partir ? rester ? Si tu peux rester, reste ;
Pars, s’il le faut. L’un court, et l’autre se tapit
Pour tromper l’ennemi vigilant et funeste,
Le Temps ! Il est, hélas ! des coureurs sans répit,

Comme le Juif errant et comme les apôtres,
À qui rien ne suffit, ni wagon ni vaisseau,
Pour fuir ce rétiaire infâme : il en est d’autres
Qui savent le tuer sans quitter leur berceau.

Lorsque enfin il mettra le pied sur notre échine,
Nous pourrons espérer et crier : En avant !
De même qu’autrefois nous partions pour la Chine,
Les yeux fixés au large et les cheveux au vent,

Nous nous embarquerons sur la mer des Ténèbres
Avec le cœur joyeux d’un jeune passager.
Entendez-vous ces voix, charmantes et funèbres,
Qui chantent : « Par ici ! vous qui voulez manger

Le Lotus parfumé ! c’est ici qu’on vendange
Les fruits miraculeux dont votre cœur a faim ;
Venez vous enivrer de la douceur étrange
De cette après-midi qui n’a jamais de fin ! »

À l’accent familier nous devinons le spectre ;
Nos Pylades là-bas tendent leurs bras vers nous.
« Pour rafraîchir ton cœur nage vers ton Électre ! »
Dit celle dont jadis nous baisions les genoux.

VIII

Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre !
Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l’encre,
Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !

Verse-nous ton poison pour qu’il nous réconforte !
Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?
Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau !

Charles Baudelaire
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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Jeu 29 Déc à 4:05

Crise Financiére, Wall Street, Solution par TAY et Y'becca
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t205p25-crise-financiere-wall-street-solution-par-tay-et-y-becca#4307

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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Sam 7 Jan à 3:06

Les orphelins de Duplessis est le nom donné à des milliers d'enfants orphelins qui ont faussement été déclarés malades mentaux par le gouvernement du Québec et confinés dans des institutions psychiatriques entre 1940 et 1970. On considère que c'est le cas le plus important de maltraitance d'enfants dans l'histoire du Canada. Tous ces orphelins seront baptisés orphelins de Duplessis car cela coïncide avec l'époque où Maurice Duplessis était premier ministre du Québec. À plusieurs reprises, des enfants, qui ont été enlevés de leur mère célibataire, ont été battus, agressés sexuellement et même tués, à la suite d'un massacre.

Description

Les orphelinats et les écoles étaient sous la responsabilité du gouvernement provincial. Dans les années 1940, alors que le Premier ministre du Québec était Maurice Duplessis et jusque dans les années 1960, le gouvernement du Québec, en coopération avec l'Église catholique romaine qui gérait les orphelinats, a développé une stratégie pour obtenir des subventions fédérales pour des milliers d'enfants, dont la plupart étaient devenus orphelins en étant abandonnés de leurs mères célibataires. Dans certains cas, les orphelinats catholiques ont été reclassifiés comme des institutions de soins de santé ; dans d'autres, les enfants ont été déplacés vers des asiles existants. Parmi les institutions visées, mentionnons Mont-Providence (Hôpital Rivière-des-Prairies)1, Baie-Saint-Paul2, Huberdeau3, Saint-Jean-de-Dieu (Hôpital Louis-H.-Lafontaine)4, Saint-Michel-Archange (Centre hospitalier Robert-Giffard, puis l'Institut universitaire en santé mentale de Québec)5, Saint-Julien de Saint-Ferdinand-d'Halifax6,7 et l'Institut Doréa.

Dans les années qui suivirent, longtemps après la fermeture de ces institutions, les enfants devenus adultes commencèrent à dénoncer les mauvais traitements et les abus sexuels qu'ils enduraient aux mains des prêtres, des sœurs et des administrateurs catholiques. Rappelant les abus par les Couvents de la Madeleine, les orphelins de Duplessis affirment qu'ils étaient réduits à l'esclavage et assujettis à des abus physiques extrêmes pour des écarts de comportement.

Dans les années 1990, il restait environ 3 000 survivants et un groupe important s'est formé, lançant une campagne pour obtenir justice. Ils se sont donné le nom d'Orphelins de Duplessis. En plus de la responsabilité du gouvernement et de l'Église, le Collège des médecins du Québec est ciblé après que certains des orphelins eurent trouvé des copies de leurs dossiers médicaux qui avaient été falsifiés8. Classifiés mentalement déficients, plusieurs de ces enfants furent assujettis à une variété de tests de médicaments et utilisés dans d'autres expériences médicales. Relâchés seulement lorsqu'ils eurent atteint la majorité, ils étaient sans éducation et mal préparés à la vie d'adulte. Le suicide n'était pas rare. Tourmentés par leur traitement, le crime et d'autres comportements dysfonctionnels étaient répandus parmi le groupe.

L'un des porte-parole du groupe auprès du Gouvernement du Québec fut l'écrivain et poète Bruno Roy. Au début, le gouvernement du Québec refusa leurs nombreuses demandes de justice, mais après qu'ils eurent commencé à s'attirer une large publicité, en mars 1999, le gouvernement péquiste, après cinq ans au pouvoir, fit des excuses publiques9 et une offre symbolique d'environ 1 000 $CAD en guise de compensation pour chacune des victimes. L'offre fut rejetée, et le gouvernement sévèrement critiqué par le public. Le protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, déclara que le gouvernement avait banalisé les abus allégués par les victimes dans sa façon de gérer le dossier. Néanmoins, le gouvernement québécois de Lucien Bouchard refusa toujours de tenir une enquête et faire toute la lumière sur le scandale.

En 2001, les Orphelins reçoivent une offre de la part du gouvernement de Bernard Landry (Parti québécois) pour une compensation fixe de 10 000 $CAD par personne, plus 1 000 $CAD pour chaque année d'incarcération injuste dans une institution psychiatrique. L'offre montait donc à environ 23 000 $CAD par orphelin; elle était toutefois limitée aux 1 100 orphelins survivants que le gouvernement avait déclarés déficients mentaux, n'incluant pas de compensation pour les victimes d'abus sexuels ou d'autres formes d'abus. Ayant peu de choix, l'offre fut acceptée par ceux auxquels elle s'appliquait, tandis que les autres ne reçurent rien10. Bien des gens soutiennent toujours que justice n'a pas été faite et qu'une infraction criminelle est restée impunie.

En 1942, l'Assemblée législative du Québec adoptait une loi permettant à l'Église catholique romaine de vendre la dépouille non revendiquée de tout orphelin à une école médicale. Cette pratique de vente des cadavres d'orphelins a perduré jusque dans les années 1960. En 2004, des membres des Orphelins de Duplessis demandèrent au gouvernement du Québec d'exhumer un cimetière à l'abandon dans l'est de Montréal, où ils croyaient trouver les dépouilles d'orphelins qui auraient pu être les objets d'expériences médicales. Selon des témoignages d'individus qui étaient à l'institution psychiatrique Cité de Saint-Jean de Dieu (aujourd'hui l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal), les orphelins servaient souvent de cobayes aux expériences, et plusieurs en moururent. Le groupe souhaite que le gouvernement exhume les cadavres aux fins d'autopsie11.

L'espérance de vie des orphelins de Duplessis se situe bien en dessous de la moyenne nationale. En 2010, La Presse Canadienne estime qu'uniquement 300 à 400 des orphelins de Duplessis sont toujours vivants12.
Liens externes

Le site officiel des Orphelins de Duplessis [archive]
Orphelins de Duplessis, enfants d'asile [archive], Radio-Canada. Date de diffusion : 24 janvier 1993
Orphelins de Duplessis: Bruno Roy dénonce la conspiration de l'Église et de l'État [archive]. Date de diffusion : 27 avril 1994
Le Comité des orphelins et des orphelines institutionnalisés de Duplessis (COOID) [archive]
Le Mouvement Retrouvailles [archive]

Bibliographie et autres médias
Livres

Baugé-Prévost, Jacques, Plaidoyer d'un ex-orphelin réprouvé de Duplessis, Éditions Québecor, Outremont, 1999, 219 pages.
Dufour, Rose, en collaboration avec Brigitte Garneau, Naître rien: des orphelins de Duplessis, de la crèche à l'asile, Éditions MultiMondes, Sainte-Foy, 2002, 324 pages.
Labrosse, Jean-Guy, Ma chienne de vie, Les Éditions du Jour, Montréal, 1964, 141 pages.
Labrosse, Jean-Guy, L'holocauste des orphelins: sous le régime Duplessis, Édition J.-G. Labrosse, Québec, 1983, 198 pages.
Jean-Charles Pagé, “Les fous crient au secours” 1961
Pauline Gill, Les Enfants de Duplessis: l'histoire vraie d'Alice Quinton, orpheline enfermée dans un asile à l'âge de 7 ans, Libre Expressions, Montréal, 1991, 271 pages (réédité en 2004, 385 pages).
Le Protecteur du citoyen, Les “Enfants de Duplessis” : à l'heure de la solidarité : document de réflexion et de consultation pour fins de décision, Le Protecteur du citoyen, Assemblée nationale, Sainte-Foy, 1997, 64 pages.
Roy, Bruno, Les calepins de Julien, XYZ éditeur, Montréal, 1998, 355 pages.
Roy, Bruno, Les heures sauvage, XYZ éditeur, Montréal, 2001, 177 pages.
Vienneau, Rod, Les enfants de la grande noirceur: les orphelins de Duplessis: révélations chocs par la Commission pour les victimes de crimes contre l'humanité dans le dossier des orphelins de Duplessis, Édition R. Vienneau, Joliette, 2008, 251 pages.

Ressource électronique

Emploi et Solidarité sociale (gouvernement du Québec), Le programme national de réconciliation avec les orphelins de Duplessis ayant fréquenté certaines institutions [archive], 2007.

Films et téléséries

Les orphelins de Duplessis, télésérie en quatre épisodes, Production Télé-Action, Diffusion Société Radio-Canada, 1997.
Nestor et les oubliés/Nestor and Forgotten, réalisation Benoît Pilon, Films Seville, 2007, 75 minutes.

Musique

O douce Providence [archive], une composition d'Alyssa Ryvers [archive] avec Hervé Bertrand, orphelin de Duplessis. 2016.

Romans

Le Syndrome E de Franck Thilliez (2010)

Notes et références

↑ Le Mont-Providence était dirigé par la communauté des Sœurs de la Charité de la Providence et était situé au 7200, boulevard Gouin est à Montréal. Vendu au gouvernement du Québec en 1969, l'immeuble est devenu l'Hôpital Rivière-des-Prairies.
↑ L'Hôpital Saint-Anne de Baie-Saint-Paul.
↑ l’Orphelinat Notre-Dame de la Merci d’Huberdeau était situé dans la municipalité d'Huberdeau dans les Laurentides.
↑ L'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu est devenu l'Hôpital Louis-H.-Lafontaine et il est situé à Montréal.
↑ L'Hôpital St-Michel-Archange est devenue le Centre hospitalier Robert-Giffard et il est situé dans la ville de Québec.
↑ L'Hôpital Saint-Julien est situé dans la municipalité de Saint-Ferdinand.
↑ Source: Le Protecteur du Citoyen (Daniel Jacoby), document Les « enfants de Duplessis » : à l'heure de la solidarité, Sainte-Foy, 22 janvier 1997.
↑ Encore à ce jour, plusieurs orphelins de Duplessis n'ont pas réussi à obtenir copie de leurs dossiers médicaux conservés chez des communautés religieuses.
↑ le Premier ministre du Québec s’est excusé auprès des Orphelins de Duplessis mais en s’excusant M. Bouchard réduisait toute la tragédie des orphelins de Duplessis à de simples "gestes et attitudes inadmissibles".
↑ C'est uniquement les orphelins ayant été internés dans certaines institutions couvrant une certaine période qui reçurent une compensation. Les autres orphelins, par exemple ceux qui furent exploités comme main-d'œuvre agricole toute leur enfance sans recevoir d'instruction, n'ont reçu aucune compensation.
↑ Tiré du site L'adoption au Québec: le droit de savoir [archive] : extrait de la lettre au ministère de la Justice datée du 4 juin 1999 [archive]: Le drame des Orphelins de Duplessis a pris un tournant des plus sombres avec la découverte récente d’un charnier sur un terrain appartenant à la Société des Alcools du Québec situé à proximité de l’ancien hôpital St-Jean-de-Dieu. Le Journal de Montréal dans son édition du 11 mai 1999 écrit que certains corps seraient ceux de mineurs victimes de sévices, et parmi ceux-ci il y aurait des Orphelins de Duplessis. Ces corps auraient été enterrés sans tombe les uns sur les autres et, ce qui est plus grave, sans enquête indépendante sur les causes du décès. En effet, il faut savoir que le service de police des Sœurs de la Providence était le seul service à enquêter sur les décès survenus sur les terrains de St-Jean-de-Dieu car ce territoire constituait à l’époque une municipalité distincte de Montréal. La vente de ces terrains à la S.A.Q. aurait enrichi les Sœurs de la Providence de 4,9 millions de dollars dans les années 1970. Dans l’acte de vente, signale le journaliste Laurent Soumis, les Sœurs de la Providence "ont pris soin de se dégager de toute responsabilité quant au contenu du sous-sol". Le même journaliste, dans l’édition du lendemain, rapporte que: "En fin d’après-midi, la S.A.Q. soutenait encore n’avoir jamais trouvé de restes sur son terrain. Mais confrontée aux faits, la société d’État a modifié sa version". De plus un procès datant de 1975 soulève des incohérences entre la taille réelle de ce qui était connu à l’époque comme le cimetière de la "soue à cochons", le nombre de cadavres déterrés lors de la fermeture du cimetière en 1967 et les documents officiels des Sœurs de la Providence. Je trouve inquiétant que le gouvernement n’ait pas encore réagi officiellement à toutes ces allégations. Je tiens à vous signaler que Monsieur Bouchard lui-même nous apprend dans son autobiographie qu’il a représenté certaines communautés religieuses lors de la vente de leurs terrains et immeubles dans les années ’70 ce qui soulève un doute raisonnable quant à son impartialité dans ce dossier. M. Soumis relève de nombreux autres faits troublants dans une série d’articles qui ont suivi son article initial du 11 mai.
↑ Scandale sexuel - Les orphelins de Duplessis dénoncent l'inertie de l'Église et exigent ses excuses publiques [archive] Le Devoir, 3 avril 2010.
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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Jeu 12 Jan à 9:50

Quelle est la mission de l'état, de l'individu et de l'utopie ,

Elles et Ils sont les institutions du secourisme et doivent répondre aux demandes de la Citoyenneté. Ce qui peut sembler navrant; c'est la parution de l'affrontement... C'est l'effort des sens face aux déterminismes des courants entourant, intérieur et extérieur... La Femme et l'Homme se plongent dans le tourbillon sans réaliser qu'il peut ou pourrai le contourner... Il peut ainsi réparer plus vite et plus rapidement tout en respectant le savoir faire et la main d’œuvre issu de l'apprentissage et l’autodidacte. Telle, avec ou sans raison, cette femme ou cet Homme pourraient devenir très intéressant: C'est à l'état de dire ces choses là mais l'état est une forme utopie. Même une machine peut dire qu'elle issue d'inventeur plutôt que d'être la propriété d'un brevet. Ce mécanisme s'appliquent aussi aux robots. Car oui, Le caractère humain, l'animal, la machine et le robot ont plus de valeur qu'une valeur d'état établi par un comité restreint. L'aspect de défense commune est un aspect universelle car il implique l'aspect militaire tout comme l'aspect civil. En effet le donjon demeure dans le château fort: L'aspect humaniste doit être conserver dans la République car celle ci sépare et répare les cris et les gifles, Tout age et toutes volontés accentue son message de fraternité, d’égalité et de liberté.

La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois abordable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques. Ces mesures montreront de l'élasticité d'aujourd'hui démontre que la plénitude ne fus pas "ou jamais atteint" d'une manière déterminée ni même indéterminée. Le Luxe fut utilisé comme une arme et fausse sur la modernité
de l’intérêt au détriment sur le concept de caractère propre du projet défini par un architecte, un penseur et d'un ouvrier; Le luxe favorise l'architecte sur l'ouvrier par le concept d'une vision chimérique établi par le concept du droit féodal. Il suffit...

La République et ses Organismes Public tout comme Privé ont des rôles de rigueur, d'alternance et de travail sur le bien commun. Car, La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois abordable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques.

Ainsi, L'individu figurera à sa place au Panthéon à coté d'un vrai principe de la République:
La Paix et les Peuples tout en conservant son propre individu.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

-----------------------------------

Le référendum est une institution et en cela, il n'est jamais dit que le principe du Referendum est une forme d'émancipation envers les autorités publiques... Le Referendum est la manière la plus noble auquel une loi peut être établi: Pourtant, un jour, Louis Napoléon utilisa cette manière du suffrage universel direct qui marqua les esprits... Le Peuple ne peut pourtant nier le rôle évident que représente le referendum dans le principe civique et morale de "l'individue et de l'individu" dans le terme de Démocratie... Ce principe pourtant, peut être juste consultatif mais il permet ainsi à l'individu de se mettre en situation auquel se retrouve exposer les élu"e"s... Certains voient dans le referendum une forme de combat de coq ou de boxe, en tout cas, à l'image d'un vote électif, il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie doit faire face: Il surpasse l'aspect de l'état et sans le remettre en cause, il est capable de pointer certaines choses de la vie quotidienne. Dans certains pays, il y a l'aspect de pétition qui peuvent être soumise au suffrage universel indirect... Le suffrage universel direct auquel appartient le Référendum est un aspect essentiel du caractère humain auquel un peuple veut s'adresse envers ses nouvelles générations... Le fait de débattre est un outil essentiel en terme de communication et pourtant dans certains cas, la question du Référendum relève de l'intérêt de l'état régalien, c'est en cela que certains hésitent sur son aspect même mais il montre l'aspect même de l'interlocuteur qui propose le sujet de la question. Le référendum est une loi d'utopie qui pourtant montre l'aspect réel de l'individu dans la société: En cela, j'accorde une importance réelle dans la constitution de Y'becca et des Républiques d'Israël et de la Palestine ainsi que dans toutes les Nations Morales et Physiques pour une reconnaissance morale et intellectuel dans le référendum: Son vote est lié malheureusement à des disputes entre des élu"e"s du Suffrage universel indirect... Toutefois, tout comme le vote direct du parlement et tout vote indirect du parlement, le référendum ne peut être organiser pour un Conflits d’intérêts et en cela, c'est au pouvoir judiciaire et à ses membres qu'il soit public et privé tout en maintenant et mettant l'aspect du service public militaire et civil dans la lutte contre les Conflits d’intérêts qui pourrait s'ingérer dans la teneur du débat et du vote: L'aspect du Général, de la société et l'individu doit être soulever en soulevant toutes les égalités et inégalités que peuvent engendrer le référendum... Certains peuvent s'amuser à créer de lois et des référendum pour des Conflits d’intérêts, pour créer des désordres et par gloire personnel... Cela n'est pas dans l'intérêt de l'harmonie sereine auquel nous devons être en ces situations profondes de changement de climat: "De jour en jour; le petit Nuage de Magellan et La Galaxie d'Andromède évolue depuis µ Êta Careme" s'écrie Nagaliew la mouette aux yeux verts..."
L'aspect du référendum est un droit de cité et de navire dans les prochains siècles à venir; et le juge suprême de la république de l'olivier s'y engage et dans des situations d'urgence, notre professionnalisme institué par la philosophie et la prudence du référendum nous permettra d'avoir l'anticipation sur le danger qu'il soit matérielle, morale et naturelle, ils peuvent être distinct ou englobé, Le référendum et ses principes il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie, une armée ou un navire doit faire face... Le Laïc et l'Eternel devant la démocratie et la Nature. Conflits d’intérêts... Le clans des mouettes et la cinquième république devant l'adversité des peurs et des intérêts... Nous sommes prêt à faire face à l'avenir... La République de l'Olivier...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie


Dernière édition par yanis la chouette le Jeu 12 Jan à 16:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dame de Tsao, Panlong (蟠龍), la route de Soie et Y'becca.   Aujourd'hui à 21:43

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