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 L'Illusion perdu de Helsinki, Nations et L'Espoir de Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: L'Illusion perdu de Helsinki, Nations et L'Espoir de Y'becca   Lun 28 Nov à 10:05

Les accords d’Helsinki, dont la discussion débute le 3 juillet 19731, sont signés le 1er août 1975 à Helsinki (Finlande) par 35 États, dont les deux grands (l’Union soviétique et les États-Unis), le Canada et tous les États européens à l’exception de l’Albanie et d’Andorre.
« Première corbeille : inviolabilité des frontières européennes »
« Deuxième corbeille : coopération européenne entre bloc communiste et bloc capitaliste »
« Troisième corbeille : respect des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales »

Ce texte (qui n’est pas un traité au sens juridique du terme) marque la fin de la première Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE)2. C’est une tentative d’amélioration des relations entre le bloc communiste et l’Occident.

Sommaire

1 Articles
2 États signataires
3 Points discutés
3.1 « Première corbeille : inviolabilité des frontières européennes »
3.2 « Deuxième corbeille : coopération européenne entre bloc communiste et bloc capitaliste »
3.3 « Troisième corbeille : respect des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales »
4 Bibliographie
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Article connexe
6.2 Liens externes

Articles

La Déclaration sur les principes régissant les relations entre les États participants (aussi connu comme le « Décalogue ») a énuméré les 10 points suivants :

Respect des droits inhérents à la souveraineté
Non-recours à la menace ou à l’emploi de la force
Inviolabilité des frontières
Intégrité territoriale des États
Règlement pacifique des différends
Non-intervention dans les affaires intérieures
Respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales
Égalité des droits des peuples et droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
Coopération entre les États
Exécution de bonne foi des obligations assumées conformément au droit international


Piège inattendu pour les Soviétiques

La conférence a débuté deux ans plus tôt, le 3 juillet 1973, suite à une suggestion de Leonid Brejnev, homme fort de l'Union soviétique, qui souhaitait que soit entériné le partage de l'Europe issu de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit rien moins que de mettre fin à une guerre froide d'un quart de siècle. Toute l'Europe est conviée à Helsinki, y compris le Vatican dont c'est la première participation à un congrès international depuis 1815.

On prévoit des « corbeilles » destinées à recueillir les suggestions des différents congressistes. Pour le coup, le Saint Siège réussit son retour sur la scène diplomatique en imposant une « troisième corbeille » sur les droits de l'Homme et la liberté de conscience, outre les corbeilles sur la sécurité et la coopération.

L'Acte final est un procès-verbal sans portée juridique, à la différence d'un traité. Il ne va pas moins en avoir une grande portée politique...

En effet, Leonid Brejnev, tout-puissant secrétaire général du PCUS (parti communiste de l'URSS), qui se félicite avant tout de la reconnaissance du partage de l'Europe, commet l'erreur de laisser publier l'intégralité du traité dans la presse soviétique.

Les dissidents soviétiques, tel Andreï Sakharov, vont en saisir toute la portée. Ils vont tirer argument de la reconnaissance par l'URSS de la liberté de conscience pour mieux faire entendre leur voix. À ce titre, l'Acte final d'Helsinki marque le commencement de la désintégration de l'URSS.

Pour surveiller ces accords fut créé Helsinki Watch, qui a ensuite donné naissance à l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch.
États signataires

Dans l’ordre alphabétique :

Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest
Flag of East Germany.svg Allemagne de l’Est
Drapeau de l'Autriche Autriche
Drapeau de la Belgique Belgique
Flag of Bulgaria (1971 – 1990).svg Bulgarie
Drapeau du Canada Canada
Drapeau de Chypre Chypre
Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la Finlande Finlande
Drapeau de la France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la Grèce Grèce
Civil Ensign of Hungary.svg Hongrie
Drapeau de l'Irlande Irlande
Drapeau de l'Islande Islande
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau du Liechtenstein Liechtenstein
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Drapeau de Malte Malte
Drapeau de Monaco Monaco
Drapeau de la Norvège Norvège
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Flag of Poland corrected.svg Pologne
Drapeau du Portugal Portugal
Flag of Romania (1965-1989).svg Roumanie
Drapeau de Saint-Marin Saint-Marin
Drapeau du Vatican Saint-Siège
Drapeau de la Suède Suède
Drapeau de la Suisse Suisse
Flag of the Czech Republic.svg Tchécoslovaquie
Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Flag of SFR Yugoslavia.svg Yougoslavie

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: L'Illusion perdu de Helsinki, Nations et L'Espoir de Y'becca   Lun 28 Nov à 10:07

L’Acte final d’Helsinki

Le 1er août 1975, les chefs d’État de 35 pays signent à Helsinki l’Acte final de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), texte connu aussi sous le nom d’«Accords d’Helsinki». En 1995, la CSCE devient l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, OSCE.

L’acte d’Helsinki, adopté en pleine guerre froide, marque un tournant historique. Pour la première fois, les États les plus puissants de l’Ouest, y compris les États-Unis, signent avec ceux du bloc de l’Est un accord général traduisant leur volonté de coopérer dans différents domaines.
Dix principes

Dans le «décalogue», les États parties ont défini dix principes régissant les relations qu’ils allaient entretenir.

Les droits humains sont évoqués dans toute leur importance au point VII : «Les États participants reconnaissent l'importance universelle des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dont le respect est un facteur essentiel de la paix, de la justice et du bien-être nécessaires pour assurer le développement de relations amicales et de la coopération entre eux, comme entre tous les États.»

Une fois reconnu le caractère universel des droits humains, ceux-ci ne sont plus considérés comme les affaires intérieures d’un État, mais deviennent des objets de relations internationales. Le principe de non-intervention dans les affaires intérieures d’un autre État, garanti au point VI, laissait cependant déjà prévoir les conflits qui allaient suivre.
Trois «corbeilles»

Dans les accords d’Helsinki, les champs d’action de la CSCE ont été répartis dans trois «corbeilles» différentes. Ces dernières existent encore aujourd’hui comme structures de base de l’OSCE sous le nom de «dimensions».

Première corbeille: Document sur les mesures de confiance et sur certains aspects de la sécurité et du désarmement
Deuxième corbeille: Coopération dans les domaines de l'économie, de la science et de la technique, et de l'environnement
Troisième corbeille: Coopération dans les domaines humanitaires et autres

Les sujets de la troisième corbeille

L’Acte final présente une corbeille dédiée à certains droits humains et aux questions humanitaires. Rédigée en des termes vagues, cette partie des accords d’Helsinki est avant tout une déclaration d’intentions. Voici les domaines traités dans cette troisième corbeille:

Contacts humains
Liberté d’information / liberté de la presse
Coopération et échanges culturels
Coopération et échanges en matière d'éducation

Les sujets de la troisième corbeille, en particulier ceux concernant les contacts humains et la liberté d’information, ont été parmi les plus controversés du processus de la CSCE. Que ce soit au moment de la rédaction du texte ou lors des conférences de suivi, les discussions autour de la troisième corbeille étaient le lieu d’expression des idéologies et des antagonismes entre les deux blocs. Deux visions différentes de la société s’y opposèrent, mettant plus d’une fois à l’épreuve la robustesse de la CSCE.
Signification de l’Acte final d’Helsinki

L’Acte final d’Helsinki n’était, certes, pas un traité de droit international contraignant. Mais, cette entente politique a constitué un point de départ pour la surveillance réciproque entre États et pour les appels au respect des engagements contenus dans cet acte.

Les accords d’Helsinki ont développé le concept de sécurité interétatique. Cela a encouragé la création de comités d’Helsinki par les ONG de différents pays et a aussi renforcé l’argumentation des États occidentaux, qui réclamaient le respect des droits humains et des libertés fondamentales lors des conférences de suivi de la CSCE. Les militants des droits civils, actifs dans les pays du bloc de l’Est, se sont également appuyés sur l’Acte final d’Helsinki pour légitimer leurs revendications en matière de droits humains.
Source

Acte final de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (pdf, 67 p.)
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MessageSujet: Re: L'Illusion perdu de Helsinki, Nations et L'Espoir de Y'becca   Lun 28 Nov à 10:08

La conférence d'Helsinki apparaît avec les accords SALT comme l'apogée de la Détente en Europe. Les origines comme la portée de cette conférence sont l'objet de nombreux débats entre Historiens.

L'idée d'une Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE) est au départ un projet soviétique proposé dès 1954 par le ministre des Affaires étrangères Viatcheslav Molotov dans le cadre de la Conférence de Berlin entre les Quatre grands. L'objectif des Soviétiques était alors la consolidation des frontières en Europe. De leur côté, les pays de l'Alliance atlantique étaient particulièrement méfiants quant à l'organisation d'une telle conférence. Ils exigeaient l'acceptation par les Soviétiques d'un certain nombre de conditions préalables: la participation de plein droit des Etats-Unis et du Canada, la consolidation du statut de Berlin, l'ouverture de négociations sur la réduction des forces conventionnelles en Europe et l'introduction de la question des droits de l'homme (liberté d'expression mais aussi et surtout liberté de circulation). Faute d'évolution satisfaisante dans ces domaines, la situation n'évolua pas jusqu'à l'arrivée de Willy Brandt au pouvoir en Allemagne (1969). Il fut en effet le premier des dirigeants occidentaux à accepter l'idée d'une conférence sur la sécurité en Europe lors de sa rencontre avec Brejnev en 1971 dans le cadre de son Ostpolitik dont la génuflexion de Varsovie constitue le point de départ. Pour lui, l'amélioration des relations avec Moscou et le bloc de l'Est passait nécessairement par une réduction des forces conventionnelles en Europe et la construction d'une Europe de la défense indépendante de l'OTAN. De son côté, la France de Pompidou redoutait qu'une telle politique ne l'entraîne trop loin et préférait que la question de la réduction des forces en Europe soit traitée à part. La peur d'un condominium germano-soviétique en Europe ou d'une finlandisation de la RFA était alors réelle en France.

Pour cette raison, la question de la réduction des forces conventionnelles en Europe fut traitée à part dans le cadre d'une conférence organisée à Vienne (MBFR) à partir de 1973. La Conférence d'Helsinki, qui réunit 33 pays européens dont l'URSS ainsi que le Canada et les Etats-Unis, ne se réfère donc pas à ce problème. Elle concerne essentiellement trois domaines (on parle des trois corbeilles d'Helsinki): les questions politiques, économiques et humanitaires. Les négociations dans ces trois domaines aboutissent au décalogue compris dans l'Accord final d'Helsinki (1er août 1975). Cet accord n'est pas juridiquement contraignant. Cependant, ses conséquences ne sont pas négligeables dans au moins deux domaines. Le point 9 encourage une coopération économique essentielle à cette époque pour le bloc de l'Est et le point 7 qui concerne le respect des droits de l'homme devient à la fin des années 1970 et dans les années 1980 une référence permanente pour les dissidents d'Europe de l'Est qui leur permet de légitimer leur action.

Néanmoins, l'absence de prise en compte des questions relatives aux armements lors de cette conférence rend l'Accord final très fragile. De fait, dès la fin des années 1970, les tensions réapparaissent entre les deux Grands. Lors de la deuxième Conférence sur la sécurité en Europe à Belgrade de 1978 à 1979, le Président Carter reproche aux soviétiques l'absence d'application du point 7. Avec la guerre d'Afghanistan et la destruction par l'URSS du Vol 007 Korean Air Lines, toute discussion sur la sécurité en Europe semble devenue impossible. C'est le retour des tensions qui donne lieu à la "Guerre fraîche" avant l'arrivée de Gorbatchev au pouvoir en 1985. Les Conférences sur la sécurité en Europe sont l'ancêtre de l'Organisation sur la sécurité en Europe créée en 1995 qui permet une concertation sur le plan géopolitique entre Union Européenne, Fédération de Russie et Etats-Unis.

La Conférence d'Helsinki symbolise l'apogée de la Détente en Europe. Elle montre que les chefs d'Etat et ministres des affaires étrangères sont capables d'impulser une politique étrangère originale moins dépendante de celle des Etats-Unis. Elle s'inscrit donc dans la recomposition des relations internationales à partir des années 1970 qui explique en partie l'équilibre des forces que nous connaissons aujourd'hui. Les blocs semblent s'effriter en commençant par leur marge: l'Europe se rapproche de l'Union soviétique alors que les Etats-Unis ouvrent le dialogue avec la Chine soviétique dans le cadre de la stratégie du linkage.

Mais la conférence d'Helsinki révèle aussi les limites de cette Détente. Le bloc soviétique ne parvient pas à adopter des mesures qui garantissent la liberté de circulation et d'expression de ses ressortissants et continue à dénier la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes en Europe orientale jusqu'à l'arrivée de Gorbatchev au pouvoir.



L'image qui accompagne cet article est une caricature de Wilhelm Hanel qui illustre l'échec de la conférence de Belgrade. Voir ci-dessous la manière dont le journal télévisé de 20H traite la question en France. L'émission est assez révélatrice du scepticisme qu'éprouve à l'époque le gouvernement Pompidou relativement à la conférence d'Helsinki.
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MessageSujet: Re: L'Illusion perdu de Helsinki, Nations et L'Espoir de Y'becca   Lun 28 Nov à 10:09

La personnalité hier et aujourd'hui
Étymologie

L'étymologie permet de mieux en appréhender le sens : Persona, terme latin dérivé de l'étrusque ou le grec ancien προσοπων, désigne le masque de théâtre antique grec, qui était l'interface entre l'acteur, son rôle, et le public. Artifice d'un théâtre d'effigie il présentait les trois particularités suivantes :

Grâce au masque le public devait pouvoir prédire l'action du comédien.
Il y avait un nombre défini de masques possibles.
Chaque acteur n'avait le droit d'utiliser qu'un seul masque par représentation

Sens général contemporain

Aujourd'hui l'idée générale qui ressort des différentes visions de la personnalité est qu'elle est l'ensemble des comportements qui constituent l'individualité d'une personne. Elle rend compte de ce qui qualifie l'individu : permanence et continuité des modes d'action et de réaction, originalité et spécificité de sa manière d'être. C'est le noyau relativement stable de l'individu, sorte de synthèse complexe et évolutive des données innées (gènes) et des éléments disponibles dans le milieu social et l'environnement en général. Judith Rich Harris énonce que d'après les études, la personnalité provient à 50% de la génétique (comportement inné), 10% de l'environnement partagé avec les parents (comportement acquis) dont les parents eux-mêmes et 40% de facteurs inexpliqués2.

La connaissance de la personnalité est souvent un enjeu important qui regroupent des valeurs et des normes en se figurant dans des codes notamment dans une organisation qui permet de prévoir avec une marge d'erreur limitée le comportement de la personne dans des situations ordinaires, par exemple professionnelles. Elle est aussi l'objectif de la connaissance de soi.

Les techniques modernes d'évaluation personnelle en ligne permettent maintenant des analyses plus globales qu'autrefois. La théorie sous-jacente est celle de l'interprétation intelligente et immédiate.
Tempérament, caractère et personnalité

Il peut être utile de distinguer tempérament, caractère et personnalité.

La notion délicate de personnalité est parfois mise en rapport avec celle de caractère. Ce dernier désigne habituellement les façons d'agir et les attitudes qui sont propres à un individu et qui permettent de le distinguer des autres. Cette distinction est particulièrement utilisée par la caractérologie. Longtemps synonyme de personnalité, le terme de caractère n'est plus guère utilisé en psychologie et par les auteurs car il est associé à des connotations morales, et fait référence à un jugement de valeur souvent négatif : « mauvais caractère », « caractère de cochon ».

Il faut tout de même signaler que, dans son modèle de la personnalité, Cloninger intègre la dimension de caractère. Alors opposé au tempérament, le caractère correspondrait aux « dimensions de la personnalité déterminées par l'apprentissage social et l'apprentissage cognitif » : il ne serait donc pas influencé par des facteurs héréditaires. Le tempérament fait référence aux correspondances physiologiques du caractère plus directement lié à la tradition morphopsychologique antique (théorie des humeurs) ou constitutionnelle moderne.
Théorie du type
Article détaillé : théorie des types psychologiques.

Parmi les théories des types, la plus connue est probablement la typologie jungienne qui propose un modèle intéressant de la personnalité basé sur deux modes d'investissement de l'énergie (introversion et extraversion) ainsi que sur 4 fonctions de base de l'appareil psychique:

intuitif / factuel et
intellectuel / affectif.

Les préférences d'une personne pour un des deux pôles, sur ces trois axes, fondent le type psychologie. Des questionnaires peuvent contribuer à la détermination du type (MBTI, GOLDEN...).

Les découvertes de Carl Gustav Jung et des travaux de Mmes Myers, Briggs, sont des apports récents : 1921 pour « Les types de personnalités » et 1942 pour la première version du Myers Briggs Type Indicator. En dehors de ces travaux, la théorie du type est intuitive, de nombreuses traditions se sont développées sur ce modèle dans les civilisations les plus anciennes et les plus diverses : horoscopes, numérologie, ennéagramme, etc.
Théorie du trait

Dans les théories de psychologie sociale (Charles Osgood, par exemple), un trait de personnalité est un adjectif qui décrit un comportement, des états affectifs, mais aussi des formulations sur la valeur des individus.

Pour chaque trait, des outils psychométriques peuvent être élaborés, qui permettent de situer un individu par rapport au reste de la population de référence. La plupart des tests de personnalités utilisés se fondent sur la théorie du trait.

Ainsi dans la théorie dite des 2D (Osgood, 1962), les traits de personnalité sont répartis en deux groupes :

les traits appartenant à la notion de la sociabilité (exemples: Sympathique; malhonnêtes…),
les traits appartenant à la notion d'évaluation des compétences (exemples: compétent; dynamique…).

Dans la théorie dite des 5D (ou Big Five3), les traits de personnalités sont regroupés en cinq groupes : l’extraversion, l’amabilité, l’application, la stabilité émotionnelle et l’ouverture à l’expérience. Ces catégories proviennent des corrélations fortes observées entre les différents traits de différents tests.
L'approche de la personnalité selon les grands courants
Psychanalytique
Article détaillé : Psychanalyse.

Une personnalité est une combinaison de caractéristiques émotionnelles, d'attitude et de comportement d'un individu. Elle a suivi tout un parcours déterminé par les idées des siècles qu'elle traversait et encore aujourd'hui il serait difficile de trouver un concept plus solidaire des écoles et des attitudes des auteurs qui en font usage. Il existe au moins deux approches différentes de la personnalité : les théories des types et les théories des traits (en).

Depuis quelques décennies, l'éthologie montre l'existence de personnalité chez certains animaux (oiseaux et mammifères notamment), personnalité qui via des comportements individuels affectent le rôle de l'individu et parfois du groupe dans l'écosystème et donc leurs perspectives de survie et in fine d'évolution. Les chercheurs tentent de quantifier et qualifier la personnalité animale notamment au sein de grands groupes ou colonies chez des espèces aussi variées que des singes, salamandres, poissons (épinoches), lézards et même chez des araignées pour notamment mieux comprendre comment des traits persistants de personnalités persistent (et comment ils pourraient alors conduire à des phénomènes de spéciation ou d'adaptation), et le rôle écoépidémiologique ou de diffusion d'une information qu'ils pourraient avoir.
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MessageSujet: Re: L'Illusion perdu de Helsinki, Nations et L'Espoir de Y'becca   Lun 28 Nov à 10:11

L'éco-épidémiologie (ou épidémiologie environnementale) est une discipline émergente, transversale aux domaines de l'écologie et de la médecine (et plus particulièrement de l'épidémiologe et de la médecine vétérinaire ; beaucoup de maladies infectieuses ou parasitaires ont un « réservoir animal »).
Maquette pédagogique de grande taille matérialisant les zones du Guatemala exposées à l'onchocercose; Archives médicales de l'armée américaine
Graphe (d'après chiffres du CNEVA devenu 'AFSSA de Nancy) montrant l'inefficacité des campagnes d'empoisonnement et de piégeage du renard roux faites en France dans le cadre de la lutte contre la rage (réapparue dans le pays en 1968), et la très grande et rapide efficacité des campagnes de vaccination des renards débutées en 1988 (largage d'appâts vaccinant à partir d'hélicoptères). Sur la base des tendances antérieures et de ce qui a été constaté dans les pays comparables n'ayant pas vacciné les points bleus montrent ce qui se serait probablement produit (nombre de cas annuels de rage).

Elle cherche à comprendre comment les modifications environnementales des activités humaines influent sur la santé humaine ou animale et s'intéresse donc aux relations écologiques entre les facteurs de pathogénicité, les populations-cibles et l’environnement1.

L’éco-épidémiologue cherche, avec un travail collaboratif (y compris souvent avec les victimes ou acteurs impliqués) des solutions innovantes, pratiques et réalistes pour limiter les impacts sanitaires des grnds changements environnementaux qui semblent tous ou pour la plupart actuellement d'origine humaine.

Sommaire

1 Contenu
2 Utilité
3 En France
4 Notes et références
5 Voir aussi
5.1 Bibliographie
5.2 Articles connexes

Contenu

Cette discipline étudie la répartition dans l'espace et dans le temps, des déterminants écologiques des événements de santé dans les populations et/ou dans les écosystèmes (ou agrosystèmes), pour mieux apprécier la réalité et l’ampleur de l’impact sanitaire des facteurs environnementaux biologique, physique ou chimique2.

L’éco-épidémiologie se veut systémique, intégrative et holistique. Elle est donc nécessairement pluridisciplinaire, pouvant concerner tant la médecine humaine que vétérinaire, ou avoir des applications phytosanitaires ou dans le domaine de la santé des écosystèmes ou de la qualité de l'environnement.

L’éco-épidémiologue cherche à cerner la dynamique du « complexe écopathogène » (l'ensemble des organismes en interaction participant directement ou indirectement à l’expression d’une maladie dans un contexte environnemental [spatial et temporel] donné).
Il s'intéresse aussi aux interactions durables entre pathogène ou parasite et hôte (dont relations coévolutives) et environnement.
Il peut aussi s'intéresser aux fonctions d’événements qui peuvent sembler être des maladies, mais qui parfois chez l'animal, la plante ou chez une association symbiotique d'organismes, est une réponse à un stress ou à une modification de l'environnement.
Utilité

L’éco-épidémiologie vise à comprendre ou suivre les facteurs environnementaux expliquant, permettant et/ou favorisant la maladie. C'est une discipline relativement émergente mais qui semble devoir prendre une importance croissante, étant donné la multiplicité des polluants et facteurs environnementaux délétères auxquels les êtres vivants sont exposés.

Le contexte peut être l'environnement « naturel » ou un environnement plus artificiel (la ville, la maison ou encore l'élevage).
En France

Concernant les « espèces d’intérêt pour la chasse » (le gibier essentiellement), l'ONCFS - en lien avec de nombreux organismes (dont les fédérations de chasseurs) - et via notamment le réseau SAGIR contribue depuis longtemps à la veille écoépidémiologique.

En 2011, une Plateforme d'épidémiosurveillance en santé animale a été créée sous l’autorité du ministère chargé de l’agriculture3,4, pour optimiser l'effort de surveillance de la faune, mais aussi pour guider les acteurs de terrain dans le choix des réponses à mettre en œuvre5.

Fin 2012, une participation plus marquée des chasseurs et des fédérations a été encouragée par la signature d'une convention tripartite ONCFS - FNC - Ministère français de l'agriculture5, visant à « garantir, de manière permanente, une surveillance de la santé de la faune sauvage, et plus particulièrement des espèces d’intérêt pour la chasse », grâce au réseau SAGIR, tout en développant la surveillance et de vigilance vis-à-vis des risques et dangers pour la santé publique et à propos des « effets non intentionnels des pesticides sur la faune sauvage ». Les thèmes de travail seront conjointement révisés annuellement par les signataires de convention, au vu de l'« actualité sanitaire »5.
Notes et références

↑ (en) Center for EcoEpidemiology [archive]
↑ Glossaire du portail santé-environnement-travail du gouvernement français [archive]
↑ Ministère de l'agriculture (2013), La plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale par et au service des acteurs de la santé animale [archive] ; 2013-03-01, consulté 2013-05-25
↑ Ministère de l'agriculture Plaquette de présentation [archive] de la Plateforme d'épidémiosurveillance en santé animale], PDF, 1,7 Mo
↑ a, b et c Communiqué du Ministère de l'Agriculture (2012), Signature d’une convention ONCFS - FNC - Ministère de l’agriculture sur la santé de la faune sauvage [archive] Paris 17/12/2012

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Éco-épidémiologie, sur Wikidata

Bibliographie

(en) Jean Lebel. Health : An Ecosystem Approach, IDRC 2003, ISBN 1 55250 012 8.
(en) Linking Social and Ecological Systems: Management Practice and Social Mechanisms for Building Resilience, Ed : Fikrit Berkes and Carl Folke (1998, Cambridge University Press), ISBN 0 521 59140 6
(en) Panarchy: Understanding Transformations in Human and Natural Systems, Ed Lance H. Gunderson and C.S. Holling (2002, Island Press), ISBN 1 55963 856 7.
Morand S & Fiquié M (coordonnateurs) (2016) Emergence de maladies infectieuses ; Risques et enjeux de société ; Editions Quae 136 p, (ISBN 978-2-7592-2490-6)

Articles connexes

Médecine environnementale
Santé-environnement
Épidémiologie
Écotoxicologie
Zoonose
Parasitose
Espèce invasive
Maladie émergente
Bactériologie
Virologie
Vecteur (biologie)
Dérèglement climatique
Gestion du risque
Risque sanitaire
Ecophyto 2018

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MessageSujet: Re: L'Illusion perdu de Helsinki, Nations et L'Espoir de Y'becca   Lun 28 Nov à 10:13

Holisme (du grec ancien ὅλος / hólos signifiant « entier ») est un néologisme forgé en 1926 par l'homme d'État sud-africain Jan Christiaan Smuts pour son ouvrage Holism and Evolution1. Selon son auteur, le holisme est :

« la tendance dans la nature à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la somme de leurs parties, au travers de l'évolution créatrice2. »

Le holisme se définit donc globalement par la pensée qui tend à expliquer un phénomène comme étant un ensemble indivisible, la simple somme de ses parties ne suffisant pas à le définir. De ce fait, la pensée holiste se trouve en opposition à la pensée réductionniste qui tend à expliquer un phénomène en le divisant en parties.

Différentes acceptions

Sens lexical : doctrine ou point de vue qui consiste à considérer les phénomènes comme des totalités.
Holisme ontologique : système de pensée pour lequel les caractéristiques d'un être ou d'un ensemble ne peuvent être connues que lorsqu'on le considère et l'appréhende dans son ensemble, dans sa totalité, et non pas quand on en étudie chaque partie séparément. Ainsi, un être est entièrement ou fortement déterminé par le tout dont il fait partie ; il suffit de, et il faut, connaître ce tout pour comprendre toutes les propriétés de l'élément ou de l'entité étudiés. Un système complexe est considéré comme une entité possédant des caractéristiques liées à sa totalité, et des propriétés non-déductibles de celles de ses éléments. Dans ce sens, le holisme est opposé au réductionnisme.

Holisme sociologique : Le holisme appliqué aux systèmes humains, par essence complexes, consiste à expliquer les faits sociaux par d’autres faits sociaux, dont les individus ne sont que des vecteurs passifs. Les comportements individuels sont socialement déterminés : la société exerce une contrainte (pouvoir de coercition) sur l’individu qui intériorise (ou « naturalise ») les principales règles et les respecte. Le libre arbitre individuel n'est pas pour autant totalement éliminé, mais statistiquement ce qu'un individu choisit de ne pas faire, un autre le fera, pour un résultat social identique. Ce point de vue fut en partie introduit par Émile Durkheim. Dans ce sens, le holisme s'oppose à l'individualisme ou à l'individualisme méthodologique.

Sens général : Le concept holisme est parfois utilisé, par abus de langage, comme synonyme d’approche systémique ou de pensée complexe.

Sens mystique : La totalité comme but à atteindre. Voir controverses

Histoire
Antiquité

Le concept aurait des racines antiques3, comme dans la cosmogonie mythologique des anciens Grecs qui fait surgir l'ordre du chaos primordial.

Les monistes (les milésiens et les atomistes grecs, Démocrite, Épicure) perçoivent l'univers comme une seule réalité fondamentale, le monde matériel et le monde spirituel pouvant être liés. Alors que les dualistes voient une séparation entre le monde matériel et le monde spirituel (Platon4,5).
XXe siècle

Le holisme est un terme nouveau introduit dans les années 1920. Le mot désigne à l'origine, des doctrines appelées aussi organicistes visant à échapper à la fois au déterminisme et au finalisme, ou peut-être à les concilier, en insistant sur le caractère spécifique de l'organisme, dénué de toute conception interne. Pour ces holistes, les corps vivants sont des totalités (wholes en anglais) inanalysables et qui ne s'expliquent pas par un assemblage de parties ; il y a quelque chose, selon eux, qui ordonne ces parties et qui n'est pas de l'ordre de la causalité efficiente. Pour Aristote, c'est la forme, organisatrice et conservatrice de l'être vivant (forma est qua ens est id quod est). Ce principe de liaison a porté d'autres dénominations : entéléchie, force vitale, principe directeur.

Au début du XXe siècle, les progrès des sciences physiques et biochimiques ainsi que la théorie darwinienne dessinaient un monde où la frontière entre vivant et inanimé semblait devoir disparaitre (contrairement à ce qu'affirmait Kant). Un mouvement se dégagea dont les membres considéraient l'explication mécaniste comme universellement valide mais restaient attachés à la présence d'une cause finale. Ils postulèrent l'existence de formes, de types d'organisation qui tendent à se réaliser ; de potentiels qui guident l'évolution vers un but assigné (principe anthropique ou point Ω de Pierre Teilhard de Chardin). Jan Christiaan Smuts fut de ceux-là. Ici, point de créationnisme, l'évolution est acceptée et se déroule au sein d'un champ holistique, force organisatrice, qui conduit l'atome vers la conscience.
Jan Christiaan Smuts

L'holisme de J-C. Smuts est un point de vue métaphysique sur la nature ultime de la réalité. À partir des théories scientifiques émergentes en 1926 (relativité générale, mécanique quantique) et des questions qu'elles laissent en suspens, Smuts développe une argumentation philosophique. Dans l'opposition entre le besoin ou non de croire en la finalité, l'homme a tendance à attribuer à ses thèses spéculatives l'autorité de la certitude qui s'attache aux propositions scientifiques. L'amplitude du sujet traité dans l'ouvrage de Smuts (de l'atome jusqu'à la conscience) fait qu'il remplace les preuves et l'absence de données expérimentales par un raisonnement qui n'est jamais à l'abri d'erreurs, de sophismes, d'inductions ou de déductions hasardeuses. Le fait de circonscrire l'évolution à un no man's land entre science et philosophie fait apparaître une équivoque : où s'arrête le savoir précis et démontré, où commencent la spéculation arbitraire et les inductions plus ou moins invérifiables ? Cet ouvrage synthétisa un temps des questions fécondes scientifiquement (et philosophiquement). En filigrane, Smuts pose les questions qui aboutiront aux concepts de propriétés émergentes, d'auto-organisation, d'auto-régulation, de système complexe, etc. « Smuts a espéré que le holisme pourrait reconstituer l'unité entre Weltanschauung6 et science. » 7 Mais au-delà de l'argumentation analytique, la thèse qu'il soutient est que l’évolution est orientée vers un dessein providentiel. Smuts n'est pas anti-évolutionniste mais il est anti-darwinien. Pour lui, il y a bien une évolution mais elle est le fruit d'un « champ synthétique » (en référence à la théorie quantique des champs) qui chapitre après chapitre ressemble de plus en plus à une volonté transcendante. Il présente un univers où l’homme aurait été désiré. Pour Smuts, comme pour Pierre Teilhard de Chardin, les faits scientifiques ne sont pas récusés mais leur présentation fait apparaître, sans le nommer, un horizon derrière lequel Dieu serait à l'origine de tout (évolution comprise). L'holisme de J-C. Smuts est une direction dans l'univers qui conduit l'atome vers l'holiness (la sainteté) – de « holism » à « holysm » (cf. Étymologie de holisme).
Domaines d'application

Le sens de holisme donne lieu à plusieurs acceptions, variant d'un sens presque mystique ou magique à un sens technique, logiquement déterminé. Cette polysémie est la source des ambigüités inhérentes à l'emploi de ce terme.
Holisme ontologique

L'holisme ontologique est une conception (opposée au réductionnisme et à l'atomisme) selon laquelle un « tout » (organisme, société, ensemble symbolique) est plus que la somme de ses parties, ou autre qu'elle8. Il faut rattacher à cette définition ce que l'on nomme « le principe d'émergence » : un « tout » n'est pas un simple agrégat. À partir d'un certain seuil critique de complexité, les systèmes voient apparaître de nouvelles propriétés, dites propriétés émergentes. Celles-ci deviennent observables lorsqu'elles vont dans le sens d'une auto-organisation nouvelle. De là découle le point de vue selon lequel c'est le tout qui donne sens et valeur à ses parties par la fonction que celles-ci jouent en son sein. C'est cette conception qui est à l'origine du développement des thèses du holisme épistémologique et du holisme méthodologique. Ces thèses rencontrèrent un très vif rejet dans les années 1950 (maccarthysme aux États-Unis) des chercheurs libéraux qui trouvaient cette thèse marxiste. Et depuis le débat sociologique entre individualisme et holisme est toujours aussi vif.
Holisme méthodologique

Conception (opposé à l'atomisme logique) selon laquelle :

a) l'explication d'un tout n'est pas donnée par la somme des explications de ses parties ;

b) une hypothèse n'est jamais ni vérifiable, ni réfutable singulièrement par l'expérience.
Holisme épistémologique

Spécification du holisme méthodologique, il correspond à la thèse de Pierre Duhem9 (1861-1916) chimiste et philosophe des sciences français : les propositions concernant le monde extérieur rencontrent le tribunal de l'expérience sensible non pas individuellement mais en corps constitué, on ne peut pas vérifier les hypothèses d'une théorie une par une, une expérience de physique ne peut pas condamner une hypothèse isolée mais seulement tout un ensemble théorique ; il n'y a pas d'expérience cruciale. Quant au holisme épistémologique du philosophe et logicien américain Willard Van Orman Quine10 (1908-2000) il diffère de celui de Duhem sur un point capital : le holisme épistémologique de Quine ne se limite pas à la physique comme celui de Duhem, ni même aux sciences expérimentales comme celui de Carnap mais s'étend à toute la science, logique et mathématique comprise. L'holisme épistémologique de Quine est donc la thèse selon laquelle toutes nos connaissances se soutiennent mutuellement sans qu'il y ait une fondation unique (ce qu'il résumait souvent en reprenant l'image du navire d'Otto Neurath11 selon laquelle la science est un navire déjà en mer et qu'il faut réparer à partir des matériaux disponibles sans pouvoir le reconstruire sur une terre ferme).
Holisme logique

Conception selon laquelle il n'est pas possible de dissocier les règles de l'inférence de notre pratique inférentielle globale qui les justifie les unes par les autres et non pas isolément. Le holisme logique s'accorde avec la critique que Quine adresse au conventionnalisme (selon laquelle les règles, arbitraires, sont admises une par une selon les besoins du raisonnement) : si les vérités logiques sont conventionnelles, elles ne le sont que moyennant l'acceptation préalable de la logique.
Holisme sémantique

Point de vue selon lequel le sens d'un élément du discours appartient au discours lui-même et ne peut pas être considéré isolément : « la signification d'une expression dans une langue de ce qu'un nombre infini d'autres expressions signifient »
Holisme philosophique

En philosophie, Parménide, Spinoza, Hegel ont élaboré des métaphysiques holistes. La tradition spiritualiste, dans son sens métaphysique, remonte à Anaxagore (Ve siècle av. J.-C.) pour qui « l'esprit », c'est l'âme, le souffle qui s'oppose à la matière solide et inerte. Descartes (1596-1650) reconnaît ce dualisme, avec une matière autonome qui obéit à ses propres lois. La philosophie idéaliste s'inspire des spiritualistes en admettant l'antinomie entre esprit et matière et la suprématie du premier.

Pour Bergson, la vie ne peut être réduite à une mécanique physico-chimique et le cerveau n'est qu'un support, un instrument qui permet à l'esprit de s'insérer dans la réalité12. Il rédige en 1907 L'Évolution créatrice13. Dix-neuf ans plus tard Jan Smuts reprendra l'idée d'évolution créatrice au sein même de la définition de son concept central : holism.
Holisme en sciences humaines
Article détaillé : Holisme en sociologie.

L'approche holiste, en sciences humaines, s'intéresse aux motivations et aux pratiques sociales des individus pris d'une manière collective au sein de la société. Elle considère que les faits sociaux doivent être expliqués en relation avec le groupe ou la société. Durkheim, dans son ouvrage Les Règles de la méthode sociologique, expliqua que « La cause déterminante d'un fait social doit être recherchée par rapport aux faits sociaux antérieurs et non parmi les états de conscience individuelle ». En sociologie, les analyses holistes voient dans la société des contraintes qui assujettissent les individus. Selon Durkheim toujours, les actes individuels ne peuvent être expliqués que si on étudie la société et les normes sociales qu'elle impose à ses membres. Par l'éducation qu'il reçoit, l'individu intériorise des comportements, des façons de penser et de sentir, en somme toute une culture qui permettra d'expliquer ses agissements ou ses croyances. Pour eux, les goûts et toutes les autres pratiques sociales se construisent socialement.

En sociologie le holisme prône l'explication de l'inférieur, du local (ex. : les comportements humains) par le supérieur, le global (ex.: les modèles culturels, les institutions). Il accompagne une volonté d'autonomie méthodologique, il privilégie « l'explication » sur la « compréhension » (W. Dilthey), le sociétal sur l'individuel (E. Durkheim), le système sur les acteurs (T. Parsons). Pour Fichte, l'individu est relié à l'État d'une façon organique : il entretient le tout et de cette façon se conserve lui-même. Pour Hegel, l'État est une entité collective quasi mystique, une « réalité supérieure invisible », d'où les individus tirent leur identité authentique, et à laquelle ils doivent obéissance et loyauté. Tous les penseurs collectivistes modernes (y compris Karl Marx) s'appuient sur une entité collective supérieure, au détriment de l'individu ; ils insistent sur l'importance du tout social et des forces sociales, qui ont d'une certaine façon un caractère propre et une volonté qui dépassent les caractères et les volontés de leurs membres.
Holisme émergentiste

Le holisme émergentiste est une position moyenne défendue par Mario Bunge (1919- ) qui se situe entre le holisme et l'individualisme méthodologique : conception selon laquelle l'étude des parties séparées (et de leurs relations) est justifiée au même titre que la prise en compte du tout dans sa globalité. On peut considérer que cette position n'est plus holiste proprement dit, vu qu'elle n'accorde plus une primauté au tout : il s'agit plutôt d'une approche équivalente à la systémique.
Exemples d'applications théoriques
Sociologie

En sociologie, afin de déduire le comportement et les représentations des individus, des phénomènes sociaux dans lesquelles ils se trouvent.
Écologie

En écologie, une approche holiste permet de mieux percevoir les interactions entre les êtres vivants et le reste de l'écosystème dont ils font partie. Un élément ou une entité (molécule, organite, hormone, organe, organisme, superorganisme, population, écosystème, biome etc.) se comprend selon sa position, ses relations et son activité au sein de l'organisme, du paysage ou de la biosphère. Deux principes illustrent le holisme écologique :

Changer tout élément affecte à terme le système.
Changer le système affecte à terme tout élément.

Le holisme trouve également une application récente dans l'Écologie du paysage.
Médecine

En médecine, McWhinney14 soulignait le fait que de toutes les disciplines cliniques, la médecine générale opère au plus haut niveau de complexité et donc d’incertitude. Centrer l'approche de la médecine générale sur le patient, c'est accepter une multi-dimensionnalité des interactions entre des déterminants quantitatifs et qualitatifs de la santé. Les physiciens diraient qu’il s’agit d'apprendre à décider et à agir en assumant la complexité et l'incertitude d'un milieu chaotique. Ce questionnement est d’actualité dans le champ des sciences fondamentales (Ilya Prigogine15, Joël de Rosnay16…) des sciences humaines (Edgar Morin17…), de la philosophie (Michel Serres…), et lors des travaux « ontologiques » des sociétés de médecine générale. Ce défi, la médecine générale souhaite le relever. Voici quelles pistes ont été suivies jusqu'à présent :

En 1977, Georges L. Engel (1913-1999) a proposé « un modèle biopsychosocial » qui continue à être développé autant sur le plan théorique que dans les adaptations aux pratiques de terrain18.
Une approche similaire a été faite par Bernard Gay19 lors de la réunion inaugurale de la WONCA Europe à Strasbourg en 1995. Il propose un modèle théorique, dans lequel la santé est considérée comme un phénomène complexe. Ce modèle global ouvert sur l’extérieur, considère la maladie comme la résultante de facteurs organiques, humains et environnementaux.

La volonté de centrer l'approche sur le patient est affirmée d'emblée par20 :

Une approche centrée sur le patient
Une orientation vers le contexte familial et communautaire
Un champ d’activités défini par les besoins et les demandes des patients
Une réponse à la majorité des problèmes de santé non sélectionnés et complexes

L'OMS dans sa déclaration cadre de 1998 décrit un système de caractéristiques pour fournir des soins intégrés centrés sur le patient :

« Une approche : * Globale : Des soins intégrés impliquant : la promotion de la santé, la prévention des maladies, les soins curatifs, de réhabilitation et de support, des aspects physiques, psychologiques et sociaux, les aspects cliniques, humains et éthiques de la relation médecin – patient. * Orientée vers la famille : S’adressant aux problèmes individuels dans le contexte : des circonstances familiales, des réseaux sociaux et culturels, des circonstances liées à l’emploi et au lieu de vie. * Orientée vers la communauté : Considérant les problèmes individuels dans un contexte qui prend en compte : les besoins en soins de santé de la communauté, les autres professionnels et les organisations. »

— OMS , 21

En 2002 la WONCA a proposé un « modèle holistique »22.
Science économique

En économie, la vision post-keynésienne se rapproche d'une démarche holiste.

Norme ISO 26000

En matière de responsabilité sociétale, les 7 questions centrales et domaines d'action associés de la norme ISO 26000 :

la gouvernance de l'organisation,
les droits de l'Homme,
les relations et conditions de travail,
l'environnement,
la loyauté des pratiques,
les questions relatives aux consommateurs,
les communautés et le développement local,

s'appuient sur une démarche holistique en cela qu'il est recommandé de les traiter de manière globale et non pas disjointe pour assurer la cohérence de la démarche.

À noter qu'il s'agit souvent de domaines particulièrement sensibles, liés à l'être humain, la société, l'environnement, l'éthique, d'où parfois des utilisations à des fins politiques.
Holisme et réductionnisme

Pour bien comprendre la réaction holistique voici une définition de son frère-ennemi le réductionnisme :

« Conception selon laquelle une réalité doit être expliquée à partir de ses unités élémentaires constitutives (réductionnisme méthodologique) parce qu'elle-même est faite de ces unités élémentaires (réductionnisme ontologique). Ainsi le réductionnisme analysera-t-il les fonctions biologiques ou mentales à leur niveau physico-chimique. Opposé au holisme, le réductionnisme estime que les termes d'ensemble, de totalité, de système, d'organisme, etc. sont des entités métaphysiques que la science positive doit récuser. Les Américains distinguent un réductionnisme faible (token physicalism, physicalisme par morceaux) et un réductionnisme fort (type physicalism, physicalisme par type) selon lequel il serait possible de traduire sans résidu en langage de la physique tous les phénomènes aujourd'hui décrits et expliqués dans le langage d'autres disciplines. Dans son effort d'unification, le réductionnisme retrouvera l'abstraction qu'il dénonce lui-même dans le holisme. D'un côté (réductionnisme ontologique), il sera tenté de rapporter la diversité infinie du réel à un seul phénomène physique (ainsi l'énergétisme d'Ostwald), de l'autre (réductionnisme méthodologique), il sera poussé à faire d'une science unique (la physique presque toujours) le paradigme de toutes les autres (physicalisme). »

— Grand dictionnaire de la philosophie , 23
L'existence de deux camps antagonistes

Entre les tenants du holisme et ceux du point de vue symétrique et opposé qu'on appelle réductionnisme (déduction des propriétés du tout à partir de celles des parties : de la sociologie à partir de la psychologie, de l'écologie à partir de la biologie, de la thermodynamique à partir de la physique statistique, etc.) on assiste généralement à des querelles irréductibles24. Être holiste (ou réductionniste) revient, in fine, à exprimer une opinion à propos des débats métaphysiques relatifs à la nature de la réalité : finaliste contre déterministe, moniste contre dualiste, vitaliste contre mécaniste, agnostique contre gnostique, etc25.
En sociologie
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L'école de Max Weber est opposée à celle de Émile Durkheim. En effet, l'individualisme propose une compréhension de l'homme selon ses propres motivations. Ainsi, l'environnement prôné chez Durkheim est abandonné pour laisser place à un homme qui peut évoluer selon sa volonté et ce qui le pousse à agir. Cette école peut être considérée comme plus optimiste sur la question du libre-arbitre.

Selon Durkheim, l'holisme est une méthode. "Le tout est plus que la somme des parties." En d'autre terme l'explication d'un phénomène social ne peut venir de l'individu. On explique un fait social par un autre fait social. Les faits sociaux bien qu'intégrés, sont externes à l'individu et sont de nature coercitive.
En biologie
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En marketing

Une forme de marketing, le marketing holiste défendu par Philip Kotler dans livre Marketing Management, 14e édition, 2012.
En neurosciences

Le holisme cérébral est un paradigme des neurosciences tendant à voir dans le cerveau un organe fonctionnant comme un tout, si bien que ce serait une erreur de vouloir l'analyser en isolant des aires qui auraient chacune un rôle spécifique dans une fonction cognitive particulière. Le holisme est souvent associé à la théorie de l'équipotentialisme cérébral qui défend l'idée que toutes les parties du cerveau sont équivalentes dans leur fonction et que chacune peut remplacer n'importe quelle autre en cas de dysfonction.

La doctrine holistique dite aussi « théorie universelle » a été vigoureusement défendue par Pierre Marie et Pierre Flourens contre Paul Broca à partir de la fin du XIXe siècle, notamment sur la question des bases cérébrales du langage. La découverte par ce dernier que des lésions localisées dans une région du lobe frontal gauche (dite depuis aire de Broca) pouvait entraîner une aphasie (une incapacité à parler) mirent un coup sévère à la doctrine holistique. Le débat dans le milieu scientifique anglo-saxon fut porté par Friedrich Leopold Goltz et David Ferrier qui s'affrontèrent lors d'un conférence restée célèbre au cours du septième Congrès International de Médecine, en 1881 à Londres26. Goltz y présenta un chien sur lequel il avait pratiqué une lobotomie grossière du néocortex et qui restait capable de se déplacer, de voir ou d'entendre, quoique d'une manière visiblement altérée. Le contre-argument de Ferrier fut de présenter un singe dont il avait réséqué avec précision une partie relativement restreinte du lobe frontal (le cortex moteur gauche). L'animal présentait un trouble bien précis : une paralysie du côté droit, très analogue à l'hémiparésie qu'observaient les neurologues de l'époque. Associés aux résultats de stimulations corticales pratiquées par Gustav Fritsch et Eduard Hitzig, les travaux de Broca, Ferrier et d'autres emportèrent l'adhésion des scientifiques à la théorie du localisationnisme cérébral contre le holisme.

Dans sa forme extrême, le holisme cérébral n'est plus aujourd'hui considéré comme valable. Par contre, cette théorie continue d'inspirer de nouvelles questions sur le fonctionnement du cerveau dont on sait qu'il est un organe très densément connecté grâce aux fibres nerveuses qui relient les neurones entre eux aussi bien localement qu'à plus longue distance, par exemple entre les deux hémisphères.
En médecine

Une perception réductionniste compartimentée ?

Le réductionnisme, dans son sens méthodologique, représente l'attitude de ceux qui soutiennent qu'une explication scientifique est forcément analytique, réductrice des phénomènes biologiques à des principes physiques et que la question des causes finales (ou téléologie) tombent en dehors de la science. La cause finale est réduite à la cause efficace. Ce courant de pensée et la rationalisation qui s'ensuivit a abouti pour la première fois dans l'histoire à des guérisons concrètes. Les chercheurs ont découvert mille secrets pour produire autant de remèdes. Cette méthode est devenue dominante et privilégie les hypothèses expérimentalement vérifiables, marginalisant l'impact des travaux scientifiques d'aspect non-réductionniste (recherches psychosomatiques, impacts environnementaux et déterminants socio-culturels de la santé, études scientifiques de thérapeutiques non-conventionnelles ou issues des médecines traditionnelles, etc.). En réaction à cette censure, le point de vue opposé au réductionnisme – le holisme – a fait valoir ses arguments et porté la contradiction.

Une perception qui prône l'unité ?

Signée par la quasi-totalité des états membres, la constitution de l'OMS donne une définition universelle de la santé : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas en une absence de maladie ou d'infirmité. » Suivant cette voie, les défenseurs d'une approche systémique de la santé ont permis d'élargir le champ des recherches médicales limité alors, pour l'essentiel, à son aspect biologique. À l'instar de l'anthropologie démontrant que « la véritable définition du normal et de l'anormal dépend du cadre culturel auquel on se réfère » 27, la médecine occidentale (en France, grâce à la célèbre thèse de Georges Canguilhem intitulée Le Normal et le pathologique) a commencé à s'ouvrir au nouveau paradigme et à admettre, selon les termes du biologiste franco-américain René Dubos que « l'étiologie multifactorielle est la règle plutôt que l'exception 28 ». Soulignant que la santé dépend de variables qualitatives, la définition de l'OMS invite à prendre en compte la dimension psychique – subjective, culturelle – de l'être humain. Portées pour l'essentiel par la discipline de médecine générale, des études ont vu jour sur ces variables qualitatives de la santé. Ces travaux interdisciplinaires sur les liens complexes de la médecine avec l'éthique, la sociologie, la psychologie, l'anthropologie, la politique, l'économie ont permis le retour des sciences humaines dans les enseignements des facultés médicales. Les conjectures touchant à la santé et à ses déterminants ont donné l'occasion de rencontres entre les sciences biologiques et les sciences humaines.

Pour rééquilibrer les excès d'une vision mécaniste de la médecine et considérer les déterminants psycho-socio-culturels de la santé, est-il stratégique d'opposer au réductionnisme, le peu de résultats pratiques de l'holisme ? Les excès du réductionnisme ne seraient-ils pas plus solubles dans une « méta-méthode » qui considèrerait la complexité médicale? Cette nouvelle méthode incorporerait le meilleur des approches réductionnistes et holistiques et saurait faire communiquer le laboratoire et le terrain – des données actuelles de la science à leur application en pratique ambulatoire 29 :

"Les logiques sur lesquelles reposent le savoir médical ont des conséquences profondes sur la pratique clinique et sur les représentations de la santé et du vivant. Les notions de réduction et d’émergence jouent un rôle capital dans ces logiques. La microréduction constitue la stratégie d’analyse prédominante dans une biomédecine dont le savoir repose sur des interactions moléculaires. De même, selon la macroréduction, la partie est définie en fonction de son appartenance au tout, comme dans l’épidémiologie génétique. Quant à l’émergence, elle décrit les propriétés d’un tout absentes chez ses parties constituantes, notion qui renvoie à la définition du vivant s’accordant avec la notion d’évolution. Le succès apparent de la réduction comme modalité d’analyse a engendré chez les scientifiques et dans l’opinion un micro-réductionnisme idéologique, qui correspond ontologiquement au physicalisme (les choses peuvent être expliquées à partir de la compréhension de leur parties constituantes) et à l’atomisme (les choses évoluent de façon autonome, isolée, indépendamment de l’évolution des autres choses). Les conceptions réductionnistes génétiques donnent une nouvelle représentation totalisante du vivant où le passé, le présent et le futur des organismes se trouvent traduits dans la fausse linéarité de leurs génomes, pouvant fournir des bases quantitatives à la définition de standards de normalité génétique et à l’établissement de hiérarchies. La pratique de la recherche devrait intégrer les contraintes, les limites et l’intérêt de la réduction comme méthode. Elle devrait aussi tenir compte des risques d’un réductionnisme idéologique étendu à tous les aspects de l’existence, dont la légitimité reste problématique et dont les conséquences éthiques, philosophiques et politiques dépassent largement la simple portée du choix d’une stratégie de recherche." 30

Certains auteurs 31 tentent de dépasser le clivage de l'holisme qui s'oppose au réductionnisme et se réfèrent à la « systémique ». Dans ce courant on peut citer la « systémique » telle que définie dans les travaux publiés par Humberto Maturana 32 et son équivalent français « la pensée complexe » d'Edgar Morin.
Le tout et les parties

Les approches systémiques visent à faire la synthèse entre le holisme et son opposé en adoptant une formulation atténuée, qui dit qu'un être est partiellement déterminé par le tout dont il fait partie : il faut connaître ce tout (mais cela ne suffit pas) pour comprendre les propriétés de l'élément.

L'expression consacrée est : « Le tout est autre que la somme de ses parties. »

Concernant la complexité, qu'il voit comme paradigme, Edgar Morin a expliqué que la pensée complexe est à la fois holiste et réductionniste33 : « (...) Il ne s'agit pas d'opposer un holisme global en creux au réductionnisme systématique ; il s'agit de rattacher le concret des parties à la totalité. Il faut articuler les principes d'ordre et de désordre, de séparation et de jonction, d'autonomie et de dépendance, qui sont en dialogique (complémentaires, concurrents et antagonistes) au sein de l'univers. En somme, la pensée complexe n'est pas le contraire de la pensée simplifiante, elle intègre celle-ci ; comme dirait Hegel, elle opère l'union de la simplicité et de la complexité, et même, dans le métasystème qu'elle constitue, elle fait apparaître sa propre simplicité. Le paradigme de complexité peut être énoncé non moins simplement que celui de simplification : ce dernier impose de disjoindre et de réduire ; le paradigme de complexité enjoint de relier tout en distinguant. »
Excès des deux thèses

Le dogme réductionniste est une « intelligence parcellaire, compartimentée, mécaniste, disjonctive, qui brise le complexe du monde en fragments disjoints, fractionne les problèmes, sépare ce qui est relié, unidimensionnalise le multidimensionnel. On peut dire qu'il s'agit là, d'une intelligence à la fois myope, presbyte, daltonienne, borgne, qui finit le plus souvent par être aveugle. Elle détruit dans l’œuf toutes les possibilités de compréhension et de réflexion, éliminant aussi toutes chances d'un jugement correctif ou d'une vue à long terme. Ainsi, plus les problèmes deviennent multidimensionnels, plus il y a incapacité à penser leur multi-dimensionnalité ; plus progresse la crise, plus progresse l'incapacité à penser la crise ; plus les problèmes deviennent planétaires, plus ils deviennent impensés. Incapable d'envisager le contexte et le complexe planétaire, l'intelligence réductionniste aveugle rend inconscient et irresponsable »33.

À cette définition à charge du réductionnisme peut être opposée celle d'un holisme qui tend à diluer chaque élément dans une globalité molle, empêchant de penser précisément le distinct, qui efface la pluralité et recouvre les différences d'une vision unitaire et uniforme, ce qui peut rendre l'action imprécise et conduire à l'impuissance34.
Controverses

On emploie « holisme » soit dans le sens lexical, soit dans le sens que ce terme a pris au sein de différentes disciplines (holisme ontologique, holisme méthodologique, holisme épistémologique, holisme logique, holisme sémantique, holisme philosophique, holisme des sciences humaines, holisme émergentiste...), soit par abus de langage comme un synonyme d'approche systémique ou de pensée complexe.

Dans certains cas, les termes holisme, holistique, holiste tentent de faire partager une croyance en une totalité qui dépasse l'expérience humaine limitée et peuvent secondairement servir de buzzword pour tenter de justifier des positions peu étayées. Par exemple, selon Stephen Barrett, à propos de la médecine, « Les promoteurs du charlatanisme sont habiles dans l'usage de slogans et de mots à la mode »35.
Utilisations idéologiques du terme « holisme »

Depuis sa naissance, en 1926, sous la plume de Jan-Christiaan Smuts, ce concept a toujours été très polémique. Le terme « holitisque » est abondamment utilisé par les milieux antisciences, les mouvements ésotériques et les groupes sectaires36.
Voir aussi
Goethe et Naturphilosophie

Cf. Henri Bortoft (en) "The Wholeness of Nature"
Carl Jung

Cf. creatura
Confucius

L'homme idéal (Ren) de maître Kong :

Il devait réussir à mener sa vie entre terre et ciel. Le nez assez près de la terre pour distinguer (réductionnisme). Mais pas trop près au risque de ne plus rien y voir. Ses actes gagnaient alors en précision et distinction, la stratégie devenait possible, et l'action puissante.

Il devait aussi savoir lever le nez vers le ciel pour relier (holisme). Mais pas trop au risque de s'envoler vers des altitudes où plus rien d'humain n'est distinguable et où l'atmosphère devient de plus en plus incompatible avec la vie. Il devenait alors apte à faire des choix avec sagesse et efficience et devenait un maître dans l'entretien de la vie.

Ce « Ren » était un but à atteindre car il était censé offrir « la longue vie qui procure la vision sans fin » [réf. souhaitée].
Culture populaire

Le personnage Dirk Gently de l'écrivain britannique Douglas Adams croit en une « interconnexion fondamentale » entre toutes choses et possède une « agence holistique de détectives privés ».
Articles connexes

Jan Smuts

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holisme, sur le Wiktionnaire

Individualisme
Synergie

Bibliographie

Colloque de l’International Association for Landscape Ecology (IALE)
« Holistic Landscape Ecology in Action » (Landscape and Urban Planning, volume 50, issue 1-3).
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MessageSujet: Re: L'Illusion perdu de Helsinki, Nations et L'Espoir de Y'becca   Lun 28 Nov à 10:14

Au sens le plus large, on appelle réductionnisme la position selon laquelle une théorie, un domaine de discours ou un concept peut être expliqué, défini ou subsumé sous un autre.

Dans le champ des sciences, le réductionnisme est une position philosophique qui justifie la stratégie de traduction, de simplification et d'élimination de certaines notions. Réduire une notion, c'est la définir en termes d'autres notions plus fondamentales ou répondant mieux aux critères de scientificité ; c'est aussi éliminer les aspects ou éléments de cette notion qui ne peuvent s'intégrer à la nouvelle définition. Toutefois, dans la pratique scientifique, le réductionnisme est moins une position philosophique sur l'ensemble du réel qu'une stratégie explicative qui prend pour objet une théorie déterminée ou un ensemble défini de lois.

D'un point de vue logique, l'opération de réduction consiste à modifier le sens des énoncés portant sur une classe d'objets sans modifier la référence à cette classe. La réduction de ces énoncés préserve ainsi leur valeur de vérité, qui dépend de leur référence, tout en modifiant leur contenu de signification. En outre, l'approche réductionniste considère tout système réel comme la résultante agrégative d'un ensemble de sous-systèmes ou d'éléments qui le composent, l'explication des propriétés d'un système physique ne pouvant s'effectuer qu'à partir de propriétés plus élémentaires. Les propriétés holistiques d'un système qui ne peuvent être ainsi expliquées à partir des propriétés constitutives doivent être ou bien éliminées de l'explication, ou bien reliées aux propriétés constitutives par des règles de correspondance appelées aussi lois-ponts.

Le réductionnisme scientifique

Selon l'analyse classique de Ernest Nagel, le développement des sciences obéit à un programme de réductions interthéoriques consistant à traduire une théorie dans les termes d'une autre théorie plus générale ou plus fondamentale. La réduction d'une théorie à une autre est réussie si on peut expliquer la première à partir de la seconde par un ensemble de lois de correspondance entre les entités des deux domaines théoriques. La théorie réduite doit alors être logiquement déductible de la théorie réductrice et des lois de connexion entre elles.

On distingue à la suite de Ernest Nagel deux types de réductions interthéoriques :

Les réductions homogènes (ou horizontales) lorsque la réduction s'opère entre deux théories portant sur des phénomènes qui sont qualitativement semblables ou qui relèvent du même domaine. La théorie réductrice doit alors être plus générale ou s'appliquer à un plus grand nombre de phénomènes que la théorie réduite. Ex.: la réduction des lois galiléennes de la chute des corps terrestres et celle des lois kepleriennes du mouvement des planètes à la théorie newtonienne de la gravitation, ou celle de la mécanique newtonienne à la théorie de la relativité générale.
Les réductions hétérogènes (verticales), ou micro-réductions, lorsque les théories mises en relation portent sur des phénomènes perçus comme qualitativement dissemblables et comme relevant de niveaux d'organisation différents. Ex.: la réduction de la thermodynamique à la mécanique statistique ou celle de la chimie à la physique quantique. La théorie réduite traite alors de phénomènes macroscopiques, les phénomènes thermiques ou les réactions chimiques, tandis que la théorie réductrice traite des éléments et processus microscopiques constitutifs de ces phénomènes.

Contrairement à la réduction homogène, qui est une version faible de la réduction, la réduction hétérogène ne suppose pas de synonymie entre les notions correspondantes, mais seulement leur coextension (ou équivalence extensionnelle), comme c'est le cas entre les notions de « température » et d'« énergie cinétique » qui ne signifient pas la même chose mais qui ont la même extension (elles concernent les mêmes entités et les mêmes événements).
Le réductionnisme physicaliste
Article détaillé : Physicalisme.
Classification hiérarchique à six niveaux des objets scientifiques selon Oppenheim et Putnam.

Le physicalisme constitue une version extrême et paradigmatique de réductionnisme hétérogène car il considère que tous les niveaux de la réalité sont réductibles, en dernière instance, à son niveau le plus fondamental qui est celui de la physique. Cette forme de réductionnisme est intimement liée à une conception ontologique et non pas simplement méthodologique ou épistémologique de l'unité de la science. Les objets apparemment divers dont s'occupent les différentes sciences empiriques relèveraient ultimement d'une ontologie unitaire et la microphysique serait le dépositaire de cette ontologie.

Dans un manifeste classique du réductionnisme physicaliste, Oppenheim et Putnam 2 proposent une classification hiérarchique à six niveaux des objets scientifiques avec : les groupes sociaux, les organismes multicellulaires, les cellules, les molécules, les atomes, et, enfin, les particules élémentaires. L'étude de chaque niveau relève normalement d'une discipline particulière, avec ses lois et ses objets propres, ce qui correspond à la conception positiviste de la hiérarchie des sciences 3. Le réductionnisme, à l'inverse, refuse la spécialisation des disciplines associée à cette hiérarchie et défend un programme de réductions qui, à terme, doit conduire à l'unification des sciences au sein de la physique. Dans un premier temps, le programme réductionniste consiste à dériver les lois qui gouvernent un niveau de celles qui gouvernent le niveau immédiatement inférieur et, d'autre part, à identifier les types d'objets décrits à ces deux niveaux différents. Le but ultime du programme réductionniste est alors de montrer que la totalité de la science peut être dérivée des lois qui gouvernent la science fondamentale – la physique subatomique – ainsi que des lois de correspondance qui énoncent les identités entre les objets d'un certain niveau et les structures physiques fondamentales.
Réductions et éliminations

Le réductionnisme est une position qui se veut conforme au principe du rasoir d'Ockham. La démarche de réduction interthéorique doit toujours aller dans le sens d'une diminution du nombre d'entités postulées pour constituer une ontologie minimale. Les aspects de la réalité qui ne peuvent être remplacés terme à terme par des entités plus fondamentales sont alors exclus de cette ontologie.

En outre, on peut se demander si les aspects de la réalité qui sont correctement réduits ne sont pas eux-mêmes exclus de l'ontologie réductionniste. Deux exemples sont souvent invoqués par Quine pour illustrer ce problème de la réduction : la "théorie de la matière" et le "problème de l'âme et du corps"4. Pour ce qui est de la théorie de la matière, Quine se demande si la microphysique constitue une explication de notre image familière des objets matériels ou si elle la discrédite comme on discrédite une croyance fausse ou une illusion :

« La théorie moléculaire répudie-t-elle nos solides familiers et déclare-t-elle qu'il y a plutôt des essaims de molécules ou bien garde-t-elle les solides et les explique-t-elle comme essaims de molécules ? »5

Cette question revient à demander si la réduction consiste à expliquer les choses dont on connait l'existence ou à éliminer de l'explication des fictions que l'on croyait exister. De même, dans le domaine de l'esprit, Quine se demande si le physicalisme identifie l'état mental de douleur ou d'angoisse à un état de l'organisme physique ou bien s'il répudie l'état mental en faveur de son concommitant physique.

En fait, pour Quine, il n'y a aucune différence entre les deux, mais formuler les thèses du réductionnisme en termes de redéfinitions plutôt qu'en termes d'éliminations de concepts semble plus facile à accepter. Exclure les états mentaux de toute ontologie et en nier ainsi l'existence est certainement plus difficile à accepter que les considérer comme identiques à des états physiques . Il s'agit bien toutefois, dans les deux cas, de remplacer certains concepts d'un certain type par d'autres concepts d'un autre type.
L'attitude réductionniste dans la pratique scientifique
La constitution physique des champignons ne permet pas de les identifier à ce que nous entendons communément par « champignon ».

Dans sa forme radicale, celle du physicalisme, le réductionnisme soutient que les lois et les prévisions de sciences non-physiques, comme la biologie, peuvent être dérivées, ou déduites des lois de la physique augmentées des lois-ponts reliant les différents niveaux de description et d'explication. Pendant que le biologiste réductionniste attend ces lois complémentaires, il peut continuer à employer des termes spécialisés tels que « organisme » ou « gène » de manière provisoire, en tant que convenances instrumentales, en sachant qu’ils ne sont que les vestiges d’une ontologie déjà caduque.

La biologie moléculaire, elle, tend à être acceptée comme « ontologiquement réelle », alors que tout ce qui se situe au niveau supérieur est qualifié d’« instrumental », autrement dit, ce ne sont que les produits des préoccupations humaines6. Un champignon, par exemple, n’est certainement pas un organisme qui est structurellement individué, et sa définition scientifique, lorsque l'on se place au niveau microscopique, diffère radicalement de la définition commune du champignon ; mais l'usage courant du terme « champignon », qui est associé à des considérations alimentaires, esthétiques ou médicales, a une valeur pratique et peut donc être conservé.


Références

↑ cf. Ernest Nagel
↑ Oppenheim P. & Putnam H., "The unity of science as a working hypothesis" (1958), tr. fr. "L'unité des sciences : une hypothèse de travail" dans Jacob P. dir., De Vienne à Cambridge, Paris Gallimard, 1980
↑ Cf. Auguste Comte, Cours de philosophie positive, tome 1, éd. Hermann, 1998
↑ Quine W. V. O., Le Mot et la Chose (1960), Paris, Flammarion, coll. "Champs", 1977
↑ Ibidem, p. 364
↑ Rosenberg A., Instrumental biology or the disunity of science, Chicago, University of Chicago Press, 1994

Bibliographie

Oppenheim P. & Putnam H., "The unity of science as a working hypothesis" (1958), tr. fr. "L'unité des sciences : une hypothèse de travail" dans Jacob P. dir., De Vienne à Cambridge, Paris Gallimard, 1980, pp. 371-416
Hooker C. A., "Towards a General Theory of Reduction" in Dialogue, 1981
Kuhn T. S., The structure of scientific revolutions (1962), tr. fr. La structure des révolutions scientifiques, Paris, Flammarion, 1983
Fodor J. A., "Special sciences" (1975), tr. fr. "Les sciences particulières", dans Jacob P. dir., De Vienne à Cambridge, Paris, Gallimard, 1980, pp. 417-440
Barberousse A., Max Kistler & Pascal Ludwig, La philosophie des sciences au xxe siècle, Paris, Flammarion, 2000
Toulmin S., Foresight and Understanding, New York, Harper and Row, 1963, tr. fr. L'Explication scientifique, Paris, A. Colin, 1973

Articles connexes

Eliminativisme
Survenance
Emergence
Problème corps-esprit
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MessageSujet: l'auto-détermination et la diversité des situations.   Lun 28 Nov à 10:18

La diversité des situations rend difficile l'élaboration d'une définition générale, mais on peut définir une personne morale comme une entité qui peut être titulaire de droits et d'obligations. Une personne morale est généralement constituée par un regroupement de personnes physiques ou morales qui souhaitent accomplir quelque chose en commun, mais il peut aussi s'agir d'un regroupement de biens ou d'une personne morale constituée par la volonté d'une seule personne. À la différence des personnes physiques, il existe plusieurs catégories nommées de personnes morales, de forme et de capacité juridique variables.

De nombreux systèmes juridiques reconnaissent l'existence des personnes morales, mais les règles les concernant varient beaucoup de l'un à l'autre. Elles peuvent être créées à l'initiative de personnes privées ou par des autorités publiques. Dans le premier cas, elles sont soumises au droit privé et on parle alors généralement de « personnes morales de droit privé ». Dans le second, elles sont la plupart du temps soumises à un régime de droit public et on parle dans ce cas de « personnes morales de droit public ». Il existe aussi des personnes morales en droit international public (voir sur ce dernier point les sujets du droit international).

La personnalité morale confère à la personne morale nombre d'attributs reconnus aux personnes physiques, comme le nom, un patrimoine ou un domicile. La personnalité morale permet notamment :

d'agir en justice,
d'acquérir des biens meubles ou immeubles.

La capacité juridique des personnes morales peut être plus ou moins étendue. Par exemple, en droit français, la loi du 1er juillet 1901 confère la personnalité morale aux associations déclarées. On parle de « petite personnalité » : cela permet à l'association d'encaisser des ressources (principalement les cotisations des membres, ou les éventuelles subventions publiques) et d'acquérir les bâtiments « strictement nécessaires à l'accomplissement du but qu'elle se propose »1.

Toute personne morale est représentée par au moins une personne physique habilitée à l'engager (président par exemple), mais cette responsabilité peut être partagée entre de nombreux acteurs, particulièrement s'il s'agit d'engager un État tout entier. Dans ce cas, le pouvoir des différentes personnes peut être circonscrit à un domaine précis.
En droit français
Article détaillé : Personne morale en droit français.

Dans sa rédaction initiale, le code civil ignorait la personnalité morale, le droit français connaît actuellement des formes extrêmement diverses de personnes morales. La distinction la plus classique oppose les personnes morales de droit public et celles de droit privé.

En droit français, une personne morale peut aussi être soumise à une forme de contrôle par une autre personne morale, comme dans le cas de la tutelle administrative.
Personne morale de droit public

Les personnes morales soumise au droit public sont investies d'une mission d'intérêt général et titulaires de prérogatives privées. Elles comprennent l'État, les collectivités territoriales (communes, départements, régions, collectivités d'outre mer) et les établissements publics (établissements d'assistance — hôpitaux, centres communaux d'aide sociale —, établissements culturels — universités, lycées —, certains établissements corporatifs — chambres de commerce et d'industrie, de métiers et de l'artisanat, ou d'agriculture).
Personne morale de droit privé

Les personnes morales soumises au droit privé regroupent des groupements extrêmement nombreux et diversifiés qui, pour la plupart, présentent cette particularité que leur existence suppose nécessairement qu'ils acquièrent la personnalité juridique. Toutes les branches du droit privé utilisent la notion de personne morale et chacune sécrète ses propres catégories. Si certaines présentent un caractère très général comme la société (société civile, société commerciale ou société agricole) et l'association, d'autres relèvent principalement, pour s'en tenir aux plus usuelles, du droit civil (fondations, syndicats de propriétaires), du droit commercial (groupements d'intérêt économique) ou du droit social (syndicats professionels, comités d'entreprise et d'établissement et comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail).
Personne morale de droit mixte
Existe une catégorie intermédiaire, les personnes morales de droit mixte, qui empruntent des éléments au droit public et au droit privé. Ainsi, certains établissements publics (entreprises nationalisées, services industriels et commerciaux) voient leur activité régie par le droit privé quand, à l'inverse, des personnes morales organiquement de droit privé sont investies de prérogatives de puissance publique (ordres professionnels, certaines associations).



La théorie de l'auto-détermination (on conserve l'acronyme anglais SDT) est une macro-théorie de la motivation humaine et de la personnalité, qui concerne les tendances inhérentes au développement et les besoins psychologiques innés des êtres humains. Elle traite de la motivation agissant derrière les choix que les êtres humains font sans aucune influence ou interférence externe. La SDT définit le degré d'auto-motivation et d'auto-détermination d'un comportement1.

Plusieurs études importantes conduisirent à l'émergence de la SDT, en particulier les recherches sur la motivation intrinsèque2 à l'origine de la poursuite par un individu d'une activité parce qu'elle lui procure une satisfaction en elle-même, au contraire de la motivation extrinsèque, où l'activité est poursuivie en vue d'atteindre un but externe à celle-ci.

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MessageSujet: Re: L'Illusion perdu de Helsinki, Nations et L'Espoir de Y'becca   Lun 28 Nov à 10:20

En droit, une personne morale est une entité dotée de la personnalité juridique, ce qui lui permet d'être directement titulaire de droits et d'obligations en lieu et place des personnes physiques ou morales qui la composent ou qui l'ont créée (par exemple : entreprises, associations, État et ses subdivisions).

La personne morale et la personne physique sont deux des principales entités pouvant avoir des droits et obligations.

Pour Achille l'amour est une forme de sérendipité et en cela, il le découvre grâce à cette princesse troyenne auquel j'admire et je respecte le fait qu'il est choisi la vertu de l'amour à celle du pouvoir excessif qu'engendre le rois des rois, chefs des Grecs. Une vertu que partage le héros-roi prénommé Ulysse.

La sérendipité est le fait de réaliser un sentiment inconscient, une découverte scientifique ou une invention technique de façon inattendue à la suite d'un concours de circonstances fortuit et très souvent dans le cadre d'une recherche concernant un autre sujet. La sérendipité est le fait de « trouver autre chose que ce que l'on cherchait », comme Christophe Colomb cherchant la route de l'Ouest vers les Indes, et découvrant un continent inconnu des Européens. Selon la définition de Sylvie Catellin, c'est « l'art de prêter attention à ce qui surprend et d'en imaginer une interprétation pertinente »1.

En France, le concept de sérendipité adopté dans les années 1980, prend parfois un sens très large de « rôle du hasard dans les découvertes3 ». Alain Peyrefitte avait fait un usage sans rapport du conte oriental Voyages et aventures des trois princes de Serendip de Louis de Mailly en 1976, dans Le Mal français. Sa généralisation a fait l'objet de mises en cause, le hasard intervenant toujours, par définition, dans une découverte ou une invention. On ne peut connaître que ce qui existe déjà, et le sentiment à la vue d'une chose nouvelle se confond aisément avec la surprise d'un événement fortuit. D'un autre côté, on ne trouve jamais que ce qu'on est préparé à voir.

Parmi les nombreux exemples de découvertes et inventions liées au hasard, on peut citer : le four à micro-ondes, la pénicilline, le Post-it, le téflon, l'aspartame, le Viagra.

L'existence de la sérendipité est un argument fréquent dans le débat public pour défendre des options d'organisations interdisciplinaires contre la tendance à la spécialisation croissante des champs qui résulte de l'approfondissement des recherches. Cet argument se trouve particulièrement à propos de l'organisation de la recherche
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MessageSujet: Re: L'Illusion perdu de Helsinki, Nations et L'Espoir de Y'becca   Aujourd'hui à 16:50

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