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 Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 2:58

Les e-goyomi (絵暦?, littéralement « images de calendrier »), ou egoyomi, sont des calendriers japonais sous forme d'estampes. Conçus à l'origine pour donner, sous une forme attractive, la liste des mois longs du complexe calendrier lunaire japonais, ils revêtirent peu à peu une fonction sociale et culturelle, par le recours aux mitate, références parodiques à la culture classique japonaise ou chinoise.

Ils connurent leur plein développement lors des années 1765 et 1766, menant ainsi à la création des « estampes de brocart » nishiki-e, par Harunobu.

Sommaire

1 Le calendrier lunaire japonais
2 Origine des egoyomi
3 Place des egoyomi dans le développement de l'estampe japonaise
4 Caractéristiques des egoyomi
4.1 Luxe des matériaux employés
4.2 Signature du commanditaire
5 Rôle social et culturel des egoyomi
5.1 Les cercles littéraires
5.2 Extension aux mitate (parodies)
5.3 Quelques exemples de mitate dans les egoyomi
5.3.1 Une jeune fille, au bord d'un étang, près d'un saule, regarde pensivement une grenouille qui saute
5.3.2 Une jeune fille effeuille des chrysanthèmes au bord d'une rivière
5.3.3 Un jeune homme montre à une jeune fille un long rouleau calligraphié portant des poèmes
5.3.4 Un homme porte une jeune femme sur son dos
6 Évolution des egoyomi
7 Annexes
7.1 Références
7.2 Bibliographie
7.3 Articles connexes
7.4 Liens externes

Le calendrier lunaire japonais

Le calendrier lunaire japonais fut adopté au Japon à partir de l'an 692, et resta en vigueur jusqu'en 1872, date à laquelle il fut remplacé par le calendrier grégorien. Il était en fait originaire de Chine, qui l'utilisait depuis l'an 443. Ce système de calendrier est fondé sur les phases de la lune.

En pratique, l'année se composait d'une alternance de mois longs (30 jours), et de mois courts (29 jours), ce qui nécessitait l'introduction d'un mois intercalaire tous les 3 ans environ. Non seulement ce mois était mobile (de façon à s'efforcer de faire tomber le Nouvel An durant la saison appropriée), mais surtout, la succession de mois longs et de mois courts était arbitraire, et n'était jamais annoncé à l'avance1.
Origine des egoyomi

Les egoyomi trouvaient donc leur raison d'être dans cette complexité du calendrier lunaire japonais, qui faisait que, chaque année, les mois longs et les mois courts de l'année changeaient, sans aucune règle logique.

Or, l'édition de la liste de ces mois longs et de ces mois courts était peu à peu devenue un monopole d'État, donnant lieu à des avis officiels, sans aucun attrait pour les particuliers. Aussi un marché s'était-il simultanément développé pour cacher dans de belles images, échangées lors de réunions entre amis, la liste des mois longs de l'année à venir.

C'est, semble-t-il, Torii Kiyomasu II qui aurait fait le tout premier calendrier sous forme d'estampe2.
Place des egoyomi dans le développement de l'estampe japonaise

L'année 1764 vit l'ouverture d'un nouvel observatoire à Edo, doté notamment d'un bureau chargé de l'examen des calendriers3.

Certes, les calendriers-estampes ne sont pas inconnus avant cette date, mais ils sont extrêmement rares. On sait que par ailleurs le grand artiste d'estampes Harunobu, qui allait inventer les nishiki-e, entretenait des relations étroites ou même des liens d'amitié avec de nombreux artistes et lettrés de cette époque, tout comme avec plusieurs amis du shogun. Aussi les calendriers de Harunobu et d'autres estampes de son cru étaient-ils échangés fréquemment durant les réunions et les fêtes qui se déroulaient à Edo.

Grâce à la richesse de ses clients, et à leur goût pour le défi culturel que représentaient ces calendriers, Harunobu allait pouvoir améliorer profondément la qualité des estampes et multiplier les couleurs utilisées.
Caractéristiques des egoyomi

Résultant de la demande de clients fortunés, les egoyomi étaient par nature des estampes luxueuses, correspondant au mieux au souhait de ces clients. Ils présentaient donc un certain nombre de caractéristiques particulières4.
Luxe des matériaux employés

Le bois utilisé était du cerisier, supérieur au catalpa ordinaire,
Les nombreuses couleurs, plus épaisses qu'à l'ordinaire, pouvaient nécessiter jusqu'à dix planche différentes pour une même estampe,
Le papier lui-même était du papier hōsho de la meilleure qualité, en provenance de la province de Echizen5.

Signature du commanditaire

L'estampe calendrier portait la signature du commanditaire, mais pas forcément celle de l'artiste. Car c'était bien souvent le commanditaire qui suggérait le sujet de l'estampe. Certaines estampes d'Harunobu (telle l'estampe Yūdachi, Averse, le soir) portent les noms de l'ensemble des intervenants : le commanditaire, l'artiste, le graveur, et l'imprimeur, ce qui souligne bien l'importance de leur collaboration, et du recours à des graveurs et imprimeurs de qualité6.

Il pouvait alors arriver qu'une fois satisfaite la commande initiale du commanditaire, les tirages ultérieurs — destinés au circuit commercial classique — portent le nom de l'éditeur, à la place de celle du commanditaire initial. Les noms du graveur et de l'imprimeur disparaissaient alors également de l'estampe6.
Rôle social et culturel des egoyomi
Les cercles littéraires

Depuis longtemps, riches marchands et samouraïs de rang inférieur avaient coutume de participer à des cercles littéraires, où l'on prenait plaisir à commenter différents poèmes, et à en apprécier en connaisseurs les mérites respectifs7.

Ces cercles jettent en quelque sorte le fondement de l'intérêt que des connaisseurs, plus fortunés cette fois, vont éprouver envers les « calendriers-estampes ».
Extension aux mitate (parodies)

Ces calendriers sous forme d'estampes, qui incorporaient dans leur composition la liste des mois longs, seraient donc les premières estampes de brocart8, ou nishiki-e. À leur aspect purement utilitaire se mêlaient des jeux de l'esprit : tout d'abord bien sûr, l'artiste devait dissimuler avec adresse les nombres indiquant les mois longs dans la composition de l'estampe.

Par exemple, on pouvait les cacher dans l'obi, la large ceinture, d'un des personnages, qui paraissait alors avoir une décoration toute géométrique. On rajoutait le caractère dai (« long ») pour préciser qu'il s'agissait bien des mois longs.

Mais ensuite, il intégrait également dans la composition des estampes des références cachées à la culture classique ou à des légendes extrême-orientales, dissimulées sous des parodies (mitate) de la légende d'origine. Percer le double sens de ces calendriers constituaient ainsi de plaisants défis pour les cercle littéraires de l'époque9.
Quelques exemples de mitate dans les egoyomi
E-goyomi de Harunobu : Ono no Tōfu sous les traits d'une jeune femme (1765).
Harunobu, egoyomi représentant une mitate montrant Kanzan et Jittoku.

La clientèle cultivée à qui étaient destinés les « calendriers- estampes », les egoyomi, se délectait donc du double sens qui se dissimulait derrière le dessin des estampes, et prenait plaisir à le décrypter.

En général, la parodie (mitate) fonctionnait comme suit :

En apparence, l'egoyomi mettait en scène une ou plusieurs jeunes filles, voire un couple.
En réalité, derrière les jeunes gens pouvait se cacher des personnages légendaires (bien souvent des hommes), que l'on identifiait grâce à tel ou tel détail de l'image.

Et dans certains cas, aujourd'hui, le sens réel de certains sujets de ces egoyomi nous échappe certainement à tout jamais. Voici cependant quelques exemples de parodies encore comprises aujourd'hui10.
Une jeune fille, au bord d'un étang, près d'un saule, regarde pensivement une grenouille qui saute

Un Japonais du XVIIIe siècle, imbu de culture classique, comprenait immédiatement l'allusion au célèbre calligraphe Ono no Tōfu, qui, au Xe siècle, échoua sept fois aux examens, et apprit la persévérance en regardant une grenouille n'attraper la branche d'un saule qu'à sa huitième tentative. Quant aux mois longs, ils sont ici dissimulés dans la large ceinture, l'obi, de la jeune fille3.
Une jeune fille effeuille des chrysanthèmes au bord d'une rivière

C'est une allusion à une vieille légende chinoise du XIe siècle avant notre ère, dans laquelle le favori du roi Mu des Zhou, contraint à l'exil par ses rivaux, mais détenteur du secret de l'immortalité, inscrivait ces charmes d'immortalité sur des pétales de chrysanthème10.
Un jeune homme montre à une jeune fille un long rouleau calligraphié portant des poèmes

Celle-ci tient un balai dans sa main gauche. Ce détail suffit à un lettré japonais du XVIIIe siècle pour identifier le sujet : il s'agit en fait d'une allusion aux deux moines bouddhistes Kanzan et Jittoku, très souvent représentés dans l'iconographie japonaise, et où Jittoku est toujours porteur d'un balai10…
Un homme porte une jeune femme sur son dos
Shōki portant une jeune femme sur son dos (egoyomi de Harunobu).

Shōki, qui apparaît ici portant une jeune femme sur son dos était, dans la mythologie chinoise, un tueur de démons oni. Mais il était également connu pour s'adonner à l'enlèvement de jeunes femmes, comme on le voit dans cet egoyomi.

Cependant, la mitate est ici plus subtile, puisque l'attitude des deux personnages est également une allusion au célèbre épisode de la fuite sur la lande de Musashi des deux amants des Contes d'Ise (représenté également par Utamaro, Sugimura Jihei, Shunsho...)9. Un Japonais cultivé se devait donc d'identifier, non seulement la facile allusion à Shōki, mais aussi la référence aux contes d'Ise, qui sous-entend que la jeune fille est consentante.

De plus, une subtilité complémentaire provient de ce que le style de l'estampe est composite, puisque Shōki est représenté dans le style Kano, alors que la jeune fille est purement ukiyo-e.

Enfin — puisqu'après tout il s'agit d'un calendrier — les mois longs de l'année sont cachés dans l’obi de la jeune femme.

Certes, il n'est pas nécessaire de pouvoir décrypter ces énigmes pour apprécier les estampes de Harunobu. Mais il est intéressant de voir à quel paroxysme de sophistication les amateurs de calendriers pouvaient alors s'adonner.
Évolution des egoyomi
Surimono de Hokusai.

Les egoyomi eurent également très rapidement le rôle de cartes de Nouvel An, et virent peu à peu leur rôle s'effacer au profit des surimono.
Annexes
Références

↑ Jacqueline Guillaud et Maurice Guillaud 1980, p. 44, colonne 1.
↑ Jacqueline Guillaud et Maurice Guillaud 1980, p. 44, colonne 2.
↑ a et b Hélène Bayou 2004, p. 230.
↑ Richard Lane 1962, p. 152-153.
↑ Hélène Bayou 2004, p. 231.
↑ a et b Tadashi Kobayashi, Mark A. Harbison, 1997, p. 81.
↑ (en) Tadashi Kobayashi, Mark A. Harbison, Ukiyo-e: An Introduction to Japanese Woodblock Prints, Kodansha International, 1997 (ISBN 9784770021823, lire en ligne [archive]).
↑ Richard Lane 1962, p. 152.
↑ a et b Hélène Bayou 2004, p. 232.
↑ a, b et c Hélène Bayou 2004, p. 234.

Bibliographie

Richard Lane, L'Estampe japonaise, Paris, Aimery Somogy, 1962, 317 p. (OCLC 25035855).
Jacqueline Guillaud et Maurice Guillaud, Le Fou de peinture. Hokusai et son temps, Centre culturel du Marais, 1980, 494 p. (OCLC 7796421).
Hélène Bayou, Images du monde flottant. Peintures et estampes japonaises XVIIe-XVIIIe siècles, Réunion des musées nationaux, 2004, 398 p. (ISBN 9782711848218).
(en) Seiichi Iwao, Teizō Iyanaga, Dictionnaire historique du Japon, vol. 2, Maisonneuve et Larose, 2002, 2993 p. (ISBN 9782706816321), p. 2064.
(en) Stephen R. Turnbull, Japan's Hidden Christians, 1549-1999, volume 1, Routledge, 2000 (ISBN 9781873410516), p. 125.
(en) Tadashi Kobayashi, Mark A. Harbison, Ukiyo-e: An introduction to Japanese Woodblock Prints, Kodansha International, 1997 (ISBN 9784770021823, lire en ligne).
(en) Peter Francis Kornicki, The Book in Japan: A Cultural History from the Beginnings to the Nineteenth Century, Brill, 1998 (ISBN 9789004101951, lire en ligne), « Censorship in the Tokugawa period - Calendar », p. 354 et suivantes.
(en) Allen Hockley et Koryūsai Isoda, The Prints of Isoda Koryūsai : Floating World Culture and its Consumers in Eighteenth-Century Japan, University of Washington Press, 2003 (ISBN 9780295983011, lire en ligne), p. 53 et suivantes.
(en) Rebecca Salter, Japanese Popular Prints : From Votive Slips to Playing Cards, University of Hawaii Press, 2006 (ISBN 9780824830830, lire en ligne), p. 48-50.

Articles connexes

Nishiki-e
Surimono
Ukiyo-e
Calendrier chinois
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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:00

Le calendrier républicain, ou calendrier révolutionnaire français, fut créé pendant la Révolution française, et fut utilisé de 1792 à 1806, ainsi que brièvement durant la Commune de Paris. Il entre en vigueur le 15 vendémiaire an II (6 octobre 1793), mais débute le 1er vendémiaire an I (22 septembre 1792), jour de proclamation de la République, déclaré premier jour de l'« ère des Français ».

Comme le système métrique, mis en chantier dès 1790, ce calendrier marque la volonté des révolutionnaires d'adopter un système universel s’appuyant sur le système décimal, qui ne soit plus lié à la monarchie ou au christianisme1, en remplacement du calendrier grégorien. Outre le changement d'ère (renumérotation des années), il comprend un nouveau découpage de l'année, et de nouveaux noms pour les mois et les jours.

L'année du calendrier républicain était découpée en douze mois de trente jours chacun (soit 360 jours), plus cinq à six jours complémentaires (selon les années) ajoutés en fin d'année pour qu'elle reste alignée avec l'année tropique (environ 365,25 jours).

La correspondance des dates plus bas, est donnée à titre indicatif. En effet, elles varient légèrement d'une année à l'autre. Une correspondance détaillée est donnée aux articles an I à an XIV.

Sommaire

1 Création et utilisation
1.1 La commission Romme
1.2 Nomenclature
2 Structure
2.1 Les mois
2.2 Les années sextiles
2.3 Les six jours de fin d'année : les sans-culottides
2.4 Les décades
2.5 Les jours de l'année
2.6 Jours de l'année et agriculture
2.7 Mois d'automne
2.8 Mois d'hiver
2.9 Mois du printemps
2.10 Mois d'été
3 Postérité
4 Date actuelle
5 Bibliographie
6 Notes et références
6.1 Notes
6.2 Références
7 Voir aussi
7.1 Articles connexes
7.2 Liens externes

Création et utilisation

L’invention de ce calendrier se fit progressivement. Le 21 septembre 1792, les députés de la Convention, réunis pour la première fois, décidèrent à l'unanimité par acclamation de l'abolition de la royauté en France et le lendemain 22 septembre 1792 (jour anniversaire de l'adoption du premier article de la Constitution de 17892), la Convention nationale décréta que « Tous les actes publics sont désormais datés à partir de l'an I de la République ». C’est le 20 septembre 1793 que Charles-Gilbert Romme, rapporteur du groupe de travail nommé par le Comité d'instruction publique, présente devant la Convention (le Comité lui-même ayant eu droit à une présentation six jours auparavant) ce qui deviendra bientôt le calendrier républicain. Après certains ajustements, il entra en vigueur à partir du lendemain du décret de la Convention nationale du 14 vendémiaire an II (5 octobre 1793)3,Note 1.

La nomenclature des mois et des jours continua d’évoluer dans les mois qui suivirent. Le décret fut refondu le 4 frimaire an II (24 novembre 1793), qui donna sa forme définitive au calendrier. Ce dernier décret abolit l'« ère vulgaire » pour les usages civils et définit le 22 septembre 1792 comme étant le premier jour de l'« ère des Français ». Pour les années suivantes, le premier jour de l'année serait celui de l'équinoxe vrai à Paris (ce qui tombait entre le 22 et le 24 septembre selon le calendrier grégorien). La première année est l'an I, il n'y a donc pas d'année zéro.
La commission Romme

L'organisation du nouveau calendrier a été créée par une commission formée de Gilbert Romme et de Claude Joseph Ferry, qui demandèrent que Charles-François Dupuis leur soit adjoint. Ils associèrent Louis-Bernard Guyton-Morveau, Joseph-Louis Lagrange, Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande, Gaspard Monge et Alexandre Guy Pingré à leurs travaux. Gilbert Romme fut le rapporteur de la commission, et c'est à ce titre que la création du calendrier républicain lui est généralement attribuée4.
Nomenclature

Les noms des mois et des jours furent conçus par le poète Fabre d'Églantine avec l'aide d'André Thouin, jardinier du Jardin des plantes du Muséum national d’histoire naturelle. Chaque nom de mois rappelle un aspect du climat français (décembre, nivose en rapport avec le thème de la neige) ou des moments importants de la vie paysanne (septembre, vendémiaire, les vendanges). Chaque jour était caractérisé par le nom d'un produit agricole, d'une plante, d'un animal ou d'un outil en lieu et place des noms de saints du calendrier traditionnel5. De ce fait, ce calendrier, que ses concepteurs voulaient « universel », était fortement lié à son pays d'origine et au poids économique que représentaient les activités agricoles à l'époque6.
Structure

L'année du calendrier républicain était découpée en douze mois de trente jours chacun (soit 360 jours), plus cinq ou six jours (selon les années) ajoutés en fin d'année pour qu'elle reste alignée avec l'année tropique (environ 365,24 jours). Chaque mois était découpé en trois décades. La journée devait être découpée suivant le système décimal « de minuit à minuit » ; elle comportait dix heures découpées en dix parties elles-mêmes décomposables en dix parties, ainsi de suite « jusqu’à la plus petite portion commensurable de la durée ». Cette division décimale de la journée ne fut jamais appliquée et abolie en 1795 (entre l'an III et l'an IV).
Les mois

Mois d'automne (terminaison en -aire)
Vendémiaire (22 septembre ~ 21 octobre) – Période des vendanges
Brumaire (22 octobre ~ 20 novembre) – Période des brumes et des brouillards
Frimaire (21 novembre ~ 20 décembre) – Période des froids (frimas)
Mois d'hiver (terminaison en -ose à l'origine, abusivement orthographiée ôse par la suite)
Nivôse (21 décembre ~ 19 janvier) – Période de la neige
Pluviôse (20 janvier ~ 18 février) – Période des pluies
Ventôse (19 février ~ 20 mars) – Période des vents
Mois du printemps (terminaison en -al)
Germinal (21 mars ~ 19 avril) – Période de la germination
Floréal (20 avril ~ 19 mai) – Période de l'épanouissement des fleurs
Prairial (20 mai ~ 18 juin) – Période des récoltes des prairies
Mois d'été (terminaison en -idor)
Messidor (19 juin ~ 18 juillet) – Période des moissons
Thermidor (19 juillet ~ 17 août) – Période des chaleurs
Fructidor (18 août ~ 16 septembre) – Période des fruits

Les années sextiles

Le calendrier a produit des années sextiles (contenant six jours complémentaires - les « sanculottides ») les années 3, 7, et 11 par ajout d'un jour à la fin de l'année, donc un sixième jour complémentaire. Ce jour s'appelait le « jour de la Révolution », qui marquait la fin d'une franciade et qu'on célébrait comme une fête nationale.
Les six jours de fin d'année : les sans-culottides

Les six jours complémentaires de fin d'année, parfois appelés sans-culottides ou sanculottides :

jour de la vertu (17 septembre, ou 16 septembre lors d'une année sextile)
jour du génie (18 septembre, ou 17 septembre lors d'une année sextile)
jour du travail (19 septembre, ou 18 septembre lors d'une année sextile)
jour de l'opinion (20 septembre, ou 19 septembre lors d'une année sextile)
jour des récompenses (21 septembre, ou 20 septembre lors d'une année sextile)
jour de la révolution (21 septembre, uniquement utilisé lors des années sextiles)

Montre gousset à heures duodécimales, et jours du mois et de la semaine en calendrier révolutionnaire. Exposée au musée des beaux-Arts de Neuchâtel.
Les décades

Chaque mois est divisé en trois décades7 (semaines de 10 jours), et chacun des jours porte chronologiquement les noms suivants : Primidi8, Duodi, Tridi, Quartidi, Quintidi, Sextidi, Septidi, Octidi, Nonidi et Décadi.
Les jours de l'année

Chaque jour de l'année a un nom propre, les noms des saints du calendrier grégorien ayant été remplacés par des noms de fruits, de légumes, d'animaux, d'instruments, etc.9

Les quintidis ont reçu des noms d'animaux communs (pas forcément domestiques : lièvre), tandis que les décadis prenaient des noms d'instruments agricoles10.
Jours de l'année et agriculture

« L'idée première qui nous a servi de base, est de consacrer, par le calendrier, le système agricole, & d'y ramener la nation, en marquant les époques & les fractions de l'année par des signes intelligibles ou visibles pris dans l'agriculture & l'économie rurale. (...)

Le calendrier étant une chose à laquelle on a si souvent recours, il faut profiter de la fréquence de cet usage, pour glisser parmi le peuple les notions rurales élémentaires, pour lui montrer les richesses de la nature, pour lui faire aimer les champs, & lui désigner, avec méthode, l'ordre des influences du ciel & des productions de la terre.

Les prêtres avaient assigné à chaque jour de l'année, la commémoration d'un prétendu saint : ce catalogue ne présentait ni utilité, ni méthode ; il était le répertoire du mensonge, de la duperie ou du charlatanisme.

Nous avons pensé que la nation, après avoir chassé cette foule de canonisés de son calendrier, devait y retrouver en place tous les objets qui composent la véritable richesse nationale, les dignes objets, sinon de son culte, au moins de sa culture ; les utiles productions de la terre, les instruments dont nous nous servons pour la cultiver, & les animaux domestiques, nos fidèles serviteurs dans ces travaux ; animaux bien plus précieux, sans doute, aux yeux de la raison, que les squelettes béatifiés tirés des catacombes de Rome.

En conséquence, nous avons rangé par ordre dans la colonne de chaque mois, les noms des vrais trésors de l'économie rurale. Les grains, les pâturages, les arbres, les racines, les fleurs, les fruits, les plantes, sont disposés dans le calendrier, de manière que la place & le quantième que chaque production occupe est précisément le temps & le jour où la nature nous en fait présent. »

— Fabre d'Églantine, Rapport fait à la Convention nationale, dans la séance du 3 du second mois de la seconde année de la République Française, au nom de la Commission chargée de la confection du Calendrier6, Imprimerie nationale, 1793
Mois d'automne

Productions nationales et instruments ruraux associés aux mois d’automne (Vendémiaire, Brumaire, Frimaire)11 :

Vendémiaire
(22 septembre ~ 21 octobre)

Raisin 22 septembre
Safran 23 septembre
Châtaigne 24 septembre
Colchique 25 septembre
Cheval 26 septembre
Balsamine 27 septembre
Carotte 28 septembre
Amarante 29 septembre
Panais 30 septembre
Cuve 1er octobre
Pomme de terre 2 octobre
Immortelle 3 octobre
Potiron 4 octobre
Réséda 5 octobre
Âne 6 octobre
Belle de nuit 7 octobre
Citrouille 8 octobre
Sarrasin 9 octobre
Tournesol 10 octobre
Pressoir 11 octobre
Chanvre 12 octobre
Pêche 13 octobre
Navet 14 octobre
Amaryllis 15 octobre
Bœuf 16 octobre
Aubergine 17 octobre
Piment 18 octobre
Tomate 19 octobre
Orge 20 octobre
Tonneau 21 octobre



Brumaire
(22 octobre ~ 20 novembre)

Pomme 22 octobre
Céleri 23 octobre
Poire 24 octobre
Betterave 25 octobre
Oie 26 octobre
Héliotrope 27 octobre
Figue 28 octobre
Scorsonère 29 octobre
Alisier 30 octobre
Charrue 31 octobre
Salsifis 1er novembre
Mâcre 2 novembre
Topinambour 3 novembre
Endive 4 novembre
Dindon 5 novembre
Chervis 6 novembre
Cresson 7 novembre
Dentelaire 8 novembre
Grenade 9 novembre
Herse 10 novembre
Bacchante 11 novembre
Azerole 12 novembre
Garance 13 novembre
Orange 14 novembre
Faisan 15 novembre
Pistache 16 novembre
Macjonc 17 novembre
Coing 18 novembre
Cormier 19 novembre
Rouleau 20 novembre



Frimaire
(21 novembre ~ 20 décembre)

Raiponce 21 novembre
Turneps 22 novembre
Chicorée 23 novembre
Nèfle 24 novembre
Cochon 25 novembre
Mâche 26 novembre
Chou-fleur 27 novembre
Miel 28 novembre
Genièvre 29 novembre
Pioche 30 novembre
Cire 1er décembre
Raifort 2 décembre
Cèdre 3 décembre
Sapin 4 décembre
Chevreuil 5 décembre
Ajonc 6 décembre
Cyprès 7 décembre
Lierre 8 décembre
Sabine 9 décembre
Hoyau 10 décembre
Érable sucré 11 décembre
Bruyère 12 décembre
Roseau 13 décembre
Oseille 14 décembre
Grillon 15 décembre
Pignon 16 décembre
Liège 17 décembre
Truffe 18 décembre
Olive 19 décembre
Pelle 20 décembre

Mois d'hiver

Productions nationales et instruments ruraux associés aux mois d’hiver (Nivôse, Pluviôse, Ventôse)12 ,13 :

Nivôse
(21 décembre ~ 19 janvier)

Tourbe 21 décembre
Houille 22 décembre
Bitume 23 décembre
Soufre 24 décembre
Chien 25 décembre
Lave 26 décembre
Terre végétale 27 décembre
Fumier 28 décembre
Salpêtre 29 décembre
Fléau 30 décembre
Granit 31 décembre
Argile 1er janvier
Ardoise 2 janvier
Grès 3 janvier
Lapin 4 janvier
Silex 5 janvier
Marne 6 janvier
Pierre à chaux 7 janvier
Marbre 8 janvier
Van 9 janvier
Pierre à plâtre 10 janvier
Sel 11 janvier
Fer 12 janvier
Cuivre 13 janvier
Chat 14 janvier
Étain 15 janvier
Plomb 16 janvier
Zinc 17 janvier
Mercure 18 janvier
Crible 19 janvier



Pluviôse
(20 janvier ~ 18 février)

Lauréole 20 janvier
Mousse 21 janvier
Fragon 22 janvier
Perce-neige 23 janvier
Taureau 24 janvier
Laurier tin 25 janvier
Amadouvier 26 janvier
Mézéréon 27 janvier
Peuplier 28 janvier
Cognée 29 janvier
Ellébore 30 janvier
Brocoli 31 janvier
Laurier 1er février
Avelinier 2 février
Vache 3 février
Buis 4 février
Lichen 5 février
If 6 février
Pulmonaire 7 février
Serpette 8 février
Thlaspi 9 février
Thimele 10 février
Chiendent 11 février
Trainasse 12 février
Lièvre 13 février
Guède 14 février
Noisetier 15 février
Cyclamen 16 février
Chélidoine 17 février
Traîneau 18 février



Ventôse
(19 février ~ 20 mars)

Tussilage 19 février
Cornouiller 20 février
Violier 21 février
Troène 22 février
Bouc 23 février
Asaret 24 février
Alaterne 25 février
Violette 26 février
Marceau 27 février
Bêche 28 février
Narcisse 1er mars
Orme 2 mars
Fumeterre 3 mars
Vélar 4 mars
Chèvre 5 mars
Épinard 6 mars
Doronic 7 mars
Mouron 8 mars
Cerfeuil 9 mars
Cordeau 10 mars
Mandragore 11 mars
Persil 12 mars
Cochléaria 13 mars
Pâquerette 14 mars
Thon 15 mars
Pissenlit 16 mars
Sylvie 17 mars
Capillaire 18 mars
Frêne 19 mars
Plantoir 20 mars

Mois du printemps

Productions nationales et instruments ruraux associés aux mois du printemps (Germinal, Floréal, Prairial)14 :

Germinal
(21 mars ~ 19 avril)

Primevère 21 mars
Platane 22 mars
Asperge 23 mars
Tulipe 24 mars
Poule 25 mars
Bette 26 mars
Bouleau 27 mars
Jonquille 28 mars
Aulne 29 mars
Greffoir 30 mars
Pervenche 31 mars
Charme 1er avril
Morille 2 avril
Hêtre 3 avril
Abeille 4 avril
Laitue 5 avril
Mélèze 6 avril
Ciguë 7 avril
Radis 8 avril
Ruche 9 avril
Gainier 10 avril
Romaine 11 avril
Marronnier 12 avril
Roquette 13 avril
Pigeon 14 avril
Lilas (commun) 15 avril
Anémone 16 avril
Pensée 17 avril
Myrtile 18 avril
Couvoir 19 avril



Floréal
(20 avril ~ 19 mai)

Rose 20 avril
Chêne 21 avril
Fougère 22 avril
Aubépine 23 avril
Rossignol 24 avril
Ancolie 25 avril
Muguet 26 avril
Champignon 27 avril
Hyacinthe 28 avril
Râteau 29 avril
Rhubarbe 30 avril
Sainfoin 1er mai
Bâton-d'or 2 mai
Chamérisier 3 mai
Ver à soie 4 mai
Consoude 5 mai
Pimprenelle 6 mai
Corbeille d'or 7 mai
Arroche 8 mai
Sarcloir 9 mai
Statice 10 mai
Fritillaire 11 mai
Bourrache 12 mai
Valériane 13 mai
Carpe 14 mai
Fusain 15 mai
Civette 16 mai
Buglosse 17 mai
Sénevé 18 mai
Houlette 19 mai



Prairial
(20 mai ~ 18 juin)

Luzerne 20 mai
Hémérocalle 21 mai
Trèfle 22 mai
Angélique 23 mai
Canard 24 mai
Mélisse 25 mai
Fromental 26 mai
Lis martagon 27 mai
Serpolet 28 mai
Faux 29 mai
Fraise 30 mai
Bétoine 31 mai
Pois 1er juin
Acacia 2 juin
Caille 3 juin
Œillet 4 juin
Sureau 5 juin
Pavot 6 juin
Tilleul 7 juin
Fourche 8 juin
Barbeau 9 juin
Camomille 10 juin
Chèvrefeuille 11 juin
Caille-lait 12 juin
Tanche 13 juin
Jasmin 14 juin
Verveine 15 juin
Thym 16 juin
Pivoine 17 juin
Chariot 18 juin

Mois d'été

Productions nationales et instruments ruraux associés aux mois d’été (Messidor, Thermidor, Fructidor)15 :

Messidor
(19 juin ~ 18 juillet)

Seigle 19 juin
Avoine 20 juin
Oignon 21 juin
Véronique 22 juin
Mulet 23 juin
Romarin 24 juin
Concombre 25 juin
Échalote 26 juin
Absinthe 27 juin
Faucille 28 juin
Coriandre 29 juin
Artichaut 30 juin
Girofle 1er juillet
Lavande 2 juillet
Chamois 3 juillet
Tabac 4 juillet
Groseille 5 juillet
Gesse 6 juillet
Cerise 7 juillet
Parc 8 juillet
Menthe 9 juillet
Cumin 10 juillet
Haricot 11 juillet
Orcanète 12 juillet
Pintade 13 juillet
Sauge 14 juillet
Ail 15 juillet
Vesce 16 juillet
Blé 17 juillet
Chalemie 18 juillet



Thermidor
(19 juillet ~ 17 août)

Épeautre 19 juillet
Bouillon-blanc 20 juillet
Melon 21 juillet
Ivraie 22 juillet
Bélier 23 juillet
Prêle 24 juillet
Armoise 25 juillet
Carthame 26 juillet
Mûre 27 juillet
Arrosoir 28 juillet
Panic 29 juillet
Salicorne 30 juillet
Abricot 31 juillet
Basilic 1er août
Brebis 2 août
Guimauve 3 août
Lin 4 août
Amande 5 août
Gentiane 6 août
Écluse 7 août
Carline 8 août
Câprier 9 août
Lentille 10 août
Aunée 11 août
Loutre 12 août
Myrte 13 août
Colza 14 août
Lupin 15 août
Coton 16 août
Moulin 17 août



Fructidor
(18 août ~ 16 septembre)

Prune 18 août
Millet 19 août
Lycoperdon 20 août
Escourgeon 21 août
Saumon 22 août
Tubéreuse 23 août
Sucrion 24 août
Apocyn 25 août
Réglisse 26 août
Échelle 27 août
Pastèque 28 août
Fenouil 29 août
Épine vinette 30 août
Noix 31 août
Truite 1er septembre
Citron 2 septembre
Cardère 3 septembre
Nerprun 4 septembre
Tagette 5 septembre
Hotte 6 septembre
Églantier 7 septembre
Noisette 8 septembre
Houblon 9 septembre
Sorgho 10 septembre
Écrevisse 11 septembre
Bigarade 12 septembre
Verge d'or 13 septembre
Maïs 14 septembre
Marron 15 septembre
Panier 16 septembre

Sextidi
26
Brumaire
CCXXV
Sextidi, 26 Brumaire an 225
Sextidi, 26 Brumaire an CCXXV
Postérité

Le calendrier fut aboli en l’an XIV. Il y a au moins trois options quant à l'évolution future des années sextiles si le calendrier était resté en vigueur.

Deux options peuvent être compatibles avec le Système Romme :

Les années sextiles auraient continué tous les quatre ans (donc les années 15, 19, 23, 27…) avec des variations pour les siècles et les millénaires ;
L’année sextile de l’an 19 aurait été reportée à l’an 20 , date à partir de laquelle toutes les années sextiles seraient tombées une année divisible par quatre (donc en 20, 24, 28…)16. Des règles similaires au calendrier grégorien pour les siècles et les millénaires auraient été appliquées Note 2 ;

Une option consiste à privilégier l'article III sur l'article X du décret17 de la Convention :

Les années sextiles continueraient à varier afin d’assurer que le 1er vendémiaire tombe chaque année sur l’équinoxe automnal, comme c’était le cas de l’an I à l’an XIVNote 3.

Ces options sont utilisées dans des logiciels permettant l'affichage d'un calendrier républicain sur ordinateur ou smartphone.

Le 22 fructidor an XIII (9 septembre 1805), Napoléon signa le sénatus-consulte qui abrogea le calendrier républicain et instaura le retour au calendrier grégorien à partir du 1er janvier 1806.

Le calendrier républicain fut cependant réutilisé pendant 15 jours et uniquement dans le Journal officiel lors de la Commune de Paris en 1871 (an LXXIX). D'autre part, le philosophe grec Theóphilos Kaíris s'en inspira pour son calendrier théosébiste dans les années 1830.

Même après le rétablissement définitif du calendrier grégorien, certains militants ou écrits d'extrême-gauche ont continué d'utiliser le calendrier révolutionnaire, au moins en double.

Un autre legs du calendrier révolutionnaire est un certain nombre de prénoms tirés du calendrier et passés dans l’usage courant (voir catégorie:prénom révolutionnaire), et l’usage du deuxième prénom qui se répand dans toutes les couches sociales18.
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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:02

Le calendrier copte aussi appelé « calendrier des martyrs » était le calendrier utilisé par le peuple copte dans l'Antiquité. Il dérive du calendrier de l'Égypte antique mais ne se base plus sur les cycles lunaires et ajoute des aménagements pour les années bissextiles.

Sommaire

1 Fonctionnement
1.1 Mois
1.2 Années bissextiles
1.3 Semaine
1.4 Le calendrier copte aujourd'hui
2 Notes et références
3 Voir aussi
3.1 Bibliographie
3.2 Liens externes

Fonctionnement

Le calendrier copte fixe pour origine la date d'accès au pouvoir de l'empereur romain Dioclétien, responsable de la dernière des persécutions contre les chrétiens sous la Tétrarchie. Cela correspond au 11 septembre 284 du calendrier julien, année qui marque le début de l'« ère des martyrs » (asr al-shuhadä) ou « ère de Dioclétien »1.
Mois

L'année est composée de douze mois de trente jours et d'un mois de cinq jours (ou six pour les années bissextiles). L'orthographe des mois est celle des noms égyptiens du Ier millénaire av. J.-C. Elle peut être interprétée en alphabet latin de différentes manières. En voici, après celle utilisée dans Wikipédia, une avec entre parenthèses la correspondance avec le calendrier grégorien2 :

Thout, Tout (11 ou 12 septembre/10 ou 11 octobre)
Phaophi, Bâbâ (11 ou 12 octobre/9 ou 10 novembre)
Athyr, Hâtour (10 ou 11 novembre/9 ou 10 décembre)
Choeac, Kyahk (10 ou 11 décembre/8 ou 9 janvier)
Tybi, Toubah (9 ou 10 janvier/7 ou 8 février)
Méchir, Amshîr (8 ou 9 février/9 mars)
Phaminoth, Barmahât (10 mars/8 avril)
Pharmouti, Barmoudah (9 avril/8 mai)
Pachon, Bashans (9 mai/7 juin)
Payni, Ba'ounah (8 juin/7 juillet)
Epiphi, Abîb (8 juillet/6 août)
Mésori, Misra (7 août/5 septembre)
Al-Nasi (du 6 septembre au 10 ou 11 septembre)

Années bissextiles

Les années bissextiles sont décalées d'un an avec celles du calendrier grégorien. Par exemple, l'année 2000 est bissextile dans le calendrier grégorien, alors que l'année précédente (1999) l'est dans le calendrier copte.
Semaine

La semaine copte compte sept jours et commence par le dimanche :

Tkyriaka : dimanche ("celle du Seigneur")
Pesnau : lundi ("le deux")
Pshoment : mardi ("le trois")
Peftoou : mercredi ("le quatre")
Ptiou : jeudi ("le cinq")
Psoou : vendredi ("le six")
Psabbaton : samedi ("le chabbat")

On remarque que les noms du lundi au vendredi sont calqués sur l'hébreu.
Le calendrier copte aujourd'hui

Le calendrier copte aujourd'hui est principalement le calendrier liturgique de l'Église copte orthodoxe et ne sert plus qu'à déterminer les fêtes religieuses et temps liturgiques ainsi que de référence au Synaxaire Copte.
Notes et références

↑ Émile Biémont, Rythmes du temps. Astronomie et calendriers, De Boeck Supérieur, 2000, p. 184
↑ « Convertisseur de calendrier copte » [archive] (consulté le 12 juillet 2013)

Voir aussi
Bibliographie

Wolfgang Kosack:Der koptische Heiligenkalender. Deutsch - Koptisch - Arabisch nach den besten Quellen neu bearbeitet und vollständig herausgegeben mit Index Sanctorum koptischer Heiliger, Index der Namen auf Koptisch, Koptische Patriarchenliste, Geografische Liste. Christoph Brunner, Berlin 2012, ISBN 978-3-9524018-4-2.

Liens externes

Convertisseur de date entre les calendriers grégorien et copte
"Almanach saisonnier basé sur le calendrier copte" est un manuscrit arabe de 1678.

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v · m
Calendrier
Type calendrier lunaire • calendrier solaire • calendrier luni-solaire
Principaux bouddhiste • chinois • grégorien • hindou • hébraïque • calendrier byzantin • calendrier de la Rus' • national indien • julien (révisé) • musulman • persan • thaï
Locaux ou désuets arménien • attique • aztèques (Xiuhpohualli, Tonalpohualli) • babylonien • badi • balinais (pawukon, saka) • bengali • berbère • CNCA • de Coligny • copte • coréen (Tangun) • darien • égyptien antique • éthiopien • étrusque • grec • grégorien proleptique • holocène • japonais • julien proleptique • liturgique romain • macédonien • maçonnique • malayalam • mayas (haab, tzolk’in, compte court, compte long) • mésopotamien • moundang • nord-coréen (Juche) • pataphysique • révolutionnaire français • romain • rumi • shilluk • solaire de 364 jours • soviétique • suédois • tamoul • tibétain • zoroastrien
Proposés universel • fixe
Outils calendrier perpétuel • calendrier logiciel
Fictifs de la Terre du Milieu • stellaire • de Faucongris
Notions de temps et d'hémérologie année • année de confusion • année zéro • calendes • décennie • équinoxe • ère • heure • histoire de la mesure du temps • ides • jour • jours de l’année • jubilé • lustre • millénaire • minute • mois • nones • numérotation ISO des semaines • prytanie • quinquennat • saison • seconde • semaine • semestre • siècle • solstice • temps • trimestre • Ab Urbe condita (AUC ou AVC)
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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:03

Le calendrier hébraïque est un calendrier luni-solaire composé d’années solaires, de mois lunaires, et de semaines de sept jours commençant le dimanche et se terminant le samedi, jour du chabbat. Comme point de départ, il se réfère à la Genèse (« Beréshit » : « commencement »), le premier livre de la Bible, dont il fait correspondre le début à l’an -3761 du calendrier grégorien (proleptique). Ainsi, le 3 octobre 2016 correspondait, selon le calendrier hébraïque, au Nouvel An de 5777.

Chaque nouveau mois commence avec la nouvelle lune. Le calendrier s’aligne sur une année solaire et sur des lunaisons de 29 jours 12 heures 44 minutes et 3 secondes + ⅓ de seconde et alterne des mois de vingt-neuf et de trente jours. Une année lunaire de douze mois fait 354,36 jours. Comme une année solaire fait 365,24 jours, près de onze jours se perdent chaque annéen 1. Pour rattraper ces jours perdus, les années comportent successivement douze ou treize mois lunaires, selon un cycle métonique.

Sommaire

1 Histoire
2 Principes
2.1 Les différentes unités de temps
2.2 Le cycle métonique
2.3 Nom des mois
2.4 Début(s) de l’année
2.5 Décompte des années
2.6 Complexité du calcul et simplicité d'utilisation
3 Calcul pratique du calendrier
3.1 Principes de calcul
3.1.1 Les étapes du calcul
3.1.2 Unités et constantes
3.1.3 Méthodes de calcul
3.1.3.1 Calcul de proche en proche
3.1.3.2 Calcul direct
3.1.4 Comment faire les calculs en semaines, jours, heures et halaqim
3.1.5 Récapitulation des valeurs utilisées
3.2 Détermination du type d'année
3.2.1 Détermination du nombre de mois
3.2.2 Détermination de l'instant de la nouvelle lune (Molad).
3.2.3 Fixation de Rosh Hashana
3.2.4 Nombre de jours de l'année
3.2.5 Durée des mois
3.2.6 Les 15 années légales et les 14 types d'années possibles
3.3 Contenu de l'année
3.3.1 Les jours de fête
3.3.2 Les néoménies
3.3.3 Les molads
3.3.4 Répartition des sections de la Thora
3.4 Les évènements liés à l'année solaire
3.4.1 Equinoxes et solstices
3.4.2 Événements liturgiques liés au calendrier solaire
4 Exemple de calcul
4.1 Nombre de mois
4.2 Calcul de proche en proche du molad
4.3 Calcul direct du molad
4.4 Calcul de Rosh Hashana
4.5 Les mois, les molads, les néoménies
4.6 Calcul de proche en proche des Teqoufot
4.7 Calcul direct des Teqoufot (1re méthode)
4.8 Calcul direct des Teqoufot (seconde méthode)
5 Justification des calculs
5.1 Période de la lune
5.2 Calcul du moment du Molad
5.3 Instant du premier Molad
5.4 Justification des Dekhyoth
5.4.1 Dekhya 1
5.4.2 Dekhya 2 ou molad zaqen
5.4.3 Dekhya 3
5.4.4 Dekhya 4
5.5 La répartition des parashas
5.5.1 Le problème
5.5.2 Les règles de jumelage
5.5.3 Le début d'année
5.5.4 Le cycle principal
5.6 Les années solaires selon la tradition
6 Les différents cycles
6.1 Le petit cycle lunaire (Mahzor Qatan)
6.2 Le grand cycle solaire (Mahzor Gadol)
6.3 Le cycle de la Shemitta
6.4 Grand cycle périodique de 689472 ans
6.5 Les 61 cycles lunaires possibles
7 Calculs complémentaires
7.1 Précision du mois lunaire
7.2 Durée moyenne des différentes années
7.3 Variations au sein d'un cycle métonique
7.4 Détermination directe du type d'année
7.5 Moyens mnémotechniques pour les fêtes
7.6 Décalages entre molad, néoménie et premier du mois
7.6.1 Décalage cumulé en cours d'année
7.6.2 Décalage extrêmes en Tishri en fonction du type d'année
7.6.3 Décalage extrêmes en cours d'année en fonction du type
7.6.4 Exemples
7.6.5 Nouvelle justification du Molad Zaqen
8 Statistiques
8.1 Remarque générale sur les statistiques
8.2 Statistiques pour le jour de Rosh Hashana
8.3 Statistiques pour les Dekhyoth
8.4 Statistiques pour les types d'années
9 Exemples de calendriers
9.1 Calendrier pour la première moitié du XXIe siècle avec fêtes principales
9.2 Calendrier résumé des XXe et XXIe siècles
9.3 Calendrier sur 2000 ans construit sur les 61 séries
10 Correspondance du calendrier juif avec d'autres calendriers
10.1 Calendrier musulman
10.2 Date hébraïque vers date grégorienne
10.3 Date grégorienne vers date hébraïque
11 Notes et références
11.1 Notes
11.2 Références
12 Voir aussi
12.1 Bibliographie
12.2 Articles connexes
12.3 Liens externes

Histoire

Aujourd'hui

vendredi

le 18 novembre
2016 EC

le 17 hechvan
AM 5777 refraîchir

Une lettre d'un Gamaliel — soit Gamaliel l'Ancien, soit Gamaliel de Yavné — atteste qu'au moins jusqu'au Ier ou IIe siècle le cycle métonique n'était pas en vigueur et que le moment de l'ajout d'un mois supplémentaire afin de faire coïncider au mieux l'année calendaire avec l'année sidérale (embolisme), appartenait au sanhédrin1.[réf. insuffisante] Selon la tradition, Yohanan ben Zakkaï a reçu la permission de l'empereur Vespasien d'établir une académie dans la ville de Yabneh (Jamnia)2, après être sorti de Jérusalem, au cours du siège de la villen 2. « Par ce coup de force consistant à réunir une assemblée des sages pharisiens les plus célèbres de son temps et à en prendre la présidence, Rabban Yohanan ben Zakkaï (mort ca. 80-853) parvient, aux yeux des membres du mouvement rabbinique, à se substituer à l'ancienne autorité du grand prêtre, à celle du sacerdoce et à celle du sanhedrin4. » Il avait auparavant demandé une autorisation aux autorités romaines3 qui ont dû « apprécier cette reprise en main, même limitée, d'une partie des Judéens par le mouvement rabbinique4. »

Yohanan ben Zakkaï prend neuf décrets, des takkanot (« améliorations »), « qui sont présentés comme indispensables pour le culte, car ils concernent les dates des jours fastes, des jours jeûnés, des jours de fête et les débuts de mois5. » Cette tâche revenait auparavant au grand prêtre et au sanhédrin, mais la destruction du Temple de Jérusalem — et probablement l'interdiction des Romains — ont laissé vacantes ces institutions5. Cette récupération du calendrier liturgique aux dépens du sacerdoce a probablement rencontré l'opposition des prêtres, des scribes et des notables en général6,5. Toutefois, grâce à l'autorité incontestable dont Yohanan jouit dans le mouvement pharisien et parce qu'il s'agit des mesures essentielles qu'il fallait prendre à ce moment-là pour la poursuite du culte hors de Jérusalem, ces mesures ont probablement trouvé une certaine légitimité5. « D'autant que le calendrier liturgique est toujours une des clefs de la légitimité en matière religieuse, même si l'autorité de ces mesures n'a probablement pas dépassé les frontières du mouvement rabbinique5. »

Jusqu’au IVe siècle, ce sont les autorités rabbiniques attachées à la cour du patriarche établi en terre d’Israël qui fixent les dates du calendrier juif sur la base d'observations météorologiques, agricoles et astronomiques7. Selon une tradition rapportée par Haï Gaon au XIe siècle8 le patriarche Hillel II est crédité d’avoir établi en 359 les règles de calcul du calendrier juif. Par ce geste, il abandonne un des derniers symboles de la puissance du Sanhédrin, qui jusqu’à lui déterminait seul le calendrier et donc la date des fêtes mais il permet ainsi au judaïsme de se perpétuer indépendamment de l’avenir de cette institution9. Les règles qu’il rend publiques sont encore celles observées aujourd’hui. C'est probablement à ce moment qu'est adopté le cycle métonique.
Principes
Les différentes unités de temps

Le calendrier hébraïque est basé sur plusieurs unités de temps.

Le jour est donnée par la trajectoire apparente du soleil autour de la terre. L'importance du jour dérive des versets de la Genèse du type Genèse 1-5: "Il fut soir, il fut matin, un jour"10. De ce fait, dans le calendrier hébraïque, les journées commencent au coucher du soleil.

Le mois est donné par le cycle de la lune. Le terme hébraïque le plus courant pour désigner le mois (חודש , hodesh) est de la même racine que le mot nouveau (חדש, hadash), faisant référence à la nouvelle lune. Parfois le mot lune (ירח, yaréah) lui-même est utilisé. En de nombreux endroits, le pentateuque souligne l'importance des mois et des néoménies, débuts de mois. La tradition rabbinique explique que les débuts de mois coïncident avec la nouvelle lune, dont l'observation a été enseignée par Dieu à Moïse.

L'année solaire tire son importance de Deutéronome 16-1 qui précise que la Pâque doit être fêtée au mois de "Aviv", que l'on traduit aujourd'hui par printemps, mais qui marque plus précisément un événement agricole, la germination de l'orge. De fait, il convient que cette fête soit fêtée après l'équinoxe de printemps.

Enfin, la semaine de sept jours ne provient pas d'un événement naturel observable, mais de l'institution du Shabbat, liée à la création du monde en 6 jours et au repos de Dieu le septième jour.

Ainsi, il est essentiel que les débuts de mois correspondent à la nouvelle lune. En revanche, il n'est pas indispensable que l'année soit exactement une année solaire. Il suffit que le décalage soit tel que la fête de Pâque n'arrive pas trop tôt.

Et de fait, il est impossible de faire que le mois soit parfaitement lunaire et l'année parfaitement solaire, car l'année solaire n'est pas un multiple de mois lunaire.
Le cycle métonique

La durée de 19 années solaires est très proche de celle de 235 mois lunaires. Or, 19 années de 12 mois font 228 mois. Il suffit donc d'ajouter un mois supplémentaires dans 7 années sur 19 pour que les années restent en moyenne proche des années solaires.

Dès le milieu du VIIIe siècle av. J.-C., les astronomes babyloniens remarquèrent cette coïncidence. L'ajout de mois supplémentaires dans l'année était irrégulier au départ, mais il s'agissait toujours des mois de Adarru (équivalent de l'hébreu Adar) ou Ellulu (équivalent de Ellul). À partir du IVe siècle, l'ajout devint plus régulier. Les années 3, 6, 8, 11, 14, 17 et 19 avaient un mois supplémentaire, toujours Adarru, sauf la 17e année11.

Ce cycle porte le nom de cycle métonique, du nom du philosophe Méton d’Athènes qui décrit ce système en 433 av. J.-C., probablement sur la base des connaissances babyloniennes.

Le calendrier hébraïque est basée sur le même principe, avec le même choix de 7 années à 13 mois. L’année est dite « commune » quand elle compte douze mois, et « embolismique » quand elle en compte treize. En hébreu, l'année commune est appelée Pshouta (פשוטה), c'est-à-dire simple, tandis que l'année embolismique est dite Me'ouberete (מעוברת), littéralement "enceinte". À la différence du calendrier babylonien, c'est toujours le même mois qui est ajouté.

Au cours d’un cycle métonique, sept années sont embolismiques, les douze autres étant communes. Le mois supplémentaire des années embolismiques compte toujours trente jours : le mois d’adar se dédouble pour donner adar I (adar-richone en hébreu), le mois intercalaire proprement dit et adar II (adar-chéni en hébreu).

La distribution des années de treize mois « embolismiques » au sein du cycle métonique de 19 ans est connue sous le nom de Gou’hadzat גוחאדז"ט (la valeur numérique des lettres formant ce mot représente les chiffres 3, 6, 8, 1, 4, 7, 9), soit une année de treize mois la 3e, 6e, 8e, 11e, 14e, 17e et 19e du cycle solaire de 19 ans.
Nom des mois
Mosaïque représentant le cycle des douze mois du zodiaque hébraïque, période byzantine, inscriptions hébraïques.

Les mois qui sont décrits dans la Bible dans les récits d'avant la destruction du premier temple n'ont ni les mêmes noms, ni le même ordre que dans le calendrier hébraïque actuel.

Seuls 4 mois sont désignés parfois par leur nom dans la Bible, alors qu'en général, ils sont désignés par leur numéro.

Le premier mois utilisé actuellement par les juifs est le 7e dans la Bible, et réciproquement.

Les noms actuels des mois viennent de déformations de noms assyro-babyloniens assimilés par le peuple hébreu pendant l’exil à Babylone au IVe siècle av. J.-C. On en trouve dans certains livres dont l'action se situe après l'exil de Babylone (Ezra, Nehémie, Esther).
no Noms
Actuel Bible français Hébreu Babylonien Bible
1 7 tichri תשרי arah tisritum (mois du commencement) Ethanim
2 8 hèchvan חשון arah samna (mois des fondations) Boul
3 9 kislev כסלו arah kislimu
4 10 téveth טבת arah tebetum ( mois d'arrivée des eaux)
5 11 chevat שבט arah sabatu
6a / — 12a / — adar In 3 (mois sup.) אדר א arah adar
6b / 6 12b / 12 adar IIn 3 / adarn 4 אדר ב / אדר arah ve adar
7 1 nissan ניסן arah nisanu (mois du sanctuaire) Aviv
8 2 iyar איר arah aru (mois du taureau) Ziv
9 3 sivan סיון arah simanu
10 4 tamouz תמוז arah dumuzu (Tammuz)
11 5 av אב arah abu
12 6 éloul אלול arah ullulu
Début(s) de l’année

L’année juive compte traditionnellement quatre débuts d’année12:

L’année solaire commence le premier du mois de tichri. Selon certains avis, il s’agit de la création du Monde. Les Juifs fêtent Roch Hachana, le Nouvel An juif à cette occasion. C’est le début de l’année civile juive et des yamim noraïm (en hébreu ימים נוראים, « jours redoutables », également connue comme les dix jours de pénitence) — les dix jours qui séparent Roch Hachana du Yom Kippour — pendant lesquels Dieu évalue les actions et le repentir des Juifs de l’année écoulée pour les inscrire (ou non) dans le Livre de la Vie de la nouvelle année.

L’année lunaire commence le premier du mois de nissan (mois) et ce depuis la sortie d’Égypte, comme il est dit : « Ce mois sera pour vous le commencement de tous les mois ». Cette date est également définie comme étant le nouvel an pour les rois. Le mois de nissan est appelé le premier mois dans la Torah.

L’année fiscale commence le premier du mois de éloul. Cette date est utilisée pour calculer les impôts décrits dans la Torah.

L’année agricole commence le 15 du mois de chevat, jour traditionnellement appelé « Nouvel An des arbres » (Tou Bichevat). Les lois concernant l’agriculture rythment cette année.

Décompte des années

Dans le monde entier, y compris en Israël, les communautés juives utilisent le calendrier grégorien comme calendrier civil. Le calendrier hébreu sert à calculer les dates des fêtes religieuses, et fait débuter l’an un à la date supposée de la création du Monde (Anno Mundi, abrégé souvent A.M.). Cette date a été calculée en utilisant toutes les dates citées dans la Torah à propos des différentes personnes et des générations pour remonter jusqu’à Adam. Le premier jour du calendrier ainsi calculé correspond au lundi 7 octobre -3761 du calendrier julien proleptique (-3761 signifiant 3761 avant J.-C., convention selon laquelle l'année -1 précède immédiatement l'année 1 A.D.) Le premier jour de la création du Monde est réputé être le dimanche 6 octobre -3761, le premier jour de la première année du calendrier a commencé le soir de ce premier jour pour finir le soir du lundi 7 octobre -3761. Ce calcul est tardif puisqu’il a été réalisé par le patriarche Hillel II en l’an 358 du calendrier julien.
Complexité du calcul et simplicité d'utilisation

Au Moyen Âge, le calcul du calendrier était considéré comme un secret réservé à une élite. Que ce soit à l'époque du calendrier résultant de l'observation, où à celle du calendrier calculé où nous sommes, la fixation du calendrier relevait d'un savoir que peu d'individus avaient. C'est ce qu'on appelait le "sod ha'ibour", le secret de l'embolisme, littéralement l'art de décider quand mettre en place un treizième mois.

Il était important toutefois que les populations juives puissent utiliser le calendrier pour leur besoin religieux sans ce savoir particulier. C'est pourquoi le calendrier produit un nombre limité de type d'années, 14, résumées dans un trigramme en hébreu. Quiconque sait lire l'hébreu, et connait quelques règles simples, peut en déduire les dates des fêtes religieuses. Cela suffisait pour l'ensemble des populations.

Dans le détail des calculs expliqué ci-dessous , on verra que des règles de calculs parfois complexes, contribuent à la limitation du nombre de type d'année, et à empêcher l'apparition de configurations d'années rarissimes dont les règles seraient délicates à mettre en pratique. De nos jours où les calendriers peuvent être imprimés et diffusés massivement, ces règles peuvent paraître inutiles. Elles ont contribué à faciliter la pratique religieuse dans de très larges populations dispersées.
Calcul pratique du calendrier

Ce chapitre fournit suffisamment d'informations pour calculer le calendrier mais ne donne pas toutes les explications et justifications. Celles-ci sont fournies dans d'autres sections.
Principes de calcul
Les étapes du calcul

Le calcul du calendrier consiste dans un premier temps à calculer la structure générale d'une année. Pour ce faire, on détermine le nombre de mois de l'année et l'heure de la nouvelle lune (en hébreu מולד ou Molad) en début d'année, puis on applique des règles pour en déduire le jour du nouvel an, Rosh Hashanna. On fait la même chose pour l'année qui suit, et l'on en déduit le nombre de jours de l'année.

Le jour de la semaine de Rosh Hashana et le nombre de jours de l'année permettent de déduire un type d'année parmi 14 possibles.

Dans un deuxième temps, on peut alors remplir tous les éléments de l'année : les fêtes, les néoménies, les lectures hebdomadaires de la Thora, et d'autres événements liturgiques. La grande majorité des éléments utiles à la vie religieuse dépendent directement du type d'année.

Quelques autres éléments ne se déduisent pas directement de ce type d'année, mais dépendent de l'année solaire.
Unités et constantes

L'unité pour le calcul du calendrier est le heleq (pluriel halaqim). Il y en a 18 par minute, soit 1080 par heure. Il dure donc 3 secondes et 1/3.

La tradition explique que les instants calculés dans le calcul du molad sont dans un calendrier où les jours commencent à 18 heures un soir, et se terminent à 18 heures le jour suivant, et que les heures sont données en heures de Jérusalem. Ce systèmes d'heures, dit "heures fixes", ne sert quasiment que pour calculer les jours du calendrier.

Lorsqu'il s'agit de déterminer l'horaire précis de la vie liturgique quotidienne, un autre système d'heures existe. Ce dernier, dépend de la durée de chaque jour, en fonction du lever et du coucher du soleil. Il ne sera pas utilisé dans cet article.

Quelques points de repère sont indispensables pour effectuer les calculs. Voici la liste des valeurs utilisées. Ci-dessous d'autres sections discuteront de la pertinence et de l'impact de ces valeurs.

La durée d'un mois lunaire est fixée par la tradition à 29 jours 12 heures, et 793 halaqim.
La durée de l'année solaire (temps entre deux équinoxe de printemps) est fixée à 365 jours et 6 heures.
Le quart de cette valeur est utilisée pour l'écart entre les teqoufot (équinoxes et solstices), 91 jours, 7 heures et 540 halaqim.
Pour les besoins des calculs, on considère que le molad au début de la première année a eu lieu le lundi à 5 heures et 204 halaqim.
Le premier équinoxe de printemps a eu lieu 24 semaines plus tard, le mercredi à 0 heures.

Méthodes de calcul

Il y a plusieurs méthodes pour calculer le calendrier. Les méthodes décrites dans ce chapitre permettent de suivre le déroulement des exemples ci-dessous, et d'expliquer les règles du calendrier. Mais elles ne sont en rien imposées par la tradition. Elles relèvent de choix pratiques du rédacteur de l'article.

Deux approches du calcul sont ici proposées. La première est à recommander pour le débutant qui veut comprendre les mécanismes du calendrier, ou pour une personne qui souhaite effectuer le calcul de la prochaine année à la main. La deuxième est utile quand on veut mettre en place un calcul systématique, notamment informatique.
Calcul de proche en proche

Le calcul de proche en proche revient à considérer que l'on connait les caractéristiques d'une année et que l'on calcule petit à petit les caractéristiques de l'année suivante.

Ce type de calcul est proche du calcul traditionnel qui pouvait être effectué à la main avant l'apparition d'outils de calcul automatique.

Généralement, on représente des instants en jour/heure/halaqim, voire en semaine/jour/heure/halaqim. Il faut alors apprendre à faire des additions ou multiplications entre instants, en tenant compte des retenues. Les exemples ci-dessous illustreront ces techniques.

Généralement, le lien entre les dates du calendrier hébraïque et d'autres calendriers, notamment grégorien, se font de proche en proche également, en comparant le nombre de jours d'une année sur l'autre.

Il est généralement utile de repérer des événements au sein d'une semaine. On peut les représenter comme un nombre de halaqim entre 0 et la durée d'une semaine 7 ∗ 24 ∗ 1080 = 181440 {\displaystyle 7*24*1080=181440} {\displaystyle 7*24*1080=181440}.

Dans cet article, on prend comme point de départ de la semaine le samedi à 0 heures.
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Explication sur le choix du point de départ

Par exemple, le premier molad qui a eu lieu un lundi à 5 heures et 204 halaqim peut être considéré comme étant à 57444 = 204 + 1080 ∗ ( 5 + 24 ∗ 2 ) {\displaystyle 57444=204+1080*(5+24*2)} {\displaystyle 57444=204+1080*(5+24*2)}halaqim.
Calcul direct

Quand on veut calculer une année indépendamment de l'année précédente, ou faire un calendrier automatique, avec des outils informatiques, il est utile de représenter des instants absolus.

Il vaut mieux alors ne manipuler que des nombres de halaqim, que l'on peut additionner et multiplier comme des nombres habituels, et les convertir en jour/heure/halaqim au moment de l'affichage.

Par exemple, le mois lunaire de 29 jours 12 heures, et 793 halaqim peut être manipulé comme un mois de 765433 halaqim=793+1080*(12+24*29).

Quand on fera des calculs directs, on n'aura pas de point de repères dans un autre calendrier ou dans une année précédente. On utilisera pour point de départ des calculs, le samedi d'avant le premier molad à partir de 0 heures. Ici également, il s'agit d'une convention pratique utilisée dans cet article, mais que la tradition n'impose pas.

On obtiendra des données directement en nombre de halaqim (de l'ordre de plusieurs dizaines de milliards) ou en nombre de semaines, jours, heures et halaqim. Le nombre de semaines se comptant alors en centaine de milliers. Ce type de calculs n'est pas pratique à la main. Avant l'invention des machines à calculer et ordinateur, ils ne devaient être utilisés que pour la mise en place du calendrier. Mais la méthode itérative servait pour les besoins courants.

Par exemple, le premier équinoxe de printemps qui a eu lieu 24 semaines après le premier molad, un mercredi (4e jour) à 0 heure sera représenté par 1080 ∗ 24 ∗ ( 4 + 7 ∗ 24 ) = 4458240 {\displaystyle 1080*24*(4+7*24)=4458240} {\displaystyle 1080*24*(4+7*24)=4458240}.
Comment faire les calculs en semaines, jours, heures et halaqim

A titre d'exemple, voici comment on fait des calculs avec des durées ou des instants exprimés en semaines, jours, heures et halaqim. Le but est d'illustrer un exemple d'addition et un exemple de multiplication. On va calculer la durée d'une année de 12 mois en multipliant par 12 la durée d'un mois. Puis, on va calculer la durée d'une année de 13 mois en ajoutant un mois à la valeur précédente.

L'idée est de faire le calcul valeur par valeur, puis de regrouper les quantités trop grandes dans les unités supérieures. Quand on a 1 080 halaqim, on les remplace par une heure, quand on a 24 heures, on les remplace par 1 jour, et quand on a 7 jours, on les remplace par une semaine. C'est le système des retenues de nos additions et multiplications usuelles, mais la limite pour déclencher une retenue n'est pas 10.
Semaine Jour Heure Halaqim Commentaires
4 1 12 793 1 mois lunaire
48 12 144 9516 On multiplie chaque quantité par 12
144+8*=152 876 9516hal=8*1080+876= 8 heures et 876
12+6=18 8 152hr=6*24+8=6 jours et 8 heures
48+2=50 4 18 jours=2*14+4=2 semaines et 4 heures
50 4 8 876 Valeur de 12 mois
4 1 12 793 Ajout d'un mois
54 5 20 1669 Résultat brut. 1669hal=1080+569=1 hr+569 hal
54 5 21 589 Valeur de 13 mois

Cette méthode est proche de la méthode manuelle traditionnelle.

Avec une calculatrice ou un ordinateur, on utilise directement les valeurs 12 ∗ 765433 = 9185196 {\displaystyle 12*765433=9185196} {\displaystyle 12*765433=9185196}, et 13 ∗ 765433 = 9950629 {\displaystyle 13*765433=9950629} {\displaystyle 13*765433=9950629}.

On vérifie que ces résultats sont identiques :

12 mois font 876 halaquim, 8 heures, 4 jours et 50 semaines qui correspondent à 876 + 1080 ∗ ( 8 + 24 ∗ ( 4 + 7 ∗ 50 ) ) = 9185196 {\displaystyle 876+1080*(8+24*(4+7*50))=9185196} {\displaystyle 876+1080*(8+24*(4+7*50))=9185196} halaqim.
13 mois font 589 halqim, 21 heures, 5 heures et 54 semaines qui correspondent à 589 + 1080 ∗ ( 21 + 24 ∗ ( 5 + 7 ∗ 54 ) ) = 9950629 {\displaystyle 589+1080*(21+24*(5+7*54))=9950629} {\displaystyle 589+1080*(21+24*(5+7*54))=9950629} halaqim.

Suivant le contexte, il peut être utile de regrouper les jours et les semaines (4sem+1jour=29 jours) avant de faire les opérations.

De manière générale, il peut être utile de faire preuve d'astuce pour accélerer les calculs. Par exemple, dans le calcul de 12 mois, on peut constater que 1 jour et 12 heures font 3 2 {\displaystyle {\frac {3}{2}}} {\displaystyle {\frac {3}{2}}}jours. En multipliant par 12, on obtient directement 18 jours, soit 2 semaines et 2 jours.
Récapitulation des valeurs utilisées

Compte tenu des conventions utilisées, voici les valeurs à retenir pour les calculs.

Le nombre de Halaqim seules est obtenu par la formule suivante : ( ( S e m a i n e s ∗ 7 + j o u r s ) ∗ 24 + h e u r e s ) ∗ 1080 + h a l a q i m {\displaystyle ((Semaines*7+jours)*24+heures)*1080+halaqim} {\displaystyle ((Semaines*7+jours)*24+heures)*1080+halaqim}
Intitulé Semaines Jours Heures Halaqim Halaqim seules Commentaires
Mois lunaire 4 1 12 793 765433 Fixé par la tradition
Année solaire 365 6 0 9467280 Fixé par la tradition
Premier molad Lundi (2) 5 204 57444 Fixé par la tradition
1er équinoxe de printemps 24 Mercredi(4) 0 0 4458240 Fixé par la tradition
1er décalage equinoxe/molad 1 0 9 642 191802 Justifié plus bas
Année de 12 mois lunaires 50 4 8 876 9185196 Calculé
Année de 13 mois lunaires 54 5 21 589 9950629 Calculé
Écart équinoxes/solstices 13 0 7 540 2366820 Quart d'année solaire
Détermination du type d'année
Détermination du nombre de mois

Le nombre de mois d'une année se détermine selon le cycle de Méton. On cherche le rang de l'année dans un cycle de 19 ans. Si le résultat est 3, 6, 8, 11, 14, 17 ou 19, l'année a 13 mois, sinon elle en a 12.

Si l'on calcule le calendrier de proche en proche, il suffit de noter pour chaque année calculée, à quelle position du cycle de 19 ans elle se situe. On l'incrémente d'année en année, mais après 19, on revient à 1.

Si on calcule directement une année, il suffit de calculer le numéro de l'année modulo 19. Par exemple, l'année 5776 est la 19e après le cycle 303 car 5776 = 303 ∗ 19 + 19 {\displaystyle 5776=303*19+19} {\displaystyle 5776=303*19+19}.

Pour déterminer complètement une année, on doit connaître également le nombre de mois de l'année précédente et le nombre de mois de l'année suivante.
Numéro de l'année dans un cycle de 19 ans
Nombre de mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19
Année précédente 13 12 12 13 12 12 13 12 13 12 12 13 12 12 13 12 12 13 12
Année en cours 12 12 13 12 12 13 12 13 12 12 13 12 12 13 12 12 13 12 13
Année suivante 12 13 12 12 13 12 13 12 12 13 12 12 13 12 12 13 12 13 12
Détermination de l'instant de la nouvelle lune (Molad).

L'instant de la nouvelle lune, en début d'année va permettre de calculer la date du nouvel an.

Si on fait le calcul de proche en proche, on part d'un molad connu. On lui ajoute la durée du nombre de mois de l'année qui suit ce molad.

Si le molad commence une année de 12 mois, on ajoute soit 12 ∗ 765433 = 9185196 {\displaystyle 12*765433=9185196} {\displaystyle 12*765433=9185196} halaqim, soit 354 jours, 8 jours et 876 halaqim.

Si le molad commence une année de 13 mois, on ajoute 13 ∗ 765433 = 9950629 {\displaystyle 13*765433=9950629} {\displaystyle 13*765433=9950629} halaqim, soit 383 jours, 21 jours et 589 halaqim.

Si l'on fait un calcul direct, on peut compter le nombre de mois depuis la création par la formule ⌊ 235 ∗ A n n e e − 234 19 ⌋ {\displaystyle \lfloor {\frac {235*Annee-234}{19}}\rfloor } {\displaystyle \lfloor {\frac {235*Annee-234}{19}}\rfloor } où l'expression ⌊ X ⌋ {\displaystyle \lfloor X\rfloor } {\displaystyle \lfloor X\rfloor } désigne la partie entière de Xn 5.

On multiplie le nombre de mois par la durée du mois donnée ci-dessus (765433), et l'on ajoute l'instant du premier molad (57444). Cela donne l'instant du molad de début de l'année.

En prenant le reste de ce résultat modulo la durée d'une semaine (181440), on trouve l'instant de la nouvelle lune dans la semaine. À ce stade, on ne connaît pas la date civile correspondante.
Fixation de Rosh Hashana

A priori, le nouvel an juif, Rosh Hashana, devrait tomber le jour du Molad, mais la tradition a retenu 4 raisons de le repousser aux jours suivants. Ces raisons sont appelées Dekhya (pluriel Dekhyoth).
Représentation graphique de Dekhyot

Dekhya 1 : Rosh Hashana ne peut tomber le dimanche, le mercredi ou le vendredi. Si la nouvelle lune est un de ces jours, on repousse Rosh Hashana au jour suivant.

Cette règle est appelée לא אד"ו ראש, c'est-à-dire "La tête (de l'année) n'est pas 1, 4, 6"

Dekhya 2 : Si le Molad est après 18 heures, on considère qu'elle ne peut être observée, et on repousse au jour permis suivant. Par exemple, si la nouvelle lune est mardi à 19 heures, on repousse à jeudi, car mercredi n'est pas un jour permis pour Rosh Hashana.

Cette règle est appelée מולד זקן, c'est-à-dire "Le vieux molad".

Dekhya 3 : Si on est au début d'une année à 12 mois, et la nouvelle lune tombe le mardi, à partir de 9 heures et 204 halaqim, on repousse Rosh Hashana à jeudi.

Cette règle est appelée ג"ט ר"ד פשוטה, c'est-à-dire "3 9 , 204 dans le simple", autrement dit, "mardi, 9 heures 204 les années à 12 mois"

Dekhya 4 : Si on est après une année à 13 mois, et la nouvelle lune tombe le lundi à partir de 15 heures et 589 halaqim, on repousse Rosh Hashana à mardi.

Cette règle est appelée בט"ו תקפ"ט אחר העיבור, c'est-à-dire "2 15 589 après l'embolisme", autrement dit "Lundi 15 heures 589 après une année à 13 mois".

On note donc qu'il faut connaître le nombre de mois de l'année calculée et de l'année précédente pour déterminer Rosh Hashana.

On peut résumer l'application des Dekhyot dans le schéma suivant qui résume comment l'instant du molad dans la semaine se traduit en jour de Roch Hachana.
Nombre de jours de l'année

On calcule Rosh Hashana de l'année et de l'année suivante avec la méthode précédente et l'on trouve la durée de l'année.

Une année de 12 mois dure normalement 354 jours, tandis qu'une année de 13 mois dure normalement 385 jours.

Une année peut faire un jour de plus ou de moins que la durée normale.

Si on trouve la durée normale, l'année est dite régulière (Kesidra en hébreu), si elle a un jour en moins elle est défective (Hasera), si elle en a un de plus elle est abondante (Shelema).
Durée des mois

Par défaut les 12 mois de l'année alternent 30 et 29 jours. Ce qui en tout donne une durée de 6*(30+29)=354 jours. Dans ce cas, l'unique mois de Adar, 5e de l'année, fait 29 jours.

Si l'année possède 13 mois, on intercale un mois de 30 jours juste avant que l'on appelle Adar I, et le mois de Adar de 29 jours prend le nom de Adar II. L'année a alors 384 jours.

Si l'année est déficiente, le 3e mois de l'année, Kislev, passe de 30 jours à 29 jours. Si l'année est abondante, le 2e mois de l'année, Hèchvan, passe de 29 à 30 jours.
Nb mois Variation Tishri Hèchvan Kislev Teveth Chevat Adar Nissan Iyar Sivan Tamouz Av Eloul Nb jours
12 mois Déficiente 30 29 29 29 30 29 30 29 30 29 30 29 353
Régulière 30 354
Abondante 30 355
Adar I Adar II
13 mois Déficiente 29 29 30 29 383
Régulière 30 384
Abondante 30 385
Les 15 années légales et les 14 types d'années possibles

On peut énumérer les possibilités pour les caractéristiques d'une année.

Il y a :

4 jours de la semaine pour Rosh Hashanna en début d'année
6 longueurs d'année
4 jours de la semaine pour Rosh Hashanna l'année suivante

Mais les 96 combinaisons ne sont pas possibles, il n'y a que 15 combinaisons cohérentes. Par exemple, si une année commence un lundi et dure 384 jours, alors l'année suivante commencera un dimanche, jour interdit.

Ce tableau donne en fonction du jour de début d'année et de la longueur de l'année, le jour de début d'année suivante. Les cases barrées correspondent aux cas illégaux.
Durée
Rosh Hashana 353 354 355 383 384 385
Sam Mar Mer Jeu Jeu Ven Sam
Lun Jeu Ven Sam Sam Dim Lun
Mar Ven Sam Dim Dim Lun (Mar)
Jeu Dim Lun Mar Mar Mer Jeu

Il y a donc 15 combinaisons légales. Ce n'est pas parce qu'une combinaison est légale qu'elle existe réellement. Les calculs détaillés montrent que la combinaison entre parenthèse, une année de 385 jours débutant un mardi, ne se produit jamais.

Chacune de ces combinaisons possibles reçoit un nom en 3 lettres hébraïques résumant les caractéristiques de l'année.
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Règle de nommage

Quand on a déterminé le type de l'année, il est possible de placer tout son contenu de manière systématique, à l'exception de quelques éléments liés au soleil (équinoxes et solstices). En particulier, on connait toutes les dates de fêtes (dont certaines peuvent avoir une date variable, notamment pour éviter les jeûnes le Shabbat), mais également l'ordre de lecture des sections de la Thora à chaque Shabbat.

Voici les caractéristiques principales des 15 types d'années que l'on peut imaginer. Comme expliqué ci-dessus, l'un des 15 types légaux n'arrive jamais, celui qui a pour nom גשא, il n'y a donc en réalité que 14 types.
Nombre de mois 12 12 12 12 12 12 12 13 13 13 13 13 13 13 13
Durée Def Abo Reg Reg Abo Def Abo Def Abo Reg Abo Def Abo Def Abo
Nombre de jours 353 355 354 354 355 353 355 383 385 384 385 383 385 383 385
Rosh hashana Lu Lu Ma Je Je Sa Sa Lu Lu Ma Ma Je Je Sa Sa
RH Suivant Je Sa Sa Lu Ma Ma Je Sa Lu Lu Ma Ma Je Je Sa
Pessah Ma Je Je Sa Di Di Ma Je Sa Sa Di Di Ma Ma Je
Type de l'année בחג בשה גכה הכז השא זחא זשג בחה בשז גכז גשא החא השג זחג זשה
Contenu de l'année

Une fois déterminé le type de l'année, son remplissage ne dépend plus des calculs précédents, et notamment de la lune. Tous les événements de l'année, sauf une minorité qui dépendent du soleil peuvent être placés de manière mécanique.
Les jours de fête

Les jours de fêtes du calendrier juif ne sont pas tout à fait les mêmes en terre sainte et à l'extérieur. En effet, à l'époque où le calendrier résultait de l'observation de phénomènes naturels et de témoignages au Sanhédrin à Jérusalem, les décisions de ce dernier étaient transmises par messagers.

Dans l'attente, et dans le doute, les fêtes bibliques étaient respectées sur 2 jours par les juifs éloignés de Jérusalem, notamment ceux de Babylonie. Lorsque le calendrier est devenu calculé, la tradition a été maintenue.

Ces fêtes bibliques fixées par commandement biblique, font l'objets d'interdits particuliers notamment pour les tâches considérées comme un travail pour Shabbat. On les appelles fêtes chômées ou Yom Tov.

Les principales fêtes ont les dates suivantes :
Fête Date Différence en terre sainte Yom Tov Jours de jeûne
Rosh Hashanna 1er et 2 Tishri Sur 2 jours en tous lieux X
Jeûne de Guedalia 3 Tishri Si le 3 est un Shabbat, le jeûne a lieu le dimanche 4.
Yom Kippour 10 Tishri X Le jeûne a lieu même à Shabbat
Soukkot Du 15 au 23 Tishri Termine le 22 Partiellement
Hoshanna Rabba 21 Tishri X
Simhat Thora 23 Tishri 22 Tishri X
Hannouka 8 jours à partir du 25 Kislevn 6.
Jeûne de Tevet 10 Tevet Ne peut pas tomber un Shabbatn 7
Tou biShvat 15 Shevat
Pourim Qatan 14 Adar I, uniquement les

années à 13 mois

Jeûne d'Ester La veille de Pourim Si le 13 est un Shabbat, le jeûne a lieu le jeudi précédent, le 11
Pourim 14 Adar les années à 12 mois

14 Adar II les années à 13 mois

Pourim Shoushan Le lendemain de Pourim
Jeûne des premiers-nés 14 Nissan
Pessah Du 15 au 22 Nissan Se termine le 21 Partiellement
Omer Du 16 Nissan au 5 Sivane
Pessah Sheni 14 Iyar
Lag ba'Omer 18 Iyar (33e jour du Omer)
Shavouot 6 et 7 Sivan Seulement le 6 X
Jeûne de Tammouz 17 Tammouz Décalé à dimanche si le 17 est un Shabbat
Tisha beAv 9 Av Décalé à dimanche si le 9 est un Shabbat
Tou beAv 15 Av
Les néoménies

Les jours de nouvelle lune sont nommés Roch Hodech (au pluriel Raché Hodachim), en français néoménie.

On ne parle pas de Roch Hodesh pour le début du mois de Tichri, qui est avant tout le nouvel an.

Pour les autres mois, la règle est la suivante :

Si un mois a 29 jours, le mois suivant n'a qu'un seul jour de Roch Hodech, le premier du mois.
Si un mois à 30 jours, le mois suivant a 2 jours de Roch Hodech : le 30 du mois précédent, et le premier du mois.

Exemples :

le mois de Heshvan a deux jours de Roch Hodech, le 30 tishri, et le 1er Hesvan. En effet, le mois précédent, Tichri a 30 jours
le mois de Shevat qui suit le mois de Tevet qui a 29 jours, n'a qu'un seul jour de Roch Hodech : le 1er Shevat.
Les mois de Kislev et Tevet ont un nombre de jours variable de Roch Hodech puis qu'ils suivent respectivement Heshvan et Kisklev dont le nombre de jours varie.

Cette pratique tire son origine de l'époque où le nouveau mois était déterminé par observation. Les populations juives éloignées de Jérusalem ne pouvait pas être certaines d'être informées de la déclaration du nouveau mois.

On considérait toujours que le 30e jour du mois était Rosh Hodech. Si la nouvelle lune était effectivement observée, alors ce jour était déclaré le premier du mois suivant, et il y avait un seul jour de Rosh Hodech. Si la lune n'était pas observée, alors le jour suivant était automatiquement le premier du mois, et Rosh Hodech était prolongé d'un jour.
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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:04

Les molads

Le molad associé aux différents mois n'affecte pas le calcul de ces mois. Mais il est important de connaître l'instant de ces molads, car ceux-ci sont annoncés à la synagogue, pendant shabbat.

Les différents molads se calculent en ajoutant la durée du mois lunaire au molad de début d'année.
Répartition des sections de la Thora

La thora est divisée en 54 sections appelées Parasha ou Sidra. Il est d'usage de lire ces sections le shabbat matin à la synagogue suivant un cycle annuel.

Le cycle n'est pas exactement calé sur les années, car le point de départ est la fête de Simhat Thora. Dans l'année, on lit 53 parashiot et la 54e est lue lors de cette fête.

Toutes les années n'ont pas le même nombre de shabbats, et tous les shabbats ne sont pas éligibles à la lecture dans le cadre du cycle annuel. Les jours de fêtes chômées ne sont pas éligibles. Le nombre de shabbats éligibles dépend à la fois du type d'année, mais également également du lieu, puisqu'en terre sainte il y a moins de jours de fêtes chômées.

Il peut y avoir entre 46 et 53 shabbats éligibles. De ce fait, il est d'usage de jumeler entre 0 et 7 couples de parashiot suivant le lieu et le type d'année.

Voici en fonction du type d'année, et du lieu (TS=terre sainte, HT=hors terre sainte) les couples de parasha à jumeler.
Année זחא זשג בחג בשה גכה הכז השא זחג זשה בחה בשז גכז גשא החא השג
Lieu HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS
Vayyaqhel Peqoudé X X X X X X X X X X X X . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Tazria' Metsora' X X X X X X X X X X X X X X . . . . . . . . . . . . . . . .
A'hare Mot Qedoshim X X X X X X X X X X X X X X . . . . . . . . . . . . . . . .
Behar Be'houqqotay X X X X X X X X X X X . X X . . . . . . . . . . . . . . . .
Houqqat Balaq . . . . . . X . X . . . . . . . X . X . . . . . . . . . . .
Mattot Mas'e X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X . X . . . . . . .
Nitsavim Vayyelekh . . X X X X X X X X . . . . X X X X X X . . . . . . . . X X
Total 5 5 6 6 6 6 7 6 7 6 5 4 4 4 2 2 3 2 3 2 1 0 1 0 0 0 0 0 1 1

Avant Simhat Thora, on répartit les parasha en fonction du jour de Rosh Hashana :
Jour de Rosh Hashana Shabbats Éligibles Parashas
Lundi 2 shabbats, le 6 et le 13 Vayelekh et Haazinou
Mardi 2 shabbats, le 5 et le 12
Jeudi 1 seul shabbat, le 3, car le 10 est Yom Kippour. Haazinou
Samedi 1 seul shabbat, le 8 car le 1er est Rosh Hashana et le 15 est Soukkot
Les évènements liés à l'année solaire
Equinoxes et solstices

Certains éléments du calendrier, y compris des événements liturgiques ne sont pas liés au calendrier lunaire, mais au calendrier solaire.

Pour cela, la tradition se base sur une durée relativement approchée de l'année solaire : 365.25 jours. Les points de repère sont les équinoxes et les solstices, qui en hébreu portent tous le même nom : Teqoufa (pluriel Teqoufot).

Les teqoufot ne portent pas le nom d'une saison, mais le nom du mois où elles se trouvent fréquemment :

Teqoufa de Tishri = Equinoxe d'automne
Teqoufa de Tevet = Solstice d'hiver
Teqoufa de Nissan = Equinoxe de printemps
Teqoufa de Tammouz = Solstice d'été

La teqoufa de Tishri pouvant se trouver le mois d'avant, elle a même lieu en dehors de l'année qui lui donne son nom.

Il est très facile de calculer la Teqoufa de proche en proche. Il suffit d'ajouter 365 jours et 6 heures soit 1080 ∗ ( 6 + 24 ∗ 365 ) = 9467280 {\displaystyle 1080*(6+24*365)=9467280} {\displaystyle 1080*(6+24*365)=9467280} halaqim pour passer d'une Teqoufa à son homologue de l'année d'après. Il est à noter que ce calcul est particulièrement simple en utilisant les dates du calendrier grégorien.

Et pour passer d'une Teqoufa à la suivante, il suffit d'ajouter le quart de cette valeur 91 jours 7 heures et 540 halaqim (soit 2366820 halaqim), ou plus simplement 13 semaines et 7 heures et demi.

Le calcul direct est plus délicat.

La tradition dit que lors de la première année, la teqoufa de Nissan fut un mercredi d'avant à 0 heures, 24 semaines et 4 jours après le samedi qui sert de point de départ à nos calculs, c'est-à-dire à l'instant ( 24 ∗ 7 + 4 ) ∗ 24 ∗ 1080 = 4458240 {\displaystyle (24*7+4)*24*1080=4458240} {\displaystyle (24*7+4)*24*1080=4458240} halaqim. La teqoufa de nissan se trouve cette année 7 jours, 9 heures et 642 hal avant le molad de nissan, c'est-à-dire 642 + 1080 ∗ ( 9 + 24 ∗ 7 ) = 191802 {\displaystyle 642+1080*(9+24*7)=191802} {\displaystyle 642+1080*(9+24*7)=191802} halaqim plus tôt.

On peut également calculer le fait que sur un cycle de 19 ans, la teqoufa de nissan prend de l'avance sur le molad de nissan, à savoir 1 heures 485 (soit 1565 hal).

Il y a alors 2 stratégies pour calculer la Teqoufa de Nissan :

La première consiste à multiplier le numéro de l'année moins 1 par la durée en halaqim de l'année solaire. Le résultat est à convertir en semaines, jour, halaqim, et à comparer à une autre date de l'année (un molad par exemple).
La deuxième consiste à calculer le décalage entre la Teqoufa de Nissan et le Molad de Nissan de l'année. On connait ce décalage la première année (la Teqoufa étant en retard sur le molad), ainsi que l'avance prise par la Teqoufa sur le Molad à chaque cycle de 19 ans. Cela permet de calculer la Teqoufa de la première année du cycle courant. Ensuite, il suffit d'ajouter 365.25 jours par an pour arrivée à l'année courante.

Événements liturgiques liés au calendrier solaire

Pendant la prière de la Amida, une bénédiction peut porter sur la pluie ou la rosée suivant le moment de l'année.

En terre sainte, la demande de la pluie va du 7 heshvan au début de Pâque.

En dehors de terre sainte, on ne commence pas à date fixe, mais 60 jours après le Teqoufa de Tishri.

Tous les 28 ans, la Teqoufa de nissan arrive comme la première année, un mercredi à 0 heures. C'est l'occasion de la bénédiction du soleil.
Exemple de calcul
Nombre de mois

Je veux calculer l'année 5776 (2015/2016). C'est l'année 19 du cycle de Méton (5776=19*303+19). C'est donc une année à 13 mois, précédée et suivie d'une année à 12 mois.
Calcul de proche en proche du molad

Je suppose que j'ai déjà calculé l'année d'avant le Molad, début 5775. Il a lieu un mercredi 24 septembre 2014, à 14 heures et 339 halaqim.

J'ai besoin de calculer le Molad début 5776 et début 5777, en ajoutant la durée de 12 mois lunaires, puis 13 mois lunaires.
Événement Date Heure Halaqim Commentaire
Molad 5775 Mercredi 24 septembre 2014 14 339 Supposé déjà calculé l'année précédente
12 mois lunaires 354 jours 8 876
Résultat brut Dimanche 13 septembre 2015 22 1215 1215 halaqim c'est une heure+ 135 hal
Molad 5776 Dimanche 13 septembre 2015 23 135
13 mois lunaires 383 jours 21 589
Résultat brut Vendredi 30 septembre 2016 44 724 44 heures, c'est un jour plus 20 heures
Molad 5777 Samedi 1er octobre 2016 20 724
Calcul direct du molad

Je peux également connaître ce Molad en faisant ce calcul depuis l'origine.

Le nombre de mois depuis la création est ⌊ 235 ∗ 5776 − 234 19 ⌋ = 71427 {\displaystyle \lfloor {\frac {235*5776-234}{19}}\rfloor =71427} {\displaystyle \lfloor {\frac {235*5776-234}{19}}\rfloor =71427}.

Le nombre de halaqim d'un mois est 765433 et le premier molad a eu lieu à l'instant 57444 halaqim après le début de la première semaine.

L'instant du molad de tishri 71427 ∗ 765433 + 57444 = 54672640335 {\displaystyle 71427*765433+57444=54672640335} {\displaystyle 71427*765433+57444=54672640335} ce qui veut dire 301326 semaines 1 jour 23 heures et 135 halaqim après le premier samedi à 0 heures de la semaine du premier molad. On retrouve bien un dimanche à 23hr 135hal comme dans la méthode itérative, sauf que rien ne permet à ce stade de faire le lien avec le calendrier civil.

On peut retrouver le molad de l'année suivante soit par la méthode de proche en proche, soit par la méthode directe.
Calcul de Rosh Hashana

Pour calculer Rosh Hashana 5776, on applique le décalage 1 : Rosh Hashana ne peut pas être un dimanche. Ce sera donc lundi 14 septembre 2015.

Pour calculer Rosh Hashana 5777, on applique le décalage 2, et après le décalage 1 : la lune se lève après 18 heures, on décale au prochain jour permis, le lundi 3 octobre 2016.

On obtient donc une année de 385 jours qui va d'un lundi à un autre lundi. Elle est donc de type בשז d'après le tableau ci-dessus.
Les mois, les molads, les néoménies

D'après les règles données sur les mois, notre année a 30 jours en heshvan et kislev, et contient deux mois de adar, de nombre de jours respectifs 30 et 29. En ajoutant la durée des mois, successivement à partir du 1er Tishri, on trouve tous les premiers du mois. On vérifie que l'on finit par retomber sur le 1er Tishri suivant.

De même on peut calculer les molads de proche en proche. On part du molad de tishri, et on ajoute 29 jours, 12 heures et 793 halaqim à chaque mois. On reporte les retenues comme indiqué dans les méthodes de calcul. On vérifie à la fin que l'on ne s'est pas trompé en vérifiant que l'on retombe bien sur le molad de tishri de l'année suivante.

Pour aider le lecteur à comprendre le calcul des molads, le calcul brut d'un molad à partir du précédent, avant prise en compte des retenues a été ajouté en italique.

Enfin, on calcule les jours de Rosh Hodesh : il n'y en a pas en tishri. Ensuite, il y a le dernier jour des mois de 30 jours, et le premier de tous les mois.
Molad du mois Calcul brut du molad suivant Rosh hodesh
Mois Durée 1er du mois Date Hr Hal. Date Hr Hal. 1 2
Tishri 30 lun 14/09/2015 dim 13/09/2015 23 135 lun 12/10/2015 35 928 Non défini
Heshvan 30 mer 14/10/2015 mar 13/10/2015 11 928 mer 11/11/2015 23 1721 mar 13/10/2015 mer 14/10/2015
Kislev 30 ven 13/11/2015 jeu 12/11/2015 0 641 ven 11/12/2015 12 1434 jeu 12/11/2015 ven 13/11/2015
Tevet 29 dim 13/12/2015 ven 11/12/2015 13 354 sam 09/01/2016 25 1147 sam 12/12/2015 dim 13/12/2015
Shevat 30 lun 11/01/2016 dim 10/01/2016 2 67 lun 08/02/2016 14 860 lun 11/01/2016
Adar I 30 mer 10/02/2016 lun 08/02/2016 14 860 mar 08/03/2016 26 1653 mar 09/02/2016 mer 10/02/2016
Adar II 29 ven 11/03/2016 mer 09/03/2016 3 573 jeu 07/04/2016 15 1366 jeu 10/03/2016 ven 11/03/2016
Nissan 30 sam 09/04/2016 jeu 07/04/2016 16 286 ven 06/05/2016 28 1079 sam 09/04/2016
Iyar 29 lun 09/05/2016 sam 07/05/2016 4 1079 dim 05/06/2016 16 1872 dim 08/05/2016 lun 09/05/2016
Sivan 30 mar 07/06/2016 dim 05/06/2016 17 792 lun 04/07/2016 29 1585 mar 07/06/2016
Tamouz 29 jeu 07/07/2016 mar 05/07/2016 6 505 mer 03/08/2016 18 1298 mer 06/07/2016 jeu 07/07/2016
Av 30 ven 05/08/2016 mer 03/08/2016 19 218 jeu 01/09/2016 31 1011 ven 05/08/2016
Elloul 29 dim 04/09/2016 ven 02/09/2016 7 1011 sam 01/10/2016 19 1804 sam 03/09/2016 dim 04/09/2016
Tishri lun 03/10/2016 sam 01/10/2016 20 724
Calcul de proche en proche des Teqoufot

Pour la Teqoufa, on part également de l'année 5775 :

La Teqoufa de Tishri a eu lieu le mardi 13 Tishri (7 octobre 2014) à 21h0hal
La Teqoufa de Tevet a eu lieu le mercredi 16 Tevet (7 janvier 2015) à 4h540hal (4h30mn)
La Teqoufa de Nissan a eu lieu le mercredi 19 Nissan (8 avril 2015) à 12h0hal
La Tekoufa de Tamouz a eu lieu le mercredi 21 Tamouz (8 juillet 2015) à 19h540hal (19h30mn)

Il est aisé de constater que de Teqoufot consécutives sont bien décalées de 6 semaines (ou en tout cas un nombre entier de semaines) de 7 heures et de 540 halaqim. À chacune de ces dates, on ajoute 365 jours et 6 heures :

La Teqoufa de Tishri a eu lieu le jeudi 2 Tishri (8 octobre 2015) à 3h0hal
La Teqoufa de Tevet a eu lieu le jeudi 26 Tevet (7 janvier 2016) à 10h540hal (10h30mn)
La Teqoufa de Nissan a eu lieu le jeudi 28 Adar II (7 avril 2016 ) à 18h0hal
La Tekoufa de Tamouz a eu lieu le Jeudi 2 Tamouz (8 juillet 2016) à 1h540hal (1h30mn)

On notera que le calcul des Teqoufot est bien plus facile avec le calendrier grégorien (attention toutefois aux années bissextiles). Et l'on notera également que les Teqoufot de Tishri et Nissan (Equinoxes) sont toujours sur des heures entières, alors que les deux autres (Solstices) sont sur des demi heures.
Calcul direct des Teqoufot (1re méthode)

L'instant du molad de Tishri a été calculé plus haut 71427 ∗ 765433 + 57444 = 54672640335 {\displaystyle 71427*765433+57444=54672640335} {\displaystyle 71427*765433+57444=54672640335}.

C'est un dimanche à 23 heures 135 hal. Le calcul direct ne nous dit pas que ce dimanche est le 13 septembre 2015.

Rosh Hashanna est le lundi qui suit.

Le molad de Nissan arrive 7 mois après le molad de Tishri (puis qu'on est une année à 13 mois).

Calculons quand il arrive : 54672640335 + 7 ∗ 765433 = 54677998366 {\displaystyle 54672640335+7*765433=54677998366} {\displaystyle 54672640335+7*765433=54677998366}

C'est un jeudi à 16 heures 286. Le calcul direct ne nous dit pas qu'il s'agit du 7 avril 2016.

Le premier Nissan est le samedi qui suit.

De même, le calcul des Teqoufot peut se faire en partant de la première Teqoufa de Nissan, et en ajoutant 5775 années solaires. 4458240 + 5775 ∗ ( 365.25 ∗ 24 ∗ 1080 ) = 54678000240 {\displaystyle 4458240+5775*(365.25*24*1080)=54678000240} {\displaystyle 4458240+5775*(365.25*24*1080)=54678000240} .

La teqoufa est donc en avance sur le molad de 54678000240 − 54677998366 = 1874 {\displaystyle 54678000240-54677998366=1874} {\displaystyle 54678000240-54677998366=1874} soit une heure et 794 halaqim. La Teqoufa a donc lieu le jeudi à 18 heures, 2 jours avant le 1er nissan.

La date exacte est Jeudi 28 Adar II à 18 heures.

Même résultat que la méthode de proche en proche.
Calcul direct des Teqoufot (seconde méthode)

L'année 5776 est la 19e du cycle commençant en 5758.

Cette année là, par des moyens décrits plus haut, on peut trouver que le molad de Tishri a lieu le jeudi 2 octobre 1997 à 4hr et 129 hal. Le molad de Nissan a lieu le samedi 28 mars 1998 à 8 hr et 567 hal.

D'autre part, on sait que la première année, le molad de nissan est en avance de 191802 halaqim sur la teqoufa de nissan, et que chaque cycle la teqoufa gagne 1565 halaqim sur la molad. 5758 est 303 cycles après la première année. Donc l'avance de la teqoufa de Nissan vaut 1565 ∗ 303 − 191802 = 282393 {\displaystyle 1565*303-191802=282393} {\displaystyle 1565*303-191802=282393} halaqim, soit 10 jours, 21 heures et 513 halaqim.
Événement Date Heure Halaqim Commentaire
Molad de Nissan 5758 Samedi 28 mars 1998 8 567 Calculé par ailleurs
Avance de la Teqoufa 10 jours 21 513
Teqoufa brute Mardi 7 avril 1998 29 1080 29 heures=1 jour+ 5 heures et 1080 hal = 1 heure
Teqoufa de Nissan Mercredi 8 avril 1998 6 0

Une fois que l'on a la date civile et l'heure de la Teqoufa en 5776, année 1 du cycle, on peut utiliser un tableur ou un autre outil de calcul de dates civiles pour calculer la Teqoufa de 5776, 19e année.

On ajoute 18 ∗ 365.25 = 6574.5 {\displaystyle 18*365.25=6574.5} {\displaystyle 18*365.25=6574.5} jours. En ajoutant 6574 jours au mercredi 8 avril 1998, on obtient le jeudi 7 avril. En ajoutant une demi-journée à 6 heures, on obtient 18 heures.

Même résultats qu'avec les méthodes précédentes.
Justification des calculs
Période de la lune

La plus ancienne mention de la durée traditionnelle du molad se trouve dans le talmud 13. Rabban Gamliel mentionne l'existence d'une tradition qui lui permet de confondre les faux témoins.

« אמר להם ר"ג כך מקובלני מבית אבי אבא אין חדושה של לבנה פחותה מעשרים ותשעה יום ומחצה ושני שלישי שעה וע"ג חלקים »

« Rabban Gamliel leur dit : "Ainsi ai-je reçu de la maison de mes ancêtres : il n'y a pas de nouvelle lune de moins de 29 jours, une demi journée, deux tiers d'heure et 73 halaqim". »

Sachant que deux tiers d'heure valent 720 halaqim, on retrouve bien la longueur traditionnelle.

Cette formulation pose problème car la durée n'est pas présentée comme la valeur exacte d'une lunaison, ou la valeur moyenne, mais comme un minimum. Une valeur moyenne ne pourrait être utilisée pour confondre de faux témoins. De nombreuses études tendent à prouver que les valeurs précises du texte actuel résultent d'un ajout.

En revanche, tous les commentateurs ultérieurs, notamment Maïmonide dans sa lettre sur le calendrier 14 utilisent cette valeur qui est extrêmement précise.
Calcul du moment du Molad

Traditionnellement, on calculait le calendrier année après années. Calculer le Molad de début d'année se faisait par une addition, un peu technique en raison des unités (heures, minutes, halaqim).

On ne peut pas adopter ce type de méthode pour des calculs informatiques ou des calendriers perpétuels.

Pour calculer le Molad de début d'une année, il suffit de calculer le nombre de mois depuis la création et de le multiplier par la longueur d'un mois lunaire.

Le nombre de mois augmente de 235 en 19 ans. Donc il est à peu près proportionnel à 235 ∗ A n n e e 19 {\displaystyle {\frac {235*Annee}{19}}} {\displaystyle {\frac {235*Annee}{19}}}.

On veut répartir 235 mois sur 19 années. Pour le faire d'une façon relativement régulière, il faut 12 années de 12 mois et 7 années de 13 mois. Les formules du type ⌊ 235 ∗ A n n e e − X 19 ⌋ {\displaystyle \lfloor {\frac {235*Annee-X}{19}}\rfloor } {\displaystyle \lfloor {\frac {235*Annee-X}{19}}\rfloor } donnent toutes une solution valable.

On essaie les 19 valeurs possibles de X, et l'on met en évidence les années à 13 mois qui en résultent.
Année dans le cycle
X 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19
0 * * * * * * *
1 * * * * * * *
2 * * * * * * *
3 * * * * * * *
4 * * * * * * *
5 * * * * * * *
6 X X X X X X X
7 * * * * * * *
8 * * * * * * *
9 * * * * * * *
10 * * * * * * *
11 * * * * * * *
12 * * * * * * *
13 * * * * * * *
14 * * * * * * *
15 * * * * * * *
16 * * * * * * *
17 * * * * * * *
18 * * * * * * *

En prenant la valeur 6, on constate que cela correspond au cycle retenu par la tradition où les années 3, 6, 8, 11, 14, 17, 19 ont 13 mois.

Par ailleurs, la valeur 6 ne fait pas démarrer la première année au mois 0 mais 12. Pour ajuster, on utilise :

⌊ 235 ∗ A n n e e − 6 19 ⌋ − 12 = ⌊ 235 ∗ A n n e e − 6 − 12 ∗ 19 19 ⌋ = ⌊ 235 ∗ A n n e e − 234 19 ⌋ {\displaystyle \lfloor {\frac {235*Annee-6}{19}}\rfloor -12=\lfloor {\frac {235*Annee-6-12*19}{19}}\rfloor =\lfloor {\frac {235*Annee-234}{19}}\rfloor } {\displaystyle \lfloor {\frac {235*Annee-6}{19}}\rfloor -12=\lfloor {\frac {235*Annee-6-12*19}{19}}\rfloor =\lfloor {\frac {235*Annee-234}{19}}\rfloor }.

On peut vérifier qu'en appliquant ces formules dans le premier cycle de 19 ans, on retombe bien sur les nombres de mois attendues, et le numéro des mois est bien celui attendu.
Année 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Numéro du mois initial 0 12 24 37 49 61 74 86 99 111 123 136 148 160 173 185 197 210 222 235
Nb de mois 12 12 13 12 12 13 12 13 12 12 13 12 12 13 12 12 13 12 13
Instant du premier Molad

La tradition rapporte que le premier Molad lors de la création eut lieu le vendredi à 14 heures, peu avant la création de l'homme.

Pourtant, ce n'est pas cette valeur que nous utilisons dans le calcul. En effet, la tradition dit également que l'année du déluge, les astres s'arrêtèrent dans le ciel. Aussi, pour les calculs, tout se passe comme si, si les astres ne s'étant pas arrêtés, le moment indiqué ci-dessus était à la fin de l'année 1 et non son début.

Nous retirons donc à cet instant la durée de 12 mois lunaires, soit 50 semaines, 4 jour, 8 heure et 876 halaqim.

4 jours avant vendredi, c'est lundi. 8 heures avant 14 heures, il est 6 heures, soit 5 heures et 1080 halaqim. Si l'on retire 876 halaqim, on trouve bien le moment initial utilisé dans le calcul : Lundi à 5 heures et 204 halaqim, ou 57444 halaqim depuis le samedi à 0 heures.

Cette valeur est à utiliser pour les calculs, mais ne représente pas l'heure effective du premier molad selon la tradition.
Justification des Dekhyoth
Dekhya 1

Pour des raisons religieuses, la fête de Yom Kippour, le 10 du mois, ne doit pas être accolée à un Shabbat, donc ne doit pas tomber un vendredi ou un dimanche. En conséquence, il est interdit d'avoir le premier du mois le mercredi ou le vendredi.

De même, la fête de Hoshanna Rabba, 21e jour de l'année ne doit pas tomber un Shabbat. En conséquence, le premier jour de l'année ne peut pas être un dimanche.
Dekhya 2 ou molad zaqen

Les sources traditionnelles expliquant le molad zaqen sont tardives, et donnent des explications légèrement différentes.

À l'époque où le calendrier était basé sur l'observation, quand la lune se levait après 18 heures (qui en fait correspond à midi heure de Jérusalem), il était considéré que le constat de la nouvelle lune, le témoignage au sanhédrine, et la décision de déclarer le nouveau mois ne pouvaient se produire dans la journée. Donc le premier jour de l'année était forcément le jour suivant. Le système de calendrier calculé reprend ce décalage.

Les deux règles suivantes sont basées sur le principe que le calendrier doit rester simple. Ce qui veut dire que le nombre d'années possible doit rester limité.

Elles ont donc pour but d'éliminer les cas rarissimes où l'année ferait 356 ou 383 jours. Pour ne laisser que les durées de 353,354,355, et 383,384, 385 jours.
Dekhya 3

Supposons que seules les deux premières Dekhyot existent. Dans une année à 12 mois, on peut calculer les caractéristiques de l'année en fonction du moment de la semaine où a lieu la nouvelle lune.

On prend comme limite des différents intervalles, les moments qui font changer soit la date de Rosh Hashana en début d'année, soit la date de Rosh Hashana en fin d'année.
Molad de début d'année Molad de début

d'année suivante
RH RH

suivant
Durée
Entre Sam 18:0 et Dim 9:204 Entre Jeu 2:876 et Jeu 18:0 Lundi Jeudi 353
Entre Dim 9:204 et Lun 18:0 Entre Jeu 18:0 et Sam 2:876 Lundi Samedi 355
Entre Lun 18:0 et Mar 9:204 Entre Sam 2:876 et Sam 18:0 Mardi Samedi 354
Entre Mar 9:204 et Mar 18:0 Entre Sam 18:0 et Dim 2:876 Mardi Lundi 356
Entre Mar 18:0 et Jeu 9:204 Entre Dim 2:876 et Lun 18:0 Jeudi Lundi 354
Entre Jeu 9:204 et Jeu 18:0 Entre Lun 18:0 et Mar 2:876 Jeudi Mardi 355
Entre Jeu 18:0 et Ven 9:204 Entre Mar 2:876 et Mar 18:0 Samedi Mardi 353
Entre Ven 9:204 et Sam 18:0 Entre Mar 18:0 et Jeu 2:876 Samedi Jeudi 355

Quand la nouvelle lune a lieu le mardi entre 9 heures et 204 halaqim et 18 heures, on a une durée atypique de 356 jours. On décale Rosh Hashana à jeudi, pour revenir à 354 jours.
Dekhya 4

On peut faire le même calcul pour une année à 13 mois :
Molad de début d'année Molad de début

d'année suivante
RH RH

suivant
Durée
Entre Sam 18:0 et Dim 20:491 Entre Ven 15:589 et Sam 18:0 Lundi Samedi 383
Entre Dim 20:491 et Lun 18:0 Entre Sam 18:0 et Dim 15:589 Lundi Lundi 385
Entre Lun 18:0 et Mar 18:0 Entre Dim 15:589 et Lun 15:589 Mardi Lundi 384
Entre Mar 18:0 et Mar 20:491 Entre Lun 15:589 et Lun 18:0 Jeudi Lundi 382
Entre Mar 20:491 et Mer 20:491 Entre Lun 18:0 et Mar 18:0 Jeudi Mardi 383
Entre Mer 20:491 et Jeu 18:0 Entre Mar 18:0 et Mer 15:589 Jeudi Jeudi 385
Entre Jeu 18:0 et Ven 20:491 Entre Mer 15:589 et Jeu 18:0 Samedi Jeudi 383
Entre Ven 20:491 et Sam 18:0 Entre Jeu 18:0 et Ven 15:589 Samedi Samedi 385

Quand le Molad est le mardi entre 18 heures et 20 heures 491 halaqim, alors le Molad de l'année suivante est le lundi entre 15 heures et 589 halaqim.

Cela donne un Rosh Hashana un jeudi suivi d'un autre le lundi. Soit une année de 382 jours. C'est une durée atypique, trop courte.

On ne peut pas mettre Rosh Hashana avant le Molad. Donc, pour rallonger l'année, on décale le Rosh Hashana de l'année suivante à mardi. L'année a alors 383 jours.

Les Dekhyoth de type 3 et 4 sont très rares. Le type 3 se produit environ 3,3 % du temps, par exemple en 5745 (septembre 1985). Le type 4 se produit environ 0,5 % du temps, par exemple en 5766 (octobre 2010). Leur rareté justifie leur existence. Au prix d'un calcul plus compliqué, mais réservé à ceux qui ont la charge de calculer les années, on obtient un calendrier plus simple d'utilisation pour le reste des populations.
La répartition des parashas
Le problème

Il y a 54 parashas dans le pentateuque qu'il faut lire suivant un cycle d'un an. La 54e est lue suivant le jour de Simhat Thora, donc la répartition est à organiser sur les 53 premières.

Les parashas se répartissent non pas sur une année calendaire, mais à cheval sur deux années. En effet, le cycle commence après Simhat Thora, et se termine avant Soukkot de l'année suivante. Simhat Thora est fêté le 22 Tishri en terre sainte et le 23 ailleurs. La fête de Soukkot commence le 15 de l'année suivante. Donc le cycle des parashas d'une année se prolonge sur les deux premières semaines de l'année qui suit.

Il y a lecture d'une ou deux parashas chaque Shabbat, sauf quand le Shabbat tombe pendant une fête biblique : Rosh Hashanna, Yom Kippour, Soukkot, Pessah ou Shavouot.

Les fêtes n'ont pas la même durée en terre sainte ou en dehors. En conséquence, il y a 28 cas à traiter : les 14 types d'années, et pour chacun, les deux lieux possibles.

Pour chacun de ces cas, il suffit de compter les shabbats éligibles à une lecture. C'est-à-dire les shabbats entre Simhat Thora de l'année et Soukkot de l'année suivante, qui ne se tombent pas pendant une fête biblique. On en déduit le nombre de jumelages. Pour choisir les jumelages, on doit se référer à des principes traditionnels.
Les règles de jumelage

La tradition énonce 4 principes pour répartir les parashas :

La parasha Tsav, numéro 25, doit être lue avant Pessah dans les années à 12 mois
La parasha Bamidbar, numéro 34 doit être lue avant Shavouot.
La parasha Vaethanan, numéro 45 doit être lue après Tisha beAv
La parasha Nitsavim, numéro 51 , doit être lue avant Rosh hashana

Pour atteindre ces objectifs, il y a une liste de couples de parashas que l'on peut jumeler :
Num Nom Num Nom
22 Vayyaqhel 23 Peqoudé
27 Tazria' 28 Metsora'
29 A'hare Mot 30 Qedoshim
32 Behar 33 Be'houqqotay
39 Houqqat 40 Balaq
42 Mattot 43 Mas'e
51 Nitsavim 52 Vayyelekh

À ces règles, il faut en ajouter une de simple bon sens : Pour décider des parashas du début d'année, avant soukkot, il serait dommage d'avoir à regarder le type de l'année précédente. Pour éviter cela, on se contente d'éviter les jumelages en début d'année. Autrement dit, si deux années se terminent un même jour de la semaine, elles doivent se terminer par une même parasha qui dépend du début de l'année suivante.
Le début d'année

Pour les shabbats du début de l'année, avant Simhat Thora, on peut utiliser deux méthodes :

Se référer à la fin du cycle de l'année précédente, ce qui nécessite de connaître son type. Meilleure méthode quand on calcule le calendrier de proche en proche.
Le faire directement en analysant le début d'année. Sachant qu'il n'y a pas de jumelage en début d'année, chaque shabbat éligible contient une parasha.

On calcule le nombre de shabbats éligibles en fonction du jour de Rosh Hashanna. Si il n'y en a qu'un, on lui attribue la parasha 53, Haazinou. Si il y en a deux, le premier se voit attribuer la parasha numéro 52, Vayelekh.
Jour de Rosh Hashanna
RH Type Samedi Lundi Mardi Jeudi
1 Ferié Shabbat ferié
2 Ferié
3 Shabbat éligible

Haazinou
4
5 Shabbat éligible

Vayelekh

6 Shabbat éligible

Vayelekh

7
8 Shabbat éligible

Haazinou

9
10 Ferié Shabbat ferié
11
12 Shabbat éligible

Haazinou

13 Shabbat éligible

Haazinou

14
15 Ferié Shabbat ferié
Éligibles 1 2 2 1

On retrouve en résumé le tableau utilisé ci-dessous.
Jour de Rosh Hashana Shabbats Éligibles Parashas
Lundi 2 shabbats, le 6 et le 13 Vayelekh et Haazinou
Mardi 2 shabbats, le 5 et le 12
Jeudi 1 seul shabbat, le 3, car le 10 est Yom Kippour. Haazinou
Samedi 1 seul shabbat, le 8 car le 1er est Rosh Hashana et le 15 est Soukkot

Contrôle de cohérence : Quand l'année commence un lundi ou un mardi, pessah tombe un samedi ou un dimanche l'année précédente. Le type de l'année précédente se termine donc par

ז ou א. On constate bien dans le tableau des jumelages que pour ces années, Vayelekh n'est jamais jumelé avec la parasha qui précède.
Le cycle principal

Le calcul dépend à la fois du type d'année parmi les 14 existants (et le 15e théorique) et du fait d'être en terre sainte ou en dehors, puisque le nombre de jours de fête est inférieur en terre sainte.

Ce tableau récapitule pour chacun des 30 couples (type, lieu), les propriétés des différents jours fériés, avec leur numéro dans l'année et le jour de semaine correspondant.

Dans les tableaux qui suivent, le 9 av est à part : quand il tombe un shabbat, on peut y lire la parasha, ce qui n'est pas le cas pour les autres fêtes.
זחא זשג בחג בשה גכה הכז השא זחג זשה בחה בשז גכז גשא החא השג
HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS
Fin de soukoth 23 22 23 22 23 22 23 22 23 22 23 22 23 22 23 22 23 22 23 22 23 22 23 22 23 22 23 22 23 22
Dim Sam Dim Sam Mar Lun Mar Lun Mer Mar Ven Jeu Ven Jeu Dim Sam Dim Sam Mar Lun Mar Lun Mer Mar Mer Mar Ven Jeu Ven Jeu
1er shabbat après soukoth 29 29 29 29 27 27 27 27 26 26 24 24 24 24 29 29 29 29 27 27 27 27 26 26 26 26 24 24 24 24
1er shabbat avant pessah 190 190 190 190 188 188 188 188 187 187 185 185 192 192 218 218 218 218 216 216 216 216 215 215 222 222 220 220 220 220
Pessah 191-198 191-197 193-200 193-199 191-198 191-197 193-200 193-199 192-199 192-198 192-199 192-198 193-200 193-199 221-228 221-227 223-230 223-229 221-228 221-227 223-230 223-229 222-229 222-228 223-230 223-229 221-228 221-227 223-230 223-229
Dim-Dim Dim-Sam Mar-Mar Mar-Lun Mar-Mar Mar-Lun Jeu-Jeu Jeu-Mer Jeu-Jeu Jeu-Mer Sam-Sam Sam-Ven Dim-Dim Dim-Sam Mar-Mar Mar-Lun Jeu-Jeu Jeu-Mer Jeu-Jeu Jeu-Mer Sam-Sam Sam-Ven Sam-Sam Sam-Ven Dim-Dim Dim-Sam Dim-Dim Dim-Sam Mar-Mar Mar-Lun
1er shabbat après Pessah 204 204 204 204 202 202 202 202 201 201 206 199 206 206 232 232 232 232 230 230 237 230 236 229 236 236 234 234 234 234
Premier shabbat avant Shavouot 239 239 239 239 237 237 237 237 236 236 241 241 241 241 267 267 267 267 265 265 272 272 271 271 271 271 269 269 269 269
Shavouot 241-242 241 243-244 243 241-242 241 243-244 243 242-243 242 242-243 242 243-244 243 271-272 271 273-274 273 271-272 271 273-274 273 272-273 272 273-274 273 271-272 271 273-274 273
Lun-Mar Lun Mer-Jeu Mer Mer-Jeu Mer Ven-Sam Ven Ven-Sam Ven Dim-Lun Dim Lun-Mar Lun Mer-Jeu Mer Ven-Sam Ven Ven-Sam Ven Dim-Lun Dim Dim-Lun Dim Lun-Mar Lun Lun-Mar Lun Mer-Jeu Mer
1er shabbat après shavouot 246 246 246 246 244 244 251 244 250 243 248 248 248 248 274 274 281 274 279 272 279 279 278 278 278 278 276 276 276 276
1er shabbat avant ou pendant le 9 av 302 302 302 302 300 300 300 300 299 299 304 304 304 304 330 330 330 330 328 328 335 335 334 334 334 334 332 332 332 332
9 av 303 303 305 305 303 303 305 305 304 304 304 304 305 305 333 333 335 335 333 333 335 335 334 334 335 335 333 333 335 335
Dim Dim Mar Mar Mar Mar Jeu Jeu Jeu Jeu Sam Sam Dim Dim Mar Mar Jeu Jeu Jeu Jeu Sam Sam Sam Sam Dim Dim Dim Dim Mar Mar
1er shabbat après 9 av 309 309 309 309 307 307 307 307 306 306 311 311 311 311 337 337 337 337 335 335 342 342 341 341 341 341 339 339 339 339
1er shabbat avant RH suivant 351 351 351 351 349 349 349 349 348 348 353 353 353 353 379 379 379 379 377 377 384 384 383 383 383 383 381 381 381 381
RH suivant 354-355 354-355 356 à 357 356 à 357 354 à 355 354 à 355 356 à 357 356 à 357 355 à 356 355 à 356 355 à 356 355 à 356 356 à 357 356 à 357 384 à 385 384 à 385 386 à 387 386 à 387 384 à 385 384 à 385 386 à 387 386 à 387 385 à 386 385 à 386 386 à 387 386 à 387 384 à 385 384 à 385 386 à 387 386 à 387
Mar-Mer Mar-Mer Jeu-Ven Jeu-Ven Jeu-Ven Jeu-Ven Sam-Dim Sam-Dim Sam-Dim Sam-Dim Lun-Mar Lun-Mar Mar-Mer Mar-Mer Jeu-Ven Jeu-Ven Sam-Dim Sam-Dim Sam-Dim Sam-Dim Lun-Mar Lun-Mar Lun-Mar Lun-Mar Mar-Mer Mar-Mer Mar-Mer Mar-Mer Jeu-Ven Jeu-Ven
1er shabbat après RH/avant kippour 358 358 358 358 356 356 363 363 362 362 360 360 360 360 386 386 393 393 391 391 391 391 390 390 390 390 388 388 388 388
Kippour suivant 363 363 365 365 363 363 365 365 364 364 364 364 365 365 393 393 395 395 393 393 395 395 394 394 395 395 393 393 395 395
Jeu Jeu Sam Sam Sam Sam Lun Lun Lun Lun Mer Mer Jeu Jeu Sam Sam Lun Lun Lun Lun Mer Mer Mer Mer Jeu Jeu Jeu Jeu Sam Sam
Shabbath entre Kippour et Soukkot 365 365 - - - - - - - - 367 367 367 367 - - - - - - 398 398 397 397 397 397 395 395 - -
1er jour de Soukoth suivant 368 368 370 370 368 368 370 370 369 369 369 369 370 370 398 398 400 400 398 398 400 400 399 399 400 400 398 398 400 400
Mar Mar Jeu Jeu Jeu Jeu Sam Sam Sam Sam Lun Lun Mar Mar Jeu Jeu Sam Sam Sam Sam Lun Lun Lun Lun Mar Mar Mar Mar Jeu Jeu

À partir de là, on peut calculer le nombre de shabbat éligible de chaque période, et le nombre de jumelage à effectuer pour atteindre les 53 lectures.
Nombre de mois 12 13
Type זחא זשג בחג בשה גכה הכז השא זחג זשה בחה בשז גכז גשא החא השג
Lieu HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS
De Soukkot à Pessah 24 24 24 24 24 24 24 24 24 24 24 24 25 25 28 28 28 28 28 28 28 28 28 28 29 29 29 29 29 29
De Pessah à Shavouot 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 7 6 6 6 6 6 6 6 6 6 7 6 7 6 6 6 6 6 6
De shavouot au 9 av 9 9 9 9 9 9 8 9 8 9 9 9 9 9 9 9 8 9 8 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9
Du 10 av à RH 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7
De RH à Kippour 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
De Kippour à Soukkot 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0
Total 48 48 47 47 47 47 46 47 46 47 48 49 49 49 51 51 50 51 50 51 52 53 52 53 53 53 53 53 52 52
Jumelages 5 5 6 6 6 6 7 6 7 6 5 4 4 4 2 2 3 2 3 2 1 0 1 0 0 0 0 0 1 1

On va à partir de là, faire des tableaux comptant le nombre de sections lues du début de l'année jusqu'à une certaine fête. Dans chacun de ces tableaux, on mettra en gras, les cases qui vont déclencher un jumelage. On part d'une situation où aucun jumelage n'a été décidé, et donc le nombre de lectures est égal au nombre de shabbats éligibles.
Nb de mois 12 13
Type זחא זשג בחג בשה גכה הכז השא זחג זשה בחה בשז גכז גשא החא השג
Lieu HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS
Avant Pessah 24 24 24 24 24 24 24 24 24 24 24 24 25 25 28 28 28 28 28 28 28 28 28 28 29 29 29 29 29 29
Avant Shavouoth 30 30 30 30 30 30 30 30 30 30 30 31 31 31 34 34 34 34 34 34 34 35 34 35 35 35 35 35 35 35
Jusqu'au 9 av 39 39 39 39 39 39 38 39 38 39 39 40 40 40 43 43 42 43 42 43 43 44 43 44 44 44 44 44 44 44
Avant Rosh Hashanna 46 46 46 46 46 46 45 46 45 46 46 47 47 47 50 50 49 50 49 50 50 51 50 51 51 51 51 51 51 51
Avant Kippour 47 47 47 47 47 47 46 47 46 47 47 48 48 48 51 51 50 51 50 51 51 52 51 52 52 52 52 52 52 52
Avant Soukkot 48 48 47 47 47 47 46 47 46 47 48 49 49 49 51 51 50 51 50 51 52 53 52 53 53 53 53 53 52 52

À ce stade, on ne sait pas quels couples de parashas jumeler.

Regardons alors la première règle : La parasha Tsav, numéro 25, doit être lue avant Pessah dans les années à 12 mois.

Cela concerne les 6 premiers types d'années, pour lesquelles on constate qu'il y a 24 shabbats éligibles avant Pessah. Les cases correspondantes sont en gras dans le tableau ci-dessus.

Pour ces années-là, on jumelle donc les parashas 22 et 23 (Vayyaqhel et Peqoudé).

Et l'on obtient le tableau suivant, où l'on a systématiquement au moins 25 lectures avant Pessah.
Nb de mois 12 13
Type זחא זשג בחג בשה גכה הכז השא זחג זשה בחה בשז גכז גשא החא השג
Lieu HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS
Avant Pessah 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 28 28 28 28 28 28 28 28 28 28 29 29 29 29 29 29
Avant Shavouoth 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 32 31 31 34 34 34 34 34 34 34 35 34 35 35 35 35 35 35 35
Jusqu'au 9 av 40 40 40 40 40 40 39 40 39 40 40 41 40 40 43 43 42 43 42 43 43 44 43 44 44 44 44 44 44 44
Avant Rosh Hashanna 47 47 47 47 47 47 46 47 46 47 47 48 47 47 50 50 49 50 49 50 50 51 50 51 51 51 51 51 51 51
Avant Kippour 48 48 48 48 48 48 47 48 47 48 48 49 48 48 51 51 50 51 50 51 51 52 51 52 52 52 52 52 52 52
Avant Soukkot 49 49 48 48 48 48 47 48 47 48 49 50 49 49 51 51 50 51 50 51 52 53 52 53 53 53 53 53 52 52

Regardons à présent la seconde règle : La parasha Bamidbar, numéro 34 doit être lue avant Shavouot.

On constate que pour toutes les années à 12 mois, il manque 3 parashas, sauf pour הכז en terre sainte où il en manque 2. Pour compléter, on jumelle les couples de parashas 27 et 28 (Tazria' et Metsora'), 29 et 30 (Aharé mot et Qedoshim), et si nécessaire 32 et 33 (Behar e Behouqqotay) dans toutes les colonnes correspondant aux cases en gras ci-dessus.

On obtient le tableau suivant pour les lectures cumulées :
Nb de mois 12 13
Type זחא זשג בחג בשה גכה הכז השא זחג זשה בחה בשז גכז גשא החא השג
Lieu HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS
Avant Pessah 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 28 28 28 28 28 28 28 28 28 28 29 29 29 29 29 29
Avant Shavouoth 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 35 34 35 35 35 35 35 35 35
Jusqu'au 9 av 43 43 43 43 43 43 42 43 42 43 43 43 43 43 43 43 42 43 42 43 43 44 43 44 44 44 44 44 44 44
Avant Rosh Hashanna 50 50 50 50 50 50 49 50 49 50 50 50 50 50 50 50 49 50 49 50 50 51 50 51 51 51 51 51 51 51
Avant Kippour 51 51 51 51 51 51 50 51 50 51 51 51 51 51 51 51 50 51 50 51 51 52 51 52 52 52 52 52 52 52
Avant Soukkot 52 52 51 51 51 51 50 51 50 51 52 52 52 52 51 51 50 51 50 51 52 53 52 53 53 53 53 53 52 52

À présent, regardons la troisième règle : La parasha Vaethanan, numéro 45 doit être lue après Tisha beAv. Autrement dit, la parasha 44 (Bo) doit être lue avant le 9 av, ou le 9 av s'il tombe d'un shabbat.

Donc les jumelages doivent faire en sorte que la ligne "Jusqu'au 9 av" dans le tableau ci-dessus soit à 44 tout le temps. Il faut donc au moins un jumelage dans les cas où la case du tableau est en gras.

Dans le cas le plus fréquent d'un seul jumelage, il s'agit des parashas 42 et 43 (Mattot et Mas'e). Dans les 2 cas, זשה et בחה hors de terre sainte, où il faut deux jumelages, il s'agit des parashas 39 et 40 (Houqat et Balaq).

On obtient alors le tableau suivant :
Nb de mois 12 13
Type זחא זשג בחג בשה גכה הכז השא זחג זשה בחה בשז גכז גשא החא השג
Lieu HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS
Avant Pessah 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 28 28 28 28 28 28 28 28 28 28 29 29 29 29 29 29
Avant Shavouoth 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 35 34 35 35 35 35 35 35 35
Jusqu'au 9 av 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44 44
Avant Rosh Hashanna 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51 51
Avant Kippour 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52 52
Avant Soukkot 53 53 52 52 52 52 52 52 52 52 53 53 53 53 52 52 52 52 52 52 53 53 53 53 53 53 53 53 52 52

Intéressons-nous maintenant a la quatrième règle : La parasha Nitsavim, numéro 51, doit être lue avant Rosh hashana. Elle est une conséquence automatique de la règle précédente. En effet, il y a toujours 7 shabbats entre le 9 av et Rosh Hashanna. Donc, si on lit la parasha 45 juste après Tisha be'av, on lira la parasha 51 juste avant Rosh Hashana. Il est même certain, que la véritable règle originelle soit celle-ci, et que la troisième règle ne soit qu'une recette pour assurer que la quatrième soit respectée.

Il reste enfin à assurer la transition vers la fin du cycle en début d'année. Pour éviter d'avoir des jumelages en début d'année, difficiles à décrire, on rajoute un jumelage si nécessaire juste avant rosh hashanna pour assurer que la dernière ligne du tableau soit entièrement peuplée de 53.

Quand la dernière ligne contient 52, on jumelle les parashas 51 et 52. Il s'agit des années dont le nom se termine par ג ou ה, qui correspondent à une année suivante qui démarre un samedi ou un jeudi. On retrouve la conclusion du chapitre précédent : les années commençant un samedi ou un jeudi, il y a une seule parasha à lire en début d'année, avant soukkot.

En synthèse, on retrouve le tableau du chapitre Repartition des sections de la thora :
Année זחא זשג בחג בשה גכה הכז השא זחג זשה בחה בשז גכז גשא החא השג
Lieu HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS HT TS
Règle 1
Vayyaqhel Peqoudé X X X X X X X X X X X X . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Règle 2
Tazria' Metsora' X X X X X X X X X X X X X X . . . . . . . . . . . . . . . .
A'hare Mot Qedoshim X X X X X X X X X X X X X X . . . . . . . . . . . . . . . .
Behar Be'houqqotay X X X X X X X X X X X . X X . . . . . . . . . . . . . . . .
Règles 3 et 4
Houqqat Balaq . . . . . . X . X . . . . . . . X . X . . . . . . . . . . .
Mattot Mas'e X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X . X . . . . . . .
Gestion du début d'année suivante
Nitsavim Vayyelekh . . X X X X X X X X . . . . X X X X X X . . . . . . . . X X
Total 5 5 6 6 6 6 7 6 7 6 5 4 4 4 2 2 3 2 3 2 1 0 1 0 0 0 0 0 1 1
Les années solaires selon la tradition

Autant le calcul du mois lunaire est fait sur une tradition univoque, et dont la précision astronomique est impressionnante, autant le traitement de l'année solaire par la tradition donne plus de part à la simplicité des calculs qu'à leur précision. Cette imprécision n'a que peu d'impact sur la vie religieuse, puisque la date de Pâque se situe toujours après l'équinoxe de printemps réel.

Il y a deux traditions. La première, transmise par Rav Ada, considère que l'année solaire est strictement égale à l'année lunaire moyenne, c'est-à-dire 235 ∗ 765433 19 {\displaystyle {\frac {235*765433}{19}}} {\displaystyle {\frac {235*765433}{19}}}halaqim, soit 365 jours, 5 heures, 997 halaqim et 12 19 {\displaystyle {\frac {12}{19}}} {\displaystyle {\frac {12}{19}}} de heleq. L'écart entre 2 teqoufot étant un quart de l'année, soit 13 semaines 7 heures 519 helaqim et 31 19 ∗ 4 {\displaystyle {\frac {31}{19*4}}} {\displaystyle {\frac {31}{19*4}}}de heleq. Cette valeur n'est évidemment pas exacte, mais elle n'a pas non plus l'avantage de la simplicité, puis qu'elle nécessite de manipuler des valeurs fractionnaires de heleq. Elle a le mérite de ne laisser en moyenne aucun décalage entre les molad et les teqoufot.

Quand on fait les calculs avec la tradition de Rav Ada, on utilise une unité adhoc le rega' (instant) qui vaut 1 78 {\displaystyle {\frac {1}{78}}} {\displaystyle {\frac {1}{78}}} de heleq.

L'autre tradition qui est utilisée en pratique est celle de Chmouel qui prend pour la valeur de l'année, 365 jours et quart. Ce qui donne un espace entre les teqoufot de 13 semaines et 7 heures et demi.

Comme pour le molad de Tishri de la première année, la teqoufa de Nissan de la première année utilisée dans les calculs ne correspond pas exactement à la réalité décrite par la tradition. Toujours pour les mêmes raisons : pendant l'année du déluge, les astres n'ont pas bougé, et les valeurs utilisées pour l'année 1 correspondent en fait à une année hypothétique avant la création du monde.

Dans cette année, on sait que le molad de Tishri a eu lieu un lundi à 5 heures et 204 halaqim (soit 57444 halaqim). Le molad de Nissan a donc lieu 6 mois lunaires plus tard soit exactement 177 jours plus tard, un mercredi à 9 heures et 642 halaqim.

Cela permet de calculer l'instant de la Teqoufa de Nissan, dont on sait qu'elle a eu lieu le mercredi précédent le molad, à 0 heures.
Événement Date ou jour de semaine Heure Halaqim Commentaire
Premier molad Lundi 5 204
1 mois lunaire 29 jours 12 793
6*1 mois (brut) 6*29=174 jours 72 4758 72 heures=3 jours. 4758 hal=4 heures et 438 hal
6 mois lunaires 177 jours=25 semaines+2jr 4 438
1er molad+6 mois lunaires Mercredi, 25 semaines après le 1er molad 9 642 Pas de retenues dans cette addition. 4650042 hal
Teqoufa de Nissan Mercredi, 24 semaines après le 1er molad 0 0 Donné par la tradition. 4458240 hal
Avance du molad 7 jours 9 242 Ou 191802 halaqim

On retrouve bien les valeurs données dans la méthode de calcul des Teqoufot.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:05

Le petit cycle lunaire (Mahzor Qatan)

Le cyle métonique de 19 ans est appelé dans la littérature religieuse juive le petit cycle. L'année 5776 (2015/2016) est la dernière année d'un cycle de 19 ans.
Le grand cycle solaire (Mahzor Gadol)

Il existe un autre cycle lié au soleil et au calcul des équinoxes. Ce cycle dure 28 ans.

Le calcul des équinoxes prend pour hypothèse que le premier équinoxe de printemps fut un mercredi à 0 heures. Pour les besoins du calcul, on considère que cette événement eu lieu en Nissan de l'année 1.

La durée retenue pour l'année solaire étant de 365 jours et 6 heures (soit un nombre entier de semaine plus un jour et demi), il est facile de voir que sur une période de 28 ans, l'équinoxe se retrouve au même moment de la semaine.

C'est le moment de la bénédiction du soleil. Le cycle actuel a commencé en 5769 (2008/2009). L'équinoxe de printemps, selon la tradition avait alors eu lieu le 14 nissan/8 avril.

De manière générale, tous les 28 ans, les 4 teqoufot se retrouvent au même instant de la semaine. Pour les calculer, il suffit d'ajouter 7 heures et demi à la Teqoufa précédente, et s'arranger pour que la Teqoufa de Nissan de la première année soit un mercredi à 0 heures. Le tableau contient une 29e ligne pour vérifier qu'elle est bien identique à la première.

L'année 5776 correspond à la 8e année d'un grand cycle. On vérifie que les valeurs soulignées du tableau coincident avec les exemples calculés ci-dessus.
Tishri Tevet Nissan Tamouz
1 Mar 9:0 Mar 16:540 Mer 0:0 Mer 7:540
2 Mer 15:0 Mer 22:540 Jeu 6:0 Jeu 13:540
3 Jeu 21:0 Ven 4:540 Ven 12:0 Ven 19:540
4 Sam 3:0 Sam 10:540 Sam 18:0 Dim 1:540
5 Dim 9:0 Dim 16:540 Lun 0:0 Lun 7:540
6 Lun 15:0 Lun 22:540 Mar 6:0 Mar 13:540
7 Mar 21:0 Mer 4:540 Mer 12:0 Mer 19:540
8 Jeu 3:0 Jeu 10:540 Jeu 18:0 Ven 1:540
9 Ven 9:0 Ven 16:540 Sam 0:0 Sam 7:540
10 Sam 15:0 Sam 22:540 Dim 6:0 Dim 13:540
11 Dim 21:0 Lun 4:540 Lun 12:0 Lun 19:540
12 Mar 3:0 Mar 10:540 Mar 18:0 Mer 1:540
13 Mer 9:0 Mer 16:540 Jeu 0:0 Jeu 7:540
14 Jeu 15:0 Jeu 22:540 Ven 6:0 Ven 13:540
15 Ven 21:0 Sam 4:540 Sam 12:0 Sam 19:540
16 Dim 3:0 Dim 10:540 Dim 18:0 Lun 1:540
17 Lun 9:0 Lun 16:540 Mar 0:0 Mar 7:540
18 Mar 15:0 Mar 22:540 Mer 6:0 Mer 13:540
19 Mer 21:0 Jeu 4:540 Jeu 12:0 Jeu 19:540
20 Ven 3:0 Ven 10:540 Ven 18:0 Sam 1:540
21 Sam 9:0 Sam 16:540 Dim 0:0 Dim 7:540
22 Dim 15:0 Dim 22:540 Lun 6:0 Lun 13:540
23 Lun 21:0 Mar 4:540 Mar 12:0 Mar 19:540
24 Mer 3:0 Mer 10:540 Mer 18:0 Jeu 1:540
25 Jeu 9:0 Jeu 16:540 Ven 0:0 Ven 7:540
26 Ven 15:0 Ven 22:540 Sam 6:0 Sam 13:540
27 Sam 21:0 Dim 4:540 Dim 12:0 Dim 19:540
28 Lun 3:0 Lun 10:540 Lun 18:0 Mar 1:540
29 Mar 9:0 Mar 16:540 Mer 0:0 Mer 7:540

Ces dates ne correspondent à aucun événement astronomique. D'une part parce que la notion de semaine n'est pas basée sur le mouvement des astres. Mais également parce que la durée de l'année solaire retenue par la tradition, contrairement à la durée du mois lunaire, n'est pas très précise.
Le cycle de la Shemitta

Tous les 7 ans a lieu la Shemitta, forme de jachère, qui ne concerne que la terre sainte. L'année 5775 (2014/2015) était une année de Shemitta.
Grand cycle périodique de 689472 ans

Le cycle métonique de 19 ans ne porte que sur le nombre de mois. Mais deux cycles métoniques n'ont en général pas les mêmes caractéristiques. En revanche, on peut se demander s'il existe un plus grand cycle tel que le calendrier se répète à l'identique (mêmes jours de la semaine pour Rosh Hashana, et mêmes nombres de jour).

Si une tel grand cycle existe, il est forcément un multiple de 19 ans, sinon, les nombres de mois ne seront pas identiques les 19 premières années du deuxième grand cycle.

Or, la durée d'un cycle de 19 ans est de 235 mois (12 années de 12 mois et 7 années de 13 mois). La durée de 235 mois lunaires est de 235*765433=179876755 halaqim, soit 991 semaines et 69715 halaqim.

Donc au début de deux cycles de 19 ans consécutifs, la nouvelle lune est décalée de 69715 halaqim (2 jours, 16 heures et 595 halaqim).

Pour que le calendrier se répète, il faut qu'au bout d'un certain nombre de cycles, la nouvelle lune se décale d'un nombre entier de semaines. Ainsi, la nouvelle lune tombera au même moment de la semaine au début d'un grand cycle et au début du grand cycle suivant, et tous les calculs année par année seront identiques.

Il faut donc trouver le plus petit multiple de 69715 qui soit un multiple la durée d'une semaine (7*1080*24=181440 halaqim). Mathématiquement, cela revient à trouver le PPCM de 69715 et 181440 qui vaut 69175*36288. Le calendrier se répète donc au bout de 36288 cycles de 19 ans.

Le calendrier se répète donc au bout de 689472 années. Cette information est une curiosité mathématique sans intérêt religieux.

On trouve parfois dans certains livres un cycle de 247 ans (13 cycles de 19 ans). Il n'est qu'approximatif. En effet, en 13 cycles, la nouvelle lune se décale de moins d'une heure (905 halaqim). Il est facile de trouver des exemples illustrant que ce cycle ne se répète pas à l'identique. Par exemple, les années 5601 et 5848, séparées de 247 ans n'ont pas leur premier jour au même moment de la semaine.
Les 61 cycles lunaires possibles

Un rabbin français du Moyen Âge a remarqué qu'en connaissant le molad au début d'un cycle de 19 ans, on peut en déduire tous les types des 19 années du cycle.
61 cycles
Les 61 types de cycles de 19 ans

Moyennant quelques calculs, il a prouvé qu'il y a exactement 61 cycles possibles de 19 années caractérisées par leur typen 8.

Dans cette image, chaque ligne représente l'un de ces 61 cycles. Pour chaque année du cycle, on indique l'intervalle de temps pour le molad de l'année, le jour de semaine de Rosh Hashanna en début d'année, et le type de l'année (qui dépend de Rosh Hashanna de l'année, et de l'année suivante). La 20e année, qui est en fait la première du cycle suivant est nécessaire, car le jour de Rosh Hashanna influe le type de la 19e année.

On indique en bleu, les Rosh Hashana et les types qui on changé par rapport au cycle précédent.

Ce tableau permet de rapidement construire des calendriers sur une longue période.
Calculs complémentaires
Précision du mois lunaire

On a vu que la durée du mois lunaire donnée par la tradition est de 29 jours 12 heures et 793 halqim, soit 765433 halaqim.

Cette valeur est très précise, puisque la valeur de la lunaison mesurée aujourd'hui vaut 29 jours 44 minutes et 2.8 secondes c'est-à-dire 29 jours 12 heures, et 792,84 halaqim ou 765432.84 halaqim. La valeur traditionnelle est la plus précise possible compte tenu du système d'unités. L'erreur est de 0.16 halaqim, soit 0.5333 secondes par mois.

La durée moyenne d'une année est de 235 19 {\displaystyle {\frac {235}{19}}} {\displaystyle {\frac {235}{19}}} lunaisons. L'erreur est donc de 6.5965 secondes par an en moyenne. Sur 100 ans, le décalage est de 11 minutes, sur 1000 ans, il est de 1 heure, 49 minutes et 56.5 secondes. L'objectif étant de calculer des jours, cette marge d'erreur est absolument négligeable.
Durée moyenne des différentes années

Il est très important du point de vue religieux que le mois du calendrier hébraïque suive de très près les cycles lunaires. Il est facile d'observer que les débuts de mois juifs correspondent d'assez près à la nouvelle lune. Cela est dû à l'extraordinaire précision de la durée du cycle lunaire adoptée par la tradition.

En revanche, l'adéquation entre l'année juive et l'année solaire n'a pas la même importance. Ce qui compte est que la fête de Pessah tombe toujours au printemps. Pour cela, il suffit que l'année soit en moyenne un peu plus longue que l'année solaire.

On peut donc comparer les années suivantes, classées ici par longueur décroissante :

L'année solaire définie par Shmuel. Il se trouve que c'est la même longueur que l'ancien calendrier julien.
L'année moyenne du calendrier hébraïque moyenne (qui est aussi l'année solaire définie par Rav Ada)
L'année grégorienne du calendrier civil, qui est une très bonne approximation de l'année solaire réelle.
L'année solaire réelle. Il faut prendre celle qui conditionne le cycle des saisons, qui est l'année tropique.

La durée de l'année solaire définie par la tradition est de 365 jours et 6 heures, ou 365,25 jours.

19 années juives durent 235 mois lunaires. La durée d'un cycle métonique est en moyenne de 235 ∗ 765433 18 ∗ 1080 = 6939 , 689622 {\displaystyle {\frac {235*765433}{18*1080}}=6939,689622} {\displaystyle {\frac {235*765433}{18*1080}}=6939,689622} jours. La durée d'une année est donc de 235 ∗ 765433 18 ∗ 1080 ∗ 19 = 365 , 2468222 {\displaystyle {\frac {235*765433}{18*1080*19}}=365,2468222} {\displaystyle {\frac {235*765433}{18*1080*19}}=365,2468222} jours.

Cette durée peut également être exprimée sous la forme de 365 jours, 5 heures et 997,6316 halaqim (356jrs, 5hrs, 55mns et 25,4 secs).

Enfin, l'année grégorienne fait 365 jours, avec un jour supplémentaire toutes les années qui sont multiples de 4, sauf les multiples de 100, mais en incluant les multiples de 400. Autrement dit, en 400 ans, il y a 97 journées supplémentaires. La durée moyenne est de 365 + 97 400 = 365 , 2425 {\displaystyle 365+{\frac {97}{400}}=365,2425} {\displaystyle 365+{\frac {97}{400}}=365,2425} jours.

La durée de l'année solaire dite tropique est actuellement de 365,2421904 (soit 365jrs, 5hrs, 48mns et 45,25 secs).

Ces valeurs ne sont que des moyennes qui n'ont de sens que sur de longues période. En résumé :
Année Durée
Année solaire de Shmuel 365j 6hr0m0sec
Année hébraïque 365j 5hr55m25,43sec
Année Grégorienne 365j 5hr49m12sec
Année tropique 365j 5hr48m45,25sec

On peut comparer ces différentes années du point de vue du décalage au bout d'une année, ou du nombre d'années nécessaires pour avoir un décalage d'un jour.

Sur la colonne de gauche, les années les plus longues, sur la première ligne, les années les plus courtes.
Hébraïque Grégorienne Tropique
Shmuel 4min 34,56sec

314,68 ans
10min 47,99sec

133,33 ans
11min 14,74sec

128,04 ans
Hébraïque 6min 13,43sec

231,36 ans
6min 40,18sec

215,89 ans
Grégorienne 0min 26,74sec

3229,97 ans

On constate que l'année hébraïque prend du retard sur l'année de solaire de Shmuel, et que Pâque finira par se retrouver de plus en plus fréquemment avant l'équinoxe de printemps défini par la tradition..

En revanche, l'année hébraïque prend de l'avance sur l'année tropique, et il n'y a aucun risque de voir Pâque fêtée trop tôt, par rapport à l'équinoxe de printemps réel.

L'année juive avance en moyenne de 6mn et 40,18secs sur l'année solaire réelle, et gagne 1 journée tous les 215 ans.

On constate que le calendrier grégorien est beaucoup plus précis par rapport à l'année solaire que l'année juive, mais il n'a aucun lien avec les mois lunaires.
Variations au sein d'un cycle métonique

Afin de comparer les variations du cycle de Méton avec des années régulières, on va comparer la durée cumulée des différentes années avec les 3 années moyennes : l'année tropique, l'année de Shmuel, et l'année de Rav Ada.

On peut imaginer que cela correspond à une situation où dans la dernière année du cycle précédent, l'équinoxe de printemps (Teqoufa de Nissan) est synchronisé avec le molad de Nissan. On mesure alors l'avance ou le retard du Molad de Nissan chaque année du cycle par rapport à la Teqoufa.
Durées cumulées des années Différence entre années métonique et
Année Nb de mois Durée année Calendrier hébraïque Tropique De Shmuel Rav Ada Tropique Shmuel Rav Ada
0 354j 8hr48m39,99sec 0j 0hr0m0sec 0j 0hr0m0sec 0j 0hr0m0sec 0j 0hr0m0sec Synchronisé Synchronisé Synchronisé
1 12 354j 8hr48m39,99sec 354j 8hr48m39,99sec 365j 5hr48m45,25sec 365j 6hr0m0sec 365j 5hr55m25,43sec Retard 10j 21hr0m5,25sec Retard 10j 21hr11m20sec Retard 10j 21hr6m45,43sec
2 12 383j 21hr32m43,33sec 708j 17hr37m19,99sec 730j 11hr37m30,5sec 730j 12hr0m0sec 730j 11hr50m50,87sec Retard 21j 18hr0m10,5sec Retard 21j 18hr22m40sec Retard 21j 18hr13m30,87sec
3 13 354j 8hr48m39,99sec 1092j 15hr10m3,33sec 1095j 17hr26m15,75sec 1095j 18hr0m0sec 1095j 17hr46m16,31sec Retard 3j 2hr16m12,41sec Retard 3j 2hr49m56,66sec Retard 3j 2hr36m12,98sec
4 12 354j 8hr48m39,99sec 1446j 23hr58m43,33sec 1460j 23hr15m1sec 1461j 0hr0m0sec 1460j 23hr41m41,75sec Retard 13j 23hr16m17,66sec Retard 14j 0hr1m16,66sec Retard 13j 23hr42m58,42sec
5 12 383j 21hr32m43,33sec 1801j 8hr47m23,33sec 1826j 5hr3m46,25sec 1826j 6hr0m0sec 1826j 5hr37m7,19sec Retard 24j 20hr16m22,91sec Retard 24j 21hr12m36,66sec Retard 24j 20hr49m43,85sec
6 13 354j 8hr48m39,99sec 2185j 6hr20m6,66sec 2191j 10hr52m31,5sec 2191j 12hr0m0sec 2191j 11hr32m32,63sec Retard 6j 4hr32m24,83sec Retard 6j 5hr39m53,33sec Retard 6j 5hr12m25,96sec
7 12 383j 21hr32m43,33sec 2539j 15hr8m46,66sec 2556j 16hr41m16,75sec 2556j 18hr0m0sec 2556j 17hr27m58,07sec Retard 17j 1hr32m30,08sec Retard 17j 2hr51m13,33sec Retard 17j 2hr19m11,4sec
8 13 354j 8hr48m39,99sec 2923j 12hr41m29,99sec 2921j 22hr30m2sec 2922j 0hr0m0sec 2921j 23hr23m23,5sec Avance 1j 14hr11m27,99sec Avance 1j 12hr41m29,99sec Avance 1j 13hr18m6,49sec
9 12 354j 8hr48m39,99sec 3277j 21hr30m9,99sec 3287j 4hr18m47,25sec 3287j 6hr0m0sec 3287j 5hr18m48,94sec Retard 9j 6hr48m37,25sec Retard 9j 8hr29m50sec Retard 9j 7hr48m38,94sec
10 12 383j 21hr32m43,33sec 3632j 6hr18m50sec 3652j 10hr7m32,5sec 3652j 12hr0m0sec 3652j 11hr14m14,38sec Retard 20j 3hr48m42,5sec Retard 20j 5hr41m9,99sec Retard 20j 4hr55m24,38sec
11 13 354j 8hr48m39,99sec 4016j 3hr51m33,33sec 4017j 15hr56m17,75sec 4017j 18hr0m0sec 4017j 17hr9m39,82sec Retard 1j 12hr4m44,42sec Retard 1j 14hr8m26,66sec Retard 1j 13hr18m6,49sec
12 12 354j 8hr48m39,99sec 4370j 12hr40m13,33sec 4382j 21hr45m3sec 4383j 0hr0m0sec 4382j 23hr5m5,26sec Retard 12j 9hr4m49,67sec Retard 12j 11hr19m46,66sec Retard 12j 10hr24m51,92sec
13 12 383j 21hr32m43,33sec 4724j 21hr28m53,33sec 4748j 3hr33m48,25sec 4748j 6hr0m0sec 4748j 5hr0m30,7sec Retard 23j 6hr4m54,92sec Retard 23j 8hr31m6,66sec Retard 23j 7hr31m37,36sec
14 13 354j 8hr48m39,99sec 5108j 19hr1m36,66sec 5113j 9hr22m33,5sec 5113j 12hr0m0sec 5113j 10hr55m56,14sec Retard 4j 14hr20m56,84sec Retard 4j 16hr58m23,33sec Retard 4j 15hr54m19,47sec
15 12 354j 8hr48m39,99sec 5463j 3hr50m16,66sec 5478j 15hr11m18,75sec 5478j 18hr0m0sec 5478j 16hr51m21,57sec Retard 15j 11hr21m2,09sec Retard 15j 14hr9m43,33sec Retard 15j 13hr1m4,91sec
16 12 383j 21hr32m43,33sec 5817j 12hr38m56,66sec 5843j 21hr0m4sec 5844j 0hr0m0sec 5843j 22hr46m47,01sec Retard 26j 8hr21m7,34sec Retard 26j 11hr21m3,33sec Retard 26j 10hr7m50,35sec
17 13 354j 8hr48m39,99sec 6201j 10hr11m39,99sec 6209j 2hr48m49,25sec 6209j 6hr0m0sec 6209j 4hr42m12,45sec Retard 7j 16hr37m9,25sec Retard 7j 19hr48m20sec Retard 7j 18hr30m32,45sec
18 12 383j 21hr32m43,33sec 6555j 19hr0m19,99sec 6574j 8hr37m34,51sec 6574j 12hr0m0sec 6574j 10hr37m37,89sec Retard 18j 13hr37m14,51sec Retard 18j 16hr59m40sec Retard 18j 15hr37m17,89sec
19 13 6939j 16hr33m3,33sec 6939j 14hr26m19,76sec 6939j 18hr0m0sec 6939j 16hr33m3,33sec Avance 0j 2hr6m43,57sec Retard 0j 1hr26m56,66sec Synchronisé

Quel que soit le type d'année de comparaison, la huitième année du cycle est celle où le molad a le plus d'avance. C'est donc celle où la fête de Pessah est la plus tardive. En revanche, lors de la 16e année, le molad est très tôt par rapport à l'équinoxe.

A titre d'exemple, dans le cycle courant, et en considérant que le calendrier grégorien est une excellente approximation de l'année solaire, on constate que :

dans la 8e année, en 5765, Pessah tombe le 24 avril 2005
dans la 16e année, en 5773, Pessah tombe le 26 mars 2013

Dans le dernier cas, on constate que la fête de Pessah tombe après l'équinoxe de printemps réel (autour du 21 mars), en revanche, il tombe avant la Teqoufa de Nissan traditionnelle qui est le 6 avril 2013 à 0 heures, soit 13 jours plus tard.

Du fait que le calendrier prend de l'avance régulière sur l'année solaire réelle, on peut être certain que Pessah restera toujours au printemps (voire en été si on attend suffisamment longtemps).

En revanche, le retard vis-à-vis de l'équinoxe traditionnel va s'accumuler.
Détermination directe du type d'année

La détermination du type d'année dépend de deux Rosh Hashana consécutifs. Chaque Rosh Hashana dépend du molad et du nombre de mois de l'année, et de l'année qui précède. Quand on connait le nombre de mois de l'année, et le molad en début d'année, on connait le molad suivant.

Donc on peut déterminer le type d'une année en connaissant le nombre de mois de l'année, de celle qui précède, de celle qui suit, et l'instant du molad en début d'année.

Il y a quatre combinaisons possibles pour les nombres de mois, et on connait les années correspondante dans le cycle de Méton :
Prec Courante Suivante Années
12 12 13 2, 5, 10, 13, 16
13 12 12 1, 4, 9, 12, 15
13 12 13 7, 18
12 13 12 3, 6, 8, 11, 14, 17, 19

Pour chacune de ces combinaisons, on peut déterminer les molads qui font changer Rosh Hashana soit en début d'année, soit en fin d'année.

Ainsi, on connait les intervalles de temps qui déterminent les différents types d'années.

Dans les 4 prochains tableaux, les Molads en gras sont ceux qui déclenchent un changement de Rosh Hashana. L'autre molad de la même ligne est alors une simple conséquence.

Parfois, il y a deux molads en gras dans la même ligne. Cela correspond aux Dekhyoth 3 et 4, quand un changement de Molad déclenche un changement dans le molad précédent ou suivant.
Année à 12 mois entre 2 années à 13 mois
Molad Molad suivant Rosh

Hashana
Pessah Rosh Hashana

Suivant
Durée Type
De Sam 18:0 à Dim 9:204 De Jeu 2:876 à Jeu 18:0 Lun Mar Jeu 353 בחג
De Dim 9:204 à Lun 15:589 De Jeu 18:0 à Sam 0:385 Lun Jeu Sam 355 בשה
De Lun 15:589 à Mar 9:204 De Sam 0:385 à Sam 18:0 Mar Jeu Sam 354 גכה
De Mar 9:204 à Jeu 9:204 De Sam 18:0 à Lun 18:0 Jeu Sam Lun 354 הכז
De Jeu 9:204 à Jeu 18:0 De Lun 18:0 à Mar 2:876 Jeu Dim Mar 355 השא
De Jeu 18:0 à Ven 9:204 De Mar 2:876 à Mar 18:0 Sam Dim Mar 353 זחא
De Ven 9:204 à Sam 18:0 De Mar 18:0 à Jeu 2:876 Sam Mar Jeu 355 זשג
Année à 12 mois précédée d'une année à 13 et suivie d'une année à 12.
Molad Molad suivant Rosh

Hashana
Pessah Rosh Hashana

Suivant
Durée Type
De Sam 18:0 à Dim 9:204 De Jeu 2:876 à Jeu 18:0 Lun Mar Jeu 353 בחג
De Dim 9:204 à Lun 15:589 De Jeu 18:0 à Sam 0:385 Lun Jeu Sam 355 בשה
De Lun 15:589 à Mar 9:204 De Sam 0:385 à Sam 18:0 Mar Jeu Sam 354 גכה
De Mar 9:204 à Jeu 9:204 De Sam 18:0 à Lun 18:0 Jeu Sam Lun 354 הכז
De Jeu 9:204 à Jeu 18:0 De Lun 18:0 à Mar 2:876 Jeu Dim Mar 355 השא
De Jeu 18:0 à Ven 0:408 De Mar 2:876 à Mar 9:204 Sam Dim Mar 353 זחא
De Ven 0:408 à Sam 18:0 De Mar 9:204 à Jeu 2:876 Sam Mar Jeu 355 זשג
Année à 12 mois précédée d'une année à 12 et suivie d'une année à 13
Molad Molad suivant Rosh

Hashana
Pessah Rosh Hashana

Suivant
Durée Type
De Sam 18:0 à Dim 9:204 De Jeu 2:876 à Jeu 18:0 Lun Mar Jeu 353 בחג
De Dim 9:204 à Lun 18:0 De Jeu 18:0 à Sam 2:876 Lun Jeu Sam 355 בשה
De Lun 18:0 à Mar 9:204 De Sam 2:876 à Sam 18:0 Mar Jeu Sam 354 גכה
De Mar 9:204 à Jeu 9:204 De Sam 18:0 à Lun 18:0 Jeu Sam Lun 354 הכז
De Jeu 9:204 à Jeu 18:0 De Lun 18:0 à Mar 2:876 Jeu Dim Mar 355 השא
De Jeu 18:0 à Ven 9:204 De Mar 2:876 à Mar 18:0 Sam Dim Mar 353 זחא
De Ven 9:204 à Sam 18:0 De Mar 18:0 à Jeu 2:876 Sam Mar Jeu 355 זשג
Année à 13 mois entre deux années à 12 mois
Molad Molad suivant Rosh

Hashana
Pessah Rosh Hashana

Suivant
Durée Type
De Sam 18:0 à Dim 20:491 De Ven 15:589 à Sam 18:0 Lun Jeu Sam 383 בחה
De Dim 20:491 à Lun 18:0 De Sam 18:0 à Dim 15:589 Lun Sam Lun 385 בשז
De Lun 18:0 à Mar 18:0 De Dim 15:589 à Lun 15:589 Mar Sam Lun 384 גכז
De Mar 18:0 à Mer 11:695 De Lun 15:589 à Mar 9:204 Jeu Dim Mar 383 החא
De Mer 11:695 à Jeu 18:0 De Mar 9:204 à Mer 15:589 Jeu Mar Jeu 385 השג
De Jeu 18:0 à Ven 20:491 De Mer 15:589 à Jeu 18:0 Sam Mar Jeu 383 זחג
De Ven 20:491 à Sam 18:0 De Jeu 18:0 à Ven 15:589 Sam Jeu Sam 385 זשה

Nous avons trouvé ici les 14 d'années existantes sur les 15 possibles. Quel que soit le molad, et le nombre de mois des années, l'année גשא, bien que théoriquement possible, ne se produit jamais.
Moyens mnémotechniques pour les fêtes

Entre le mois de Adar (ou Adar II pour une année a 13 mois) et le mois de Tishri suivant, tous les mois ont une durée fixe.

Donc le nombre de jour entre toutes les fêtes qui vont du jeûne d'Esther d'une année à Simhat Thora l'année suivante est constant. Il est possible de déduire le jour de la semaine d'une fête, de n'importe quel autre de la période.

On a l'habitude de prendre comme point de départ, la date de Pessah. Le numéro du jour de la semaine de Pessah figure dans le type de l'année. Donc toute personne connaissant le type de l'année l'a en point de repère.

Si on considère que le jour de la semaine de Pessah a pour numéro 1, il est facile de calculer le tableau suivant :
Jour de la semaine Décalage Fête Jours interdits
1 0 1er jr Pessah Lundi, Mercredi, Vendredi
+91 17 Tammouz
+112 9 Av
2 +29 Pessah Sheni Mardi, Jeudi, Samedi
+50 Shavouot
3 +163 1er jr Rosh Hashanna Dimanche, Mercredi, Vendredi
+177 Début de Soukkot
4 +185 Simhat Thora Lundi, Jeudi, Samedi
5 -31 Jeûne d'Esther Dimanche, Mardi, Vendredi
+172 Yom Kippour
6 -30 Pourim Lundi, Mercredi, Samedi
+33 Lag baOmer
7 -29 Pourim Shoushan Dimanche, Mardi, Jeudi

Ce tableau ne tient pas compte des dates en terre sainte, ni des décalages des jeûnes du à Shabbat.

Il est souvent résumé sous la forme d'un tableau mnémotechnique à 2 colonnes en hébreu.

La première contient un début d'alphabet hébraïque, où les lettres sont prises avec leur valeur numérique.

La deuxième contient une fin d'alphabet en sens inverse où les lettres rappellent les principales fêtes.
Ordre Fête Num Fête Explication
א ת 1 Tisha beAv
ב ש 2 Shavouot
ג ר 3 Rosh hashanna
ד ק 4 Simhat Thora Qriat hathora
ה צ 5 Yom Kippour Tsom=Jeûne
ו פ 6 Pourim
ז ע 7 Veille de Pessah Erev Pessah

Les fêtes de Hannouka, Tou bishvat et le jeûne de Kislev ne peuvent faire l'objet d'un tel calcul. En effet, pour les relier aux fêtes suivantes, il y a une incertitude sur la présence d'un deuxième mois de Adar. Pour les relier aux fêtes précédentes, il y a une incertitude sur les nombres de jours de Heshvan et Kislev.

Un calcul plus complexe est possible, mais présente généralement peu d'intérêt, sauf pour prouver que le jeûne de Tevet ne peut pas tomber un Shabbat.
Décalages entre molad, néoménie et premier du mois

Le seul moment où le molad et le début du mois sont explicitement synchronisés est à Rosh Hashana. Pour les autres mois, on sait que le décalage ne peut pas être énorme, car la durée des mois est de 29 ou 30 jours, tandis que le mois lunaire est de 29,53 jours. Il y a donc un décalage de 0.53 jours au plus chaque mois. Et les décalages ne sont pas toujours dans le même sens.

On peut se demander si le début de chaque mois peut être très décalé dans un sens ou dans l'autre par rapport au molad. Et plus précisément, la question se pose tant pour le premier du mois que pour le premier jour de la néoménie (Rosh Hodesh).

Pour répondre à sa question, il y a 3 étapes :

Pour une année d'un nombre de jour donné, on sait calculer, pour chaque mois, comment se positionne chaque molad par rapport à celui de Tishri, et comment chaque premier jour, ou chaque néoménie, se positionne par rapport au premier jour de l'année. On peut donc étudier comment, au sein de l'année, le molad avance ou recule par rapport à ces deux événements indépendamment de leur décalage initial en tishri. En particulier, on peut connaître le mois où le molad recule le plus, et le mois où le molad avance le plus.
Pour chaque type d'année permis, on a décrit les intervalles de molad possibles qui les déclenche. On peut donc décrire le décalage minimal et maximal du molad en Tishri.
En combinant ces deux informations (décalagages initiaux extrêmes, et décalages maximums accumulés en cours d'année), on peut découvrir quelles configurations (type+molad) donnent les décalages les plus grands.
Enfin, il est possible de chercher dans un calendrier, des années réelles qui se rapprochent le plus de ces conditions.

Décalage cumulé en cours d'année

Dans ce premier tableau, on va calculer, pour chaque longueur d'année, comment se situe le molad de chaque mois par rapport au premier molad. Et on va calculer quel est le jour de l'année du premier de chaque mois et du premier jour de chaque néoménie. On numérote 0 le premier tishri.

Pour chaque premier du mois, et chaque néoménie, on fait apparaître l'avance (+) ou le retard (-) accumulé depuis le début d'année par rapport au molad. Les secondes ne sont pas indiquées

Puis pour chaque ligne on indiquera les plus grande avances (Mx) ou retard (Mn).

Exemple : Si l'on s’intéresse au mois de Sivan des années à 353 jours, on voit que le molad de Sivan a lieu 236 jours, 5 heures et 52 minutes après le molad de Tichri. Le 1er Sivan a lieu 235 jours après Rosh Hashana. Le premier du mois a donc accumulé 29 heures et 52 minutes de retard par rapport au molad. Ce retard s'ajoutant à l'éventuel retard en début d'année pour une année particulière.

C'est début Hechvan que le premier du mois à la plus grande avance sur le molad, et en début av qu'il a le plus de retard.
Nb Jours Instant Hechvan Kislev Tevet Shevat Adar I Adar/Adar II Nissan Iyar Sivan Tamouz Av Elloul Tishri suivant
353 Molad 29 12:44 59 1:28 88 14:12 118 2:56 - 147 15:40 177 4:24 206 17:8 236 5:52 265 18:36 295 7:20 324 20:4 354 8:48
1er du mois 30 * +11:15-Mx 59 * -1:28 88 * -14:12 117 * -26:56 - 147 * -15:40 176 * -28:24 206 * -17:8 235 * -29:52 265 * -18:36 294 * -31:20-Mn 324 * -20:4 353 * -32:48
Rosh Hodesh 29 * -12:44 59 * -1:28-Mx 88 * -14:12 117 * -26:56 - 146 * -39:40 176 * -28:24 205 * -41:8 235 * -29:52 264 * -42:36 294 * -31:20 323 * -44:4-Mn 353 * -32:48
354 Molad 29 12:44 59 1:28 88 14:12 118 2:56 - 147 15:40 177 4:24 206 17:8 236 5:52 265 18:36 295 7:20 324 20:4 354 8:48
1er du mois 30 * +11:15-Mx 59 * -1:28 89 * +9:47 118 * -2:56 - 148 * +8:19 177 * -4:24 207 * +6:51 236 * -5:52 266 * +5:23 295 * -7:20-Mn 325 * +3:55 354 * -8:48
Rosh Hodesh 29 * -12:44 59 * -1:28-Mx 88 * -14:12 118 * -2:56 - 147 * -15:40 177 * -4:24 206 * -17:8 236 * -5:52 265 * -18:36 295 * -7:20 324 * -20:4-Mn 354 * -8:48
355 Molad 29 12:44 59 1:28 88 14:12 118 2:56 - 147 15:40 177 4:24 206 17:8 236 5:52 265 18:36 295 7:20 324 20:4 354 8:48
1er du mois 30 * +11:15-Mn 60 * +22:31 90 * +33:47-Mx 119 * +21:3 - 149 * +32:19 178 * +19:35 208 * +30:51 237 * +18:7 267 * +29:23 296 * +16:39 326 * +27:55 355 * +15:11
Rosh Hodesh 29 * -12:44-Mn 59 * -1:28 89 * +9:47 119 * +21:3-Mx - 148 * +8:19 178 * +19:35 207 * +6:51 237 * +18:7 266 * +5:23 296 * +16:39 325 * +3:55 355 * +15:11
383 Molad 29 12:44 59 1:28 88 14:12 118 2:56 147 15:40 177 4:24 206 17:8 236 5:52 265 18:36 295 7:20 324 20:4 354 8:48 383 21:32
1er du mois 30 * +11:15-Mx 59 * -1:28 88 * -14:12 117 * -26:56-Mn 147 * -15:40 177 * -4:24 206 * -17:8 236 * -5:52 265 * -18:36 295 * -7:20 324 * -20:4 354 * -8:48 383 * -21:32
Rosh Hodesh 29 * -12:44 59 * -1:28-Mx 88 * -14:12 117 * -26:56 146 * -39:40-Mn 176 * -28:24 206 * -17:8 235 * -29:52 265 * -18:36 294 * -31:20 324 * -20:4 353 * -32:48 383 * -21:32
384 Molad 29 12:44 59 1:28 88 14:12 118 2:56 147 15:40 177 4:24 206 17:8 236 5:52 265 18:36 295 7:20 324 20:4 354 8:48 383 21:32
1er du mois 30 * +11:15 59 * -1:28 89 * +9:47 118 * -2:56-Mn 148 * +8:19 178 * +19:35-Mx 207 * +6:51 237 * +18:7 266 * +5:23 296 * +16:39 325 * +3:55 355 * +15:11 384 * +2:27
Rosh Hodesh 29 * -12:44 59 * -1:28 88 * -14:12 118 * -2:56 147 * -15:40-Mn 177 * -4:24 207 * +6:51-Mx 236 * -5:52 266 * +5:23 295 * -7:20 325 * +3:55 354 * -8:48 384 * +2:27
385 Molad 29 12:44 59 1:28 88 14:12 118 2:56 147 15:40 177 4:24 206 17:8 236 5:52 265 18:36 295 7:20 324 20:4 354 8:48 383 21:32
1er du mois 30 * +11:15-Mn 60 * +22:31 90 * +33:47 119 * +21:3 149 * +32:19 179 * +43:35-Mx 208 * +30:51 238 * +42:7 267 * +29:23 297 * +40:39 326 * +27:55 356 * +39:11 385 * +26:27
Rosh Hodesh 29 * -12:44-Mn 59 * -1:28 89 * +9:47 119 * +21:3 148 * +8:19 178 * +19:35 208 * +30:51-Mx 237 * +18:7 267 * +29:23 296 * +16:39 326 * +27:55 355 * +15:11 385 * +26:27

On résume dans ce tableau les retards et les avances extrêmes en heures et minutes par rapport au molad:
1er du mois Rosh Hodesh
Retard max Avance max Retard max Avance max
Long. Mois Durée Mois Durée Mois Durée Mois Durée
353 Av -1j 7hr370hl Hechvan +0j 11hr287hl Elloul -1j 20hr83hl Kislev -0j 1hr506hl
354 Av -0j 7hr370hl Hechvan +0j 11hr287hl Elloul -0j 20hr83hl Kislev -0j 1hr506hl
355 Hechvan +0j 11hr287hl Tevet +1j 9hr861hl Hechvan -0j 12hr793hl Shevat +0j 21hr68hl
383 Shevat -1j 2hr1012hl Hechvan +0j 11hr287hl Adar I -1j 15hr725hl Kislev -0j 1hr506hl
384 Shevat -0j 2hr1012hl Adar/Adar II +0j 19hr642hl Adar I -0j 15hr725hl Nissan +0j 6hr929hl
385 Hechvan +0j 11hr287hl Adar/Adar II +1j 19hr642hl Hechvan -0j 12hr793hl Nissan +1j 6hr929hl
Décalage extrêmes en Tishri en fonction du type d'année

En plus de ces informations, on calcule pour chaque type d'année, le moment le plus tardif et le plus précoce pour le molad de Tishri, à partir des méthodes de calcul direct du type d'année. On en déduit l'écart minimal et maximal entre le molad et le premier tishri. Ce décalage s'ajoutera durant l'année aux décalages calculés dans le tableau précédent.
Année Molad Décalage initial
Type Longueur Rosh Tardif Précoce Plus petit Plus grand
בחג 353 Lun Dim9:204 Sam18:0 +0j 14hr876hl +1j 6hr0hl
זחא Sam Ven9:204 Jeu18:0 +0j 14hr876hl +1j 6hr0hl
גכה 354 Mar Mar9:204 Lun15:589 -0j 9hr204hl +0j 8hr491hl
הכז Jeu Jeu9:204 Mar9:204 -0j 9hr204hl +1j 14hr876hl
בשה 355 Lun Lun18:0 Dim9:204 -0j 18hr0hl +0j 14hr876hl
השא Jeu Jeu18:0 Jeu9:204 -0j 18hr0hl -0j 9hr204hl
זשג Sam Sam18:0 Ven0:408 -0j 18hr0hl +0j 23hr672hl
בחה 383 Lun Dim20:491 Sam18:0 +0j 3hr589hl +1j 6hr0hl
החא Jeu Mer11:695 Mar18:0 +0j 12hr385hl +1j 6hr0hl
זחג Sam Ven20:491 Jeu18:0 +0j 3hr589hl +1j 6hr0hl
גכז 384 Mar Mar18:0 Lun18:0 -0j 18hr0hl +0j 6hr0hl
בשז 385 Lun Lun18:0 Dim20:491 -0j 18hr0hl +0j 3hr589hl
השג Jeu Jeu18:0 Mer11:695 -0j 18hr0hl +0j 12hr385hl
זשה Sam Sam18:0 Ven20:491 -0j 18hr0hl +0j 3hr589hl

Dans les deux dernières colones, on n'a mis en gras les décalages les plus extrêmes possibles pour chaque nombre de jour. Par exemple, pour une année à 355 jours, l'écart initial le plus grand est de 23 heures et 672 halaqim, quand le molad est le vendredi à 0 heures 408 halaqim.
Décalage extrêmes en cours d'année en fonction du type

On peut utiliser le contenu du tableau par longueur, pour étendre le dernier tableau, et trouver où chercher les plus gros décalages. Les cas extrêmes ont été mis en gras.
Décalage 1er du mois Décalage Rosh Hodesh
Année Molad Décalage initial Le plus petit Le plus grand Le plus petit Le plus grand
Type Longueur Rosh Tardif Précoce Plus petit Plus grand Mois Décalage Mois Décalage Mois Décalage Mois Décalage
בחג 353 Lun Dim9:204 Sam18:0 +0j 14hr876hl +1j 6hr0hl Av -0j 16hr574hl Hechvan +1j 17hr287hl Elloul -1j 5hr287hl Kislev +1j 4hr574hl
בשה 355 Lun Lun18:0 Dim9:204 -0j 18hr0hl +0j 14hr876hl Hechvan -0j 6hr793hl Tevet +2j 0hr657hl Hechvan -1j 6hr793hl Shevat +1j 11hr944hl
גכה 354 Mar Mar9:204 Lun15:589 -0j 9hr204hl +0j 8hr491hl Av -0j 16hr574hl Hechvan +0j 19hr778hl Elloul -1j 5hr287hl Kislev +0j 6hr1065hl
הכז 354 Jeu Jeu9:204 Mar9:204 -0j 9hr204hl +1j 14hr876hl Av -0j 16hr574hl Hechvan +2j 2hr83hl Elloul -1j 5hr287hl Kislev +1j 13hr370hl
השא 355 Jeu Jeu18:0 Jeu9:204 -0j 18hr0hl -0j 9hr204hl Hechvan -0j 6hr793hl Tevet +1j 0hr657hl Hechvan -1j 6hr793hl Shevat +0j 11hr944hl
זחא 353 Sam Ven9:204 Jeu18:0 +0j 14hr876hl +1j 6hr0hl Av -0j 16hr574hl Hechvan +1j 17hr287hl Elloul -1j 5hr287hl Kislev +1j 4hr574hl
זשג 355 Sam Sam18:0 Ven0:408 -0j 18hr0hl +0j 23hr672hl Hechvan -0j 6hr793hl Tevet +2j 9hr453hl Hechvan -1j 6hr793hl Shevat +1j 20hr740hl
בחה 383 Lun Dim20:491 Sam18:0 +0j 3hr589hl +1j 6hr0hl Shevat -0j 23hr423hl Hechvan +1j 17hr287hl Adar I -1j 12hr136hl Kislev +1j 4hr574hl
בשז 385 Lun Lun18:0 Dim20:491 -0j 18hr0hl +0j 3hr589hl Hechvan -0j 6hr793hl Adar/Adar II +1j 23hr151hl Hechvan -1j 6hr793hl Nissan +1j 10hr438hl
גכז 384 Mar Mar18:0 Lun18:0 -0j 18hr0hl +0j 6hr0hl Shevat -0j 20hr1012hl Adar/Adar II +1j 1hr642hl Adar I -1j 9hr725hl Nissan +0j 12hr929hl
החא 383 Jeu Mer11:695 Mar18:0 +0j 12hr385hl +1j 6hr0hl Shevat -0j 14hr627hl Hechvan +1j 17hr287hl Adar I -1j 3hr340hl Kislev +1j 4hr574hl
השג 385 Jeu Jeu18:0 Mer11:695 -0j 18hr0hl +0j 12hr385hl Hechvan -0j 6hr793hl Adar/Adar II +2j 7hr1027hl Hechvan -1j 6hr793hl Nissan +1j 19hr234hl
זחג 383 Sam Ven20:491 Jeu18:0 +0j 3hr589hl +1j 6hr0hl Shevat -0j 23hr423hl Hechvan +1j 17hr287hl Adar I -1j 12hr136hl Kislev +1j 4hr574hl
זשה 385 Sam Sam18:0 Ven20:491 -0j 18hr0hl +0j 3hr589hl Hechvan -0j 6hr793hl Adar/Adar II +1j 23hr151hl Hechvan -1j 6hr793hl Nissan +1j 10hr438hl
Exemples

À l'aide du tableau précédent, on peut donc chercher des années représentant les cas extrêmes.
Cas Année Type Mois Molad Événement Décalage Max théorique
Molad tardif/ 1er du mois 5847 (2086/2087) בחה Shevat Samedi 4 janvier à 22:801 Samedi 22:801 23:423
Molad précoce/1er du mois 5788 (2027/2028) זשג Tevet Jeudi 28 décembre à 14:791 Vendredi 2 jours 9:289 2j 9:453
Molad tardif/Rosh Hodesh 5847 (2086/2087) בחה Adar I Lundi 3 février à 11:514 Dimanche 1 jour à 11:514 1j 12:136
Molad précoce/Rosh Hodesh 5788 (2027/2028) זשג Shevat Jeudi 27 janvier à 3:504 Samedi 1 jour 20:576 1j 20:740
Nouvelle justification du Molad Zaqen

On remarque que le molad ne peut pas tomber après le 1er du mois. Mais il peut tomber le 1er après 18 heures, alors que les règles de fixation de Rosh Hashana sont basées sur le fait qu'un molad si tardif n'est pas visible.

Si la Dekhya 2 n'avait pas été instituée, tous les intervalles de temps des derniers tableaux seraient décalés de 6 heures. Dans quelques cas, notamment les cas du type de Shevat 5847 dans les exemples ci-dessus, le molad tomberait après le premier jour du mois, et après rosh hodesh. On remarque même que dans le cas extrême, on est très proche de la limite du premier jour.

Il y a un certain nombre d'indices laissant à penser que tous les détails du calcul du calendrier n'étaient pas fixés au moment où Hillel a institué le calendrier calculé. Il a donc été suggéré que le molad zaqen a été introduit pour éviter les cas de figures où le molad tombe le 2 du mois avant 6 heures.
Statistiques
Remarque générale sur les statistiques

Dans ces statistiques, on fait l'hypothèse que les années sont équiréparties dans le cycle de 19 ans, ce qui est évidemment vrai.

On fait également l'hypothèse que l'instant du molad est équiréparti dans la semaine. Cette hypothèse est approximativement vraie, mais avec peu d'impact. En effet, d'après l'explication sur le cycle périodique de 689472 ans ci-dessus, le molad de début d'année, d'un cycle de 19 ans à l'autre décale toujours d'un multiple de 5 halaqim. D'autre part, il est clair que sur une période plus courte de quelques siècles, la répartition des molads est encore moins régulière. Les pourcentages qui suivent ne peuvent donc pas être parfaitement précis à l'échelle d'une vie humaine.

Deux types de statistiques seront fournis : L'un basé sur les hypothèses ci-dessus, et l'autre basé sur l'observation de 200 années réelles : de 5700 à 5899 (de 1939 à 2139).
Statistiques pour le jour de Rosh Hashana

Nous avons vu que la détermination de Rosh-Hashanna dépend du nombre de mois d'une année, et du nombre de mois de l'année qui précède.

Pour chaque combinaison possible, on peut en évaluer la fréquence
Préc. Courante Années Fréquence
12 12 2, 5, 10, 13, 16 26,32 %
13 12 3, 6, 8, 11, 14, 17, 19 36,84 %
12 13 1, 4, 7, 9, 12, 15, 18 36,84 %
13 13 Aucune 0,00 %

Pour chacune de ces combinaisons, on peut étudier la fréquence de chaque jour de Rosh Hashanna en décomposant la semaine en intervalle de temps où se situe le Molad.
Années à 12 mois précédées d'une année à 13 mois 36.84 %
Molad Rosh Hashana Intervalle % de la semaine % de cas
De Sam 18:0 à Lun 15:589 Lundi 49189 27,11 % 9,99 %
De Lun 15:589 à Mar 9:204 Mardi 19055 10,50 % 3,87 %
De Mar 9:204 à Jeu 18:0 Jeudi 61356 33,82 % 12,46 %
De Jeu 18:0 à Sam 18:0 Samedi 51840 28,57 % 10,53 %
Total 181440 100,00 % 36,84 %
Années à 12 mois précédées d'une année à 12 mois 26,32 %
Molad Rosh Hashana Intervalle % de la semaine % de cas
De Sam 18:0 à Lun 18:0 Lundi 51840 28,57 % 7,52 %
De Lun 18:0 à Mar 9:204 Mardi 16404 9,04 % 2,38 %
De Mar 9:204 à Jeu 18:0 Jeudi 61356 33,82 % 8,90 %
De Jeu 18:0 à Sam 18:0 Samedi 51840 28,57 % 7,52 %
Total 181440 100,00 % 26,32 %
Années à 13 mois précédées d'une année à 12 mois 36.84 %
Molad Rosh Hashana Intervalle % de la semaine % de cas
De Sam 18:0 à Lun 18:0 Lundi 51840 28,57 % 10,53 %
De Lun 18:0 à Mar 18:0 Mardi 25920 14,29 % 5,26 %
De Mar 18:0 à Jeu 18:0 Jeudi 51840 28,57 % 10,53 %
De Jeu 18:0 à Sam 18:0 Samedi 51840 28,57 % 10,53 %
Total 129600 100,00 % 36,84 %

En agrégeant tous les cas, on obtient les statistiques suivantes pour le jour de Rosh Hashanna
Jour de RH Pourcentage théorique Nombre sur 200 années Pourcentage sur 200 années
Lundi 28,03 % 56 28,00 %
Mardi 11,51 % 21 10,50 %
Jeudi 31,88 % 67 33,50 %
Samedi 28,57 % 56 28,00 %
Total 100,00 % 200 100,00 %
Statistiques pour les Dekhyoth

La Dekhya 1 arrive 4 fois sur 7 quand le molad tombe l'un des 3 jours interdits, soit 3 7 {\displaystyle {\frac {3}{7}}} {\displaystyle {\frac {3}{7}}} du temps. En pourcentage, cela fait 42,86 %.

La Dekhya 2 arrive dans le dernier quart de la journée l'un des 4 jours permis, soit 1 4 ∗ 4 7 {\displaystyle {\frac {1}{4}}*{\frac {4}{7}}} {\displaystyle {\frac {1}{4}}*{\frac {4}{7}}}du temps. En pourcentage, cela fait 14,29 %.

La Dekhya 3 arrive les années à 12 mois. Elles constituent 12 19 {\displaystyle {\frac {12}{19}}} {\displaystyle {\frac {12}{19}}}des années. Elle se produit quand le molad est le mardi entre 9:204 et 18:0. Cela constitute 8 heures et 876 halaqim, soit 9516 halqim. La semaine complète en fait 7 ∗ 24 ∗ 1080 = 181440 {\displaystyle 7*24*1080=181440} {\displaystyle 7*24*1080=181440}. La fréquence d'occurence de la Dekhya 3 est donc de 12 19 ∗ 9516 181440 {\displaystyle {\frac {12}{19}}*{\frac {9516}{181440}}} {\displaystyle {\frac {12}{19}}*{\frac {9516}{181440}}} soit 3,31 %.

Les occurrences proches de nous de la Dekhya 3 sont 5718 (26/09/1957), 5745 (27/09/1984), 5789 (21/09/2028), 5796 (04/10/2035).

La Dekhya 4 arrive à la fin des années à 13 mois, ce qui constitue 7 19 {\displaystyle {\frac {7}{19}}} {\displaystyle {\frac {7}{19}}} des années. Elle se produit quand le molad est le lundi entre 15:589 et 18:0, ce qui constitue 2 heures et 491 halaqim, soit 2651 halaqim. La fréquence d'ocurence est donc 7 19 ∗ 2651 181440 {\displaystyle {\frac {7}{19}}*{\frac {2651}{181440}}} {\displaystyle {\frac {7}{19}}*{\frac {2651}{181440}}} soit 0,54 %.

Par complémentarité, on en déduit que dans 39,01 % des cas, il n'y a aucune Dekhya qui s'applique, et Rosh Hashanna tombe le jour du molad.

Les occurrences proches de nous de la Dekhya 4 sont 5688 (27/09/1927), 5689 (04/10/2005).
Dekhya Pourcentage théorique Nombre sur 200 ans Pourcentage sur 200 ans
1 42.86 85 42,50 %
2 14.29 30 15,00 %
3 3.31 8 4,00 %
4 0.54 1 0,50 %
Aucune 39.01 76 38,00 %
Statistiques pour les types d'années

Il est alors possible de calculer la probabilité d’occurrence de chacun des types d'années.

Commençons par les probabilité d'occurrence des 4 combinaisons de nombre de mois.
Prec Courante Suivante Années Fréquence
12 12 13 2, 5, 10, 13, 16 26,32 %
13 12 12 1, 4, 9, 12, 15 26,32 %
13 12 13 7, 18 10,53 %
12 13 12 3, 6, 8, 11, 14, 17, 19 36,84 %

Pour chacune de ces combinaisons, on détermine la longueur de chaque intervalle, et son pourcentage au sein d'une semaine.

On multiplie ce pourcentage par le pourcentage issus du tableau ci-dessus pour avoir le pourcentage lié à ce cas de figure.
Année à 12 mois entre 2 années à 13 mois 10.53 %
Molad Type Durée %age %age

global
De Sam 18:0 à Dim 9:204 בחג 16404 9,04 % 0,95 %
De Dim 9:204 à Lun 15:589 בשה 32785 18,07 % 1,90 %
De Lun 15:589 à Mar 9:204 גכה 19055 10,50 % 1,11 %
De Mar 9:204 à Jeu 9:204 הכז 51840 28,57 % 3,01 %
De Jeu 9:204 à Jeu 18:0 השא 9516 5,24 % 0,55 %
De Jeu 18:0 à Ven 9:204 זחא 16404 9,04 % 0,95 %
De Ven 9:204 à Sam 18:0 זשג 35436 19,53 % 2,06 %
Année à 12 mois précédée de 13 et suivie de 12. 26,32 %
Molad Type Durée %age %age

global
De Sam 18:0 à Dim 9:204 בחג 16404 9,04 % 2,38 %
De Dim 9:204 à Lun 15:589 בשה 32785 18,07 % 4,76 %
De Lun 15:589 à Mar 9:204 גכה 19055 10,50 % 2,76 %
De Mar 9:204 à Jeu 9:204 הכז 51840 28,57 % 7,52 %
De Jeu 9:204 à Jeu 18:0 השא 9516 5,24 % 1,38 %
De Jeu 18:0 à Ven 0:408 זחא 6888 3,80 % 1,00 %
De Ven 0:408 à Sam 18:0 זשג 44952 24,78 % 6,52 %
Année à 12 mois précédée de 12 et suivie de 13 26,32 %
Molad Type Durée %age %age

global
De Sam 18:0 à Dim 9:204 בחג 16404 9,04 % 2,38 %
De Dim 9:204 à Lun 18:0 בשה 35436 19,53 % 5,14 %
De Lun 18:0 à Mar 9:204 גכה 16404 9,04 % 2,38 %
De Mar 9:204 à Jeu 9:204 הכז 51840 28,57 % 7,52 %
De Jeu 9:204 à Jeu 18:0 השא 9516 5,24 % 1,38 %
De Jeu 18:0 à Ven 9:204 זחא 16404 9,04 % 2,38 %
De Ven 9:204 à Sam 18:0 זשג 35436 19,53 % 5,14 %
Année à 13 mois entre deux années à 12 mois 36.84 %
Molad Type Durée %age %age

global
De Sam 18:0 à Dim 20:491 בחה 28571 15,75 % 5,80 %
De Dim 20:491 à Lun 18:0 בשז 23269 12,82 % 4,72 %
De Lun 18:0 à Mar 18:0 גכז 25920 14,29 % 5,26 %
De Mar 18:0 à Mer 11:695 החא 19055 10,50 % 3,87 %
De Mer 11:695 à Jeu 18:0 השג 32785 18,07 % 6,66 %
De Jeu 18:0 à Ven 20:491 זחג 28571 15,75 % 5,80 %
De Ven 20:491 à Sam 18:0 זשה 23269 12,82 % 4,72 %

On a directement les pourcentages pour les types d'années à 13 mois. Pour les types d'années à 12 mois, on somme leurs pourcentages respectifs dans les trois premiers tableaux.

Voici les probabilités pour chaque type d'année :
Années à 12 mois Années à 13 mois
Type % théo Nb % obs Type % Nb %obs
בחג 5,71 % 11 5,50 % בחה 5,80 % 13 6,50 %
בשה 11,80 % 23 11,50 % בשז 4,72 % 9 4,50 %
גכה 6,25 % 12 6,00 % גכז 5,26 % 9 4,50 %
הכז 18,05 % 38 19,00 % החא 3,87 % 8 4,00 %
השא 3,31 % 6 3,00 % השג 6,66 % 15 7,50 %
זחא 4,33 % 7 3,50 % זחג 5,80 % 12 6,00 %
זשג 13,72 % 29 14,50 % זשה 4,72 % 8 4,00 %

À partir de là, on peut trouver les statistiques pour les années régulière, déficiente et abondantes, ou pour chaque longueur:
Années à 12 mois Années à 13 mois Toutes années
Durée Types %théo Nb %obs Durée Types %théo Nb %obs Durée %théo Nb %obs
353 בחג זחא 10,04 % 18 9% 383 בחה החא זחג 15,47 % 33 16,5 % Déficiente 25,51 % 51 25,5 %
354 הכז גכה 24,30 % 50 25 % 384 גכז 5,26 % 9 4,5 % Régulière 29,56 % 59 29,5 %
355 השא זשג בשה 28,83 % 58 29 % 385 זשה השג בשז 16,10 % 32 16 % Abondante 44,93 % 90 45 %
Total 12 mois 63,16 % 126 53 % Total 13 mois 36,84 % 74 37 % Total 100 % 200 100 %

On peut également retrouver les statistiques du jour de Rosh Hashana de deux manières différentes : Par le jour de début, ou par le jour de fin de l'année (2 jours après Pessah).
Début d'année suivante (Pessah+2)
Début Lundi Mardi Jeudi Samedi Total
Lundi בשז 4,72 % בחג 5,71 % בחה 5,80 % 28,03%
בשה 11,80 %
Mardi גכז 5,26 % גכה 6,25 % 11,51 %
Jeudi הכז 18,05 % השא 3,31 % השג 6,66 % 31,89%
החא 3,87 %
Samedi זחא 4,33 % זחג 5,80 % זשה 4,72 % 28,57%
זשג 13,72 %
Total 28,03 % 11,51 % 31,89 % 28,57 % 100,00 %

Les chiffres que l'on retrouve sont identiques à ceux du calcul direct.
Exemples de calendriers
Calendrier pour la première moitié du XXIe siècle avec fêtes principales

Voici les caractéristiques du calendrier juif pour les 50 premières années du XXIe siècle du calendrier civil.

Attention : pour tout usage religieux de ce calendrier, les jours commencent la veille au soir. Par exemple, le premier seder de Pessah en 2016 n'est pas le 23 avril, mais le 22 avril au soir.
Année Cycle Nb

Mois
Nb

Jours
Type Rosh Hashana Kippour Pessah Shavouot
5761 4 12 353 זחא sam 30/09/2000 lun 09/10/2000 dim 08/04/2001 lun 28/05/2001
5762 5 12 354 גכה mar 18/09/2001 jeu 27/09/2001 jeu 28/03/2002 ven 17/05/2002
5763 6 13 385 זשה sam 07/09/2002 lun 16/09/2002 jeu 17/04/2003 ven 06/06/2003
5764 7 12 355 זשג sam 27/09/2003 lun 06/10/2003 mar 06/04/2004 mer 26/05/2004
5765 8 13 383 החא jeu 16/09/2004 sam 25/09/2004 dim 24/04/2005 lun 13/06/2005
5766 9 12 354 גכה mar 04/10/2005 jeu 13/10/2005 jeu 13/04/2006 ven 02/06/2006
5767 10 12 355 זשג sam 23/09/2006 lun 02/10/2006 mar 03/04/2007 mer 23/05/2007
5768 11 13 383 החא jeu 13/09/2007 sam 22/09/2007 dim 20/04/2008 lun 09/06/2008
5769 12 12 354 גכה mar 30/09/2008 jeu 09/10/2008 jeu 09/04/2009 ven 29/05/2009
5770 13 12 355 זשג sam 19/09/2009 lun 28/09/2009 mar 30/03/2010 mer 19/05/2010
5771 14 13 385 השג jeu 09/09/2010 sam 18/09/2010 mar 19/04/2011 mer 08/06/2011
5772 15 12 354 הכז jeu 29/09/2011 sam 08/10/2011 sam 07/04/2012 dim 27/05/2012
5773 16 12 353 בחג lun 17/09/2012 mer 26/09/2012 mar 26/03/2013 mer 15/05/2013
5774 17 13 385 השג jeu 05/09/2013 sam 14/09/2013 mar 15/04/2014 mer 04/06/2014
5775 18 12 354 הכז jeu 25/09/2014 sam 04/10/2014 sam 04/04/2015 dim 24/05/2015
5776 19 13 385 בשז lun 14/09/2015 mer 23/09/2015 sam 23/04/2016 dim 12/06/2016
5777 1 12 353 בחג lun 03/10/2016 mer 12/10/2016 mar 11/04/2017 mer 31/05/2017
5778 2 12 354 הכז jeu 21/09/2017 sam 30/09/2017 sam 31/03/2018 dim 20/05/2018
5779 3 13 385 בשז lun 10/09/2018 mer 19/09/2018 sam 20/04/2019 dim 09/06/2019
5780 4 12 355 בשה lun 30/09/2019 mer 09/10/2019 jeu 09/04/2020 ven 29/05/2020
5781 5 12 353 זחא sam 19/09/2020 lun 28/09/2020 dim 28/03/2021 lun 17/05/2021
5782 6 13 384 גכז mar 07/09/2021 jeu 16/09/2021 sam 16/04/2022 dim 05/06/2022
5783 7 12 355 בשה lun 26/09/2022 mer 05/10/2022 jeu 06/04/2023 ven 26/05/2023
5784 8 13 383 זחג sam 16/09/2023 lun 25/09/2023 mar 23/04/2024 mer 12/06/2024
5785 9 12 355 השא jeu 03/10/2024 sam 12/10/2024 dim 13/04/2025 lun 02/06/2025
5786 10 12 354 גכה mar 23/09/2025 jeu 02/10/2025 jeu 02/04/2026 ven 22/05/2026
5787 11 13 385 זשה sam 12/09/2026 lun 21/09/2026 jeu 22/04/2027 ven 11/06/2027
5788 12 12 355 זשג sam 02/10/2027 lun 11/10/2027 mar 11/04/2028 mer 31/05/2028
5789 13 12 354 הכז jeu 21/09/2028 sam 30/09/2028 sam 31/03/2029 dim 20/05/2029
5790 14 13 383 בחה lun 10/09/2029 mer 19/09/2029 jeu 18/04/2030 ven 07/06/2030
5791 15 12 355 זשג sam 28/09/2030 lun 07/10/2030 mar 08/04/2031 mer 28/05/2031
5792 16 12 354 הכז jeu 18/09/2031 sam 27/09/2031 sam 27/03/2032 dim 16/05/2032
5793 17 13 383 בחה lun 06/09/2032 mer 15/09/2032 jeu 14/04/2033 ven 03/06/2033
5794 18 12 355 זשג sam 24/09/2033 lun 03/10/2033 mar 04/04/2034 mer 24/05/2034
5795 19 13 385 השג jeu 14/09/2034 sam 23/09/2034 mar 24/04/2035 mer 13/06/2035
5796 1 12 354 הכז jeu 04/10/2035 sam 13/10/2035 sam 12/04/2036 dim 01/06/2036
5797 2 12 353 בחג lun 22/09/2036 mer 01/10/2036 mar 31/03/2037 mer 20/05/2037
5798 3 13 385 השג jeu 10/09/2037 sam 19/09/2037 mar 20/04/2038 mer 09/06/2038
5799 4 12 354 הכז jeu 30/09/2038 sam 09/10/2038 sam 09/04/2039 dim 29/05/2039
5800 5 12 355 בשה lun 19/09/2039 mer 28/09/2039 jeu 29/03/2040 ven 18/05/2040
5801 6 13 383 זחג sam 08/09/2040 lun 17/09/2040 mar 16/04/2041 mer 05/06/2041
5802 7 12 354 הכז jeu 26/09/2041 sam 05/10/2041 sam 05/04/2042 dim 25/05/2042
5803 8 13 385 בשז lun 15/09/2042 mer 24/09/2042 sam 25/04/2043 dim 14/06/2043
5804 9 12 353 בחג lun 05/10/2043 mer 14/10/2043 mar 12/04/2044 mer 01/06/2044
5805 10 12 355 השא jeu 22/09/2044 sam 01/10/2044 dim 02/04/2045 lun 22/05/2045
5806 11 13 384 גכז mar 12/09/2045 jeu 21/09/2045 sam 21/04/2046 dim 10/06/2046
5807 12 12 355 בשה lun 01/10/2046 mer 10/10/2046 jeu 11/04/2047 ven 31/05/2047
5808 13 12 353 זחא sam 21/09/2047 lun 30/09/2047 dim 29/03/2048 lun 18/05/2048
5809 14 13 384 גכז mar 08/09/2048 jeu 17/09/2048 sam 17/04/2049 dim 06/06/2049
5810 15 12 355 בשה lun 27/09/2049 mer 06/10/2049 jeu 07/04/2050 ven 27/05/2050
5811 16 12 355 זשג sam 17/09/2050 lun 26/09/2050 mar 28/03/2051 mer 17/05/2051
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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:07

Le calendrier musulman1, calendrier islamique ou calendrier hégirien (hijri) est un calendrier lunaire1 synodique2,3, fondé sur une année de 12 mois lunaires de 29 à 30 jours chacun. Une année hégirienne compte 354 ou 355 jours, et est donc plus courte qu’une année solaire d’environ 11 jours.

L'année actuelle est 1438 de l'hégire allant du 2 octobre 2016 au 21 septembre 2017. L'année précédente était 1437 de l'hégire, allant du 14 octobre 2015 au 1er octobre 2016. L'année suivante est 1439 de l'hégire, qui débutera le 22 septembre 2017 et finira le 10 septembre 2018.

C'est l'observation à l'œil nu de la nouvelle lune qui signale le début du mois pour les musulmans, et non le calcul astronomique. Or, le premier croissant de lune peut être visible à Riyad mais pas au Caire, d'où des différences de début de mois entre les pays. La date de début de chaque mois dépend de ce qui est visible dans chaque lieu. Par conséquent, les dates varient d'un pays à l'autre, généralement d'un jour ou deux seulement.

De ce fait, le calendrier musulman fondé sur l'observation mensuelle de la nouvelle lune à l'œil nu ne peut pas répondre aux besoins des populations musulmanes qui voudraient l'utiliser, puisqu'il ne permet pas de gérer des activités à long terme, de prévoir, de programmer et d'organiser à l'avance tout ce qui doit l'être. Ces faiblesses ressortent encore plus nettement lorsque chaque État et communauté musulmane de la planète procèdent à leur observation mensuelle individuelle de la nouvelle lune, débouchant sur une panoplie de calendriers dont les données pour le même jour diffèrent d'un pays à l'autre.

À titre d’illustration, le 1er shawal 1426, jour de célébration de l’Aïd el-Fitr, correspondait au mercredi 2 novembre 2005 en Libye et au Nigeria, au jeudi 3 novembre dans 30 pays dont l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, l’Arabie saoudite et une partie des États-Unis, au vendredi 4 novembre dans 13 pays dont le Maroc, l’Iran, le Bangladesh, l’Afrique du Sud, le Canada, une partie de l’Inde et une partie des États-Unis, et au samedi 5 novembre dans une partie de l’Inde4. Cet état des choses n’est nullement exceptionnel, il se renouvelle chaque mois.

En conséquence, le calendrier islamique fondé sur l’observation de la nouvelle lune n’est utilisé dans les sociétés musulmanes contemporaines que pour déterminer les dates associées à des célébrations religieuses. Pour tous leurs autres besoins, les musulmans du monde entier utilisent, depuis environ deux siècles, le calendrier grégorien, fondé sur le calcul astronomique.
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Cet article provoque une controverse de neutralité (voir la discussion) (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Considérez-le avec précaution. (Questions courantes)

Ils pourraient, s'ils le voulaient, utiliser un calendrier lunaire basé sur le calcul pour répondre efficacement à tous leurs besoins dans le monde moderne, de la même manière qu'ils utilisent le calendrier grégorien actuellement, puisque le calendrier lunaire fondé sur le calcul astronomique peut, lui aussi, être établi des années à l'avance, tout comme le calendrier grégorien. Mais les oulémas ont traditionnellement rejeté cette option, parce que le Prophète de l'islam a indiqué à ses Compagnons qu'ils devaient commencer le jeûne du mois de Ramadan lorsqu'ils verraient la nouvelle lune, et terminer le mois de jeûne quand ils verraient la nouvelle lune suivante, ce que les oulémas ont traditionnellement considéré comme une prescription incompatible avec l'utilisation d'un calendrier basé sur le calcul.

Sommaire

1 Histoire
1.1 Calendriers préislamiques
1.2 Création du calendrier islamique
2 Les mois
2.1 Mois sacrés
3 Correspondance du calendrier musulman avec d'autres calendriers
4 Variantes
5 L’astronome et le calendrier
6 Début de mois : calcul ou observation ?
6.1 Le ‘alim et le calendrier
6.2 Unité ou multiplicité des « matali'e » (horizons) ?
6.3 L'écart entre les discours méthodologiques et les pratiques nationales
6.4 L’opinion juridique du cadi Shakir
6.5 Les paradoxes de la situation
6.6 La décision du Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord (CFAN)
6.7 Vers un calendrier islamique universel aux paramètres du calendrier saoudien d'Umm al Qura ?
6.8 Une étude de cas : l'état des lieux au 1er Ramadan 1433 (juillet 2012)
7 Notes et références
7.1 Articles connexes
7.2 Liens externes

Histoire
Calendriers préislamiques

Les prédécesseurs du calendrier de l'hégire étaient des calendriers luni-solaires qui comportaient des mois lunaires synchronisés avec le cycle solaire par l'intercalation d'un treizième mois, nommé nasīʾ5, le différé. Ce mois, dans la péninsule arabique, était ajouté par certaines tribus entre le dernier et le premier mois de l'année et par les tribus juives selon les indications des autorités de Palestine, puis de Babylonie.

Le nom arabe des mois, en particulier celui des deux rabia6 (rabia al Awal et rabia ath-Thani) devait correspondre au printemps, avant les deux mois secs de joumada (joumada al oula et joumada ath-thania) et le mois « brûlant » de ramadan7.

Un calendrier purement lunaire comptant onze jours de moins que l'année solaire, cette intercalation permet d'éviter à long terme un décalage des saisons solaires et des saisons calendaires, qui rend le calendrier lunaire peu adapté à une utilisation en agriculture.
Création du calendrier islamique

Se différenciant de la pratique juive, le Coran interdit expressément le mois intercalaire.

Le mois intercalaire aurait été supprimé en fin de période médinoise, à la fin de l'an 9 du calendrier islamique, lors d'une proclamation publique durant le pèlerinage, et est mentionné une fois dans le Coran8 :

« Le nombre des mois est de douze devant Dieu, tel il est dans le livre de Dieu, depuis le jour où il créa les cieux et la terre. Quatre de ces mois sont sacrés ; c’est la croyance constante. »

L'an Ier de ce calendrier a débuté le premier jour de l’hégire, le 1er mouharram (le 15 ou le 16 juillet 622 ap. J.-C., selon les auteurs théologiens). La première époque est dite « astronomique », la seconde « civile ». Ce calendrier a été adopté dix ans après cet événement.

On indique qu’une date est donnée dans ce calendrier en ajoutant la mention calendrier musulman, calendrier hégirien, ère musulmane, ère de l’hégire ou, en abrégé, H ou AH (du latin anno hegirae).
Les mois

Le calendrier musulman comporte douze mois de 29 ou 30 jours :

Mouharram
Safar
Rabia al awal
Rabia ath-thani
Joumada al oula
Joumada ath-thania
Rajab
Chaabane
Ramadan
Chawwal
Dhou al qi`da
Dhou al-hijja

Chaque mois démarre au moment où le premier fin croissant de lune « hilal » est visible. Il doit être aperçu avant qu'il ne disparaisse à l'horizon dans les lueurs crépusculaires du coucher du soleil. Selon l’endroit d’où est effectuée cette observation, le mois peut démarrer plus ou moins tôt. Le mois de ramadan, par exemple, ne commence et ne termine pas le même jour pour tous les musulmans du monde. Ainsi, si le ciel est nuageux et ne permet pas l'observation visuelle du croissant de lune, le soir du 29e jour de chaabane, dans un pays musulman, alors ce jour est défini comme jour de doute Yawm shakk. Le mois de chaabane sera déclaré comme ayant 30 jours, avant de déclarer le début du mois de ramadan.
Article détaillé : Nuit du doute.

De même, l'année qui commence le premier jour du premier mois de mouharram, ne débute pas au même moment dans tous les pays musulmans.
Mois sacrés

Quatre mois sont sacrés pour l'islam9. Trois d'entre eux sont consécutifs : les deux derniers de l'année (Dhou al Qi`da et Dhou al Hijja) et le premier de l'année suivante (Mouharram) ; le quatrième est isolé (Rajab)10,11.
Correspondance du calendrier musulman avec d'autres calendriers
Article détaillé : Concordance des dates des calendriers musulman et grégorien.
Une page d'un almanach Tunisien, il montre la correspondance du 26e jour de Ramadan avec le 14 janvier du calendrier grégorien et le 1 Yennayer 3ajmi (en rouge) du calendrier berbère.

Les années hégirienne et grégorienne seront concordantes le 28 décembre 20 841 (1 Mouharram 20 841)12.

L'année du calendrier musulman(ci-après : f(x)) peut être calculée assez précisément en fonction de l'année du calendrier grégorien (ci-après ; x) par la fonction suivante : f(x) = (x − 621,5709) × 1,0306888

621,5709 correspond à la différence entre les premières années de chaque calendrier, et une année solaire est environ 1,0306888 fois plus longue qu'une année lunaire.

Les jours juliens sont un moyen commode d'établir la correspondance entre le calendrier musulman et les calendriers grégorien, julien et juif. Voir à ce propos l'article jour julien.
Variantes

Il existe une variation du calendrier musulman, connue sous le nom de calendrier musulman tabulaire ou calendrier fatimide, dans laquelle la longueur des mois est déterminée par des règles de calcul et non par observation ou calcul astronomique. L’année commune de ce calendrier comporte 354 ou 355 jours, répartis en 12 mois de 30 et 29 jours alternativement, dont seul le douzième (Dhou al-hijja) compte un nombre variable de jours (29 ou 30).
Sont dites communes les années où ce mois compte 29 jours, et où l’année compte 354 jours.
Sont dites abondantes les années où ce mois compte 30 jours, et où l’année compte 355 jours.

Les années communes ou abondantes s’intercalent selon un cycle de 30 années comptant 19 années communes et 11 années abondantes. Il existe quatre versions principales de ce cycle trentenaire. Selon la version, sont abondantes les années :

2, 5, 7, 10, 13, 15, 18, 21, 24, 26, et 29 - « Algorithme koweïtien » (Kushyar ibn Labban (en), XIe siècle, et Ulugh Beg, XVe siècle)
2, 5, 7, 10, 13, 16, 18, 21, 24, 26, et 29 - Version la plus commune
2, 5, 8, 10, 13, 16, 19, 21, 24, 27, et 29 - (Tables de conversion d’origine indienne)
2, 5, 8, 11, 13, 16, 19, 21, 24, 27, et 30 - (Al-Marwazi, IXe siècle, Al-Biruni, Xe et XIe siècles, et Élias de Nisibis, XIe siècle)

L’année moyenne au cours de ce cycle de 30 ans est donc de : ( 19 × 354 + 11 × 355 ) / 30 = 354,36667 qui ne diffère que de 0,0004 jour (<35 s) de l’année lunaire vraie et permet ainsi de garder le calendrier synchronisé sur les lunaisons pour les 2500 prochaines années.

L’année musulmane ayant 10, 11 ou 12 jours de moins que l’année grégorienne (selon que celle-ci est bissextile ou non, et que l’année musulmane est abondante ou commune), le nouvel an musulman survient chaque année civile en avance de ce même nombre de jours par rapport à l’année solaire, et chaque date du calendrier musulman (dont notamment les fêtes religieuses et le jeûne du mois de ramadan) « transite » donc progressivement par toutes les saisons.
Croissant de lune à Manama, Bahrain, marquant le début du mois de ramadan.
L’astronome et le calendrier

Le mois lunaire débute au moment de la « conjonction » mensuelle, quand la Lune se trouve située sur une ligne droite entre la Terre et le Soleil. Le mois est défini comme la durée moyenne séparant deux nouvelles lunes (29,53 d environ, d est le symbole du jour dans le Système International d'unités légal en France13). La lunaison varie au sein d'une plage dont les limites sont de 29,27 d au solstice d'été et de 29,84 d au solstice d'hiver, donnant, pour l’année de 12 mois, une durée moyenne de 354,37 jours. L’astronome babylonien Kidinnu (IVe siècle av. J.-C.), très connu pour ses travaux astronomiques, a calculé la durée du mois synodique comme égale à 29 d 12 h 44 min 3,3 s, alors que la valeur admise aujourd’hui est de 29 d 12 h 44 min 2,8 s, soit environ une demi seconde d’écart.

Les astronomes ont posé, depuis des millénaires, la convention que des mois de 30 d et de 29 d se succédaient en alternance, ce qui permettait de faire correspondre la durée de rotation de la Lune sur deux mois consécutifs à un nombre de jours entiers (59), laissant à peine un petit écart mensuel de 44 min environ, qui se cumulait pour atteindre 24 h (soit l’équivalent d’un jour) en 2,73 ans. Pour solder cet écart, il suffisait d’ajouter un jour au dernier mois de l’année, tous les trois ans environ, de la même manière qu’on ajoute un jour tous les quatre ans au calendrier grégorien. Les années dites « abondantes » du calendrier islamique, d’une durée de 355 d chacune, sont au nombre de 11 dans un cycle de 30 ans (années no 2, 5, 7, 10, 13, 16, 18, 21, 24, 26 et 29), alors que les années dites « communes », d’une durée de 354 d, sont au nombre de 19.

Dans l’Arabie préislamique, les bédouins utilisaient un calendrier lunaire fondé sur une année de 12 mois. Mais ils avaient pris l’habitude, depuis l’an 412, de leur adjoindre un 13e mois mobile, (dont le concept avait été emprunté au calendrier israélite), dans le but de faire correspondre le mois du hajj à la saison d’automne. Ces ajustements ayant fait l’objet de grands abus[réf. nécessaire], le Coran les a réprimés en fixant à douze le nombre de mois d’une année et en interdisant l’intercalation du 13e mois14. Mais il ne fournit aucune autre indication d’ordre méthodologique concernant la confection du calendrier lunaire, et ne fait aucune référence au calcul astronomique.
Début de mois : calcul ou observation ?

Les bédouins étaient habitués à observer la position des étoiles, de nuit, pour se guider dans leurs déplacements à travers le désert, et à observer l’apparition de la nouvelle lune pour connaître le début des mois. Quand ils interrogèrent le prophète de l'islam (Mahomet) sur la procédure à suivre pour déterminer le début et la fin du mois de jeûne, il leur recommanda de commencer le jeûne du mois du ramadan avec l’observation de la naissance de la nouvelle lune (au soir du 29e jour du mois) et d’arrêter le jeûne avec la naissance de la nouvelle lune (du mois de shawwal). « Si le croissant n'est pas visible (à cause des nuages) comptez jusqu'à 30 jours15. »

La recommandation confortait dans ses habitudes ancestrales une communauté qui ne savait ni écrire ni compter et qui n’avait pas d’accès, de toute façon, à d’autres méthodes de suivi des mois. À l'époque, les données astronomiques n’étaient pas communément disponibles pour être utilisées par la population de manière pratique, en tous lieux, comme c’est le cas aujourd’hui pour les agendas et calendriers, par exemple.

Or, le croissant lunaire ne devient généralement visible que quelque 15 à 18 h après la conjonction, et sujet à l’existence de conditions favorables résultant de facteurs tels que le nombre d’heures écoulées depuis la conjonction ; les positions relatives du soleil, du croissant lunaire et de l’observateur ; l’altitude de la lune au coucher du soleil ; le lieu où l’on procède à l’observation ; l’angle formé avec le soleil au moment du coucher ; les conditions d’observation (pollution, humidité, température de l’air, altitude) ; la limite de détection de l'œil humain ; etc.16.

Selon les mois et les saisons, les conditions favorables d’observation de la nouvelle lune seront réunies en des sites différents du globe terrestre. Des astronomes musulmans de renom, des temps médiévaux, tels que Ibn Tariq (en) (VIIIe siècle), Al-Khawarizmi (783-850), Al-Battani (855-923), Al-Bayrouni (973-1048), Tabari (XIe siècle), Ibn Yunus (XIe siècle), Nasir ad-Din at-Tusi (1201-1274), etc. ont contribué de manière importante, pendant plusieurs siècles, au développement des connaissances théoriques et appliquées dans le domaine de l'astronomie. Ils ont accordé un intérêt particulier à l’étude des critères de visibilité de la nouvelle lune, dans le but de développer des techniques de prédiction fiables du début d’un nouveau mois.
Article détaillé : Astronomie arabe.
Le ‘alim et le calendrier

Le Coran n'interdit pas l'usage du calcul astronomique. Mais, le consensus des oulémas s'est forgé solidement, pendant 14 siècles, autour du rejet du calcul, à part quelques juristes isolés, dans les premiers siècles de l'ère islamique, qui prônèrent l'utilisation du calcul pour déterminer le début des mois lunaires17. Sur le plan institutionnel, seule la dynastie (chi'ite) des Fatimides, en Égypte, a utilisé un calendrier fondé sur le calcul, entre les Xe siècle et XIIe siècle, avant qu'il ne tombe dans l'oubli à la suite d'un changement de régime.

L'argument majeur utilisé pour justifier cette situation se fonde sur le postulat des oulémas, selon lequel il ne faut pas aller à l'encontre d'une prescription de Mahomet18. Ils estiment qu'il est illicite de recourir au calcul pour déterminer le début des mois lunaires, du moment que Mahomet a recommandé la procédure d'observation visuelle19.

De nombreux oulémas soulignent, de plus, que le calendrier fondé sur le calcul décompte les jours du nouveau mois à partir de la conjonction, laquelle précède d'un jour ou deux l'observation visuelle de la nouvelle lune. S'il était utilisé, le calendrier fondé sur le calcul ferait commencer et s'achever le mois de ramadan, et célébrer toutes les fêtes et occasions religieuses, en avance d’un jour ou deux par rapport aux dates qui découlent de l'application du hadith de Mahomet, ce qui ne serait pas acceptable du point de vue de la charia20.

Mais, depuis le début du XXe siècle, de plus en plus de penseurs islamiques, ainsi qu'une poignée d'oulémas de renom, remettent en cause de tels arguments.

À leur avis, Mahomet a simplement recommandé aux fidèles une procédure d’observation de la nouvelle lune, pour déterminer le début d'un mois nouveau. Les bédouins se basant sur la position des étoiles pour se guider dans leurs déplacements à travers le désert et pour connaître le début des mois, Mahomet n'avait fait que les conforter dans leurs habitudes ancestrales.

L'observation du croissant n'était qu'un simple moyen, et non pas une fin en soi, un acte d’adoration (‘ibada). Le hadith relatif à l'observation n'établissait donc pas une règle immuable, pas plus qu'il n'interdisait l'utilisation du calendrier astronomique.

D'après certains juristes, le hadith ne parle même pas d'une observation visuelle de la nouvelle lune, mais simplement de l'acquisition de l'information, selon des sources crédibles, que le mois a débuté21. Cela ouvre naturellement de toutes autres perspectives dans la discussion de cette question.
Unité ou multiplicité des « matali'e » (horizons) ?

L'observation de la nouvelle lune à l'œil nu n'est pas une affaire simple. Elle dépend de nombreux paramètres astronomiques et de facteurs atmosphériques, qui peuvent être favorables en un lieu donné, à un moment donné, et défavorables ailleurs, ou en d'autres saisons. Une fois la nouvelle lune observée de manière fiable, quelque part, comment cette information sera-t-elle portée à la connaissance de populations vivant sur de vastes territoires, ou parfois même en des régions très éloignées (comme l'Espagne par rapport à l'Arabie) ? À qui cette information devra-t-elle s'imposer avec toutes ses implications (telles que commencer le jeûne, célébrer la fin du ramadan, etc.)22 ?

Les différentes écoles juridiques prirent en considération les différents facteurs qui leur semblaient s'imposer, qu'ils soient d'ordre astronomique, théologique, juridique ou pratique. Du vaste éventail de réponses qu'elles fournirent se dégage un noyau central de principes fondamentaux, qui sont d'un grand intérêt aujourd'hui.

D'une manière générale, l'observation de la nouvelle lune ne peut être prise en compte que par les communautés auxquelles l'information parvient.
L'observation de la nouvelle lune dans un pays d'Orient marque, sur le plan théorique, le début du nouveau mois pour tous les pays situés à l'ouest du lieu de cette observation23. Car, au fur et à mesure que l'âge de la nouvelle lune augmente, entre le moment de sa naissance (à la conjonction) et son premier coucher, la possibilité de l'observer s'améliore. C'est le cas en allant d'Est en Ouest, de la Mecque vers Casablanca, par exemple, du fait que la nouvelle lune est âgée de 3 h de plus à son coucher au Maroc qu'à son coucher en Arabie Saoudite.
Une observation de la nouvelle lune doit être considérée comme nulle, lorsqu'elle est rapportée alors que la conjonction n'a pas encore eu lieu24.
Mais, par-delà toutes ces considérations, et compte tenu des difficultés de communication entre les communautés musulmanes, sur le plan géographique, les oulémas déclarèrent que les habitants de chaque pays devaient appliquer la décision des autorités nationales, concernant le début des mois lunaires.

Ces règles n'avaient, à l'époque, qu'une portée limitée, parce que l'information sur l'observation de la nouvelle lune ne pouvait être véhiculée que sur des zones géographiques restreintes, proches du lieu d’observation. Mais, aujourd'hui, les données de la situation ont changé, avec la multiplication des États et des communautés islamiques à travers le monde, et le développement des moyens de communication modernes.

Ainsi, le même début de mois est, parfois, égrené comme un chapelet, en plusieurs jours successifs, dans différents pays. Ce fut le cas de « Eid al fitr » ou 1er chawal 1429, qui fut célébré en cinq jours différents à travers le monde : dans un pays le 29 septembre 2008, dans 19 pays le 30 septembre, dans 25 pays le 1er octobre, dans cinq pays le 2 octobre, et dans une communauté le 3 octobre 200825.

De nombreux dirigeants musulmans critiquent un tel dérapage du calendrier musulman et réclament le respect des principes énoncés par les oulémas concernant les « matali'e26 ». Ainsi, concernant « eid al fitr » ou 1er chawal 1429, la conjonction eut lieu le 29 septembre 2008 à 8 h 12 GMT mais, d'après les observatoires astronomiques, la nouvelle lune ne pouvait être observée nulle part sur Terre, ce jour-là. L'observation annoncée par l'Arabie Saoudite, le soir du 29 septembre, était donc erronée. Par contre, le soir du 30 septembre, la nouvelle lune pouvait être observée dans de nombreuses régions du monde27. La nouvelle d'une telle observation, où que ce soit sur Terre, au soir du 30 septembre, aurait pu être portée immédiatement à la connaissance de l'ensemble de la planète, grâce aux moyens de télécommunication modernes. Toutes les communautés musulmanes du monde auraient donc pu célébrer « eid el fitr » le même jour, le 1er octobre, compte tenu des principes formulés par les premiers oulémas sur ces questions28.

Des études, de plus en plus nombreuses, réalisées par des astronomes musulmans au cours des dernières années, démontrent par ailleurs que les débuts de mois décrétés dans les pays islamiques sur une période de plusieurs décennies étaient souvent erronés, pour les raisons les plus diverses29. Il est clair, de ce point de vue, que lorsque le mois fondé sur l’observation de la nouvelle lune débute en des jours différents dans des pays islamiques différents, un seul début de mois fondé sur ce critère peut être considéré comme fondé sur le plan astronomique, tous les autres étant erronés.
L'écart entre les discours méthodologiques et les pratiques nationales

Dans le souci d’affirmer leur souveraineté, de nombreux États musulmans ont défini leurs propres procédures en matière de détermination du début des mois lunaires. Celles-ci sont, parfois, sans rapport avec la méthode d'observation préconisée par les oulémas, comme c'est le cas de la Libye. Ou bien, elles sont, dans certains cas, associées à des paramètres d'ordre astronomique, qui ont pour but d'améliorer la fiabilité de l'observation30.

L'Arabie Saoudite applique, ainsi, deux méthodes pour la détermination du début du nouveau mois. Elle utilise, à des fins administratives, un calendrier annuel, fondé sur le calcul, connu sous le nom de calendrier d'Umm al Qura31, qui tient compte à la fois de la « conjonction » et des horaires de coucher du soleil et de la lune aux coordonnées de La Mecque, le soir du 29e jour de chaque mois. Le coucher de la lune après celui du soleil indique le début du nouveau mois. Dans le cas contraire, le mois en cours aura une durée de 30 jours.

Mais, l'État saoudien estime qu'il n'est pas conforme à la charia d'utiliser le calendrier d'Umm al Qura pour déterminer le début des mois associés à des célébrations religieuses (1er muharram, 1er ramadan, 1er chawal, 1er dhul hijja...). Des commissions spécialisées sont chargées, en de telles occasions, de scruter le ciel à l'œil nu pour apercevoir la nouvelle lune, avant que le Haut Conseil Judiciaire d’Arabie Saoudite ne décrète le début du nouveau mois.

En Inde, au Pakistan, au Bangladesh, à Oman, au Maroc, au Nigéria, à Trinidad, etc., l'observation de la nouvelle lune doit être attestée par un cadi (juge) ou une commission officielle spécialisée.

En Égypte, le nouveau mois débute après la conjonction, lorsque la nouvelle lune se couche cinq minutes au moins après le coucher du soleil.

En Indonésie, en Malaisie et à Brunei, il débute après la conjonction, lorsque l'âge de la nouvelle lune est supérieur à 8 h, l'altitude < 2° et l'élongation > 3° .

Il débute, en Turquie, après la conjonction, quand la nouvelle lune forme un angle de 8° au moins avec le soleil, à une altitude d'au moins 5°.

En Libye, le nouveau mois débute si la conjonction se produit avant l'aube (« fajr »), heure locale.

L'étude de cas spécifiques démontre, cependant, l'existence d'un écart important entre les règles que les différents États et communautés islamiques affirment appliquer et leurs pratiques. Cela ressort clairement de l'analyse du cas du 1er ramadan 1426, qui fut célébré en quatre jours différents à travers le monde : le lundi 3 octobre 2005 au Nigéria ; le mardi 4 octobre dans 22 pays, dont l'Arabie Saoudite, l'Algérie, la Mauritanie, la Libye et l'Égypte ; le mercredi 5 octobre dans 23 pays ; et le jeudi 6 octobre dans trois pays32.

D'après les observatoires astronomiques, les observations annoncées par le Nigéria, l'Arabie Saoudite, l'Algérie, la Mauritanie et l'Égypte étaient erronées33. Elles n'étaient possibles ni le 2 octobre au Nigéria (la veille de la conjonction) ni le 3 octobre 2005 (au soir de la conjonction), en Arabie Saoudite ou en Algérie, compte tenu des paramètres astronomiques applicables à ces régions34. L'Égypte ne pouvait pas, non plus, avoir observé le coucher de la lune 5 minutes après celui du soleil, conformément à la procédure qu'elle disait appliquer. Mais, bien que ces données astronomiques aient été largement connues des experts, et aient été absolument défavorables à toute observation visuelle de la nouvelle lune, les États concernés n'en ont tenu aucun compte, en procédant à l'annonce des observations, pour des raisons inexpliquées.
L’opinion juridique du cadi Shakir

Le cadi Ahmad Muhammad Shakir est un juriste éminent de la première moitié du XXe siècle, qui occupa en fin de carrière les fonctions de président de la Cour suprême de la charia d’Égypte (tout comme son père avait occupé la même fonction au Soudan), et qui reste, de nos jours encore, un auteur de référence en matière de science du hadith35.

Il a publié, en 1939, une étude importante et originale axée sur le côté juridique de la problématique du calendrier islamique, sous le titre : « Le début des mois arabes… la charia permet-elle de le déterminer en utilisant le calcul astronomique36 ? »

D’après lui, Mahomet a tenu compte du fait que la communauté musulmane de son époque était « illettrée, ne sachant ni écrire ni compter », avant d’enjoindre à ses membres de se baser sur l’observation de la nouvelle lune pour accomplir leurs obligations religieuses du jeûne et du hajj.

Mais la communauté musulmane a évolué de manière considérable au cours des siècles suivants. Certains de ses membres sont même devenus des experts et des innovateurs en matière d’astronomie. En vertu du principe de droit musulman selon lequel « une règle ne s’applique plus, si le facteur qui la justifie a cessé d’exister », la recommandation de Mahomet ne s’applique plus aux musulmans, une fois qu’ils ont appris « à écrire et à compter » et ont cessé d’être « illettrés ».

Les oulémas d’aujourd’hui commettent donc une erreur d’interprétation lorsqu’ils donnent au hadith de Mahomet sur cette question la même interprétation qu’au temps de la révélation, comme si ce hadith énonçait des prescriptions immuables, alors que ses dispositions ne sont plus applicables à la communauté musulmane depuis des siècles, en vertu des règles mêmes de la charia.

Ahmad Muhammad Shakir rappelle le principe de droit musulman selon lequel « ce qui est relatif ne peut réfuter l’absolu, et ne saurait lui être préféré, selon le consensus des savants. ». Or, la vision de la nouvelle lune par des témoins oculaires est relative, pouvant être entachée d’erreurs, alors que la connaissance du début du mois lunaire basée sur le calcul astronomique est absolue, relevant du domaine du certain.

Il rappelle également que de nombreux juristes musulmans de grande renommée ont pris en compte les données du calcul astronomique dans leurs décisions, citant à titre d’exemples Cheikh Al-Mraghi, président de la Cour suprême de la charia d’Égypte ; Taqiddine Assoubaki et Takiddine bin Daqiq al-Eid.

Shakir souligne, en conclusion, que rien ne s’oppose, au niveau de la charia, à l’utilisation du calcul pour déterminer le début des mois lunaires et ce, en toutes circonstances, et non à titre d’exception seulement, comme l’avaient recommandé certains ulémas.

Il observe, par ailleurs, qu’il ne peut exister qu’un seul mois lunaire pour tous les pays de la Terre, fondé sur le calcul, ce qui exclut la possibilité que le début des mois diffère d’un pays à l’autre37. L’utilisation du calendrier fondé sur le calcul rendra possible la célébration le même jour, dans toutes les communautés musulmanes de la planète, d’événements à caractère hautement symbolique sur le plan religieux, tels que le 1er muharram, le 1er ramadan, l’aïd al fitr, l’aïd al adha ou le jour de Arafat, lors du hajj. Cela renforcera considérablement le sentiment d’unité de la communauté musulmane à travers le monde.

Cette analyse juridique du cadi Shakir n’a jamais été réfutée par les experts en droit musulman, plus de 70 ans après sa publication. Le professeur Youssef al-Qaradâwî s’est récemment rallié formellement à la thèse du cadi Shakir. Dans une importante étude publiée en 2004, intitulée : « Calcul astronomique et détermination du début des mois » (en arabe)38, al-Qaradawi prône pour la première fois, vigoureusement et ouvertement, l’utilisation du calcul pour l’établissement du calendrier islamique, une question sur laquelle il avait maintenu une réserve prudente jusque-là. Il cite à cet effet avec approbation de larges extraits de l’étude de Shakir.
Les paradoxes de la situation

Les penseurs musulmans qui critiquent la position défendue par une écrasante majorité des oulémas soulignent les paradoxes suivants dans la situation39 :

a) Le calendrier musulman basé sur l'observation de la nouvelle lune n'est utilisé dans les sociétés musulmanes contemporaines que pour déterminer les dates des célébrations religieuses. Pour répondre à tous leurs autres besoins, les musulmans du monde entier utilisent, depuis de nombreux siècles, le calendrier grégorien basé sur le calcul astronomique, sans la moindre appréhension qu'ils pourraient, ce faisant, violer des prescriptions religieuses.

Pourquoi serait-il licite pour les musulmans (y compris les oulémas) d'utiliser le calendrier grégorien basé sur le calcul astronomique pour répondre à tous leurs besoins, tandis que l'utilisation du calendrier musulman fondé sur le même calcul serait illicite?

Si l'utilisation de tout calendrier basé sur le calcul leur était interdite, comment feraient-ils pour gérer leurs affaires et planifier leurs activités au-delà du mois en cours ?

b) La même situation peut être observée au niveau des États musulmans. Ainsi, l'Arabie Saoudite ne voit-elle aucun problème à utiliser le calendrier d'Umm al Qura, basé sur le calcul, pour la gestion de toutes les affaires administratives et budgétaires du pays, tout en insistant sur le fait qu'il serait illicite de l'utiliser pour la détermination des dates de célébrations religieuses.

Sur quelles règles de la Charia cette proposition paradoxale se fonde-t-elle ?

c) L'utilisation par l'Arabie Saoudite du calendrier basé sur le calcul pour gérer ses affaires administratives est la preuve, au-delà de tout doute possible, que le calendrier lunaire basé sur l'observation mensuelle de la nouvelle lune est impropre à une telle utilisation. La question doit donc être posée : « Quand le Prophète a indiqué à ses Compagnons d'observer la nouvelle lune pour connaître le début du mois de Ramadan, était-il dans son intention de déconnecter le calendrier arabe de ses fondements astronomiques, le rendant impropre à toute utilisation pratique ? Ou bien a-t-il simplement donné, au temps de la Révélation, une réponse appropriée à la question qui lui était posée, basée sur les pratiques courantes des Arabes de l'époque? »

Dans ce dernier cas, n'aurait-on pas dû revoir cette réponse pour l'adapter aux besoins des sociétés musulmanes au fur et à mesure qu'elles ont progressé sur les plans scientifique, culturel et social ? Ne serait-il pas temps de procéder à cet examen et à cette adaptation maintenant?

d) Pourquoi les horaires des prières sont-ils déterminés sur la base de calculs astronomiques, sans que personne ne doute de leur conformité avec la charia, mais on rejette l'utilisation du calcul pour la détermination du début des mois lunaires islamiques ?

Sur la base des considérations précédentes, de nombreux penseurs et organismes musulmans estiment qu'il est parfaitement licite pour les musulmans d'utiliser un calendrier basé sur le calcul, en substitution à la méthode d'observation mensuelle de la nouvelle lune pour déterminer le début du mois. Ils cherchent à promouvoir un calendrier lunaire musulman « universel » qui réponde parfaitement aux besoins quotidiens de tous les musulmans, où qu'ils soient. Ils veulent en particulier que le mois lunaire débute le même jour sur toute la Terre, comme le spécifiaient de nombreux oulémas aux premiers temps de l'islam, ainsi que le cadi Muhammad Shakir dans son opinion juridique de 1939.

Sur un plan purement technique, le calendrier lunaire basé sur le calcul, tel qu'il est élaboré par les observatoires astronomiques internationaux, répondrait parfaitement à un tel cahier des charges. Mais, de plus, certains leaders de la communauté musulmane cherchent à associer avec subtilité des critères relevant de l'observation (même virtuelle) de la nouvelle lune aux calculs astronomiques. D'autres cherchent à associer étroitement le calendrier basé sur le calcul aux paramètres de La Mecque, lieu de naissance de l'Islam. Il en résulte de grandes divergences entre les différents promoteurs au sujet des spécificités qu'un calendrier musulman basé sur le calcul, à vocation « universelle », devrait avoir. C'est ce qui ressort des principales propositions qui ont été faites en ce domaine au cours des dernières années.
La décision du Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord (CFAN)

Le Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord (en) (CFAN (en)), qui s’est senti depuis des années interpellé par cette question, a annoncé au mois d’août 2006 sa décision mûrement réfléchie d’adopter désormais un calendrier islamique fondé sur le calcul, en prenant en considération la visibilité du croissant où que ce soit sur Terre.

Utilisant comme point de référence conventionnel, pour l’établissement du calendrier islamique, la ligne de datation internationale [International Date Line (IDL)], ou Greenwich Mean Time (GMT), il déclare que désormais, en ce qui le concerne, le nouveau mois lunaire islamique en Amérique du Nord commencera au coucher du soleil du jour où la conjonction se produit avant 12 h GMT. Si elle se produit après 12 h GMT, alors le mois commencera au coucher du soleil du jour suivant40.

La décision du CFAN est d’un grand intérêt, parce qu’elle conjugue avec une grande subtilité les exigences théologiques des ulémas avec les données de l’astronomie. Le CFAN retient le principe de l’unicité des matali’e (horizons)37, qui affirme qu’il suffit que la nouvelle lune soit observée où que ce soit sur Terre, pour déterminer le début du nouveau mois pour tous les pays de la planète. Après avoir minutieusement étudié les cartes de visibilité du croissant lunaire en différentes régions du globe, il débouche sur la conclusion suivante :

Si la conjonction se produit avant 12 h GMT, cela donne un temps suffisant pour qu’il soit possible d’observer la nouvelle lune en de nombreux points de la Terre où le coucher du soleil intervient longtemps avant le coucher du soleil en Amérique du Nord. Étant donné que les critères de visibilité de la nouvelle lune seront réunis en ces endroits, on pourra considérer qu’elle y sera observée (ou qu’elle aurait pu l’être si les conditions de visibilité avaient été bonnes), et ce bien avant le coucher du soleil en Amérique du Nord.

Par conséquent, sur ces bases, les stipulations d’observation de la nouvelle lune seront respectées, comme le prescrit l'interprétation traditionnelle de la charia, et le nouveau mois lunaire islamique débutera en Amérique du Nord au coucher du soleil du même jour. Si la conjonction se produit après 12 h GMT, alors le mois commencera en Amérique du Nord au coucher du soleil du jour suivant.
Vers un calendrier islamique universel aux paramètres du calendrier saoudien d'Umm al Qura ?

La proposition du Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord (CFAN) suscita l’intérêt des autorités politiques et religieuses dans de nombreux pays à majorité musulmane. Des astronomes de diverses nationalités se réunirent au Maroc, en novembre 2006, pour étudier plus en détail la possibilité de l'adopter comme base d'un calendrier islamique universel.

Cependant, le CFAN (en) modifia sa position en 2007, et décida de s’aligner sur une décision du Conseil européen pour la fatwa et la recherche (CEFR), utilisant les paramètres du calendrier saoudien d'Umm al-Qura (en)41 pour déterminer le début des mois musulmans (en utilisant comme paramètres que la « conjonction » se produise « avant le coucher du soleil aux coordonnées de la Mecque », et « que le coucher de la lune ait lieu après celui du soleil » aux mêmes coordonnées.) D’après le CFAN, le choix des paramètres d'Umm al Qura a pour objectif de favoriser le développement d'un consensus, dans les pays musulmans, au sujet de l'utilisation de ce calendrier fondé sur le calcul, et dont les données ne diffèrent que de manière marginale de celles obtenues par l’application de la méthodologie du CFAN d’août 2006.

Les décisions du CFAN et du CEFR ont déjà eu les retombées suivantes :

Le principe d’utilisation du calendrier fondé sur le calcul est officiellement parrainé par des responsables religieux connus et respectés de la communauté musulmane42,43,44;

Il est adopté officiellement par des organisations islamiques dont nul ne conteste la légitimité45;

Les communautés musulmanes d’Europe et d’Amérique sont disposées à l’utiliser pour la détermination du début de tous les mois, y compris ceux associés à des occasions à caractère religieux.

Sur le plan opérationnel, l'initiative du CFAN et du CEFR de 2007 semble être bien suivie par la majorité des communautés musulmanes d'Europe et d'Amérique, comme en témoigne leur comportement à l'occasion du début du mois de ramadan en 2010.

De même, en France, après des années de débats, le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a-t-il officiellement adopté en mai 2013 le calendrier lunaire basé sur le calcul pour déterminer les dates associées à toutes les grandes manifestations religieuses de l'année musulmane, dont le début et la fin du mois de ramadan.

Mais, la nouvelle direction du CFCM , élue immédiatement après l'adoption de cette décision, a décidé de l'ignorer et de continuer de se baser sur la traditionnelle méthode d'observation de la nouvelle lune pour déterminer le début et la fin du mois de ramadan 2013.

Elle a agi de même en 2014, annonçant que le CFCM tiendra une réunion le 27 juin 2014 (correspondant au 29 chaâbane 1435) à l'occasion de la « nuit du doute », pour déterminer à quel jour de la semaine correspondra le 1er ramadan 1435, sur la base des observations de la nouvelle lune qui seront effectuées.

L'initiative du CFAN et du CEFR semble aussi avoir encouragé de nombreux États musulmans à revoir leur politique en matière de proclamation du début des mois lunaires, comme il ressort clairement d'un état des lieux effectué à l'occasion du 1er ramadan 1433 (juillet 2012).
Une étude de cas : l'état des lieux au 1er Ramadan 1433 (juillet 2012)

Cinq ans après l'adoption des décisions du CFAN et du CEFR, un état des lieux a été dressé, sur la base des annonces faites par différents États et organismes musulmans, à l'occasion du 1er ramadan 1433 (juillet 2012)46. Il en ressort qu'il subsiste des différences majeures entre les principaux États et organisations musulmanes concernées, que ce soit au niveau du principe d'utilisation d'un calendrier basé sur le calcul ou en ce qui concerne les paramètres et spécifications à associer à un calendrier musulman destiné à être d'une vocation universelle.

Ainsi, en application de sa politique déclarée, le Conseil du Fiqh d'Amérique du Nord (CFAN) a annoncé au début de juillet 2012, donc bien à l'avance, que « le premier jour du Ramadan 1433 correspondrait au vendredi 20 juillet, 2012 et l'Aïd al -Fitr, au dimanche 19 août 2012. »

Le CFAN a expliqué que :

il reconnaissait le calcul astronomique comme une méthode acceptable, dans le cadre de la charia, pour déterminer le début des mois lunaires, y compris ceux de Ramadan et Shawwal ;
il utilisait Makkah Al-Moukarrama comme le site au niveau duquel les calculs astronomiques devaient être effectués, et
la conjonction devait avoir lieu avant le coucher du soleil à La Mecque et la lune devait se coucher après le soleil. « Sur la base de cette méthode, les dates du ramadan et Eid Fitr pour les 1433 ans AH étaient établies comme suit : 1er Ramadan le vendredi 20 juillet 2012 et le 1er Shawwal le dimanche 19 août 2012 »47.

Mais, le Conseil européen de la fatwa et de la recherche (CEFR), qui est basé à Dublin, semble avoir changé de position, du moins pour le moment, par rapport à sa décision de 2007. Il a également annoncé, bien à l'avance, que le 1er Ramadan 1433 serait le vendredi 20 juillet 2012, mais a expliqué que cette conclusion était « fondée sur des critères de calcul postulant qu'il doit y avoir la possibilité d'observer le croissant à l'œil nu ou à l'aide d'un télescope en un endroit quelconque de la Terre. Pour que cette possibilité d'observation du croissant dans un quelconque endroit de la Terre puisse être vérifiée, les conditions suivantes doivent être réunies :

la lune doit se coucher après le coucher au site où cette observation doit être possible ;
l'altitude de la lune au coucher du soleil doit être d'au moins 5 degrés ;
l'élongation (angle virtuel formé entre le Soleil, l'observateur et la Lune) doit être d'au moins 8 degrés48.

Les autorités saoudiennes, quant à elles, continuent d'affirmer qu'elles s'appuient exclusivement sur l'observation visuelle de la nouvelle lune afin de déterminer les dates des événements associés à des cérémonies religieuses. Elles ont ainsi annoncé, dans la soirée du jeudi 19 juillet 2012, que la nouvelle lune avait été observée et que le jeûne du Ramadan débuterait le vendredi 20 juillet49.

La déclaration saoudienne contredisait les déclarations faites par les astronomes dans les sites spécialisés, affirmant qu'il serait impossible d'observer la nouvelle lune dans la région du Moyen-Orient dans la soirée du jeudi 19 juillet. Toutefois, sur la base de l'annonce saoudienne, quelque 70 pays et communautés musulmanes à travers le monde ont entamé le jeûne du Ramadan le vendredi 20 juillet. Cela constituait un record historique du nombre de pays musulmans commençant le jeûne à la même date. Trente-deux pays et communautés entamèrent le jeûne le samedi 21 juillet, après avoir observé la nouvelle lune la veille au soir.

Pour leur part, les principales associations musulmanes de France ont annoncé, elles aussi, que le 1er Ramadan 1433 serait le vendredi 20 juillet 2012. Elles se sont fondées sur un calendrier basé sur le calcul astronomique, en tenant compte des critères de la possibilité d'observation de la nouvelle lune en quelque endroit que ce soit sur Terre50,51.

Les musulmans turcs d'Asie Mineure et de nombreuses communautés musulmanes d'Europe de l'Est ont également entamé le jeûne du Ramadan 1433 le vendredi 20 juillet 2012, sur la base du calendrier musulman de la Turquie. Ce dernier est calculé des années à l'avance (actuellement jusqu'à 1437 AH/2015 CE) par la présidence turque des affaires religieuses (Diyanet Isleri Baskanligi)52.

Depuis 1 Muharram 1400 AH (21 novembre 1979), le calendrier lunaire turc est basé sur la règle suivante : « Le mois lunaire est supposé commencer le soir où, quelque part sur Terre, le centre calculé de la nouvelle lune au coucher du soleil local est de plus de 5° au-dessus de l'horizon et l'élongation de plus de 8°53. »

Il ressort de cet état des lieux au 1er ramadan 1433 que :

l'utilisation d'un calendrier lunaire musulman basé sur le calcul ne cesse de gagner des adhérents, en particulier au sein des communautés musulmanes d'Amérique du Nord et d'Europe occidentale. Mais il y a encore des différences importantes quant aux spécifications du calendrier lunaire à utiliser, comme en témoignent les différentes méthodologies utilisées par CFAN, CEFR, les associations musulmanes de France ou les musulmans turcs ;
le nombre d'États qui ont entamé le jeûne du ramadan sur la base de l'annonce saoudienne a connu un développement considérable.
Mais, la stratégie et les objectifs de l'Arabie Saoudite en matière de détermination des mois lunaires associés à des pratiques religieuses continuent d'être déroutants pour l'observateur. Les autorités saoudiennes annoncent régulièrement l'observation d'une nouvelle lune à des dates où les astronomes professionnels indiquaient clairement, longtemps à l'avance, qu'une telle observation serait impossible à réaliser. Elles utilisent le calendrier d'Umm al Qura (qui est basé sur le calcul astronomique) à des fins civiles et administratives mais, assez régulièrement, elles avancent ou reculent d'un jour la date du début d'un mois associé à des célébrations religieuses, pour des raisons inexpliquées

Ces manipulations du calendrier d'Umm al Qura en réduisent la crédibilité et amenuisent ses chances de servir comme un calendrier musulman à vocation universelle, susceptible d'être adopté par les différentes communautés musulmanes du monde entier. Les communautés musulmanes d'Amérique du Nord et d'Europe ont donc préféré établir leur propre calendrier musulman basé sur le calcul astronomique, en utilisant les paramètres de leur choix. Les promoteurs d'un calendrier musulman à vocation "universelle" dans le monde musulman restent ainsi confrontés à la difficile tâche de déterminer des paramètres qui seraient acceptables pour tous les utilisateurs potentiels d'un tel calendrier. Les deux versions présentées par le CFAN et le CEFR, qui ont été décrites ci-dessus, constituent, à cet égard, deux modèles possibles, tous deux a priori également valables. La sélection d'une version ou de l'autre (ou d'une troisième option) relèvera d'un choix stratégique et politique des différentes communautés musulmanes du monde, plutôt que d'un impératif théologique ou technique54.
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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:09

Le jour julien est la base d'un système de datation consistant à compter le nombre de jours et fraction de jour écoulés depuis une date conventionnelle fixée au 1er janvier -4712 à 12 heures.

Le terme de jour julien est également employé par le CNES et la NASA pour dater divers événements. Le nombre de jours écoulés est décompté depuis le 1er janvier 1950 à 0 h pour le CNES et depuis le 24 mai 1968 à 0 h pour la NASA1.

La datation en jours juliens rend particulièrement simples les calculs sur les dates puisqu'elle est indépendante de cycles calendaires complexes (durée inégale des mois, mois intercalaires, jours supplémentaires, années bissextiles, etc.).

Les jours juliens sont utilisés en particulier pour dater les événements astronomiques. Ils servent à établir commodément les correspondances entre calendriers. Ils sont également mis en œuvre, souvent sous une forme modifiée, dans les systèmes de dates internes des logiciels informatiques2.

Sommaire

1 Jours juliens et calendrier julien
2 Règles d'utilisation
2.1 Numérotation des années
2.2 Fractions de jours
2.2.1 Conversion des heures, minutes, secondes en fraction de jour
2.2.2 Conversion d'une fraction de jour en heures, minutes, secondes
2.3 Origine horaire
3 Historique
4 Variantes des jours juliens
4.1 Jour julien astronomique (AJD)
4.2 Jour julien modifié (MJD)
4.3 Jour lilien
4.4 Jour julien tronqué (TJD)
4.5 Jour julien à 0 h
5 Algorithmes de passage des jours juliens aux calendriers grégorien, julien, musulman et juif
5.1 Utilisation des jours juliens dans les correspondances calendaires
5.2 Calendrier grégorien
5.3 Calendrier julien
5.4 Calendrier musulman
5.5 Calendrier juif
6 Algorithme général de conversion du calendrier julien ou grégorien vers le jour julien
7 Notes et références
8 Lien externe

Jours juliens et calendrier julien

Joseph Juste Scaliger, l'inventeur des jours juliens au XVIe siècle, qualifia son système de julien en l'honneur de son père, Jules César Scaliger, mais aussi parce qu'il résultait de calculs sur le calendrier julien.

Le qualificatif julien est source d'ambigüités : les datations en jours juliens et les dates du calendrier julien n'ont aucun rapport et ne doivent pas être confondues. On parle dans le premier cas de jours juliens (abrégés JJ en français) ; de date julienne ou de date du calendrier julien dans le second cas. Les abréviations anglaises sont ambigües et doivent être interprétées selon le contexte : l'abréviation JD est parfois utilisée pour « Julian Date » (date du calendrier julien) et parfois pour « Julian Day » (Jour julien)3.
Règles d'utilisation
Numérotation des années

Les correspondances entre jours juliens et calendriers exigent que l'on emploie la chronologie astronomique :

en chronologie usuelle, l'an 0 n'existe pas ; l'année précédant l'an 1 ap. J.-C. est l'an 1 av. J.-C. On a ainsi la succession chronologique :

… ; 3 av. J.-C. ; 2 av. J.-C. ; 1 av. J.-C. ; 1 apr. J.-C. ; 2 apr. J.-C. ; 3 apr. J.-C. ;…

en chronologie astronomique, l'année précédant l'an 1 est l'an 0. On a donc la succession chronologique :

… ; -2 ; -1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; etc.

Seule la chronologie astronomique permet des calculs simples sur les dates : c'est cette numérotation des années qui doit être utilisée dans les calculs en jours juliens. C'est la raison pour laquelle la date origine des jours juliens est définie comme le 1er janvier -4712 (chronologie astronomique). En chronologie usuelle, il s'agit du 1er janvier 4713 av. J.-C.
Fractions de jours

Dans le système des jours juliens, un instant du jour, en heure, minute, seconde, fraction de seconde, est exprimé en fraction de jour. On ajoute donc, si besoin, au jour julien correspondant à une date donnée, la fraction de jour correspondant à l'instant du jour considéré.
Conversion des heures, minutes, secondes en fraction de jour

La formule suivante permet de convertir l'heure (h), minute (m), seconde et fraction de seconde (s) d'un instant donné en fraction de jour F :

F = h − 12 24 + m 1440 + s 86400 {\displaystyle \textstyle F={\frac {h-12}{24}}+{\frac {m}{1440}}+{\frac {s}{86400}}} {\displaystyle \textstyle F={\frac {h-12}{24}}+{\frac {m}{1440}}+{\frac {s}{86400}}}

Conversion d'une fraction de jour en heures, minutes, secondes

L'algorithme suivant permet de convertir une fraction de jour F en heure (h), minute (m), seconde et fraction de seconde (s) d'un instant donné :

Notation :

TRONQ(X) : X est tronqué à l'entier à gauche du séparateur décimal.

h = TRONQ ⁡ ( 24 F ) {\displaystyle h=\scriptstyle \operatorname {TRONQ} (24F)} h=\scriptstyle \operatorname {TRONQ}(24F)+12
m = TRONQ ⁡ ( 1440 ( F − h − 12 24 ) ) {\displaystyle m=\scriptstyle \operatorname {TRONQ} (1440(F-{\frac {h-12}{24}}))} {\displaystyle m=\scriptstyle \operatorname {TRONQ} (1440(F-{\frac {h-12}{24}}))}
s = 86400 ( F − h − 12 24 − m 1440 ) {\displaystyle s=\scriptstyle 86400(F-{\frac {h-12}{24}}-{\frac {m}{1440}})} {\displaystyle s=\scriptstyle 86400(F-{\frac {h-12}{24}}-{\frac {m}{1440}})}

Origine horaire

Scaliger a fixé l'origine à 12 heures du 1er janvier 4712 av. J.-C.. Cette origine à 12 h a posé de nombreux problèmes aux chronologistes accoutumés à utiliser l'origine du jour à 0 heure. Plusieurs variantes du jour julien fixent l'origine à 0 heure.
Historique

Pour les besoins de ses travaux de chronologie et d'astronomie, l'érudit Joseph Juste Scaliger créa un système plus simple que le calendrier courant. Il imagina un système où les jours seraient dénombrés depuis une date origine conventionnelle. Il publia ses conclusions en 1583 dans son ouvrage Opus de Emendatione Temporum (Travail sur l'amélioration [de la mesure] du temps)4.

Scaliger détermina la date origine afin qu'elle soit assez ancienne pour couvrir la totalité de l'histoire humaine connue de son temps et en même temps qu'elle soit compatible avec l'époque de la Création telle qu'on l'imaginait à son époque. De plus il voulait que cette origine soit un lundi 1er janvier ; que ce soit une année bissextile ; qu'elle soit à l'origine d'un cycle de Méton de 19 ans (qui intervient dans le calcul de la date de Pâques) et d'un cycle de l'indiction romaine de 15 ans (utilisée dans les datations ecclésiastiques). De toutes ces contraintes résulte la date du 1er janvier 4713 av. J.-C. date courante ; 1er janvier -4712 (date astronomique).
Variantes des jours juliens

Pour les usages courants, un inconvénient des jours juliens est que le nombre de jours écoulés depuis la date origine est grand. Par exemple, aujourd'hui est le 23 novembre 2016 et il est 07:05 UTC (soit 08:05 CET). Le jour julien entier est 2 457 715 et le jour julien fractionnaire (y compris heure, minute, seconde et fraction de seconde) est 2 457 715,7956829. De plus l'origine des jours est fixée à 12 h, ce qui est malcommode pour les pratiques chronologiques actuelles.

Pour des usages divers, on a donc défini des variantes du jour julien.
Jour julien astronomique (AJD)

Le jour julien astronomique (abréviation anglaise : AJD) précise les conditions d'application du jour julien défini par Scaliger : l'origine des temps est fixée au 1er janvier 4712 av. J.-C. à 12 heures au méridien de Greenwich.

La date et l'heure d'observation d'un phénomène astronomique est indépendante du lieu, de la date et de l'heure locale d'observation terrestre ou non terrestre (dans le cas de mesures spatiales). Elle est rapportée à la date du méridien de Greenwich et l'heure est spécifiée en temps TU.
Jour julien modifié (MJD)

Variante du jour julien astronomique destinée à simplifier les calculs. La formule reliant les jours juliens modifiés et les jours juliens astronomiques est la simple translation :

MJD = AJD - 2 400 000,5

Cette formule a pour effet de déplacer la date origine au 17 novembre 1858 à 0 heure.
Jour lilien

Variante du jour julien qui utilise comme date origine le 15 octobre 1582 à 0 h, date de début du calendrier grégorien.
Jour julien tronqué (TJD)

Les jours juliens tronqués sont définis de la façon suivante :

TJD = AJD - 2 440 000,5 = MJD - 40 000

Les jours juliens tronqués sont utilisés par la NASA ; ils commencent le 24 mai 1968 à 0 heures, date de début des missions lunaires Apollo.
Jour julien à 0 h

La définition initiale des jours juliens fixe l'origine du jour à 12 h, ce qui est compliqué pour les pratiques chronologiques actuelles. Pour rendre les calculs plus simples et plus explicites, de nombreux auteurs déplacent l'origine du jour à 0 h. La relation entre ces deux mesures est la suivante :

Jour julien à 0 h = Jour julien + 0,5

Algorithmes de passage des jours juliens aux calendriers grégorien, julien, musulman et juif

Dans toute cette section, on utilise les jours juliens à 0 h.
On utilise la chronologie astronomique (l'année précédant l'an 1 est l'an 0).

Utilisation des jours juliens dans les correspondances calendaires

Les jours juliens fournissent un moyen pratique pour passer d'un calendrier à un autre. Par exemple pour passer d'une date du calendrier musulman à la date correspondante dans le calendrier juif :

convertir la date donnée du calendrier musulman en jours juliens ;
convertir ces jours juliens en date du calendrier juif.

Calendrier grégorien

En matière de chronologie, le calendrier grégorien n'est jamais rétropolé. C'est-à-dire que les dates antérieures au 15 octobre 1582 sont toujours exprimées en dates du calendrier julien et du calendrier julien proleptique.
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Algorithme de conversion d'une date du calendrier grégorien en date en jours juliens5

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Algorithme de conversion d'une date en jours juliens en date du calendrier grégorien5

Calendrier julien

En matière de chronologie, par convention, les dates antérieures au 15 octobre 1582 sont toujours exprimées dans le calendrier julien ou dans le calendrier julien proleptique. Le calendrier julien a été instauré en l'année -46. Pour les dates antérieures à -46, on utilise le calendrier julien proleptique, c'est-à-dire le calendrier julien rétropolé à partir de cette date.
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Algorithme de conversion d'une date du calendrier julien en date en jours juliens6

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Algorithme de conversion d'une date en jours juliens en date du calendrier julien6

Calendrier musulman

Les dates exprimées dans le calendrier musulman n'ont, en principe, de sens qu'à compter du 16 juillet 622, date de l'Hégire en calendrier julien.
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Algorithme de conversion d'une date du calendrier musulman en date en jours juliens6

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Algorithme de conversion d'une date en jours juliens en date du calendrier musulman6

Calendrier juif

Les dates exprimées dans le calendrier juif n'ont, en principe, de sens qu'à compter du 6 octobre -3760, date de la Création en calendrier julien proleptique.
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Algorithme de conversion d'une date du calendrier juif en date en jours juliens6

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Algorithme de conversion d'une date en jours juliens en date du calendrier juif6

Algorithme général de conversion du calendrier julien ou grégorien vers le jour julien

Cet algorithme permet de calculer le jour julien pour n'importe quelle date, y compris pour des dates antérieures au 1er janvier -4712 (dans ce cas le jour julien est négatif).
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Algorithme de conversion d'une date du calendrier julien ou grégorien en jours juliens7


Remarque : l'algorithme de conversion du jour julien vers le calendrier grégorien donné plus haut permet notamment de convertir un jour julien négatif.
Notes et références

↑ Convertir des jours calendaires en jours juliens CNES ou NASA et vice versa [archive]
↑ Par exemple dans Microsoft Excel
↑ En particulier par Meeus dans Astronomical algorithms.
↑ Fac-simile de l'édition de 1629 : De emendatione temporum [archive] (consulté le 28/12/2013)
↑ a et b (en) Jean Meeus, Astronomical algorithms, Richmond, Va, Willmann-Bell, 1991, 429 p. (ISBN 978-0-943-39635-4, OCLC 24067389)
↑ a, b, c, d, e et f Jean Lefort, La saga des calendriers : ou le frisson millénariste, Paris, Pour la Science, coll. « Bibliothèque », 1998, 191 p. (ISBN 978-2-842-45003-8, notice BnF no FRBNF36974338)
↑ Calcul du jour julien [archive] sur le site de l'IMCCE

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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:09

Le calendrier hindou, utilisé depuis des temps immémoriaux, est un calendrier luni-solaire qui a subi des modifications géographiques : quelques États indiens ont leur propre version et le Pakistan l'appelle le calendrier desi ou natif. Le premier jour de l'année zéro du calendrier hindou correspond au 23 janvier 3102 av. J.-C. du calendrier grégorien proleptique.

Sommaire

1 Histoire
2 Principales sous-divisions
2.1 Quatre ères
2.2 Cycles de soixante années
2.3 Mois, mois intercalaires et mois perdus
2.4 Jours du mois et de la semaine
3 Solstice
4 Variantes régionales
5 Voir aussi
5.1 Articles connexes

Histoire

Le calendrier hindou date au moins du temps du Rig-Veda qui en mentionne les mois et les jours. Il est étroitement lié à l’astrologie hindoue, la jyautisha qui en prescrit les aspects. Après la période védique, des savants tels que Âryabhata (Ve siècle), Varahamihira (VIe siècle) ou Bhāskara (XIIe siècle) ont contribué à son enrichissement. Le texte qui fait autorité en matière calendaire est le Sūrya Siddhānta que l'on pense écrit au Xe siècle.

Le calendrier védique traditionnel fait correspondre le premier mois de l'année (agrahayan de agra, « premier » et ayan « voyage [du soleil], équinoxe ») avec l'équinoxe vernal et le croisement du soleil et de l'équateur céleste dans le point vernal, alors situé aux alentours de Lambda Orionis. Du fait de la précession des équinoxes, le point vernal est désormais dans la constellation des Poissons et correspond au mois de chaitra. C'est le phénomène de la précession des équinoxes qui a conduit aux réformes calendaires successives où différentes régions choisissent un mois divergeant pour point de départ de l'année. Le changement de l'équinoxe vernal de près de quatre mois entre agrahayan et chaitra, en termes sidéraux, nous permet de penser que la nomenclature des mois est née aux alentours du IVe ou Ve millénaire av. J.-C. puisque le tour complet de l'axe de rotation de la Terre s'effectue en 25 800 ans.
Principales sous-divisions

Caractéristique unique, le calendrier hindou comporte une année zéro et compte les années écoulées, comme on le fait pour marquer l'âge d'un être humain, et non pas en cours. Rappelons que nous devons aux mathématiciens indiens la création du concept de zéro et des chiffres dits arabes, et la majorité des sources mathématiques reprises ensuite par les Arabes.
Quatre ères

Le calendrier hindou distingue quatre âge principaux, les yugas : la Satya Yuga (« âge de vérité ») correspond à un âge d'or et à la présence des dieux sur Terre, suivent Treta Yuga et Dvapara Yuga. La Kali Yuga (« âge du vice ») commence le premier jour du calendrier hindou (23 janvier -3102 grégorien).
Cycles de soixante années

Les ères suivent un système sexagésimal et sont, comme les heures et les minutes, divisées en cycles de soixante années qui se répètent sans discontinuer. Chacune des années a son propre nom dans le cycle :

1. Prabhava
2. Vibhava
3. Shukla
4. Pramoda
5. Prajāpati
6. Āngirasa
7. Shrīmukha
8. Bhāva
9. Yuvan
10. Dhātri
11. Īshvara
12. Bahudhānya
13. Pramāthin
14. Vikrama
15. Vrisha
16. Chitrabhānu
17. Svabhānu
18. Tārana
19. Pārthiva
20. Vyaya



21. Sarvajit (2007-2008)
22. Sarvadhārin
23. Virodhin
24. Vikrita
25. Khara
26. Nandana
27. Vijaya
28. Jaya
29. Manmatha
30. Durmukha
31. Hemalambin
32. Vilambin
33. Vikārin
34. Shārvari
35. Plava
36. Shubhakrit
37. Shobhana
38. Krodhin
39. Vishvāvasu
40. Parābhava



41. Plavanga
42. Kīlaka
43. Saumya
44. Sādhārana
45. Virodhikrit
46. Paritāpin
47. Pramādin
48. Ānanda
49. Rākshasa
50. Anala
51. Pingala
52. Kālayukti
53. Siddhārthin
54. Raudra
55. Durmati
56. Dundubhi
57. Rudhirodgārin
58. Raktāksha
59. Krodhana
60. Akshaya

Mois, mois intercalaires et mois perdus

Ce calendrier luni-solaire comporte douze mois lunaires :

Chaitra
Vaishākh
Jyaishtha
Āshādha
Shrāvana
Bhādrapad
Āshwin
Kārtik
Mārgashīrsha
Paush
Māgh
Phālgun

En règle générale, les calendriers du nord de l'Inde font débuter le mois avec la pleine lune (purnimanta ou gauna mana), le sud préférant la nouvelle lune (amanta ou mukhya mana) pour faire démarrer le mois.

Il compte également douze mois solaires alignés sur les saisons :

Mesh - mars/avril - bélier
Vrushabh - avril/mai - taureau
Mithun - mai/juin - gémeaux
Kark - juin/juillet cancer
Simha - juillet/août - lion
Kanya - août/septembre - vierge
Tula - septembre/octobre - balance
Vrushchik - octobre/novembre - scorpion
Dhanu - novembre/décembre - sagittaire
Makar - décembre/janvier - capricorne
Kumbha - janvier/février - verseau
Meen - février/mars - poissons

On l'a vu, le début de l'année solaire et lunaire correspond à l'équinoxe de printemps. Le mois lunaire dont la pleine lune est la plus proche du jour de l'équinoxe de printemps est chaitra. Les autres mois lunaires s'ensuivent. Un mois lunaire intercalaire est ajouté tous les 32 mois et quelques, il prend alors le nom du mois qui le précède avec l'épithète adhik (« supplémentaire »).

Il se peut (pour des raisons propres au calendrier luni-solaire) qu'un mois lunaire soit « de trop ». Cela arrive tous les 19 et 141 ans. Le nom du mois sera composé de l'ajout des deux noms des mois lunaires consécutifs à cette nouvelle lune avec l'épithète kshay (« perdu »). Entre le 15 janvier et le 12 février 1983, le mois lunaire s'est appelé Pausha-Māgha kshay.

Les dates de certaines fêtes religieuses de l'Inde étant fixées sur le mois lunaire, s'il y a deux mois avec le même nom, il est généralement considéré plus propice de célébrer lors du deuxième mois. Si une année connait un mois « perdu », celui-ci accumule les fêtes propres aux deux mois qu'il agrège.

Si le nouvel an a lieu une année où le mois de chaitra est intercalaire, alors (toujours parce que ce mois supplémentaire est considéré plus propice) le nouvel an sera célébré le premier jour de chaitra adhik. Si c'est le cas d'un mois « perdu », phālguna-chaitra kshaya ou chaitra-vaishākha kshaya, alors le nouvel an a lieu au premier jour de ce mois. Si dans le cas (rarissime) ou un chaitra adhik est suivi du mois « perdu » de chaitra-vaishākha kshaya, le nouvel an commence au début du mois propice de chaitra adhik.
Jours du mois et de la semaine
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !
Solstice

Dans le calendrier hindou, les deux solstices sidéraux sont nommés Uttarayana et Dakshinayana. Le premier se produit vers le 21 janvier, le deuxième vers le 30 juin. Ils marquent le mouvement du soleil le long d'un zodiaque fixe par rapport aux étoiles (c'est-à-dire que les phénomènes de précession sont ignorés) et son entrée dans Mesha (un signe zodiacal qui correspondait au Bélier vers 285) et dans Tula (qui correspondait à la Balance à la même époque).
Variantes régionales

Deux calendriers se partagent les faveurs des croyants de l'hindouisme : le shalivahana en faveur dans le sud de l'Inde et dans le Maharashtra, son année zéro est l'an 78 de notre ère; le calendrier vikrama est adopté par les peuples du nord du pays : son année zéro est en 58 av. J.-C. et le jour de l'an est le premier jour de vaishakh, soit un mois lunaire après le premier jour de chaitra qui marque le nouvel an du shalivahana.

Le début du mois diffère aussi : la pleine lune pour le vikhrama, la nouvelle lune dans le shalivahana.

Le calendrier bengali, imposé sur la décision d'Akbar, empereur moghol (donc turcophone et musulman) de supprimer le calendrier musulman, reprend le nom sanskrit des mois du calendrier hindou, en supprime toute référence lunaire. Il est utilisé au Bengale-Occidental, et au Bangladesh en parallèle avec les calendriers musulman et grégorien.

Une tentative d'unification des différents calendriers hindous voit le jour après l'indépendance du pays, c'est le calendrier national indien.

Le calendrier bouddhiste s'inspire fortement du calendrier hindou (seules changent les intercalations des jours pour les années bissextiles du calendrier solaire). Il est en usage au Cambodge, au Laos, en Birmanie, en Thaïlande et au Sri Lanka.
Voir aussi
Articles connexes

Calendrier national indien
Calendrier bengali
Mesure védique du temps
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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:11

Le calendrier bouddhiste est un calendrier utilisé en l'Asie du Sud-Est (essentiellement la Thaïlande, le Cambodge, le Laos et la Birmanie) et au Sri Lanka. C'est un calendrier luni-solaire basé sur le traité d'astronomie Surya Siddhanta qui date du IIIe siècle. Sa date de départ est le parinirvâna du Bouddha.

L'année 2015 du calendrier grégorien correspond à l'année 2558 du calendrier bouddhiste (commencée en avril).

Parinirvāṇa, terme sanskrit signifiant le nirvāṇa final (pāḷi : parinibbāna; chinois : wúyú nièpán 无余涅槃; tibétain: yongs su myang 'das) désigne dans le bouddhisme la fin de l'existence physique d'une personne qui a atteint l'éveil (bodhi) et l'entrée dans le nirvāṇa complet d'un bouddha ou d'un arhat1. À la dissolution des cinq agrégats, est atteint le nirvāṇa parfait, alors que le nirvāṇa, « atteint » au cours de la vie, n'empêche pas les agrégats de continuer à exister jusqu'à la mort physique, « comme la roue du potier continue de tourner par suite de l'impulsion reçue ».

Sommaire

1 La fin de l'existence
2 Parinirvāṇa du Bouddha historique
3 Notes et références
4 Voir aussi
4.1 Articles connexes
4.2 Liens externes

La fin de l'existence

Le parinirvāṇa est aussi appelé dans le canon pali anupādisesa nibbāna, « nirvāṇa sans reste d'existence », ou bhavanirodha, fin de l'existence. C'est la victoire finale sur la souffrance (duḥkha), conformément aux quatre nobles vérités.

Il ne faudrait pas croire (tout au moins du point de vue du Theravada) qu'il s'agisse d'un « état » quelconque, encore moins d'une quelconque survie. Comme l'explique le moine théravādin Ajahn Brahmavamso2 :

« Que se passe-t-il après le parinibbāna ? Après la complète extinction, toute connaissance (viññāna, citta, manas) cesse, ainsi que tout ce qui peut être connu (nāmarūpa), et avec eux cessent également toutes les descriptions et tous les mots. Il n'y a rien d'autre à dire. Dire qu'il n'y a « rien » n'a même aucun sens, de crainte qu'on interprète « rien » comme « quelque chose » ou « quelqu'un ». »

Vouloir que le nirvāṇa ou le parinirvāṇa soit quelque chose de plus que la cessation est un effet de la soif (Tṛṣna) d’existence, de la fausse idée du « soi » (ātman) qui n’a pas été surmontée. Dans le Kotthita Sutta, Kotthita demande à Sāriputta s’il y a « quelque chose d’autre après la disparition sans reste des six sens ». Sāriputta répond que c’est « compliquer ce qui est sans complication », car cela revient à réintroduire les six sens (et notamment la pensée) là où ils n’ont plus leur place (puisqu’ils ont cessé et disparu).
Parinirvāṇa du Bouddha historique
Le Parinirvana du Bouddha historique par le 10e karmapa, XVIIe siècle

Deux textes décrivent le parinirvāṇa du Bouddha historique : le Mahaparinibbana Sutta du canon pali, et le Mahāparinirvāṇa Sūtra du Mahāyāna.

Le parinirvāṇa du Bouddha Śākyamuni constitue le douzième et dernier des actes de sa vie terrestre, qui se passa selon la tradition comme suit :

À la saison des pluies, à son quatre-vingtième anniversaire, le Bouddha tomba mortellement malade. Peu de temps après, il donna son dernier sermon capital à ses disciples, « Les Trente-sept Ailes de l'Éveil ». Après avoir donné ses enseignements à l'assemblée, l'Éveillé partit en direction de Vaiśāli. Alors qu’il donnait aux moines les Trois Instructions (śīla « moralité », samādhi « concentration » et prajñā « sagesse »), la terre trembla, indiquant qu'il passerait bientôt dans le parinirvāṇa.

Le Bouddha se rendit alors à Kuśinagara et se fit construire un siège entre deux arbres sāla. Puis, le dos tourné vers le nord, il se coucha sur le côté droit. Comme il était sur le point de passer dans le nirvāṇa, il donna ses derniers préceptes à ses disciples, tels que ceux sur l'attention et les trois marques de l'existence. Ayant terminé ce qu'il avait à dire, il s'absorba dans les quatre degrés de méditation, pour culminer en l'état final et ineffable du nirvāṇa.
Notes et références

↑ (en) The Princeton dictionary of buddhism par Robert E. Buswell Jr et Donald S. Lopez Jr aux éditions Princeton University Press, ISBN 0691157863, pages 628 et 629
↑ Mindfulness, Bliss, and Beyond: A Meditator's Handbook, Ajahn Brahm, Jack Kornfield, Wisdom Publications, 2006

Voir aussi
Articles connexes

Bouddha couché
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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:13

À l'origine, la constellation comprenait également la Balance (qui figurait alors les pinces du Scorpion).

Le Scorpion est l’objet de plusieurs légendes selon la mythologie grecque : il s’agirait du Scorpion de feu envoyé par Artémis pour tuer le chasseur Orion. Ainsi il se trouve opposé à la constellation Orion, se levant en été lorsqu’Orion se couche. D’autres versions suggèrent qu’Apollon envoya le Scorpion de feu par jalousie envers l’attention qu’Orion portait à Artémis. Il apparait aussi durant la quête de Persée.

Le Scorpion est une constellation du zodiaque traversée par le Soleil du 23 novembre au 29 novembre1. Il se situe entre la Balance à l'ouest et Ophiuchus à l'est. Il appartient à l’hémisphère sud céleste, et une grande partie de la constellation est sous l'écliptique. Scorpion était l’une des 48 constellations identifiées par Ptolémée.

Le Scorpion désigne également un signe du zodiaque correspondant au secteur de 30° de l'écliptique traversé par le Soleil du 23 octobre au 22 novembre. C'est dans ce sens qu'il sert au repérage des déplacement planétaires, encore utilisé en astrologie.


Repérage de la constellation

Cette constellation s'identifie par vision directe, et n'a pas besoin de ses voisines pour se faire connaître. Avec treize étoiles aussi brillantes (mag 3) que les sept de la Grande Ourse, le Scorpion est deux fois plus frappant que la célèbre constellation nordique. Ce n'est que parce qu'il ne culmine qu'aux latitudes australes qu'il est moins célèbre : aux latitudes moyennes d'Europe, il ne fait que raser l'horizon, et sa queue n'est pas visible au-dessus de 45°N.

Son étoile dominante, Antarès, se distingue à la fois par sa brillance (mag 1) et par sa couleur rougeâtre. Quand les conditions de visibilité deviennent meilleures, Antarès s'identifie bien par sa position au centre d'un petit alignement un peu arqué entre τ Sco et σ Sco (Al Niyat, qui désigne à la fois τ et σ Sco), l'ensemble formant le « thorax » du Scorpion.

Dans l'alignement du « thorax », vers le Sud, un autre groupe d'étoiles brillantes est visible (aux latitudes méridionales), qui forme la queue du Scorpion, dominée par Shaula (λ Sco).
Visibilité nocturne de la constellation.

Forme de la constellation

La queue du Scorpion est un boulevard évident d'étoiles de magnitude élevée (mag 3-4) en connexion linéaire et régulière, dont la forme en « hameçon » est particulièrement claire. La difficulté ne consiste qu'à en individualiser et identifier les différentes étoiles:

υ Sco forme avec λ Sco les « yeux du chat », deux étoiles brillantes en formation serrée.
θ Sco est située au Sud de λ Sco, c'est l'étoile brillante qui marque la limite Sud-Est de la queue du Scorpion.

Les « pinces » du Scorpion sont petites depuis que la constellation de la Balance n'en fait plus partie, et sont marquées par un alignement Nord-Sud de quatre étoiles. Elles se situent dans l'alignement du « thorax », qui passe par δ Sco, et la pince Nord s'ouvre également par β1 Sco. La pince Sud s'ouvre par π Sco (relativement brillante) et ρ Sco (beaucoup plus faible). Les pinces étaient beaucoup plus impressionnantes quand elles s'enchaînaient par ce qui est à présent les deux plateaux de la Balance.

Alignements sur la voûte céleste

La queue du Scorpion est située sur un grand alignement qui passe par le cou et la base de l'arc du Sagittaire, λ Sco, et de là vers Alpha Centauri, très brillante au pied du Centaure, et finalement la Croix du Sud.

Cet alignement fait partir d'un immense alignement « périphérique » qui fait le tour du globe, et qui est un axe de repérage majeur de la voûte céleste. Partant du Sagittaire il remonte par la tête du Capricorne (β Cap), le long de l'axe du Verseau, sur la diagonale du Grand carré de Pégase, passe par Algol, Capella, Castor et Pollux, Alphard (Hydre), l'extrémité des Voiles puis Acrux et Alpha Centauri, λ Scorpii, l'arc et la tête (σ Sgr) du Sagittaire.
Étoiles principales
Article détaillé : Liste d'étoiles du Scorpion.
Le Scorpion dans l'Uranographia de Johannes Hevelius
Antarès (α Scorpii)

L’étoile la plus brillante de la constellation est Antarès (α Scorpii), ainsi nommée (« opposé à Arès ou Mars ») en raison de sa position à l'opposé du point vernal au IIIe millénaire av. J.-C. mais sans doute aussi en raison de sa couleur rouge brillant ainsi que sa proximité de l’écliptique qui en fait une rivale de la planète Mars.

Antarès est une supergéante rouge de magnitude apparente 1,06 (ce qui en fait la 15e étoile du ciel en termes de brillance) distante de cinq-cents années-lumière, large de quatre ua (elle est plus grande que l’orbite de Mars). À cause de sa taille, elle subit une perte de masse plus ou moins constante et est entourée d’une nébuleuse, IC 4666. Elle est également légèrement variable.

Elle possède un compagnon, de magnitude apparente 6,0 de couleur vert bleu.
Autres étoiles

Plusieurs autres étoiles du Scorpion portent un nom propre : Acrab/Graffias (β1 Sco), Dschubba (δ Sco), Girtab/Sargas (θ Sco), Shaula (λ Sco), Jabbah (ν Sco), Al Niyat (σ Sco et τ Sco) et Lesath (ν Sco et υ Sco).

18 Scorpii est une étoile jaune de magnitude apparente 5,49 située à 47,5 années-lumière du système solaire. À ce jour, c’est l’étoile la plus ressemblante au Soleil que l’on connaisse, tant par la masse que la luminosité et la température.
Objets célestes

La constellation du Scorpion se trouve près du centre de la Voie lactée. Grâce à cette situation, elle contient plusieurs objets du ciel profond tels les amas ouverts M6 (l’amas du Papillon), M7 (l’amas de Ptolémée, car il fut mentionné par cet astronome), NGC 6231 et NGC 6322, les amas globulaires M4, M80 et IC 4499, et les nébuleuses diffuses NGC 6334 et NGC 6357.

La source de rayons X Scorpius X-1 est la plus proche du Système solaire que l’on connaisse (une centaine d’années-lumière).
Notes et références

↑ Voir, sur astronoo.com, l'article « constellations du zodiaque [archive] ». Le soleil passe très peu de temps dans la constellation astronomique du Scorpion proprement dit, il passe en fait beaucoup plus de temps dans Ophiuchus.

Voir aussi

Liste d'étoiles du Scorpion

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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:16

La Thrace (en grec ancien Θρᾴκη (Thrákê), en grec moderne Θράκη (Thráki), en bulgare Тракия (Trakija), en turc Trakya) est une région de la péninsule balkanique partagée entre :

la Bulgarie (Thrace du Nord),
la Grèce (Thrace occidentale ou Thrace égéenne)
et la Turquie (Thrace orientale).

Elle doit son nom aux Thraces, peuple indo-européen qui occupait la région dans l'Antiquité. Selon la mythologie grecque, le dieu Dionysos et le héros Orphée en sont originaires.

Sommaire

1 Géographie
2 Histoire
2.1 La Thrace pendant la Préhistoire
2.2 La Thrace dans l'Antiquité
2.3 La Thrace au Moyen Âge
2.4 La Thrace turque
2.5 La Thrace moderne
3 Réputation
4 Références
5 Voir aussi
5.1 Articles connexes
5.2 Liens externes

Géographie

La notion de Thrace a varié au cours de l'histoire et, parfois, d'un peuple à l'autre.

De nos jours, on considère que la Thrace est la région délimitée de la manière suivante :

à l'est sa limite est constituée par le rivage de la mer Noire ;
sa limite nord part du Cap Éminé, suit la ligne de crête du Grand Balkan jusqu'au Mont Ostra ;
sa limite ouest part du Mont Ostra, suit la ligne de crête du Galabets et de la Sredna Gora jusqu'au Mont Moussala, passe par le Ravni tchal, suit la ligne de crête séparant les cuvettes de Tchépin et de Razlog, passe par le Mont Videnitsa et atteint la frontière gréco-bulgare au village de Kaïntchal (commune de Sidironero) ;
sa limite sud part de Kaïntchal, suit la frontière gréco-bulgare jusqu'au mont Giftokastro, descend jusqu'au fleuve Mesta, qu'elle suit jusqu'à la mer Égée. Elle longe, ensuite, le rivage nord de celle-ci, du détroit des Dardanelles, de la mer de Marmara et du Bosphore jusqu'à la mer Noire.

On peut subdiviser la Thrace en deux parties :

Thrace du Nord ou Haute-Thrace, qui correspond à la partie entre, d'une part, la ligne de crête du Grand Balkan et, d'autre part, la ligne de crête des Rhodopes, le passage le plus étroit entre les Rhodopes et le massif du Sakar, la ligne de crête de ce dernier puis la ligne de crête de la Strandja qu'elle suit jusqu'à la mer Noire ;
Thrace du Sud ou Basse-Thrace, située au sud de la ligne de crête des Rhodopes, de la Sakar et de la Strandja et au nord de la mer Égée et de la mer de Marmara. Celle-ci se subdivise en :
Thrace occidentale qui va de la ligne de crête des Rhodopes jusqu'à la mer Égée et du fleuve Mesta jusqu'au fleuve Maritsa.
Thrace orientale, qui va de la ligne de crête de la Sakar et de la Strandja jusqu'à la mer de Marmara et de la Maritsa jusqu'à la mer Noire.

Histoire
La Thrace pendant la Préhistoire

La Thrace est habitée par les hommes dès la Préhistoire : les premières traces de présence humaine remontent au Paléolithique. L'Homme de Néandertal habite dans la région pendant près de 300 000 ans avant d'être remplacé par l'homme moderne (Homo sapiens) au début du Paléolithique supérieur, pendant l'Aurignacien (entre -40 000 et -30 000).

Au Néolithique (-7 000 à - 3 300), l'agriculture venue de la Mésopotamie, via l'Asie mineure voisine, se diffuse dans la région. La Karanovo III-Veselinovo (-6 200 à -5 500) se développe dans la majeure partie de la Thrace alors que la Culture de Hamangia (-5 200 à -4 500) - venue d'Anatolie - se diffuse dans l'est de la Thrace, limitrophe de la mer Noire.

Les Proto-Thraces - un des peuples indo-européens les plus anciens en Europe - arrivent en Thrace à une date qui reste encore indéterminée (soit VIe millénaire av. J.-C., soit au début du IIe millénaire av. J.-C.).
La Thrace dans l'Antiquité

À l'époque mycénienne, les Thraces forment des sociétés très hiérarchisées dominées par les soldats et les prêtres.

Au début de l'âge du fer, les Thraces conservent leur organisation et forment des États religieux dirigés par des rois-prêtres, à la tête de troupes constituées de cavaliers-aristocrates et de paysans-guerriers libres. Des résidences fortifiées - capitales temporaires - sont bâties pour les rois itinérants.

À partir du VIe siècle av. J.-C., certaines tribus thraces – essentiellement les Besses et les Odryses – ont des échanges avec les cités-États grecques qui implantent des colonies sur les rivages de la mer Égée et du Pont-Euxin. Les Thraces sont mentionnés pour la première fois, dans un document écrit, par Hérodote qui indique que « la nation des Thraces est, après celle des Indiens, la plus importante du monde. S'ils avaient un seul roi et s'ils pouvaient s'entendre entre eux, ils seraient invincibles et, d'après moi, beaucoup plus puissants que toutes les nations »1. La région est traversée sans difficultés par les Perses de Darius Ier mais, après leur défaite face aux Grecs, ils se retirent en Asie-Mineure. Selon les historiens grecs Hérodote et Thucydide, une dynastie royale émerge parmi les tribus odrysiennes, au début du Ve siècle av. J.-C., avec le prince Térès Ier. À partir de la Thrace centrale, ses successeurs vont agrandir le royaume, en s'imposant sur les autres tribus thraces. Les Grecs s'implantent dans les régions côtières de la Thrace méridionale, à partir de -4642 mais payent un tribut aux Odryses. Les Athéniens contrôlent une partie de la Thrace sud grâce à leur colonie d'Amphipolis. Les échanges entre Grecs et Thraces s'intensifient et ces derniers finissent par utiliser l'alphabet grec pour des écrits non encore déchiffrés. Lors de la guerre du Péloponnèse (-431 à -404), le royaume des Odryses s'allie aux Athéniens avant de se retourner contre eux (expédition de 411 av. J.-C.). Le royaume atteindra son apogée sous Cotys Ier, en s'étendant du Danube à la mer Égée, mais à sa mort, il est divisé en trois royaumes qui seront conquis, progressivement, par le royaume de Macédoine. Cette conquête est achevée en -342.

La Thrace est intégrée, entre -341 et -331 au royaume de Macédoine, avant qu'un État odryse vassal ne soit reconstitué dans le nord de la Thrace. Lors du partage de l'empire d'Alexandre le Grand, en -323, Lysimaque devient satrape puis roi (-304) de Thrace et contrôle un territoire qui va du Danube jusqu'à l'Anatolie et le Caucase. Il vainc Seuthès III, roi des Odryses, qui s'était révolté mais son royaume est préservé au sein du royaume de Thrace. Lysimaque étend sa domination sur les cités grecques du Pont Euxin et de l'Hellespont, où il implante des bases navales.

Lors de la Grande expédition menée par une coalition de peuples celtes, ces derniers sont repoussés, en -298, par les Triballes établis dans le nord et le nord-ouest de la Thrace. Toutefois, en -279, une partie des Celtes menés par le roi Comontorios passe en Macédoine puis en Thrace centrale où est fondé le royaume de Tylis. Celui-ci s'effondre, vers -213, sous les coups de boutoir des Thraces.

Les États thraces retrouvent leur indépendance dès le milieu du IIIe siècle av. J.-C.. Le royaume de Macédoine conserve les régions méridionales au sud des Rhodopes alors qu'Athènes contrôle les colonies sur les rivages du Pont Euxin et le sud-est de la Thrace, voisine de Byzance.

Au milieu du IIe siècle av. J.-C., le royaume des Odryses devient client de la République romaine, tandis que les autres tribus thraces sont soumises. La région passe progressivement sous contrôle romain : à la chute des Princes des Astéens, une partie de leur royaume est annexée puis le dernier royaume thrace est annexé par l'Empire romain en l'an 46 apr. J.-C.

La province romaine de Thrace fut créée en 46, par l'empereur Claude. D'abord confiée à des procurateurs gouverneurs, la province de Thrace fut ensuite confiée à des légats prétoriens dont le nom apparaît parfois sur le monnayage des cités de la province. Au terme de leur gouvernement ces personnages pouvaient assez souvent prétendre au consulat : la province n'avait pas de légion mais était assez importante. Relativement étendue elle était propice au brigandage et exposée aux invasions et aux raids barbares pour peu que ces derniers aient réussi à percer ou à contourner le dispositif militaire de la province voisine de Mésie inférieure. La Thrace était aussi une province stratégique car son réseau de communication permettait la liaison entre les provinces frontières du Danube et l'Orient de l'empire. La Thrace fut donc, à partir de la seconde moitié du IIe siècle une province menacée au moment des crises de l'Empire3.

À la suite des réformes administratives de Dioclétien, à la fin du IIIe siècle, la Thrace géographique fut divisée en quatre petites provinces (Thrace, Haemimontus, Rhodopes et Europa) appartenant au diocèse de Thrace (Thraciae), lui-même appartenant à la préfecture d'Orient. Sous le Duumvirat (286-293) puis la Tétrarchie (293-324), elle fut placée sous l'autorité de l'Auguste chargé de l'Orient. Lors de la division définitive de l'Empire romain, en 395, le diocèse de Thrace fut inclus dans l'Empire romain d'Orient.

Guerrier thrace

Une partie du trésor de Panagyurichté.

La Thrace au Moyen Âge

Sous l'empereur Héraclius, l'Empire d'orient se transforme en Empire byzantin. Ne parvenant pas à contenir les attaques venues de toutes parts (Avars et Slaves au nord, Empire sassanide à l'est, arabo-musulmans au sud-est), l'empereur Héraclius réorganisa l'empire sur le plan militaire. L'on considère que, à peu près à cette époque, est créé un thème de Thrace pour faire face, notamment, à la menace bulgare.

À compter de l'installation des Bulgares au sud du Danube, en 680, la Thrace est constamment disputée entre, d'une part, l'Empire byzantin et, d'autre part, le Premier, puis le Deuxième État bulgare.
La Thrace turque

L'Empire ottoman prend pied en Thrace, en 1347, avec la conquête de la ville de Kallipolis. Avec l'offensive, dans les Balkans, dans les années 1380-1390, les Turcs conquièrent rapidement toute la Thrace hormis une petite fraction autour de Constantinople. Cette dernière tombera, avec la ville, en 1453 et sera incluse dans la Roumélie ottomane.
La Thrace moderne

Lors du démembrement des territoires balkaniques de l'Empire ottoman, la région fit l'objet de plusieurs partages. À la suite des traités de San Stefano puis de Berlin (1878), l'Empire conserve la Thrace mais une province autonome de Roumélie orientale — à majorité bulgare — est créée dans le nord de la Thrace. La Roumélie orientale et la Principauté de Bulgarie — également placée sous l'autorité ottomane — décident leur union dès 1885 afin de regrouper dans une entité autonome la plupart des populations bulgares de la Thrace.

Lors des guerres balkaniques de 1912-1913, la province est disputée entre l'Empire ottoman et le Royaume de Bulgarie, allié, lors de la première guerre, à la Grèce et aux autres États balkaniques. La majorité de la Thrace fait partie de la Bulgarie mais l'Empire ottoman conserve une Thrace orientale élargie.

Les traités - dont celui de Traité de Neuilly (1919) - qui mettent fin à la Première Guerre mondiale et redécoupent l'Europe font passer la Thrace occidentale (ou Thrace égéenne) sous autorité grecque ; un petit territoire à l'est de Svilengrad, précédemment ottoman, est rattaché à la Bulgarie. Le Traité de Sèvres (1920) qui fixe les nouvelles frontières de l'Empire ottoman attribue presque toute la Thrace orientale à la Grèce mais le Traité de Lausanne (1923) revient sur ces modifications et la Turquie conserve l'essentiel la Thrace orientale ainsi que l'extrémité nord-est de la Thrace occidentale, voisine de la ville d'Edirne. La Thrace occidentale est reprise par la Bulgarie lors de la Seconde Guerre mondiale mais elle est rendue à la Grèce dès la fin du conflit.

La Thrace est divisée, de nos jours, entre la République de Bulgarie (à peu près la Thrace du Nord), la République de Grèce (à peu près la Thrace occidentale) et la République de Turquie (à peu près la Thrace orientale).

Les tribus Thraces vers -431

Le Royaume de Thrace de Lysimaque

Le sud de la Thrace reste sous domination macédonienne (-200)

Le diocèse romain de Thrace en 400

Le thème byzantin de Thrace (7) en 717

La Thrace ottomane en 1585 (carte d'Abraham Ortelius)

La Thrace ottomane entre 1840 et 1878

La Thrace lors des traités de San Stefano et de Berlin

La Thrace de 1878 à 1885

La Thrace de 1885 à 1912

Carte ethnographique de la Thrace orientale et occidentale en 1912

La Thrace de 1913 à 1918

La Thrace après le Traité de Neuilly (1919)

La Thrace pendant la Seconde Guerre mondiale

Réputation

La Thrace passait pour être une région dont les habitants étaient belliqueux :

« les peuples de ce pays aiment fort la guerre » (Vincenzo Cartari, Les Images des dieux des anciens, trad. Antoine du Verdier, Tournon, C. Michel et T. Soubron, 1606).

En Thrace vécurent aussi le héros Orphée, fils du roi de Thrace Œagre et de la muse Calliope, et le héros Spartacus.
Références

↑ Hérodote, L'Enquête, V, 3, passage consultable ici [archive]
↑ Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, IV, 102 passage consultable ici [archive]
↑ B. Rossignol, Gouverneurs et procurateurs dans un temps de menaces : l’administration impériale de la province de Thrace durant le règne de Marc Aurèle (161-180) [archive]

Voir aussi
Articles connexes

Peuples Thraces
Liste des rois de Thrace
Province romaine de Thrace
Thème byzantin de Thrace
Thrace du Nord
Thrace occidentale
Thrace orientale
Liste des provinces historiques d'Europe
Régions historiques de Turquie

Liens externes

Description des peuples et coutumes thraces, dans le texte intégral de l'Enquête d'Hérodote (français et grec), sur le site de L'antiquité grecque et latine de Philippe Remacle, Philippe Renault, François-Dominique Fournier, J. P. Murcia, Thierry Vebr, Caroline Carrat.
The People of the God-Sun Ar and Areia (modern Thrace) [1]
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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:16

Étymologie

Du latin labor (« labeur », « peine, effort »). Le latin a également donné labour qui a prit un sens spécialisé de « travail dans les champs » puis de « sillonner la terre ».

Nom commun
Singulier Pluriel
labeur labeurs
\la.bœʁ\

labeur \la.bœʁ\ masculin

Travail pénible exigeant un effort d’une certaine durée.
Des mois, des années, s’écouleront, sans qu’il soit payé de son labeur, et peut-être qu’au moment de jouir de ses peines passées, un coup de vent, une ondée de grêle, suffiront pour détruire ses justes espérances. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, La "Revue des Deux Mondes", tome 30, 1842)
Dans ce labeur de forçat, dans ce qui eût été, pour tout autre, un délire épuisant, il ne perd pas pied une seule minute. Il conserve, intacte, la maîtrise de son cerveau. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
Dans beaucoup de cas, les artisans, obligés de se rendre aux nouvelles sources de labeur, se sont déracinés et sont devenus, loin de leur contrée natale, des sans-foyer. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
(Imprimerie) Travaux de composition et de tirage importants, par opposition aux travaux de moindre importance, dits ouvrage de ville.
Cette imprimerie ne fait que le labeur.
Caractères typographiques employés pour ces travaux et qui s’opposent aux caractères de fantaisie.
Ce labeur est du corps dix.

Apparentés étymologiques

laborieux
laborieusement
labour
labourer
labourage
laboureur

Traductions
[Enrouler ▲]±

Anglais : graft (en), labour (en), toil (en), moil (en)
Espagnol : afán (es)
Espéranto : laborego (eo)
Finnois : urakka (fi)
Hébreu ancien : יְגִיעַ (*) masculin, עָמָל (*) masculin
Ido : laborado (io)
Tchèque : dřina (cs)
Turc : iş (tr)

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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:17

Adams est un anneau planétaire situé autour de Neptune. Il porte le nom de l'astronome John Couch Adams, qui prédit la position de Neptune.

Sommaire

1 Caractéristiques
2 Voir aussi
2.1 Articles connexes
2.2 Liens externes
3 Références

Caractéristiques

Adams est situé à 62 933 km du centre de Neptune (soit 2,541 fois le rayon de la planète) et s'étend sur environ 50 km de large. Il s'agit de l'anneau le plus lumineux du système neptunien.

Adams contient au moins cinq arcs (« Courage », « Liberté », « Égalité 1 », « Égalité 2 » et « Fraternité »). La cause de leur stabilité n'est pas connue (ils devraient, selon les lois de la dynamique, s'étaler uniformément sur une courte période de temps), mais on pense que la lune Galatée, située juste un peu plus près de Neptune, les confine. L'ensemble est vraisemblablement un système dynamique : des observations terrestres publiées en 2005 ont mis en évidence des modifications dans la structure des arcs. En particulier, l'arc « Liberté » pourrait disparaître dans un siècle1.

Les anneaux de Neptune et la structure en arc furent détectés sur Terre en 1984 par André Brahic, Bruno Sicardy et William Hubbard lors d'occultations d'étoiles. Les anneaux neptuniens furent ensuite différenciés à partir des photographies prises par la sonde Voyager 2 lors du survol du système neptunien en 1989. La désignation temporaire d'Adams était 1989 N1R.
Voir aussi
Articles connexes

Anneau planétaire
Anneaux de Neptune
Neptune (planète)

Liens externes

(en) Neptune Rings Fact Sheet sur le site de la NASA
(en) Sur les anneuax de Neptune, du Ring-Moon Systems Node

Références

↑ Neptune's rings are fading away, New Scientist no 2 492 (26 mars 2005), p. 21 newscientistspace.com [archive]

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Système neptunien
Neptune
Atmosphère
Tourbillons

Grande Tache sombre (<1989-<1994) Petite Tache sombre (<1989-<1994) Grande Tache sombre du Nord (<1994-?) Tache sombre australe de 2015 (2015-)

Nuages

Scooter

Neptune cutout.png
Anneaux

Galle Le Verrier Lassell Arago Adams
arcs Liberté Égalité 1 Égalité 2 Fraternité Courage

Satellites

Naïade Thalassa Despina Galatée Larissa S/2004 N 1 Protée Triton Néréide Halimède Sao Laomédie Psamathée Néso

Exploration

Programme Voyager
Voyager 2

Articles connexes

Astéroïde poséidocroiseur Planète géante de glaces Système solaire Objet transneptunien Ceinture de Kuiper

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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:20

Sur une planete vingt fois plus grande que de la terre naquit la nature et les dragons. Nait de notre univers, elle est lié aussi aux portes de l'enfer. Si la justice est maitresse de l'enfer, les démons cherchent à renverser les juges: Ils décidérent de dresser les dragons pour détruire la Justice. Mais voilà, les dragons n'étant pas facile à attraper: Les créatures de mâl l'ensorceleur décidérent de détruire les arbres et toutes vies; Les Ents luttérent avec les pierres pour enrayer les démons... Ils allaient être vaincu quand les dragons vinrent à leurs secours. Cela se termina par la victoire de la nature et de la justice mais le mâl demeura car il est difficile de pouvoir le tuer. Les dragons vivérent durant des siécles dans une ile: pendant ce temps naquirent les elfes; les nains, les hommes, les centaures, les capricornes et les farfadets. Les loups-garous sont aparus après la deuxième guerre qui opposa les hommes aux elfes. Lilith l'impératrice fut enchanter par le mâl. Il l'emporta elle et sa fille Bastet aux grands déssarois du mari et du père qui est Adam, le partriarche des capricornes. Les elfes furnet envouter par la haine et voulurent plomger les autres espéces dans l'esclavage. Les dragons eux demeurent sur l'ile attendant l'heure de la justice. Dans la nature naquit un grand Loup, Brouillard... Par la suite, il va devenir Lycans... Haient des elfes, il trouvera refuge chez les magiciennes ou il rencontrera un homme devenu Lycan, Fenrir... Une guerre civile éclatera chez les elfes, Luciole qui est contre l'esclavage voudra relever l'honneur de ses péres; Un vieu magicien blanc lui confira une enfant et l'anneau de feu de Cirdan: Antinéa... Il l'aimera comme sa propre fille et elle grandira avec ses trois autres enfants: Hector, Yanis et Aryx. Elevé par les Ents, Ils lutteront contre l'esclavage. Antinéa a un chant merveilleux et a le pouvoir de parler aux dragons... Cela louve noire va attirer le désir de Mâl l'ensorceleur... Heureusement Croaw-croaw le corbeau est un grand ami et n'hésitera pas à la protéger avec les siens. Luciole sera sauvagement assassiné par les démons: Apparaitrons alors les Orcs de Shaïda. Louve noire, Les elfes ne pouront être totalement libérer de ce malheur, et certains d'entre-eux voudront exterminer les mouettes et leur archipel. Cela déclenchera la colére de Antinéa, de Seth le maléfique et des dragons. Avec les amazones et certains Lycans, Antinéa trouvera moyens avec Aryx et ses frères a sauvé les mouettes du massacre. Mais ce jour là, la nature décida de se venger de Mâl l'ensoceleur, de ses démons et des anges déchus. Tu trouveras d'autres indices sur http://yanis.tignard.free.fr http://www.atelier-yannistignard.com

La Contre est bien née avant Typhon et elle est un peu plus âgée que la Terre.

Les mouettes devenus magiciennes. Eh bien... Un évenement marque le monde sphérique et universelle des religions, des univers et de Yahvé marqua l'ensemble même de la création. Son cri devellopa une sorte de frayeur qui ne fut contenu que par Athéna la Vierge et Seth le Maléfique. Cet avertissement créa une nouvelle forme de créativité de la contré. Le cri de fureur avait laissé ce nom ainsi que celui de deux ces fréres, Pallas et Encélade. Son Nom est : Typhon / テュポン. "Elle raconte que Typhon, sorti des entrailles de la terre, porta la terreur aux plaines de l'éther; que les dieux prirent la fuite, et ne s'arrêtèrent qu'aux sept bouches du Nil. Elle ajoute que, toujours poursuivis par ce monstrueux enfant de la Terre, les immortels effrayés se dérobèrent à sa fureur, sous les formes de divers animaux. Jupiter, dit-elle, devint le chef de ce troupeau; et c'est depuis ce temps que la Libye, lui donnant des cornes recourbées, l'adore sous le nom d'Ammon. Le dieu de Délos prit la noire figure d'un corbeau; Bacchus se cacha sous la forme d'un bouc; on vit Diane se changer en chatte; et Junon en génisse. Vénus se couvrit de l'écaille d'un poisson, et Mercure emprunta les traits et l'aile de l'ibis.". Alors Athéna après la fuite de Zeus invoca prière auprés de Yahvé qui lui conseilla pour le bien de la vie et des couples terrestres. Il lui répondit le conseil de préparer tous animaux telle des amazones, des walkyries et des magiciennes. Athéna alors demanda à Seth le maléfique de prévenir toutes les féminins de la créativité afin d'organiser une défense héroïque devant celui qui bouleversa les enfers et libéra Mal l'ensorceleur. Tous les esprits sous la conduite d'Athéna la Vierge et des conseils de Yahvé rependirent la magie naturel issu depuis la naissance de Yahvé et de la Création. C'est ainsi que Seth le maléfique put revoir sa Douce Nephtys et comprendre l'erreur de certaines de ces décisions.
Origine du nom : Mythologique
Classe : Géant
Origine : le Tartare

Signes particuliers : Typhon possède de nombreux serpents parmi ses cheveux, son corps est enveloppé de plumes et le bas de son corps est similaire à celui d'un serpent géant.
Parents connus : Gaïa (mère), le Tartare (père), Ouranos (frère), Érèbe (frère), Éros (frère), Pontos (frère), Hypérion (neveu), Coeos (neveu), Crios (neveu), Cronos (neveu), Japet (neveu), Mnémosyne (nièce), Océan (neveu), Phoébé (nièce), Rhéa (nièce), Téthys (nièce), Théia (nièce), Thémis (nièce), Hécatonchire (neveu), Eurybie (nièce), Hadès (petit-neveu), Poséidon (petit-neveu), Zeus (petit-neveu), Prométhée (petit-neveu), Atlas (petit-neveu), Athéna (arrière-petite-nièce), Abel (arrière-petit-neveu), Artémis (arrière-petite-nièce), Apollon (arrière-petit-neveu).
Lieu d'entraînement : Inconnu
Caractère : Etant donné sa courte apparition, Typhon n'a pas été doté d'une identité propre. Tout ce que l'on peut en dire c'est que Typhon aime provoquer la mort et les désastres et qu'il a tout l'air d'être une brute épaisse.
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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:21

Le courage (dérivé de cœur1) est une vertu qui permet d'entreprendre des choses difficiles en surmontant la peur, et en affrontant le danger, la souffrance, la fatigue2. Depuis l'antiquité et dans la plupart des civilisations, le courage est considéré comme l'une des principales vertus, indispensable au héros3. Son contraire est la lâcheté.

Le courage est à distinguer d'autres notions à connotations plus péjoratives, comme l'audace ou la témérité, pour lesquelles le moteur de l'action n'est pas la peur, mais le désir ou l'orgueil. D'un point de vue moral, le courage doit être guidé par le sens de la justice ; il n'est estimable que lorsqu'il se met au service d'autrui, sans intérêt égoïste3.

En psychologie, le courage est considéré comme un trait de caractère de la personnalité4.

Le courage authentique requiert l'existence de la peur, ainsi que le surpassement de celle-ci dans l'action. Lorsque le danger est confronté sans peur, on parle plutôt d'« assurance » ou, de façon plus péjorative, d'inconscience, notamment lorsque le danger est manifestement sous-estimé.

Sommaire

1 Conception platonicienne du courage
2 Conception orientale du courage
3 Références
4 Bibliographie
5 Voir aussi
5.1 Articles connexes
5.2 Liens externes

Conception platonicienne du courage

Depuis Platon le courage, ou force d'âme, est considéré comme l'une des quatre vertus cardinales, les trois autres étant la prudence, la tempérance et la justice. Platon analyse le courage notamment dans le Lachès5 ; la philosophe Louise Rodrigue en donne la définition suivante « si l’on rassemble tous les éléments non réfutés du dialogue : vertu consistant dans l’affrontement d’un ennemi – au sens large du terme – qui est propre à l’agent et qui le menace réellement, action qu’il exécute avec fermeté, c’est-à-dire en tenant ferme jusqu’à l’issue du combat, laquelle fermeté ne repose pas sur un savoir technique, mais sur la confiance issue de la connaissance de sa bonne action, fermeté qui lui permet par ailleurs de faire face au sentiment inspiré par la connaissance du danger, la crainte, laquelle contribue néanmoins à la vertu en conférant à l’agent sa combativité6. »

La notion d’andreia (en grec ancien ἀνδρεία) désigne le courage, en tant que synonyme de virilité. Il est une des quatre vertus platoniciennes, avec la Justice, la Sagesse et la Tempérance. Selon les Définitions du pseudo-Platon, le courage est l’« état de l’âme qui ne se laisse pas ébranler par la crainte ; hardiesse au combat ; science des choses relatives à la guerre ; fermeté de l’âme face à ce qui est effrayant et terrible ; audace au service de la tempérance ; intrépidité dans l’attente de la mort ; état d’une âme qui garde sa capacité de juger correctement dans les périls ; force qui fait contrepoids au péril ; force de persévérer dans la vertu ; calme de l’âme en présence de ce qui, suivant la droite raison, paraît devoir déclencher terreur ou confiance ; capacité de ne pas se laisser aller à la lâcheté sous l’effet de la terreur que fait naître l’épreuve de la guerre ; état de fidélité constante à la foi. »
Conception orientale du courage

Au Japon, le courage (勇 - Yuu en japonais) est une des notions fondamentales du Bushido. Inazo Nitobe en donne cette description7 :

« Le courage, s’il n’était pas mis au service de la justice, était à peine digne d'être considéré comme une vertu. Confucius dans ses Entretiens, le définit comme à son habitude, par ce qu'il n'est pas. « Comprendre ce qui est juste », dit-il, « et ne pas le faire, démontre l'absence de courage ». Cette maxime reprise dans un sens positif peut se lire ainsi : « Le courage consiste à faire ce qui est juste ». Se risquer à tous les hasards, s'exposer, se lancer impunément dans les bras de la mort, passent pour des marques de valeur, et dans le métier des armes, une telle témérité, que Shakespeare appelle : « la sœur illégitime de la valeur », est injustement applaudie. Il n'en va pourtant pas ainsi dans les préceptes de la chevalerie. Mourir pour une cause qui n'en vaut pas la peine est « une mort de chien ». « Se précipiter au cœur d'une bataille et tomber aux champs d'honneur, dit un prince du Clan Mito, est assez facile et n'excède pas les moyens du plus simple des rustres. Mais le vrai courage est de vivre quand il faut vivre, et de mourir seulement quand il faut mourir ». Une distinction souvent faite en Occident entre le courage physique et le courage moral est chez nous une ancienne et intime évidence. Quel jeune samouraï n'entendit jamais parler de la différence entre « grande bravoure » et « bravoure du voleur » ? »

Selon Chögyam Trungpa, rinpoché du bouddhisme tibétain : « On pourrait s'imaginer qu'au moment de faire l'expérience du courage on entendrait l'ouverture de la cinquième symphonie de Beethoven ou bien on verrait une immense explosion dans le ciel, mais il n'en est rien. Dans la tradition Shambhala, c'est en travaillant la vulnérabilité du cœur humain qu'on découvre le courage8. »
Références

↑ Entrée « Courage » [archive] dans le Dictionnaire de l'Académie française, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
↑ André Comte-Sponville, Dictionnaire philosophique, PUF, 2001, p. 135
↑ a et b André Comte-Sponville, Petit traité des grandes vertus, Seuil, 2001, p. 67 et 71
↑ Gaston Gross, Manuel d'analyse linguistique, 2012 (lire en ligne [archive]), p. 270
↑ Alain Lempereur, L'argumentation, Mardaga, 1991 (lire en ligne [archive]), p. 23
↑ Louise Rodrigue, « La définition du courage dans le Lachès et son illustration dans l'Apologie », Kentron, no 25,‎ 2009, p. 142-143 (lire en ligne [archive] [PDF])
↑ Inazo Nitobe, Bushidō, l'âme du Japon, p. 35, (ISBN 2846170118).
↑ Chögyam Trungpa, Shambhala : la voie sacrée du guerrier, Seuil, 1990, p. 51

Bibliographie

Platon, Œuvres complètes, Flammarion, sous la direction de Luc Brisson, Paris, 2008 (page 287 et 289)
Platon, Lachès
Aristote, Éthique à Nicomaque
Joseph Stricher, Paroles de Dieu pour reprendre courage, Le Centurion, 2013, 64 pages
Alberto Mello (auteur) ; Isabella Montersinon (traduction), Le courage de la foi : Jérémie, prophète pour temps de crise, Lethielleux, 2007, 130 pages
Paul Tillich (auteur) ; Jean-Pierre Lemay (traduction), Le courage d'être, Le Cerf - Labor et Fides - Presses de l'Université de Laval, 1999, 183 p.
Félicien Rousseau, Courage ou résignation et violence, éditions Le Cerf, 1985
Cynthia Fleury, La fin du courage : la reconquête d'une vertu démocratique, Fayard, 2010, 206 p.
Pèlerin, n° 6741 du 9 février 2012, enquête de six pages sur le courage

Voir aussi
Articles connexes

Force d'âme
Vertus cardinales
Caractère (psychologie)

Liens externes

Louise Rodrigue, « La définition du courage dans le Lachès et son illustration dans l'Apologie », Kentron, no 25,‎ 2009 (lire en ligne [PDF])
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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Ven 25 Nov à 3:31

Le Clans des Mouettes, secouristes de Y’becca avec les Pompiers Femmes et Hommes de France
Avertissement de Charon le vieil aveugle et de Homère le Lyrique vers les politiques d’austérité sur la valeur du Travail et du Temps

Conception orientale du courage
Au Japon, le courage (勇 - Yuu en japonais) est une des notions fondamentales du Bushido. Inazo Nitobe en donne cette description7 :
« Le courage, s’il n’était pas mis au service de la justice, était à peine digne d'être considéré comme une vertu. Confucius dans ses Entretiens, le définit comme à son habitude, par ce qu'il n'est pas. « Comprendre ce qui est juste », dit-il, « et ne pas le faire, démontre l'absence de courage ». Cette maxime reprise dans un sens positif peut se lire ainsi : « Le courage consiste à faire ce qui est juste ». Se risquer à tous les hasards, s'exposer, se lancer impunément dans les bras de la mort, passent pour des marques de valeur, et dans le métier des armes, une telle témérité, que Shakespeare appelle : « la sœur illégitime de la valeur », est injustement applaudie. Il n'en va pourtant pas ainsi dans les préceptes de la chevalerie. Mourir pour une cause qui n'en vaut pas la peine est « une mort de chien ». « Se précipiter au cœur d'une bataille et tomber aux champs d'honneur, dit un prince du Clan Mito, est assez facile et n'excède pas les moyens du plus simple des rustres. Mais le vrai courage est de vivre quand il faut vivre, et de mourir seulement quand il faut mourir ». Une distinction souvent faite en Occident entre le courage physique et le courage moral est chez nous une ancienne et intime évidence. Quel jeune samouraï n'entendit jamais parler de la différence entre « grande bravoure » et « bravoure du voleur » ? »
Selon Chögyam Trungpa, rinpoché du bouddhisme tibétain : « On pourrait s'imaginer qu'au moment de faire l'expérience du courage on entendrait l'ouverture de la cinquième symphonie de Beethoven ou bien on verrait une immense explosion dans le ciel, mais il n'en est rien. Dans la tradition Shambhala, c'est en travaillant la vulnérabilité du cœur humain qu'on découvre le courage8. »

Le Peuple de France à l’encontre des politiques qui vous demande plus sans vous rendre la pièce de l’espérance
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MessageSujet: Re: Les Calendriers Mondiaux, le Temps de Travail et Y'becca.   Mar 29 Nov à 10:57

La Tragédie de Alep, courtisane de Petra, qui malgré tout avait réussi à survivre devant l'avancée du désert et de ses oubliés. Là où la Nature n'a pas réussi devant la persévérance de ses habitants, la discorde par ses bombes réussit par ses intérêts à propager une certaine vision autre que celle d'une grande unité: (The Man Who Would Be King) ainsi se souleva une autre réalité dans les entrailles du proche orient. Le grand royaume de Petra et les républiques des oasis furent ensevelis par une déluge autre que des grains de sables, une malédiction créait par les hommes et je dois dire que notre discorde n'est pas l’œuvre du Démon. Si il se moque de Nous et bien après tout, Y'becca doit reconnaitre les erreurs des gouvernances tel il se passa dans la guerre de Troie. Alep est tout comme se récit où chacun d'entre nous se perçoit tel un
Josiah Harlan. Enfin bref, certains d'entre vous prévoit comme Kipling a pu aussi s'inspirer de l'histoire de Sir James Brooke (1803–1868), surnommé le « Rajah blanc », qui fonda une dynastie à Sarawak en 1841 dans son œuvre. La démocratie rattrapé par l'utopie, si cela ne ramènera pas les victimes de Alep, c'est pas ses mots que j'honore cette guerre de l'absurde pour certains, de la Liberté pour d'autres, de la délivrance pour eux et de l'espérance chez les plus fous. Finalement que ce soit Josiah Harlan ou Sir James Brooke, l'histoire ne retiendra que les casques blancs de Alep, les secouristes désintéressés de Y'becca et les défenseurs des croyances issus de la Bataille de l'Hydaspe et Bucéphale: la couronne du Kafiristan. Celle de croire au retour d'une entité prénommé La République et ses utopies.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

Analyse

Il est probable que Kipling se soit inspiré de la vie de Josiah Harlan (en) (1799-1871), un aventurier américain qui se rendit en Afghanistan et au Punjab dans l'intention de devenir roi. Après s'être mêlé de politique locale et de faits d'armes, il finit par obtenir le titre de « Prince de Ghor » pour lui-même et ses descendants en échange de son aide militaire. Kipling a pu aussi s'inspirer de l'histoire de Sir James Brooke (1803–1868), surnommé le « Rajah blanc », qui fonda une dynastie à Sarawak en 1841.

L'histoire s'appuie sur les symboles et les rites de la franc-maçonnerie, à laquelle appartenait Kipling, et sans grand souci de vraisemblance perpétue le mythe d'une maçonnerie antique, à laquelle aurait appartenu Alexandre le Grand.

Autour du film

L'Homme qui voulut être roi était un projet désiré et imaginé par John Huston depuis 25 ans. Lorsqu'il le réalisa en 1975, il avait 69 ans. Il avait envisagé de tourner le film avec Clark Gable et Humphrey Bogart comme interprètes, mais le décès de ceux-ci (respectivement en 1960 et 1957) le contraignit à y renoncer. Il pensa ensuite à Kirk Douglas et Burt Lancaster puis Peter O'Toole et Richard Burton. Enfin, il proposa le rôle à Paul Newman et Robert Redford. Paul Newman, qui venait de faire deux films avec le cinéaste, incita Huston à prendre deux acteurs britanniques, pour une question de véracité (de son point de vue).
Le tournage s'est déroulé à Glen Canyon aux États-Unis, Chamonix-Mont-Blanc en France, au Maroc et aux studios Pinewood au Royaume-Uni.
Lors de la « ressortie » française du film en 2002 (en copie neuve), les spectateurs ont pu voir (pour la première fois) un plan fantôme absent de toutes les copies en circulation du film (copie pour Câble, VHS, DVD…). À la toute fin du film, lorsque Kipling (Christopher Plummer) vient de découvrir le sort tragique de Daniel Dravot (Sean Connery), Huston choisit de nous montrer une image mentale de Kipling : Dravot tombe, au ralenti, dans un trou noir. Sa couronne en or tournoie, elle aussi, lentement. Ils disparaissent finalement dans les ténèbres. Puis on revient sur le visage de Kipling.
Il s'agit du film préféré de Michael Caine et de Sean Connery.[réf. nécessaire]
Souffrant de graves problèmes cardiaques, John Huston vit un jour arriver, dans sa chambre d'hôpital, Sean Connery et Michael Caine. Les deux acteurs refirent (à l'identique) la scène de présentation du film.
Sean Connery réalisa lui-même la cascade périlleuse à la fin du film.
Les prêtres et habitants de Sikandergul parlent l'arabe dialectal marocain, John Huston ayant recruté ces acteurs parmi les autochtones de la région du tournage, au Maroc. Les dialogues dits par le grand prêtre sont fidèles aux traductions de Billy Fish, sauf lors des plans où le grand prêtre dévoile la pierre où est gravé le signe des francs-maçons. En substance, le prêtre disait : « Ceci est ma terre et mon pays. Vous ne l'aurez jamais. Vous n'êtes pas les bienvenus », ce que Billy Fish traduisait par l'exact contraire. On peut relever d'autres traductions de Billy Fish complètement fantaisistes, mais très rares.
Sean Connery rencontra sa future seconde femme Micheline Roquebrune à Marrakech durant le tournage du film.
Roxane, jeune fille dont Daniel Dravot choisit de faire sa femme est interprétée par Shakira Caine, la femme de Michael Caine.

Aux Indes, Daniel Dravot et Peachy Carnehan, deux amis britanniques, anciens militaires, francs-maçons et surtout aventuriers déterminés et peu scrupuleux, caressent un rêve fou : entrer au Kafiristan (un pays légendaire où aucun Européen n'a mis le pied depuis Alexandre le Grand) et en devenir le roi.

Avec l'aide d'un journaliste anglais (qui dans le film, mais non dans la nouvelle, est Rudyard Kipling), ils parviennent à entreprendre le périlleux voyage…

Dans son bureau du journal The Northern Star, Kipling reçoit la visite d'une épave humaine, en haillons et à moitié fou, qui se présente comme celui qu'il a jadis connu sous le nom de Peachy Carnehan. Peachy raconte à Kipling comment, avec Daniel Dravot, il est arrivé au Kafiristan, province de l'Afghanistan, où ils sont devenus des dieux, ont régné et ont fini par tout perdre.

Quelques années plus tôt Daniel Dravot et Peachy Carnehan ont rendu visite à Kipling dans son bureau. Ils y ont consulté des cartes et des encyclopédies et ont signé devant Kipling un contrat les obligeant à être loyaux l'un envers l'autre, et à se tenir à l'écart de l'alcool et des femmes tant que leur but ne serait pas atteint. Puis ils sont partis vers le nord, franchissant la passe de Khyber, pénétrant par des régions inexplorées au Kafiristan (littéralement, « le pays des étrangers »).

Ils rencontrent par hasard un Ghurka qui se fait appeler Billy Fish, nom qui lui a été donné par son régiment parce que plus prononçable, seul survivant d'une expédition cartographique disparue des années auparavant. Billy parle l'anglais parfaitement, ainsi que la langue locale, et c'est ainsi qu'il aide Carnehan et Dravot dans leur ascension vers le trône, en tant qu'interprète et guide des coutumes locales.

Ils offrent leurs services comme « conseillers militaires », aidant un village puis un autre à triompher de leurs ennemis pour s'en faire des alliés. Lorsqu'au cours d'une bataille Dravot reçoit une flèche en pleine poitrine mais continue à se battre, les indigènes le croient immortel. En fait la flèche a été arrêtée par une cartouchière, sous la tunique rouge de Dravot, où elle est restée plantée. Dravot et Carnehan décident de ne pas détromper les indigènes, leur superstition pouvant les aider à parvenir à leurs fins. Plus tard, leurs exploits étant parvenus aux oreilles du « grand-prêtre », ils sont convoqués dans la « ville sainte » de Sikandergul. On découvre sur la poitrine de Dravot la médaille maçonnique que lui avait offerte Kipling, dans laquelle les indigènes reconnaissent un symbole gravé dans une pierre qu'ils attribuent à Alexandre le Grand (« Iskander »). Dans une variante du culte du cargo, ils prennent Dravot pour le fils d'Alexandre revenu parmi son peuple et il est couronné roi.

Dravot prend son rôle au sérieux: il rend la justice, entreprend de « moderniser » le pays avec l'aide de Carnehan et de Billy Fish, et se voit à la tête d'un empire. Les mois passent et Peachy Carnehan songe à quitter le pays en emportant sa part du fabuleux trésor de Sikandergul. Mais Dravot, qui entretient des rêves de grandeur, est décidé à rester et à faire son métier de roi. Ayant décidé, contre l'avis de son ami, de prendre femme pour fonder une dynastie, il jette son dévolu sur la belle Roxanne. Peachy Carnehan accepte d'attendre le mariage pour partir. Mais Roxanne, comme ses compatriotes, craint qu'une mortelle ne puisse survivre au commerce d'un dieu, et quand Dravot la prend dans ses bras pour l'embrasser devant la foule de ses sujets elle le mord jusqu'au sang. Il apparaît alors que Dravot n'est, après tout, qu'un homme. Dravot, Carnehan et Billy Fish s'enfuient, poursuivis par la foule. Billy se lance bravement dans la mêlée, sabre au clair, et succombe bientôt sous le nombre. Dravot et Carneghan sont pris. Dravot est envoyé, couronne sur la tête, au milieu du pont de cordes qu'il a fait construire au-dessus d'un ravin profond, les cordes sont coupées et il tombe dans le précipice. Carnehan est crucifié mais survit et il est libéré. Il repart en Inde, où il retrouve Kipling à qui il montre la tête de Dravot, qu'on lui a permis d'emporter, encore ornée de la couronne du Kafiristan.
Fiche technique

Titre : L'Homme qui voulut être roi
Titre original : The Man Who Would Be King
Réalisation : John Huston et John Foreman
Scénario : John Huston et Gladys Hill, d'après une histoire de Rudyard Kipling
Production : John Foreman
Société de production : Columbia Pictures
Budget : 8 millions de dollars
Musique : Maurice Jarre
Photographie : Oswald Morris et Alex Thomson (seconde équipe)
Montage : Russell Lloyd
Décors : Alexandre Trauner
Costumes : Edith Head
Pays d'origine : Royaume-Uni, États-Unis
Format : Technicolor - 2,35:1 - Stéréo - 35 mm
Genre : Aventures
Durée : 123 minutes (2 h 3)
Dates de sortie :
17 décembre 1975 Drapeau des États-Unis États-Unis
21 avril 1976, 10 avril 2002 (ressortie) Drapeau de la France France

Distribution

Sean Connery (VF : Jean-Claude Michel) : Daniel Dravot
Michael Caine (VF : Francis Lax) : Peachy Carnehan
Christopher Plummer (VF : Jean Lagache) : Rudyard Kipling
Saeed Jaffrey (VF : Gérard Hernandez) : Billy Fish
Doghmi Larbi : Ootah
Jack May (VF : Roland Ménard) : le commissaire
Karroom Ben Bouih : Kafu Selim
Mohammad Shamsi : Babu
Albert Moses : Ghulam
Paul Antrim : Mulvaney
Graham Acres : l'agent
Shakira Caine : Roxanne

L'Homme qui voulut être roi (The Man Who Would Be King) est un film américano-britannique réalisé par John Huston, sorti en 1975.

Le film est l'adaptation de la nouvelle du même titre de Rudyard Kipling publiée en 1888.

La Tragédie de Alep, courtisane de Petra, qui malgré tout avait réussi à survivre devant l'avancée du désert et de ses oubliés. Là où la Nature n'a pas réussi devant la persévérance de ses habitants, la discorde par ses bombes réussit par ses intérêts à propager une certaine vision autre que celle d'une grande unité: (The Man Who Would Be King) ainsi se souleva une autre réalité dans les entrailles du proche orient. Le grand royaume de Petra et les républiques des oasis furent ensevelis par une déluge autre que des grains de sables, une malédiction créait par les hommes et je dois dire que notre discorde n'est pas l’œuvre du Démon. Si il se moque de Nous et bien après tout, Y'becca doit reconnaitre les erreurs des gouvernances tel il se passa dans la guerre de Troie. Alep est tout comme se récit où chacun d'entre nous se perçoit tel un
Josiah Harlan. Enfin bref, certains d'entre vous prévoit comme Kipling a pu aussi s'inspirer de l'histoire de Sir James Brooke (1803–1868), surnommé le « Rajah blanc », qui fonda une dynastie à Sarawak en 1841 dans son œuvre. La démocratie rattrapé par l'utopie, si cela ne ramènera pas les victimes de Alep, c'est pas ses mots que j'honore cette guerre de l'absurde pour certains, de la Liberté pour d'autres, de la délivrance pour eux et de l'espérance chez les plus fous. Finalement que ce soit Josiah Harlan ou Sir James Brooke, l'histoire ne retiendra que les casques blancs de Alep, les secouristes désintéressés de Y'becca et les défenseurs des croyances issus de la Bataille de l'Hydaspe et Bucéphale: la couronne du Kafiristan. Celle de croire au retour d'une entité prénommé La République et ses utopies.

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