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 Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:19

Différentes dénominations
L’appellation Indes occidentales est tombée en désuétude en français mais reste usitée en anglais sous la forme West Indies. Cette appellation historique n’est liée à aucune réalité géographique mais uniquement à une expérience historique commune à partir des voyages de Christophe Colomb en 1492 - 1504. On parle indifféremment de la Caraïbe ou des Caraïbes pour qualifier la même entité. Elle est distincte des Antilles qui sont un archipel et qui regroupent l’ensemble des îles de l'arc antillais. L'entité des indiens-américains est tout aussi grande que celle des indo-européens, des indo-chinois, des indo-asiatiques, des arabes, des juifs et de la civilisations africaine dans tous ces globalités et diversités. Je la nomme :

Drapeau d'Anguilla Anguilla (Territoire britannique d'outre-mer)
Drapeau d'Antigua-et-Barbuda Antigua-et-Barbuda (Monarchie constitutionnelle)
Drapeau d'Aruba Aruba (Royaume des Pays-Bas)
Drapeau des Bahamas Bahamas (Monarchie constitutionnelle)
Drapeau de la Barbade Barbade (Monarchie constitutionnelle)
Drapeau de Bonaire Bonaire (Pays-Bas caribéens)
Drapeau des Îles Vierges britanniques Îles Vierges britanniques (Territoire britannique d'outre-mer)
Drapeau des Îles Caïmans Îles Caïmans (Territoire britannique d'outre-mer)
Drapeau de Cuba Cuba (République, État communiste à parti unique)
Drapeau de Curaçao Curaçao (Royaume des Pays-Bas)
Drapeau de la Dominique Dominique (République)
Drapeau de la République dominicaine République dominicaine
Drapeau de Grenade Grenade (Monarchie constitutionnelle)
Drapeau de la Guadeloupe Guadeloupe (Département et région d'outre-mer de France) inclus
les Saintes
Marie-Galante
la Désirade
Drapeau d'Haïti Haïti (République)
Drapeau de la Jamaïque Jamaïque (Monarchie constitutionnelle)
Drapeau de la Martinique Martinique (Département et région d'outre-mer de France)
Drapeau de Montserrat Montserrat (Territoire britannique d'outre-mer)
Drapeau de Porto Rico Porto Rico (Commonwealth des États-Unis)
Drapeau de Saba Saba (Pays-Bas caribéens)
Drapeau de Saint-Barthélemy Saint-Barthélemy (Collectivité d'outre-mer de France)
Drapeau de Saint-Christophe-et-Niévès Saint-Christophe-et-Niévès (Monarchie constitutionnelle)
Drapeau de Sainte-Lucie Sainte-Lucie (Monarchie constitutionnelle)
Drapeau de Saint-Martin Saint-Martin (Collectivité d'outre-mer de France)
Drapeau de Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Vincent-et-les Grenadines (Monarchie constitutionnelle)
Drapeau de Saint-Eustache (Antilles) Sint Eustatius (Pays-Bas caribéens)
Drapeau de Saint-Martin (Royaume des Pays-Bas) Sint Maarten (Royaume des Pays-Bas)
Drapeau de Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago (République)
Drapeau des îles Turques-et-Caïques Îles Turks-et-Caïcos (Territoire britannique d'outre-mer)
Drapeau des Îles Vierges des États-Unis Îles Vierges des États-Unis (Territoire des États-Unis)


Dernière édition par yanis la chouette le Lun 21 Nov à 8:40, édité 1 fois
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:19

Histoire

Elle a été créée le 24 juillet 1994, lors de la signature de la Convention créant l'Association des États de la Caraïbe à Carthagène en Colombie1.

Le 12 décembre 2001, les chefs d’État et/ou de gouvernement des pays de l'AEC, réunis sur l' île de Margarita, au Venezuela adoptent la Déclaration de Margarita2, dans le but de renforcer la coopération entre les États de la « Grande Caraïbe » et de « renforcer l’AEC en tant qu’organisme de consultation, de concertation et de coopération ». Pour « consolider une identité caribéenne propre », et « reconnaissant la mer des Caraïbes comme patrimoine commun de la région, et comme un actif inestimable », ils se sont engagés « à convertir la région de la Grande Caraïbe en zone de coopération », qui « consistera tout d’abord en des actions conjointes dans les domaines établis comme priorités par l’AEC, à savoir le commerce, le tourisme durable, les transports et les catastrophes naturelles ».
Fonctions

Les objectifs de l'AEC sont précisés dans la Convention à l'article 3 et basés sur les aspects suivants :

renforcement et développement des processus régionaux de coopération et d'intégration, afin de créer un espace économique, culturel, social, scientifique et technologique élargi dans la région ;
préservation de l'intégrité environnementale de la mer des Caraïbes ;
promouvoir le développement durable dans la Grande Caraïbe pour concilier développement économique et respect de l'environnement.

L'Association est un organisme de consultation, de concertation et de coopération, elle n'a donc aucun pouvoir cœrcitif.
Organisation

Les principaux organes de l'Association sont le Conseil des ministres, qui est le principal organe de formulation de politiques et d'orientation de l'Association, et le Secrétariat.

Il existe cinq Comités spéciaux sur :

le Développement du commerce et les relations économiques extérieures ;
le Tourisme durable ;
le Transport ;
les Catastrophes naturelles (fréquentes dans la zone, et jugées prioritaires car souvent dévastateurs : les inondations et les tremblements de terre, les cyclones ou tempêtes tropicales touchant toute la zone, mais aussi les houles de tempête affectant les zones côtières les plus peuplées, les glissements de terrains dans les zones montagneuses, les incendies de forêt et les autres risques liés à la déforestation, et dans une moindre mesure la sécheresse, le risque épidémiologique, les risques liés au volcanisme, les tsunamis, les tornades, et les épizooties ou pestes agricoles) ;
le Budget et l’administration.

Par ailleurs, un Conseil des représentants nationaux du fond spécial est chargé du suivi des efforts de mobilisation de ressources et du développement des projets.

L'actuel (janvier 2006) Secrétaire général est le docteur Rubén Arturo Silié Valdez et le Président du Conseil des ministres 2005 est le docteur Luis Ernesto Derbez (qui est également le Secrétaire des Affaires étrangères du Mexique).

L'AEC se réunit pour des sommets rassemblant tous les Chefs d'États et/ou de Gouvernements des pays et territoires de l'AEC. Depuis sa création, il y a eu quatre sommets :

le 17 et 18 août 1995 à Port d'Espagne (Trinité-et-Tobago) ;
le 16 et 17 avril 1999 à Saint Domingue (République dominicaine) ;
le 11 et 12 décembre 2001 sur l'île de Margarita, (Venezuela) ;
le 29 juillet 2005 à Panamá (Panama) ;
le 26 avril 2013 à Pétionville, Haïti ;
le 28 et 30 avril 2014 à Mérida, Mexique.

Membres

L’AEC compte 25 États membres :

Drapeau d'Antigua-et-Barbuda Antigua-et-Barbuda
Drapeau des Bahamas Bahamas
Drapeau de la Barbade Barbade
Drapeau du Belize Belize
Drapeau de la Colombie Colombie



Drapeau du Costa Rica Costa Rica
Drapeau de Cuba Cuba
Drapeau de la Dominique Dominique
Drapeau de la République dominicaine République dominicaine
Drapeau du Salvador Salvador



Drapeau de Grenade Grenade
Drapeau du Guatemala Guatemala
Drapeau du Guyana Guyana
Drapeau d'Haïti Haïti
Drapeau du Honduras Honduras



Drapeau du Mexique Mexique
Drapeau de la Jamaïque Jamaïque
Drapeau du Nicaragua Nicaragua
Drapeau du Panama Panama
Drapeau de Saint-Christophe-et-Niévès Saint-Christophe-et-Niévès



Drapeau de Sainte-Lucie Sainte-Lucie
Drapeau de Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Vincent-et-les Grenadines
Drapeau du Suriname Suriname
Drapeau de Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago
Drapeau du Venezuela Venezuela

Et huit membres associés en tant que territoires non indépendants :

Drapeau d'Aruba Aruba (territoire d’outre-mer des Pays-Bas) ;
Drapeau de Curaçao Curaçao (territoire d’outre-mer des Pays-Bas), adhérant de facto issu des Drapeau des Antilles néerlandaises Antilles néerlandaises ;
la Drapeau de la France France, pour représenter Saint-Barthélemy et Saint-Martin (collectivités d'outre-mer) ;
la Martinique et la Guadeloupe, membres en leurs noms propres depuis 2014 (respectivement les 11 et 14 avril)3 ;
la Guyane française ;
les Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas, pour représenter Bonaire, Saint-Eustache et Saba (communes à statut particulier, formant les Pays-Bas caribéens), adhérents de facto issus des Drapeau des Antilles néerlandaises Antilles néerlandaises ;
Drapeau de Saint-Martin (Royaume des Pays-Bas) Sint Maarten (territoire d’outre-mer des Pays-Bas), adhérant de facto issu des Drapeau des Antilles néerlandaises Antilles néerlandaises ;
les Drapeau des îles Turques-et-Caïques Îles Turks-et-Caïcos (territoire d’outre-mer du Royaume-Uni).

Autres pays et organisations non membres

Sept autres territoires non-indépendants de la Caraïbe sont éligibles à adhérer en tant que membres associés. Ce sont :

les autres territoires d’outre-mer britanniques dans la Caraïbe : Anguilla, les Bermudes, les îles Vierges britanniques, les Îles Caïmans, Montserrat ; ces derniers (à l’exception des Bermudes) adhèrent seulement à l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) qui compte aussi des pays indépendants des petites Antilles également membres de l’AEC.
les territoires non incorporés organisés des États-Unis dans la Caraïbe : Porto Rico, les îles Vierges américaines.

Les autres pays, territoires ou organisations peuvent également devenir observateurs de l'AEC s’ils en font la demande et s’ils sont acceptés ; actuellement ce sont les pays et organisations suivants :

l’Argentine, la Biélorussie, le Brésil, le Canada, le Chili, la Corée du Sud, l'Égypte, l'Équateur, l'Espagne, la Finlande, l'Inde, l'Italie, le Maroc, le Pérou, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Russie, la Serbie, la Slovénie, la Turquie et l'Ukraine ;
la Banque centraméricaine d'intégration économique (BCIE), l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l'Union européenne (UE).

Curieusement, l’OECO n'est pas actuellement observatrice (en tant qu’organisation), ni les États-Unis, bien qu’ils recouvrent tous les deux des territoires dans la région, parfois même non éligibles à l’adhésion en tant que membres associés (cas de certains territoires américains non organisés qui ne pourraient être représentés que par les États-Unis).
Notes et références

↑ La Convention créant l'Association des États de la Caraïbe [archive]
↑ Déclaration de Margarita : Consolidation de la Grande Caraïbe [archive]
↑ Site de l'AEC [archive]

Annexes
Articles connexes

Organisation des États américains (OEA)
Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA)
Caricom
Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO)
Communauté sud-américaine des nations (CSN)
Communauté andine (CAN)
Mercosur
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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:30

CARAÏBES ET ARAWAKS : MYTHES ET RÉALITÉS
Conférence de Benoît BERARD, le 18 mai 2000 à l'Atrium

Benoît Berard termine un doctorat en anthropologie, il est responsable de fouilles archéologiques à Vivé au Lorrain et à l’Anse Trabaud à Sainte Anne, il enseigne à l’Ecole Normale de Port-au-Prince et à l’Université des Antilles et de la Guyane.

• L'état de la connaissance archéologique
• L'état de nos connaissances aujourd'hui
• Réponses à quelques questions

Dans un premier temps on fera un état de la connaissance archéologique sur l’occupation amérindienne de la Martinique. Puis dans un deuxième temps on verra l’état de nos connaissances aujourd’hui. Comment les archéologues, les historiens, les linguistes et les ethnologues ont-ils revisité les notions de Caraïbe et d’Arawak ? Dès les années 60 les archéologues se sont aperçus que les récits des chroniqueurs ne pouvaient pas être utilisés tels quels pour expliquer la préhistoire de nos îles car ils retranscrivent souvent des traditions orales des Amérindiens qui vivaient aux Petites Antilles au moment de l’arrivée des Européens. Une tradition orale du XVe ou du XVIe siècle n’est pas toujours apte à rendre compte de plusieurs milliers d’années de préhistoire.

Donc les archéologues ont remplacé les termes de Caraïbe et d’Arawak, utilisés par les chroniqueurs par des termes neutres : ils ont nommé la culture amérindienne étudiée, du nom du site où elle a été découverte en premier. Les archéologues parlent d’abord de la céramique car c’est elle qui a permis de classer les cultures archéologiques à partir des vestiges matériels qui subsistent.

L'état de la connaissance archéologique

1. La période précéramique

A la Martinique, il existe sans doute une première période d’occupation amérindienne.Elle est qualifiée de précéramique car les populations concernées ne connaissaient pas la poterie.

Ces populations étaient des Indiens originaires du continent qui utilisaient la pierre polie et pratiquaient la chasse et la pêche.
Mais les deux sites martiniquais fouillés dans les années 1980 (Boutbois et Godinot au Carbet) ne sont pas datés de façon fiable.

On ne peut encore affirmer avec certitude si ces sites datent d’avant la céramique ou si ce sont simplement des sites qui n’avaient pas une vocation d’habitat.

2. La période saladoïde
(nommée ainsi d’après le site de Saladero au Venezuela) : 100 avant J.C. à 350 après J.C

Elle fournit des données fiables sur des populations pratiquant l’agriculture et la poterie.Ces populations sont identifiées sur le cours moyen de l’Orénoque au deuxième millénaire avant notre ère et conquièrent les Antilles à partir du milieu du premier millénaire entre 500 et 300 avant J.C.

Ces maîtres potiers produisent des céramiques très fines aux décors variés avec des décors incisés caractéristiques (décors grillagés). Ces poteries retrouvées dans tout le bassin caribéen portent une peinture blanche sur rouge et sont fabriquées selon la technique du colombin (superposition de boudins d’argile). On trouve beaucoup d’adornos c’est-à-dire des figurines zoomorphes ou anthropomorphes qui sont des éléments de préhension des vases (1).

Ces populations ne connaissent pas la métallurgie et tous les objets coupants sont faits en pierre taillée. Les nombreuses petites dents en pierre retrouvées sur les sites permettent de penser qu’il y avait une râpe à manioc. On retrouve aussi des platines à manioc posées sur 3 pierres. Le manioc fournissait l’essentiel de la subsistance.

Ces peuples ont donc apporté le manioc mais aussi le piment, la patate douce et des plantes médicinales. Ils pratiquent toujours la chasse (ils ont sans doute introduit le manicou et l’agouti) et la pêche.

Ils effectuent des échanges avec le continent ou les autres îles : on retrouve des perles et des parures dont les matériaux ne viennent pas de la Martinique mais du Venezuela, de Grenade, de Saint-Martin ou de Puerto Rico.

Les sites du saladoïde ancien en Martinique se trouvent sur le nord de la côte atlantique (Vivé au Lorrain). Les villages sont implantés en fonction de l’agriculture même si la mer reste exploitée : les populations s’installent sur les flancs des volcans (terres fertiles et bonne pluviométrie) et elles pratiquent la culture itinérante sur brûlis. Ces amérindiens bâtissent des carbets, cultivent un jardin près du village puis déplacent le village quand la terre est épuisée. Cela explique la taille d’un site comme Vivé au Lorrain : 15 hectares avec une superposition de plusieurs installations.

3. Le saladoïde modifié

Cette période appelée autrefois l’Arawak 2 se termine vers le VIIe siècle.

La céramique change. La couleur rouge est plus foncée et plus brillante mais les formes restent en partie semblables à celles de la période précédente (vases en forme de cloche). On trouve aussi des formes originales. Ces modifications de la céramique sont dues à des influences culturelles d’autres peuples qui vivent au Venezuela et qui vont occuper Trinidad et Tobago (populations appelées barrancoïdes). Mais ce n’est pas une nouvelle migration.

Les lieux d’implantation commencent à changer et la priorité est donnée à la mer (site de Dizac au Diamant). L’agriculture existe toujours mais on pêche beaucoup les poissons et coquillages (lambis) des fonds coralliens. Les coquilles de lambis servent à faire des haches ou des parures (perles et petites figurines).

4. Période troumassoïde
(site de Troumassé à Sainte-Lucie) appelée autrefois période caraïbe.

L’habitat est occupé de façon continue du VIIe siècle jusqu’à quasiment l’arrivée des Européens.

Baisse de la proportion de céramiques décorées : les céramiques sont plus grossières même si on trouve encore une petite quantité de céramique de qualité. Pas d’invasion, pas de rupture mais une transition douce et des populations qui ont évolué sur la place. Les décors polychromes blancs et rouges disparaissent ainsi que les décors grillagés. Les sites d’habitat se modifient et sont installés dans les zones de mangrove ou les baies peu profondes. L’exploitation plus intense de la mer se fait aux dépens probablement de l’agriculture sur brûlis. L’habitat devient permanent puisque l’occupation agricole est moins intense.

5. Le suazoïde
(Savane Suazey à Grenade).

Amplification du mouvement entamé à la période troumassoïde : moins de céramiques décorées et des céramiques de plus en plus frustres. Régression culturelle ? Non. Cela signifie seulement que les populations attachent moins d’importance à la céramique. Le rôle symbolique (expression des croyances et des mythologies) dévolu auparavant à la céramique se porte sans doute sur d’autres éléments : tissus peut-être (on a des indices montrant le tissage du coton), décors corporels ou parures. La céramique est devenue purement utilitaire. On retrouve des platines tripodes avec des surfaces moins lissées et des décors indentés faits au doigt.

Nous n’avons pas de signes archéologiques d’apport de nouvelles populations venant de l’extérieur ou de traces villages détruits mais les signes d’une continuité. D’ailleurs ces cultures troumassoïde et suazoïde n’ont pas d’équivalent ailleurs que dans les Petites Antilles.

L’idée principale qui doit être retenue de ce panorama sur les cultures dans les Petites Antilles est une idée de continuité et non de rupture comme on a pu le penser à certains moments.
Seulement il reste aux archéologues à fouiller des sites datant de la période du contact avec les Européens pour voir s’il y a continuité dans le peuplement (on retrouverait alors des objets de la période suazoïde) ou une véritable rupture qui viendrait corroborer les récits des chroniqueurs disant que des Amérindiens seraient arrivés du continent sud-américain pour remplacer les populations qui vivaient alors dans la Caraïbe.

L'état des connaissances aujourd'hui

Les termes de Caraïbe et d’Arawak sont abandonnés car ils ne permettent pas de bien décrire la réalité archéologique. Ces notions sont cependant revisitées à travers une vision pluridisciplinaire associant historiens, archéologues, ethnologues et linguistes.

1. Quelques citations permettent de se replacer dans le contexte historique

Lors de son premier voyage, Christophe Colomb retranscrit ce que lui racontaient les Amérindiens des Grandes Antilles. " Il y avait des gens qui n’avaient qu’un œil sur le front et d’autres qui étaient appelés cannibales qui leur inspiraient une grande frayeur et quand ils apprirent que je me dirigeais vers cet endroit ils restèrent fortement frappés de stupeur car ces gens fortement armés les dévoraient ". La figure du Caraïbe se dessine très clairement. Cannibales et Caraïbes sont synonymes. Ce sont des gens qui font peur.

Cependant un chroniqueur comme le Révérend Père Breton se montre méfiant (il parle de "songes et de mensonges") sur la validité de la tradition orale amérindienne pour raconter de façon fiable leur histoire. Breton comprend que les Amérindiens donnent un récit mythologique de leur histoire. C’est donc sur des aspects non scientifiques que s’est basée la détermination ethnique des habitants de la Caraïbe.

2. Pour les linguistes

Caraïbe et Arawak sont deux grandes familles linguistiques d’Amérique du Sud. Et toutes les populations des Antilles, même celles décrites comme caraïbes, parlent une langue arawak.

Se pose alors le problème du langage des femmes et du langage des hommes qui était différent chez les Amérindiens des Petites Antilles. Les femmes parlent un langage entièrement arawak et les hommes parlent un langage dont la structure grammaticale est arawak mais dont le lexique comporte de nombreux mots caraïbes. Cela ne signifie pas qu’une population caraïbe aurait pris des femmes arawaks mais que les hommes avaient des relations (guerre, commerce) avec les populations de la Terre Ferme et parlaient une sorte de pidgin, une langue de commerce qui permet de se comprendre entre les populations des Antilles et celles du continent. Donc déjà au niveau de la langue, la rupture entre caraïbes et Arawaks n’est pas claire du tout.

3. Au niveau de l’archéologie on observe certains problèmes. Pour les Espagnols, le nord des Petites Antilles est caraïbe. Cependant au nord de la Guadeloupe, on n’a pas trouvé d’objets se rapportant aux populations des Petites Antilles mais des objets de la culture taïno donc de la culture des Grandes Antilles. Le nord des Petites Antilles était dans une sphère d’influence culturelle de ces populations taïnos.

4. Les historiens ont fourni l’essentiel de la remise en question sur la caractérisation de la population des Petites Antilles. Ils se sont aperçus que la différenciation ethnique repose sur une définition politique et économique de ces populations.

Politiquement et militairement, le Caraïbe, c’est avant tout celui qui a résisté plus le plus fortement aux Espagnols dans les Antilles. Chez les Taïnos des Grandes Antilles, si l’on prend le pouvoir sur le chef, le reste de la société suit. C’est impossible dans les Petites Antilles où les populations forment des sociétés de type égalitaire. Si un chef de guerre est éliminé, un autre chef de guerre est désigné par les siens. Les Européens de cette époque n’ont pas les éléments intellectuels pour comprendre ces sociétés égalitaires.

Il y a une définition économique de l’amérindien caraïbe : c’est avant tout l’amérindien que l’on peut réduire en esclavage. Cela permet de comprendre pourquoi les Espagnols désignent telle île comme arawak ou comme caraïbe. En 1503 la reine Isabelle autorise les colons espagnols à réduire en esclavage exclusivement les Caraïbes qui sont cannibales donc à peine humains.

La classification île caraïbe, île non caraïbe change en fonction des visées économiques des Espagnols. Ainsi la Guadeloupe, promise comme colonie en 1496 à l’ambassadeur de Venise, et Sainte-Croix, d’abord colonie privée donnée à Juan Ponce de Leon ne sont pas considérées comme îles caraïbes alors qu’elles sont en plein dans la zone dite caraïbe. Quand ces deux projets sont abandonnés, la classification change et les deux îles sont à nouveau peuplées de Caraïbes ! Ce phénomène fut observé ailleurs dans les Antilles. Trinidad et Margarita ne sont plus classées caraïbes lorsqu’on y découvrit respectivement de l’or et des perles. Les Espagnols avaient besoin de garder la main d’œuvre indienne sur place.

Il y avait des liens très forts entre les Grandes et Petites Antilles et dans la zone entre la Guadeloupe et Porto Rico on observe un passage progressif des populations à sociétés égalitaires aux populations hiérarchisées. Au moment de l’invasion de Puerto Rico, les Espagnols se trouvent confrontés à une très forte résistance et on observe une migration des Indiens taïnos vers le nord des Petites Antilles. Il serait curieux que les Taïnos se soient réfugiés chez des Caraïbes, censés être des ennemis effrayants !

5. L’organisation sociale.

Il y a cependant de réelles différences entre les Grandes et les Petites Antilles en particulier en ce qui concerne le type d’organisation sociale.

Les îles taïnos vivent sous le modèle du caciquat qui relève du système de la chefferie. Sociétés hiérarchisées avec régions spécialisées (exploitation du sel, fabrication d’objets d’art). L’unité économique est la région, pas le village. Les échanges sont dirigés par une aristocratie : les Taïnos.

A l’inverse, les Petites Antilles connaissent des sociétés égalitaires et l’unité économique est le village. C’est au niveau du village qu’on fabrique le carbet, la céramique, le bateau, les outils en pierre. Cela n’empêche pas des échanges de perles ou des échanges matrimoniaux entre les villages. Dans le village tous les gens auront un statut égalitaire : il y a des chefs de guerre mais après la bataille ils ne sont pas dans une position dominante dans le village. Même chose pour celui qui dirige des opérations de pêche.

Deux problèmes : les Européens n’ont pas compris les sociétés égalitaires et les Espagnols ne se sont pas installés dans les petites Antilles. Quand les colons s’installent dans les Petites Antilles, les populations avaient déjà été modifiées par près de 150 ans de contact avec les populations européennes comme le montre le meilleur chroniqueur pour les Petites Antilles, l’Anonyme de Carpentras qui a vécu dans les Petites Antilles avant l’installation des puissances coloniales (2).

Conclusion : les changements de terminologie ne sont pas une lubie. Garder les termes de Caraïbe et d’Arawak rappelle les récits des chroniqueurs qui, eux, sont problématiques.
(1) Pour plus de renseignements :

Guide des collections du Musée Départemental d'Archéologie, Archéologie Martinique, Gondwana éditions, 1991.

Site du Musée Départemental d'Archéologie et de Préhistoire :
http://www.cg972.fr/mdap/
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(2) Cette chronique a été éditée par Jean-Pierre Moreau sous le titre : Un flibustier français dans la mer des Antilles en 1618/1620, Paris, 1987.
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Réponses à quelques questions

Les Amérindiens des petites Antilles ne se sont jamais nommés eux-mêmes Caraïbes mais Kalinagos. Le mot Caraïbe est un terme des Indiens des Grandes Antilles qui avait sans doute une valeur mythologique.

Le mot Caliviny désigne une population synchrone avec le troumassoïde. Cela désigne peut-être ceux qui continuaient à faire de la belle céramique. Mais on ne sait si c’est une culture particulière ou la manifestation d’une culture plus vaste.

Le nom amérindien de la Martinique est Joanacaera. Madinina, le nom fréquemment avancé n’est qu’une déformation de Matinino, île mythique des Indiens taïnos où se trouvent les femmes.

L’anthropophagie était pratiquée par tous les Amérindiens des Antilles (y compris les Taïnos) : c’était une anthropophagie rituelle donc elle n’était pratiquée que dans certaines circonstances. La chair humaine n’était en rien une nourriture ! L’anthropophagie avait, entre autre fonction, celle de s’approprier la force de l’ennemi.

Les Amérindiens des Antilles avaient un système patrifocal (la femme va dans le village de son mari) et matrilinéaire (les adolescents quittent leur famille pour celle de l’oncle maternel).

Le mot Antilles, pour les Européens, désignait au départ (bien avant la découverte de l’Amérique) des îles mythiques situées dans l’Océan Atlantique. Précision apportée par Léo Elisabeth : la dénomination mer des Antilles/ mer des Caraïbes reflète un enjeu de pouvoir entre les Français et les Anglais. La mer des Caraïbes s’appelait au départ le Golfe de la mer du Nord. Les Grandes Antilles avaient alors chacune leur nom propre et les Petites Antilles étaient appelées îles caraïbes. Quand les Anglais ont dominé les mers, ils ont imposé leur propre vocabulaire. C’est Napoléon qui a utilisé le nom de mer des Antilles pour contrecarrer les Anglais.

Les archéologues sont revenus sur la dénomination de brûle-parfum attribuée à certaines céramiques car certains de ces cylindres sont totalement pleins.
Compte-rendu fait par Colette JOLY, lycée de Bellevue, Fort-de-France
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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:42

Système du Traité de l'Antarctique

Le principal but du Traité sur l’Antarctique est de faire en sorte "qu'il est de l'intérêt de l'humanité toute entière que l'Antarctique soit à jamais réservée aux seules activités pacifiques et ne devienne ni le théâtre ni l'enjeu de différends internationaux"

Sur la base de ce Traité, les Etats ont établi ce que l'on appelle le "Système du Traité sur l'Antarctique".

Afin de régir les relations entre Etats parties au Traité sur l’Antarctique (Washington, 1959), un certain nombre de règles ont été adoptées au fur et à mesure des réunions des Parties consultatives (Etats parties au Traité sur l'Antarctique qui disposent d'un droit de vote, aujourd'hui au nombre de 29 sur les 47 Parties).

Ce Système du Traité sur l'Antarctique est composé :
- du Traité sur l’Antarctique,
- des mesures adoptées lors des 29 réunions des Parties consultatives
- des textes entrés en vigueur depuis, à savoir:

la Convention sur la protection des phoques de l’Antarctique (Londres, 1er juin 1972),
la Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (Canberra, 20 mai 1980),
le Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement (Madrid, octobre 1991).

Le lien entre ces conventions et le Traité sur l'Antarctique est étroit. Les conventions y font des références systématiques. De même, les Parties consultatives ont occupé une place privilégiée dans leur élaboration.
La Convention sur les activités relatives aux ressources minérales (Wellington, 1988), si elle entrait en vigueur, appartiendrait également au système.
Traité de l'Antarctique, 1959

Le Traité de l'Antarctique a été signé à Washington le 1er décembre 1958 par 12 pays dont des scientifiques s'étaient livrés à des activités dans et autour de l'Antarctique pendant l'Année géophyqique internationale (AGI) de 1957-1958. Il est entré en vigueur en 1961. Ce texte, composé de 14 articles, a été ratifié le 16 septembre 1960 par la France et est entré en vigueur le 23 juin 1961.

La zone concernée s'étend dans la région située au Sud du 60° degré de latitude Sud (art. 6).

Son objectif est d'assurer un échange d’informations scientifiques concernant l’Antarctique, d'interdire toute explosion nucléaire dans l’Antarctique, l’élimination de déchets radioactifs (art. 5) et des activités militaires (art. 1er). En revanche, la recherche scientifique (art. 2) et le développement de la coopération scientifique (art. 3) sont autorisées et la protection de la faune et de la flore est encouragée (art.9). Toute revendication territoriale (art. 4) est gélée.

La Convention compte aujourd'hui 47 Parties.
Convention sur la protection des phoques de l'Antarctique, 1972

Signé à Londres le 1er juin 1972, cette convention se compose de 16 articles et d'une annexe.

Son objectif est d'assurer la protection des phoques dans l’Antarctique par un système de gestion qui permette que les prises ne dépassent pas le niveau optimal admissible. Les espèces protégées sont l' éléphant de mer du Sud, Mirounga leonina, le phoque de Ross, Ommatophoca rossi et les Otaries, Arctocephalus sp. Les phoques de Weddell âgés d’un an ou de plus de un an, entre le 1 er septembre et le 31 janvier inclus (annexe, art 2) sont également protégés. Tandis que le léopard de mer, Hydrurga leptonyx, le phoque de Weddell, Leptonychotes Weddelli et le phoque crabier, Lobodon carcinophagus peuvent être capturés ou tués. Chaque année, les Parties contractantes à la convention doivent fixer le nombre total de phoques appartenant aux espèces Hydrurga leptonyx, Leptonychotes Weddelli et Lobodon carcinophagus qui pourront être chassés ou capturés (annexe, art 1).

Pour les espèces qui peuvent être exploitées, la chasse n’est autorisée qu’entre les 1er septembre et le dernier jour de février (annexe, art 3) et seulement fans des zones déterminées (annexe, art 4). Les régions de reproduction et les zones reconnues comme des lieux de recherche scientifique à long terme sont considérées comme des réserves de phoques (annexe, art 5). Les méthodes de chasse sont réglementées (annexe, art 4). Par ailleurs, des permis spéciaux peuvent être délivrés en nombre limité et conformément aux principes de la Convention pour fournir l’alimentation aux hommes et aux chiens, permettrent la recherche scientifique, fournir des spécimens pour les musées et les établissements d’enseignement (art 4).

Le contrôle et la mise en œuvre de ces dispositions se fait essentiellement par échange d’informations. Chaque partie contractante doit fournir avant le 31 décembre de chaque année aux autres Parties contractantes et au Comité Scientifique de Recherche pour l’Antarctique (SCAR) un relevé d’informations statistiques précisant le nombre de phoques tués ou capturés par ses ressortissants ou par les navires battant son pavillon (art. 5 et annexe, art 6). Chaque Partie contractante doit aussi fournir aux autres Parties contractantes ainsi qu’au SCAR des informations sur les expéditions de chasse envisagées, au moins trente jours avant que les navires y prenant part ne quittent leur port d’attache (annexe, art 6).
Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique, 1980

La convention internationale sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique a été adoptée lors de la conférence diplomatique qui s'est tenue à Canberra (Australie), le 20 mai 1980. La décision n°81/691/CEE du Conseil, du 4 septembre 1981 approuve la convention au nom de la Communauté européenne.

On observe un accroissement de l'importance de la protection de l'environnement et de la préservation de l'intégrité de l'écosystème des mers qui entourent l'Antarctique, en raison de la concentration de la faune et la flore dans les eaux de l'Antarctique et de l'intérêt accru que soulèvent les possibilités offertes par l'utilisation de ces ressources comme source de protéines. Il est donc primordial d'assurer la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique.

La convention s'applique aux ressources marines vivantes de la zone située au sud du 60° degré de latitude sud et aux ressources marines vivantes de la zone comprise entre cette latitude et la convergence antarctique qui font partie de l'écosystème marin antarctique.

Afin d'assurer la protection des ressources marines vivantes, les captures et les activités connexes doivent :

prévenir la diminution du volume de toute population exploitée en-dessous du niveau nécessaire au maintien de sa stabilité. À cette fin, il ne sera pas permis que ce volume descende en-dessous d'un niveau proche de celui qui assure l'accroissement maximal annuel net de la population;
maintenir les rapports écologiques entre les populations exploitées, dépendantes ou associées des ressources marines vivantes de l'Antarctique et reconstituer les populations exploitées aux niveaux définis ci-dessus;
prévenir les modifications ou minimiser les risques de modifications de l'écosystème marin qui ne seraient pas potentiellement réversibles en deux ou trois décennies, compte tenu de l'état des connaissances disponibles en ce qui concerne les répercussions directes ou indirectes de l'exploitation, de l'effet de l'introduction d'espèces exogènes, des effets des activités connexes sur l'écosystème marin et de ceux des modifications du milieu, afin de permettre une conservation continue des ressources marines vivantes de l'Antarctique.

Les parties contractantes, qu'elles soient ou non-parties au traité sur l'Antarctique, conviennent de ne pas mener, dans la zone du traité, d'activités qui aillent à l'encontre des principes et des objectifs de ce traité.

La présente convention ne peut porter atteinte aux droits et obligations des parties contractantes aux termes de la convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine et la convention pour la protection des phoques de l'Antarctique.

Un comité scientifique pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique est institué à titre consultatif. Celui-ci peut, sur une base ad hoc, solliciter l'avis d'autres savants et experts.

Ce comité est un organe de consultation et de coopération pour la collecte, l'étude et l'échange d'informations sur les ressources marines vivantes auxquelles la présente convention s'applique. Il encourage et favorise la coopération dans le domaine de la recherche scientifique afin d'étendre les connaissances sur les ressources marines vivantes de l'écosystème marin de l'Antarctique.
Protocole au Traité de l'Antarctique, 1991

Ce protocole a été signé à Madrid en 1991. Il est composé de 26 articles, d'un appendice relatif à l' arbitrage (13 articles) et des 5 annexes suivantes :

Annexe I : Evaluation de l’impact sur l’environnement (8 articles)
Annexe II : Conservation de la faune et de la flore de l’Antarctique (9 articles + appendice A : Espèces spécialement protégées + appendice B : Importation d’animaux et de plantes + appendice C : Précautions à prendre afin d’éviter l’introduction de micro-organismes)
Annexe III : Elimination et gestion des déchets (13 articles)
Annexe IV : Prévention de la pollution marine (15 articles)
Annexe V : Protection et gestion des zones (12 articles)

Son objectif est d'assurer la protection globale de l’environnement en Antarctique et des écosystèmes dépendants et associés. Dans ce but, les parties désignent l’antarctique comme réserve naturelle consacrée à la paix et à la science (art. 2). Toute activité relative aux ressources minérales, autres que la recherche scientifique est interdite (art. 7). Pendant 50 ans, cette interdiction ne peut être levée qu’à l’unanimité des parties consultatives (art 25). Au-delà de 50 ans, la levée de cette interdiction ne peut être décidée que dans les conditions prévues à l’article 25. Toute activité humaine en Antarctique est soumise à une évaluation d’impact préalable (art. 8 et annexe I). Les activités entreprises dans cette zone et relative aux programmes de recherches scientifique, au tourisme et à toutes les autres activités gouvernementales et non gouvernementales nécessitent une notification préalable. Leur exercice doit tenir compte des spécificités naturelles et esthétiques de l’Antarctique et ne pas portée atteinte à la protection de l’environnement (art 3).

Ce protocole est entrée en vigueur en France lors de sa publication par le décret n° 98-861 du 22 décembre 1998.
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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:57

Un cyclone tropical en météorologie, est un type de cyclone (dépression) qui prend forme dans les océans de la zone intertropicale à partir d'une perturbation qui s'organise en dépression tropicale puis en tempête. Son stade final est connu sous divers noms à travers le monde : ouragan dans l'Atlantique Nord et le Pacifique Nord-Est, typhon en Asie de l'Est et cyclone dans les autres bassins océaniques.

Structurellement, un cyclone tropical est une large zone de nuages orageux en rotation accompagnée de vents forts. On peut les classer dans la catégorie des systèmes convectifs de méso-échelle puisqu'ils ont un diamètre inférieur à une dépression classique, dite « synoptique », et que leur source d'énergie principale est le dégagement de chaleur latente causé par la condensation de vapeur d'eau en altitude dans leurs orages. Le cyclone tropical est semblable à une machine thermique, au sens de la thermodynamique. Le dégagement de chaleur latente dans les niveaux supérieurs de la tempête élève la température à l'intérieur du cyclone de 15 à 20 °C au-dessus de la température ambiante dans la troposphère à l'extérieur du cyclone. Pour cette raison, les cyclones tropicaux sont des tempêtes à « noyau chaud ».

Les cyclones tropicaux sont redoutés pour le caractère destructeur de leurs pluies torrentielles et de leurs vents. Ils sont classés parmi les risques naturels les plus courants et font chaque année des centaines, quelques fois des milliers, de victimes. Les régions les plus menacées ont mis en place des mesures de surveillance météorologique, coordonnée par l'Organisation météorologique mondiale, ainsi que des programmes de recherche et de prévision du déplacement des cyclones.

Sommaire

1 Classification et terminologie
1.1 Origine du terme
1.2 Nomenclature
1.3 Catégories
1.4 Dénomination des cyclones
2 Lieux de formation
2.1 Bassins principaux
2.2 Zones de formation inhabituelles
2.3 Saisonnalité
3 Formation et développement
3.1 Structure
3.2 Énergie
4 Observations et prévisions
4.1 Observations
4.2 Prévisions
4.3 Tendances et réchauffement climatique
5 Effets
6 Protection et prévention
6.1 Dissipation artificielle
7 Cyclones notables
7.1 Cyclones historiques
7.1.1 Océan Atlantique
7.1.2 Océan Pacifique
7.1.3 Océan Indien
7.2 Extrêmes mondiaux
7.2.1 Intensité
7.2.2 Dimensions
7.2.3 Ondes de tempête
8 Notes et références
9 Annexes
9.1 Bibliographie
9.2 Œuvres de fiction
9.3 Articles connexes
9.4 Liens externes

Classification et terminologie
Origine du terme

Le terme cyclone, appliqué aux cyclones tropicaux, a été forgé par le capitaine de marine anglais Henry Piddington (1797 – 1858) à la suite de ses études sur la terrible tempête tropicale de 1789 qui avait tué plus de 20 000 personnes dans la ville côtière indienne de Coringa. En 1844, il publia ses travaux sous le titre The Horn-book for the Law of Storms for the Indian and China Seas (Mémoires sur les tempêtes de l'Inde1). Les marins du monde reconnurent la grande qualité de ses travaux et le nommèrent président de la Marine Court of Inquiry (Cour de marine) de Calcutta. En 1848, dans une nouvelle version agrandie et complétée de son livre, The Sailor's Horn-book for the Law of Storms (Guide du marin sur la loi des tempêtes2), ce pionnier de la météorologie compara le phénomène météorologique à un serpent s'enroulant en cercle, kyklos en grec, d'où cyclone1,3.
Nomenclature
Article détaillé : Nomenclature des cyclones tropicaux.
Noms donnés aux cyclones tropicaux par bassin: 1) Ouragan 2) Typhon 3) Cyclone.

Les cyclones tropicaux sont divisés en trois stades de vie : les dépressions tropicales, les tempêtes tropicales, et un troisième groupe dont le nom varie selon les régions. Ces stades sont en fait trois niveaux d'intensité et d'organisation qu'un cyclone tropical peut ou non atteindre. On retrouve donc dans l'ordre croissant d'intensité :

La dépression tropicale : C'est un système organisé de nuages, d'eau et d'orages avec une circulation cyclonique fermée en surface et des vents dont la vitesse maximale est inférieure à 17 m/s (soit 63 km/h).

La tempête tropicale : C'est un système cyclonique dont les vents ont une vitesse maximum comprise entre 17 et 33 m/s (soit entre 63 et 117 km/h).

L'ouragan/typhon/cyclone : C'est un système cyclonique dont les vents ont une vitesse qui excède 33 m/s (environ 118 km/h) et qui a un œil dégagé en son centre.

Le terme utilisé pour désigner les cyclones tropicaux supérieurs varie selon les régions, comme suit4 :

Ouragan dans l'Atlantique Nord et l'océan Pacifique à l'est de la ligne de changement de date. L'origine du mot est contestée : d'huricán, du caraïbe pour « dieux du mal »5,6 ou « dieu des tempêtes »7, ou encore de l'arawak huracana signifiant « vent d'été »[réf. nécessaire] ;

Typhon dans le Pacifique Nord à l'ouest de la ligne de changement de date. Le mot viendrait du grec ancien tuphōn (Τυφών), un monstre de la mythologie grecque responsable des vents chauds, et qui aurait voyagé vers l'Asie par l'arabe (tûfân) puis récupéré par les navigateurs portugais (tufão). D'autre part, les Chinois utilisent 颱風 (grand vent) prononcé tai fung en cantonais (voir Wiktionnaire), et le Japonais donne sur le même étymon taifû ;

Cyclone tropical dans le Pacifique Sud et dans l'océan Indien. Cependant, on utilise localement le terme de forte tempête tropicale dans l'océan Indien Nord ;

Dans l'Atlantique Sud, le terme à utiliser n'est pas déterminé. Jusqu'à présent, on n'a répertorié qu'un seul système de ce type, à cause des conditions défavorables dans cette région.

Cette terminologie est définie par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). En d'autres endroits dans le monde, les cyclones tropicaux ont reçu les noms de baguio aux Philippines, de chubasco au Mexique et taino en Haïti. Le terme willy-willy retrouvé souvent dans la littérature comme un terme local en Australie est erroné car il désigne en fait un tourbillon de poussière8,9.
Catégories
Destruction à Grenade par l'ouragan Ivan en septembre 2004.

Les ingrédients d'un cyclone tropical incluent une perturbation météorologique pré-existante, des mers tropicales chaudes, de l'humidité, et des vents relativement faibles en altitude. Si les conditions requises persistent suffisamment longtemps, elles peuvent se combiner pour produire les vents violents, les vagues élevées, les pluies torrentielles, et les inondations qui sont associées à ce phénomène.

Comme mentionné antérieurement, le système devient d'abord une dépression tropicale, puis une tempête et on utilise ensuite des catégories d'intensité qui varient selon le bassin. La définition de vents soutenus, recommandée par l'OMM, pour cette classification est une moyenne sur dix minutes. Cette définition est adoptée par la plupart des pays mais quelques pays utilisent une période de temps différente. Les États-Unis, par exemple, définissent les vents soutenus en vertu d'une moyenne d'une minute, mesurée à 10 mètres au-dessus de la surface10.

Une échelle de 1 à 5 est utilisée pour catégoriser les ouragans de l'Atlantique Nord selon la force de leurs vents : l'échelle de Saffir-Simpson. Un ouragan de catégorie 1 a les vents les plus faibles, alors qu'un ouragan de catégorie 5 est le plus intense11,12. Dans d'autres bassins, on utilise une nomenclature différente que l'on retrouve dans le tableau ci-dessous.
Classification des systèmes tropicaux sur le bassin (vent moyen sur 10 minutes, sauf sur 1 minute pour les centres américains)11,13
Échelle de Beaufort Vents soutenus sur 10 minutes (nœuds) Océan Indien nord
Service météorologique indien Océan Indien sud-ouest
Météo-France Australie
Bureau of Meteorology Pacifique sud-ouest
Fiji Meteorological Service Pacifique nord-ouest
Japan Meteorological Agency Pacifique nord-ouest
Joint Typhoon Warning Center Pacific nord-est et
Atlantique nord
National Hurricane Center et Central Pacific Hurricane Center
0–6 <28 Dépression Perturbation tropicale Dépression tropicale Dépression tropicale Dépression tropicale Dépression tropicale Dépression tropicale
7 28–29 Dépression profonde Dépression tropicale
30–33 Tempête tropicale Tempête tropicale
8–9 34–47 Tempête cyclonique Tempête tropicale modérée Cyclone tropical (1) Cyclone tropical Tempête tropicale
10 48–55 Tempête tropicale sévère Forte tempête tropicale Cyclone tropical (2) Tempête tropicale sévère
11 56–63 Typhon Ouragan (1)
12 64–72 Tempête tropicale très sévère Cyclone tropical Cyclone tropical sévère (3) Typhon
73–85 Ouragan (2)
86–89 Cyclone tropical sévère (4) Ouragan majeur (3)
90–99 Cyclone tropical intense
100–106 Ouragan majeur (4)
107–114 Cyclone tropical sévère (5)
115–119 Cyclone tropical très intense Super typhon
>120 Super tempête cyclonique Ouragan majeur (5)

Le National Hurricane Center (le centre de prévision des cyclones tropicaux aux États-Unis) classifie les ouragans de catégorie 3 (178 km/h) et plus comme étant des ouragans majeurs. Le Joint Typhoon Warning Center classifie les typhons dont les vents atteignent au moins (241 km/h) comme étant des « super typhons »14. Cependant, toute classification est relative, car des cyclones de catégories inférieures peuvent tout de même causer des dommages plus importants que ceux des catégories supérieures, selon l'endroit frappé et les dangers qu'ils provoquent. Les tempêtes tropicales peuvent elles aussi causer de graves dommages et des pertes en vies humaines, surtout en raison des inondations.
Dénomination des cyclones
Article détaillé : Nomenclature des cyclones tropicaux.

Le nom de baptême d'un cyclone se compose en italiques. Le fait de donner un nom aux cyclones tropicaux remonte à plus de deux siècles (XVIIIe siècle). Cela répond au besoin de différencier chaque événement des précédents. Ainsi les Espagnols donnaient au cyclone le nom du saint patron du jour. Par exemple, les ouragans ayant frappé Porto Rico le 13 septembre 1876, puis à la même date en 1928, s'appellent tous les deux San Felipe15. Cependant, celui de 1928 avait frappé la veille la Guadeloupe et reste appelé sur cette île le « Grand Cyclone » de 1928.

La première utilisation de noms de personnes donnés à ces systèmes fut amorcée par Clement Lindley Wragge, un météorologiste australien du début du XXe siècle. Il prenait des prénoms de femmes, des noms de politiciens qu'il n'aimait pas, des noms historiques et mythologiques16,17.

L'armée américaine, du début du XXe siècle jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, avait l'habitude d'utiliser l'alphabet phonétique des transmissions militaires avec l'année. De leur côté, les météorologistes de l'American Air Force (précurseur de la US Air Force) et de la US Navy du théâtre Pacifique, pendant la Seconde Guerre mondiale, donnaient des prénoms féminins aux cyclones tropicaux16. En 1950, le système d'alphabet phonétique (Able, Baker, Charlie, etc.) fut officialisé dans l'Atlantique Nord par le service météorologique américain (National Weather Service). En 1953, la liste répétitive fut remplacée par une autre liste utilisant exclusivement des prénoms féminins et en 1954, la liste précédente fut reprise mais il fut décidé de changer de liste chaque année16.

Depuis 1979, à la suite des critiques des mouvements féministes, les ouragans reçoivent des prénoms alternativement masculins et féminins (en anglais, espagnol et français) dans le bassin atlantique16. Un principe de cycles fut aussi établi : basé sur six ans et six listes, les années paires débutent par un prénom masculin, les années impaires par un prénom féminin. Ainsi la liste de 2000 est la même que celle de 1994 ; la liste de 2001 reprend celles de 1989 et 1995. Les six listes prévoient 21 prénoms courants de A à W mais sans Q ni U, plutôt pauvres en prénoms. Ensuite, il est prévu d'utiliser les lettres de l'alphabet grec. En 2005, année de record avec 27 cyclones, la liste fut totalement utilisée jusqu'à Wilma, puis jusqu'à la lettre grecque Zêta.

Comme les cyclones tropicaux ne se limitent pas au bassin Atlantique, des listes similaires sont élaborées pour les différents secteurs des océans Atlantique, Pacifique et Indien. Dans le bassin de l'océan Atlantique, le National Hurricane Center (NHC) de Miami est officiellement chargé de nommer les cyclones. Le bassin de l'océan Pacifique est divisé en plusieurs secteurs vu son étendue. Le NHC de Miami nomme ceux de la portion Est, le Central Pacific Hurricane Center de Honolulu baptise ceux du centre-nord, le centre japonais ceux du nord-ouest et le sud-ouest revient au Bureau of Meteorology (BOM) australien et aux centres météorologiques de Fidji et de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

La dénomination dans l'océan Indien revient au BOM, au service météorologique indien et au centre météorologique de l'Île Maurice, selon le secteur. Dans les secteurs nord, sous-continent indien et Arabie, les cyclones n'étaient pas nommés avant 2006 alors que ceux du secteur sud-ouest ont des noms depuis la saison 1960 - 196116.

Les noms restent des prénoms dans l'Atlantique Nord et le Pacifique nord-est, mais ailleurs les différents pays soumettent à l'OMM des noms de fleurs, d'oiseaux, etc., pas nécessairement dans un ordre alphabétique16. Lors de graves cyclones, les noms de ces derniers sont supprimés des listes et remplacés afin de ne pas choquer la population en lui rappelant de trop mauvais souvenirs. Ainsi, dans la liste 2004, Matthew a remplacé le nom de Mitch car l'Ouragan Mitch tua environ 18 000 personnes en Amérique centrale en 1998.
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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 8:59

Représentations

Ses représentations varient : il est parfois considéré comme un ouragan destructeur, ou comme un monstre cracheur de flammes. Hésiode dans la Théogonie et Apollodore dans sa Bibliothèque font de lui le père de plusieurs monstres tels que le chien infernal Cerbère, la Chimère, le lion de Némée, l'aigle du Caucase, le Sphinx, la laie de Crommyon, le chien bicéphale Orthos, ainsi que deux dragons (Ladon et l'Hydre de Lerne), tous nés de son union avec la déesse-vipère Échidna. D’après Hygin, il est également le père des Gorgones. Chez Homère, dans l’Iliade1, il est frappé par la foudre de Zeus alors qu'il se cache au pays des Arimes, sa patrie et celle d’Échidna ; Zeus y vainquit Typhon, et l'y enterra2, en Cilicie de Troade. Hésiode place le combat à la suite de la Titanomachie, Gaïa ayant enfanté Typhon pour venger la défaite des Titans3, et ajoute que de la dépouille de Typhon vaincu naquirent les vents malfaisants ou irréguliers3. Selon Pindare, Zeus enferme ensuite Typhon sous l'Etna4 dont il cause les éruptions.
Récits mythologiques

Dans les innombrables versions post-hésiodiques du mythe (Apollodore, Bibliothèque ; Ovide, Métamorphoses, V ; Nonnos, Dionysiaques, III, etc.), probablement influencées par la légende égyptienne d'Osiris, d'Horus et de Seth, le combat de Typhon contre Zeus fait l'objet d'un récit plus détaillé : Typhon grandit en l'espace d'une journée, sa tête finit par atteindre le Ciel et sa vue déclenche une peur panique dans l'Olympe, aussitôt déserté de ses trente mille habitants divins qui, pour lui échapper, se métamorphosent en oiseaux, tandis que Typhon menace pêle-mêle Zeus de l'enchaîner ainsi que Poséidon dans le Tartare, d'épouser Héra, de libérer les Titans, de leur donner les déesses comme épouses ou comme servantes et de faire des jeunes dieux ses propres valets.

Les Olympiens les plus puissants, donc les plus menacés, partent alors se cacher dans le désert égyptien, où ils revêtent provisoirement l'apparence d'inoffensifs animaux : Héra se change en vache, Aphrodite en poisson, Artémis en chatte, Léto en musaraigne, Apollon en corbeau ou en milan, Arès en sanglier ou en poisson, Dionysos en bouc, Héphaïstos en bœuf, Hermès en ibis, Héraclès en faon, etc., Athéna seule restant stoïquement aux côtés de son père Zeus. Armé de la faucille dentelée qui avait permis jadis à Cronos de castrer son père Ouranos, Zeus défie Typhon en combat singulier, mais le monstre réussit à le désarmer et à lui sectionner les tendons des bras et des chevilles à l'aide de la faucille, avant de transporter Zeus inerte dans sa caverne et d'en confier la garde au dragon femelle Delphyné.

Un allié de dernière minute (selon les traditions, Hermès, Pan, Égipan ou Cadmos, que Zeus récompense plus tard en lui donnant pour épouse la déesse Harmonie) parvient néanmoins à endormir Delphyné et à se faire remettre par la ruse la dépouille et les tendons de Zeus. Ce dernier, sitôt « recousu », s'empare de sa foudre et se lance à la poursuite de Typhon, que les Moires ont entre temps dupé en lui faisant manger des fruits éphémères supposés lui conférer l'immortalité mais destinés en fait à l'affaiblir. Typhon foudroyé alors même où il atteignait la Sicile, est alors enseveli sous l'Etna ou il « rejoint » un autre ennemi de Zeus presque aussi dangereux que lui, le Géant Encelade. (Références mentionnées op.cit., les récits différant sensiblement d'une version à l'autre.)
Lien avec l'Égypte

Typhon a été identifié aux divinités égyptiennes Seth, frère ennemi du dieu royal Osiris, et Apophis, dieu-serpent du chaos menaçant d'annihiler l’œuvre du dieu suprême Râ. Apollonius de Rhodes (Argonautiques) et Plutarque (Vie d'Antoine) placent Typhon sous les eaux du lac Serbonis, que selon Plutarque les Égyptiens appellent « les soupiraux par où le géant Typhon respire ». Il est de fait une divinité totalement maléfique, réalisant là un dualisme rencontré dans plusieurs religions. Il est l'équivalent du diable.
Lien avec l'Orient

Typhon est le nom donné aux cyclones tropicaux dans le Pacifique Nord à l'ouest de la ligne de changement de date. Le mot viendrait du monstre de la mythologie grecque responsable des vents chauds. Le terme aurait voyagé vers l'Asie par l'arabe (طوفان, tūfān) puis aurait été récupéré par les navigateurs portugais (tufão). D'autre part, les Chinois utilisent 台风 (« grand vent ») prononcé tai fung en cantonais. On retrouve aussi ce terme sur l'archipel nippon sous la forme du sino-japonais taifū (たいふう?), que l'on peut écrire avec les caractères 台風 ou 颱風.
Liens avec l'Etna

D'après Haraldur Sigurðsson, Typhon fait partie, avec Hadès, Perséphone et Héphaïstos, des principaux personnages auxquels les volcans sont associés dans la mythologie grecque, où ils jouent un rôle significatif5. Selon ce volcanologue islandais auteur d'une histoire de la volcanologie, Typhon fut, dans la légende, emprisonné sous l'Etna pour s'être rebellé contre les dieux, Zeus compris. En captivité, Typhon présente cent têtes de dragons sortant de ses épaules. Ses yeux crachent des flammes, sa langue est noire et il a une voix horrible5. Aussi, la légende veut qu'à chaque fois que le monstre s'étire ou se retourne dans sa prison, l'Etna gronde et la Terre craque, de sorte que les éruptions volcaniques de cette montagne seraient en fait causées par les mouvements du Géant5. D'après Sigurðsson, la croyance veut également que si ce dernier devient trop remuant, Zeus lance des éclairs vers la Terre pour le maintenir sous son contrôle5. Pour le reste, c'est Héphaïstos qui est supposé être son gardien, et Sigurðsson indique que c'est parce qu'il place sa tête sur son enclume que Typhon s'agite5.

L'association de Typhon à l'Etna a été représentée dans l'art, notamment sur une gravure le montrant emprisonné sous le volcan dans The Temple of the Muses, ouvrage de Zachariah Chatelain paru à Amsterdam en 17335.
Représentations artistiques
Typhon dans la frise Beethoven, de Gustav Klimt

Il est représenté sur les fresques d'une des tombes étrusques peintes du site des nécropoles de Monterozzi et lui donne son nom : la tombe du Typhon.

La représentation moderne la plus célèbre est le tableau médian de la frise Beethoven de Gustav Klimt, peint en 1902 (Galeries du Belvédère, Vienne). Sous le titre Puissances ennemies, il s'agit d'une allégorie de la 9e symphonie de Beethoven. Typhon y est représenté sous la forme d'un immense singe ailé, à la mâchoire entrouverte et aux yeux glauques, Son corps se prolonge de longs serpents enchevêtrés. À sa droite sont représentées les Gorgones et à sa gauche, trois femmes dénudées symbolisant le Désir sensuel (ou Luxure), la Volupté et l'Intempérance.
Notes et références

↑ Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne [archive]], II, 783.
↑ Bonnafé 1993, p. 83, 160
↑ a et b Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne [archive]], 821-880.
↑ Pindare, Odes [détail des éditions] [lire en ligne [archive]], Pythiques, I, 15 et suiv.
↑ a, b, c, d, e et f (en) Haraldur Sigurðsson, Melting the Earth: The History of Ideas on Volcanic Eruptions, New York et Oxford, Oxford University Press, 1999.

Dans la mythologie grecque, Typhon, ou Typhée (en grec ancien Τυφάων / Tupháôn ou Τυφωεύς / Tuphôeús, de τῦφος / tũphos, « la fumée »), est une divinité primitive malfaisante. Il est le fils de Gaïa (la Terre) et de Tartare. Selon les légendes, il est considéré comme le Titan des vents forts et des tempêtes.

Cependant, une autre tradition (Hymne homérique à Apollon) le rajeunit de plusieurs générations en faisant de lui un démon enfanté par Héra sans aucun concours masculin. Mécontente d'avoir vu Zeus engendrer seul sa fille Athéna, elle aurait invoqué Gaïa, Cronos et les Titans afin d'enfanter seule un enfant mâle plus puissant que les autres dieux, et aurait été exaucée. Cette tradition post-hésiodique liée au cycle d'Apollon rapporte en outre que c'est à un autre monstre, le dragon femelle Python qu'Héra aurait confié Typhon à la naissance.
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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:05

L'archéologie et les études d'ADN suggèrent que les Amériques furent peuplées par des émigrants proto-asiatiques de Sibérie il y a 17 000 à 10 000 ans. Depuis l'Alaska, les descendants de ces premiers immigrants auraient progressivement peuplé le reste de l'Amérique du Nord, puis de l'Amérique du Sud. Certains travaux récents suggèrent aussi qu'il y aurait eu avant cette époque des migrants venus de l'Europe et qui auraient traversé sur la banquise qui reliait les deux continents au plus fort de la glaciation. Certaines données archéologiques plaideraient en faveur de cette première vague (pointe de flèche typique, etc.). Mais cette dernière théorie est encore controversée.

Là où ces langues sont parlées par ces immigrants et les procédés par lesquels l'actuelle diversité des langues amérindiennes s'est constituée, sont des sujets spéculatifs. Quelques preuves suggèrent que les locuteurs na-dené et eskimo-aléoutes arrivèrent séparément de Sibérie quelque temps après les premiers.

Plusieurs langues amérindiennes ont développé leur propre écriture, comme les langues mayas ou le nahuatl. Beaucoup adoptèrent plus tard l'alphabet latin ou conçurent une écriture plus adaptée à leurs particularismes.

À la suite de l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique en 1492, l'espagnol, l'anglais, le portugais, le français et le néerlandais furent apportés par les colons européens et constituent actuellement les langues officielles des états indépendants d'Amérique, bien que la Bolivie, l'Équateur, le Paraguay et le Pérou possèdent une ou plusieurs langues amérindiennes officielles en plus de l'espagnol. Plusieurs créoles se sont également développés.
Locuteurs

Le nombre de locuteurs varie énormément selon la langue amérindienne. Le quechua, l'aymara, le guarani et le nahuatl, qui ont un statut officiel en Bolivie, au Pérou, au Paraguay et au Mexique respectivement, en possèdent plusieurs millions. La langue mapuche compte quelques demi-millions de locuteurs du sud du Chili et de l'Argentine. D'autres ne comptent plus que quelques locuteurs âgés. Beaucoup de langues amérindiennes sont menacées et beaucoup d'autres éteintes.

L'attitude générale des colonisateurs européens et des États qui leur ont succédé envers les langues amérindiennes variait d'un manque de considération bénin à une suppression active.
Familles de langues et isolats par région

Les langues amérindiennes, quoique très diverses, peuvent selon les théories encore contestées de certains linguistes (Greenberg, Ruhlen) être regroupées en trois grandes familles :

les langues eskimo-aléoutes parlées à l'extrême nord du continent en Alaska, au Canada et au Groenland ;
les langues na-déné parlées dans l'ouest canadien et en Alaska ;
les langues amérindes qui regrouperaient toutes les autres langues amérindiennes. L'un des points communs majeurs des langues amérindes serait un pronom de la première personne en « n- » et un pronom de la seconde personne en « m- ».

Pour les familles de langues, le nombre entre parenthèses correspond au nombre de langues dans cette famille.
Familles de langues amérindiennes et isolats en Amérique du Nord
Groenland, Canada et États-Unis
Familles (nord)

langues algiques (dont les langues algonquiennes) (29)
langues alséanes (2)
langues caddoanes (5)
langues chimakuanes (2)
langues chinooks (3)
langues chumash (6)
langues comecrudanes (3)
langues coos (2)
Langues costanoanes (7)
langues eskimo-aléoutes (7)
langues iroquoiennes (11)
langues kalapuyanes (3)
langues keresanes (3)
langues kiowa-tanoanes (7)
langues maiduanes (4)
Langues miwok
langues muskogéennes (6)
langues na-dené (40)
langues palaihnihanes (2)
Langues sahaptiennes (2)
langues pomo (7)
langues salish (23)
langues shastanes (4)
Langues siouanes (16)
Langues siuslawanes (États-Unis : Oregon)
langues tsimshianiques (2)
langues uto-aztèques (31)
langues wakashanes (6)
langues wintuanes (4)
langues yokuts (3)
Langues yukianes (2)
langues yumanes (11)

Isolats et langues non classées (nord)

adai (États-Unis : Louisiane, Texas)
aranama (États-Unis : Texas)
atakapa (États-Unis : Louisiane, Texas)
beothuk (Canada : Terre-Neuve)
cayuse (États-Unis : Oregon, Washington)
chimariko (États-Unis : Californie)
chitimacha (États-Unis : Louisiane)
coahuilteco (États-Unis : Texas - Nord-Est du Mexique)
cotoname (Nord-Est du Mexique; États-Unis : Texas)
esselen (États-Unis : Californie)
haïda (Canada : Colombie-Britannique - États-Unis : Alaska)
karankawa (États-Unis : Texas)
karuk (États-Unis : Californie)
klamath (États-Unis: Oregon)
kutenai (Canada : Colombie Britannique - États-Unis : Idaho, Montana)
molala (États-Unis: Oregon)
natchez (États-Unis : Mississippi, Louisiane)
salinan (États-Unis : Californie)
solano (Nord-Est du Mexique; États-Unis : Texas)
takelma (États-Unis : Oregon)
timucua (États-Unis : Floride, Géorgie)
tonkawa (États-Unis : Texas)
tunica (États-Unis : Mississippi, Louisiane, Arkansas)
washo (États-Unis : Californie, Nevada)
yana (États-Unis : Californie)
yuchi (États-Unis : Géorgie, Oklahoma)
zuñi (États-Unis : Nouveau Mexique)

Amérique centrale
Familles (centrale)

langues algiques (Amérique du Nord et Amérique centrale) (29)
langues chibchanes (Amérique centrale et Amérique du Sud) (22)
langues jicaques
langues lencas
langues mayas (31)
langues misumalpanes
langues mixe-zoque (19)
langues oto-mangues (27)
langues tequistlatèques (3)
langues totonaques (2)
langues uto-aztèques (Amérique du Nord et Amérique centrale) (31)
Langues yumanes (Amérique du Nord et Amérique centrale) (11)

Isolats et langues non classées (centrale)

alagüilac (Guatemala)
coahuilteco (États-Unis : Texas - Nord-Est du Mexique)
cotoname (États-Unis : Texas - Nord-Est du Mexique)
cuitlatèque (Mexique: Guerrero)
guaicura
huave (Mexique: Oaxaca)
huchití
huetar (Costa Rica)
maratino (Nord-Est du Mexique)
naolan (Mexique: Tamaulipas)
pericú
quinigua (Nord-Est du Mexique)
seri (Mexique: Sonora)
solano (États-Unis : Texas - Nord-Est du Mexique)
tarasque (Mexique: Michoacán)
xinca

Amérique du Sud
Familles (sud)

langues alakalufanes (2)
langues arawanes (Cool
langues arawakiennes (Amérique du Sud et Antilles) (60)
langues arutani-sape (2)
langues aymaranes (3)
langues barbacoanes (6)
langues cahuapananes (2)
langues caribes (29)
langues catacaoanes (en)
langues chapakura (9)
langues charruanes
langues chibchanes (Amérique centrale et Amérique du Sud) (22)
langues chimuanes (en)
langues chocó (10)
langues cholonanes
langues chon (2)
langues guahibanes (2)
langues guamo
langues huarpéanes
langues jirajaranes (3)
langues jivaro (4)
langues katukinanes (3)
langues lule-vilela
langues macro-jê (32)
langues maku (6)
langues lengua-mascoy (5)
langues mataguayo (11)
langues mosetenanes
langues mura (4)
langues nambikwaranes (5)
langues otomaco (2)
langues pano-tacananes (30)
langues peba-yaguanes (2)
langues quechuas (46)
langues salivanes (2)
langues timote-cuica (2)
langues tiniguanes (2)
langues tucanoanes (25)
langues tupi (70)
langues uru-chipaya (2)
langues waykuruanes
langues witotoanes (6)
langues yanomami (4)
langues zamucoanes (2)
langues zaparoanes (7)

Isolats et langues non classées (sud)

aguano (†)
ahuaqué
aikaná (Brésil : Rondônia)
andaquí (†)
andoke (Colombie, Pérou)
andoquero (†)
auishiri
baenan (Brésil: Bahia) (baenán, baenã)
betoi (Colombie)
camsá (Colombie)
candoshi
canichana (Bolivie)
cañar
cara
carabayo
cayubaba (Bolivie)
chachapoya
chiquitano
coeruna (Brésil) (†)
cofán (Colombie, Équateur)
cueva
culle (Pérou)
cunza
diaguita (Argentine)
esmeraldeño (†)
fulnió
gamela (Brésil : Maranhão)
gorgotoqui (Bolivie)
guató
harakmbut
hoti (Venezuela)
huamoé (Brésil : Pernambuco)
huaorani (Ecuador, Peru)
irantxe (Brésil : Mato Grosso)
itonama (Bolivie)
jeikó (†)
jotí (Venezuela)
kaimbe
kaliana
kapixaná
karirí (Brésil : Paraíba, Pernambuco, Ceará)
katembrí (†)
kawésqar
koayá (Brésil : Rondônia)
koihoma (Peru) (†)
kukurá (Brésil : Mato Grosso)
leko
maku
malibú
mapudungun (Chili, Argentine)
matanawí
mocana
mochita (†)
movima (Bolivie)
muniche (Pérou)
mutú
muzo (Colombia) (†)
natú (Brésil : Pernambuco)
nonuya (Peru, Colombia)
ofayé
vieux Catío-Nutabe (Colombie) (†)
omurana (Pérou)
otí (Brésil: São Paulo) (†)
páez
pakarara (†)
palta
panche (†)
pankararú (Brésil : Pernambuco)
pantagora (†)
panzaleo (Équateur)
puquina (Bolivie)
puruhá
pijao
resígaro
rikbaktsá
sabela (Équateur, Pérou)
salumã (Brésil)
sechura
tairona (Colombie)
tarairiú (Brésil : Rio Grande do Norte)
taruma (†)
taushiro (Pérou)
tequiraca (Pérou)
ticuna (Colombie, Pérou, Brésil)
trumai (Brésil : Xingu, Mato Grosso)
tuxá (Brésil : Bahia, Pernambuco)
urarina
wakona (†)
warao (Guyana, Surinam, Venezuela)
xokó (Brésil : Alagoas, Pernambuco)
xukurú (Brésil : Pernambuco, Paraíba)
Yagan (Chili)
yaruro
yuracare (Bolivie)
yuki (Colombie, Brésil)
yuri (Colombie, Brésil)
yurumanguí (Colombie)

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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:06

Pourtant;

Langues amérindiennes
Article détaillé : Langues amérindiennes.
Les principales familles de langues amérindiennes (à l'exception du quechua, aymara et mapudungun).

La population indienne, chiffrée par millions, a été progressivement refoulée vers l'intérieur du continent. Paradoxalement, l'importance de cette population locutrice ne garantit en rien la pérennité des langues amérindiennes, qui sont pour la plupart menacées d'extinction.

On distingue habituellement ces langues selon l'importance recensée de la population locutrice.
« Grandes » langues

On dénombre habituellement quatre « grandes » langues amérindiennes en Amérique du Sud :

le quechua ;
l'aymara ;
le mapudungun ;
le guarani.

Langues amazoniennes

Les langues amazoniennes sont parlée dans les neuf pays du bassin amazonien : le Brésil, le Venezuela, la Guyane, le Guyana, le Suriname, la Colombie, l'Équateur, le Pérou, la Bolivie.

Beaucoup de ces langues sont parlées à cheval sur les frontières, en zones marginales des pays, pour beaucoup parce que les populations indigènes des côtes et du centre, exploitées par les européens, ont été exterminées. Ce sont dans leur ensemble des langues très menacées.

La région amazonienne constitue un « trou noir » linguistique, au même titre que la Nouvelle-Guinée. Le travail linguistique sur ces langues, qui dans leur diversité se sont révélées être très intéressantes pour le développement de la linguistique, est encore très limité.
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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:08

Caractéristiques principales
Épicentre, hypocentre (foyer) et faille

L'hypocentre ou foyer sismique peut se trouver entre la surface et jusqu'à sept cents kilomètres de profondeur (limite du manteau supérieur) pour les événements les plus profonds.
Les trois grands types de failles
Quatre catégories de tremblements de terre

Un tremblement de terre est une secousse plus ou moins violente du sol qui peut avoir quatre origines : rupture d'une faille ou d'un segment de faille (séismes tectoniques) ; intrusion et dégazage d'un magma (séismes volcaniques) ; « craquements » des calottes glaciaires se répercutant dans la croûte terrestre2 ; explosion, effondrement d'une cavité (séismes d'origine naturelle ou dus à l'activité humaine)3. En pratique on classe les séismes en trois catégories selon les phénomènes qui les ont engendrés :
Séismes tectoniques

Les séismes tectoniques sont de loin les plus fréquents et dévastateurs. Une grande partie des séismes tectoniques a lieu aux limites des plaques, où se produit un glissement entre deux milieux rocheux. Ce glissement, localisé sur une ou plusieurs failles, est bloqué durant les périodes inter-sismiques (entre les séismes), et l'énergie s'accumule par la déformation élastique des roches4. Cette énergie et le glissement sont brusquement relâchés lors des séismes. Dans les zones de subduction, les séismes représentent en nombre la moitié de ceux qui sont destructeurs sur la Terre, et dissipent 75 % de l'énergie sismique de la planète. C'est le seul endroit où on trouve des séismes profonds (de 300 à 645 kilomètres). Au niveau des dorsales médio-océaniques, les séismes ont des foyers superficiels (0 à 10 kilomètres), et correspondent à 5 % de l'énergie sismique totale. De même, au niveau des grandes failles de décrochement, ont lieu des séismes ayant des foyers de profondeur intermédiaire (de 0 à 20 kilomètres en moyenne) qui correspondent à 15 % de l'énergie. Le relâchement de l'énergie accumulée ne se fait généralement pas en une seule secousse, et il peut se produire plusieurs réajustements avant de retrouver une configuration stable. Ainsi, on constate des répliques à la suite de la secousse principale d'un séisme, d'amplitude décroissante, et sur une durée allant de quelques minutes à plus d'un an. Ces secousses secondaires sont parfois plus dévastatrices que la secousse principale, car elles peuvent faire s'écrouler des bâtiments qui n'avaient été qu'endommagés, alors que les secours sont à l'œuvre. Il peut aussi se produire une réplique plus puissante encore que la secousse principale quelle que soit sa magnitude. Par exemple, un séisme de 9,0 peut être suivi d'une réplique de 9,3 plusieurs mois plus tard même si cet enchaînement reste extrêmement rare.
Séismes d'origine volcanique

Les séismes d'origine volcanique résultent de l'accumulation de magma dans la chambre magmatique d'un volcan. Les sismographes enregistrent alors une multitude de microséismes (trémor) dus à des ruptures dans les roches comprimées ou au dégazage du magma3. La remontée progressive des hypocentres (liée à la remontée du magma) est un indice prouvant que le volcan est en phase de réveil et qu'une éruption est imminente.
Séismes d'origine polaire

Les glaciers et la couche de glace présentent une certaine élasticité, mais les avancées différentiées et périodiques (rythme saisonnier marqué) de coulées de glace provoquent des cassures dont les ondes élastiques génèrent des tremblements de terre, enregistrés par des sismographes loin du pôle à travers le monde2 . Ces « tremblements de terre glaciaires » du Groenland sont caractérisés par une forte saisonnalité. Une étude publiée en 2006 a conclu que le nombre de ces séismes avait doublé de 2000 à 2005, tendance temporelle suggérant un lien avec une modification du cycle hydrologique et une réponse glaciaire à l'évolution des conditions climatiques2. Si l'on considère qu'une part du réchauffement climatique est d'origine humaine, une part des causes de ces séismes pourrait être considérée comme induits par l'Homme (voir ci-dessous).
Séismes d'origine artificielle
Article détaillé : Séismes induits.

Les séismes d'origine artificielle ou « séismes » de faible à moyenne magnitude sont dus à certaines activités humaines telles que barrages, pompages profonds, extraction minière, explosions souterraines ou nucléaires, ou même bombardements5. Ils sont fréquents et bien documentés depuis les années 1960-1970. Par exemple, rien que pour la France et uniquement pour les années 1971-1976, plusieurs séismes ont été clairement attribués à des remplissages de lacs-réservoirs, à l'exploitation de gisements pétrolifères ou aux mines :

le remplissage du lac de Vouglans (Jura) (magnitude 4,3, le 21 juin 1971) qui produit des dégâts dans les villages voisins du barrage,
autour du lac-réservoir de l'Alesani, en Corse, le 29 septembre 1971 un séisme est ressenti sur une faible surface centrée sur le lac (dans une zone jusqu'alors complètement asismique) . En avril 1978, lors d'un nouveau remplissage (après vidange du barrage durant plusieurs mois), un nouveau séisme de magnitude 4,4 est ressenti,
le lac-réservoir de Sainte-croix-du-Verdon (Alpes-de-Haute-Provence) n'a pas bougé lors de son remplissage, mais de septembre 1973 à août 1975, les stations séismiques télémétrées ont enregistré plus de 90 petites secousses, au voisinage même du lac, et leur fréquence maximale (36 secousses en 3 mois) correspondait au moment du pic de remplissage (mars-mai 1975),
le gisement pétrolifère et gazier de Lacq (surveillé depuis 1974), a encore produit des séismes (dont le 31 décembre 1972 de magnitude 4,0, ainsi qu'en avril 2016 de magnitude 46),
le gisement gazier de Valempoulières (Jura) a généré un petit séisme le 8 janvier 1975, ressenti dans les communes l'entourant,
des « coups de toit » peuvent toucher les régions minières, à l'image des anciens bassins houillers de Fuveau-Gardanne dans les Bouches-du-Rhône et celui de Creutzwald-Merlebach en Moselle, et peuvent être confondus avec de véritables séismes naturels7.

Les tremblements de terre engendrent parfois des tsunamis, dont la puissance destructrice menace une part croissante de l'humanité, installée en bordure de mer. Ils peuvent aussi menacer les installations pétrolières et gazières offshore et disperser les décharges sous-marines contenant des déchets toxiques, déchets nucléaires et munitions immergées. On cherche à les prévoir, pour s'en protéger, à l'aide d'un réseau mondial d'alerte, qui se met en place, en Indonésie et Asie du Sud Est notamment.

Dans certains cas, les séismes provoquent la liquéfaction du sol : un sol mou et riche en eau perdra sa cohésion sous l'effet d'une secousse.

Risques de séismes dus aux essais dans les centrales géothermiques :

Un centre de recherche sur les centrales géothermiques, dans le nord-est de la France, expérimente des techniques de géothermie. L’expérience consiste à injecter de l'eau froide dans des poches de magma (2 trous préalablement forés, l'un pour l'entrée de l'eau froide et l'autre pour la sortie de l'eau transformée en vapeur, puis de la récupérer sous forme de vapeur, de la mettre en pression puis de faire tourner une turbine puis produire de l'électricité.

Conséquences de l'expérience :

L'injection d'eau froide dans les poches de magma agissait sur les failles environnantes, l'eau agissait comme lubrifiant et produisait des micro séismes qui pouvaient jusqu'à produire des fissures sur les murs des maisons.
Magnitude
Articles détaillés : Magnitude d'un séisme et Échelle de magnitude de moment.

La puissance d'un tremblement de terre peut être quantifiée par sa magnitude, notion introduite en 1935 par le sismologue Charles Francis Richter8. La magnitude se calcule à partir des différents types d'ondes sismiques en tenant compte de paramètres comme la distance à l'épicentre, la profondeur de l'hypocentre, la fréquence du signal, le type de sismographe utilisé, etc. La magnitude est une fonction continue logarithmique8: lorsque l'amplitude des ondes sismiques est multipliée par 10, la magnitude augmente d'une unité. Ainsi, un séisme de magnitude 7 provoquera une amplitude dix fois plus importante qu'un événement de magnitude 6, cent fois plus importante qu'un de magnitude 5.

La magnitude, souvent appelée magnitude sur l'échelle de Richter, mais de manière impropre, est généralement calculée à partir de l'amplitude ou de la durée du signal enregistré par un sismographe8. Plusieurs valeurs peuvent être ainsi calculées (Magnitude locale M L {\displaystyle M_{L}} M_{L}, de durée M D {\displaystyle M_{D}} M_{D}, des ondes de surfaces M S {\displaystyle M_{S}} M_{S}, des ondes de volumes M B {\displaystyle M_{B}} M_{B}). Ces différentes valeurs ne sont pas très fiables dans le cas des très grands tremblements de terre. Les sismologues lui préfèrent donc la magnitude de moment (notée M W {\displaystyle M_{W}} M_{W}) qui est directement reliée à l'énergie libérée lors du séisme8. Des lois d'échelle relient cette magnitude de moment à la géométrie de la faille (surface), à la résistance des roches (module de rigidité) et au mouvement cosismique (glissement moyen sur la faille).
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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:10

Intensité macrosismique
Article détaillé : Risque sismique.
Carte des intensités du tremblement de terre d'Haïti de 2010.

La magnitude d'un séisme ne doit pas être confondue avec l'intensité macrosismique (sévérité de la secousse au sol) qui se fonde sur l'observation des effets et des conséquences du séisme sur des indicateurs communs en un lieu donné : effets sur les personnes, les objets, les mobiliers, les constructions, l'environnement. Le fait que ces effets soient en petit nombre ou en grand nombre sur la zone estimée est en soi un indicateur du niveau de sévérité de la secousse. L'intensité est généralement estimée à l'échelle de la commune. On prendra par exemple en compte le fait que les fenêtres ont vibré légèrement ou fortement, qu'elles se sont ouvertes, que les objets ont vibré, se sont déplacés ou ont chuté en petit nombre ou en grand nombre, que des dégâts sont observés, en tenant compte des différentes typologies constructives (de la plus vulnérable à la plus résistante à la secousse), les différents degrés de dégâts (du dégât mineur à l'effondrement total de la construction) et si la proportion des dégâts observés est importante ou non (quelques maisons, ou l'ensemble des habitations)9.
Les échelles d'intensité comportent des degrés généralement notés en chiffres romains, de I à XII pour les échelles les plus connues (Mercalli, MSK ou EMS). Parmi les différentes échelles, on peut citer :

l'échelle Rossi-Forel (aussi notée RF) ;
l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik (aussi notée MSK) ;
l'échelle de Mercalli (notée MM dans sa version modifiée) ;
l'échelle de Shindo (震度) de l'agence météorologique japonaise ;
l'échelle macrosismique européenne (aussi notée EMS98);

Les relations entre magnitude et intensité sont complexes. L'intensité dépend du lieu d'observation des effets. Elle décroît généralement lorsqu'on s'éloigne de l'épicentre en raison des atténuations dues à la distance (atténuation géométrique) ou au milieu géologique traversé par les ondes sismiques (atténuation anélastique ou intrinsèque), mais d'éventuels effets de site (écho, amplification locale, par exemple par des sédiments ou dans des pitons rocheux) peuvent perturber les courbes moyennes de décroissance que l'on utilise pour déterminer l'intensité et l'accélération maximale du sol qu'ont à subir les constructions sur les sites touchés, ou qu'ils auront à subir sur un site précis lorsqu'on détermine un aléa sismique.

Statistiquement, à 10 kilomètres d'un séisme de magnitude 6, on peut s'attendre à des accélérations de 2 mètres par seconde au carré, des vitesses du sol de 1 mètre par seconde et des déplacements d'une dizaine de centimètres; le tout, pendant une dizaine de secondes10.
Différents types d'ondes sismiques
Article détaillé : Onde sismique.

Au moment du relâchement brutal des contraintes de la croûte terrestre (séisme), deux grandes catégories d'ondes peuvent être générées. Il s'agit des ondes de volume qui se propagent à l'intérieur de la Terre et des ondes de surface qui se propagent le long des interfaces11.

Dans les ondes de volume, on distingue :

les ondes P ou ondes de compression. Le déplacement du sol se fait par dilatation et compression successives, parallèlement à la direction de propagation de l'onde. Les ondes P sont les plus rapides (6 km/s près de la surface). Ce sont les ondes enregistrées en premier sur un sismogramme11 ;
les ondes S ou ondes de cisaillement. Les vibrations s'effectuent perpendiculairement au sens de propagation de l'onde, comme sur une corde de guitare. Plus lentes que les ondes P, elles apparaissent en second sur les sismogrammes11.

Les ondes de surface (ondes de Rayleigh, ondes de Love) résultent de l'interaction des ondes de volume. Elles sont guidées par la surface de la Terre, se propagent moins vite que les ondes de volume, mais ont généralement une plus forte amplitude11. Généralement ce sont les ondes de surface qui produisent les effets destructeurs des séismes.
Enregistrement des séismes

Les plus anciens relevés sismiques datent du VIIIe millénaire av. J.‑C.[réf. nécessaire].
Séismes les plus puissants enregistrés depuis 1900

Tremblements de terre de magnitude au moins égale à 8.
Pays Ville / Zone Magnitude Date Nombre de morts Nombre de blessés Remarques et liens vers les articles détaillés
Chili Valdivia 9,5 22 mai 1960 3 000 Séisme de 1960 de Valdivia (le séisme le plus violent jamais recensé)
Sumatra Andaman 9,4 26 décembre 2004 227 898 125 000 Séisme du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien
États-Unis Alaska 9,2 27 mars 1964 131 Séisme de 1964 en Alaska
Russie Kamtchatka 9,0 4 novembre 1952
Japon Sendai, Côte Pacifique du Tōhoku 9,012,13 11 mars 2011 15 776 morts et 4 225 disparus14,15 5 92914,15 Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku
Équateur 8,8 1906
Chili Concepción 8,8 27 février 2010 497 Séisme de 2010 au Chili
États-Unis Alaska 8,7 1965
Sumatra Île de Nias 8,7 28 mars 2005 905 Séisme de 2005 à Sumatra
Océan Indien Proche de l'Indonésie Inde, Thaïlande et Sri Lanka 8,7 puis réplique de 8,3 11 avril 201216
Tibet 8,6 15 août 1950
Alaska Andreanof 8,6 9 mars 195717
Russie Iles Kouriles 8,5 1963
Kamtchatka 8,5 1923
Indonésie Mer de Banda 8,5 1er février 1938 Séisme de la mer de Banda
Pérou Arequipa 8,4 23 juin 2001 250 1 000 Séisme de 2001 au Pérou
Japon Kanto 8,3 1er septembre 1923 141 720 Séisme de 1923 de Kantō
Chili Chillán 8,3 24 janvier 1939 28 000 58 000
Tonga 8,3 3 mai 2006 Séisme de 2006 aux Tonga
Russie Iles Kouriles 8,3 15 novembre 2006 Raz de marée d'1,80 m et effets à plus de 16 000 km de l'épicentre, notamment à Crescent City, Californie
Russie Iles Kouriles 8,3 13 janvier 2007
Océan Pacifique 8,3 29 septembre 2009
Russie Mer d'Okhotsk, proche de la péninsule du Kamtchatka 8,3 24 mai 201318
Chili Océan Pacifique, 46 kilomètres au large de la localité côtière d'Illapel 8,3 16 septembre 201519 Séisme du 16 septembre 2015 au Chili
États-Unis San Francisco 8,2 18 avril 1906 3 000 Séisme de 1906 à San Francisco
Chili Valparaíso 8,2 17 août 1906 20 000 20 000
Chili Au large d'Iquique, à environ 89 km sud-ouest de Cuya, à une profondeur de 46,4 km dans l'océan Pacifique 8,2 1er avril 2014 à 20h46 locales20,21 5 Séisme de 2014 au Chili
Mexique Mexico 8,1 19 septembre 1985 10 000 Séisme de 1985 à Mexico
Pérou Ica, Lima 8,0 15 août 2007 387 1 050
Séismes les plus meurtriers depuis 1900

Tremblements de terre ayant fait plus de 15 000 morts d'après les estimations des autorités locales, placés dans l'ordre chronologique.
Ville / Zone Pays Date Magnitude Nombre de morts Remarques et liens vers les articles détaillés
Kangra Inde 4 avril 1905 8,6 19 000
Santiago du Chili Chili 17 août 1906 8,6 20 000
Messine Italie 28 décembre 1908 7,5 100 00022
Article détaillé : Séisme de 1908 à Messine.
Avezzano Italie 13 janvier 1915 7,5 29 980
Bali Indonésie 21 janvier 1917 8.2 15 000
Gansu Chine 16 décembre 1920 8,6 200 000
Tokyo Japon 1er septembre 1923 8,3 143 000 Le séisme de 1923 de Kantō est suivi d'un gigantesque incendie.
Xining Chine 22 mai 1927 8,3 200 000
Gansu Chine 25 décembre 1932 7,6 70 000
Quetta Pakistan 30 mai 1935 7,5 45 000
Chillán Chili 24 janvier 1939 8,3 28 000
Erzincan Turquie 26 décembre 1939 8,0 30 000
Achgabat URSS 5 octobre 1948 7,3 110 000
Dashti Biaz Khorassan Iran 31 août 1968 7,3 16 000
Chimbote Pérou 31 mai 1970 8,0 66 000
Yibin Chine 10 mai 1974 6,8 20 000
Guatemala 4 février 1976 7,5 23 000
Tangshan Chine 27 juillet 197623 8,2 240 000 Le nombre officiel de morts est 240 000 personnes24. D'autres estimations font état de 500 00022 à 800 000 victimes directes ou indirectes25.
Article détaillé : Séisme de 1976 à Tangshan.
Michoacan Mexique 19 septembre 1985 8,1 20 000
Article détaillé : Séisme de 1985 à Mexico.
Région de Spitak Arménie 7 décembre 1988 7,0 25 000
Article détaillé : Séisme de 1988 en Arménie.
Zangan Iran 20 juin 1990 7,7 45 000
Kocaeli Turquie 17 août 1999 7,4 17 118
Article détaillé : Séisme de 1999 en Turquie.
Chi-chi (en) Taïwan 21 septembre 1999 7,3 2 415
Bhuj Inde 26 janvier 2001 7,7 20 085
Bam Iran 26 décembre 2003 6,6 26 271
Article détaillé : Séisme de 2003 à Bam.
Sumatra Indonésie 26 décembre 2004 9,4 227 898
Article détaillé : Séisme du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien.
Muzaffarabad Pakistan 8 octobre 2005 7,6 79 410
Article détaillé : Séisme de 2005 au Cachemire.
Province du Sichuan Chine 12 mai 2008 7,9 87 149
Article détaillé : Séisme du Sichuan de mai 2008.
Port-au-Prince Haïti 12 janvier 2010 7,2 230 000
Article détaillé : Séisme de 2010 à Haïti.
Côte Pacifique du Tōhoku Japon 11 mars 2011 9,3 15 776 morts et 4 225 disparus14,15
Article détaillé : Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku.
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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:11

Méthodes de détection
Ancienne méthode chinoise
Article détaillé : Histoire de la géologie.
Réplique du sismographe de Zhang Heng

L'ancienne méthode chinoise consistait en un vase de bronze comportant huit dragons sur le contour, le Houfeng Didong Yi du chinois Zhang Heng. Une bille était placée dans la gueule de chacun d'eux, prête à tomber dans la gueule d'un crapaud. Lorsqu'un séisme se produisait, la bille d'un des dragons (dépendant de l'endroit où se produisait le séisme) tombait dans la gueule d'un des crapauds. Cela indiquait la direction de l'épicentre du tremblement de terre, et vers où il fallait envoyer les secours.
Méthodes modernes
Article détaillé : Mesure en sismologie.

La localisation de l'épicentre par des moyens modernes se fait à l'aide de plusieurs stations sismiques (3 au minimum), et un calcul tridimensionnel. Les capteurs modernes permettent de détecter des événements très sensibles, tels qu'une explosion nucléaire.

Le Centre sismologique euro-méditerranéen a quant à lui développé un processus de détection sismique basé sur l'analyse du trafic web et des contenus sur Twitter. La collecte de témoignages et de photos permet en outre de connaître l'intensité des séismes ressentis, et d'apprécier et géolocaliser les dégâts matériels.
Méthodes de prévision

On peut distinguer trois types de prévisions : la prévision à long terme (sur plusieurs années), à moyen terme (sur plusieurs mois) et à court terme (inférieur à quelques jours)26.
Long terme

Les prévisions à long terme reposent sur une analyse statistique des failles répertoriées et sur des modèles déterministes ou probabilistes des cycles sismiques. Elles permettent de définir des normes pour la construction de bâtiments, en général sous la forme d'une valeur d'accélération maximale du sol (pga, peak ground acceleration). Certaines failles telles celles de San Andreas en Californie ont fait l'objet d'études statistiques importantes ayant permis de prédire le séisme de Santa Cruz en 1989. Des séismes importants sont ainsi attendus en Californie, ou au Japon (Tokai, magnitude 8.3). Cette capacité prévisionnelle reste cependant du domaine de la statistique, les incertitudes sont souvent très importantes, on est donc encore loin de pouvoir prévoir le moment précis d'un séisme afin d'évacuer à l'avance la population ou la mettre à l'abri.
Moyen terme

Les prévisions à moyen terme sont plus intéressantes pour la population. Les recherches sont en cours pour valider certains outils, comme la reconnaissance de formes (dilatance).
Court terme
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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:13

Dans l'état actuel des connaissances, on ne peut pas prédire les séismes à court terme, c'est-à-dire déterminer la date et l'heure exacte d'un événement sismique, même si on peut souvent déterminer le lieu d'un futur séisme (une faille active principalement), et quelques autres caractéristiques. Cependant, la recherche fondamentale en sismologie s'emploie à tenter de découvrir des moyens de prédiction scientifiques.
D'autres moyens ont été cités : par exemple, certains animaux semblent détecter les tremblements de terre : serpents, porcs, chiens... Deux heures avant un séisme à Yientsin, en 1969, les autorités chinoises ont lancé un avertissement fondé sur l’agitation des tigres, des pandas, des yacks et des cerfs du zoo. Aucune étude scientifique n’a réussi pour le moment à prouver ce phénomène 27.

Les prévisions à court terme se basent sur des observations très précises des terrains à risque. Les moyens de détection peuvent avoir un coût important et des résultats non garantis, du fait de la grande hétérogénéité des signes précurseurs d'un séisme, voire leur absence dans des séismes pourtant de grande ampleur, tels que TangShan ou Michoacan, qui avaient été prévus à moyen terme mais non à court terme.

Les gouvernements ont besoin d'informations certifiées pour évacuer une population des sites suspectés. Les États-Unis utilisent des outils de grande sensibilité autour des points statistiquement sensibles (tels que Parkfield en Californie) : vibrateurs sismiques utilisés en exploration pétrolière, extensomètres à fil d'invar, géodimètres à laser, réseau de nivellement de haute précision, magnétomètres, analyse des puits. Le Japon étudie les mouvements de l'écorce terrestre par GPS28 et par interférométrie (VLBI), méthodes dites de géodésie spatiale. En Afrique du Sud, les enregistrements se font dans les couloirs des mines d'or, à 2 km de profondeur. La Chine se base sur des études pluridisciplinaires, tels que la géologie, la prospection géophysique ou l'expérimentation en laboratoire.

La surveillance d'anomalies d'émission de radon (et de potentiel électrique) dans les nappes sont évoqués29, basée sur l'hypothèse qu'avant un séisme le sous-sol pourrait libérer plus de radon (gaz radioactif à faible durée de vie). On a constaté (par exemple en Inde30) une corrélation entre taux de radon dans les nappes souterraines et activité sismique. Un suivi en temps réel du radon à coût raisonnable est possible30. On a aussi montré dans les Alpes françaises que les variations de niveaux (de plus de 50 mètres) de deux lacs artificiels modifiaient les émissions périphériques de radon31.

Des recherches récentes soutiennent une possible corrélation entre des changements de l'ionosphère et des tremblements de terre, ce qui pourrait permettre des prédictions à court-terme32.
Notes et références

↑ François Michel, Roches et paysages, reflets de l’histoire de la Terre, Paris, Berlin, Orléans, BRGM éditions, 2005, (ISBN 978-2-7011-4081-0), p.74.
↑ a, b et c Göran Ekström, Meredith Nettles et Victor C. Tsai, Seasonality and Increasing Frequency of Greenland Glacial Earthquakes ; Science 2006-03-24 ; pp 1756-1758 (résumé [archive]).
↑ a et b Documents pédagogiques de l'EOST ; les catégories de séismes Les catégories de séismes [archive].
↑ Les Séismes. Planète Terre, Université Laval, Québec Les séismes [archive].
↑ Bombs may have caused quake [archive], 6 mars 2002.
↑ Hubert Bruyère, « Le gisement de Lacq est à l'origine du séisme de ce lundi matin en Béarn », La République des Pyrénées,‎ 25 avril 216 (lire en ligne [archive]).
↑ Observations sismologiques, sismicité de la France de 1971 à 1979 [archive], Bureau central sismologique français, Strasbourg, 1983.
↑ a, b, c et d Documents pédagogiques de l'EOST; la magnitude d'un séisme La magnitude d un séisme [archive].
↑ Documents pédagogiques de l'EOST; l'Intensité d'un séisme L'intensité d'un séisme [archive].
↑ Pascal Bernard (IPGP), Qu'est-ce qui fait trembler la terre?, EDP Sciences, 2003 (ISBN 978-2868836298) (page 265).
↑ a, b, c et d Documents pédagogiques de l'EOST ; les ondes sismiques Les ondes sismiques [archive].
↑ « Japan's megaquake: what we know », New Scientist, article de Michael Reilly, senior technology editor, le 11 mars 2011, 17h22 GMT (1722 GMT, 11 March 2011), lien [archive] .
↑ http://www.jma.go.jp/jma/en/News/2011_Earthquake_01.html [archive].
↑ a, b et c (en) « Damage Situation and Police Countermeasures associated with 2011 Tohoku district - off the Pacific Ocean Earthquake - September 8, 2011 » [archive], sur www.npa.go.jp (National Police Agency of Japan) (consulté le 8 septembre 2011).
↑ a, b et c Bilan provisoire.
↑ Séisme au large de l'Indonésie [archive].
↑ Requalification de la magnitude du séisme, site de l'United States Geological Survey’s (USGS) Lien USGS-1957 [archive].
↑ Un puissant séisme frappe l'Extrême-Orient russe, ressenti jusqu'à Moscou [archive].
↑ Séisme au Chili : un million de personnes déplacées par crainte d’un tsunami » [archive].
↑ [1] [archive].
↑ [2] [archive].
↑ a et b Jean Demangeot, Les milieux « naturels » du globe, Paris, Armand Colin, 10e édition, 2002, (ISBN 978-2-200-34608-9), p.101.
↑ Le séisme a eu lieu le 28 juillet à 03:42 heure locale. Mais en général la référence pour le temps d'origine d'un tremblement de terre est l'heure UTC et donc le 27 juillet compte tenu des 8 heures de différence.
↑ « 7.2-Magnitude Earthquake Strikes China » dans The Chicago Tribune du 20-03-2008, [lire en ligne [archive]].
↑ François Michel, Roches et paysages, reflets de l’histoire de la Terre, Paris, Belin, Orléans, brgm éditions, 2005, (ISBN 978-2-7011-4081-0), p.74.
↑ (fr) Rapport de l'assemblée nationale française - Les Séismes et mouvements de terrain, chap.3 [archive].
↑ http://www.dinosoria.com/animal_seisme.htm [archive].
↑ Monitoring of Earthquakes, Tsunamis and Volcanic Activity, Japan Meteorological Agency, Tokyo, Japan part Prediction and Information Services for the [archive] Tokai Earthquake.
↑ A. PAWULA, 1997 : Contribution à l’explication des anomalies du radon 222 dans le milieu naturel. Point de vue d’un géologue. Séminaire SUBATECH, École des mines de Nantes, Laboratoire de physique subatomique et des technologies associées.
↑ a et b M. Singh, M. Kumar, R. K. Jain and R. P. Chatrath, Radon in ground water related to seismic events ; Radiation Measurements Volume 30, Issue 4, August 1999, Pages 465-469 doi:10.1016/S1350-4487(99)00049-9 (Résumé [archive]).
↑ Trique, M; Richon, P; Perrier, F; Avouac, JP; Sabroux, JC., 1999 Radon emanation and electric potential variations associated with transient deformation near reservoir lakes. NATURE, 399: (6732) 137-141. (Résumé [archive]).
↑ Ionospheric Precursors of Earthquakes, Sergey Pulinets, Kirill Boyarchuk, Springer, 2004, ISBN 978-3-540-20839-6.

Voir aussi
Bibliographie

Victor Davidovici, La construction en zone sismique, Paris, 1999, 330 p.
La réglementation et la technique de construction en zone sismique illustrée par des exemples concrets de calculs
Grégory Quenet, Les tremblements de terre en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. La naissance d'un risque, Seyssel, Champ Vallon, 2005

Articles connexes

Bradyséisme
Construction parasismique
Listes de séismes
Magnitude de moment
Mécanisme au foyer
Mégaséisme
Séisme artificiel provoqué par la catastrophe industrielle du 4 mai 1988
Sismologie
Tectonique des plaques
Tremblement d'étoile
Liste des catastrophes naturelles les plus meurtrières depuis l'Antiquité

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Séisme, sur Wikimedia Commons séisme, sur le Wiktionnaire Séisme, sur Wikinews

(en) Carte des séismes en temps réel de l'Institut d'études géologiques des États-Unis
(mul) Publications académiques sur les séismes sur Google Scholar
Conférence sur les séismes et les risques sismiques de l'université de tous les savoirs (16 juillet 2000).
Dossier sur les tremblements de terre sur le portail Futura-Sciences (1er octobre 2007)
EMSC's tools to diagnose the impact of global earthquakes from direct and indirect eyewitnesses contributions


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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:23

Toulouse, le 13 Septembre 2016

"Lettre vers tous les Croyants, les Laics, les Athées et Indiférents sans distinction de sexes et d'appartenance"

"A travers l'histoire, il y a tout ces regards qui porte sur l'espérance d'une terre bénite où résonne la paix et l'harmonie si désireuse dans le cœur de l'Homme. Certains ont construit et d'autres ont détruit... Les Femmes n'eurent pas dans un premier temps à se soucier de leur image, telle des lionnes, elles étaient libre de se soumettre ou de se dérober à l'acte naturel de la Nature et de ses lois. Mais voilà; nous avons voulu une femme unique dans sa présentation et son comportement: La diversité lui fut enlevé et l'Homme perdit son statut d'être suprême de Dieu. Les Hyènes, les lions et les Éléphants devint les inspirateurs de l'évolution humaine, plus nous apprenons à observer ce qui reste de sauvage dans la nature, nous voyions que nous avons voulu supprimer ces codes d'honneurs... Ce qui était preuve de charité fut transformé en faiblesse ! Le lion qui élevait les fils de ses frères, ce lion là fut tué par les Hommes et ceux qui prirent sa défense furent exilés du cœur des femmes... On les transforma pour les soustraire à leurs regards... Trouvé vous cela juste mesdames d'être puni pour un acte de bonté à l'égard de ce lion qui adopta les orphelins de ces crimes et qui honoré les dettes des Dames Lionnes à l'égard de Yahvé, Dieu, Allah, Vishnou ou Éternel est l’Éternel. Oui malgré mon sens laïque, je crois au courage de la Charité et de la Valeur malgré tout j'ai perdu ma naïveté devant le Lâche, le Traitre, l’Envieux et la Haine. J'aime le regard tel le lion qui protège son territoire, Sa Lionne et Son Peuple et qui n'ose pas cacher son admiration devant les singes et les éléphants imprégné de sagesse et de Bonté... Le Courage de la Girafe, la Hargne de la Hyène, l'endurance du Serpent, la moquerie du Scorpion et les enseignements de la Mouche. Les Mouches indiquent l'eau et sont des reversoirs aussi utile que le Chameau et le Cheval... Les hirondelles qui faisait sourire les Femmes et les Enfants; Et malgré la Cruauté du Temps, il y avait toujours une place pour la valeur du Courage et du charitable... Voilà à partir de quoi et selon les percepts de Gordon Pacha et l’Enseignement de l’Écoute du Temps et de La Nature nous pouvons reconstruire Alep, Petra et tous ces Oasis qui faisait les charmes de nos querelles de Commerçants, de Patriarches et de Familles. Nous ne pourrons jamais éviter des querelles ou des discordes de Voisinages, mais Sauvegarder Notre Honneur, ça sera mon premier engagement d'Homme contre l'Esclavage, le Viol, la Torture, La Faim, La soif et pour l'équilibre, le partage, la manifestation, l'égalité, de réunion et de gréve."

Ecrit de
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MessageSujet: Re: Haiti, Saint Domingue, Les Typhons et Y'becca.   Lun 21 Nov à 9:24

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t41-y-becca-ou-murmure-de-l-arbre-olivier

Profils des Juges du Secourisme et
la république de l'Olivier.

Chére Minouska, Féline de Pierre et Yvette et toutes les bonnes volonté(e)s

Je regarde le temps différemment après la mort de Athéna la chatte Bleue.
De longues années à voyager; à travailler et à écrire... Tel un Spartiate, je me suis emprunt à une apogée sur la compréhension du monde qui m'entourai de ses richesses; J' y ai rencontré des lueurs, des affronts et des forces.

Je regarde celle qui a su réveiller la force de réveiller ces écrits que j'ai voulu sauvegarder par le fait que après
tout, aide toi et le ciel te répondra: Et je dois dire que ma volonté fut exaucer... Alors je regarde Minouska, une chatte qui a recueilli mon cœur en lambeau lors de la guerre ou intifada, si vous préférez:

Le Juge Suprême de la république de l'Olivier est un personnage
qui doit s'informer et accueillir la Parole de l'un et de l'Autre. Il se doit d'écrire des vers, des proverbes, des espoirs, des fables car notre peuple aime cela: Ni fouet, ni chaines ! être sérieux devant les nuages gris !
Car l'arbre peur garantir notre fraternité et la justice de l'eau propager la diversités des écritures des forets donc vers la connaissance et Yahvé... La République est le pilier de l’Âme dans le sens où il s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première du Juge Suprême de la République de l'olivier.

Dans la vallée du Nil à la plaine des cèdres; le juge suprême doit présenter ses hontes et ses espoirs... je vous fait part de mon expérience... Nuls réponses dans un premiers temps ne se fit entendre alors j'envoyai des mouettes, des chouettes et des canaris sous forme de lettre tel un oiseau qui apprends son premier envol.

Alors sous forme de mirage pour certains et pour d'autres, cela s'appelle un message. Je me fis ce constat et que la volonté en soit ainsi si il ne veulent pas entendre;

"Propage la Connaissance des serments car ce sont les hommes qui s'entretuent par leur entreprise, leur volonté et leur désir! Car certains vomissent sur la fraternité voilà un maillon de haine du trois en un délivré par le vieux coq... Rétablit l'apprentissage de l'Espérance sur l'apprentissage de marcher ! La canne de l'age n'est pas un spectre; elle est une source d'eau ! Tu apprendra à entendre ta douleur devant la faim ! Nous sommes des étapes et en cela cherche le fait d'exister ! La République est le pilier de l’Âme dans le sens où elle s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première !

Ecrit de
TAY
La chouette Effraie.

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