La.cinquieme.République

De la politique pure et affaires étrangeres
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Le Jardin des délices, la peinture de yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 9:40

Le concept d'essence (du latin essentia, du verbe esse, être, parent du grec ousia) désigne en métaphysique une distinction de l'être. Il désigne « ce que la chose est », par opposition au concept d'existence qui lui définit « l'acte d'exister ». Accident se dit de ce qui appartient à un être et peut en être affirmé avec vérité, mais n’est pourtant ni nécessaire ni constant1 :

La distinction entre essence et existence est souvent confondue avec celle entre substance et accidents. Cette distinction intervient pour traiter du problème du changement: La substance est ce qui est constitutif d'un être, ce qui persiste dans l'être au cours d'un changement. Les accidents sont les propriétés susceptibles d'être modifiées. Par exemple, la cire de la chandelle de Descartes est solide tandis que la cire fondue qui coule le long de son chandelier est liquide : il y a eu changement d'un accident (solide/liquide) mais non de substance (la cire reste de la cire).

Pour résumer, l'essence est ce qui répond à la question du « qu’est-ce que » pour un être, tandis que la substance permet d'en dégager la nature « essentielle » et invariante.

La distinction entre essence et existence prend un nouveau relief dans la philosophie de Jean-Paul Sartre qui applique cette distinction à l'Homme. Il affirme dans l'Existentialisme est un Humanisme « l’existence précède l'essence ». L'homme existe avant d'être défini, et ce sont ses actions qui définiront son essence, donc ce qu'il est. Ceci va à rebours de la métaphysique classique qui à la suite de Platon pense que l'existence est une réalisation d'une essence prédéfinie.

Sommaire

   1 L'accident chez Aristote
   2 Le statut ontologique
   3 Théorie de la connaissance
       3.1 Essence et existence
       3.2 Essence et apparence
   4 Utilisations du concept d'essence
       4.1 En éthique : l'essence comme structure normative
       4.2 Dans la théologie catholique médiévale
       4.3 Dans les traditions ésotériques
   5 Critique
   6 Notes et références
   7 Bibliographie
   8 Voir aussi
       8.1 Articles connexes
       8.2 Liens externes

L'accident chez Aristote

L'accident est un concept philosophique d'origine aristotélicienne. Il désigne tout « ce qui appartient à une chose et qu'on peut dire vrai d'elle mais non de façon nécessaire ni de façon générale » : accidentelle est par exemple la découverte d'un trésor par celui qui creuse pour planter un arbre ; en effet cela ne se produit ni toujours (ou nécessairement) ni généralement (Métaphysique 30-,1025a14 et suivantes E21026b et suivantes). Aristote fait la différence entre propriétés accidentelles (occasionnelles) et propriétés essentielles (persistantes ou éternelles) d'un être : l'accident est ce qui appartient à chaque chose pour soi mais qui n'entre pas dans son essence.
Le statut ontologique

Platon voyait l’essence comme idée2. Les individus de cette espèce, sont les choses sensibles; ils sont des copies ou des imitations imparfaites des idées. Les idées sont des modèles. Les idées sont pures et éternelles, sont séparées du monde des sens, et sont la réalité authentique.

Les philosophes réalistes croyaient que l’essence était séparée des choses, qu’elle les déterminait. Par exemple, l’idée de la beauté, en ce qui concerne les belles choses. Platon est un réaliste3 (ou un idéaliste objectif) : ce réalisme métaphysique consiste à soutenir la thèse de l'existence de formes ou d’archétypes extérieurs et indépendants de nous, archétypes qui servent de modèles aux choses du monde sensible, au devenir. Ce sont ces archétypes qui constituent la réalité de toutes choses, leur essence par quoi nous pouvons les penser, permettant ainsi à la science et la philosophie, d'avoir une assise immuable. La réalité des choses sensibles, est inférieure. Les choses du monde sensible, en perpétuel devenir, participent à ces archétypes ou formes, dont elles reçoivent le nom4. L'image est un peu celle d’un moule et des beignets qu’il fabriquerait et dont la similitude suggérerait l’existence5.

Edmund Husserl propose une fausse idealität de l’essence : l’essence fait l'objet intentionnel : ce qui est vis-à-vis à la conscience6
Théorie de la connaissance

Dans le domaine de la connaissance, cette distinction signifie que l'essence est la condition de possibilité de la définition et du concept, car ce qu'est une chose est pour elle nécessaire et identique à soi. Ainsi, la nécessité est l'objet du discours scientifique. Un cercle dessiné sur un tableau existe en tant que dessin, mais son identité, elle, revient à définir le cercle.

Pour autant, toutes les essences ne se valent pas quand on vient à les connaître en tant que telles, c'est-à-dire en tant que réalité : Platon distingue ainsi réalité sensible et réalité intelligible ou idéelle, la première ne tenant son essence que de la seconde ; mais les secondes échappent à la connaissance commune des hommes, qui manquent donc une part de réalité.
Essence et existence

L'essentialisme assure que l’existence est empirique et ne permet pas de connaître les êtres : c'est le domaine de l'accidentel et du contingent, du multiple et de l'altérité irréductible. À l'inverse, l'existentialisme place l'essence comme le fruit non contingent de l'existence du sujet. Chez Heidegger, l'essence de l’homme consiste à se comprendre en tant qu'être-là, i.e. en tant qu'existence. Dans le premier cas, dont Descartes est un représentant, l'abstraction essentielle de l'existence donne l'essence, et inversement dans le second, comme chez Sartre. L'école anglo-saxonne, autour de Bertrand Russell, estime que l’on ne peut parler d'essence que des objets conçus dans un but, et non dans le cas de produits de la nature. La notion de téléonomie à partir de 19657 caractérisera la différence subtile entre une conception initiale (volontariste) telle que l’imaginait le créationnisme et évolution contrainte (stochastique) telle que suggérée par le mécanisme darwinien.
Essence et apparence

L'apparence apparaît comme le contraire de la réalité (res, rei : chose), qui n'est pas dans le domaine de l'idée : en effet, on distingue aisément l'idée, de la chose dont on a une idée. Cette distinction introduit le questionnement métaphysique sur la réalité des apparences, et sur sa pluralité qui s'oppose à l'identité de l'essence.
Utilisations du concept d'essence
En éthique : l'essence comme structure normative

L'essence étant le ce que c'est d'un être, elle en est la structure normative ; en conséquence, pour l'homme, le fait d'être humain impose des règles à l'individu singulier, dont l'individuation contingente est inessentielle et ne fonde donc aucune valeur éthique. L'éthique sera alors pour un homme particulier l'effort de son existence à rejoindre son essence (son être humain).
Dans la théologie catholique médiévale

En théologie thomiste, il est admis qu'en Dieu l'essence et l'existence sont une seule et même chose ; Dieu est de par sa propre essence, son essence (sa définition, en quelque sorte) est d'exister ("Je suis celui qui est", dans le Livre de l'Exode, 3, 14). En revanche, l'essence de l'homme n'implique pas l'existence. L'homme est donc un étant qui tient son existence d'autre chose ; c'est cette relation de dépendance qui fonde le lien religieux de la créature à son créateur. L'homme ne serait pas sans Dieu.
Dans les traditions ésotériques

Dans le gnosticisme, l'essence correspond à l'âme, que possèdent psychiques et pneumatiques.

Dans les enseignements de l'ésotériste Georges Gurdjieff, "l'essence est purement émotionnelle. Elle est tout d'abord le résultat des données héréditaires qui précèdent la formation de la personnalité et, plus tard, uniquement celui de l'influence ultérieure des sensations et des sentiments au milieu desquels l'homme vit, se développe. (...) Le centre de gravité de l'essence est le centre émotionnel."8
Critique

La critique de cette distinction passe habituellement par la négation de l'essence, soit comme réalité, soit comme être intelligible par l'homme. C'est le cas par exemple dans le scepticisme et chez Nietzsche. Cette négation se transforme parfois en nihilisme, puisqu'il n'est plus possible de faire de la réalité un objet intelligible doué de sens et que les valeurs de l'éthique ne trouvent plus aucun fondement certain.

Un argument contre le concept d'essence est que le devenir n'admet aucune réalité stable, car l'idée d'un être immuable est contradictoire, et que ce que l'on nomme essence n'est qu'un agrégat éphémère de forces ou d'atomes. La conséquence de la négation de l'essence est l'affirmation de la seule existence. René Descartes s'est dit être une substance dont toute l'essence ou la nature n'est que de penser9. Jean-Paul Sartre définit l'essence : c'est tout ce que la réalité humaine saisit d'elle-même comme ayant été10.


Notes et références

   ↑ Aristote, Métaphysique, Livre V
   ↑ « eidos »
   ↑ au sens qui opposera réalistes et nominalistes au Moyen Âge. Bertrand Russell fera remarquer qu’au XXe siècle on aurait plutôt permuté ces deux appellations
   ↑ Parménide (VI, 132-133)
   ↑ Le XXe siècle en offrira un écho par l’approche objet en informatique, mais aussi dans l'affirmation d'un monde platonicien « réel » par le physicien et mathématicien Roger Penrose
   ↑ Idées directrices pour une phénoménologie pure et une philosophie phénoménologique, 3 & 4
   ↑ Jacques Monod, Le hasard et la nécessité
   ↑ Gurdjieff parle à ses élèves, p.179-180, Eds. du Rocher
   ↑ Discours de la Méthode (4e partie)
   ↑ « L'essence, comme « tout ce que la réalité humaine saisit d'elle-même comme ayant été ». » (L'Être et le Néant, 1er partie, chap. 1)


Dernière édition par Minouska.KounakDenat le Ven 18 Nov à 10:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 9:42

Essence est un groupe de Thrash metal danois venant de Aalborg. Il a été créé en 2005 par Lasse Skov (guitare et chant), Mark Drastrup (guitare), Tobias Nefer (basse) et Martin Haumann (batterie).
Discographie

2007: Art in Imperfection (EP)
2011: Lost in Violence
2013: Last Night of Solace
2015 : Prime1,2

Notes et références

↑ http://www.spinefarmrecords.com/uk/news/2015/09/24/essence-reveal-first-singlevideo-untouchable-from-upcoming-album-prime/ [archive]
↑ http://www.metalwani.com/2015/10/review-essence-prime.html [archive]

-------------------------------------------------

La monophylie, du grec monos « seul » et phulon « tribu », est la caractéristique d'un groupe qui contient l'espèce souche dont descendent tous ses membres.

Sommaire

1 Définitions
1.1 Controverse
1.2 Propriétés mathématiques
2 Signification évolutive
3 Références
4 Voir aussi

Définitions
Controverse

Deux écoles de taxonomie s'affrontent sur la terminologie1.

Pour les évolutionnistes, la définition ci-dessus est suffisante (Simpson 1961)2 : le terme de monophylie est "la caractéristique d'un groupe qui contient l'espèce souche dont descendent tous ses membres", sans précision sur le caractère complet de la descendance. La monophylie unifie donc deux situations différentes : l'holophylie (du grec holos « tous ») et la paraphylie : dans le premier cas le groupe comprend tous les descendants de l'ancêtre commun (exemple des Sauropsides, figure de droite), tandis que dans le second cas certains descendants sont exclus du groupe (exemple des Reptiles = Sauropsides privés des Oiseaux). La monophylie sensu Simpson s'oppose donc à la polyphylie.

Pour les cladistes, la monophylie est la qualité d'un groupe qui inclut un ancêtre et tous ses descendants (Hennig 1966)3, ce qui en fait un synonyme de l'holophylie des évolutionnistes. La monophylie sensu Hennig s'oppose donc à la polyphylie mais aussi à la paraphylie. La notion est au cœur du paradigme cladiste : un clade est avant tout un groupe « monophylétique ».

Du fait de cette controverse, le terme « monophylétique » est ambigu hors contexte. L'usage actuellement majoritaire semble cependant être celui des cladistes. L'ambiguïté, le cas échéant, peut être levée en parlant de clade ou d'holophylie.

La polyphylie représente un cas qui n'intéresse aucune de ces deux écoles. Ce concept permet de clarifier le sens de certains regroupements pratiques faits dans la vie courante, hérités de classifications anciennes ou bien issus d'autres disciplines biologiques comme l'écologie. Par exemple, le groupe des animaux cavernicoles ou bien celui des mammifères marins sont des assemblages polyphylétiques pratiques, mais sans signification phylogénétique puisqu'ils ne sont ni holophylétiques ni paraphylétiques.
Propriétés mathématiques

En théorie des graphes, l'holophylie est égale à une paraphylie de degré 0 ainsi qu'à une polyphylie de degré 11.
Signification évolutive

La présence de caractères dérivés communs à différents taxons (appelés alors caractères dérivés propres ou synapomorphies) permet de regrouper ceux-ci sous un même nom, représentatif du caractère monophylétique du groupe. Par exemple, la présence d'un noyau dans les cellules des eucaryotes. Les eucaryotes forment donc un groupe holophylétique.
Références

↑ a et b Aubert, D. 2015. A formal analysis of phylogenetic terminology: Towards a reconsideration of the current paradigm in systematics. Phytoneuron 2015-66:1–54. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01240878v1 [archive]
↑ George Gaylord Simpson, 1961. Principles of animal taxonomy. New York: Columbia Univ. Press.
↑ Willi Hennig, 1966. Phylogenetic Systematics. Urbana: University of Illinois Press.

Voir aussi

Termes dérivés :

Hétérophylétique
Paraphylétique
Polyphylétique

Concepts associés :

Systématique évolutionniste
Cladistique
Taxinomie
Arbre phylogénétique
Groupe frère
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 9:43

Commanditaire et propriétaires successifs
Portrait en buste, sur fond uni et bleu-foncé, d'un homme barbu, coiffé d'un béret, portant un costume sombre.
Portrait réalisé par Bernard van Orley du général Henri III de Nassau-Breda (1483–1538), ami de Jérôme Bosch et commanditaire le plus probable du tableau.

Le Jardin des délices est une œuvre qui n'est pas documentée quant aux conditions de sa création60. Il en résulte que l'identité de son commanditaire exact demeure aujourd'hui sujet à controverses. Les moyens dont les chercheurs disposent pour répondre à cette question ne sont donc constitués que d'indices indirects. Premier indice, le triptyque apparaît comme une œuvre profane destinée à un propriétaire privé92. Deuxième indice, il apparaît que le triptyque entre dans la tradition des speculum nuptiorum, c'est à dire des "miroirs nuptiaux", tableau que le couple reçoit à l'occasion de son mariage et dont le but est d'enseigner les écueils à éviter pour un mariage réussi93. Cette affirmation s'appuie sur le thème-même de l'œuvre, à savoir le mariage symbolique d'Adam et Ève sur le panneau de gauche, ainsi que sur les attitudes et comportements des personnages du panneau du milieu qu'il est possible d'interpréter comme la présentation aux mariés des péchés auxquels ils pourraient succomber94. En outre, autre indice, une telle réalisation ne peut être faite que un cadre princier95. Enfin, dernier indice, le témoignage d'Antonio de Beatis, visitant le Palais de Nassau en 1517, atteste de la présence de l'œuvre parmi les possessions de la maison de Nassau, c'est à dire en l'occurence Henri III de Nassau69.
De ce faisceau d'indices, trois commanditaires possibles émergent particulièrement : d'un côté Engelbert II de Nassau (dont le mariage a lieu en 1462) et Henri III de Nassau-Breda (dont le mariage a lieu en 1503)96, et, de l'autre, Philippe le Beau (dont le mariage a lieu en 1496). Engelbert II de Nassau (1451-1504) est un membre de la Maison de Nassau. Il est comte de Nassau entre 1473 et 1504. N'ayant pas d'enfant, c'est son frère Jean V de Nassau-Dillenbourg qui lui succède et devient comte de Nassau entre 1504 et 1516. Henri III de Nassau-Breda, son fils, lui succède en 1516 jusqu'à sa mort en 1538. Quant à Philippe le Beau, il est duc de Bourgogne et fils héritier de l'empereur Maximilien Ier d'Autriche mais il meurt avant son père en 1506. Par ailleurs, il n'y a pas de lien d'héritage entre la Maison de Nassau et lui.
Portrait en buste d'un homme de trois-quart face, portant les cheveux sur la nuque, un bonnet, un gilet et tenant un oiseau de proie sur la main gauche.
Engelbert II de Nassau, oncle d'Henri III, aurait pu lui aussi être le commanditaire de l'œuvre selon une hypothèse récemment remise au goût du jour.

L'hypothèse Henri III de Nassau est la plus anciennement admise parmi la communauté scientifique car elle constitue l'explication la plus simple et bénéficie des indications les plus évidentes97. En premier lieu, il est un fait avéré que le triptyque faisait partie des possessions d'Henri III comme l'atteste le témoignage de Beatis en 151769. Par ailleurs, d'après Frédéric Elsig, l'œuvre aurait été créée comme en écho au triptyque du Jugement dernier de Vienne dont Philippe le Beau est le commanditaire98,Note 5. Enfin, il apparaît que Bosch et Henri III entretiennent une grande proximité intellectuelle voire amicale99, à tel point que Frédéric Elsig assure que l'œuvre doit aussi, dans une certaine proportion, sa paternité à Henri III lui-même100. Et en effet, l'œuvre cadre parfaitement avec les schémas intellectuels et moraux d'Henri III101.
Portrait en buste d'un jeune homme de trois-quart face, portant les cheveux longs, bonnet et manteau doublé de fourrure.
Philippe le Beau, dans un portrait réalisé par le Maître de Saint Gilles vers 1490, est parfois considéré comme commanditaire de l'œuvre.

Néanmoins, une nouvelle hypothèse est réapparue plus récemment à la suite des travaux de Bernard Vermet. En effet, selon lui, les études dendrochronologiques réalisées sur les panneaux de bois servant de support au triptyque confirment les affirmations de Ludwig von Baldass datant du début du XXe siècle : le Jardin des délices aurait été réalisé avant 1480, permettant ainsi de le rattacher au mariage d'Engelbert II de Nassau avec Cymburge de Bade102. Mais cette datation conduirait à devoir considérer le Jardin des délices comme une œuvre de jeunesse103,Note 6. Or cette hypothèse reste majoritairement rejetée par les chercheurs car le triptyque semble au contraire être une œuvre de maturité : il présente en effet des qualités techniques et une composition qui le rattachent plutôt aux années 1490-1500104.
Dès lors, une hypothèse alternative retenue par l'historien de l'art Erwin Pokorny envisage comme commanditaire Philippe le Beau dont le mariage a lieu en 1496105. Cette hypothèse est bien compatible avec les considérations d'évolution artistique du peintre et est étayée par le fait que Philippe le Beau sera commanditaire du triptyque du Jugement dernier vers 1504-1506106. Mais elle se heurte à un problème de possession : comment une œuvre possédée par Philippe le Beau a-t-elle pu se retrouver parmi celles possédées par Henri III de Nassau comme en témoigne Antonio de Beatis en 1517 ? Certes il est avéré que Philippe le Beau a offert des tableaux, tel celui représentant Marie Madeleine et signé Jérôme Bosch à Isabelle de Castille en 1502107 mais il n'existe de nos jours aucun document témoignant d'une transmission du Jardin des délices de Philippe le Beau à Henri III108.
Toutes ces objections font que l'hypothèse Henri III reste la plus communément admise actuellement par l'ensemble des chercheurs, tels Stefan Fischer109, Frédéric Elsig110 ou Pilar Maroto111, pour ne citer qu'eux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 9:45

La phénoménologie est l'étude de phénomènes dont la structure se base sur l’analyse directe de l’expérience vécue par un sujet. On cherche le sens de l’expérience à travers les yeux d’un sujet qui rend compte de cette expérience dans un entretien ou dans un rapport écrit. La phénoménologie se classe donc fermement dans le paradigme constructiviste et suggère une vision du monde dans lequel la réalité est multiple. Cette méthode fait partie de l’approche qualitative. Le chercheur phénoménologique reconnait dans sa poursuite de la vérité (concept pilier de la science)[réf. nécessaire] qu’il n’y a pas qu’une vérité (et seulement une). Cette méthode demande également au chercheur de rendre compte de la réalité du sujet sans chercher à interpréter. C’est une approche qui se veut la plus itérative possible bien que, dans sa réitération, le chercheur fasse inévitablement preuve d’une certaine interprétation.

Sur les autres projets Wikimedia :

phénoménologie, sur le Wiktionnaire

Le terme phénoménologie peut faire référence à :

un courant philosophique ;
une démarche scientifique.

On distingue également :

la phénoménologie de la vie ;
la phénoménologie de la religion ;
la psycho-phénoménologie, une sous-discipline de la psychologie ;
la phénoménologie sociologique, essentiellement développée par Alfred Schütz

Ouvrages

Plusieurs ouvrages contiennent le terme « phénoménologie » :

Phénoménologie de l'esprit, un ouvrage philosophique de Georg Hegel ;
Idées directrices pour une phénoménologie pure et une philosophie phénoménologique, un ouvrage de Edmund Husserl ;
Phénoménologie de la perception, un ouvrage de Maurice Merleau-Ponty ;
Phénoménologie et matérialisme dialectique, un ouvrage de Tran Duc Thao ;
Éléments de sociologie phénoménologique, un ouvrage d'Alfred Schütz.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 9:46

Contrairement à la polyphylie, le groupe paraphylétique est fondé sur une similitude héritée d'un ancêtre commun (homologie). [réf. souhaitée] L'exclusion de certaines lignées nécessite de considérer les états ancestraux de certains caractères (encore appelé symplésiomorphie) par opposition à leurs états dérivés (ou synapomorphie) dans les lignées exclues.

Le groupe des reptiles en est un exemple : les crocodiliens sont généalogiquement plus proches des oiseaux (Aves) que des autres sauropsides (chéloniens, squamates et sphénodontiens). Cependant les crocodiliens sont inclus dans les reptiles avec les autres sauropsides cités, alors que les « oiseaux » en sont exclus. L'ancêtre commun le plus proche à tous les reptiles est également l'ancêtre commun le plus proche des oiseaux et des reptiles. Les reptiles ainsi définis sont donc paraphylétiques.

Sauropsides
├─Chéloniens-------------------|
│ |
└─Diapsides--------------------|
├─Lépidosauriens-----------|
│ ├─Squamates-----------| « Reptiles »
│ └─Sphénodontiens------|
│ |
└─Archosauriens |
├─Crocodiliens--------|
└─Oiseaux

Note : Les amphibiens, les poissons et les invertébrés sont d'autres exemples de groupes paraphylétiques.
Propriétés mathématiques
Le groupe traditionnel des reptiles est représenté en vert, c'est un groupe paraphylétique de degré deux.

En théorie des graphes, on peut définir le « degré de paraphylie » d'un groupe comme étant le nombre minimum de branches qu'il faudrait retirer à un groupe holophylétique1. Un groupe holophylétique a donc un degré de paraphylie de zéro.

La définition traditionnelle des reptiles (sauropsides + synapsides) en fait un groupe ayant un degré de paraphylie de 2, puisqu'il faut retirer au groupe des amniotes la branche des mammifères et celle des oiseaux.
Statut de la paraphylie

Pour les cladistes, les taxons paraphylétiques sont inacceptables dans la classification. Au contraire pour les évolutionnistes il n'y a aucun problème dans le fait d'accepter de tels taxons. Selon la définition qui en est donnée (voir l'article Monophylie), la paraphylie est parfois considérée comme une forme de monophylie.
Voir aussi

Termes associés :

Hétérophylétique
Holophylétique et monophylétique
Polyphylétique

Concepts associés :

Taxonomie
Arbre phylogénétique
Évolutionnisme (biologie)
Cladisme

Références

↑ a et b Aubert, D. 2015. A formal analysis of phylogenetic terminology: Towards a reconsideration of the current paradigm in systematics. Phytoneuron 2015-66:1–54. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01240878v1 [archive]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 9:49

De nos jours, le titre donné au triptyque, Le Jardin des délices, est très largement partagé parmi les pays occidentaux80, si ce n'est d'un point de vue mondial81.
Les chercheurs ignorent quel était le titre initial de l'œuvre et si elle en possédait même un82. De fait, la première mention de titre donnée à l'œuvre n'apparaît que près d'un siècle après sa création. À partir de là, l'œuvre est nommée en fonction du motif frappant de l'arbouse (qui apparaît à plusieurs reprises et à différentes tailles sur le tableau) ainsi que de son contenu (l'idée de description du monde). Ainsi, en 1593, lors d'un inventaire des objets appartenant au palais de L'Escurial83, le triptyque apparaît comme « un panneau peint sur la diversité du monde »84, référence qui est complétée dans le même document par « peinture de l'arbousier »85. Dans le même ordre d'idée, José de Sigüenza86 le considère, quelques années plus tard, en 1605, comme un « panneau de la vanité et de la brève jouissance des arbouses ou de l'arbousier »87. Dans les mêmes années, le triptyque est également nommé selon un point de vue plus biblique : « Comme il en était aux jours de Noé » dans la description d'achat du tableau par l'archiduc Ernest d'Autriche en 159588 ; puis « L'humanité corrompue avant le Déluge » selon un inventaire des propriétés de son héritier réalisé en 162189.
Finalement, ce n'est que très récemment que le titre de Le Jardin des délices semble s'être fixé puisqu'il n'apparaît dans les différentes publications que depuis la fin du XIXe siècle, début du XXe siècle90,91.

---------------------------------------------

Le nom du Dieu d'Israël apparaît dans l'épigraphie de l'Israël antique et dans la Bible hébraïque où il figure plus de 7 000 fois. Ce nom s’écrivant avec les quatre lettres hébraïques yod/he/waw/he יהוה (yhwh), il est aussi appelé le « Tétragramme ». Comme l'hébreu biblique a une écriture principalement consonantique, la prononciation précise du tétragramme est inconnue. Au moins jusqu'au VIe siècle av. J.-C., il était régulièrement prononcé comme en attestent les lettres de Lakish écrites peu avant la destruction de Jérusalem en 586 av. J.-C.1. Mais depuis la période achéménide, les Juifs ont pris l'habitude de ne pas prononcer son nom et de le remplacer dans la liturgie par des expressions telles qu'Adonaï, en hébreu אדני ('ădōnāy), c'est-à-dire « le Seigneur »2. Lors de la traduction en grec de la Bible hébraïque dans la version de la Septante, YHWH est rendu par Kyrios (« Seigneur »). Lors de l'édition du texte massorétique de la Bible hébraïque vers le Xe siècle, les massorètes ont ajouté des signes diacritiques au texte hébraïque pour en assurer une lecture correcte. Ils ont alors vocalisé YHWH avec les voyelles du mot Adonaï, pour indiquer au lecteur de lire « le Seigneur ». yhwh est ainsi vocalisé ĕ-ō-ā (le ḥaṭef pataḥ [ă] vocalisant la lettre aleph de Adonaï devient un simple shewa [ĕ] lorsqu'il vocalise le yod de yhwh)3. Dans la Mishna, il est généralement écrit יְיָ. Le fait d'éviter de prononcer ce qui est considéré comme le nom propre de Dieu est généralement expliqué comme une marque de respect1. Selon la tradition rabbinique, le judaïsme avait adopté à l’époque de Siméon le Juste l’interdiction de transcrire ou de prononcer le nom divin. Selon Maïmonide, seuls les prêtres le prononçaient lors de certains rituels4.

Le nom Yahweh est une transcription souvent utilisée dans les ouvrages scientifiques. Il correspond à la prononciation la plus souvent proposée5. La prononciation précise a fait l'objet de nombreuses conjectures. Les spécialistes supposent souvent deux vocalisations possibles pour yhwh : Yahweh ou Yahôh. Dans le premier cas, la troisième lettre du tétragramme, le vav, garde sa valeur de consonne ([w]), alors que dans le deuxième cas, le vav n’est qu'une mater lectionis servant à marquer un o long, dont l'allongement est précisé par le he final6.

La transcription Yahweh est une convention basée sur des textes grecs tardifs. Elle a été obtenue en intercalant les deux voyelles « a » et « e » pour donner une forme prononçable aux quatre consonnes du tétragramme YHWH. Il est en effet rendu par Ἰάω (Iaō) chez Diodore de SicileN 1 (Ier siècle av. J.-C.)5. Elle peut être corroborée par des témoignages de Pères de l’Église4, comme Épiphane de Salamine qui cite Iabe comme un des noms de Dieu, et prononce Yahweh sous sa forme brève Ἰα (Yah)7 ou Clément d’Alexandrie qui donne Jave8. On trouve Ιαουε/Ιαουαι chez Clément d'Alexandrie (IIe siècle)N 2 et par Ιαβε/Ιαβαι chez Épiphane de Salamine (IVe siècle) et Théodoret de Cyr (Ve siècle). Dans les noms théophores apparaissant dans la Bible hébraïque, le texte massorétique le vocalise -yāhû, ce qui appuie le choix de cette vocalisation5. Des formes abrégées sont également utilisées, notamment lorsqu'il apparaît comme élément théophore dans des noms propres. En début de noms, on trouve les formes yĕhô et yô, à la fin yāhû et yāh3. Certaines de ces formes traduisent une origine géographique : Yo/Yaw est plus utilisé dans le royaume d'Israël au nord, alors qu'au sud, dans le royaume de Juda, c'est plutôt la forme Yah qui est employée2. La forme Yahôh se base sur Irénée de Lyon9 (IIe siècle), qui rappelle que les Gnostiques prononcent Ἰαωθ (contraction de Iao et Sabaoth selon Thomas Römer) et que d’autres hérétiques prononcent Ἰαῶ . Origène d'Alexandrie (IIIe siècle) parle de la forme Iaō, en l'attribuant aux Gnostiques. Dans les documents araméens des Juifs d'Éléphantine en Haute-Égypte, le nom divin est écrit yhw ou yhh. Sa prononciation est donc approximativement Yehô ou Yahô, plutôt que Yahu. Un fragment du Lévitique en grec découvert à QumrânN 3 rend le tétragramme par Iaō10,11.

La forme Yahweh est généralement utilisée dans les publications scientifiques12. Compte-tenu des incertitudes, des chercheurs n'emploient que les seules consonnes et transcrivent simplement Yhwh10,5 ou YHWH. Depuis le pontificat de Benoît XVI, l’Église catholique a officiellement abandonné la prononciation de ce nom13. La forme hybride Jehovah résulte du mélange entre les consommes de YHWH et la vocalisation du texte massorétique (vocalisation ĕ-ō-ā du tétragramme Adonaï, « Seigneur »), produisant la forme « YĕHōWāH ». Elle apparaît chez les érudits chrétiens du Moyen ÂgeN 4,14. Il s’agirait alors d’une erreur d’interprétation et de prononciation de la part des érudits catholiques, car ces annotations indiquent en fait le terme qui doit être lu, « Seigneur », lorsque le Tétragramme apparaît dans le texte, et non la vocalisation du Tétragramme proprement dit15.
Signification

Comme pour sa prononciation, l'étymologie du nom de Yahweh est discutée. Le nom Yahweh (« yhwh ») est généralement compris comme une forme verbale présentant la lettre préformante yod (« y »). Cette forme correspond à la conjugaison d'un verbe à la troisième personne du singulier de l'aspect inaccompli. Le thème verbal « hwh » peut être rapprochée de la racine sémitique hyy/hwy, qui signifie « être ». C'est d'ailleurs ainsi que qu'un passage du livre de l'Exode le comprend puisque le nom יהוה (yhwh) (à la troisième personne) est mis en parallèle avec אהיה (ʾhyh) « je serai » (à la première personne)N 5. Il s'agit là d'une explication traditionnelle du nom de Yahweh, ou d'une interprétation propre du rédacteur biblique. Grammaticalement, la forme yhwh peut être soit une forme simple (qal), soit une forme causative (hiphil). L'identification de la forme verbale est rendue difficile par la méconnaissance de la vocalisation du nom yhwh. Si on retient la forme simple, Yahweh est « celui qui est », « celui qui se révèle ». À la forme causative, la signification serait plutôt « celui qui fait être », c'est-à-dire « celui qui crée »5. Si la forme causative devait être retenue, ce serait la seule occurrence dans la Bible hébraïque de ce verbe à cette forme3.

Pour certains chercheurs16, Yahweh serait une abréviation ou dérive d'une épithète du dieu El. Il peut s'agir de l'abréviation d'un nom de dieu, par exemple Yahweh-El (« puisse El être présent »), reconstruction basée sur le modèle du nom yʿqb ʾl (« puisse El le suivre ») attesté à Mari. Il peut aussi s'agir de l'abréviation d'une formule liturgique, par exemple yahwe sabaʾot (« celui qui crée les armées [célestes] ») ou El-Yahweh (« El qui se révèle lui-même »). Cette dernière proposition est une formule analogue à celle qu'on trouve dans le Psaume 118N 6. Selon cette suggestion, Yahweh était à l'origine une épithète de El avant de devenir une divinité distincte. La tradition israélite aurait abrégé la formule originelle pour ne garder que la forme verbale caractérisant l'activité du dieu. L'emploi d'un nom verbal pour désigner une divinité est un usage qui n'est pas propre aux Israélites. Il est attesté à Mari et chez les Arabes préislamiques17.

Yahweh étant vraisemblablement une divinité issue du panthéon sud-sémitique, on peut chercher un lien avec la racine arabe hwy (« détruire », à l'origine, Yahweh serait un dieu destructeur) ou des parallèles dans des divinités arabes préislamiques dont le nom se construit à partir d'une conjugaison à préformantes de verbes du type Yaǵūt (« il aide »), Ya‘ūq (« il protège »)18. Dans ce contexte, on peut aussi proposer une étymologie qui fait un parallèle avec l'arabe. Elle rapproche Yahweh de la racine hwy qui signifie notamment « tomber » ou « souffler ». À la forme causative, Yahweh serait « l'aigle, le vautour19 ou celui « qui tombe » sur sa proie20, ou encore celui qui fait tomber la pluie » ou les « éclairs », ou « celui qui fait souffler le vent ». Cette étymologie va dans le sens de considérer Yahweh comme un dieu de l'orage. Il présenterait donc un caractère proche du dieu cananéen Baal, dont le nom est à l'origine une épithète pour le dieu de l'orage Adad21. L'explication de Julius Wellhausen22 sur une divinité du type dieu de l'orage est en l'état actuel des connaissances l'explication la plus satisfaisante bien qu'elle ne soit pas exempte elle aussi de problèmes23. Des noms divins construits avec une conjugaison à préformante sont en effet dans le monde sémitique ancien plutôt rares et s'appliquent aux dieux mineurs. De plus, ces parallèles en conjugaison à préformante se trouvent généralement en forme apocopée.
----------------------------------------------------
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 9:50

Un arbre phylogénétique est un arbre schématique qui montre les relations de parentés entre des groupes d'êtres vivants. Chacun des nœuds de l'arbre représente l'ancêtre commun de ses descendants ; le nom qu'il porte est celui du clade formé des groupes frères qui lui appartiennent, non celui de l'ancêtre qui reste impossible à déterminer. L'arbre peut être enraciné ou pas, selon qu'on est parvenu à identifier l'ancêtre commun à toutes les feuilles. Charles Darwin fut un des premiers scientifiques à proposer une histoire des espèces représentée sous la forme d'un arbre.

Les arbres phylogénétiques ne considèrent pas les transferts horizontaux, et un nouveau modèle se développe en phylogénie, celui de graphe ou réseau phylogénétique qui permet de les prendre en compte, ainsi que les recombinaisons.

Sommaire

1 Historique
1.1 L'arbre phylogénétique de Darwin
1.2 Les arbres évolutifs de Haeckel
1.3 L'arbre universel de Woese
1.4 L'arbre de la vie aujourd'hui
2 Définition et méthodes de construction
2.1 Méthodes
2.2 Racine
3 Arbre phylogénétique du vivant
4 Sources
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Articles connexes
6.2 Liens externes
6.2.1 Méthode
6.2.2 Arbre du vivant
6.2.2.1 Articles
6.2.2.2 Sites Web

Historique

Charles Darwin pensait que la phylogénie, c'est-à-dire l'étude de l'évolution des organismes vivants en vue d'établir leur parenté, pouvait être représentée sous la forme d'un arbre de vie, ou arbre évolutif. Le concept d'une organisation du monde et de ses habitants remonte à bien plus longtemps. Déjà dans la Scala naturæ ou la « grande chaîne de la vie », le monde est composé d'un grand nombre de liens hiérarchiques, des éléments les plus fondamentaux et basiques tels les minéraux et les végétaux jusqu'à la plus haute perfection, Dieu. Cette conception du monde est largement acceptée par la plupart des savants européens depuis l'époque de Lucrèce jusqu'aux révolutions scientifiques de Copernic (1473-1543) et de Darwin et l'ultime épanouissement de la Renaissance.

Darwin (1809-1882) est le premier à avoir illustré et popularisé le concept d'un arbre de la vie, dans son ouvrage De l'origine des espèces, publié le 29 novembre 1859. Plus d'un siècle plus tard, les biologistes de l'évolution utilisent encore des diagrammes en forme d'arbre pour décrire l'évolution des espèces.
L'arbre phylogénétique de Darwin
La première esquisse de Darwin d'un arbre phylogénétique tirée de son First Notebook on Transmutation of Species (1837).
L'arbre de la vie tel qu'il apparaît dans On the Origin of Species by Natural Sélection, 1859. C'était l'unique illustration de l'ouvrage.
Les travaux de Darwin étaient à l'origine titrés Phylogeny via Oogeny.

Voici un extrait de l'ouvrage L'Origine des espèces, publié le 29 novembre 1859, dans lequel Darwin explique son point de vue sur l'arbre phylogénétique :

« Les affinités de tous les êtres de la même classe ont parfois été représentées sous la forme d'un grand arbre. Je crois que cette comparaison est très juste. Les rameaux verts et bourgeonnants peuvent représenter les espèces existantes; les branches produites les années précédentes peuvent représenter la longue succession des espèces éteintes. À chaque période de croissance tous les rameaux ont essayé de pousser de tous côtés, de surpasser et de tuer les rameaux et les branches environnantes, de la même manière que les espèces et les groupes d'espèces ont de tout temps vaincu d'autres espèces dans la grande bataille de la vie. Les plus grosses branches se sont divisées en grosses branches, et celles-ci en branches de moins en moins grosses, qui n'étaient autrefois, quand l'arbre était jeune, que des petits rameaux bourgeonnants ; et cette relation entre les anciens bourgeons et les plus récents au moyen de branches ramifiées pourrait bien représenter la classification de toutes les espèces éteintes et vivantes en groupes subordonnés à d'autres groupes. Sur les nombreux rameaux qui florissaient alors que l'arbre n'était qu'un arbuste, seulement deux ou trois, maintenant transformés en grosses branches, survivent encore et portent les autres branches; ainsi chez les espèces qui vivaient lors des anciennes périodes géologiques, très peu ont laissé des descendants vivants et modifiés. Dès la première croissance de l'arbre, de nombreuses branches ont péri et sont tombées ; et ces branches tombées, de taille variable, peuvent représenter ces ordres, ces familles et ces genres tout entiers, qui n'ont plus de représentants vivants, et que nous ne connaissons qu'à l'état de fossile. De la même façon que nous voyons ici et là une branche menue et isolée, surgissant d'une bifurcation inférieure, et qui, par chance a été favorisée et est encore vivante au sommet de l'arbre, nous voyons occasionnellement un animal tel que l'ornithorynque ou le lépidosirène, qui par de petits détails, connecte grâce à ses affinités deux grandes branches de la vie, et qui apparemment a été sauvé d'une compétition fatale par le fait qu'il vivait dans un habitat protégé. Tout comme les bourgeons produisent par croissance de nouveaux bourgeons, et que ceux-ci, s'ils sont vigoureux, forment des branches et surpassent de tous côtés les branches plus faibles, je crois qu'il en est de même pour le grand « arbre de la vie », qui remplit l'écorce terrestre avec ses branches mortes et brisées, et couvre sa surface avec ses belles ramifications toujours actives. »

— Darwin, 18722.
Les arbres évolutifs de Haeckel
La conception d'un arbre de vie au XIXe siècle, par Ernst Haeckel dans son L'évolution de l'Homme (1879).

Le naturaliste allemand Haeckel (1834-1919) et également le paléontologue français Albert Gaudry (1827-1908) sont, en 18663,4, les premiers artisans de la représentation classique de la filiation des espèces sous la forme d'un arbre, l'arbre phylogénétique suivant le croquis de Darwin, unique illustration figurant dans De l'Origine des espèces (1859).

Tout au long de ses travaux scientifiques, Haeckel construisit différents types d'arbres généalogiques, les uns monophylétiques à racine unique, les autres polyphylétiques à racines multiples, qu'il appliquait à l'ensemble des organismes vivants, aux lignées végétales ou animales, aux groupes unicellulaires ou pluricellulaires, en suivant une graduation ordonnée des formes inférieures simples vers les formes supérieures complexes5.

Influencé par les travaux de Darwin sur l'évolution, Haeckel fut le premier savant à dresser, en 18663, un arbre généalogique ou phylogénétique du monde vivant avec trois règnes, les Animaux (Animalia), les Plantes (Plantae) et les Protistes (Protista), descendant d'une seule et même origine. Le naturaliste allemand plaçait dans le règne des Protistes tous les êtres vivants ne répondant pas aisément aux critères définissant alors, au XIXe siècle, les organismes animaux et végétaux. Dans ce règne, se trouvèrent ainsi réunis l'ensemble des algues et des champignons unicellulaires, les protozoaires, mais aussi les bactéries.

En 18746, Haeckel a proposé, sous le nom d'« arbre généalogique de l’homme », une phylogénie du règne animal construite d’après les données de l’anatomie et de l’embryologie comparées. Le savant allemand distinguait les Protozoaires (Protozoa), les Métazoaires invertébrés (Metazoa evertebrata), les Vertébrés (Vertebrata) et plaçait les Mammifères (Mammalia) au sommet de son arbre phylogénétique.

Dans la révision de son système naturel, en 18947, Haeckel suivait une quadripartition et rassemblait les organismes vivants en quatre règnes : I. Protophyta, II. Metaphyta, III. Protozoa, IV. Metazoa.

Dans une version finale en 19048, Haeckel réduisait son système à deux règnes : Protista pour les organismes ne formant pas de tissus et Histonia pour les organismes possédant des tissus.

Arbre du vivant avec trois règnes selon Haeckel (1866).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
L'arbre universel de Woese
Arbre phylogénétique du monde vivant d’après Woese et al. (1990)9.

En 1977, des scientifiques dirigés par le microbiologiste américain Carl Woese (1928-2012) annoncent la découverte d'une nouvelle forme de vie qui bouleverse les fondements de la taxinomie biologique, alors basée sur la division dichotomique entre Procaryotes et Eucaryotes10. En procédant à une analyse phylogénétique des séquences de l'ARN ribosomique 16S constituant la petite sous-unité des ribosomes chez les procaryotes (par comparaison avec l'ARN ribosomique 18S constituant la petite sous-unité des ribosomes chez les eucaryotes), Woese et Fox (1977) ont mis en évidence l'existence de trois lignées anciennes, qui auraient toutes bifurqué séparemment d'hypothétiques progénotes peu après le début de la vie. Ils proposent de reconnaître comme des règnes primaires ou « urkingdoms » : les archéobactéries Archaebacteria, les eubactéries Eubacteria et les urcaryotes représentés par le composant cytoplasmique des cellules des actuels eucaryotes Eucaryota11.

Woese vulgarise, en 1981, un arbre phylogénétique représenté par trois grands troncs accolés, correspondant aux trois règnes primaires et dérivant à partir d'une souche commune, l'ancêtre universel (progénote). Il l'oppose à l'arbre conventionnel de la vie conçu par Margulis, à deux lignées ancestrales procaryote et eucaryote, la seconde descendant de la première par endosymbiose12.

En 1990, Woese et ses collègues proposent de retenir un système naturel des organismes à trois domaines : les bactéries Bacteria, les archées Archaea et les eucaryotes Eucarya. Sur la base de cette approche, ils publient le premier « arbre universel de la vie », sous forme enracinée (dans la branche bactérienne) et montrant les trois domaines du monde vivant9.
L'arbre de la vie aujourd'hui
La classification phylogénétique du vivant par Guillaume Lecointre & Hervé Le Guyader (2006) et d'après Purificación López-Garcıá & David Moreira (2008)13.

Ce modèle possède toujours un certain intérêt dans le cas des formes de vie eucaryotes, des plantes multicellulaires et des animaux, quoiqu'il soit probablement une représentation simplifiée de l'évolution. Les biologistes modernes reconnaissent maintenant que les procaryotes et les bactéries ont la capacité de transférer des informations génétiques à des organismes étrangers. La recombinaison, la perte, la duplication et la création génétique sont quelques-uns des processus grâce auxquels les gènes peuvent être transmis entre les différentes espèces de bactéries, ce qui entraîne une variabilité qui n'est pas due à un transfert vertical. L'arbre de la vie n'est pas un moyen valide pour modéliser la vie à ce niveau. Quant aux organismes multicellulaires (plantes et animaux), de nombreux biologistes considèrent que les transferts horizontaux de gènes (qu'ils soient dus à des hybridations ou à des recombinaisons résultant notamment de l'action de virus) sont un facteur de l'évolution bien plus important qu'on ne le pensait il y a quelques années encore14. L'arbre de la vie cachait une forêt15.

Le Dr Ford Doolittle a notamment continué les recherches sur les arbres phylogénétiques. Selon Doolittle (1999)16, de multiples transferts latéraux de gènes transforment l'arbre de la vie en une forme réticulée, ou « réseau » de la vie17,18.

Admettant la théorie de la fusion des génomes entre Bactéries et Archées (pour engendrer les Eucaryotes), d'autres biologistes comme Rivera et Lake (2004)19 tendent à remplacer l'image de l'arbre par une forme circulaire, ou « anneau » de la vie18,20.

Des chercheurs en biologie de l'évolution comme Puigbò, Wolf et Koonin (2009-2013)21,22 considèrent que l'arbre de la vie représente une tendance statistique centrale de la « forêt phylogénétique » de la vie constituée d'une multitude d'arbres de gènes.

Le microbiologiste Raoult (2010)23 préfère quant à lui l'hypothèse post-darwinienne du « rhizome » de la vie24. Avec son équipe de chercheurs, il met en lumière un possible « quatrième domaine de la vie » comprenant les grands virus nucléocytoplasmiques à ADN, comme Mimivirus, et émergeant, aux côtés des Bactéries, des Archées et des Eucaryotes, dans le rhizome de la vie25.

Le botaniste Selosse (2011) vulgarise l'image du réseau fluvial et en particulier du delta pour représenter l'évolution par fusion. Il considère que les arbres évolutifs « classiques » demeurent valables mais ne reflètent qu’une partie de la réalité biologique, à savoir la seule évolution par divergence, et prennent trop peu en compte l’importance de l'évolution par fusion et de ses différents mécanismes (l'endosymbiose, les transferts de gènes, l'hybridation)26.

Cependant, à côté de ces théories alternatives, certains biologistes comme le Pr Thomas Cavalier-Smith soutiennent qu'un arbre plus classique (sans fusion, sans réseau, sans anneau, sans rhizome...) permet de rendre compte de l'évolution du vivant et de l'apparition des grands embranchements bactériens de manière satisfaisante27. Selon cette dernière théorie, les eucaryotes sont un groupe-frère des archébactéries et tous deux sont des descendants des posibactéries (ou bactéries à Gram positif), elles-mêmes descendantes des négibactéries (ou bactéries à Gram négatif).

Le microbiologiste Forterre (2013)28 considère les Virus comme des organismes à part entière, pouvant être introduits sous forme d'ensembles de lignées évolutives représentées par des lianes qui s’enroulent autour du tronc et des branches de l’arbre universel du vivant.

Des chercheurs en bio-informatique évolutionnaire, Nasir et Caetano-Anollés (2015)29, ont dressé un nouvel arbre de la vie où les Virus sont les descendants d'une lignée de protocellules distinctes du dernier ancêtre commun universel (DACU en français ou LUCA en anglais) et constituent une branche du vivant à part entière, aux cotés des Archées, des Bactéries et des Eucaryotes30.
Définition et méthodes de construction

Il existe plusieurs techniques de construction des arbres phylogénétiques, plus ou moins rapides et plus ou moins fiables.
Méthodes

On peut être amené à chercher à optimiser plusieurs critères dans l'arbre : la distance, la parcimonie, ou la vraisemblance.

Pour les méthodes de distance, il s'agit tout d'abord de choisir le critère de distance entre les futures feuilles de l'arbre. Par exemple, si ces feuilles sont des séquences d'ADN, on peut choisir comme distance entre deux d'entre elles le nombre de nucléotides qui diffèrent. Pour déterminer cette valeur, on est amené à en effectuer un alignement. Puis on peut utiliser la méthode UPGMA ou celle du Neighbour joining pour en déduire l'arbre.

Les méthodes de parcimonie, aujourd'hui majoritairement représentées par la cladistique, sont plus utilisées pour les études morphologiques. En ce qui concerne les approches moléculaires, la parcimonie consiste à trouver l'arbre qui minimise le nombre de mutations, délétions, ou insertions ponctuelles pour passer d'une séquence à l'autre. Cette méthode recherche donc le réseau le plus économique en substitutions. Ainsi, si les longueurs des rameaux sont proportionnelles aux nombres de substitutions survenues, le réseau ayant la longueur totale la plus courte sera sélectionné. Ce principe sous-entend que les phénomènes de convergence évolutive et de réversibilité (retour d'un caractère à l'état ancestral) soient relativement rares. Ainsi l'arbre présentant le moins d'étapes évolutives est celui qui minimise l'existence de ces deux phénomènes.

Cette méthode est divisée en trois étapes :

A rechercher tous les arbres phylogénétiques possibles pour les différents taxons étudiés,
B mesurer la longueur totale de chaque arbre,
C sélectionner celui ou ceux qui présentent la longueur la plus petite.

Les arbres fournis par cette méthode sont non polarisés, cependant l'utilisation d’outgroups (espèces externes aux groupes étudiés) permet dans un deuxième temps de polariser l'arbre.

C'est une méthode très lente si l'on génère tous les arbres possibles pour en calculer la parcimonie.

Enfin, les méthodes de vraisemblance sont plus probabilistes. En se fondant sur le taux de substitution pour chaque élément de base (nucléotide pour des séquences d'ADN) au cours du temps, on estime la vraisemblance de la position et de la longueur des branches de l'arbre.
Racine

Si l'on a obtenu un arbre non enraciné par une des méthodes ci-dessus, on peut tenter d'en trouver la racine par la méthode de l’outgroup ou du point médian. Celle de l’outgroup (groupe extérieur ou extragroupe) consiste à ajouter aux séquences traitées, avant le calcul de l'arbre, une très éloignée : le nœud-racine sera le père de cette séquence. Celle du point médian consiste à affecter à chaque nœud de l'arbre une séquence correspondant au consensus de ses fils, et choisir comme racine le nœud dont la séquence est la plus proche de la séquence consensus de toutes les feuilles.
Arbre phylogénétique du vivant
Arbre phylogénétique très simplifié des groupes d’espèces connues sur terre.

C'est un cas particulier d'arbre phylogénétique : celui des espèces vivantes.

Des débats existent entre les systématiciens pour déterminer les critères de classification les plus pertinents. Cette classification, dont une synthèse a paru en français sous le titre Classification phylogénétique du vivant est susceptible d'être encore grandement modifiée dans les années à venir, selon toute vraisemblance. La tentative de mise au point des connaissances actuelles en matière de classification mise en place par Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader n'est pas à considérer, comme ils le disent eux-mêmes, comme un document définitif. La 3e édition (2006) de leur ouvrage présente déjà une évolution significative par rapport à la première parue en 2001.

L'arbre qui en résulte dans leur ouvrage se trouve à l'article suivant : Classification phylogénétique de Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader.

De plus, un arbre général du vivant cellulaire (sans les virus, donc) se trouve dans une série d'articles à partir de l'article intitulé Le vivant (classification phylogénétique). Il comporte une ramification développée jusqu'aux rangs immédiatement supérieurs aux genres, et a été actualisé. Les noms de taxons, sauf exception, y sont portés en latin, conformément aux conventions scientifiques internationales (et à la convention de nommage des taxons supérieurs au genre, dans cette Wikipédia). Il comporte les groupes éteints, qui augmentent parfois considérablement sa taille, y compris en largeur. C'est donc aussi pour une meilleure lisibilité qu'il a été découpé entre plusieurs articles, selon les taxons les plus « importants ».

Cet arbre a été représenté sous la forme d'un « buisson sphérique » dans le film documentaire Espèces d'espèces31.

La représentation sous forme circulaire de l'arbre phylogénétique du vivant porte le nom de « graphique de Hillis »32. Créée par un groupe de recherche en bio-informatique, associé avec le biologiste Hillis33, la figure incorporant 3000 espèces paraît en 200334.

Une méthodologie développée par Ciccarelli et al. (2006) permet de construire de manière automatisée des arbres phylogénétiques basés sur le génome1 :

Arbre phylogénétique indiquant également la taille des génomes.

Arbre phylogénétique montrant la relation entre les eucaryotes en rouge, les archées en vert et les bactéries en bleu.

Arbre phylogénétique des végétaux.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Les arbres qui illustrent ce paragraphe sont des exemples datés. Plusieurs des résultats qu'ils présentent sont aujourd'hui dépassés par de nouvelles analyses moléculaires.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 9:52

Sphère euclidienne de dimension 2

Représentation

En géométrie cartésienne, une sphère de centre ( x 0 , y 0 , z 0 ) {\displaystyle (x_{0},y_{0},z_{0})} (x_{0},y_{0},z_{0}) et de rayon r {\displaystyle r} r est l'ensemble des points ( x , y , z ) {\displaystyle (x,y,z)} (x,y,z) tels que :

( x − x 0 ) 2 + ( y − y 0 ) 2 + ( z − z 0 ) 2 = r 2 {\displaystyle \displaystyle (x-x_{0})^{2}+(y-y_{0})^{2}+(z-z_{0})^{2}=r^{2}} \displaystyle (x-x_{0})^{2}+(y-y_{0})^{2}+(z-z_{0})^{2}=r^{2}.

Les points de la sphère de rayon r et de centre l'origine du repère peuvent être paramétrés par :

{ x = r cos ⁡ θ cos ⁡ ϕ y = r cos ⁡ θ sin ⁡ ϕ z = r sin ⁡ θ ( − π 2 ≤ θ ≤ π 2 et − π ≤ ϕ ≤ π ) {\displaystyle \left\{{\begin{matrix}x&=&r\cos \theta \;\cos \phi \\y&=&r\cos \theta \;\sin \phi \\z&=&r\sin \theta \end{matrix}}\right.\qquad \left({\frac {-\pi }{2}}\leq \theta \leq {\frac {\pi }{2}}{\mbox{ et }}-\pi \leq \phi \leq \pi \right)} \left\{{\begin{matrix}x&=&r\cos \theta \;\cos \phi \\y&=&r\cos \theta \;\sin \phi \\z&=&r\sin \theta \end{matrix}}\right.\qquad \left({\frac {-\pi }{2}}\leq \theta \leq {\frac {\pi }{2}}{\mbox{ et }}-\pi \leq \phi \leq \pi \right)

On peut voir θ {\displaystyle \displaystyle \theta } \displaystyle \theta comme la latitude et ϕ {\displaystyle \displaystyle \phi } \displaystyle \phi comme la longitude. (Voir fonctions trigonométriques et coordonnées sphériques.)
Formules

L'aire d'une sphère de rayon r {\displaystyle r} r est :

A = 4 π r 2 {\displaystyle A=4\pi r^{2}} A=4\pi r^{2}.

Le volume de la boule qu'elle renferme est :

V = 4 π r 3 3 {\displaystyle V={\frac {4\pi r^{3}}{3}}} V={\frac {4\pi r^{3}}{3}}.

Sa compacité, c'est-à-dire le rapport entre son volume et sa surface est de

C = V A = r 3 {\displaystyle C={\frac {V}{A}}={\frac {r}{3}}} C={\frac {V}{A}}={\frac {r}{3}}.

Le moment d'inertie d'une boule homogène de rayon r {\displaystyle r} r, de masse volumique ρ {\displaystyle \rho } \rho et de masse M, par rapport à un axe passant par son centre est :

I = 2 M r 2 5 = 8 π ρ r 5 15 {\displaystyle I={\frac {2Mr^{2}}{5}}={\frac {8\pi \rho r^{5}}{15}}} I={\frac {2Mr^{2}}{5}}={\frac {8\pi \rho r^{5}}{15}}.

Le moment d'inertie d'une sphère homogène de rayon r {\displaystyle r} r et de masse M, par rapport à un axe passant par son centre est :

I = 2 M r 2 3 = 8 π ρ r 5 9 {\displaystyle I={\frac {2Mr^{2}}{3}}={\frac {8\pi \rho r^{5}}{9}}} I={\frac {2Mr^{2}}{3}}={\frac {8\pi \rho r^{5}}{9}}.

L'élément d'aire de la sphère de rayon r {\displaystyle r} r dans les coordonnées latitude-longitude est d σ = r 2 cos ⁡ θ d θ d ϕ {\displaystyle \mathrm {d} \sigma =r^{2}\cos \theta \mathrm {d} \theta d\phi } \mathrm {d} \sigma =r^{2}\cos \theta \mathrm {d} \theta d\phi . On en déduit que l'aire d'un fuseau (portion limitée par deux demi-cercles joignant les pôles et faisant un angle α {\displaystyle \alpha } \alpha exprimé en radians) est 2 α r 2 {\displaystyle 2\alpha r^{2}} 2\alpha r^{2}.

Cela permet aussi de calculer l'aire d'une calotte sphérique (on dit aussi segment de sphère), c’est-à-dire d'une portion de sphère limitée par deux plans parallèles de distance h {\displaystyle h\,} h\, l'un pouvant être tangent à la sphère. On trouve 2 π r h {\displaystyle 2\pi rh} 2\pi rh : l'aire est la même que celle d'un cylindre circulaire de même hauteur tangent à la sphère (cylindre circonscrit). Ce résultat remarquable est démontré par Archimède dans son traité De la sphère et du cylindre1. Selon Cicéron, Archimède aurait demandé que soient gravés sur son tombeau, en mémoire de ce résultat, une sphère et son cylindre circonscrit2.

Le cylindre circonscrit à une sphère donnée a un volume égal à 3/2 fois le volume de la sphère.

La sphère a la plus petite aire parmi les surfaces renfermant un volume donné et renferme le volume le plus élevé parmi les surfaces d'une aire donnée. Elle est la réponse à la question d'isopérimétrie pour l'espace euclidien de dimension 3. Pour cette raison, la sphère apparaît dans la nature, par exemple les bulles et gouttes d'eau (en l'absence de gravité) sont des sphères car la tension superficielle essaie de minimiser l'aire.
Sphère circonscrite à un tétraèdre

Par quatre points non coplanaires A, B, C et D (ABCD est un tétraèdre non aplati), il passe une seule et unique sphère, appelée sa sphère circonscrite (en).

Les plans médiateurs des arêtes du tétraèdre se coupent au centre de la sphère.
Développement

On peut démontrer que la sphère est une surface non développable. Il n'existe pas de patron de la sphère. Néanmoins il est possible, en pratique, d'obtenir des surfaces développables approchant la sphère très fidèlement, c'est le cas de tous les ballons cousus. Voir : ballon de football (icosaèdre tronqué), ballon de volley-ball, et ballon fantaisie (en fuseaux de pôle à pôle.)

Notez que la pression interne gauchit les surfaces et fidélise l'approche… Plus on gonfle plus la sphère s'approche de la perfection.
Sphères euclidiennes de dimensions supérieures
Article détaillé : n-sphère.

On peut généraliser le concept de sphère à un espace de dimension entière quelconque. Pour tout entier naturel n, une n-sphère de rayon r est l'ensemble des points de l'espace euclidien à (n+1) dimensions qui sont à distance fixée r d'un point de cet espace (r est un réel strictement positif). Par exemple :

une 0-sphère est la paire des points extrémités de l'intervalle [−r, r] de la ligne réelle ;
une 1-sphère est un cercle de rayon r ;
une 2-sphère est une sphère ordinaire.

Les sphères de dimension n > 2 sont parfois appelées hypersphères. La n-sphère de rayon 1 est notée Sn.
Article détaillé : calcul du volume de l'hypersphère.

L'aire d'une (n−1)-sphère de rayon r est

2 π n / 2 Γ ( n / 2 ) r n − 1 = { ( 2 π ) n / 2 r n − 1 2 ⋅ 4 ⋯ ( n − 2 ) , si n est pair ; 2 ( 2 π ) ( n − 1 ) / 2 r n − 1 1 ⋅ 3 ⋯ ( n − 2 ) , si n est impair , {\displaystyle 2{\frac {\pi ^{n/2}}{\Gamma (n/2)}}r^{n-1}={\begin{cases}\displaystyle {\frac {(2\pi )^{n/2}\,r^{n-1}}{2\cdot 4\cdots (n-2)}},&{\text{si }}n{\text{ est pair ;}}\\\\\displaystyle {\frac {2(2\pi )^{(n-1)/2}\,r^{n-1}}{1\cdot 3\cdots (n-2)}},&{\text{si }}n{\text{ est impair}},\end{cases}}} 2{\frac {\pi ^{n/2}}{\Gamma (n/2)}}r^{n-1}={\begin{cases}\displaystyle {\frac {(2\pi )^{n/2}\,r^{n-1}}{2\cdot 4\cdots (n-2)}},&{\text{si }}n{\text{ est pair ;}}\\\\\displaystyle {\frac {2(2\pi )^{(n-1)/2}\,r^{n-1}}{1\cdot 3\cdots (n-2)}},&{\text{si }}n{\text{ est impair}},\end{cases}}

où Γ est la fonction gamma d'Euler

et le volume d'une n-boule de rayon r est égal au produit de cette aire par r n {\displaystyle {r \over n}} {r \over n}, donc à

{ ( 2 π ) n / 2 r n 2 ⋅ 4 ⋯ n , si n est pair ; 2 ( 2 π ) ( n − 1 ) / 2 r n 1 ⋅ 3 ⋯ n , si n est impair . {\displaystyle {\begin{cases}\displaystyle {\frac {(2\pi )^{n/2}\,r^{n}}{2\cdot 4\cdots n}},&{\text{si }}n{\text{ est pair ;}}\\\\\displaystyle {\frac {2(2\pi )^{(n-1)/2}\,r^{n}}{1\cdot 3\cdots n}},&{\text{si }}n{\text{ est impair}}.\end{cases}}} {\begin{cases}\displaystyle {\frac {(2\pi )^{n/2}\,r^{n}}{2\cdot 4\cdots n}},&{\text{si }}n{\text{ est pair ;}}\\\\\displaystyle {\frac {2(2\pi )^{(n-1)/2}\,r^{n}}{1\cdot 3\cdots n}},&{\text{si }}n{\text{ est impair}}.\end{cases}}.

La sphère comme espace topologique

Selon le contexte, en particulier en topologie, le mot sphère (ou n-sphère si on veut rappeler la dimension) peut être utilisé pour désigner n'importe quel espace topologique homéomorphe à une n-sphère au sens défini dans la section précédente3.

La caractéristique d'Euler d'une n-sphère vaut 2 si n est pair, et 0 si n est impair.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 9:54

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t41-y-becca-ou-murmure-de-l-arbre-olivier

Profils des Juges du Secourisme et
la république de l'Olivier.

Chére Minouska, Féline de Pierre et Yvette et toutes les bonnes volonté(e)s

Je regarde le temps différemment après la mort de Athéna la chatte Bleue.
De longues années à voyager; à travailler et à écrire... Tel un Spartiate, je me suis emprunt à une apogée sur la compréhension du monde qui m'entourai de ses richesses; J' y ai rencontré des lueurs, des affronts et des forces.

Je regarde celle qui a su réveiller la force de réveiller ces écrits que j'ai voulu sauvegarder par le fait que après
tout, aide toi et le ciel te répondra: Et je dois dire que ma volonté fut exaucer... Alors je regarde Minouska, une chatte qui a recueilli mon cœur en lambeau lors de la guerre ou intifada, si vous préférez:

Le Juge Suprême de la république de l'Olivier est un personnage
qui doit s'informer et accueillir la Parole de l'un et de l'Autre. Il se doit d'écrire des vers, des proverbes, des espoirs, des fables car notre peuple aime cela: Ni fouet, ni chaines ! être sérieux devant les nuages gris !
Car l'arbre peur garantir notre fraternité et la justice de l'eau propager la diversités des écritures des forets donc vers la connaissance et Yahvé... La République est le pilier de l’Âme dans le sens où il s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première du Juge Suprême de la République de l'olivier.

Dans la vallée du Nil à la plaine des cèdres; le juge suprême doit présenter ses hontes et ses espoirs... je vous fait part de mon expérience... Nuls réponses dans un premiers temps ne se fit entendre alors j'envoyai des mouettes, des chouettes et des canaris sous forme de lettre tel un oiseau qui apprends son premier envol.

Alors sous forme de mirage pour certains et pour d'autres, cela s'appelle un message. Je me fis ce constat et que la volonté en soit ainsi si il ne veulent pas entendre;

"Propage la Connaissance des serments car ce sont les hommes qui s'entretuent par leur entreprise, leur volonté et leur désir! Car certains vomissent sur la fraternité voilà un maillon de haine du trois en un délivré par le vieux coq... Rétablit l'apprentissage de l'Espérance sur l'apprentissage de marcher ! La canne de l'age n'est pas un spectre; elle est une source d'eau ! Tu apprendra à entendre ta douleur devant la faim ! Nous sommes des étapes et en cela cherche le fait d'exister ! La République est le pilier de l’Âme dans le sens où elle s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première !

Ecrit de
TAY
La chouette Effraie.

_________________
Kounak le chat....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 9:59

Objet ou forme
Lâcher de ballons gonflables

Le mot ballon peut désigner un objet gonflable ou un objet ayant une forme sphérique ou quasi-sphérique comme dans le cas des montgolfières :

Objet gonflable :
Un ballon est un objet gonflable (ballon de baudruche ou en nylon métallisé) qui peut servir de décoration et de jouet pour enfants ou pour adultes. Voir aussi Sculpture de ballons.
En aéronautique, un ballon est un aérostat qui utilise un gaz moins dense que l'air comme système de sustentation (ballon à air chaud, ballon à gaz, ballon dirigeable, ballon-sonde).
En sport, un ballon est un objet de forme généralement sphérique (au football, handball, basket-ball, volley-ball…) mais pouvant quelquefois être ovale (en rugby à XIII, rugby à XV, football américain…) utilisé principalement dans les sports collectifs. Le ballon est aussi l'un des cinq engins de gymnastique rythmique.
Objet sphérique :
En chimie, un ballon est un récipient de laboratoire.
En verrerie et dans le secteur hôtelier, le mot ballon désigne un verre à pied de forme presque sphérique et de contenance 12,5 cl, généralement utilisé pour boire du vin.
En chaudronnerie, un ballon est un réservoir cylindrique muni de fonds bombés : un ballon d'eau chaude est une réserve d'eau chaude couplée à un chauffe-eau, aussi appelé cumulus ; un ballon à vessie est un réservoir-tampon muni d'une membrane et d'une réserve d'air qui jouent ensemble le rôle d'un ressort, permettant ainsi à un surpresseur de se déclencher moins souvent.
En Suisse, un ballon est un petit pain de forme ronde.
Coiffe
Le ballon est une coiffe de l'île d'Oléron et de la région de Marennes en Charente-Maritime.
Médecine et sport
Le ballon de Klein est un objet gonflable utilisé pour la rééducation physique (kinésithérapie) et l'entrainement sportif (fitness).
Le médecine ball est une boule lestée utilisée pour la rééducation physique et pour la musculation.
Géographie
Un ballon est un sommet montagneux de forme arrondi (cf. infra).
Ballon est un toponyme qui proviendrait des racines celtiques Balodun ou Baladon (Bala = fort, forteresse ; Dun ou Don = colline fortifiée)[réf. nécessaire] (cf. infra).

Toponymie

En France métropolitaine

Le nom de quatre communes et de deux cantons français :
Ballon, en Charente-Maritime,
Ballon, dans la Sarthe,
Canton de Ballon, dans la Sarthe,
Ballons, dans la Drôme,
Ballon, dans l'Ain, hameaux de Lancrans.

Dans le massif des Vosges, le mot ballon (en allemand Belchen) désigne des sommets :
Ballon d'Alsace,
Ballon de Servance,
Grand Ballon,
Petit Ballon,
Ballon Saint-Antoine,
Parc naturel régional des Ballons des Vosges,
Lac du Ballon.

Un autre sommet est également appelé Ballon dans le massif du Jura, ainsi qu'un dernier en Forêt-Noire.

En Irlande

Ballon, une commune irlandaise.

Patronymie

Claude Ballon ou Balon (~1671-1744), danseur et chorégraphe français.
David Ballon, né en 1969, dessinateur français.
Félix-Arthur Ballon (1816-1883), avocat, journaliste, bibliothécaire et préfet français.
Alfredo Rodríguez Ballón pilote péruvien qui a donné son nom à l'aéroport de Arequipa au Pérou.

Divers

En argot, « le ballon » est un terme qui désigne la prison.
Toujours en argot, « avoir le ballon » signifie être enceinte.
Bataille de Ballon, victoire des Bretons de Nominoë contre les troupes franques de Charles II le Chauve en 845.

Voir aussi

Balloon
Balloon Fight, un jeu de plates-formes
Balle Page d'aide sur l'homonymie et boule Page d'aide sur l'homonymie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 10:04

Le mot « infini » (-e, -s ; du latin in-, préfixe négatif, et finitus, « limité ») est un adjectif servant à qualifier quelque chose qui n'a pas de limite en nombre ou en taille.

La notion d'infini a fortement marqué la pensée occidentale depuis le XVIIe siècle : Alexandre Koyré affirme que « la substitution d'un univers infini et homogène au cosmos fini et hiérarchiquement ordonné de la pensée antique et médiévale implique et nécessite la refonte des principes premiers de la raison philosophique et scientifique »1.

Kant

La première des quatre antinomies de Kant est exprimée comme suit dans la Critique de la raison pure59 :

thèse « Le monde a un commencement dans le temps [..], relativement dans l’espace, contenu dans certaines limites. »
II serait, en effet, absurde d’admettre une série à la fois infinie et réalisée. La totalité des êtres ou des phénomènes forme un nombre qui dépasse notre imagination, mais qui est un nombre réel, et l’infini dépasse tous les nombres. Le passé contient un nombre d’êtres et de phénomènes auquel chaque instant ajoute. Il est contradictoire de nommer infini ce qui augmente ou peut augmenter. Le même raisonnement réfute l’éternité du passé : l’éternité est infinie, inaugmentable et chaque instant augmente le passé.
antithèse « Le monde n’a ni commencement ni limites spatiales mais il est infini [..] à l’espace que par rapport au temps. »
Si le monde n’était éternel et sans mesure, il s’envelopperait donc d’un temps et d’un espace vides. Mais un temps vide ne renferme aucune cause, aucune condition, aucune possibilité de commencement, et rien n’aurait jamais pu commencer. Borner le monde dans le temps, c’est l’annihiler. Et un espace vide n’est rien. Dire qu’un espace vide limite le monde, dire que le monde est limité par rien, c’est dire tout ensemble que le monde est limité et qu’il n’est pas limité.

Hegel
Un infini qualitatif

Le projet du système hégélien de la dialectique et de l’infini a pour ambition de dépasser les oppositions philosophiques de l’infinité de la substance objective chez Spinoza et de la finitude de l’entendement humain chez Kant. C’est à partir de la première antinomie cosmologique du fini et de l’infini dans la Critique de la raison pure que Hegel forme sa conception du véritable infini. Pour Kant, tâchons de rappeler que l’absolu n’est jamais donné dans l’intuition, mais il est forgé de toutes pièces par l’esprit en tant que simple concept, comme idée transcendantale. Cette idée de l’infini joue le rôle de pure fiction pour l’homme, fiction utile comme le déclarait Leibniz, alors qu’elle devient une idée-limite, une projection trans-empirique, peut-être nécessaire comme outil de développement de la connaissance, mais n’ayant vraisemblablement aucune réalité ontologique60. Selon Hegel, l’erreur de Kant aura été de ne concevoir qu’un infini quantitatif, puisque le concept d’éternité, comme progrès temporel interminable ne prend forme qu’en concevant une droite interminable ou encore une suite infinie de nombres naturels. Il en va de même pour l’infini spatial qui présuppose nécessairement une grandeur inexhaustible dans laquelle la finitude viendrait s’engouffrer ; encore une fois, l’argument est circulaire60. Les catégories a priori de la sensibilité que sont le temps et l’espace chez Kant constituent la solution transcendantale au problème de la première antinomie, mais elles ne peuvent rendre compte pour Hegel de la dialectique interne de l’esprit seule apte à subsumer les antagonismes qu’il porte en son sein même60. Si l’infini hégélien est dit qualitatif, c’est bien parce qu’il ne se résume pas dans l’énumération ou l’itération de séries de nombres ou dans la somme de ces séries, mais bien parce qu’il réside dans le rapport qu’elles entretiennent ensemble.
Une méthode à la fois analytique et synthétique

Les mathématiques ont pour Hegel, un caractère essentiellement analytique ; non seulement la valeur de vérité des équations mathématiques ne tient pas de l’expérience sensible, mais elle dérive toujours en quelque sorte de sa conformité avec un paradigme au sein duquel sont présupposées des lois et des définitions a priori (au sens kantien). En ce sens, pour Hegel, le procédé analytique représente, contrairement à Kant, « la pure immanence des déterminations à la totalité originelle présente sous la modalité de l’en-soi »61. Autrement dit, ce n’est pas le nombre comme objet qui déploie de son essence les lois et mécanismes qui caractérisent son intériorité pure, mais elles sont insérées de l’extérieur par l’esprit et deviennent de sorte le miroir du fonctionnement de l’esprit humain et de son organisation intérieure. Ultimement, « l’objet, le nombre, n’est que la pensée, et la pensée abstraite de l’extériorité elle-même […] En raison de cette extériorité pure et de cette absence de détermination propre, le penser a dans le nombre une matière déterminable infinie qui n’oppose aucune résistance. »61. La vérité pour Hegel, ou plutôt, le déploiement de la connaissance est toujours à la fois un procédé objectif et subjectif, une méthode à la fois analytique et synthétique. La connaissance mathématique partage donc ce caractère analytique avec la connaissance conceptuelle, toutefois, elle se différencie de cette dernière en n’étant qu’analytique, alors que la connaissance du concept est également un procédé synthétique. Pour Hegel, le véritable infini est dans la relation qualitative qui s’établit dans le rapport entre deux grandeurs quantitatives. Comme Leibniz l’avait remarqué avant lui, ce ne sont pas les quantités infiniment petites ou infiniment grandes qui sont importantes, mais leur différence qui est infinitésimale60. Le passage de la quantité en qualité s’effectue à travers une relation dynamique engendrée par la raison qui résulte en une mesure, une proportion, ce qui pour Hegel signifie l’assimilation mutuelle du déterminant (qualité) et du déterminé (quantité).
Un rapport dynamique entre fini et infini

La conception de l’infini élaborée chez Hegel n’avait pas de prime abord des prétentions mathématiques ou pratiques, mais essentiellement métaphysiques et c'est bien en ce sens que sa vision de l’infini devenait celle de la dynamique du concept absolu. Ainsi il faut également prendre en considérations que pour Hegel - axiome fondamental de tout son système qu’il emprunte à Spinoza -, toute détermination est du même coup une négation et par conséquent, la négation de la négation reflète l’automouvement du concept absolu. En résulte que la finitude et l’infini ne sont pas liés de manière externe par opposition l’une à l’autre, mais entretiennent plutôt une relation dynamique internalisée, l’infini absorbe en lui la finitude comme un des moments de son perpétuel déploiement. « Pour Hegel, ce devenir processuel est un infini dynamique ou qualitatif, et sa figure est celle du cercle sans point initial et sans point final – et non pas l’image de la droite infinie ou de la suite illimitée des nombres naturels. »60. Selon Hegel, l’histoire de l’être est un devenir perpétuel, « toute forme donnée est poussée à se dépasser, selon la nécessité d’une poussée, d’une pulsion, immanente, constitutive de la nécessité de sa transcendance. »62. Le mécanisme inhérent à ce mouvement universel est la dialectique, « la loi de la pensée et du réel qui, progressant par négations successives, résout les contradictions en accédant à des synthèses elles-mêmes toujours partielles et appelées à être dépassées »63. Une conception particulière est toujours en elle-même un système positif et cohérent et en ce sens, il contient en lui un fragment du concept absolu qu'il représente de manière incomplète. Une idée dépassée ne disparaît jamais totalement, elle est plutôt submergée dans un nouveau système au sein duquel le fragment de son absolutisme est ratifié et incorporé. La négativité qui est au cœur de la dialectique s’effectue toujours dans un rapport dont elle est le principe médiateur. En d’autres mots, c’est le négatif qui effectue le rapport structurel entre une intériorité idéelle et une extériorité manifeste. En ce sens, le négatif s’apparente à l’essence de la chose, la poussée directrice, le moteur ontologique de l’être. Ce travail du négatif, inscrit au cœur même du devenir, anime pour Hegel toute histoire particulière63. Ce mouvement est pour Hegel un infini abstrait, un mécanisme universel à l’œuvre en toutes choses positives.

Finalement, ce qui est fini, par définition toujours en transition, est toujours en devenir, toujours appelé à être transcendé, dépassé vers l’infini. L’absolu contient donc en lui tous les moments de la finitude, l’absolu s’aliène lui-même à partir de lui-même pour finalement s’extérioriser comme esprit. L’infini chez Hegel est donc esprit absolu, idée absolue ou concept absolu, synonymes de la totalité du système de la philosophie. Si l’esprit ou l’idée est dite infinie chez Hegel, c’est que l’infinité est l’être de ce qui est sursumé et n’est que sursumé64.

Achille, héros de la mythologie grecque, ne peut rattraper la tortue qu’il poursuit ; en effet, avant de la rattraper, il doit d’abord atteindre le point d’où celle-ci est partie au début de la course. Mais pendant ce temps, la tortue continue d’avancer d’une certaine distance ; même si cette distance est moins grande que celle parcourue par Achille (car la tortue est plus lente), elle avance quand même, elle n’est pas immobile. Ainsi, durant le temps qu’il faut à Achille pour parcourir cette deuxième distance, la tortue a encore parcouru une certaine distance. Donc, même si cette distance diminue à chaque étape, la tortue ne sera jamais rattrapée par Achille.

L’infini dans le monde supralunaire

Notons tout d’abord que Dieu est par définition infini et c’est le principe premier d’où tout émane12, mais Dieu n’est pas le seul être infini ; il y a une dépendance ontologique des intelligences célestes (qui sont au nombre de dix) envers le premier principe, dépendance traduite par le désir de se rapprocher de la perfection de Dieu. Le désir comme principe de motion étant le fait de vouloir atteindre Dieu, lui ressembler. Ce désir de perfection, serait le principe de tout mouvement selon Avicenne13. Ainsi, les intelligences céleste en désirant le premier principe feraient mouvoir les sphères leurs correspondant dans un mouvement infini.

Avant de poursuivre, il faut préciser que le mouvement en question dans le monde supralunaire est différent de celui dans le monde sublunaire14. Dans le premier cas, le mouvement est constant ; il a toujours la même vitesse. C’est pourquoi on peut dire qu’il y a un infini présupposé pour les intelligences célestes. Cependant, dans le monde sublunaire, le mouvement est sujet à la décélération et l’accélération.

Pour conclure sur ce point, il faut nommer une autre preuve abondant dans le sens de la présence de l’infini chez les intelligences célestes, c’est-à-dire, le passage où Avicenne dit que même ce qui est infini (et nécessaire) requiert une cause15. Enfin, notons que si Avicenne parle de l’infini dans le monde supralunaire, il ne le classifie pas comme il va le faire pour l’infini présent dans le monde sublunaire. Probablement parce que l’infini métaphysique ne présente pas a priori autant de problèmes que l’infini dans un monde limité (physique).
L’infini dans le monde sublunaire

Tout d’abord, l’infini en acte est amené par la théologie ; les âmes (des hommes) étant immortelles, il y en a donc une infinité dans un monde éternel16. C’est d'ailleurs ce qui caractérise l’infini en acte fort dans l’avicennisme.

L’infini en acte faible étant quant à lui défini par les évènements et les années passés11. Pour bien comprendre ce type d’infini, il faut maintenant s’attarder au concept de causalité. Car, selon Avicenne, il y aurait des causes accidentelles (ou adjuvantes) en nombre infini. En d’autres termes, il y a une succession infinie de causes préparatrices. Ici entre en jeu la distinction entre causes essentielles et causes adjuvantes. Les causes essentielles (ou vraies) étant liées au mouvement, au continu, car elles demeurent avec l’effet. Les causes vraies « empêchent la non-existence de la chose »17. Les causes adjuvantes sont secondaires car elles sont antérieures à la chose. Celles-ci seraient en nombre infini selon Avicenne. On peut penser à la relation père/fils qui remonterait de génération en génération pour expliciter ce fait. Car, dans le contexte d’un monde éternel, il y a une infinité de relations filiales. En effet, « […] ce qui va ad infinitum c’est un individu qui vient après un autre […] »18.

En ce qui concerne l’infini en puissance fort, il est toujours le même que l’infini en puissance d’Aristote, à savoir l’infini par division et par addition. C’est pourquoi il ne sera pas plus détaillé dans cet article. En effet, comme dans les paradoxes de Zénon, on peut facilement imaginer la division d’une ligne en quatre parties, la division de chacune de ces parties en quatre et ainsi de suite, à l'infini.

Concernant l’infini en puissance faible, il se trouve dans le mouvement. Tel que mentionné précédemment, ce mouvement ne correspond pas à celui des sphères célestes. En effet, celui-ci, n’est pas réellement continu et peut se regarder de différentes façons. On peut déjà le voir comme le mouvement général d’un corps. Cependant, cette définition du mouvement ne sera pas celle important dans le cas de l'infini en puissance faible ; l’impulsion concrète d’un corps à un instant précis étant plutôt la définition à retenir11. En d'autres termes, le passage d’un temps A à B serait un mouvement constitué d’une infinité de temps. On peut penser à une addition infinie de points mis bout à bout pour former une ligne. Cette ligne, comme le mouvement, serait d’apparence continue mais serait en réalité constituée de plusieurs points intermédiaires19.
Jean Duns Scot
John Duns Scot
Un apport à l'infini mathématique

Dans une démonstration du mouvement continu des anges au Livre II de l'Ordinatio, Scot soulève deux paradoxes qui entreront dans la postérité. Dans sa défense, il voudra réfuter la thèse selon laquelle le continu est formé d'indivisibles. Chez Aristote, dans Le Livre VI de la Physique, il est clair qu'« il est impossible qu'un continu soit formé d'indivisibles, par exemple qu'une ligne soit formée de points, s'il est vrai que la ligne est un continu et le point un indivisible »20, mais cette preuve inspirée de l'autorité du Philosophe ne lui suffit pas. Il proposera deux problèmes géométriques du même esprit montrant tout le contradictoire d'une telle théorie.

Dans l'une des deux, on trace deux cercles concentriques à partir d'un centre a. Le petit, noté D et le plus grand, noté B. Scot dira que puisque, selon cette théorie, la circonférence du grand cercle est formée de points, il est possible d'en identifier deux, b et c. Du point a, traçons une ligne droite le joignant à chacune de ces deux points de manière à ce que les deux droites formées coupent le petit cercle D. La question : les droites ab et ac coupent-elles D en un seul point ou en deux points distincts ? S'il s'agit du même point, l'une des deux droites ne sera plus droite (mais courbe) ce qui entre en contradiction avec la prémisse du départ. Dans le cas contraire, B et D incluraient le même nombre de points, pourtant, fait remarquer Scot, il est impossible à deux cercles inégaux d'être composés d'un nombre égal de parties égales. Il en découle qu'un continu, ici représenté par la ligne, ne peut être composé d'un nombre de points discrets21.
Le paradoxe des cercles

Bien que Scot lui-même n'ait pas explicité la chose dans ces termes, pour sa postérité, il s'est retrouvé à illustrer à l'aide de ces figures géométriques, en germe, certaines des découvertes les plus importantes concernant l'infini mathématique se retrouvant entre autres chez Georg Cantor. Les rayons issus du centre créant entre les points des deux cercles une correspondance biunivoque, le paradoxe soulève la possibilité pour deux ensembles infinis d'indivisibles d'être égaux malgré leurs tailles manifestement inégales22.

D'ailleurs, dans une autre démonstration, Duns Scot se frottera à de pareils débats quant à la grandeur des infinis. Scot à la question 3 du livre II, distinction 1 de l'Ordinatio rabat l'objection selon laquelle il serait impossible pour Dieu de produire quelque chose d'autre que lui-même sans que cette production ait un commencement23. Selon cette objection, si la création est ab aeterno sine principio, l'infini qui a mené jusqu'à hier est équivalent à l'infini qui s'est écoulé jusqu'à aujourd'hui ce qui va à l'encontre de l'axiome d'Euclide voulant que la partie soit toujours plus petite que le tout. À cela, dans un premier temps, le Docteur répondra que ces deux dernières caractérisations ne sont applicables qu'aux grandeurs finies puisque les choses se divisent en fini et infini avant que « plus grand » ou « plus petit » ne s'appliquent. Cependant, ses adversaires soulèvent le problème qu'une création de toute éternité produirait une quantité infinie d'âmes en acte, or, une telle chose est impossible selon le Philosophe. Devant cette objection, Scot développe davantage : « Tout ce qui ne peut pas être fait par Dieu en un jour, parce que « cela implique contradiction » ne pourrait, pour la même raison, être fait par lui au cours d’un temps d’une durée infinie. »24 Il en vient à cette conclusion : « Il apparaît donc, que les instants de ce jour – voire de cette heure – ont une infinité égale à celle des instants infinis de ces jours infinis. »24 Cette intuition se verra, entre autres, confirmée par Richard Dedekind dans sa définition d’un ensemble infini qui se caractérise justement par l'équivalence entre le dit ensemble infini et une de ses parties propres de ce point de vue25.
De l'infini mathématique à l'infini théologique

Il n’en demeure pas moins que le fondement de l’affirmation par Scot qu’il existe quelque chose comme un infini en acte est théologique. Jean Duns Scot refuse qu’il soit impossible pour Dieu de créer spontanément une infinité en acte. En effet, selon Aristote une grandeur ne peut être infinie qu’en puissance. Or, voulant construire l'idée d'une nature infinie intensivement (selon la qualité), Scot fait un passage obligé par la démonstration d'une grandeur extensivement (selon la quantité) infinie en acte26. Selon la définition d’Aristote au Livre III de la Physique, l’ « infini est ce qui est tel que lorsqu’on en prend une quantité, c’est-à-dire quelque grande que soit la quantité qu’on prend, il reste toujours quelque chose à prendre »27, donc un tout infini n’est qu’une réalité potentielle et par cela, conclut Scot, imparfaite. Pour remédier à une telle situation, le médiéval imagina à partir de cet infini potentiel ce qu’il serait en acte :

Pour notre propos, dit Duns Scot, transformons la notion d’infini potentiel dans la quantité en la notion de l’infini en acte dans la quantité en supposant qu’il puisse être en acte dans la quantité. Nécessairement, la quantité croîtrait toujours, en prenant une partie après l’autre, mais si nous imaginons que toutes les parties qui peuvent être prises successivement le sont simultanément, alors nous aurons une quantité infinie en acte, puisqu’elle sera aussi grande en acte qu’elle l’est en puissance. Si donc toutes les parties étaient conçues comme présentes en acte simultanément, l’infini ainsi imaginé serait véritablement un tout et serait véritablement parfait, car il n’y aurait rien au dehors. Bien plus, nulle quantité ne pourrait lui être ajoutée, car alors il pourrait être excédé. »28

Par ce passage, Jean Duns Scot fait de l’infini non pas ce qui laisse toujours quelque chose derrière, mais bien ce qui excède le fini selon toute proportion déterminée ou déterminable29.

Le passage de l'infini en quantité à l'infini sous le mode de la qualité ne se fait pas non plus sans Aristote. Bien que chez ce dernier l'infini ne s'applique qu'aux grandeurs, il ouvre une porte au livre V de sa Métaphysique admettant la transposition de notions quantitatives à d'autres objets « par extension »30. À la question 6 du Quodlibet, Scot commente ce dernier passage et montre que des termes quantitatifs comme petit, grand, moins, plus, sont applicable à tous les êtres, peu importe leur genre. La transposition de la physique à la métaphysique est, par là, possible. Toutefois, Scot voudra faire de l'infini non un accident mais une quantité d'être ou quantité de perfection. Il tire de l’océan d'être infini de l'essence divine de Jean de Damas le concept de l'infinité comme mode d'être intrinsèque d'une nature infinie: « de même que l'océan ne serait l'océan sans l'immensité de sa masse, de même l'essence divine ne serait pas l'essence qu'elle est sans la magnitude qui est la sienne. »31 Dans la mesure où nous concevons un être infini actuel en entité, explique Scot, il se doit d'être pensé sous le mode d'une quantité infinie actuelle, c'est-à-dire qu'aucun autre ne saura le dépasser en entité. En cela, il « sera véritablement un tout, et un tout parfait »32.
L’infini dans la métaphysique et la théologie scotiennes

Dans la métaphysique de Jean Duns Scot, le concept d'infini est assimilé aux transcendantaux. Les transcendantaux, outre l'étant, sont des attributs qui peuvent être, chez le Docteur Subtil soit : des attributs disjonctifs (infini/fini, possible/nécessaire, en acte/en puissance, etc.) ; des attributs convertibles (l'un, le vrai, le bien…) qui sont directement coextensifs avec l'étant ; des perfectiones simpliciter (i.e. un prédicat qui n'admet pas de limite telle que l'intelligence divine par exemple)33.

Le couple d'attributs disjonctifs infini/fini permet d'établir une mesure de l'être, non plus au sens strictement quantitatif, mais plutôt au sens d'un degré d'excellence de l'être. Il s'agit d'une différence strictement modale – plutôt que formelle – entre les êtres : Dieu est sur le mode de l'infini, alors que l'homme est sur le mode de la finitude. Cette précision – qui ne s'inscrit pas seulement dans la métaphysique scotienne, mais aussi dans le cadre d'un argument théologique portant sur l'existence de Dieu infère que la différence entre un être fini et un être infini n'est pas une différence générique ce qui, au sein du raisonnement du Docteur Subtil, permet de sauvegarder la simplicité divine34.

En vertu de la théologie naturelle scotienne et, plus largement, de sa théorie cognitive, il est possible pour l’homme de connaître à l’aune de son expérience sensible. Ainsi, si la connaissance essentielle de Dieu n'est pas accessible ici-bas faute de pouvoir faire l'expérience de ce dernier, il est cependant possible de prédiquer à Dieu des attributs partagés avec lui (comme l'intelligence) en vertu de la théorie scotienne de la prédication univoque35. Par exemple, s'il est possible de prédiquer l'intelligence à Marie, de même peut-on attribuer l'intelligence à Dieu, mais pas sous le même mode que celui de la créature finie. Pour Dieu, il s'agira d'une perfectiones simpliciter. Il s'agit du même concept d'intelligence, mais qui n'est pas donné sous le même mode chez la créature finie et chez Dieu, être infini.

De plus, la créature finie sera aussi en mesure de parvenir à la caractérisation la plus parfaite et la plus simple du Premier principe. Comme vu plus haut, on parvient précisément à cette caractérisation positive avec le concept d'infini, sous-tendant tous les attributs que l'on peut prédiquer à Dieu36. Scot renverse ici l'infini en tant que concept négatif pour en faire un concept positif. En effet, on pourrait défendre la négativité du concept d'infini sur le plan étymologique par la présence du préfixe in qui implique une négation. Considéré comme tel, il serait alors contradictoire de parler de l'infini comme une caractérisation positive de Dieu. On peut analyser un tel renversement d'un point de vue logique en affirmant que, la finitude étant en soi concept impliquant une limite négative, l'ajout du préfixe in, la double négation fait naître (sur le plan logique et formel du moins) un concept positif. Cependant, pour Scot, la nature de la distinction du couple fini/infini est métaphysique et non formelle ou linguistique37. Ainsi, défendre la positivité ou la négativité du concept à partir de la sphère de la logique ou, plus simplement, de l'étymologie est inutile dans l'optique scotienne ; il faut plutôt admettre sa positivité comme un présupposé métaphysique.
Galilée
Galilée remarque qu'il y a une correspondance biunivoque entre les nombres et leurs carrés, d'où il déduit que l'assertion commune « le tout est plus grand que la partie » ne se vérifie pas lorsqu'on parle de quantités infinies38. Cependant, loin d'y trouver une motivation pour l'étude des ensembles infinis, il y voit la preuve du caractère non opérationnel de tels ensembles, position approuvée plus de deux siècles plus tard par Cauchy39. Ainsi donc, jusqu'assez avant dans l'époque moderne, les mathématiciens s'interdisaient d'utiliser directement les ensembles infinis et préféraient raisonner « en compréhension » sur les propriétés de leurs éléments. Ils se contentaient alors de la possibilité d'augmenter toute grandeur donnée, ou de la diminuer s'il s'agit d'une grandeur continue39.
----------------------------------------------------
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 10:07

la mémoire, de la perception, de l'imagination devant Le concept d'entendement.

http://leclandesmouettes.bbflash.net/t172p25-le-jardin-des-delices-la-peinture-a-l-huile-et-y-becca#3882
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 10:09

Conceptuellement, l’horizon est la limite de ce que l'on peut observer, du fait de sa propre position ou situation. Ce concept simple se décline en physique, philosophie, communication, et bien d'autres domaines :

Sciences et techniques
Géologie

Un horizon en pédologie est une couche du sol, homogène et parallèle à la surface.

Informatique

Horizon, un logiciel SIGB de la société SirsiDynix ;
New Horizon Interactive, société de logiciels ;
Horizon, un jeu d'arcade.

Physique

L’horizon est un cercle centré sur l’observateur entre le ciel et la Terre, tenant compte de la courbure de cette dernière ;
L’horizon des particules est la limite de la région de l'espace-temps susceptible d'influencer un point donné ;
En particulier, l’horizon cosmologique est la limite de l'univers visible depuis la Terre, est, sous certaines conditions, un horizon des particules ;
L’horizon des événements est la limite de la région de l'espace-temps influençable depuis un point donné ;
En particulier, l’horizon d'un trou noir est la frontière entre un trou noir et le reste de l'univers, est un horizon des événements.

Sciences humaines

Un horizon en philosophie, un concept à rapprocher de l'aveuglement ;
L’horizon, la classification chronologique des périodes précolombiennes dans les Andes centrales (Bolivie et Pérou).

Technique

L’horizon-radar est la distance maximale que peut atteindre le faisceau radar à un angle de site nul.

Arts et culture
Cinéma / télévision

L'Horizon est un film de Lev Koulechov (1932) ;
Horizons sans fin, film de Jean Dréville (1953) ;
L'Horizon est un film de Jacques Rouffio (1967) ;
Event Horizon, le vaisseau de l'au-delà est un film américain de Paul W. S. Anderson (1997) ;

Horizon est une émission de télévision diffusée par la BBC.

Jeu vidéo

Horizon, shoot 'em up d'Irem sorti en 1985
Horizon, jeu 4X de L3O Interactive sorti en 2014
Horizon Zero Dawn, action-RPG de Guerrilla Games à paraître en 2016

Musique

Horizon est un single de The Cinematic Orchestra sorti en 2002 ;
L'Horizon est un album de musique de Dominique A sorti en 2006 ;
Horizons est un album de Détroit sorti en 2013 ;
Horizons est une chanson du groupe Genesis sorti en 1972.

Littérature

Les Horizons vaincus, un livre de l'alpiniste italien Reinhold Messner relatant son ascension en solitaire et sans oxygène de l'Everest ;
Horizon est le quatrième et dernier tome de la tétralogie de fantasy Le Couteau du partage de Lois McMaster Bujold ;
L'Horizon est un roman de Patrick Modiano paru en 2010.

Presse

Horizons, un quotidien algérien en langue française ;
Horizons, le magazine de la recherche du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) et des Académies suisses des sciences (également édité en allemand sous le titre Horizonte).

Produits et organisations
Organisations / entreprises

Air Horizons, une compagnie aérienne française ;
Horizon, une radio locale française de catégorie B, créée en 1985 et émettant sur une partie de la région Nord-Pas-de-Calais.

Produits ou services

Horizons, une ancienne attraction du parc EPCOT à Walt Disney World Resort ;
La Simca-Talbot Horizon, une voiture des marques Simca et Talbot ;
Classe Horizon, frégates franco-italiennes ;
Horizon, un navire de croisière construit en 1990 ;
Réseau de bus Horizon, bus de l'agglomération de Châteauroux ;
New Horizons, une sonde spatiale de la NASA pour l'étude de Pluton et de la ceinture de Kuiper.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 10:10

Définition et premières occurrences

Le noumène (en grec ancien νοούμενoν / nooúmenon) est un terme employé à l'origine par Platon pour désigner les « Idées », c'est-à-dire la réalité intelligible (par opposition au monde sensible), accessible à la connaissance rationnelle. Au contraire, chez Emmanuel Kant, auquel le terme de « noumène » renvoie le plus souvent, il s'agit de tout ce qui existe et que la sensibilité ne peut atteindre, restreignant par là les prétentions de la raison quant à la connaissance. « Noumène » est parfois considéré comme synonyme de chose en soi, faisant référence aux faits tels qu'ils sont absolument et en eux-mêmes, par opposition au terme de phénomène, faisant référence à ce qui est connaissable.
Noumène chez Kant

Pour comprendre le concept de noumène chez Kant, il faut considérer la définition qu'il donne de la philosophie dans « Les rêves d'un visionnaire expliqués par les rêves de la métaphysique » (1766) : la connaissance des limites de la raison. Dans la « Critique de la raison pure » (1781/87), Kant tente de répondre à la question : que puis-je savoir ? Pour y répondre, il va entreprendre une vaste « critique » (du grec « krinein », séparer, distinguer, qui donnera : discriminer) de la raison dans ses prétentions à la connaissance. L'originalité de Kant réside dans son renversement du problème de la connaissance : notre connaissance des objets dépend du sujet connaissant au moins autant que des objets à connaître. « Les objets se règlent sur notre connaissance » (préface de la seconde édition de la « Critique de la raison pure »). Connaître, c'est organiser au moyen de notre sensibilité et de notre entendement ce qui est donné dans l'expérience, ce qui nous apparaît. Nous ne connaissons le monde qu'à travers le prisme de notre structure mentale. Donc les choses telles qu'elles sont « en elles-mêmes », au-delà de leur réalité phénoménale, nous ne pouvons les connaître. Le concept de noumène a le sens négatif de limite (C.R.P. p. 229, voir bibliographie). Cependant, Kant conserve un sens positif au noumène qui, s'il ne peut être connu, joue un rôle régulateur dans un souci d'unité et sert de postulat (Dieu, l'âme, le monde)[pas clair] à la raison pratique (morale)[pas clair].

Il ne doit pas être confondu avec la chose en soi (ding an sich) qui elle représente une réalité inconnaissable que nous devons penser pour comprendre ce qu'est un phénomène.
Noumène chez Husserl

Dans la perspective de Husserl, le noumène n'est effleurable qu'aux confins de l'intelligence, lorsque l'agitation des mots et des concepts cesse, lorsque l'intelligence à l'état pur n'est qu'intuition silencieuse, ou lorsque les mots ne sont plus des mots et alors toute tentative d’accéder au monde nouménal relève davantage de la poésie et de l’art.

Les phénomènes sont les choses vécues, qui se manifestent à nous, telles qu'elles se manifestent, le "contenu" de l'expérience : matériels (tables, mur, livre) ou immatériels (les faits, les émotions, les pensées), ils ont un début et une fin, ils sont définissables.

Le noumène est la réalité intemporelle, indéfinissable; telle qu'elle est, on peut au mieux la percevoir, sans jamais pouvoir la décrire avec des mots ou la cerner à l'aide de concepts.
Polémique entre Kant et Hegel

Contrairement à Kant, Hegel estime que s'il n'est pas possible - par nature - de faire l'expérience de la chose en soi ou de la Totalité (Philosophie), cela n'exclut pas de pouvoir utiliser le concept de chose en soi, donc d'en faire un objet ayant un statut particulier dans la théorie de la connaissance en philosophie. C'est même le point de départ de son étude de la religion (en tant que savoir du noumène) dans la Phénoménologie de l'Esprit.

La remarque souvent attribuée à Spinoza selon laquelle « le concept de chien n'aboie pas »1 énonce l'idée selon laquelle une pensée philosophique et immatérielle se distingue de la réalité matérielle; autrement dit, l'application dans la réalité d'une idée peut se révéler en contradiction avec l'idée elle-même. Cela ne signifie pas que la chose en soi dont on ne peut faire l'expérience n'a pas de consistance : ce concept a bien une réalité mais dans l'ordre de la pensée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 10:13

L'horizon en philosophie est un concept à rapprocher de l’aveuglement chez Heidegger

L'horizon en philosophie est un concept à rapprocher de l’aveuglement chez Heidegger

Alors

Histoire du journal

Lancé à Paris par Félix Juven pendant la Belle Époque, le 10 novembre 1894, au prix de 10 centimes sous la forme d'un hebdomadaire paraissant le samedi et comptant 12 pages au format 23,3 x 31,4 cm, Le Rire est apparu à un moment où les Parisiens commençaient à devenir plus cultivés, plus riches et disposaient de plus de loisirs. L'intérêt pour les arts, la culture et la politique ne cessa de croître pendant la dernière décennie du XIXe siècle. Des publications comme celle-là aidaient à satisfaire leur curiosité. De tous les journaux humoristiques français, celui-là eut le plus de succès, surtout avant 1914. Du 5 février au 5 juillet 1893, avait précédemment paru un mensuel au même titre, dirigé par Albert Poulin.

Juven confie la rédaction à Arsène Alexandre.

Lorsque l'Affaire Dreyfus éclate en 1894, Le Rire est l'une des nombreuses publications à immédiatement exploiter les sentiments anti-républicains et antisémites (caricatures signées Léandre notamment) que suscita ce scandale dans l'opinion. Comme c'était une époque où le gouvernement français était souvent caractérisé par la corruption et la gabegie, ministres et responsables militaires devinrent également des cibles fréquentes.

En octobre 1899, est lancé Le Sourire, concurrent direct du magazine. Pour l'exposition universelle de 1900, Juven fait construire un pavillon intitulé « La Maison du Rire », mais le succès fut mitigé.

Le 7 février 1903, après 430 numéros, une nouvelle série est lancée, sans aucun changement.

En 1905, Félix Juven lance Fantasio, une revue humoristique en lien avec Le Rire : les deux magazines fusionneront en 1937.

Le 25 mai 1907, Juven associe son journal au premier Salon des humoristes en créant la Société d'auteurs et de dessinateurs humoristiques « Les Humoristes » avec Jean Valmy-Baysse. Propriétaire d'un groupe éditorial, il s'efforça de conserver le contrôle de son magazine jusqu'à sa mort en 1947, tout en se rapprochant occasionnellement d'un autre groupe, très puissant, celui du Petit Parisien dirigé par la famille Dupuy.

Avec la Première Guerre mondiale, il s'interrompt le 1er août 1914, puis est relancé le 21 novembre suivant sous le titre Le Rire rouge et reprend sa dénomination première le 31 décembre 1918 après 215 numéros. L'adresse est au 21 de la rue Joubert.

Une nouvelle série démarre le 4 janvier 1919 qui dure jusqu'au 1er juin 1940, et compte 1 071 numéros, s'interrompant durant l'Occupation.

En janvier 1946, Le Rire renaît dans une formule mensuelle dirigée par Victor de Valence (dit « Tita ») qui semble cibler le corps médical et les salles d'attente, et s'achève en décembre 1949, après 49 numéros. Une nouvelle série mensuelle repart en octobre 1951 et s'achève en avril 1971, après 235 numéros avec des auteurs tels que Raymond Peynet, Dubout, Bellus, Georges Pichard, ou encore le jeune Jean-Jacques Sempé. Entre temps, le titre est revendu par les éditions Juven en 19591.
Les dessins et caricatures
En-tête de la rubrique illustrée des pages 2 et 3 tenue par Jack Abeillé durant les premières années.

Ce journal satirique était rempli d'excellents dessins en noir et blanc dus notamment à des artistes peintres réputés qui sont aujourd'hui l'objet de collection. Il offrait aussi des chromotypographies pleine page sur les plats de couverture (I et IV en couleurs) et la double page centrale. Le contributeur le plus important en volume et le plus fidèle fut sans doute Théophile Steinlen : ses illustrations, des caricatures mordantes, visaient les hommes politiques du temps. Il y eut près d'un millier de contributeurs2.

La rubrique « Le Rire d'autrefois » republiait d'anciennes lithographies françaises et anglaises : des dessins d'Honoré Daumier, Henry Monnier ou Eugène Delacroix furent réimprimées. Le Rire publiait aussi chaque semaine une sélection de meilleurs dessins parus dans les principaux journaux humoristiques étrangers comme l’anglais Punch, les allemands Fliegende Blätter, Lustige Blätter, et les américains Puck (les Français découvrirent ainsi Franklin Morris Howarth) ou Judge.

Les autres illustrations provenaient d'artistes comme :

Jack Abeillé
Hervé Baille
Ragnvald Blix
Léonce Burret
Leonetto Cappiello
Caran d'Ache
Jean d'Aurian
Jules Depaquit
Marcel Duchamp3
Pere Tornè Esquius
Fabien Fabiano
Abel Faivre4
Jean-Louis Forain
Charles Genty
Juan Gris
Xavier Gosé
Jules-Alexandre Grun
Albert Guillaume
Oswald Heidbrinck
Hermann-Paul
Charles Léandre
Manuel Luque
Lucien Métivet
Georges Meunier
Georges Omry
Georges Pavis
Henri Pille
Feodor Rojankovsky
Auguste Roubille
Maurice Sauvayre
Sem
Henri de Toulouse-Lautrec
Roger de Valerio
Auguste Vimar
Hermann Vogel
Jacques Wély
Adolphe Willette
Joaquín Xaudaró
Benjamin Rabier

Le monde de la scène

Pendant le règne du music-hall, les cabarets et les cafés étaient remplis de personnalités et les Parisiens pouvaient y apercevoir les vedettes du jour. Le Rire était là pour montrer ce qui s'y passait à ses lecteurs. Il présentait des vedettes comme Yvette Guilbert, Polaire, Jane Avril, Réjane, et même des visiteurs connus dans les théâtres comme Séverine.
La littérature
Le Rire publia des textes notamment de Tristan Bernard, Alphonse Allais, Jules Renard...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 10:17

Un phénomène est une chose, un fait du monde physique (objet, action…) ou psychique (émotion, pensée…) qui se manifeste elle-même. En principe, un phénomène est perceptible à un être sentient, même si ce n'est pas toujours le cas (comme un phénomène magnétique pour un humain).

On contraste parfois, notamment Emmanuel Kant qui a fait de la notion un problème philosophique, le phénomène tel qu'il se présente à notre esprit à ce qu'est en soi une chose réellement existante supposée (das Ding an sich). Par exemple, je vois là un arbre (phénomène), mais qu'est-ce qui est réellement ? Nous n'en savons rien, que ce soit intuitivement, scientifiquement ou métaphysiquement.
La phénoménologie (du grec : phainómenon, « ce qui apparaît » ; et lógos, « étude ») est un courant philosophique qui se concentre sur l'étude des phénomènes, de l’expérience vécue et des contenus de conscience. Edmund Husserl (8 avril 1859 - 26 avril 1938), est considéré comme le fondateur de ce courant, dans sa volonté de systématiser l'étude et l'analyse des structures des faits de conscience1.

Fondée au début du XXe siècle par Husserl, la phénoménologie telle qu'on la connaît de nos jours, s'étend au sein d'un cercle de disciples dans les universités de Göttingen et Munich en Allemagne (Edith Stein, Roman Ingarden, Martin Heidegger, Eugen Fink, Max Scheler, Nicolai Hartmann), et se propage rapidement à l'étranger, en particulier en France (grâce aux traductions et travaux de Paul Ricœur, d'Emmanuel Levinas, de Jean-Paul Sartre, de Maurice Merleau-Ponty) et aux États-Unis (Alfred Schütz et Eric Voegelin), souvent avec une très large prise de distance critique par rapport aux premiers travaux de Husserl, mais sans jamais que soit abandonnée sa volonté fondamentale de s'en tenir à l'expérience vécue.

Il n'y a pas à s'étonner de la grande variété des expressions prises par ce courant de pensée qui ressortit à sa nature même qui veut exprimer les aspects spécifiques de chacun de ses domaines d'étude1. La phénoménologie constitue l'une des traditions principales de la philosophie européenne du XXe siècle. Elle a en outre inspiré de nombreux travaux hors de son champ philosophique propre tels : la philosophie des sciences, la psychiatrie, l'esthétique, la morale, la théorie de l'histoire1.

-----------------------------------------------
Au phénomène peut aussi s'opposer le noumène au sens également de Kant, un objet qui semble exister mais n'est pas perceptible par les sens, bien que peut-être compréhensible par l'intellect. Le noumène est distinct de la chose en soi en ce qu'il en est un objet intellectuel uniquement, qui ainsi ne se manifeste pas tel un phénomène.

---------------------------------------------------

La réalité est l’ensemble des phénomènes considérés comme existant effectivement. Ce concept désigne donc ce qui est physique, concret, par opposition à ce qui est imaginé, rêvé ou fictif1. Si son usage est initialement philosophique, particulièrement dans sa branche ontologique, il a intégré le langage courant et donné lieu à des usages spécifiques, notamment en science

---------------------------------------------------------
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 10:19

L'Image de l'Homme et de sa société à l'Heure actuelle...

Le Bizarre est un vaisseau de ligne de deux-ponts portant 64 canons, construit par J.L. Coulomb à Brest en 1749-50, et lancé en 1751. Il est mis en chantier pendant la vague de construction qui sépare la fin de guerre de Succession d'Autriche (1748) du début de la guerre de Sept Ans (1755)3. Le Bizarre est intensément utilisé pendant la guerre de Sept Ans et d'Indépendance américaine. Il est perdu par naufrage en 1782.

Sommaire

1 Caractéristiques générales
2 Sa carrière pendant la guerre de Sept Ans (1755-1763)
3 Sa carrière pendant la guerre d'Indépendance américaine (1778-1783)
4 Notes et références
4.1 Notes
4.2 Références
5 Voir aussi
5.1 Sources et bibliographie
5.2 Articles connexes
6 Liens externes

Caractéristiques générales

Le Bizarre est un bâtiment moyennement artillé mis sur cale selon les normes définies dans les années 1730-1740 par les constructeurs français pour obtenir un bon rapport coût/manœuvrabilité/armement afin de pouvoir tenir tête à la marine anglaise qui dispose de beaucoup plus de navires4. Il fait partie de la catégorie de vaisseaux dite de « 64 canons » dont le premier exemplaire a été lancé en 1735 et qui sera suivi par plusieurs dizaines d’autres jusqu’à la fin des années 1770, époque où ils seront définitivement surclassés par les « 74 canonsN 1. »

Sa coque est en chêne, son gréement en pin, ses voiles et cordages en chanvre7. Il est moins puissant que les vaisseaux de 74 canons car outre qu'il emporte moins d'artillerie, celle-ci est aussi pour partie de plus faible calibre, soit vingt-six canons de 24 livres sur sa première batterie percée à treize sabords, vingt-huit canons de 12 sur sa deuxième batterie percée à quatorze et dix canons de 6 sur ses gaillards8. Cette artillerie correspond à l’armement habituel des 64 canons. Elle est en fer, chaque canon disposant en réserve d’à peu près 50 à 60 boulets, sans compter les boulets ramés et les grappes de mitraille7.

Pour nourrir les centaines d’hommes qui compose son équipage, c’est aussi un gros transporteur qui doit, selon les normes du temps, avoir pour deux à trois mois d'autonomie en eau douce et cinq à six mois pour la nourriture9. C'est ainsi qu'il embarque des dizaines de tonnes d’eau, de vin, d’huile, de vinaigre, de farine, de biscuit, de fromage, de viande et de poisson salé, de fruits et de légumes secs, de condiments, de fromage, et même du bétail sur pied destiné à être abattu au fur et à mesure de la campagne9.
Sa carrière pendant la guerre de Sept Ans (1755-1763)
Le port de Louisbourg. Le Bizarre participe par trois fois à sa défense entre 1755 et 1758.
La bataille des Cardinaux en 1759. Le Bizarre ne s'y illustre pas et fait partie des vaisseaux qui prennent la fuite le lendemain du combat.

En 1755, le Bizarre est commandé par le capitaine Périer de Salvert lorsqu'il est intégré à l'escadre de Dubois de La Motte. Cette force compte 18 voiles : 3 vaisseaux de ligne, 11 vaisseaux de ligne armés en flûte et 4 frégates10. Sa mission est de convoyer 3 000 hommes de troupes à destination du Canada, lesquels sont embarqués pour l'essentiel sur les 11 vaisseaux réduits en flûte. Le Bizarre fait partie des 11 transporteurs de l'escadre, mission qu'il accomplit sans encombre, malgré la tentative d'interception anglaise.

En 1757, le Bizarre passe sous le commandement du capitaine De Montalais. Il est affecté à l’escadre de onze voiles du lieutenant général Dubois de La Motte qui part de Brest le 3 mai pour aller défendre Louisbourg11. Cette force arrive à bon port le 19 juin, formant ainsi, avec deux autres divisions arrivées séparément, une l'imposante concentration navale qui met la place à l’abri des tentatives anglaises. Jugeant sa position très solide, Dubois de la Motte détache le Bizarre et le Célèbre pour Québec avec les 2e et 3e bataillons du Régiment de Berry. Les deux navires rentrent ensuite directement vers la France11.

En 1758, le Bizarre repart une troisième fois pour la défense de Louisbourg. Sous le commandement du capitaine De Breugnon, il intègre la division du marquis Des Gouttes et de Beaussier de l’Isle qui se rassemble dans le port (6 vaisseaux, 5 frégates)12. Le 2 juin, arrive devant Louisbourg l’imposante escadre de Boscawen chargée d’attaquer le port13. Le Bizarre est le seul navire qui reçoit l’autorisation de quitter la place avant que le blocus anglais ne devienne infranchissable12. Il part le 8 juin pour Québec annoncer la nouvelle du débarquement, échappant ainsi à la destruction ou à la capture, contrairement aux autres bâtiments. Il rejoint à Québec la division de Duchaffault qui n’a pu entrer dans Louisbourg à cause du siège12. Lorsque celle-ci rentre en France, le 18 septembre, le Bizarre part avec elle puis s’en sépare quelques jours après. Le 9 octobre, à la nuit tombante, il prend en chasse la frégate anglaise Winchelsea et s'en empare facilement car elle souffre d’une avarie de mâture12. Comme le Bizarre a beaucoup de malades et plus guère de vivres, de Breugnon décide d’incendier sa prise après l’avoir évacuée. Mais pendant le transbordement de l’équipage, le vent se lève, la mer devient grosse et le Winchelsea disparait le nuit suivante, enlevant 2 officiers et 44 matelots français. Le Bizarre termine son périple en accostant à Lorient12.

En 1759, le Bizarre stationne à Brest où se rassemble l'escadre du maréchal de Conflans en vue d'une grande opération de débarquement en Angleterre (21 vaisseaux). Le 20 novembre, il participe, sous les ordres du prince de Rohan-Montbazon14 à la désastreuse bataille des Cardinaux. Bien que présent dans l'arrière garde, il est peu engagé dans l'affrontement alors que c'est cette partie du corps de bataille français qui subit les coups les plus durs. Le lendemain du combat, il fait partie du groupe de 7 vaisseaux qui s'enfuit vers l'île d'Aix puis Rochefort. Il jette à l'eau une partie de son armement pour pouvoir remonter la Charente jusqu'à Rochefort. Ce port étant soumis à partir de cette date à un blocus anglais très solide, le Bizarre y reste bloqué jusqu'à la fin du conflit en 176315.
Sa carrière pendant la guerre d'Indépendance américaine (1778-1783)
Combat naval dans l'Océan Indien en 1782. Le Bizarre participe à de nombreux engagements mais sans s'y distinguer et finit par s'échouer.

Pendant la guerre d’indépendance américaine, il est envoyé en renfort dans l’océan Indien dans la petite division de Thomas d’Orves (1779). Peu active, elle ne fait qu'une croisière dans les eaux indiennes en 1781. Le Bizarre, comme le reste de la division, passe alors le plus clair de son temps stationné à l’île de France.

En 1782, il est intégré à l’escadre de Suffren qui part attaquer les Anglais en Indes. Il participe aux différentes batailles contre les forces de Hughes, mais sans s’illustrer. À Sadras (17 février), il fait partie de l'arrière-garde, mais il n'est pas engagé dans le combat. À Provédien (12 avril), il est chargé de doubler la ligne anglaise sur l’arrière, mais il n’y parvient pas car c’est le vaisseau le plus lent de l’escadre16. À Négapatam (6 juillet), il fait toujours partie de l’arrière-garde, mais n’est pratiquement pas engagé. Il participe ensuite au débarquement permettant de s’emparer de la base de Trinquemalay sur l’île de Ceylan (août). À la bataille navale conduite devant le port contre les Anglais arrivés en renfort, il n’est pratiquement pas engagé non plus (3 septembre). Suffren, peu satisfait de la prestation du vaisseau, critique sévèrement son capitaine, Monsieur de La Landelle, qui démissionne (17 septembre)17.

Suffren, qui manque d’hommes compétents, nomme alors comme commandant du Bizarre un jeune officier de 32 ans, M. de Thérouet, qui s’était fait remarquer par sa vaillance lors des combats précédents. Mais le jeune homme, qui manque d’expérience, s’approche trop près du rivage sur la côte de Coromandel et le navire se trouve happé par la barre des brisants. Le Bizarre s’échoue le 4 octobre 1782 près de Gondelour et ne peut être dégagé. La houle le disloque peu à peu, mais Suffren réussit à sauver l’équipage et une partie de l’artillerie, la mâture, du matériel et des vivres au profit du reste de l’escadre18. C'est le deuxième vaisseau français perdu par naufrage lors de cette campagne, l'Orient ayant subi le même sort sur la côte de Ceylan quelques semaines plus tôt.
Notes et références
Notes

↑ Les 74 canons en sont par ailleurs un prolongement technique apparu neuf ans après le lancement du premier 64 canons, le Borée5,6. Sur la chronologie des lancements et les séries de bâtiments, voir aussi la liste des vaisseaux français.

Références

↑ Dans Vaisseaux de ligne français de 1682 à 1780, « 2. du deuxième rang », Ronald Deschênes donne 1749-50 comme année de construction. [archive]
↑ Le ratio habituel, sur tous les types de vaisseau de guerre au XVIIIe siècle est d'en moyenne 10 hommes par canon, quelle que soit la fonction de chacun à bord. C'est ainsi qu'un 100 canons emporte 1 000 hommes d'équipage, un 80 canons 800 hommes, un 74 canons 740, un 64 canons 640, etc... L'état-major est en sus. Acerra et Zysberg 1997, p. 220.
↑ Villiers 2015, p. 126.
↑ Meyer et Acerra 1994, p. 90-91.
↑ Acerra et Zysberg 1997, p. 67.
↑ Meyer et Acerra 1994, p. 90-91.
↑ a et b Acerra et Zysberg 1997, p. 107 à 119.
↑ Ronald Deschênes, « Vaisseaux de ligne français de 1682 à 1780 du troisième rang » [archive], sur le site de l'association de généalogie d’Haïti (consulté le 30 avril 2016).
↑ a et b Jacques Gay dans Vergé-Franceschi 2002, p. 1486-1487 et Jean Meyer dans Vergé-Franceschi 2002, p. 1031-1034.
↑ Troude 1867-1868, p. 391, Lacour-Gayet 1910, p. 254-255.
↑ a et b Troude 1867-1868, p. 340-343.
↑ a, b, c, d et e Troude 1867-1868, p. 368-370.
↑ Vingt vaisseaux, dix-huit frégates et cent navires de transport avec 12 000 hommes de troupes. Lacour-Gayet 1910, p. 385.
↑ Taillemite 2002, p. 458.
↑ Le Moing 2003, p. 105-107.
↑ Monaque 2009, p. 233.
↑ Monaque 2009, p. 275.
↑ Monaque 2009, p. 282.

Voir aussi
Sources et bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Rémi Monaque, Suffren, le destin inachevé, éditions Tallandier, 2009, p. 233, 275 & 282Document utilisé pour la rédaction de l’article
Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'Histoire maritime, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2002.
Guy Le Moing, La bataille des « Cardinaux » : (20 novembre 1759), Paris, Economica, coll. « Campagnes et stratégies », 2003, 179 p. (ISBN 2717845038, notice BnF no FRBNF38940411).
Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française, Rennes, éditions Ouest-France, 1994 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Martine Acerra et André Zysberg, L'essor des marines de guerre européennes : vers 1680-1790, Paris, SEDES, coll. « Regards sur l'histoire » (no 119), 1997, 298 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-7181-9515-0, notice BnF no FRBNF36697883) Document utilisé pour la rédaction de l’article
Patrick Villiers, La France sur mer : De Louis XIII à Napoléon Ier, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », 2015, 286 p. (ISBN 978-2-8185-0437-6).
Guy Le Moing, Les 600 plus grandes batailles navales de l'Histoire, Marines Éditions, mai 2011, 620 p. (ISBN 9782357430778)
Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, t. 1, de 1671 à 1870, éditions LTP, 2005, 530 p. (ISBN 978-2-9525917-0-6, OCLC 165892922, lire en ligne)
Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Paris, éditions Tallandier, 2002, 573 p. (ISBN 2-84734-008-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
Onésime Troude, Batailles navales de la France, t. 1, Paris, Challamel aîné, 1867-1868, 453 p. (lire en ligne).
Onésime Troude, Batailles navales de la France, t. 2, Paris, Challamel aîné, 1867, 469 p. (lire en ligne)
Georges Lacour-Gayet, La Marine militaire de la France sous le règne de Louis XV, Honoré Champion éditeur, 1910 (1re éd. 1902) (lire en ligne).
Georges Lacour-Gayet, La marine militaire de France sous le règne de Louis XVI, Paris, éditions Honoré Champion, 1905 (lire en ligne)

Articles connexes

Nouvelle-France
Expédition de Louisbourg en 1757
Siège de Louisbourg en 1758
Histoire de la marine française
Liste des vaisseaux français
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 10:24

Dans la Bible, Yahweh est perçu comme venant du sud30. Quatre passages le décrivent comme venant d'Édom, de Teman, du Sinaï, du Séïr ou ParanN 8. Ces toponymes permettent de situer approximativement l'origine de Yahweh dans les montagnes du Néguev central ou du Sinaï oriental. Un « Yahweh de Teman » est aussi connu par les inscriptions de Kuntillet Ajrud dans le Sinaï au côté d'un « Yahweh de Samarie » (IXe et VIIIe siècles av. J.-C.). Yahweh est probablement un dieu importé à l'origine un dieu de l'orage (et de la fertilité) et, comme tous les autres divinités de l'orage (telles que le dieu hourrite Teshub, le dieu sémitique Baal/Adad ou le dieu égyptien Seth), un dieu guerrierN 9 vénéré par des groupes habitant dans des régions arides et se trouvant en conflits militaires avec d'autres groupes31. Yahweh est également peut-être originellement un dieu des steppes célébré comme un type de « maître des animaux » comme le suggère l'iconographie sigillaire du Xe et IXe siècles av. J.-C. trouvée dans le Néguev et en Juda (sceaux en forme de scarabées représentant Yahweh qui dompte des autruches)32.

Si Yahweh est effectivement issu du désert nord arabique, cela pourrait expliquer le silence de la Bible hébraïque sur le dieu Qôs, la principale divinité édomite. Les deux divinités étant issues de la même région et présentant des caractéristiques proches, celles d'un dieu de l'orage, il est possible que la Bible préfère éviter de mentionner Qôs, qui ressemble trop au dieu national d'Israël33.



« יהוה אלהי כל הארץ ה
רי יהד לו לאלהי ירשלם »

Simplicité

La simplicité est la propriété, la condition ou la qualité d'être simple et non-combiné. Elle dénote souvent la beauté, pureté ou clarté. Les choses simples sont par définition souvent plus faciles à expliquer et à comprendre que les choses compliquées, la complexité étant l'opposé de la simplicité. La simplicité signifie aussi le fait d'être libéré des efforts et de la confusion, bien qu'arriver à la simplicité depuis la complexité puisse créer ces problèmes. La simplicité peut aussi référer à la simplicité volontaire.

D'après le rasoir d'Occam, toutes les autres choses étant égales, la théorie la plus simple est la plus sûrement vraie, d'où l'importance du concept de simplicité en épistémologie. D'après Thomas d'Aquin, Dieu est Simplicité divine.

Les membres de la Société religieuse des Amis (quakers) pratiquent le témoignage de simplicité, qui est la simplification de la vie d'un individu dans le but de se concentrer sur les choses les plus importantes et éviter ou abandonner les choses les moins importantes.

En théorie de la cognition, la simplicité est la propriété d'un domaine qui requiert très peu d'informations pour être correctement décrit.

La simplicité est parfois utilisée comme synonyme ou euphémisme (simple, simpliste) de stupidité.

Sommaire

1 Philosophie des sciences
2 Langage
3 Citations
4 Voir aussi
5 Références
6 Liens externes en anglais

Philosophie des sciences

La simplicité est un critère méta-scientifique qui évalue des théories concurrentes (voir le rasoir d'Occam et les références). Le concept similaire de parcimonie est aussi utilisé, c'est l'explication qu'un phénomène qui est le moins observé puisse avoir une importance supérieure à un phénomène plus observé.
Langage

Certains langages construits ont utilisé la simplicité comme but de création. Par exemple, le Toki pona possède seulement 118 mots. L'avantage de la simplicité d'un langage tient en sa facilité d'apprentissage. Un langage performant n'est ni un langage simple ou complexe, mais un langage adapté aux facultés de compréhension propres aux deux parties communicantes.
Citations

« Les choses devraient être faites aussi simples que possible, mais pas simplistes. » — Albert Einstein (1879–1955)
« Vous pouvez toujours reconnaître la vérité par sa beauté et sa simplicité. » — Richard Feynman (1918–1988)
« Nos vies sont gaspillées par les détails ; simplifiez, simplifiez. » — Henry David Thoreau (1817–1862)
« La simplicité est la sophistication ultime. » — Leonardo da Vinci (1452–1519)
« Si vous ne pouvez pas le décrire simplement, vous ne pouvez pas l'utiliser simplement. » — Anonyme
« La simplicité de caractère est le résultat naturel d'une profonde réflexion. »— William Hazlitt
« La simplicité signifie la réussite d'un maximum d'effets avec le minimum de moyens. » — Koichi Kawana, architecte de jardin botanique
« Simplicité de forme ne signifie pas nécessairement simplicité de l'expérience. » — Robert Morris
« Tel est, je pense, ce qu’il y a derrière cette apparente, stupéfiante "simplicité", cette idée d’un monde simple, qui se crée seul, et qui n’a aucune, aucune possibilité d’être différent. » Carlo Bordini (à propos du photographe Luigi Ghirri).
« Mieux vaut le simple qui croit à tout que le sophistiqué qui ne croit à rien. Car en croyant à tout, on en viendra éventuellement à croire aussi au vrai. Tandis que le sophistiqué, en niant tout, niera aussi la vérité » - Nahman de Bratslav
« La simplicité est le sceau de la vérité. » (Simplex sigillum veri) — Ludwig Wittgenstein

Voir aussi

Complexité
Simplexité
Théorie de la simplicité
KISS-principe
Simplicité volontaire
Rasoir d'Occam
Pire est meilleur
(en) Testimony of Simplicity

Références

Craig, E. Ed. (1998) Routledge Encyclopedia of Philosophy. London, Routledge. simplicity (in Scientific Theory) p. 780-783
Dancy, J. and Ernest Sosa, Ed.(1999) A Companion to Epistemology. Malden, Massachusetts, Blackwell Publishers Inc. simplicity p. 477-479.
Edwards, P., Ed. (1967). The Encyclopedia of Philosophy. New York, The Macmillan Company. simplicity p. 445-448.
Kim, J. a. E. S., Ed.(2000). A Companion to Metaphysics. Oxford, Blackwell Publishers. simplicity, parsimony p.461-462.
William Newton-Smith|Newton-Smith, W. H., Ed. (2001). A Companion to the Philosophy of Science. Malden, Massachusetts, Blackwell Publishers Ltd. simplicity p. 433-441.
Sarkar, S. Ed. (2002). The Philosophy of Science--An Encyclopedia. London, Routledge. simplicity
Schmölders, Claudia (1974). Simplizität, Naivetät, Einfalt – Studien zur ästhetischen Terminologie in Frankreich und in Deutschland, 1674 - 1771. PDF, 37MB (de)
Wilson, R. A. a. K., Frank C., (1999). The MIT Encyclopedia of the Cognitive Sciences. Cambridge, Massachusetts,

The MIT Press. parsimony and simplicity p. 627-629.
Liens externes en anglais

Stanford Encyclopedia of Philosophy entry
Stanford SIMPLIcity image retrieval system, 1999.
Extensive bibliography for simplicity in the philosophy of science
Complexity vs. Simplicity
Beyond Simplicity: Tough Issues For A New Era by Albert J. Fritsch, SJ, PhD
"On Simple Theories Of A Complex World" by W. V. O. Quine
Art of Simplicity teachings and writings by Claude R. Sheffield
The Simplicity Cycle is a graphical exploration of the relationship between complexity, goodness and time.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 10:26

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Ven 18 Nov à 10:29

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t41-y-becca-ou-murmure-de-l-arbre-olivier
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/f1-la-cinquieme-republique

Profils des Juges du Secourisme et
la république de l'Olivier.

Chére Minouska, Féline de Pierre et Yvette et toutes les bonnes volonté(e)s

Je regarde le temps différemment après la mort de Athéna la chatte Bleue.
De longues années à voyager; à travailler et à écrire... Tel un Spartiate, je me suis emprunt à une apogée sur la compréhension du monde qui m'entourai de ses richesses; J' y ai rencontré des lueurs, des affronts et des forces.

Je regarde celle qui a su réveiller la force de réveiller ces écrits que j'ai voulu sauvegarder par le fait que après
tout, aide toi et le ciel te répondra: Et je dois dire que ma volonté fut exaucer... Alors je regarde Minouska, une chatte qui a recueilli mon cœur en lambeau lors de la guerre ou intifada, si vous préférez:

Le Juge Suprême de la république de l'Olivier est un personnage
qui doit s'informer et accueillir la Parole de l'un et de l'Autre. Il se doit d'écrire des vers, des proverbes, des espoirs, des fables car notre peuple aime cela: Ni fouet, ni chaines ! être sérieux devant les nuages gris !
Car l'arbre peur garantir notre fraternité et la justice de l'eau propager la diversités des écritures des forets donc vers la connaissance et Yahvé... La République est le pilier de l’Âme dans le sens où il s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première du Juge Suprême de la République de l'olivier.

Dans la vallée du Nil à la plaine des cèdres; le juge suprême doit présenter ses hontes et ses espoirs... je vous fait part de mon expérience... Nuls réponses dans un premiers temps ne se fit entendre alors j'envoyai des mouettes, des chouettes et des canaris sous forme de lettre tel un oiseau qui apprends son premier envol.

Alors sous forme de mirage pour certains et pour d'autres, cela s'appelle un message. Je me fis ce constat et que la volonté en soit ainsi si il ne veulent pas entendre;

"Propage la Connaissance des serments car ce sont les hommes qui s'entretuent par leur entreprise, leur volonté et leur désir! Car certains vomissent sur la fraternité voilà un maillon de haine du trois en un délivré par le vieux coq... Rétablit l'apprentissage de l'Espérance sur l'apprentissage de marcher ! La canne de l'age n'est pas un spectre; elle est une source d'eau ! Tu apprendra à entendre ta douleur devant la faim ! Nous sommes des étapes et en cela cherche le fait d'exister ! La République est le pilier de l’Âme dans le sens où elle s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première !

Ecrit de
TAY
La chouette Effraie.

_________________
Kounak le chat....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
yanis la chouette



Nombre de messages : 4284
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Sam 19 Nov à 3:12

Quelle est la mission de l'état, de l'individu et de l'utopie ,

Elles et Ils sont les institutions du secourisme et doivent répondre aux demandes de la Citoyenneté. Ce qui peut sembler navrant; c'est la parution de l'affrontement... C'est l'effort des sens face aux déterminismes des courants entourant, intérieur et extérieur... La Femme et l'Homme se plongent dans le tourbillon sans réaliser qu'il peut ou pourrai le contourner... Il peut ainsi réparer plus vite et plus rapidement tout en respectant le savoir faire et la main d’œuvre issu de l'apprentissage et l’autodidacte. Telle, avec ou sans raison, cette femme ou cet Homme pourraient devenir très intéressant: C'est à l'état de dire ces choses là mais l'état est une forme utopie. Même une machine peut dire qu'elle issue d'inventeur plutôt que d'être la propriété d'un brevet. Ce mécanisme s'appliquent aussi aux robots. Car oui, Le caractère humain, l'animal, la machine et le robot ont plus de valeur qu'une valeur d'état établi par un comité restreint. L'aspect de défense commune est un aspect universelle car il implique l'aspect militaire tout comme l'aspect civil. En effet le donjon demeure dans le château fort: L'aspect humaniste doit être conserver dans la République car celle ci sépare et répare les cris et les gifles, Tout age et toutes volontés accentue son message de fraternité, d’égalité et de liberté.

La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois abordable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques. Ces mesures montreront de l'élasticité d'aujourd'hui démontre que la plénitude ne fus pas "ou jamais atteint" d'une manière déterminée ni même indéterminée. Le Luxe fut utilisé comme une arme et fausse sur la modernité
de l’intérêt au détriment sur le concept de caractère propre du projet défini par un architecte, un penseur et d'un ouvrier; Le luxe favorise l'architecte sur l'ouvrier par le concept d'une vision chimérique établi par le concept du droit féodal. Il suffit...

La République et ses Organismes Public tout comme Privé ont des rôles de rigueur, d'alternance et de travail sur le bien commun. Car, La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois abordable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques.

Ainsi, L'individu figurera à sa place au Panthéon à coté d'un vrai principe de la République:
La Paix et les Peuples tout en conservant son propre individu.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca   Aujourd'hui à 16:50

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Jardin des délices, la peinture de Yahvé et Y'becca
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Le jardin des Délices
» COTENTIN côté jardin
» gros coffre à jouets et module jardin Little Tikes à vendre
» Mon jardin pour la planète
» Recette de peinture à tableau

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La.cinquieme.République :: La.cinquieme.République-
Sauter vers: