La.cinquieme.République

De la politique pure et affaires étrangeres
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc et Y'becca

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
yanis la chouette



Nombre de messages : 4284
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc et Y'becca   Lun 14 Nov à 9:51

Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc1 est une auteur-compositrice-interprète québécoise née le 4 juin 1894 à Newport et morte le 20 février 1941 à Montréal. Musicienne autodidacte, considérée comme la première « chansonnière » du Québec, elle a connu un succès phénoménal auprès du public québécois et la consécration par le biais du disque.

Madame Bolduc a donné à la chanson québécoise des années 1920-1930 un vent de fraîcheur : trouver les mots justes et l'humour nécessaire en plein cœur de la crise économique des années 1930, en racontant le quotidien des petites gens de la ville et des campagnes et ce, dans la langue du peuple, tant avec optimisme (Ça va venir, découragez-vous pas, Nos braves habitants) qu'avec ironie (Toujours l'R-100, Les Médecins).

« Un lien de profonde identification survient entre un artiste et son public, lien essentiel à la base de tout succès populaire. »

— Robert Léger, La Chanson québécoise en question, 2003, éditions Québec Amérique, p. 29-30

Les auteurs antérieurs ou contemporains à l'œuvre de Madame Bolduc (entre autres Roméo Beaudry, Ovila Légaré, Paul Gury) écrivaient des textes intéressants et de bonne facture pour l'époque, mais doivent leur style à la chansonnette française du moment, quand ce ne sont, purement et simplement, des adaptations de chansons américaines. Sa « signature » : les refrains de la plupart de ses chansons sont turlutés et les interludes musicaux sont ponctués à l'harmonica. La turlute, jeu de langue qui ponctue les mélodies et leur donne un rythme particulier, se retrouve dans plusieurs folklores (irlandais, écossais)2.

Sommaire

1 Les premières années
2 La vie après le mariage
3 Un avenir prospère
4 La vie d'artiste célèbre
5 Les grandes tournées
6 Les dernières années
7 Discographie
8 Chansons sur les disques
8.1 Le temps des fêtes de La Bolduc
9 Hommages
10 Exposition biographique
11 Anecdote
12 Notes et références
13 Bibliographie
14 Voir aussi
14.1 Articles connexes
14.2 Liens externes

Les premières années

Mary Rose Anna Travers naît le 4 juin 1894 à Newport en Gaspésie, dans la province canadienne du Québec3,4,5 au sein d'une famille pauvre et grandit dans une famille catholique. La famine qui sévit en 1894 laissa des traces à travers la Gaspésie causant ainsi la pauvreté dans plusieurs familles. Mary était l'une des six enfants de Lawrence Travers, de souche irlandaise, et d'Adéline Cyr, une canadienne-française. Leur maison abritait également les six autres enfants de Lawrence issus d'un premier mariage.

Le père de Mary épousa en premières noces Mary-Ann Murray également Irlandaise avec qui il eut six enfants, tous anglophones. Mary-Ann décéda peu de temps après l'accouchement de son dernier enfant. C'est le 26 janvier 1891 qu'il épousa la mère de Mary, Adéline Cyr. Ensemble, ils eurent plusieurs enfants : Edmond, Mary, Adéline, Agnès, Joseph-Claire morte à l'âge de 4 ans et Thomas.

Dans cette petite maison de campagne, comme dans la plupart des familles, les enfants allaient à l'école, apprenaient le catéchisme et aidaient leurs parents à accomplir les tâches domestiques. Mary, qui avait une grande capacité physique, aidait également son père à travailler dans la forêt. À travers ces promenades dans le bois, Mary développa un sens d'observation unique qu'elle utilisera plus tard dans ses chansons.

Les villageois isolés de Newport voyageaient rarement et connaissaient bien peu les grandes villes ou la musique moderne. Lawrence Travers était le premier et le seul professeur de musique de Mary. Il lui apprit à jouer des instruments de musique traditionnels que l'on retrouvait dans beaucoup de foyers du Québec au tournant du XXe siècle, comme le violon, l'accordéon, l'harmonica, les cuillères et la guimbarde. Ils jouaient surtout des airs et des danses de folklore traditionnel comme les gigues, de mémoire et d'oreille, puisque la famille Travers ne possédait ni tourne-disque, ni piano, ni musique en feuille.

Mary commença à l'âge de 12 ans à jouer dans les veillées et les mariages du village. Son répertoire se constituait de mélodies irlandaises provenant du côté paternel et d'airs folkloriques Canadiens français venant de sa mère, formant ainsi le style unique qui la rendra célèbre. À ce moment-là, puisqu'elle était plutôt anglophone que francophone, elle aimait mieux jouer de la musique irlandaise. On la considérait alors une enfant prodige.

En 1907, elle quitta la Gaspésie pour venir s'installer avec sa demi-sœur, Mary-Ann à Montréal. À l'âge de 13 ans, elle devint une bonne pour une famille bourgeoise montréalaise afin de pouvoir aider ses parents qui vivaient dans la misère. Ce n'est qu'à l'âge de 16 ans, lorsqu'elle se trouva un emploi dans une usine, que la situation économique de ses parents commença à se replacer. De plus en plus, Mary aimait le mode de vie de la ville et souhaitait faire sa vie à Montréal.
La vie après le mariage
Madame Édouard Bolduc.

Les activités religieuses étaient très importantes pour Mary. Ces soirées lui permirent de rencontrer Edmond Bolduc, le frère d'Édouard, son futur époux, qui était ouvrier dans une usine et qui plus tard devint plombier. Ils s'épousèrent le 17 août 1914 et Mary prit le nom de Madame Édouard Bolduc. Ils s'installèrent à Montréal et Mary commença sa carrière de couturière. Mary eut de la difficulté avec ses grossesses, mais réussit à avoir deux premiers enfants, Denise et Lucienne.

Après un certain temps, lorsque les revenus n'étaient pas très élevés, la famille décida de déménager à Springfield, dans l'État du Massachusetts aux États-Unis. Étant donné que la situation ne s'améliorait pas, les Bolduc retournèrent à Montréal en 1922. Dans les quelques années qui suivirent, Mary donna naissance à deux autres enfants, Réal et Fernande.
Un avenir prospère

De retour à Montréal, Mary recommença à jouer du violon, de l'harmonica, de l'accordéon et de la guimbarde dans des veillées de musiciens, sans toutefois, étant autodidacte, envisager une réelle carrière de musicienne. Elle chantait et accompagnait dans les soirées musicales de la région afin d'aider sa famille et son époux à passer à travers la crise mais ne composait pas encore. On lui dit qu'elle était aussi bonne que l'harmoniciste Henri Lacroix6.

Un jour, Mary apprit que le musicien qui jouait habituellement quelques fois par année dans les «Veillées du Bon Vieux Temps» instituées par Conrad Gauthier, était malade. On lui demanda alors de le remplacer jusqu'à ce qu'il soit mieux. Au début, elle accompagnait d'autres artistes tels le chanteur Ovila Légaré, Juliette Petrie et Alfred Montmarquette. C'est d'ailleurs au cours d'une de ces soirées qu'elle interpréta pour la première fois Y'a longtemps que je couche par terre. Elle fut grandement appréciée des auditeurs dans la foule. On lui réserva trois rappels. Elle est devenue par la suite une invitée régulière de ces soirées et on réclamait désormais Mme Bolduc pour ses chansons comiques. Les choses commençaient bien pour Mary, mais les profits n'étaient pas assez élevés pour nourrir une famille. Entre temps, elle recommença à faire de la couture.

Elle commença sa carrière professionnelle en 1927, durant ces soirées au Monument-National (boulevard Saint-Laurent, à Montréal). Le 25 novembre 1928, alors âgée de 34 ans, la dame se rendit de nouveau au Monument-National pour la Sainte-Catherine où elle participa à une émission de radio au poste CKAC. Tout se passa bien et Mary retourna chez elle. Un avenir prospère venait de commencer pour La Bolduc.
La vie d'artiste célèbre
La Bolduc en tournée. Photo prise vers 1930.

À partir de ce moment, après l'émission de radio, la vie de la famille Bolduc passa de la misère à un avenir meilleur. Les jours qui suivirent l'émission, Mary commença à répéter sur une base régulière. Elle enregistra son premier disque en 1929 en accompagnant le chanteur Ovila Légaré. C'est à ce moment qu'elle écrivit de la musique pour le violon et l'harmonica. Mary inaugura aussi des soirées musicales en famille.

Les grandes vedettes de cette époque étaient fort impressionnées du talent de Mary. La nouvelle se transmit de bouche à oreille et se rendit jusqu'au responsable de la compagnie de disques Starr où Mary signa son premier contrat. Le 12 avril de cette même année, elle se rendit en studio pour enregistrer deux chansons accompagnée par Médor Levert à la guitare : Y'a longtemps que je couche par terre, une chanson traditionnelle qu'elle chantait souvent, et La Gaspésienne7.

À sa sortie dans les magasins, son premier disque n'eut pas de succès. En effet, le producteur montréalais Roméo Beaudry de Starr continuera de lui faire confiance malgré des ventes mitigées jusque-là. Mary enregistrera tout de même des airs traditionnels à l'harmonica, mais aucune chanson (à l'exception de Quand on s'est vu dont la voix masculine reste inconnue à ce jour8.

C'est le 6 décembre 1929 que débute sa grande période de succès. Sur ce troisième disque (ou quatrième, selon les sources - voir discographie,) on retrouvait une de ses compositions, La Cuisinière, qu'elle avait composée en faisant la cuisine ainsi que Johnny Monfarleau. Chez Archambault Musique sur la rue Sainte-Catherine à Montréal, on faisait la file pour obtenir un exemplaire du 78 tours. Ils en vendirent 10 000 lors du premier mois9. C'est à partir de ce moment que Mary est devenue rapidement la chanteuse la plus populaire du Québec, devenant la première femme Québécoise à gagner sa vie en tant que chanteuse, auteure, compositrice et interprète de la chanson au Québec.

Après ce vif succès, Mary décida qu'elle aimerait enregistrer un nouveau disque tous les mois, ce qui rapporterait beaucoup d'argent à la famille. Comme à l'habitude, elle composait ses airs dans la cuisine. Dans ses chansons, Mary s'inspirait du folklore qu'elle connaissait ; on y retrouvait des situations et des personnages comiques pour faire rire les gens. Elle décida même de turluter - « chanter sans paroles en répétant un motif sonore sur un rythme rapide et comme si les sons roulaient dans la gorge, à la façon d'une rengaine »10 - dans ses chansons. Ses textes traitaient d'anecdotes drôles. En pleine crise économique, les gens du peuple appréciaient beaucoup la musique de La Bolduc.

Sa fille Denise alors âgée de 13-14 ans accompagna sa mère au piano. Déjà là, Mary trouva un peu d'inspiration. À partir de ce moment, Denise accompagna Mary sur ses disques. Son premier enregistrement avec sa mère eut lieu le 14 mai 1930 avec les chansons La Morue et Fricassez-vous. Si les airs étaient toujours puisés dans le répertoire folklorique, la veine créatrice, elle, prenait place dans le passé et le quotidien de son auteur.

Mary Travers commença à lire divers articles de journaux comme source d'inspiration, ce qui lui donna encore plus le goût de composer. Afin de mieux rejoindre son public, Mary commença également à composer des paroles qui parlaient aux gens de la réalité de la société dans laquelle tous vivaient à cette époque. L'année 1930 est celle où elle enregistra le plus de disques ainsi qu'une année chargée de projets tels que des émissions de radio et des soirées dans Les Feux follets au Monument-National où elle joua pour la première fois un rôle de comédienne. Elle participa également à la soirée de la Sainte-Catherine.

Les gens voulaient de plus en plus voir et entendre Madame Édouard Bolduc sur scène. Jusqu'à ce jour, Mary n'avait jamais chanté ses mélodies en spectacle autrement que sur disque ou à la radio. « Les Soirées du Bon Vieux Temps » étaient les derniers concerts qu'elle avait donnés en public. Le 25 novembre 1930, elle accepta avec joie l'offre qu'elle reçut pour chanter lors d'un bal masqué à Lachute. La soirée du spectacle arriva et Mary fut très bien accueillie par le public qui connaissait pratiquement toutes les paroles de ses chansons. Contente de son expérience, Mary décida de continuer à chanter ses airs sur scène.

Au fur et à mesure que les années passaient, La Bolduc devenait de plus en plus populaire et vendait énormément de disques. Si nous regardons le fil sa vie, elle changea complètement. Mary passa de la pauvreté au succès et à la richesse. Elle aimait s'occuper de sa famille, composer de nouveaux airs et faire des émissions de radio.

Après son apparition sur scène à Lachute, elle reçut plusieurs autres propositions qu'elle refusa jusqu'à ce qu'elle en ait une du Théâtre Arlequin à Québec du 15 au 21 mars 1931. À partir de ce moment, Mary fit partie d'une troupe comique dirigée par Juliette d'Argère connue sous le nom de Caroline. Le succès et les ventes continuèrent à augmenter. La Bolduc était maintenant femme de carrière. On dit alors d'elle : « Elle devient l'idole de tous les démunis, de toutes les victimes de la crise, de tous ceux qui triment dur dans les usines pour des salaires de famine, de toutes celles qui élèvent une trâlée d'enfants dans des conditions misérables11. »

En 1931, Mary avait besoin de temps pour elle-même. Elle déménagea donc avec sa famille à Newport, Baie des Chaleurs, son lieu de naissance. Ils revinrent à Montréal à la fin de cette même année. Mary continua à enregistrer des chansons et à organiser des tournées de spectacles.

En 1932, les choses changèrent un peu pour La Bolduc. Elle ajouta des chansons anglaises à son répertoire, mais n'eut pas grand succès. Plus tard, le 2 juillet, elle montra à ses enfants le studio où elle enregistrait ses disques depuis les dernières années. Avec leur mère, ils chantèrent En revenant des foins, Les conducteurs de chars et Les vacances. Ce fut son dernier disque avant 1935 en raison des baisses de ventes sur les marchés américain et canadien affectant toutes les grandes vedettes de cette époque. À partir de ce moment-là, puisque Édouard n'avait pas d'emploi stable, La Bolduc entreprit d'importantes tournées au Québec avec Jean Grimaldi parce que l'argent devait continuer à entrer.
Les grandes tournées
Vers 1930

Mary se remit à offrir des soirées de spectacle. Pendant ce temps, elle rassembla une équipe pour les prochaines tournées, la Troupe du Bon Vieux Temps : Armand Lacroix, comédien connu sous le nom de Boniface, le chanteur Jean Grimaldi et sa fille Denise comme pianiste, chanteuse et comédienne. Elle embaucha Jean Grimaldi comme directeur. Leurs concerts comprenaient du vaudeville américain et du folklore.

Les premières tournées furent dans les alentours de Montréal. Les spectacles composés de trois numéros comiques étaient présentés dans les églises ou dans les cinémas. Ces petites tournées réussies donnèrent beaucoup d'espoir à La Bolduc. Le 20 décembre 1932, elle présenta sur scène ses enfants, Réal et Fernande, avec qui la troupe fit un concert de musique folklorique. Pendant ces années, La Bolduc commença à composer des chansons sur demande.

En 1934, Mary et Henri Rollin, également chanteur et remplaçant de Jean Grimaldi, formèrent une nouvelle troupe pour une tournée en Nouvelle-Angleterre. Se joignirent à eux le comédien, chanteur et pianiste Paul Foucrault, la comédienne Marcelle Briand, le violoniste Philippe Bouchard, l'accordéoniste Albertine Villeneuve et, comme dans les autres groupes, sa fille Denise, qui encore une fois était au piano, chantait et jouait la comédie. Cette fois-ci, les spectacles comportaient surtout du folklore avec un peu de vaudeville vers la fin des concerts.

L'année 1935 relança la production de disques pour Mary. La compagnie Starr (en) lui demanda d'enregistrer son seul disque au début de l'année 1935. Elle composa une chanson sur les sœurs Dionne et une autre sur la Gaspésie : Les Cinq Jumelles et La Gaspésienne pure laine. Après trois ans sans avoir écrit de chansons, Mary reprit le goût de composer. Elle s'inspira des articles qu'elle lisait dans les journaux.

Cette même année, de nouveau avec Jean Grimaldi, elle planifia une grande tournée dans le nord du Québec et dans le nord de l'Ontario, aussi loin que Kapuskasing. Cette fois, le groupe était composé d'Armand Lacroix, Simone Roberval et Éliza Garreau comme comédiennes et chanteuses et de Philippe Bouchard. Le vaudeville et les chansons faisaient toujours partie des concerts.

L'année suivante, en 1936, La Bolduc enregistra quatre nouveaux disques dont une des chansons, Les Colons canadiens, parle de sa tournée dans le grand nord ontarien. Au printemps 1936, La Bolduc décida de repartir en tournée en Nouvelle-Angleterre. Au mois de juin de cette même année, Mary et Grimaldi rassemblèrent la troupe et retournèrent dans le nord avec Tizoune fils (Olivier Guimond), Manda Parent, André Carmel, Colette Ferrier et Denise Bolduc.

En 1937, un nouveau groupe se forma avec Henri Rollin : Armand Lacroix, Simone Roberval, Guy Robert, Juliette Sylvain et Denise Bolduc, plus tard remplacée par Marcel Grondin. Cette fois-ci, la troupe se dirigea vers le bas du fleuve, la Gaspésie et le Saguenay. Pendant cette tournée, en route de Rivière-du-Loup à Cap-Chat, ils eurent un accident, blessant Mary qui fut hospitalisée pour quelques semaines. Pendant sa convalescence, les médecins découvrirent une tumeur maligne. À son retour à la maison, Mary ne retrouva plus l'inspiration pour écrire à cause de sa maladie.
Les dernières années
Vers 1932.

Lorsque La Bolduc se sentit mieux après tous ses traitements de radiation en 1939, elle recommença à composer quelques airs et participa à des émissions de radio. Cette année-là, elle enregistra ses derniers disques. Pendant sa rémission, Jean Grimaldi l'invita à participer à une autre tournée qu'il organisait en Nouvelle-Angleterre. Elle accepta volontiers et fit donc partie de la Troupe de Comédie Canadienne avec Olivier Guimond, père, Effie Mack, Manda Parent, Florida Roy, Marcel Dequoy, Lionel Parent et Joseph Caron.

À son retour, le cancer aggrava l'état de santé de Mary. À travers tout cela, elle continua à chanter au cours de quelques spectacles. Elle succomba à la maladie, le 20 février 1941, à 46 ans. Elle repose maintenant au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges de la ville de Montréal qui est un cimetière où plusieurs autres célébrités et personnalités connues du Québec sont enterrées.

Mary Travers fut sans doute la vedette la plus populaire vers la fin des années 1920 et 30 au Québec. Elle écrivit plus de 300 chansons (ce chiffre semble démesuré lorsqu'on compare les chansons enregistrées par Madame Bolduc qui furent simplement des reprises de chansons folkloriques, ses propres créations les inédits manuscrits repris par l'interprète Danielle Martieneau et recensés dans le livre Lina Remon et Jean-Pierre Joyal, op. cit.) inspirées par les traditions folkloriques irlandaises et québécoises. On la surnommait «la turluteuse du peuple»12. Elle sut plaire à son public pendant la crise économique. Malgré toute l'évolution de la musique populaire de cette époque, tout au long de sa carrière de musicienne, La Bolduc garda le même style de musique dans ses chansons, la musique folklorique. Il ne faut pas oublier qu'«en l'espace de deux ans, Mary est passée de femme au foyer à artiste célèbre»13.
Discographie
La Cuisinière (en), disque de La Bolduc (1930).

Durant sa carrière, La Bolduc a enregistré 46 disques (91 titres à l'exception du 92e titre L'Enfant volé interprété par sa fille Lucienne).

Avec les recherches de Robert Thérien pour le compte de la Bibliothèque nationale du Canada (Gramophone virtuel), plusieurs enregistrements ont refait surface après des années d'oubli. On entend distinctement La Bolduc au service d'Ovila Légaré, Eugène Daigneault, Alfred Montmarquette, tous sous contrat avec Starr, sous la direction artistique de Roméo Beaudry.

La plupart des titres de Madame Bolduc des solos avec accompagnement de musique à bouche, guitare, piano, guimbarde et accordéon. Sa fille Denise l'accompagnait au piano, Médor Levert à la guitare et Alfred Montmarquette14, à l'accordéon. En 1930, elle enregistra trois disques avec ce dernier: le 18 mars, le 30 avril et le 20 mai. Avec Ovila Légaré, elle enregistra deux disques, le 27 octobre 1930 et au mois de novembre de la même année dont on ne connaît pas la date précise. Dans les années 1931 et 1932, elle enregistra également des disques avec sa famille : le 7 novembre 1931 à l'occasion de la fête de Noël et le 2 juillet 1932. La première chanson de son trente-sixième disque, L'enfant volé du 6 mai 1932, est chantée par sa fille Lucienne. Quelques années plus tard, le 27 avril 1936, elle enregistra sa chanson Arrête donc Mary avec Jean Grimaldi. Tout son répertoire tourne autour des styles de chansons et folklore comiques et des chansons d'actualité ainsi que quelques vieilles chansons, reels et valses. Certaines d'entre elles, qui traitent des soucis quotidiens des gens ordinaires, étaient considérées trop osées par les stations de radio qui ne les passent pas sur les ondes. De plus, grâce à l'intervention de Robert Therrien auprès de la Bibliothèque nationale du Canada], nous connaissons mieux le travail de musicienne et de choriste de studio de Madame Bolduc. Par sa voix inimitable et son jeu d'harmonica, elle est aisément identifiable. C'était un pan important de son œuvre qui manquait à l'appel.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie, sources ou liens externes (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références à l'aide d'appels de notes.

La discographie suivante a été établie dans le livre de David Lonergan La Bolduc : la vie de Mary Travers (op.cit.) « à partir de celle de Jean-Jacques Schira et de Monique Leclerc, complétée par d'autres sources dont Marie-Blanche Doyon et la collection Bolduc du musée de la Gaspésie » Schira, Jean-Jacques, Les éditions sonores au Québec (1898-1960), p. 79-101 in Robert Giroux, directeur, Les aires de la chanson québécoise, Triptyque, Montréal, 1984 213 pages. Les précisions proviennent des notes du coffret Madame Bolduc: l'œuvre complète publié en 1994 par les Productions Octogone (OCT-501A-2) sous la direction de Michel Picard - collectionneur émérite des disques de La Bolduc - et des notes de Robert Therrien, collectionneur et historien de la chanson québécoise, collaborateur au site de la Bibliothèque Nationale du Canada "Le Gramophone Virtuel".

Les différents accompagnateurs de Madame Bolduc: A = Médart Levert, guitariste et neveu par alliance de Mary Travers (La Bolduc) B = Denise Bolduc, pianiste, fille aînée de Madame Bolduc. P = Pianiste inconnu

1929

1. 15591 (3744-1: 3747-1) 12 avril : Y'a longtemps que je couche par terre et La Gaspésienne - A
2. 15618 (3880-2: 3881-2) 13 août : Gendre et belle-mère A - et Quand on s'est vu - P
3. 15623 (3895 : 3892) 6 septembre : Jim Crow et Ah Ah Ah (???) D'après Michel Picard, ces enregistrements existent bel et bien, sans le soutien musical de La Bolduc.

On peut entendre les deux titres sur le site du Gramophone Virtuel op.cit.

4. 15661 (3930-2: 3992-2) 22 novembre : Valse Denise et Reel de la goélette - P
5. 15665 (4012-1: 4013-2) 6 décembre : La Cuisinière et Johnny Monfarleau - A

1930

6. 15679 (4104-3: 4116-2) 18 janvier: La Servante et le 15 janvier: Regardez donc mouman - A
7. 15682 (4144-2: 4145-1) 29 janvier: Arthémise marie le bedeau et Tourne ma roulette - A
8. 15700 (4282-5: 4306-2 en RÉ, 4248-2 en FA) 11 mars : Le bonhomme et la bonne femme (Trois prises alternatives disponibles sur le site de la Bibliothèque Nationale du Canada LE GRAMOPHONE VIRTUEL. Il est fait mention de cette chanson dans le coffret 4CD de Michel Picard, op.cit.: une matrice serait détruite. Pourtant, il est possible d'entendre 4282-5 pour la réédition courante, 4247-1 et une autre matrice du même numéro mais d'une autre interprétation.)

et Si vous avez une fille qui veut se marier (Pour identifications: ---LE BONHOMME... , Madame Bolduc se permet un solo d'harmonica supplémentaire dans une version, une introduction courte et une respiration au milieu d'une des turlutes dans l'autre. Dans la réédition courante (CD ou 33 tours), la chanson est linéaire et bien égale. ---SI VOUS AVEZ UNE FILLE... Il est possible d'entendre des prises différentes de celles énumérées ici. Madame Bolduc a enregistré deux versions de cette chanson librement empruntée au folklore, une en FA rééditée en CD à partir de la collection de Michel Picard 1994, Productions Octogone, coffret de 4 disques, l'autre en RÉ, deux prises différentes (la première est disponible sur le site de la Bibliothèque nationale du Canada LE GRAMOPHONE VIRTUEL) l'autre est connue depuis l'ère du microsillon (source: 33 tours Carnaval C-505, ou MCA CB 33025 ou différentes rééditions CD libres de droits d'auteur)

9. 15702 (4271-2: 4272-2) 18 mars : Reel comique et Galop des pompiers - (avec Alfred Montmarquette, accordéon)
10. 15712 (4311-3: 4312-3) 23 avril : Le Joueur de violon et' Ton amour ma Catherine - A
11. 15719 (4354-1: 4355-1) 30 avril : Gigue des commères et Fantaisie écossaise (avec Alfred Montmarquette, accordéon)
12. 15720 (4378-2: 4380-1) 14 mai : Fricassez-vous et La morue - B
13. 15721 (4353-2: 4379-1) 30 avril : Reel turluté et le 14 mai: Valse turlutée - A
14. 15722 (4386-1: 4387-2) 20 mai : Clog à Tizef Parent et Reel des barbouillés (avec Alfred Montmarquette, accordéon)
15. 15730 (4432-2: 4468-1) 18 juin : Mon vieux est jaloux et 2 juillet La pitoune - B?
16. 15733 (4458-2: 4459-1) 27 juin : Un petit bonhomme avec un nez pointu et Chez ma tante Gervais - B
17. 15751 (4535-3: 4534-2) 21 août : Toujours l'R-100 et Les maringouins - B
18. 15761 (4573-2: 4574-2) 23 septembre : Ça va venir découragez-vous pas' et Fin fin Bigaouette - B?
19. 15765 (4616-2: 4615-2) 27 octobr: La Bastringue et Mademoiselle dites-moi donc (prises alternatives 4615-1 et 4616-1 sur coffret 4 CD op.cit. et sur Le Gramophone Virtuel op.cit.)
20. 15770 (4629-2: 4648-1) 4 novembre : Les Agents d'assurance et Rouge carotte - B
21. 15771 (4649-2: 4651-2) 13 novembre : Le jour de l'an et Le bas de Noël - B(?)
22. 15772 (4632-3: 4633-2) 13 novembre : Dans le temps du jour de l'an et Chapleau fait son Jour de l'an (musicienne accompagnatrice à l'harmonica. Ovila Légaré est l'artiste principale. Madame Bolduc se distingue par son jeu d'harmonica. Elle n'est pas citée sur les étiquettes, peut-être sur les fiches de studio. Voir Gramophone Virtuel).
23. 15780 (4701-3: 4709-2) 10 décembre : La Grocerie du coin et le 12 décembre: Le Propriétaire

(pour Le Propriétaire, prise ratée 4709-1, publiée en 78 tours en remplacement de matrice ; l'épreuve d'impression figure au nombre des inédits sur le coffret 4 CD, op.cit) (Pour "La Grocerie du Coin" et pour la seule fois dans sa production discographique, Madame Bolduc s'offre les services d'un siffleur, M. Sam Garfield. Il est possible de l'entendre entre autres sur deux 78 tours Starr du chanteur Albert Marier (adaptations de chansons américaines faites par Roméo Beaudry) : 15698 "Parmi les tulipes en fleurs" et "Parade d'amour" (non cité sur l'étiquette) et 15507 "La chanson du coucou" et "Ayez un bon sourire et fermez votre parapluie" (cité sur étiquette) - voir sur le net "Gramophone virtuel" et site de la Bibliothèque nationale du Québec, Catalogue Iris.

1931

24. 15790 (4761-2: 4762-2) 15 janvier : Fêtons le mardi-gras et Un vieux garçon gêné - B
25. 15795 (4788-1: 4787-1) 3 février : Les filles de campagne et Nos braves habitants - B
26. 15800 (4872-3: 4873-1) 26 mars : Le Sauvage du nord et Jean-Baptiste Beaufouette - B

(ces deux titres se retrouvent en prises alternatives commercialisées en 78 tours, jamais rééditées depuis leur parution, figurent sur LE GRAMOPHONE VIRTUEL op.cit.) --Pour les identifier Signes distinctifs:

Jean-Baptiste Beaufouette (4873-2), c'est assez simple: les refrains ne sont pas interprétés de la même façon. La version retrouvée le plus souvent en réédition commence par "Cran cri cran cri cri cran"...

"Le Sauvage du Nord" (4872-2), dernier couplet : les mots varient. La réédition courante laisse entendre : « Si tu veux pas que je te lance / la tête avec une flèche ». Dans la version entendue sur le Gramophone (ou chez le collectionneur chanceux !!), « Si tu veux pas que je te PERCE / la tête avec une flèche ».

27. 15814 (4887-2: 4888-3) 9 avril : La chanson du bavard et L'ouvrage aux Canadiens - B
28. 15822 (5062-2: 5061-1) 7 juillet : C'est la fille du vieux Roupi et Il va me faire mourir c'gars-là - B
29. 15834 (5063-2: 5064-2) 8 juillet : La Côte Nord et Aux chauffeurs d'automobiles - P (?)
30. 15845 (5152-2: 5151-1) 15septembre : Ah! C'qu'il est slow Tit Joe et Le commerçant des rues - B
31. 15850 (5153-2: 5212-2) 8 octobre : Chanson de la bourgeoise et le l8 octobre: Tit Noir a le mal imaginaire - B
32. 15854 (5270-1: 5271-1) 6 novembre : R'garde donc c'que t'as d'lair et Danse en souliers de bœufs (J'danse pas la rumba comme à Cuba) - B

Not e: ces enregistrements seraient parmi ceux que Madame Bolduc aurait enregistré selon un nouveau procédé inventée aux pires heures de la crise économique par la firme de disques Starr. Dans le but d'« en donner pour l'argent du client », la compagnie Compo aurait développé un disque « Double Longueur » où les titres présents se seraient retrouvés gravés sur une seule face selon une technique semblable au microsillon mais qui leur confère un son médiocre.

33. 15855 (5273-2: 5274-2) 7 novembre : '-Bien vite c'est le jour de l'an et Voilà le père Noël qui nous arrive (avec ses enfants : Denise au piano, Lucienne, Réal et Fernande aux chœurs)

1932

34. 15856 (5403-1: 5404-2) 20 janvier : J'ai un bouton sur la langue et Rose cherche à se marier - B
35. 15857 (5406-2: 5405-2) 20 janvier : Les Femmes et Quand j'étais chez mon père - B
36. 15861 (5744-1: 5744-1) 6 mai : L'Enfant volé chantée par Lucienne Bolduc, sa fille âgée de 12 ans, et le 5 mai : Si les saucisses pouvaient parler - B

À propos de L'Enfant volé : cette chanson en est une d'actualité, composée sur l'air de la chanson française La Légende des flots bleus (paroles : Raoul Le Peltier / musique : Henri Christiné et Paul Dalbret, 1907. réf. : Mémoire de la Chanson : 1200 chansons du Moyen Âge à 1919 réunies par Martin Pénet, éditions Omnibus, 2001) - relate l'enlèvement et le meurtre de l'enfant de l'aviateur Charles Lindbergh. Le texte a souvent été attribué à Madame Bolduc (y compris sur l'étiquette du 78 tours). L'utilisation abondante de verbes bien accordés et d'un vocabulaire riche dans le texte de la chanson détonne avec sa production habituelle. En tenant compte de sa faible scolarité (ses filles corrigeaient ses fautes d'orthographe), on peut se demander : fut-elle aidée à l'écriture de cette chanson, est-ce un emprunt ou un plagiat ? Sûrement plus un emprunt à un parolier qui a dû publier cette chanson d'actualité dans un des différents périodiques musicaux du temps, comme Montréal qui chante, Canada qui chante ou Le Passe-temps. Aucun biographe ne soulève la question.

37. 15862 (5741-1: 5742-2) 5 mai : Les Policemen - P et Les Américains -B
38. 15863 (5839-2: 5840-2) 2 juillet : En revenant des foins et Les Conducteurs de chars (avec sa famille : Denise au piano, Lucienne, Réal et Fernande aux chœurs)
39. 15864 (5842-2: 5841-1) 2 juillet : Les Vacances (avec sa famille : Denise au piano, Lucienne, Réal et Fernande aux chœurs) et Sans travail - B

1935

40. 15907 (7156-1: 7157-2) 6 mars : Les Cinq Jumelles et La Gaspésienne pure laine - B

1936

41. 15966 (7474-2: 7473-1) 20 mars : Les Colons canadiens et La Lune de miel -B
42. 15978 (7488-1: 7489-1) 15 avril : Les Pompiers de Saint-Éloi et Gédéon amateur - B
43. 15977 (7497-1: 7490-1) 27 avril : Arrête donc Mary (avec Jean Grimaldi) et Les Médecins - B
44. 15993 (7644-1: 7645-2) 24 août : Les Belles-mères (avec Zézé - André Carmel) et Quand j'ai vingt ans

1939

45. 16223 (8921: 8292) 23 février : Tout le monde a la grippe et Le Voleur de poules - B
46. 16226 (9084: 9085) 23 février : Je m'en vais au marché et Les Souffrances de mon accident - B

De ces deux sessions, il existe deux pressages possibles. Les premiers, très rares, sont de meilleures qualités de pressage. Il est possible d'entendre la différence sur le site du Gramophone Virtuel. (dans le livret rédigé par Michel Picard pour le coffret de 4CD (op.cit.), une indication, venant des feuilles de studio, précise que des matrices auraient été égarées ou brisées. Pour le disque 16226 - le dernier - le catalogue précise : "9084, Dub of 16226 A; 9085 Dub of 16226 B"

Des pressages américains furent commercialisés chez Columbia (étiquette verte d'abord, rouge ensuite) à partir des matrices Starr des enregistrements de Madame Bolduc. Ils devaient répondre à une demande du public franco-américain ou à celles des mordus de world music avant l'heure. Voici les correspondances de numéro - le premier figurant chez Starr, le second chez Columbia.

15665-34324 La cuisinière - Johnny Monfarleau 15679-34296 La servante - Regardez donc Mouman 15682-EU Arthémise marie le bedeau - Tourne ma roulette 15700-34340 Le bonhomme et la bonne femme - Si vous avez une fille qui veut se marier 15712-EU Le joueur de violon - Ton amour ma Catherine 15730-EU Mon vieux est jaloux - La Pitoune 15733-34323 Un petit bonhomme avec un nez pointu - Chez ma tante Gervais 15761-34321 Ça va venir, découragez-vous pas - Fin Fin Bigaouette 15765-34322 La Bastringue - Mademoiselle, dîtes-moi donc (en duo avec Ovila Légaré) 15780-34374 La grocerie du coin - Le propriétaire

Le titre 15700 a été réédité en 45 tours par Compo (Étiquette Starr, fin des années 1950)

Rééditions microsillons 33 tours (liste exhaustive)

APEX Volume 1 - ALF 1505 Volume 2 - ALF 1515

CARNAVAL (entre parenthèses - même disque publié chez MCA Coral) LA BOLDUC CHANTE LA BOLDUC - C-434 (CB 33015) ENCORE! ENCORE! La Bolduc - C-464 (CB 33021) LE PETIT SAUVAGE DU NORD La Bolduc - C-492 (CB 33024) SI VOUS AVEZ UNE FILLE QUI VEUT SE MARIER - C-505 (CB 330..) SWING LA BAQUAISE et autres chansons - Trame sonore du film de l'Office National du Film - Madame Bolduc C-518 (CB 33025) MADAME BOLDUC - C-450 (CB 33019) FÊTONS LE MARDI-GRAS Madame Bolduc C-510 (CB 330..) LA BOLDUC - Collection Québécoise 20 grands succès d'hier - MCA Coral CB 37000 LA BOLDUC (Réédition chez Philo, États-Unis. Date inconnue)

Au XXIe siècle, environ 100 de ses chansons survivent (beaucoup de celles qui se sont démodées furent écrites pour des occasions spéciales). Peut-être que la plus connue aujourd'hui est la chanson J'ai un bouton sur le bout de la langue, ou encore Si vous avez une fille qui veut se marier (qui est une composition librement inspirée du canevas folklorique qui vit naître Dans tous les cantons ou Veillée rustique (répertoriée dans le livre d'Ernest Gagnon, folkloriste-ethnologue canadien et citée dans le livre de Lina Remon et Jean-Pierre Joyal, op.cit.) ou la traditionnelle Le Jour de l'An.
Chansons sur les disques
Le temps des fêtes de La Bolduc

La Bastringue
C'est dans l'temps du jour de l'an
Le bas de Noël
Les belles-mères
Tout le monde a la grippe
Quand j'ai vingt ans
Gédéon Amateur
Bien vite c'est le jour de l'an
Voilà l'Père Noël qui nous arrive
Les femmes
J'ai un bouton su'l bout d'la langue
Mon vieux est jaloux
Nos braves habitants
Mademoiselle, dites-moi donc
Aux chauffeurs d'automobile
La lune de miel
Le joueur de violon
La chanson du bavard
Arrête donc Mary
Ça va venir découragez-vous pas

Hommages

Tout au long de sa carrière, Jeanne-D'Arc Charlebois a perpétué le style et le répertoire de Madame Bolduc qu'elle a fait connaitre également en Europe. Elle a présenté de nombreux récitals de ses chansons, dont un à Montréal en 1984, et a participé au spectacle «Les turluteries» avec André Gagnon, Diane Dufresne et Jim Corcoran au Centre national des arts à Ottawa en 1992.

Outre Jeanne d'Arc Charlebois, de nombreux autres interprètes ont repris le patrimoine de Madame Bolduc, depuis sa mort en 1941. Nous retrouvons (liste exhaustive) : André Gagnon (l'album Les Turluteries de 1972), Dominique Michel, Marthe Fleurant, le 22e régiment, Lise Lemieux, Florence, Réal Béland et Denise Émond (mieux connu sous leur nom d'artistes "Ti-Gus et Ti-Mousse"), Angèle Arsenault, Normand Miron, Suzanne Valéry, le groupe Suroît, le groupe La Bottine Souriante, Monique Jutras, Angèle Poirier et Jacqueline Barrette (qui l'a incarnée dans le film d'Isabelle Turcotte Madame la Bolduc en 1992).

Le 20 février 2016, elle est désignée comme "personnage historique" du Québec15.
Exposition biographique

En 1994, lors du centième anniversaire de sa naissance, le musée de la Gaspésie a inauguré une exposition sur La Bolduc. Les objets furent une gracieuseté de sa fille Fernande. La collection comprend plusieurs objets personnels utilisés par Mary au cours de sa vie et de sa carrière de musicienne : accessoires de scène, vêtements, bijoux, violon, musique à bouche, guimbarde, affiches de spectacles, contrats d'engagement, coupures de presse, chansons manuscrites, documents photographiques, disques et plusieurs autres16.
Anecdote

La Bolduc est plus connue des Canadiens anglophones en tant que Madame Bolduc.
Notes et références

↑ Sur les étiquettes de ses disques 78 tours, on lit : « Mde Ed.Bolduc » soit « Madame Édouard Bolduc » (nom de son mari). Comme le mentionne le journaliste Philippe Laframboise sur le revers de pochette du 33 tours Collection québécoise - 20 Grands succès d'hier : LA BOLDUC (MCA Coral, CB 37000, 1974) : « Dans le temps, on l'appelait Madame Bolduc. Pour toujours, elle demeure LA BOLDUC. Oui, on dit La Bolduc comme on dit La Callas et cela aussi, c'est la plus belle forme de consécration qui devait lui arriver! »
↑ Chansons actuelles : Claire Lafrenière, CD 2007. Notes de livret et recherche : l'historien Jacques Clairoux.
↑ Lina Remon et Jean-Pierre Joyal, Paroles et Musique Madame Bolduc, p. 3 : « À Newport, le registre confirme le 4 juin 1894 mais tous les autres documents utilisés au cours de sa vie indiquent le 24 juin. Pour elle, c'était le 24 juin. » D'après le témoignage de sa fille cadette Fernande, malgré l'excellent travail du biographe David Lonergan (La Bolduc : la vie de Mary Travers, éditions Isaac-Dion, 1992), sa déclaration de naissance semble erronée.
↑ Acte de baptême de la paroisse de Newport cité dans La Bolduc, Réal Benoît, éditions de l'Homme 1959, p. 18 (le baptistaire est visible sur le site internet du « Gramophone virtuel » de la bibliothèque nationale du Canada).
↑ Madame La Bolduc, Isabelle Turcotte, film biographique documentaire avec Jacqueline Barrette dans le rôle titre (on mentionne la volonté de Madame Bolduc à vouloir célébrer son anniversaire le 24 juin, jour de la fête de Saint-Jean-Baptiste, patron des Canadiens Français, au lieu du 4 juin, tout comme elle fêtait le 17 mars, date de la Saint-Patrick, patron des Irlandais).
↑ « Henri Lacroix, joueur d'harmonica (1895-1962) », Le Gramophone virtuel, Bibliothèque et Archives Canada (lire en ligne) [archive]
↑ David Lonergan, op. cité, discographie p. 200 ; Lina Remon et Jean-Pierre Joyal, Paroles et Musique Madame Bolduc, Guérin éditeurs, p. 38
↑ Le collectionneur Michel Picard souligna la possible collaboration chantée de Roméo Beaudry, directeur artistique chez Starr, auteur, compositeur et éditeur. Robert Therrien appuie cette théorie : Lina Remon et Jean-Pierre Joyal, op.cit. ; Robert Therrien L'histoire de l'enregistrement sonore au Québec et dans le monde 1878-1950, Presses de l'Université Laval, 2003, p. 138-139 ; Michel Picard, coffret 4CD (op.cit.)
↑ Les 100 Ans de Madame Bolduc vol.1, carnet d'accompagnement, éd. Les disques Fonovox, 1994, 15 p.
↑ Dictionnaire québécois d’aujourd’hui, page 1213.
↑ David Lonergan, La Bolduc : La vie de Mary Travers (1894-1941) Biographie, Bic, Québec, Isaac-Dion éditeur, 1992, p. 99
↑ Christine Dufour. 2001. Mary Travers Bolduc: La turluteuse du peuple.
↑ David Lonergan. 1992. La Bolduc : La vie de Mary Travers (1894-1941) Biographie. Bic, Québec: Isaac-Dion Éditeur, page 105.
↑ Source : Gabriel Labbé, deux livres, Les Pionniers du disque folklorique québécois, 1920-1950 — Éditions de l'Aurore, 1977 et Musiciens traditionnels du Québec, 1920-1993 — VLB éditeur, 1995, voir Wikipédia - Gabriel Labbé)
↑ (fr) « La Bolduc désignée comme «personnage historique» du Québec | Nouvelles » [archive], sur La Presse (consulté le 20 février 2016)
↑ Ibid 5, Jean-Marie Fallu, directeur général, musée de la Gaspésie, page 6.

Bibliographie

BENOÎT, Réal. 1959. La Bolduc, Montréal, éditions de l'Homme, 123 p.
LONERGAN, David. 1992. La Bolduc : La vie de Mary Travers (1894-1941) Biographie. Bic (Québec): Issac Dion éditeur, 212 pages.
DUFOUR, Christine. 2001. Mary Travers Bolduc : La turluteuse du peuple. Montréal: XYZ éditeur, 182 pages.
DAY, Pierre. 1991. Une histoire de La Bolduc : Légendes et turlutes. Montréal: VLB éditeur, 130 pages.
LAFRAMBOISE, Philippe. 1992. La Bolduc : 72 chansons populaires, VLB éditeur, 218 pages.
CHAMBERLAND, Roger, & GAULIN, André. 1994. La Chanson québécoise de La Bolduc à aujourd'hui : Anthologie. Montréal : Nuit blanche éditeurs, pages 11, 15, 21, 22, 31, 33, 461 et 490.
KALLMANN, Helmet, POTVIN, Gilles, & WINTERS, Kenneth (dirs.). 1998. «Bolduc» par Philippe Laframboise dans Encyclopédie de la musique au Canada Tome I. Canada: FIDES, pages 354-355.
KALLMAN, Helmet, & POTVIN, Gilles (eds.). 1992. «BOLDUC» par Philippe Laframboise dans Encyclopedia of music in Canada, second édition. Toronto: University of Toronto Press, pages 137-138.
VERSAILLES, Claire. « Bolduc, La » dans L'Encyclopédie canadienne. URL: http://www.thecanadianencyclopedia.com/
Site Mary Travers dite «La Bolduc». 1999. Canada : Site Mary Travers inc. URL: http://www.labolduc.qc.ca/
REMON, Lina & JOYAL Jean-Pierre. 1993. "Madame Bolduc: Paroles et musiques". Montréal, Guérin Éditeur, 245 pages.
THÉRIEN, Robert. 2003. L'Histoire de l'enregistrement sonore au Québec et dans le monde 1878 - 1950. Les Presses de l'Université Laval, 233 pages. Pages 138-139.
101 années de vedettariat au Québec, Outremont, Éditions du Trécarré, 2000, 160 p. (ISBN 2-89249-977-1)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 4284
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Re: Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc et Y'becca   Lun 14 Nov à 9:51

Il est déplorable que la situation kurde se trouve actuellement en train de se libérer et pourtant, cela semble inquiéter son voisin d'Ankara. Rien n'est bon dans une guerre civile et celui qui jette du feu sur l'huile n'est pas mieux que celui qui jette de l'huile sur le feu. Tant que l'harmonie ne sera revenu en Syria, Ankara poursuivra son action dites de "liberté d'expression". Elle sortira des preuves de sa bonne foi et creusera une frontière déjà très grande entre Israël et l'Iran. Il n'y a pas de paix réel dans cette intervention, c'est une action de précautions emplis de méfiance, de médisance et de racismes envers les racines d'un peuple condamné par la haine de son père. Le sujet est épineux et aussi anciens que la rancoeur entre " arabe et juif ". Et tant que cette haine perturbera dans le Coeur Moyen Orient et du Monde, le fléau du racisme religieux er humain gangrènera l'existence des nouvelles générations et envoutera de nouvelles troupes sur le chemin du terrorisme, de l'hypocrisie et du mensonge. La République de l'Olivier et Y'becca. Universelle dans la liberté d'expression, Laïque contre l'esclavage, les viols physiques et morales tout opposés à tous styles de tortures, Démocratique dans le droit de manifester, de grève et d'un salaire digne pour la citoyenne et le citoyen. Tel est la volonté de l'Éternel dans le respect de la nature dans la découverte du vent et du temps : Respect des oasis, de l'hospitalité et codes d'honneurs. Vivre libre sans doute et dans l'harmonie du savoir perpétuel et de ses mouvements. Nomades et Sédentaire dans l'Existence et L'Exigence de la Perpétuelle rotation du vide ou L'infini. Celui qui s'appelle L'Éternel.

Ecrit de
TAY La chouette effraie : Laïque, Anarchistes et croyante sur le mouvement des mouvements.

Mr Messmer Pierre fut accompagné par Monsieur Dubois Jean Guy ainsi que son frère d'Arme, Monsieur Gabriel; ils eurent la gentillesse de regarder mes fables et de me donner des règles de morales et éthiques sur le comportement humain et de la société. J'avais compris certaines choses et je fus courtois dans les gestes mais je n'ai pas caché mes idées... C'est par le regard et ses réactions que j'ai appris à dire mes idées devant un auditoire qui n'était pas acquis à ma cause. En cela, Oui, je remercie Mr Messmer Pierre qui m'as appris les notions de loi associations de 1901 et du facteur juridique que comporte les sens du référendum où tous les acteurs de la vie Civile et Civique peuvent donner leurs âmes et conscience en ce qui concerne la réponse apportés. Il fut surpris que je m'abstienne et me répondit:
" Vous... Vous mais c'est quand on peut ouvrir sa gueule que vous vous abstenez..."
Cela ne nous empêcha de se revoir et malgré ses préoccupations, ma présence ne lui fut jamais gênante même lorsque je marchais en silence avec Monsieur Gabriel... J'ai parlé de politique, de littérature et j'ai écouté leurs conseils sur les rimes et sur des fautes orthographes provoqués qui s'implique dans le sens du thème. Il m'as dit là aussi:
"C'est original et cela vous impliquera des années sombres et surréalistes... Malgré tout, si vous êtes ici; c'est qu'il y espoir dans vos thèmes et vos originalités..."
Et je jure sur mon âme que je n'ai jamais rien demander sur la vie privée de quelconque à lui et personne, les oreilles m'ont sifflés et je disais oui, oui, oui... Lui qui était muet comme une tombe, ça lui plaisait que je sois toujours entrain d'écrire sur des bornes internets où d'écrire sur du papier des commentaires ou de fables qui devait servir l'avenir.

Retiré de la vie politique, il est élu en 1988 à l'Académie des sciences morales et politiques, dont il est le secrétaire perpétuel de 1995 à 1998. En 1992, il devient président de l’institut Charles-de-Gaulle durant trois ans et président de la Fondation du même nom jusqu'en 19973. Pierre Messmer est élu à l'Académie française le 25 mars 1999, au fauteuil de Maurice Schumann (13e fauteuil). Il est chancelier de l'Institut de France du 1er janvier 1999 au 1er janvier 2006. Il succède en 2003 au général Simon à la présidence de la Fondation de la France libre, fonction qu'il occupe jusqu'à sa mort. Il a été président d'honneur de l'Institut de géopolitique des populations15.

Il témoigne au procès de Maurice Papon et demande sa grâce, avec d'autres anciens résistants, en 20013. Par décret du président de la République en date du 6 juin 2006, Pierre Messmer est nommé chancelier de l'ordre de la Libération pour une période de quatre ans, en remplacement du général d'armée Alain de Boissieu, décédé. Il appelle à voter « non » au référendum de 2005 sur le traité européen et assiste à l'hommage rendu à Guy Môquet le 16 mai 2007, jour de l'investiture de Nicolas Sarkozy.

Il meurt des suites d'un cancer, le 29 août 2007 à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, quatre jours après un autre ancien Premier ministre, Raymond Barre, et au même endroit. Pierre Messmer présidait l'association des amis de Michel Debré et était membre du comité d'honneur du mouvement Initiative et Liberté. Il était également président d'honneur de la fédération des sociétés d'anciens de la Légion étrangère (FSALE). François Jacob lui succède comme chancelier de l'ordre de la Libération et Yves Guéna comme président de la Fondation de la France libre.

Ses obsèques sont célébrées le 4 septembre aux Invalides à Paris, en présence de nombreuses personnalités politiques et militaires, dont le président Nicolas Sarkozy, l'ancien président Jacques Chirac, le Premier ministre François Fillon et plusieurs anciens premiers ministres. Il est inhumé au cimetière de Saint-Gildas-de-Rhuys dans le Morbihan.

Ses archives privées sont conservées au service historique de la Défense17.

_________________
Kounak le chat....

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

_________________
Kounak le chat....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 4284
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Re: Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc et Y'becca   Lun 14 Nov à 9:52

Djalāl ad-Dīn Muḥammad Balkhi1 ou Roumi, né à Balkh, dans le Khorasan de l'époque (la plus grande région de culture perse), dans l'actuel Afghanistan, le 30 septembre 1207 et mort à Konya (dans l'actuelle Turquie) le 17 décembre 1273, est un poète mystique persan (dari) qui a profondément influencé le soufisme. Il existe une demi-douzaine de transcriptions du prénom Djalal-el-dine, « majesté de la religion » (de djalal, majesté, et dine, religion, mémoire, culte). Il reçut très tôt le surnom de Mawlānā, qui signifie « notre maître ». Son nom est intimement lié à l'ordre des « derviches tourneurs » ou mevlevis, une des principales confréries soufies, qu'il fonda dans la ville de Konya2. Il écrivait tous ses poèmes en persan (farsi).

Son œuvre sera fortement inspirée de sa rencontre avec Shams ed Dîn Tabrîzî, son maître spirituel dont le prénom peut être traduit par « soleil de la religion ». Il en fera même l'auteur de l'un de ses ouvrages, le "Divân de Shams de Tabriz".

Rûmî a également repris à son compte les fables d'Ésope dans son principal ouvrage le Masnavi (ou « Mathnawî », « Mesnevi »). Les Turcs, Iraniens, Afghans et autres populations environnantes continuent aujourd'hui à avoir un profond respect pour ses poèmes. Reconnu de son vivant comme un saint et comme un grand spirituel, il aimait à fréquenter les chrétiens et les juifs tout autant que les musulmans.

L'UNESCO a proclamé l'année 2007 année en son honneur3 pour célébrer le huitième centenaire de sa naissance. Ainsi, le 30 septembre furent organisées à Konya des festivités avec la participation des derviches tourneurs et d'ensembles de musique traditionnelle d'Iran.

Sommaire

1 Biographie
1.1 Jeunesse
1.2 Burhân od Dîn Muhaqqîq Tirmidhî
1.3 Shams ed Dîn Tabrîzî
1.4 Salâh od Dîn Farîdûn Zarkûb
1.5 Husâm od Dîn Celebî
2 L'ordre des Mevlevis
3 L'œuvre de Rûmî
3.1 Période intellectuelle
3.2 Période courtoise
4 Sa poésie
5 L'impact de Rûmî en Occident
6 Citations de Rûmî
7 Roumi dans l'art
8 Notes et références
9 Annexes
9.1 Bibliographie
9.1.1 Œuvres traduites en français
9.1.2 Livres sur Rûmî
9.2 Articles connexes
9.3 Liens externes

Biographie
Jeunesse
Vue générale du mausolée de Rumi, à Konyya (Turquie)

Originaire de la ville de Balkh, dans l'actuel Afghanistan, Rûmî est le fils d'un théologien et maître soufi réputé : Bahâ od Dîn Walad (1148-1231), surnommé « sultan des savants » (Sultân al-'Ulama), dont le livre Ma'ârif fut longtemps le préféré de Rûmî. Par sa mère Mu'mine Khatûn, fille de Rukn al-Dîn, émir de Balkh, il appartient à la lignée d'Ali, le quatrième calife de l'islam.

En 1219, Rûmî fuit avec sa famille devant l'arrivée des Mongols de 1220-1222 en Asie centrale. Il accomplit le pèlerinage musulman à La Mecque, puis se rend à Nishâpûr où il rencontre Farid od Dîn 'Attâr qui lui offre son Livre des Secrets. La famille se fixe en Arzanjân, en Arménie (Erzincan dans l'actuelle Turquie), puis à Lâranda (actuelle Karaman) non loin de Konya, capitale des Seldjoukides du Sultanat de Roum (anciens territoires romains, c'est-à-dire byzantins, en Anatolie), d'où son surnom de Roumi (Romain, Byzantin, Anatolien). Refusant l'invitation à séjourner au palais du sultan, le père de Rûmi demande à s'installer dans un collège, et on lui en construit un tout exprès.

En 1226, à l'âge de 19 ans, Rûmî épouse Gauher Khâtûm, la fille du hodja de Samarkand qui lui donne deux fils (Sultân Walad et 'Alâ od Dîn Tchelebi). Trois ans après leur mariage, Gauher meurt en 1229. Son père vient alors s'installer à Konya peu avant de mourir en 1231, et Rûmî lui succède à l'âge de 24 ans.

Rûmî épouse en secondes noces une veuve turque, Karra Khatûn (? - 1292), qui avait déjà un fils, Shams al-Dîn Yahya. Rûmî eut un autre fils et une fille avec elle : Amir Muzaffar al-Dîn Muhammad Chelebi et Malika Khatûn.
Représentation de Shams en 1500.
Burhân od Dîn Muhaqqîq Tirmidhî

En 1227, un disciple de son père Burhân od Dîn Muhaqqîq Tirmidhî (? - 1240) le rejoint et devient son maître spirituel pendant neuf ans avant qu'il n'envoie Rûmî étudier en Alep et à Damas où il rencontre Muhyî od Dîn Ibn ul 'Arabî. Tout comme le père de Rûmî, il était membre de l'ordre Kubrawiyyah.

Rûmî ne revient qu'en 1240 à Konya où il se met à enseigner la loi canonique.
Shams ed Dîn Tabrîzî

Quand Shams ed Dîn Tabrîzî (? - 1247) arrive à Konya le 29 novembre 1244, il n'est qu'un derviche errant venant d'Iran. Il a composé un livre de maqâmât. Il existe plusieurs versions hagiographiques de sa rencontre avec Rûmî. Elles se résument en un moment d'exception où Shams apparaît comme le maître spirituel tant attendu de Rûmï. Ce dernier se voue immédiatement à l'enseignement de son maître et sa vie prend un tournant essentiel. Il consacrera plus tard un ouvrage entier de ghazal à Shams : les Odes mystiques (Diwân-e Shams-e Tabrîzî ou Diwân-i Kabir).

Après seize mois passés ensemble, Shams est contraint d'aller à Damas pour échapper à la jalousie des disciples de Rûmî. Il revient quelque temps plus tard, mais disparait soudainement le 3 décembre 1247, assassiné. Un des fils de Rûmî est soupçonné. Rûmî lui-même se rend par deux fois à Damas dans l'espoir de retrouver son maître.

Inconsolable, Rûmî institue alors le fameux concert spirituel, le sama' comme union liturgique avec le divin menée par l'émotion ou l'ivresse de la musique et de la danse. Il finit aussi par retrouver son maître, non pas dans le monde, mais en lui-même, quand il comprend qu'il n'y a plus de différence entre maître extérieur et intérieur.
Salâh od Dîn Farîdûn Zarkûb

Quelque temps plus tard, en 1249, Rûmî rencontre Salâh od Dîn Farîdûn Zarkûb (? - 1259), un artisan disciple de Burhân od Dîn Muhaqqîq Tirmidhî qui tombe à ses pieds lors d'une rencontre à Konya. Il devient le maître des disciples de Rûmî et reste ami avec le maître jusqu'à sa mort en 1259, qui donne lieu à un sama'. Sa fille Fâtima Khâtûn fut l'épouse du fils de Rûmî, Sultân Wahad. À nouveau les disciples sont jaloux et des menaces de mort sont prononcées du fait de sa simplicité. Rûmî lui-même doit intervenir, ainsi qu'il le relate dans le Livre du Dedans (Fîhi-mâ-fihî).
Husâm od Dîn Celebî
Derviches tourneurs

C'est Husâm od Dîn Chelebî (1225 - ) qui succède au titre de maître des disciples. Il fut l'instigateur de la rédaction du grand traité de Rûmî : le Masnavî. Il rédige et récite les vers que Rûmî lui dicte de manière inspirée. Le premier volume achevé, la rédaction est interrompue par la mort de la femme d'Husâm, qui ne reprend le calâme que deux ans plus tard en 1265, jusqu'à la fin de la vie de Rûmî, en 1273.

Rûmi tombe malade et comprend que son heure est venue. Il est heureux de retrouver son Créateur et part serein le soir du dimanche 17 décembre, qui est désormais la date anniversaire de la célébration shab-i arus, qui est une cérémonie de mariage mystique. Tous les habitants de Konya, toutes confessions confondues, suivent son enterrement.

C'est à l'intérieur de son couvent que Rûmî est enterré, sous un dôme vert appelé Qubba-i Hadra et construit en 1274. Il repose sous un sarcophage en noyer, chef-d'œuvre de l'art seljukide, sculpté par Selimoglu Abdülvahid. Ce lieu est devenu un important centre de pèlerinage.
L'ordre des Mevlevis

L'ordre soufi des Mevlevis ou molavi est particulièrement connu pour son sama', le concert spirituel où l'on voit les derviches tourneurs exécuter des danses mystiques au son du ney, du daf (tambourin) et du tanbur ( luth), mais aussi pour ses récitations quotidiennes du Masnavî, les Mawlawî Awrâd-e Sharîf.

Il a été fondé à la mort de Rûmî par Husâm od Dîn Chelebî et Sultân Valad. Il a perduré et acquis un certain respect durant le long règne des Ottomans, mais a été interdit par Atatürk, puis rétabli à titre quasi folklorique.
L'œuvre de Rûmî

En plus des 25 618 distiques du Masnavî et des 40 000 vers du Diwân, Rûmî a composé environ 3 500 ghazals (« odes »), 2 000 ruba'is (« quatrains »), 147 lettres Maktûbât, un traité en prose (Fîhi-mâ-fihî) et des recueils de prédications (Madjâlis-e Sab'ah) et d'interprétations des rêves (Khâbnâma).
Période intellectuelle
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !
Période courtoise
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !
Sa poésie

La poésie de Roumi reprend, entre autres thèmes, celui de l’union mystique chère aux soufis. La nécessité de cette union y est présentée comme procédant de la nostalgie de l’origine divine que tout être éprouve : tout esprit, après être descendu en l’existence, tend à revenir vers Dieu dans un mouvement ascendant progressif4.

Au début de son ouvrage majeur, Al-mathnawî, il explique l’origine et le devenir de l’amour, à travers cette très célèbre parabole du Ney5 :

«

Entends ce doux récit que nous livre le Ney :
De la rupture il plaint la douleur nonpareille.
Il dit :
Depuis qu’on me coupa de mon marais, jadis,
Les humains, homme et femme, à mes maux compatissent.
J’entonne de mon cœur la dolente élégie,
Et, par l’écho de chants, traduis sa nostalgie.
En son errance, ainsi, le cœur de l’homme incline,
Irrépressiblement, vers sa prime origine.
»

Il dit également sur ce thème5 :

«

Écoute du jasmin l’austère et dolent thrène,
De la séparation il relate les peines :
Depuis que de mon plant on déroba ma veine,
Je tire les sanglots et des rois et des reines !
»

L'impact de Rûmî en Occident

Les traductions de l'œuvre de Rûmî sont tardives et datent pour la plupart d'entre elles du XXe siècle. Le rayonnement de Rûmî aux États-Unis est considérable.

En France, ce fut Eva de Vitray-Meyerovitch (1909-1999) qui traduisit l’œuvre de Rumi du persan au français et commenta la quasi-totalité de ses ouvrages. Elle contribua également mieux à appréhender le soufisme, qui représente la dimension mystique et universelle de l’islam. Citons aussi les nombreux ouvrages du Dr Ergin Ergul, dont "La sagesse de Rûmi” et "Rûmi, L'Océan de la sagesse et de l'Amour" 6.

Le peintre américain Cy Twombly cite Rûmî dans plusieurs de ses œuvres : To Rumi (1980), Analysis of the rose as sentimental despair (1985). Certains de ses enroulements seraient l'évocation de la danse des derviches tourneurs7. L'écrivain et cinéaste Alejandro Jodorowsky interpète des contes de Rûmî dans La Sagesse des contes.
Citations de Rûmî
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Ces citations ne correspondent pas aux exigences d’un article encyclopédique ; il semble qu’elles auraient davantage leur place sur Wikiquote. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date)

Si ces citations disposent de références précises, vous êtes invités à les transférer vous-même sur Djalâl ad-Dîn Rûmî ou à les insérer dans le texte de cet article, ou si cet article entier doit être transféré, à demander un administrateur de Wikiquote de procéder au transfert.
Sinon, ces citations seront automatiquement supprimées.

«Frappe,

Et Il ouvrira la porte.

Évanouis-toi,

Et Il te fera briller comme le soleil.

Tombe,

Et Il t’élèvera aux cieux.

Deviens rien,

Et Il te transformera en tout!»

Je viens de cette âme

Tombe de Rûmî

qui est l'origine de toutes les âmes
je suis de cette ville
qui est la ville de ceux qui sont sans ville
Le chemin de cette ville n'a pas de fin
Va, perds tout ce que tu as,
c'est cela qui est le tout.» 8

« La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve » 9

Les conseils de Mevlana :

Sois comme l'eau pour la générosité et l'assistance.
Sois comme le soleil pour l'affection et la miséricorde.
Sois comme la nuit pour la couverture des défauts d'autrui.
Sois comme la mort pour la colère et la nervosité.
Sois comme la terre pour la modestie et l'humilité.
Sois comme la mer pour la tolérance.
Ou bien parais tel que tu es ou bien sois tel que tu parais.

Roumi dans l'art

Littérature

Elif Shafak, "Soufi, mon amour", édition Phébus, et édition10/18, 2010. Sur la rencontre entre Rûmi et Shams.

Notes et références

↑ En Persan : جلال‌الدین محمد بلخی.
↑ Djalâl ad-Dîn Rûmî [archive] sur Science et magie.
↑ 800e anniversaire de la naissance de Mawlana Jalal-ud-Din Balkhi-Rumi [archive] sur unesco.org
↑ Cf. Mathnawî, la quète de l'absolu, de Djalâl-od-Dîn Rûmî, Traduit par Djamchid Mortazavi et Eva de Vitray-Meyerovitch, Éditions du Rocher.
↑ a et b L’amour universel, un cheminement soufi, Idrîs de Vos, Albouraq, 2013.
↑ http://www.erginergul.com [archive]
↑ LEEMAN Richard, Cy Twombly, Paris : éditions du Regard, 2004.
↑ Les quatrains de Rûmî, Rubâi'yât, chapitre : La mort physique-La mort mystique, tr. Eva de Vitray-Meyerovitch et Djamchid Mortazavi, coll. Spiritualités vivantes, 1re ed. 1987 Albin Michel, 2000
↑ Cité par Jamel Balhi, Les routes de la foi, Le Cherche midi, 1999, p. 292

Annexes
Bibliographie
Masnavî
Œuvres traduites en français

Liste établie grâce à la Bibliographie française de la littérature persane1:

Odes mystiques, éd. Klincksieck, 1973. Extraites du Dîvan-e Shams-e Tabrîz, dédiées à son maître Shams.
Le livre du dedans (Fîhi-mâ-fihî), éd. Sindbad, 1975 (réédité en 1982 et en 1997, Albin Michel, coll. Spiritualités vivantes). Recueil de propos du mystique par son fils aîné, Sultân Walad.
Mathnawî, éd. du Rocher, 1990. Poème moral, allégorique et mystique de plus de cinquante mille vers.
Rubâi'yât, Albin Michel, coll. Spiritualités vivantes, 2003. Recueil de quatrains sur l'expérience mystique.
Lettres, éd. Jacqueline Renard, 1990.
Mesnevi, recueil de contes soufis (il s'agit d'un résumé du Mathnawi), Albin Michel, 1988.
Soleil du Réel, Poèmes d'amour mystique, Imprimerie Nationale, 1999.

Livres sur Rûmî

Eva de Vitray-Meyerovitch, Rûmî et le soufisme, Points Sagesses, 2005.
Eva de Vitray-Meyerovitch, Le Chant de Rûmî, éd. La Table Ronde, coll. Les petits livres de la sagesse, 1997.
Eva de Vitray-Meyerovitch, Le Chant du Soleil, éd. La Table ronde, 1993.
Eva de Vitray-Meyerovitch, Mystique et Poésie en Islam : Djalâl-ud-Dîn Rûmî et l’Ordre des Derviches tourneurs, éd. Desclée de Brouwer, 1982.
Manijeh Nouri-Ortega, Le sens de l'amour chez Rumi, Éditions Dervy, 2005.
Olivier Weber, Le grand festin de l'Orient, Robert Laffont, 2004.
Annemarie Schimmel, L' Incendie de l'âme, l'aventure spirituelle de Rûmi, Albin Michel, 1998
Les Quatrains de Rûmi, calligraphiés par Hassan Massoudy, Albin Michel, 2000
Nahal Tajadod, Sur les pas de Rûmi, Albin Michel, 2006
Leili Anvar, Rûmî, Entrelacs, 2011

Articles connexes

Soufisme
Confréries soufies
Derviche

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Djalâl ad-Dîn Rûmî, sur Wikimedia Commons

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Union List of Artist Names • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Service bibliothécaire national • Bibliothèque nationale de la Diète • Bibliothèque nationale d'Espagne • WorldCat
(en) Site de la confrérie Mevlevi à Konya avec biographies de Rûmî et ses œuvres en ligne
(en) Biographie de Burhân od Dîn Muhaqqîq Tirmidhî
(en) Biographie de Shams ed Dîn Tabrîzî
(en) Biographie de Salâh od Dîn Farîdûn Zarkûb
(en) Biographie de Husâm od Dîn Chelebî
(en) Reportage sur le mausolée de Konya et Rûmî
(en) Esthétique et symbolique
(en) Rûmî mis en musique
(fa) Les Odes mystiques (Diwân-e Shams-e Tabrîzî) en persan
(fa) Tous les Masnavi-ye Manavi (Couplets spirituelle) de Rûmî en persan

_________________
Kounak le chat....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 4284
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Re: Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc et Y'becca   Lun 14 Nov à 9:52

Rifa'a Rafi al-Tahtawi (1801, Tahta - 1873, Le Caire) (en arabe : رفاعة رافع الطهطاوي) est un réformateur égyptien.

Son nom complet est 'Abū al-'Azm Rifā'a Rāfi' Ibn Badawī, surnommé al-Ṭahṭāwī de par son lieu de naissance1.

Sommaire

1 Biographie
2 Articles connexes
3 Notes
4 Liens externes

Biographie

En 1817, Rifa'a quitte son village natal de Tahta - situé en Haute-Égypte dans le Gouvernorat de Sohag - pour suivre les cours de l'université al-Azhar au Caire. En 1826, il est nommé imâm de la première mission scolaire égyptienne envoyée en France par Méhémet Ali et profite de ce voyage pour étudier la langue française et se spécialiser dans le domaine de la traduction.

Son expérience de la société française, après un séjour de cinq ans à Paris avant 1831, lui a inspiré une réflexion sur l’évolution de la civilisation musulmane et de sa rencontre avec la modernité occidentale.

Chargé de l’instruction dans le programme de réformes de Mohamed-Ali, il a publié un ouvrage sur le devenir de la civilisation islamique en 1834 (Takhlîç al-ibrîz fî talkhîç Bârîs, trad. fr. L'Or de Paris, 1988) , qui lance le débat qui sera repris par les réformateurs de la renaissance intellectuelle musulmane, la Nahda. Il s'agit d'un récit de voyage (rihla) dans lequel il décrit la vie en France - mœurs, institutions et lois, organisation – le regard est celui d’un personnage fasciné par la civilisation européenne, et dont le souci premier est d’en tirer pour l’Égypte les éléments d’une modernisation compatible avec l’islam. Le style est limpide, et révèle une claire tendance à l’assouplissement de la syntaxe. Tahtawi veut simplifier la langue, pour transmettre un nouveau message au plus grand nombre.

Afin que s’accomplisse la renaissance de l’identité musulmane, il proposait le développement de l’instruction et l’instauration de la démocratie. Il inspirera les réformateurs de la fin du siècle.

Tahtawi « joue le rôle d’une institution culturelle complète à lui seul ». Il va :

prendre la direction du premier journal égyptien, al-Waqâ’i‘ al-Miçriyya rédigé en arabe et en turc, et fondé par Méhémet Ali en 1828 ;
fonder madrasat al-alsun, l’école de langues, en 1835 ;
être rédacteur en chef du Journal Officiel en 1840 ;
diriger maktab at-tarjama, le Bureau de traduction, ouvert à son instigation en 1841.

Mais le khédive Abbas Ier, opposé aux modernisateurs, éloigne Rifa'a al-Tahtawi au Soudan de 1848 à 1854. Le khédive Mohamed Saïd le fait revenir et le nomme miralaï (général de brigade). Rifa'a transforme l'École militaire de la Citadelle, qu'il dirige dès lors, en université militaire[réf. nécessaire]. Une nouvelle fois écarté de ses responsabilités à l'École militaire en 1861, il devient directeur du département des traductions de 1863 à sa mort en 1873.

Il s'est fortement intéressé à la franc-maçonnerie2 et aurait été membre d'une loge3[réf. insuffisante].
Articles connexes

Dâr Al-Kutub.
Alî Mubârak

Notes

↑ L'Émancipation de la femme musulmane, traduit et présenté par Yahya Cheikh, aux éditions Al-Bouraq, Beyrouth, 2000
↑ Pensée et politique dans le monde arabe,Georges Corm, éditions la découverte, 2015
↑ Selon un site[1] [archive] où il y est mentionné comme tel.

Liens externes

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 4284
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Re: Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc et Y'becca   Lun 14 Nov à 9:53

Abou-Hafz Soghdi est un musicien iranien, l'inventeur du shahroud (une sorte de harpe), Abou-Hafz Soghdi Samarghandi, vécut au début du IXe siècle. C'est à lui que le premier poème persan est attribué.

La gazelle sauvage, comment serait-elle dans la plaine ?
Elle n'a pas d'ami, comment courait-elle dans la plaine ?

Bibliographie

Mahshid Moshiri. Dictionnaire des poètes renommés persans : à partir de l'apparition du persan dari jusqu'à nos jours. Téhéran, Aryan-Tarjoman, 2007

----------------------------------------------------------

Shams ed Dîn Tabrîzî, Chamseddine Tabrizi ou Shams-e Tabrîzî (en persan : شمس تبریزی) est un mystique soufi iranien né à Tabriz en Azerbaïdjan iranien et mort en 1248. Il est responsable de l'initiation de Jalâl ud Dîn Rûmî, aussi connu sous le nom de Rûmî, Mevlana ou Molana au mysticisme islamique, et a été immortalisé par le recueil de poèmes de Rumi intitulé Diwan-e Shams-e Tabrîzî (« Les travaux de Shams de Tabriz »). Shams et Rûmî vivaient ensemble à Konya, aujourd'hui en Turquie, pendant plusieurs années, et on sait aussi qu'il a voyagé à Damas, actuellement en Syrie. Certains pensent qu'il serait mort assassiné par des disciples de Rûmî.
Livres sur Shams

Tabrizi, Shams-i. Me & Rumi : The Autobiography of Shams-i Tabrīzīi, édité par William C. Chittick. Louisville: Fons Vitae, 2004.
Elif Shafak, "Soufi, mon amour", 10/18, 2010. Sur la rencontre entre Shams et Rûmi.

-------------------------------------------------------------

Mahsati Ganjavi (en persan مهستی گنجوی), est une poétesse de langue persane née en 1089 à Gəncə (aujourd'hui en Azerbaïdjan) et morte vers 1181.

Sommaire

1 Le surnom
2 Biographie
3 Notes et références
3.1 Notes
3.2 Références
4 Voir aussi
4.1 Bibliographie
4.2 Webographie

Le surnom

Le surnom Mahsati (مهستی) résulte des mot Maa (lune) et Sati (dame). Elle est citée dans les œuvres de Saadi, Nizami, Attar, Rûmî et Sanaï1.
Biographie

On connaît peu de choses sur sa vie, hormis qu'elle est née à Gəncə et qu'elle a été très estimée par le sultan Ahmad Sanjar. Elle a été admise comme poétesse officielle à la cour du sultan. Elle était également une musicienne2, jouant de la harpe, du luth, et du târ. On dit qu'elle a refusé son amour à ce sultan Sanjar :

Tu ne peux pas me forcer parce que tu es le roi
Tu ne peux pas me garder par la force de la loi
Tu ne peux pas enchaîner une femme chez toi
Une femme dont les tresses sont une chaîne de soie

— Mahsati Ganjavi 2

Elle a été contemporaine des poètes Omar Khayyam et Nizami. À l'instar d'Omar Khayyam, sans qu'on sache lequel des deux a eu une influence sur l'autre, les poésies qui ont été transmises à travers les siècles sont des quatrains, des rubaiyat, qui s'inscrivent dans un hédonisme amoureux et questionnent le sens de l'existence. C'est une des meilleures représentantes de la tradition littéraire persane consacré à l'amour sensuel. Elle fustige également les dogmatismes religieux3. Après la mort du sultan, elle est pourchassée pour sa condamnation de l'obscurantisme, et du fanatisme.

En 1980, un monument est érigé en son honneur à Gandja4.
Notes et références
Notes

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Mahsati Ganjavi » (voir la liste des auteurs).

Références

↑ Dictionnaire Dehkhoda, chapitre "Mahsati" : مهستی مهستی . [ م َ س ِ / م َ هَِ ] (اِ مرکب ) مخفف ماه ستی (ستی مخفف عربی سَیِّدَتی ). ماه خانم . ماه بانو. || از نامهای ایرانی : داشت زالی به روستای تکاو مهستی نام دختری و سه گاو. سنائی . ستی و مهستی را بر غزلها شبی صد گنج بخشی در مثلها. نظامی . دختر اندر شکم پسر نشود مهستی را که دل پسر خواهد. سعدی .
↑ a et b Moshiri 2009, p. 133.
↑ Anvar et al. 2013, p. 1686.
↑ Site oocities.org

Voir aussi
Bibliographie

(en) Jan Rypka, History of Iranian Literature, Dordrecht, Reidel Publishing Company, 1968 (ISBN 90-277-0143-1, OCLC 460598, lire en ligne), « D.4. Adib Sabir, Anvari and Mahsati (at the Court of the Seljuqs) », p. 199.
(en) Edward Brown, A literary History of Persia, from Firdawski to Sa'adi, vol. 2, Cambridge University Press, 1969, p. 344.
Mahshid Moshiri, Mille ans de poésie persane - Les poètes persanophones, Éditions L'Harmattan, 2009 (ISBN 9782296095984, lire en ligne), « M. Mahsati Ganjavi », p. 133 (inscription nécessaire) – via L'Harmattan.
Leili Anvar, Béatrice Didier (dir.), Antoinette Fouque (dir.) et Mireille Calle-Gruber (dir.), Le dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes, 2013, « Ganjavi, Mahsati [Gandja, auj. en Azerbaïdjan - id. ap. 1159] », p. 1686.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 4284
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Re: Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc et Y'becca   Lun 14 Nov à 9:55

Les grandes figures de l’Âge d'or islamique
au VIIIe siècle Jabir Ibn Hayyan · Aboû Nouwâs
au IXe siècle Al-Battani · Abbas Ibn Firnas · Al-Hallaj · Abu Kamil · Al-Kindi · Al-Khwârizmî · Al-Marwazi · Al-Razi · Tabari
au Xe siècle Ibn Fadlân · Al-Fârâbî · Ibn al-Nadim · Al-Mas'ûdî · Abu Al-Qasim · Ibrahim ibn Sinan · Abd al-Rahman al-Soufi · Aboûl-Wafâ · Al 'Ijliya
au XIe siècle Alhazen · Avicenne · Al-Bakri · Al-Biruni · Al-Ghazâlî · Ibn Hazm · Ibn Jazla · Omar Khayyam · Al-Maari · Mahsati Ganjavi
au XIIe siècle Avempace · Averroès · Al-Djazari · Al Idrissi · Abou Madyane · Ibn Tufayl · Rûzbehân · Shahab al-Din Sohrawardi
au XIIIe siècle Ibn Arabi · Farid al-Din Attar · Ibn al-Baitar · Ibn Nafis · Djalâl ad-Dîn Rûmî · Saadi · Ibn Taymiyya · Nasir al-Din al-Tusi
au XIVe siècle Ibn Battûta · Ibn Khaldoun · Ibn al-Khatib · Qadi-zadeh Roumi
au XVe siècle Al-Kashi · Ali Qushji
au XVIe siècle et au XVIIe siècle Taqi al-Din · Al Maqqari · Sinan · Hassan al-Wazzan
---------------------------------------------------

Mahsati Ganjavi

М.Гянджеви

Mahsati Ganjavi-XII century Azery poetess. There is a little information about her life. There exists a number of controversial suggestions concerning Mahsati:was she really a historical personality? did she live before or after Omar Khayyam?where was she born?

The recent researches showed that Mahsati was born at the end of XIth century in Ganja, received perfect education, closely acquainted with the Eastern literature and music.

The most productive period of creation she spent in palace of Sultan Mahmud Seldjuk and his uncle Sanjar Seldjuk's palace.Mahsati Ganjavi commonly wrote rubai on Percian language.

Mahsati Ganjavi was a famous rubai writer not only in her epoch, but much more later. The love plot holds the main place in her creations. The rubais are marked out by their wordliness, humanism, epicurism and optimism. Mahsati ganjavi describes love as a fragile natural feeling which makes a man's fame higher. The poetess protested against religious prejudices, hypocricy, conservatism and protected a man's moral freedom. Her poems reflected the people's, especially women's, romantic dreams of a free and happy life. The monument for M.Ganjavi

There are a street, a school, pedagogical college and other places named after Mahsati Ganjavi. There is a Museum of Mahsati Ganjavi in Ganja. The monument of Mahsati Ganjavi was erected in 1980.
-----------------------------------------------

Pour les courants intellectuels et politiques progressistes, héritiers de la philosophie des Lumières, l’obscurantisme est une attitude d'opposition à la diffusion du savoir, dans n'importe quel domaine.
Ray Bradbury publie la dystopie romanesque Fahrenheit 451, qui sera adaptée plus tard par François Truffaut. Des scènes d'autodafés y sont orchestrées par les autorités contrôlant la population. Le héros lui-même apparaît comme un pompier pyromane chargé d'incinérer les livres.

Sommaire

1 Définition
2 Histoire de l'obscurantisme
2.1 Géocentrisme contre Héliocentrisme
2.2 Les progrès de la technique
2.3 Le siècle des Lumières
3 Le discours obscurantiste
4 Méthodes
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Articles connexes
6.2 Liens externes

Définition

Le terme obscurantiste est exclusivement péjoratif. Un obscurantiste prône et défend une attitude de négation du savoir. Il refuse de reconnaître pour vraies des choses démontrées. Il pose des restrictions dans la diffusion de connaissances. Il est contre la propagation de nouvelles théories.

Par exemple, l'astrologie est aujourd'hui considérée comme obscurantiste. Car elle repose sur des interprétations peu compatibles avec les observations scientifiques modernes1. Il y a quelques siècles encore, les connaissances scientifiques et notamment astronomiques étant insuffisantes pour invalider les interprétations astrologiques2.

Pour certains athées, les religions sont des croyances obscurantistes, c'est-à-dire détachées de la réalité.

L'obscurantisme est souvent mis en rapport avec, durant le Moyen Âge, l'Inquisition et les autodafés ; durant l'époque des Grandes découvertes et des Lumières, les anciennes idées politiques et religieuses.
Histoire de l'obscurantisme
Géocentrisme contre Héliocentrisme
Articles détaillés : René Descartes et Révolution copernicienne.

La fin du XVIe siècle a vu le passage d'une représentation du monde géocentrique à une représentation héliocentrique. Rares étaient les scientifiques qui osaient prendre des distances par rapport à la doctrine officielle de l'Église catholique romaine, qui penchait indubitablement pour la première hypothèse. La preuve optique de la trajectoire orbitale de la Terre autour du Soleil a suscité une réaction violente de l'institution, concrétisée par la condamnation de Galilée en 1634. Cet obscurantisme a provoqué une critique de la part de certains philosophes. Par exemple, Descartes dans le Discours de la méthode parle d'une « philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles »3.
Les progrès de la technique

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'extension des procédés de l'imprimerie et de la presse permettait de se rendre compte des découvertes des sciences, et de diffuser ce savoir pour obtenir des applications pratiques dans le domaine technique[réf. nécessaire].
Le siècle des Lumières

La lutte contre l'« obscurantisme » fut le principal cheval de bataille des penseurs que l'on associe à la période des Lumières, correspondant sensiblement au XVIIIe siècle. C'est dans cet esprit que Voltaire écrivit De l'horrible danger de la lecture (1765).

C'est en effet l'idée centrale des Lumières que le progrès général dans le comportement humain, y compris dans le domaine politique, est conditionné par une diffusion la plus large possible de toutes les connaissances. Et qu'il y a une coalition de facto entre d'une part l'ignorance et la servitude, et d'autre part entre la connaissance et la liberté.

Tout le projet encyclopédique de d'Alembert et de Diderot incarne cette idée, illustrée par le célèbre opéra de Wolfgang Amadeus Mozart : la flûte enchantée.
Le discours obscurantiste

À en croire le discours obscurantiste tel que l'ont présenté les philosophes des Lumières :

tout propos sortant des normes est trompeur : il attente donc à la vérité, il est hérésie, blasphème et, une fois ce crime matérialisé, il mérite sanction (bûcher, anathème, etc.)
tout discours intellectuel cherchant à imposer son point de vue sans discussion.
le véritable savoir ne s'acquiert vraiment que par la réflexion, l'ouverture aux idées et à la diversité du savoir.
les pratiques religieuses qui nient tout progrès et tout nouveau savoir, qui s'opposent à la science et à la diffusion des idées nouvelles et progressistes.

Méthodes

L'obscurantisme emploie les méthodes suivantes :

l'alliance avec le pouvoir ce qui permet la censure, la violence ;
le discrédit de l'intelligence, de l'étude et de l'érudition non par la critique rationnelle mais par la critique essentialiste.

Pour Pierre Bourdieu, notre société n'est pas à l'abri du phénomène : « L'obscurantisme est revenu mais cette fois, nous avons affaire à des gens qui se recommandent de la raison. Face à cela, on ne peut pas se taire »4.
Notes et références

↑ Voir à ce sujet la controverse autour de la thèse de sociologie délivrée à Élisabeth Teissier.
↑ Frédéric Lenoir, « Enquête sur l'astrologie » [archive], L'Express,‎ 22 mai 1997
↑ Voir la sixième partie du Discours de la méthode
↑ Propos recueillis par Isabelle Rüf [archive], pour l'émission de Lison Méric « Fin de siècle » du 31/01/1999. Reproduit in Le Temps, 25/01/2002

Voir aussi
Articles connexes

Révolution copernicienne
Censure
Crise moderniste, Index
Pierre Bourdieu, Antonio Gramsci
Misonéisme
Secte
Clergé
Fanatisme
Historique des critiques des théories de l'évolution, Créationnisme, Dessein intelligent
Salafisme

Liens externes

1984 George Orwell (anglais, cherchable en ligne...)
Discours de la servitude volontaire Étienne de La Boétie.
Bibliothecae Selectae sur le désir de posséder des livres interdits par des hommes de science et philosophes du XVe au XIXe siècle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 4284
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Re: Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc et Y'becca   Lun 14 Nov à 9:56

Le fanatisme est un état d'esprit où il n'y a plus de limites dans les actions qu'il entreprend pour faire triompher ses idéaux. Un fanatique sacrifie sa vie pour faire triompher sa cause ou sa doctrine.

Sommaire

1 Philosophie
2 Description
3 Caractéristiques
4 Notes
5 Voir aussi
5.1 Bibliographie
5.2 Articles connexes

Philosophie

Des auteurs et personnalités traitent du fanatisme.

Voltaire
soutient que la philosophie est le seul remède au fanatisme : « Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un enthousiaste; celui qui soutient sa folie par le meurtre, est un fanatique. »2.
Le plus grand exemple selon lui serait : « celui des bourgeois de Paris qui coururent assassiner, égorger, jeter par les fenêtres, mettre en pièces, la nuit de la Saint-Barthélémy, leurs concitoyens qui n'allaient point à la messe. »3

Victor Hugo
soutient que : « rien n'égale la puissance de surdité volontaire des fanatismes »4.

Albert Brie
définit avec humour le fanatique comme « Héros qui, pour le triomphe de ses préjugés, est prêt à faire le sacrifice de votre vie Modèle:Le Mot du silencieux (textes d'abord publiés dans le quotidien Le Devoir), Montréal : Fides, 1978, (préface de Jean Marcel) 242 p. (ISBN 0-7755-0677-X et 978-0-7755-0677-Cool. »

Churchill
estime qu'« un fanatique est quelqu'un qui ne veut pas changer d'avis et qui ne veut pas changer de sujetModèle:Irrepressible Churchill: A Treasury of Winston Churchill’s Wit by Kay Halle, World Publishing Company, Cleveland and New York,1966. Citation en page 308. Bien que cette citation se trouve bien chez Churchill, il n'en est peut-être pas le créateur comme le montre l'analyse faite par le site Quote investigateur http://quoteinvestigator.com/2014/02/01/fanatic/#note-8115-8 »

« Plus simplement ! Le fanatisme est un comportement extrême qui relève de la passion mais surtout dans lequel le détachement et la pondération n'ont plus de place[réf. nécessaire]. »

Henri Peña-Ruiz
« Le fanatique ne tient aucune distance entre son être et ses croyances » 5

Alain

« Il y a quelque chose de mécanique dans une pensée fanatique, car elle revient toujours par les mêmes chemins. Elle ne cherche plus, elle n'invente plus. Le dogmatisme est comme un délire récitant. Il y manque cette pointe de diamant, le doute, qui creuse toujours. »6

Description

Plutôt qu’un enthousiasme excessif, c’est-à-dire le débordement d’un comportement qui resterait par ailleurs normal (comme l’ivresse alcoolique par rapport à une consommation modérée), le fanatisme peut être considéré comme une véritable déviation mentale en un sens pathologique. Pathologique au même titre qu’un tueur en série, un tortionnaire, ou quelqu’un qui se prend pour la réincarnation d’un personnage historique, religieux ou extra-terrestre, peut être qualifié. Le caractère groupal du fanatisme quand il agrège un certain nombre de ses contemporains, n’est pas une garantie de vérité (références inexactes au corpus idéologique, contradictions entre le discours et les actes, etc.) encore moins de « normalité » (même si le groupe se fait fort d’édicter force normes et obligations) ; normalité au sens de comportements favorisant une vie sociale diversifiée et respectueuse des identités et de la latitude à conduire sa propre vie. La dimension numérique (qui va du petit groupe à des pays entiers) lui donne simplement une « légitimité » qui n’est issue que du groupe et qui n’est donc qu’une justification, comme le bonimenteur justifie ses arguments illusoires.

C’est en mettant en rapport de ce qu’il promeut comme libertés et ce qu’il contraint en termes de comportements que se dévoile le caractère d’aliénation de tout fanatisme. Le fanatisme (malgré son étymologie, fanum temple) n’est pas que religieux, il peut tout aussi bien être politique (dictature des colonels argentins, grecs, etc.), s’accompagner d’une idéologie (communisme, nazisme, régime de Pol Pot, etc.), ou simplement moral comme les « intégrismes » qui en montrent le processus en train de se constituer comme prise de pouvoir sur la personne. Le discours du fanatique masque sous des allégations morales, religieuses ou politiques, la simple validation de son propre comportement. C’est celui-ci qu’il convient de juger à ses manifestations en fonction de valeurs reconnues, universelles telles que le droit d’opinion, d’expression, de culte, etc.
Caractéristiques

Le fanatisme peut être défini par la conjonction de quatre caractéristiques essentielles. Mais, prises isolément, elles ne sont que gênantes et ne ressortissent que des variations de la personnalité ; c’est leur réunion, leur étayage réciproque qui en décuple le caractère dangereux pour la-les société(s) et pas seulement pour la personne qui en est le siège et qui s’autodétruit lentement :

Clivage : barrière étanche que met l’individu entre ce à quoi il se réfère (par ex. « Au nom du dieu miséricordieux ») et l’acte : tuer. Ou entre ce qu’il déclare « libération-bonheur de l’humanité » et ce qu’il met en œuvre « dictature du prolétariat », goulags, etc. Le clivage ou schize se retrouve pareillement dans les distinctions qu’opère le militant entre lui et l’extérieur, (l’aryen et le non-aryen, le fidèle et l’infidèle, etc.)
Négation : Nier un type d’individus considérés comme « déviants » (par rapport aux normes religieuses, sexuelles, ethniques, du fanatique.), une catégorie sociale (les capitalistes), ou une population (les arméniens, juifs, arabes, noirs, etc.) dote le fanatique d’un ennemi dans une dynamique de bouc émissaire. Ce « être contre » cimente le groupe en désignant un négatif commode. Le clivage allié à la négation permet d’aller facilement jusqu’au génocide comme l’histoire l’a montré abondamment.
Hyper-référent : le fanatisme se crée un corpus idéologique qui vient légitimer ses négations en actes. On peut faire l’hypothèse que cette propension provient d’une éducation qui a été violente au plan symbolique et souvent au plan physique également (comme l’était l’éducation à la prussienne pour les nazis) ; elle pousse l’ancien enfant ayant subi cette contention mentale, à la justifier (identification à l’agresseur) et à la reproduire en la généralisant à tout membre de la société, afin qu’il n’y ait pas d’en-dehors de cette souffrance. Avec l’espoir que si tout le monde est dans le même cas, elle ne serait plus intolérable puisque tolérée-subie par tout le monde. D’où le côté forcément prosélyte et totalitaire de tout fanatisme. Ce corpus idéologique-moral se cristallise sur la figure d’un personnage historique ou actuel. Celui-ci, par son charisme propre (souvent sa propre pathologie) légitime et génère en écho la dérive fanatique du groupe. Il est magnifié soit par l’Histoire, soit par la simple dévotion du groupe, dévotion d’autant plus automatique que les actes commis rendent impossible tout retour en arrière dans la « normalité » sociale courante dont se sont affranchis les fanatiques par leurs actes. Bien sûr, le-les Dieu(x) sont des cibles de choix à cette fonction d’hyper-référent puisqu’ils sont fort discrets et que l’homme a toujours su trouver les moyens de les faire parler.
Croyance : la croyance n’est pas une adhésion rationnelle à un corpus d’idées métaphysiques ou idéologiques en tant que telles mais l'exaltation d’une idée, motivation, image ou corpus imaginaire auquel s'identifie l'individu ou s'agrège le groupe. Elle valorise un ego (pas forcément le sien propre) étendu, aux capacités décuplées et reconnues universellement. La croyance colmate l’angoisse de mort et permet de ne plus se poser de questions. L’amour, ou investissement affectif intense, auquel on[Qui ?] se voue (ou se contraint) donne une « existence » quasi réelle ou plus que réelle (religieuse) à l’« image » ainsi constituée : idéologique (« communisme-avenir de l’homme »), ou sportive (OM/PSG, coupe du monde de football, etc.), d’un personnage (X libérateur de l’humanité, Génie des Carpathes, Guide-lumière du monde, etc.), ou extrapolation mythique de soi (Prolétaire-nouveau genre humain), etc.

Apparaît ce qui pourrait être appelé un « fanum habitus » schéma mental de sacralisation qui caractérise la croyance en tant que phénomène psychologique, indépendant de l’existence des dieux, puisqu’on l’a vu à l’œuvre dans les processus fanatiques nazis et communistes. La croyance (quel qu’en soit l’objet) crée au sein de l’individu une sorte sinon de chimère, du moins de figure composite à l’aide de trois des principaux soubassements étayant la personnalité :

Une idée (corpus doctrinal, référent parental, groupal, sentiment d’appartenance), une entité hiérarchique (niveau supérieur de l’organisation, sorte d’ectoplasme mixte de rationnel et d’imaginaire doté d’une sorte d’existence en soi, Le Parti, i.e. le communisme, l’Église-Corps du Christ, etc.), se concrétisant par une identité (le militant, le nouveau baptisé, le supporter, prennent noms, rites, couleurs de leur affiliation totémique). Au confluent de ces trois strates de la dynamique d’affiliation, le fanatique doté de ce qui pourrait être appelée une « identité » devient effectivement un autre homme, formaté, malléable, obéissant, ayant abandonné tout libre-arbitre, n’étant plus soumis au principe de non-contradiction rationnelle. Cet aboutissement parfait d’emprise sur l’homme est également celui auquel on uniformise les soldats pour ce qui peut être appelé un fanatisme maîtrisé dans ses aires d’application, canalisé dans ses buts et actions, et limité dans le temps.
Notes

↑ fanatisme [archive], sur le site du cnrtl.fr, consultée le 6 décembre 2014
↑ Voltaire, Dictionnaire philosophique portatif, 1764, page 190, source Gallica [archive]
↑ Voltaire, Dictionnaire philosophique portatif, 1764, page 191, source Gallica [archive]
↑ William Shakespeare (Victor Hugo)/III/I/3, cf. wikisource [archive]
↑ L'humanité, interview du philosophe Henri Peña-Ruiz [archive]
↑ Alain, Propos sur les philosophes, p. XXXVII

Voir aussi
Bibliographie
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

Veronique Chalmet, Fanatiques, Éditions Prisma, 2015, 182 p. (ISBN 978-2810414666, lire en ligne)

Articles connexes

Lettres philosophiques,
Dictionnaire philosophique, article Fanatisme,
Traité sur la tolérance,
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 4284
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Re: Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc et Y'becca   Lun 14 Nov à 9:56

Le misonéisme (du grec miso- : « qui hait » et néo : « nouveau ») est l'attitude qui consiste à rejeter toute innovation. On dit aussi néophobie.

Sommaire

1 Un double exemple de misonéisme illustré par C.G. Jung
1.1 La résistance à la théorie jungienne
1.2 La résistance au concept d'évolution
1.3 La conclusion de C.G. Jung
2 Articles connexes

Un double exemple de misonéisme illustré par C.G. Jung

Dans L'Homme et ses symboles (1964), Carl Gustav Jung nous explique la résistance à sa théorie et l'illustre d'un autre exemple, celui de la résistance au concept d'évolution.
La résistance à la théorie jungienne

Dans la perspective jungienne, questionner l'inexistence d'un concept (ou d'un autre) et refuser de discuter avec soi-même se nomment « être en résistances ». « Être en résistances », c'est en premier lieu être résistant à soi-même, à sa propre nature même.

Ces résistances, cette résistance, peu(ven)t être intellectualisée(s), sous la forme de critiques intellectuelles attaquant la théorie : par exemple, dire que la psychologie jungienne ne renvoie pas au réel, ou est une pseudo-science, ou qu'elle est machiste, ou féministe, de droite ou de gauche, etc.

En tout cas, dans la perspective jungienne, cette résistance renvoie à un conflit intérieur qui n'a pu être assumé et dépassé par de la construction mais qui donne plus qu'à voir dans cette perspective qu'un enchevêtrement de positions ou de postures intellectuelles renvoyant à un conflit : une zone où il y a de « l'autre encrypté en nous », qui ne nous est pas supportable.

Même si le réel peut donner lieu à de la pensée libre, à de la libre mise en sens du réel, ou même de la critique de cette pensée, il est, dans le cadre de la clinique, douté, en premier lieu. Car trop proche des allants de soi (entendus ici comme des allants de soi malheureux).

Finalement, quand l'autre, son propos, ses actes, nous sont insupportables, c'est que nous le sommes à nous-mêmes.
La résistance au concept d'évolution

Dans son ouvrage L'Homme et ses symboles, C.G. Jung nous explique un exemple de résistance classique face à la nouveauté (Laffont, 2002, p. 30 à 33) et en particulier à sa théorie et plus encore que l'Homme face à lui-même : le misonéisme.

Le même ouvrage (p. 33) nous donne à voir deux représentations de cette résistance. L'une sur les concepts de l'évolution, illustrée par une caricature de singe avec un panneau «I am a man and a brother », qui rappelle les résistances de l'opinion publique face aux théories darwiniennes, et une autre de 1861 issue de l'ouvrage Punch, de l'humoriste James Thurber (selon l'auteur, J. Thurber, repris par C.G. Jung pour le commentaire de cette image), dont la tante avait peur que l'électricité ne se répandît - en sortant du câblage comme de l'eau - dans toute la maison.
La conclusion de C.G. Jung

Cette même résistance existe face à la théorie de C.G. Jung car l'Homme se résiste à lui-même.

En effet, selon C.G Jung (même ouvrage p.31), « Il est facile de comprendre pourquoi les rêveurs tentent d'ignorer ou même de rejeter le message qui leur est ainsi communiqué. La conscience résiste naturellement à tout inconscient et inconnu. J'ai déjà signalé l'existence de ce que les anthropologues appellent « le misonéisme », c'est-à-dire une peur profonde, superstitieuse, de la nouveauté. Les primitifs ont la même réaction que l'animal sauvage devant des événements désagréables. Mais l'homme « civilisé » réagit devant les idées nouvelles. (...) La psychologie est une science des plus jeunes et, parce qu'elle s'efforce d'élucider ce qui se passe dans l'inconscient, elle se heurte à une forme extrême de misonéisme ».
Articles connexes

Conservatisme
Psychologie analytique
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
yanis la chouette



Nombre de messages : 4284
Localisation : http://yanis.tignard.free.fr
Date d'inscription : 12/11/2005

MessageSujet: Re: Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc et Y'becca   Lun 14 Nov à 9:58

Le trafic d'organes est l'exercice illégal du commerce d'organes, il comprend le prélèvement d'un organe ou d'un tissu humain sur des personnes vivantes ou décédées, en vue d'une transplantation.

Le commerce illégal d'organes vise particulièrement les populations vulnérables et pauvres, souvent dans des pays peu ou très peu développés. Il est souvent exercé par des réseaux mafieux, en raison des difficultés à se procurer des organes et des risques courus pénalement. Il est largement dominé par le marché des reins car c'est la plus grande demande ainsi que le seul organe qui puisse être complètement transplanté avec relativement peu de risque. Le trafic d'organe compte pour 10 % des 70 000 reins transplantés chaque années à travers le monde. La Chine, l'Inde, le Pakistan, l'Égypte, le Brésil, les Philippines, la Moldavie et la Roumanie sont les pays ou le trafic est le plus important.

L'un des premiers cas recensé de l'histoire moderne est celui des tueurs en série, William Burke et William Hare, qui commirent dix-sept meurtres à Édimbourg, de novembre 1827 à octobre 1828, dans le but de revendre les corps au docteur Robert Knox. Le premier rapport scientifique du phénomène, remonte à une publication dans The Lancet en 1990. L'étude retrace le suivi de 131 patients originaires des Émirats arabes unis et d'Oman qui furent transplantés des reins à Bombay et qui auraient été confrontés à de nombreux problèmes post-opératoires2.

Dans son Rapport sur le trafic d'organes en Europe, la Commission des questions sociales, de la santé et de la famille du Conseil de l'Europe écrivait : « À l'échelle de la planète, le trafic d'organes n'est pas un problème;
nouveau. Dans les années 1980, des experts ont commencé à remarquer une pratique baptisée par la suite « tourisme de transplantation » : de riches Asiatiques se rendaient en Inde et dans d'autres régions du Sud-Est asiatique pour obtenir des organes de donneurs pauvres. Depuis, d'autres destinations ont vu le jour, telles que le Brésil et les Philippines. Selon certaines allégations, la Chine ferait commerce des organes prélevés sur les détenus exécutés. La vente d'organes se poursuit en Inde malgré les nouvelles lois du pays, qui rendent cette pratique illégale dans la plupart des régions. Si les estimations actuelles suggèrent que le commerce illicite d'organes se maintient à un niveau relativement modeste en Europe, ce problème ne perd rien de sa gravité, car il est très probable qu'avec les nouveaux progrès de la médecine, le décalage entre l'offre et la demande d'organes continuera de se creuser. »...

hélas, L'achat et la vente d'organes depuis un donneur en vie est une pratique interdite dans de nombreux pays7.
Transplantation d'organes en 2012. 67,85: le rein, 20,91: le foie, 5,17: le cœur, 3,80: le poumon, 2,11: le pancréas, 0,15: autres

La plupart des ventes sont effectuées dans les pays pauvres pour le compte de receveurs issus de pays riches: « tourisme de transplantation ». Dans ces pays pauvres, il n'existe pas toujours de législation claire en la matière ou bien certains pays font preuve de laxisme dans l'application de lois existantes ou dans la surveillance des instituts médicaux . l'Iran est le premier pays a permettre l'achat et la vente d'organes. Le marché est contenu au pays et à des personnes de même nationalité9. Sur le marché légal iranien un rein vaut 2 000 $ à 4 000 $10. Sur le marché illégal le prix peut aller au-delà des 160 000 $. le marché noir la sécurité n'est pas assurée. Des maladies comme le VIH ou l'hépatite peuvent être transmises aux receveurs et la qualité du sang et des organes n'est non plus, pas assurée. L'opération se fait souvent dans des conditions précaires. Le matériel, les technologies médicale moderne et les compétences des chirurgiens ne sont pas garanties9. Sur le marché noir, le donneurs risque de ne pas recevoir suffisamment de traitements post-opératoire. Un autre argument en faveur de la légalisation, concerne l'immoralité de l'exploitation de la misère, de la pauvreté et de la faiblesse de certaines personnes par le trafic illégal.

Selon les partisans de la vente d'organes, le fait d'autoriser la vente libre d'organes permettrait la suppression du marché noir et des vols d'organes. Selon certains libertariens, l'interdiction à la vente d'organes est une atteinte à la liberté de chacun de disposer de son corps. Chaque individu a le droit fondamental d'utiliser son corps, d'en tirer profit et d'en abuser (en se droguant, en se suicidant, en se mutilant, etc.). Cependant cela implique que l'individu assume ses responsabilités et donc qu'il n'en fasse pas supporter le coût à la communauté par la sécurité sociale. Selon ce point de vue, les lois punissant la vente d'organes sont donc des lois illégitimes en regard des droits naturels. Ils ajoutent que le fait que le don d'organes nécessite une autorisation signifie bien que l'individu est propriétaire de son corps. Selon certains points de vue dits utilitaristes, les donneurs d'organes sont de 10 à 40 pour un million d'habitants, ce qui est insuffisant. Légaliser le marché inciterait plus de donneurs à se manifester. Toutefois, le raisonnement utilitariste a pu mener aux conclusions inverses : ainsi, le don permettrait, selon certaines études, d'obtenir plus que la vente[Quoi ?] (cela a été démontré notamment à propos du don du sang).

Les arguments contre la vente d'organes sont ceux qui ont mené à son interdiction. Notamment, des questions d'éthique où les opposants considèrent que les organes ne sont pas une « marchandise comme une autre ». L'International Transplantation Society déclarait ainsi dès 1970 : « la vente d'organes d'un donneur vivant ou mort n'est en aucun cas justifiable ». L'Organisation mondiale de la santé en 1991 a adopté une position similaire : « Le corps humain et les parties du corps humain ne peuvent faire l'objet de transactions commerciales ». En France, la philosophie du droit des contrats s'oppose au concept de vente d'organes, puisque le corps humain est légalement placé hors du commerce.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.atelier-yannistignard.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc et Y'becca   Aujourd'hui à 16:51

Revenir en haut Aller en bas
 
Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc et Y'becca
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» François Pelletier et Amanda Ouellet Lavoie
» Louis (Lewis) Morissey et Élise (Dion) + F-X Forget
» Bastien, Rose-Anna
» Couture-Paquet, Rose-Anna
» Joseph Fr.Xavier Martel fils

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La.cinquieme.République :: La.cinquieme.République-
Sauter vers: