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 L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:13

Question prioritaire de constitutionnalité

La question prioritaire de constitutionnalité ou QPC est, en droit français, une procédure de contrôle de constitutionnalité sur les lois déjà promulguées (dit « contrôle de constitutionnalité a posteriori »).

Cette question permet, sous certaines conditions, de demander au Conseil constitutionnel de vérifier si une disposition législative ne serait pas inconstitutionnelle en ce qu'elle « porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution »1.

Elle a été introduite en droit français à l’occasion de la révision constitutionnelle du 23 juillet 20081, voulue par Nicolas Sarkozy, qui a créé l'article 61-1 de la Constitution et modifié l'article 62 avant d'entrer en vigueur le 1er mars 2010.

Elle est à l'origine de plusieurs centaines de décisions rendues par le Conseil constitutionnel2.

Sommaire

   1 Historique
       1.1 Marbury v. Madison
       1.2 Les contrôles de la loi entre 1789 et 2008
       1.3 La révision constitutionnelle de 2008
   2 Textes applicables
       2.1 Textes à valeur constitutionnelle
           2.1.1 Articles de la Constitution
           2.1.2 Loi organique
       2.2 Règlements intérieurs
       2.3 Codes de procédure
   3 Portée juridique
       3.1 Question prioritaire de constitutionnalité et contrôle a priori
       3.2 Question prioritaire de constitutionnalité et question préjudicielle devant la CJUE
   4 Procédure
   5 Conditions
       5.1 Les conditions de fond
           5.1.1 Textes concernés : disposition législative portant atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution
           5.1.2 Qui peut poser une QPC : les parties d'un procès
           5.1.3 Devant quels juges : les juridictions relevant du Conseil d'État ou de la Cour de cassation
       5.2 Les conditions de forme
   6 Application
       6.1 Décisions notables
       6.2 Bilan et évolutions possibles
   7 Notes et références
   8 Pour en savoir plus
       8.1 Articles connexes
       8.2 Liens externes
       8.3 Bibliographie et webographie indicatives
           8.3.1 Bibliographie
           8.3.2 Articles complet en ligne

Historique
Marbury v. Madison

Le contrôle de constitutionnalité existe depuis longtemps dans d’autres pays. Aux États-Unis, la Cour suprême établit ce principe dans son arrêt Marbury contre Madison du 24 février 18033.
Les contrôles de la loi entre 1789 et 2008

La méfiance des révolutionnaires vis-à-vis des parlements de l’Ancien Régime a inspiré une hostilité envers les juges et le contrôle des lois, explicitement inscrite dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 à son article 6 : « La loi est l’expression de la volonté générale » et dans la loi des 16 et 24 août 1790 sur l'organisation judiciaire4. Dans le projet de constitution du 30 janvier 1944 du régime de Vichy, il est envisagé une Cour suprême de justice pouvant statuer « sur les recours pour inconstitutionnalité de la loi »5. C’est en 1958 avec la création du Conseil Constitutionnel que fut instauré un contrôle a priori de constitutionnalité, alors plus limité qu’aujourd’hui. Le contrôle de conventionnalité est lui apparu par la décision du Conseil Constitutionnel no 75-54 du 15 janvier 1975 sur la loi relative à l’interruption volontaire de grossesse : ce contrôle a posteriori de la Cour de cassation ou du Conseil d'État n’abroge pas la loi mais peut en annuler les effets4.

Le 14 juillet 1989, François Mitterand annonce une révision de la constitution pour instituer un contrôle par voie d’exception de la constitutionnalité des lois qui concernent les droits fondamentaux et les garanties accordées à toute personne pour l’exercice des libertés publiques. La discussion parlementaire sur ce texte n’a pas permis de trouver un accord entre les deux chambres6. En 1993, le comité consultatif pour la révision de la Constitution présidé par Georges Vedel propose à nouveau la mesure.
La révision constitutionnelle de 2008
Article détaillé : Loi constitutionnelle du 23 juillet 2008.
La Constitution française scellée
La Constitution française scellée

La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 met en place le principe de contrôle de constitutionnalité a posteriori.

Dans un premier temps, il a fallu créer un nom. En effet, l'article 61-1 de la Constitution ne donne pas de nom complet au nouveau dispositif. Il utilise le mot sans adjectif de « la question ». Les appellations « question préjudicielle de constitutionnalité » et « question préalable de constitutionnalité » ont donc, un temps, été proposées.

La loi organique no 2009-1523 du 10 décembre 2009 a mis fin à cette polémique en utilisant l'expression complète de « question prioritaire de constitutionnalité » (QPC) à la place de « question ». La polémique a donc duré plus d'un an, de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 à la publication de la loi organique no 2009-1523 du 10 décembre 2009Note 1. Cette question, entrée en vigueur le 1er mars 20107, permet l'abrogation d'une disposition inconstitutionnelle (article 62) à l'occasion d'un litige survenu « devant les juridictions relevant du Conseil d’État ou de la Cour de cassation » (article 23-1 de l'ordonnance de 19588).
Textes applicables

La QPC est issue d'une disposition constitutionnelle soumise, comme les autres normes, à la hiérarchie des normes.
Textes à valeur constitutionnelle

Si l'article 61-1 de la Constitution institue cette procédure, l'article 62 en détaille les effets. Plusieurs lois organiques en organisent la procédure.
Articles de la Constitution
Articles détaillés : Article 61-1 de la Constitution de la Cinquième République française, Article 62 de la Constitution de la Cinquième République française et Loi constitutionnelle du 23 juillet 2008.

Article 61-1 institué par la réforme constitutionnelle de 2008

   « Lorsque, à l'occasion d'une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, le Conseil constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi du Conseil d'État ou de la Cour de cassation qui se prononce dans un délai déterminé.
   Une loi organique9 détermine les conditions d'application du présent article. »

Article 62, tel que modifié par la réforme constitutionnelle de 2008

   « Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l'article 61 ne peut être promulguée ni mise en application.

   Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l'article 61-1 est abrogée à compter de la publication de la décision du Conseil constitutionnel ou d'une date ultérieure fixée par cette décision. Le Conseil constitutionnel détermine les conditions et limites dans lesquelles les effets que la disposition a produits sont susceptibles d'être remis en cause.

   Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles.  »

Loi organique

La QPC n'a pu entrer en vigueur qu'avec le concours de la loi organique n° 2009-1523 du 10 décembre 2009 relative à l'application de l'article 61-1 de la Constitution9, loi organique ayant fait l'objet de réserves par le Conseil constitutionnel (décision no 2009-595 DC du 3 décembre 2009).

Celle-ci a :

   institué un « Chapitre II bis : De la question prioritaire de constitutionnalité » dans l'ordonnance no 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel (articles 23-1 à 23-12).
   modifié l'article 107 de la « Loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 portant statut de la Nouvelle-Calédonie » (lire en ligne).
   décidé de l'entrée en vigueur du dispositif fixée au « premier jour du troisième mois suivant celui de sa promulgation » (art. 5) soit le 1er mars 2010.
   modifié les Codes de justice administrative, de l'organisation judiciaire, de procédure pénale, des juridictions financières.

Règlements intérieurs

Pour mettre en place la question, différentes juridictions ont dû modifier leur règlement intérieur.

Le Conseil constitutionnel a institué un « Règlement intérieur du 4 février 2010 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les questions prioritaires de constitutionnalité » disponible en ligne (lire en ligne) dont la dernière modification date du 21 juin 2011 (« Décision n° 2011-120 ORGA du 21 juin 2011 », lire en ligne)10.
Codes de procédure

La mise en place de la question a nécessité la modification de plusieurs codes.

   Code de justice administrative : création des articles LO771-1 à LO771-2 (lire en ligne) et articles R*771-3 à R*771-21 (lire en ligne)
   Code de l'organisation judiciaire : articles LO461-1 à LO461-2 (lire en ligne) et article R*461-1 (lire en ligne)
   Code de procédure pénale : article LO630 (lire en ligne) et articles R*49-21 à R*49-34 (lire en ligne)
   Code de procédure civile : création d'un titre V bis, articles 126-1 à 126-13 (lire en ligne).
   Code des juridictions financières : article LO142-2 (lire en ligne)

Portée juridique

Cette disposition de la Constitution, qui est entrée en application le 1er mars 20109 crée un nouveau moyen de contrôle de constitutionnalité (conformité des lois à la Constitution). Le système précédent, contenu dans l'article 61 de la Constitution, permettait le contrôle de constitutionnalité uniquement avant la publication de la loi et cette possibilité n'était ouverte qu'à des élus (Président de la République, Premier ministre, Président de l'Assemblée nationale, Président du Sénat, 60 députés, 60 sénateurs).
Question prioritaire de constitutionnalité et contrôle a priori

L'article 61-1 permet l'instauration d'une « question préalable d'inconstitutionnalité ». Cette question permet un contrôle de constitutionnalité par voie d'exception. Tout justiciable (sous certaines conditions) peut donc arguer l'inconstitutionnalité d'une mesure comme moyen de défense.

Le contrôle n'est donc désormais plus uniquement possible a priori (avant la publication de la loi) mais aussi a posteriori, pendant la mise en application de la loi.

Cette possibilité pourrait permettre un renforcement de la hiérarchie des normes en droit français par la possibilité de vérifier la conformité à la Constitution des lois qui n'ont pas été soumises à un contrôle de constitutionnalité a priori.

Cette QPC pourrait aussi mettre fin aux critiques qui déconsidèrent le contrôle a priori comme essentiellement politique.
Contrôle a posteriori / contrôle a priori11 A priori (politique article 61) A posteriori (QPC, article 61-1)
Loi Après adoption par le Parlement et avant promulgation Déjà entrée en vigueur (quelle que soit la date de son adoption)
Délai

   1 mois
   8 jours (urgence déclarée par le Gouvernement)

6 mois après transmission par le juge du fond

   3 mois (Cour de cassation ou Conseil d’État)
   3 mois (Conseil constitutionnel)

Requérants

   Président de la République
   Premier ministre
   Président de l’Assemblée nationale ou du Sénat
   Au moins 60 députés ou 60 sénateurs

Tout justiciable à l’occasion d’un procès, sauf au Tribunal des conflits, la Haute Cour et lors de la première instance de Cour d'assises
Moyens Tous peuvent être soulevés d'office Pas de moyen soulevé d’office
Recevabilité du

recours
Toutes les lois sauf les lois référendaires (décision no 62-20 DC du 6 novembre 1962)

   Loi applicable au litige
   Non encore jugée conforme à la Constitution, « sauf changement de circonstances »
   caractère sérieux de la question

Procédure Recours direct Recours par voie d’exception :

   Transmission motivée par les juges du fond, insusceptible de recours
   Filtrage par la Cour de cassation ou le Conseil d’État

Effet de la décision du Conseil constitutionnel Autorité absolue de la chose jugée

Abrogation de la loi erga omnes
Question prioritaire de constitutionnalité et question préjudicielle devant la CJUE
Article détaillé : question préjudicielle.

Cette question doit cependant composer avec l'ordre juridique européen et un recours a été introduit devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) afin de concilier question préjudicielle devant la CJUE et question prioritaire de constitutionnalité devant le Conseil constitutionnel français12.

Le 22 juin 2010, la CJUE a validé la conformité de la procédure française de QPC tout en réaffirmant la supériorité du droit de l'Union, qui s'impose aux juges contre toute autre disposition nationale, même postérieure, qui serait contraire aux normes communautaires. Autrement dit, une loi française, suspectée d'être anticonstitutionnelle, et manifestement contraire au droit européen, n'a pas besoin de passer par la procédure de QPC pour être inappliquée. Le juge national a l'obligation de faire appliquer le droit européen, sans qu’il ait à demander ou à attendre l’élimination préalable de la loi en cause par voie législative ou par tout autre procédé constitutionnel13 (voir, notamment, arrêt Simmenthal, du 9 mars 1978).
Procédure

La procédure applicable à la question prioritaire de constitutionnalité est organisée par de multiples textes juridiques (voir : la section consacrée). Pour être acceptée la question doit remplir des conditions de fond et des conditions de forme.

La saisine du Conseil constitutionnel se fait à l'occasion d'un procès par voie d'exception, à l’initiative de l'une des parties et après filtrage des requêtes par le Conseil d'État ou la Cour de cassation.

Le ministère public doit être obligatoirement informé du dépôt d'une QPC afin de rendre son avis14.

La possibilité de saisine semble donc très largement ouverte. « L’article 23-1 ne semble ainsi écarter que le Tribunal des conflits et la Cour supérieure d’arbitrage »15. Cependant, pour éviter une submersion du Conseil constitutionnel, un filtre important a été apposé : l'ordonnance, dans son article 23-2, limite la possibilité de question aux seuls textes n'ayant pas déjà été déclarés conformes à la Constitution « sauf changement des circonstances »8.

À cette fin, le Conseil constitutionnel a établi un « tableau des dispositions déclarées conformes à la Constitution dans les motifs et le dispositif d'une décision du Conseil constitutionnel ». Un avertissement prévient que les décisions de conformité ne sont valables qu'au moment du déferrement de la loi. Une évolution ultérieure pouvant rendre la loi non-conforme16.

C'est le juge qui décide du sort de la QPC :

   Il statue sans délai et avec les observations du ministère public.
   Il doit décider de la transmission ou non de la QPC.
   Le juge peut ne pas transmettre la QPC si la Cour de cassation a été saisie sur la question, si le Conseil constitutionnel a déjà été saisi et a statué dessus ou si la QPC n'a pas de lien avec le litige.

L'article 126-7 du code de procédure civile17 dispose que si le juge décide de transmettre la QPC, il n'y a pas de recours possible. Les parties auront alors un délai d'un mois pour soutenir ou contester la QPC devant la Cour de cassation. Si le juge refuse, on ne pourra contester qu'à l'occasion de la contestation de la décision au fond du juge.

L'article 23-2 de l'ordonnance de 1958 (introduit par la loi organique du 10 décembre 2009) prévoit que la juridiction saisie se prononce sans délai sur le transfert à la juridiction de cassation (Conseil d’État pour les juridictions administratives ou Cour de cassation pour les juridictions judiciaires), qui dispose de trois mois pour statuer et renvoyer ainsi ou non au Conseil constitutionnel. Celui-ci aura lui-même trois mois pour se prononcer et peut décider qu’il n’y a pas lieu à statuer sur une question prioritaire de constitutionnalité.
Conditions
Les conditions de fond

L'article 23-1 de l'ordonnance de 1958 prévoit des conditions de fond pour opérer une QPC.

   « Devant les juridictions relevant du Conseil d'État ou de la Cour de cassation, le moyen tiré de ce qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution est, à peine d'irrecevabilité, présenté dans un écrit distinct et motivé. Un tel moyen peut être soulevé pour la première fois en cause d'appel. Il ne peut être relevé d'office.

   Devant une juridiction relevant de la Cour de cassation, lorsque le ministère public n'est pas partie à l'instance, l'affaire lui est communiquée dès que le moyen est soulevé afin qu'il puisse faire connaître son avis.

   Si le moyen est soulevé au cours de l'instruction pénale, la juridiction d'instruction du second degré en est saisie.

   Le moyen ne peut être soulevé devant la cour d'assises. En cas d'appel d'un arrêt rendu par la cour d'assises en premier ressort, il peut être soulevé dans un écrit accompagnant la déclaration d'appel. Cet écrit est immédiatement transmis à la Cour de cassation. »

— article 23-1 de l'ordonnance de 19589

Cet article énonce plusieurs conditions de fond. Ce recours n'est ouvert qu'aux parties d'un procès civil ou pénal dans le cadre d'une disposition législative portant atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution.
Textes concernés : disposition législative portant atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution
Article détaillé : Bloc de constitutionnalité.

La question prioritaire de constitutionnalité doit porter sur une « Disposition législative qui porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantie ». Le recours nécessite donc l'étude de la notion de « disposition législative » et de « droits et libertés garantis par la Constitution ».

L'expression "disposition législative" doit être entendu au sens large. L'interprétation jurisprudentielle de la norme, notamment, entre dans le champ d'intervention de la QPC.

Sont toutefois exclues :

   les lois constitutionnelles
   les lois de ratification ou d'approbation d'un traité ou d'un accord international
   les lois référendaires

Les lois de transposition des directives et les articles de lois organiques (LO) peuvent sous certaines conditions faire l'objet d'une QPC18.
Qui peut poser une QPC : les parties d'un procès
Article détaillé : Partie (justice).

La question, qui « ne peut être relevée d'office » (ce que certains regrettent19), doit s'inscrire dans une instance en cours et être posée par une partie au procèsNote 2.
Devant quels juges : les juridictions relevant du Conseil d'État ou de la Cour de cassation
Article détaillé : Organisation juridictionnelle (France).

De prime abord, la Constitution semble ouvrir plus largement ce recours que l'ordonnance. Alors que la première indique de manière générale que la QPC peut être posée « à l'occasion d'une instance en cours devant une juridiction », la seconde restreint ce champ aux « juridictions relevant du Conseil d'État ou de la Cour de cassation ». Mais cette divergence n'est que de façade car la Constitution dispose aussi que « le Conseil constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi du Conseil d'État ou de la Cour de cassation ». Le pouvoir de transférer une question relevant du Conseil d'État et de la Cour de cassation, il aurait été étrange de donner cette compétence à des juges n'étant pas soumis à ceux-ci.

Sont donc incompétentes pour connaître d'une demande de QPC les juridictions suivantes :

   Le Tribunal des conflits
   La Haute Cour de justice chargée de juger le Président de la République
   les Autorités administratives indépendantes exerçant un pouvoir de sanction
   les instances arbitrales20, dont la Cour supérieure d’arbitrage

Les conditions de forme

La partie qui soutient une QPC doit le faire par un écrit distinct et motivé. C'est une exigence formelle extrêmement rigoureuse.

Pour être recevable, la question prioritaire de constitutionnalité doit présenter 3 caractéristiques :

   être applicable au litige : c’est ce qui fait qu’elle est prioritaire et non préjudicielle, car la solution à une question préjudicielle détermine l’issue du litige.

   être nouvelle : le Conseil constitutionnel ne doit pas s’être déjà prononcé expressément dessus

Exception  : s'il y a eu "changement de circonstances" ; c'est-à-dire un changement de droit (la Constitution a été modifiée) ou un changement de fait (par exemple dans l'application de la loi). Ainsi la loi relative à la garde à vue21 avait déjà été jugée conforme à la Constitution mais étant donné le nombre de gardés à vue, la facilité d'accéder au grade d'officier de police judiciaire... le Conseil constitutionnel a décidé de la juger une nouvelle fois.

Le 29 avril 2013, le Conseil d'État a transmis une question (n°2013-331 QPC22) sur l'article L. 36-11 du Code des postes et des communications électroniques déjà déclaré conforme en 1996, en invoquant "une circonstance de droit nouvelle". Le Conseil constitutionnel s'est alors prononcé sur le pouvoir de sanction de l'ARCEP, et a déclaré le mécanisme inconstitutionnel à compter du jour de la publication de sa décision, à savoir le 5 juillet 2013.

   présenter un caractère sérieux.

Sur ce dernier critère, on peut voir un contrôle de constitutionnalité diffus (exercé par tous les juges). En effet, le juge saisi d'une QPC doit effectuer un rapide contrôle, pour voir si celle-ci n'est pas absurde. On se rapproche alors du système américain.

L'ordonnance précise que, sauf dans certains cas, la juridiction sursoit à statuer jusqu'à réception de la réponse à la question prioritaire de constitutionnalité, que celle-ci émane du Conseil d'État, de la Cour de cassation ou du Conseil constitutionnel.
Application
Décisions notables

Les décisions rendues sur une question prioritaire de constitutionnalité ont notamment porté sur  :

   la « cristallisation des pensions » : le Conseil constitutionnel a jugé que le régime spécial des pensions applicable aux ressortissants des pays et territoires autrefois sous souveraineté française et, en particulier, aux ressortissants algériens, plaçait ceux-ci dans une situation d'inégalité par rapport aux ressortissants français résidant dans le même pays étranger. Il a donc censuré certaines dispositions législatives relatives à ce régime. Toutefois, comme le régime juridique antérieur est encore plus inégalitaire, il a repoussé la date d'application de cette décision au 1er janvier 2011 afin de laisser le temps au législateur de mettre en place un régime de pension conforme à la Constitution23 ;
   les dispositions législatives relatives aux prérogatives de l’UNAF et des unions départementales des associations familiales (UDAF), que le Conseil constitutionnel a jugé conformes à la Constitution24 ;
   la réparation d'un préjudice du seul fait de sa naissance : le Conseil a jugé que n'était pas contraire à la Constitution le principe selon lequel « Nul ne peut se prévaloir d'un préjudice du seul fait de sa naissance », posé par la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé prise à la suite de l'arrêt Perruche25 ;
   la radiation automatique des listes électorales des personnes dépositaires de l'autorité publique lorsqu'elles commettent certaines infractions : le Conseil a censuré l'article 7 du code électoral le 11 juin 2010, au motif que l'automaticité de la peine prévue par cet article est contraire au principe d'individualisation des peines qui découle de l'article 8 de la Déclaration de 178926.
   la réforme de la procédure de garde à vue imposée par une décision du 30 juillet 2010, le système antérieur à la loi du 14 avril 2011 ne garantissant pas suffisamment les droits des intéressés.
   l'abrogation le 4 mai 2012 de l'article 222-33 du code pénal réprimant le harcèlement sexuel27 car sa dernière rédaction instituée par la loi du 17 janvier 2002 de modernisation sociale était floue (« insuffisamment définie »).
   Le parrainages de candidats aux élections présidentielles. Saisi par Marine Le Pen, le Conseil juge la loi conforme28.
   La loi du 3 avril 1955 sur l’État d'urgence, modifiée en novembre 2015 n’avait pas été examinée par le conseil constitutionnel. Trois questions prioritaires de constitutionnalité ont permis de valider, en décembre 2015 et février 2016, les assignations à résidence, les restrictions de liberté de réunion et les perquisitions. La seule disposition déclarée non conforme est la copie des données informatiques lors d’une perquisition29.

La QPC s’est vu reprocher d’être utilisée comme moyen dilatoire dans certaines procédures, dont les plus connues sont les procès de l’affaire Médiator, de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, de l’Affaire EADS, de l’affaire Cahuzac3.
Bilan et évolutions possibles

Après trois ans d'existence le député Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des lois de l'Assemblée nationale a rendu un rapport sur la question de constitutionnalité. Il qualifie notamment l'instauration de la QPC de « révolution juridique » et considère qu'elle a été un succès. En particulier il reprend les propos de Dominique Rousseau, d'après qui  : « la Constitution est sortie de l'univers clos des facultés de droit pour entrer dans les prétoires. Elle est devenue la chose des citoyens-justiciables, l'arme des avocats et la référence des magistrats. » Le député affirme ainsi que « les justiciables se sont réappropriés la norme suprême nationale », ce qui constitue « un progrès pour l'État de droit ». D'un point de vue statistique du 1er mars 2010 au 1er mars 2013 le Conseil constitutionnel a rendu 255 décisions. Ce chiffre représente à lui seul près de 39 % de l'ensemble des décisions rendues par le Conseil depuis 1959 dans le cadre du contrôle de constitutionnalité a priori. Plus précisément, sur les 255 décisions rendues par le Conseil constitutionnel 60 % concluent à la conformité ou à un non-lieu, 13 % à des réserves d'interprétation et 27 % à une inconstitutionnalité, partielle ou totale. De plus les acteurs de la procédure (juridictions, ordres des avocats, personnes morales à l’origine de questions que le Conseil constitutionnel a examinées) jugent son fonctionnement « globalement satisfaisant ». Néanmoins dans son rapport Jean-Jacques Urvoas relève certaines lacunes. En particulier il n'existe pas de suivi statistique précis de la procédure au niveau national permettant d'évaluer son efficacité. Il recommande aussi la prise en charge par l'État des frais de justice induits par la procédure de la QPC lorsque le Conseil constitutionnel a prononcé une décision de non-conformité dont l'auteur de la question ne peut se prévaloir et il propose qu'il soit fait obligation à la Cour de cassation et au Conseil d'État de porter à la connaissance du Conseil constitutionnel l'ensemble de leurs décisions relatives aux QPC, y compris les décisions de non-lieu à statuer et celles jugeant une QPC irrecevable. Enfin il remarque que la QPC a abouti à « une transformation substantielle des fonctions du Conseil constitutionnel », ce dernier étant devenu en pratique une cour constitutionnelle30.

En janvier 2016, Jean-Louis Debré propose que le Défenseur des droits et les autorités administratives indépendantes puissent saisir directement le Conseil sans passer par le filtre du Conseil d’État ou de la Cour de cassation31.
Notes et références

Notes

   ↑ Pour une explication de la différence entre prioritaire et préjudicielle : « en qualifiant cette question de « prioritaire », la loi organique montre bien qu’il ne s’agit pas d’une question « préjudicielle ». En effet, la question doit être traitée avant toutes les autres alors que, face à une question préjudicielle, le juge doit d’abord statuer sur les autres moyens ; il ne pose la question préjudicielle et ne sursoit à statuer que si aucun de ces autres moyens ne lui permet de régler le litige. » (Guillaume 2010, p. 3)
   ↑ Exemple de recours abusif en justice, mais dans un autre domaine : le renvoi préjudiciel

       « La fonction confiée à la cour de justice par l'article 177 du traité CEE consiste à fournir à toute juridiction de la communauté les éléments d'interprétation du droit communautaire qui lui sont nécessaires pour la solution de litiges réels qui lui sont soumis.

       En revanche, la cour n'est pas compétente - à peine de porter atteinte au système de l'ensemble des voies de recours juridictionnelles dont disposent les particuliers pour se protéger contre l'application de lois fiscales qui seraient contraires aux dispositions du traité - pour statuer sur des questions posées dans le cadre d'un litige par lequel les parties au principal visent à obtenir une condamnation du régime fiscal d'un État membre par le biais d'une procédure devant une juridiction d'un autre État membre entre deux parties privées qui sont d'accord sur le résultat à atteindre et qui ont inséré une clause dans leur contrat en vue d'amener cette juridiction à se prononcer sur ce point. Le caractère artificiel d'une telle construction est d'autant plus manifeste lorsque les voies de recours ouvertes par le droit national du premier État membre contre l'imposition en cause n'ont pas été utilisées. »

   — CJCE, 11/03/1980, « Pasquale Foglia contre Mariella Novello », af. 104/79, lire en ligne [archive]

Références

   ↑ a et b Claude-Danièle Échaudemaison, Sciences sociales & politiques : Enseignement de spécialité, Nicolas Simon, 2012, 143 p. (ISBN 978-2-09-172655-7), p. 21
   ↑ Conseil constitutionnel, « Les décisions QPC », lire en ligne [archive]
   ↑ a et b Delphine Dyèvre, « La QPC, une jeune procédure teintée d'imperfections » [archive], sur www.slate.fr,‎ 30 mai 2012
   ↑ a et b Olivier Dutheillet de Lamothe, « Contrôle de constitutionnalité et contrôle de conventionnalité », dans Mélange en l’honneur de Daniel Lebetoulle, 2007 (lire en ligne [archive])
   ↑ Projet de constitution du 30 janvier 1944 sur Wikisource
   ↑ « Projet de loi constitutionnelle n°1203 portant révision des articles 61, 62 et 63 de la Constitution » [archive], sur www.senat.fr
   ↑ Voir Marc Guillaume, [PDF] La question prioritaire de constitutionnalité [archive], page 35 (site du Conseil constitutionnel).
   ↑ a et b Ordonnance no 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel [archive] (version en vigueur sur Legifrance).
   ↑ a, b, c et d Loi organique n° 2009-1523 du 10 décembre 2009 [archive] relative à l'application de l'article 61-1 de la Constitution.
   ↑ Voir par exemple: Serge SLAMA, « Modification du règlement du Conseil constitutionnel pour formaliser et limiter les interventions volontaire en QPC », in QPC en bref (17-21 juin 2011), Actualités Droits-Libertés du 23 juin 2011, lire en ligne [archive] - Forum AJ Pénal, « Du nouveau pour les QPC », lire en ligne [archive]
   ↑ Inspiré d'après : Noëlle Lenoir, Avocat à la Cour, Membre honoraire du Conseil constitutionnel, « La Question Prioritaire de Constitutionnalité : Outil au service de la défense des droits et libertés », 29 avril 2010, lire en ligne [archive]
   ↑ Cour de cassation, QPC, 16 avril 2010 ; Conseil constitutionnel, QPC, 16 mai 2010. « La Cour de cassation a décidé de poser deux questions préjudicielles à la Cour de justice :
       La loi organique, qui impose aux juridictions nationales de se prononcer par priorité sur la transmission au Conseil constitutionnel de la question de constitutionnalité, est-elle conforme à la procédure de renvoi préjudiciel alors que l'inconstitutionnalité éventuelle résulterait en réalité d'une contrariété avec le droit de l'Union européenne ?
       Le droit français (article 78-2, alinéa 4, du Code de procédure pénale) est-il contraire au droit de l'Union européenne (article 67 TFUE) ? »
   (Le club des juristes, « Question prioritaire de constitutionnalité et question préjudicielle », 26/04/2010, lire en ligne [archive])
   ↑ JURISPRUDENCE RECENTE [archive], Arrêt CJUE du 22 juin 2010, dans les affaires jointes C‑188/10 et C‑189/10, lien direct vers la décision [archive], Objet de la demande [archive]
   ↑ Second alinéa de l'article 23-1 de l'ordonnance n°58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel  : voir cette ordonnance [archive] en vigueur sur Légifrance.
   ↑ (Guillaume 2010, p. 4)
   ↑ Conseil constitutionnel : « La question prioritaire de constitutionnalité [archive] »
   ↑ Voir l'article 126-7 du code de procédure civile [archive] en vigueur sur Légifrance.
   ↑ « Loi organique et QPC », nov. 2012 [archive] sur le site du Conseil constitutionnel.
   ↑ Par exemple, les auteurs S. Guinchard, C. Chainais et F. Ferrand in « Procédure civile », no 509 : « Si les parties s'abstiennent de soulever le caractère non constitutionnel du texte, [le juge] sera obligé de l'appliquer, tout en le sachant, en réalité, non conforme à la Constitution. »
   ↑ Cass. civ. 1re, 18 novembre 1986, n°85-10912 et 85-12112
   ↑ http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2010/2010-14/22-qpc/decision-n-2010-14-22-qpc-du-30-juillet-2010.48931.html [archive]
   ↑ Décision n°2013-331 QPC du 5 juillet 2013
   ↑ Décision no 2010-1 QPC du 28 mai 2010 [archive], « Consorts L. ».
   ↑ Décision no 2010-3 QPC du 28 mai 2010 [archive], « Union des familles en Europe ».
   ↑ Décision no 2010-2 QPC du 11 juin 2010 [archive].
   ↑ Décision no 2010-6/7 QPC du 11 juin 2010 [archive].
   ↑ « Décision no 2012-240 QPC du 4 mai 2012, M. Gérard D. [Définition du délit de harcèlement sexuel] » [archive]
   ↑ « Décision no 2012-233 QPC du 22 février 2012, Mme Marine Le Pen [Publication du nom et de la qualité des citoyens élus habilités à présenter un candidat à l'élection présidentielle] » [archive]
   ↑ « Décision no 2015-527 QPC du 22 décembre 2015, M. Cédric D. [Assignations à résidence dans le cadre de l'état d'urgence] » [archive], « décision no 2016-535 QPC du 19 février 2016, Ligue des droits de l'homme [Police des réunions et des lieux publics dans le cadre de l'état d'urgence] » [archive], « décision no 2016-536 QPC du 19 février 2016, Ligue des droits de l'homme [Perquisitions et saisies administratives dans le cadre de l'état d'urgence] » [archive]
   ↑ Rapport d'information de M. Jean-Jacques Urvoas déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République sur la question prioritaire de constitutionnalité [archive], enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 27 mars 2013.
   ↑ « Janvier 2016 : Échange de Vœux à la Présidence de la République » [archive], sur www.conseil-constitutionnel.fr

Pour en savoir plus

Sur les autres projets Wikimedia :

   Question prioritaire de constitutionnalité, sur Wikisource Question prioritaire de constitutionnalité, sur Wikinews

Articles connexes

   Hiérarchie des normes en droit français : Contrôle de constitutionnalité, Contrôle de légalité en France.
   Théories : Principe de constitutionnalité, Constitutionnalisation du droit.
   Loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 : Article 61-1, Article 62 de la Constitution

Liens externes

   « La question prioritaire de constitutionnalité (QPC) », sur Vie-publique.fr,‎ 4 septembre 2012
   « Découvrir la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) », sur www.conseil-constitutionnel.fr
   « QPC », sur www.courdecassation.fr
   « Question prioritaire de constitutionnalité », sur www.conseil-etat.fr

Bibliographie et webographie indicatives
Bibliographie

   Conseil constitutionnel, Références doctrinales (lire en ligne)
   Bibliographie indicative sur la question prioritaire de constitutionnalité.
   Dominique Rousseau, « L'art italien au Conseil constitutionnel », Gazette du Palais, édition générale,‎ 20 octobre 2010, p. 12-15.
   Pascal Jan, La question prioritaire de constitutionnalité, coll. « Petites affiches », 2009, chap. 252, p. 6.
   É. Dupic et L. Briand, La question prioritaire de constitutionnalité, une révolution des droits fondamentaux, P.U.F., coll. « Questions judiciaires », août 2013, 244 p..

Articles complet en ligne
Serge Slama, « Question de constitutionnalité de l’article 61-1 Constit.: adoption par le conseil des ministres du projet de loi organique »,‎ 9 avril 2009.
Ioana Petculescu, « L’exception d’inconstitutionnalité devant les juridictions civiles, pénales et administratives », sur blogdroitadministratif.net,‎ 17 juin 2009
Compte rendu du débat sur "l’exception d’inconstitutionnalité devant les juridictions civiles, pénales et administratives" organisé le 11 juin 2009 par l'école de formation professionnelle des barreaux de la cour d’appel de Paris,
Jean-David Dreyfus, « De la « question de constitutionnalité », sur blog Dalloz,‎ 16 juillet 2009.
Benjamin Brame, « La question prioritaire de constitutionnalité »,‎ 13 mai 2010.
Marcel Calais, « La question prioritaire de constitutionnalité : La nouvelle guerre des juges n’aura pas lieu », sur EuroCité,‎ 9 septembre 2010
Conseil national des barreaux, « La question prioritaire de constitutionnalité (QPC) entre en vigueur le 1er mars 2010 »,‎ 26 février 2010
Marc Guillaume, « La question prioritaire de constitutionnalité », Justice et cassation, revue annuelle des avocats au Conseil d'État et à la Cour de cassation,‎ 19 février 2010 (lire en ligne)
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:15

La doula ancienne et le droit d'un enfant.
Un couple stérile a besoin d'un conseil pour une naissance ou adoption.
En terme physique ou morale, la mère porteuse se doit avoir une réponse
à donner au couple et par la suite, de faire connaitre un sens de sa décision
à l'histoire créative sur la suite de l'existence de l'enfance. C'est en cela
que lorsque il y a un recours à la mére porteuse: celle ci doit recevoir une
formation de douma et créer un lien avec la mére adoptive et morale.
Ainsi, l'enfant aura une maman et une douma: il se peut par la suite que
cette vision s'appliquera aux couples homosexuel"le"s. La doula dans l'ancien
temps était réservé aux femmes mais par l'étude d'anthropologie venu
d’Océanie, l'aspect de doula est un horizon ouvert à l'éducation
des Hommes et des femmes comme les sages femme et la médecine
-----------------------------------------------
Une doula avec une mère et un nouveau-né

La doula qui, bien que n’ayant pas de formation médicale spécifique, accompagne, soutient et informe le couple et la femme dès le début de la grossesse, pendant l'accouchement et après la naissance.

Emprunté au grec ancien, le terme δούλη (doúlê), signifiant « esclave, servante » désignait la figure féminine qui, aux côtés de la sage-femme, se tenait près de la mère lors de la naissance de son bébé155. Dans le contexte médical où des personnes différentes, souvent inconnues de la parturiente, interviennent tout au long de la grossesse et au moment de l’accouchement, la présence d’un doula est une réponse à un besoin de continuité. En développant une relation de confiance et de complicité avec la femme tout au long de la grossesse, elle peut assurer un soutien physique et émotionnel, et aider à la communication entre la couple et le corps médical au moment de l’accouchement156. La doula peut également être une présence utile pour les futures mères célibataires et les femmes peu soutenues par leur conjoint et leur entourage157.

-----------------------------------------------------------

Phimosis is a condition in which the foreskin cannot be pulled back to reveal the glans penis. A balloon-like swelling under the foreskin may occur with urination. In teenagers and adults it may result in pain during an erection. Those affected may also be at greater risk of infection of the the glans, known as balanitis.[3]

Among young children it is normal to not be able to pull back the foreskin. In more than 90% of cases this resolves by the age of seven and in 99% of cases by age sixteen.[4][5] Occasionally phimosis may be due to an underlying cause such as scarring due to balanitis or balanitis xerotica obliterans. This can typically be diagnosed by see scarring of the opening of the foreskin.[5]

Typically it resolves without treatment by the age of three. Efforts to pull back the foreskin before this should not be carried out. In those in whom it does not improve further time can be given or a steroid cream can be used. If these are not effective circumcision may be recommended.[4] A potential complication of phimosis is paraphimosis, were a tight foreskin gets caught above the glans.[5] The word is from the Greek phimos (φῑμός) meaning "muzzle".[6]

Contents

1 Signs and symptoms
1.1 Severity
2 Cause
3 Treatment
3.1 Nonsurgical
3.2 Surgical
4 Prognosis
5 Epidemiology
6 History
7 References
8 External links

Signs and symptoms

At birth, the inner layer of the foreskin is sealed to the glans penis. This attachment forms "early in fetal development and provide[s] a protective cocoon for the delicate developing glans."[7] The foreskin is usually non-retractable in infancy and early childhood,[7] and can be as late as 18.[8]

Medical associations advise not to retract the foreskin of an infant, in order to prevent scarring.[9][10] Some argue that non-retractability may "be considered normal for males up to and including adolescence."[11][12] Hill states that full retractability of the foreskin may not be achieved until late childhood or early adulthood.[13] A Danish survey found that the mean age of first foreskin retraction is 10.4 years.[14]

Rickwood, as well as other authors, has suggested that true phimosis is over-diagnosed due to failure to distinguish between normal developmental non-retractability and a pathological condition.[15][16][17] Some authors use the terms "physiologic" and "pathologic" to distinguish between these types of phimosis;[18] others use the term "non-retractile foreskin" to distinguish this developmental condition from pathologic phimosis.[15]

In some cases a cause may not be clear, or it may be difficult to distinguish physiological phimosis from pathological if an infant appears to be in pain with urination or has obvious ballooning of the foreskin with urination or apparent discomfort. However, ballooning does not indicate urinary obstruction.[19]

In women a comparable condition is known as "clitoral phimosis" whereby the clitoral hood cannot be retracted, limiting exposure of the glans clitoridis.[20]
Severity

Score 1: full retraction of foreskin, tight behind the glans.
Score 2: partial exposure of glans, prepuce (not congenital adhesions) limiting factor.
Score 3: partial retraction, meatus just visible.
Score 4: slight retraction, but some distance between tip and glans, i.e. neither meatus nor glans can be exposed.
Score 5: absolutely no retraction of the foreskin.[21]

Cause

There are three mechanical conditions that prevent foreskin retraction:

1. The tip of the foreskin is too narrow to pass over the glans penis. This is normal in children and adolescents.[22][23]
2. The inner surface of the foreskin is fused with the glans penis. This is normal in children and adolescents but abnormal in adults.[23]
3. The frenulum is too short to allow complete retraction of the foreskin (a condition called frenulum breve).[23]

Pathological phimosis (as opposed to the natural non-retractability of the foreskin in childhood) is rare and the causes are varied. Some cases may arise from balanitis (inflammation of the glans penis).[24]

Lichen sclerosus et atrophicus (thought to be the same condition as balanitis xerotica obliterans) is regarded as a common (or even the main)[25] cause of pathological phimosis.[26] This is a skin condition of unknown origin that causes a whitish ring of indurated tissue (a cicatrix) to form near the tip of the prepuce. This inelastic tissue prevents retraction.

Phimosis may occur after other types of chronic inflammation (such as balanoposthitis), repeated catheterization, or forcible foreskin retraction.[27]

Phimosis may also arise in untreated diabetics due to the presence of glucose in their urine giving rise to infection in the foreskin.[28]

Phimosis in older children and adults can vary in severity, with some able to retract their foreskin partially (relative phimosis), and some completely unable to retract their foreskin even when the penis is in the flaccid state (full phimosis).
Treatment

Physiologic phimosis, common in males 10 years of age and younger, is normal, and does not require intervention.[22][29][30] Non-retractile foreskin usually becomes retractable during the course of puberty.[30]

If phimosis in older children or adults is not causing acute and severe problems, nonsurgical measures may be effective. Choice of treatment is often determined by whether circumcision is viewed as an option of last resort to be avoided or as the preferred course.[citation needed]
Nonsurgical

Topical steroid creams such as betamethasone, mometasone furoate and cortisone are effective in treating phimosis and may provide an alternative to circumcision.[29][31][32] It is theorized that the steroids work by reducing the body's inflammatory and immune responses, and also by thinning the skin.[29]
Stretching of the foreskin can be accomplished manually, with balloons[33] or with other tools. Skin that is under tension expands by growing additional cells. A permanent increase in size occurs by gentle stretching over a period of time. The treatment is non-traumatic and non-destructive. Manual stretching may be carried out without the aid of a medical doctor. The tissue expansion promotes the growth of new skin cells to permanently expand the narrow preputial ring that prevents retraction. In a study, 86% of individuals were cured and could retract their foreskin in 6 weeks, by applying a cream and skin stretching twice daily.[31][34]

Surgical
Preputioplasty:
Fig 1. Penis with tight phimotic ring making it difficult to retract the foreskin.
Fig 2. Foreskin retracted under anaesthetic with the phimotic ring or stenosis constricting the shaft of the penis and creating a “waist”.
Fig 3. Incision closed laterally.
Fig 4. Penis with the loosened foreskin replaced over the glans.

Surgical methods range from the complete removal of the foreskin to more minor operations to relieve foreskin tightness:

Circumcision is sometimes performed for phimosis, and is effective.
Dorsal slit (superincision) is a single incision along the upper length of the foreskin from the tip to the corona, exposing the glans without removing any tissue.
Ventral slit (subterincision) is an incision along the lower length of the foreskin from the tip of the frenulum to the base of the glans, removing the frenulum in the process. Often used when frenulum breve occurs alongside the phimosis.
Preputioplasty, in which a limited dorsal slit with transverse closure is made along the constricting band of skin[35][36] can be an effective alternative to circumcision.[17] It has the advantage of only limited pain and a short time of healing relative to circumcision, and avoids cosmetic effects.

While circumcision prevents phimosis, studies of the incidence of healthy infants circumcised for each prevented case of phimosis are inconsistent.[16][27]
Prognosis

The most acute complication is paraphimosis. In this condition, the glans is swollen and painful, and the foreskin is immobilized by the swelling in a partially retracted position. The proximal penis is flaccid. Some studies found phimosis to be a risk factor for urinary retention[37] and carcinoma of the penis.[38]
Epidemiology

A number of medical reports of phimosis incidence have been published over the years. They vary widely because of the difficulties of distinguishing physiological phimosis (developmental nonretractility) from pathological phimosis, definitional differences, ascertainment problems, and the multiple additional influences on post-neonatal circumcision rates in cultures where most newborn males are circumcised. A commonly cited incidence statistic for pathological phimosis is 1% of uncircumcised males.[27][39],[16] When phimosis is simply equated with nonretractility of the foreskin after age 3 years, considerably higher incidence rates have been reported.[30][40] Others have described incidences in adolescents and adults as high as 50%, though it is likely that many cases of physiological phimosis or partial nonretractility were included.[41]
History

According to some accounts, phimosis prevented Louis XVI of France from impregnating his wife for the first seven years of their marriage. She was 14 and he was 15 when they married in 1770. However, the presence and nature of his genital anomaly is not considered certain, and some scholars (such as Vincent Cronin and Simone Bertiere) assert that surgical repair would have been mentioned in the records of his medical treatments if it had indeed occurred.[citation needed] It should be mentioned that non-retractile prepuce in adolescence is normal, common, and usually resolves with increasing maturity.[30]

US president James Garfield was assassinated by Charles Guiteau in 1881. Guiteau's autopsy report indicated that he had phimosis. At the time, this led to the speculation that Guiteau's murderous behavior was due to phimosis-induced insanity.[42]


Dernière édition par Minouska.KounakDenat le Lun 7 Nov à 16:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:15

L'accouchement est l'action de mettre un enfant au monde. Marquant l'aboutissement de la grossesse, il consiste en l'expulsion d'un ou plusieurs fœtus de l'utérus de sa mère.

L'accouchement, aussi appelé parturition, se déroule en trois phases. La première est la phase de dilatation qui commence avec les contractions de l'utérus, qui pressent la membrane amniotique sur le col de l'utérus. La deuxième phase du travail est celle de l'expulsion : les contractions utérines s'accentuent, les muscles abdominaux se contractent, contribuant à l'expulsion du fœtus par le vagin. C'est la naissance du bébé. À ce stade, le fœtus est encore relié à la mère par le cordon ombilical, qui doit être coupé. La troisième phase est la délivrance, c'est-à-dire le moment où le placenta est expulsé par l'utérus. Les deux premières phases de l'accouchement sont parfois regroupées sous le terme de travail2,3.

L'accouchement est un phénomène intimement lié à l'humanité. Le processus d'accouchement et tous les aspects qui l'entourent varient donc en fonction des contextes historique, géographique, social et culturel. Ces contextes influencent les positions d'accouchement, les conditions dans lesquelles l'accouchement a lieu, les personnes du monde médical ou non qui entourent la parturiente (sage-femme, obstétricien, père...) ainsi que les lieux d'accouchement (accouchement assisté à domicile, hôpital, maison de naissance).

Sommaire

1 Données physiologiques
1.1 Date de l'accouchement
1.2 Durée de l'accouchement
1.3 Déroulement de l'accouchement
1.3.1 Première étape : phase de dilatation
1.3.1.1 Signes du début de l'accouchement
1.3.1.2 Contractions utérines, effacement et dilatation du col de l'utérus
1.3.2 Deuxième étape : phase de l'expulsion
1.3.2.1 Naissance du bébé
1.3.2.2 Les présentations
1.3.2.3 Le nouveau-né
1.3.3 Troisième étape : phase de délivrance
1.3.3.1 Expulsion du placenta
1.3.3.2 Clampage du cordon
1.3.3.3 Récupération du sang du placenta par le nouveau-né
1.3.3.4 Coupure du cordon
1.3.3.5 Rituels autour du placenta
1.3.4 Après la naissance
1.4 Positions d'accouchement
1.4.1 Décubitus dorsal (allongée sur le dos)
1.4.2 Décubitus latéral (en chien de fusil)
1.4.3 Position semi-assise
1.4.4 Positions verticalisées
1.4.5 Mobilité durant le travail
1.4.6 Accouchement dans l'eau
1.5 Équilibre hormonal
2 La douleur et sa gestion
2.1 Variations individuelles et culturelles
2.2 Description de la douleur
2.2.1 Douleurs dues aux contractions
2.2.2 Douleurs viscérales et périnéales liées à la phase d'expulsion
2.3 Facteurs influençant la douleur
2.3.1 Facteurs augmentant la douleur
2.3.2 Facteurs diminuant ou supprimant la douleur
2.4 Méthodes de lutte contre la douleur
2.4.1 Méthodes naturelles
2.4.2 Méthodes médicamenteuses
3 Complications et interventions médicales
4 Aspects culturels et sociaux
4.1 Dans la Rome antique
4.2 Chez les Pygmées
4.3 En Occident, de nos jours : l’entourage de la parturiente
4.3.1 L’accouchement non assisté
4.3.2 La sage-femme
4.3.3 L'obstétricien
4.3.4 La doula
4.3.5 Le père
4.4 Les lieux d’accouchement
4.4.1 Domicile
4.4.2 Hôpital
4.4.3 Maison de naissance
4.5 Religions, mythes et légendes
5 Terminologie
6 Aspects légaux
7 Statistiques
8 Bibliographie
9 Notes et références
10 Articles connexes

Données physiologiques
Une femme et son nouveau-né.
Date de l'accouchement

La date théorique d’accouchement est la date du premier jour des dernières règles à laquelle sont ajoutés 14 jours puis les neuf mois du calendrier4.

Pour le suivi de la grossesse, on préfère généralement l'évaluer en « semaines d'aménorrhée » (SA), c'est-à-dire, en nombre de semaines écoulées depuis le premier jour des dernières règles. On considère comme grossesse à terme toute grossesse de 37 à 41 semaines d'aménorrhée complètes. En France, le terme théorique correspond à 41 semaines complètes, alors qu'en Belgique, il n'est que de 40 semaines5.

Lorsque le bébé naît avant le terme de 37 SA, on parle de prématurité. Lorsqu'il naît à partir de 42 SA, on parle de terme dépassé. Il est important de distinguer la notion de terme dépassé, qui correspond à un écart par rapport à une moyenne statistique, de la postmaturité, qui est un état pathologique du fœtus causé par un dysfonctionnement du placenta n'assurant plus correctement son rôle d'échanges, de nutrition et d'oxygénation6.
Nouveau-né prématuré dans sa couveuse.

La méthode de calcul de la date d’accouchement est basée sur le dernier cycle menstruel de la femme enceinte, en considérant que son cycle est de 28 jours. L’ovulation est censée avoir eu lieu 14 jours avant les règles suivantes, c'est-à-dire 14 jours après le premier jour des dernières règles dans un cycle de 28 jours. L’ovule a une durée de vie de 24 heures, les spermatozoïdes jusqu’à 4 jours, ce qui permet une période de fertilité d’environ 5 jours. La fécondation est censée avoir lieu durant cette période de fertilité, c'est-à-dire entre les 10e et 15e jours qui suivent le premier jour des dernières règles, avec une fréquence maximale le 14e jour.

Il existe plusieurs sources d'erreurs dans ces calculs : le cycle peut être différent de 28 jours, l'ovulation peut intervenir à d'autres moments qu'au 14e jour du cycle, et le premier jour des dernières règles peut ne pas être connu avec précision.

La datation de l'âge de la grossesse, et donc la détermination de la date théorique d'accouchement, peut être réalisée lors d'une échographie, par mesure de la longueur crânio-caudale du fœtus. Cependant, pour être fiable, celle-ci doit être réalisée entre 11 et 13 semaines de préférence, et en tous cas avant 20 semaines7. Les spécialistes de biométrie fœtale disposent de tables statistiques sur différentes mesures8 qui leur permettent de dire si les mesures paraissent cohérentes avec la date de conception supposée. Cependant, cette méthode ne permet de détecter que les différences grossières9.

La dispersion des durées de grossesse autour du terme théorique est élevée. Cette dispersion est difficile à évaluer actuellement en raison de la fréquence des déclenchements, mais une valeur de 7 jours pour l'écart-type est une estimation acceptable. Ceci revient à dire que 95 % des femmes accoucheraient spontanément entre 39 et 43 semaines d'aménorrhée. En réalité, la répartition statistique n'est pas symétrique, de sorte qu'il est plus fréquent de voir des femmes accoucher avant qu'au-delà du terme théorique. Selon l'estimation de sages-femmes qui pratiquent un accompagnement global à la naissance et de certaines études sur le déclenchement10, moins de 1 % des femmes accoucheraient spontanément à plus de 42 semaines. Certaines études ont aussi décelé des différences notables de la durée de grossesse en fonction des groupes ethniques et du nombre de grossesses précédentes. Ainsi la durée moyenne d'une première grossesse pour une femme de type européen est de 41 SA et 1 jour. À partir d'une deuxième grossesse, elle n'est plus que de 40 SA et 3 jours11.

Les promoteurs d'une pratique obstétricale moins interventionniste12 suggèrent une surveillance attentive de l'apparition des premiers signes cliniques de postmaturité — avant même que la souffrance fœtale ne devienne visible sur le rythme cardiaque — plutôt que la pratique très répandue qui consiste à déclencher systématiquement et arbitrairement l'accouchement à 42 semaines d'aménorrhée voire à la date théorique de 41 SA ou 40 SA selon les pays. La tendance des obstétriciens, toutefois, consiste à mettre en balance les risques (pour la mère et l'enfant) associés à un âge gestationnel particulier avec les risques d'un déclenchement de l'accouchement. Les recommandations de pratique clinique visent à indiquer des limites raisonnables en fonction de la littérature scientifique et du consensus des experts. Toutefois, la décision finale de traiter ou pas appartient à la femme enceinte13.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:16

Durée de l'accouchement

L'accouchement est un processus en trois phases (dilatation, expulsion et délivrance).

La phase de dilatation est généralement la plus longue puisqu'elle implique un assouplissement des parois vaginales, un effacement puis une ouverture du col de l'utérus et une laxité ligamentaire au niveau du bassin pour permettre le passage du bébé. Cette phase peut, selon la force et la durée des contractions, être divisée en une période dite de latence, durant laquelle les contractions sont irrégulières, et en une période active, durant laquelle la dilatation est d’au moins 4 cm et les contractions sont régulières et espacées de cinq minutes ou moins. Le processus d'ouverture du col de l’utérus n'est pas le même pour les femmes n'ayant jamais accouché (primipares) et celles ayant déjà donné la vie (multipares). Pour une primipare, la durée moyenne est de 12 heures, contre 6 à 7 heures pour une multipare14. La durée moyenne de cette phase de l'accouchement est passée en Occident de 4 heures environ à 6 heures 30 au cours des cinquante dernières années. L'explication en serait l'augmentation de l'âge de la parturiente, de son indice de masse corporelle, de la taille du bébé, et surtout le recours généralisé à la péridurale bien connue pour ralentir le travail15.

La phase d’expulsion commence avec l’ouverture complète du col de l’utérus et se termine avec la naissance de l'enfant. Elle ne dure généralement pas beaucoup plus d’une heure pour une primipare et, au maximum, 30 minutes pour une multipare14.

La phase de délivrance s'étend de la naissance de l'enfant jusqu'à l'expulsion du placenta et dure en moyenne de 20 à 30 minutes14.

De telles valeurs sont des moyennes statistiques et sont extrêmement variables d'une femme à l'autre. Elles dépendent de nombreux facteurs tels que la tonicité de l'utérus, le diamètre fœtal en voie d'engagement, les dimensions et l'ouverture du bassin maternel. Elles dépendent également de l'état physique et psychologique de la femme en travail, ainsi que des conditions et du confort dans lesquelles elle accouche (lieu apaisant et rassurant, liberté de mouvement, mobilité de la parturiente et positions d'accouchement). Elles dépendent enfin du nombre d'accouchements précédents (grande multiparité) ou de la présence ou non d'une grossesse multiple.

Dans la médecine conventionnelle, il est fréquent d'accélérer l'accouchement par l'administration d'ocytocine artificielle. Cette pratique, bien que couramment appliquée dans les hôpitaux en France, est considérée comme utilisée à tort par l'organisation mondiale de la santé dans le cas d'accouchement normaux, et devrait être un geste réservé aux obstétriciens16. En effet, l’injection d’ocytocine provoque généralement des contractions de forte intensité, douloureuses, qui entraînent la mise en place d'une péridurale, avec pour conséquence un taux plus élevé d'extractions instrumentales (forceps ou ventouse). Elle augmente également le risque d’hémorragie post-partum17,18. Elle peut avoir comme effets secondaires des nausées, des vomissements, des contractions ventriculaires prématurées, des troubles du rythme cardiaque et, plus rarement, une afibrinogénémie. Chez le bébé, elle peut causer une bradycardie fœtale ou un ictère néonatal. Un surdosage peut entraîner chez les patients hypersensibles une hypertonie utérine, source de souffrance fœtale, et pouvant entraîner une rupture de l’utérus19[réf. à confirmer].
Déroulement de l'accouchement
Première étape : phase de dilatation
Signes du début de l'accouchement
L'accouchement commence par la perte du bouchon muqueux, par des contractions utérines ou par la rupture de la poche amniotique.

L'accouchement commence de différentes manières : par la perte du bouchon muqueux, par des contractions utérines ou par la rupture de la poche amniotique.

La perte du bouchon muqueux, une sorte de glaire cervicale chargée de cellules desquamées lui donnant une teinte brunâtre, peut se détacher du col de l'utérus dans les quelques jours qui précèdent l'accouchement, le jour même, ou à la suite des premières contractions. La perte du bouchon muqueux peut toutefois passer inaperçue20 et n'est pas systématiquement suivie de la mise en travail.

L'apparition de contractions utérines plus ou moins douloureuses est un autre signe du début de l'accouchement. Elles peuvent survenir initialement toutes les 10 à 30 minutes et durer quelques secondes chacune. Il se peut toutefois que les premières contractions ressenties soient des contractions de Braxton Hicks.

Parfois le travail commence par la rupture de la poche des eaux entraînant la perte du liquide amniotique, communément appelée « perte des eaux ».

Dans le contexte médical, il est parfois nécessaire de ne pas attendre la mise en route spontanée du travail et de provoquer l'accouchement.
Contractions utérines, effacement et dilatation du col de l'utérus

Les contractions utérines commandent à la fois l'effacement et la dilatation du col de l'utérus et les mouvements de flexion et de rotation de la présentation du fœtus, indispensables à l'expulsion du bébé hors des voies génitales maternelles21. Ces contractions sont involontaires. Elles sont intermittentes et rythmées puisque l’utérus se relâche entre chacune d’entre elles. Elles sont généralement progressives dans leur fréquence, leur durée et leur intensité. En effet, en tout début de travail, elles surviennent en moyenne toutes les 15 à 20 minutes et durent de 15 à 20 secondes. À la fin de la première phase de travail, elles surviennent toutes les 2 à 3 minutes et durent 30 à 45 secondes. Leur intensité augmente au fur et à mesure de la progression de la phase de dilatation. Les contractions sont généralement douloureuses, bien que la douleur ne soit ressentie qu’après une certaine durée de la contraction et se termine avant la fin de celle-ci. L’intensité de la douleur est sujette à des variations individuelles. Elle peut augmenter avec la progression du travail, mais est majorée par l’ignorance, la peur et l’angoisse, et à l'inverse atténuée par la relaxation et la détente. Les contractions sont qualifiées de « totales » étant donné qu’elles concernent tout l’utérus22.

Pendant une contraction, les longs muscles de l'utérus se contractent, en commençant par le haut de l'utérus et en progressant jusqu'aux fesses. À la fin de la contraction, les muscles se relâchent mais demeurent plus courts qu'au début de la contraction. Cette traction efface le col de l'utérus, puis le dilate progressivement.

L'effacement du col signifie que le col se raccourcit. Il passe d'une longueur de 30 à 43 mm à une longueur de l'ordre de 5 mm ou moins. Quand l'effacement est terminé, la dilatation peut commencer. La dilatation du col progresse ensuite au rythme des contractions, en augmentant en moyenne de 1 cm à 1,5 cm par heure pour atteindre une ouverture finale de 10 cm. Ce phénomène est le résultat de la conjonction de trois effets des contractions : une augmentation de la pression intra-utérine, un appui sur le col par l'intermédiaire de la poche des eaux ou/et de la présentation fœtale, et un effet de traction directe sur le col par l'intermédiaire du segment inférieur et du raccourcissement des fibres utérines23.

L’évolution de la dilatation du col est mesurée par le toucher vaginal réalisé par l’index et le majeur. Lorsque l’on peut introduire un doigt dans l’orifice cervical, on dit qu’il est ouvert à 1 cm. Lorsque l’on peut introduire deux doigts, il est ouvert à 2 cm. On estime ensuite l’écart entre l’index et le majeur placés sur les parois du col24. Cette pratique, bien que très fréquente dans les hôpitaux, est contestée par les partisans d’un accouchement plus naturel. En effet, ces touchers vaginaux à répétition présentent un risque d’infection, peuvent être douloureux et ne respectent pas l’intimité et la concentration de la parturiente. De plus, un contrôle régulier de l’ouverture du col n’a pas de sens dans la mesure où la progression de la dilatation est rarement linéaire (elle peut présenter des interruptions puis subitement s’accélérer)25. L’Organisation mondiale de la santé considère ainsi que les touchers vaginaux répétés ou fréquents, spécialement par plusieurs dispensateurs de soins, font partie des pratiques fréquentes utilisées à tort26.

Si la poche des eaux est toujours intacte, elle peut se rompre à n'importe quel moment lors de la phase de dilatation.
Deuxième étape : phase de l'expulsion
Naissance du bébé
Expulsion du nouveau-né

La phase d’expulsion est le processus qui a lieu depuis la dilatation complète (à 10 cm) jusqu’à la naissance du bébé. Elle est souvent précédée d’une courte phase de désespérance associée à un pic d’adrénaline, durant laquelle la parturiente éprouve un découragement, immédiatement suivi d'un regain d’énergie. L'imminence de ce deuxième stade peut s'estimer par le score de Malinas.

Dans cette deuxième phase du travail, le fœtus traverse le bassin osseux, puis le vagin. L'expulsion est facilitée par l'amplification des contractions utérines et de puissantes contractions abdominales. En effet, la parturiente peut à ce stade ressentir une irrépressible envie de pousser qui peut être comparée à une envie d'aller à la selle.

Dans le contexte médical, les contractions abdominales sont souvent induites par le personnel soignant qui invite la parturiente à « pousser », selon la célèbre injonction « inspirez, bloquez, poussez »27. Il s'agit de la poussée dirigée28. Hors de ce contexte et lorsque rien ne vient perturber l'intimité de la future mère, se produit un réflexe d'éjection du fœtus qui ne nécessite aucun effort volontaire. Inciter la parturiente à pousser est non seulement inutile, mais peut être épuisant, voire provoquer un pneumothorax, un éclatement de la rate et des capillaires sanguins en cas de poussée volontaire prolongée. Cette pratique est aussi une cause de déchirure du périnée, en particulier si la femme pousse volontairement en étant couchée sur le dos[Informations douteuses] [?]28. L’Organisation mondiale de la santé considère en 1998, sur la base des quelques études disponibles29, que les efforts de poussée soutenus et dirigés de type manœuvre de Valsalva pendant le deuxième stade du travail ne présentent aucun avantage et sont même susceptibles d'être nocives ; elle préconise de ne pas y recourir16,.

Dans certains hôpitaux français est pratiquée l’expression abdominale, c'est-à-dire une pression sur le fond de l’utérus pratiquée par le personnel médical, avec l’intention spécifique de raccourcir la durée de la deuxième phase de l’accouchement. La Haute Autorité de santé (HAS) considère néanmoins que cette pratique ne présente pas d’indications médicalement validées et que le vécu traumatique des patientes et de leur entourage et l’existence de complications, rares mais graves, justifient l’abandon de cet usage. La HAS estime également que dans les situations médicales qui nécessitent d’écourter la deuxième phase de l’accouchement, le recours, en fonction du contexte clinique, à une extraction instrumentale (forceps, ventouse obstétricale, spatules) ou à une césarienne doit être préféré. Si une expression abdominale est pratiquée malgré les recommandations précédentes, elle doit être notée dans le dossier médical de la patiente par la personne chargée de l’accouchement, en précisant le contexte, les modalités de réalisation et les difficultés éventuellement rencontrées30.

Depuis le XVIIIe siècle, le personnel médical pratique de façon presque routinière une épisiotomie, c'est-à-dire une incision du périnée, dans le but d’éviter sa déchirure au moment du passage du bébé31. Cette pratique est contestée depuis le milieu des années 1990 en raison de ses faibles bénéfices supposés au regard des séquelles qu’elle induit32. Depuis 2005, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) considère que la pratique systématique de l’épisiotomie n’est pas recommandée33.

Si la poche des eaux est toujours intacte à ce stade, elle peut se rompre à n'importe quel moment lors de la phase d’expulsion. Lorsque la poche des eaux ne s'est pas rompue durant le travail ou l'expulsion, le nouveau-né peut venir au monde avec une partie ou la totalité des membranes fœtales. On dit alors qu'il est né coiffé.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:17

Les présentations
La présentation podalique ou présentation par le siège

En règle générale, le bébé naît la tête la première, en présentant le haut du crâne. La présentation du sommet (céphalique bien fléchie) est à la fois la plus fréquente et la plus favorable à un accouchement normal.

Dans environ 5 % des cas, l'enfant se présente dans une position différente.

En cas de présentation de la face (céphalique défléchie totalement) et présentations du front et du bregma (céphalique flexion intermédiaire), le bébé, bien que progressant la tête la première, est positionné en présentant respectivement le visage et le front dans les voies génitales maternelles. La présentation du front rend impossible la naissance par les voies génitales du fait d'un diamètre syncipito-mentonnier supérieur au détroit supérieur. Dans certains cas, le bébé se présente par le siège ou présentation podalique. Il existe plusieurs types de présentations par le siège. La plus commune est celle où les fesses du bébé arrivent en premier et les jambes sont repliées contre son corps avec les genoux en tailleur et les pieds près des fesses (siège complet). On parle de siège décomplété en mode des fesses lorsque le bébé se présente par le siège complet mais avec les jambes allongées jusqu'aux oreilles. On parle de siège décomplété en mode des pieds lorsqu'une ou deux jambes sont tendues et le ou les pieds se présentent en premier. Avec un personnel bien formé et si les circonstances s'y prêtent, un bébé en présentation par le siège peut être expulsé de façon naturelle34. Dans d'autres circonstances, la version par manœuvre externe (VME) permet de retourner le fœtus par manipulation manuelle sur l'abdomen de la femme enceinte, afin de le placer en douceur dans la bonne position35'36. Ce n'est qu'après l'échec de la VME ou lorsque le fœtus ou la parturiente sont exposés à un risque particulier, qu'une césarienne est envisagée37.

Une autre présentation rare est celle de la présentation transverse. Le bébé est en travers dans le ventre, avec un bras ou un coude introduit en premier dans les voies génitales maternelles. La version par manœuvres externes permet également de replacer le fœtus dans une position adéquate pour un accouchement naturel38. En cas d'échec, la naissance par accouchement naturel est alors contre-indiquée, bien qu'en de rares cas le bras peut être repoussé à l'intérieur et le bébé peut être ramené dans la position correcte.
Le nouveau-né
Le nouveau-né

Immédiatement après la naissance, l'enfant subit des modifications physiologiques importantes en même temps qu'il s'adapte à la vie aérienne. Plusieurs structures cardiaques commencent à s'atrophier immédiatement après la naissance, comme le canal artériel (ductus arteriosus) et le trou de Botal (foramen ovale).

Dans le cadre de la médecine conventionnelle, le nouveau-né est soumis à différents examens et soins immédiatement après sa naissance. Le cordon ombilical est clampé et coupé, puis désinfecté. La condition médicale de l'enfant est mesurée par le score d'Apgar, basé sur cinq paramètres (rythme cardiaque, respiration, couleur de la peau, tonus musculaire et réactivité à la stimulation), dans la minute qui suit la naissance, puis après 5 minutes39. Une sonde est introduite par le nez jusqu'à l'estomac du bébé afin de lui dégager les voies respiratoires, puis une injection d'air y est effectuée afin de vérifier la perméabilité de l'œsophage et s'assurer qu'il n'y a pas de communication entre l'œsophage et la trachée. L'anus est examiné et une sonde y est introduite pour y rechercher un éventuel obstacle. La taille, le poids et le périmètre crânien du bébé sont mesurés. Des prélèvements bactériologiques sont réalisés dans l'oreille pour rechercher d'éventuelles infections. De la vitamine K est administrée pour éviter les hémorragies. Une collyre antibiotique injectée dans les yeux permet d'éviter les risques liés à la blennorragie et aux Chlamydia. Une piqûre au talon du nouveau-né permet de récolter une goutte de sang permettant de mesurer son taux de glycémie40. Enfin, un bain est donné.
Le nouveau-né directement mis au sein

Les partisans d’un accouchement moins médicalisé considèrent que la plupart des tests imposés au nouveau-né sont soit inutiles parce que les rares malformations et déficiences apparaissent d’elles-mêmes dans les heures et les jours suivants, soit parce qu’il n’y a pas d’urgence à soumettre le nouveau né à des actes qui peuvent également attendre plusieurs jours41. Il est en revanche primordial d’accueillir le nouveau-né avec douceur et bienveillance, sans gestes invasifs potentiellement traumatisants, et de permettre à la mère et à l’enfant de créer des liens dès les premiers instants qui suivent la naissance. Les conditions dans lesquelles le nouveau-né est accueilli influent, en effet, sur son développement futur, sa capacité à établir des relations émotionnelles, voire sur certains aspects de sa personnalité42. Dans cette pratique, le nouveau-né est immédiatement posé nu, à même la peau, sur le ventre de sa mère durant les deux heures de surveillance qui suivent l’accouchement. La pose d’un petit bonnet lui permet d’éviter une déperdition de chaleur. Ce moment de grande intimité permet aux parents de nouer lentement connaissance avec leur enfant et de profiter au mieux du moment privilégié qui suit immédiatement la naissance43. Durant cette période, le nouveau-né est mis au sein, ce qui permet à la fois de répondre à son réflexe de fouissement et d’activer la production de lait chez la mère44.
Article détaillé : Nouveau-né.
Troisième étape : phase de délivrance
Expulsion du placenta
Le placenta

Le troisième stade du travail est la délivrance, qui se produit le plus souvent durant les quinze minutes à une heure qui suit la naissance du bébé. Pendant cette phase, l'utérus expulse le placenta. Si la femme n'a pas reçu d'ocytocine artificielle pour accélérer le travail, et particulièrement lors d'accouchements spontanés en l'absence de surveillance médicale, il arrive que le placenta soit décollé de la paroi utérine mais expulsé plusieurs heures après l'accouchement. Il est indispensable que la totalité du placenta soit expulsée, c'est pourquoi la sage-femme, le compagnon ou la femme elle-même l'examinera pour s'assurer qu'il est intact. En effet un morceau restant peut provoquer une hémorragie de la délivrance ou une infection, surtout si la femme a subi des interventions intrusives : touchers vaginaux, extraction instrumentale, etc.

Des études montrent qu'après la première demi-heure suivant l'expulsion du fœtus, le risque de saignement post-partum augmente significativement. En règle générale, le praticien s'assure que le placenta soit sorti entier de la cavité utérine après ce délai. Cette précaution est quasiment protocolaire, pour minimiser le risque juridique.
Clampage du cordon
Cordon ombilical clampé

Le cordon ombilical peut être clampé, c'est-à-dire serré par des pinces ou des attaches nouées, immédiatement après la naissance ou plus tard. Le choix du moment où le cordon est clampé ne semble avoir aucun effet significatif sur l'incidence de l'hémorragie de la délivrance. Par contre, le clampage tardif, voire l'absence de clampage, est le moyen physiologique de traiter le cordon. Selon les recommandations de l'OMS, le clampage précoce est une intervention qui nécessite une justification45.
Récupération du sang du placenta par le nouveau-né

Si, après la naissance, le nouveau-né est placé au niveau de la vulve ou au-dessous de ce niveau pendant trois minutes avant le clampage du cordon, environ 80 ml de sang passent du placenta au nouveau-né46. Le nouveau-né est ainsi doté d'une réserve d'environ 50 mg de fer, ce qui réduit la fréquence de l'anémie ferriprive au cours de la petite enfance47. Théoriquement, cette transfusion de sang du placenta au nouveau-né pourrait entraîner une hypervolémie, une polycythémie et une hyperviscosité, ainsi qu'une hyperbilirubinémie. Ces effets ont fait l'objet d'un certain nombre d'essais qui ne concluent pourtant pas à de tels risques pour le nouveau-né48. Au contraire, les bébés nés après un clampage précoce du cordon présentent un taux d'hémoglobine et un hématocrite plus faibles. Pour ce qui est des troubles respiratoires du nouveau-né, aucune différence sensible n'a été observée entre les deux pratiques. Le taux de bilirubine chez le nouveau-né était inférieur après un clampage précoce du cordon, mais aucune différence cliniquement significative n'a été relevée entre les deux pratiques, ni aucune différence dans la morbidité néonatale49.

Une des raisons de la persistance de la pratique du clampage précoce est qu'elle permet de collecter du sang placentaire pour la culture de cellules souches. Cette pratique est toutefois contestée50. Une thèse sur la bio-ingénierie des cellules souches conclut : La décision est personnelle. Si l'argent n'est pas un obstacle, la démarche peut être envisagée comme une assurance contre des pathologies éventuelles. Généralement, les médecins recommanderont de conserver le sang ombilical si la famille a de forts antécédents de maladies particulières.51
Coupure du cordon
Coupure du cordon ombilical

Dans les unités médicalisées la pratique la plus fréquente consiste à couper le cordon ombilical le plus tôt possible afin de donner des soins immédiats au nouveau-né. Cette pratique est remise en question par des parents qui souhaitent qu'en l'absence d'urgence le cordon ne soit coupé qu'après qu'il a fini de battre, ce qui permet à la mère de rester en contact plus longtemps avec son enfant, et celui-ci de bénéficier de la transfusion placento-fœtale. Les données scientifiques indiquent qu'une coupure relativement tardive du cordon, c'est-à-dire pratiquée entre trois minutes après l'accouchement jusqu'à la cessation des pulsations, peut avoir un effet bénéfique sur le taux de globules rouges du nouveau-né sans que cela augmente le risque d'hémorragie de la délivrance52,53,54.

Certains parents faisant l'expérience d'un accouchement à domicile sans assistance médicale s'inspirent d'une pratique New Age désignée comme « naissance Lotus » (ou lotus birth) en hommage à Clair Lotus Day, une femme de Californie qui en a fait la première expérience en 197455. Jeannine Parvati Baker, sage-femme autodidacte dans la mouvance nord-américaine de spiritual midwifery, en a été la principale propagatrice. Cette pratique qui se veut inspirée par celles de populations tribales en Indonésie consiste à ne pas couper le cordon ombilical pour le laisser sécher et se détacher de lui-même, ce qui intervient en général deux à quatre jours après la naissance. Le placenta une fois lavé est enveloppé dans un linge et conservé par un mélange de sel et de plantes médicinales. Après la rupture du cordon, il est enterré au pied d'un arbre. Traditionnellement, le placenta était considéré comme un « double psychique » de l'enfant et faisait l'objet d'un rituel à chaque anniversaire. Étant donné le faible nombre de cas, il n'existe pas d'étude clinique sur les conséquences médicales de cette pratique56.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:18

Jeannine Parvati (June 1, 1949 – December 1, 2005) was an anti-circumcision activist, yoga teacher, midwife and author.

Parvati's first book, Prenatal Yoga & Natural Childbirth, was influenced by ashtanga yogi Baba Hari Dass. Her second, Hygieia: A Woman's Herbal was her master's thesis in psychology at San Francisco State University. Later she co-authored, with her second husband and under the last name Parvati-Baker, Conscious Conception: Elemental Journey through the Labyrinth of Sexuality.

Parvati practiced as a midwife in Sonoma County, California for over ten years, before moving to rural southern Utah where she continued her practice and taught Prenatal Yoga while raising a family. She founded Hygieia College, a mentorship program.[1]

As a keynote speaker at conferences on genital integrity, Parvati was an advocate for eradicating circumcision.[2][3] She also authored "The Wound Reveals The Cure: A Utah Model For Ending The Cycle of Sexual Mutilation".[4]

Parvati died at home December 1, 2005, aged 56, after a two-year battle with Hepatitis C in Utah.[citation needed]
Works

Parvati, Jeannine (2001). Prenatal Yoga and Natural Childbirth. North Atlantic Books-Consumer Hlth; 2nd edition. ISBN 1-55643-382-4.
Parvati Baker, Jeannine (1986). Conscious Conception: Elemental Journey Through the Labyrinth of Sexuality. North Atlantic Books. ISBN 0-938190-83-0.
Parvati, Jeannine (1979). Hygieia: A Woman's Herbal. Freestone Publishing Company. ISBN 0-913512-54-0.
Various Articles and Book Reviews by Jeannine Parvati on Midwifery & Parenting topics catalogued on the Assn. of Pre & Perinatal Health's webpage.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:19

Rituels autour du placenta

Certaines familles accordent une place spéciale au placenta, étant donné qu'il a été un organe vital du bébé pendant tant de mois. De nombreux parents veulent voir et toucher cet organe. Dans certaines cultures, il existe une coutume consistant à creuser un trou, y enterrer le placenta et y planter un arbre au premier anniversaire de l'enfant. Dans d'autres populations, il est préparé puis mangé cérémoniellement par la famille du nouveau-né57.
Après la naissance
Une mère et son enfant après la naissance

Immédiatement après l'accouchement, il est d'usage que la sage-femme examine le vagin et le périnée de la mère pour s'assurer qu'il n'y ait pas de déchirure et, si tel est le cas, d'effectuer une suture. En cas d'épisiotomie, une suture est de toute façon pratiquée.

Dans les jours qui suivent, de légères contractions permettront l'involution de l'utérus, c'est-à-dire sa diminution progressive jusqu'à retrouver sa taille habituelle. Des saignements vaginaux, généralement de quantité plus abondantes que les menstruations, ont également lieu à la suite de l'accouchement. Le col de l'utérus rétrécit et épaissit pour retrouver son aspect équivalent à celui avant la naissance. Durant cette période, la mère fait l'objet d'une attention particulière afin de s'assurer de sa bonne récupération (surveillance de la pression artérielle, du pouls, des pertes sanguines…)58. Si une épisiotomie a été pratiquée, les soins consistent à en assurer la désinfection et à en vérifier la cicatrisation59.

La période du post-partum s'étend de la fin de l'accouchement jusqu'au retour de couches, c’est-à-dire les premières règles après la grossesse. C'est une période de nouveaux bouleversements à la fois psychiques et familiaux, mais aussi physique avec la perte brutale des repères physiologiques et anatomiques liés à la grossesse.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:20

Positions d'accouchement
Décubitus dorsal (allongée sur le dos)
Le decubitus dorsal reste la position de référence dans la représentation que se fait le grand public de l'accouchement.

La parturiente est couchée à plat dos, souvent avec les pieds dans des étriers.

Il s'agit de la position d'accouchement classique en Occident. Elle permet en effet aux médecins de pratiquer plus facilement leurs interventions : touchers vaginaux, épisiotomies, forceps, etc. Mais elle reste extrêmement peu courante dans les sociétés traditionnelles et dans le reste du monde60.

Historiquement, l'accouchement en position allongée a été introduit dans la pratique médicale par les médecins français du XVIIe siècle, et notamment Ambroise Paré et ses disciples à l'Hôtel-Dieu de Paris, puis surtout par François Mauriceau (1637-1709), le père de l'obstétrique en France auteur d'un influent Traité des Maladies des Femmes Grosses et Accouchées (1688). Mauriceau était en effet médecin de la cour du roi Louis XIV. Le souverain aurait lui-même pesé en faveur de cette position d'accouchement par ce qu'elle lui permettait d'assister à la naissance de ses propres enfants de Louise De La Vallière. Les écrits de Mauriceau eurent une influence majeure sur la pratique obstétricale de l'époque non seulement en France mais aussi dans les autres pays européens grâce à la traduction qu'en avait fournie le médecin britannique Hugh Chamberlen qui était l'héritier alors célèbre de la technique du forceps, inventée mais jalousement gardée par son père Peter Chamberlen. Au cours des XIXe et XXe siècles, la généralisation de l'accouchement en hôpital et sa médicalisation ont contribué à instaurer la position alitée et donc allongée. L'apparition des techniques anesthésiques ont encore contribué à renforcer cette pratique60.

Il faut souligner le paradoxe d'une pratique largement répandue au regard d'un intérêt clinique qui reste controversé. Les études cliniques montrent, au contraire, un bénéfice de la position verticale, par exemple sur la durée du travail60. Dans le contexte d'un regain d'intérêt pour l'approche physiologique de l'accouchement, l'immobilisation de la femme dans une position horizontale est de plus en plus critiquée. Une position plus verticale permet en effet au fœtus de se diriger plus facilement vers le vagin et donne à la femme, sans entrave, plus de confort pour choisir sa position. Néanmoins, la position allongée peut s'avérer utile dans la durée : les études cliniques montrent en effet qu'il est parfois difficile pour la femme de maintenir une position verticale en raison de la fatigue physique.

Aujourd'hui la formation du personnel médical a réintroduit l'enseignement de positions d'accouchement alternatives, même si le décubitus dorsal reste la position de référence au premier chef dans la représentation que se fait le grand public de l'accouchement.
Décubitus latéral (en chien de fusil)

La parturiente est couchée sur le côté (gauche dans la majorité des cas), en chien de fusil. Cette position est parfois désignée comme « à l'anglaise » bien qu'elle ne soit pas plus fréquente au Royaume-Uni. Cette position est par contre très fréquemment utilisée en Asie. Elle a été popularisée en France par Bernadette de Gasquet61 comme une bonne alternative au décubitus dorsal lorsque la parturiente est sous péridurale.

Étant donné que la veine cave est libérée, cette position permet une bonne oxygénation de la mère et de l’enfant. Le sacrum n’étant pas comprimé, le bassin est souple et le bébé amorce plus facilement sa descente, tout en réduisant les douleurs ano-rectales.

Un des avantages du décubitus latéral sur le décubitus dorsal est de permettre à la parturiente de se verticaliser au dernier moment (en passant « à quatre pattes ») si elle en ressent le besoin.
Position semi-assise

Il s’agit d'un ensemble de postures dans lesquelles le dos de la parturiente forme un angle de 45° avec ses cuisses parallèles au sol. Cette position peut être obtenue sur un lit d’accouchement dont on a préalablement relevé le dossier ou sur lequel sont disposés des coussins.
Positions verticalisées
La position verticalisée est très courante dans les sociétés traditionnelles

Dans la littérature scientifique, on désigne comme « verticalisées » toutes les positions pour lesquelles le dos de la parturiente est proche de la verticale. Il s'agit de la position debout, de la position assise, de la position accroupie et de la position « à quatre pattes » qui est une variante de la position accroupie.

La position assise peut être aidée par l'utilisation de sièges d'accouchement, notamment utilisés lors des accouchements à domicile aux Pays-Bas. Elle est recommandée pendant la phase de dilation comme étant la plus confortable.

Une verticalisation de la parturiente peut se produire spontanément pendant la phase d'expulsion.

La position verticalisée a pour avantage d'utiliser les effets de la gravité sur le fœtus. Les contractions sont d’intensité plus élevée et de fréquence moindre qu’en décubitus, elles sont mieux coordonnées, leur efficacité pour dilater le col est majorée et aboutit ainsi à un travail plus efficace et de plus courte durée. La position verticalisée apporte en outre plus de confort à la femme, réduit les douleurs, diminue le risque d'incision ou de déchirure du périnée et entraîne une satisfaction accrue et significative des parturientes62. L'OMS rappelle le résultat des études aboutissant à ces conclusions, mais en affiche d'autres qui aboutissent à des résultats opposés concernant l'augmentation des déchirures et des hémorragies lorsque la position debout est adoptée dans la phase d'expulsion. Globalement, elle préconise une formation accrue du personnel accoucheur à la position verticale, afin de laisser aux femmes le choix de la position dans laquelle elles sentent le plus à l'aise16. La position à quatre pattes soulage efficacement les femmes quand elle est adoptée régulièrement pendant l’accouchement et contribue en outre à un meilleur positionnement du bébé63.
Mobilité durant le travail

De nombreuses études épidémiologiques64 ont comparé les avantages et inconvénients de diverses positions en cours de travail et en phase d'expulsion. Elles s'accordent sur le fait que la position allongée sur le dos présente le plus d'inconvénients tant sur le déroulement de l'accouchement que sur les douleurs et l'inconfort pour la parturiente. Elles ne permettent cependant pas de déterminer quelle autre position d'accouchement serait à recommander à l'ensemble des femmes.

D'autres travaux 65 et les témoignages de nombreuses femmes, sages-femmes et obstétriciens, suggèrent que la mobilité (liberté totale de position) peut jouer un rôle important dans la réduction de la douleur de l'accouchement et la prévention des dystocies (difficultés essentiellement mécaniques de l'accouchement). Le but n’est en effet pas de remplacer une contrainte positionnelle par une autre étant donné qu'il n'y a certainement pas une position unique d’accouchement valable pour toutes les femmes et pour toutes les phases du processus. Le progrès réside dans l’offre faite aux femmes de se mouvoir comme elles le souhaitent, et éventuellement de leur proposer des positions variées en tenant compte de chaque femme dans sa globalité incluant ses caractéristiques physiques, psychologiques et obstétricales65. Il est enfin conseillé aux femmes d'être à l'écoute de leur corps et d'adopter la position qui leur convient le mieux en se laissant guider par leur intuition66,16.

Cette liberté de mouvement est de règle depuis plusieurs décennies dans les maternités suédoises67. Dans d'autres pays, les associations d'usagers distribuent des posters ou des fiches d'information sur les positions recommandées en cours de travail68.
Accouchement dans l'eau
Accouchement dans l'eau.

En raison de ses effets relaxants, l'eau chaude exerce un effet favorable sur la progression du travail pendant la phase de dilatation du col de l'utérus, et elle joue un rôle analgésique qui peut être important pour certaines femmes69.

La parturiente se place dans un bain durant les phases de dilation et d'expulsion, jusqu'à ce que la naissance du bébé se déroule dans l'eau. On parle alors de naissance aquatique. Cette pratique est possible lors des accouchements assistés à domicile et dans un très petit nombre de maternités françaises70, mais est pratiquée plus couramment en Belgique, aux Pays-Bas, en Angleterre, au Canada et en Australie71.

Une autre possibilité consiste à permettre à la parturiente de rester dans le bain jusqu'à la dilatation complète (fin du premier stade du travail), puis de sortir du bain pour accoucher dans la position d'expulsion de son choix. Cette situation est fréquente dans les unités obstétricales disposant de « bassins de dilatation » mais ne souhaitant pas accompagner des naissances aquatiques72.
Article détaillé : Accouchement dans l'eau.
Équilibre hormonal

Durant la phase de dilatation, l'ocytocine produit par l’hypophyse (ou glande pituitaire) induit les contractions utérines. Le placenta sécrète quant à lui des prostaglandines. Ces deux hormones stimulent puissamment le myomètre (la couche musculeuse interne de l'utérus). Elles contribuent à la synchronisation des contractions de celui-ci. Le myomètre étant rendu très sensible à l’ocytocine, les contractions s’intensifient et l’intervalle entre celles-ci diminue73. La douleur, augmentant graduellement elle aussi, permet la sécrétion d'endorphines (opiacé naturel de la même famille que la morphine) qui aident à maintenir cette douleur à un niveau supportable. Elles diminuent en outre la tension et la fatigue74.

Pour permettre la libération d’ocytocine et d’endorphine la plus adéquate, il est nécessaire selon Michel Odent que la parturiente puisse se trouver dans un lieu offrant de la chaleur, de la sécurité et de l’intimité et qu'elle soit le moins possible stimulée au niveau du cortex, le cerveau rationnel. Dans ces conditions, le taux d’adrénaline et de façon générale celui des hormones de fuite que sont les catécholamines, lesquelles sont antagonistes à l’ocytocine, sont à leur niveau minimum75. La non-stimulation du cortex permet quant à elle de laisser le gouvernail au cerveau reptilien, l’hypothalamus, ce qui rend la parturiente plus apte à se laisser guider par une forme d’instinct76. Plus concrètement, il est recommandé de permettre l’accouchement dans un lieu intime, accueillant et connu, dont la lumière est tamisée, où règne le silence ou une musique douce. La parturiente doit avoir chaud, qu’elle soit dans le mouvement ou l’immobilité, et elle doit pouvoir bouger, marcher et changer de position. Elle doit en outre être entourée de peu de personnes, qui doivent être connues et appréciées, et qui ne doivent pas lui poser de questions ou solliciter son intellect77,78. La parturiente doit enfin avoir la possibilité de boire et manger79.

Les partisans d'une naissance moins médicalisée estiment que la prise en charge de parturiente par la médecine conventionnelle est anxiogène et génératrice de stress, ce qui augmente le niveau d’adrénaline antagoniste à l’ocytocine. Ainsi, un environnement inconnu et peu rassurant, la température de la pièce inadaptée aux besoins d'une parturiente immobile, les nombreuses interventions sur le corps de la femme (touchers vaginaux, perfusion, sondage, rasage) souvent peu ou pas explicitées et pratiquées par des personnes différentes, l’immobilité et la position inadaptée imposées, la faim et la soif, les bruits de machines, les conversations techniques autour et sur la femme en travail, l’éclairage violent et cru[non neutre], pourraient provoquer une sécrétion massive d'adrénaline bloquant la sécrétion d’ocytocine, d'endomorphines et de prolactine, et perturbant la libération de catécholamines (dont le taux anarchique joue un rôle avéré sur l'hémorragie de la délivrance). Cette perturbation hormonale a pour conséquence un ralentissement du travail et des contractions moins efficaces et plus douloureuses, ce qui nécessite souvent une perfusion d’ocytociques artificiels eux-mêmes source de douleur supplémentaire. L’accouchement devient dès lors insupportablement long et douloureux[réf. nécessaire], ce à quoi la médecine conventionnelle répond par la pose d’une péridurale, engendrant d'autres perturbations iatrogènes80,81,82,83.

Au moment de la phase d’expulsion, une poussée d'adrénaline se déclenche, ce qui apporte un regain d'énergie à la parturiente, l'incite à adopter une position verticale et à s'agripper. La femme éprouve alors une forte envie de pousser. Le bébé bénéficie également de cette hormone : elle lui permet de s'adapter à la privation d'oxygène qui caractérise la phase finale de l'accouchement et lui permet d'être alerte à sa naissance, yeux grands ouverts et pupilles dilatées74. Cette modification hormonale se traduit généralement par une très courte phase de désespérance où la parturiente éprouve durant quelques instants une angoisse soudaine, une irrationnelle envie de s’enfuir, voire une peur panique de mourir84. Cette phase de désespérance annonce l’arrivée imminente du bébé.[réf. nécessaire]

Immédiatement après la naissance, un nouveau pic d’ocytocine vient faciliter la délivrance. Cette hormone induit également le comportement maternel, celui de prendre soin du nourrisson, et est nécessaire au réflexe d'éjection du lait maternel. Dans la mesure du possible, le nourrisson est posé contre sa mère immédiatement après la naissance afin de favoriser les échanges et les sécrétions hormonales induisant l'attachement. De nombreuses mères expriment une montée d'amour à la vue de leur bébé, qui serait notamment liée à ce pic majeur de la sécrétion d'ocytocine. Des perturbations dans ces moments suivant la naissance, pour cause de problèmes chez le bébé ou chez la mère, ou en raison de protocoles hospitaliers routiniers, peuvent perturber de façon importante l'établissement d'un lien harmonieux entre la mère et l'enfant85. Enfin, la prolactine est libérée, permettant le déclenchement de la lactation74.
Article détaillé : Ocytocine.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:21

La douleur et sa gestion
Variations individuelles et culturelles

La douleur est complexe, personnelle, subjective et est un phénomène multifactoriel influencé par des éléments psychologiques, physiologiques et socio-culturels86. Elle est relative, très différente d'une femme à l'autre, d'un accouchement à l'autre87. Certaines parturientes vivent d’intenses souffrances, alors que la douleur est plus légère pour d’autres, et que certaines n'en ressentent presque aucune manifestation88.

L'intensité et la nature de la douleur varie aussi selon que la parturiente soit primipare ou multipare88,89.

La douleur de l’accouchement présente également des variations culturelles90. Dans la culture judéo-chrétienne, elle est considérée comme une malédiction divine. Dans la bible, Dieu punit Ève en ces termes : « tu enfanteras avec douleur »91. Elle est considérée comme la rançon du plaisir éprouvé pendant l’acte sexuel92. Dans d'autres cultures, il a, au contraire, été observé que les femmes tendaient à davantage accoucher sans douleurs93.
Description de la douleur
Douleurs dues aux contractions

La principale douleur généralement ressentie lors de la première phase de l’accouchement est celle des contractions de l’utérus. En début de travail, les contractions surviennent toutes les 15 à 20 minutes et durent de 15 à 20 secondes. Généralement, la douleur ne se manifeste qu’après une certaine durée de la contraction et cesse avant la fin de celle-ci94. Toutefois il a été rapporté que dans un tiers des cas observés lors d'une étude, cette douleur ne cessait pas entre les contractions89.

L’intensité et la fréquence des contractions augmentent au fur et à mesure de la progression du travail, pour survenir finalement toutes les 3 à 5 minutes et durer 30 à 45 secondes. Elles reprennent pour la phase de délivrance, afin d'expulser le placenta.

Selon Michel Odent, si l'on ne perturbe pas le déroulement naturel de l'accouchement (notamment par des hormones de synthèse), la douleur déclenche la sécrétion d'endorphines, des analgésiques naturels proches de la morphine, qui permettent à la parturiente de supporter des contractions de plus en plus fortes et de plus en plus rapprochées95.
Douleurs viscérales et périnéales liées à la phase d'expulsion

Lors de la phase d'expulsion, la dissension des tissus nécessaire au passage du bébé provoque généralement des douleurs viscérales et périnéales. Contrairement aux douleurs abdominales et viscérales liées à la dilation lors de la première phase de l'accouchement, les multipares y sont plus exposées que les monopares89.

Juste avant la phase d’expulsion peut survenir une phase de désespérance caractérisée par une peur soudaine chez la parturiente liée à une poussée d’adrénaline.

Un autre facteur de douleur perdurant après la délivrance est celui lié à une déchirure éventuelle du périnée ou à l'épisiotomie pratiquée dans le but de prévenir cette déchirure96.
Facteurs influençant la douleur
Facteurs augmentant la douleur

Les facteurs suivants augmentent la douleur de l’accouchement 97:

La peur : la peur de l’accouchement, la peur de la douleur elle-même, l’angoisse face à l’inconnu ou liée à des expériences antérieures traumatisantes, le stress notamment dû au contexte médical. Ces facteurs provoquent une tension au niveau de l’utérus qui rend ses contractions plus douloureuses. De plus, la peur induit une production d’adrénaline détournant l’afflux sanguin de l’utérus vers les membres utiles à la fuite et au combat, ce qui diminue son oxygénation et son efficacité, et ce qui diminue également la production d’ocytocine responsable du bon déroulement de l’accouchement98,99;
La position gynécologique ou couchée sur le dos : dans cette position, le fœtus ne profite pas de la gravité pour descendre, les contractions sont plus difficiles à supporter, le fœtus et le placenta appuient sur les organes de la parturiente limitant son débit sanguin, la pression sur le périnée est plus forte (augmentant le risque de déchirures) et l'ouverture du bassin est plus étroite. Il s’agit de la position la plus inconfortable et la plus douloureuse100;
L’inconfort lié à la fatigue, au froid, à la faim et à la soif : ces facteurs affaiblissent l’organisme et accroissent la sensation de douleur101;
Le déclenchement du travail : l’injection d’ocytocine artificielle provoque des contractions plus intenses tout en perturbant l’équilibre hormonal de la parturiente, en particulier la production d’endorphine102. Le décollement ou la rupture artificielle des membranes (la poche des eaux) augmentent également la douleur des contractions103;
Le sentiment d’insécurité par rapport à son environnement, le défaut d’information, le manque de soutien, la solitude, les gestes médicaux invasifs, le bruit, la lumière forte, les conversations techniques autour de la femme qui accouche, les allées et venues du personnel médical : ces facteurs fragilisent la parturiente, perturbent sa concentration et la rendent plus vulnérable à la douleur97.

Facteurs diminuant ou supprimant la douleur
Varier les positions permet d'accueillir au mieux chaque contraction, ce qui réduit voire, élimine la douleur

La douleur présente une double dimension sensorielle et affective89, et une série de facteurs peuvent la réduire :

La détente et la relaxation: le muscle qu'est l'utérus peut totalement se relâcher entre les contractions et n'est pas entravé par des tensions inutiles, les tissus et ligaments de l'abdomen et du bassin sont plus souples, le sang est bien oxygéné et est dirigé prioritairement vers les muscles utiles à l'accouchement, l'ocytocine et les endorphines peuvent se libérer au maximum104'105.
La mobilité: Il a été observé que bouger, marcher, adopter les positions qui semblent les plus confortables et changer de position en fonction de ce que dicte son corps permet de fortement réduire la douleur. Une posture confortable permet d'accueillir au mieux chaque contraction, d'assouplir les muscles et les ligaments et d'ouvrir le bassin. Le fœtus progresse dès lors au mieux dans les voies maternelles tout en réduisant les douleurs. Pour ce faire, la parturiente doit pouvoir utiliser un maximum d'objets lui permettant de s'appuyer (mur, meuble, lit, dossier de chaise...), de s'asseoir de différente manière (tabouret, coussins, siège d'accouchement...), de se hisser (écharpes, corde, haut meuble servant d'appui...), de se placer accroupie ou à "quatre pattes" (tapis de sol...), ou de se coucher dans diverses postures. L'utilisation d'un ballon de gymnastique permet également des mouvements et rotations du bassin qui contribuent à un relâchement des tissus internes101,106.
L'intimité: pour accoucher au mieux, la parturiente doit se déconnecter de son intellect et sa raison pour se laisser aller à ses instincts de mammifère. Pour parvenir à cet état, elle doit avoir accès à un lieu où règnent le silence ou une musique douce, une lumière tamisée ou de la pénombre. Elle doit être entourée uniquement de personnes familières et de confiance. Elle doit savoir qu'elle ne sera pas dérangée, ni observée, qu'elle sera libre d'adopter toutes les positions et d'émettre tous les sons, gémissements et cris qu'elle souhaite107'108. L'obstétricien Michel Odent estime que les conditions d'accouchement doivent être similaires à celles d'une relation sexuelle. Il s'agit en effet d'un même mécanisme de mise en veille du néocortex et de la libération des mêmes hormones que sont l'ocytocine et les endorphines109
La confiance en soi et la bonne information: en étant correctement informée sur le processus d'accouchement et en étant consciente de sa capacité à accoucher seule, la parturiente devient pleinement maîtresse de son accouchement et utilise les sensations qui se présentent comme guides jusqu'à la naissance110.
Les massages: la parturiente peut, si elle le souhaite et pendant la durée qui lui convient, demander différents types de massage. Le massage par effleurement permet de libérer des endorphines111'112, le massage du bas du dos peut relâcher les muscles du bassin, l'acupression consiste à appuyer sur certaines zones du corps pour neutraliser la douleur113. Elle peut également utiliser les effets relaxants de la chaleur (bain chaud, application d'une bouillotte ou de compresses chaudes sur certaines parties du corps)114. Néanmoins, certaines femmes se supportent pas d'être touchées pendant l'accouchement ou à certains moments de celui-ci. Il est dès lors important qu'elles le disent et que leur demande soit respectée106.
Emettre des sons, des cris ou des gémissements: les sons graves produisent des vibrations qui entrent en résonance avec l'abdomen et le bassin et permettent une détente des ligaments et tissus de cette zone. Le chant permet de rester concentrée et de respirer au mieux115. Les cris libèrent, expulsent et canalisent l'énergie, à l'image des joueuses de tennis lorsqu'elles tapent dans la balle. Les cris peuvent être des cris de puissance et de force, comme le cri du guerrier. Les gémissements, très semblables aux gémissements pendant l'acte sexuel ou l'orgasme, permettent également de canaliser les sensations et évacuer un trop plein d'énergie116.
Rester dans l’instant présent: vivre chaque sensation au moment où elle se présente, sans penser à celles qui sont passées ni anticiper celles qui vont venir; accueillir chaque contraction comme si elle était unique, puis savourer le moment de pause qui la suit. Cette méthode permet de rester concentrée et progresser positivement dans l'accouchement117.
Le confort: la mise à disposition d'un endroit accueillant et chaud, la possibilité de boire et manger118, la bienveillance inconditionnelle de son entourage augmentent le sentiment de bien-être et de sécurité de la parturiente propices à la relaxation.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:21

Méthodes de lutte contre la douleur
Méthodes naturelles

La formation à l'accouchement dit sans douleur, actuellement appelé « préparation à la naissance », est une technique mise au point dans les années 1950 par le neurologue et obstétricien français Fernand Lamaze. Cette méthode, importée en Europe d’U.R.S.S., a été un ensemble de techniques visant à supprimer l’angoisse et la peur chez la femme qui accouche : préparation durant la grossesse, bonne information de la femme enceinte, relaxation par des techniques de respiration et création d’un climat de confiance entre la femme qui accouche et l’équipe médicale119.

Aujourd'hui, les femmes qui souhaitent accoucher de façon naturelle et sans douleur se tournent de plus en plus vers l'accouchement sous hypnose120. Cette technique a été mise au point aux États-Unis dans les années 1930 par Grantly Dick-Read et repose sur les mêmes principes que l'accouchement sans douleur de Lamaze : rompre l'effet peur-tension-douleur en déconstruisant auprès de la femme enceinte l'image d'accouchements effrayants et dangereux, et en lui apprenant différentes techniques de relaxation profonde. L'hypnonaissance va plus loin que l'accouchement sans douleur121.
Méthodes médicamenteuses

En 1853, la Reine Victoria demande à accoucher sous chloroforme, lançant ainsi un mouvement d’accouchement sous anesthésie générale dans les pays anglo-saxons jusque dans la moitié du XXe siècle119.

Dans les années 1970 apparaît la péridurale, une technique visant à injecter un anesthésiant entre deux vertèbres du bas du dos, afin d’insensibiliser le corps de la parturiente entre la taille et les pieds. Cette technique permet à la femme de rester consciente durant l’accouchement, sans ressentir de douleur. Elle peut également être utilisée en cas de césarienne.
Article détaillé : Péridurale.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:22

Complications et interventions médicales
Naissance par césarienne

Entre 90 % et 95 % des accouchements ne présentent aucun risque particulier122. Dans les quelques pourcentages restants, des complications peuvent se produire pendant l’accouchement. Elles requièrent généralement l'intervention d'un obstétricien qui pratique, selon la complication rencontrée, une césarienne ou l’utilisation de forceps ou d’une ventouse obstétricale.

La souffrance fœtale est une diminution de l’oxygénation chez le fœtus qui peut être notamment décelée par un rythme cardiaque élevé ou trop bas (observé par cardiotocographie). L’accouchement est alors provoqué ou accéléré. Dans les situations les plus risquées, une césarienne est pratiquée.
Présentation de l'utilisation de forceps en 1841.

Durant la phase de dilatation, les principales complications sont la dystocie cervicale (non-progression de la dilatation du col) et la rupture utérine. Cette dernière complication peut être fatale tant pour la mère que pour le fœtus.

Au moment de la rupture de la poche des eaux peuvent se produire une hémorragie de Benckiser, une latérocidence du cordon ou une procidence du cordon.

Durant la phase d’expulsion, un non-engagement de la présentation peut avoir lieu lorsque la partie du fœtus qui appuie directement sur le col ne parvient pas à franchir le détroit supérieur du bassin maternel. Les causes peuvent être multiples, corrigeables spontanément ou non, temporaires ou définitives.

La non-progression de l'expulsion est quant à elle diagnostiquée lorsque la tête du fœtus ou la partie de son corps qui se présente en premier n'avance pas malgré la présence de contractions adéquates. Cette complication requiert une intervention telle que l’extraction par ventouse, l'extraction au forceps ou la césarienne. La dystocie des épaules en est une cause particulière, lorsque le nouveau-né reste bloqué par la ceinture scapulaire. D’autres complications lors de la phase d’expulsion peuvent être un enclavement ou un accident du siège.

Après la naissance peuvent avoir lieu une hémorragie de la délivrance ou divers formes d’infections. Parmi les complications infectieuses, la fièvre puerpérale est la plus dangereuse, mais ne s'observe plus dans les pays développés. Il s'agit d'une septicémie à streptocoques, provoquée par des manipulations dans de mauvaises conditions d'asepsie.
Aspects culturels et sociaux
Articles détaillés : Obstétrique dans l'Égypte antique et Histoire de l'obstétrique.
Dans la Rome antique

Dans la Rome antique, l'accouchement est une affaire de femmes. Celles des classes aisées au moins font appel à une sage-femme (obstetrix), chargée d'aider aux accouchement simples à la maison et de donner les premiers soins au nourrisson. L'accouchement se déroule dans trois endroits différents d'une même pièce, choisie dans un lieu reculé de la maison. La phase de travail se déroule sur un lit. Lorsque l'expulsion s'annonce, la femme est transférée sur une chaise à dossier droit dont l'assise est ouverte en son milieu. Cette chaise dispose de poignées pour que la femme puisse s'y agripper, même si l'aide de domestiques est parfois requise pour maintenir la parturiente en position assise. L'obstetrix procède aux manipulations et retire le bébé par cette ouverture de la chaise. Enfin, une seconde couche est destinée à la phase de repos.

En cas de complications, il est fait appel à des médecins obstétriciennes appelées medica ou iatromea. L'une d'entre elles, nommée Soranos, est réputée maîtriser deux pratiques : la version podalique, qui consiste à retourner un enfant mal engagé afin qu'il se présente par les pieds, et l'avortement tardif, si l'enfant n'arrive pas à sortir. Ces pratiques ont probablement fait l'objet d'un enseignement dans l'Empire romain et au-delà, puisqu'on a retrouvé en Angleterre au IVe siècle le corps d'un enfant présentant les signes caractéristiques de l'avortement tel qu'il était pratiqué à Rome. Les forceps sont alors inconnus, et l'accouchement redouté en raison du risque de mortalité élevée123.
Chez les Pygmées

Traditionnellement, les Pygmées accouchent à l'écart du centre du campement, soit en un coin reculé, soit en dehors, mais toujours à proximité. La parturiente s'agrippe au pied d'un arbre et reçoit l'aide d'une assistante, qui « l'enserre par derrière pour accentuer l'efficacité des contractions ». Le recours à un ou une accoucheuse, ou matrone voire au guérisseur n'a lieu qu'en cas de complications. La parturiente coupe elle-même le cordon ombilical avec ces dents, ou bien celui-ci est tranché par l'assistante qui prend soin ne pas y toucher directement, et le manipule avec deux bâtons servant de baguettes d'une main, son autre main utilisant une éclat de bois, ou de nos jours, une lame de rasoir124.

Au Congo, les services de santé tentent de convaincre les femmes de venir accoucher dans les maternités, mais constatent une forte résistance. Les femmes pygmées disent se sentir méprisées, ce qui est confirmé par de nombreux intervenants, et malgré la gratuité instaurée, en 2011 moins de 2 % des femmes avaient accouché dans un centre de santé intégré dans le Nord du pays, la moyenne nationale étant de moins d'un quart pour les femmes autochtones125 contre 80 % pour les autres Congolaises. Une autre raison de ce choix est l'attachement aux traditions prônée par les anciens. Ainsi, une sexagénaire explique : « Nous avons encore confiance à nos traditions. Quand une femme est à terme, elle ne se promène plus seule en forêt. Dès que les douleurs d’accouchement arrivent, elle sait ce qu’il faut faire: s’asseoir au pied de l’arbre. »126.
En Occident, de nos jours : l’entourage de la parturiente
L’accouchement non assisté
Article détaillé : Accouchement non assisté.

L'accouchement non assisté est un accouchement qui se déroule en l'absence de personnel médical tels que sage-femme, médecin, gynécologue ou obstétricien. En tant que mammifères, les femmes sont tout à fait aptes à accoucher seules. Les modifications hormonales, les contractions de l’utérus et l’assouplissement progressif des membranes du bassin se déroulent de façon involontaire et permettent la naissance du bébé puis l’expulsion du placenta. Pour aider ce processus, la femme peut se placer dans un endroit où elle se sent en sécurité, entrer dans une profonde détente et adopter les positions les plus confortables en fonction de ce que lui dicte son corps127. Selon ses promoteurs, l’accouchement n’est que l’aboutissement du processus naturel qui a commencé par la procréation et s’est poursuivi par le développement du fœtus durant toute la grossesse, périodes pendant lesquels la femme n’a besoin d’aucune aide extérieure, la question des complications et du risque de mortalité accrue étant évacuée.

Dans de nombreuses cultures, il est pourtant inculqué aux femmes l’idée qu’elles ne peuvent pas accoucher par elles-mêmes et qu’elles ont besoin de l’assistance d’une tierce personne128. La forme la plus extrême de cette limitation de la capacité des femmes se trouve dans les sociétés pratiquant l’excision où les cicatrices et mutilations liées à cette pratique exigent la présence d’une personne devant inciser le périnée au moment de l’accouchement129. Néanmoins, dans certaines sociétés, les femmes continuent à accoucher sans assistance. C’est le cas chez les Baribas[réf. à confirmer]130 et chez les !Kung131.’132.

En Occident, la plupart des accouchements non assistés sont des accouchements inopinés, non intentionnels, par exemple lorsque la femme n’a pas pu rejoindre une maternité ou que l’équipe médicale n’a pas pu arriver à temps133. Un courant de femmes souhaitant accoucher sans assistance est cependant apparu après la généralisation des accouchements en milieu hospitalier et des pratiques peu respectueuses auxquelles les parturientes y sont soumises134. Ces femmes veulent vivre activement et librement leur accouchement, dans une logique d’émancipation et d'accomplissement personnel135, ou dans une volonté d’intimité, de sérénité et d’accueil paisible du bébé136.
La sage-femme
Sage-femme écoutant le cœur du fœtus durant la phase de dilatation lors d’une naissance à domicile

La sage-femme est une professionnelle médicale diplômée dont le métier est d'assister les femmes pendant leur grossesse et pendant leur accouchement et de prodiguer les premiers soins aux nouveau-nés.

Le métier de sage-femme est probablement un des plus vieux métiers de l’Histoire de l’humanité et existe dans quasiment toutes les sociétés137. Les sages-femmes ont tenu une place privilégiée durant l’Antiquité et sont toujours respectées dans bon nombre de cultures. En Occident, le métier de sage-femme reste pourtant difficilement reconnu depuis le Ve siècle. Les sages-femmes furent persécutées en tant que sorcières par l’Église entre la fin du Moyen Âge et le XVIIe siècle, puis interdites d’accès à l’enseignement en tant que femmes durant la Renaissance, ensuite déconsidérées par les médecins et obstétriciens du XVIIIe siècle qui se sont intéressés à l’accouchement notamment avec l’introduction d’instruments, et en particulier du forceps138.’139 La tutelle des médecins sur les sages-femmes s’est poursuivie au XXe siècle avec la généralisation des accouchements à l’hôpital140. Aujourd’hui, sous la pression des médecins et obstétriciens qui les perçoivent comme plus dangereuses141, les maisons de naissance tenues principalement par des sages-femmes restent interdites en France hors d'un cadre expérimental, alors que la plupart des autres pays occidentaux disposent de ce type d'établissement142.

Alors que l’obstétricien est formé pour prendre en charge les grossesses à risque et les accouchements où se présentent des complications, la sage-femme est experte dans l’accompagnement des grossesses et accouchements normaux ainsi que la période post-natale, généralement pour un accompagnement global et dans une philosophie holistique143.

Beaucoup de sages-femmes exercent leur métier dans les hôpitaux et maternités144.’145 Les sages-femmes libérales assurent un accompagnement des femmes enceintes à domicile, dans leur propre cabinet ou en maison de naissance, généralement avec la volonté d’instaurer un climat de confiance et d’écoute. Certains hôpitaux leur donnent également accès à leur plateau technique où elles peuvent accompagner l'accouchement de leurs patientes146.’147
Article détaillé : Sage-femme.
L'obstétricien
L'obstétricien est un chirurgien qualifié pour accompagner les naissances pathologiques

La science médicale qui s'intéresse à la naissance des êtres humains est l'obstétrique. Un médecin qui se spécialise dans la surveillance de la grossesse et de l'accouchement est un obstétricien. Les obstétriciens sont des chirurgiens, les seuls qualifiés pour accompagner des naissances pathologiques nécessitant la pose d'actes médicaux.

La figure de l’homme chirurgien accoucheur est apparue à partir du XVIIe siècle. Après la persécution des sages-femmes par l’Inquisition et la perte de leur savoir empirique, la situation des parturientes s’était fortement dégradée. Sous la tutelle du pouvoir ecclésiastique, la matrone, souvent non formée et illettrée, était devenue le personnage principal des accouchements. N’ayant aucune qualification pour faire face à des complications et pratiquant des gestes dangereux lorsque l’accouchement se déroulait normalement, la matrone en arrivait à extraire le fœtus avec des crochets, en découpant le bébé en morceaux ou en mutilant inutilement la parturiente. Dans l’occident de la fin du Moyen Âge, la malnutrition, le rachitisme, le manque d’hygiène, les malformations et les nombreuses maladies dont était victime la population, s’ajoutaient à l’incompétence des matrones pour rendre l’accouchement fréquemment meurtrier. C’est dans ce contexte qu’est née la profession de chirurgien accoucheur qui a permis de sauver de nombreuses vies, d’abord sous l’impulsion de Louis XIV qui fit appel à un accoucheur-médecin pour délivrer sa maîtresse Louise de la Vallière, puis par l’invention du forceps, et enfin par la succession des progrès réalisés dans les sciences médicales148,149.

Le développements de l’obstétrique, de l’anesthésie et de l’hygiène changent les conditions d’accueil dans les hôpitaux. Au XXe siècle, la majorité des accouchements en Occident ont lieu en milieu hospitalier, ce qui aboutit à une médicalisation totale de la naissance et au rôle majeur que vont jouer les obstétriciens dans les accouchements150. Dans les années 1970, de plus en plus de voix s’élèvent pour critiquer les pratiques des obstétriciens peu respectueuses de la femme et de la physiologie de l’accouchement151. L’assimilation des grossesses et accouchements à une maladie, les routines et protocoles médicaux perturbant le bon déroulement de l’accouchement, les gestes invasifs et mutilants du chirurgien sont responsables de complications qu’ils étaient censés éviter152.’83

La France fait partie des pays accordant le plus d’importance aux obstétriciens en raison de sa conception particulière de la grossesse et de l’accouchement qui ne sont considérés comme normaux qu’a posteriori153. À l’opposé, les Pays-Bas considèrent que l’accouchement normal est du ressort exclusif de la sage-femme, au point qu’un accouchement qui ne présente pas de risques particuliers n’est pas remboursé par la sécurité sociale s’il est accompagné par un obstétricien154.
Article détaillé : Obstétrique.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:23

La doula
Une doula avec une mère et un nouveau-né

La doula qui, bien que n’ayant pas de formation médicale spécifique, accompagne, soutient et informe le couple et la femme dès le début de la grossesse, pendant l'accouchement et après la naissance.

Emprunté au grec ancien, le terme δούλη (doúlê), signifiant « esclave, servante » désignait la figure féminine qui, aux côtés de la sage-femme, se tenait près de la mère lors de la naissance de son bébé155. Dans le contexte médical où des personnes différentes, souvent inconnues de la parturiente, interviennent tout au long de la grossesse et au moment de l’accouchement, la présence d’un doula est une réponse à un besoin de continuité. En développant une relation de confiance et de complicité avec la femme tout au long de la grossesse, elle peut assurer un soutien physique et émotionnel, et aider à la communication entre la couple et le corps médical au moment de l’accouchement156. La doula peut également être une présence utile pour les futures mères célibataires et les femmes peu soutenues par leur conjoint et leur entourage157.
Article détaillé : Doula.
Le père
Un père tenant son nouveau-né dans les bras, Minnesota, 1974

Dans la plupart des cultures, un rituel spécifique, la « couvade », est destiné au père pendant l’accouchement de sa compagne. Dans les sociétés traditionnelles des Caraïbes et d’Amérique du Sud, il était de coutume que le mari prenne dans le lit la place de l’accouchée, se fasse soigner comme s'il accouchait et joue ce rôle pendant un laps de temps variable158. Chez les Ewé au Togo, le père n’assiste pas à l’accouchement mais se rend avec d’autres hommes au sanctuaire pour demander aux ancêtres que tout se passe bien159. En occident, les pères avaient traditionnellement pour tâche de faire bouillir de l’eau pendant l’accouchement de leur épouse, sans que personne sache réellement à quoi servait cette eau160.

Pendant des siècles, l’accouchement était considéré comme « une affaire de femmes » en Occident. À partir des années 1960 et à la suite de la généralisation des accouchements en milieu hospitalier, les hommes se sont vu assigner un nouveau rituel, celui de conduire leur femme à la maternité. Les femmes ont alors émis le souhait que leur mari soit présent à leurs cotés dans la salle d’accouchement, en prenant au dépourvu l’équipe médicale. La présence des pères lors de l'accouchement a très vite connu un engouement et s’est généralisée à partir des années 1970160.

Le rôle du père pendant l’accouchement est généralement d’apporter, par sa présence, un soutien émotionnel à sa compagne. Après la naissance, le personnel médical lui confie une paire de ciseaux pour qu’il puisse couper le cordon ombilical, comme acte symbolique de séparation de la mère et de l’enfant161.

De nombreuses théories ont encouragé la présence du père à l’accouchement, qui permettrait de renforcer les liens à l’intérieur du couple et de faciliter l’accouchement160. Néanmoins peu d’études se sont penchées sur l’impact de l’accouchement sur les hommes. Certains hommes vivent négativement l’accouchement. Ils peuvent ressentir de l’anxiété à l’idée de ne pas pouvoir soutenir leur compagne ou de voir du sang. Ils peuvent également se sentir exclus par le corps médical qui ne parvient pas à leur octroyer une place dans le processus. Il leur arrive enfin de ressentir un profond sentiment d’impuissance, en particulier si leur compagne éprouve de la souffrance162. Le traumatisme est souvent plus grand lors des accouchements en milieu hospitalier lorsque la femme est en position gynécologique, pieds dans les étriers, exposée au regard de tous, avec du personnel médical penché sur son sexe, qui la touche et manipule son sexe, sans que ces gestes soient explicités163.

Dans certaines situations, la présence du père peut compliquer l’accouchement. C’est le cas lorsque l’homme est stressé et produit un taux important d’adrénaline, ce peut être contagieux et diminuer la sécrétion d’ocytocine chez la parturiente. C’est également le cas lorsque le couple ne partage pas une intimité suffisante, ce qui peut inhiber la femme lors de certaines phases de l’accouchement, en particulier au moment de l’expulsion où il est fréquent que le rectum soit vidé160.

Le fait d’assister à l’accouchement peut aussi entraîner des suites négatives pour le père, telles qu’une forme de dépression post-natale, une fuite physique (fuite dans le travail, voyage impromptu), une fuite psychologique (schizophrénie, jeux vidéo) ou encore une baisse de libido163.

Inversement, lors d’accouchement naturel ou physiologique, la présence du père peut faciliter l’accouchement. Il peut prodiguer des massages, soutenir physiquement sa compagne dans certaines positions, lui fournir des boissons et de la nourriture. Il peut également veiller à ce que personne ne trouble l’atmosphère d’intimité et de sérénité, et faire respecter les volontés de sa compagne par le personnel médical164. Il peut aussi simplement ne rien faire, en se limitant à assister sa compagne dans une ambiance d’amour et de tendresse, en particulier lors d’accouchement assisté à domicile ou d’accouchement non assisté165.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:24

Les lieux d’accouchement
Domicile
Articles détaillés : Accouchement assisté à domicile et Accouchement non assisté.

Traditionnellement, les femmes accouchent à domicile. L’accouchement à domicile concerne encore 90 % des naissances dans le monde166.

En Occident, au cours de la première moitié du XXe siècle, les hôpitaux ont accueilli de plus en plus de femmes. Les techniques de césarienne ont gagné en notoriété grâce aux antibiotiques et aux anesthésiques. Dans les années 1930, la profession des sages-femmes a traversé une crise identitaire avant de s'institutionnaliser et d'intégrer majoritairement le corps hospitalier. Si en 1950, 45 % des accouchements se font encore à domicile167, à partir des années 1960, l'immense majorité des femmes des pays développés sont encouragées à accoucher à l'hôpital. Aujourd’hui, le nombre d’accouchement à domicile est tombé à 1 % des accouchements en France et en Belgique168’ 166. Il est par contre proche de 30% aux Pays-Bas169.

Depuis les années 2000, l’accouchement assisté à domicile connait un regain d’intérêt dans les pays occidentaux. Les principales motivations sont pour les couples d’échapper à un cadre très médicalisé qui peut être considéré comme anxiogène, et d’accueillir le bébé dans un environnement serein et chaleureux170’171. Les partisans de l'accouchement à domicile le présentent comme n'étant pas plus dangereux pour les grossesses à bas risque, pour autant que la grossesse et la naissance soient surveillés par une sage-femme172'168’173. Certaines études épidémiologiques174 suggèrent d'ailleurs que les résultats périnataux (surtout pour ce qui concerne les taux de mortalité périnatale) sont comparables quel que soit le lieu choisi pour l'accouchement, lorsque celui-ci se déroule dans de bonnes conditions sanitaires, pour une grossesse à faible risque suivie par un personnel médicalement qualifié. Une méta-analyse de 2010 175 souligne que dans les articles retenus, les femmes choisissant l'accouchement à domicile ont significativement moins de facteurs de risque (moins d'obèses, moins d'utérus cicatriciels ou encore moins d'antécédents obstétricaux), mais que le risque relatif de mort néonatal est presque deux fois supérieur (Odds ratio de 1,98) chez les femmes accouchant à domicile si on considère l'ensemble des naissances, ce risque relatif étant presque trois fois supérieur lorsque aucune anomalie n'a été notée à la naissance (OR de 2,87). Plus récemment, un article de l'American Journal of Obstetrics and Gynecology176 , considérant que l'accouchement à domicile entraîne une inutile augmentation des risques, tant pour la mère que pour l'enfant, et que le taux relativement important de transferts d'urgence à l'hôpital représente un coût non négligeable et une forte source de désagréments et d'angoisse évitables pour la mère, recommande aux professionnels de santé de privilégier l'éthique professionnelle face à l'idéologie en incitant les patientes à opter pour un accouchement en milieu hospitalier. Dans les zones rurales de pays pauvres, on constate une persistance de formes d'accouchement traditionnelles avec des résultats qui dépendent principalement du niveau de vie et des conditions sanitaires177.
Hôpital
Maternité d'un centre hospitalier

L'hôpital a longtemps été un lieu à haut risque en raison des infections nosocomiales qui pouvaient toucher les parturientes et les nouveau-nés. La situation évolue au cours du XIXe siècle avec les découvertes des microbes et de l'antisepsie. Ainsi c'est en constatant que les femmes accouchées par les sages-femmes meurent trois fois moins que celles accouchées par les médecins que le hongrois Ignace Semmelweis établit en 1847 que la fièvre puerpérale est en fait transmise depuis les salles d'autopsies par les mains des médecins178. Cette observation conduira à la mise en place de règles d'hygiène qui transforment profondément l'image de l'hôpital non plus comme lieu de dernier recours mais comme véritable structure de soins organisée « cliniques ». Par ailleurs, les progrès des techniques médicales et l'invention de nombreux instruments assoient le statut de la médecine hospitalière qui s'organise en spécialités médicales, dont l'obstétrique179.

À partir des années 1920-1930, la naissance en milieu hospitalier se répand en France et aux États-Unis, soutenue par les autorités dans une politique de natalité. En parallèle, l’hôpital se transforme. De l’hospice traditionnel voué à l’assistance des femmes les plus pauvres, on passe à un établissement moderne et plurifonctionnel, dont l’architecture reflète les différentes finalités : maison d’accouchement, lieu de consultations de grossesse de gynécologie et de puériculture, des laboratoires d’analyses, centre de donneuses de lait, consultation prénuptiale, dispensaire antisyphilitique et une maternité spécialement isolée pour les tuberculeuses. C’est à partir des années 1950 que l’accouchement à l’hôpital se généralise, d’abord sous l’impulsion de la méthode d’accouchement sans douleur, puis grâce aux progrès tels que l’échographie, la technique de la césarienne et la péridurale179.

Dès les années 1970, sont apparues des critiques sur la surmédicalisation des accouchements dans les hôpitaux. La logique hospitalière de rentabilité, d’organisation du personnel et de gestion du risque (notamment en matière d'assurances) a incité la mise en place de protocoles et d’actes routiniers en décalage avec le processus naturel et individuel de l’accouchement180. Les institutions hospitalières ont en effet tendance à organiser leur travail sur la base du « pire cas », envisageant chaque accouchement comme si un désastre pouvait survenir à tout moment, en imposant à chaque femme qui accouche des interventions qui visent en réalité à répondre à l’anxiété du médecin181. De plus, chaque intervention entraine une cascade d’interventions ultérieures qui peuvent transformer un accouchement normal en une situation d’utilisation de forceps, voire de césarienne182. De nombreuses femmes vivent dès lors leur accouchement comme une expérience décevante et traumatisante183. Certaines en gardent même des séquelles pouvant avoir des répercussions jusque dans leur vie professionnelle184.

Dans les pays industrialisés, une mobilisation de femmes et d’associations d’usager s’est organisée pour prôner la liberté de choix dans le mode d’accouchement185. Quelques hôpitaux ont remis en question certaines de leurs pratiques et ont notamment mis en place deux outils pour répondre à la demande de plus grand respect des parturientes et de leur accouchement :

L’installation d’une « salle nature » (ou « pole physiologique ») parmi leurs salles d’accouchement186.
L'accès au plateau technique de leur établissement pour les sages-femmes libérales proposant un accompagnement global de la grossesse et de la naissance187.

Maison de naissance

Une maison de naissance est un petit établissement tenu par des sages-femmes, ne faisant pas partie d'un hôpital mais s'y trouvant proche géographiquement, où les femmes en bonne santé, dont la grossesse se déroule normalement, peuvent être suivies médicalement, accoucher et trouver de multiples services reliés à leur maternité188. La femme enceinte y est suivie par la même sage-femme (ou une petite équipe de mêmes sages-femmes) durant toute sa grossesse, dans une optique plus large qu'un simple suivi gynécologique (préparation à l'accouchement, préparation à l'accueil du bébé, allaitement...) ce qui permet d'établir des relations de confiance entre la femme enceinte et l'équipe médicale. Le jour de l'accouchement, la parturiente est accompagnée par cette même sage-femme durant tout le processus d'accouchement.

L'accent étant mis sur l'aspect naturel et physiologique de l'accouchement, la médicalisation est réduite au minimum. La gestion de la douleur se fait non pas par une péridurale, mais par des méthodes naturelles telles que l'hypnonaissance couplée à toute autre méthode de relaxation et de bien-être189.

Les maisons de naissance sont apparues aux États-Unis dans les années 1970 en réaction à l'hyper-médicalisation de l'accouchement. Elles se sont ensuite développées en Australie, au Canada et dans de nombreux pays européens : Espagne, Italie, Belgique, Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède190. En 2013, après plusieurs réticences, la France a elle aussi autorisé l'expérimentation de maisons de naissance191.
Article détaillé : Maison de naissance.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:24

Religions, mythes et légendes

Dans la religion grecque antique et la mythologie grecque, l'enfantement et en particulier l'accouchement était du ressort de la déesse Ilithyie, qui répond elle-même aux ordres d'Héra. Il arrive qu'Héra retienne Ilithyie afin de retarder un accouchement, ou l'envoie au contraire pour l'accélérer : cela lui permet notamment de faire naître Eurysthée avant Héraclès afin qu'Eurysthée soit l'aîné192.
Terminologie

La grossesse et l'accouchement sont a priori des processus physiologiques. Si un éclairage médical est nécessaire pour bien en appréhender toute la chronologie et le bon déroulement, il n'en est pas moins dispensable dans l'absolu. À proprement parler, la parturiente même en salle d'accouchement n'est donc pas considérée comme malade.

Les Britanniques utilisent depuis 2007 le terme « accouchement normal » (normal birth) pour désigner un accouchement non déclenché, sans péridurale ni analgésiques, sans césarienne ni épisiotomie ni extraction instrumentale. Cette définition consensuelle (Normal Birth Consensus) est le fruit de plusieurs années de travail impliquant des associations d'usagers et des organisations professionnelles (sages-femmes et gynécologues-obstétriciens)193. Elle a pour objectif principal l'élaboration de statistiques fiables à grande échelle sur les pratiques obstétricales en l'absence de signes cliniques.

Certains membres du groupe de travail britannique ont formé le souhait que, dans une deuxième étape, soient exclues de la définition certaines pratiques comme l'accélération du travail, l'usage d'opiacés, la rupture artificielle des membranes et la gestion active de la troisième phase du travail. Avec ces nouveaux critères ils suggèrent que l'on parle d'accouchement naturel ou « physiologique ».
Aspects légaux

L'accouchement a différentes implications légales. Dans les systèmes juridiques hérités du droit romain, est considérée comme mère la femme qui accouche, selon le principe du Mater semper certa est194. Le père est le mari de la femme qui accouche, selon le principe de la présomption de paternité. À sa naissance, l'enfant acquiert une personnalité juridique pour autant qu'il soit né vivant et viable195. Dans le cas contraire, on parle d'enfant sans vie, ce qui recouvre les cas de mortinaissance.

Dans certaines juridictions, le lieu de naissance détermine la nationalité d'un enfant (sous la doctrine du droit du sol ou jus soli), par opposition au droit du sang.

Dans de nombreux pays, la naissance doit être déclarée auprès d'un organisme d'état civil qui délivre un certificat de naissance.

Certains États, tel que la France, autorisent l'accouchement sous X, c'est-à-dire le droit pour la femme d'accoucher dans l'anonymat196.
Statistiques

L'âge moyen à l'accouchement s'accroit depuis le Moyen Âge, et nettement plus rapidement depuis 30 ans197.

Il augmente dans le monde et notamment partout en Europe197 ; en 2009, en France, il était de 29,9 ans et en France métropolitaine, il a dépassé les 30 ans pour la première fois197 ;
Dans les années 1980, cette accélération a diminué ; 14 années ont été nécessaires pour passer de 29 à 30 ans (deux fois plus que pour passer de 27 à 28 ans, puis de 28 à 29 ans)197 ;
De manière corrélée, le pourcentage d'enfants nés de mères de 35 ans et plus s'est accru (22 % des accouchements en France en 2009, soit un quasi-quadruplement en 30 ans)197 ;
Dans les années 2000, la France est dans la moyenne européenne : en 2006, l'âge moyen à l'accouchement était de 30 ans en Europe des Quinze descendant un peu (à 29,5 ans) si l'on inclut les pays de l'Est alors récemment entrés dans l'Union européenne197.

Bibliographie

Timothy Gantz, Mythes de la Grèce archaïque, Éditions Belin, 1993, p. 152 et passim ISBN 2-7011-3067-0
Suzanne Amigues, Théophraste. Recherches sur les plantes. À l’origine de la botanique, Éditions Belin, 2010, 414 p., note 91 ISBN 978-2-7011-4996-7
Isabelle Brabant, Vivre sa grossesse et son accouchement: Une naissance heureuse, Chronique sociale, 2003.
Barbara Ehrenreich et Deirdre English, Sorcières, sages-femmes et infirmières: Une histoire de femmes et de la médecine, Éditions du Remue-Ménage, 2005.
Fernand LEROY, Histoire de naître: De l'enfantement primitif à l'accouchement médicalisé, De Boeck, 2002.
(en) Sue MMacDonald, Julia Magill-Cuerden, Mayes' Midwifery: A Textbook for Midwives, Édition Bailliere Tindall, 14e édition, 2011.
Marie F. Mongan, HypnoNaissance: la méthode Mongan, Édition du petit monde, 2009.
Accouchements inopinés : [PDF] Enquête sur les accouchements inopinés à domicile, La Revue des Samu, 2001
Francine Saillant et Michel O'Neill (sous la direction de) : ACCOUCHER AUTREMENT. Repères historiques, sociaux et culturels de la grossesse et de l'accouchement au Québec, Montréal, Les Éditions Saint-Martin, 1987, 450 pp.

Notes et références

↑ Peinture anonyme sur papier réalisée en Suède probablement par un artiste français 44.1 x 56,6 cm.
↑ Travail [archive] sur cnrtl
↑ Travail [archive] sur le site de l'OQLF
↑ Smartfiches Médecine, Gynécologie-Obstétrique, Item 22 - Suivi obstétrical d'une grossesse normale, version du 15 février 2014 [archive]
↑ Voir www.alternatives.be [archive]
↑ Source : Jacqueline Lavillonnière. La postmaturité en question — quel diagnostic — quel pronostic ? [archive]
↑ La durée d'une grossesse [archive]
↑ Voir quelques exemples [archive].
↑ Voir une discussion détaillée [archive] du dépassement de terme.
↑ Par exemple, Postterm with favorable cervix: is induction necessary ? [archive] (B. Chanrachakul & Y. Herabutya) European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology 2003;106, page 156.
↑ Mittendorf R. et al. « The length of uncomplicated human gestation » OB/GYN. Vol. 75, No., 6 June, 1990, p. 907-932.
↑ Voir notamment Henci Goer, « When Research is Flawed: Management of Post-Term Pregnancy » Commentary on: Crowley P. « Interventions for preventing or improving the outcome of delivery at or beyond term » (Cochrane Review) [archive]. In: The Cochrane Library. Issue 2. Oxford: Update Software, 2002.
↑ article L 1111-4 du code de la santé publique en France.
↑ a, b et c (de) Diedrich Kl, Holzgreve W, Jonat, W, Schneider, K.-T, Schultze-Mosgau, A, Weiss, J. Gynäkologie und Geburtshilfe, Springer Medizin Verlag Heidelberg, 2007.
↑ Laughon K, Branch W. « NIH study finds women spend longer in labor now than 50 years ago » [archive] 2012.
↑ a, b, c et d Les soins liés à un accouchement normal: guide pratique [archive], OMS, 1998
↑ Hémorragies après l’accouchement : quel rôle pour l’ocytocine ? [archive]
↑ Étude INSERM : l’ocytocine pendant l’accouchement est un facteur de risque indépendant d’hémorragie grave [archive]
↑ « L'Ocytocine » [archive] sur le blog accoucherautrement.free.fr
↑ Tout savoir sur le bouchon muqueux [archive]
↑ Carbonne B. « Physiologie de la contraction utérine » [archive], 2002.
↑ La première partie du travail : étude de la contraction utérine, effacement et dilatation du col [archive]
↑ Dilatation du col utérin [archive]
↑ BLONDEL, M., LEJEUNE, V., Gynécologie, obstétrique et soins infirmiers (3e édition), édition Lamarre, p. 198.
↑ Débat: Le toucher vaginal, est-ce vraiment nécessaire? [archive] sur le blog babillageaveclaurie.blogspot.be
↑ Classification OMS des pratiques utilisées pendant un accouchement normal [archive] sur alternatives.be
↑ Déroulement de l'accouchement [archive]
↑ a et b La poussée dirigée [archive] sur le blog accoucherautrement.free.fr
↑ Voir analyses et références dans Gestion du travail d'accouchement: pratiques d�eclar�ées par les sages-femmes d'Auvergne [archive], Marylise N�esen, Gynecology and obstetrics. 2013. <dumas-00903650>
↑ Haute autorité de la santé, ‘’L’expression abdominale durant la 2e phase de l’accouchement’’ [archive], consensus formalisé, janvier 2007.
↑ Accouchement : qu’est qu’une épisiotomie [archive]
↑ Épisiotomie, et si vous en discutiez avant ? [archive]
↑ CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens français), RECOMMANDATIONS pour la PRATIQUE CLINIQUE, l’épisiotomie [archive], 2005.
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↑ Les premiers soins au bébé [archive]
↑ Les soins du nouveau-né [archive]sur le blog accoucherautrement.free.fr
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↑ Les premières 24 heures de bébé [archive]
↑ De l’importance des premiers instants après la naissance [archive] sur le blog age-de-lait.over-blog.com
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↑ Voir Le sang placentaire, un commerce juteux… [archive] (Blood money for what?), Naomi Pfeffer, AIMS Journal 16, 4, 2005, p. 6-9.
↑ François Drouin, étudiant au doctorat à l'Université Laval et stagiaire du Réseau de cellules souches.
↑ http://apps.who.int/rhl/reviews/CD004074sp.pdf [archive]
↑ (en) Rabe H, J.L. Diaz-Rossello, L. Duley et T. Dowswell, « Effect of timing of umbilical cord clamping and other strategies to influence placental transfusion at preterm birth on maternal and infant outcomes. », Cochrane Database Syst Rev., no 8,‎ 2012, CD003248. (PMID 22895933, DOI 10.1002/14651858.CD003248.pub3)
↑ (en) Denis Campbell, « Hospitals warned to delay cutting umbilical cords after birth », the guardian,‎ 11 juillet 2013 (lire en ligne [archive])
↑ Lotus Birth - a ritual for our times [archive] (Sarah Buckley, 2002). Voir la page Lotus Birt (en) sur Wikipedia et le site www.lotusbirth.com [archive] pour plus de détails.
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↑ Maison de la naissance, une équipe de sages-femmes à Bruxelles [archive]
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:25

Modern debates
A protest against non-therapeutic infant circumcision in connection with the annual meeting of the American Academy of Pediatrics at the Washington Convention Center
History

Circumcision spread in several English-speaking nations from the late 19th century, with the introduction of anesthesia and antisepsis rapidly expanding surgical practice.[7] Doctors such as Sir Jonathan Hutchinson in England wrote articles in favour of the procedure.[44] Peter Charles Remondino, a San Diego physician, wrote a History of Circumcision from the Earliest Times to the Present: Moral and Physical Reasons for Its Performance (1891), to promote circumcision.[45] Lewis Sayre, a prominent orthopedic surgeon at the time, was another early American advocate.[45] However, the theories on which many early claims were made, such as the reflex theory of disease and the alleged harmful effects of masturbation, have long since been abandoned by the medical profession.[45]

Dr. John Harvey Kellogg recommended circumcision of boys caught masturbating, writing: "A remedy for masturbation which is almost always successful in small boys is circumcision, especially when there is any degree of phimosis. The operation should be performed by a surgeon without administering anaesthetic, as the pain attending the operation will have a salutary effect upon the mind, especially if it be connected with the idea of punishment." (page 295) But he was opposed to routine circumcision of infants: "It is doubtful, however, whether as much harm as good does not result from circumcision, since it has been shown by extensive observation among the Jews that very great contraction of the meatus, or external orifice of the urethra, is exceedingly common among them, being undoubtedly the result of the prolonged irritation and subsequent cicatricial contraction resulting from circumcision in infancy." (page 107)[46]

An early British opponent of circumcision was Herbert Snow, who wrote a short book called The barbarity of circumcision as a remedy for congenital abnormality in 1890.[47] But as late as 1936, L. E. Holt, an author of pediatric textbooks, advocated male and female circumcision as a treatment for masturbation.[48]

The first serious questioning of the practice did not occur until late 1949 when Gairdner published The Fate of the Foreskin[49] in the British Medical Journal; according to Wallerstein this began to affect the practice of circumcision in Britain.[5]

According to Darby and Cox, the persistence of circumcision in the US has led to more vigorous protest movements.[50] A 1980 protest march at the California State Capitol was reported in an Associated Press article.[51] The National Organization of Circumcision Information Resource Centers (NOCIRC), was formed by Marilyn Milos, R.N., in 1985.[52] The organization's stated objective is to secure the birthright of male, female, and intersex children and babies to keep their sex organs intact. Protest rallies have been held in the US and other areas. NOCIRC have consistently criticised the American medical community's circumcision guidelines.[52] According to Milos and Donna Macris, "The need to defend the baby's right to a peaceful beginning was brought to light by Dr. Frederick Leboyer in his landmark work, Birth Without Violence".[52]

This period also saw the formation of anti-circumcision organizations in Australia, Canada, the United Kingdom and South Africa. Activists began creating websites in the mid-1990s, and this process has continued. One such organization distributed questionnaires to circumcised men. The complaints included prominent scarring (33%), insufficient penile skin for comfortable erection (27%), erectile curvature from uneven skin loss (16%), and pain and bleeding upon erection/manipulation (17%). Psychological complaints included feelings of mutilation (60%), low self-esteem/inferiority to "intact" men (50%), genital dysmorphia (55%), rage (52%), resentment/depression (59%), violation (46%), or parental betrayal (30%). Many respondents reported that their physical/emotional suffering impeded emotional intimacy with their partner(s), resulting in sexual dysfunction.[53] Prominent men known to be unhappy about being circumcised include Sigmund Freud,[54] A E Housman, W.H. Auden, Geoffrey Keynes and his brother John Maynard Keynes, the famous economist.[50] In 1996 the British Medical Journal published a letter by 20 men saying that "we have been harmed by circumcision in childhood"; they argued that "it cannot be ethical for a doctor to amputate normal tissue from a normal child".[50] Dr. Benjamin Spock (1903 – 1998), whose Baby and Child Care is the biggest selling American single-author book in history, originally supported circumcision but changed his mind near the end of his life.[55]
Medical advocacy and opposition

The American Academy of Pediatrics (AAP) circumcision policy has been criticised, both by those who believe that it is too negative about the practice,[56] and those who believe that it is too positive.[57] Hill has also criticised the Academy's circumcision information brochure for parents, arguing that the brochure is inadequate to persuade parents to avoid circumcision.[58]

The WHO and UNAIDS recommend male circumcision as a means of reducing the rate of HIV infection,[59] but this has also proved controversial, with doubts raised about the efficacy of mass circumcision campaigns in sub-Saharan Africa.[60][61] Critics have themselves been the subject of criticism; Kalichman writes: "Anticircumcision groups have long existed and are increasingly vocal as MC programs for HIV prevention are promoted. Anticircumcision groups resemble other antiscience and antimedicine extremists including AIDS denialists who refute public health realities to maintain entrenched belief systems"[62] Three separate studies in Africa designed to clinically assess the connection between circumcision and a lower risk of getting AIDS, each involving thousands of subjects, showed dramatic decreases in AIDS transmission in the circumcised individuals.[63]

However, not all medical organizations support the medical benefits of circumcision, and in some cases go against them. In April 2007, the British Journal of Urology published a study (Sorrells et al., 2007) that stated it "conclusively shows that circumcised males have a significant penile sensory deficit as compared with non-circumcised intact men" and that "the most sensitive regions in the uncircumcised penis are those removed by circumcision."[64] But in June 2007, the BJU published a letter in response by Waskett and Morris, which concluded that "despite a poorly representative sample and a methodology prone to exaggerating the sensitivity of the prepuce, NOCIRC's claims remain unproven. When the authors' data are analysed properly, no significant differences exist. Thus the claim that circumcision adversely affects penile sensitivity is poorly supported, and this study provides no evidence for the belief that circumcision adversely affects sexual pleasure."[65] Hugh Young responded to this, stating that Waskett and Morris "critique the finding of Sorrells et al. that 'circumcision ablates [removes] the most sensitive part of the penis' by excluding that part from consideration... That the foreskin itself has a sexual function was well known for centuries before secular circumcision became widespread. What would need to be proved rigorously is that cutting a significant part of the distal penis off does not diminish sexual pleasure." [66] Payne et al. reported that direct measurement of penile sensation in the shaft and glans during sexual arousal failed to support the hypothesised sensory differences associated with circumcision status.[67] A 2013 study published in the Journal of Sexual Medicine found no evidence that circumcision reduces sexual function, sensitivity, sexual sensation, or satisfaction.[68][69]

A survey of the scientific literature on the topic published in 2014 by Mayo Clinic Proceedings reviewed about 3,000 studies published since 1988. The analysis concluded that the health benefits of male circumcision outweigh the costs. Specifically, the study found that the chances of contracting urinary tract infections, human papillomavirus, HIV, and other diseases were significantly reduced with circumcision.[70]

A 2008 study meta-analysis published in the journal of HIV Medicine found that male circumcision is a good countermeasure in decreasing the rates of male HIV infections.[71] Another 2011 systematic review and meta-analysis published in the journal of Cancer Causes Control found that circumcised males had significantly less chance of acquiring invasive penile cancer which is partly related to its relation with phimosis.[72] Penile cancer is rare however, accounting for less than 1% of all new diagnosed cancers [73]
Genital integrity
See also: Bodily integrity and Prevalence of circumcision

The term "Genital Integrity" refers to the condition of having complete and unaltered genital organs. Genital integrity is the norm in the United Kingdom, Latin America (all Central and South American nations), all European nations (except for certain nations in the former Yugoslavia), and in most Asian nations.[74] Doctors Opposing Circumcision asserts that genital integrity produces the highest state of health and well-being.[75]
A lobby against routine infant circumcision on Chicago's Pride Parade

Hammond (1999) asserts that every person has a right to a whole and intact body and that, where minors are concerned, "the unnecessary removal of a functioning body organ in the name of tradition, custom or any other non-disease related cause should never be acceptable to the health profession." He says that such interventions are violations of individual bodily rights and "a breach of fundamental medical ethics principles".[53] Many opponents of circumcision see infant circumcision as unnecessary, harmful and unethical;[76] some want the procedures prohibited.[77] Boyle et al. (2000) suggest that "As we enter the 21st century, appropriate legal action must be taken to safeguard the physical genital integrity of male children."[78]

Others also see the genital cutting of children as a human rights issue,[79] opposing the genital modification and mutilation of children, including circumcision, female genital mutilation and intersex genital surgeries. Several anti-circumcision organizations also oppose the sexual-reassignment surgery of infants with ambiguous genitalia.[77][80][81][82]

Current laws in many countries, and United States Federal Law as well as laws in several U.S. states, prohibit the genital modification and mutilation of female minors, with some exceptions based on medical need. Opponents of male circumcision assert that laws against genital modification and mutilation of minors should apply equally to males and females. Many anti-circumcision groups have joined the International Coalition for Genital Integrity [83] and endorsed its declaration,[84] which was adopted by the First International Symposium on Circumcision, on March 3, 1989, at Anaheim, California. (There have been nine such further symposia held since, with the proceedings of several subsequently published in book form.)[85] Intact America, founded in 2008, lobbies organizations such as the American Academy of Pediatrics, American Civil Liberties Union, and Centers for Disease Control to alter policy and change attitudes toward male infant circumcision. However, linking male circumcision to female genital mutilation (FGM) is itself highly controversial. Organizations actually involved in combating FGM have been at considerable pains to distinguish the two, as this UNICEF document explains: "When the practice first came to be known beyond the societies in which it was traditionally carried out, it was generally referred to as 'female circumcision'. This term, however, draws a direct parallel with male circumcision and, as a result, creates confusion between these two distinct practices."[86] This stance has been largely echoed by Western medical and political authorities.[citation needed] A Royal Dutch Medical Association viewpoint says that the form of female genital mutilation that resembles non-therapeutic circumcision the most is rejected unanimously throughout literature. The viewpoint also says "FGM takes many forms. There is the most severe form, infibulation, in which the inner and outer labia are stitched together and the clitoris is removed. However, there are also much milder forms of FGM, in which only the foreskin of the clitoris is removed."[87] According to the Nordic Association of Clinical Sexology, "the decision to alter the appearance, sensitivity, and functionality of the penis should be left to its owner, thus upholding his fundamental rights to protection and bodily integrity. Every person's right to bodily integrity goes hand in hand with his or her sexual autonomy."[88] In the United States, the organization MGMbill.org has been sending a proposed bill to the US Congress and 15 state legislatures every year since 2004 in order to extend the prohibition on genital modification and mutilation of minors to include male and intersex children.[77] Although Rep. Virgil Goode expressed public support for the bill in 2005, he refused to sponsor it.[89][90]
Other contemporary controversies

While circumcision debates are often dominated by the concerns of Anglophone countries, very different controversies over the procedure regularly erupt in other cultural contexts. In South Asia, Pakistan has long used circumcision status as a definitive marker of Indian covert involvement in its internal affairs. But this assumption was thrown into confusion when it was discovered that large segments of its own Muslim male population, specifically from western tribal areas, were themselves uncircumcised.[91][92]

Opposition to circumcision exists among Jews in Israel. Even though there is often pressure from family to circumcise their sons, a small but growing number of Jews are choosing to forgo the procedure.[93] Islamic anti-circumcision groups, such as Qur'an Alone, have also emerged, arguing among other things that routine circumcision is an insult to Allah since it tries to improve on his perfect creation.[94]

Northern Europe, which has no tradition of routine circumcision, has been struggling with the challenges of its Jewish and Muslim minorities. Finland is considering legislation to legalise male circumcision.[95] Sweden in 2001 passed a law requiring traditional circumcisers to be certified and for the infants to be given a medically administered anaesthetic. The World Jewish Congress said that "[t]his is the first legal restriction placed on a Jewish rite in Europe since the Nazi era."[96]

On June 26, 2012, a court in Cologne, Germany ruled that circumcision was "inflicting bodily harm on boys too young to consent", deciding that the practice contravenes the "interests of the child to decide later in life on his religious beliefs".[97] The decision based on the article "Criminal Relevance of Circumcising Boys. A Contribution to the Limitation of Consent in Cases of Care for the Person of the Child"[98] published by Holm Putzke, a German law professor at the University of Passau.[99][100][101] The decision of the court in the city of Cologne, that a child's right to physical integrity trumps religious and parental rights, applied only within the jurisdiction of that court. The ruling was condemned by Jewish and Muslim groups in Europe.[102] A broad majority of German lawmakers passed a resolution asking Angela Merkel's government to clarify the ruling so as to allow Jews and Muslims to continue to practice their religion. On 12 December 2012, following a series of hearings and consultations, the Bundestag adopted a law explicitly permitting non-therapeutic circumcision to be performed under certain conditions by a vote of 434-100, with 46 abstentions.[103]

In the Xhosa areas of South Africa, the large death toll from traditional circumcision provide a constant source of friction between traditional leaders, who oppose medicalised procedures, and health authorities. In 2009 in Eastern Cape Province alone, 80 boys died and hundreds were hospitalised after attending initiation schools.[104] The controversy looks set to spread to the Zulu, whose present-day king Goodwill Zwelithini has called for the reintroduction of customary circumcision after it was banned by Zulu king Shaka in the 19th century.[105] Similar issues, though on a smaller scale, have arisen with traditional circumcision of Aborigines in remote areas of central Australia.[106]
See also

Circumcision
Doctors Opposing Circumcision
Ethics of circumcision
Foreskin
Foreskin Man
Foreskin restoration
Gliding action
History of circumcision
Human genital mutilation
Human rights
Intact America
National Organization of Circumcision Information Resource Centers (NOCIRC)
Penis
Reproductive rights
Ridged band
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:26

Male circumcision has often been, and remains, the subject of controversy on a number of grounds—including religious, ethical, sexual, and health.

The Ancient Greeks and Romans valued the foreskin and were opposed to circumcision—an opposition inherited by the canon and secular legal systems of the Christian West that lasted at least through to the Middle Ages, according to Hodges.[1] Traditional Judaism and Islam have advocated male circumcision as a religious obligation.

The ethics of circumcision are sometimes controversial. During the late 19th and early 20th centuries, the primary justification for circumcision was to prevent masturbation (which was believed to cause a wide range of medical problems).[2][3] Modern proponents argue that circumcision reduces the risks of a range of infections and diseases as well as conferring sexual benefits.[4] In contrast, opponents, particularly of infant circumcision, often question its effectiveness in preventing disease,[5] and object to subjecting newborn boys, without their consent, to a procedure they consider to have debatable benefits, significant risks and a potentially negative impact on general health and later sexual enjoyment.

Contents

1 Religious and cultural conflicts
1.1 Ancient world
1.2 Circumcision controversy in early Christianity
1.3 Islam
1.4 Middle Ages to the 19th century
2 Modern debates
2.1 History
2.2 Medical advocacy and opposition
2.3 Genital integrity
2.4 Other contemporary controversies
3 See also
4 References
5 External links
5.1 Opposition to circumcision
5.2 Circumcision advocates
5.3 Critics of circumcision advocacy
5.4 Neutral

Religious and cultural conflicts
Ancient world
Circumcision of Abraham's son Isaac. Regensburg Pentateuch, Israel Museum, Jerusalem (c. 1300)

Genesis explains circumcision as a covenant with God given to Abraham,[Gen 17:10] but some scholars reject the historicity of these accounts[6] and look elsewhere for the origin of Jewish circumcision. One explanation, dating from Herodotus, is that the custom was acquired from the Egyptians, possibly during the period of enslavement.[7] A competing hypothesis, based on linguistic/ethnographic work begun in the 19th century,[8] suggests circumcision was a common tribal custom among many Semitic tribes, including Jews, Arabs and Phoenicians.

The Jewish and Islamic traditions both see circumcision as a way to distinguish a group from its neighbours.[9] The Bible records "uncircumcised" being used as a derogatory reference for opponents[1Sam 17:26] and Jewish victory in battle that culminated in mass post-mortem circumcision, to provide an account of the number of enemy casualties[1Sam 18:27]. Jews were also required to circumcise all household members, including slaves[Gen 17:12-14] – a practice that would later put them into collision with Roman and Christian law (see below).

Hellenistic culture found circumcision to be repulsive.[10] In 167 BCE Judea was part of the Seleucid Empire. Its ruler, Antiochus (175–165), smarting from a defeat in a war against Ptolemaic Egypt, banned traditional Jewish religious practice, and attempted to forcibly convert the Jews to Hellenism. The Olympian Zeus was placed on the altar of the Temple, and throughout the country Jews were ordered, with the threat of execution, to sacrifice pigs to Greek gods (the normal practice in the Ancient Greek religion), desecrate the Shabbat, eat unkosher animals (especially pork), and relinquish their Jewish scriptures. Antiochus's decree also outlawed Jewish circumcision, and parents who violated his order were hanged along with their infants.1Ma 1:46-67[2] according to Tacitus, as quoted by Hodges, Antiochus "endeavoured to abolish Jewish superstition and to introduce Greek civilization."[1] Perhaps the most prominent Jewish response during these times, was rebellion. Antiochus's decree motivated the Maccabees Revolt, which ultimately ended in the reestablishment of an independent Jewish kingdom.

In the Roman Empire, circumcision was regarded as a barbaric and disgusting custom. The consul Titus Flavius Clemens was condemned to death by the Roman Senate in 95 CE for, according to the Talmud, circumcising himself and converting to Judaism. The emperor Hadrian (117-138) forbade circumcision.[1]

As for the anti-circumcision law passed by Hadrian, it is considered by many, to be, together with his decision to build a new temple upon the ruins of the Second Temple, which was dedicated to Jupiter, one of the main causes of the Bar Kokhba revolt (132-135). The revolt was brutally crushed. According to Cassius Dio, 580,000 Jews were killed, and 50 fortified towns and 985 villages razed.[11][12] Cassius Dio claimed that "Many Romans, moreover, perished in this war. Therefore, Hadrian, in writing to the Senate, did not employ the opening phrase commonly affected by the emperors: 'If you and your children are in health, it is well; I and the army are in health.'"[13] Because of the great loss of life in the war, even though Hadrian was victorious, he refused a triumph.

Hadrian's policy after the rebellion reflected an attempt to root out Judaism. All Jews were forbidden to enter Jerusalem upon pain of death and the city was renamed Aelia Capitolina and Roman Judea was renamed Syria Palaestina. Around 140, his successor Antoninus Pius (138-161) exempted Jews who circumcised their sons, though not their servants or slaves, from the decree against circumcision.[1]

Jewish response to the decrees also took a more moderate form: circumcisions were secretly performed – even on dead Jews –.[2] Other Jews pursued a completely different approach, accepting the decrees, and even making efforts to restore their foreskins to better assimilate into Hellenistic society. The latter approach was common during the reign of Antiochus, and again under Roman rule. The foreskin was restored by one of two methods, that were later revived in the late 20th century. The surgical method, described in detail by the physician Celsus (around 25 BCE - 50 CE), involved freeing the skin covering the penis by dissection, and then pulling it forward over the glans. Celsus also described a simpler surgical technique used on men whose prepuce is naturally insufficient to cover their glans.[14] The second approach was nonsurgical. A device called a Pondus Judaeus (Jewish burden), a special weight made of bronze, copper, or leather, was affixed to the penis, pulling its skin downward. Overtime, a new foreskin was generated, or a short prepuce was lengthened, by means of tissue expansion. Martial mentioned the instrument in Epigrammaton Libri 7:35.[15]

Paul referred to these practices, saying: "Was a man already circumcised when he was called? He should not become uncircumcised."[1Cor 7:18] But he also explicitly denounced the forcing of circumcision upon non-Jews, rejecting and condemning those who stipulated the ritual to Gentile Christians, labelling such advocates as "false brothers",[Gal 2:4] see also Circumcision controversy in early Christianity. According to the same researchers, in the mid-2nd century Jewish leaders introduced a radical method of circumcision, the periah, that left the glans totally uncovered, making it almost impossible to restore the foreskin.[15]

Under the first Christian emperor, Constantine, the two rescripts of Antoninus on circumcision were re-enacted and again in the 6th century under Justinian. These restrictions on circumcision made their way into both secular and canon law and "at least through the Middle Ages, preserved and enhanced laws banning Hebrews from circumcising non-Hebrews and banning Christians or slaves of any religious affiliation from undergoing circumcision for any reason."[1]
Circumcision controversy in early Christianity
Main article: Circumcision controversy in early Christianity

The first Christian Church Council in Jerusalem, held in approximately 50 CE[16] decreed that circumcision was not a requirement for Gentile converts. This became known as the "Apostolic Decree"[17] and is one of the first acts differentiating Early Christianity from Rabbinic Judaism[18] Around 140 CE Rabbinic Judaism made its circumcision requirements stricter, in order to make the procedure irreversible.[19]

According to the Columbia Encyclopedia,[20] "the decision that Christians need not practice circumcision is recorded in Acts 15;[21] there was never, however, a prohibition of circumcision, and it is practiced by Coptic Christians."

The main focus of Christian proselytizing in the early Christian Church were the God-Fearers, gentile inhabitants of the Roman Empire who were allowed to attend Jewish synagogues as quasi-Jews without the necessity of undergoing the hated rite of circumcision. All they had to do was swear that there was "One God". Converts from this group was the primary kernel from which the early Christian Church grew. (About 10% of the inhabitants of the Roman Empire were full Jews and God-Fearers.) [22]
Islam

In the early 7th century, Muhammad welded together many Semitic tribes of the Arabian peninsula into the kernel of a rapidly expanding Muslim movement. The one thing that can be said with some certainty is that male and female circumcision was already well established among these tribes, and probably had been for more than a thousand years, most likely as a fertility rite. Herodotus had noticed the practice among various Semite nations in the 5th century BCE, and Josephus had specifically mentioned circumcision as a tradition among Arabs in the 1st century CE.[8] There are some narrations attributed to Muhammad in which he approves of female circumcision; however, many scholars believe that these narrations are weak and lack authenticity.[23]

The practice of circumcision is sometimes characterized as a part of fitrah as mentioned in the hadith of Sahih al-Bukhari (Quotations of Muhammad)[24][25]
Middle Ages to the 19th century

Thomas Aquinas in his Summa Theologica questioned why, if under Jewish doctrine circumcision removed original sin, (this is untrue) Jesus was circumcised – as Jesus had no original sin. Steve Jones suggests there is a theological tradition that Jesus regained his foreskin at the Ascension. "Had he failed to do so, the Saved would themselves have to be operated upon in Paradise so as not to be more perfect than their Saviour."[26]

The Jews were expelled from England by Edward I in 1290, ostensibly over social tensions concerning usury. But the public imagination had been gripped by blood libel,[27] since at least the 12th century: "So pervasive was the belief that Jews circumcised their victims ... that Menasseh ben Israil, the Dutch Rabbi who sought from Cromwell the readmission of the Jews in 1656, had to dwell at considerable length in his Vindiciae Judaeorum at refuting the claim."[28]

In 15th-century Spain, most Jews and Muslims were expelled and the Spanish Inquisition monitored and prosecuted converts to Christianity to ensure they were not secretly consorting with Jews or engaging in Jewish practices such as circumcision.[29]

In 1521, Cortés defeated the Aztec empire in Mesoamerica, which was followed by a large influx of Spanish clergy, whose writings provide most of information about pre-conquest Aztec life and customs largely assembled from interviews with those who survived the invasion and subsequent epidemics, and their descendents. Diego Durán, a Dominican friar, was convinced that the Aztecs were one of the lost tribes of Israel, with a crucial piece of supporting evidence being that they had practised circumcision.[30]

So influential was this notion that 300 years later Bancroft in his monumental Native Races[31] began his discussion of circumcision by writing: "Whether the custom of circumcision, which has been the great prop of argument in favor of the Jewish origin of the Aztecs, really obtained among these people, has been doubted by numerous authors," concluding that it probably existed in a "certain form among some tribes" (p278). The key being "a certain form", since Bancroft makes clear in a footnote that the majority of his sources, including Clavigero, Ternaux-Compans, Carbajal Espinosa, Oviedo y Herrera, and especially Acosta, believed Durán and others "confounded the custom of drawing blood from the secret organs with circumcision", and "the incision on the prepuce and ear to have been mistaken for circumcision", adding that this blood-letting rite[32] was "chiefly performed upon sons of great men" (p279). The case was not helped by the fact no reports of seeing a circumcised adult Aztec existed in the literature. Remondino says it is "a matter of controversy" whether the foreskin had actually been removed (p46).[2]

In regard to the Mayans, Bancroft says that in 1858 Brasseur de Bourbourg reported finding "traces" [33] of circumcision in the sources, despite Cogolludo having reported that "circumcision was unknown to the Indians of Yucatan" (pp279, 679).[31] But in 1864 Brasseur published his French translation of Diego de Landa's recently recovered 1556 ethnographic manuscript, which decisively rejected the notion of Mayan circumcision, and in a footnote he acknowledged there had probably been a "mistake", an admission that never found its way into the English-language literature[34] although modern ethnography has long since understood the nature of these rituals.[35] However, the Aztecs and Mayans are included by many authors from other disciplines among the list of pre-modern people who practised circumcision. Examples of such sources include UNAIDS,[36] Kaplan,[37] and Weiss.[38]

Countries that do not circumcise have often held antipathy for those that do. Being circumcised was often seen as a sign of disgrace.[2] According to Darby, it was also seen as a serious loss of erogenous tissue: "During the Renaissance and 18th century the centrality of the foreskin to male sexual function and the pleasure of both partners was recognised by anatomists Berengario da Carpi, Gabriello Fallopio and William Harvey, in popular sex manuals like Aristotle's master-piece, and by physicians like John Hunter, who also appreciated the importance of the foreskin in providing the slack tissue needed to accommodate an erection."[39]

In 1650, English physician John Bulwer in his study of body modification, Anthropometamorphosis: Man Transform'd, or the Artificial Changeling, wrote of the loss in sexual pleasure resulting from circumcision: "the part which hangeth over the end of the foreskin, is moved up and down in coition, that in this attrition it might gather more heat, and increase the pleasure of the other sexe; a contentation of which they [the circumcised] are defrauded by this injurious invention. For, the shortnesse of the prepuce is reckoned among the organical defects of the yard, … yet circumcision detracts somewhat from the delight of women, by lessening their titillation." The English historian Edward Gibbon, author of The History of the Decline and Fall of the Roman Empire, referred to the practice as "a painful and often dangerous rite", and a "singular mutilation" practiced only by Jews and Turks.

The first formal objection to circumcision within Judaism occurred in 1843 in Frankfurt. The Society for the Friends of Reform, a group that attacked traditional Jewish practices, said that brit milah was not a mitzvah but an outworn legacy from Israel's earlier phases, an obsolete throwback to primitive religion.[40] With the expanding role of medicine came further opposition; certain aspects of Jewish circumcision such as periah and metzitzah (drawing the blood from the circumcision wound through sucking or a cloth) were deemed unhygienic. Later evidence that syphilis and tuberculosis – two of the most feared infectious diseases in the 19th century – were spread by mohels, caused various rabbis to advocate metzitzah to be done using a sponge or a tube.[41] (Today, the Rabbinical Council of America, the largest group of Modern Orthodox rabbis, endorses using a glass tube.)[42]

Ephron reports that Gentiles and also some Jewish reformers in early 19th-century Germany had criticized ritual circumcision as "barbaric" and that Jewish doctors responded to these criticisms with defences of the ritual or proposals for modification or reform. By the late 19th century some German Jewish doctors defended circumcision by claiming it had health advantages.[43]
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:27

Paraphimosis (/ˌpærəfaɪˈmoʊsᵻs/ or /ˌpærəfəˈmoʊsᵻs/[1][2]) is an uncommon[3] medical condition in which the foreskin of an uncircumcised penis becomes trapped behind the glans penis, and cannot be reduced (pulled back to its normal flaccid position covering the glans). If this condition persists for several hours or there is any sign of a lack of blood flow, paraphimosis should be treated as a medical emergency, as it can result in gangrene.[3][4][5]

Contents

1 Causes
2 Prevention and treatment
3 See also
4 References

Causes

Paraphimosis is usually caused by medical professionals or parents who handle the foreskin improperly:[3][5] The foreskin may be retracted during penile examination, penile cleaning, urethral catheterization, or cystoscopy; if the foreskin is left retracted for a long period, some of the foreskin tissue may become edematous (swollen with fluid), which makes subsequent reduction of the foreskin difficult.
Prevention and treatment

Paraphimosis can be avoided by bringing the foreskin back into its normal, forward, non-retracted position after retraction is no longer necessary (for instance, after cleaning the glans penis or placing a Foley catheter). Phimosis (both pathologic and normal childhood physiologic forms) is a risk factor for paraphimosis;[4] physiologic phimosis resolves naturally as a child matures, but it may be advisable to treat pathologic phimosis via long-term stretching or elective surgical techniques (such as preputioplasty to loosen the preputial orifice or circumcision to amputate the foreskin tissue partially or completely).[citation needed]

Paraphimosis can often be effectively treated by manual manipulation of the swollen foreskin tissue. This involves compressing the glans and moving the foreskin back to its normal position, perhaps with the aid of a lubricant, cold compression, and local anesthesia as necessary. If this fails, the tight edematous band of tissue can be relieved surgically with a dorsal slit[3][5] or circumcision.[6][7][8][9][10] An alternative method, the Dundee technique, entails placing multiple punctures in the swollen foreskin with a fine needle, and then expressing the edema fluid by manual pressure.[7] According to Ghory and Sharma, treatment by circumcision may be elected as "a last resort, to be performed by a urologist".[11] Other experts recommend delaying elective circumcision until after paraphimosis has been resolved.[3][5]
See also

Phimosis
Circumcision
Preputioplasty
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:28

Les états généraux de la naissance sont une réunion d'associations de patients et du Collège national des gynécologues-obstétriciens de France, dont le but est de travailler une approche citoyenne de la naissance.

Sommaire

1 Historique
1.1 Édition 2003
1.2 Édition 2006
2 Critiques
3 Plateforme « Périnatalité »
4 Liens internes
5 Liens externes
6 Références

Historique
Édition 2003

Les premiers États Généraux de la Naissance (EGN) se sont réunis à Paris en juin 2003 à l'initiative du Collège national des gynécologues-obstétriciens de France 1.

Cet événement a été l'occasion, pour une vingtaine d'associations d'usagers du système de santé, de se regrouper dans un collectif : le « Collectif interassociatif autour de la naissance » (CIANE). Ce collectif regroupe, en 2006, plus de 130 associations dont les membres sont majoritairement des usagers des services de maternité. Il a rendu publique, à l'occasion des EGN 2003, une plateforme de propositions pour l'amélioration des services de maternité. Le collectif est aussi à l'origine du projet de label « Naissance respectée »2 inspiré par la Mother-Friendly Childbirth Initiative de la Coalition for Improving Maternity Services3.

Une autre convocation des EGN a eu lieu en décembre 2003 en Seine-Saint-Denis4.
Édition 2006

Les États généraux de la naissance se sont aussi tenus en Polynésie française les 27-28 mars 20065, coorganisés par les Ministères de la Santé, de la Solidarité et de la Famille.

Il avait été annoncé, lors de la séance de clôture des EGN 2003, que la prochaine rencontre serait organisée à l'initiative des associations d’usagers. Les États généraux ont donc été programmés par le CIANE à Châteauroux du 22 au 24 septembre 20066.

Les EGN 2006 ont rassemblé plus de 400 personnes, dont plus de la moitié étaient des professionnels de la périnatalité ou des cadres de l'administration sanitaire. Ils ont donné lieu à un certain nombre de débats et de propositions7.
Critiques

Certains représentants de collèges professionnels ont émis des critiques sur un manque de déférence dont auraient fait preuve les organisateurs des8 EGN 2006 à l'égard des pouvoirs publics et des professions médicales (voir le communiqué des CNGOF, CNOSF, CNSF et ASFEF). Le Comité d'organisation a répondu à ces critiques9 rappelant notamment que « la naissance est avant tout un événement de la vie privée, encadré de pratiques culturelles. Les opinions et connaissances des parents, sociologues, psychologues, historiens, politiques, économistes, cadres de l'administration sanitaire, sont tout aussi fondamentales que celles des médecins et des sages-femmes. »
Plateforme « Périnatalité »

Un des objectifs des États généraux de la naissance 2006 était d'aboutir, en France, à une plateforme de propositions commune aux usagers, professionnels de la périnatalité, enseignants et étudiants des écoles de sages-femmes. Cette plateforme « Périnatalité » était destinée à remonter dans l'agenda politique des candidats aux élections présidentielle et législative en 2007. Le collectif CIANE a publié cette plateforme son site internet 10.
Liens internes

Obstétrique
Grossesse
Accouchement
Allaitement

Liens externes

Site des EGN 2006
Portail des sites et associations francophones pour une approche « citoyenne » de la naissance
Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE)
Alliance francophone pour l'accouchement respecté (AFAR)

Références

↑ les conclusions et les propositions [archive]
↑ Projet de label « Naissance respectée » [archive]
↑ CIMS [archive]
↑ Lien vers un article [archive]
↑ États généraux de la naissance [archive]
↑ EGN 2006 [archive]
↑ Les documents, rapports et propositions rédigés à cette occasion, ainsi que les enregistrements sonores et transcriptions des débats sont disponibles sur le site quellenaissancedemain.info [archive]. Les débats consécutifs à cet événement sont publiés en archive de la liste de discussion egn2006 [archive].
↑ EGN 2006 [archive]
↑ voir la réponse au communiqué [archive]
↑ http://www.ciane.info/article-4823254.html [archive]
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:28

Preputioplasty or prepuce plasty, also known as "limited dorsal slit with transverse closure", is a plastic surgical operation on the prepuce or foreskin of the penis,[1] to widen a narrow non-retractile foreskin which cannot comfortably be drawn back off the head of the penis in erection because of a constriction (stenosis) which has not expanded after adolescence.

Preputioplasty is a treatment for phimosis in the alternative to circumcision and radical dorsal slit

which is conservative, non-traumatic and less invasive and can be performed on an outpatient basis under local anaesthetic in a doctor's office and
has the advantage of healing very quickly with little or no significant cosmetic alteration to the appearance of the penis.

Methods of performing preputioplasty
Preputioplasty
Fig 1. Penis with tight phimotic ring making it difficult to retract the foreskin.
Fig 2. Foreskin retracted under anaesthetic with the phimotic ring or stenosis constricting the shaft of the penis and creating a “waist.”
Fig 3. Incision closed laterally.
Fig 4. Penis with the loosened foreskin replaced over the glans.

Preputioplasty may be performed by Z-plasty, also used in reconstructive surgery to loosen constricting scar tissue following traumatic burns.

However, Y-plasty and Z-plasty require a degree of surgical sophistication that physicians in general practice may lack.

More commonly it simply consists of one or more very short longitudinal incisions which release the stenosis — the constricting ring of tissue — in the foreskin and are closed transversely: [|] is closed and sutured as [—].

In the alternative to suturing, "[h]aemostasis [has been successfully] performed [in children] with a heated probe using the flame of an alcohol lamp or with bipolar electrodiathermy."[2]

Only one incision is shown in Figure 3; if two or more such incisions are made this will prevent a V-shaped indentation at the opening of the foreskin when the penis is not erect. If incisions are placed on the sides of the phimotic ring, the ultimate cosmetic result is better. It is also recommended that the subcutaneous tissue be undermined to ensure a better cosmetic result.

The opening of the foreskin is now normally wide enough for the foreskin to be easily retracted. The foreskin is also slightly shorter (by half the length of the longitudinal incisions which are now closed transversely) because the widening of the phimotic ring takes up some foreskin length.
Notes

Barber NJ, Chappell B, Carter PG, Britton JP (September 2003). "Is preputioplasty effective and acceptable?". J R Soc Med. 96 (9): 452–3. doi:10.1258/jrsm.96.9.452. PMC 539601Freely accessible. PMID 12949202.

Efstratios Christianakis, "Sutureless prepuceplasty with wound healing by second intention: An alternative surgical approach in children's phimosis treatment," BMC Urol. 2008; 8: 6. Retrieved 16 March 2009.

External links

Circumcision Information and Resource page on Non-retractile foreskin
Surgical technique

[hide]

v t e

Male genital surgical and other procedures: reproductive system (ICD-9-CM V3 60–64, ICD-10-PCS 0V)
Internal
Prostate

Transurethral incision of the prostate Prostate biopsy
Transrectal biopsy Transurethral biopsy Prostatectomy
Transurethral resection of the prostate Radical retropubic prostatectomy Transurethral microwave thermotherapy Transurethral needle ablation of the prostate Brachytherapy
Prostate brachytherapy Prostate massage

seminal vesicles:

Spermatocelectomy

Vas deferens

Vasectomy Vasectomy reversal
Vasovasostomy Vasoepididymostomy

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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:29

Obstétrique
1513

L'obstétrique est une spécialité médico-chirurgicale qui a pour objet l'étude et la prise en charge de la grossesse et de l'accouchement. La sage-femme et le médecin (obstétricien) en sont les principaux praticiens.

En raison de l'évolution de la technique, le fœtus peut être considéré comme un patient et la médecine fœtale est apparue comme une spécialité à part entière.

Elle doit ses lettres de noblesse à François Mauriceau, du XVIIe siècle. L'obstétricien est en effet confronté à la surveillance de deux « patients » : la femme enceinte et son (futur) enfant, et cette prise en charge nécessite une approche à la fois médicale, iconographique (échographies), psychologique, pédiatrique (en cas de dépistage d'une maladie fœtale). La chirurgie peut intervenir en période anténatale (électrocoagulation des anastomoses placentaires pour le syndrome transfuseur-transfusé des grossesses gémellaires mono choriales) ou lors de l'accouchement, dans les circonstances qui encadrent la naissance.

Sommaire

1 Historique
2 La grossesse
3 Surveillance prénatale
3.1 Accouchement provoqué
3.2 L'accouchement
3.3 Urgences en obstétrique
4 Citations
5 Articles connexes

Historique
Article détaillé : Histoire de l'obstétrique.
La grossesse
Article détaillé : Grossesse.

Grossesse multifœtale
Anomalies de la grossesse :
Grossesse extra-utérine (ectopique):
grossesse tubaire (trompe utérine)
grossesse ectopique angulaire ou interstitielle
grossesse ovarienne
grossesse cervicale
Il existe d'autres localisations très rares (sur cicatrice de césarienne, abdominale).
Grossesse môlaire (maladies trophoblastiques)
Grossesse pathologique, en particulier lorsque la grossesse est associée à une maladie de la mère et que l'interaction des deux phénomènes est susceptible d'être délétère pour la future mère ou pour le nouveau-né à naître.

Surveillance prénatale

En France, 7 consultations prénatales (examens médicaux) sont obligatoires pour le suivi de la grossesse et 3 échographies facultatives. S'il existe des facteurs de risque ou s'il s'agit d'une grossesse à haut risque, d'autres examens ou échographies seront proposés.

Lors des visites prénatales, le médecin ou la sage-femme recueilleront des informations précieuses comme:

la prise de la tension artérielle et une analyse d'urine pour la détection de la pré-éclampsie (association d'une hypertension artérielle et d'une protéinurie > 0,30 g/24h);
la hauteur utérine pour détecter soit un retard de croissance intra-utérin RCIU (fœtus <3ème percentile pour l'âge gestationnel) ou un oligoamnios pour une faible hauteur utérine, soit une macrosomie ou un hydramnios pour une hauteur utérine trop grande;
la présentation fœtale par la palpation de l'abdomen, en fin de grossesse: le fœtus peut se présenter par les fesses (présentation par le siège), de côté (présentation transverse) ou obliquement (présentation oblique);
le toucher vaginal à la recherche d'une dilatation ou d'un effacement prématuré du col (le col doit être long, postérieur, fermé et tonique).

Lors des échographies, le médecin ou la sage-femme détailleront:

les annexes: localisation du placenta ( placenta praevia: le placenta est situé proche du col utérin et est donc susceptible d'obstruer ce dernier lors de l'accouchement), quantité de liquide amniotique
le fœtus: nombre, présentation, morphologie fœtale

Accouchement provoqué

L'obstétricien peut recommander de provoquer l'accouchement, quel que soit le terme de la grossesse s'il estime que sa continuation serait plus dangereuse pour la mère, pour l'enfant, ou pour les deux. Il peut y être amené dans le cadre

d'une pré-éclampsie ;
d'un diabète gestationnel déséquilibré ou associé à une macrosomie;
d'un retard de croissance intra-utérin;
une rupture prématurée des membranes.

Un spécialiste peut provoquer un accouchement à n'importe quel moment après 24 semaines de gestation si les risques pour le fœtus ou pour la mère sont plus élevés que le risque de mettre au monde un fœtus dont les poumons ne sont pas encore entièrement formés. Quand la gestation n'a pas encore atteint 32 semaines (ou 34 Semaines d'Aménorrhée), la mère bénéficiera d'une cure de corticoïdes pour améliorer la maturation pulmonaire du fœtus.

À partir du terme, la mère et le fœtus seront surveillés toutes les 48 heures dans le cadre d'une grossesse prolongée puis l'accouchement sera déclenché à maximum 42 SA.

L'accouchement peut être provoqué par trois méthodes :

médicamenteuses: gel ou tampon de prostaglandines E2 ; perfusion d'ocytocine
mécanique: sonde de Foley ou sonde à double ballonnet
rupture artificielle des membranes.

L'accouchement
Article détaillé : accouchement.

L'accouchement est l'ensemble des phénomènes qui ont pour conséquence la sortie du fœtus et des annexes fœtales en dehors des voies génitales maternelles.

Effacement et dilatation du col
Expulsion
Délivrance

Suivant les pays et les traditions, l'accouchement peut être pratiqué par une sage-femme ou un médecin. La présence directe auprès de la parturiente d'un obstétricien n'est en aucun cas indispensable dans les conditions optimales. Par contre, ce dernier doit pouvoir intervenir rapidement en cas de situation pathologique (application de forceps ou de ventouse, césarienne).
Urgences en obstétrique

Les deux cas d'urgence principaux sont l'éclampsie et la grossesse extra-utérine.

On parle de grossesse extra-utérine GEU quand l'embryon est implanté en dehors de la cavité utérine, dans la trompe de Fallope ou (rarement) sur l'ovaire. Le diagnostic de grossesse extra utérine ou ectopique est le plus souvent fait au premier trimestre de grossesse. Les grossesses ectopiques sont dangereuses car elles peuvent entrainer une hémorragie interne par rupture de la paroi tubaire. La possibilité d'une grossesse extra-utérine doit être envisagée chez toute femme qui se plaint de douleurs abdominales et qui est en âge de procréer. Le diagnostic la révèle quand un test de grossesse sanguin positif s'accompagne d'une vacuité utérine lors de l'échographie. Le traitement de la GEU est médical ou chirurgical selon plusieurs conditions (taux de HCG, dimensions de la masse annexielle, antécédents personnels). Si le traitement est chirurgical, il se fait par laparoscopie, une salpingotomie (ouverture de la trompe et aspiration de la grossesse) ou une salpingectomie (ablation de la trompe) est réalisée selon les conditions opératoires.
La pré-éclampsie est une maladie causée par des toxines encore mal connues et sécrétées par le placenta. Ces toxines agissent sur l'endothélium vasculaire provoquant une hypertension artérielle et une protéinurie. Elle est soit modérée soit sévère (signes cliniques maternels :maux de tête et troubles visuels annonçant l'éclampsie, douleur épigastrique) et peut évoluer vers une crise d'éclampsie (crise convulsive généralisée) souvent fatale pour la mère et son fœtus. Le seul traitement de la prééclampsie ou l'éclampsie est la délivrance du placenta soit par césarienne, soit par accouchement provoqué. En cas d'éclampsie, une césarienne sera réalisée en extrême urgence quel que soit le terme de la grossesse. Le sulfate de magnésium permet de stabiliser temporairement l'état de la femme.

Citations

« L'obstétrique traditionnelle consiste à surveiller un phénomène physiologique en se tenant prêt à intervenir à tous les instants. L'obstétrique moderne consiste à perturber ledit phénomène de telle sorte que l'intervention devienne indispensable à l'heure exacte où le personnel est disponible. C'est beaucoup plus difficile. »

— Professeur Malinas (gynécologue-obstétricien), Le Dauphiné Libéré, 8 mai 1994
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:30

Sulfate de magnésium
Sulfate de magnésium
Sulfate de magnésium anhydre
Sulfate de magnésium anhydre
Identification
Nom UICPA Sulfate de magnésium
No CAS anhydre 7487-88-9 heptahydrate 10034-99-8
No EINECS 231-298-2
Code ATC A06AD04, A12CC02, B05XA05, D11AX05, V04CC02
No E E518
Apparence cristaux blancs ou poudre, de goût amer et salé1.
Propriétés chimiques
Formule brute MgSO4
Masse molaire2 120,368 ± 0,007 g/mol
Mg 20,19 %, O 53,17 %, S 26,64 %,
246,48 g/mol (Heptahydrate)
Propriétés physiques
T° fusion Se décompose au-dessous du point de fusion 1 124 °C1, en théorie, sous pression, 1185
Solubilité dans l'eau pure : 255 g·l-1 (dissolution du corps chimique anhydre à 20 °C ; 356 g·l-1 à 20 °C et 540 g·l-1 à 80 °C pour l'heptahydrate
Masse volumique 2,65 g·cm-31
Propriétés optiques
Indice de réfraction 1,56 en moyenne
Précautions
SIMDUT3

Produit non contrôlé
[+]
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le sulfate de magnésium est un composé chimique minéral anhydre de formule MgSO4 communément appelé sel anhydre d'Epsom.

En réalité, c'est l'heptahydrate de sulfate de magnésium des chimistes ou l'epsomite des minéralogistes qui était et est encore le plus souvent récolté et purifié, puis vendu le plus souvent en masse cristalline, sous le nom commercial et traditionnel de « sel d'Epsom », « sel anglais », « sel de Sedlitz »4. Ce sulfate naturel de magnésium hydraté était aussi dénommé « sel amer » pour son goût ou sa saveur amère, repérable en bouche après ingestion.

Sommaire

1 Caractéristiques physico-chimiques
2 Usages anciens et modernes
2.1 En médecine
2.2 Industrie agroalimentaire
2.3 Cosmétique
2.4 Agriculture
2.5 Batterie au plomb
3 Proverbe anglais
4 Références

Caractéristiques physico-chimiques

Ce sel anhydre, matière poudreuse de masse molaire 120,37 g/mol, incolore à légèrement coloré, principalement de maille orthorhombique, possède une densité assez élevée, avoisinant 2,66. Il est soluble dans l'eau, mais précipite uniquement en heptahydrate de sulfate de magnésium. Ce corps chimique hydraté, de densité beaucoup plus faible soit 1,68 est dénommé epsomite par les minéralogistes. Le sulfate de magnésium monohydraté existe aussi dans la nature, il a été décrit sous le nom de la kiesérite. Il est toutefois instable aux températures ambiantes ou dans les plages de température usuelles du laboratoire.

Notons que le sel anhydre réagit de façon exothermique avec l'eau. En solution dans l'eau, le sulfate de magnésium produit des cations magnésium Mg2+ et des anions sulfate SO42-, les premiers étant fortement solvatés par l'eau.

Suivant les auteurs, la solubilité pour 100 g d'eau pure oscille entre 26 g à 26,9 g de MgSO4 à 0°C, entre 68,3 à 73,8 g à 100°C.

Le sulfate de magnésium est soluble dans le glycérol et l'éther, mais insoluble dans l'acétone.
Usages anciens et modernes

Le sulfate de magnésium, très soluble, se remarque par une saveur amère après coup. Il est, par ingestion, depuis la plus haute Antiquité considéré un médicament laxatif puissant. Il aurait ainsi une capacité reconnue à dilater les canaux d'excrétions corporelles, que ce soit le canal cholédoque pour la bile, les voies d'évacuation de la vésicule biliaire ou du pancréas, voire les intestins, quitte à provoquer infailliblement une puissante diarrhée après repas.

En solutions aqueuses, mises au contact du corps et de la peau, il est supposé soulager, apaiser les fatigues et les douleurs, notamment décontracter et relaxer les muscles. Les spas et autres instituts de beauté ou de massage proposant l'hydrothérapie, l'aromathérapie, la phytothérapie affichent souvent cet antique sel relaxant également comme reminéralisant et revitalisant, en peeling ou en bain corporel, parfois avec émulsions à phases huileuses.

En raison de sa forte densité, une solution concentrée de sel d'Epsom permet facilement de flotter à une personne, d'où son utilisation dans les caisson d'isolation sensorielle.

Le sulfate de magnésium et le sel d'Epsom ont été employés pour le mordançage des peaux, ils sont toujours utilisés dans l'industrie des cuirs et parchemins. Ils le sont aussi dans l'industrie papetière ou sucrière.
En médecine

Le sel d'Epsom est néanmoins utilisé depuis des siècles pour différentes indications :

traitement des problèmes de peau
antidote5, parfois utilisé ou testé contre certains empoisonnements par des pesticides organophosphorés par exemple6
arythmie cardiaque
éclampsie (à utiliser avec prudence et réserver aux cas graves ou prééclampsie sévère en raison des effets secondaires parfois importants7 et selon certains auteurs à éviter en cas de pré-éclampsie8)
asthme
laxatif ou purgatif pour le soulagement de la constipation occasionnelle
additif pour des bains minéralisés relaxants
problème de croissance des ongles
crampes (nocturnes et diurnes)
tocolytique (autrefois, car il s'est avéré pouvoir provoquer des malformations congénitales)

Il élargit les conduits biliaires et est utilisé de ce fait lors de processus de détersion du foie[Quoi ?].[réf. nécessaire]

Le sulfate de magnésium fait partie de la liste des médicaments essentiels de l'Organisation mondiale de la santé (liste mise à jour en avril 2013)9.
Industrie agroalimentaire

C'est un additif alimentaire (Numéro E 518).
Cosmétique

Le sulfate de magnésium hydraté est utilisé pour stabiliser les émulsions inverses. Le sulfate anhydre est utilisé pour formuler des produits chauffants : souvent des exfoliants à appliquer sur peau humide et qui réagissent de façon exothermique avec l'eau.
Agriculture

Le magnésium (Mg) est un des éléments chimiques nécessaire pour toute plante.chlorophylle est produite par le règne végétal. Il est donc parfois utile d'apporter des engrais contenant du magnésium aux plantes pour augmenter leur croissance et leur production. La forme principale utilisée est le sulfate de magnésium (MgSO4) plus ou moins hydraté. Il peut être épandu au sol où il sera solubilisé par la pluie. Il peut être aussi apporté par aspersion d'une solution sur les feuilles (engrais foliaire). Il y a aussi par la même occasion un apport de soufre (S) aux plantes. L'avantage du sulfate de magnésium comparé à d'autres minéraux riches en magnésium comme la dolomie (qui est un carbonate double de magnésium et de calcium) est sa grande solubilité. Par exemple, l'Epsomite (MgSO4, 7H2O), sulfate hydraté, présente une solubilité de 85 kilos pour 100 litres d'eau à 0 °C. En présence d'eau, ce sel produit des anions sulfate SO42- et des cations magnésium Mg2+. Dans le sol, Mg2+ peut être fixé sur le complexe d'échange ou bien absorbé directement par les racines. L'absorption par les racines de Mg2+ et celle du cation potassium K+ sont antagonistes, c'est-à-dire que lorsque la solution du sol s'enrichit en Mg2+, l'absorption de K+ diminue, et vice-versa. Les anions sulfate SO42- apportés au sol par le sulfate de magnésium sont considérés comme acidifiants, mais c'est aussi une source de soufre pour les plantes qui ont besoin d'un complément de soufre (crucifères, mais aussi d'autres plantes dans certaines situations).
Batterie au plomb

Le sulfate de magnésium est utilisé pour désulfater les batteries au plomb.
Proverbe anglais

L'eau d'Epsom fait courir les hommes plus vite que les chevaux
À Epsom, les hommes (qui boivent de l'eau) courent plus vite que les chevaux

Ces phrases proverbiales, citées au XIXe siècle fait allusion aux violentes propriétés laxatives des eaux d'Epsom, contrée qui était réputée par ailleurs pour ses beaux champs de course. Le sprint des dignes spectateurs, buveurs non-avertis, vers les toilettes était sans doute saisissant.
Références

↑ a, b et c SULFATE DE MAGNESIUM [archive], fiche de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques [archive], consultée le 9 mai 2009
↑ Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 » [archive], sur www.chem.qmul.ac.uk.
↑ « Sulfate de magnésium [archive] » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
↑ Autrefois respectivement dénommé en Grande-Bretagne, en France ou en Allemagne (Sedlitz est une ancienne ville de Bohême, appartenant à l'ancien Saint-Empire romain germanique. Burkhard Reber, « Les grands pharmaciens : V. François Tingry (1743-1821) Quelques notes sur sa vie et sur sa découverte du sel de Sedlitz en France » dans Bulletin de la Société d’histoire de la pharmacie, 1917, vol. 5, no 18, p. 317.
↑ Lapostolle, F., Alayrac, L., Adnet, F., Maistre, J. P., Leseur, A., & Lapandry, C. (2001) Disponibilité des antidotes dans l'aide médicale urgente. La Presse médicale, 30(4), 159-162.
↑ Thabet, H., Brahmi, N., Kouraïchi, N., Elghord, H., & Amamou, M. (2009). http://www.em-consulte.com/article/228489 [archive] Intoxications par les pesticides organophosphorés: nouveaux concepts]. Réanimation, 18(7), 633-639.
↑ Rozenberg P (2006) Intérêt du sulfate de magnésium dans la prise en charge de la prééclampsie. Gynécologie obstétrique & fertilité, 34(1), 54-59.
↑ Berkane N (2010) Contre l’utilisation du sulfate de magnésium dans la prévention de la crise d’éclampsie en cas de prééclampsie. Gynécologie Obstétrique & Fertilité, 38(2), 159-161.
↑ WHO Model List of Essential Medicines, 18th list [archive], avril 2013

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v · m
Composés du magnésium
MgB2 · MgBr2 · MgCO3 · MgC6H6O7 · MgC14H10O4 · MgCl2 · Mg(ClO4)2 · MgF2 · MgH2 · MgI2 · Mg(NO3)2 · MgO · MgO2 · Mg(OH)2 · MgPo · MgS · MgSO3 · MgSO4 · MgU2O7 · Mg2Al3 · Mg2Si · Mg2Si3O8 · Mg3N2 · Mg3P2 · Mg3(PO4)2 · Mg(C5H5)2

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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:31

I. L'égalité, un principe républicain. 1/ L'égalité, c'est avoir les mêmes droits. Elle est inscrite dans la Constitution et dans la devise de la République française et de celle de l'Olivier... La Justice de l'Eau accompagné par les secouristes du Juge élu par les peuples des Républiques d’Israël et de la Palestine.

A lire ou à consulter pour le meilleur et le pire de la démocratie; Les siths de la République et les Jedis de la Raison////

L’égalité des possibles
La nouvelle société française
par Eric Maurin
Mots-clés : classes sociales | entreprise | inégalités | travail |
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Parmi les changements profonds de la société française depuis vingt ans, certains n’ont pas encore été vraiment analysés et compris alors qu’ils apparaissent chaque jour comme un peu plus essentiels. C’est tout particulièrement le cas de l’identité au travail et des relations d’emploi dans l’entreprise. La fragilisation et la personnalisation croissantes de ces relations a conduit au brouillage d’une appartenance politique et sociale autrefois largement définie par le travail autour de la classe ouvrière notamment. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Le monde du travail fournit de moins en moins de repères, alors même qu’il continue d’être à la source de nombreuses inégalités dans la société. La compréhension du contexte et des enjeux autour de ces questions commande d’aller bien au-delà des imprécations habituelles et des constats désabusés sur “ l’individualisation de la société ” ou “ la fin des classes sociales ” ; il s’agit de décrire scrupuleusement les mécanismes à l’œuvre et d’en donner à lire le sens profond. C’est ce que propose cet ouvrage tout en esquissant les contours d’une nouvelle société française plus soucieuse d’une “ égalité des possibles ” que de la correction illusoire et finalement inefficace des inégalités de fait.



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Liberté, Égalité, Fraternité est la devise de la République française, de la République d’Haïti, de la Grande Loge de France, du Grand Orient de France, du Droit humain et de la Grande Loge Nationale de France, et plus généralement, elle est dite "devise républicaine" de toutes les loges maçonniques françaises1,2. Elle figure dans l'article 2 de la Constitution française de 1958.

La liberté et l'égalité sont posées comme principe dans l'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, texte qui fait partie du Préambule de la Constitution de la Cinquième République française (bloc de constitutionnalité3): « Article Premier. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits », texte repris en 1948 comme article 1er de la Déclaration universelle des droits de l'homme en ajoutant l'obligation de fraternité: « Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».

Ces trois mots apparaissent, parmi de nombreuses autres formules, pendant la Révolution française, la première fois dans le Discours sur l'organisation des gardes nationales de Robespierre, imprimé et diffusé mi-décembre 1790, mais jamais prononcé. En 1793, la commune de Paris impose d'inscrire « La République une et indivisible - Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort » sur la façade de l'Hôtel de ville et sur tous les édifices publics de la ville.

Cette devise est adoptée officiellement en France une première fois le 27 février 1848 par la Deuxième République, et surtout après 1879 par la Troisième République, inscrite aux frontons des édifices publics à l'occasion de la célébration du 14 juillet 1880.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:31

Camille Desmoulins associe les trois termes dans cet ordre en 1790, dans son journal Les révolutions de France et de Brabant, à propos de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 : « après le serment surtout, ce fut un spectacle touchant de voir les soldats citoyens se précipiter dans les bras l'un de l'autre en se promettant, liberté, égalité, fraternité »6.

Le premier à avoir formulé cette devise en tant que telle est Maximilien de Robespierre6,7 dans son Discours sur l'organisation des gardes nationales, imprimé mi-décembre 1790 et diffusé largement dans toute la France par les Sociétés populaires8, même s'il ne fut jamais prononcé, ni le 5 décembre 1790, ni les 27 et 28 avril 1791, jours où l'Assemblée constituante discuta des gardes nationales. Son projet de décret prévoyait leur tenue : « Article XVI. Elles porteront sur leur poitrine ces mots gravés : LE PEUPLE FRANÇAIS, et au-dessous : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE. Les mêmes mots seront inscrits sur leurs drapeaux, qui porteront les trois couleurs de la nation. »9.

On retrouve cette devise dans la bouche de l'Anglais Lord Stanhope et de Momoro10. Ce dernier la reprend au Club des Cordeliers le 29 mai 17919. Elle est mise en avant le 15 avril 1792 lors de la « fête de la liberté » donnée pour soutenir les 138 Suisses de Châteauvieux, tous condamnés à mort pour rébellions à cause du retard de paiement des soldes.

Le Grand Orient de France a créé fin 1792 une loge militaire portant le titre distinctif « Liberté, Égalité, Fraternité » sise à l’orient de la légion franche étrangère. Cette loge a été installée le 4 mars 1793 par la Respectable Loge « L’Amitié et Fraternité » (Orient de Dunkerque)11.

C'est la Commune de Paris qui adoptera officiellement en premier la formule lorsque son maire, Jean-Nicolas Pache, ordonnera le 21 juin 1793 de faire peindre sur les murs de la maison commune, la formule : « La République une et indivisible - Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort ». Mais lors de la Fête de la loi, célébrée le 3 juin 1793, en l'honneur de Simoneau, maire d'Étampes, la devise mise en avant était : Liberté, Égalité, Propriété12.

La devise est progressivement abandonnée avec la fin de la Révolution, le Directoire de l'an V à l'an VII préconisant notamment le « serment de haine envers les monarchistes et les anarchistes », en lieu et place du « serment de fraternité »13.

Une légende attribue à Jean-Baptiste Belley, premier député noir français, l'idée d'ajouter le mot fraternité à la devise Liberté, Égalité14.
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:32

La laïcité de la République
L'article premier consacre constitutionnellement la laïcité de la République. Pour autant, cette disposition ne s'oppose pas au maintien de statuts spécifiques, liés notamment au droit local en Alsace et en Moselle qui reprend le Concordat de 1801 (voir Concordat en Alsace-Moselle). Ce régime est caractérisé, notamment, par le financement du salaire de certains ministres du culte par l'État, en contradiction avec le principe de non-subventionnement des cultes issu de la loi de 1905 relative à la séparation des Églises et de l'État. Toutefois, dans une décision de 2013 dite Association pour la promotion et l'expansion de la laïcité, le Conseil constitutionnel, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité, a estimé que la consécration constitutionnelle de la laïcité de 1958 « n'a pas pour autant entendu remettre en cause les dispositions législatives ou règlementaires particulières applicables dans plusieurs parties du territoire de la République lors de l'entrée en vigueur de la Constitution et relatives à l'organisation de certains cultes et, notamment, à la rémunération de ministres du culte ». De ce fait, le principe de laïcité de la République n'est pas violé par le maintien du Concordat en Alsace-Moselle7

L'article premier de la Constitution de 1958 définit les principes fondamentaux de la République française.

Sommaire

1 Texte
2 Applications
2.1 L'indivisibilité de la République
2.2 La laïcité de la République
3 Notes et références
4 Articles connexes

Texte

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

— Article premier de la Constitution1

Le second alinéa a été ajouté par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008. Il reprend et complète une disposition présente auparavant dans l'article 3.

Les trois premières phrases du premier alinéa appartenaient à l'article 2 jusqu'en 19952. L'article 1er était auparavant consacré à la Communauté, outil juridique conçu par les constituants de 1958 mais jamais réellement appliqué :

« La République et les peuples des territoires d'outre-mer qui, par un acte de libre détermination, adoptent la présente Constitution instituent une Communauté.

La Communauté est fondée sur l'égalité et la solidarité des peuples qui la composent. »

— Article premier de la Constitution (version d'origine)3
Applications
L'indivisibilité de la République

L'indivisibilité de la République induit l'unicité du peuple français. Ainsi, dans sa décision relative au statut de la Corse du 9 mai 1991, le Conseil constitutionnel considère que la reconnaissance d'un peuple corse, composante du peuple français, est contraire à l'article premier de la Constitution de 19584. En effet, il se réfère tradition constitutionnelle française, laquelle ne connaît que « le peuple français, composé de tous les citoyens français, sans distinction d'origine, de race ou de religion »5. Pour autant, cet article doit être combiné avec le premier alinéa de l'article 72-3 de la Constitution de la Cinquième République française qui stipule que « La République reconnaît, au sein du peuple français, les populations d'outre-mer, dans un idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité ». L'indivisibilité de la République est l'un des fondements du principe d'égalité qui interdit de distinguer les individus en fonction de leur origine, de leur race ou de leur religion, tel qu'il est aussi consacré par l'alinéa 1 du l'article premier.

Le principe d'indivisibilité s'oppose aussi à la reconnaissance de droits collectifs à des groupes au sein du peuple français. Ces droits doivent être communs à l'ensemble du peuple français. Ce raisonnement justifie l'opposition du Conseil constitutionnel à la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires par une décision du 15 juin 1999 (« Considérant qu'il résulte de ces dispositions combinées que la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, en ce qu'elle confère des droits spécifiques à des "groupes" de locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l'intérieur de "territoires" dans lesquels ces langues sont pratiquées, porte atteinte aux principes constitutionnels d'indivisibilité de la République, d'égalité devant la loi et d'unicité du peuple français »6. L'opposition du Conseil constitutionnel à la ratification de cette Charte vient aussi de sa contradiction avec l'article 2 de la Constitution de la Cinquième République française qui consacre le français comme langue officielle. Heureusement ce fait n'implique la disparition de langues antérieures au français tel que le Corse, le Breton, le Flamand, la langue d'oc, Le Réunionnais et touts autres liés à la vie citoyenne Francaise qui est inclus dans le patrimoine mondiale. Nous déplorons la disparition de langue ancienne Anglo-Franco-Anglaise de La Normandie disparu au même titre que la langue francaise et indienne de Louisiane
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MessageSujet: Re: L'accouchement maternité, le seuil indivisible et Y'becca   Lun 7 Nov à 9:34

La laïcité de la République
L'article premier consacre constitutionnellement la laïcité de la République. Pour autant, cette disposition ne s'oppose pas au maintien de statuts spécifiques, liés notamment au droit local en Alsace et en Moselle qui reprend le Concordat de 1801 (voir Concordat en Alsace-Moselle). Ce régime est caractérisé, notamment, par le financement du salaire de certains ministres du culte par l'État, en contradiction avec le principe de non-subventionnement des cultes issu de la loi de 1905 relative à la séparation des Églises et de l'État. Toutefois, dans une décision de 2013 dite Association pour la promotion et l'expansion de la laïcité, le Conseil constitutionnel, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité, a estimé que la consécration constitutionnelle de la laïcité de 1958 « n'a pas pour autant entendu remettre en cause les dispositions législatives ou règlementaires particulières applicables dans plusieurs parties du territoire de la République lors de l'entrée en vigueur de la Constitution et relatives à l'organisation de certains cultes et, notamment, à la rémunération de ministres du culte ». De ce fait, le principe de laïcité de la République n'est pas violé par le maintien du Concordat en Alsace-Moselle7

L'article premier de la Constitution de 1958 définit les principes fondamentaux de la République française.

Sommaire

1 Texte
2 Applications
2.1 L'indivisibilité de la République
2.2 La laïcité de la République
3 Notes et références
4 Articles connexes

Texte

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

— Article premier de la Constitution1

Le second alinéa a été ajouté par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008. Il reprend et complète une disposition présente auparavant dans l'article 3.

Les trois premières phrases du premier alinéa appartenaient à l'article 2 jusqu'en 19952. L'article 1er était auparavant consacré à la Communauté, outil juridique conçu par les constituants de 1958 mais jamais réellement appliqué :

« La République et les peuples des territoires d'outre-mer qui, par un acte de libre détermination, adoptent la présente Constitution instituent une Communauté.

La Communauté est fondée sur l'égalité et la solidarité des peuples qui la composent. »

— Article premier de la Constitution (version d'origine)3
Applications
L'indivisibilité de la République

L'indivisibilité de la République induit l'unicité du peuple français. Ainsi, dans sa décision relative au statut de la Corse du 9 mai 1991, le Conseil constitutionnel considère que la reconnaissance d'un peuple corse, composante du peuple français, est contraire à l'article premier de la Constitution de 19584. En effet, il se réfère tradition constitutionnelle française, laquelle ne connaît que « le peuple français, composé de tous les citoyens français, sans distinction d'origine, de race ou de religion »5. Pour autant, cet article doit être combiné avec le premier alinéa de l'article 72-3 de la Constitution de la Cinquième République française qui stipule que « La République reconnaît, au sein du peuple français, les populations d'outre-mer, dans un idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité ». L'indivisibilité de la République est l'un des fondements du principe d'égalité qui interdit de distinguer les individus en fonction de leur origine, de leur race ou de leur religion, tel qu'il est aussi consacré par l'alinéa 1 du l'article premier.

Le principe d'indivisibilité s'oppose aussi à la reconnaissance de droits collectifs à des groupes au sein du peuple français. Ces droits doivent être communs à l'ensemble du peuple français. Ce raisonnement justifie l'opposition du Conseil constitutionnel à la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires par une décision du 15 juin 1999 (« Considérant qu'il résulte de ces dispositions combinées que la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, en ce qu'elle confère des droits spécifiques à des "groupes" de locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l'intérieur de "territoires" dans lesquels ces langues sont pratiquées, porte atteinte aux principes constitutionnels d'indivisibilité de la République, d'égalité devant la loi et d'unicité du peuple français »6. L'opposition du Conseil constitutionnel à la ratification de cette Charte vient aussi de sa contradiction avec l'article 2 de la Constitution de la Cinquième République française qui consacre le français comme langue officielle. Heureusement ce fait n'implique la disparition de langues antérieures au français tel que le Corse, le Breton, le Flamand, la langue d'oc, Le Réunionnais et touts autres liés à la vie citoyenne Francaise qui est inclus dans le patrimoine mondiale. Nous déplorons la disparition de langue ancienne Anglo-Franco-Anglaise de La Normandie disparu au même titre que la langue francaise et indienne de Louisiane
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