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 Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca

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Minouska.KounakDenat



Nombre de messages : 135
Date d'inscription : 06/10/2016

MessageSujet: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:52

Ixtab (littéralement « Femme à la corde » ) était dans la religion maya la déesse du suicide, selon Diego de Landa. Dans la société maya yucatèque, le suicide par pendaison était dans certaines circonstances considéré comme une mort honorable. Ixtab était censée guider l'âme des suicidés vers le paradis, ce qui en faisait un psychopompe. La seule représentation connue de cette déesse est une illustration dans le codex Dresden, et les spécialistes pensent que cette image pourrait représenter autre chose.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t157-l-ethique-de-la-realite#3485
Le point de vue philosophique sur le suicide dépend du courant, de l'époque et de l'auteur considéré. Cependant, pour les auteurs croyants, il rejoint souvent celui de leur religion.


Le suicide (du latin suicidium, des mots sui : « soi » et caedere « tuer ») est l’acte délibéré de mettre fin à sa propre vie. Le suicide est souvent commis par désespoir, cause qui peut être attribuée à un trouble mental tel que la dépression, le trouble bipolaire, la schizophrénie, l'alcoolisme ou l'abus de substances1. Des facteurs de stress tels que les problèmes financiers ou des problèmes dans les relations humaines jouent souvent et également un rôle significatif2.

Chaque année, plus d'un million d'individus se suicident. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le suicide est la treizième cause de mortalité la plus fréquente dans le monde3 et le National Safety Council le classe sixième des causes les plus fréquentes aux États-Unis4. Le suicide est la cause principale de mortalité chez les adolescents et adultes âgés de moins de 35 ans5,6. La prévalence du suicide est trois à quatre fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes7,8. Les tentatives échouées de suicide dans le monde sont estimées entre 10 et 20 millions chaque année9.

La question du suicide recoupe les domaines de la religion, de l'honneur et du sens de la vie. Les religions abrahamiques considèrent que le suicide est une offense envers Dieu. Dans le domaine médical, le suicide assisté et l'euthanasie sont des sujets actuellement controversés. Les caractéristiques qui définissent ces deux moyens suicidaires incluent les patients en phase terminale d'une maladie, qui souffrent atrocement, et ceux qui sont d'une manière générale physiquement et mentalement amoindris (conséquences d'un accident ou d'une maladie).

Sommaire

  1 Étymologie
  2 Histoire de la médecine
  3 Classification sociologique
  4 Fiabilité des statistiques
  5 Facteurs de risque
      5.1 Conditions médicales
      5.2 Troubles mentaux
      5.3 Abus de substances
  6 Méthodes
  7 Lieux
  8 Prévention
      8.1 Aides internationales
      8.2 Aides francophones
  9 Prévalence
      9.1 Monde
      9.2 Selon le sexe
      9.3 En fonction de l'orientation sexuelle
      9.4 France
  10 Droit
      10.1 Euthanasie et aide au suicide
      10.2 Droit en France
          10.2.1 Jurisprudence
  11 Philosophie
  12 Religions
  13 Politique
  14 Représentations
      14.1 Peinture
      14.2 Littérature
      14.3 Cinéma
          14.3.1 Suicide et adolescence
  15 Notes et références
  16 Voir aussi
      16.1 Bibliographie
      16.2 Articles connexes
      16.3 Liens externes

Étymologie

L'origine du mot (formé d'après homicide) est récente : sa paternité est souvent attribuée à un écrit de l'abbé Desfontaines en 1737 (Observations sur les écrits modernes, t. XI, p. 299) mais dès 1734, l'abbé Prévost parle de suicide dans sa gazette Pour et Contre, ce néologisme latin semblant même avoir été utilisé dès le XVIe siècle par les casuistes pour contrebalancer le mot homicide utilisé jusque-là et jugé trop fort10. Voltaire (qui publie, en 1739, Du suicide ou de l'homicide de soi-même) et les encyclopédistes acceptent ce néologisme et le diffusent. Il est adopté par des jurisconsultes, comme Daniel Jousse, qui feront désormais coexister les deux termes au niveau juridique.
Histoire de la médecine

L'idée qui traverse la médecine d'Hippocrate jusqu'à aujourd'hui sous des expressions diverses est qu'il existe au moins deux formes de suicide, Jean Starobinski illustre cela de la manière suivante : « Les images du suicide, dans la culture de l'Occident, oscillent entre deux types extrêmes : d'un côté, le suicide accompli en pleine conscience, au terme d'une réflexion où la nécessité de mourir, exactement évaluée, l'emporte sur les raisons de vivre ; à l'opposé, l'égarement démentiel qui se livre à la mort sans penser la mort. Les deux exemples antithétiques pourraient se nommer Caton et Ophélie. » La clinique moderne, en dehors de l'approche sociologique maintenant totalement infiltrée par les statistiques, décèle la plupart du temps un mélange des deux types : « On voit fonctionner des formes mixtes, c'est-à-dire celles où raison et déraison se mêlent et se confondent, sans qu'il soit possible de départager11. » L'entité psychiatrique la plus souvent invoquée est la dépression et ses différentes formes dont le délire mélancolique12 ou le raptus suicidaire, qui est une manifestation impulsive liée à une frustration majeure, un mouvement violent incontrôlé, en d'autres termes, pour reprendre la distinction précédente, à une fureur de déraison.
Classification sociologique

Émile Durkheim, un des fondateurs de la sociologie, publie en 1897 son fameux livre Le Suicide où il analyse ce phénomène sous un angle social. Il distingue quatre sortes de suicides : le suicide égoïste, le suicide altruiste, le suicide anomique et le suicide fataliste. Dans chaque cas, la désintégration sociale est la cause première véritable.
Type Description
Suicide assisté Un individu qui souhaite en finir avec la vie peut demander l'assistance d'un autre individu. L'autre individu, habituellement un membre de la famille ou médecin, peut aider avec accord celui qui souhaite en finir car physiquement amoindri. Le suicide assisté est un sujet controversé politiquement et moralement dans certains pays, par exemple l'affaire du Dr Jack Kevorkian, un médecin américain condamné à huit ans de prison pour avoir aidé ses patients à mourir 13.
Meurtre-suicide Le meurtre-suicide est un acte dans lequel un individu tue d'autres personnes immédiatement avant ou en même temps qu'il se donne délibérément la mort. La motivation du meurtre-suicide peut être considérée comme purement criminelle ou comme un acte de bienveillance chez un individu atteint de dépression.
Attentat-suicide L'attentat-suicide est l'acte dans lequel un individu se donne violemment la mort à des fins criminelles ou militaires. Les bombardements-suicide sont considérés comme du terrorisme parmi les communautés ciblées.
Opposition Le suicide est souvent commis en tant que signe de protestation ou d'opposition.
Fuite Lors de situations extrêmes durant lesquelles la vie est insoutenable, certains individus commettent un suicide en tant qu'échappatoire.
Fiabilité des statistiques

Comme dans le cas des homicides, les statistiques sur les suicides (tentatives, suicides réussis) doivent être utilisées avec précaution en raisons de fréquents biais importants, qui en outre semblent varier selon les époques, régions ou pays14. Il y a des familles ou des religions ou des contextes où l'entourage ou la société cherchent à cacher le fait qu'une personne se soit suicidée, le certificat de décès citant alors un traumatisme mortel ou un empoisonnements mortel résultant d'une cause et/ou intention inconnue(s).

Certains auteurs estiment que si ces biais de déclaration sont stables et qu'on peut les évaluer avec justesse (par exemple via l'étude des système de certification des décès par suicide, de la fréquence et qualité des enquêtes médico-légales et autopsies demandées dans les cas douteux ; en s'appuyant sur la littérature internationale sur la qualité de ces données), alors les chiffres pourraient être corrigés et des études statistiques faites sur leur base14.

Par exemple en France l'INSERM15 a lancé une enquête rétrospective (2001-2002) en interrogeant 532 médecins certificateurs sur des dossiers remplis en 1999. L'étude a conclu que les suicides représentaient en 1999 pour ces cas environ 24 % des morts classées « indéterminées » chez les moins de 25 ans et plus de 40 % chez les plus de 25 ans. Ceci conduirait à augmenter le taux global de suicide de 7 % 6 au moins, et deux enquêtes locales ont montré qu'en tenant compte des morts de « cause inconnue ou non déclarée », cette proportion passerait à 20 %, voire 30 %16.

En 2012 il y a eu officiellement 25 suicides/jour en moyenne en 2012 avec d'importantes différences régionales dans le taux de suicide17. Ces chiffres sont en réalité biaisés par une sous-déclaration qui semble beaucoup varier selon les régions. Le degré de sous-estimation a fait l'objet d'une évaluation en 2006 ; selon ce travail les chiffres de taux de suicide publiés changent considérablement selon le département ou la région, et si moins de 10 % des suicidés échappent selon cette étude à la statistique dans la plupart des régions, mais ils seraient 22 % en Rhône-Alpes et 46 % l’Ile-de-France. Selon la DREES, l’enregistrement d’une cause médicale de décès masque parfois le suicide (« mort violente indéterminée quant à l'intention »), et parfois des suicides suspects entraînent une investigation judiciaire, ou la mort peut être déclarée « de causes inconnues », ou encore parfois l’Inserm n’a pas reçu de certificat.

C’est en outre-mer qu’on se suicide le moins, et en Bretagne le plus (l’isolement et la solitude, et la dépression sont les premières causes citées lors des appels à SOS-Amitié). Les hommes meurent beaucoup plus de suicide que les femmes, et surtout à 45-49 ans et à 65-69 ans (pour le cas de l’Yonne)18.
Facteurs de risque

Une étude montre que 87 % des individus ayant commis un suicide ont été diagnostiqués comme souffrant d'un trouble mental qui a rapport avec leurs amis ou leurs familles19. En Angleterre, 27 % des individus qui se sont suicidés entre 2000 et 2010 ont déjà contacté des services hospitaliers quelque temps avant leur décès20. Il existe un grand nombre de facteurs de risque liés au suicide, incluant la toxicomanie, des suicides dans l'entourage d'un individu, ou encore un traumatisme crânien21.

Des facteurs sociaux-économiques comme le chômage, la pauvreté et la discrimination peuvent être à l'origine de pensées suicidaires22. La pauvreté n'est pas une cause directe de suicide, mais l'appauvrissement étant un facteur de dépression en est un facteur de risque23. Des antécédents d'abus physiques ou sexuels24, ou du temps passé dans un foyer d'accueil sont également des facteurs suicidaires25,26. Le désespoir — un sentiment dans lequel l'amélioration d'une situation chez un individu semble être un échec — est un fort indicateur de suicide.
Conditions médicales

Souvent le suicide est lié à des facteurs physiologiques tels qu'une douleur chronique27, une commotion cérébrale ou traumatisme crânien28,29. Des troubles du sommeil comme l'insomnie30 et l'apnée du sommeil ont été cités dans de nombreuses études comme facteurs de dépression et de suicide. À un certain moment, le manque de sommeil est également un facteur de risque indépendant de la dépression31.
Troubles mentaux

Certains troubles mentaux sont souvent présents lors d'une période suicidaire. Il est estimé que 87 à 98 % des suicides sont commis par des individus atteints de troubles mentaux19. Ces troubles incluent : troubles de l'humeur à 30 %, abus de substances à 18 %, schizophrénie à 14 % et troubles de la personnalité à 13 %32. Près de 5 % des patients souffrant de schizophrénie commettent un suicide33. Le suicide est la première cause de mortalité chez les schizophrènes34. Deux tiers de ces suicides ont lieu durant les six premières années d'évolution de la schizophrénie, ce qui fait de cette période celle où le risque est le plus grand35. La dépression psychiatrique et l'alcoolisme sont des troubles indépendants hautement liés au suicide. Le risque est particulièrement grand durant les premières étapes de la maladie chez les individus atteints de troubles de l'humeur, tels que la dépression majeure ou le trouble bipolaire36.

La dépression est l'un des troubles mentaux les plus communément diagnostiqués37,38. 17,6 millions d'Américains en sont affectés chaque année, soit approximativement un individu sur six. Dans les vingt prochaines années, la dépression devrait être la première cause de mortalité dans les pays développés et la seconde cause d'invalidité dans le monde39. Bien que les domaines psychiatriques et médicaux ne classifient plus l'automutilation en tant que tentative suicidaire, des études récentes ont indiqué que la présence de comportements auto-injurieux pouvait être liée à un haut risque de suicide40. Bien qu'il existe un lien entre l'automutilation et le suicide, cette première n'est pas perçue comme étant une cause du suicide ; les deux, cependant, sont des éléments de la dépression clinique41. Les jeunes individus, et plus récemment les personnes âgées, sont particulièrement touchés par l'automutilation42.

La majeure partie des individus qui tentent de se suicider ne réussissent pas du premier coup. Cependant, un suicide ayant échoué peut tragiquement mener à une autre tentative qui peut cette fois réussir43.
Abus de substances
Abus de substances, photographie allégorique.

L'abus de substances est le second facteur de risque le plus répandu après la dépression et le trouble bipolaire44. Les abus de substances chroniques sont liés à un haut risque de suicide45. Certains psychotropes contiennent des effets néfastes et peuvent mener à d'importants dysfonctionnements sensoriels. Lorsque ces troubles sont mélangés à des problèmes personnels, le risque de suicide est particulièrement élevé46. Plus de 50 % des suicides ont un certain lien avec l'alcool ou la prise substantielle, et plus de 25 % des suicides sont commis par des adeptes ou alcooliques. Ce cas de figure est également observé chez les adolescents avec 70 % de suicides.
Méthodes

Les méthodes employées par les personnes s'étant suicidées sont compilées par l'OMS afin de concevoir des stratégies efficaces de prévention du suicide. L'empoisonnement par pesticide est courant dans de nombreux pays d'Asie et en Amérique latine ; l'empoisonnement médicamenteux est fréquent dans les pays nordiques et au Royaume-Uni. La pendaison est la méthode la plus utilisée dans l'est de l'Europe, tandis que l'on observe plus souvent le recours à l'arme à feu aux États-Unis et le saut d'un endroit élevé dans les grandes villes telles que Hong Kong47.
Lieux

Les endroits au monde où ont lieu le plus de suicides sont les bois d'Aokigahara au Japon avec 30 morts par an en moyenne avec un pic de 105 morts en 200348, suivi du Golden Gate Bridge à San Francisco et des falaises de Beachy Head en Angleterre avec 20 morts par an en moyenne49,50. Le grand pont de Nankin sur le Yangtsé est le lieu où a été effectué le plus grand nombre total de suicides avec une estimation de 2 000 suicides de 1968 à 200651.
Prévention
Aides internationales
Clôture érigée pour prévenir les suicides sur le pont Tromsøbrua, Tromsø, Norvège.

Le suicide est généralement annoncé ; beaucoup de suicidés ont essayé de prévenir leurs proches et laissent une lettre d'adieu afin d'expliquer leur geste. Ces pensées sont à prendre au sérieux ; s'il y a un risque de tentative de suicide, il faut en parler avec la personne ouvertement afin de pouvoir l'éviter. L'évocation de la mort avec une personne, poser la question « avez-vous pensé à la mort ? » n'est pas suicidogène, mais permet au contraire de montrer que l'on comprend la souffrance. Lorsque l'on discute, il ne faut pas porter de jugement ; on peut tenter de faire se remémorer à la personne d'anciens problèmes et les stratégies qu'elle avait mises en œuvre pour les résoudre. Selon le professeur Michel Debout52 : « lorsqu’on pense qu’une personne va mal, il ne faut pas hésiter à lui dire ce que l’on ressent. Et la manière dont on lui dit est importante. Si vous lui demandez : « ça ne va pas ? », elle risque de se renfermer dans une réponse de type : « Mais si ça va très bien. » Alors que si vous dites « je te sens mal », vous vous impliquez personnellement, et vous montrez que non seulement vous offrez une écoute, mais même un véritable dialogue. À partir de là, tout dépend de la situation et de votre lien avec elle. Mais vous pouvez essayer de l’orienter vers un soutien, un spécialiste ou une association qui pourront l’aider ».

Les personnes qui ont fait une tentative de suicide sont en général prises en charge en service de soins aigus à l'hôpital (à la suite d'un empoisonnement ou des blessures nécessitant souvent une réanimation). Une fois l'épisode critique surmonté et l'éloignement de tout danger vital, le patient est orienté vers un service de psychiatrie. L'hospitalisation est volontaire dans la grande majorité des cas, mais certaines dépressions sévères (mélancolie, dépression délirante) peuvent entraîner une hospitalisation à la demande d'un tiers, voire une hospitalisation d'office. Dans tous les cas, les sujets ayant fait une tentative de suicide doivent être évalués par un psychiatre, et souvent orientés vers une structure adaptée à la prise en charge d'une cause curable de suicide (dépression très souvent, mais aussi psychose, alcoolisme, etc.). Dans le cas d'un séjour en psychiatrie, il est proposé un suivi ultérieur en consultation psychiatrique (hospitalière ou avec un psychiatre libéral). Malgré ces efforts de prise en charge et la possibilité d'hospitalisation contre le gré du suicidant, en France, un quart des adolescents mineurs suicidants sortent de l'hôpital sans avoir eu de consultation psychiatrique. Cette prise en charge des personnes qui tentent de se suicider est importante car les risques d'une nouvelle tentative sont grands (75 % dans les deux ans). Il est cependant aussi nécessaire de faire une prévention du suicide en amont. Cela passe par l'explication de ce qu'est la dépression. Il serait souhaitable que médecins (60 à 70 % des suicidants consultent un médecin dans le mois qui précède le passage à l'acte, dont 36 % dans la semaine qui précède), enseignants et de manière générale toute personne en contact avec des adolescents ou des personnes en détresse sociale soient formés, des campagnes publicitaires soient menées afin de sensibiliser l'ensemble de la population à ce problème et d'aider les personnes susceptibles de se suicider à abandonner cette idée en leur ouvrant la voie à d'autres alternatives.

L'idéal serait de convaincre la personne de consulter un médecin ou de contacter une association spécialisée. Si le passage à l'acte est ressenti imminent, il faut prévenir les secours (en priorité la régulation médicale, le 15 en France, le 112 en Europe pour les urgences diverses) et le 911 au Canada. Cependant, l'écoute dans le but de faire exprimer à la personne ses difficultés ne constitue qu'un premier stade de la prévention.

L'aide téléphonique pour les personnes en détresse est venue du prêtre anglican Chad Varah, du centre de Londres, en 1953. Persuadé que tous les désespérés sur le point de mettre fin à leur vie doivent pouvoir parler à quelqu’un, il fait passer dans le Times une annonce insolite : « Avant de vous suicider, téléphonez-moi. » Cette idée fut reprise partout dans le monde53.
Aides francophones

Il existe de nombreuses aides mises à disposition pour chaque individu. Un premier stade est généralement pris en charge téléphoniquement par des associations dans chaque pays à commencer par les pays francophones européens : En France et en Suisse, ces services « se cantonnent exclusivement à l'écoute » et n'interviennent pas « même sur demande expresse de la personne en détresse ». Au Québec, si la personne est jugée en danger immédiat, les intervenants du 1-866-APPELLE retraceront l'appel et enverront des secours. C'est une ligne d'intervention. Spécifiquement à Montréal, Suicide Action Montréal possède un grand réseau d'intervenant formé en intervention auprès des personnes suicidaires. Le service est disponible 24/7 au (514) 723-4000. Le service est également offert en anglais. Pour les anglophones, le service de SOS Amitié spécialisé peut orienter vers un psychiatre anglophone voire appeler les pompiers « à la demande expresse » de la personne. SOS Amitié a aussi un service d'écoute par courriel mais avec des délais de 48 heures pour les réponses.

D'autres aides peuvent être trouvées comme notamment sur des forums affirmant procurer un soutien psychologique existant actuellement sur Internet54. Selon certains[Qui ?], il convient d'aborder ces sites avec circonspection en raison de l'impossibilité de contrôler la compétence des interlocuteurs : un site Internet étant facile à créer, il n'apporte pas le gage d'une structure pratiquant la formation interne et l'évaluation de ses personnels ou du décalage culturel pouvant exister entre les personnes parlant la même langue mais pouvant être de culture très différente. Ces deux facteurs pourraient mener à une aide inadaptée, qui pourrait même être suicidogène. SOS Amitié Internet, dans le prolongement de son écoute téléphonique, offre un service d'écoute web gratuit, mais intermittent, fonctionnant par courriel, pour donner aux personnes la possibilité de mettre des mots sur leurs difficultés et leur souffrance55. Les personnes qui répondent aux messages appartiennent à l'équipe d'écoute au téléphone et auraient suivi une formation spécifique à l'écoute écrite. Les messages reçus reçoivent une réponse sous 48 heures.
Prévalence
Articles détaillés : Liste des pays par taux de suicide et Épidémiologie du suicide.
Monde
Nombre de morts par suicide sur 100 000 habitants en 200456

       Aucune donnée
       <3
       3–6
       6–9
       9–12
       12–15
       15–18
       18–21
       21–24
       24–27
       27–30
       30–33
       >33

L'épidémiologie du suicide est une discipline de l'épidémiologie qui vise à connaître l'étude de la répartition et des déterminants du suicide dans les populations. Dans le monde, 815 000 personnes se sont suicidées en 2000, soit 14,5 morts pour 100 000 habitants (un mort toutes les 40 secondes57). L'épidémiologie du suicide reste cependant très variable selon les pays, et parfois même entre communautés différentes dans un même pays. Les tentatives de suicide sont beaucoup plus fréquentes, mais leur nombre est très difficile à évaluer. Les statistiques sont jugées plus ou moins fiables selon les pays. Certains suicides peuvent passer pour des morts naturelles ou accidentelles ou des crimes (et inversement). La précision de ces statistiques dépend aussi de la manière dont la médecine légale et la police travaillent.

Bien que l'idée que le Japon soit le pays dans lesquels les individus se suicident le plus soit répandue est assez tenace, c'est en réalité loin d'être le cas. Ainsi avec un taux de suicide de 26 sur 100 000 habitants, le Japon est largement devancé par de nombreux pays d'Europe, comme la Lituanie (38,Cool, la Russie (32,3), la Finlande (28) par exemple, et d'autres encore58. Le Japon est au 8e rang mondial59. Le Japon a commencé en 2009 à publier des statistiques mensuelles (ex. : 2 650 cas en janvier 2009 ; à comparer aux 2 300 cas recensés par le ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être pour janvier 200760). En 2012, le taux de suicide pour 100 000 habitants est de 14,2 (17,6 en 2008) en Belgique, de 14,8 (16,2 en 2008) en France et de 9,261 (14,4 en 200862) en Suisse.
Selon le sexe

Actuellement, les taux de suicide des hommes et des femmes sont dans la plupart des pays du globe fortement divergents ; ainsi, la population masculine a, de manière récurrente, des taux de suicide beaucoup plus élevés. En 2002-2003, la Suède avait le taux de suicide masculin le plus élevé, suivie par la Biélorussie avec, respectivement, 66,5 et 63,3 suicides pour 100 000 hommes par an, alors qu'il n'y avait, dans ces mêmes pays et à la même époque, que 7,1 et 10,3 suicides pour 100 000 femmes par an.

La Chine est, en 1999, le pays où le taux de suicide des femmes est le plus élevé et un des rares pays au monde à avoir un taux de suicide des femmes plus élevé que celui des hommes avec des taux de 14,8 pour les femmes et de 13,0 pour les hommes. Cependant, la Corée du Sud, qui arrive en deuxième position en ce qui concerne le taux de suicide des femmes dans le monde (en 2006), présente des taux respectifs de 14,1 pour les femmes et 29,6 pour les hommes.
En fonction de l'orientation sexuelle

L'orientation sexuelle est également importante dans la répartition des suicides. À la fin du XXe siècle plusieurs études épidémiologiques nord-américaines ont mis en évidence des taux de suicide de 6 à 16 fois plus élevés chez les personnes d'orientation homo/bisexuelle que parmi les autres suicidants63,64,65,66. La première étude épidémiologique française réalisée en 2003, en collaboration avec l'INSERM, par Marc Shelly, David Moreau et Pascale Tubert-Bitter67 confirme les données nord-américaines.

Par ailleurs, en marge de cette problématique, une autre étude épidémiologique réalisée en 2006 par Marc Shelly et al. montre que, conformément à une enquête nord-américaine de grande envergure, l'abus sexuel dans l'enfance concerne 20 % des homo/bisexuels masculins (contre 4 % des hétérosexuels), et que les gays victimes d'abus sexuel précoce (avant la puberté) font quatre fois plus de tentatives de suicide que les homo/bisexuels non concernés68,69. Plus récemment, une recherche universitaire menée en 2009 par Jean-Michel Pugnière, psychologue, auprès de 920 jeunes de 18-24 ans, confirme le lien entre homophobie verbale en milieu scolaire et suicide des jeunes hommes70.
France

Le réseau Sentinelles de l'Inserm suit l'évolution de l'incidence des suicides en France, et le « baromètre santé » de l'Inpes informe sur l'évolution des tentatives de suicide et des pensées suicidaires au sein de la population71.

Contrairement à deux idées reçues, le suicide serait plus fréquent chez les adolescents français que Japonais (10,3 cas pour 100 000 contre 8,6)72 et le taux de suicides est plus élevé en France qu'en Suède chez les hommes73 comme chez les femmes74.

En 2008, le taux de suicide (tout âge) était de 16,2 pour 100 000 habitants75,76 ou, exprimé de la façon suivante par l'OMS, de 26,4 pour les hommes et de 7,2 pour les femmes77.

Parmi les adolescents français ayant tenté de se suicider, un quart (25 %) sont homosexuels78 et trois quarts (75%) hétérosexuels.

Selon l'InVS, le taux de mortalité par suicide est trois fois plus élevé chez les employés et les ouvriers que chez les cadres, et ce taux varie selon les domaines d’activité. Les secteurs de la santé et de l’action sociale sont les plus concernés (34,3/100 000), devant les secteurs de l’administration publique (hors fonction publique d'État) (29,8/100 000), de la construction (27,3/100 000) et de l’immobilier (26,7/100 000). Selon Le Figaro, le taux de suicide des agriculteurs s'élève à 32 pour 100 000, contre 28 pour 100 000 chez les ouvriers et 8 pour 100 000 pour les « professions intellectuelles supérieures ».

Un tiers des suicidés avaient plus de 65 ans79.

Selon le baromètre santé de l'Inpes 2011, 0,3 % des hommes et 0,7 % des femmes ont effectué une tentative de suicide au cours de l’année. L’enquête pointe aussi la survenue, plus fréquente, d’idées suicidaires au cours de l’année qui concerne 3,4 % des hommes et 4,4 % des femmes. Ceci montre des formes de souffrance psychique différentes chez l'Homme et la femme ; ces dernières déclarant plus de pensées suicidaires et effectuent plus de tentatives de suicides, mais dont l’issue est moins souvent fatale que chez l'homme (qui représentent les trois quarts des décès par suicide). Cette différence s’explique en partie par les moyens utilisés qui sont plus souvent la prise de médicaments pour les femmes et, pour les hommes, l’utilisation d’armes à feu ou la pendaison. Les facteurs de risque des tentatives de suicide et pensées suicidaires sont avant tout la dépression, les violences subies y compris les violences sexuelles, et ce, même quand elles sont survenues il y a longtemps. L’isolement social et la précarité sociale apparaissent aussi comme des facteurs de risque importants80.

Dans l'OCDE, le taux de suicide est plus élevé en France et au Japon (de 15 à 20 pour 100 000) et plus faible en Italie, Grande-Bretagne et aux États-Unis81. La Suède conserve en France la réputation d'un pays où l'on se suicide beaucoup, alors que la pratique y est 30 % inférieure à celle de la France82. Les taux de suicide sont en revanche encore supérieurs en Autriche et Hongrie82.

En 2010, 10 509 personnes se sont suicidées en France83.

En 2012, 9 715 personnes se sont suicidées en France métropolitaine, notamment en zones rurales, soit environ 27 décès par jour84.
Droit
Euthanasie et aide au suicide
Machine pour l'euthanasie inventée par le Dr Philip Nitschke.
Articles détaillés : Euthanasie, Législation sur l'euthanasie par pays et Aide au suicide.

L'euthanasie (mort douce) et l'aide au suicide (exécuter la décision d'un suicidant ou ne pas intervenir sur la situation dans laquelle il s'est mis s'il a clairement exprimé sa volonté) font aujourd'hui (2005) l'objet de débats et de polémiques dans la plupart des pays d'Europe ou d'Amérique du Nord. En France, il est actuellement condamné comme homicide. La loi entérine la réprobation sociale dont le suicide est entaché : l'aide au suicide est prohibée pour « abstention volontaire de porter assistance à personne en péril » (article 223-6 du Code pénal, concept plus connu sous le nom de « non-assistance à personne en danger »)85. En 2007, l'affaire Vincent Humbert a souligné cette particularité du droit français.

La Cour européenne des droits de l'homme, dans son arrêt Pretty c. Royaume-Uni du 29 avril 2002, a déclaré à l'unanimité que le suicide n'entrait pour l'instant dans le champ d'aucun droit de l'homme, ni de l'article 2 de la Convention protégeant le droit à la vie : « En conséquence, la Cour estime qu’il n’est pas possible de déduire de l’article 2 de la Convention un "droit à mourir", que ce soit de la main d’un tiers (ou par l'abstention de l'intervention de ce tiers), ou avec l’assistance d’une autorité publique. »

Il est autorisé dans des pays comme les Pays-Bas, la Belgique, l'Oregon (aux États-Unis). En Suisse, le code pénal la tolère puisque l'article 11586 prévoit de punir l'assistance au suicide si elle est causée par des « motifs égoïstes ». Deux associations suisses, Exit et Dignitas ont été créées dans le but d'aider des malades en phase terminale à mettre fin à leurs jours ou d'empêcher des interventions médicales non souhaitées visant à les ranimer.
Droit en France

En France, le suicide n'est plus réprimé depuis le code pénal de 1810 autrement que par, éventuellement, une hospitalisation d'office (HO) préfectorale87.

À la suite de la publication du livre Suicide, mode d'emploi, parfois retrouvé chez des suicidés, a été cependant créé en 1987 le délit de « provocation au suicide » (art. 223-13 à 223-15-1 du Code pénal), ayant pour conséquence l'interdiction de publication de l'ouvrage.

En France, l'article L132-7 du Code des assurances dispose88,89 :

  « L'assurance en cas de décès est de nul effet si l'assuré se donne volontairement la mort au cours de la première année90 du contrat.

  L'assurance en cas de décès doit couvrir le risque de suicide à compter de la deuxième année du contrat. En cas d'augmentation des garanties en cours de contrat, le risque de suicide, pour les garanties supplémentaires, est couvert à compter de la deuxième année qui suit cette augmentation.

  Les dispositions du premier alinéa ne sont pas applicables aux contrats mentionnés à l'article L. 141-1 souscrits par les organismes mentionnés au dernier alinéa de l'article L. 141-6.

  L'assurance en cas de décès doit couvrir dès la souscription, dans la limite d'un plafond qui sera défini par décret, les contrats mentionnés à l'article L. 141-1 souscrits par les organismes mentionnés à la dernière phrase du dernier alinéa de l'article L. 141-6, pour garantir le remboursement d'un prêt contracté pour financer l'acquisition du logement principal de l'assuré. »

Jurisprudence

  « Attendu qu'en énonçant qu'aucun élément ne permettait de penser que l'assuré n'avait pas eu la jouissance de sa raison au moment de son suicide, après avoir relevé, d'une part, que son corps avait été retrouvé dans sa voiture garée dans un lieu clos, moteur allumé et l'habitacle relié au pot d'échappement par un tuyau, et d'autre part, que la victime avait laissé à sa veuve une lettre dépourvue d'équivoque quant à ses intentions, c'est sans inverser la charge de la preuve que la cour d'appel a retenu l'existence d'un suicide volontaire et conscient soumis à l'article L. 132-7 du Code des assurances, dans sa rédaction antérieure à la loi n° 98-546 du 2 juillet 1998, qui n'est pas applicable à l'espèce dès lors que le sinistre lui est antérieur ; que le moyen est sans fondement. »

— Civ1, 14 mars 2000, pourvoi n° 97-21581
Philosophie
Article détaillé : Philosophie du suicide.

Le suicide est vu bien différemment selon le courant philosophique l'évoquant. Il peut être considéré comme un acte suprême de liberté ou une option de faiblesse et de renoncement, voire de sacrifice. Du point de vue contraire, le suicide est mis en opposition avec l'humanité. En effet, la mort fait partie de la nature. Se donner la mort, c'est donc renier la nature et s'opposer à elle. C'est s'éloigner de son humanité.

Pour Platon, la mort était la propriété des dieux, et des Moires qui coupaient le fil de la vie. Pour Platon, se suicider, c'est donc aller contre la volonté des dieux. Paul Valéry mentionne dans Tel Quel que le suicide est en général dû à l'impossibilité pour sa victime de supprimer chez elle une idée lui causant souffrance, et à laquelle elle pense donc ne pouvoir mettre fin qu'avec sa propre vie. Pour Jean-Jacques Delfour91, le suicidant ne peut pas vouloir mourir, puisqu'il ignore ce qu'est la mort, dans le sens où il n'en a pas l'expérience. Le suicide, pour lui, est uniquement une manière de mettre fin à une souffrance. Cependant, s'ils mettent fin à leur souffrance, ils mettent aussi fin à la suppression de cette souffrance et donc n'en bénéficient pas ; et la liberté que l'on a sur sa vie, le pouvoir de se tuer, disparaît avec la vie elle-même, on n'a donc pas l'occasion d'en jouir. Pour lui, il n'y a donc pas à proprement parler de suicide, mais une agression du corps pour laquelle rien n'est venu interrompre le processus mortel.
Religions
Article détaillé : Point de vue religieux sur le suicide.

Le suicide est traditionnellement un acte condamné dans le cadre des religions monothéistes. En effet, si le fait de se suicider est d'abord un acte qui va contre soi-même, l'« appartenance » de la destinée de l'homme à Dieu fait que cet acte devient une rupture de la relation spécifique entre l'homme et Dieu et un acte allant contre la souveraineté de Dieu. Le point de vue catholique a été précisé dès le premier concile de Braga qui s'est tenu vers 561 : il déclare que le suicide est criminel dans la chrétienté, sauf chez les « fous ». Le premier concile de Braga entendait lutter contre les modes de pensée païens à une époque encore profondément marquée par la mentalité romaine où le suicide était présenté comme une voie noble, une mort honorable, recommandable pour racheter un crime, alors que le christianisme voulait marquer que, pour lui, le pardon et l'acceptation de se livrer à la justice, pour un criminel, étaient les seules voies acceptables.

L'islam interdit le suicide et le considère comme un péché (voire un crime). D'après un hadith, Mahomet aurait refusé de prier sur un suicidé qui lui fut présenté, cependant il avait ordonné à ses compagnons de tout de même le faire. Commettre un suicide est loin d'être considéré comme une bonne chose, au sens où le fait de prendre la vie de quelqu'un est considéré comme négatif. Cependant, d'un point de vue bouddhiste, ce que nous faisons ou ne faisons pas n'est pas le seul critère qui détermine si un acte est "bon", "mauvais" ou "très mauvais". Le critère essentiel est la motivation qui sous-tend l'acte. Selon la théorie du karma, quoi que nous fassions, nos actes auront des conséquences. Rien ni personne ne prend la décision de nous récompenser ou de nous punir. C'est la force de l'action elle-même qui détermine le résultat. D'après les principes d'interdépendance et du karma, notre mort est suivie d'une renaissance dans la vie suivante92.
La satî (« vertueuse », fidèle jusque dans la mort), Inde (gravure britannique des années 1820).

Le suicide est perçu assez différemment selon les cultures ; si dans les sociétés occidentales, il a longtemps été considéré comme immoral et déshonorant, il est dans d'autres sociétés justement le moyen de recouvrer un honneur perdu. En Asie, il existe des formes de suicide ritualisé comme les jauhâr et satî indiens. Le seppuku japonais quant à lui est un suicide vu comme une issue honorable face à certaines situations perçues comme trop honteuses ou sans espoir : communément appelé hara-kiri, il caractérisait le code de conduite des samouraïs qui, par honneur et respect du Bushido, se tuaient pour ne pas être faits prisonniers ou pour restituer l'honneur de leur famille ou de leur clan, à la suite d'une faute. Une étude menée dans 26 pays de tradition judéo-chrétienne a révélé que plus les femmes et les personnes âgées étaient religieuses, moins elles se suicidaient93.

À noter un point de vue plus proche de l'ouvrage Suicide, mode d'emploi, (ré)introduit par Hiramash en 2011 dans La Magie d'Hénok. Selon l'auteur et la fable américaine dont il s'inspire, le suicide serait à la fois un acte religieux et politique, l'association des deux aspects relevant probablement du constructivisme revisité par l'ouvrage. Ce même auteur avance que l'idée de suicide dans l'histoire humaine a précisément changé avec le basculement des sociétés matriarcales vers les sociétés patriarcales il y a 7000 ans de cela. Après ce basculement historique et généralisé sur la planète, les religions du Père affirment alors leur supériorité sur l'image et l'univers de la Femme, interdisent le suicide entre autres choses, introduisent la notion de culpabilité et de punition, ce qui est précisément contraire aux théories bouddhistes du karma ; celles-ci vont plutôt défendre l'idée que si quelqu'un sera puni pour le suicide à venir, c'est parce que cette personne est persuadée qu'elle sera effectivement punie.


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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:53

Politique
Le suicide d'Ajax.

Le suicide a été utilisé dans l’histoire comme un acte politique d’opposition, de contestations ou encore de dévolution. Dans l'Empire romain, il était d'usage qu'un proche de l'empereur désirant mettre fin à ses jours en demande au préalable l'autorisation à ce dernier (illustration, par exemple, dans les Mémoires d'Hadrien). Dans l'Antiquité, le suicide était commis après une défaite dans une bataille afin d'éviter la capture et les possibles tortures, mutilations ou la mise en esclavage par l'ennemi. Ainsi, au cours de la seconde guerre punique, la princesse carthaginoise Sophonisbe s'empoisonna pour ne pas tomber aux mains des Romains. Brutus et Cassius, les assassins de Jules César, se suicidèrent à la suite de la défaite de la bataille de Philippes. Cléopâtre VII, dernière reine d'Égypte, mit également fin à ses jours pour ne pas être emmenée prisonnière à Rome. Les Juifs de Massada offrent un autre exemple en se suicidant massivement en 74 av. J.-C. pour échapper à la mise en esclavage par les Romains. Dans la société romaine, le suicide était un moyen accepté par lequel son honneur était préservé. Ceux qui étaient jugés pour des crimes capitaux, par exemple, pouvaient empêcher la confiscation des biens et propriétés familiaux en se suicidant avant la condamnation par le tribunal. Dans le Japon médiéval, toute critique du Shogun s'accompagnait d'un seppuku de l'accusateur.
Le général Akashi Gidayū se prépare à commettre seppuku après avoir perdu une bataille pour son maître en 1582.

Le suicide peut être un acte politique, proche du martyre. À l'époque contemporaine, le suicide est utilisé pour protester de façon spectaculaire, notamment par autocrémation94, contre une situation jugée insupportable : le 11 juin 1963, à Saïgon, le bonze Thích Quảng Đức s'est suicidé pour protester contre le gouvernement du président vietnamien Ngô Đình Diệm. Ce geste a été imité par la suite ; Jan Palach et Jan Zajíc en 1969 pour protester contre la répression soviétique du printemps de Prague. Trois membres de l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, en 2003, pour dénoncer l'arrestation de Maryam Radjavi par la police française. Josiane Nardi en France le 18 octobre 2008 pour protester contre la politique d'expulsion de son compagnon arménien sans-papiers. Au Tibet depuis mars 2011, plusieurs laïcs, moines et nonnes tibétains se sont immolés pour protester contre la présence chinoise. L'immolation de Mohamed Bouazizi en 2010 marque le début de la révolution tunisienne de 2010-2011.
Représentations
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Peinture

Antoine Wiertz, 1854
Suicide dans la peinture (liste)

Littérature

À la fin du XVIIIe siècle, Goethe publie Les Souffrances du jeune Werther (Die Leiden des jungen Werther), une histoire romantique où le jeune Werther se suicide parce que son amour est inaccessible. Le roman connaît un réel succès et cause une vague de suicides en Allemagne, donnant ainsi son nom à un phénomène sociologique : l'effet Werther, qui désigne une hausse du nombre de suicides à la suite de la médiatisation d'un tel acte.

Le poète Alfred Alvarez publie une étude sur le suicide en littérature intitulée Le Dieu sauvage ; essai sur le suicide.

Jean Améry publie un livre, en 1976, sur le suicide où il défend la thèse selon laquelle le suicide représente l'ultime liberté de l'humanité : il se donne la mort deux ans plus tard.
Cinéma
Suicide et adolescence

La Vie des morts (1991) d'Arnaud Desplechin.
Virgin Suicides (1999) de Sofia Coppola d'après le roman The Virgin Suicides de Jeffrey Eugenides.

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↑ L'expression journalistique consacrée est « immolation par le feu », elle est à forte connotation religieuse.

Voir aussi
Bibliographie

Anne Poiré, Encore un suicide, éditions Kirographaires.
Alexandre J. F. Brière de Boismont, Du suicide et de la folie suicide, J.-B. Baillière, Paris, 1865. en ligne
Dominique Godineau, S'abréger les jours : Le suicide en France au XVIIIe siècle, Paris, Armand Colin, 2012 (ISBN 978-2-200-27871-7, présentation en ligne)
Sébastien Annen, « Dominique Godineau, S'abréger les jours. Le suicide en France au XVIIIe siècle », Annales historiques de la Révolution française, no 372,‎ 2013, p. 177-179 (lire en ligne)
Émile Durkheim, 1897 : Le suicide.

Pour Durkheim, le taux de suicide ne peut s'expliquer qu'à partir d'une analyse globale de la société ; il montre que celui-ci varie en proportion inverse du degré d'intégration des groupes sociaux dont fait partie l'individu.

Emmanuel Todd, 1979, Le Fou et le prolétaire.

Todd montre, statistiques à l'appui, que les phénomènes d'autodestruction (sous lesquels il rassemble, suicide, alcoolisme et folie) touchent avant tout, dans l'Europe de 1800 à 1950, la petite bourgeoisie (contrairement à un lieu commun répandu qui voudraient que le suicide ou l'alcoolisme soient des fléaux touchant surtout les classes populaires). Il explique cela comme une conséquence de l'anxiété des classes bourgeoises face à leur propre évolution socio-culturelle (notamment le contrôle des naissances) et technique (révolution industrielle, urbanisation etc.).

Jean Baechler, 1978 : Les Suicides, Calmann-Lévi. Thèse sous la direction de Raymond Aron.

Contre-pied de l'explication durkheimienne, l'analyse part de présupposés individualistes, et pose une théorie qui annonce le système imposant que l'auteur mettra au point ultérieurement. Réédition 2009 aux Éditions Hermann.

Dr Christophe Fauré, Après le suicide d'un proche ; vivre le deuil et se reconstruire, Albin Michel, Paris, 2007 (ISBN 9782226169402)
Clinique du suicide, coordonné par Geneviève Morel, Erès, Des travaux et des jours, Paris, 2002
Realino Marra-Marco Orrù, Social Images of Suicide, in «The British Journal of Sociology» (London-UK/New York-USA), XLII-2, 1991, p. 273-88
Pascal Millet, Michel Debout, Michel Hanus, Jean-Jacques Chavagnat, collectif : « Le deuil après suicide », dans Études sur la mort, no 127, 2005, Éditions : L'Esprit du temps, (ISBN 2-84795-059-1).
Michel Debout, La France du suicide, éditions Stock.
Yves Grisé, Le suicide dans la Rome antique, Montréal, Bellarmin / Paris, Les Belles Lettres, 325 p. (ISBN 2-251-32851-3)
Gabriel Matzneff, Le Suicide chez les Romains.
Alain Meunier et Gérard Tixier, Le Grand blues, Payot (21 octobre 2000), 246 pages.
Pierre Moron, « Le suicide », Presses Universitaires de France, Collection Que sais-je ?
Romi, Suicides passionnés, historiques, bizarres, littéraires. Éditions Serg, Paris, 1964
Denis Langlois, Les Dossiers noirs du suicide, Le Seuil, 1976.
Xavier Pommereau, L’Adolescent suicidaire, Dunod, 3e édition (10 février 2005), 268 pages.
Yves Prigent, « La Souffrance suicidaire », Desclée de Brouwer (1er octobre 1996), collection Intelligence du corps, 198 pages.
M. de Clerc, Suicide et tentatives de suicide, Louvain Med. 117 : S502 — S508, 1998. [PDF] « Version disponible en ligne » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-03-29.
François Ladame : Adolescence et suicide, éditeur : EME Éditions Sociales Françaises (ESF), 1980, (ISBN 2-7101-0754-6).
Jean Teulé, Le magasin des suicides, Julliard (janvier 2007), 162 pages.
Bernard Diu, La constellation de la Vierge. Autobiographie d'un savant aux prises avec la Vie, Éditions Hermann, coll. « Hermann Littérature », 2008.
Martin Monestier Le suicide de Socrate à Montherlant, Éditions Simoëns.
Rapports de l'Observatoire national du suicide

Observatoire national du suicide, Suicide. Connaître pour prévenir : dimensions nationales, locales et associatives, Ministère des Affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, 2 février 2016 (lire en ligne [PDF])

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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:53

Sanctification du nom de Dieu
(Redirigé depuis Kiddoush Hashem)
Sanctification du nom de Dieu
Sources halakhiques
Textes dans la Loi juive relatifs à cet article
Bible Lévitique 22:32
Talmud de Babylone Sanhédrin 74a, Berakhot 21b, Meguila 23b
Sefer Hamitzvot asse n°9
Sefer HaHinoukh mitzva n°296
Mishné Torah Hilkhot Yessodei Hatorah 5
Choulhan Aroukh Yore Dea, chap. 157:1
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La sanctification du nom de Dieu (en hébreu : קידוש השם, kiddoush hashem « sanctification du nom ») désigne dans le judaïsme ce qui survient lorsqu’un ou des Juifs haussent ou rehaussent le prestige de celui qui les a élus pour porter témoignage de sa providence, son enseignement et ses voies.

Antithèse de la profanation du nom de Dieu (hilloul hashem), le kiddoush hashem est considéré dans le judaïsme rabbinique comme une prescription religieuse du plus haut degré. Il a pris au cours de l'histoire juive, une connotation particulière, celle du sacrifice de soi plutôt que de profaner.

Sommaire

1 Le kiddoush Hashem dans la pensée juive
1.1 Suicide et sacrifice de soi
1.1.1 Une pulsion irrépressible
1.1.2 Le sacrifice de soi
1.2 Les cas où le suicide est un kiddoush Hashem
2 Période hellénistique
3 Période romaine
4 Le kiddoush Hashem au Moyen Âge
5 Des victimes des pogroms à celles de la Shoah
6 Voir aussi les articles
7 Notes
8 Bibliographie

Le kiddoush Hashem dans la pensée juive

« Vous ne profanerez pas Mon Nom de sainteté et Je serai déclaré Saint au milieu des fils d'Israël. »

— (Lv 22,32.)

Ce verset consiste en l'interdiction de porter atteinte à la sainteté (héb. קדושה kedoushah) de Dieu, pour que son Nom ne soit pas profané devant les nations, dont l'expression se trouve dans le verset : « pourquoi les nations diraient-elles : Où est leur Dieu ? » ( 79,10).

Un peu plus loin, lors de l'épisode de la roche de Meriva ( 20,8-12), Dieu demande à Moïse de parler au rocher afin qu'en sorte de l'eau. Cependant, Moïse, au lieu de parler au rocher, le frappe par deux fois. Il en sorti de l’eau, mais Moïse se voit privé de l’accès à la Terre d’Israël pour n'avoir pas sanctifié le Nom de Dieu, en parlant au rocher devant tout Israël.

Un kiddoush Hashem désigne donc tout acte par lequel on est amené à reconnaître et louer le Dieu d'Israël. Le Talmud (Yeroushalmi Baba Metsia 4:5) prend l'exemple d'une conduite éthique exemplaire pour l'illustrer :

« Et qu'est un kiddoush Hashem ? Shimon ben Sheta'h envoya ses disciples acheter un âne à un idolâtre à Ashkelon. Ils se réjouirent lorsqu'ils trouvèrent un bijou dans la besace de l'âne, le voyant comme la Providence divine récompensant leur maître. Cependant, lui le leur fit restituer. Lorsqu'ils le firent, l'idolâtre s'exclama « Béni soit le Dieu de Shimon ben Sheta'h » »

Le hilloul Hashem est donc a contrario un acte menant l'autre à demander soit « où est ton Dieu ? », soit « Ton Dieu t'a-t-Il prescrit cela ? »

Néanmoins, d'autres formes de kiddoush Hashem figurent dans la littérature midrashique et semblent associées au sacrifice de la vie :

L'un des premiers et plus grands kiddoush Hashem mentionnés dans la Torah est la ligature (parfois appelé « sacrifice ») d'Isaac. En effet, la narration de cet acte devrait susciter, entre autres, chez le lecteur, une admiration de ce Dieu devant lequel Abraham ne se dérobe pas.
Bereshit Rabba 38, 13: quelques années plus tôt (mais il s'agit ici d'une interprétation, et non du Texte lui-même), le même Abraham détruit les idoles vendues par son père, Terah, qui le livre au roi Nimrod. Ce dernier ordonne à Abraham d'adorer le feu puis, face à son refus, le fait précipiter dans une fournaise ardente d'où il sort indemne.
Il ne s'agit évidemment pas d'un récit dont l'historicité est établie, mais d'une reconstruction à partir de versets.
Lors de la fameuse traversée de la mer Rouge Na'hshon ben Aminadav, chef de la tribu de Juda, s'illustre en sautant le premier dans les eaux, avec une foi inébranlable en une intervention divine (Bamidbar Rabba 12, 26) :

« Rabbi Yehouda dit [à Rabbi Meïr] : Na'hshon ben Aminadav s'élança alors dans les flots […] C'est de Na'hshon qu'il est question dans le passage qui dit « Sauve-moi, ô Dieu ! Car les eaux menacent ma vie […]. Ne permets pas que je sois submergé par la violence des flots, englouti par le gouffre ; que la bouche de l'abîme ne se referme pas sur moi. »

— (Ps. 69, 2-15) (Sota 37a)

Or, cette association pourrait paraître curieuse, au vu du prix que le judaïsme attache à la vie.
Suicide et sacrifice de soi

Le suicide est considéré par le judaïsme comme un acte contre nature, la vie, et la vie humaine en particulier étant un privilège divin. Les Sages n'ont pas hésité à déclarer que la sauvegarde d'une vie a plus d'importance que tous les commandements, y compris le Shabbat (c'est le principe de פיקוח נפש pikkouah nefesh).
Lorsqu'on établit formellement la cause de la mort d'un individu par suicide, il n'a alors pas droit à la traditionnelle marque d'honneur réservée aux morts. Encore faut-il qu'il s'agisse d'une intention délibérée de mettre fin à ses jours, et non d'une pulsion irrésistible ou d'un sacrifice de soi.
Une pulsion irrépressible

Six cas de suicides sont rapportés de manière lapidaire dans le Tanakh (la Bible hébraïque) : ceux d'Abimelekh (Juges 9, 52-54), de Samson (Juges 16, 28-31), du roi Saül et de son ordonnance (I Sam. 31:4), d'Ahitophel (II Sam 17: 23), et de Zimri (I Rois 16 : 18).
Abimelekh, Saül et son aide ont utilisé leur glaive ; Ahitophel s'est pendu, Zimri a incendié son palais et Samson est tombé au milieu des ruines de l'édifice où il était enchaîné.

De tous, le cas le plus célèbre est celui de Saül. La tradition dit à son sujet : anouss keshaoul, c'est-à-dire : « contraint comme Saül ». Saül se sait condamné à la mort, mais surtout au déshonneur et à la profanation s'il est capturé ou exécuté. Le suicide est donc la seule solution envisageable.
Le sacrifice de soi

La frontière entre sacrifice de soi (héb. מסירות נפש, messirout nefesh) et suicide est assez difficile à établir.[réf. nécessaire] Le cas type du sacrifice est celui de Hananiah, Mishaël et Azariah (Dan. 3, où ils portent les noms de Chadrac, Mêchac et Abêd-Nego).
Refusant d'honorer une statue en or érigée par le roi Nabuchodonosor II, ils sont ligotés et précipités dans une fournaise ardente, de laquelle ils ressortent miraculeusement indemnes (ce récit a sans nul doute influencé le midrash d'Abraham décrit plus haut) : Hananiah, Mishaël et Azariah choisirent la mort plutôt que de pratiquer l'idolâtrie.
Les cas où le suicide est un kiddoush Hashem

Les Sages, se basant sur ce précédent, ont donc formulé au IIe siècle à Lod trois limites au pikkouah nefesh, trois principes fondamentaux pour lesquels le Juif doit être prêt à mourir plutôt que de les transgresser (yéhareg vèlo ya'avor) :

l'idolâtrie
les transgressions sexuelles (comme l'inceste ou l'adultère)
le meurtre

L'association du concept de kiddoush Hashem au martyre est beaucoup plus tardive. Ce n'est qu'à partir des livres des Maccabées et de la littérature tannaïtique qu'une relation est établie entre le concept et la mort dans le cadre de l'accomplissement d'un commandement. Il existe bien deux figures mythiques mais dont les récits ont été écartés du canon biblique juif et repris par la tradition chrétienne : Eleazar le scribe et Hannah et ses sept fils (le nom de Hannah a été attribué au Moyen Âge) dans le deuxième livre des Maccabées dont le texte a été rédigé à l'origine en grec (2 Macc. 6, 18 et 7).

L'une des prières centrales du judaïsme, le shema est devenue emblématique des Juifs au martyre : ils meurent en effet en proclamant Son Unité (par opposition aux panthéons polythéistes) et l'unité de Son Nom (en opposition à la doctrine trinitaire). De plus, l'idée de s'engager dans la proclamation de Son Nom jusqu'au sacrifice de sa vie (si on y est absolument contraint) est suggérée dans le second verset de la prière :

« Tu aimeras l'Éternel ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces. »

— (Deut. 6, 5)
Période hellénistique

En l'an 167 avant l'ère chrétienne, Antiochus IV Épiphane interdit l'accomplissement des commandements (מצוות en héb. mitsvot) de la Torah en terre d'Israël. Le décret (גזרה en héb. gezérah) royal est rapporté en ces termes dans le premier livre des Maccabées :

« Le roi envoya des lettres par messagers à Jérusalem et aux villes de Judée, leur enjoignant de suivre des lois étrangères au pays, d'interdire les holocaustes, les sacrifices et les libations du sanctuaire, de profaner les shabbatot et les jours de fête, d'élever des autels, des sanctuaires et des idoles, d'offrir des porcs et des animaux impurs, de ne pas faire circoncire leur fils, d'oublier la Torah et de modifier toutes les lois. Quiconque n'agira pas selon l'ordre du roi sera mis à mort. »

— (1 Macc. 1, 44-49)

Le 25 kislev 167 av. EC, une statue de Zeus olympien est installée dans le Temple de Jérusalem et, dix jours plus tard, des sacrifices y sont offerts à la divinité. Les autorités interdisent aux Juifs de faire circoncire leurs fils et d'observer le shabbat sous peine de mort puis les forcent à honorer les idoles et à manger du porc. Les persécutions décrétées par Antiochus dureront trois ans et demi. Une partie des habitants de Judée refusèrent de se soumettre et préférèrent mourir plutôt que de transgresser la loi juive. Parmi ceux-ci, sept frères, arrêtés avec leur mère, Hannah (Anne), furent contraints par le roi à prendre de la viande de porc interdite par la Loi, roués de coups de fouet et de nerf de bœuf. L'un d'eux, se faisant leur porte-parole, dit :

« Que vas-tu nous demander et apprendre de nous ? Nous sommes prêts à mourir plutôt que de violer les lois de nos pères. »

— (2 Macc. 7, 1-2)
Période romaine

En 41, le césar Caligula ordonne que soit disposée une statue à son effigie dans chaque lieu de culte de l'Empire romain. Les Juifs refusent de dresser sa statue dans le Temple de Jérusalem. Caligula ordonne alors de les contraindre par la force et, en cas d'opposition de la part des Juifs, d'étouffer dans le sang la révolte et de réduire le population en esclavage. L'assassinat de Caligula met fin au risque de soulèvement.

En l'an 73, trois ans après la destruction du second Temple de Jérusalem, à la fin de la Grande Révolte contre les Romains, la Xe légion et des troupes auxiliaires cernent Massada, une forteresse sur un éperon rocheux, dressé à 450 mètres au-dessus de la Mer Morte. Bien approvisionnée en vivres, en eaux et en armes, près de 1 000 personnes, des combattants et leurs familles, ont trouvé refuge à Massada et résistent à des assiégeants dix fois plus nombreux. Une rampe est dressée contre le versant ouest et des machines de guerre y sont hissées. Isolés et ne pouvant faire face à la supériorité numérique et technique des forces romaines, Eleazar ben Yair appelle ses compagnons d'arme à se suicider plutôt que d'être pris vivants par l'ennemi. Ce récit, qui n'est pas considéré comme un kiddoush Hashem, est parvenu jusqu'à nous. L'idéologie sioniste accorda, dans un premier temps, une dimension toute particulière à cet épisode tragique, un exemple à suivre évoquant l'héroïsme et l'esprit de sacrifice jusqu'au-boutiste.

Dans son livre, La Guerre des Juifs, Yossef ben Matityahou (Flavius Josèphe) rapporte ainsi les paroles Eleazar ben Yair :

« Ne nous rendons pas indignes de la grâce que Dieu nous donne de pouvoir mourir volontairement et glorieusement étant encore libres. (...) Que nos femmes meurent avant d'être soumises aux outrages et nos enfants avant d'avoir goûté à l'esclavage ; après les avoir tués, rendons-nous mutuellement le service de conserver notre liberté en un digne monument funéraire. »

En l'an 132 éclate la révolte de Bar Kokhba. Le césar Hadrien interdit aux Juifs de pratiquer la circoncision et envisage d'ériger sur les ruines de Jérusalem une nouvelle ville païenne, Ælia Capitolina, et un temple dédié à Jupiter, Junon et Minerve. Soutenu par Rabbi Akiva, Bar Kokhba (en fr. fils de l'étoile) prend la tête de la révolte qui entraîne un terrible carnage. Selon la tradition rabbinique, elle aurait eu pour conséquence le lancement d'une vaste persécution (שמד en héb. shmad) à l'encontre des Juifs par Hadrien. Après trois ans et demi d'insurrection, Bar Kokhba trouve refuge avec ses partisans dans la place forte de Betar qui serait tombée le 9 Av 135.

Selon la tradition, dix sages juifs furent torturés et martyrisés sur les ordres d'Hadrien. Le mythe littéraire des Dix mis à mort de l'Empire (עשרה הרוגי מלכות en héb. asarah harougei malkhout) repose sur plusieurs midrashim, en particulier le midrash médiéval elleh ezkérah. L'empereur romain étudiait le livre de la Genèse et, arrivé au passage relatif à la vente de Joseph qui fut enlevé et vendu par ses frères comme esclave, demanda aux sages de la génération ce que prescrivait la Loi juive comme châtiment pour les coupables. Hadrien affirma que puisque ses frères ne furent pas exécutés, les dix sages devaient être mis à mort. Parmi les dix se trouvaient Rabbi Akiva, Rabbi Ishmaël ou encore Rabbi Shimon ben Gamliel I. Sur le plan historique, ces sages ne vivaient pas tous à la même époque et de nombreuses erreurs figurent dans le midrash. Même si certains éléments ne sont pas fondés, le récit légendaire a été intégré à la liturgie juive.
Le kiddoush Hashem au Moyen Âge

C'est au Moyen Âge, pendant la première et la deuxième croisades, que nous assistons à une évolution majeure du concept de kiddoush Hashem dans l'histoire juive parmi les communautés établies dans la vallée du Rhin, en Allemagne (אשכנז en héb. ashkenaz) et en France (צרפת en héb. tsarfat).

« Qui a vu et entendu ce que fit cette femme juste et pieuse, Marat Rachel, la jeune fille de Rabbi Isaac, femme de Rabbi Yehoudah. Elle dit à ses amis : « J'ai quatre enfants, ne les épargnez pas de peur que ces incirconcis n'arrivent, les exécutent, et persistent dans leur erreur. Vous sanctifierez également, grâce à eux, le Nom du Dieu Saint. » Une de ses compagnes s'empara du couteau et immola son fils. En voyant le couteau, la mère des enfants poussa un cri profond et douloureux, et se frappa le visage et la poitrine, et s'exclama : « Où est Ta miséricorde, Dieu ? » L'amertume dans l'âme, elle s'adressa à ses amies : « Ne tuez pas Isaac devant son frère Aaron ! Qu'il ne voit pas mourir son frère. » Il lui échappa. La femme saisit le garçon et l'égorgea ; il était petit et très mignon. La mère tendit ses poignets pour recueillir le sang, elle reçut sur ses manches les éclaboussures. Le jeune Aaron, voyant son frère égorgé, cria à sa mère : « Ne me tue pas ! »

— Extrait des chroniques de Rabbi Salomon bar Siméon

La place accordée à la femme par les chroniqueurs juifs est centrale : elle prend une part active dans le combat mené contre les égarés (תועים en héb. to'im) et immole ses propres enfants avec l'assentiment de son mari. Le mythe d'Anne et de ses sept fils est interprété littéralement, de même que l'idée selon laquelle Dieu voit les cendres d'Isaac sur le Mont Moriah. La cendre d'Isaac reste sur l'autel, comme un souvenir perpétuel de son sacrifice. Rachi commente ainsi un verset du passage sur la ligature d'Isaac :

« Pour toutes les générations à venir, sur la montagne Dieu verra la cendre d'Isaac entassée comme un sacrifice expiatoire. »

— (Gen. 22, 14)

Dans ses chroniques, Rabbi Ephraïm bar Yaakov de Bonn mentionne avec une certaine mansuétude une communauté entière de convertis au judaïsme (גרים en héb. guérim) qui furent massacrés « car ils refusèrent de se souiller dans les eaux fétides ».

Rachi fut témoin de ces années de tourmente mais aucune allusion ne se trouve dans son œuvre au sujet des drames qui se produisirent, si ce n'est son tout premier commentaire (Genèse 1:1). Ses successeurs, les Tossafistes, observèrent également le silence, comme si ces tragiques événements s'inscrivaient en une longue et ininterrompue suite de malheurs dans l'histoire de l'exil.

D'après l'historien Israël Yaakov Youval, le sacrifice des enfants par leurs parents aurait joué un rôle non négligeable dans les accusations de meurtres rituels et de profanations d'hosties.

Selon une tradition populaire, le poème liturgique « ounetanneh tokef » aurait été récité pour la première fois par Rabbi Amnon de Mayence, dont les pieds et les mains furent tranchés sur les ordres d'un archevêque pour avoir refusé de se convertir. L'intégration de ce poème, de l'élégie av harahamim et la lecture de longues listes de victimes dans la liturgie ashkenaze soulignent l'importance accordée au kiddoush Hashem.

Par ailleurs certaines communautés possédaient leur propre Memorbuch dans lesquels étaient consignés les événements tragiques (massacres et pogroms) et les noms de ceux et celles qui avaient péri. Parfois, des listes étaient ajoutées à la fin du Mahzor du hazzan, parfois à la fin du manuscrit d'une Bible.
Des victimes des pogroms à celles de la Shoah

En 1648-1649, les émeutes qui accompagnèrent la révolte cosaque dirigée par Bogdan Chmielniski décimèrent les communautés juives d'Ukraine, réduisirent en cendres des centres importants de Volhynie, Lituanie et Pologne. Dans son ouvrage intitulé Le Fond de l'abîme, Rabbi Nathan Nata Hannover décrit les malheurs des victimes. Nombre de Juifs furent massacrés, convertis de force au christianisme ou vendus comme esclaves sur les marchés de Constantinople.

Les pogroms qui se déroulèrent après l'assassinat du tsar Alexandre II de Russie, de mars 1881 à avril 1884, feraient presque oublier les trois tragédies qui eurent lieu à Odessa (1821, 1859, 1871). Une première vague de deux cent cinquante-neuf pogroms frappèrent Odessa, Kiev et Varsovie. Des écrivains témoignèrent de la violence, des incendies, des pillages, des viols. Cette plaie béante fut ravivée par des terribles pogroms de Kichinev, en avril 1903, jusqu'à Białystok en juin 1906. Haïm Nahman Bialik, témoin oculaire des vagues de violence à Odessa le 3 mai 1881 crie son horreur et son dégoût :

« Lève-toi, va-t-en dans la ville du massacre, viens dans les cours
Voir de tes yeux et palper de tes mains sur les barrières
Et sur les arbres, sur les pierres et le crépi des murs
Le sang coagulé et la cervelle durcie des victimes (...)
Demain la pluie tombera, le charriera dans un fossé, vers les champs
Le sang ne criera plus des puisards ni des haumiers,
Car il sera perdu dans l'abîme ou abreuvera le chardon
Et tout sera comme avant, comme si de rien n'était. »

— Extrait du poème be'ir haharegah (en fr. Dans la ville du massacre)

De nombreux écrivains et poètes évoquent en hébreu et en yiddish les héros tombés pour la sanctification du Nom divin, appellent à la vengeance, exaltent la bravoure juive et la résistance armée des héros du passé. C'est dans ce contexte que prend forme le sionisme en tant que réaction de survie et d'espoir.

La Shoah a élargi le concept du kiddoush Hashem car les Juifs ne furent pas tués pour leur croyance ou leur refus de se convertir au christianisme mais pour le seul fait d'être juif et d'appartenir au peuple Juif.

Peu de temps avant son exécution par les Nazis, le rav Elhanan Wasserman enseignait à ses élèves :

« Nous devons nous rappeler que nous serons des mekadshei Hashem (en fr. sanctificateurs du Nom) et écarter toute pensée risquant de rendre le sacrifice inacceptable (סול en héb.). Nous accomplissons maintenant la mitsvah la plus importante : la sanctification du Nom divin. Le feu qui consumera nos os est le même qui animera à nouveau le peuple juif. »

Voir aussi les articles

Anoussim
Marranisme
Point de vue religieux sur le suicide

Notes
Bibliographie

En français

La Bible, Ancien Testament, édition publiée sous la direction d'Édouard Dhorme, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 2 vol., 1997
Yossef Ben Yehoshu'a Ha-Cohen, emek ha-bakhah (La Vallée des pleurs), Chroniques des souffrances d'Israël depuis sa dispersion jusqu'à nos jours (1575), Paris, 1881
Mireille Hadas-Lebel, Massada, histoire et symbole, Albin Michel, coll. Présences du judaïsme, 2000, (ISBN 2226076824)
Nathan Nat Hannover, Le Fond de l'abîme, Les Juifs dans la tourmente des guerres cosaco-polonaises (1648-1650), Éditions du Cerf, 1991, (ISBN 2204042773)
Michel Remaud, À cause des Pères. Le « Mérite des Pères » dans la tradition juive, Collection de la Revue des Études Juives, dirigée par Gérard Nahon et Charles Touati, Éditions Peeters, Paris-Louvain, 1997
Simon Schwarzfuchs, Les Juifs au temps des croisades, en Occident et en Terre sainte, Albin Michel, 2005, (ISBN 222615910X)

En anglais

(en) Jewish Encyclopedia, Kiddush Ha-Shem and Hillul Ha-Shem, New York, Jewish Encyclopedia (Funk & Wagnalls), 1906 (lire en ligne)
(en) Encyclopedia Judaica, Kiddush Ha-Shem and Hillul Ha-Shem, The Gale Group, 2008 (lire en ligne)
Robert Chazan, In the year 1096, The First Cruisade and The Jews, The Jewish Publication Society, 1996
Shlomo Eidelberg, The Jews and The Crusaders, The Hebrew Chronicles of The First and Second Crusades, Ktav, 1996
Susan L. Einbinder, Beautiful Death, Jewish Poetry and Martyrdom in Medieval France, Princeton University Press, 2002

En hébreu

Haïm Nahman Bialik, Hashirim [Les poèmes], Dvir, 2004
Avraham Meïr Haberman, Sefer gezérot ashkenaz ve-tsarfat, divrei zikhronot mibnei hadorot shébitekoufat masaéi hatslav umivrah piyutehem [Livre des persécutions en Ashkenaz et en France, témoignages des contemporains des croisades et poèmes choisis], sifrei tarshish, Jérusalem, 1947
hilloul hashem [La profanation du Nom divin], Otsar Israel
kiddoush hashem vehilloul hashem [La sanctification et la profanation du Nom divin], Encyclopaedia Judaica
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:54

Ixtab (littéralement « Femme à la corde » ) était dans la religion maya la déesse du suicide, selon Diego de Landa. Dans la société maya yucatèque, le suicide par pendaison était dans certaines circonstances considéré comme une mort honorable. Ixtab était censée guider l'âme des suicidés vers le paradis, ce qui en faisait un psychopompe. La seule représentation connue de cette déesse est une illustration dans le codex Dresden, et les spécialistes pensent que cette image pourrait représenter autre chose.

Le point de vue philosophique sur le suicide dépend du courant, de l'époque et de l'auteur considéré. Cependant, pour les auteurs croyants, il rejoint souvent celui de leur religion.

Sommaire

1 L'Antiquité
2 L'Ancien Régime
3 Le XIXe siècle
4 Le XXe siècle
5 Le XXIe siècle
6 Articles connexes
7 Notes et références

L'Antiquité

Hégésias de Cyrène soutenait qu'il n'y a pas de bonheur possible et que la mort est préférable à la vie (sauf pour le sage à qui toutes deux sont indifférentes), aussi conseillait-il le suicide, ce qui le fit surnommer Peisithanatos (« celui qui pousse à la mort »). Son enseignement ayant entraîné de nombreux suicides, le roi Ptolémée III fit interdire ses livres, fermer son école et l'exila.

« Le bonheur est chose absolument impossible, car le corps est accablé de nombreuses souffrances, l’âme qui participe à ces souffrances du corps en est aussi troublée, enfin la Fortune empêche la réalisation de bon nombre de nos espoirs, si bien que pour ces raisons le bonheur n’a pas d’existence réelle. »

Dans l'un de ses principaux dialogues, Phédon, Platon traite la question du suicide.
Les humains sont assignés à résidence et nul n'a le droit de s'affranchir de ces liens pour s'évader. Les dieux sont nos gardiens et nous sommes le troupeau. Pourtant, pour certaines personnes, il arrive qu'il soit préférable d'être mort que de vivre. Mais il ne faut pas se donner la mort, avant qu'un dieu ne nous envoie un signe. Les philosophes acceptent facilement de mourir.
Mais n'est-il pourtant pas révoltant d'abandonner la protection des meilleurs des maîtres ? Tout cela n'a pas de sens, on ne peut vouloir fuir ce qui est bon : il n'y a que les insensés qui se réjouissent de la mort ! Alors pourquoi des hommes sages comme Socrate iraient-ils loin de maîtres meilleurs qu'eux-mêmes ?
Pour Socrate, la croyance que l'on va rejoindre les dieux et certains morts rend injuste la révolte contre la mort. En effet, pour un homme qui a philosophé toute sa vie, il est raisonnable de penser qu'il obtiendra les plus grands biens après sa mort. Les philosophes s'appliquent donc à mourir et être morts.

L'Ancien Régime

Montaigne, dans Les Essais, déclare « Qui apprendrait aux hommes à mourir, leur apprendrait à vivre » car elle « ne vous concerne ni mort, ni vivant : vivant parce que vous existez, mort parce que vous n'existez plus1. Montaigne aborde la question du suicide pour le condamner comme un acte de désespoir. » René Descartes dit, à son tour qu'« il est vrai que la connaissance de l'immortalité de l'âme et des félicités dont elle sera capable étant hors de cette vie pourrait donner sujet d'en sortir à ceux qui s'y ennuient, s'ils étaient assurés qu'ils jouiraient, par après, de toutes ces félicités ; mais aucune raison ne les en assure, et il n'y a que la fausse philosophie d'Hégésias (…) qui tâche à persuader que cette vie est mauvaise ; la vraie enseigne, tout au contraire, que, même parmi les plus tristes accidents et les plus pressantes douleurs, on y peut toujours être content, pourvu qu'on sache user de la raison. »2 Baruch Spinoza, contre les stoïciens, ne voit pas le suicide comme l’expression de la liberté, mais comme la conséquence d’un état de servitude de l’homme soumis à des causes externes qui s’opposent au conatus ou effort pour persévérer dans l’être. Un « homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort ». Pour reprendre une expression employée par Gilles Deleuze, la mort venant toujours du dehors et jamais du dedans, le concept d’une pulsion de mort est pour Spinoza proprement « grotesque » car selon lui : « nulle chose ne peut être détruite sinon par une cause extérieure. » (Spinoza, 1988 : 215) « C’est par expérience vague que je sais que je mourrai : en effet, je l’affirme parce que j’ai vu d’autres, semblables à moi, avoir trouvé la mort, bien que tous n’aient pas vécu le même espace de temps et ne l’aient pas trouvée à la suite de la même maladie. » (Spinoza, 2002 : 49) L’homme n’étant pas dans la nature « comme un empire dans un empire » (Spinoza, 1988 : 199),
David Hume, « Que le suicide puisse être souvent conforme à l'intérêt et à notre devoir envers nous-même, nul ne peut le contester, qui reconnait que l'âge, la maladie ou l'infortune peuvent faire de la vie un fardeau, et la rendre pire que l'annihilation. Je crois que jamais aucun homme ne se défit d'une vie qui valait la peine d'être conservée ». Denis Diderot, (1713-1784), encyclopédiste français et auteur présumé de l’article « Suicide » dans l’Encyclopédie, dit que la Bible ne condamne pas les suicides de Samson et d’Éléazar, que les martyres de sainte Pélagie et de sainte Apollonia sont de « vrais suicides », que certains pénitents accélèrent leur mort « à force d’austérités ». Il fait l’analyse du Biathanatos de John Donne qui « ne sera certainement pas approuvé par les théologiens orthodoxes » car « la première obligation où l'homme se trouve par rapport à soi-même, c'est de se conserver dans un état de félicité, et de se perfectionner de plus en plus ». Dans son Essai sur les règnes de Claude et de Néron, il étudie la pensée de Sénèque en faveur du suicide de Caton d'Utique sous le coup de la nécessité : « la noble résolution de Pauline » qui a voulu suivre son mari dans la mort. D’après lui, les Romains ne se donnaient pas la mort par dégoût ou par ennui; c’est qu’ils « craignaient la mort moins que nous et qu’ils faisaient moins de cas de la vie ». Cependant, il trouve « qu’il est rare qu’on ne fasse du mal qu’à soi ». Dans La Marquise de Claye et de Saint-Alban, il s’oppose au suicide dit philosophique, provenant du taedium vitae : « Le dégoût de la vie est faux et n’existe que dans une tête dérangée ou mal organisée. Encore n’est-il que momentané. Si les opérations du gouvernement précipitent dans une misère subite un grand nombre de sujets, attendons-nous à des suicides. On se défera fréquemment de la vie partout où l’abus des jouissances conduit à l’ennui, partout où le luxe et les mauvaises mœurs nationales rendent le travail plus effrayant que la mort, partout où des superstitions lugubres et un climat triste concourront à produire et à entretenir la mélancolie; partout où des opinions moitié philosophiques, moitié théologiques, inspireront un égal mépris de la mort. »3 (…) « On me dégoûta de presque tous les moyens de m’ôter la vie, parce qu’il me semble que loin de s’y opposer, on me les présentait. Nous ne voulons pas apparemment qu’on nous pousse hors de ce monde, et peut-être n’y serais-je plus si elles avaient fait semblant de m’y retenir. Quand on s’ôte la vie peut-être cherche-t-on à désespérer les autres et la garde-t-on, quand on croit les satisfaire; ce sont des mouvements qui se passent bien subtilement en nous. En vérité je ne vivais que parce qu’elles souhaitaient ma mort »4. Selon Emmanuel Kant, l'immoralité du suicide perpétue son idée de morale universelle et d'impératif catégorique : « De même, si la maxime que j'adopte en vue de la libre disposition de ma vie est déterminée, aussitôt que je me demande comment elle devrait être pour qu'une nature, dont elle serait la loi, pût subsister. Il est clair que personne ne pourrait, dans une telle nature, mettre arbitrairement fin à sa vie car un tel arrangement ne serait pas un ordre de choses durable5. » Friedrich Hegel exprime ainsi son refus du suicide fondé sur le statut juridique de la personne et non sur une position morale, naturelle ou religieuse. Notre corps n’étant pas un terme-extérieur, nous ne pouvons en disposer comme d’une Chose qui est séparable de nous. Cependant l’homme « peut » se suicider et ne possède son corps et sa vie que « dans la mesure où c’est sa volonté ». En d’autres termes, il peut se dessaisir de son corps en retirant un des éléments de la possession qu’est l’animus. La question du suicide est donc intimement liée à la volonté qui, dans la conception hégélienne, peut être considérée comme libre, ainsi qu’aux conséquences de son raisonnement juridique6. Arthur Schopenhauer, « La négation de la volonté de vivre n’implique nullement la destruction d’une substance mais purement et simplement l’acte de la non-volonté : ce qui jusqu’ici a voulu ne veut plus. »

Le XIXe siècle

Jacques Peuchet constate qu'il est « de la nature de notre société d’enfanter beaucoup de suicides, tandis que [les Berbères et] les Tartares ne se suicident pas. (…) En somme, les rapports entre les intérêts et les esprits, les véritables relations entre les individus sont à créer de fond en comble parmi nous ; et le suicide n’est qu’un des mille et un symptômes de cette lutte sociale, toujours flagrante, dont tant de combattants se retirent parce qu’ils sont las de compter parmi les victimes, et parce qu’ils se révoltent contre la pensée de prendre un grade au milieu des bourreaux. […] Les hommes les plus lâches, les moins énergiques deviennent impitoyables dès qu’ils peuvent faire valoir l’autorité absolue du chef de famille. L’abus de cette autorité est, pour ainsi dire, un succédané vulgaire pour la fréquente soumission et dépendance à laquelle ils doivent se plier bon gré mal gré dans la société bourgeoise. […] Au jaloux, il faut un esclave. Le jaloux peut être aimant, mais l’amour n’est qu’un sentiment de luxe pour la jalousie ; le jaloux est avant tout propriétaire »7,8.
Friedrich Nietzsche, dans Par-delà bien et mal9 (Jenseits von Gut und Böse) (1886), témoigne de sa connaissance personnelle de la question du suicide : « La pensée du suicide est une puissante consola­tion. Elle aide à bien passer plus d’une mauvaise nuit. » (IV, § 157). Ceci ne doit pas étonner de la part d'un philosophe qui estimait ne pouvoir répondre à la décadence — et ici entendons le nihilisme et la dépression — que parce qu'il en avait parcouru toutes les figures. Plus profondément, la pensée du suicide, par sa dimension nihiliste radicale, accompagne toute la philosophie de Nietzsche, sa vie durant. Cette pensée ne se propose pas seulement en effet de surmonter le nihilisme au niveau individuel mais également au niveau civilisationnel : symptôme de toute notre culture — au moins depuis Socrate — à l'exception de quelques individualités (Démocrite, Montaigne, Napoléon…) et à de très rares époques (la Renaissance) qui n'en reste pas moins marquées par lui, le nihilisme doit et ne peut être affronté que personnellement par des individualités fortes. Dans le premier volume d’Humain, trop humain10 (Menschliches, Allzumenschliches) (1878), Nietzsche, dans une perspective anti-religieuse, lance un appel à la raison et au respect du suicidé et de son acte :
II, § 88 Empêchement du suicide : « Il y a un droit en vertu duquel nous pouvons ôter la vie à un homme, mais aucun qui permette de lui ôter la mort : c'est cruauté pure et simple. »
II, § 80 Le vieillard et la mort : « Abstraction faite des exigences qu'imposent la religion, il sera bien permis de se demander : pourquoi le fait d'attendre sa lente décrépitude jusqu'à la décomposition serait-il plus glorieux, pour un homme vieilli qui sent ses forces diminuer, que de se fixer lui-même un terme en pleine conscience ? Le suicide est dans ce cas un acte qui se présente tout naturellement et qui, étant une victoire de la raison, devrait en toute équité mériter le respect : et il le suscitait, en effet, en ces temps où les chefs de la philosophie grecque et les patriotes romains les plus braves mouraient d'habitude suicidés. Bien moins estimable est au contraire cette manie de se survivre jour après jour à l'aide de médecins anxieusement consultés et de régimes on ne peut plus pénibles, sans force pour se rapprocher vraiment du terme authentique de la vie. — Les religions sont riches en expédients pour éluder la nécessité du suicide : c'est par là qu'elle s'insinue flatteusement chez ceux qui sont épris de la vie. » Dans le Crépuscule des idoles, Divagations d'un « inactuel », il illustre la mort choisie comme étant un besoin et un dernier recours contre la décadence11:
§ 36 « Mourir fièrement lorsqu’il n’est plus possible de vivre fièrement. La mort choisie librement, la mort en temps voulu, avec lucidité et d’un cœur joyeux, accomplie au milieu d’enfants et de témoins, alors qu’un adieu réel est encore possible, alors que celui qui nous quitte existe encore et qu’il est véritablement capable d’évaluer ce qu’il a voulu, ce qu’il a atteint, de récapituler sa vie. » Le suicide, ou au moins certaines tendances au suicide, sont parfois associées par Nietzsche à la faiblesse et au relâchement : dans Aurore, il écrit (à propos des Allemands) : « leurs vices demeurent, aujourd'hui comme hier, l'ivrognerie et la tendance au suicide (ce dernier est une marque de la lourdeur d'un esprit qui se laisse rapidement entraîner à lâcher les rênes) » (Aurore, III, 207). Nietzsche va encore plus loin contre le suicide, en l'associant au nihilisme : « soupçon (…) qui pourrait facilement mettre les générations futures dans l'effrayante alternative : "Ou bien supprimez vos vénérations - ou bien supprimez-vous vous-mêmes ! Le dernier terme serait le nihilisme ; mais le premier, ne serait-ce pas également - le nihilisme ? » (Le Gai Savoir, livre cinquième, 346) Nietzsche dans cet extrait ne se pose pas de question sur le dernier terme, à savoir se supprimer soi-même, il est certain qu'il s'agit là de nihilisme.
Nietzsche étant fondamentalement du côté de la vie, lorsqu'il vante le suicide ce n'est que pour s'opposer à la morale religieuse qui l'interdit, ou pour permettre à des individus fatigués, malades, de disparaître. Il est aussi préconisé aux faibles de savoir se suicider tandis que les forts, eux, vivent.
Pour Émile Durkheim, « C’est la constitution morale de la société qui fixe à chaque instant le contingent des morts volontaires. Il existe donc pour chaque peuple une force collective, d’une énergie déterminée, qui pousse les hommes à tuer. »12 Pour Wilhem Stekel, « Le suicide devient ainsi «une fuite dans laquelle l’homme cherche à retrouver le Paradis perdu, au lieu de vouloir mériter le ciel. » Il est «désir de l’abîme, de la mère, du retour» et donc une forme de « régression ». « Le dieu, ou plutôt la déesse du suicide nous précipite au sein obscur de la mère. En ce sens, le suicide est un infantilisme. »13,14 Pour Bertrand Russell, "(L'école, la presse, et les politiciens) ne peuvent aucunement sauver la race humaine du suicide réciproque15.
Karl Jaspers met en lumière « la question brûlante que posent à tout homme les négations limites du suicidé et du mystique, négation de la vie pour l’un, pour l’autre, négation du monde »16. Il rapproche le suicide de l’ascèse monastique, deux modalités de « négation inconditionnée » du monde, « deux héros de la négativité » en quête d’éternel. Par leur sacrifice solitaire, ils attirent notre attention sur l’existence d’une réalité invisible. Leur « acosmisme » ou perte du monde nous éveille à la précarité de la vie17. À l’instar de la mort volontaire du moine, le suicide demeure une exception inimitable pour la majorité des humains. Cependant, Jaspers pense que nous, qui ne sommes pas l’exception, nous pouvons quand même jeter un regard sur l’exception et saisir la vérité qu’elle nous révèle sur la destinée humaine18. André Malraux dira plus tard que, « si mourir est passivité, se tuer est un acte. » Jaspers insiste sur la fonction d’interpellation associée à la mort volontaire, devant laquelle nous ne pouvons pas rester neutres, et nous sommes obligés de justifier notre propre existence19. Emmanuel Mounier, pense qu'il a su poser «la question brûlante que posent à tout homme les négations limites du suicidé et du mystique, négation de la vie par l’un, par l’autre négation du monde»20.
Pour Gaston Bachelard, « L'eau est l'élément de la mort jeune et belle, de la mort fleurie, et, dans les drames de la vie et de la littérature, elle est l'élément de la mort sans orgueil ni vengeance, du suicide masochiste. »21 En déclarant, « Nous sommes pour la mort », Martin Heidegger ne comprend ni le suicide ni la mort qui ne sont pas présent à l'homme tant qu'il est en vie. En commettant un suicide, il agirait en tant qu'être humain sur sa possibilité à choisir sa mort mais pas sur le fait qu'il mourra ou non. En ce sens le suicide ne met fin qu’au Dasein et nous positionne face à la mort de façon « inauthentique » en la niant, l'oubliant et la craignant22 car « Dès qu'un homme est né il est assez vieux pour mourir. » Pour Ludwig Wittgenstein, l’indicibilité de la morale repose sur la question du suicide, abject et ignoble : « Ce qu’il peut y avoir dans les supplices d’ordre mental se situe au-delà de tout ce qui peut être dit. » (…) « Si le suicide est permis, tout est permis. Si tout n’est pas permis alors le suicide n’est pas permis. Ceci jette une lumière sur la nature de l’Éthique. Car le suicide est, pour ainsi dire, le pêché élémentaire. Et tenter de le connaître, c’est comme tenter de connaitre la vapeur du mercure pour comprendre la nature des vapeurs. Ou bien est-ce qu’en lui-même, le suicide, lui non plus, n’est ni bon ni mauvais23! »

Le XXe siècle

Vladimir Jankélévitch dit « Il arrive par une absurde contradiction, que le vivant accueille la mort elle-même, pour se délivrer de la mort, soit en se mortifiant, soit en se tuant ; tantôt peu à peu et tantôt d’un seul coup, la mort nous sert à conjurer la mort24. »
Jean-Paul Sartre déclare « L'homme absurde ne se suicidera pas; il veut vivre, sans renoncer à ses certitudes, sans avenir, sans espoir, sans illusions… et sans résignation. Il regarde la mort avec une attention passionnée et cette fascination le libère. Il expérimente la « divine irresponsabilité », de l'homme condamné. (…) La réalité-humaine peut se choisir comme elle l'entend, mais ne peut pas ne pas se choisir, elle ne peut même pas refuser d'être : le suicide en effet, est choix et affirmation : d'être. »25
Emmanuel Lévinas s'inscrit radicalement contre la proposition du suicide « La mort n'est jamais un présent. C'est un truisme. (…) Le suicide est un concept contradictoire. L'éternelle imminence de la mort fait partie de son essence. Dans le présent où la maîtrise du sujet s'affirme, il y a espoir. L'espoir ne s'ajoute pas à la mort par une espèce de salto-mortale, par une espèce d'inconséquence ; il est dans la marge même qui, au moment de la mort, est donnée au sujet qui va mourir. Spire-spero. »26,27
Maurice Blanchot, « Le véritable acte philosophique est la mise à mort de soi-même (le mourir de soi). Le suicide comme mouvement mortel du même ne peut jamais être projeté, parce que l'événement du suicide s'accomplit à l'intérieur d'un cercle à l'écart de tout projet, peut être de toute pensée, ou de toute vérité (…invérifiable, inconnaissable, toute raison parait sans convenance). Se tuer, c'est s'établir dans l'espace interdit à tous, c'est-à-dire à soi-même : la clandestinité, le non-phénoménal du rapport humain, est l'essence du « suicide », toujours caché, moins parce que la mort est en jeu que parce que mourir, la passivité même, y devient action et se montre dans l'acte de se dérober, hors phénomène. »28.
Emil Cioran, philosophe roumain grandement inspiré par Nietzsche et Schopenhauer, a beaucoup écrit sur la mort, mais aussi sur le suicide. Il aborde particulièrement le sujet dans une de ses œuvres clefs, De l'inconvénient d'être né.
Considérant que la vie est ridicule, déplorable, une sorte de maladie, une farce, le suicide est une sorte de moyen de rendre la vie supportable. Il n'a cependant jamais encouragé le suicide comme solution concrète. Il voyait le suicide plutôt comme une solution abstraite : « Je passe mon temps à conseiller le suicide par écrit et à le déconseiller par la parole. C'est que dans le premier cas il s'agit d'une issue philosophique ; dans le second, d'un être, d'une voix, d'une plainte… »29
Il y a, en effet, une immense différence entre la joie qu'apporte l'idée que nous puissions sortir de la vie quand bon nous semblera, et le fait de réellement mettre fin à ses jours. En fait, cette pensée du suicide était pour lui comme une façon de passer au travers de la vie : c'est l'idée du suicide qui rend la vie agréable en nous faisant comprendre que le suicide reste une solution finale au cas où notre vie serait totalement inacceptable. Être enchaîné dans la vie, ne serait-ce pas la pire des cruautés ? De plus, Il considérait que de toute façon « ce n’est pas la peine de se tuer puisqu’on se tue toujours trop tard. »30
Mais il généralisera en disant que c'est l'idée de la mort qui reste la véritable source de nos impulsions vitales : « Pendant des années, en fait pendant une vie, n'avoir pensé qu'aux derniers moments, pour constater, quand on en approche enfin, que cela aura été inutile, que la pensée de la mort aide à tout, sauf à mourir ! »31
Il déclare : « Les romantiques furent les derniers spécialistes du suicide. Depuis, on le bâcle… »
Albert Camus aborde dans Le Mythe de Sisyphe, l'idée de suicide, thème central de l'essai. Il entame d'ailleurs le livre par « Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide ». Il tente de montrer dans cet essai « la mesure exacte dans laquelle le suicide est une solution à l'absurde ». Cependant, même si le suicide était une manière de résoudre l'absurde, Camus le rejette car selon lui il ne faut pas résoudre l'absurde mais l'affronter, par la révolte, idée qu'il développera plus amplement dans son ouvrage L'Homme révolté.
Pour autant, la véritable question qu'il pose, et qui retient l'attention depuis toujours de toute l'humanité, est la suivante : la vie vaut-elle la peine d'être vécue ? Démontrant d'abord l'absurdité de la vie, en cela qu'elle se limite irrémédiablement à la mort, il examine ensuite la pertinence du suicide comme réponse à cette absurdité. Il la mettra rapidement de côté en y opposant une vie révoltée et en défiant la mort. De cette tension découle une morale du présent, où chaque action ne peut avoir de sens que par l'augmentation quantitative et qualitative des expériences du vécu. La grandeur de l'homme se trouve dans son affrontement permanent avec la mort; savoir tirer toute la richesse de la vie par cette révolte, telle est l'une des missions essentielles, pour A. Camus, de l'humanité.
Roland Barthes : « Pour que le sujet de la scène se pourvoie d’un dernier mot vraiment péremptoire, il ne faut pas moins que le suicide (…) Le N. V. S. (le non-vouloir-saisir, expression imitée de l’Orient) est un substitut retourné du suicide. Ne pas se tuer (d’amour) veut dire : prendre cette décision, de ne pas saisir l’autre. »32 Caraco, philosophe et écrivain francophone qui développa un pessimisme plus noir encore que celui de Cioran, estimait que la mort était l'unique but de l'homme : « Nous tendons à la mort, comme la flèche au but et nous ne le manquons jamais, la mort est notre unique certitude et nous savons toujours que nous allons mourir, n'importe quand et n'importe où, n'importe la manière. Car la vie éternelle est un non-sens, l'éternité n'est pas la vie, la mort est le repos à quoi nous aspirons, vie et mort sont liés, ceux qui demandent autre chose réclament l'impossible et n'obtiendront que la fumée, leur récompense. »33 Il se suicidera à l'âge de 52 ans. Pour Edgar Morin, « Là où le suicide se manifeste, non seulement la société n’a pu chasser la mort, non seulement elle n’a pu donner le goût de la vie à l’individu, mais encore elle est vaincue, niée ; elle ne peut plus rien pour et contre la mort de l’homme (…) « avec la déification de soi-même, naît l’angoisse extrême de la mort qui apporte la tentation extrême de la mort ». Pour René Girard, identifie comme cause du suicide, par l'analyse de textes sacrés, mythiques ou littéraires, l'universalité du désir mimétique et le danger de l'indifférenciation dans les sociétés humaines, lié à la crainte du drame mimétique où chacun devient le rival de l'autre et dont la résolution passe par la désignation et l'expulsion d'un bouc émissaire afin de stabiliser la société34.
Michel Foucault, pressent la possibilité des lieux sans géographie ni calendrier où on entrerait pour y chercher, au milieu des décors les plus absurdes avec des partenaires sans nom, des occasions de mourir libres de toute identité ; on y aurait un temps indéterminé, des secondes, des semaines, des mois peut-être, jusqu'à ce que se présente avec une évidence impérieuse l'occasion dont on reconnaîtrait aussitôt qu'on ne peut la manquer : elle aurait la forme sans forme du plaisir, absolument simple. »35
Pour Marcel Conche, « Il est de fait que des hommes, philosophes ou non, pensent, en raison et en conscience, avoir le droit de mourir volontairement. Si ce droit leur était ôté, ils se sentiraient enfermés dans la vie comme dans une prison. Dès lors, ils ont effectivement ce droit. Le droit de librement mourir appartient, ou non, à chacun, selon qu'il se le reconnaît ou non. C'est un droit dès qu'en conscience on se le reconnaît.»36

Le XXIe siècle

George Steiner : « Peut-être que quiconque se penche sur la panne de sens moral de l'ère moderne ne pourrait plus supporter de vivre »37. Jacques Derrida et Jurgen Habermas, dans Le « Concept » du 11 septembre, s'interrogent sur ce qu’est un « événement majeur » à la lumière de l'analyse auto-immunitaire des suicides réels et symboliques. Pour Gilles Lipovetsky, la société d'hyperconsommation du « bonheur paradoxal » où le plus grand nombre se déclare plutôt heureux alors qu'il n'y a jamais eu autant de dépressions, multiplie les jouissances privées mais se montre incapable de faire progresser la joie de vivre. Il pointe les dangers de l'hyperindividualisme, de l'hypermodernité marchande et culturelle mais sans sombrer dans le catastrophisme et le pessimisme radical, de la « mode totale », de l'« écran global », de l'« individualisme extrême », « le pire des scénarios, à l'exception de tous les autres ». (…) « Les devoirs envers soi-même et ceux envers la société, obligeant l’homme à respecter sa propre vie, le suicide ne pouvait qu’être assimilé à un acte indigne. », Gilles Lipovetsky, Le crépuscule du devenir. Michel Thévoz, dans L'Esthétique du suicide, juge la peinture, et l’art en général, comme une esthétique de l’effacement du sujet et de la culture, un suicide du symbolique et de la civilisation, le sujet s’effaçant et accédant à son humanité, par le symbole et la représentation. La figure métaphorique de ce procès serait le suicide « spectaculaire (générateur d’une iconographie foisonnante) » du Christ par « l’assomption du corps par le symbole ». Mais, la croyance en l’au-delà de la mort a disparu à partir de la pendaison de Martin Luther. Ce symbole est selon Bernard-Henri Lévy, sainte Véronique recueillant l’image du Christ sur un linceul, la réhabilitation de l’impression, des figures, des visages, et donc de l’art, deuxième «moment» de cette dialectique sans nécessité. » Peter Sloterdijk : "Il faut être radicalement désespéré ou incroyablement fier pour se suicider38. (…) De même que la psychologie sait que les gens qui se suicident sont au fond les meurtriers d’un autre, de même il y a des meurtriers qui se suicident en s’anéantissant eux-mêmes dans l’autre39. Selon Slavoj Žižek, Le sens ultime du suicide est le sacrifice du sens, la "Parallaxe", le fait que la réalité elle-même puisse changer selon la façon dont on l’aborde afin de distinguer le « contenu matérialiste caché du sacrifice religieux kierkegaardien », « la forme même de l’entrée du sujet dans le symbolique » car le sujet ne peut s’inscrire dans un ordre symbolique qu’à la condition d’y opposer un « non » radical : le refus de la transcendance, existant dans le suicide40.
Bernard Stiegler voit en Facebook une dictature télécratique qui crée des individuations involontaires, en référant à Socrate qui affirme que le savoir n'est bon que si je peux y contribuer41. Tweeter produit de la transindividuation42. Il parle d'obésité culturelle et d'hyper-philistins43. Les appareils de production d'énergie libidinale se voient court-circuités et transformés en pulsions auto-destructrices44. Georges Didi-Huberman analyse l'image de « néo-capitalisme télévisuel, fascisme nouveau », dans « L'article des lucioles » de Pier Paolo Pasolini en 1975, à « abjurer » ou « suicider » son propre « amour du peuple »45. Michel Onfray défend, dans Féeries anatomiques, la mort volontaire qui nous aide à se dégager de la morale chrétienne car elle élit la vie contre la mort, l'hédonisme contre la souffrance et la liberté contre la soumission. Il pense que le stoïcisme est incontournable dans la question du suicide. Le pessimisme pour Onfray est une étape transitoire destinée à être remplacée par « l'hédonisme tragique » qu'il remet en cause dans sa « métaphysique de la stérilité »46. Cynthia Fleury reprend la thèse de Xavier Pommereau sur le suicide : « Quelles que soient les raisons qu'il se donne, le sujet ignore tout à la fois ce qu'il fuit et ce qu'il vise à travers son geste. » Ce qui est rémanent c'est souvent cette déconnexion, se déconnecter pour faire cesser la souffrance, chez les jeunes et moins jeunes sujets, mais sans doute est-elle plus prégnante encore chez les plus jeunes, dans la mesure où ils se sentent moins liés, moins responsables de ceux qui les entourent47 Charles Pépin pense que "La vie est douce dès lors qu’on y renonce." (…) "Le secret de l'héroïsme, c'est que l'inconscient ne fait pas de place à la mort." Alexandre Jollien est troublé par "Primo Levi. Un homme échappe au camp de concentration, trouve la force de survivre dans des conditions extrêmes et, une fois dehors, plus de 40 ans après, lorsque la vie semble avoir repris un cours plus doux, voilà qu’il choisit, selon toute apparence, de se donner la mort. Choisir ne convient peut-être pas, car peut-on vraiment parler de choix quand le désespoir nous pousse à accomplir ce geste ultime ?" Pour Toni Negri, « l'extinction de la société civile et son vaste tissu d'institutions était en partie l'effet de la baisse de la présence sociale de la classe ouvrière, ses organisations et ses syndicats (...) et de l'aveuglement de l'espoir de la transformation ou, vraiment, un suicide des capacités entrepreneuriales, liquéfié par l'hégémonie du capital financier et la valeur exclusive du loyer comme un mécanisme de cohésion sociale48. » Gaspard Koenig compare « l'opposition à l'euthanasie active (à) la condamnation du suicide sous l'Ancien Régime, et (à) la sophistication des arguments bioéthiques d'un Axel Kahn, par exemple, (qui) rappelle les interminables arguties théologiques sur le sujet49. »

Articles connexes

Taedium vitae
Nihilisme
Terrorisme

Notes et références

↑ Suicide, Montaigne [archive], eurower.net
↑ Descartes [archive], Google Livres
↑ Œuvres complètes, iii, Assézat et Tourneux, 1875-1877, p. 244)
↑ Dans La Religieuse,
↑ Emmanuel Kant [archive], sur Philopsis.fr
↑ Hegel [archive], sur Ginsburgh.net
↑ Extrait des Mémoires de Jacques Peuchet, cité dans: Peuchet : Du suicide, Karl Marx, 1846
↑ Marx [archive], sur communismeouvrier.wordpress.com
↑ Friedrich Nietzsche, Par-delà bien et mal. Prélude d'une philosophie de l'avenir, 1886. Textes et variantes établis par Giorgio Colli et Massimo Montinari. Traduit de l'allemand par Cornélius Heim. Paris, Gallimard, coll. « Folio/Essais » no 70, 1971, 264 p., p. 93. Consultables en ligne : la traduction d'Henri Albert - § 157 [archive] (loin d'être la meilleure mais libre de droit !) ; mais le mieux, quand cela est possible, est toujours d'aller voir l' original - § 157 [archive].
↑ Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain I, 1878. Textes et variantes établis par Giorgio Colli et Massimo Montinari. Traduit de l'allemand par Robert Rovini. Édition revue par Marc B. de Launay. Paris, Gallimard, coll. « Folio/Essais » no 77, 1968-1988, 390 p. Voir l' original - § 80 et 88 [archive].
↑ Flâneries inactuelles [archive], sur Wikisource
↑ Émile Durkheim (1858-1917)
↑ Paul-Louis Landsberg, Essai sur l'expérience de la mort (p. 151)
↑ Paul-Louis Landsberg [archive], sur Agora.qc.ca
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↑ M. Dufrenne et P. Ricœur, Karl Jaspers et la philosophie de l’existence, Paris, Seuil, 1947, p. 22-25
↑ Vie et mort [archive], sur Agora.qc.ca
↑ (Le personnalisme, Paris, PUF, Que sais-je ?, 1978, p. 59)
↑ Gaston Bachelard, L'air et les songes : essai sur l'imagination du mouvement, Paris, Librairie générale française, 1992 (ISBN 9782253061007), partie 5, chap. 3 (« Le complexe de Caron, le complexe d’Ophélie »), p. 98
↑ Heidegger [archive], sur Inter-disciplinary.net
↑ Ludwig Wittgenstein, Carnets 1914-1916, Tel Gallimard, 2005, 449 p. (ISBN 2-07-074772-7), p. 167. (10.1.17).
↑ cité par Jean-Marie Brohm in Figures de la mort : Perspectives critiques, en ligne [archive], sur Google Livres, Vladimir Jankélévitch, La Mort, p. 415
↑ Sartre [archive], sur Persee.fr
↑ Lévinas [archive], sur Google Livres
↑ Lévinas [archive], sur webphilo.com
↑ http://fr.slideshare.net/AmineBenjelloun/le-suicide-un-eclairage-autre-apport-de-la-littrature-et-de-la-philosophie [archive]
↑ Emil Cioran, Œuvres, Paris, Gallimard, 1995, p. 1470
↑ Emil Cioran, De l'inconvénient d'être né, Paris, Gallimard, 1973, p. 43
↑ Emil Cioran, De l'inconvénient d'être né, Paris, Gallimard, 1973, p. 29
↑ Roland Barthes. Fragments d’un discours amoureux
↑ Caraco, Bréviaire du chaos, Lausanne, 1999
↑ Renée Girard [archive], sur Nordnet.fr
↑ Un plaisir si simple, Michel Foucault, 1979
↑ Le fondement de la morale, Paris, PUF, «Perspectives critiques, 1993, p. 97
↑ Suicide [archive], sur Radioboston
↑ Semiotexte [archive]
↑ Critique de la raison cynique
↑ Parallaxe [archive], Magazine Littéraire
↑ http://www.dailymotion.com/video/xtcjhu_michel-serres-et-bernard-stiegler_creation#.UdKvfBZGuHs [archive]
↑ http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/stiegler+facebook/1#video=xjbjmw [archive]
↑ http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/stiegler+facebook/1#video=xwinkv [archive]
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↑ Survivance des lucioles [archive], sur Sitaudis.fr
↑ Contre histoire de la philosophie [archive], memoireonline.com
↑ http://books.google.fr/books?id=VEPKhm3C1QkC&pg=PT24&lpg=PT24&dq=cynthia+fleury+suicide&source=bl&ots=pf7Gxp7v_w&sig=1d2vInQvGTyBDorLwa8EE9a5VsY&hl=fr&sa=X&ei=PoHRUY_-O6Wr0AXui4HgDg&ved=0CDEQ6AEwAA [archive]
↑ Déclaration [archive], Antonio Negri English
↑ Quand un philosophe libéral défend le suicide assisté [archive], Le Figaro
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:54

Du latin labor (« labeur », « peine, effort »). Le latin a également donné labour qui a prit un sens spécialisé de « travail dans les champs » puis de « sillonner la terre ».

Nom commun
Singulier Pluriel
labeur labeurs
\la.bœʁ\

labeur \la.bœʁ\ masculin

Travail pénible exigeant un effort d’une certaine durée.
Des mois, des années, s’écouleront, sans qu’il soit payé de son labeur, et peut-être qu’au moment de jouir de ses peines passées, un coup de vent, une ondée de grêle, suffiront pour détruire ses justes espérances. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, La "Revue des Deux Mondes", tome 30, 1842)
Dans ce labeur de forçat, dans ce qui eût été, pour tout autre, un délire épuisant, il ne perd pas pied une seule minute. Il conserve, intacte, la maîtrise de son cerveau. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
Dans beaucoup de cas, les artisans, obligés de se rendre aux nouvelles sources de labeur, se sont déracinés et sont devenus, loin de leur contrée natale, des sans-foyer. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
(Imprimerie) Travaux de composition et de tirage importants, par opposition aux travaux de moindre importance, dits ouvrage de ville.
Cette imprimerie ne fait que le labeur.
Caractères typographiques employés pour ces travaux et qui s’opposent aux caractères de fantaisie.
Ce labeur est du corps dix.

Apparentés étymologiques

laborieux
laborieusement
labour
labourer
labourage
laboureur

Traductions
[Enrouler ▲]±

Anglais : graft (en), labour (en), toil (en), moil (en)
Espagnol : afán (es)
Espéranto : laborego (eo)
Finnois : urakka (fi)
Hébreu ancien : יְגִיעַ (*) masculin, עָמָל (*) masculin
Ido : laborado (io)
Tchèque : dřina (cs)
Turc : iş (tr)

La fatigue est un état résultant de contraintes physiologiques ou psychologiques aboutissant à une diminution des performances physiques ou cognitives1. La fatigue physiologique est réversible avec la mise au repos, qui restaure un niveau normal de performances. La fatigue psychique se manifeste par une baisse de l’attention et de la concentration.

Au niveau sociologique, l’accélération des rythmes de vie inhérents aux sociétés modernes accentue ce phénomène de fatigue. Ainsi, la fatigue peut être vue comme une désadaptation à l’environnement.

Sommaire

1 Physiologie
2 Quelques pathologies liées à la fatigue
2.1 Le burnout
2.2 Syndrome de fatigue chronique (SFC)
2.3 Le surentraînement
3 Diagnostic différentiel
4 Fatigue et accident
5 Dépistage de la fatigue
6 Prévention et prise en charge
7 Notes et références

Physiologie

La fatigue fait son apparition de façon physiologique en fin de journée ou à l’issue d’une contrainte. Ces contraintes peuvent être physiques (bruit, vibration, chaud, froid), physiologique (stress, rupture de rythme circadien, horaires irréguliers, privation et dette de sommeil) ou psychiques (anxiété, incertitude, compétition, charge de travail, discordance informationnelle).

La fatigue survient lorsque les contraintes l’emportent sur le repos. Les contraintes auront un impact sur l’individu dépendant de la variabilité interindividuelle1.

La fatigue est aussi sensible au contexte et à la motivation.

La fatigue psychique peut se manifester par la somnolence, par des troubles de l’humeur et par des troubles attentionnels

Son expression protéiforme contraint à une métrologie subjective. Enfin, sa forte comorbidité, en particulier avec les pathologies psychiatriques, rend son isolement difficile.
Quelques pathologies liées à la fatigue
Le burnout

Le syndrome d’épuisement professionnel, ou burnout, combine une fatigue profonde, un désinvestissement de l'activité professionnelle, et un sentiment d'échec et d'incompétence dans le travail. Le syndrome d'épuisement professionnel est considéré comme le résultat d'un stress professionnel chronique : l'individu, ne parvenant pas à faire face aux exigences adaptatives de son environnement professionnel, voit son énergie, sa motivation et son estime de soi décliner.
Syndrome de fatigue chronique (SFC)

La fatigue va du symptôme physiologique réversible au syndrome non réversible de fatigue chronique (SFC). Le SFC désigne un état de fatigue récurrent qui ne disparaît pas même après le repos. Le SFC est encadré par des critères très restrictifs : la durée doit être supérieure à six mois et les signes d’accompagnement sont nombreux. Il est aussi nécessaire d’éliminer les causes infectieuses, comme la mononucléose infectieuse.
Le surentraînement

Le surentraînement est dû à un excès d'entraînement. Le symptôme le plus commun est la fatigue, il est donc important de la dépister. Le surentraînement se manifeste aussi par une baisse de motivation. Il affaiblit aussi le corps et augmente le risque de blessure. Il se caractérise par une fatigue cumulative qui persiste même après les périodes de récupération si elles sont trop courtes2. Des périodes de repos proportionnelles à l’effort sportif devraient ainsi toujours être incluses dans un calendrier d'entraînement.
Diagnostic différentiel

Il faut aussi distinguer la fatigue de l’asthénie, qui est la fatigue associée à une pathologie lésionnelle (infection, néoplasie, dysimmunité, etc.) et de la psychasthénie associée au syndrome dépressif. C’est pourquoi le médecin, devant un patient se plaignant de fatigue, peut être amené à réaliser des examens paracliniques en plus de son examen clinique.
Fatigue et accident

La fatigue diminue les performances cognitives et augmente le nombre d’erreurs. L’erreur humaine prend part dans environ 70 % des accidents des systèmes à risques, que sont par exemple l’aviation, le nucléaire mais aussi la médecine et la conduite automobile. Ces derniers accidents ont fait 500 000 morts en France de 1945 à 20153. La fatigue mentale se manifeste par une baisse de l’attention et de la concentration qui survient toutes les deux heures. D’ailleurs, ces 2 heures sont à l’origine de la distance entre deux aires de repos sur l’autoroute.

La fatigue ne devrait pas être vue comme une défaillance mais comme un outil de rétrocontrôle des systèmes de gestion.

La fatigue psychique peut se manifester par la somnolence. C'est cette dernière qui est la plus dangereuse. Certains auteurs distinguent la fatigue de la somnolence car il est préconisé de faire une sieste en cas de somnolence alors qu'en cas de fatigue un repos est conseillé4.
Dépistage de la fatigue

La fatigue peut se dépister par l’interrogatoire chez un sujet qui aura la sensation de ne pas pouvoir effectuer les tâches habituelles sans faire appel à toute sa volonté.

La fatigue est une sensation que le cerveau va générer via le corps, comme la dysfonction d’une zone clé de retour proprioceptif. Les troubles fonctionnels ont valeur de signal d’appel de la fatigue comme la migraine, la colopathie fonctionnelle, les lombalgies, les troubles musculo-squelettiques, etc. Ces troubles sont très fréquents en médecine générale.

La somnolence est très importante à dépister car c’est la première cause d’accident de la route5. La somnolence se définit comme un état intermédiaire entre la veille et le sommeil caractérisé par un puissant désir de dormir. La somnolence est souvent précédée de bâillements et se manifeste par une réduction de la vigilance et du tonus musculaire. On utilise l’échelle de somnolence d’Epworth pour la dépister.

Le dépistage se fera aussi dans le cadre des visites de médecine du travail lors desquelles on recherchera des indices de désadaptations. Ces visites permettront aussi d’informer le soldat sur les mesures de prévention de la fatigue.
Prévention et prise en charge

La recherche étiologique permet de définir la prise en charge adaptée. Les mesures de prévention s’appuieront sur des principes d’hygiène mentale adaptés au cas par cas.

Les contacts sociaux, la lumière, la chaleur, le sport, l’art et le plaisir présentent des effets synergiques qui s’opposent à la fatigue et ont un rôle de synchroniseurs veille-sommeil.

Il n’existe à ce jour aucun traitement spécifique de la fatigue si ce n’est se reposer. Ce repos peut se faire grâce à des méthodes de relaxation. Par exemple, les Techniques d’Optimisations du Potentiel (TOP) développées par le Service de Santé des Armées permettent de se relaxer ou de se dynamiser. Les TOP sont d'inspiration cognitivo-comportementale.

Concernant les dettes de sommeil par privation de sommeil, la prise en charge résidera principalement dans une période de récupération afin de favoriser le rebond de sommeil.

Une sieste éclair d’environ vingt minutes, permet de revitaliser un sujet qui subit une somnolence apparaissant souvent après le repas de midi (Hayashi et al. 2004)6. Cette sieste, peut être précédée par l’absorption d’un ou deux cafés, qui n’empêchent pas l’endormissement, mais permettent un réveil de sieste dépourvu d’inertie du sommeil (Santos et al. 2009)7.

En cas d'insomnie primaire et d'échec des mesures non pharmacologiques, l’usage d’hypnotiques à demi-vie courte, tels que le zolpidem, peut être utile sur une courte durée8.
Notes et références

↑ a et b (en) A. Kalsbeek, Martha Merrow, Till Roenneberg et Russell G. Foster, The Neurobiology of Circadian Timing, Elsevier (ISBN 9780444594273, lire en ligne [archive])
↑ Marc Julia, Stéphane Perrey, Arnaud Dupeyron et Jean-Louis Croisier, Fatigue musculaire, Elsevier Masson, 24 mars 2010 (ISBN 9782294711121, présentation en ligne [archive])
↑ « L'observatoire national interministériel de la sécurité routière » [archive], sur www.securite-routiere.gouv.fr Sécurité routière | Tous responsables (consulté le 29 août 2015)
↑ « Sommeil et médecine générale - "Fatigue" ou bien "Somnolence" ? » [archive], sur www.sommeil-mg.net (consulté le 29 août 2015)
↑ lefigaro.fr, « Autoroutes : la somnolence première cause d'accident » [archive] (consulté le 29 août 2015)
↑ « Amazon.fr : Miracle Sleep Cure%3A The Key to a Long Life of Peak Performance » [archive], sur www.amazon.fr (consulté le 29 août 2015)
↑ (en) Roseane M Santos, [(An Unashamed Defense of Coffee * *)], Xlibris Corporation, 8 octobre 2009 (présentation en ligne [archive])
↑ Gabriel Perlemuter et Léon Perlemuter, Guide de thérapeutique 2015, Elsevier Masson (ISBN 9782294739712, présentation en ligne [archive])
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:55

Titre Affaire Pretty c. Royaume-Uni
Code Requête n°2346/02
Organisation Conseil de l'Europe
Tribunal (en) Cour européenne des droits de l'homme
Quatrième section
Date 29 avril 2002 (décision définitive)
Recours Recours contre la décision de la Chambre des lords en date du 29 novembre 2001
Personnalités
Composition de la cour Matti Pellonpää (président) - Nicolas Bratza, Elisabeth Palm, Jerzy Makarczyk, Marc Fischbach, Josep Casadevall, Stanislav Pavlovschi
Autre personne Voluntary Euthanasia Society, Conférence des évêques catholiques d'Angleterre et du pays de Galles (Tierces interventions)
Détails juridiques
Territoire d’application
États membres de la Convention EDH.
Branche Droit des personnes, Droits de l'homme, Droit de la santé
Importance Retentissement internationalNote 1
Chronologie novembre 1999 : diagnostique de la maladie

27 juillet 2001 : Lettre du solliciteur de Mme Pretty invitant le Director of Public Prosecutions (DPP) à prendre l'engagement de ne pas poursuivre le mari de la requérante si ce dernier, déférant au souhait de son épouse, venait à aider celle-ci à se suicider
8 août 2001 : Lettre de refus du DPP
20 août 2001 : Recours en contrôle juridictionnel contre la décision du DPP
17 octobre 2001 : Rejet de la requête par la Divisional Court
29 novembre 2001 : Déboutée par la Chambre des lords
18 janvier 2002 : Enregistrement de la requête à la Cour EDH
Problème de droit Le droit à la vie peut-il s'interpréter comme le droit à une vie décente et donc le droit de choisir sa mort ?
Solution « L'article 2 ne saurait, sans distorsion de langage, être interprété comme conférant un droit diamétralement opposé, à savoir un droit à mourir ; il ne saurait davantage créer un droit à l'autodétermination en ce sens qu'il donnerait à tout individu le droit de choisir la mort plutôt que la vie ».
Voir aussi
Mot clef et texte Suicide assisté, euthanasie, droit à la vie

Art. 2 de la Convention EDH
Actualité Affaire Koch c. Allemagne (no 497/09)Note 2 du 19 juillet 2012 : Obligation d'examen au fond de la demande de l’autorisation de se procurer une dose létale de médicaments en vue de mettre fin à ses jours1.


L'arrêt Diane Pretty contre Royaume-Uni en date du 29 avril 2002 est un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) sur l'euthanasie ayant eu un retentissement internationalNote 1.

Diane Pretty réclamait au nom du « droit à une vie décente », l'autorisation de demander à son mari de mettre fin à ses jours en protégeant celui-ci de poursuites pénales. Diane Pretty souffrait d'une sclérose latérale amyotrophique (SLA) à un stade avancé, maladie qui conduit inévitablement à la mort dans la souffrance2, et n'était plus en état de mettre elle-même fin à ses jours3. Cette demande lui a été refusée par le Royaume-Uni car contrevenant à la législation locale, assimilant le suicide assisté à un meurtre.

Diane Pretty est finalement morte, le 11 mai 2002 soit onze jours après le refus de la CEDH4.

Sommaire

1 Notes et références
1.1 Notes
1.2 Références
1.2.1 Source
2 Voir aussi
2.1 Articles connexes
2.2 Liens externes

Notes et références
Notes

↑ a et b Ainsi, il est même longuement expliqué dans un document informatif des Nations unies dans la page sur l'euthanasie (Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, Encadré 52 : « L’affaire Pretty c. Royaume-Uni (2002) », in Droits de l'homme : guide à l'usage des parlementaires, Nº 8 - 2005, p.91, lire en ligne [archive]). L'arrêt fait de même l'objet d'une notice particulière sur un document public de la CEDH fêtant ces 20 ans (CEDH, « La Cour européenne des droits de l’homme : Fiches par pays, 1959-2009 », Royaume-Uni, p. 68, 2009, lire en ligne [archive]).
↑ Cette fois-ci la protection demandée n'est pas celle de l'article 2 mais celle de l'article 8 (vie privée).

1 2 Ainsi, il est même longuement expliqué dans un document informatif des Nations unies dans la page sur l'euthanasie (Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, Encadré 52 : « L’affaire Pretty c. Royaume-Uni (2002) », in Droits de l'homme : guide à l'usage des parlementaires, Nº 8 - 2005, p.91, lire en ligne). L'arrêt fait de même l'objet d'une notice particulière sur un document public de la CEDH fêtant ses 20 ans (CEDH, « La Cour européenne des droits de l’homme : Fiches par pays, 1959-2009 », Royaume-Uni, p. 68, 2009, lire en ligne).↑ Cette fois-ci la protection demandée n'est pas celle de l'article 2 mais celle de l'article 8 (vie privée).
Références

↑ Affaire Koch c. Allemagne (no 497/09) du 19 juillet 2012 (lire en ligne [archive]),
↑ « Elle souffre d'une sclérose latérale amyotrophique (SLA), maladie neurodégénérative progressive qui affecte les neurones moteurs à l'intérieur du système nerveux central et provoque une altération graduelle des cellules qui commandent les muscles volontaires du corps. Son évolution conduit à un grave affaiblissement des bras et des jambes ainsi que des muscles impliqués dans le contrôle de la respiration. La mort survient généralement à la suite de problèmes d'insuffisance respiratoire et de pneumonie dus à la faiblesse des muscles respiratoires et de ceux qui contrôlent la parole et la déglutition. Aucun traitement ne peut enrayer la progression de la maladie. » (Arrêt Diane Pretty, 7.)
↑ « Elle a conservé toutes ses facultés mentales et voudrait pouvoir prendre les mesures lui paraissant nécessaires pour mettre un terme paisible à sa vie, au moment choisi par elle. Or son invalidité physique est maintenant telle qu'il lui est impossible, sans aide, de mettre fin à sa propre vie. » (Arrêt Diane Pretty, 14.)
↑ L'Encyclopédie de L'Agora, Dossier : Encyclopédie sur la mort, « Diane Pretty », lire en ligne [archive]

Source

CEDH, Affaire Pretty c. Royaume-Uni (requête 2346/02), 29 avril 2002 (lire en ligne)

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Affaire Pretty contre Royaume-Uni, sur Wikisource

Articles connexes

Article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme : droit à la vie
Euthanasie
Suicide assisté

Liens externes

Nicole Gauthier, « La Cour européenne interdit la mort digne à Diane Pretty », Libération, 30/04/2002, lire en ligne.
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:55

PONCTUALITÉ subst fem

Exactitude, attention donnée à l'accomplissement de sa tâche, de ses obligations. Synon. assiduité, régularité; anton. inexactitude, négligence.Les officiers mariniers, matelots et soldats, exécutèrent, avec autant de zèle que de ponctualité, les ordres qui leur furent donnés (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.216).Il la trompait (...) régulièrement le mardi, avec une apprentie blanchisseuse du quartier, apportant à l'accomplissement de ce devoir la ponctualité zélée d'un employé avide d'avoir de l'avancement (Courteline,Linottes, 1912, II, p.24).
− En partic.
♦ Qualité d'une personne qui respecte l'heure, les délais fixés. On se séparait inexorablement à dix heures, le duc étant d'une ponctualité inflexible (Gobineau,Pléiades, 1874, p.254).À bien d'autres traits je reconnais en vous les policiers classiques (...). À votre ponctualité, insolite dans un pays où tout le monde retarde, même le régime (Morand,Pt théâtre, Mouchard mouché, 1942, 4, p.188).
♦ Qualité d'une chose qui indique l'heure exacte. Notre temps vrai (...) parallèlement authentifié par la ponctualité du sablier et le cours des astres (...) ne change pas (Arnoux,Visite Mathus., 1961, p.14).
Prononc. et Orth.: [pɔ ̃ktɥalite]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1627 punctualite «exactitude à faire à point nommé ce qu'on doit faire» (Peiresc, Lettres aux frères Dupuy, éd. P. Tamizey de Larroque, 1, 143); 1832 ponctualité «qualité d'une personne ponctuelle» (Balzac, Bourse, p.433). Dér. de ponctuel*; suff. -(i)té*. Fréq. abs. littér.: 88.
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:55

Euthanasie
Page d'aide sur l'homonymie Pour les animaux, voir Euthanasie animale.

À l'origine, l'euthanasie (grec ancien : ευθανασία : ευ, « bonne », θανατος, « mort ») désigne le fait d'avoir une mort douce, que cette mort soit naturelle ou provoquée1.

Dans une acception plus contemporaine et plus restreinte2, l'euthanasie est décrite comme une pratique (action ou omission) visant à provoquer — particulièrement par un médecin ou sous son contrôle3 — le décès d'un individu atteint d'une maladie incurable qui lui inflige des souffrances morales ou physiques intolérables.

Sa pratique relevant à la fois des domaines philosophiques, bioéthiques et légaux, son contenu exact et son acceptation sont générateurs de puissantes controverses, divisions et débats d'idées.

L'euthanasie est à distinguer de l'aide au suicide (ou suicide assisté).

Sommaire

1 Définitions actuelles
1.1 Accompagnement et accélération de la fin de vie
1.2 Euthanasie et soins palliatifs
1.3 L'« euthanasie » animale
1.4 Typologie
1.4.1 Classification par les moyens employés
1.4.2 Classification par type de consentement
2 Étymologie et histoire du terme
2.1 Premières occurrences en Occident
2.2 L'euthanasie au temps du mouvement eugéniste
2.3 Acceptions modernes
3 Législation et pratique judiciaire
3.1 État des législations nationales
3.2 Les sanctions attachées à l'euthanasie
3.2.1 En France
3.2.1.1 En matière pénale
3.2.1.2 En matière civile
3.2.1.3 En matière disciplinaire
3.2.1.4 En matière successorale
3.2.2 Au Québec
3.3 Affaires ayant trait à l'euthanasie
3.3.1 Demandes d'euthanasie ou d'aide au suicide
3.3.2 Euthanasies non volontaires
3.3.3 Euthanasies non demandées
3.4 Impact des premières expériences de dépénalisation encadrée
4 Arguments pour et contre l'euthanasie
4.1 Invocation des droits individuels contre transgression d'un interdit
4.2 L'exercice de la liberté et de l'autonomie
4.3 La vision de la dignité de la vie humaine
4.4 Gestion des ressources sociales
4.5 La prise en compte de la souffrance
4.6 Vision du rôle du médecin
4.7 Arguments sur la nécessité et la praticabilité d'une introduction contrôlée
5 Euthanasie et religion
5.1 Église catholique
5.2 Église orthodoxe
5.3 Bouddhisme
5.4 Sunnisme
6 Œuvres traitant de l'euthanasie
6.1 Études
6.2 Romans et témoignages
6.3 Films et téléfilms
6.4 Musique
7 Notes et références
8 Voir aussi
8.1 Articles connexes
8.2 Liens externes

Définitions actuelles

L'euthanasie ne se définit pas par son moyen, puisqu'il peut y avoir euthanasie par une action directe telle qu'une injection létale ou simplement par omission de certains gestes relevant des soins fondamentaux, comme l'alimentation artificielle. Ce qui caractérise l'euthanasie est l'intentionnalité4 : provoquer le décès d'un individu, avec des circonstances précises : maladie sans espoir de guérison et souffrances intolérables.
Accompagnement et accélération de la fin de vie

L'espérance de vie ayant augmenté dans certains pays industrialisés de pair avec une modernisation scientifique et technologique de la médecine, la part jouée par la décision médicale dans les décès a augmenté corrélativement à cette hausse. Avec l'intensification des moyens médicaux est apparue la notion d'« acharnement thérapeutique ». Elle désigne « une obstination déraisonnable, refusant par un raisonnement buté de reconnaître qu’un homme est voué à la mort et qu’il n’est pas curable »5. La disproportion entre des thérapies exagérément lourdes pour le patient et la faible amélioration attendue, qui est de l'ordre du court répit, font que l'acharnement thérapeutique est de plus en plus fréquemment rejeté.

L'accélération de la fin de vie peut englober des formes très différentes, de l'interruption du traitement médical à l'injection de produits létaux, en passant par l'arrêt de la nutrition et de l'hydratation ou l'administration de sédatifs en dose importante. On estime ainsi que, en Europe, 40 à 50 % des décès résultent d'une décision médicale6. Bien entendu, la plupart de ces cas ne relèvent pas de l'« euthanasie », dans la mesure où le but visé n'est pas le décès lui-même.

Suivant les pays, certaines pratiques sont acceptées par la législation, d'autres non. L'euthanasie est ainsi interdite dans la plupart des états. C'est également le cas d'une autre forme d'assistance à la fin de vie, l'aide au suicide. Cette dernière désigne le fait de fournir un environnement et des moyens nécessaires à une personne pour qu'elle se suicide, quelles qu'en soient les motivations. Dans ce cas, c'est le « patient » lui-même qui déclenche sa mort et non un tiers7. L'aide au suicide demande une manifestation claire et libre de la volonté de mourir, ce qui la distingue de l'incitation au suicide. Toutefois, lorsque cette pratique est légale, le médecin accompagnant doit quelquefois s'engager, comme en Belgique, à procéder à une euthanasie dans le cas où le suicide se déroule mal.
Euthanasie et soins palliatifs

L'euthanasie doit aussi être distinguée des « soins palliatifs », dont le but premier n'est jamais de provoquer le décès des patients, même si, pour soulager la douleur, il arrive aux soignants d'user de doses d'analgésiques ou d'antalgiques risquant de rapprocher le moment du décès. Ainsi le docteur Bernard Devalois dénonce l'ambigüité de certains termes trop flous comme « sédation » et souligne qu'« Il faut impérativement faire la distinction entre l’utilisation de traitements à visée sédative pour soulager un malade en fin de vie, et l’utilisation de sédatifs pour faire perdre conscience à un malade, jusqu’à la survenue de sa mort, à sa demande et alors qu’il n’existe pas d’indications médicales »8.

Plusieurs États accompagnent le refus de l'euthanasie d'un programme de développement des soins palliatifs.

Toutefois, les défenseurs de l'euthanasie considèrent qu'elle s'inscrit dans un continuum de soins, et qu'elle est une suite possible des soins palliatifs lorsque ceux-ci se révèlent inopérants, et que le malade en fait la demande. Cette position a notamment été défendue au Québec par la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité : « une option supplémentaire est nécessaire dans le continuum de soins de fin de vie : l’euthanasie sous la forme d’une aide médicale à mourir […] pourvu que cet acte soit strictement circonscrit et balisé et qu’il résulte d’une demande libre et éclairée de la personne9. » Les responsables de l'hôpital Erasme de Bruxelles ont tenu le même discours un opposant à l'euthanasie : « De plus, contrairement à ce qui se passe en France, nous n'opposons pas soins palliatifs et euthanasie en défendant le concept de soins continus. »10.
L'« euthanasie » animale
Article détaillé : euthanasie animale.

Longtemps appliqué à des pratiques destinées aux seuls humains, le mot est désormais employé pour les autres espèces, et l'on parle alors d'euthanasie animale, effectuée dans l'intérêt supposé d'un animal ou d'un groupe d'animaux, par opposition à l'abattage, effectué dans l'intérêt des êtres humains11.
Typologie
Classification par les moyens employés

Il est d'usage de séparer l’euthanasie active, qui désigne un acte volontaire en vue d'abréger la vie du patient de l’euthanasie passive, qui consiste à cesser un traitement curatif ou à arrêter l'usage d'instruments ou de produits maintenant un patient en vie. Dans ce dernier cas, on n'utilise aucun moyen hâtant la mort du patient.

Plusieurs associations ou commentateurs récusent la distinction entre euthanasie active et passive, qui leur semble inessentielle4. Ils l'accusent de masquer la question fondamentale de l'objectif visé, qui caractérise l'euthanasie, au détriment de la question des moyens, qui se pose purement en termes d'opportunité pratique12. Pour certains, il n'existe pas de différence éthique entre l'euthanasie active et passive13. L'insistance sur la distinction entre euthanasie active et passive pourrait également entraîner une confusion quant au statut des soins palliatifs14.
Classification par type de consentement

Euthanasie volontaire : lorsqu'un individu a la capacité mentale et physique de demander de l'aide pour mourir et qu'il le demande. La plupart des auteurs qualifient également d'euthanasie volontaire le cas d'un individu qui n'a plus la capacité mentale et physique de demander de l'aide pour mourir mais qui a pu exprimer précédemment un tel souhait.
Euthanasie non volontaire : lorsqu'un individu n'a plus la capacité mentale et physique de demander de l'aide pour mourir ou de s'y opposer et qu'on ignore quelle aurait été sa volonté.
Euthanasie involontaire : lorsque l'acte d'euthanasie est pratiqué sur un individu qui a eu l'occasion d'exprimer une opposition explicite (assimilée à un meurtre)15.

Étymologie et histoire du terme
Premières occurrences en Occident

Au Moyen Âge, l'Occident chrétien se préoccupe de la façon de mourir, mais dans la perspective du salut de l’âme. C'est ainsi que paraissent des traités du « bien mourir », comme le célèbre Ars moriendi, qui proposent de se préparer spirituellement au passage vers l'au-delà. La crainte est donc non pas d'entrer en agonie, mais de ne pas avoir la possibilité de vivre cette étape. C'est ainsi que la litanie des saints porte cette injonction : « De la mort subite et imprévue, délivrez-nous, Seigneur ».

Le concept d'euthanasie est décrit par Thomas More, dans son Utopie (Utopia, 1516), où il parle de volontary death, lorsque, « [à des] maux incurables se joignent d'atroces souffrances que rien ne peut suspendre ou adoucir16. » Comme pour de nombreux autres thèmes de l'ouvrage, il ne semble pas pour autant que More défende cette pratique.

Par ailleurs, le mot « euthanasie » lui-même a été réintroduit par le philosophe anglais Francis Bacon (1561-1626), et apparaît dans un texte de 1605. Ce mot est formé de deux éléments tirés du grec, le préfixe eu, « bien », et le mot thanatos, « mort » ; il signifie donc littéralement « bonne mort », c'est-à-dire « mort dans de bonnes conditions ». C'est ainsi que le présente Bacon :

« L'office du médecin n'est pas seulement de rétablir la santé, mais aussi d'adoucir les douleurs et souffrances attachées aux maladies ; et cela non pas seulement en tant que cet adoucissement de la douleur, considérée comme un symptôme périlleux, contribue et conduit à la convalescence, mais encore afin de procurer au malade, lorsqu'il n'y a plus d'espérance, une mort douce et paisible ; car ce n'est pas la moindre partie du bonheur que cette euthanasie […]. Mais de notre temps les médecins […], s'ils étaient jaloux de ne point manquer à leur devoir, ni par conséquent à l'humanité, et même d'apprendre leur art plus à fond, ils n'épargneraient aucun soin pour aider les agonisants à sortir de ce monde avec plus de douceur et de facilité17. »

L'euthanasie est définie comme « mort heureuse » dans le Dictionnaire de Trévoux (éd. 1771), ce qui atteste son emploi en français dès ce siècle. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, il a cet emploi d'« adoucissement de la mort » (« Euthanasie ou Traitement médical pour procurer une mort facile et sans douleur » ; William Munk 1888, traduction 1889).
L'euthanasie au temps du mouvement eugéniste

Au XIXe siècle le sens s'infléchit, d'abord, sous l'influence de l'eugénisme dans le sens d'une élimination « douce » de populations « non désirables », puis d'élimination de ces populations sans que le sens de « bonne mort » soit retenu. À ce titre elle intègre l'ensemble des moyens envisagés par les eugénismes scientifiques ou idéologiques pour empêcher ou limiter l'existence de ces populations : stérilisations et avortements forcés, enfermement, déportation, séparation des sexes, etc.

Le point culminant de ces pratiques d'euthanasie est leur première réalisation à grande échelle par le Troisième Reich : le programme Aktion T4. Ce programme aboutit à l'assassinat systématique de plus de 100 000 “aliénés” et handicapés. Il s'inscrit dans le programme plus large d'hygiène raciale des nazis, en parallèle avec la solution finale, l'élimination planifiée des juifs au premier chef, mais aussi des tsiganes et d'autres populations considérées indésirables. Selon certains[Qui ?], ce dévoiement du terme (le programme ne visait pas à adoucir la mort ni à épargner des souffrances, et ses victimes n'avaient rien demandé) a parasité les débats sur l'euthanasie pendant toute la seconde moitié du XXe siècle18.
Acceptions modernes

Après la Seconde Guerre mondiale, le mot est principalement associé à son emploi euphémique et fallacieux de la première moitié du siècle, et à ce titre connoté négativement. Ce n'est que dans la décennie 1970, et dans le cadre de la lutte contre ce qu'on commence à nommer acharnement thérapeutique, que l'on revient à un emploi plus proche du sens initial, tout en lui ajoutant des acceptions nouvelles.

Dès lors que les progrès de la médecine dans la préservation et le prolongement de la vie ont connu des progrès décisifs, s'est posée la question des limites à poser aux pratiques de «maintien de la vie». Le débat sur ce sujet amena la profession médicale, les philosophes et les hommes politiques à débattre du sujet de la qualité de la fin de vie, des bonnes pratiques médicales et des droits des patients.

Parallèlement à ce débat, le paternalisme médical (où le médecin savait ce qui était bon pour le patient, et donc prenait seul les décisions médicales) a été graduellement abandonné pour mieux respecter l'autonomie du patient. Toutefois, la participation de l'entourage au processus de décision n'est pas toujours la règle, ou relève plus de l'« assentiment » que du « consentement » ; et une partie significative des décisions de fin de vie se prennent dans le secret au sein de l'équipe médicale, lorsque le patient ne peut pas s'exprimer, selon deux études sociologiques réalisées en France et en Angleterre, parues en 2007 et 200819.

Les souffrances ont également été mieux prises en compte, notamment avec l'apparition et le développement des soins palliatifs qui ont permis de mieux traiter la douleur physique et surtout de tenir compte des autres types de souffrance.

Ces évolutions ont conduit in fine les États à légiférer en ces matières, dans le cadre des lois de bioéthique.
Législation et pratique judiciaire
État des législations nationales
La carte est à actualiser. En Pologne l'euthanasie n'est pas complètement illégale

Euthanasie active légale
Euthanasie passive légale
Suicide assisté légal
Euthanasie illégale/toute forme d'euthanasie interdite
Situation légale ambiguë

Article détaillé : Législation sur l'euthanasie et le suicide assisté par pays.

La majorité des États ne reconnaît pas ou interdit l'euthanasie active et les autres formes d'aide à la fin de vie, mais dans beaucoup d'entre eux, notamment en Europe20 et en Amérique du Nord, il existe une tolérance implicite ou explicite à l'encontre de ces pratiques, pour autant qu'elles se déroulent dans un cadre réglementé.

L'euthanasie est autorisée, sous conditions, dans certains pays européens. Les Pays-Bas sont le premier pays au monde à légaliser la pratique, le 12 avril 200121. La loi dégage de toutes poursuites les médecins qui auraient participé à un suicide assisté sous des conditions extrêmement précises : le ministère de la Santé déclare que cette pratique « autorise une personne à terminer sa vie dans la dignité après avoir reçu tous les soins palliatifs disponibles »22.

De même, en Belgique, l'euthanasie est dépénalisée depuis la loi du 28 mai 200221.

En Suisse, si l'euthanasie reste interdite, le suicide assisté est en revanche autorisé, sauf pour des « mobiles égoïstes », par le biais d'associations telles que Exit ou Dignitas.

Au Luxembourg, depuis la législation du 16 mars 2009, l'euthanasie et l'assistance au suicide sont légaux23,24.

En France, si la loi réprime formellement l'euthanasie et le suicide assisté, entre 1998 et 2016 les textes réglementaires et législatifs ont cependant élargi les possibilités de cessation de l'acharnement thérapeutique et étendu les droits du malade à une fin de vie digne ; et dans la pratique judiciaire, la plupart des affaires ressortissant à ces questions donnent le plus souvent lieu, depuis le début de la décennie 2000, à des non-lieux ou à des peines symboliques.

Aux États-Unis, cinq États acceptent le suicide assisté : Oregon, Washington, Montana, Vermont et Californie.

Au Canada, l'euthanasie volontaire, est depuis le 17 juin 2016, décriminalisée, à la suite d'une décision du 6 février 2015 de la Cour Suprême. Les personnes en phase terminale d'une maladie peuvent désormais demander l'aide médicale à mourir25. La province du Québec avait toutefois devancé le pas en adoptant un projet de loi semblable en juin 201426.

Au niveau européen, la Cour européenne des Droits de l'Homme se montre très réticente à l'égard de l'euthanasie. On peut notamment le constater dans l'affaire Diane Pretty c. Royaume-Uni du 29 avril 2002, dans laquelle la Cour a refusé de reconnaître un quelconque « droit à la mort » par le biais de l'art.2 CEDH, consacrant le droit à la vie. En effet, pour la Cour, celui-ci ne saurait être interprété sans distorsion de langage de manière négative, c'est-à-dire comme conférant un droit diamétralement opposé, à savoir un droit à mourir. Il ne saurait davantage conférer un droit à l'autodétermination en ce sens qu'il donnerait à tout individu le droit de choisir la mort plutôt que la vie. En conséquence, il n'est pas possible de déduire de l'art. 2 CEDH un droit à mourir, que ce soit de la main d'un tiers ou avec l'assistance d'une autorité publique.
Les sanctions attachées à l'euthanasie
En France

Le terme n'est pas défini juridiquement. Classiquement, l’interdiction de l’euthanasie constitue l’une des applications du principe d’indisponibilité du corps humain27. L'euthanasie active est qualifiée d'assassinat ou d'empoisonnement prémédité punissable théoriquement de la réclusion criminelle à perpétuité28, alors que l'euthanasie passive est qualifiable de non-assistance à personne en danger. Dans le cas d'une personne n'étant pas gravement malade, la simple connaissance du projet suicidaire sans porter secours peut justifier des poursuites pour « abstention délictueuse de porter secours à personne en danger »29.
En matière pénale

L'euthanasie relève de plusieurs chefs d'accusation en matière pénale :

le meurtre : le code pénal français ne contient pas de texte direct incriminant l'euthanasie. Aussi, les juges considèrent que l'acte d'euthanasie qu'il soit actif ou passif correspond à un homicide. L'article du code pénal concerné est l'article 221-1 du code pénal qui souligne que : « Le fait de donner volontairement la mort à autrui constitue un meurtre. Il est puni de trente ans de réclusion criminelle » ;
la non-assistance à personne en danger : est traitée dans l'article 223-6 du code pénal ;
l'empoisonnement par substances toxiques dans le cas d'injection de produits dits à risques. L'article 221-5 du code pénal dispose : « Le fait d'attenter à la vie d'autrui par l'emploi ou l'administration de substances de nature à entraîner la mort constitue un empoisonnement. L'empoisonnement est puni de trente ans de réclusion criminelle. Il est puni de la réclusion criminelle à perpétuité lorsqu'il est commis dans l'une des circonstances prévues aux articles 221-2, 221-3 et 221-4. Les deux premiers alinéas de l'article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à l'infraction prévue par le présent article. » La complicité en matière d'euthanasie est elle-même punissable. La tentative d'euthanasie est elle-même punissable puisque nous sommes dans le cadre d'un crime.

En matière civile

De plus, elle engage effectivement la responsabilité civile délictuelle de celui qui commet l'acte et peut conduire au paiement de dommages et intérêts.
En matière disciplinaire

Il s'agit du cas où celui qui commet l'acte a agi dans le cadre de sa profession. Il encourt des sanctions disciplinaires et risque de se voir interdire toute possibilité d'exercer. Ainsi, l'article 38 du code de déontologie des médecins en France, dans son alinéa 2, interdit formellement de provoquer ou de donner la mort au patient. Le texte dispose que « le médecin doit accompagner le mourant jusqu'à ses derniers moments, assurer par des soins et mesures appropriés la qualité d'une vie qui prend fin, sauvegarder la vie du malade et réconforter son entourage. Il n'a pas le droit de provoquer délibérément la mort. »
En matière successorale

Si l'un des héritiers est l'instigateur de l'acte, il peut se voir déchu du droit à hériter.
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Minouska.KounakDenat



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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:56

ponctualité

Sommaire

[-] Français
[×] Étymologie
[+] Nom commun
[×] Prononciation
[×] Références

Français
Étymologie

De ponctuel et -ité.

Nom commun
Singulier Pluriel
ponctualité ponctualités
\pɔ̃k.tɥa.li.te\

ponctualité \pɔ̃k.tɥa.li.te\ féminin

Exactitude à faire certaines choses dans un temps donné, comme on se l’est proposé, ou comme on l’a promis.
Il est d’une extrême ponctualité.
Ponctualité scrupuleuse.
Il remplit ses engagements avec ponctualité.
Il met beaucoup de ponctualité à payer ce qu’il doit.
On pouvait subodorer que c’était mal barré pour l’équipe de Suisse quand une conférence de presse d’avant-tournoi, la semaine dernière, a commencé avec 35 minutes de retard. Pour le pays de la ponctualité, il s’agissait bien entendu d’un impair considérable. — (Jean Dion, Le Devoir, 21 juin 2014)

Traductions
[Enrouler ▲]±

Afrikaans : akkuraatheid (af)
Allemand : Akkuratesse (de), Sorgfältigkeit (de), Genauigkeit (de), Pünktlichkeit (de), Richtigkeit (de)
Anglais : accuracy (en), exactitude (en), precision (en), promptness (en), punctuality (en)
Basque : puntualtasun (eu)
Espéranto : akurateco (eo)
Ido : akurateso (io)
Islandais : nákvæmni (is)
Néerlandais : accuratesse (nl), nauwgezetheid (nl), stiptheid (nl), zorgvuldigheid (nl)
Portugais : exactidão (pt), pontualidade (pt)
Suédois : punktlighet (sv) commun
Tchèque : dochvilnost (cs)


Note sur l'assiduité et la ponctualité
sept. 10
06
14:20
Catégories: Notes d'information 2010-11

Madame, Monsieur,

Je tiens à rappeler que, dans l'intérêt de l'élève et de sa scolarité, les absences doivent revêtir un caractère exceptionnel. Toute absence d’un élève doit être justifiée (maladie ou évènement exceptionnel). Lorsqu’un enfant est absent, il appartient aux parents de le signaler aussitôt à son enseignant ou au directeur et de régulariser la situation par écrit dès son retour à l’école. Des vacances, prises en dehors des vacances scolaires officielles, qu'il s'agisse de séjours à l'étranger ou non, ne font pas partie des cas d'absences autorisées. Il va de soi que cette règle s'applique tout au long de l'année scolaire [1]. Toute absence non justifiée fera systématiquement l'objet d'un signalement auprès des autorités compétentes.

En ce qui concerne la rentrée de septembre, les élèves qui seraient absents le jour de la rentrée des classes et non excusés ne seront accueillis dans l'école à leur retour que dans la limite des places disponibles. Leur place ne sera pas réservée, elle pourra être attribuée à des élèves placés en liste d’attente, et leur absence sera signalée aux autorités compétentes. Il est à noter également que l’Administration ne prend en compte, pour les effectifs de l’école, que le nombre d’élèves présents le matin même de la rentrée scolaire ou dûment excusés. Une opération de "comptage" des élèves est souvent prévue par l'Académie de Paris le jour de la rentrée et peut avoir pour conséquences sur la fermeture ou l’ouverture d’une classe.

Il est notamment demandé d’être ponctuel : l’accueil a lieu le matin entre 8h20 et 8h30 dernier délai, l’après-midi entre 13h20 et 13h30 dernier délai : au-delà de ces horaires, l’élève devra fournir un justificatif signé des parents ou retirer auprès du directeur ou de son enseignant un billet de retard.

De même, lorsque vous venez chercher votre enfant à la sortie de l’école, vous êtes invités à arriver à l’heure après la classe du matin (11h30), après celle de l’après-midi (16h30), ou après l’étude ou les ateliers (18h00) ; l’école n’a pas le droit de garder un enfant en dehors des heures de classe, ou, si l’enfant y est inscrit, d’interclasse, d’étude ou d’atelier. En élémentaire, au contraire de la maternelle, les élèves sont conduits jusqu’à la porte de l’école et peuvent donc se retrouver seuls dans la rue si personne ne vient les chercher à l’heure… En cas de retard inexpliqué, si l’on ne peut joindre les parents, l’enfant doit être conduit au commissariat central par des officiers de police avec les conséquences que cela peut avoir pour lui (stress, angoisse…).

L’école n’est pas une garderie, on ne peut y venir "à la carte", par exemple uniquement l’après-midi, ou quand on en a envie. Toutefois, conformément au règlement intérieur de l’école, les enseignants préfèrent que les élèves arrivent avec du retard plutôt qu’ils soient absents la demi-journée ou la journée entière… Par ailleurs, l’école ne peut accueillir les enfants malades, même si les parents n’ont pas de solution pour garder l’enfant à la maison.

Merci de votre coopération.

Fait à Paris le 6 septembre 2010

Le directeur, Henri BARON
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Minouska.KounakDenat



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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:56

Le Conseil de l’Europe est une organisation intergouvernementale instituée le 5 mai 1949 par le traité de Londres. Par le biais des normes juridiques dans les domaines de la protection des droits de l'homme, du renforcement de la démocratie et de la prééminence du droit en Europe, c’est une organisation internationale dotée d’une personnalité juridique reconnue en droit international public et qui rassemble 820 millions de ressortissants de 47 États membres.

La Convention européenne des droits de l'homme, au champ d’application inégalé, ainsi que la Cour européenne des droits de l'homme qui l’applique, en constituent la cheville ouvrière. C’est auprès de cette Cour que tous les individus, ressortissants ou non des États parties à la Convention, peuvent introduire des requêtes s’ils estiment qu’un État partie à la Convention a enfreint leurs droits. Les activités du Conseil de l’Europe intéressent tous les domaines de la vie courante (sauf les questions de défense) et ont abouti à l’élaboration d’un large éventail de normes, chartes et conventions destinées à faciliter la coopération entre les pays membres du Conseil et à renforcer la construction européenne. Il a également pour but de favoriser un progrès économique et social.

Le français et l’anglais en sont les deux langues officielles. Ses organes statutaires, le Comité des ministres et l’Assemblée parlementaire, forment un quadrilogue avec le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux et la Conférence des organisations internationales non gouvernementales ; ils travaillent également en allemand, italien et russe.

Sommaire

1 Localisation
2 Histoire
3 Institutions
4 Organisation
4.1 Comité des ministres
4.2 Sommets européens
4.3 Assemblée parlementaire
4.4 Congrès des pouvoirs locaux et régionaux
4.5 Conférence des organisations internationales non gouvernementales
4.6 Secrétaire général
4.7 Commissaire aux droits de l'homme
5 Emblèmes
6 Conventions
7 États membres
8 Pays candidat à l'adhésion
9 Pays observateurs
10 Notes et références
11 Annexes
11.1 Bibliographie
11.2 Articles connexes
11.3 Liens externes

Localisation

Le siège du Conseil de l'Europe est à Strasbourg, en France. Il a tenu sa première réunion au palais universitaire de Strasbourg en 1949 et occupe aujourd'hui le Palais de l'Europe sur un site où sont également regroupés le palais des droits de l'homme (siège de la Cour européenne des droits de l'homme) et d'autres bâtiments du Conseil tels que l'Agora, construite en 2007, et d'organismes qui en dépendent (Pharmacopée européenne, Centre européen de la jeunesse).

Il se situe à proximité directe du siège du Parlement européen, ce qui facilite la collaboration entre l'Europe des 47 (Conseil de l'Europe) et l'Europe des 28 (Union européenne), entités n'ayant pas de liens organiques formels et donc à ne pas confondre. Le quartier de l'Orangerie accueille également la plupart des Représentations permanentes.

La Banque de développement du Conseil de l'Europe a son siège administratif à Paris, le Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe est établi à Lisbonne (Portugal) tandis que le Centre européen pour les langues vivantes est situé à Graz (Autriche). Le Centre européen de la jeunesse comprend deux structures, l'une à Budapest (Hongrie) et l'autre à Strasbourg. Le Conseil de l'Europe a des bureaux à Paris et à Bruxelles ainsi que dans les capitales de plusieurs autres États membres. Le Conseil de l'Europe est doté du statut d'observateur auprès des Nations unies et dispose ainsi de bureaux de liaison à New York, à Genève et à Vienne.
Histoire
Question book-4.svg

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).
Le Palais de l'Europe à Strasbourg (Architecte Henry Bernard, Conseil de l'Europe)

En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe, affligée de destructions et de souffrances sans précédent, doit faire face à de nouveaux défis politiques, la réconciliation des peuples d'Europe en particulier. Cette situation est propice à la réalisation d'une idée ancienne : la construction européenne par la création d'institutions communes.

Dans son célèbre discours prononcé à l'université de Zurich en 1946, Sir Winston Churchill appelait de ses vœux la reconstruction de la famille européenne en une sorte d'États-Unis d'Europe et la création du Conseil de l'Europe.

Le Congrès de la Haye qui, en 1948, a rassemblé plus d'un millier de délégués des gouvernements, des décideurs et de la société civile de presque tous les pays d'Europe a examiné la future structure de l'Organisation. Il y avait là deux écoles de pensée : l'une favorable à une organisation internationale classique dotée de représentants des gouvernements et l'autre penchant davantage pour une tribune politique de parlementaires. Les deux approches ont finalement été combinées pour aboutir à la création du Comité des Ministres et de l'Assemblée parlementaire.

Le Conseil de l'Europe a été fondé le 5 mai 1949 par le Traité de Londres. Son statut a été signé à Londres, le jour même, par les dix pays suivants : Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Suède et Royaume-Uni. Nombre d'États ont suivi, notamment après la transition démocratique opérée dans les pays d'Europe centrale et orientale au début des années 1990. Le Conseil de l'Europe comprend aujourd'hui presque tous les pays du vieux continent ainsi que des États orientaux dont une partie au moins du territoire se trouve dans l'Europe géographique et rassemble les 800 millions de ressortissants des 47 pays membres, à l'exception de la Biélorussie.
Conseil de l'Europe , Strasbourg

Dans le cadre de son objectif de promouvoir les droits de l'homme, il s'est doté le 4 novembre 1950 de la Convention européenne des droits de l'homme qui entre en vigueur en 1953. La Cour européenne des droits de l'homme est créée le 18 septembre 1959 en vue de faire respecter la Convention. Mais la promotion des droits de l’homme et du droit en général ne sont pas ses seules prérogatives ; à cela s'ajoute un aspect culturel avec la Convention culturelle européenne de 1954, économique avec la création du Fonds de rétablissement3 ou encore social avec la Charte sociale européenne de 1961.

À la suite de l'ouverture de l'Union soviétique, le Conseil de l'Europe décide le 8 juin 1989 de s'élargir aux pays d'Europe de l'Est en créant le statut d'invité spécial à l'Assemblée parlementaire. À la suite de la chute du mur de Berlin en novembre 1989, la Commission européenne pour la démocratie par le droit, Commission de Venise, est créée le 10 mai 1990 dans le but d'aider les pays de l'ex-Union soviétique à mettre en place les lois et institutions nécessaires à leur démocratisation.

Lors du premier Sommet du Conseil de l'Europe à Vienne en Autriche les 8 et 9 octobre 1993, il est décidé que le Conseil ferait tout pour protéger les minorités et leur identité culturelle, ainsi que de lutter contre toutes les formes d'intolérance.
Institutions
Diagramme d'Euler cliquable montrant les relations entre divers accords et organisations multinationaux européens.v • d • m

Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe
Comité des Ministres
Congrès des pouvoirs locaux et régionaux
Cour européenne des droits de l'homme
Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe
Commission européenne pour la démocratie par le droit (Commission de Venise)
Pharmacopée européenne
Comité européen des Droits sociaux
Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT)
Commission européenne pour l'efficacité de la justice (CEPEJ)
Commission européenne contre le racisme et l'intolérance
Conférence des organisations internationales non gouvernementales (OING)
Tribunal administratif du Conseil de l'Europe (TACE)

Organisation
Comité des ministres
Article détaillé : Comité des Ministres.

Le Comité est composé des ministres des Affaires étrangères, et se réunit à ce niveau ministériel une fois par an. Leurs délégués, les représentants permanents, se réunissent une fois par semaine et délibèrent dans un quorum à huis clos. Les ministres exercent la présidence du comité à tour de rôle, par ordre alphabétique, pour une durée de six mois. La présidence est actuellement exercée par l'Estonie depuis mai 2016.

Le Comité des Ministres est la principale instance de décision du Conseil et il :

arrête les grandes lignes de la politique et des activités de l'Organisation. Il adopte les conventions européennes ;
vote le budget ;
décide de l'admission de nouveaux membres ;
veille au respect des engagements des États membres pris dans le cadre des conventions ;
veille à l'exécution des arrêts rendus par la Cour européenne des droits de l'homme.

Dans la pratique, la prise de décision se fait à l'unanimité, ce qui peut mener à la paralysie du système, d'où la formule de l'abstention constructive.
Sommets européens

Les Sommets sont la réunion de chefs d'État et de gouvernement et ont lieu épisodiquement depuis les années 1990. Ils doivent permettre d'aider le comité des ministres et de donner de nouvelles impulsions au Conseil de l'Europe.
Assemblée parlementaire
Article détaillé : Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

Historiquement, c'est la première assemblée parlementaire du continent. Elle est composée de 324 membres et de 324 suppléants élus ou désignés par les parlements nationaux. Le nombre de représentants par pays dépend de sa démographie (de deux à dix-huit). L'assemblée se réunit quatre fois par an pendant une semaine. Les travaux de l'assemblée sont préparés par des commissions spécialisées.

L’assemblée a pour mission :

de discuter des grandes questions d'actualité ;
de faire des recommandations au comité des ministres ;
elle est à l'origine de nombreuses conventions européennes.

Congrès des pouvoirs locaux et régionaux
Article détaillé : Congrès des pouvoirs locaux et régionaux.

Le Congrès constitue, avec l'Assemblée parlementaire et le Comité des Ministres, le troisième pilier du Conseil de l'Europe. Il a été créé en 1994. Il joue un rôle fondamental dans la promotion de la démocratie en associant les collectivités locales et régionales aux travaux du Conseil de l'Europe. Il est composé de deux chambres :

la Chambre des Pouvoirs locaux ;
la Chambre des régions.

L'assemblée des deux chambres comprend 318 représentants et 318 suppléants représentant plus de 200 000 collectivités locales et régionales des États membres. Il se réunit deux fois par an à Strasbourg. Par la discussion et l'échange, le Congrès cherche à renforcer les structures démocratiques locales, en particulier dans les nouvelles démocraties.

Les deux chambres élisent un président, qui est depuis peu Mr. Herwing Van Staa4.
Conférence des organisations internationales non gouvernementales
Article détaillé : Conférence des organisations internationales non gouvernementales.

Représentant la société civile, 400 OING sont membres de la Conférence. Elles contribuent activement de diverses manières à l'action et au rayonnement du Conseil de l'Europe tant par leurs contributions à la réflexion sur les multiples sujets abordés que par le suivi de l'application des diverses conventions que ses membres peuvent assurer dans les différents pays européens.

La Conférence se réunit 4 fois par an au Palais de l'Europe à Strasbourg aux mêmes dates que l'Assemblée parlementaire. De plus, elle exerce son expertise dans les différents comités directeurs et groupes d'experts.

Dotée depuis 2003 d'un statut participatif, elle constitue un des 4 piliers du Conseil de l'Europe, en lien étroit et en complémentarité avec les 3 autres (Comité des ministres, Assemblée parlementaire et Congrès des pouvoirs locaux et régionaux).

La Conférence des organisations internationales non gouvernementales est présidée par le Dr Jean-Marie Heydt depuis janvier 2009.
Secrétaire général
Article détaillé : Secrétaire général du Conseil de l'Europe.

Élu par l'Assemblée parlementaire pour cinq ans, mandat renouvelable, il est l'organe administratif du conseil de l'Europe et responsable du budget du Conseil de l'Europe (qui en 2004 s'élevait à 180 millions d'euros et en 2007 à un peu plus de 197 millions d'euros5), dont le financement vient du gouvernement des États membres.
Commissaire aux droits de l'homme
Article détaillé : Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

Le Commissariat aux droits de l'homme est une institution indépendante au sein du Conseil de l'Europe ; sa mission est de promouvoir la prise de conscience et le respect des droits de l'homme dans les 47 États membres du Conseil de l'Europe.

Il est élu par l'assemblée parlementaire pour un mandat de six ans, mandat non renouvelable, et est chargé de promouvoir l'éducation, la sensibilisation ainsi que le respect des droits de l'homme. Il peut adresser des recommandations aux États membres et des rapports au Comité des Ministres et à l'Assemblée parlementaire.

En 1999, le Comité des Ministres a adopté une résolution qui institue la fonction de Commissaire et définit le mandat du Commissaire. Le premier Commissaire, M. Alvaro Gil-Robles, a occupé ce poste du 15 octobre 1999 au 31 mars 2006, puis M. Thomas Hammarberg du 1er avril 2006 au 31 mars 2012, tandis que le Commissaire actuel, M. Nils Muižnieks, a pris ses fonctions le 1er avril 2012.
Emblèmes
Article détaillé : Symboles européens.

Les emblèmes officiels du Conseil de l'Europe sont6:
Le drapeau européen

Le drapeau européen, la bannière d'azur portant une couronne de douze étoiles d'or ; adopté le 13 décembre 1955 par l'Assemblée parlementaire, il peut être utilisé officiellement par le Conseil de l'Europe lui-même ou par chacun de ses pays membres, mais il doit symboliser toute l'Europe et permettre à tous les peuples européens de s'y identifier, et pas seulement leurs pays ou leur gouvernement, qu'ils soient membres ou non du Conseil de l'Europe. Ce drapeau a été adopté ensuite séparément comme emblème par les Communautés européennes en 1983 et utilisé à partir de 1986, puis adopté par l'Union européenne lors de l'acte unique de fusion des communautés7, dans les deux cas avec l'accord du Conseil de l'Europe. Contrairement à certaines idées reçues, le nombre d'étoiles sur le drapeau a toujours été de 12, symbole de perfection ou de plénitude, mais pas du nombre de pays membres (en 1955, lors de l'adoption du drapeau européen, le Conseil de l'Europe comptait déjà 15 membres. L'un des 15 membres étant la Sarre, la RFA ne voulait pas entériner son indépendance et refusa donc de mettre une étoile par membre).
L'hymne européen, adopté en 1971 par le Comité des Ministres et présenté lors de la journée de l'Europe en 1972, est le prélude de l'Ode à la joie orchestré dans la Symphonie no 9 de Ludwig van Beethoven, et ce prélude est joué sans paroles quand il symbolise une institution européenne. Cet hymne sera plus tard adopté aussi par la Communauté européenne en 1986, puis par l'Union européenne.

Logo du Conseil de l'Europe

Le logo du Conseil de l'Europe, est formé à partir du drapeau européen sur lequel s'inscrit un signe d'or qui rappelle les lettres C ou E ; il ne peut être employé que par le Conseil de l'Europe comme élément distinctif dans ses communications officielles. Adopté en 1999 à l'occasion du 50e anniversaire du Conseil de l'Europe, et entériné en 2000 par le Comité des Ministres, il est protégé par un copyright et ne peut être utilisé sans autorisation préalable.

Conventions

Contrairement aux institutions et emblèmes officiels du Conseil de l'Europe, les conventions adoptées par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe n'ont pas de caractère obligatoire pour tous ses pays membres. Ainsi, les conventions suivantes, adoptées au Conseil, n'ont pas été ratifiées par l'ensemble des pays membres et sont soumises à la ratification volontaire des membres :

Charte européenne de l'autonomie locale
Charte européenne des langues régionales ou minoritaires
Charte urbaine européenne
Convention européenne du paysage
Charte sur la participation des jeunes à la vie locale et régionale
Convention sur la participation des étrangers à la vie publique au niveau local
Convention européenne des droits de l'homme
Charte sociale européenne (adoptée en 1961 et révisée en 1996)
Convention culturelle européenne (1954)
Convention européenne d'extradition (1957)
Convention de Strasbourg du 6 mai 1963 concernant la double nationalité et le service militaire (accord d'interprétation signé par certains États contractants en 2007)
Convention européenne pour la répression du terrorisme (1977)
Convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (1987)
Convention pour la protection des personnes à l'égard du traitement automatisé des données à caractère personnel (1981)
Convention-cadre pour la protection des minorités nationales (1991)
Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains8 (2005)
Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels9 (2007)
Convention sur les droits de l'homme et la biomédecine10 (1997)
Convention contre le dopage11 (1989)
Convention pénale sur la corruption (1999) (STE no 173) et protocole additionnel à la Convention (STE no 191)
Convention civile sur la corruption (STE no 174)
Convention relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime (STE no 141)
Convention sur la cybercriminalité (STE no 185) et protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité, relatif à l'incrimination d'actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques (STE no 189)
Convention sur la prévention des cas d'apatridie en relation avec la succession d’États (en vigueur depuis le 1er mai 2009)

Au-delà du seul Conseil de l'Europe, l'Union européenne12 et l’Association européenne de libre-échange ont requis la ratification de certaines de ces conventions comme condition préalable à leur adhésion, sans toutefois les requérir pour leurs membres actuels.

De plus, des conventions de libre-échange et/ou de liberté de circulation ou chartes existent parallèlement entre ces trois institutions et d'autres institutions de coopération régionale européenne ou extra-européenne, qui permettent d'étendre la compétence de certaines des institutions du Conseil de l'Europe au-delà de ses seuls membres.

Parmi les actes de ratification des traités d'adhésion au Conseil de l'Europe, les pays membres ne sont pas obligatoirement engagés concernant leurs territoires autonomes en Europe ou ailleurs dans le monde si leur Constitution leur accorde le droit de décider avec les territoires concernés du statut et de l'application des traités internationaux aux territoires dont ils sont les représentants. Sauf si les territoires autonomes en décident autrement (et ces territoires autonomes disposent du droit de se retirer de ces conventions et traités tant qu'ils ne sont pas reconnus indépendants et pleinement autogouvernés, en vertu du droit à l'autodétermination reconnu par le Conseil de l'Europe et les traités de l'ONU, dans les limites des Constitutions de chaque pays signataire).
États membres
États membres, candidats et observateurs

10 États fondateurs
Autres États membres
États candidats officiels
États observateurs à l'Assemblée parlementaire
États observateurs au Comité des Ministres
États observateurs à l'Assemblée parlementaire et au Comité des Ministres

Pour qu'un État puisse adhérer au Conseil de l'Europe, ses institutions doivent être démocratiques et il doit respecter les droits de l'homme. Cela se traduit concrètement par une prééminence du droit, des élections libres, une ratification par l’État de la Convention européenne des droits de l'homme et l'abolition de la peine de mort.

C'est ainsi que durant plusieurs années des États ancrés dans l'Europe n'ont pu être membre. Cela a été le cas du Portugal sous le régime institué par António de Oliveira Salazar et de l'Espagne sous Francisco Franco. La Grèce a également dû se retirer en 1969, de risque de se voir expulser de l'organisation à cause de la mise en place de la Dictature des colonels à la suite du Coup d'État de 1967. La Grèce n'a réintégré le Conseil de l'Europe qu'en 1974 avec la restauration d'un régime démocratique. Du 16 septembre 1992 au 13 janvier 1997 la Biélorussie avait le statut d'invité spécial, mais a été suspendue par le bureau de l'Assemblée en raison de son non-respect des droits de l'homme et des principes démocratiques13.

L'organe intergouvernemental (comité des ministres) est compétent pour trancher sur la candidature après avis de l'Assemblée parlementaire. Cette invitation est suivie d'un vote à la majorité des deux tiers. Elle est suivie du dépôt des instruments d'adhésion. Il n'y a pas de réelle spécificité si ce n'est dans les principes.

Concernant le retrait des membres du Conseil de l'Europe, il suffit d'en faire connaître son intention pour que l’État soit placé hors des institutions qui composent le Conseil. En cas de viol des dispositions, le retrait vaut mieux que l'exclusion (exemples : la Grèce pendant la dictature des colonels ou la Russie pendant la Première guerre de Tchétchénie). On a un équilibre entre droit de retrait et mesure de sanctions. Dans tous les cas, les procédures vont dans le sens de l'intérêt de l’État et ménagent sa souveraineté. Il n'y a en fait quasiment pas d'exclusions car procéder à l'exclusion d'un État serait le marginaliser.

Le Conseil de l'Europe compte actuellement 47 États membres :

Membres fondateurs (le 5 mai 1949)

Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Irlande Irlande
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Drapeau de la Norvège Norvège
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la Suède Suède

Autres États membres (par ordre d'adhésion)

Drapeau de la Grèce Grèce (9 août 1949)
Drapeau de la Turquie Turquie (9 août 1949)
Drapeau de l'Islande Islande (7 mars 1950)
Drapeau de l'Allemagne Allemagne (13 juillet 1950)
Drapeau de l'Autriche Autriche (16 avril 1956)
Drapeau de Chypre Chypre (24 mai 1961)
Drapeau de la Suisse Suisse (6 mai 1963)
Drapeau de Malte Malte (29 avril 1965)
Drapeau du Portugal Portugal (22 septembre 1976)
Drapeau de l'Espagne Espagne (24 novembre 1977)
Drapeau du Liechtenstein Liechtenstein (23 novembre 1978)
Drapeau de Saint-Marin Saint-Marin (16 novembre 1988)
Drapeau de la Finlande Finlande (5 mai 1989)
Drapeau de la Hongrie Hongrie (6 novembre 1990)
Drapeau de la Pologne Pologne (26 novembre 1991)
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie (7 mai 1992)
Drapeau de l'Estonie Estonie (14 mai 1993)
Drapeau de la Lituanie Lituanie (14 mai 1993)
Drapeau de la Slovénie Slovénie (14 mai 1993)
Drapeau de la République tchèque République tchèque (30 juin 1993)
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie (30 juin 1993)
Drapeau de la Roumanie Roumanie (7 octobre 1993)
Drapeau d'Andorre Andorre (10 novembre 1994)
Drapeau de la Lettonie Lettonie (10 février 1995)
Drapeau de l'Albanie Albanie (13 juillet 1995)
Drapeau de la Moldavie Moldavie (13 juillet 1995)
Drapeau de la Macédoine Macédoine (9 novembre 1995)
Drapeau de l'Ukraine Ukraine (9 novembre 1995)
Drapeau de la Russie Russie (28 février 1996)
Drapeau de la Croatie Croatie (6 novembre 1996)
Drapeau de la Géorgie Géorgie (27 avril 1999)
Drapeau de l'Arménie Arménie (25 janvier 2001)
Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan (25 janvier 2001)
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine (24 avril 2002)
Drapeau de la Serbie Serbie (3 avril 2003)
Drapeau de Monaco Monaco (5 octobre 2004)
Drapeau du Monténégro Monténégro (11 mai 2007)14

Ancien État membre associé

Drapeau du Protectorat de Sarre Protectorat de Sarre (du 3 août 1950 au 31 décembre 1956)

Pays candidat à l'adhésion

Drapeau de la Biélorussie Biélorussie (12 mars 1993)
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan
Drapeau du Kosovo Kosovo

Pays observateurs

Au Comité des ministres

Drapeau du Canada Canada (29 mai 1996)
Drapeau des États-Unis États-Unis (10 janvier 1996)
Drapeau du Japon Japon (20 novembre 1996)
Drapeau du Mexique Mexique (1er décembre 1999)
Drapeau du Vatican Vatican (7 mars 1970)

À l'Assemblée parlementaire (délégués de parlements nationaux)

Les pays suivants ont été invités à envoyer une délégation de parlementaires nationaux au Conseil de l'Europe, sous le statut d'observateur, par un accord de coopération spécifique ou sous le statut de « partenaire pour la démocratie » :

Drapeau du Canada Canada15 (28 mai 1997)
Drapeau d’Israël Israël16 (2 décembre 1957)
Drapeau de la Jordanie Jordanie17
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan18 (27 avril 2004)
Drapeau du Kirghizistan Kirghizistan19 (8 avril 2014)
Drapeau du Maroc Maroc20 (21 juin 2011)
Drapeau du Mexique Mexique21 (4 novembre 1999)
Drapeau de la Palestine Palestine22 (6 octobre 2011)
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:57

Journée européenne des langues

La Journée européenne des langues est célébrée le 26 septembre à l'initiative du Conseil de l'Europe.

Elle vise :

à célébrer la diversité linguistique et culturelle,
à favoriser le plurilinguisme et la communication interculturelle,
à permettre l'apprentissage des langues tout au long de la vie.

Liens externes

Journée Européenne des Langues, Conseil de l’Europe (en), (fr)
Journée Européenne des Langues, accueil Union Européenne (de), (en), (fr), (es), (en), (it)
Journée Européenne des Langues, accueil Conseil de l’Europe (en), (fr)
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:57

Le GRECO (acronyme de groupe d'États contre la corruption, en anglais Group of States Against Corruption) est un organe du Conseil de l'Europe, créé en mai 1999 pour améliorer la capacité des États membres à lutter contre la corruption et qui réunit 45 pays européens et les États-Unis.

Sommaire

1 Historique
2 Objet
3 Organisation
4 Dates-clé
5 Lien externe

Historique

Héritier du Groupe multidisciplinaire sur la corruption (GMC) créé en septembre 1995 sous les auspices du Comité européen pour les problèmes criminels (CDPC) et du Comité européen pour la coopération juridique (CDCJ), la lutte contre la corruption est devenue une des priorités du Conseil de l'Europe, avec comme objectif une ou plusieurs conventions internationales contre la corruption, avec un mécanisme de suivi. En 1997, l'idée de cette convention pénale est étendue aux États non membres du Conseil de l'Europe. En novembre 1997, sont adoptés les Vingt Principes directeurs (résolution (97)24) pour la lutte contre la corruption. En mars 1998, le GMC approuve un projet d'accord instituant un « Groupe d’États contre la Corruption – GRECO », autorisé par le Comité des ministres en mai 1998. Ce Groupe est officiellement créé le 1er mai 1999 par 17 des États membres du Conseil : Belgique, Bulgarie, Chypre, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Islande, Irlande, Lituanie, Luxembourg, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne et Suède, depuis rejoints par presque tous les membres du Conseil.
Objet

Selon l'article 1er du Statut adopté en 1999, le GRECO a « pour objet d'améliorer la capacité de ses membres à lutter contre la corruption en veillant à la mise en œuvre des engagements qu'ils ont pris dans ce domaine, par le biais d'un processus dynamique d'évaluation et de pression mutuelles. » Afin de réaliser cet objet, le GRECO « est chargé de :

i. suivre l'application des Principes Directeurs pour la lutte contre la corruption tels qu'adoptés par le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe le 6 novembre 1997 ;
ii. suivre la mise en œuvre des instruments juridiques internationaux qui seront adoptés en application du Programme d'action contre la corruption, conformément aux dispositions contenues dans ces instruments ; » (art. 2 dudit Statut).

Organisation

Le GRECO, dont le siège se trouve à Strasbourg, dispose d’un Secrétariat, dirigé par son Secrétaire exécutif, actuellement M. Wolfgang Rau, nommé par le Secrétaire général du Conseil de l'Europe.
Dates-clé

La Valette, 1994 : 19e Conférence des ministres européens de la justice : la lutte contre la corruption doit se situer à l’échelle européenne
Strasbourg, 1995 : Création du GMC
Strasbourg, 1996 : adoption du Programme d'action contre la corruption
Prague, 1997 : 21e Conférence des ministres européens de la justice : nécessité de concrétiser les efforts contre la corruption en établissant des normes et un mécanisme de suivi
Strasbourg, 1997 : 2e sommet des chefs d’État et de gouvernement des États membres du Conseil de l’Europe : nécessité de trouver des règles communes pour prévenir et combattre la corruption et le crime organisé. Résolution (97)24 sur les Vingt principes directeurs pour la lutte contre la corruption
Strasbourg, 1999 : création du GRECO le 1er mai. Ouverture à la signature des Conventions pénale (STE 173) et civile (STE 174) sur la corruption
Strasbourg, 2000 : Recommandation sur les codes de conduite pour les agents publics (Recommandation n° R (2000)10).
Strasbourg, 2003 : Recommandation sur les règles communes contre la corruption dans le financement des partis politiques et des campagnes électorales (Recommandation Rec(2003)4). Ouverture à la signature du Protocole additionnel à la Convention pénale sur la corruption (STE 191)
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 8:58

La Commission européenne pour la démocratie par le droit, aussi appelée commission de Venise, est un organe consultatif du Conseil de l’Europe composé d'experts indépendant en droit constitutionnel. Elle a été créé en 1990, après la chute du mur de Berlin, à une période ou une aide constitutionnelle était nécessaire pour les États d'Europe centrale et orientale.
En bleu les États membres

Sommaire

1 Histoire
2 Activités
2.1 Assistance constitutionnelle
2.2 Élections et référendums
2.3 Coopération avec les cours constitutionnelles
2.4 Études, rapports et séminaires
3 Membres
3.1 États membres
3.2 Pays membre associé
3.3 Pays observateurs
3.4 Statut spécial
4 Référence
4.1 Source

Histoire

À la suite de l'effondrement de l'Union soviétique, les pays de l'Europe de l'Est ont subitement été en pleine transition démocratique. La commission de Venise est alors mise en place en mai 1990 comme un accord partiel signé par dix-huit États membres du Conseil de l'Europe, cela dans le but de fournir une assistance à ces pays pour la rédaction de constitutions reprenant l'esprit de celles des États membres du Conseil de l'Europe.

Une fois l'urgence passée, la commission de Venise s'est transformée en un organe de réflexion en matière de droit constitutionnel et vise à promouvoir le patrimoine constitutionnel européen. Elle édite notamment trois fois par an, et cela depuis 1993, les jurisprudences qui lui sont soumises par ses États membres dans le Bulletin de justice constitutionnelle.

En février 2002, l'accord partiel qui était lié au Conseil de l'Europe s'élargit et permet ainsi à des États non européens d'être membres de la commission de Venise.
Activités

La commission de Venise opère dans quatre domaines :

l'assistance constitutionnelle 1;
les élections et les référendums 2;
la coopération avec les cours constitutionnelles 3;
la rédactions d'études, de rapports et de séminaires transnationaux sur le droit constitutionnel 4.

Assistance constitutionnelle

C'est l'activité initiale de la commission. Elle a pour but de rendre un avis sur des projets de constitutions ou de lois constitutionnelles modifiant cette loi fondamentale. La commission peut également rédiger des constitutions. Tous ses avis se basent sur les critères des pays membres du Conseil de l'Europe.

Les pays ayant fait l'objet de cette assistance sont notamment :

Afrique du Sud, aide à la rédaction de la Constitution de 1996 ;
Albanie, aide à la transition démocratique dès 1991 ;
Arménie, aide à la transition vers un régime parlementaire votée par référendum en 2015 ;
Belgique, avis sur la convention-cadre sur la protection des minorités nationales, à la demande du Parlement fédéral belge ;
Bosnie-Herzégovine, développement et interprétation du droit constitutionnel à la suite du conflit ethnique
Géorgie, examen d'un projet de loi organique visant à amender la constitution géorgienne, à la demande du président du Parlement de Géorgie ;
Luxembourg, examen de projets de lois en 2002, à la demande du Premier ministre ;
Moldavie, examen et conseil sur le problème en Transnistrie ;
Russie, examen de sa constitution à la suite de sa demande d'adhésion au Conseil de l'Europe ;
Ukraine, examen de sa constitution à la suite de sa demande d'adhésion au Conseil de l'Europe.

Élections et référendums

La tenue d'élections libres et transparentes étant la base de tout système politique démocratique, cet aspect a fait l'objet de plusieurs travaux avec nombre de pays, comme l'Albanie, la Moldavie et bien d'autres encore. Elle a participé, comme en Albanie, à la rédaction de codes électoraux.

Elle a également rédigé un Code de bonne conduite en matière électorale et organise des séminaires de formations dans le cadre de ses missions d'assistance électorale. Une base de données, Vota 5, a été mise en place visant à centraliser les législations électorales de États membres du Conseil de l'Europe mais aussi de certains pays lié à la commission de Venise.

La Commission de Venise participe également à la mission d'observation des élections aussi bien parlementaires que locales et régionales. Ainsi, le Conseil des élections démocratiques (CED) est composé de représentants de la Commission de Venise, de l'Assemblée parlementaire et du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe. Il a également invité le Parlement européen, la Commission européenne, le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) et l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ainsi que l'association des administrateurs d'élections de l'Europe centrale et orientale (ACEEEO) à se joindre à ses travaux à titre d'observateurs.

Le but du Conseil des élections démocratiques est d'assurer la coopération dans le domaine électoral entre la Commission de Venise, en tant qu'organe juridique, et l'Assemblée parlementaire et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe, en tant qu'organes politiques responsables de l'observation des élections.
Coopération avec les cours constitutionnelles

Dès 1992, les différentes cours constitutionnelles liées à la commission de Venise ont été mises en relation dans le but d'échanger des idées et des informations. Tout cela est édité trois fois par an depuis janvier 1993 dans le Bulletin de jurisprudence constitutionnelle ainsi que dans la base de données CODICES 6 qui contient, en plus du Bulletin de jurisprudence constitutionnelle, les textes intégraux de jurisprudences constitutionnelles en anglais et en français principalement, mais aussi dans vingt-quatre autres langues.
Études, rapports et séminaires

Des séminaires « UniDem » sont organisés, visant à fournir des groupes de réflexion ou la présentation de certains aspect du droit constitutionnel. Depuis 2001, le « campus Unidem » a été mis en place dans le but de former des fonctionnaires de plusieurs pays d'Europe de l'Est, alors en pleines réformes constitutionnelles.
Membres
États membres

Drapeau de l'Albanie Albanie
Drapeau de l'Algérie Algérie
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau d'Andorre Andorre
Drapeau de l'Arménie Arménie
Drapeau de l'Autriche Autriche
Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine
Drapeau du Brésil Brésil
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
Drapeau du Chili Chili
Drapeau de Chypre Chypre
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Drapeau de la Croatie Croatie
Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de l'Estonie Estonie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la Finlande Finlande



Drapeau de la France France
Drapeau de la Géorgie Géorgie
Drapeau de la Grèce Grèce
Drapeau de la Hongrie Hongrie
Drapeau de l'Irlande Irlande
Drapeau de l'Islande Islande
Drapeau d’Israël Israël
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan
Drapeau du Kirghizistan Kirghizistan
Drapeau du Kosovo Kosovo
Drapeau de la Lettonie Lettonie
Drapeau du Liechtenstein Liechtenstein
Drapeau de la Lituanie Lituanie
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Drapeau de Malte Malte
Drapeau de la Macédoine Macédoine
Drapeau du Maroc Maroc
Drapeau du Mexique Mexique
Drapeau de la Moldavie Moldavie



Drapeau de Monaco Monaco
Drapeau du Monténégro Monténégro
Drapeau de la Norvège Norvège
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau du Pérou Pérou
Drapeau de la Pologne Pologne
Drapeau du Portugal Portugal
Drapeau de la République tchèque République tchèque
Drapeau de la Roumanie Roumanie
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la Russie Russie
Drapeau de Saint-Marin Saint-Marin
Drapeau de la Serbie Serbie
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie
Drapeau de la Slovénie Slovénie
Drapeau de la Suède Suède
Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de la Tunisie Tunisie
Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau de l'Ukraine Ukraine

Pays membre associé

Drapeau de la Biélorussie Biélorussie

Pays observateurs

Drapeau de l'Argentine Argentine
Drapeau du Canada Canada



Drapeau du Japon Japon
Drapeau du Vatican Vatican



Drapeau de l'Uruguay Uruguay

Statut spécial

Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud (statut de coopération spéciale)
Europe Union européenne
Drapeau de la Palestine Palestine (statut de coopération spéciale)

Référence

↑ source pour cette section : Coopération constitutionnelle [archive]
↑ source pour cette section : Élections et référendums [archive]
↑ source pour cette section : Justice constitutionnelle [archive]
↑ source pour cette section : Études, rapports et séminaires transnationaux [archive]
↑ (fr) Site officiel de la base de données Vota [archive]
↑ (fr) Site officiel de la base de données CODICES [archive]

Source

Commission européenne pour la démocratie par le droit
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 9:00

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t41-y-becca-ou-murmure-de-l-arbre-olivier

Profils des Juges du Secourisme et
la république de l'Olivier.

Chére Minouska, Féline de Pierre et Yvette et toutes les bonnes volonté(e)s

Je regarde le temps différemment après la mort de Athéna la chatte Bleue.
De longues années à voyager; à travailler et à écrire... Tel un Spartiate, je me suis emprunt à une apogée sur la compréhension du monde qui m'entourai de ses richesses; J' y ai rencontré des lueurs, des affronts et des forces.

Je regarde celle qui a su réveiller la force de réveiller ces écrits que j'ai voulu sauvegarder par le fait que après
tout, aide toi et le ciel te répondra: Et je dois dire que ma volonté fut exaucer... Alors je regarde Minouska, une chatte qui a recueilli mon cœur en lambeau lors de la guerre ou intifada, si vous préférez:

Le Juge Suprême de la république de l'Olivier est un personnage
qui doit s'informer et accueillir la Parole de l'un et de l'Autre. Il se doit d'écrire des vers, des proverbes, des espoirs, des fables car notre peuple aime cela: Ni fouet, ni chaines ! être sérieux devant les nuages gris !
Car l'arbre peur garantir notre fraternité et la justice de l'eau propager la diversités des écritures des forets donc vers la connaissance et Yahvé... La République est le pilier de l’Âme dans le sens où il s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première du Juge Suprême de la République de l'olivier.

Dans la vallée du Nil à la plaine des cèdres; le juge suprême doit présenter ses hontes et ses espoirs... je vous fait part de mon expérience... Nuls réponses dans un premiers temps ne se fit entendre alors j'envoyai des mouettes, des chouettes et des canaris sous forme de lettre tel un oiseau qui apprends son premier envol.

Alors sous forme de mirage pour certains et pour d'autres, cela s'appelle un message. Je me fis ce constat et que la volonté en soit ainsi si il ne veulent pas entendre;

"Propage la Connaissance des serments car ce sont les hommes qui s'entretuent par leur entreprise, leur volonté et leur désir! Car certains vomissent sur la fraternité voilà un maillon de haine du trois en un délivré par le vieux coq... Rétablit l'apprentissage de l'Espérance sur l'apprentissage de marcher ! La canne de l'age n'est pas un spectre; elle est une source d'eau ! Tu apprendra à entendre ta douleur devant la faim ! Nous sommes des étapes et en cela cherche le fait d'exister ! La République est le pilier de l’Âme dans le sens où elle s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première !

Ecrit de
TAY
La chouette Effraie.

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Kounak le chat....
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 9:01

Véritis Ciconia, la Cigogne verte ou la Lune
Constitution sur Le Secourisme et les Séismes.
Le juge Suprême de la République de l'Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/f1-le-clans-des-mouettes
Ecoutez et faire signe aux scribes de Justice d'écrire : Les Hommes et les prophètes ont toujours condamné les peuples qui n'écoutent que les plus brave d'entre-eux.

Ces Hommes condamnent l'ingratitude, insouciance et le mépris... Ils rappellent les choses... Pour un enfant, Dieu est incarné dans le vent. Alors le prophète condamne les profiteurs et les ignorants.

Celui qui peut prétendre être la République, c'est celui qui veut rassembler autour d'un peuple et d'un enseignement... Ouvrir les Portes aux Laïques...

Pour cela, il faut réellement avoir une vision et une anticipation : Voir la Pauvreté et entendre l'embouteillage. Croire en Yahvé, celui qui n'a pas d'image, L’Éternel ! Celui qui a entendu sa naissance...


Non à l'Esclavage, Non à la Pauvreté, Non à la Torture , Non aux viols physiques et moraux, Non à la Séquestration...
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t75-la-chouette-et-le-sacrifice

Se préparer à notre vérité, la connaissance est un outil. Le feu de l’Éternel est un phare où les marins ont un repaire. Ses étoiles, sa matière permettent aux sextants de trouver sens dans l’intrigante tempête... Sans roses des sables, la boussole n'indique rien ! Entendre sa plainte et sa soif de République... L'Egalité et ses Enfants ou le Peuple

TAY
La Chouette Effraie
http://leclandesmouettes.bbflash.net/f1-le-clans-des-mouettes
------------------------------------------------------------------------------------------------------
La naissance de Marseille par cette danseuse qui choisi son marié autour d'un feu
m'inspire de la force de la Nature sur le pouvoir... Ainsi Naquit le cercle de feu...
Par cette reconnaissance de de la citoyenneté féminine, elle acquiert de pouvoir choisir des mariés ou mariées en dehors de la cité... Ainsi Naquit le cercle de Feu et la restitution du vote des femmes dans les démocraties dite antiques. Le Contrat de Personne en Danger et les Ouvertures de la Justice et de l'Hygiène.

http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t75-la-chouette-et-le-sacrifice


TAY
La chouette effraie
---------------------------------------------------------------------------------------------------------

6 Μαΐου 2016

Στις 20-21 Μαΐου το α2-innohub στην Αθήνα και το π1-innohub στην Πάτρα ανοίγουν ταυτόχρονα τις πόρτες τους για να υποδεχτούν σε ένα δημιουργικό μαραθώνιο φοιτητές, νέους επιστήμονες, μηχανικούς, προγραμματιστές, νέους επαγγελματίες, δημιουργικούς ανθρώπους, οι οποίοι θα συναγωνιστούν σε ομάδες για την επίλυση των 54 προκλήσεων του παγκόσμιου διαγωνισμού ActInSpace με τη χρήση διαστημικών δεδομένων, δημιουργώντας σε 24 ώρες ένα καινοτόμο σχέδιο με ρεαλιστική λύση για την βέλτιστη αντιμετώπιση αυτών των προκλήσεων.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t19-gaia-ou-l-australie-et-le-mexique
Ο διαγωνισμός είναι ανοιχτός στο κοινό και δεν υπάρχει κόστος συμμετοχής, ωστόσο απαιτείται προεγγραφή.

Σκοπός του είναι η δημιουργία νέων καινοτόμων ιδεών και επιχειρηματικών πρωτοβουλιών με την αξιοποίηση διαστημικών τεχνολογιών και η καλλιέργεια του επιχειρηματικού πνεύματος.

Οι διαγωνιζόμενοι καλούνται να επιλέξουν μεταξύ των προκλήσεων, αυτή που τους ταιριάζει, και με την καθοδήγηση εμπειρογνωμόνων και διακεκριμένων μεντόρων να δημιουργήσουν το δικό τους project, το οποίο θα παρουσιάσουν σε επιτροπή στο τέλος της ημέρας.

Ο νικητής που θα αναδειχτεί από τον εθνικό διαγωνισμό στην Αθήνα και Πάτρα θα εκπροσωπήσει την Ελλάδα στον Ευρωπαϊκό τελικό στην Τουλούζη στις 29 Ιουνίου 2016.

Τελικό έπαθλο

Η νικήτρια ομάδα του παγκόσμιου τελικού του ActInSpace θα κερδίσει μια πτήση σε συνθήκες μηδενικής βαρύτητας με το αεροσκάφος όπου εκπαιδεύονται οι αστροναύτες της Novespace. Ακόμα μεταξύ των βραβείων περιλαμβάνονται ένα Voucher αξίας 100.000€ για δορυφορικά δεδομένα από την Airbus Defence and Space, ενώ ένας μεγάλος αριθμός ομάδων θα λάβει υποστήριξη για την περαιτέρω ανάπτυξη της ιδέας του και τη δημιουργία της δικής του start-up.

Εγγραφή

Οι ενδιαφερόμενοι σε Αθήνα και Πάτρα μπορούν να δηλώσουν συμμετοχή έως την Κυριακή 15 Μαΐου 2016: http://www.actinspace.org/en/inscription

To ΑctInSpace, που φέτος πραγματοποιείται ταυτόχρονα σε 27 πόλεις παγκοσμίως, διοργανώνεται από την Ευρωπαϊκή Υπηρεσία Διαστήματος (ESA), τη Γαλλική Υπηρεσία Διαστήματος (CNES), και το ESA BIC Sud France και υποστηρίζεται από την Airbus Defence and Space, την Airfrance/KLM και τη Novespace.

O εθνικός διαγωνισμός του ActInSpace υλοποιείται υπό το συντονισμό του Corallia, φορέα συντονιστή του si-Cluster, με την ευγενική χορηγία των μελών του si-Cluster: Alma Technologies, ESS, Planetek Hellas και GET, την υποστήριξη της ΕΒΙΔΙΤΕ, του IEEE SB NTUA και του IEEE SB University of Patras, την τεχνική υποστήριξη της Lancom και χορηγό επικοινωνίας το The TOC.

Διαβάστε ολόκληρο το Δελτίο Τύπου του si-Cluster εδώ.
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 9:02

Ouvre le conflit sur une réalité de notre absurde : Notre Sectarisme d'optique au sujet de la volonté individuelle.
TAY
La chouette effraie...

Dans le fonds de la savane, les Hommes de l'Afrique font résonner les tams-tams dans tous le continent... la musique expose ses tendances sans aucune frontière...

Les phares voient leurs messages et la prévention doit être soutenu afin d'éviter toute disparition ou naufrages de Navires...

C'est pour cela que les peuples doivent s'activer car toutes les bonnes volontés peuvent être intégrer...
Cela n'est pas de l'intégration mais la vrai signification d'un secourisme juste généreux et valeureux...

La Femme et l'Homme a plus de valeur qu'une raison d’État... Ce principe n'est pas un don de Générosité mais un Civisme, un sincérité de l’Éducation Laïque: Les Femmes, les Hommes et les Enfants face à la Réalité et au Présent.

                      TAY
        La chouette Effraie....


Dernière édition par Minouska.KounakDenat le Ven 4 Nov à 9:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 9:03

Le Monde de Internet

Créer des Fichiers.
Quoi de plus naturels,
Quand on a créer des
milliers.

On parle de sens, mais
la raison n'est pas loin:
En effet avant de signaler
son idée, écoutons comment

faut il allumer l'ordinateur...
L'ordinateur n'est pas une
base de donne... C'est
un système muni de divers
langages...

C'est ainsi dans le raccourci
comme dans l'échange, l'ordinateur
a permit d’approfondir la définition
des racines savoir et connaissance

TAY
La Chouette Effraie


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L’ascension de l'aménagement ou
la société et la délocalisation.

La circulation va devenir le noyau
initial de l'urbanisme car elle s'insére
dans la cellule de l'habitation.. En effet
l'insertion de la route s’insère et s' expose,
quoi de plus naturel, dans un groupe
formant une unité d'habitation de grandeur
efficace... Des règles de propretés et la survie du Service
Public. est quoi qu'en dise, est l'
élément biologique primordiale, le foyer, c'est à dire,
l'abri de famille, constitue sa cellule sociale.

La circulation n'est pas similaire aux voies d'égouts
malgré, elles trouvent des solutions identiques.
Un mot d'histoire qui est Verbe et c'est un fait
Historique...

En témoignage de leur reconnaissance, l'architecte
doit répondre sans agressivité aux marques de témoignages.
En effet, l’aération climatique est porté vers les ventilations
et le chauffages...
On nous apprends justement que la première des fonctions,
c'est habiter et bien habiter dans la sécurité, dans la Prudence,
et de la Connaissance du milieu : Les plantes, la Brûlure et le feu...

D'où, cette nécessité d'apercevoir que le secourisme est le lien
dans cette nature et l'observation : Les ravitaillements, l’Éducation, la Biochimie,
l'Uniforme, La Laïcité, L’assistance Médicale, Les Usines,
L’Environnement, les Atmosphères, Les transports communs
et la survie du Service Public.

TAY
La Chouette effraie

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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 9:05

Chéres Elisabeth Guiguou et Boyer Valérie
dédié à la Cigogne d'Avignon
Madame Guilbert Yvette fût une chanteuse française lors du XIX et XX siècle... Née à Paris
en 1867, elle se célébra à la musique et ses chanson les plus célèbres furent le fiacre et monsieur Arthur...

Dans la seconde partie de sa carrière, elle rencontra Toulouse-Lautrec ( Voir Toiles Musée d'Albi ) et elle se consacra entre guillemets à la renaissance des vieilles chansons populaires...

Elle nous quitta , en 1944, dans la ville provençale d'Aix-en-Provence...

TAY
La Chouette Effraie

PS : L'agneau, autrefois agnel, est le très jeune mouton mâle. La femelle est appelée l'agnelle. Petit de la brebis et du bélier, il s'agit d'un animal d'élevage. Il naît après une période de gestation d'environ cinq mois, la mise bas, ou agnelage, pouvant durer d'une à trois heures. La brebis donne généralement naissance à un ou deux petits.

accompagnée de

Le chat yanis et les belettes blanches
dédié à Mesdames Marie José Ruig et Elisabeth Guiguou (élection municipal 2005-2006)

Le chat Yanis se trouve dans un grenier... Quelques belettes y trouvent refuges pendant l'Hiver lorsque le Froid et le brouillard s'étalent sur la Campagne de la Terre...
C'est surprenant de nos jours lorsque des prédateurs cohabitent ainsi dans une ferme mais
voilà la magie et l'espérance qu’entraîne la marine et le nomadisme...

En effet, dû à d'énormes travaux déclencher par la deuxième guerre d'Irak, les Belettes Blanches ont déménagé pour ne pas voir l'urbanisation s'étendre sur la Campagne.

Les Belettes blanches hurlent:
"Dû à ses travaux, nos terriers ont été détruit !"
L'Hermine Blanche d'Avignon de Répondre :
"Et si la Prière du Merci tout comme pour les cigognes, nous permettez tout en restant Laïque de voir les chasseurs, les fourmis se prémunir des théories d'idéaux, de recettes, d'assurances et d'innovations face aux Explosions, aux Incendies et Inondations."

Autan dire que qu'à Avignon, en France, et dans le Monde ; Le Peuple resta muet devant une telle Clairvoyance...

TAY
La Chouette Effraie
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 9:12

Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels
Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels
Données clés Dépôt Secrétaire général du Conseil de l'Europe.
Langues anglais et français
Signé 25 octobre 2007
(Lanzarote, Îles Canaries, Espagne)
Effet 1 juillet 2010
(cinq ratifications dont trois par des États du Conseil de l'Europe.)
Parties Partie 1 Partie 2

modifier Consultez la documentation du modèle

La Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels est un traité multilatéral (en) du Conseil de l'Europe amenant les États signataires à s'entendre pour criminaliser certaines formes d'abus sexuels envers les enfants y compris en famille.

Sommaire

1 Contenu
2 Application
3 Parties
4 Notes et références
5 Liens externes

Contenu

Les États qui ratifient la convention se mettent d'accord pour criminaliser les gestes à caractère sexuel effectué avec des enfants qui n'ont pas atteint la majorité sexuelle, peu importe le contexte dans lequel de tels gestes sont posés. La convention implique ainsi, notamment, la criminalisation de la prostitution (en)1 et de la pornographie infantiles. Elle prévoit plusieurs mesures pour prévenir l'exploitation et les abus sexuels envers les enfants, dont l'éducation de ces derniers, la surveillance des délinquants et la formation des gens employés ou bénévoles qui ont à travailler avec les enfants.
Application

La convention a été conclue et signée le 25 octobre 2007 à Lanzarote, Espagne. Tous les états membres du Conseil de l'Europe l'ont signée. Le dernier pays à l'avoir fait est la République tchèque en juillet 20142. La convention est entrée en vigueur le 1er juillet 2010.
Parties

En avril 2016, le traité a été ratifié par les 40 états suivants :

Drapeau de l'Albanie Albanie
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau d'Andorre Andorre
Drapeau de l'Autriche Autriche
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
Drapeau de la Croatie Croatie
Drapeau de Chypre Chypre
Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de la Finlande Finlande
Drapeau de la France France
Drapeau de la Géorgie Géorgie
Drapeau de la Grèce Grèce
Drapeau de la Hongrie Hongrie
Drapeau de l'Islande Islande
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la Lettonie Lettonie
Drapeau de la Lituanie Lituanie
Drapeau du Liechtenstein Liechtenstein
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Drapeau de Malte Malte
Drapeau de la Moldavie Moldavie
Drapeau de Monaco Monaco
Drapeau du Monténégro Monténégro
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau du Portugal Portugal
Drapeau de la Pologne Pologne
Drapeau de la Macédoine Macédoine
Drapeau de la Roumanie Roumanie
Drapeau de la Russie Russie
Drapeau de Saint-Marin Saint-Marin
Drapeau de la Serbie Serbie
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie
Drapeau de la Slovénie Slovénie
Drapeau de la Suède Suède
Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau de l'Ukraine Ukraine

Bien qu'écrite spécifiquement pour les États du Conseil de l'Europe, la convention peut-être signée par n'importe quel État du monde. Pour le moment, aucun État hors-Europe ne l'a cependant signée.
Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Council of Europe Convention on the Protection of Children against Sexual Exploitation and Sexual Abuse » (voir la liste des auteurs).

↑ « Mieux connaître et agir - Thème : Prostitution juvénile » [archive], sur http://www.crpspc.qc.ca [archive], Centre québécois de ressources en promotion de la sécurité et en prévention de la criminalité (consulté le 26 janvier 2015)
↑ « Signataires de la conventions » [archive], sur http://conventions.coe.int [archive] (consulté le 26 janvier 2015)

Liens externes

Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels - STCE no. : 201 sur www.conventions.coe.int
Texte de la convention sur www.conventions.coe.int
Signatures et ratifications sur www.conventions.coe.int

Liste complète
Détails du traité n°201
Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels
Titre Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels
Référence STCE n°201
Ouverture du traité Lanzarote, 25/10/2007 - Traité ouvert à la signature des Etats membres, des Etats non membres qui ont participé à son élaboration et de l'Union européenne, et à l'adhésion des autres Etats non membres
Entrée en vigueur 01/07/2010 - 5 Ratifications incluant au moins 3 Etats membres du Conseil de l'Europe
Résumé

Deutsch Deutsch English English français français italiano italiano русский русский

Cette Convention est le premier instrument à ériger en infraction pénale les abus sexuels envers les enfants, y compris lorsqu’ils ont lieu à la maison ou au sein de la famille, en faisant usage de la force, de la contrainte ou de menaces.

Les mesures préventives mentionnées dans la Convention comprennent la sélection, le recrutement et la formation des personnes travaillant en contact avec les enfants, en sensibilisant les enfants aux risques et en leur apprenant à se protéger, ainsi que des mesures de suivi des délinquants et des délinquants potentiels.

La Convention établit également des programmes d'aide aux victimes, encourage les gens à signaler les cas suspectés d'exploitation et d'abus sexuels, et met en place des lignes téléphoniques et Internet pour les enfants.

Outre les infractions plus généralement rencontrées dans ce domaine (abus sexuels, prostitution enfantine, pornographie enfantine, participation forcée d’enfants à des spectacles pornographiques), le texte traite aussi de la sollicitation d’enfants à des fins sexuelles (« grooming ») et du « tourisme sexuel ».
http://www.coe.int/fr/web/conventions/full-list/-/conventions/treaty/201
Dans le but de lutter contre le tourisme sexuel impliquant des enfants, la Convention établit que les individus peuvent être poursuivis pour certaines infractions même quand l'acte est commis à l'étranger. Ce nouvel instrument juridique assure également que les enfants victimes sont protégés pendant la procédure judiciaire, par exemple en ce qui concerne leur identité et leur vie privée.
Textes officiels
Textes DE, IT, RU
Liens associés Signatures et ratifications
Réserves et déclarations
Rapport explicatif
Textes associés

Traductions triées selon les langues non officielles.

Sites associés

Direction Générale de la Démocratie - Division des Droits des Enfants dont ses Ressources en langues non-officielles
Direction Générale de la Démocratie - UN sur CINQ, Campagne du Conseil de l'Europe contre la violence sexuelle à l’égard des enfants
Direction Générale Droits de l'Homme et Etat de droit - Comité européen pour les problèmes criminels (CDPC)
Direction Générale Droits de l'Homme et Etat de droit - Comité européen de coopération juridique (CDCJ)


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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 9:13

La Convention sur la cybercriminalité, aussi connue comme la Convention de Budapest sur la cybercriminalité ou Convention de Budapest, est le premier traité international qui tente d'aborder les crimes informatiques et les crimes dans Internet en harmonisant certaines lois nationales, en améliorant les techniques d'enquêtes et en augmentant la coopération entre les nations1. Il a été rédigé par le Conseil de l'Europe avec la participation active d'observateurs délégués du Canada, du Japon et de la Chine. À la fin d'août 2011, plusieurs pays européens avaient signé le traité2.

La loi n° 2005-493 du 19 mai 2005 autorisant l'approbation de la convention sur la cybercriminalité et du protocole additionnel à cette convention relatif à l'incrimination d'actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques a été publiée au Journal Officiel le 20 mai 20053.
Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Convention on Cybercrime » (voir la liste des auteurs).

↑ Conseil de l'Europe, « Convention sur la cybercriminalité » [archive], Conseil de l'Europe,‎ 25 août 2011 (consulté le 25 août 2011)
↑ (en) Katitza Rodriguez, « Dangerous Cybercrime Treaty Pushes Surveillance and Secrecy Worldwide », Activepolitics.com,‎ 25 août 2011 (lire en ligne [archive])
↑ Loi autorisant l'approbation de la convention sur la cybercriminalité... [archive] sur le site du Sénat de la France

Lien externe

Traduction en français du traité
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 9:14

Je rêve d'atteindre inaccessible et je parcours l'essence même du vide.
Je vole au dessus des ides et je suis un père aimant portant le poids
Tel mon cousin Manchot Antarctique. Dans ces climat, je me suis loi
et j'ai construit une silhouette. Je suis l'existence et le néfaste sur celui
qui croit en mon déshonneur, je suis l'espérance Laïque du Monde. O Éternel.

Je ne recherche pas la beauté et pourtant je sais que j'effleure son vent. Un
Jour, j'atteindrai, en l'ignorance des, qui s'appelle son innocence montrant un
Chemin nouveau sur le temps. Je suis tel l'albatros car albatros dans l'esprit de
Jonathan. Mon ambition est la revendication des rencontres éphémères des soucis
Matériels des profiteurs se nourrissant de nos espérances et soucis.

-------------------------------------------------------------------------------

Je rêve d'atteindre inaccessible et je parcours l'essence même du vide.
Je vole au dessus des ides et je suis un père aimant portant le poids
Tel mon cousin Manchot Antarctique. Dans ces climats, je me suis
Construit une silhouette. Je suis l"existence d'une manière et je suis
L'espérance laïque du monde. Je ne recherche pas la beauté et pourtant,
Je sais que j'effleure son vent. Un jour, j'atteindrai en l’ignorance des
"s'appelle son innocence montrant un chemin nouveau sur le temps".
Je suis tel l'albatros, mon ambition est la revendication des rencontres
éphémères des soucis matériels des profiteurs se nourrissant de nos
espérances et soucis, telles des hydres ivres de sacrifices sur l'autel;
je m'incline devant la force de l'espérance mais en aucun cas devant les
illusions de l'esclavage, du viol et de la torture. Je défends mon nid et
connait le droit de l'existence dans la nature. Je suis poussière dans
un cyclone se dispersant dans l'infini. Je suis voué à errer tel une gravité
qui engendre la vie qui engendre d'autres vies ainsi que l'adoption de grandir
dans un amour certes primaire et qui est le concept de l'existence. Ma soif
ne me permet pas à me résoudre à l'ignorance: Le principe laïque de l'éducation.
Dans l'existence de l'essence de la Nature, j'apprends à découvrir l'aspect
même de l'enseignement que se livre dans l'honneur les principes de vie et
de mort. Sans un aspect de résigner, je marche sur ces sentiers qui m’amènent
à travers Campagnes, Villes, Caravanes, Oasis et Ports. Je secours le Malade,
la Religieuse Serviable et Humble ainsi que mon soi dans l'adversité. Je me rappelle
de l'Amour entre Hermaphrodite et Salmacis sur la capacité à évoluer dans l'esprit
tout en conservant l'aspect sauvage et naturel de l'Amour; La différence tout
tout comme la Similitude ne sont pas des peurs. Notre connaissance de l'utopie
et de l'anarchie n'a pas empêché à l'amour de s’agrandir tel la promesse dite
par le Homme Laïque envers son patriarche: Abraham et le pacte des étoiles.
Dans ce contexte, Notre Justice ne doit pas impliquer Dieu dans nos tourments;
c'est nos peurs et nos envies qui nous séparent de la réalité de la consommation
et du territoire dans l'aspect et le code Naturel. Le principe de Partage de l'Eau en
une réunion de mariage n'est plus d'actualité ni même de commerce, nous parlerons
d'acte civil laïque sur l'aspect de propreté, de partage et d'égalité. Si nous devons
mourir, nous devrons mourir; si nous devons vivre, c'est que nous devons vivre.
Portant ce regard de l'animal vers l'Univers tout comme les premiers hommes
adressé ces regards vers l’horizon et les océans. Dans l'existence de l'essence de
la Nature, j'apprends à découvrir l'aspect même de l'enseignement que se livre
dans l'honneur les principes de vie et de mort. L'aspect même de se soigner est similaire
à celui de se défendre ou de se protéger. L'aspect des chose est d'entendre car
entendre s'est savoir écouter; L'écoute est la meilleur amie de la prudence et de la vision.
L'écoute n'est pas seulement basé sur l'oreille mais aussi sur le regard et d'autres sens
tel que la communication, le toucher et le croire. Le croire est un aspect du soi;
le rien n'est pas une formule d'infini mais il s'y applique comme tout élément de l'existence.
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Kounak le chat....
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 9:15

Chapitre trois :

Le pont des mouettes ou la réalité des temps.

Parce qu'il est toujours intéressant d'aller l'utile à l'agréable, la photographie est la passion commune qui nous a unie dans la vie et que nous exerçons en équipe. Etre deux sur le terrain présente de nombreux avantages en termes de partage d'une passion : mais l’amour me porte à écrire de ce rêve que je partage avec les oiseaux. Ainsi, sous le pont saint Michel, il y a des iles et l’idée m’est venue d’offrir du pain sur ces iles. Elles figurent néanmoins ici car c'est une façon d'alerter sur les graves menaces qui pèsent sur notre environnement et, par voies de conséquences sur ces espèces. Il y a aussi des gens qui m’observent jeter du pain sur les canards : Nous ne sommes pas les seuls sur les lieux. Après un certains temps, des mouettes et des corneilles apparaissent sous les yeux médusés des cormorans et des pigeons. Au fur et à mesure, l’agitation devient plus forte ; elles essayent d’attraper mes morceaux : Et moi je ris et quand elles pourraient être agressives envers les unes et les autres : je parle avec mon verbe et leur demande d’arrêter. Et puis, je pense à elle ; devant ce pain que je distribue aux mouettes et aux oiseaux : Je pense à elle, à toi ; Antigone qui dit à Créon… Alors, je dis à la nature ces paroles du merveilleux venu de la Femme de Sophocle : « Je ne croyais pas certes que tes édits eussent tant de pouvoir qu’ils permissent à un mortel de violer les lois divines. Lois non écrites, celle là mais infaillibles : Ce n’est pas d’aujourd’hui ni d’hier c’est de toujours… Qu’elles sont en vigueur, et personne ne les a vues naître ». Le vent souffle sur le pont saint Michel et je ne sais pourquoi cette scène me le dicte : L’alcool peut être, le désespoir peut être, la transhumance peut être mais ce jour là, toute la nature récitait la suite de ces mots de morale de Sophocle. Cette jeune fille est l’héritière de ces pensées et de la mort de son père.

Antigone, fille d’Œdipe, est devant son oncle et le dévisage : Elle ignore sa mort mais connaît les raisons de la guerre ; alors elle lutte avec ses propres mots : « Leur désobéir n’était-ce point par un lâche respect pour l’autorité d’un homme, encourir la rigueur divine ? Je savais bien que je mourais ; c’était inévitable et même sans ton édit ! Si je péris avant le temps, je regarde la mort tout comme un bonheur. Quand on vit au milieu des maux, comment ne gagnerais t’on pas à mourir ? Non, le sort qui m’attend n’a rien qui m’afflige. Si j’avais dû laisser sans sépulture un corps que ma mère a mis au monde, alors j’aurais souffert : Mais ce qui m’arrive m’est égal. Tu estimes, n’est ce pas, que j’ai agi comme une folle ?
J’en dirais autan de toi… »

Et elles volent autour de moi ; elles bravent la circulation et en dessous de l’arche du pont, les colverts attendent les miettes échappées du festin. Je vois l’ouest, j’entends l’est et le visage croise le nord et le sud. Le froid et la raison envahissaient mon corps, ma seule vertu fût de leur chanter et de leur dire car je croyais ne pas avoir assez de pain pour toutes ces créatures :
Les bouts pour les mouettes, les maladresses pour les canards, la volonté pour les corneilles et les miettes pour les moineaux, les pigeons et les poissons.

Sur le pont, je croyais être Socrate car les gens étaient aussi émerveillés de cette nature que je ne l’étais. Ils voulaient donner au peuple de la nature et ainsi pour mieux s’adresser à l’Homme. Ce sont certains qui furent jaloux mais devant la joie du peuple, ils se taisent pour mieux faire entendre la tristesse du peuple. Ils dirent les gens n’ont pas de rêve, il leur faut mieux. Ils se sont bien servit de moi mais je n’ai pas le droit d’être négatif. Ainsi ils me disaient : « …
Monsieur il y a d’autre pensée que de dire et de voir… Il y a le partage… Nous devons porter notre étiquette ». Tous se mélanger, tous les partis ont vendu le droit de dire pour le droit de faire et de tracter.

« Réellement, il y a d’autres formes de pensées, tu as raison. »

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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 9:16

la volupté est un sens qui ne s'oublie pas, il ou elle est ancré dans une situation de réel et de chimère. Quand je suis sur ce pont et que ces mouettes voltige autour de moi : la hauteur me donne l’impression du vol comme il est tout autan réel lorsque je dors de dire que je pense... Tout est aspect de l’aspect de l'illusionniste dans son réceptacle mélange de réalité et de rêve. Le spectacle de l'auteur est entrainé des personnalités habitués et des passants curieux à intégrer
ce suave manège de vie et de l'érotique sensation de voler. Entendez vous alors les vents s'écrier aux tourments des mouettes, alors le vide ne vous semble pas être au rien que l'infini tout comme l'infini ne vous semble pas être aussi vide et rien que la petite graine prénommé chaos. Tel un Lancelot, je touche le Graal et j’admets le reflet que la nature me dévoile: Mes vertiges, mon appréhension ma rage... Lorsque je jette mes morceaux de pains, ceux ci se transforment en un centre d’Intérêt pour certaines alors que les autres se fixent sur mes gestes: Le clans des mouettes, si je ne puis être leur patriarche; je pourrai devenir un gardien de leur arche d'où ces affiches et mon implication humaine et politique dans le sénat et l'assemblée parlementaire de la République. Je transportai alors mes sens sur les écoutes des miséreux et la protection d'un service public trop longtemps considéré par les acteurs d'un état libéral comme les détritus que l'on jette par dessus le chalutier... Sans sombrer dans les nationalisations, j'ai acté pour la sauvegarde d'un système actuel osant même investir dans une situation de crise afin de maintenir à sa juste hauteur. C'est sur l'instant et on voit les difficultés. On évite les naufrages et on se renseigne sur tout et rien de l’aspect de la réalité monétaire, guerrière, financière et morales des aspect des situations des instants des heures dans les dimensions du Temps. Nous furent à 8000 mètres nous descendu en dessous des 3000 et nous remettons au delà des 5000... plus nous sommes en altitude et plus il est difficile d'investir autan pour le physique que pour le morale... Alors le seul investissement semble être le crédit ou l'emprunt moi je dirai à une échelle mesuré mais à la hauteur du risque et du gain, c'est l'esprit d'équipe et de cohésion. Savoir se répartir les heures, les gains et la pénibilité pour ensuite privilégier son aspect de vie de famille... Il est important d'avoir une autre vie mais qui soit en lien avec sa vie et celle de sa famille de pouvoir .... Oui d'avoir le pouvoir.... C'est incroyable, celui de dire que nous sommes acteurs au lieu d’être victimes des confusions... Bien sur il y a l'envie, oui l'envie d'être aimer... Bien sur; l'amour ne rime pas avec le pouvoir pour celui qui cherche la querelle ou l'attention... Le cercle de richesse doit être à la hauteur d'une République plate, montagneuse et indivisible... Mais, La République et sa laïcité n'implique pas d'éliminer les interrogations que nous soulève l'univers et son infini... Le Clans des mouettes, L'anarchiste-citoyen, l'autonomie, Y'becca et Yahvé le Laïc laïque...

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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 9:39

dans un clair de lune, on observe le temps réel de l'aspect... fait il jour ou nuit ! l’impression
telle de l'asexué et de sa concubine est à l'image de ce couple recherchant l'amour tel un
orphelin découvrant la vision même de l'adoption physique d'un couple ou l'affection morale
venant d'un état ou d'une association. Dans cet instant de l'affectif à quels domaines doit on
voué le foyer du nid ainsi que le nid du foyer. Je rêve d'atteindre inaccessible et je parcours
l'essence même du vide. J'apprends dans un Univers de culture où suis je dans un culturel
immobilier; Je découvre l'aspect de Richesse et de pauvreté, je contourne le matériel de
l'immatériel percevant l'immatériel du matériel. je suis dans mon temps de travail et je découvre
la manière de prononcer Fillon sans un "i" imaginaire et Bayrou sans y glisser un Baroin ou un
Sarkozy. je déplore leur mépris de Moïse (Moses) – Un corbeau apprivoisé qui suit d'abord Mrs Jones
en exil, puis réapparaît plusieurs années après, pour reprendre son rôle habituel : discourir et
ne pas travailler. Il charme les habitants de la ferme avec des récits évoquant un endroit merveilleux
au-delà des nuages, appelé Montagne de Sucrecandi, où les animaux pourront se reposer
éternellement, bien loin de leur labeur terrestre. Orwell évoque la religion comme étant
« the black raven of priestcraft, embodied in figures doing no useful work, promising pie in
the sky when you die, and faithfully serving whoever happens to be in power. » car finalement
il est tel un Un vieil âne, atrabilaire, cynique, sage et lucide. Il est l'un des quelques animaux qui
sache lire. Étant devenu par la médiocrité des dirigeants une sorte de Che Guevara.... Eux,
ces dirigeants qui continuent à nous faire miroiter le même espoir, mais leur fixe un objectif
inaccessible tout en leur promettant sans cesse une vie meilleure afin de les maintenir
dans cette utopie du vice et versa ou l'équité du droit d'honneur et séculier.
la Chambre des Pouvoirs locaux et la Chambre des régions verrouillaient par l'aspect
du centrale aspect du concept de communication et du secret défense sur l’intérêt du système
de personnalité qui contraint l'état à s'effacer devant l'aspect des organigrammes politiques,
économiques et mafieux dans la ferme du Manoir et la symbolique France.

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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Ven 4 Nov à 9:48

Le Furet du Maire et le chat Kounak

Un chat blanc se promène dans les environ de la Haute_Garonne...
Il ne connait pas toute la région mais il a un flair pour entendre
la Faune...

Un Homme chasse le Lapin avec l'aide d'un furet... Mais, un jour
le furet s'échappa et alla rejoindre la foret .

Très rapidement le furet se mit en quête d'un lapin. Le chat Kounak
sentit la présence du furet et d'un ton cérémonieux:

"Ce Fermier a plus de cent pièces de Bétails." Dit Kounak :
"Le plaisir Physique."

"Les malheurs ne le touchent pas, c'est un philosophe : un nid de biset, je préfère les oiseaux et le lapins.!" dit le furet: "Mais , les yeux ne regardent pas la disette."

"Voilà des paroles bien piquantes, l'ami... Dans l'histoire,
c'est toujours lui le pigeon" réponds Kounak; "Tout comme la commune chante
Louange."

"Les philosophes de l'antiquité ... Le constat est que le chat retombe sur ces pattes !" entonne le Furet.

Moralité: Réalité ou Impatience ; l'Enquête demeure toujours dans le cadre de la Phraesologie Administrative
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MessageSujet: Re: Ixtab, le temps de travail, le service public et Y'becca   Aujourd'hui à 16:52

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