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 Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:22

La guerre civile syrienne ou révolution syrienne est un conflit armé en cours ayant lieu en Syrie. Elle débute en 2011, dans le contexte du Printemps arabe, par des manifestations contre le régime syrien baasiste dirigé par le président Bachar el-Assad. Ces manifestations en faveur de la démocratie, majoritairement pacifiques et touchant tout le pays, sont réprimées brutalement par le régime. Peu à peu, face à la répression, le mouvement de contestation se transforme en une rébellion armée.

http://leclandesmouettes.bbflash.net/t136-guerre-du-mali-republique-federale-du-nigeria-et-ybecca#3059

http://leclandesmouettes.bbflash.net/t135-lettres-de-camille-claudel-liberte-2015-et-y-becca

De nombreux belligérants participent au conflit. L'opposition politique en exil forme le Conseil national syrien (CNS) en 2011 puis la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution (CNFOR) en 2012. Parmi les multiples groupes insurgés, l'Armée syrienne libre est le premier mouvement à mener la rébellion, mais il est supplanté en 2013 par des brigades islamistes sunnites, telles que Ahrar al-Cham ou Jaysh al-Islam. Les mouvements rebelles sont soutenus par les pays du Golfe et l'Occident, et en particulier par l'Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar et les États-Unis. Le régime syrien bénéficie quant à lui des renforts du Hezbollah et de brigades islamistes chiites irakiennes et étrangères, ainsi que du soutien militaire de l'Iran et de la Russie, que vient renforcer le soutien diplomatique de la Chine. À ces forces s'ajoutent les Kurdes du PYD et des YPG, qui combattent pour l'autodétermination du Rojava, et les salafistes djihadistes, représentés principalement par le Front al-Nosra — branche syrienne d'Al-Qaïda jusqu'en 2016, où il se rebaptise Front Fatah al-Cham — et l'État islamique. Si le Front al-Nosra combat aux côtés de la rébellion, à partir de 2014 l'État islamique entre en guerre contre tous les autres belligérants et devient la cible d'une campagne de frappes aériennes effectuées par une coalition arabo-occidentale menée par les États-Unis.

En se prolongeant dans le temps, le conflit syrien est devenu à la fois guerre civile, guerre énergétique, guerre par procuration, et guerre sainte. De mars 2011 à septembre 2016, le conflit a fait autour de 400 000 à 500 000 morts d'après les estimations de diverses ONG. Des attaques à l'arme chimique et de nombreux massacres, crimes de guerre et crimes contre l'humanité ont été commis, principalement par le régime syrien et l'État islamique. Le camp loyaliste syrien est responsable de la majorité des victimes civiles de la guerre, souvent par le fait de bombardements aériens. En outre, entre 100 000 et 200 000 personnes ont disparu dans les prisons du régime, dont 17 000 à 60 000 y ont été torturées à mort.

La moitié de la population syrienne a été déplacée pendant le conflit, et cinq à six millions de Syriens ont fui le pays, soit le quart de la population.

Sommaire

   1 Contexte
       1.1 Gouvernement el-Assad
       1.2 Géographie
       1.3 Démographie
       1.4 Aspects socio-économiques
       1.5 Droits humains
       1.6 Printemps arabe
   2 Forces en présence
       2.1 Camp pro-gouvernemental
           2.1.1 Régime el-Assad
           2.1.2 Défections dans le camp loyaliste
           2.1.3 L'Armée arabe syrienne
           2.1.4 Les Forces de défense nationale
           2.1.5 Les shabiha
           2.1.6 Les milices chiites
           2.1.7 Le Hezbollah
       2.2 L'opposition politique : CNS et CNFOR
       2.3 Les rebelles : Armée syrienne libre, Ahrar al-Cham, Front al-Nosra et autres groupes
       2.4 L'État islamique
       2.5 Les Kurdes
       2.6 Acteurs internationaux
           2.6.1 Rôle de l'Iran
           2.6.2 Rôle de la Russie
           2.6.3 Rôle de la Turquie
           2.6.4 Rôle de l'Arabie saoudite
           2.6.5 Rôle du Qatar
           2.6.6 Rôle des États-Unis
           2.6.7 Rôle d'Israël
           2.6.8 Rôle de la France
           2.6.9 Autres pays
           2.6.10 Rôle de la Ligue arabe
           2.6.11 Rôle de l'Union européenne
           2.6.12 Rôle des Nations unies
   3 Déroulement du conflit
       3.1 Genèse (2011)
           3.1.1 Appels à manifester non suivis
           3.1.2 Révolte de Deraa, en mars 2011
           3.1.3 Extension à tout le pays
           3.1.4 Répression des manifestations
       3.2 Vers la guerre civile (janvier - juin 2012)
       3.3 Tentative de cessez-le-feu et mission d'observation de l'ONU (avril - juin 2012)
       3.4 Avancées des rebelles, offensives à Damas et Alep (juillet 2012 - mars 2013)
       3.5 Contre-offensives des loyalistes (février - décembre 2013)
       3.6 Avancées des loyalistes et offensive des rebelles contre l'État islamique (janvier - juin 2014)
       3.7 Les offensives de l'État islamique (juillet - décembre 2014)
       3.8 Avancées de l'Armée de la conquête à l'ouest et des Kurdes au nord (novembre 2014 - août 2015)
       3.9 Début de l'intervention militaire de la Russie en Syrie (septembre 2015 - février 2016)
       3.10 Tentatives de cessez-le-feu et poursuite des combats (depuis février 2016)
   4 Conférences de paix
       4.1 « Conférence internationale des amis de la Syrie »
       4.2 Conférences de Genève sur la Syrie
       4.3 Conférence de Munich du 11 février 2016
   5 Utilisation de tactiques et d'armes non conventionnelles
       5.1 Armes chimiques
       5.2 Attentats à la bombe et attentats-suicides
       5.3 Missiles Scud
       5.4 Armes à sous-munitions
       5.5 Bombes à barils
       5.6 Armes thermobariques
   6 Crimes et exactions
       6.1 Violations des droits humains
       6.2 Torture dans les prisons du régime syrien
       6.3 Exactions envers des enfants
       6.4 Exactions de l'État islamique
       6.5 Exactions des rebelles syriens
   7 Bilan humain
       7.1 Bilan total
       7.2 Pertes des forces belligérantes
           7.2.1 Pertes du camp loyaliste
           7.2.2 Pertes des forces de l'opposition
           7.2.3 Pertes de l'État islamique
           7.2.4 Pertes des Kurdes des YPG
           7.2.5 Pertes iraniennes
       7.3 Pertes civiles
           7.3.1 Bilan général
           7.3.2 Bilan des victimes civiles des sniper du régime syrien
           7.3.3 Bilan des victimes civiles des bombardements du régime syrien
           7.3.4 Bilan des victimes civiles des bombardements de la coalition
           7.3.5 Bilan des victimes civiles des bombardements russes
   8 Impact de la guerre civile
       8.1 Déplacés et réfugiés
       8.2 Maladies
       8.3 Criminalité
       8.4 Extension du conflit au Liban
       8.5 Recrutement et formation de djihadistes étrangers
       8.6 Impact économique
       8.7 Biens culturels
   9 Enjeux géopolitiques
   10 Notes et références
       10.1 Notes
       10.2 Références
   11 Annexes
       11.1 Bibliographie
       11.2 Cartographie
       11.3 Liens externes

Contexte
Gouvernement el-Assad
Articles détaillés : Parti Baas syrien, Hafez el-Assad et Bachar el-Assad.
Le président syrien Bachar el-Assad.

En 1946, la Syrie devient une république indépendante, mais la phase démocratique prend fin en mars 1949 avec un coup d'état soutenu par la CIA et suivi de deux autres la même année45,46. Ces événements portent au pouvoir le général Chichakli, qui établit un régime parlementaire avant d'imposer son pouvoir personnel par un nouveau coup d'état en novembre 195147.

En février 1954, à l'issue d'un soulèvement populaire, le pouvoir est rendu aux civils. De 1958 à 1961, lors du rapprochement avec l'Égypte et de l'avénement de la République arabe unie, le régime parlementaire syrien est brièvement remplacé par un régime présidentiel extrêmement centralisé48.

Après la rupture avec l'Égypte en 1961, la branche syrienne du Parti Baas (laïque nationaliste et socialiste) accède au pouvoir, en mars 1963, à la suite d'un coup d'état. En février 1966, un putsch renverse Michel Aflak et Salah Eddine Bitar, les dirigeants historiques du Parti49 et le général Hafez el-Assad, alors ministre de la Défense, s'empare du pouvoir en novembre 1970 au terme d'une « révolution correctrice » qui le porte au poste de Premier ministre. En mars 1971, Assad se proclame Président (il le restera jusqu'à sa mort en 2000). Le Parti Baas s'installe comme l'autorité politique de référence dans un système de parti unique. Les Syriens ne peuvent qu'approuver leur Président par référendum. Jusqu'à la mise en place, en 2012, d'un système contrôlé par le régime, ils ne sont pas invités à choisir entre plusieurs partis pour élire le corps législatif50.

Succédant à son père au décès de ce dernier, Bachar el-Assad — et son épouse Asma el-Assad (une sunnite née et élevée en Grande-Bretagne) — inspirent des espoirs de réforme démocratique51. De juillet 2000 à août 2001, des débats sociaux et politiques animent une nouvelle phase qualifiée de « printemps de Damas »52.

Pendant cette période, se développent en Syrie de nombreux forums politiques et des lieux de réunion privés où les citoyens débattent de questions politiques et sociales et d'où émergent des activistes comme Riad Seïf, Haitham al-Maleh, Kamal al-Labwani, Riad al-Turk et Aref Dalila53. Tandis que les hypothèses réformistes issues du Parlement et les promesses de changement de Bachar el-Assad restent largement lettre morte54, le printemps de Damas prend fin en août 2001 avec l'arrestation et l'emprisonnement de dix des principaux leaders après leur appel à la désobéissance civile et à des élections démocratiques55.
Géographie
Carte générale de la Syrie.
Carte des Gouvernorats de la Syrie (liste des provinces), avec le plateau du Golan (en vert, au sud-ouest), et les pays frontaliers.

L’essentiel du territoire syrien est constitué par un vaste plateau calcaire surmonté de quelques reliefs anciens et traversé au nord-est par l'Euphrate. Le pays est bordé au nord par la Turquie, à l'est par l'Irak et au sud par la Jordanie, Israël et le Liban. Le pays possède une façade maritime ouvrant sur la Méditerranée. La majorité de la population syrienne réside dans les villes et les principales agglomérations sont situées sur la bande côtière (Tartus, Banias, Lattaquié, Jableh), dans l'ouest (Alep, Homs, Hama) et le sud du pays (Damas, Deraa). À cette géographie physique se superpose une géographie humaine (ruraux/urbains) et une géographie ethno-religieuse (sunnites, chiites, alaouites, druzes, chrétiens, kurdes), qui rendaient déjà difficile toute représentation exacte de la situation avant la guerre civile. Le développement du conflit a compliqué la tâche des cartographes, au point que la représentation des opérations et des zones d'influence fait désormais partie d'une véritable « guerre des cartes » participant à la propagande et à la désinformation56.

Cette configuration a conditionné la dynamique du conflit : la contestation a débuté dans les zones urbaines où étaient concentrés des griefs d'ordre économique et ethno-religieux contre le pouvoir en place. La répression s'est abattue sur les localités considérées comme rebelles, où le conflit a fait apparaître les fractures économiques, ethniques et religieuses entre centre, banlieue, périphérie et quartiers « informels ». Le conflit s'est ainsi installé au cœur des villes, où les combattants ont fait assaut de férocité pour assiéger et réduire leurs adversaires, quartier par quartier, et où les populations civiles ont payé un très lourd tribut aux violences.

Alors que certaines représentations laissent entendre que les rebelles contrôlent la majorité du pays et que les forces gouvernementales seraient acculées dans un « réduit alaouite », d’après Fabrice Balanche, directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo), « [en octobre 2013] la contre-insurrection contrôle 50 à 60 % de la population, l’insurrection arabe sunnite 15 à 20 %, les milices kurdes 5 à 10 % ». Environ 20 % de la population serait en zone contestée. Dans les zones insurgées et contestées, le nombre d’habitants a diminué depuis le début du conflit, en raison de l'exode des populations, alors qu'il augmentait dans la zone gouvernementale où viennent s'abriter les réfugiés56.

Selon Balanche, la représentation des fronts, des armées, des territoires occupés, est plus complexe dans une guerre civile que dans une guerre conventionnelle. La superposition des territoires tenus par l’insurrection et la contre-insurrection avec celle de la répartition ethnico-confessionnelle de la population fait apparaître la dimension communautaire du conflit. « À l’échelle de l’agglomération d’Alep, superposer la carte des combats à celle des quartiers informels d’une part, peuplés essentiellement de migrants ruraux, et, de l’autre, de ceux qu’habitent les citadins d’origine met en évidence une autre dimension du conflit : l’opposition ville-campagne »56.

Mettant en garde contre une lecture acritique des cartes présentées par les médias et par les parties prenantes, Fabrice Balanche dénonce les « idéologues dans les rangs de l’insurrection [qui] ne s’arrêtent pas à de tels « détails » et croient pouvoir manipuler les représentations cartographiques du conflit au prétexte que les données statistiques seraient inexistantes ou peu fiables. Leur démarche rappelle celle du régime syrien qui a négligé les fondamentaux de l’espace et n’a pas prêté attention aux déséquilibres territoriaux croissants, jusqu’à se trouver confronté à cette insurrection. Néanmoins, à force de tordre les données spatiales à leur guise et de promettre depuis deux ans et demi la chute imminente de Bachar Al-Assad, l’opposition syrienne et ses soutiens médiatiques en arrivent à saper leur propre crédibilité56.
Démographie
Article détaillé : Ethnies et religions en Syrie.

Composition ethno-religieuse de la Syrie. Estimations de 201257.

        Arabes-Sunnites (70%)
        Arabes-Alaouites (10%)
        Kurdes-Sunnites (8,5%)
        Chrétien-Grecs-orthodoxes (3,6%)
        Syriens-Orthodoxes (2,1%)
        Melkites-Catholiques byzantins (1,8%)
        Arabes-Druzes (1,1%)
        Arabes-Ismaéliens (0,5%)
        Autres musulmans (turcophones Yézidis, Chiites, Duodécimains, Tcherkesses sunnites, Turkmènes/Turcomans sunnites) (2,4%)

Carte montrant la répartition ethno-religieuse de la Syrie avant la guerre civile. En cas de repli militaire, chacun de ces groupes pourrait choisir de se replier sur son foyer géographique d'origine.

Il n'existe pas de recensement officiel des confessions en Syrie et les estimations varient en fonction des sources. Un article français de 1955 dresse le portrait confessionnel et ethnique de la Syrie au seuil de son indépendance58. Un rapport d'un groupe interparlementaire du Sénat français datant de 200759 fait état de la répartition suivante :

   Sunnites 74 %
   Alaouites 10 %
   Chiites 3,5 %
   Druzes 1,5 %
   Chrétiens 10 % (chrétiens syriaques orthodoxes, chrétiens grecs-catholiques, chrétiens grecs-orthodoxes, chrétiens arméniens grégoriens et autres chrétiens)

Selon d'autres chiffres publiés en 201260 la répartition serait la suivante :

   Arabes sunnites 72,8 %
   Kurdes sunnites 8,3 %
   Arabes alaouites 10,2 %
   Arabes druzes 1,8 %
   Arabes chiites ismaéliens 0,9 %
   Arabes chiites duodécimains 0,4 %,
   Tcherkesses sunnites 0,3 %
   Turkmènes - Turcomans sunnites 0,6 %.
   Kurdophones yézidis 0,1 %
   Chrétiens 4,6 %.

Les chrétiens se répartiraient ainsi :

   Arabes de religion grecque orthodoxe : 526 000
   Arabes de religion grecque catholique: 121 000
   Arméniens apostoliques : 121 000
   Jacobites 89 000
   Maronites 29 000
   Arméniens catholiques 26 000
   Protestants 21 000
   Nestoriens 20 000
   Syriaques catholiques 18 000
   Chaldéens catholiques 14 000
   Catholiques latins 9 000

Du point de vue religieux, la famille Assad est issue de la minorité alaouite, une branche du chiisme qui engloberait 10% de la population syrienne61. Ses adeptes occupent de nombreux postes dans les services de sécurité syriens62, ce qui génère du ressentiment chez les Sunnites63 qui représentent plus de 60% de la population syrienne. Maher el-Assad le frère cadet d'Assad commande la 4e Division blindée, un corps d'élite de l'armée syrienne. Jusqu'à sa disparition dans l'attentat du 18 juillet 2012, Assef Chaoukat, son beau-frère, était vice-ministre de la Défense.

Les Kurdes de Syrie ont également protesté contre les discriminations ethniques et la négation de leur identité culturelle et de leur langue64, 65. Les Kurdes de Syrie (8,5 à 11 %) ne constituent pas une confession en soi, mais sont majoritairement sunnites. Regroupée au nord-est du pays sur la frontière turque, ainsi que dans la province d'Alep, le Jazirah et la banlieue de Damas, cette population au fort sentiment communautaire met à profit l’affaiblissement de l'armée syrienne en juillet 2012 pour investir plusieurs villes du Nord du pays66, soutenue par l'espoir, entretenu par le PKK, de la création d'un Kurdistan indépendant.

La part des chrétiens dans la population totale a fortement baissé au cours des dernières décennies, cette population émigrant beaucoup et ayant un taux de natalité faible. Le 15 décembre 2011, les patriarches d'Antioche, chefs spirituels des chrétiens, lancent un appel à la paix et à un arrêt des sanctions internationales contre la Syrie67. Les chrétiens sont très inquiets des manifestations du vendredi et ont en mémoire leurs coreligionnaires irakiens qu'ils ont accueillis après les massacres, les quartiers mixtes seraient désertés de 80 % de leurs habitants chrétiens, notamment en décembre pour célébrer Noël68.
Aspects socio-économiques

Le mécontentement contre le régime est plus grand dans les zones les plus pauvres du pays, parmi les Sunnites conservateurs et dans les localités ayant un taux de pauvreté élevé, comme Deraa et Homs, ainsi que dans les zones rurales touchées par la sécheresse de 2001, et les quartiers les plus déshérités des grandes villes69. Les inégalités ont eu tendance à s'accroître après la mise en place, dans les dernières années du règne de Hafez el-Assad, de politiques favorisant le libre marché et avec leur développement après l'arrivée au pouvoir de son fils. Ces politiques, orientées vers le tertiaire, ont profité à une minorité de la population ayant des liens avec le gouvernement et aux membres des communautés sunnites marchandes de Damas et d'Alep. Dès 2011, la Syrie traverse une phase de dégradation du niveau de vie et de forte augmentation du prix des produits de base70. Le pays fait également face à un taux de chômage particulièrement élevé chez les jeunes71.

D'après certains chercheurs et le département de la Défense des États-Unis, la sécheresse qui a frappé la Syrie entre 2006 et 2010, associée à une mauvaise gestion par les pouvoirs publics, a contribué à faire éclater la révolte72,73.
Droits humains

La situation des droits humains en Syrie a été, de longue date, durement critiquée par les organisations internationales74. Le pays a été en état d'urgence de 1963 à 2011, interdisant les rassemblements de plus de cinq personnes et conférant aux forces de sécurité des pouvoirs étendus en matière d'arrestation et de détention75.

Sur ce plan, les tentatives de démocratisation de Bachar el-Assad se sont soldées par un échec. Un rapport de l'organisation Human Rights Watch datant de 2010 conclut qu'en dépit d'améliorations mineures, il a échoué à faire évoluer significativement la situation des droits humains en Syrie depuis son arrivée au pouvoir76.

À l'exception du Parti Baas, toutes les autres formations politiques ont été interdites, faisant de la Syrie un pays à parti unique sans élections démocratiques77.

La liberté d'expression, d'association et de réunion étaient étroitement surveillées avant le soulèvement et les autorités harcelaient les défenseurs des droits de l'homme ainsi que les personnalités critiques vis-à-vis du régime et les détenaient, souvent sans procès, dans des conditions inhumaines et en ayant recours à la torture78.

Les femmes et les minorités ont subi des discriminations dans le secteur public. Des milliers de Kurdes syriens se sont vu refuser la nationalité en 1962, et leurs descendants continuent à être considérés comme « étrangers »79. Depuis 2004, des émeutes récurrentes ont exacerbé les tensions dans les zones kurdes du pays. La situation a entrainé des heurts réguliers entre les manifestants kurdes et les forces de l'ordre80,81.
Printemps arabe
Article détaillé : Printemps arabe.
Articles connexes : Insurrection des Frères musulmans en Syrie et Massacre de Hama.

En décembre 2010, des manifestations de masse contre le gouvernement en place se déroulent en Tunisie, puis s'étendent au monde arabe jusqu'à la Syrie. En février 2011, des révolutions ont lieu en Tunisie et en Égypte, tandis que la Libye sombre dans la guerre civile. La plupart des pays arabes traversent une phase d'agitation et certains tentent de calmer la colère populaire en acceptant des concessions et en procédant à des aménagements politiques.

Alors que le printemps arabe s'étend en 2011 à tout le monde arabe, le gouvernement syrien prend des mesures de prévention et de répression, assorties de tentatives d'apaisement. Plusieurs appels à manifester sont lancés à partir du 4 février82, mais les services de renseignements et les moukhabarat répriment ces manifestations. La Syrie garde en mémoire la révolte de Hama lancée par les Frères musulmans en 1982 et réprimée sans réaction internationale par Hafez el-Assad (2 000 à 40 000 morts, en majorité des civils)83,84,85.
Forces en présence
Illustration des principales factions prenant part à la guerre civile syrienne, ainsi que leurs affiliations
Camp pro-gouvernemental
Régime el-Assad
Manifestation de soutien à Bachar al-Assad le 20 juin 2011
Drapeau de la République arabe syrienne.

La position du gouvernement vis-à-vis de la révolte armée est d'incriminer des « groupes armés antigouvernementaux » ou des « islamistes armés ». Après le massacre de Houla, le gouvernement accuse ainsi principalement des islamistes armés. Des « ingérences extérieures » occidentales et des infiltrations d'armes commanditées par des pays adverses, dont le Qatar et l'Arabie saoudite sunnites, sont également régulièrement évoquées. Ainsi, dans une allocution télévisée du 3 juin 201286, le président syrien Bachar el-Assad affirme que l'État syrien fait « face à une véritable guerre menée de l'étranger », il précise que leur but est d’« étouffer la résistance » à Israël87.

Le 3 juin 2014, après plus de trois années de guerre civile, le gouvernement de Bachar el-Assad, fort des reconquêtes militaires enregistrées au premier trimestre avec l'aide du Hezbollah, organise des élections présidentielles qualifiées de « farce » par les Syriens en exil et par les opposants de l'intérieur. Outre le président en exercice, qui se présente pour un troisième mandat (les deux premiers entérinés par des plébiscites référendaires), deux autres candidats, Maher Al-Hajar et Hassan Al-Nourri se présentent au suffrage de 5 ou 6 millions citoyens en situation de voter (sur une population de 15 millions d'électeurs, avec 3 millions de réfugiés et 6 millions de déplacés). Le scrutin serait ainsi, selon un diplomate français cité par Le Monde, « le prolongement politique de l'offensive militaire en cours, une manière de fermer la porte à tout plan de paix, une fuite en avant dans la bunkerisation du régime et la sanctuarisation de la Syrie utile. »88. À l'issue des élections, où aucun parti islamiste ni membre de l'opposition n'a le droit de se présenter, Bachar el-Assad est reconduit pour un troisième mandat avec 88,7 % des suffrages exprimés. La participation aurait atteint 73,4 %, selon la Cour constitutionnelle et 11,6 millions de personnes auraient participé au scrutin. Selon le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid el-Mouallem, « face au complot, le peuple a choisi de reconduire ses dirigeants pour rétablir la sécurité, lutter contre le terrorisme et reconstruire le pays ». Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, qualifie l'élection d'« illégitime », tandis que le Secrétaire d'État américain, John Kerry, parle de « non-élection »89.
Défections dans le camp loyaliste

Début juillet 2012, le général Manaf Tlass, intime de Bachar el-Assad tombé en disgrâce et fils de l'ancien ministre de la défense de Hafez el-Assad, fait défection90 et se présente à la troisième réunion des Amis du peuple syrien qui se tient à Paris. Le 11 juillet 2012, l'ambassadeur de Syrie en Irak Naouaf Fares fait également défection91. 18 généraux et de nombreux officiers et soldats de l'armée syrienne ont abandonné le gouvernement et se sont réfugiés en Turquie avec leurs familles92.

Lundi 6 août 2012, le premier ministre d'origine sunnite Riad Hijab fait défection deux mois après sa nomination pour rejoindre l'opposition93 au Qatar, tandis que la télévision d’État annonce son limogeage. Mi-août 2012, une dizaine de diplomates syriens à l'étranger ont officiellement rejoint la contestation94: Bassam Al Imadi (ancien ambassadeur en Suède), Nawwaf Al Cheykh Fares (ambassadeur en Irak), Lamia Hariri (chargée d’affaires à Chypre), Abdel-Latif Al Dabbagh (ambassadeur aux Émirats arabes unis), Mohammed Tahsin Al Faqir (attaché de sécurité près l’ambassade à Oman), Farouq Taha (ambassadeur en Biélorussie), Mohammed Housam Hafez (conseiller et consul en Arménie), Khaled Al Ayyoubi (chargé d’affaires au Royaume-Uni), Khaled Al Saleh (chargé d’affaires au Nigeria), Dani Ba’aj (deuxième secrétaire à la représentation permanente auprès de l’ONU à Genève).
L'Armée arabe syrienne
Article détaillé : Forces armées syriennes.
Des soldats de l'armée syrienne à Alep en 2012.
Insigne de la Garde républicaine.

Avant le soulèvement, les troupes régulières de l'armée syrienne comptaient environ 325 000 hommes, dont 220 000 dans l'armée de terre et le reste réparti entre la marine, l'armée de l'air et la défense aérienne. À ces effectifs venaient s'ajouter 280 000 à 300 000 réservistes.

Dès le mois de juin 2011, des défections sont signalées. En juillet 2012, l'Observatoire syrien des droits de l'homme estimait que des dizaines de milliers de soldats avaient déserté. Selon des experts occidentaux, ces défections, bien que dommageables pour le moral, n'avaient pas altéré la force de frappe de l'armée syrienne, la plupart des déserteurs étant issus de la communauté sunnite, dont les membres n'ont jamais occupé de poste de responsabilité dans le dispositif.

En mars 2013, selon l'International Institute for Strategic Studies de Londres, l'effectif régulier de l'armée de terre syrienne était tombé à 110 000, en raison des défections, des désertions et des victimes. Le gouvernement ne peut alors réellement compter que sur les contingents alaouites : les Forces spéciales, la Garde républicaine et deux divisions d'élite (3e et 4e divisions), soit 50 000 hommes au total95. De son côté, The Institute for the Study of War estime dans un rapport publié le 15 décembre 2014, que les forces de l'armée syrienne sont passées de 325 000 hommes au début du conflit à 150 000 hommes au début de l'année 201596.
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Bases de l'Armée de l'air syrienne

Les Forces de défense nationale
Article détaillé : Forces de défense nationale.


Formées initialement sous le nom de « Jaysh al-Shabi », à la fin de l'année 2012 par la fusion de plusieurs miliciens, les Forces de défense nationale (FDN) sont des milices pro-gouvernementales qui reçoivent équipements et salaires du gouvernement97,98 et rassemblent environ 100 000 hommes99,100. Elles sont formées et organisées par le Corps des Gardiens de la révolution islamique101. La plupart de ces miliciens sont Alaouites, mais certains sont également chrétiens ou druzes102,97,101.
Les shabiha
Article détaillé : Shabiha.

Les shabiha sont des milices pro-gouvernementales non officielles généralement issues de la communauté alaouite. Le gouvernement les a utilisées régulièrement, au début des troubles, pour disperser les manifestations et faire régner l'ordre dans les quartiers en effervescence103,104,105. Quand les manifestations ont laissé place au conflit armé, l'opposition a commencé à nommer « shabiha » tout civil pro-Assad participant à la répression du soulèvement106. L'opposition a accusé les shabiha d'être à l'origine de nombreux abus commis à l'encontre des manifestants et des opposants106 ainsi que de pillages et de déprédations107,108.

Les shabiha auraient été créés par Bassel el-Assad dans les années 1980 pour être utilisés par le gouvernement en période de crise109. On les a décrits comme « des paramilitaires alaouites de mauvaise réputation, accusés d'être les hommes de main du régime d'Assad110 », des « mercenaires loyaux envers Assad111 » et selon l'Arab Center for Research and Policy Studies, basé au Qatar, « des gangs à demi hors-la-loi, composés d'hommes de main proches du régime111 ». Fin 2012, les shabiha fusionnent avec plusieurs autres milices pour former la Jaysh al-Shabi, qui devient ensuite les Forces de défense nationale19.

En décembre 2012, les shabiha ont été listés comme des organisations terroristes par les États-Unis112
Les milices chiites
Miliciens chiites du Fawj al-Imam al-Hujja, après le siège de Nobl et Zahraa, le 3 février 2016.

Dès l'été 2011, de nombreuses milices chiites, armées et entraînées par l'Iran, sont déployées en Syrie aux côtés des forces loyalistes. Ces combattants invoquent la protection de la mosquée de Sayyida Zeinab, près de Damas, un haut lieu de pèlerinage chiite, pour justifier leur intervention. Les milices sont présentes dès le début du conflit, mais leur nombre augmente sensiblement par la suite. En 2016 jusqu'à 50 milices chiites sont présentes en Syrie. Les groupes les plus importants sont le Hezbollah, la Brigade Abou al-Fadl al-Abbas, l'Organisation Badr, Asaïb Ahl al-Haq, le Harakat Hezbollah al-Nujaba, la Brigade des Fatimides, les Brigades de l'imam Ali et la Saraya al-Khorasani. Début 2014, le nombres des combattants est estimé entre 5 000 à 10 000113, puis entre 20 000 et 40 000 début 201610 et entre 40 000 et 60 000 fin 201611. Ils sont pour la plupart Irakiens, Syriens, Iraniens, Libanais, Afghans, mais on compte aussi des Pakistanais, des Yéménites. Leur salaire est versé par le régime syrien10,113. D'après des responsables politiques chiites et le ministre des Affaires étrangères irakien Hoshyar Zebari, les combattants en question n'ont cependant pas reçu de feu vert officiel de la part des chefs de leurs mouvements ou du gouvernement irakien, dominé par les chiites, pour aller combattre en Syrie114,115,116,117.
Le Hezbollah
Article détaillé : Hezbollah.

En 2012, le Hezbollah, milice libanaise chiite pro-iranienne, envoie des forces en Syrie pour appuyer le régime de Damas qui lui assure un important soutien logistique dans sa lutte contre Israël118,119,120. Fin avril 2013, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, reconnaît officiellement la participation de son organisation aux combats en Syrie121,122. D'après l'universitaire Thomas Pierret, « le Hezbollah cherche à protéger les points stratégiques syriens qui lui permettent d’acheminer des armes venues d’Iran »123. Le 25 mai 2014, Hassan Nasrallah déclare que le Hezbollah se bat en Syrie parce que Damas « a nourri et protégé la résistance libanaise ». Accusé par ses détracteurs de baisser la garde contre Israël en envoyant des combattants en Syrie, il s'est dit convaincu de la victoire finale du régime d'el-Assad et a assuré que le Hezbollah avait « toujours la capacité de dissuader Israël » et que « c’est l’une des inquiétudes de l’ennemi israélien : il regarde la Syrie et l’Iran et il voit qu’ils donnent toute l’aide qu’ils peuvent à la résistance »124. Avec entre 5 000 à 8 000 hommes déployés en Syrie, le Hezbollah fournit le plus gros contingent de miliciens chiites étrangers125,126.
L'opposition politique : CNS et CNFOR
Logo de la CNFOR.
Articles détaillés : Conseil national syrien et Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution.

Le Conseil national syrien est une autorité politique de transition créée le 15 septembre 2011 et officialisée les 1er et 2 octobre 2011 à Istanbul, en Turquie, pour coordonner l'opposition au régime de Bachar el-Assad, en Syrie et dans les pays tiers127.

Composé de 400 membres et dominé par les sunnites, le CNS rassemble plus de 30 organisations d'opposants128 dont les Frères musulmans (qui y sont majoritaires129,130,131), des libéraux mais aussi des partis kurdes et assyriens132,133.

Le 11 novembre 2012, le CNS adhère à la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution dont il reste la principale composante134.

La Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution (ou Coalition nationale syrienne), est une autorité politique de transition créée le 11 novembre 2012 à Doha, au Qatar. Siégeant au Caire135, plus large que le CNS, bien financée et largement reconnue au niveau international136,137,138,139,140,141,142 la Coalition engage « les parties signataires [à] œuvrer pour la chute du régime, et de tous ses symboles et piliers, et pour le démantèlement de ses organes de sécurité, en poursuivant tous ceux qui ont été impliqués dans des crimes contre les Syriens ».

Denise Natali, professeur à la National Defense University, estime que la Coalition représente mieux les intérêts de ses soutiens étrangers que ceux des Syriens de l'intérieur, et ne se distingue du CNS que par une allégeance au Qatar et aux autres États du Golfe Persique plutôt qu'à la Turquie143.
Les rebelles : Armée syrienne libre, Ahrar al-Cham, Front al-Nosra et autres groupes
Drapeau de l'Armée syrienne libre.
Des combattants de l'ASL à Alep en 2012.

À l'automne 2011, face à la répression, des défections se produisent dans les rangs gouvernementaux et une frange de l'armée semble se constituer en opposition armée au gouvernement. Deux groupes de soldats séditieux, l'Armée syrienne libre (créée en juillet 2011 par le colonel Riyad Al Asaad) et le Mouvement des officiers libres, se forment144. Ils fusionnent en septembre 2011 sous l'égide du premier, alors que les attaques de déserteurs contre les forces gouvernementales se multiplient145,146,147. Le 29 novembre 2011, l'ASL reconnaît l’autorité du Conseil national syrien (CNS)148.

Fin août 2012, à l'instigation de la France et de la Turquie, plusieurs centaines d'officiers, déserteurs de l'armée syrienne, se réunissent à Istanbul, autour du général Mohamed Al Haj Ali, le plus gradé d'entre eux, et décident de placer l'ensemble des brigades rebelles sous son commandement. Le projet échoue en raison des dissensions entre bailleurs de fonds et de la montée en puissance des djihadistes étrangers dans le nord du pays. Alors que le clan el-Assad resserre les rangs, l'option d'un retournement des forces armées, déterminant dans la chute des régimes tunisien et égyptien, s'éloigne définitivement149.

L'ASL ne forma cependant jamais une armée unie, elle devient progressivement un simple label dont se réclament certains groupes rebelles indépendants de fait150. En 2015, elle regroupait environ 70 factions, la plupart dans le sud de la Syrie, rassemblées au sein du Front du Sud151. Parmi les principales brigades affiliées à l'ASL figurent ; la Brigade Ahfad al-Rassoul, la Brigade al-Farouq, le Liwa al-Tawhid, le Mouvement Hazm, l'Armée de Yarmouk, Faylaq al-Rahman, Fastaqim Kama Umirt, Alwiyat Saif al-Cham, la 1re division côtière, la 101e division d'infanterie, Liwa Suqour al-Jabal, la 13e division, la 16e division d'infanterie, Liwa Shuhada al-Islam, Fursan al-Haq, la Brigade de la Tempête du Nord et la Brigade Sultan Mourad.
Drapeau du Front islamique et d'Ahrar al-Cham.

Dés 2012, les islamistes voient leurs effectifs fortement augmenter. Selon l'ONU, les rebelles issus des deux organisations liées à al-Qaïda (Front al-Nosra et État islamique d'Irak) représentaient, en 2012, 5 % environ des insurgés, alors qu'en septembre 2013, « les membres de ces deux groupes et les salafistes en général sont en nombre au moins 40 % des 150 000 insurgés environ qui se battent sur l'ensemble du territoire ». « 58 % exactement des 600 factions armées les plus fortes — avec plus de 50 combattants — épousent [une] vision ultrarigoriste ou obscurantiste de l'islam »152.

Les groupes islamistes sont divisés entre ceux relativement modérés, proches pour certains des Frères musulmans, comme le Front de l'authenticité et du développement, Faylaq al-Cham, l'Union islamique Ajnad al-Cham, le Harakat Nour al-Din al-Zenki, les Kataeb Thuwar al-Cham, Al-Fauj al-Awwal et Liwa al-Fatah151,153, et d'autres plus extrémistes, d'idéologie salafiste djihadiste, tels que Jaish al-Muhajireen wal-Ansar, Jund al-Aqsa, Jund al-Cham, le Parti islamique du Turkistan, le Harakat al-Muthanna, le Harakat Cham al-Islam ou Liwa Ansar al-Khalifah154.

Plusieurs structures de coordination et chambres d'opérations sont formées au cours du conflit. En 2012, des brigades salafistes ou proche des Frères musulmans se rassemblent au sein du Front islamique de libération syrien et du Front islamique syrien155,156. Plusieurs annoncent qu'elles rejettent la Coalition nationale syrienne157. En novembre 2013, le Front islamique devient le plus important rassemblement de groupes rebelles syriens158,159. Puis depuis mars 2015, l'Armée de la conquête domine dans le nord-ouest de la Syrie160.
Drapeau du Front al-Nosra.

Depuis 2015, Ahrar al-Cham, Jaysh al-Islam et le Front al-Nosra — seuls groupes dont les effectifs dépassent les 10 000 hommes — sont les trois principales organisations militaires rebelles en Syrie151,154. Le mouvement salafiste Ahrar al-Cham est le seul actif sur tous les fronts du territoire syrien161. Jaysh al-Islam, également salafiste, est quant à lui le principal groupe rebelle dans la région de Damas151,19,162. Le Front al-Nosra est initialement une extension en Syrie de l'État islamique d'Irak. Mais en 2013, il refuse la fusion pour former l'État islamique en Irak et au Levant et est reconnu par Ayman al-Zaouahiri comme la branche syrienne d'Al-Qaïda163. En 2016, pour des raisons tactiques, le Front al-Nosra et al-Qaïda se séparent d'un commun accord et le premier se rebaptise Front Fatah al-Cham164.


Dernière édition par yanis la chouette le Ven 7 Oct à 10:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:23

Les Kurdes
Articles détaillés : Parti de l'union démocratique, Parti des travailleurs du Kurdistan, Unités de protection du peuple et Unités de protection de la femme.
Drapeau des YPG, branche armée du PYD.
Une combattante des YPG en 2014.

Les populations kurdes de Syrie occupent, le long de la frontière turque, trois enclaves séparées qui constituent le prolongement naturel des territoires kurdes de Turquie et d’Irak172. Historiquement discriminés par le régime et ancrés à une solide identité culturelle64, les Kurdes de Syrie ont profité des désordres de la guerre civile pour prendre le contrôle de ces zones qui composent le « Kurdistan syrien »173. Depuis le 12 novembre 2013, ce dernier dispose d'une administration autonome, qui gère les questions « politiques, militaires, économiques et de sécurité dans la région et en Syrie »174.

Le Kurdistan syrien, appelé le Rojava, passe aux mains du Parti de l'union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Il dispose d'une branche armée, les Unités de protection du peuple (YPG). Les relations des Kurdes avec les autres parties prenantes au conflit sont fluctuantes : plutôt proches de l'ASL, les YPG entrent en conflit avec des brigades islamistes en juillet 2013175. Jouant leur propre carte, les rebelles kurdes concluent parfois des alliances ponctuelles et opportunistes, tantôt avec les forces loyalistes, tantôt avec les rebelles176. Hostiles au régime de Bachar el-Assad, dont ils souhaitent la chute, les Kurdes du PYD affrontent cependant rarement les forces loyalistes avec lesquelles ils cohabitent dans certaines villes. Les YPG livrent l'essentiel de leurs combats contre les forces djihadistes, et principalement l'État islamique177,178. En 2015, les effectifs des YPG sont estimés entre 35 000 et 65 000 combattants, dont environ 40% de femmes179.
Acteurs internationaux
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:23

L'État islamique
Article détaillé : État islamique (organisation).
Drapeau de l'État islamique.
En gris, territoires actuels conquis en Syrie et en Irak par le califat de l'État islamique

Né en 2006 en Irak, l'État islamique est une organisation salafiste djihadiste, dirigée par Abou Bakr al-Baghdadi, proclamé calife le 29 juin 2014. Le groupe apparaît en Syrie le 9 avril 2013 sous le nom d'État islamique en Irak et au Levant et prend le nom d'État islamique lorsqu'il proclame l'instauration du califat, mais ses adversaires lui donnent le surnom de « Daech »165.

Considéré comme moins corrompu que les autres groupes djihadistes, l'EIIL est aussi le plus extrémiste, il est craint pour sa violence, son intransigeance et son indifférence aux notions de droits humains166. Très impliqué sur les réseaux sociaux, il attire un grand nombre de djihadistes étrangers venus de tout le Monde musulman et même d'Occident167.

Cependant sa radicalité et ses ambitions lui attirent rapidement l'hostilité des autres groupes rebelles. En janvier 2014, le Front islamique, l'Armée syrienne libre et le Front al-Nosra et plusieurs autres groupes rebelles lui déclarent la guerre168.

En 2013 et 2014, les effectifs en Syrie de État islamique sont estimés de 5 000 à 13 000 hommes169,170. Ils augmentent sensiblement à la suite de la proclamation du califat. En 2015, les estimations vont de 20 000 à 80 000 combattants, tant en Syrie qu'en Irak et sans compter le ralliement de nombreux groupes djihadistes à travers tout le monde musulman171.
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:23

La Syrie et l'Iran sont alliés depuis 1979, la Syrie est d'ailleurs le premier pays arabe à reconnaître la République islamique d'Iran après la Révolution iranienne. Lors de la guerre Iran-Irak, la Syrie est aussi le seul pays arabe à soutenir l'Iran contre son rival baasiste. Au cours de cette période, la Mosquée de Sayyida Zeinab, près de Damas, devient un haut lieu de pèlerinage pour les chiites. Après la mort de Hafez el-Assad et la montée au pourvoir de Bachar el-Assad, l'influence de l'Iran s'accroît en Syrie, au point de devenir plus un parrain qu'un allié180,181,182,183.

L'appartenance de la famille el-Assad au groupe ethnique et religieux chiite des Alaouites a permis depuis plusieurs années un important rapprochement avec l'Iran. La Syrie est ainsi devenue le principal allié de Téhéran dans le monde arabe. Mais la nature du soutien de l'Iran à la Syrie dans le cadre de la guerre civile reste longtemps confuse. Dans un premier temps, Téhéran semble avant tout préoccupé de préserver ses intérêts dans la région en adoptant une attitude assez ambiguë. D'un côté, Téhéran prend quelques distances avec le gouvernement syrien en ouvrant le dialogue avec l'opposition syrienne184. De l'autre, il désapprouve les sanctions prises par la Ligue arabe, craignant que celles-ci n'attisent la violence, et ne débouchent ainsi sur une guerre civile185,180. En 2011, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad applaudit la révolution tunisienne et la révolution égyptienne qui renversent des régimes alliés aux Américains et aux Israéliens. En Syrie, il soutient Bachar el-Assad qui voit dans les manifestations pacifiques un « complot international », mais il appelle ensuite au dialogue et désapprouve la répression militaire. Cependant le dossier syrien reste aux mains du guide suprême Ali Khamenei et des Gardiens de la révolution islamique qui soutiennent aussitôt le régime et mettent un coup d'arrêt à la tentative d'ouverture d'Ahmadinejad. L'Iran ne tient pas à perdre un allié stratégique et la possibilité de l'arrivée en Syrie d'un pouvoir favorable à l'Arabie saoudite est pour lui une véritable hantise180.

Des éléments du Corps des Gardiens de la révolution islamique sont déployés en Syrie dès 2011 et participent à la répression des manifestations. Leur nombre est inconnu, initialement des conseillers militaires sont envoyés mais des tireurs d'élite sont également signalés en juin 2011. L'engagement de l'Iran augmente significativement en 2014 et 2015. En octobre 2015, 7 000 à 10 000 soldats iraniens seraient présents en Syrie. L'ingérence iranienne est cependant très mal vue par une partie des généraux de l'armée syrienne. En 2015, le lieutenant-général Rustum Ghazaleh, chef de la sécurité politique du régime, est tabassé à mort après avoir dénoncé l'emprise croissante de la hiérarchie militaire iranienne180,186,187,188,189,190,191,192,193.

L'Iran parraine également de nombreuses milices chiites au Moyen-Orient, telles que le Hezbollah au Liban, l'Organisation Badr depuis la guerre Iran-Irak. À partir de 2013, le nombre des milices chiites irakiennes déployées en Syrie augmente. Les principales milices syriennes, les Forces de défense nationale, sont également entraînées par les Gardiens de la Révolution180.

Par ailleurs, l'Iran fournit au gouvernement syrien une aide financière annuelle pour contourner les sanctions internationales, entre un et quinze milliards de dollars selon les estimations180,194.

En juillet 2015, le général iranien Qasem Soleimani effectue une visite à Moscou alors que les rebelles progressent vers la côte. D'après l'agence Reuters, ce déplacement, précédé par des contacts à haut niveau entre Russes et Iraniens, est la première étape préparant l'intervention militaire de la Russie en Syrie195.
Rôle de la Russie
Articles détaillés : Intervention militaire de la Russie en Syrie, Relations entre la Russie et la Syrie, Crise russo-turque de 2015 et Géostratégie de la Russie.

Dmitri Medvedev, président de la Russie de 2008 à 2012, puis président du gouvernement russe depuis 2012.

Vladimir Poutine, président du gouvernement russe de 2008 à 2012, puis président de la Russie depuis 2012.

Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères depuis 2004.

La Russie s'oppose à toute résolution ou sanction contre la Syrie, ce qui pourrait entre autres s'expliquer par des raisons intérieures (craintes de voir le Printemps arabe faire tache d'huile chez eux196,197), pour des raisons de principes (ces deux pays sont traditionnellement opposés à tout droit d'ingérence196,197), ou encore pour des raisons d'intérêts, la Russie est notamment le premier fournisseur d'armes de la Syrie, qui reste le seul allié de Moscou dans la région, y compris du point de vue militaire grâce à la base navale de Tartous : c'est la dernière qui, en Méditerranée, accueille encore en permanence des navires de la flotte militaire russe198,199,196,197 ; la Russie prétend néanmoins ne livrer que des armes de défense anti-aérienne à la Syrie, affirmant même en juillet 2012 qu'elle ne conclurait plus de nouveaux contrats d'armement avec la Syrie avant la stabilisation de la situation200 ; les Russes redoutent plus globalement une perte de débouchés commerciaux en Syrie, mais aussi une montée islamiste liée à la formation d’un front panislamique qui s’étendrait du Caucase aux frontières orientales de la Communauté des États indépendants et de l'Asie centrale, ainsi qu'un affaiblissement de l'Iran dans l'équilibre géopolitique du Moyen-Orient ; enfin, ils s'affichent en protecteurs de la communauté chrétienne en Syrie, en grande majorité orthodoxe et liée à l'Église moscovite201 ;

La Russie et la Chine ont notamment boycotté en juin 2011 les discussions à l'ONU destinées à établir un projet de résolution condamnant la répression en Syrie202. Moscou se déclare par la suite opposé aux sanctions prises par l'Union européenne au cours du mois d'août203. Début octobre 2011 à l'ONU, Russes et Chinois opposent leurs vétos à un projet de résolution concernant la Syrie, puis l'opposent une seconde fois en février 2012204.

Alors qu'une demande d'intervention de la Turquie par des réfugiés syriens se fait de plus en plus pressante, la Russie prévoit en retour de déployer une importante flotte militaire dans les eaux territoriales syriennes pour empêcher une éventuelle attaque de l'OTAN205,206. Le 20 mars 2012, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères annonce que la Russie est prête à soutenir une déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU appuyant la mission en Syrie de Kofi Annan sous condition que celle-ci « ne constitue pas un ultimatum »207. Le 5 juin 2012, son vice-ministre Guennadi Gatilov affirme n'avoir « jamais dit ou posé comme condition qu'Assad devait nécessairement rester au pouvoir à la fin du processus politique », ce qui constitue un premier signe de changement de position de la Russie, devant la répétition de massacres. Le 25 juin 2012, la crise prend une tournure plus internationale lorsque la défense anti-aérienne syrienne abat un F-4 Phantom de la Force aérienne turque effectuant un vol d'entraînement au-dessus des eaux syriennes. Les autorités syriennes arguent que le chasseur avait violé l'espace aérien syrien et menacent de détruire les équipages partis à la recherche des débris de l'aéronef208. Le lendemain la Turquie demande à Bruxelles une réunion de crise des 28 ambassadeurs de l'OTAN. À l'issue de cette réunion la solution de représailles militaires contre le régime syrien n'était pas retenue d'actualité comme l'a confirmé le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu209. Sur le plan financier, la Russie a envoyé des tonnes de billets de banque à la Syrie. L'impression de la monnaie syrienne était initialement dévolue à une banque autrichienne mais elle fut stoppée à cause des sanctions occidentales210. Par ailleurs, des conseillers militaires russes sont présents en Syrie dès 2012211.

À l'été 2015, la Russie intensifie son aide au régime syrien, notamment par la livraison de blindés et d'avions (des Su-24, Su-25, ainsi que des avions de reconnaissance212,213), et renforce les garnisons russes à Lattaquié et Tartous214,215. À partir du 30 septembre 2015, l'intervention militaire de la Russie prend la forme d'une intense campagne de bombardements en aide au régime syrien.

Après environ 6 mois de soutien militaire actif permettant à l’armée syrienne la reconquête de nombreuses zones et alors qu'un fragile cessez-le-feu est respecté, le Kremlin annonce, le 14 mars 2016, le retrait de « la majeure partie » des forces russes présentes sur le sol syrien. Affirmant que « les objectifs fixés au ministère de la Défense ont été atteints », Vladimir Poutine envoie ainsi un message aux différentes parties qui se réunissaient le même jour à Genève, pour dix jours de pourparlers afin de trouver une issue au conflit216,217.
Rôle de la Turquie
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:24

En 2011, la Turquie aspire à jouer un rôle de médiateur entre les différents pays du Moyen-Orient et depuis quelques années ses relations sont bonnes avec la Syrie. Lorsque la révolution syrienne débute, elle tente de convaincre Bachar el-Assad d'éviter de recourir à la force contre les manifestants et de négocier une issue pacifique, mais elle n'est pas entendue et les relations se tendent. À l'été 2011 la Turquie rompt définitivement avec le régime syrien, en croyant à tort sa chute imminente, et apporte son soutien à la rébellion. Le Conseil national syrien est lancé en octobre à Istanbul et le premier camp de l'Armée syrienne libre est installé en décembre. Bien que l'AKP, au pouvoir, soit proche des Frères musulmans, la Turquie soutient l'ensemble de l'opposition mais elle se montre aussi assez complaisante avec les groupes djihadistes. Les rebelles modérés comme les djihadistes franchissent librement les frontières et leurs blessés sont soignés dans les hôpitaux turcs. Même le Front al-Nosra bénéficie de livraisons d'armes et par le biais de trafiquants et de contrebandiers, la Turquie est le principal acheteur de pétrole et de coton à l'État islamique. Le gouvernement turc considère comme menace principale la formation d'un Kurdistan syrien autonome tenu par le PYD et sa branche armée les YPG, liés au PKK. Elle voit d'un très mauvais œil l'alliance formée en 2014 entre les YPG et la coalition internationale menée par les États-Unis, coalition qu'elle intègre pourtant. En Turquie, un cessez-le-feu est conclu avec le PKK en 2013, mais le conflit kurde reprend à l'été 2015. À la même période, la Turquie mène ses premiers bombardements contre l'État islamique mais elle est aussi frappée par plusieurs attentats, aussi bien de la part des djihadistes de l'EI que des rebelles kurdes. La Turquie, qui de 2011 à 2016 accueille plus de deux millions de réfugiés syriens, réclame également à de nombreuses reprises la mise en place d'une zone tampon et d'une zone d'exclusion aérienne au nord de la Syrie, mais elle se heurte à l'opposition des Américains. En quatre années de conflit syrien, le bilan de la diplomatie turque est désastreux, la Turquie s'est brouillée avec le monde arabe ; avec les Occidentaux, par son hostilité aux Kurdes des YPG et sa complaisance envers les djihadistes ; avec la Russie, après l'attaque aérienne du 24 novembre 2015 ; avec l'Égypte après la chute de Mohamed Morsi en 2013 ; avec Israël depuis 2009 ; tandis que les relations avec l'Arabie saoudite sont également plutôt fraîches. Le Qatar, avec lequel la Turquie signe un accord de défense le 19 décembre 2014, fait exception. Mais sur le plan énergétique, la Turquie dépend beaucoup de la Russie et de l'Iran et n'est pas en mesure de s'opposer à leur politique en Syrie218,219,220,221,222,223,224. En juillet 2016, le gouvernement échappe à une tentative de coup d'État menée par une partie de l'armée225. La Turquie change alors de cap. À l'été 2016, elle normalise ses relations avec Israël226, elle se réconcilie avec la Russie227,228,229, elle s'engage à coopérer avec l'Iran230 et admet pour la première fois que Bachar el-Assad est « acteur qu'il faut reconnaître en Syrie ». Le premier ministre Binali Yıldırım déclare le 20 août : « Il est possible de parler avec Assad pour évoquer la transition en Syrie... Mais pour la Turquie il n'en est pas question. »231,229. Fin août 2016, l'armée turque intervient directement au Nord de la Syrie pour reprendre à l'État islamique la ville de Jarablus, une intervention interprêtée comme ayant essentiellement pour but d'empêcher la création d'un Kurdistan syrien232,229.
Rôle de l'Arabie saoudite
Articles détaillés : Relations entre l'Arabie saoudite et l'Iran, Relations entre l'Arabie saoudite et la Turquie et Relations entre l'Arabie saoudite et le Qatar.

Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, roi d'Arabie saoudite de 2005 à 2015.

Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, roi d'Arabie saoudite depuis 2015.

Bien qu'hostile aux révolutions du Printemps arabe, en Syrie l'Arabie saoudite commence à soutenir les rebelles quelques mois après le début du conflit233. Le royaume tient notamment à contenir l'influence de l'Iran, son principal rival dans la région. Il s'appuie sur les conservateurs, les officiers déserteurs, les tribus et les libéraux234,235, et soutient des groupes salafistes, notamment Jaysh al-Islam, ainsi que l'Armée syrienne libre et des groupes modérés, en revanche il est hostile aux Frères musulmans233,235. Cependant des milliers de Saoudiens partent combattre en Syrie et des groupes djihadistes syriens bénéficient de soutiens financiers venus d'acteurs privés, d'associations, de personnalités politiques ou d'hommes d'affaires, parfois liés à la famille royale, qui profitent d'un certain laisser-aller de l'État236,237. L'Arabie saoudite finit par s'inquiéter de la montée en puissance des salafistes djihadistes, qui contestent la légitimité de la dynastie saoudienne, et redoute qu'ils ne puissent bénéficier d'une certaine attractivité aux yeux d'une partie de la population saoudienne, ce qui pourrait déstabiliser le royaume235. En mars 2013 les départs de combattants pour la Syrie sont rendus illégaux par le Ministère de l'Intérieur dirigé par le prince Mohammed ben Nayef Al Saoud233. En février 2014, le royaume saoudien classe le Front al-Nosra et l'État islamique comme organisations terroristes et interdit tout soutien ou financement à ces groupes233,237. En septembre 2014, il rejoint la coalition internationale contre l'EI. En 2015, l'Arabie saoudite intervient aussi militairement au Yémen contre les Houthis, alliés de l'Iran233,237.
Rôle du Qatar
Article détaillé : Relations entre l'Arabie saoudite et le Qatar.

Hamad ben Khalifa Al Thani, émir du Qatar de 1995 à 2013.

Tamim ben Hamad Al Thani, émir du Qatar depuis 2013.

Contrairement à l'Arabie saoudite, le Qatar soutient les révolutions du Printemps arabe233. Cependant au début des manifestations, le Qatar est encore l'allié du régime syrien et il ne bascule en faveur de l'opposition qu'au bout de plusieurs semaines238,239. Comme dans d'autres pays, il appuie ouvertement les Frères musulmans. Il finance de nombreux groupes rebelles, ainsi que la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution (CNFOR). Cependant les Qataris sont écartés de la CNFOR en 2013, après l'élection d'Ahmad Jarba, soutenu par les Saoudiens. Le Qatar fait également parfois l'objet d'accusation de soutien aux groupes salafistes djihadistes, comme l'État islamique ou le Front al-Nosra, ce qu'il nie vigoureusement. Les Émirats arabes unis financent notamment une campagne de communication pour accuser les Qataris de soutenir des groupes terroristes. En septembre 2014, le Qatar rejoint la coalition internationale contre l'EI. Le 19 décembre 2014, il signe un accord de défense avec la Turquie233,240.
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:24

Dès le début du conflit, la diplomatie française s'illustre par son caractère très offensif contre le régime de Damas254. Le 23 mars 2011, le ministère des Affaires étrangères français appelle le gouvernement syrien à « renoncer à tout usage excessif de la force » et condamne « les violences qui font des morts et des blessés ». Il invite également le président Bachar el-Assad à engager des réformes politiques. La France se joint à la demande du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme de « procéder à une enquête transparente sur les événements » des jours précédents255. Le 17 novembre 2011, la France rappelle son ambassadeur français en Syrie, Éric Chevallier, à Paris et ferme les consulats généraux d'Alep et de Lattaquié256. Le 12 mars 2012, Alain Juppé, ministre français des affaires étrangères dénonce « l'obstination criminelle de gouvernements archaïques » et la fuite en avant du gouvernement syrien qui s'« enfonce dans une répression toujours plus sanglante, dans une violence toujours plus barbare »257.

En août 2012, s'exprimant au sujet du régime syrien, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, déclare que « Bachar el-Assad ne mériterait pas d’être sur la terre »258 le qualifiant également de « bourreau »259. En mars 2013, il déclare que la France et la Grande-Bretagne pourraient livrer des armes aux rebelles syriens sans accord de l'UE260,261. L'objectif français serait notamment de fournir des missiles sol-air pour contrer les attaques de l'armée syrienne262. Cette position est critiquée par un certain nombre de spécialistes de la région et du conflit, comme susceptible d'alimenter le conflit263. Fin août 2013, l'engagement français est tel que François Hollande prépare des frappes aériennes directes contre le régime syrien. Ces bombardements sont annulés au dernier moment faute du soutien de Barack Obama264.

Décrite comme « un mélange d'indignation morale, d'agressivité verbale et d'impuissance militaire », l'attitude du ministère des Affaires étrangères français a pour conséquence que la France est l'un des pays ayant le plus perdu sur le plan diplomatique dans ce conflit265, résultat que Bernard Squarcini désigne sous le terme de « fiasco politico-médiatique »266.
Autres pays

En février 2012, le chef de la diplomatie égyptienne Mohamed Kamel Amr se prononce pour un règlement pacifique du conflit syrien, une prise en compte des exigences du peuple et une cessation immédiate des violences dans le pays, rejetant toute ingérence extérieure267,268. En septembre 2012, le président égyptien Mohamed Morsi affirme qu'« il ne faut pas perdre de temps à parler de réforme » et que le président Bachar el-Assad « ne sera pas là pour longtemps »269, ce à quoi réagit le ministère des affaires étrangères syrien en accusant l'Égypte d'ingérence270 ; mais le même mois, Morsi s'oppose, devant l'Assemblée générale de l'ONU, à une intervention militaire étrangère271. Il annonce finalement en juin 2013 avoir rompu « définitivement » les relations avec le régime en place en Syrie272. Cependant Mohamed Morsi est renversé le 3 juillet 2013 par un coup d'État mené par l'armée qui porte le maréchal Abdel Fattah al-Sissi au pouvoir. Le coup d'État est condamné par la Turquie et le Qatar, mais est approuvé par l'Arabie saoudite273. Le 3 octobre 2015, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukry salue la campagne de bombardements russes en Syrie qui va, d'après lui, « avoir pour effet de contenir et éradiquer le terrorisme » dans le pays. Ces propos témoignent, pour Le Monde, « du réchauffement des relations entre Le Caire et Moscou », alors que l'Égypte s'était « jusque-là efforcée de ne pas soutenir publiquement Bachar Al-Assad pour ne pas froisser l’un de ses principaux alliés, l’Arabie saoudite »274.

Le roi sunnite de Bahreïn Hamed ben Issa al-Khalifa, qui vient de réprimer la contestation massive dans son propre pays, apporte son soutien au gouvernement syrien275.

La Chine s'aligne sur les positions russes en espérant tout simplement obtenir en retour un soutien de Moscou lorsque les intérêts chinois sont également menacés, notamment en cas de volonté d'ingérence occidentale dans ses affaires intérieures (par exemple au Tibet, ou dans le Xinjiang)197 et par peur de la contagion de telles révoltes populaires276.

Le président vénézuélien, Hugo Chávez, a apporté son soutien à son « ami » Bachar el-Assad, et l'a décrit comme « un humaniste »277. Après la mort de Chavez, le gouvernement vénézuélien fait le choix de se déclarer neutre en ce qui concerne la suite de la guerre civile syrienne, ne soutenant plus ni Bachar el-Assad, ni la rébellion et, se rangeant derrière l'ONU et la Ligue Arabe, recommande des élections démocratiques[réf. nécessaire].

D'autres pays, comme le Brésil, soutiennent une position en faveur du dialogue avec le gouvernement du président Bachar el-Assad278. La Bolivie soutient une solution pacifique sans intervention étrangère279.

L'Inde et la Corée du Nord sont favorables à une résolution du conflit par un dialogue entre Syriens. Le Bangladesh s'aligne sur la position de la fédération de Russie280.

Le Vatican a plusieurs fois appelé à l'arrêt des violences en interpellant aussi bien les parties impliquées que la communauté internationale ainsi que les leaders religieux et les croyants des différentes religions281,282,283,284,285.

En novembre 2013, le Jerusalem Post indique que des pilotes d'hélicoptères nord-coréens opèrent en Syrie « pour le compte du régime de Bachar el-Assad », information corroborée selon le journal par l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Mais la Corée du Nord dément apporter une quelconque aide militaire au gouvernement syrien de Bachar el-Assad, avec lequel elle entretient des relations de longue date286. Le 24 mars 2016 à Genève, Asaad Al-Zoubi, un responsable du Haut Conseil des négociations (HCN), la principale alliance de l’opposition, accuse la Corée du Nord d'avoir déployée deux unités militaires en Syrie, appelées « Cholma-1 » et « Cholma-7 »287.
Rôle de la Ligue arabe

Après une période d'indécision, plusieurs capitales arabes condamnent finalement le pouvoir syrien, se joignant aux pays occidentaux pour provoquer, le 22 août 2011, une session spéciale du Conseil des droits de l'homme de l'ONU288,289.

Le 12 novembre 2011, la Ligue arabe (sauf l'Irak et le Liban) vote la « suspension de l'adhésion de la Syrie à toutes ses réunions » à compter du 16 novembre et prône des « sanctions politiques et économiques » contre le pouvoir syrien290. Le 7 mai 2012, les chefs de tribus se rencontrent à une conférence au Caire pour annoncer leur soutien à l'Armée syrienne libre et aux révolutionnaires en Syrie ; à la fin de la conférence les chefs de tribus arabes en Syrie annoncent la fondation d'un conseil politique, où toutes les tribus de Syrie sont représentées. Le 15 août 2012, le sommet islamique de La Mecque (Arabie saoudite) prononce la suspension de la Syrie de l'Organisation de la coopération islamique.
Rôle de l'Union européenne

Dès le mois de mars 2011, l'Union européenne (de concert avec le Canada, et les États-Unis) a condamné les violences291,292,293.

L'Union européenne a pris des sanctions à plusieurs reprises contre la Syrie. Tout au long du mois d'août 2011, Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, a annoncé une série de sanctions contre la Syrie. Une vingtaine de personnes faisant partie du gouvernement syrien ont été interdites de visa et ont vu leurs avoirs gelés. Cinq entreprises militaires impliquées dans les violences sont interdites de relations commerciales. Un embargo de l'UE sur les exportations de pétrole syriennes est également instauré294,295,296. Plusieurs États de l'UE rappellent leurs ambassadeurs à Damas.
Rôle des Nations unies

Les 7, 20 et 31 juillet 2011, le secrétaire général Ban Ki-moon appelle à mettre un terme à la répression297,298,299.

Le 3 août 2011, le Conseil de sécurité condamne la répression menée par les autorités syriennes300, ainsi que les « violations généralisées des droits de l'homme et l'emploi de la force contre des civils » par les autorités syriennes301.

Le 5 août 2011, des experts de l'ONU exhortent la Syrie à cesser la répression contre les civils302.

Le 5 octobre 2011, puis le 4 février 2012, la Chine et la Russie opposent par deux fois leur veto à une résolution de l'ONU condamnant la répression en Syrie303,304.

En février 2012, alors que plusieurs villes sont bombardées par l'armée syrienne, Ban Ki-moon, déclare que la répression contre les opposants est « presque certainement un crime contre l'humanité »305.

Le 23 février 2012, Kofi Annan est nommé émissaire conjoint de l'Organisation des Nations unies et de la Ligue arabe sur la crise en Syrie306. Il démissionnera en juillet 2012, face à la mésentente entre les 5 membres permanents du conseil.

Le 20 mars 2012, Ban Ki-moon déclare, lors d'une conférence de presse à Bogor, que « La situation en Syrie est devenue intolérable et inacceptable ». Il ajoute que « La communauté internationale doit s'unir. Ce n'est pas parce que nous ne sommes pas capables d'avoir une résolution à l'ONU qu'il faut que la souffrance de la population syrienne continue. Il s'agit de la responsabilité morale et politique de la communauté internationale »307.

Fin mai 2012, le massacre de Houla suscite une condamnation unanime du régime de Damas par le conseil de sécurité, cependant Russie et Chine maintiennent leur veto face aux projets de résolution du Conseil de sécurité contre le régime syrien.

Le 3 août 2012, le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies Ban Ki-moon dénonce une « guerre par procuration entre grandes puissances308. »

Le 15 août 2012, une commission d'enquête des Nations unies conclut que les forces gouvernementales syriennes et les milices chabihas ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, notamment des meurtres et des actes de torture309; elle incrimine également les insurgés, quoiqu'à un degré moindre.
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:26

Rôle des États-Unis
Article détaillé : Relations entre les États-Unis et l'Iran.

Barack Obama, président des États-Unis depuis 2009.

Hillary Clinton, secrétaire d'État des États-Unis de 2009 à 2013.

John Kerry, secrétaire d'État des États-Unis depuis 2013.

Si en 1991, la Syrie de Hafez el-Assad participe la guerre du Golfe au sein de la coalition, en 2003 Bachar el-Assad s'oppose à la guerre d'Irak et est alors le seul allié de Saddam Hussein. Lors de l'invasion et de l'occupation américaine de l'Irak, de nombreux baasistes irakiens trouvent refuge en Syrie et le régime syrien favorise également le passage de combattants étrangers à sa frontière qui rejoignent des groupes djihadistes et notamment Al-Qaïda en Irak, puis l'État islamique d'Irak. Les États-Unis se montrent passifs au début de la révolution syrienne en 2011, cinq semaines après le début des manifestations en Syrie Barack Obama appelle à la fin de la répression, puis il réclame le départ de Bachar el-Assad en août 2011. Mais il tient à désengager les États-Unis d'Afghanistan et d'Irak et n'a pas l'intention de mener d'autres interventions militaires. En décembre 2011, l'armée américaine se retire d'Irak. En 2012, les Américains commencent à fournir des renseignements à l'Armée syrienne libre, mais refusent de lui livrer des armes. En 2013, des combattants de groupes rebelles non islamistes commencent à être entraînés en Jordanie par les Américains, les Français et les Britanniques, en avril les États-Unis s'engagent à porter à 250 millions de dollars leur assistance « non létale » à la rébellion. C'est en juin 2013, après avoir acquis la certitude que le régime syrien a employé des armes chimiques, que les États-Unis décident de fournir des armes aux rebelles. En septembre, les brigades de l'ASL dans le sud de la Syrie reçoivent leurs premiers armements, les Américains livrent des armes légères et antichar mais refusent de fournir des missiles sol-air. Début 2014, des missiles antichar BGM-71 TOW commencent à être livrés aux groupes modérés ou liés à l'ASL. Mais les États-Unis sont aussi grandement préoccupés par la question des armes chimiques syriennes et craignent qu'elles ne tombent entre les mains d'al-Qaïda ou du Hezbollah, aussi acceptent-ils la proposition russe de démantèlement de l'arsenal chimique syrien, alors qu'ils semblaient prêts à lancer une campagne de frappes aériennes après le massacre de la Ghouta. C'est finalement contre l'État islamique, à partir du 23 septembre 2014, que les États-Unis engagent une campagne de frappes aériennes, après avoir formé une coalition internationale. Celle-ci intervient surtout en soutien aux Kurdes des YPG et renverse la balance en leur faveur au nord de la Syrie. Mais la position américaine vis-à-vis de Bacher el-Assad, et les déclarations de ses responsables sont parfois confuses et contradictoires, notamment sur la question de négocier ou non avec le régime syrien. Selon le journaliste américain Doyle McManus : « l'administration Obama a une politique mais pas de stratégie ». Les États-Unis débloquent 500 millions de dollars et concluent un accord avec la Turquie pour former un corps de 15 000 rebelles modérés afin de combattre l'État islamique, nombre ensuite réduit à 5 000. Le programme est un véritable fiasco, en juillet et septembre 2015 seulement 120 hommes entrent en Syrie, le premier groupe est aussitôt attaqué par le Front al-Nosra qui fait plusieurs prisonniers, le second remet une partie de ses armes aux djihadistes pour obtenir un droit de passage. Les combattants de cette « Nouvelle force syrienne » désertent ou font défection et à la mi-septembre, le général Lloyd Austin, chef de l'United States Central Command, reconnait que seulement « 4 ou 5 » rebelles formés et équipés par les forces américaines combattent l'État islamique sur le terrain 241,242,243,244,245,246,247,248,249,250.
Rôle d'Israël

Shimon Peres, président de l'État d'Israël de 2007 à 2014.

Reuven Rivlin, président de l'État d'Israël depuis 2014.

Benyamin Netanyahou, premier ministre d'Israël depuis 2009.

Articles détaillés : Relations entre Israël et la Syrie et Incidents de frontière israélo-syriens.

Après s'être affrontés lors de guerre des Six Jours, la guerre du Kippour et la guerre du Liban, et malgré plusieurs tentatives des Israéliens pour obtenir un accord de paix, Israël et la Syrie sont théoriquement toujours en guerre en 2011. Depuis 1967, Tsahal occupe le Plateau du Golan, cette annexion est contestée par la Syrie et n'est pas reconnue par la communauté internationale, cependant le cessez-le-feu est globalement respecté pendant 40 ans. Lorsque la guerre civile éclate en Syrie, l'État hébreux ne soutient pas les rebelles, la chute du régime de Bachar el-Assad n'entraînerait pas forcément la venue au pouvoir d'un régime plus favorable et l'afflux de combattants islamistes et salafistes djihadistes dans la région l'inquiète également. Cependant les Israéliens voient également dans ce conflit l'occasion d'affaiblir leur ennemi principal ; l'Iran, allié du régime syrien et soutien du Hezbollah et du Hamas. Ponctuellement, l'aviation israélienne mène des raids et effectue des frappes aériennes en Syrie contre le Hezbollah et contre l'armée syrienne. Cette hostilité commune avec l'Iran marque également un rapprochement diplomatique avec l'Arabie saoudite. Les relations entre Israël et la Russie sont complexes et les premiers s'inquiètent de l'Intervention militaire russe en Syrie qui favorise également l'Iran. Mais selon la deuxième chaîne de télévision israélienne, Channel 2TV, à partir d'octobre 2015 les Israéliens auraient fourni aux Russes des renseignements sur les positions des rebelles syriens, en échange ces derniers se seraient engagés à faire cesser les livraisons d'armes au Hezbollah et à laisser les avions israéliens intervenir librement en Syrie251,252,253.
Rôle de la France

Fabrice Balanche, Géographie de la révolte syrienne
(en) Journal de Syrie Document de la journaliste Anastasia Popova. Grand reporter pour les chaînes russes Rossyia-1 et Rossyia-24, Anastasia Popova a passé sept mois en Syrie pendant l'année 2012. Elle a réalisé une synthèse de ses sept mois de travail sous la forme d'un documentaire intitulé « Syrian Diary ».
(fr) Animation : Comprendre la guerre en Syrie en cinq minutes, lemonde.fr, mis à jour le 24 avril 2014.
(fr) Revue de presse des dépêches syriennes du jour, Agence de Presse Arabe Syrienne.
(en) Diverses nouvelles cartes détaillées de la guerre civile syrienne, Liveleak.com.
(fr) Le CICR en Syrie.
(en) Who's who in Syria's leadership, BBC, 3 mars 2005.
(en) Syria's metastasing conflits, International crisis group, 27 juin 2013.
Darren Conway, Ian Pannell, Gary Beelders et Paul Ingvarsson, « Des enfants sous les bombes », Temps Présent, Radio télévision suisse,‎ 3 avril 2014 (lire en ligne [vidéo])
Deux médecins britanniques sillonnent la Syrie et découvrent l'impact ravageur de la guerre sur les enfants prisonniers du conflit. Pendant leur périple, une bombe explose dans une école. Alors que le personnel d'un hôpital de fortune tente de faire face à l'afflux des jeunes victimes, toutes recouvertes d'une étrange poudre blanche, les médecins suspectent le dispositif explosif d'être une bombe incendiaire au napalm.
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:27

Impact de la guerre civile
Déplacés et réfugiés
Article détaillé : Réfugiés de la guerre civile syrienne.
Une vue aérienne rapprochée (au 18 juillet 2013) du camp Za'atri (Zaatari en Jordanie) pour les réfugiés syriens. L'hélicoptère transportait le secrétaire d’état américain John Kerry et le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Judeh.

Du fait de la guerre, plusieurs millions de Syriens (sur une population totale de 22 millions avant guerre) ont dû abandonner leurs foyers.

Plus d'un million d'entre eux ont trouvé refuge au Liban voisin (soit l’équivalent d’un quart de la population libanaise). La Jordanie a également vu affluer plus de 600 000 réfugiés syriens qui y survivent dans des conditions extrêmement précaires. Le camp de réfugiés de Zaatari, établi en territoire jordanien, à 12 km de la frontière syrienne et construit pour 50 000 personnes, est devenu une ville de tentes où s'entassent plus de 100 000 Syriens et le second camp de réfugiés au monde par la taille. Il est gangréné par les gangs et les recruteurs de la rébellion, surpeuplé, inondé en hiver et mal accepté par la population locale. En mai 2014, l'ONU a ouvert un second camp en Jordanie (Al Azraq), à 90 km d'Amman, en tirant les enseignements des dysfonctionnements enregistrés à Zaatari. Financé intégralement par les organisations non gouvernementales, relativement isolé, dimensionné pour accueillir 130 000 réfugiés, Al Azraq est en effet conçu comme une série de villages où les Syriens sont regroupés par origine géographique et la sécurité y a été renforcée1 011.

En août 2012, l'ONU estimait qu'un million de personnes avaient été déplacées à l'intérieur du territoire1 012. Un peu plus d'un an plus tard, en septembre 2013, les estimations montaient à 6,5 millions de déplacés, dont 2 millions ayant cherché refuge dans les pays voisins. 667 000 d'entre eux avaient gagné le Liban1 013. D'autres ont gagné la Turquie, la Jordanie et l'Irak, l'Égypte, la Palestine, la Libye et l'Algérie. Certains ont quitté la région pour se réfugier en Suède (14 700), en Allemagne (5 000 à 8 000), en Italie (4 600), dans d'autres pays européens voire en Russie, en Argentine ou aux États-Unis.
Réfugiés de la guerre civile syrienne

En 2013, la République d'Abkhazie aurait même accueilli 400 réfugiés syriens d'origine abkhaze ou abkhazo-tcherkesse, leur garantissant automatiquement la citoyenneté abkhaze. Un total de 1 000 citoyens syriens d'origine abkhaze vivent en Syrie1 014.

En septembre 2015, selon Amnesty International, plus de 4 millions de réfugiés ont quitté la Syrie dont1 015 :

1,2 million au Liban (dont la population compte, en temps normal, 4,8 millions d'habitants) ;
1,9 million en Turquie ;
650 000 en Jordanie ;
249 463 en Irak ;
132 375 en Égypte.

Selon l'UNHCR, en 2015 la tragédie syrienne est à l'origine de plus de 10 millions de déplacés :

4 millions de Syriens ont quitté leur pays1 016,
7,6 millions se sont déplacés à l'intérieur du pays1 016.

Les pays voisins de la Syrie ferment de plus en plus leurs frontières aux civils syriens. Ainsi, la Jordanie n'accepte plus que les réfugiés syriens d’origine palestinienne ou irakienne. L’Irak a définitivement fermé sa frontière depuis août 2012. La Turquie n’accepte plus que les urgences médicales et les réfugiés possesseurs de passeport. L’Égypte refuse tout accueil des syriens depuis la chute du président Mohamed Morsi1 017.
Réfugiés syriens en Jordanie

En mars 2014, les Nations unies estiment que 9 millions de Syriens ont quitté leurs foyers en raison violences. Parmi tous ces déplacés, deux millions et demi sont maintenant des réfugiés dans les pays voisins (dont la moitié d'enfants)981.

Em mai 2014, la Commission européenne a annoncé qu'elle va débloquer une aide humanitaire supplémentaire de 50 millions d'euros, portant ainsi sa contribution tirée du budget de l'Union européenne à 119 millions d'euros1 018.

À l'été 2015, la réduction de l'aide humanitaire internationale pour les réfugiés provoque une augmentation des départs vers l'Europe et des retours vers la Syrie. L'appel de fonds lancé par l'ONU pour l'année 2015 n'est financé qu'à hauteur de 41 % et le Programme alimentaire mondial est contraint de réduire ses rations1 019,1 020. Plusieurs milliers de réfugiés majoritairement Syriens, Irakiens et Afghans tentent de gagner l'Union européenne par la Grèce et les Balkans et la Hongrie va jusqu'à construire une barrière de séparation le long de sa frontière avec la Serbie1 021. Certains réfugiés passent même par l'Arctique, à la frontière entre la Norvège et la Russie1 022. Des centaines de personnes trouvent cependant la mort dans leur tentative de gagner l'Europe. Le 27 août, les corps en décomposition de 71 réfugiés probablement syriens — 59 hommes, huit femmes et quatre enfants — sont retrouvés dans un camion, probablement morts d'asphyxie, au bord d'une autoroute de l'État de Burgenland en Autriche1 023,1 024. De nombreuses personnes meurent également en tentant de traverser la Méditerranée et de gagner la Grèce depuis la Turquie, en passant notamment par l'île de Kos1 025,1 026. Le 2 septembre, la photo du corps d'un enfant syrien — Alan Kurdi originaire de Kobané et âgé de 3 ans — retrouvé noyé sur la plage de Bodrum en Turquie fait le tour du monde1 027,1 028,1 029.
Maladies

Des infections devenues rares1 030 sont réapparues dans les zones tenues par les rebelles, touchant principalement les enfants et favorisées par l'effondrement des systèmes d'assainissement et la dégradation des conditions de vie.

Les opposants incriminent le régime, qu'ils accusent d'avoir supprimé, avant même le soulèvement, les vaccinations, l'assainissement et la purification de l'eau dans les « zones considérées comme politiquement hostiles »1 031.

Le 28 octobre 2013, le Ministre de la Santé syrien annonçait que la poliomyélite était réapparue dans le pays pour la première fois depuis près de 15 ans. Fin 2013, 90 cas de poliomyélite1 032 avaient été identifiés par les médecins et les agences internationales sanitaires, déclenchant, au mois de mars suivant, une campagne régionale au cours de laquelle plus de 22 millions d’enfants résidant dans 7 pays devaient être vaccinés sur une période de six mois1 033.
Criminalité

Avec l'extension du conflit sur le territoire syrien, et avec l'effondrement des services de l'État et de la police, de nombreuses localités ont été submergées par la criminalité. Les vols, les pillages d'habitations et de magasins se sont multipliés, ainsi que les enlèvements. Des combattants rebelles ont été vus volant des voitures et ils ont détruit un restaurant d'Alep qui avait servi des soldats syriens1 034.

Le gouvernement et l'opposition ont tous deux utilisé des réseaux criminels. Le gouvernement, face aux sanctions internationales, a fait appel à ce type d'organisation pour faire entrer et sortir clandestinement de l'argent et des marchandises. La crise économique et les sanctions ayant réduit les rémunérations des miliciens Shabiha, certains d'entre eux ont commencé à voler les biens des civils et à organiser des enlèvements1 035.

Les rebelles s'adressent parfois aux réseaux criminels pour obtenir des munitions et du ravitaillement. Dans les pays voisins de la Syrie, les prix des armes au marché noir ont augmenté de manière significative depuis le début du conflit. Pour lever les fonds nécessaires à leurs achats, certains groupes rebelles ont recours à l'extorsion, au vol, et aux enlèvements1 035.
Extension du conflit au Liban
Article détaillé : Conflit au Liban (depuis 2011).

Le Liban est profondément divisé au sujet de la situation en Syrie : le Hezbollah chiite et ses alliés soutiennent le régime Assad, tandis que la majorité des sunnites soutiennent la rébellion.
Recrutement et formation de djihadistes étrangers
Article détaillé : Djihadistes étrangers pendant les guerres civiles syrienne et irakienne.

Des dizaines de milliers de combattants étrangers originaires de plus de 100 pays rallient des groupes djihadistes lors du conflit syrien. Leur nombre est estimé à environ 15 000 en 20141 036,1 037, puis 30 000 en 20151 038,1 039,1 040,1 041.

La plupart de ces volontaires rallient l'État islamique. En Europe, des attaques comme la fusillade au Musée juif de Belgique et surtout les attentats de Paris du 13 novembre 2015, sont commis par des djihadistes ayant combattu en Syrie. Les autorités européennes redoutent le retour sur le continent de ces djihadistes formés par la guerre civile et prêts à accomplir des attaques terroristes1 042,1 043.
Impact économique

Entre juillet 2011 et juillet 2013, l'économie syrienne s'est rétractée de 45%, à la suite des divers évènements du conflit.

Le chômage a quintuplé et la devise syrienne a perdu les 5/6 de sa valeur1 044,1 045.

Avant le début de la guerre syrienne, l'Union Européenne achetait 95% du pétrole exporté par la Syrie, ce qui représentait entre un quart et un tiers des recettes de ce pays.

En septembre 2011, pour faire pression sur le régime dans un conflit qu'elle pensait limité dans le temps, l'Union européenne décrète un embargo total sur le pétrole syrien. L'Europe envisage alors, pour casser le monopole gazier russe, d'encourager, après la fin des hostilités, la construction de gazoducs au proche et Moyen-Orient (Qataris notamment) à destination de la Turquie (puis de la Grèce) et passant par les zones d'Alep et de Homs1 046. En avril 2013, la guerre s'éternisant, l’Europe lève « partiellement » son embargo sur le pétrole syrien : « les ministres européens des Affaires étrangères souhaitant ainsi aider les rebelles syriens, qui contrôlent une partie des champs pétroliers »1 047. En mai 2013, le ministre syrien du Pétrole Suleiman Abbas révèle que la production de pétrole syrienne a chuté de 95% (à 20 000 barils par jour contre les 380 000 barils par jour) et celle du gaz syrien de 50%, à la suite des combats et des activités terroristes1 048.

De 2011 à 2014, la guerre a coûté 502 milliards de livres syriennes (3 milliards de dollars américains) aux secteurs du pétrole et des mines du pays. En mai 2014, alors que la Russie fournit surtout des armes, l'Iran livre plutôt du pétrole à Bachar el-Assad. Quant à la manne pétrolière, elle attire nombre de groupes rebelles qui se combattent mutuellement pour la posséder. Les puits de gaz d'Alep (au centre du pays) et les puits de pétrole des provinces de Deir ez-Zor (Est de la Syrie) et d'Hassaka (nord-est) font ainsi l'objet de convoitises des milices rebelles et terroristes (Front al-Nosra, Front islamique, Armée Libre, divers groupes salafistes et EIIL) qui se livrent une guerre totale pour s'en emparer. Par exemple, EIIL détient deux puits de pétrole (pris à al-Nosra) à al-Djafara et Kouniya1 049.
Biens culturels
Article détaillé : Patrimoine syrien pendant la guerre civile.

Les biens culturels et historiques syriens ont énormément souffert de la guerre en cours. Des monuments, des musées et des sites remarquables ont été dévastés par les bombardements, les pillages et les travaux de retranchement. Des sites du patrimoine syrien ont été endommagés, parfois irrémédiablement. Selon les Nations unies, quatre de ces sites « sont utilisés à des fins militaires ou ont été transformés en champs de bataille » : Palmyre, le Krak des chevaliers, l’église Saint-Siméon-le-Stylite et la ville d’Alep (dont la citadelle)1 050,1 051.

En avril 2014, les grandes statues des lions Assyriens de Raqqa (Raqqua), vieilles de 2 700 ans, sont détruites par l'État islamique. La ministre de la culture syrienne, Loubana Mchaweh, et le représentante du comité national de l'UNESCO en Syrie, Dr Nidhal Hassan, annoncent le lancement d'un site web pour l'authentification du patrimoine immatériel touché par la guerre en Syrie et la sauvegarde du patrimoine restant1 052

Une organisation (Syrian archaeological heritage under threat) tente de recenser les dommages et de réunir de moyens pour protéger et préserver les biens archéologiques et architecturaux menacés1 053.
Enjeux géopolitiques

Pour l'islamologue Gilles Kepel, « la Syrie est la clef de voûte de tout le système moyen-oriental et s'articule aux deux enjeux essentiels qui caractérisent l'inscription du monde arabe dans l'univers : le conflit israélo-arabe et le pétrole ». Ainsi, le pays est l'otage d'enjeux qui le dépassent. Contrairement à ce qui s'est passé lors des autres printemps arabes, « au fur et à mesure du conflit, la Syrie devient le cadre dramatique dans lequel les pays du Golfe projettent leur volonté d'éjecter l'Iran de la scène politique régionale ». En appuyant Bachar el-Assad et en contrôlant le Hezbollah libanais, l'Iran dessine en effet « un axe d'influence majeur au sein de toute la sphère arabo-musulmane ». Les pays du Golfe, qui y voient une menace directe, aggravent la situation en finançant les groupes salafistes qui injectent dans la révolte syrienne un djihad sunnite, à la fois antichiite et anti-alaouite1 054.

Selon Kepel, les dirigeants de l'ASL, « qui ne sont pas du tout des djihadistes mais des démocrates et des laïques », se trouvent confrontés à la fois « aux forces d'Assad, appuyées par les livraisons de matériel russe et [par] les Gardiens de la révolution iraniens, et aux salafistes, qui disposent, eux, de l'argent abondant du Golfe ». Pour affaiblir l'ASL et effrayer les minorités, Assad a délibérément encouragé la « djihadisation » du conflit. En l'absence d'évolution militaire décisive, la solution politique passerait par « des garanties offertes par l'ASL aux différentes communautés, afin de les assurer qu'elles ne feront pas l'objet d'une vengeance aveugle. En Syrie, il n'y a d'issue que politique, à travers un État démocratique et pluraliste »1 054.

Selon Milad Jokar, analyste spécialiste de l'Iran et du Moyen-Orient, la guerre civile en Syrie est plus qu'un mouvement démocratique contre une dictature ou qu'une guerre civile entre l'opposition et le régime. « Il s'agit d'un conflit régional qui déborde chez les pays voisins, le tout entremêlé de conflits sectaires. La Syrie est devenue un théâtre de guerre dans lequel les puissances régionales tentent d'imposer leur influence et défendre leurs propres intérêts géostratégiques et économiques ». Selon lui, le départ de Bachar el-Assad « ne stoppera pas le bain de sang causé par cette guerre civile qui est alimentée principalement par le Qatar, l'Arabie saoudite et la Turquie d'un côté, et par l'Iran, la Russie et certains groupes irakiens chiites de l'autre »1 055.

Pour Frédéric Pichon, l'ouverture économique du pays s'accompagne du passage d'un État qui défend durement sa laïcité vers un État qui laisse affluer les investissements du Qatar et de l'Arabie saoudite qui portent essentiellement vers les mosquées et l'influence religieuse. La chaîne de télévision qatarienne Al jazeera joue également un rôle essentiel dans la mondialisation de l'information arabe. Dès le début, le soulevement sera présenté comme un conflit confessionel entre chiites (ou alaouites) et sunnites1 056.

Selon Jokar, si les différents gouvernements européens appellent à la paix et la démocratie « d'un point de vue réaliste, il existe trois enjeux stratégiques principaux : l'isolement de l'Iran, le maintien de l'alliance stratégique et économique avec des alliés arabes comme le Qatar, et enfin […] les besoins énergétiques en gaz vers l'Europe »1 055.

La rupture de « l'axe de résistance » chiite Irak-Syrie-Liban (avec le Hezbollah) contribuerait à l'affaiblissement de l'Iran et lui enlèverait des marges de manœuvre sur le nucléaire et dans ses relations avec Israël. Cette option est privilégiée par l'Europe et l'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis. La position de certains pays européens, comme la France, la Grande-Bretagne, ou l'Allemagne, est en outre influencée par le poids qu'a acquis le Qatar dans leurs économies respectives. Le Qatar, un des principaux ennemis de l'Iran, partage avec ce dernier un des principaux champs gaziers du monde, le South Pars (iranien) / North Dome (qatari)1 055.

D'après le géopoliticien français d'extrême droite1 057 Aymeric Chauprade, la déstabilisation de la Syrie pourrait être le conflit le plus grave de tous les « printemps arabes » en termes de conséquences géopolitiques à l'échelle internationale1 058. D'après lui, la Syrie, État multiconfessionnel et multiethnique (le pays est composé notamment d'Arabes sunnites, d'Alaouites, de Kurdes, d'Arabes chrétiens, d'Arméniens et de Circassiens), et facilement proie aux divisions et aux affrontements internes, n'a pu maintenir son unité et sa stabilité que grâce au régime panarabiste baasiste, qui a tenu d'une main de fer le pays durant plus de quarante années et garanti la paix intérieure au prix de l'autoritarisme de l'exécutif1 059. L'effondrement du régime de Bachar El-Asad pourrait mener à une escalade militaire, et certaines franges des services armés américains redoutent une évolution incontrôlable de la situation, avec des retombées sur l'ensemble du Moyen-Orient, et plus largement du monde1 060.

Par ses nombreuses interventions extérieures et par son caractère religieux, la guerre civile syrienne est parfois comparée à la guerre de Trente Ans1 061,1 062.

L'Arabie saoudite se distingue par des intérêts géopolitiques particuliers, plus précisément pétroliers : le royaume « prépare un projet de pipeline pour acheminer son pétrole vers la Turquie » et passant par la Syrie, ce qui lui permettrait d'éviter le détroit d'Ormuz contrôlé par l'Iran191.
Les oléoducs et gazoducs du Moyen-Orient et du Proche-Orient (dont ceux de la Syrie) sont l'objet de nombre de convoitises. Le « front sunnite » défend ainsi ses intérêts économiques pétroliers et gaziers face à de nombreux autres intervenants non-sunnite.

Les importantes ressources énergétiques de la région ont placé la Syrie devant des choix géopolitiques complexes, notamment en termes de la construction de gazoduc pour export vers l'Europe1 063,1 064,1 065,1 066. Selon Jokar, « L'Europe a des besoins énergétiques en gaz importants. Par conséquent, l'acheminement du gaz qatari vers l'Europe représente l'un des multiples enjeux géostratégiques de la crise syrienne »1 055. Le Qatar, qui s'oppose à Bachar el-Assad et soutient la rébellion, cherche lui aussi à s'affranchir du détroit d'Ormuz pour ses exportations de gaz et a élaboré en 2009 un projet de gazoduc terrestre allant du golfe Persique jusqu’à la Turquie et passant par l'Arabie saoudite, la Jordanie et la Syrie. Celui-ci serait relié à Nabucco, projet de pipeline européen dont l’objectif est d’alléger la dépendance des pays européens au gaz russe. Alors que le Qatar se rapproche dans un premier temps du régime de Bachar al-Assad dans cette perspective, ce dernier oppose finalement un refus au projet qatari qui aurait menacé son allié russe, au profit d'un projet de pipeline avec l’Iran et l’Irak, l’Islamic Gas Pipeline, qui serait relié au South Stream, le gazoduc russe1 067,1 068,1 069. Le chercheur David Rigoulet-Roze souligne ainsi « l’intérêt du Qatar à un changement de régime à Damas. Il est évident que si le régime de Bachar el-Assad tombe et qu’il est remplacé par un gouvernement de Frères musulmans, ce dernier sera sensible aux demandes de ceux qui les ont aidés à accéder au pouvoir »1 067.
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:30

Un profiteur de guerre est une personne physique ou morale qui, de manière légale, spéculative ou délictueuse, tire un enrichissement personnel d'un conflit armé. Historiquement, le terme fut en particulier utilisé pour qualifier les acteurs économiques, plus ou moins occultes, fauteurs de guerre ou qui, dans un conflit, fournirent des biens - et tout particulièrement des armes - à tous les belligérants, indistinctement alliés ou adversaires, ou encore qui furent actifs, pour leur plus grand bénéfice, comme forceurs de blocus. Si ces activités ne sont pas toujours, à proprement parler, considérées comme illégales par les États, elles n'en paraissent pas moins ordinairement contraires à l'« éthique des affaires » pour l'opinion publique. Le terme « profiteur de guerre » reste donc marqué d'une forte connotation péjorative, que ce soit dans la conversation courante ou le discours politique - son pendant, en temps de paix, étant celui de « profiteur de crise », en particulier dans les temps de situation économique difficile.

Le « profit de guerre » peut en effet présenter différents aspects légalement, socialement, politiquement ou moralement admissibles ou non et avoir différentes origines, légales ou au contraire abusives voire délictueuses : ventes d'armements ou d'équipements aux belligérants, spéculation, spoliation, marché noir, contrebande, trafic d'armes, etc.

Sommaire

1 Le « profit de guerre »
2 Les « profiteurs de guerre » dans l'Histoire
2.1 Révolution française et Premier Empire
2.2 Conflits de l'époque coloniale et de l'Ère industrielle
2.3 Première Guerre mondiale
2.4 Guerre du Chaco
2.5 Seconde Guerre mondiale
2.6 Époque contemporaine
2.6.1 Katanga
2.6.2 Guerre du Viêt Nam
2.6.3 Moyen-Orient
3 Aspects éthiques, juridiques, politiques et économiques
3.1 Aspects économiques
3.2 Aspects éthiques et juridiques
3.3 Aspects sociologiques et politiques
4 Les « profiteurs de guerre » dans la culture
5 Articles connexes
5.1 Articles biographiques
5.2 Articles historiques
6 Bibliographie
7 Liens externes
8 Notes et références
8.1 Notes
8.2 Références

Le « profit de guerre »
Article détaillé : Profit de guerre.

Le profit de guerre ne doit pas être confondu avec le butin de guerre pris sur l'ennemi et ne constitue pas non plus une quelconque forme d'Indemnisation des dommages de guerre.
Les « profiteurs de guerre » dans l'Histoire

Si les conflits des époques pré-industrielles - de l'Antiquité au Siècle des Lumières - eurent pour origines, pour l'essentiel, des différends territoriaux ou dynastiques voire des causes religieuses, le développement des empires coloniaux et du commerce international et les prémices de l'ère industrielle amenèrent dès le XVIIIe siècle les intérêts économiques - voire les calculs affairistes - à jouer un rôle de plus en plus important dans les relations internationales au point de parfois en devenir des casus belli entre nations en tant que motivation occulte ou déclarée des belligérants ou de groupes d'intérêts agissant dans l'ombre : le rôle central joué par la Compagnie des Indes orientales dans l'histoire militaire agitée de l'Extrême-Orient asiatique aux XVIIIe et XIXe siècle est à cet égard symptomatique1. Au cours et à la suite de la Seconde Guerre mondiale, d'autres « Majors » comme Opel ou IBM ont été qualifiés de « profiteurs de guerre » pour leur participation à l'effort de guerre du Troisième Reich - les complexes militaro-industriels prêtant particulièrement le flanc à cette accusation d'une manière générale.

Le terme ne s'applique toutefois pas uniquement à des personnes morales : au cours des guerres, des personnes privées - civiles ou militaires - se sont également enrichies de manière indélicate voire délictueuse ou criminelle. Profitant de situations de pénurie et de rationnement engendrées par les conflits, des personnels militaires ont tiré profit de détournements d'équipements ou de nourriture pour se livrer à la contrebande et alimenter le marché noir. Sous le couvert de pseudo-activités de résistance et d'aide aux victimes du régime nazi - juifs, résistants traqués par la Gestapo - le docteur Petiot assassina plusieurs dizaines de personnes, accumulant une fortune colossale - les estimations des sommes détournées se montant jusqu'à 200 millions de francs - en s'appropriant les biens de ses victimes.
Révolution française et Premier Empire

Jusqu'à la complète militarisation des services d'intendance et de logistiquenote 1 et l'adoption de cadres légaux pour l'adjudication des marchés publics au XIXe siècle, les fournitures de biens et même de services (transports logistiques) aux armées se faisaient par le biais de procédures de « soumissions » - demandes ouvertes visant à obtenir le meilleur prix - ou de commandes directes trop souvent faussées par le jeu de relations privilégiées ou d'influences, voire entachées de corruption, en raison notamment de cahiers des charges inexistants ou très sommaires ou de collusion entre les fonctionnaires publics et les fournisseurs privés. Un exemple de ces pratiques peu orthodoxes est donné par la manufacture d'armes de Versailles, « manufacture d'état » que Bonaparte, Premier consul, donne en entreprise à Nicolas-Noël Boutet le 1er septembre 1800 pour une durée de 18 ans, avec la garantie d'une commande annuelle2.

Ces défaillances ou irrégularités furent une source d'enrichissement pour de nombreux « profiteurs de guerre » sous la Révolution et l'Empire, l'histoire ayant plus particulièrement retenu parmi ceux-ci le nom de Gabriel-Julien Ouvrard. Arrêté un première fois en 1800 sous le coup d'une suspicion de malversations comptables, il le sera à nouveau de 1809 pour dette impayée puis condamné à trois d'emprisonnement en raison de sa tentative de négocier une paix secrète avec l'Angleterre en vue de mettre fin au blocus continental si préjudiciable aux affaires, ce qui ne l'empêchera pourtant pas de rester l'un des principaux fournisseurs de l'armée, munitionnaire général aux armées pendant les Cent-Jours après avoir déjà été chargé de cette fonction auprès de l'armée du pays basque en avril 1813. L'un des grands scandales auquel son nom sera lié sera la fourniture de chaussures en faux cuir et semelles de carton à la veille de la campagne de Russie3.
Conflits de l'époque coloniale et de l'Ère industrielle

Guerres anglo-birmanes.

Champs de pavots en Birmanie. Le lucratif commerce de l'opium en direction de la Chine fut l'une des causes occultes de la troisième guerre anglo-birmane en 1885, à la suite de l'interdiction faite par le roi Thibaw Min d'en permettre la culture sur le territoire de son royaume. Ce commerce fut déjà à l'origine des Guerres de l'Opium livrées par la France et le Royaume-Uni à l'Empire du Milieu.

Contrairement à une croyance trop répandue, la conquête de l'Empire des Indes - dont le territoire s'étendait bien au-delà des actuelles frontières de l'état indien - ne fut pas le fait de l'armée britannique mais celui des armées privées de la Compagnie des Indes orientales (East India Company), qui se développèrent au point de surpasser en effectifs les armées des États souverains européens contemporains4.

À partir de 1824, la toute-puissante Compagnie, forte de ses appuis politiques à Londres, se lança dans une série d'opérations militaires « privées » - pour des prétextes parfois des plus douteux - contre le royaume de Birmanie dans le but notamment d'assurer le contrôle du Golfe du Bengale pour y asseoir sa mainmise économique, guerres qui aboutiront finalement à l'occupation totale du pays qui sera annexé à l'Empire des Indes5.

Si la première guerre anglo-birmane (1824 - 1826) eut pour motif officiel un différend frontalier entre le Royaume d'Ava et la Compagnie, le second conflit (1852) éclata sous le prétexte de tirs non identifiés essuyés par les vaisseaux britanniques dépêchés sur place à la suite d'accusations de meurtre faites par les autorités birmanes à l'encontre de deux capitaines de navires anglais. Certaines rumeurs coururent quant à l'origine de ces coups de feu qui n'atteignirent finalement par leurs cibles : quelque temps plus tôt, un trafiquant interlope du nom de Crisp, pressentant un conflit imminent, avait livré de la poudre et des armes à Maung Ok, un gouverneur provincial et potentat local birman, mais n'avait jamais été payé6. Ses plaintes auprès de Lord Dalhousie, le Gouverneur-général des Indes à cette époque, se virent opposer une ferme fin de non-recevoir - et les coups de feu pourraient avoir été tirés par des trafiquants anglais qui avaient tous profits à tirer d'un conflit, la Compagnie elle-même saisissant finalement ce prétexte douteux pour donner suite à ses propres visées sur le royaume7.

Première guerre de l'opium (1839 - 1842).
Guerre de Sécession (1861 - 1865).

Article détaillé : Aspects socio-économiques de la guerre de Sécession.
Accusé d'être un « profiteur de guerre », Simon Cameron, le premier secrétaire d'État à la Guerre du président de l'Union Abraham Lincoln fut contraint à la démission.

La guerre de Sécession, première guerre totale de l'Époque contemporaine8, est aussi celle qui mit en exergue le rôle du facteur économique dans la conduite d'un conflit moderne9. Elle fut aussi marquée par de nombreuses fraudes et malversations liées aux marchés militaires et à l'approvisionnement des troupes, tant au Nord qu'au sein de la Confédération sudiste. La victoire de l'Union s'accompagna de l'activité d'une autre espèce de profiteurs, les carpetbaggers.

Le False Claims Act.

Le False Claims Act, adopté par le Congrès des États-Unis le 2 mars 1863, marque une première tentative des États-Unis pour répondre à des fraudes avérées là où le département de la Justice s'était montré réticent à poursuivre ces cas. L'acte fut adopté à la suite d'une affaire de mules fourbues : au début de la guerre civile, des entrepreneurs sans scrupules vendirent en effet à l'armée de l'Union des chevaux et des mules décrépies et en mauvaise santé, des munitions et des fusils défectueux ou encore des rations et des provisions avariées, entre autres malversations10. Il prévoyait l'offre d'une récompense à ceux qui les dénonçaient, en vertu de la notion jurique du « qui tam » qui permet aux citoyens d'intenter des poursuites au nom du gouvernement et de recevoir un pourcentage des fonds récupérésnote 2.
Première Guerre mondiale
« Uncle Sam with empty treasury », affiche américaine de James Montgomery Flag (1920) - une référence à la situation économique de l'après-Première Guerre mondiale. Dans son ouvrage War Is a Racket (en), Smedley Butler dénonce les bénéfices exorbitants réalisés par certains profiteurs de guerres au détriment des finances publiques américaines pendant ce conflit.

Le major-général Smedley Butler, USMC, a critiqué les profits de guerre réalisés par les entreprises américaines au cours de la Première Guerre mondiale dans son pamphlet War Is a Racket. Il y décrit notamment comment certaines entreprises et sociétés accrurent leurs revenus et bénéfices jusqu'à 1 700 % et comment nombre d'entreprises vendirent sciemment du matériel et des fournitures qui n'avaient pas d'utilité pour l'effort de guerre. Dans son livre, Butler a déclaré qu'« il a été estimé par les statisticiens, les économistes et les chercheurs que la guerre a coûté à l'Oncle Sam 52 milliards de dollars. Sur cette somme, 39 milliards ont été dépensés pendant la période de la guerre même. Cette dépense a généré 16 milliards de dollars en profits11. »
Guerre du Chaco

On a prétendu que la guerre du Chaco, qui se déroula entre 1932 et 1935 aurait opposé la Bolivie et le Paraguay pour le contrôle de la majeure partie du Gran Chaco sur la base de rumeurs (qui se révélèrent totalement infondées) selon lesquelles on avait trouvé du pétrole dans cette région. Le conflit aurait ainsi débordé en fait le cadre d'un différend frontalier purement local en mettant en cause des enjeux dépassant les seuls belligérants – en l'occurrence la géopolitique du pétrole – la Bolivie étant soutenue par la compagnie pétrolière américaine Standard Oil (le « cartel des sept sœurs ») et le Paraguay par la Royal Dutch Shell anglo-hollandaise. En causant la mort du quart des combattants engagés, elle reste une des guerres proportionnellement au nombre de combattants les plus meurtrières. À l'issue du conflit, la majeure partie du Grand Chaco revint au Paraguay victorieux et l'intervention supposée des deux compagnies pétrolières, qui n'a pas à ce jour (2014) connu le moindre début de confirmation, continue d'être mentionnée12.

Ainsi, à l'occasion de la signature officielle du traité de paix entre le Paraguay et la Bolivie, le 27 avril 2009, sous les auspices de la présidente argentine Cristina Kirchner, celle-ci tira le constat amer que la guerre du Chaco « avait senti le pétrole comme tant d'autres guerres de ces temps-là et d'aujourd'hui » et que « ..d'autres, qui ne se trouvaient pas précisément en Amérique du Sud, en ont tiré parti. »
Seconde Guerre mondiale
Ateliers de montage de bombes volantes V1 et V2 au camp de concentration de Dora à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Le complexe militaro-industriel allemand tira de considérables profits de l'économie parallèle esclavagiste mis en place par le « Wirtschafts-Verwaltungshauptamt » - chargé notamment de l'administration des camps de concentration - dirigé par Oswald Pohl au sein de la tentaculaire administration de l'« Allgemeine SS ».

La collaboration économique.
L'empire économique de la SS.
Trafics et marché noir.
Le complexe militaro-industriel japonais et la Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale.

Époque contemporaine
Katanga

La Sécession katangaise (1960 - 1963) et l'indépendance du Sud-Kasaï (1960 - 1961).

Le 11 juillet 1960, dans l'imbroglio consécutif à l'indépendance du Congo belge, la province du Katanga fit sécession et déclara unilatéralement son indépendance de la toute jeune république du Congo, soit moins de deux semaines après celle du « Congo-Kinshasa ». La « sécession katangaise » se fit sous l'impulsion de Moïse Tshombe et des milieux d'affaires pro-occidentaux, au premier rang desquels la toute-puissante Union minière du Haut Katanga (UMHK). Le contrôle des formidables ressources minières de la province fut l'un des motifs occultes de cette sécession à laquelle il ne fut mis fin qu'au prix d'un sanglant conflit au cours duquel des mercenaires furent engagés aux frais des « sponsors » affairistes de celle-ci.

Une situation similaire survint dans la province du Sud-Kasaï, des conflits ethniques et les tensions politiques entre les dirigeants du gouvernement central congolais et les dirigeant locaux - peu ou prou attisées depuis l'étranger - se cristallisant autour des ressources diamantifères locales, la Société internationale forestière et minière du Congo, société d'exploitation minière au capital belgo-américain, en constituant l'enjeu. Après une campagne militaire sanglante de quatre mois durant laquelle des milliers de civils furent massacrés, le gouvernement central congolais reprit le contrôle de la région et arrêta l'empereur fantoche Kalonji le 30 décembre 1961, entérinant la fin de la sécession du Sud-Kasaï.
Guerre du Viêt Nam

La guerre du Viêt Nam dure de 1955 à 1975.
Moyen-Orient

Les guerres du Golfe et la guerre d'Afghanistan.

Plus récemment, des sociétés ayant contribué à l'approvisionnement des forces de la coalition dans les guerres en Irak, tels que Bechtel, KBR, Halliburton ou Blackwater, ont été accusées de tirer profit de ces conflits en « surchargeant » le prix de leurs services, voire d'en être les instigateurs occultes13, l'accusation « du sang pour du pétrole » – thème récurrent des slogans anti-guerre – illustrant cette opinion. Steve Clemons, un membre éminent du think tank de la « New America Foundation », est allé jusqu'à accuser l'ancien directeur de la CIA, James Woolsey d'avoir à la fois profiter de la guerre et de l'avoir encouragée14. Le « Center for Public Integrity » a indiqué que la sénatrice américaine Dianne Feinstein et son mari, Richard Blum, ont engrangé des millions de dollars en provenance d'Irak et d'Afghanistan par le biais des contrats de son entreprise, Perini15, Feinstein ayant voté en faveur de la résolution donnant au président George W. Bush le pouvoir d'envahir l'Irak. Le defense contractor Brent R. Wilkes, qui fait l'objet d'une inculpation, a été dépeint comme « extatique » à l'annonce que les États-Unis allaient entrer en guerre avec l'Irak : « Lui et certains de ses cadres supérieurs étaient vraiment des va-t-en-guerre », a déclaré un ancien employé. « Brent disant que cela créerait de nouvelles opportunités pour l'entreprise. Il était vraiment heureux de faire des affaires au Moyen-Orient »16
Aspects éthiques, juridiques, politiques et économiques
« La nourriture est une arme - ne la gaspillez pas ». Affiche de propagande américaine de la Seconde Guerre mondiale. Au cours des conflits, nourriture et biens de consommation destinés aux civils faisant l'objet d'un rationnement deviennent l'enjeu de trafics profitables comme le marché noir ou la contrebande, sources d'enrichissement des « profiteurs de guerre ». S'ils tirent leur origine d'activités notoirement illégales, les « profits de guerre » peuvent dès lors faire l'objet de poursuites, civiles et pénales, devant les tribunaux.

Tirer des profits déraisonnables de la guerre étant largement considéré comme contraire à l'éthique et constituant dans tous les cas un acte profondément impopulaire, les tentatives pour sanctionner les excès de l'affairisme, telles que l'imposition des profits excessifs, reçoivent généralement un très large soutien politique et populaire en temps de guerre. Il reste toutefois bien difficile de définir de façon exacte la notion d' « excessif » en pareille situation et il est fréquent que de telles tentatives de législation permettent à des cas douteux de « profits de guerre » abusifs de rester impunis tandis qu'elles frappent les revenus d'autres entreprises impliquées loyalement dans l'effort de guerre au point de les mettre en déficit.

Une situation de guerre conduit invariablement à des rationnements voire à des pénuries en matière de biens de consommations et même de biens de première nécessité comme la nourriture et de matières premières indispensables à l'effort de guerre, entraînant ainsi des hausses de prix générant des revenus plus élevés.
Aspects économiques
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Aspects éthiques et juridiques

En juillet 1946 a été mené en Saxe un référendum – Überführung der Betriebe von Kriegs- und Naziverbrechern in das Eigentum des Volkes, litt. : Transfert dans le domaine public des entreprises des criminels de guerre et criminels nazis – visant à une éventuelle expropriation de profiteurs de guerre criminels. Si le souhait des partis démocratiques de voir sanctionner ces profits illégitimes et poursuivre les auteurs était unanime, une polémique a toutefois surgi sur la définition des faits passibles de sanctions, les « profits de guerre » et les « intérêts de guerre » pouvant tout aussi bien être sanctionnés. Cette proposition du SED rencontra donc l'opposition des partis démocratiques au motif qu'une définition vague des griefs pouvait prêter le flanc à l'arbitraire - reposant ainsi la problématique d'une définition juridique des profits « légitimes/admissibles » ou « condamnables » pour la société civile17.

La législation aux États-Unis.

Le False Claims Act et ses amendements.

Des cas de « profits de guerre » ont régulièrement été soumis aux juridictions civiles dans le cadre du False Claims Act, promulgué en 1863 pour lutter notamment contre les profiteurs de guerre lors de la guerre de Sécession18.

Bien qu'adopté dans la foulée de malversations relatives à des fournitures militaires au cours de ce conflit, cet acte était à l'origine un texte législatif visant à poursuivre globalement et au seul niveau civil tout acte de fraude au détriment des pouvoirs publics et il n'était donc pas spécifiquement destiné à sanctionner les seuls « profiteurs de guerre », n'ayant par ailleurs aucune portée au niveau pénal. Le False Claims Act fut amendé en 1943 puis en 1986. Après l'adoption d'amendements renforçant la loi à l'occasion de cette dernière modification, le texte a été utilisé principalement à l'encontre de defense contractors mais à la fin des années 1990, et particulièrement sous l'administration Bush, l'accent a toutefois été déplacé vers la répression de la fraude aux soins de santé qui représenta ainsi par la suite la majorité des plaintes déposées par les dénonciateurs et par le gouvernement. En 2009, une nouvelle révision du texte amena la promulgation du Fraud Enforcement and Recovery Actnote 3.

Le War Profiteering Prevention Act.

Le War Profiteering Prevention Act adopté en 2007 vise à instaurer des sanctions pénales à l'encontre des profiteurs de guerre et d'autres qui exploitent les efforts financés par le contribuable en Irak et ailleurs dans le monde19.

Le Fraud Enforcement and Recovery Act.

Aspects sociologiques et politiques
La rhétorique politique des factions les plus dures du Mouvement altermondialiste assimile globalement le système socio-économique capitaliste à un « profiteur de guerre. »

Le terme de « profiteur de guerre » reste associé à deux stéréotypes dans la culture politique populaire : le riche homme d'affaires qui vend des armes aux gouvernements et le trafiquant du marché noir qui vend des biens aux citoyens ordinaires.

L'image « politique » de « businessman-profiteur » sous-entend la capacité d'user de son influence et de ses pouvoirs pour provoquer une guerre pour s'enrichir plutôt que de simplement en tirer profit passivement. Après la Première Guerre mondiale, l'existence de tels « profiteurs de guerre » a largement été affirmée et dénoncée, tant par la Gauche que par la Droite chez qui un tel discours était par ailleurs souvent associé avec un discours antisémite. La propagande antisémite nazie utilisa ainsi largement l'image du « juif profiteur de guerre et de crise » en mettant notamment en parallèle les prétendus profits « indécents » de la « juiverie internationale » - banquiers et affairistes israélites de Wall Street ou de la City - avec la misère du peuple allemand après la Première Guerre mondiale et le krach boursier de 1929.

Des hommes politiques ayant reçu - ou simplement soupçonnés d'avoir reçu - des pots-de-vin et des faveurs de sociétés ayant contribué à la production de guerre ont également été étiquetés comme « profiteurs de guerre ». Le premier secrétaire d'État à la Guerre du président Abraham Lincoln, Simon Cameron, a ainsi été contraint de démissionner au début de 1862 après que des accusations de corruption concernant les contrats de guerre eurent été portées à son encontre. En 1947, le représentant du Kentucky au Congrès, Andrew J. May, président du puissant « United States House Committee on Armed Services », a été condamné pour avoir obtenu des dessous de table en échange de contrats de guerre.
Les « profiteurs de guerre » dans la culture
Le peintre allemand George Grosz.

Après la Première Guerre mondiale, les « profiteurs de guerre » — hommes politiques ou hommes d'affaires — furent dénoncés et fustigés en France par des auteurs nationalistes comme Maurice Barrès ou Léon Daudet et cette dénonciation constitua aussi un thème récurrent dans la culture allemande de l'époque comme l'illustre notamment l'œuvre du peintre George Grosz ou encore la pièce Mère Courage et ses enfants du dramaturge Bertolt Brecht, construite autour de la figure centrale d'une « Kriegsgewinnlerin ».

En août 1934, Le Petit Vingtième commence la diffusion, en épisodes, du Lotus bleu, cinquième opus des Aventures de Tintin du dessinateur Hergé, qui démarre à la veille de la guerre de Shanghai. Il y met en scène le personnage de Mitsuhirato, trafiquant d'opium japonais à la solde d'une organisation criminelle internationale et espion et agent provocateur dont le rôle est de trouver coûte que coûte un prétexte à l'invasion de la Chine par le Japon. Pour cela il fait exploser une voie de chemin de fer, que l'on suppose appartenir à une compagnie japonaise, et rejette la responsabilité de cet attentat sur des bandits chinois, entraînant l'invasion de l'armée japonaise pour « maintenir l'ordre menacé en Chine » par les patriotes qui combattent le trafic d'opium auquel il se livre.

En 1935, Hergé publie l'album L'Oreille cassée avec pour toile de fond une guerre entre deux petites nations sud-américaines pour un territoire supposé pétrolifère, chacune soutenue par une compagnie pétrolière différente et faisant appel au même marchand d'armes, Basil Bazaroff, avatar littéraire de Sir Basil Zaharoff, le directeur puis président de la société d'armement britannique Vickers. Il fait ainsi clairement allusion à la guerre du Chaco qui venait de se terminer et au rôle occulte qu'y tinrent trafiquants d'armes internationaux — Zaharoff fut l'un des fournisseurs des deux belligérants — et consortiums pétroliers. Après la guerre, Hergé lui-même fut un moment qualifié de « profiteur de guerre. »

Dans son roman Au bon beurre de 1952, Jean Dutourd trace le portrait d'un crémier opportuniste et peu scrupuleux se livrant au marché noir en se convaincant du bien-fondé de ses actes tandis que le film Le Troisième Homme met en scène un « profiteur de guerre » nommé Harry Lime, aux motivations ambiguës, qui vole de la pénicilline dans les hôpitaux militaires pour la revendre au marché noir. Mais le « profiteur de guerre » est aussi parfois porteur d'une image positive : ainsi en est-il de la figure d'Oskar Schindler, dans le film La Liste de Schindler, qui exploite toutes les opportunités que lui offrent les nécessités de l'effort de guerre du Troisième Reich pour sauver des Juifs.
Articles connexes

Complexe militaro-industriel - Conflit d'intérêts
Nouveau riche

Articles biographiques

Adolphe d'Espie
Gabriel-Julien Ouvrard
Marcel Petiot
Oswald Pohl
Louis Renault
Basil Zaharoff

Articles historiques

Guerre de course - Bien national
Traité de Nankin
Forceur de blocus - Chemins de fer confédérés dans la guerre de Sécession - Carpetbagger - Aspects socio-économiques de la guerre de Sécession
Collaboration dans l'Europe occupée par les nazis - Aryanisation - Épuration à la Libération en France - Affaire des comptes en déshérence
U.S. Senate Special Committee to Investigate the National Defense Program
Irangate - Diamants de conflits

Bibliographie

Henri Amouroux :

La vie des Français sous l’Occupation, éd. Fayard, coll. « Les grandes études contemporaines », Paris, 1961, 577 p. ; version en 2 tomes, parue aux Éditions J'ai lu leur aventure, no A102/103 & A104/105.
La Grande Histoire des Français sous l'Occupation, dix vol., éd. Robert Laffont, 1976-1993.

François Bouloc : Les profiteurs de guerre, 1914-1918, Éditions « Complexe », 2008 (ISBN 2804801527) (ISBN 9782804801526).
François Chartrain : Causes de la Guerre du Chaco - Éléments de jugement, Cahiers du monde hispanique et luso-brésilien Caravelle no 14 - 1970 (extrait du mémoire de diplôme de l'Institut des hautes études internationales de Paris I - Panthéon, 1967 consultable aussi à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine).
Richard Cobden, M.P. : How wars are got up in India: the origin of the Burmese war - les origines de la seconde guerre anglo-birmane.
Arthur Lévy : Un grand profiteur de guerre sous la Révolution, l'Empire et la Restauration : G.-J. Ouvrard, Calmann Levy 1929.
Karl Marx et Friedrich Engels : La Guerre civile aux États-Unis, UGE, collection 10/18, 1970.
Serge Noirsain : La Confédération sudiste 1861-1865 - Mythes et réalités, Collection Campagnes et Stratégies - Ed. Economica, Paris 2006 (ISBN 9782717851793).
Stuart Reid et Gerry Embleton : Armies of the East India Company 1750-1850, Osprey Publishing Ltd Men-at-Arms Series n°453, Londres 2009. (ISBN 9781846034602)
Patrick Mortal, Les Armuriers de l'État : du Grand Siècle à la globalisation 1665-1989, Presses univ. Septentrion, 2007

Liens externes

Les Profiteurs de la Grande Guerre. Histoire culturelle et socio-économique - Thèse de doctorat de M. François Bouloc
(en) A Responsible Plan to End the War in Iraq - legislation

Notes et références

Sur les autres projets Wikimedia :

profiteur, sur le Wiktionnaire

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « War profiteering » (voir la liste des auteurs).

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « False Claims Act » (voir la liste des auteurs).

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Kriegsgewinnler » (voir la liste des auteurs).

Notes

↑ Le corps d'intendance militaire est créé par Louis XVIII par une ordonnance du 29 juillet 1817.
↑ « Qui tam » est l'abréviation de l'expression latine « qui tam quam pro rege Domino pro se ipso in hac parte sequitur » qui signifie « celui qui porte une affaire au nom de notre seigneur le roi, comme ainsi que pour lui-même ». Dans une action qui tam, le citoyen-plaignant est appelé « relateur ». Par une exception aux règles générales du droit, les tribunaux ont jugé que les « relateurs » sont partiellement intéressés à la cause et au préjudice subi par le gouvernement, rendant ainsi leurs actions recevables. Voir Nathan D. Sturycz : The King and I ? - An Examination of the Interest Qui Tam Relators Represent and the Implications for Future False Claims Act Litigation [archive], 28 St. Louis Pub. L. Rev. 459 (2009).
↑ Cette section est un résumé de l'article en anglais False Claims Act.

Références

↑ Voir l'ouvrage de Stuart Reid et Gerry Embleton : Armies of the East India Company 1750-1850 (Bibliographie) - présentation de l'ouvrage par l'éditeur [archive].
↑ Mortal 2007, p. 60.
↑ Aimé Malvardi, Napoléon et sa légende, Paris, Lions et Azzaro, 1965, p. 215.
↑ Stuart Reid et Gerry Embleton : Armies of the East India Company 1750-1850, présentation de l'ouvrage - Op. cité.
↑ Collectif : collection The British Empire n° 34 Enlarging the Jewel - The conquest of Burma and Ceylon, BBC TV - Time-Life International(Nederland) N.V. Norwich 1972.
↑ The British Empire, Op. cité p.937.
↑ Richard Cobden, M.P. : How wars are got up in India: the origin of the Burmese war (Bibliographie). Richard Cobden, Membre du Parlement, se montra particulièrement critique à l'égard des prétextes invoqués lors du déclenchement de ce conflit.
↑ Dominique Sanches et Pierre Dobson : La guerre de Sécession, premier conflit moderne in magazine Vae Victis, n° 7, mar-avr. 1996.
↑ (en) The US Civil War,the First Modern War [archive]
↑ (en) Larry D. Lahman : Bad Mules: A Primer on the Federal False Claims Act [archive]
↑ Smedley Butler : War Is a Racket, Feral House, Los Angeles 1935 - (ISBN 0-922915-86-5)
↑ (en) The Gran Chaco War [archive]
↑ (en) Les profiteurs de guerre et le conflit en Irak [archive]
↑ (en) « WOOLSEY WATCH: Woolsey Needs to Make a Choice Between Being a War Profiteer or War Pundit » [archive] (consulté le 12 juillet 2008)
↑ (en) « Windfalls of War » [archive] (consulté le 12 juillet 2008)
↑ (en) Politics Case shines light on how war contracts are awarded [archive]
↑ (de) Dieter Felbick : Schlagwörter der Nachkriegszeit 1945-1949 [archive], page 577, Walter de Gruyter GmbH, Berlin 2003, ISBN 3-11-017643-2.
↑ (en) Alan Grayson, « House Subcommittee on Crime, Terrorism, and Homeland Security » [archive],‎ 2007 (consulté le 12 juillet 2008)
↑ (en) « Senate Judiciary Holds Hearing on Combating War Profiteering » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 12-07-2008

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:31

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

Ces lettres de Camille Claudel me fait penser à toutes celles et tous ceux qui furent sacrifié sur l'Autel du Sacrifice tel des prisonniers du Dieu Soleil Aztéques, de L'âge du cuivre, et Babyloniens et de ces profiteurs de guerre qui ont engendré esclavages, tortures et viols... spéculation, spoliation, marché noir, contrebande, trafic d'armes...
Dead Can Dance - Children Of The Sun
https://www.youtube.com/watch?v=J6aQEFzB3zQ



Lettre de Camille Claudel à Auguste Rodin

1

min
rodinclaudel


Je couche toute nue pour me faire croire que vous êtes là.

Si on se souvient de la tumultueuse sculptrice Camille Claudel (1864-1943), pour son œuvre d’une grande puissance expressive, pour les conditions désastreuses de son internement psychiatrique et pour sa relation passionnelle avec Auguste Rodin. Diagnostiquée d’une démence paranoïde en 1913, elle finira ses jours en asile, contrainte à l’enfermement, isolée de son art et des siens. Quelques années avant, pleine d’espoir et d’amour, elle écrit cette lettre tendre à Rodin, qui deviendra avec le temps, l’objet principal de sa paranoïa.

Juillet 1891

Monsieur Rodin,

Comme je n’ai rien à faire je vous écris encore. Vous ne pouvez vous figurer comme il fait bon à l’Islette.

J’ai mangé aujourd’hui dans la salle du milieu (qui sert de serre) où l’on voit le jardin des deux côtés. Mme Courcelles m’a proposé (sans que j’en parle le moins du monde) que si cela vous était agréable vous pourriez y manger de temps en temps et même toujours (je crois qu’elle en a une fameuse envie) et c’est si joli là !…

Je me suis promenée dans le parc, tout est tondu, foin, blé, avoine, on peut faire le tour partout c’est charmant.

Si vous êtes gentil, à tenir votre promesse nous connaîtrons le paradis. Vous aurez la chambre que vous voulez pour travailler. La vieille sera à nos genoux, je crois.

Elle m’a dit que je [mot manquant: pouvais ?] prendre des bains dans la rivière, où sa fille et la bonne en prennent, sans aucun danger.

Avec votre permission, j’en ferai autant car c’est un grand plaisir et cela m’évitera d’aller aux bains chauds à Azay. Que vous seriez gentil de m’acheter un petit costume de bain, bleu foncé avec galons blancs, en deux morceaux, blouse et pantalon (taille moyenne), au Louvre ou au Bon Marché (en serge) ou à Tours.

Je couche toute nue pour me faire croire que vous êtes là mais quand je me réveille ce n’est plus la même chose.

Je vous embrasse

Camille

Surtout ne me trompez plus.

Dead Can Dance 'Amnesia' (Radio Edit)
https://www.youtube.com/watch?v=9Ll3TaVmIfk

Lettre de Camille Claudel à sa cousine


“Les larmes de l'exil, les larmes que j'ai versées goutte à goutte depuis que j'ai été arrachée à mon cher atelier.

Si on se souvient de la tumultueuse sculptrice Camille Claudel (1864-1943), c’est pour sa relation passionnelle avec Auguste Rodin, pour son frère — le poète Paul Claudel, pour les conditions désastreuses de son internement psychiatrique, mais surtout pour son œuvre d’une grande puissance expressive. Diagnostiquée d’une démence paranoïde en 1913, elle finira ses jours en asile, contrainte à l’enfermement, isolée de son art et des siens dont cette lettre adressée à sa cousine Marie-Madeleine est un puissant témoignage.

Lettres Lettres de famille

Juillet 1915 ?

Ma chère cousine,

Malgré les différentes aventures qui nous ont séparées je n’oublie pas que c’est jeudi prochain Sainte Marie-Madeleine et je veux vous souhaiter votre fête comme si j’étais encore auprès de vous.

Malheureusement ce n’est pas avec une fleur à la main que je viens vous offrir mes souhaits, c’est avec des larmes dans les yeux. Les larmes de l’exil, les larmes que j’ai versées goutte à goutte depuis que j’ai été arrachée à mon cher atelier. Vous qui connaissez mon attachement à mon art vous devez savoir ce que j’ai dû souffrir d’être tout à coup séparée de mon cher travail vous qui me connaissez si bien malgré mes étourderies et mes inconséquences !!

Ma pauvre cousine !

Le chêne de Villeneuve n’existe plus, je ne suis pas la seule à m’en apercevoir, aussi je ne voudrais pas vous attrister davantage en vous faisant le récit de l’injustice dont j’ai été la victime !

J’ose à peine vous demander de vos nouvelles ! c’est en tremblant que je me demande en moi-même si vous êtes toujours vivante, si vous n’avez pas disparu dans cette horrible guerre qui dévaste notre beau pays. Si vous voulez m’écrire un mot vous me ferez grand plaisir. Par un singulier effet du sort je me trouve actuellement en pension à Montdevergues par Montfavet (Vaucluse), dans un établissement tenu par les religieuses de Saint-Charles.

Vous qui êtes une intrépide voyageuse, si par hasard vous passez un jour par ici, n’oubliez pas votre petite cousine sculpteuse [sic] (celle qui perdait toujours son parapluie).

Je prie le bon Dieu pour vous et pour Mlles vos sœurs.

[…]

Camille Claudel
( Camille Claudel, Correspondance, édition d'Anne Rivière et Bruno Gaudichon, Art et Artistes, Gallimard ) - (Source image : Camille Claudel âgée de 20 ans, Wikipedia Commons)

La guerre civile syrienne ou révolution syrienne est un conflit armé en cours ayant lieu en Syrie. Elle débute en 2011, dans le contexte du Printemps arabe, par des manifestations contre le régime syrien baasiste dirigé par le président Bachar el-Assad. Ces manifestations en faveur de la démocratie, majoritairement pacifiques et touchant tout le pays, sont réprimées brutalement par le régime. Peu à peu, face à la répression, le mouvement de contestation se transforme en une rébellion armée.

De nombreux belligérants participent au conflit. L'opposition politique en exil forme le Conseil national syrien (CNS) en 2011 puis la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution (CNFOR) en 2012. Parmi les multiples groupes insurgés, l'Armée syrienne libre est le premier mouvement à mener la rébellion, mais il est supplanté en 2013 par des brigades islamistes sunnites, telles que Ahrar al-Cham ou Jaysh al-Islam. Les mouvements rebelles sont soutenus par les pays du Golfe et l'Occident, et en particulier par l'Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar et les États-Unis. Le régime syrien bénéficie quant à lui des renforts du Hezbollah et de brigades islamistes chiites irakiennes et étrangères, ainsi que du soutien militaire de l'Iran et de la Russie, que vient renforcer le soutien diplomatique de la Chine. À ces forces s'ajoutent les Kurdes du PYD et des YPG, qui combattent pour l'autodétermination du Rojava, et les salafistes djihadistes, représentés principalement par le Front al-Nosra — branche syrienne d'Al-Qaïda jusqu'en 2016, où il se rebaptise Front Fatah al-Cham — et l'État islamique. Si le Front al-Nosra combat aux côtés de la rébellion, à partir de 2014 l'État islamique entre en guerre contre tous les autres belligérants et devient la cible d'une campagne de frappes aériennes effectuées par une coalition arabo-occidentale menée par les États-Unis.

En se prolongeant dans le temps, le conflit syrien est devenu à la fois guerre civile, guerre énergétique, guerre par procuration, et guerre sainte. De mars 2011 à septembre 2016, le conflit a fait autour de 400 000 à 500 000 morts d'après les estimations de diverses ONG. Des attaques à l'arme chimique et de nombreux massacres, crimes de guerre et crimes contre l'humanité ont été commis, principalement par le régime syrien et l'État islamique. Le camp loyaliste syrien est responsable de la majorité des victimes civiles de la guerre, souvent par le fait de bombardements aériens. En outre, entre 100 000 et 200 000 personnes ont disparu dans les prisons du régime, dont 17 000 à 60 000 y ont été torturées à mort.

La moitié de la population syrienne a été déplacée pendant le conflit, et cinq à six millions de Syriens ont fui le pays, soit le quart de la population.

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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:35

Kenule Beeson Saro-Wiwa, plus couramment appelé Ken Saro-Wiwa, né le 10 octobre 1941 à Bori et mort — exécuté par pendaison — le 10 novembre 1995 à Port Harcourt, était un écrivain et producteur nigérian, militant écologiste et récipiendaire du prix Nobel alternatif en 1994.

Sommaire

1 Biographie
2 La littérature et la production télévisuelle
3 La défense du peuple Ogoni
4 L'exécution de Ken Saro-Wiwa
5 Reconnaissance
6 Citation
7 Œuvres
8 Notes et références
8.1 Notes
8.2 Références
9 Annexes
9.1 Articles connexes
9.2 Bibliographie
9.3 Autres sources
9.3.1 Sites en français
9.3.2 Sites étrangers
9.4 Liens externes

Biographie

Ken Saro-Wiwa faisait partie du peuple Ogoni, une minorité ethnique dans le delta du Niger, dont les terres sont la cible des compagnies pétrolières depuis les années 1950. Il a été porte-parole puis président du Mouvement pour la Survie du Peuple Ogoni (MOvement for the Survival of the Ogoni People ou MOSOP), un mouvement créé afin de lutter contre les abus commis par certaines compagnies sur les terres du peuple Ogoni. Saro-Wiwa a été le leader d’une campagne non violente contre des compagnies comme Shell, dénonçant les dégâts écologiques commis dans le delta du Niger. Pour ses actions militantes, il a reçu en 1994 le Prix Nobel alternatif, quelques mois après son arrestation par le régime de Sani Abacha. À la suite d'un procès largement dénoncé par les organisations de défense des droits de l'homme, il a été condamné à être pendu et exécuté en 1995. Shell a fait l'objet d'une plainte pour complicité dans cette exécution qui s'est conclue par un accord où Shell verse 15,5 millions de dollars1.
La littérature et la production télévisuelle

Saro-Wiwa faisait aussi des affaires dans le milieu de la télévision, produisant des séries. Il était également écrivain, son livre le plus connu est Sozaboy : A Novel in Rotten English, traduit en français sous le titre de "Pétit minitaire", racontant l’histoire d’un garçon recruté par l’armée pendant la guerre civile du Nigéria (1967-1970). Un autre livre On a Darkling Plain, est un recueil de récits de l’expérience de Saro-Wiwa pendant la guerre, alors qu'il servait dans le port de Bonny dans le delta du Niger. Il fut aussi l'auteur de la série de télévision satirique Basye & Co., qui est devenu le soap opera le plus regardé en Afrique.

Au début des années 1970, Saro-Wiwa a travaillé pour la Commission régionale pour l’éducation (Rivers State Cabinet), mais fut démis de ses fonctions en 1973 pour son soutien au peuple Ogoni. Vers la fin des années 1970, il établit plusieurs commerces dans l’immobilier avant de se reconvertir petit à petit dans les années 1980 à l’écriture, au journalisme et à la production télévisuelle.
La défense du peuple Ogoni

En 1990, membre fondateur du MOSOP, Saro-Wiwa se lance plus sérieusement dans la lutte pour sauver le peuple Ogoni. Les demandes du MOSOP sont réunies dans « The Ogoni Bill of Right », un document incluant une revendication à une autonomie plus importante de leur communauté, une taxation juste sur le montant des bénéfices créés par l’extraction du pétrole sur les terres Ogoni et une réparation des dommages écologiques créés par les multinationales en place.

En 1992, Saro-Wiwa est emprisonné par le gouvernement militaire du Nigeria une première fois, il restera plusieurs mois enfermé sans aucun procès.

Peu après sa sortie de prison, le MOSOP organise des manifestations pacifiques d’environ 300 000 personnes – plus de la moitié de la population Ogoni –, cet événement permettra à la communauté internationale de connaître un peu mieux ce qu’il se passait dans le delta du Niger. Après une pression très importante du MOSOP sur la multinationale Shell au Nigeria ainsi que des boycotts organisés au niveau international et relayés par les mouvements altermondialistes, Shell a dû cesser ses opérations au Nigeria la même année. L’image de l’entreprise était entachée des abus commis dans le delta du Niger.
L'exécution de Ken Saro-Wiwa

Ken Saro-Wiwa a été arrêté par le gouvernement nigérian de nouveau en juin 1993, puis remis en liberté un mois plus tard. En mai 1994, il fut arrêté pour la troisième fois et accusé d’incitation au meurtre après la mort de quatre Ogoni. Ken Saro-Wiwa a toujours réfuté les charges retenues contre lui. Après un an d’emprisonnement, il a été déclaré coupable et condamné à mort par un tribunal spécial. Ce procès fut très largement critiqué par les associations internationales de défense des droits de l’homme comme Amnesty International.

Le 10 novembre 1995, Ken Saro-Wiwa et huit autres leaders du MOSOP ont été exécutés par pendaison à Port Harcourt par le gouvernement nigérian du général Sani Abacha. Il laisse deux enfants : le journaliste Ken Wiwa et Zina Saro-Wiwa la réalisatrice et journaliste artistique.

Cet événement a provoqué la suspension du Nigéria dans le Commonwealth qui se réunissait en Nouvelle-Zélande à ce moment-là.

En juin 2009, Shell, qui fait l'objet d'une plainte pour complicité dans l'élimination du militant des droits de l'Homme, a accepté de payer 15,5 millions de dollars pour que le litige soit réglé aux États-Unis. La plainte a été déposée par les familles des victimes, qui s'appuient sur une loi américaine de 1789 qui exige que les firmes ayant une présence importante aux États-Unis respectent les lois américaines dans le monde entier2.

Son exécution est d'ailleurs un évènement clé cité à plusieurs reprises dans le livre "The Other Side of Truth" écrit par Beverley Naidoo en 2000. Dans son livre elle cite Ken Saro-Wiwa comme l'exemple d'un homme qui a protesté pour la justice dans son pays et qui l'a payé de sa propre vie, de la même manière qu'un journaliste fictif du livre a voulu dénoncer la corruption de son pays (Nigeria) ce qui a entraîné la mort de sa femme, assassinée par des hommes de main du gouvernement corrompu dirigé par le général Abacha.
Reconnaissance

Ken Saro-Wiwa a reçu le prix Nobel alternatif en 1994, « pour son courage exemplaire dans la lutte non violente pour les droits civils, économiques et environnementales de son peuple. »a 1 et le Prix Goldman pour l'environnement en 19953.
Citation

« L’exploration pétrolière a transformé le pays ogoni en immense terrain vague. Les terres, les rivières et les ruisseaux sont en permanence entièrement pollués ; l’atmosphère est empoisonnée, chargée de vapeurs d’hydrocarbures, de méthane, d’oxydes de carbone et de suies rejetés par les torchères qui, depuis trente-trois ans, brûlent des gaz vingt-quatre heures sur vingt-quatre tout près des zones d’habitation. Le territoire ogoni a été dévasté par des pluies acides et des épanchements ou des jaillissements d’hydrocarbures. Le réseau d’oléoducs à haute pression qui quadrille les terres cultivées et les villages ogoni constitue une dangereuse menace. »

— Ken Saro-Wiwa, s’adressant à l’Organisation des peuples et nations non représentés à Genève, en 1992.
Œuvres

Ken Saro-Wiwa (trad. Samuel Millogo & Amadou Bissiri), Sozaboy : Pétit minitaire, Actes Sud, 2003, 309 p. (ISBN 978-2742742219)

Notes et références
Notes


Références

(fr) von Lüpke / Erlenwein le "Nobel" alternatif, 13 portraits de lauréats, La Plage, Sète, 2008

↑ von ŀüpke-erlenwein 2008

Autres sources

↑ http://www.pbs.org/frontlineworld/stories/bribe/2009/06/shell-settles-15-million-in-nigerian-human-rights-case.html [archive]
↑ Militants tués au Nigeria: Shell paie pour éviter le procès [archive], Le Figaro, éd. du 10 juin 2009
↑ http://www.goldmanprize.org/recipient/ken-saro-wiwa/ [archive]

Annexes

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Ken Saro-Wiwa, sur Wikimedia Commons

Articles connexes

Survival International

Bibliographie

Une biographie de Ken Saro-Wiwa, In the Shadow of a Saint, a été écrite par son propre fils, le journaliste Ken Wiwa.

Son cas est retracé dans certains ouvrages de l’altermondialisme, en particulier dans No Logo où Naomi Klein analyse les dérives du système des marques. La marque Shell et ses actions commises à l'encontre du peuple Ogoni est l’un des principaux exemples choisi par l’écrivaine.

Geseko von Lüpke et Peter Erlenwein, "Nobel" alternatif, 13 portraits de lauréats, Sète, La Plage, 2008, 213 p. (ISBN 978-2842211912), p. 173 à 183
(en) Abdul-Rasheed Na'Allah (dir.), Ogoni's agonies : Ken Saro-Wiwa and the crisis in Nigeria, Africa World Press, Trenton (N.J.) ; Asmara, 1998, 388 p. (ISBN 0-86543-647-9)
(en) Sanya Osha, Ken Saro-Wiwa's shadow : politics, nationalism and the Ogoni protest movement, Adonis & Abbey, Londres, 2007, 193 p. (ISBN 978-1-905068-46-3)

Autres sources
Sites en français

(fr) « Ken Saro-Wiwa: “Seigneur, prends mon âme, mais la lutte continue.” », in :Revue en ligne d', sur http://www.africalog.com, africalog,‎ 2010 (consulté le 28 février 2010)

(fr) Ben Amumwa, « Shell au Nigeria: la lutte pour la responsabilité », in :Revue en ligne de, sur http://www.pambazuka.org, pambazuka.news,‎ 2010 (consulté le 4 mars 2010)

(fr) Rapport d'Amnesty International sur les droits de l'homme au Nigeria
(fr) un compte rendu complet du combat entre Shell et le peuple Ogoni

Sites étrangers
Liens externes

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • WorldCat
Ken Saro-Wiwa sur le site du prix Nobel alternatif
(en) La Fondation Ken Saro-Wiwa
--------------------------------------------------------

La crise dans le delta du Niger fait référence aux tensions constatées depuis le début des années 1990 et l'insurrection de groupes armés depuis 2004 dans le delta du Niger.

Ces tensions, dues notamment des importantes ressources pétrolifères de la région, opposent les sociétés pétrolières présentes, comme Shell, aux populations autochtones.

Le pétrole produit en effet une grande partie du produit intérieur brut du pays.

Les Ijaws et les Ogonis sont les principaux groupes ethniques concernés.

D'un point de vue environnemental, les torchages sont pratiques courantes au Nigéria. Le samedi 5 juin 2010, un universitaire déclare dans le New York Times « Imaginez que l’équivalent de la marée noire de l’Exxon Valdez ait lieu chaque année depuis 50 ans. Plutôt inimaginable, non ? Pourtant, c’est ce que les habitants de la région pétrolifère du delta du Niger, au Nigeria, vivent depuis au moins 50 ans »2.

Sommaire

1 Les opérations militaires en 2008
2 2009 : l'offensive gouvernementale
3 2012 : hausse de la piraterie
4 Références
5 Annexes
5.1 Articles connexes
5.2 Lien externe

Les opérations militaires en 2008

En août 2008, le gouvernement nigérian lance une campagne de répression contre l'insurrection. Les soldats patrouillent les eaux à la recherche d'insurgés, fouillent tous les bateaux civils pour trouver des armes et attaquent de nombreux repaires d'insurgés.
2009 : l'offensive gouvernementale

Le 15 mai 2009, les forces armées nigérianes lancent des opérations militaires dans la région contre les insurgés, après que ces derniers aient enlevé plusieurs soldats et des touristes étrangers. Des milliers de Nigérians fuient leur village en raison de l'offensive.

Le 26 juin 2009, le gouvernement nigérian annonce accorder une amnistie de 60 jours aux combattants qui se rendraient entre le 6 août et 4 octobre 2009, signée par le président Umaru Yar'Adua. De nombreux combattants se sont rendus aux autorités avec leurs armes3.

Le 16 octobre 2009, l'insurrection estime ne plus être concernée par le cessez-le-feu et annonce reprendre ses attaques contre l'industrie pétrolière.
2012 : hausse de la piraterie

En octobre 2012, le Nigeria connaît une hausse importante des actes de piraterie le long de ses côtes. Début 2013, il s'agit du deuxième pays le plus touché par la piraterie après la Somalie. Le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger est principalement derrière ces attaques.

Depuis octobre 2012, le groupe affirme avoir détourné 12 navires, capturé 33 marins et tué 4 travailleurs pétroliers. Les États-Unis ont envoyé des soldats afin d'entraîner les Nigérians aux tactiques maritimes contre les pirates. Depuis, 33 pirates ont été neutralisés par la marine nigériane.
Références

↑ (en) Nigeria militants end ceasefire [archive], BBC News, 16 octobre 2009
↑ « Nigeria : un ‘Exxon Valdez’ par an depuis un demi-siècle » [archive], sur blog.lemonde.fr (consulté le 16 juin 2010)
↑ (en) Nigeria offers militants amnesty [archive], BBC News, 26 juin 2009

Annexes
Articles connexes

Delta du Niger
Ken Saro-Wiwa
Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger
Subdivisions du Nigéria

Lien externe

(en) [PDF] Rapport d'Amnesty International sur les pollutions pétrolières dans le delta du Niger
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:36

Un vêtement est un article d’habillement servant à couvrir une partie du corps humain, exception faite des chaussures et du chapeau. Il est le plus souvent en tissu mais les matériaux utilisés pour sa fabrication tendent à se diversifier au fil des siècles. La raison d’être d'un vêtement varie fortement selon les cultures et les périodes de l’histoire : pratique (protection), symbolique (signaler une posture morale) ou encore sociale (afficher un statut).

Protection
Ancien imperméable japonais.

Les vêtements ont longtemps joué un rôle de « barrière protectrice ». La première des protections à apporter concernait les intempéries. Cela est toujours le cas aujourd’hui, indépendant des changements survenus à travers les siècles :

le froid : les tissus empêchent la circulation de l'air froid sur de la peau. Ils évitent donc l'apport d'air froid contre la peau et la fuite de l'air réchauffé par la peau. Par ailleurs, les fibres des tissus piègent de l'air et l'immobilisent. Or l'air immobile a une très mauvaise conductivité thermique (cet effet est notamment utilisé pour les doubles vitrages) ;
le soleil et la chaleur : en arrêtant les rayonnements ultraviolets et infrarouges, les vêtements empêchent les brûlures (coup de soleil) ; lorsqu’ils sont de couleur claire, ils réfléchissent le rayonnement global et limitent la température ;
les précipitations (pluie, neige) : certains tissus, dits « imperméables », empêchent l'eau de rencontrer la peau. L'eau est un bon caloporteur contrairement à l'air, utilisé de ce fait pour les circuits de chauffage central. L'eau froide ou la neige entraînent donc un refroidissement très important du corps.

Au-delà des intempéries, les vêtements ont toujours servi à protéger le corps d’éventuelles agressions extérieures. Ainsi, les médecins du XVIIe siècle utilisaient-ils des étoffes lorsqu’ils étaient amenés à soigner des pestiférés5.

Au XXIe siècle encore, certains vêtements conservent un rôle spécifique de protection notamment contre les risques mécaniques et chimiques. Ce rôle est très important dans les vêtements professionnels qui constituent fréquemment des équipements de protection individuelle (EPI). C'est le cas des blouses, des bleus de travail, des casques, des tabliers, et, dans les cas extrêmes des armures (dont les gilets pare-balles). En contribuant à la propreté du corps, certains vêtements aident enfin à se protéger contre la saleté extérieure, la transpiration et les mauvaises odeurs. Marc-Alain Descamps résume idéalement cette dimension : « Les vêtements nous protègent des éléments (froid, chaleur, pluie, vent, soleil…), des écorchures, des morsures des animaux ou des piqûres d’insectes, des coups des hommes à la guerre ou dans le sport, etc. Mais il ne faut jamais exagérer l’aspect fonctionnel des vêtements. L’utilité dans ce domaine n’explique finalement que bien peu de choses. Si l’on ne tenait compte que du froid, les peuples méditerranéens vivraient nus 10 mois sur 12. D’ailleurs, au lieu de nous protéger du froid, les vêtements affaiblissent notre résistance et nous font perdre notre thermorégulation naturelle6. »

Homo sapiens — l'être humain anatomiquement moderne — aurait commencé à se vêtir il y a 83 000 à 170 000 ans1.

L’histoire du vêtement est indissociable de sa sociologie : étudier les conditions qui ont contribué à sa naissance ne peut être fait sans s’intéresser aux enjeux socioculturels du moment2. Il convient ainsi de dissocier les simples habitacles originaux (généralement des peaux de bêtes) des premiers costumes qui leur succéderont, donnant progressivement naissance à la notion de mode. D’un rôle purement utilitaire – protéger le corps humain des intempéries et agressions extérieures, permettre de se mouvoir aisément – le vêtement évolue en s’adjoignant des fonctions immatérielles : orné, il devient parure. Le progrès technique et l’intensification des échanges commerciaux conduisent à une accélération de son rythme de transformation à compter du XIVe siècle. Activité originellement très locale, car dépendante des ressources naturelles d'un territoire, la fabrication des vêtements s'inscrit aujourd'hui au cœur de la globalisation économique.

L'anthropologue Marcel Mauss répartit l'espèce humaine en deux grandes catégories selon le type de vêtement : l'humanité drapée qui appartient d'abord aux civilisations des pays chauds et l'humanité cousue qui domine dans les régions froides en ajustant au plus près du corps les vêtements par la couture afin de lutter contre le froid et faciliter l'équitation3.

Parmi les pionniers d'un ordonnancement saisonnier du vêtement, il faut citer, Ziryab (789-857), qui fut considéré en Andalousie comme l'arbitre des élégances et du bon goût. Originaire de Bagdad, il vécut à Cordoue. Paul Balta, directeur honoraire du Centre d’études de l’Orient contemporain, explique : « C’est lui qui introduisit la mode saisonnière (étoffes légères de couleurs vives au printemps, vêtements blancs l’été, manteaux et toques de fourrure l’hiver), et créa un institut de beauté d’une étonnante modernité. »4.

Pudeur
Les longueurs de jupes appropriées selon le Harper's Bazaar en 1868 : vers le milieu de l'époque victorienne, une jupe se portait aux genoux à quatre ans et pratiquement aux chevilles à seize.

Les vêtements jouent, dans un second temps, un rôle central en matière de pudeur. Ils visent en effet à cacher le corps, à le dissimuler en l'enveloppant de textiles afin de faire passer la communication verbale et la réflexion avant les instincts. La vue des caractères sexuels primaires et secondaires (organes génitaux, fesses, poitrine féminine) provoque en effet souvent un désir, une attirance ; masquer ces organes permet de voir chez l'autre un être social avant d'y voir un partenaire sexuel potentiel. C’est la raison pour laquelle les organes sexuels ne doivent pas être visibles dans de nombreuses cultures où il est mal vu de dévoiler son corps. La gestion des réactions humaines « primaires » s’en trouve dès lors facilitée : érection et chair de poule sont, par exemple, soustraites du regard. La relation entre le respect de la pudeur et le développement des vêtements demeure complexe et difficile à dater historiquement. Les cache-sexes d'ethnies vivant quasiment nues, comme les étuis péniens d'Océanie ou les pagnes — pourraient faire penser que la pudeur a précédé les vêtements. A contrario, on peut également s'interroger sur le fait de savoir si la pudeur ne résulterait pas plutôt du masquage du corps, rendant la vision de celui-ci inconvenante même lorsque le temps permettrait de le découvrir — voir par exemple l'arrêté municipal de Deauville de 1996 interdisant le torse nu en dehors de la plage, ou bien les témoignages de pratiquants du nudisme (l'émoi serait créé par le manque).

De nouveau, les travaux de Marc-Alain Descamps nous apportent une excellente synthèse de cet aspect : « En fait la sexualité est beaucoup plus importante pour rendre compte du vêtement, le premier et le dernier des vêtements étant toujours le cache-sexe. La pudeur a enclin les hommes (et encore plus les femmes) à cacher leurs organes de reproduction pour ne pas exciter des convoitises. Puis, par proximité des organes d’élimination, s’y est adjoint la honte. Aussi notre corps est-il coupé en deux : les parties nobles ou montrables et les "parties honteuses". Mais la pudeur n’est pas une réalité stable, car il n’y a rien de plus érotique que la pudeur. Aussi sa localisation varie selon les époques et les lieux. Le rôle des vêtements est finalement de cacher pour donner du prix en excitant le désir, et pouvoir après, dévoiler le caché dans un strip-tease sans fin. Ainsi on cache le décolleté par une modestie, que l’on fait ensuite en dentelles et l’on porte une mini-jupe mais en ayant bien soin de mettre dessous un collant qui cache ce que l’on vient de dévoiler6. »
Exhibition

Si les vêtements peuvent servir à cacher le corps, ils peuvent aussi jouer le rôle inverse : le mettre en valeur à des fins séductrices. En effet, nous pouvons difficilement corriger notre apparence physique alors que l’habillement, lui, est aisément modifiable. En jouant avec les vêtements que nous portons, nous pouvons facilement mettre en valeur nos atouts physiques… et faire en sorte que nos défauts soient le moins visibles possibles. Fusionnant avec l’enveloppe charnelle, certains vêtements peuvent ainsi avoir un rôle partiellement « mécanique » : corset, bustier, gaine, chemises à épaulettes… Ce phénomène n’est pas nouveau et, dès l'Antiquité, les femmes se bandaient les seins avec une étoffe afin de répondre aux critères esthétiques de l'époque. Certains vêtements sont expressément conçus pour orienter le regard vers les attributs sexuels, les valoriser ou pour simplement les laisser transparaître, les suggérer. On lira à ce sujet l'article sur les décolletés ou celui sur les vêtements moulants.

Une fois encore, Marc-Alain Descamps donne une parfait condensé de ce volet : « Finalement la parure rend mieux compte du vêtement. Son origine doit en effet se trouver dans le trophée de chasse (la peau d’ours, de loup ou du lion de Némée pour Hercule) que le chasseur garde sur son dos pour perpétuer le souvenir de sa victoire. À ce premier rôle d’intimidation se superpose celui d’exaltation générale du corps. Il s’agit toujours de magnifier le corps humain, de grandir avec des talons ou des chapeaux, d’élargir les épaules des hommes puis maintenant des femmes, de resserrer la taille pour bien séparer le haut noble du bas ignoble. Par là ce sont tous les fantasmes collectifs et l’inconscient d’un groupe qui vont s’inscrire dans le corps (l’œuf pour la "mama" méditerranéenne, la guêpe en 1900, l’araignée et l’échassier actuellement...)6. »
Classe et signification sociales
La robe d'Alim Khan est un message social.

Les vêtements sont visibles et porteurs de significations. Ils revêtent une dimension sémiotique : à la fois messages et porteurs de messages. Les vêtements sont souvent utilisés pour mettre en valeur celui ou celle qui les porte, ils sont parfois le signe de la classe sociale, de la fonction (uniforme de police, de sapeur-pompier, de l'armée).

Ils peuvent également constituer un facteur d'intégration dans un groupe. C'est notamment le cas chez les adolescents, très influencés par les phénomènes de mode et les marques commerciales. Certains vêtements professionnels sont dits à « haute visibilité » (couleur jaune ou orange fluorescent, bandes réfléchissantes) afin que les conducteurs d'engin sur les chantiers et de véhicules sur la route puissent mieux les voir, et donc éviter les accidents. A contrario, d'autres vêtements ont pour rôle le camouflage, en rendant difficilement visible la personne dans l'environnement, comme la tenue de combat des fantassins.

La forme et la couleur des vêtements sont fréquemment porteuses d'un symbole fort. Ainsi, en Europe, les femmes n'ont-elles longtemps porté que des robes et des jupes, c'est-à-dire des vêtements laissant symboliquement le « libre accès » à leur sexe. D'ailleurs, l’ordonnance de la préfecture de police de Paris interdisant en 1800 aux femmes de s’habiller en homme (et l'ordonnance inverse promulguée en 1907 par Louis Lépine, interdisant aux hommes de se travestir en femme) n’a été abrogée qu'en février 2013. En Europe, le noir est la couleur du deuil et le blanc celle de la pureté, de la virginité, donc la couleur du mariage. En revanche, en Asie, le blanc est la couleur du deuil.

Dans la culture musulmane, il n'existe aucune différence entre la tenue liturgique et la tenue de la vie quotidienne. En islam, la vie religieuse et la vie profane sont beaucoup plus imbriquées l'une dans l'autre, on passe constamment de l'une à l'autre sans aucune transition autre que les ablutions. En effet, la fonction essentielle du vêtement de la vie quotidienne est de permettre et de faciliter l'accomplissement de la prière.
Typologie
Culture occidentale contemporaine
Pour un vêtement précis, consulter les pages Liste des hauts de vêtements, Liste de couvre-chefs, Liste des sous-vêtements, Liste de vêtements de nuit ou parcourir la Catégorie:Vêtement.

Pour la plupart des vêtements l'usage est de distinguer les hauts (Chemise, Chemisier, T-shirt, Gilet) et les bas (Jupe, Minijupe, Pantalon). Toutefois, certains vêtements se considèrent par ensemble : pour une tenue habillée : complets pour les hommes, tailleurs ou robes pour les femmes. Il existe d'autres ensembles comme les uniformes scolaires, les vêtements militaires (treillis ou uniforme), les vêtements de sport…

Enfin ne font pas partie des vêtements mais composent l'habillement : les chaussures et les accessoires de mode (écharpes, couvre-chef, bijoux, etc.). N'oublions pas non plus les sous-vêtements.
Culture occidentale historique

Capuchon
Carmagnole
Casaquin
Charlotte
Collerette
Corset
Costume ecclésiastique
Crinoline
Esclavine
Ferrets



Fraise
Hauts-de-chausses
Hennin
Houppelande
Jupon
Juste
Masque
Paramentique
Queue-de-pie
Redingote

Autres cultures
Article détaillé : Costume traditionnel.

Chine : Hanfu, Qipao
Inde (voir aussi Portail Monde indien) : sari, dhoti, lungi.
Japon (voir aussi Portail Japon et culture japonaise ou Catégorie:Vêtement japonais) : geta, hakama, keikogi, kimono, yukata.
Viêt Nam : áo dài
Corée : le costume traditionnel coréen est appelé hanbok7
Afrique : Vêtement haoussa (Nigeria)

Vêtements pour enfants
Article détaillé : Mode enfantine.

Lange (voir couche-culotte)
Turbulette

Économie
Articles détaillés : Industrie de la mode et Industrie textile.
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Répartition du prix

Selon une étude réalisée en 19978, un vêtement vendu 10 euros en magasin n'aura en fait, au maximum, coûté que 3 euros à fabriquer. Le coût se répartirait ainsi :
Matières premières et fournitures de 8 % à 14 %
Main d'œuvre de 5 % à 14 %
Frais divers de 2 % à 3 %
Marge fabricant de 15 % à 17 %
Marge magasin de 55 % à 67 %

Cela dépend également du nombre intermédiaires qui interviennent entre l'étape de fabrication et le client final. Ainsi certaines marques maîtrisent intégralement la chaîne de valeur de la fabrication (avec leur propres usines) à la distribution (avec leur propre magasins ou via internet).
Économie et éthique

La plupart des produits textiles sont fabriqués dans le Tiers-Monde, et particulièrement en Asie. Certains matériaux utilisés sont parmi les plus polluants. La culture du coton, par exemple, utilise 28 % des pesticides mondiaux, alors qu’il ne représente pas plus de 2,5 % des terres cultivées. De plus, les conditions de travail et les salaires des ouvriers de base dans cette branche sont souvent parmi les plus déplorables, surtout au regard des profits importants réalisés par les intermédiaires et les marques. La mode a une responsabilité dans les principaux enjeux sociaux et environnementaux. En Europe et au Canada, des créateurs ont pris conscience de ces enjeux et proposent des créations plus respectueuses de l'homme et de l'environnement.
Pratique
Tailles
Article détaillé : Pointures et tailles en habillement.

Les vêtements sont classés en fonction de leur taille. On distingue les tailles adultes des tailles enfants.
Entretien
Article détaillé : Étiquetage pour l'entretien des textiles.
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Notes et références

↑ (en) Melissa A. Toups et al., « Origin of clothing lice indicates early clothing use by anatomically modern humans in Africa » [« L'origine du pou de vêtement (ou pou du corps, Pediculus humanus corporis) indique l'utilisation précoce de vêtements par des humains anatomiquement modernes en Afrique »], Molecular Biology and Evolution, vol. 28, no 1,‎ janvier 2011, p. 29-32 (PMID 20823373, DOI 10.1093/molbev/msq234, résumé [archive], lire en ligne [archive] [html])
Les coauteurs de l'article sont, outre Melissa A. Toups : Andrew Kitchen, Jessica E. Light et David L. Reed.
L'article a été mis en ligne le 7 septembre 2010.
↑ Barthes, R., Système de la mode, Paris : Le Seuil, 1967.
↑ André Varagnac, Marthe Chollot-Varagnac, Les traditions populaires, PUF, 1978, p. 411
↑ Science arabe sur le site herodote.net [archive]
↑ Nathalie Bailleux et Bruno Remaury, Modes et vêtements, Éditions Gallimard (ISBN 2-0705-3270-4)
↑ a, b et c http://www.europsy.org/marc-alain/psyvet1.html [archive]
↑ Hanbok has beauty of harmonization [archive]
↑ Marie-Noëlle Boutin-Arnaud et Sandrine Tasmadjian, Le vêtement, Éditions Nathan (ISBN 2-0918-2472-0)

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Vêtement, sur Wikimedia Commons vêtement, sur le Wiktionnaire (thésaurus) Vêtement, sur Wikiquote

L'Habit, commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie.

Bibliographie

Bailleux, N. et Remaury, B., Modes et vêtements, Paris : Gallimard, 1995.
Roland Barthes, Système de la mode, Paris : Le Seuil, 1967.
Boutin-Arnaud, M.N. et Tasmadjian, S., Le Vêtement, Paris : Nathan, 1997.
Descamps, M.A. Psychosociologie de la mode. Paris : PUF, 1979.
Florence Gherchanoc et Valérie Huet éd., Vêtements antiques. S'habiller, se déshabiller dans les mondes anciens, actes du colloque international des 26 et 27 novembre 2009, Paris, Errance, 2012, 288 p., ill.
Godart, F., Sociologie de la mode, Paris : La Découverte, 2010.
Monneyron, F., La Frivolité essentielle. Du vêtement et de la mode, Paris : Presses Universitaires de France, 2001.

Articles connexes

Liste d'entreprises reliées au vêtement
Isolation vestimentaire
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:36

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:37

Le pagne est une pièce de tissu ou de matière végétale tressée (ex : raphia), généralement rectangulaire, avec laquelle une personne se couvre les hanches jusqu'aux cuisses ou aux genoux, ou du nombril aux chevilles.
Il est généralement composé d'une seule pièce, ou d'une pièce et d'une ceinture. Il peut être simple, coloré, imprimé, brodé ou décoré de diverses manières. Certains pagnes (ex : pagne royal chendjit du musée du Louvre) pouvaient être en tissu plissé pour leur partie inférieure, ou accompagnés de bijoux ou pièces d'étoffe décoratives.
C'est le vêtement de tissu le plus simple que l'Homme ait créé et porté. Il est encore couramment utilisé, notamment dans les régions chaudes. Quelques créateurs de mode et artistes s'en inspirent.

La mode désigne la manière de se vêtir, conformément au goût d'une époque dans une région donnée.

Il est intéressant de constater que la mode revient souvent d'une époque à l'autre. Par exemple, des vêtements que les gens portaient il y a une vingtaine d'années n'étaient plus portés durant les dernières années, mais redeviennent finalement populaires aujourd'hui. La mode concerne non seulement le vêtement mais aussi les accessoires, le maquillage, le parfum et même les modifications corporelles.

En apprendre plus sur la mode...
« Le vêtement fait l'homme. Les personnes nues n'ont que peu ou pas d'influence dans la société. »
La mode désigne la manière de se vêtir, conformément au goût d'une époque dans une région donnée.

Il est intéressant de constater que la mode revient souvent d'une époque à l'autre. Par exemple, des vêtements que les gens portaient il y a une vingtaine d'années n'étaient plus portés durant les dernières années, mais redeviennent finalement populaires aujourd'hui. La mode concerne non seulement le vêtement mais aussi les accessoires, le maquillage, le parfum et même les modifications corporelles.

En apprendre plus sur la mode...
« Le vêtement fait l'homme. Les personnes nues n'ont que peu ou pas d'influence dans la société. »
— Mark Twain
pourtant je lui répondrai que l'homme n'a pas de cesse et de répéter une multitude d’œuvre artistique sur la porté du naturel dans l'art; certains se sont offusquer de la nudité... Pourtant, elle est juste une référence de la manière du voir et du paraitre. Il faut se dénuder pour se laver et cela est une méthode scientifique et affirmé. La nudité est une forme de pudeur sur l'aspect naturel; il y a la phobie du naturel et du poil. La joie est la plus grand de tous les facteurs même chez les plus religieux: La prière est lié à la joie et peu importe la tenue de l'individu et de son sexe...
— Yanis Tignard


Lors de la Seconde Guerre mondiale, les bijoux simples réapparaissent ; ils consistent en des bijoux patriotiques, aux emblèmes des régiments ou des unités des soldats.
Le Mahaju est une méthode de teinture par réserve, l'étoffe à teindre est nouée en différents endroits pour jouer sur la densité de couleur.
La ceinture a longtemps été un élément important du costume car elle permettait de pendre les objets nécessaires en l'absence de poches.
C'est en 1932 que pour la première fois un tee-shirt sert de support publicitaire pour la promotion du premier film en couleurs Le magicien d'Oz.
Le terme de zazou vient de la chanson Zaz Zuh Zaz de Cab Calloway.
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:37

La.cinquieme.République
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t141-the-london-jazz-composers-orchestra-politics
De la politique pure et affaires étrangeres


La domra est un instrument à cordes russe de la famille des luths répandu jusqu'au XVIIe siècle puis disparu, et recréé à la fin du XIXe siècle par Vassili Andreyev, le musicien à l'origine du renouveau de la balalaika et de la musique folklorique russe1.

En 1905, un luthier y ajouta une quatrième corde. C'est un instrument que l'on retrouve souvent associé à la balalaïka.

Facture

C'est un luth à trois ou quatre cordes à la caisse de résonance arrondie qui se décline en différentes tailles.
Jeu

On en joue avec un plectre en solo, duo ou orchestre. Il est plutôt réservé à l'interprétation des musiques modernes ou classiques.

Il existe de nombreux accordages en quartes.

domras à quatre cordes (Ljubimow):
Domra : g d1 a1 e2

domras à trois cordes (Andrejew) :
Piccolodomra : b1 e2 a22
Primdomra : e1 a1 d23
Soprandomra : b e1 a14
Altdomra : e a d15
Tenordomra : B e a6
Bassdomra : E A d7
Kontrabassdomra (minor): 1E 1A D8
Kontrabassdomra (major): 1A D G9

Joueurs de domra

Tamara Volskaya
Victor Solomin
Tatjana Ossipova
Michail Sawtschenko
Viktor Kalinsky
Natalia Anchutina

Liens externes
Domra

“Tamara Volskaia domra Saint-Saens Rondo Capricioso”
“Tamara Volskaia domra Tchaikovsky Danse russe”
“Campanula, Russian romance - String Quartet SKAZ”
“Arie - J.S. Bach”
“Domras (Mozart, Marche turque)”
“Flight of the Bumblebee, I. Orlova, V.Khavrun, A.Klyushnik”
“Vivaldi Quatre Saisons”
“Tin Roof Blues (domra & guitare)”
“Libertango (Astor Piazzolla)”
Discographie

Sources

Sur les autres projets Wikimedia :

Domra, sur Wikimedia Commons

↑ [1] [archive]
↑ Tablature Domra Piccolo [archive]
↑ Tablature Domra Prima [archive]
↑ Tablature Domra Mezzosoprano [archive]
↑ Tablature Domra Alto [archive]
↑ Tablature Domra Tenor [archive]
↑ Tablature Domra Bass [archive]
↑ Tablature Domra Contrabass / minor [archive]
↑ Tablature Domra Contrabass / major [archive]
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:38

7 Οκτωβρίου 2016

Η ιστορική αποστολή της ESA, Rosetta, ολοκληρώθηκε όπως είχε προγραμματιστεί, με την ελεγχόμενη πρόσκρουση στον κομήτη που ερευνούσε για περισσότερο από δύο χρόνια.

Η επιβεβαίωση του τέλους της αποστολής έφτασε στο κέντρο ελέγχου της ESA στο Ντάρμσταντ της Γερμανίας στις 11:19 GMT (13:19 CEST) με την απώλεια του σήματος της Rosetta μετά την πρόσκρουση.

Η Rosetta πραγματοποίησε την τελευταία μανούβρα το βράδυ της 29ης Σεπτεμβρίου στις 20:50 GMT (22:50 CEST), μπαίνοντας σε τροχιά σύγκρουσης με τον κομήτη από ένα υψόμετρο περίπου 19 χιλιομέτρων. Η Rosetta είχε στόχο μια περιοχή στον μικρό λωβό του κομήτη 67P/Churyumov–Gerasimenko, κοντά σε σχισμές ενεργών αερίων στην περιοχή Ma’at.
Η τελευταία εικόνα της Rosetta

Η κάθοδος έδωσε στη Rosetta την ευκαιρία να μελετήσει τα αέρια, την σκόνη και το περιβάλλον πλάσματος κοντά στην επιφάνεια του κομήτη, αλλά και να τραβήξει εικόνες πολύ υψηλής ανάλυσης.

Οι σχισμές στην επιφάνεια του κομήτη παρουσιάζουν ιδιαίτερο ενδιαφέρον, επειδή παίζουν σημαντικό ρόλο στην δραστηριότητα του κομήτη. Παρέχουν επίσης ένα μοναδικό παράθυρο θέας προς τα εσωτερικά τμήματα του κομήτη.

Η πληροφορία που συλλέχθηκε από την κάθοδο στην εντυπωσιακή αυτή περιοχή του κομήτη, εστάλη στη Γη πριν την πρόσκρουση. Πλέον δεν είναι δυνατόν οποιαδήποτε επικοινωνία με το διαστημικό σκάφος της Rosetta.

"Η Rosetta έχει εισέλθει στα βιβλία της ιστορίας ξανά,"αναφέρει ο Johann-Dietrich , Γενικός Διευθυντής της ESA. "Σήμερα γιορτάζουμε την επιτυχία μιας πρωτοποριακής αποστολής, η οποία έχει ξεπεράσει όλα μας τα όνειρα και τις φιλοδοξίες, και η οποία συνεχίζει την κληρονομιά της ESA στις «πρωτιές» στους κομήτες."

"Χάρη σε μια τεράστια και διεθνή προσπάθεια δεκαετιών, έχουμε επιτύχει η αποστολή μας να έχει μεταφέρει ένα παγκόσμιας κλάσης επιστημονικό εργαστήριο σε ένα κομήτη και να μελετήσει την εξέλιξη του στο χρόνο, κάτι που κάμια αποστολή -«κυνηγός» κομητών δεν έχει προσπαθήσει", σημειώνει ο Αλβάρο Χιμένεζ, Διευθυντής Επιστήμης της ESA.

"Η Rosetta ήταν στα σχέδια μας πριν ακόμα η πρώτη αποστολή της ESA βαθιά στο διάστημα,Giotto, τραβήξει την πρώτη εικόνα του πυρήνα ενός κομήτη καθώς πετούσε δίπλα από τον κομήτη Χάλευ το 1986".

"Η αποστολή έχει διαρκέσει ολόκληρες καριέρες, και τα δεδομένα που επιστράφηκαν θα κρατήσουν γενιές επιστημόνων απασχολημένες για τις επόμενες δεκαετίες".
Τα πεδία προσγείωσης στον κομήτη

"Πέρα από ένας επιστημονικός και τεχνολογικός θρίαμβος, το εκπληκτικό ταξίδι της Rosetta και του σκάφους προσγείωσης Philae, αιχμαλώτισαν την φαντασία του κόσμου, εισάγοντας νέο κοινό έξω από την επιστημονική κοινότητα. Είναι θαυμάσιο να τους έχεις όλους μαζί στην πορεία", προσθέτει ο Mark McCaughrean, σύμβουλος επιστημών της ESA.

Από την εκτόξευση της το 2004, η Rosetta είναι τώρα στην έκτη της τροχιά γύρω από τον Ήλιο. Το σχεδόν 8 δισεκατομμυρίων χιλιομέτρων ταξίδι της περιελάμβανε τρεις προσεγγιστικές πτήσεις προς τη Γη, μία προς τον Άρη και δύο συναντήσεις με αστεροειδείς.

Το σκάφος άντεξε 31 μήνες σε αδρανή κατάσταση βαθειά στο διάστημα, στο πιο απομακρυσμένο κομμάτι του ταξιδιού του, πριν ξυπνήσει τον Ιανουάριο του 2014 και τελικά να φτάσει στον κομήτη τον Αύγουστο του 2014.

Αφού έγινε το πρώτο διαστημικό σκάφος με τροχία γύρω από έναν κομήτη, και το πρώτο που χρησιμοποίησε σκάφος προσγείωσης,το Philae, τον Νοέμβριο του 2014, η Rosetta συνέχισε να παρακολουθεί την εξέλιξη του κομήτη κατά τη διάρκεια της εγγύτερης προσέγγισης τους προς τον Ήλιο και ακόμη παραπέρα.

"Επιχειρήσαμε στο τραχύ περιβάλλον του κομήτη για 786 μέρες, κάναμε έναν αριθμό από δραματικές προσεγγιστικές πτήσεις κοντά στην επιφάνεια του, επιβιώσαμε από πολλές απρόσμενες εκρήξεις από τον κομήτη και επανήλθαμε από δύο «ασφαλείς καταστάσεις» του διαστημικού σκάφους", λέει o ο διευθυντής επιχειρήσεων Sylvain Lodiot.

"Οι επιχειρήσεις σε αυτήν την τελική φάση μας έχουν προκαλέσει περισσότερο από ποτέ, αλλά είναι ένα ταιριαστό τέλος για την απίστευτη περιπέτεια της Rosetta, να ακολουθήσει το σκάφος προσγείωσης στην επιφάνεια του κομήτη".

Η απόφαση να τελειώσει η αποστολή στην επιφάνεια του κομήτη, είναι το αποτέλεσμα της κίνησης τόσο της Rosetta όσο και του κομήτη πέρα από την τροχιά του πλανήτη Δία ξανά. Ακόμα πιο μακριά από τον Ήλιο, από όσο έχει ταξιδέψει η Rosetta στο παρελθόν, θα υπήρχε πολύ λίγη ενέργεια για το χειρισμό του σκάφους.


Η τελευταία διαδρομή της Rosetta
Access the video

Οι χειριστές της αποστολής αντιμετώπισαν επίσης μία επικείμενη περίοδο, που θα κρατούσε μήνες, όπου ο Ήλιος είναι κοντά στην γραμμή θέασης ανάμεσα στη Γη και τη Rosetta, το οποίο σήμαινε ότι οι επικοινωνία με το σκάφος θα γινόταν πολύ πιο δύσκολη από πριν.

"Με την απόφαση να φέρουμε τη Rosetta κάτω στην επιφάνεια του κομήτη, ενισχύσαμε το επιστημονικό αποτέλεσμα της αποστολής μέσα από αυτό το τελευταίο μοναδικό εγχείρημα", αναφέρει ο διευθυντής της αποστολής Πάτρικ Μάρτιν.

Πολλές εκπληκτικές ανακαλύψεις έχουν γίνει ήδη κατά τη διάρκεια της αποστολής, όπως το περίεργο σχήμα του κομήτη που έγινε εμφανές όταν η Rosetta προσέγγισε τον κομήτη τον Ιούλιο και Αύγουστο του 2014. Οι επιστήμονες τώρα πιστεύουν ότι οι δύο λοβοί του κομήτη σχηματίστηκαν ανεξάρτητα, και ενώθηκαν σε μία χαμηλής ταχύτητας σύγκρουση τις πρώτες μέρες δημιουργίας του Ηλιακού Συστήματος.

Η μακρόχρονη παρακολούθηση έχει επίσης δείξει πόσο σημαντικό είναι το σχήμα του κομήτη, επηρεάζοντας τις εποχές του, μετακινόντας σκόνη πάνω στην επιφάνεια του και εξηγώντας τις διαφορές στις μετρήσεις πάνω στην πυκνότητα και σύνθεση πάνω στο coma, την ατμόσφαιρα του κομήτη.

Μερικά από τα πιο απρόσμενα και σημαντικά αποτελέσματα συνδέονται με τα αέρια που πηγάζουν από τον πυρήνα του κομήτη, περιλαμβάνοντας την ανακάλυψη μοριακού οξυγόνου και αζώτου, και νερού με διαφορετική «γεύση» από αυτήν των ωκεανών της Γης.
Η πρόσκρουση της Rosetta

Μαζί, αυτά τα αποτελέσματα δείχνουν ότι ο κομήτης γεννήθηκε σε μια πολύ κρύα περιοχή πρωτοπλανητικού νεφελώματος, όταν το Ηλιακό Σύστημα ακόμα σχηματιζόταν περισσότερο από 4.5 δισεκατομμύρια χρόνια πριν.

Ενώ φαίνεται ότι η πρόσκρουση κομητών όπως της Rosetta, ίσως δεν έχει συνεισφέρει τόσο στη δημιουργία του νερού της Γης όσο θεωρούνταν παλαιότερα, μία άλλη πολυαναμενόμενη ερώτηση ήταν αν θα ήταν δυνατόν να είχαν αφήσει υλικά που θεωρούνται σημαντικά για την καταγωγή της ζωής.

Η Rosetta δεν απογοήτευσε, ανιχνεύοντας το αμινοξύ γλυκίνη, που βρίσκεται συνήθως στις πρωτεΐνες, και φώσφορο, ένα συστατικό-κλειδί του DNA και των κυτταρικών μεμβράνων. Πολλά οργανικά συστατικά ανιχνεύτηκαν επισης, τόσο από την Rosetta κατά τη διάρκεια της τροχιάς της, όσο και από το σκάφος Philae στην επιφάνεια του κομήτη.

"Είναι ένα γλυκόπικρο τελείωμα, αλλά στο τέλος η μηχανική του Ηλιακού Συστήματος ήταν απλά εναντίον μας : η μοίρα της Rosetta είχε καθοριστεί πολύ καιρό πριν. Αλλά τα τρομερά επιτεύγματα θα παραμείνουν τώρα για το μέλλον και θα χρησιμοποιηθούν από την επόμενη γενιά νεαρών επιστημόνων και μηχανικών ανά την υφήλιο."

Ενώ η λειτουργική πλευρά της αποστολής τελείωσε στις 29 Σεπτεμβρίου, η επιστημονική ανάλυση θα συνεχιστεί για αρκετά από τα επόμενα χρόνια.

Εκρήξεις του κομήτη

Συνολικά, τα αποτελέσματα που έδωσε η Rosetta μέχρι τώρα, ορίζουν τους κομήτες περισσότερο σαν αρχαία απομεινάρια των πρώτων στιγμών του σχηματισμού του Ηλιακού Συστήματος, παρά θραύσματα μεταγενέστερων συγκρούσεων μεταξύ μεγαλύτερων σωμάτων, δίνοντας μία απαράμιλλη διαίσθηση στο πώς τα κατασκευαστικά κομμάτια των πλανητών μπορεί να έμοιαζαν πριν από περίπου 4.6 δισεκατομμύρια χρόνια.

"Καθώς η Πέτρα της Rosetta, από την οποία πήρε το όνομα της η αποστολή, ήταν ζωτικής σημασίας για την κατανόηση της αρχαίας γλώσσας και ιστορίας, ο τεράστιος όγκος του θησαυρού που έφεραν τα δεδομένα από το σκάφος της Rosetta αλλάζουν το πώς βλέπουμε το σχηματισμό των κομητών και του Ηλιακού Συστήματος,» αναφέρει ο Ματ Τέιλορ, επιστήμονας του πρότζεκτ της Rosetta.

"Αναπόφευκτα, έχουμε ακόμα νέα μυστήρια να λύσουμε. Ο κομήτης δεν έχει αποκαλύψει ακόμα όλα του τα μυστικά, και σίγουρα υπάρχουν ακόμα αρκετές εκπλήξεις , κρυμμένες σε αυτή την απίθανη βιβλιοθήκη πληροφοριών. Για αυτό μην πάτε πουθενά ακόμα – μόλις τώρα ξεκινάμε".

Σημειώσεις για Συντάκτες

Η Rosetta ήταν μια αποστολή της ESA με συνεισφορές από τα κράτη-μέλη της και τη NASA. Το σκάφος προσγείωσης Philae το παρείχε μία κοινοπραξία όπου ηγήθηκαν οι DLR, MPS, CNES και ASI. Η Rosettaήταν η πρώτη αποστολή στην ιστορία που έδωσε ραντεβού με έναν κομήτη και τον συνόδευσε καθώς κινούνταν μαζί σε μία τροχιά γύρω από τον Ήλιο. Ήταν επίσης η πρώτη φορά που χρησιμοποιήθηκε ένα σκάφος προσγείωσης πάνω στην επιφάνεια ενός κομήτη, και η πρώτη αποστολή που τελείωσε με μία ελεγχόμενη πρόσκρουση με τον κομήτη.

Οι κομήτες είναι χρονοκάψουλες που περιέχουν πρωτόγονο υλικό που έχει απομείνει από την εποχή που ο Ήλιος και οι πλανήτες σχηματίστηκαν. Μελετώντας τα αέρια,τη σκόνη, τη δομή του πυρήνα και τα οργανικά υλικά που σχετίζονται με τον κομήτη, διαμέσου απομακρυσμένων αλλά και επιτόπου παρατηρήσεων, η αποστολή της Rosetta είναι ένα κλειδί για να ξεκλειδώσουμε την ιστορία και την εξέλιξη του Ηλιακού μας Συστήματος.
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:38

Jérusalem (ʒe.ʁy.za.lɛm) (ou Salem, également nommée Hiérosolyme ou Solyme en ancien français ; יְרוּשָׁלַיִם Yerushaláyim en hébreu [dénomination israélienne officielle] ; arabe : القدس al Quds ou اورشليم Ûrshalîm [dénomination israélienne officielle en arabe]) est une ville du Proche-Orient qui tient une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane.

La ville tient également une place importante dans les sentiments nationaux israélien et palestinien. L’État d’Israël a fait de Jérusalem-ouest sa capitale en 1949 puis a fait de Jérusalem « réunifiée » sa capitale après la conquête de la partie est de la ville en 1967. Depuis, l'ensemble des pays du monde ont retiré leur ambassade de la ville lui contestant ce choix. Pour la communauté internationale, Jérusalem-Est est considérée comme occupée. Jérusalem a été proclamée capitale de la Palestine en 1988, bien que les autorités palestiniennes n'y siègent pas. La communauté internationale défend toutefois le point de vue que le statut de la ville doit faire l'objet de négociations entre Israéliens et Palestiniens.

La ville s’étend sur 200 km2 pour une population de 865 700 habitants en 20151. La ville, chef-lieu du district de Jérusalem, est très hétérogène : s'y mêlent de nombreuses religions, peuples, groupes socio-économiques. La partie nommée « vieille ville », entourée de remparts, est constituée de deux quartiers à dominante arabe, dits quartier chrétien et quartier musulman, ainsi que d’un quartier à dominante arménienne et d’un quartier à dominante juive.

Étymologie et dénominations
Article détaillé : Noms de Jérusalem.

Jérusalem est mentionnée pour la première fois dans les textes égyptiens dits « d'exécration2,3 » (XXe et XIXe siècles av. J.-C., à la période où l'Égypte a vassalisé Canaan) sous le nom de Rushalimu. La prononciation exacte du nom égyptien ne ressort pas clairement des hiéroglyphes (on trouve aussi Urushalimu ou d'autres variantes4,2). On peut supposer que le nom de la ville reflète le culte du dieu Shalem (en) ou Shalimu car il était courant alors d'appeler les cités du nom du dieu local4,2. Le nom de Jérusalem se réfère donc au culte du dieu des Cananéens, Shalem était un dieu populaire dans le panthéon ouest sémitique, divinité de la création, de l'exhaustivité, et du soleil couchant. Comme la première syllabe de Jérusalem vient de uru, qui signifie « fondation » ou « ville fondée par », le sens du nom primitif est donc « fondée par Shalem », ou « sous la protection de Shalem »5,6,7.

Une étymologie détaillée était donnée en 1859 par Sander et Trenel, le nom de « Shalem » provient de deux racines chaldéennes : YeRu (« ville », « demeure »Note 2) et ShLM, qui a donné les mots salaam en arabe et shalom en hébreu. Cette racine ShLM signifie aujourd'hui « paix », mais le sens initial est celui de la complétude, de l'achèvement8,Note 3, d'où dérive ultérieurement la notion de paix2.
Histoire
Article détaillé : Histoire de Jérusalem.

La frise chronologique ci-dessous présente les principales périodes historiques de Jérusalem.
Géographie
Vue satellitaire de Jérusalem
Topographie

Jérusalem, couvrant 126 km2, est localisée entre la mer Méditerranée et la mer Morte, sur l'extrémité d'un plateau des monts de Judée (dont le mont Sion) à 745 m d’altitude moyenne, avec de fortes variations entre monts et vallées (de 700 à 800 m environ). Le mont Scopus culmine à 826 m et la vallée du Cédron descend sous les 600 m. Le point le plus élevé est le mont Herzl avec 834 mNote 4.

La ville est entourée de toutes parts de plusieurs vallées, parmi lesquelles celles au nord sont moins prononcées que celles situées dans les autres directions. Les deux principales se trouvent au nord-ouest de la ville actuelle[Lesquelles ?].
Climat

Jérusalem possède un climat méditerranéen, marqué par une forte chaleur et une forte aridité en été. Seuls quelques mois en hiver sont humides, en particulier février, où tombe plus de la moitié des précipitations totales annuelles. La neige tombe une année sur trois, particulièrement en février ; certaines tempêtes ont fait beaucoup de dégâts, notamment en janvier 1992, avec 50 cm de neige, et en 1920, avec 97 cm9.
Relevé météorologique de Jérusalem (1881-2007) Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 6,4 6,4 8,4 12,6 15,7 17,8 19,4 19,5 18,6 16,6 12,3 8,4 13,5
Température moyenne (°C) 9,1 9,5 11,9 17,1 20,5 22,7 24,2 24,5 23,4 20,7 15,6 11,2 17,5
Température maximale moyenne (°C) 11,8 12,6 15,4 21,5 25,3 27,6 29 29,4 28,2 24,7 18,8 14 21,5
Record de froid (°C) −6,7 −2,4 −0,3 0,8 7,6 11 14,6 15,5 13,2 9,8 1,8 0,2 −6,7
Record de chaleur (°C) 23,4 25,3 27,6 35,3 37,2 36,8 40,6 44,4 37,8 33,8 29,4 26 44,4
Précipitations (mm) 133,2 118,3 92,7 24,5 3,2 0 0 0 0,3 15,4 60,8 105,7 554,1
Nombre de jours avec précipitations 12,9 11,7 9,6 4,4 1,3 0 0 0 0,3 3,6 7,3 10,9 62
Source : Israel Meteorological Service10,11
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D



11,8
6,4
133,2




12,6
6,4
118,3




15,4
8,4
92,7




21,5
12,6
24,5




25,3
15,7
3,2




27,6
17,8
0




29
19,4
0




29,4
19,5
0




28,2
18,6
0,3




24,7
16,6
15,4




18,8
12,3
60,8




14
8,4
105,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm
Quartiers et urbanisme
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« Judaïsation »
Article détaillé : Judaïsation de Jérusalem.
Comparaison entre les zones de population juive et arabe de « Jérusalem réunifié » en 1967 et en 1997
Jérusalem-Est
Mur de séparation à Jérusalem-Est, vu depuis la Vieille Ville. Haut de huit mètres, il isole Jérusalem de la Cisjordanie.

En 1967, les autorités israéliennes recensent 66,000 Palestiniens résidents dans le territoire annexé par Israël, dont 44,000 de Jérusalem-Est, occupée par la Jordanie. Seulement quelques centaines de Juifs vivait à Jérusalem-Est, du fait de l'expulsion en 1948 par l'armée jordanienne12. L'ONU a critiqué Israël dans plusieurs résolutions et considère que des mesures adminstratives ou législatives altérant la compostion démographique de la ville n'à aucune validité13. Meron Benvisti, remarque qu'il n'y à pas de statistiques officielles et considère que la proportion démographique n'a pas changé14. Dan Diker, critique le concept de judaïsation, entre autres, car Jérusalem était à majorité juive jusqu'à l'occupation jordanienne. Selon Diker, la population arabe de la ville passe de 26,6 % en 1967 à 31,7 % en 2000 et le nombre de constructions dans les quartiers arabes est plus important que dans les quartiers juifs15. Il existe un débat quant à la volonté politique qu'aurait Israël de modifier l'écart démographique à l’Est, peuplé essentiellement par les Palestiniens en 1967. Outre des raisons juridiques, il s'agit toujours de mettre en avant une quête de reconnaissance internationale[réf. nécessaire]. En 1980, Israël passe la loi de Jérusalem proclamant Jérusalem « une et indivisible » et avec des frontières municipales étendues. En 21 juin 1998, la Knesset approuve un plan proposé par Benjamin Netanyahou sous le nom de « Grand Jérusalem », bien que le 13 juillet 1998, les Nations unies ont demandé à Israël de renoncer à ce plan[réf. nécessaire]. Le politologue Frédéric Encel le comprend comme une façon de « détruire l’influence palestinienne en modifiant l’équilibre géographique de la ville »[réf. nécessaire]. Il faut ajouter à cela les colonies juives relativement proches de la ville: au nord (Giv'at Ze'ev), au sud (Goush Etzion) et à 7km à l’est (Ma'ale Adoumim), ce qui augmente le nombre de Juifs dans la région aux alentours de Jérusalem, d'un périmètre de 440 km2 [réf. nécessaire]. La superficie totale de de Jérusalem( Jérusalem-Est, Jérusalem-Ouest) et des colonies proches est d'environ 900 km2[pas clair], c'est « le Très Grand Jérusalem »[Informations douteuses] [?] qui est relié administrativement et par structure de conurbation des infrastructures (transports, autoroutes). Ainsi, l'unification des deux parties de Jérusalem et la barrière de séparation ont eu pour effet d'édifier une ceinture urbaine disjoignant les quartiers de Jérusalem-Est de la Cisjordanie. Les limites municipales de la ville ne reposent pas totalement sur des territoires accordés par le droit international à l’État d’Israël et la construction de la barrière de séparation impose de fait des frontières non reconnues à l’est de Jérusalem. Les quartiers arabes seraient selon certains [Qui ?], victime d'une politique d'encerclement par les limites municipales de 1967. Jérusalem-Est faisait 38 km2 en 1967, sous l'occupation jordanienne. Et par l'effet de cette limite de municipalité, 108 km2 par la construction de quartiers juifs. Cet état de fait est accentué par le tracer du projet de barrière de séparation16 qui pourrait encercler Maale Adoumim à 11 km à l'est de Jérusalem. La barrière est destinée, selon Israël, principalement à réduire le nombre d'attentats terroristes palestiniens. Selon l'ONG palestinienne LAW (affilée à la Commission internationale de juristes): « Israël continue à appliquer des mesures arbitraires et incompatibles avec le droit international pour chasser les Palestiniens de Jérusalem et les remplacer par des colons juifs, de façon à cimenter son autorité sur la ville. Cette politique revêt des formes diverses : confiscation des cartes d'identité, retrait des permis de résidence, système fiscal injuste, refus du permis de construire, destruction d'habitations »[réf. incomplète]17.
Démographie
Article détaillé : Démographie de Jérusalem.

On appelle hiérosolymitain(e)s les habitants de Jérusalem.

En 1947, il y avait 205 000 habitants dont 100 000 Juifs (49 %) et 105 000 Arabes et autres (51 %) dans le territoire incluant Jérusalem et les villes et villages proches dont Ein Kerem, Abu Dis, Bethléem et Shuafat (en)18.

En 1967, il y avait 263 307 habitants dont 195 700 Juifs (74 %) et 54 963 Arabes (21 %).

En 2004, on comptait 706 000 habitants dont 458 000 Juifs (65 %) (dont 200 000 à l’Est) et 225 000 Arabes (32 %).

En 2015, 61,2 % des habitants de Jérusalem sont juifs, 35,8 % musulmans et 1,4 % chrétiens.

En raison d'un taux de natalité plus élevé, la population arabe a augmenté en proportion depuis 196719, passant de 20 % en 1967 à 32 % en 2004 pour l'ensemble de Jérusalem. Toutefois le Sénat français a constaté que « l'équilibre démographique à Jérusalem-Est a progressivement évolué au profit des Israéliens »20.

En 2005, le taux de fécondité des populations juives et arabes de Jérusalem est identique pour la première fois avec 3,9 enfants par femme — conséquence de la baisse significative de la natalité arabe enregistrée depuis quelques années21. Depuis cette date, la fécondité des populations juives (4,4 enfants par femme en 2015) a même largement dépassé celle des populations musulmanes (3,3 enfants par femme en 2015).

Un autre aspect démographique est le déficit migratoire de la ville, puisque chaque année, les habitants quittant la ville sont de 6 000 ou 7 000 plus nombreux que ceux qui viennent s'y installer. La majorité part habiter dans la proche banlieue de Jérusalem où les coûts du logement sont nettement inférieurs. La politique de permis de construire, que le Conseil économique et social des Nations unies et Amnesty International jugent discriminatoire envers les Palestiniens, et la destruction de maisons appartenant à des Palestiniens affectent également la population arabe de Jérusalem-Est17,22.
La ville dite « trois fois sainte »
Le mur des Lamentations à Jérusalem
L'entrée (de Jésus-Christ) à Jérusalem (icône ukrainienne vers 1570)
Vue générale du dôme du Rocher. troisième lieu saint pour les musulmans
Charles-Théodore Frère, Jérusalem et ses environs, en 1837.
Juifs évacués de la vieille ville par l'armée anglaise en 1936.

La ville de Jérusalem est considérée comme « trois fois sainte » car elle contient les lieux les plus sacrés des religions juive et chrétienne et le troisième lieu saint de l'islam :

le Kotel (כותל), Mur occidental (pour les juifs), ou Mur des Lamentations (pour les chrétiens), vestige du Temple ;
l'église du Saint-Sépulcre ;
l'Esplanade des Mosquées (où est située la mosquée Al-Aqsa), aussi appelée Mont du Temple car c'était le site du Temple de Jérusalem.

Jérusalem est un site privilégié :

pour les juifs, depuis plus de 3000 ans23 car Jérusalem est considérée à la fois comme un lieu important des pérégrinations bibliques des patriarches hébreux ; la capitale du roi David et plus tard du royaume juif hasmonéen. Après les deux destructions du temple de Jérusalem et des dispersions du peuple juif qui ont suivi, le judaïsme a toujours évoqué un retour à Jérusalem, ancienne capitale du Royaume d'Israël de David. Le premier exil babylonien avait déjà entraîné un premier retour des Juifs sur la Terre promise pour reconstruire le Temple. L'identité juive est restée liée à Jérusalem, la « fille de Sion », à travers l'héritage biblique et historique qui a continué à être transmis et enseigné de génération en génération depuis le second exil dit « de Rome » du Peuple juif. C'est la ville où le culte religieux était rendu à l'époque des deux Temples et où demeure le Mur des Lamentations, vestige du Temple et lieu de prière. C'est un lieu de pèlerinage religieux au cours des trois fêtes de pèlerinage: ainsi, tous les ans durant la fête de Pessa'h (Pâque juive), les mots « L’an prochain à Jérusalem » viennent clôturer les cérémonies. La prière quotidienne traditionnelle (toujours adressée en se tournant vers la ville) bénit la construction de Jérusalem et appelle au retour des exilés.
pour les chrétiens, depuis le Ier siècle et les récits de la vie de Jésus de Nazareth telle que décrite dans les Évangiles, depuis sa montée au Temple de Jérusalem jusqu'à sa crucifixion et sa résurrection, selon le dogme chrétien ; consécutivement, on y trouve et on y vénère aussi des souvenirs de Marie de Nazareth, de saints Étienne et Jacques qui y furent martyrisés, etc. Sainte Hélène, mère de Constantin, et les empereurs byzantins y érigèrent des sanctuaires somptueux sur les lieux saints. Ce lien entre les chrétiens et Jérusalem a également été entretenu par les Croisades successives en Terre Sainte au Moyen Âge. Jérusalem fut la capitale du Royaume latin de Jérusalem de 1099 à 1187. Elle est l'un des patriarcats historiques (avec Rome, Antioche, Alexandrie, Constantinople) ;
pour les musulmans, depuis le VIIe siècle, s'inspirant de toutes les raisons précédemment citées et également parce que la tradition fait de Jérusalem le lieu d'où le prophète de l'islam Mahomet aurait effectué son voyage nocturne. De plus les premiers musulmans priaient en direction de Jérusalem, la direction de La Mecque ayant été établie par Mahomet plus tard. Si le Coran ne mentionne pas explicitement le nom de la ville, mais décrit comment Mahomet, étant arrivé à la Mosquée la plus lointaine, monte au Ciel (al Mi'raj: l'ascension) accompagné par l'ange Gabriel, le nom de Jérusalem comme lieu du voyage nocturne est par contre parfaitement explicite dans le récit d'Ibn Ishaq transmis selon Mahomet24. L'islam a déclaré Jérusalem comme sa troisième ville sainte pour des raisons religieuses et politiques : c'est là que les musulmans se réuniront le jour du Jugement Dernier. Ce fut un lieu de pèlerinage, notamment lorsque de grands projets architecturaux furent réalisés par les Omeyyades et plus tard par les Mamelouks. La mosquée de Jérusalem s'appelle Al-Aqsa, ce qui veut dire « le plus éloigné ». De 638 à 1917, Jérusalem fut plusieurs fois dominée par des dynasties islamiques sans qu'aucune ne la prenne pour capitale.

Administration et politique
La question du statut de Jérusalem
voir aussi Capitale d’Israël
Entrée de Jérusalem

Le statut de la ville, intégralement sous administration civile israélienne depuis la guerre des Six Jours, est contesté. La « ligne verte » séparait auparavant Jérusalem-Ouest (Israël) et Jérusalem-Est (territoire occupé par la Jordanie) depuis les Accords d'armistice israélo-arabes de 1949. Ces accords indiquent explicitement que la ligne d'armistice ne préjuge pas des revendications territoriales ultérieures. En particulier l'accord israélo-jordanien stipule dans son article VI.9: « Ces lignes de démarcation sont agréées par les parties sans préjudice d'accords ultérieurs ou d'accords frontaliers ultérieurs ou de revendication ultérieures des parties ». La tentative de confirmation de ces lignes d'armistice en frontières a échoué à la conférence de Lausanne de 1949 (27 avril-12 septembre). Elle avait été convoquée par la commission de conciliation des Nations unies25. Finalement les accords d'armistice n'ont pas été enregistrés par les Nations unies qui ont néanmoins contribué à leur surveillance. Ils ont fait l'objet d'une garantie par les membres occidentaux du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, France, Royaume-Uni). C'est la déclaration tripartite du 29 mai 1950. Entre-temps, la chambre des députés Jordanienne et la chambre des notables a voté le 24 avril 1950 l'annexion de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie. La loi fondamentale israélienne de 1980 entérine le statut de la ville en capitale « éternelle et indivisible ». La résolution 476 et La résolution 478 du Conseil de sécurité de l'ONU sont relatives à cette décision. Elles réaffirment que « l'acquisition de territoire par la force est inadmissible », qu'il doit être mis fin à l'occupation de Jérusalem et que « les dispositions législatives et administratives prises par Israël... n'ont aucune validité en droit et constituent une violation flagrante de la convention de Genève... ».

Le Conseil de sécurité mentionne dans ses attendus « la ville sainte de Jérusalem », en effet, la délimitation de la vieille ville est la seule internationalement établie. Le nom de Jérusalem représente des réalités différentes pour Israël, la Jordanie, les pays de la ligue arabe et les Palestiniens. Le droit sur le nom sera probablement une question à trancher indépendamment des délimitations géographiques. Selon le Plan de partage de la Palestine, il aurait dû y avoir trois entités distinctes : une sous contrôle israélien, une sous contrôle palestinien et une comprenant Jérusalem et ses faubourgs (dont Bethléem) sous contrôle international.

En 1988 (31 juillet), le Roi Hussein de Jordanie déclare à la télévision qu'il abandonne ses revendications de souveraineté sur la Cisjordanie et Jérusalem-Est à l'Organisation de libération de la Palestine26. Cette déclaration n'a pas de valeur en droit international. Le 26 octobre 1994 le Traité de paix israélo-jordanien est signé. Les frontières internationales entre Israël et la Jordanie sont fixées. Mais, le statut des territoires «…sous contrôle militaire israélien depuis 1967 », c'est-à-dire notamment Jérusalem-Est, est réservé27. Il est néanmoins précisé que « le rôle spécial » du Royaume de Jordanie sur les lieux de pèlerinage musulmans de Jérusalem est reconnu. Une priorité sera accordé à ce rôle historique lors des négociations sur le futur statut permanent de la ville28, ceci conformément à la Déclaration de Washington du 25 juillet 199429. En 2000, l'Autorité palestinienne vote une loi établissant Jérusalem capitale d'un futur État, cette loi est ratifiée en 2002. Pour les parties en présence, le statut de Jérusalem reste une question clé de la résolution du conflit israélo-palestinien.

En décembre 2003, l'Initiative de Genève, plan de paix alternatif établi par les anciens partenaires des négociations de Taba, prévoit, dans le cadre d'un règlement global du conflit israélo-palestinien, le partage de la souveraineté sur Jérusalem qui serait la capitale des deux États, les quartiers arabes et l'Esplanade des mosquées étant sous souveraineté palestinienne.

La question de la légitimité de chacune des deux parties sur Jérusalem entraîne également des débats d'ordre archéologique. Les Israéliens ont entamé depuis 1967 des recherches pour apporter les preuves de l'existence du Temple de Jérusalem. Palestiniens et Israéliens s'accusent réciproquement de mener des travaux les uns pour détruire de nouvelles preuves de cette existence, les autres pour fragiliser les fondations des mosquées de la vieille ville. (D'après les experts israéliens, les fondations des mosquées ont été fragilisées par plusieurs tremblements de terre au cours des derniers siècles.) La discussion sur l'utilisation des expressions mont du Temple/esplanade des mosquées est significative par rapport aux soucis des deux parties de gagner la bataille de la légitimité sur Jérusalem.
Position d'Israël
La Knesset, Parlement israélien situé à Jérusalem.
Cour suprême d'Israël.
Ministère des Affaires étrangères d'Israël.
Banque d'Israël.
Siège national de la police israélienne.

Après la Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël en 1948 et la guerre qui s'ensuivit, la ville se retrouve divisée entre une partie occidentale annexée par Israël et une partie orientale (comprenant toute la vieille ville) annexée par la Jordanie, séparées par un no man's land. En 1949, Jérusalem-Ouest est proclamée capitale d'Israël.

En 1967, lors de la guerre des Six Jours, Tsahal conquiert Jérusalem-Est et Israël déclare Jérusalem « réunifiée », sa capitale « éternelle et indivisible ». Toutefois, en 1996, aucun État n'a reconnu cette annexion et aucun n'y a encore d'ambassade30,31 car le droit international a jugé nulle et non avenue cette modification du statut de la ville. Les Juifs ont alors accès à leurs lieux saints, tandis que l'accès à l'Esplanade des Mosquées et aux lieux saints musulmans est règlementé. La gestion de l'esplanade restait sous la juridiction d'un organisme musulman, le Waqf.

En 1980, dans une loi fondamentale israélienne, la Knesset déclare Jérusalem capitale « éternelle et indivisible » : c'est la Loi de Jérusalem. Les différents pouvoirs israéliens, législatif, exécutif, judiciaire et administratif, sont regroupés à Jérusalem.

En 2000 au sommet de Camp David II, Ehoud Barak propose de donner la souveraineté palestinienne sur certains quartiers de Jérusalem comme Abou Dis32 (où se situe l'Université Al-Qods) ainsi qu'une « gestion autonome » des quartiers palestiniens. L'échec de ce sommet met fin à ces négociations. En 2005, la question du statut et de l'éventuel partage de Jérusalem reste au cœur du futur processus de paix mais aucune tentative de négociations n'a plus été entamée sur ce point depuis le sommet de Taba.
Sur le Mont Herzl repose le cimetière national d'Israël
Position de l'OLP et de l'autorité palestinienne

Dès le début du Mandat britannique et tout au long de leur combat nationaliste, les Palestiniens ont revendiqué le contrôle de l'ensemble de la Palestine, avec Jérusalem pour capitale mais sans pouvoir concrétiser ses revendications.

Lors de la proclamation d'un État palestinien par l'OLP en 1988, Jérusalem est choisie comme capitale33,34. L'OLP de Yasser Arafat s'est souvent positionnée dans le sens de ces revendications refusant d'avoir une autre capitale que Jérusalem. L'OLP possédait à Jérusalem un siège officieux, la « Maison d'Orient », dirigée par Fayçal Husseini ; en 2001, cette institution a été fermée de force. Jérusalem est par ailleurs la ville d'origine de réfugiés palestiniens qui souhaitent revenir y vivre. La question du statut final de la ville est ainsi intimement liée à la question des réfugiés palestiniens.
Position du Saint-Siège

Le Saint-Siège n'accepte pas l'annexion de Jérusalem par Israël. Il préconise « un statut spécial, internationalement garanti et déclare moralement et juridiquement inacceptable toute décision et action unilatérale qui modifie son caractère spécifique et son statut »35.
Position de l'ONU

La position de l'ONU concernant Jérusalem est liée à la résolution 181 de l'Assemblée générale ainsi que les résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité qui en découlent.

Le Conseil de sécurité, dans ses résolutions 476 et 478, déclare que la loi israélienne établissant Jérusalem capitale « éternelle et indivisible » est nulle et non avenue, et constitue une violation du droit international. La résolution invite les États membres à retirer leur mission diplomatique de la ville.
Première proposition de l'ONU

À l'expiration du mandat britannique, le plan de partage de la Palestine de 1947 prévoyait que Jérusalem et Bethléem deviennent un Corpus Separatum sous contrôle international et indépendant de ce qui devaient devenir un État arabe et un État juif. Cette séparation devait ainsi garantir à tous les cultes le libre accès à tous les lieux saints en sécurité. Le Comité spécial sur la Palestine avait prévu qu'après un délai de dix ans de Corpus Separatum, le statut définitif de Jérusalem serait fixé par la population consultée par référendum.
Historique des résolutions

Les résolutions suivantes ont été adoptées par le conseil de sécurité des Nations unies. Elles concernent Jérusalem de manière tacite (résolution 252) ou explicite pour toutes les résolutions ultérieures :

1968 : résolution 25236
1969 : résolutions 26737 et 27138
1971 : résolution 29839
1980 : résolutions 46540, 47641 et 47842
1996 : résolution 107343

Positions internationales

Dans le passé, avant 1973 certains pays africains, y compris l'Éthiopie et la Côte d'Ivoire avaient des ambassades a Jérusalem. En 1973, après la guerre du Kippour, de nombreux pays africains décident de rompre leurs relations diplomatiques avec Israël44.
Avant la résolution 478 votée en 1980, 13 pays avaient une ambassade à Jérusalem : la Bolivie, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, la République dominicaine, l'Équateur, le Salvador, le Guatemala, Haïti, les Pays-Bas, le Panama, l'Uruguay, le Venezuela. Suivant les termes de cette résolution, les 13 ambassades ont été déplacées à Tel-Aviv. Les ambassades du Costa Rica et du Salvador ont de nouveau été déplacées à Jérusalem45 en 1984, jusqu'en 2006 où ces deux États décident de transférer de nouveau leurs ambassades à Tel Aviv46. Des consulats étrangers, comme le consulat général de Grèce, le consulat français, ainsi que ceux du Royaume-Uni et des États-Unis, situés à Jérusalem, ont pour attribution les Territoires palestiniens occupés, dont Jérusalem-Est. Les ambassades de la Bolivie et du Paraguay sont quant à elles dans la banlieue de Jérusalem, à Mevasseret Zion. Les Pays-Bas ont un bureau à Jérusalem qui traite presque exclusivement des affaires concernant les Israéliens.
Les États-Unis ont fait voter une loi au Congrès en 1995 établissant que « Jérusalem devrait être reconnue capitale de l'État d'Israël », et que l'ambassade américaine devrait être déplacée à Jérusalem au plus tard le 31 mai 1999. Depuis, le déménagement de l'ambassade a systématiquement été reporté, deux fois par an, par le président américain. Les termes de ces reports précisent cependant que l'administration est engagée dans le processus de déplacement de l'ambassade à Jérusalem. Une des conséquences de la loi de 1995 est que les documents officiels américains abordent Jérusalem comme la capitale d'Israël.
Le Royaume-Uni considère que le statut de Jérusalem doit être défini par des négociations entre les parties israélienne et palestinienne. Ce pays reconnaît le contrôle de fait d'Israël sur la partie occidentale de la ville mais considère Jérusalem-Est comme territoire occupé et ne reconnaît aucune souveraineté sur la ville.
Dans une déclaration au Figaro publiée le 30 novembre 2009, le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, déclare : « Pour nous, Jérusalem doit être, à la fois la capitale de l'État d'Israël et du futur État palestinien47 ».
Le 8 décembre 2009, l’Union européenne appelle Israël à partager Jérusalem comme capitale conjointe de deux États hébreu et palestinien. Les Vingt-Sept assurent qu’ils « ne reconnaîtront aucun changement autre que négocié » au statut d’avant 196748.

Économie
Marché de Mahane Yehuda dans l'ouest de Jérusalem.

Historiquement, l'économie de Jérusalem était centrée principalement sur les pèlerinages religieux49 et maintenant plus généralement sur le tourisme, et les entreprises publiques de l'État d'IsraëlNote 5,50.

Depuis la création de l’État d’Israël, le gouvernement est demeuré un acteur majeur dans l'économie de la ville. Il ne génère pas seulement un grand nombre d'emplois mais œuvre à offrir les conditions propices à la création d'entreprises51.

Bien que Tel Aviv reste le centre financier d'Israël, un nombre grandissant de sociétés high tech quittent Tel Aviv pour Jérusalem. La zone industrielle Har Hatzvin située au nord de la ville accueille plusieurs grandes sociétés comme Intel, Teva Pharmaceutical Industries, et ECI Telecom52.

Parmi les principales industries de Jérusalem, citons les fabriques de chaussures, le textile, l'industrie pharmaceutique, les produits de métaux, et les articles imprimés. Les usines sont situées surtout dans la zone industrielle d'Atarot au nord, le long de la route de Ramallah50.
Art et culture
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Sculpture au Musée d’Israël
Bibliothèque nationale d'Israël sur le campus Givat-Ram
Le Mifletzet intérieur
Le Monstre extérieur

On trouve à Jérusalem un grand nombre de monuments religieux et historiques, comme le Mur occidental — appelé aussi Mur des lamentations — la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher, l'église du Saint-Sépulcre. La Vieille Ville est complètement ceinturée de murailles qui datent du XVIe siècle.

C'est également le siège de plusieurs institutions gouvernementales israéliennes, comme la Knesset (l'assemblée nationale), la Cour suprême, ou d'institutions comme l'Université hébraïque, le Yad Vashem (le mémorial de la Shoah), le Yad Ben-Zvi ou l'École biblique et archéologique française.

De nombreux sites archéologiques existent à Jérusalem, notamment les Étables de Salomon, la Cité de David.

Le parc Rabinovitch également désigné sous le nom de Mifletzet (Monster) Park53, contient une sculpture monumentale de Niki de Saint Phalle : Le Golem54 commandée à l'artiste par Teddy Kollek, maire de Jérusalem en 1971, inaugurée en 1972.

Ce même parc contient aussi un stabile de Alexander Calder, réalisé en 1976/1977 sous le titre Hommage à Jérusalem, comparable à l'araignée rouge du même artiste55. Le Monstre et le stabile sont tous deux situés sur le Mont Herzl, à l'ouest de Jérusalem56.

Un autre parc intitulé le Zoo biblique de Jérusalem, contient un grand nombre de sculptures monumentales d'animaux, réalisées par Niki de Saint Phalle en 199455,57 que l'artiste a réunis sous le titre L'Arche de Noé (Niki)58
Vie sociale
Éducation
Campus de l'université hébraïque de Jérusalem sur le Mont Scopus.
École des beaux-arts de Bezalel - l'école nationale d'Israël

Jérusalem accueille de nombreuses universités prestigieuses offrant des cours en hébreu, arabe et en anglais. L'université hébraïque de Jérusalem a été fondée en 1925, elle fait depuis partie des 100 meilleures universités du monde59. Albert Einstein ou Sigmund Freud ont fait partie du conseil de ses gouverneurs60. L'université compte parmi ces anciens élèves quelques lauréats du prix Nobel dont les universitaires Avram Hershko61, David Gross62 et Daniel Kahneman63 .
Cérémonie d'inauguration de l'université hébraïque de Jérusalem.

Le travail des étudiants et chercheurs est facilité par la bibliothèque nationale d'Israël, qui dispose de près de 5 millions de volumes60. La bibliothèque a ouvert ses portes en 1892, près de trente ans avant la première université. C'est le site avec le plus de livres à thème hébraïque. Aujourd'hui, elle réunit la bibliothèque nationale et la bibliothèque universitaire64. L'université hébraïque de Jérusalem est composée de trois campus, l'un au mont Scopus, l'autre à Givat Ram, et le campus de médecine au centre médical Hadassah.

L'Université al-Qods a été fondée en 198465, elle accueille les universitaires palestiniens et ceux des pays arabes66. L'université al-Qods est située au sud-est de la ville sur près de 19 hectares65. D'autres instituts d'études supérieures dans Jérusalem sont l’Académie de musique et de danse de Jérusalem et l’École des Beaux-Arts de Bezalel67 dont les bâtiments sont situés sur le campus de l'université hébraïque de Jérusalem.
Le campus de l'université hébraïque de Jérusalem à Givat Ram.

La faculté des Technologies de Jérusalem a été fondée en 1969, offrant un enseignement d'ingénierie et de hautes technologies industrielles68.

L'enseignement pour les Arabes de Jérusalem et d'Israël est critiqué pour sa qualité inférieure à celle de l'enseignement pour les Juifs69. De nombreuses écoles de l'est de Jérusalem sont remplies à leur capacité maximum, au point qu'on enregistre des plaintes contre la surpopulation. Cependant, la municipalité de Jérusalem est en train de construire plus d'une douzaine de nouvelles écoles dans les quartiers arabes de la ville70. Les écoles dans Ras el-Amud et Umm Lison ont ouvert en 200871 En mars 2007, le gouvernement israélien propose un plan sur 5 ans de construction de 8 000 nouvelles classes dans la ville, dont 40 % dans le secteur arabe et 28 % dans le secteur Haredi. Un budget de 4,6 milliards de shekels a été accordé pour le projet72. En 2008, un philanthrope britannique a fait un don de 3 millions de dollars américains pour la construction d'écoles dans la partie arabe de l'est de Jérusalem71. Les lycéens arabes passent le Bagrut (en), comme examen, la majeure partie de leur programme d'études est identique à celui des autres écoles secondaires israéliennes et comprend certains sujets portant sur la culture juive69.
Santé

Liste des hôpitaux et centres médicaux de Jérusalem :

Centre pédiatrique de Réinsertion Alyn
Hôpital Augusta Victoria
Hôpital Bikur Holim
Centre médical Hadassah (Ein Kerem)
Centre médical Hadassah (Mont Scopus)
Hôpital Hansen
Hôpital Herzog
Hôpital Kfar Shaul (hôpital psychiatrique spécialisé dans le "syndrome de Jérusalem")
Hôpital de l'Université Al-Qods (Muqased)
Centre médical Shaare Zedek
Hôpital ophtalmique St. John
Hôpital St. Joseph
Hôpital Summit

Sport
Teddy Kollek Memorial Stadium.

Les deux sports les plus populaires sont le football et le basket-ball73. Le Betar Jérusalem, dans le championnat d'Israël de football, est le plus connu en Israël, ayant été vainqueur cinq fois de la coupe d'Israël de football74. Jérusalem compte une autre équipe de football, le Hapoel Katamon F.C., vainqueur une seule fois de la coupe d'Israël de football, qui est en troisième division, la liga Artzit.

En basket-ball, le Hapoel Jérusalem joue dans la première division. Le club a gagné le championnat d'Israël de basket-ball trois fois, et la coupe ULEB en 2004. Inauguré en 1992, le stade Teddy Kollek est le plus grand stade de football de Jérusalem avec une capacité de 21 000 places75.
Transport
Autoroute Begin
Tramway de Jérusalem.
Gare routière centrale de Jérusalem.
Transport aérien

L'aéroport le plus proche est celui d'Atarot, au nord de Jérusalem (31° 51′ 53″ N, 35° 13′ 09″ E), qui a été utilisé pour les vols domestiques israéliens jusqu'en octobre 2000 notamment pour les vols vers Eilat, et est désormais placé sous le contrôle de Tsahal en raison de sa proximité géographique avec les territoires autonomes palestiniens76. Depuis lors, les vols ont été transférés vers l'aéroport Ben Gourion, proche de Tel Aviv à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest.
Transports routiers

La Coopérative d'autobus Egged, deuxième plus grande compagnie d'autobus dans le monde77, dessert la plupart des localités autour de Jérusalem et gère les services d'autocars vers le reste du pays depuis la gare routière centrale sur la route de Jaffa, près de l'entrée ouest de Jérusalem.
Transports ferroviaires

Jérusalem est relié par le chemin de fer à Tel Aviv depuis 1892. Son service a été interrompu en 1998 en raison du mauvais état des infrastructures qui furent alors rénovées. Elle fut rouverte dans sa totalité en avril 2005, avec l'inauguration de la nouvelle gare de Jérusalem Malha, située dans le sud de la ville.
Une seconde liaison à grande vitesse en provenance de Tel Aviv, au nord de cette première ligne, est en construction. Elle est électrifiée et utilise plusieurs longs tunnels pour permettre le passage à grande vitesse des trains de la côte à la région montagneuse de Jérusalem. Dans un premier temps, elle atteindra une nouvelle gare souterraine de Binyanei HaUma située sous la gare routière centrale. Dans un deuxième temps, elle sera prolongée de façon à être reliée à la ligne historique. Le trajet de Tel Aviv à Jérusalem doit prendre environ 28 minutes.
Tramway
Article détaillé : Tramway de Jérusalem.
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Le tramway doit être capable de transporter quotidiennement près de deux cent mille personnes selon les estimations. Il est prévu 23 stations78. Alstom s'occupe de la construction des rames du tramway78, la participation de Veolia Environnement pour l'aménagement a été contestée79.
Jumelage

Drapeau des États-Unis New York (États-Unis) depuis 199380,81
Drapeau de la République tchèque Prague (République tchèque)82

Blason et drapeau
Articles détaillés : Blason de Jérusalem et Drapeau de Jérusalem.

Le lion en posture rampante (dressé sur ses pattes arrière), représente le Lion de Juda, l'arrière-plan représente le Mur occidental et les branches d'olivier représentent la paix. L'inscription du cimier est le mot Jérusalem en hébreu (ירושלים, Yerushaláyim).

Blason de Jérusalem

Drapeau de Jérusalem

Notes et références
Notes

↑ Selon « Thinking the unthinkable », un article publié en 1978 par Foreign Affairs et fréquemment cité (notamment par Chad Emmet dans « The Capital Cities of Jerusalem » JSTOR:215958) Walid Khalidi écrit : « Without East Jerusalem there would be no West Bank [...] It is the former capital of the sanjak (district) of Jerusalem under the Ottomans, as well as of Mandatory Palestin [..] It is the natural capital of Arab Palestin. » Au sujet de la déclaration d'Alger, dans The Politics of Jerusalem since 1967 (Columbia University Press, 1997), Michael Dumper écrit : « Later in [1988], the Palestinian National Council declared the establishment of an independent state of Palestine in the West Bank and Gaza Strip. East Jerusalem was to be its capital. The relevant part of the Declaration said: "The Palestine National Council, in the name of god, and in the name of the Palestine Arab people, hereby proclaims the establishment of the State of Palestine on our Palestinian territory with its capital al-Quds al-Sharif." » (p. 257). À propos des objectifs palestiniens dans la négociation des accords d'Oslo, Barry Rubin dit d'Arafat dans The Transformation of Palestinian Politics: From Revolution to State-Building (Harvard University Press, 1999) : « he could barely manage the compromises already needed, and clearly preferred to wait longer to ensure attaining the goal of an independent Palestinian state with its capital in East Jerusalem. » (p. 191). Dans « Special Focus : Occupied East Jerusalem », document publié par l'OLP en août 2012, on peut lire : « there can be no viable Palestinian state without East Jerusalem as its capital. » ((en) « Special Focus » [archive] [PDF],‎ août 2012 (consulté le 14 octobre 2015)).
↑ Et éventuellement « peuple », selon Wilhelm Gesenius (Sander et Trénel 1859).
↑ Toujours selon Sander et Trenel, la racine verbale ShLM signifie « achever ».
↑ Voir la discussion correspondante
↑ Étant donné qu'il s'agit de la capitale d'Israël.

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Jerusalem » (voir la liste des auteurs).

↑ a et b Statistical Abstract of Israel 2016.
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↑ a et b (en) Yisrael Shalem, « History of Jerusalem from its Beginning to David » [archive], Université Bar Ilan, Ingeborg Rennert Center for Jerusalem Studies,‎ 6 mars 1997 (consulté le 14 octobre 2015)
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« Et Muhammad voyait les prodiges entre le ciel et la terre, jusqu'à ce qu'il arrivât à Jérusalem (Bayt al-Maqdis) »

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Bibliographie

Ouvrages sur Jérusalem

Claude Aziza (et al.), Jérusalem : Le rêve à l'ombre du Temple, Presses de la Cité, 1994, coll. « Omnibus », 1324 p., ISBN 2-258-00147-1, ISBN 978-2-258-00147-3
Dominique Lapierre et Larry Collins, Ô Jérusalem (1971), Pocket, 2001, ISBN 978-2-266-16111-4 (2266161113)
Éric Marty, Bref séjour à Jérusalem, Gallimard, collection « L’Infini », 2003 (extrait en ligne)
Simon Sebag Montefiore (trad. Raymond Clarinard et Isabelle Taudière), Jérusalem : Biographie, Paris, Éditions Calmann-Lévy, octobre 2011 (ISBN 978-2702142530)
Frédéric Encel, Géopolitique de Jérusalem, Flammarion, 1998 (nouvelle éd. revue et augmentée, 2008), coll. « Champs », 283 p. (ISBN 2080355732 et 9782080355737)
Marcus, traduit par Nessim Ouahba et Eyal Méron, Jérusalem : 36 promenades à travers l’Histoire, Editions Marcus, 2011, 4 mai 2011, 601 p. (ISBN 2713102367 et 9782713102363)
Guy Delisle, BD Chroniques de Jérusalem, Delcourt, coll. « Shampooing », 16 novembre 2011, 334 p. (ISBN 2756025690 et 978-2756025698)

Ouvrages généraux

Nathaniel Philippe Sander et Isaac Léon Trenel, Dictionnaire hebreu-français, Bureau des Archives Israélites, 1861, 811 p. (lire en ligne)
(en) Watson E. Mills et Roger Aubrey Bullard, Mercer dictionary of the Bible, Mercer University Press, 1998, 3e éd., 987 p. (ISBN 0865543739, lire en ligne)
« Traité de paix entre l'État d'Israël et le Royaume Hachémite de Jordanie », sur untreaty.un.org, United Nations Treaty Collection,‎ 26 octobre 1994 (consulté le 6 juillet 2010)
« Declaration de Washington », sur mfa.gov.il, Ministère des Affaires étrangères israélien,‎ 15 juillet 1994 (consulté le 6 juillet 2010)

Vue de Jérusalem depuis le mont des Oliviers
Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Jérusalem, sur Wikimedia Commons Jérusalem, sur le Wiktionnaire Jérusalem, sur Wikinews

Articles connexes

Histoire du peuple juif
Jérusalem-Est
Liste des patriarches orthodoxes de Jérusalem
Pèlerinage de Jérusalem

Liens externes

Cartes et Plans de Jérusalem
(en) Site web officiel de la mairie de Jérusalem
Le Roi David et Jérusalem : mythe et réalité
L'histoire de Jérusalem et des Juifs à Jérusalem par époque
(en) Les tablettes akkadiennes
Jérusalem, une ville mythique si chargée d'histoire par André Lemaire, directeur d’études à l'École pratique des hautes études.
Jérusalem, l'évocation lyrique d'une histoire tourmentée par René Saens, écrivain.
La médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine Archives photographies
(en) Jerusalem Pocket Guide & Atlas
(en) Jerusalem, in KnowledgeRush Encyclopedia
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:38

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t41-y-becca-ou-murmure-de-l-arbre-olivier

Profils des Juges du Secourisme et
la république de l'Olivier.

Chére Minouska, Féline de Pierre et Yvette et toutes les bonnes volonté(e)s

Je regarde le temps différemment après la mort de Athéna la chatte Bleue.
De longues années à voyager; à travailler et à écrire... Tel un Spartiate, je me suis emprunt à une apogée sur la compréhension du monde qui m'entourai de ses richesses; J' y ai rencontré des lueurs, des affronts et des forces.

Je regarde celle qui a su réveiller la force de réveiller ces écrits que j'ai voulu sauvegarder par le fait que après
tout, aide toi et le ciel te répondra: Et je dois dire que ma volonté fut exaucer... Alors je regarde Minouska, une chatte qui a recueilli mon cœur en lambeau lors de la guerre ou intifada, si vous préférez:

Le Juge Suprême de la république de l'Olivier est un personnage
qui doit s'informer et accueillir la Parole de l'un et de l'Autre. Il se doit d'écrire des vers, des proverbes, des espoirs, des fables car notre peuple aime cela: Ni fouet, ni chaines ! être sérieux devant les nuages gris !
Car l'arbre peur garantir notre fraternité et la justice de l'eau propager la diversités des écritures des forets donc vers la connaissance et Yahvé... La République est le pilier de l’Âme dans le sens où il s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première du Juge Suprême de la République de l'olivier.

Dans la vallée du Nil à la plaine des cèdres; le juge suprême doit présenter ses hontes et ses espoirs... je vous fait part de mon expérience... Nuls réponses dans un premiers temps ne se fit entendre alors j'envoyai des mouettes, des chouettes et des canaris sous forme de lettre tel un oiseau qui apprends son premier envol.

Alors sous forme de mirage pour certains et pour d'autres, cela s'appelle un message. Je me fis ce constat et que la volonté en soit ainsi si il ne veulent pas entendre;

"Propage la Connaissance des serments car ce sont les hommes qui s'entretuent par leur entreprise, leur volonté et leur désir! Car certains vomissent sur la fraternité voilà un maillon de haine du trois en un délivré par le vieux coq... Rétablit l'apprentissage de l'Espérance sur l'apprentissage de marcher ! La canne de l'age n'est pas un spectre; elle est une source d'eau ! Tu apprendra à entendre ta douleur devant la faim ! Nous sommes des étapes et en cela cherche le fait d'exister ! La République est le pilier de l’Âme dans le sens où elle s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première !

Ecrit de
TAY
La chouette Effraie.
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Ven 7 Oct à 10:39

Le Partage des mots, Des Phénomémes et de l'Eau


La tempête Magnétique ou Big Bang
Dans la volonté, on y retrouve la notion de
combativité. Ce phénomène peut être démultiplié dans
le sens du matériel et d’un autre phénomène que l’on
surnomme la construction du sens.
En effet, il y a cinq sens pour l’un ; pour d’autres
il n’y en a pas : D’où l’intérêt d’y inclure l’aspect
de recherche pour donner sous forme de Définition à un
problème de rationalité. La combativité est un sens ou
une recherche ?


Pour la culture japonaise, les deux sont
étroitement liés dû au fait que le seuil n’est pas
encore résolu dans le sens théorique du scientifique.
Ainsi est né l’embryon : L’amour ne peut être une
épreuve. L’amour, donc, est une conséquence ou une
sorte de soumission. Alors, pourquoi tant de
mathématicien et philosophe, interprète-il l’amour
comme réel dans l’irréel.


L’amour n’est pas un sens : Il aurait pu être une
passion si l’amour se complétait. Or là, l’amour de
passion n’a qu’une part douce d’irréalité ; il y a
aucune volupté. Il est charnel. Donc, le sens de
l’amour est inclus dans la chair et l’information.
Ainsi, l’amour est le plus grand préliminaire du sexe…
La combativité s’inclus plus dans un terme d’amitié ou
dans l’attribution d’un pouvoir.


Le combatif ne s’oppose pas au sexe, ni
d’ailleurs à l’amour : Mais le combatif sépare l’âme
du corps. Il y a le bestial ! Chacun a son sens de
l’interprétation pour le prénommer. Ainsi, le
platonique n’est ni vérité, ni certitude. Il y a un
cheminement. On parle des filtres d’amours en magie ;
un scientifique dans sa juste raison, dénoncera
l’humide de la femme et l’impuissance métaphysique de
l’homme. La femme n’a pas besoin d’une lueur pour se
donner à un mâle ; l’homme lui a besoin d’une lueur,
de cours et d’un amour. La femme est une symboliste,
l’homme n’a pas cet attrait de découvrir…


Tous les hommes ne sont pas des mâles
et c’est ainsi que la femme créa la réunion de groupe
: Si la pomme est liés à la discorde, cette différence
s’appelle le lien du poète. L’érection n’est pas
taboue, et c’est ainsi qu’est né cet art de la pomme
face à la discorde : La Psychologie est incapable de
donner un profil de la fille facile et du mâle.




Alors, ce débat pourrait être
éternel si il n’y avait pas les choses courantes : Les
êtres semblent donner la volonté de rassembler leurs
idées autour d’une volupté… aucunes ne semblent être
commune malgré leur nombre limité. Ainsi le corps
n’est pas un outil pour le crime ; dans le mille,
cette prostitution est sujette à la torture, à la
vente et au marketing. Nous le savons, vous le savez !
Le média est bien plus qu’un outil de
télécommunication ! C’est le monde secret des réponses
autour de cette illusion qu’être devenu bien plus
qu’une ombre à la solde de « pions ignorants »
ignorant les parfums secrets des reines et de leurs
agents… Dans la volonté, il y a deux forces :
L’électrique et le cerveau.



Ainsi, bien plus qu’une
apparence ! j’ai aperçut l’intérêt de cette certitude
: Politiquement, il n’y a pas de taupes ! Des
mouchards, hum… Bien plus, c’est l’espionnage ! Un
monde où la mort est un camouflet au même titre que la
personnalité : Des traînées de pétrole s’échappant du
« prestige ». Ainsi, la nature de l’Homme n’est pas de
prévenir sur les coups que peuvent recevoir ses femmes
devenues des filles de joie. Il y a-t-il un intérêt à
les fréquenter ou alors, juste pour leur donner des
cours de tuyauterie. Les mouchards sont plus efficace
de l’espace, chaque puissance possédant son propre
satellite d’observation ; Le scientifique est le fou
et le géographe devint le cavalier d’un vaste
échiquier : La géopolitique en est toujours à ce coût
que procure un tournoi de joueurs. On peut parler des
gènes mais il y a le goût du physique. Bien que les
problèmes ne soient plus ; car en amour comme en
sciences, on fait à cet appel de données. Etre devenu
au cœur de l’information. Pourtant, l’éprouvette a
enrayé la peste ou d’autres maladies : C’est logique,
l’éprouvette a donné l’existence à l’embryon auprès de
l’ovaire. Le mythe d’un homme et d’une servante qui
donne à une femme d’être une mère. La science a
écartelé la jalousie des hommes et des femmes pour
laisser place à ce fait : Guérir. C’est noble mais tel
est le terrible. Une petite mouette volant sur l’onde
criant et jouant à travers l’espace. Découvrir notre
chaînon s’est ici ; le danger s’est là-bas. Cette
information n’est pas liés à l’érection ; ainsi il
existe le secret médicale pour le bien de l’individu :
L’amour et le travail sont deux horloges. J’ai eu
peur de ne pas y parvenir ; peur d’être timide. Mais,
j’ai eu la violence sur moi-même, et comme beaucoup,
je l’ai attribué à la claustrophobie. Mais, j’avais
conscience du mal. Pour ne pas craquer être simple, et
là de vieilles légendes, me sont revenu : J’ai hait
l’homme mais pas ces livres. Je n’étais pas sociable
car j’avais honte. Ainsi si, la philosophie s’est
greffée à l’amour, au désir et au sexe ; Les
mathématiques et la biologie ont conçu ce fait sur les
résultats de la molécule physique, les atomes et de
l’observation de l’astronomie : Les géopolitiques,
l’espace et l’histoire. La vie est au sein d’un
infiniment grand et d’une minuscule électrique : Le
ciel et l’espace. L’histoire du petit s’implose au
sein d’une ligne dans le fait que la gravité est le
déclencheur de l’arc électrique. La hauteur donne des
indications sur le volume et la masse.


La tempête n’a rien laissé que son
propre spectre : Mais quelle soit électrique ou
matière ; elle est avec la gravité, la formation du
ciel céleste. La ligne du néant donne un parallèle
avec le temps pour le vide. Les scientifiques
confondent la cellule et le centres d’où ces
interminables réunions sur la créativité de l’univers.
Ainsi ce parallèle est donné par l’étendu et les
différentes sources de luminosité sont définies sur le
fait de l’étendue.
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yanis la chouette



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L'enquête sur un viol est nécessaire et doit aboutir à la clarté. Il y a des faits devant les tribunaux,pas dans une Ambassade. Loi des Républiques d'Israël et de la Palestine.
TAY Republica
Pour un soldat et des citoyen"ne"s, le plus lourd des sentiments est l'oublie du nom de ses camarades et citoyen"ne"s.
TAY Republica
Une adversité dans la vie, c'est la rencontre de l'oublie devant l'autrui... Quels sens définir au partage devant la charité ! Point d'exclamation devant l'adversité de la vie car il y a pas place à l'interrogation en situation d'adversité. C'est l’instinct qui prends le dessus ! La survie n'est pas le propre de l'individu, elle définit la personnalité et l'Être autant "pour l'Homme que pour la Femme" et autant pour le Féminin que le Masculin.
TAY Republica
Non à la Séquestration, Non aux Viols Physiques et Morales, Non aux Tortures Physiques et Morales, Non aux Esclavages intellectuels et Non à l'Esclavage industriel...
L'acte d'un individu est personnel et malgré l'aspect, il récoltera ce qui sèmera devant le fait de l'acte accompli et de la culpabilité. Ne jamais ce fiez à l'apparence et recherchez la solution malgré les apparences: La Force de la Société et de la Liberté ....
TAY Republica




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Les amants et la vie

tournent tous autour d'une approche historique et
anthropologique des systèmes d’estivage, avec un
double objectif : appréhender l’histoire de ces
systèmes pour elle-même, dans ses dimensions
techniques, écologiques et sociales ; l’appréhender
comme une voie d’accès nouvelle à une histoire
globalisante des sociétés montagnardes. Défini à la
fois comme une pratique — mener paître les troupeaux
en haute montagne l’été — et comme un espace — les
pâturages d’altitude des massifs européens —
l’estivage constitue ici le point nodal d’une approche
interdisciplinaire, comparative et diachronique,
visant à cerner le rôle et le poids des marges — les
vacants, les terres communes — dans la temporalité et
l’organisation spécifiques des sociétés où elles ont
eu et où elles conservent une grande importance.
L’attention se concentre donc sur les régions de
montagne, avec, en arrière-plan, l’idée qu’elles
peuvent fonctionner comme un révélateur de modes de
perception et d’appréhension de l’espace plus
largement partagés. Comparatiste, cette perspective
propose d’explorer un système dont la cohérence se
dégage de ses variantes . Sont actuellement mis en
regard, au sein des Pyrénées, la Cerdagne (à l’Est) et
les vallées basques de Cize et de Soule (à l’Ouest) ;
à une autre échelle s’engage un travail
Corse/Pyrénées. Diachronique, l’approche vise à saisir
la dynamique des transformations, écologiques,
techniques et sociales. Elle s’étend donc à la longue
durée, avec une attention accrue pour les périodes
historiques. Interdisciplinaire elle fait appel à
différents éclairages, mis en œuvre au sein de travaux
collectifs : fouilles archéologiques des habitats
pastoraux, séquences paléoenvironnementales
(palynologie, anthracologie) permettant de retracer
les grands rythmes de l’impact anthropique,
assemblages carpologiques et faunistiques documentant
les pratiques agro-pastorales, sources textuelles et
sources ethnographiques.
------------------------------------------------------
Le héron et la puce.


Un jour.

Le cœur des années, un animal s’était construit un nid
au cœur des vanités.

Le héron se grattait :

« Je hurle, je souffre et j’ai soufflé. »

La puce de répondre :

« Je me suis construit un nid, juste une matière. »
------------------------------------------------------
Le chat et le serpent.

Quelque part dans une grange, on y entends de drôle
d’histoire. Ainsi une pauvre souris se
savait traqué par un chat. Voilà, comment mon ami le
canard me raconta cette histoire. En tant
que, Narrateur, je dois dire que ce canard était
anglais. Enfin, une certaine émotion pouvait se
lire sur la ligne de son bec. cette souris n’avait
pas eu d’enfants mais elle les portait. Je n’ai
pour habitude d’en arriver à ce stade ; mais le chat
était affamé par le fait : Ce chat chassait
aussi pour sa femelle enceinte. Le chat bondit et il
sauta d’une meule de foin. La souris
surprise entendit le souffle ; et reussit à se
protéger en se cachant dans un terrier. Alors, le chat
entendit une voix :

« Laisse minet de basse-cour, elle est pour moi ». :
Le serpent rentrit ses crocs et alla dans le terrier
de la malheureuse. Tel que fut l’histoire, elle a
juste poussé un cri.

« Et le chat ». Demanda Merlin le rouge-gorge.

Le canard lui répondit ce que le chat lui a dit :

« J’avais neuf vies, mais j’ai croisé le rappel de la
mort : Il m’en reste sept ».

« Et le serpent ».

« Une femelle qui portait la vie, je crois d’ailleurs
qu’elle a reussi à donner la vie. »

Merlin, le rouge-gorge de répondre :

« Ainsi… Malgré tout, elle avait un cœur. »

Au loin, la chouette hullule vers le jour, la nuit et
les chauves-souris : Les arbres de vies.
--------------------------------------------------------
Les laridés et le phare.

Les chinois ont parlé des nids d'hirondelles. Au coeur
de leurs iles, seule la science du cri a permi au
arabe de l'orient de comprendre le chant des
laridés...

Les mouettes se nichent sur les falaises et lorsque on
ne connait pas la géographie: Les falaises, ainsi,
n'étaient connues que des habitants... Les laridés et
la science des reproductions montrent que la mouette
survolle.

Comme les otaries, les mouettes donnent au marin les
chemins d'un port... Ainsi telle des étoiles, les
oiseaux sont le point d'observation sur l'horizon.

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Dead can dance - enigma of the absolute -
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yanis la chouette
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L'Armure prends l'accent sur la sensualité,
la virginité n'est pas lié aux regards
TAY

Le mot scaphandre, du grec skaphe (barque) et andros (homme), fut utilisé pour la première fois en 1775 par l'Abbé de la Chapelle dans son ouvrage Traité de la construction théorique et pratique du scaphandre ou du bateau de l'homme. L'invention de l'Abbé de la Chapelle consistait en un costume réalisé en liège et permettant à des soldats de flotter et de traverser les cours d'eau.

De nos jours le mot scaphandre ne se réfère plus du tout à l'invention de l'Abbé de la Chapelle mais il est resté dans l'usage de la langue française pour se référer à un ensemble de combinaisons ou de dispositifs permettant à une personne d'évoluer en sécurité dans un milieu qui lui est hostile. Ainsi le mot scaphandre se réfère actuellement aux équipements suivants :


Scaphandre de plongeur datant de 1858
Le scaphandre à casque (ou scaphandre pieds lourds), dispositif permettant à son utilisateur de respirer et d'évoluer sous l'eau grâce à un tube relié à la surface. Le casque est rigide mais la combinaison est souple, ce qui fait que le plongeur respire en tout moment un air comprimé à un degré proportionnel à la profondeur à laquelle il se trouve.
Le scaphandre rigide (ou scaphandre atmosphérique), type de scaphandre à casque permettant à son utilisateur de respirer et d'évoluer sous l'eau en étant relié ou pas à la surface mais en restant toujours à une pression atmosphérique interne constante. L'air respiré par le plongeur se trouve à tout moment à une pression atmosphérique équivalente à celle du niveau de la mer, car toutes les parties qui composent le scaphandre sont rigides et articulées entre elles et la pression environnante n'affecte pas l'intérieur du scaphandre. Conçu pour les grandes profondeurs.
Le scaphandre autonome, dispositif permettant à son utilisateur de respirer et d'évoluer sous l'eau avec une totale indépendance de la surface mais en subissant la pression de l'eau environnante. Le plongeur respire donc en tout moment un air comprimé à un degré proportionnel à la profondeur à laquelle il se trouve.
Le scaphandre spatial (ou combinaison spatiale), combinaison permettant à un spationaute d'évoluer et de respirer dans le vide de l'espace, avec dépendance ou indépendance de son véhicule spatial mais tout en restant à une pression atmosphérique interne constante.
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Jeu 20 Oct à 9:19

Au lieu d'obtenir la sédation par des méthodes agressives ou susceptibles de réaliser des déficits dans le système nerveux, un nouveau courant s'est développé en psychiatrie visant à obtenir l'effet non seulement sédatif mais régulateur par des substances chimiques appropriées.

Ce courant pharmacologique a présenté de nombreux précurseurs. C'est surtout Moreau de Tours qui au milieu du Dix neuvième siècle, après ses études sur le HASCHICH, et ensuite sur une série de substances, notamment le protoxyde d'Azote, les sédatifs divers, l'opium, l'Alcool, ect..., a développé l'idée de modifications psychologiques déterminées par les substances chimiques. Moreau de la Tours a été ainsi après la conception chimiques des PSYCHOSES et ainsi a mentionné en premier avec Mlle Pascal, les dissociations psychiques sur le soi et le paraitre. Mais il a encore utilisé diverses substances chimiques non seulement pour déterminer des "troubles psychologiques expérimentaux" mais pour encore plus pour explorer la psychologie profonde. Ainsi Moreau de Tours a été le précurseur de la narcoanalyse et le promoteur des thérapeutiques chimiques. Ainsi et mais, cette conception chimique pharmacologique a été longue à ce développer. Dans la Ligne de Moreau, Les beaux travaux de Mlle Pascal et de ses élèves sur les substances psychotropes et l'exploration pharmacologique de la psychologie des éléments précoces puis de Claude, Borel et Robin avec l'éthérisation prolongé par Claude et Baruk sur le somnifères...

Et puis dans cette clarté une part d'ombre sur le soi, la conscience de souffrance, la naissance et le développement de la catatonie expérimentale et de la psychiatrie expérimentale chez les animaux par De Jong et H.Baruk, devait apporter dés 1930 une démonstration objectives des causes toxiques des maladies mentales, et des "applications thérapeutiques" antitoxiques (psychoses colibacillaires de H.Baruk, psychoses hyper-folliculiniques, ect,) et a donc ouvert dans ses travaux du 19iéme siècle qui ressemble sur bien des aspects sur des études antiques Égyptiennes et Romaines élaborés sur l'analyse mortuaire et Momification donc moins soumise à la torture de patients vivants tels que des animaux et être humains, élaborés sur l'hygiène de vie du Vivant et qui par la suite d'une mort à définir aurait pu éviter la souffrance engendrer par ce docteur H.Baruk, Ces études primaires permettent l'entrer dans le champs de la Psychopharmacologie.

Comme en tout temps et malgré le fait que nous soyons aux vingt et unième siècles, la découvertes de nouvelles substances "psychotropes" a renouvelé la thérapeutique psychiatrique en particulier dans le domaine des substances dites "neuroleptiques"; sans une réelle surveillance accru de la part de secouristes devant l'investissement des grands laboratoires voir de personnes physiques de l'aspect morale de l’État et de la société.

Se rappeler des sujets comme la découverte de l'évidence des troubles sympathiques en pathologie, rôle souligné par Laignel-Lavastine, par Tinel et Santenoise... Le phénomène de Reilly et les antihistaminiques des synthèses.... Les travaux de Bovet dans les laboratoires de Fourneau à Paris et poursuivi en Italie à l'institut supérieur de la santé à Rome.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie sur les études de
Henry Baruk publié par Presses Universitaires de France

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Romain Gary nous a particulièrement émus dans une lettre où il suppliait Christel de l'aimer, même un peu... Au contraire, Musset a prouvé qu'il était possible de rester fier et élégant malgré la douleur en faisant ses adieux à la célèbre George Sand. Apollinaire nous a émoustillé les sens dans une lettre à Lou alliant douleur et jouissance ; tandis que la domination exercée par Wanda sur Leopold von Sacher-Masoch nous captivait. Enfin, les mots de Jean Cocteau pour son amant Jean Marais nous ont apaisé l'âme et l'esprit...

Lettre de Romain Gary à Christel
“ Aime-moi, veux-tu ? Un tout petit peu.

Romain Gary (21 mai 1914 – 2 décembre 1980), aussi connu sous son nom de naissance Roman Kacew ou sous son nom d’emprunt Émile Ajar avec lequel il signe un grand nombre de ses oeuvres, est un auteur et diplomate français très influent du XXe siècle. En juillet 1937, il rencontre Christel Söderlund, journaliste suédoise avec qui il entretient un passion dévorante mais de courte durée. En effet, épouse et mère de famille, elle le quitte et retourne en Suède. Voici ses mots.

6 septembre 1937

Nice 6. IX. 37

Christel, ma lointaine, ton petit cheval est ravissant et il restera toujours sur mon bureau, à côté de ta photo.

Et « Gösta Berling » sera toujours mon livre de chevet. Et tes yeux sont ce qu’il y a de plus bleu sur terre et tes cheveux sont plus blonds que ceux de Gösta.

Je ne peux pas les oublier, petite Christel. Je ne peux rien oublier. Aime-moi, veux-tu ? Un tout petit peu. En tout cas, mens-moi. Dis-moi que tu m’aimes. Même si ce n’est pas vrai.

Il est une heure du matin. Je viens de me baigner. Je suis rentré dans l’eau là où… tu sais où. J’ai nagé loin, très loin. J’ai eu peur. Et je pensais à toi, tout le temps. Puis je suis allé boire une fine dans ce petit bistro… tu sais, là où tu as dit « oui ».

Maintenant je suis fatigué. J’ai le cafard. Ich will so, aber so in deinen Armen jetzt sein, weisst du ! Aber nein, du weisst nicht. Du kannst nicht wissen. Dieser Brief wird ein Liebebrief sein. Du willst das nicht, ich weiss… Du liebst mich nicht, ich weiss. Wie kannst du mich lieben ? Drei Tage… Du kennst doch mich überhaupt nicht !

En ce moment, tiens, j’ai envie de me saouler la gueule ! J’écrirai, cette nuit. Je vais continuer un roman policier que je dois livrer en décembre. J’ai déjà tué trois personnes. Avec l’argent – deux mille francs – j’irai à Stockholm. Si tu permets… Ou plutôt non, je n’irai pas à Stockholm, j’irai à Christel. Si Christel permet… J’habiterai 14 Blasieholmsborg.

Es-tu libre à Noël ? Est-ce que je peux venir le 23 décembre ? Ou plus tôt ? Ou plus tard ? Ou pas du tout ? Écris-moi. Je t’aime, petite-fille, tu sais ?

Romain Kacew

Il fait trop chaud. Je ne peux pas dormir. Je vais prendre un canot à la Grande Bleue et je vais passer la nuit en mer.

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Le Rosaire récité en commun est bien plus terrible au démon

Le Rosaire récité en commun est bien plus terrible au démon, puisqu'on fait, par ce moyen, un corps d'armée pour l'attaquer. Il triomphe quelquefois fort facilement de la prière d'un particulier, mais, si elle est unie à celle des autres, il n'en peut venir à bout que difficilement.

Il est aisé de rompre une houssine toute seule ; mais si vous l'unissez à plusieurs autres et en faites un faisceau, on ne peut plus la rompre. Vis unita fit fortior. Les soldats s'assemblent en corps d'armée pour battre leurs ennemis ; les méchants s'assemblent souvent pour faire leurs débauches et leurs danses ; les démons même s'assemblent pour nous perdre.

Pourquoi donc les chrétiens ne s'assembleraient-ils pas pour avoir la compagnie de Jésus-Christ, pour apaiser la colère de Dieu, pour attirer sa grâce et sa miséricorde, et pour vaincre et terrasser plus puissamment les démons ?
Saint Louis Marie Grignion de Montfort
Dans Le secret admirable du T. S. Rosaire, 46e Rose
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MessageSujet: Re: Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca   Aujourd'hui à 0:57

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Guerre civile syrienne, Casque Blanc et Y'becca
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