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 La métamatière, les élites et les gouvernants

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Claude De Bortoli



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MessageSujet: La métamatière, les élites et les gouvernants   Mer 14 Sep à 0:33

Les humains ne sont pas des animaux. Ils ont une classification à part. Il y a les végétaux, les animaux et les humains. Ils ont des caractères communs avec les animaux parce que leur anatomie est mammifère. Ils ont des impératifs propres aux mammifères tout en restant des humains sans jamais être des animaux. Ils vivent en société gouvernée par les meilleurs d'entre eux : les élites.

A l'instar de certaines espèces animales qui vivent en société de façon instinctive animées par les instincts que leur a fourni la nature de matière, l'espèce humaine doit aussi vivre en société de façon intelligente animé par l'intelligence que lui a fourni la nature de métamatière.

La nature de métamatière a doté les humains de son intelligence pour qu'ils la transfèrent loyalement chez sa partenaire la nature de matière. Les deux natures sont des autorités. Les humains sont seulement des transmetteurs d'énergies entre les deux autorités. En aucun cas ils doivent agir en intelligence dans la nature de matière sans l'aval de la nature de métamatière. Elle détermine le degré d'intelligence à diffuser chez sa partenaire matérielle. Les humains transfèrent ce que la nature de métamatière à déterminé.

Elites et gouvernants sont là pour veiller à ce processus en étant des exemples de communication avec la nature de métamatière afin que leurs admirateurs et administrés diffusent de l'intelligence responsable dans la nature de matière et que les sociétés s'engagent dans des chemins durables et sereins.

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: La métamatière, les élites et les gouvernants   Mer 14 Sep à 10:42

L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t114-l-ordre-politique-les-anarchistes-la-force-et-y-becca
Loovecraft, Haganah, Y'becca et Les larmes de Poe.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t113-loovecraft-haganah-y-becca-et-les-larmes-de-poe


Les Siths de la république, Les jedis de la Raison et Y'becca, devant l'ampleur du phénoméne de Discorde, nous nous rendîmes compte que nous ne pouvions ne plus concentrer sur un objectif et transmettre nos convergences sur le savoir du Secourisme. Qui sommes nous ? Nous répondrons Personne ! Inclus dans les écrits d'une traversée du désert, nous sommes devenus des scorpions enclin à survivre dans une gigantesque toile d'araignée dite Les lois naturelles sont les « lois de la nature », soient telles que des démarches scientifiques (en particulier inspirées par le principe de causalité) s'efforcent de les révéler et décrire, notamment dans leur régularité et universalité, soient telles qu'elles s'imposent à tout homme qui ne pourrait s'y soustraire dans aucune de ses actions ou décisions, particulièrement dans l'ordre du politique. Il s'agit ainsi d'un concept de la philosophie politique bien que la notion de « loi de la nature » soit utilisé dans l'épistémologie des sciences classiques, remise en cause au XXe siècle. Certains se sont réfugié dans l'état, l'imaginaire, la médecine et autres ! L’orgueil n'est pas une valeur, l'opinion est un murmure sombre ou clair... Et nos diversités se sont fracturés et pourtant, il demeure ce chant auquel nous ne parvenons à mettre une origine, un lieu ou un sens ! Celle de notre histoire, il en demeura que l'esprit de philosophie laïque et d'une harmonie spirituelle commune se révélera au sens des mots, du vent et du temps: Le principe d’isonomie au delà de la mesure visible et invisible... Le Sacrifice, la volonté, l'éducation, le partage, la dignité et l'honneur sont les valeurs même de ceux qui se laisse envahir par l'empreinte du savoir, de la parole et du silence...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.
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MessageSujet: Re: La métamatière, les élites et les gouvernants   Mer 14 Sep à 10:46

La montée en puissance des Exagérés

Avec Desfieux, Proly s’impliqua dans le mouvement Exagéré. Il disposait de fonds très importants confiés à lui par des banquiers français et étrangers, et ne tarda pas à être élu membre du comité central qui prépara – sur plusieurs semaines – les émeutes des 31 mai et 2 juin 1793. Il fut de ceux qui tirèrent gloire d’être à l’origine de l’arrestation de vingt-neuf députés girondins et de deux ministres.

Le 4 septembre 1793, sur la proposition de Georges-Jacques Danton, la Convention décrétait que les assemblées des sections parisiennes qui se tenaient tous les jours, ne pourraient plus que se tenir deux fois la semaine, le jeudi et le dimanche, afin de diminuer une agitation endémique qui laissait présager un mouvement populaire contre la Convention.

Proly et Desfieux avaient trouvé le moyen de tourner ce décret en constituant dans les sections des clubs locaux, véritables sociétés populaires qui tenaient séance dans la salle réservée aux assemblées des sections, les jours où ces assemblées étaient interdites. Bientôt, pour accentuer le noyautage, ils fédérèrent les clubs des sections dans un Comité central dont ils eurent la direction. Ce comité devenait une force qui s’opposait sourdement aux autorités constituées de Paris, et surtout l’administration du Département. Dufourny qui entendait contrôler le Département de Paris qu’il présidait, fit arrêter Proly au début d’octobre 1793. Mais celui-ci, se plaignit et fut relâché sur intervention de Hérault de Séchelles qui, comme Bertrand Barère, sapait discrètement l’autorité de Robespierre et protégeait régulièrement, sous le masque d’un patriotisme exigeant, les initiatives des Exagérés, mouvement auquel ils appartenaient eux-mêmes. À nouveau décrété d’arrestation le 27 brumaire, Proly dut se cacher. De la maison de Mme de Gougenot, épouse d’un directeur de la Compagnie des Indes et ancienne femme de chambre de Marie-Antoinette, à Ménilmontant où il avait trouvé abri, il se rendit dans celle d’Hérault de Séchelles dont la situation personnelles n’était pas bonne.

Pendant qu’il se cachait, on arrêta son domestique et secrétaire François Bompard10, ce qui permit de mettre la main sur pratiquement tous les papiers de Proly.

Resté fidèle au mouvement exagéré dont Hébert était la figure la plus « visible » mais non la plus influente, Proly entra ouvertement dans la ligne de mire de Robespierre qui, à l’occasion de la révélation de l’affaire du décret liquidant la Compagnie des Indes, prit la mesure d’une « conspiration » dont il ne distinguait pas très bien les contours et identifiait encore moins les vrais instigateurs. L’implication de plusieurs Montagnards en vue, tous membres du premier Comité de sûreté générale - François Chabot, Joseph Delaunay, Claude Basire et Charles-Nicolas Osselin notamment - et la campagne de diffamation lancée contre eux par Jacques-René Hébert, lui donnèrent la mesure de la gravité de la situation. Il y allait de l’honneur de la convention tout entière. Il s’en prit d’abord à ceux dont on parlait le plus, parmi lesquels Proly contre qui on pouvait articuler assez facilement une accusation d’espionnage à la solde de Léopold pour le compte de l’Autriche.
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MessageSujet: Re: La métamatière, les élites et les gouvernants   Mer 14 Sep à 10:50

Claude De Bortoli a écrit:
Les humains ne sont pas des animaux. Ils ont une classification à part. Il y a les végétaux, les animaux et les humains. Ils ont des caractères communs avec les animaux parce que leur anatomie est mammifère. Ils ont des impératifs propres aux mammifères tout en restant des humains sans jamais être des animaux. Ils vivent en société gouvernée par les meilleurs d'entre eux : les élites.

A l'instar de certaines espèces animales qui vivent en société de façon instinctive animées par les instincts que leur a fourni la nature de matière, l'espèce humaine doit aussi vivre en société de façon intelligente animé par l'intelligence que lui a fourni la nature de métamatière.

La nature de métamatière a doté les humains de son intelligence pour qu'ils la transfèrent loyalement chez sa partenaire la nature de matière. Les deux natures sont des autorités. Les humains sont seulement des transmetteurs d'énergies entre les deux autorités. En aucun cas ils doivent agir en intelligence dans la nature de matière sans l'aval de la nature de métamatière. Elle détermine le degré d'intelligence à diffuser chez sa partenaire matérielle. Les humains transfèrent ce que la nature de métamatière à déterminé.

Elites et gouvernants sont là pour veiller à ce processus en étant des exemples de communication avec la nature de métamatière afin que leurs admirateurs et administrés diffusent de l'intelligence responsable dans la nature de matière et que les sociétés s'engagent dans des chemins durables et sereins.


Le droit naturel (en latin jus naturale) est l'ensemble des normes prenant en considération la nature de l'homme et sa finalité dans le monde1. Le droit naturel s'oppose au droit positif, et diffère du concept de loi naturelle. En outre, le droit naturel se distingue des droits naturels : ces derniers se réfèrent à des droits subjectifs, tels que, par exemple, les droits de l'homme. On parle de droits naturels pour ceux-ci parce qu'on présume que ces droits seraient issus de la nature humaine, et qu'ils seraient donc inhérents à chacun, indépendamment de sa position sociale, de son ethnie, de sa nationalité, ou de toute autre considération.

Les premières formulations du concept de droit naturel viennent de l'école de Salamanque, et ont ensuite été reprises et reformulées par les théoriciens du contrat social (Hobbes, Locke, Rousseau) à partir de la notion nouvelle pour l'époque d'état de nature.

Les théoriciens et les défenseurs de la notion de droit naturel sont appelés « jusnaturalistes », et la doctrine correspondante « jusnaturalisme ».

Au sens large, le droit naturel désigne toute recherche objective de normes de droit en fonction des seules caractéristiques propres à l'être humain, indépendamment des conceptions du droit déjà en vigueur dans les sociétés humaines. Juridiquement le droit naturel est une « règle considérée comme conforme à la nature (de l'homme ou des choses) et à ce titre reconnue comme de droit idéal2 ». Le droit naturel s'oppose au positivisme juridique.

Le droit naturel étant supposé exister partout même s'il n'est pas effectivement appliqué et sanctionné, il n'est donc pas nécessairement un droit opposable ; étant fondé sur la nature humaine et non sur la réalité sociale dans laquelle vit chaque individu, le droit naturel est réputé universellement valable même dans les lieux et aux époques où il n'existe aucun moyen concret de le faire respecter.

L'expression droit naturel est susceptible d'acceptions légèrement différentes :

recherche du juste par une analyse rationnelle et concrète des réalités sociales dans leur contexte mondial, orientée par la considération de la finalité de l'homme dans l'Univers ;
principes immuables, découverts par la raison, permettant d'éprouver la valeur des règles de conduite admises par le droit objectif, qui dérivent du comportement « naturel » (instinctif) des êtres.

Historique de la notion de droit naturel

Bien que la philosophie antique se soit beaucoup préoccupée de la différence entre la « nature » (physis, φúσις) d'un côté et la « loi » ou « coutume » (nomos, νóμος) de l'autre, il n'y a pas, à proprement parler, de « droit naturel » en Grèce. Toutefois, les stoïciens ont formulé une notion de loi naturelle universelle. Celle-ci est cependant davantage descriptive que prescriptive : elle décrit l'action des êtres humains en fonction d'un plan providentiel voulu par la Nature ou par Dieu tendant vers le bien et le juste. Cependant, Antigone de Sophocle, pièce écrite au Ve siècle av. J.-C. en Grèce, offre une première ébauche de ce que pourrait être le droit naturel. Par un édit, le roi Créon va interdire de célébrer les rites funéraires de Polynice. Sa sœur, Antigone va transgresser l'interdiction en vertu de « lois non écrites » en vigueur « depuis l'origine » : « Je ne croyais pas, certes, que tes édits eussent tant de pouvoir qu'ils permissent à un mortel de violer les lois divines : lois non écrites, celles-là, mais intangibles. Ce n'est pas d'aujourd'hui ni d'hier, c'est depuis l'origine qu'elles sont en vigueur ». C'est la première représentation d'un individu qui agit contre la loi non pas en fonction de son intérêt mais au nom d'une loi supérieure.

Leo Strauss établit une chronologie de l'histoire du droit naturel en deux temps, celui d’un droit naturel classique et celui d’un droit naturel moderne3.

Dans le droit naturel classique, il distingue trois courants4 :

le premier courant englobe Socrate, Platon et les Stoïciens ;
le deuxième courant est celui d’Aristote ;
le troisième courant de droit naturel classique appartient à Thomas d’Aquin, parce qu’il introduit Aristote dans la théologie catholique du XIIIe siècle, et réunit ainsi raison humaine et foi, autorisant le perfectionnement moral et intellectuel, soit la fin naturelle de l’être humain.

Dans le droit naturel moderne, Leo Strauss voit deux figures importantes : Thomas Hobbes, qu'il voit comme l'un des fondateurs de cette théorie, et qu'il assimile au libéralisme économique, et John Locke5.

À la Renaissance, l'école de Salamanque a reformulé le concept de droit naturel (XVIe siècle) lui donnant son sens moderne. Il fait alors référence à la nature de l'homme.

Le philosophe néerlandais Hugo Grotius (1583-1645) est souvent considéré comme l'un des fondateurs du droit naturel moderne. Il est le premier philosophe de l'époque moderne à avoir étudié cette question, en relation avec le droit international et le droit commercial, à une époque où le commerce maritime se développait considérablement. Samuel von Pufendorf, très influencé par Grotius, s'est aussi penché sur la question6.

Le droit naturel est en tout cas une émanation de la pensée européenne occidentale des Temps Modernes. Son développement coïncide d'une part avec la remise en question (notamment à travers la Réforme et la philosophie humaniste) de la religion catholique en tant que fondement ultime de toute légitimité, et d'autre part avec un développement sans précédent des échanges internationaux accompagnés de conquêtes coloniales. Le droit naturel est ainsi la transposition laïcisée et rationalisée, en pleine période d'expansion économique, scientifique et impériale, d'un universalisme déjà inscrit dans la culture européenne mais dont la base ne pouvait plus reposer ni sur un consensus religieux ni sur une autorité morale commune.
Le droit naturel comme fondement du contrat social
Les théories du contrat social et l'état de nature
Articles détaillés : État de nature et Contractualisme.

Thomas Hobbes est le premier à avoir formulé une théorie du contrat social dans le Léviathan, dans laquelle il distinguait entre le « droit naturel », qui décrit simplement comment les individus agiraient à l'état de nature (si celui-ci existait réellement), et les lois naturelles, sur lesquelles les individus se mettent d'accord, à l'aide de la raison, afin de vivre en société. L'état social implique donc, selon Hobbes, d'une part la restriction du droit naturel de chacun, qui s'étend sur toutes choses, et d'autre part l'établissement des lois naturelles par les lois civiles, ou droit positif, sans lesquelles on ne peut parler véritablement de « loi ». Il n'y a en effet pas de loi, selon Hobbes, sans souveraineté et sans organisation de la contrainte pénale, qui seule garantit celle-ci.

Comme Hobbes, les deux autres théoriciens du contrat social, John Locke et Jean-Jacques Rousseau, appuient leur réflexion politique sur l'état de nature, dont ils ont conscience qu'il n'a peut-être pas existé.
Le droit naturel dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert

Selon Denis Diderot, rédacteur de l'article « Droit naturel » de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, « L’usage de ce mot est si familier, qu’il n’y a presque personne qui ne soit convaincu au-dedans de soi-même que la chose lui est évidemment connue. » Il est pourtant très embarrassé pour en donner une définition précise. Il reconnaît un peu plus loin : « Le philosophe commence à sentir que de toutes les notions de la morale, celle du droit naturel est une des plus importantes et des plus difficiles à déterminer ». Il se borne ensuite à établir quelques principes à l’aide desquels on peut résoudre les difficultés les plus considérables qu’on a coutume de proposer contre la notion de droit naturel.
Divergences entre les philosophes des Lumières sur le droit naturel

Les conceptions élaborées aux XVIIe et XVIIIe siècles sur l'état de nature n'ont pas abouti à un véritable consensus7. Il en a été de même pour le droit naturel.

En France même, il y eut une polémique entre Denis Diderot et Jean-Jacques Rousseau au sujet de l'article Droit naturel de l'Encyclopédie, à l'époque où Rousseau publiait le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755). Cela amena Rousseau à supprimer le chapitre « La société générale du genre humain » de la première version du Contrat social, dite « Manuscrit de Genève », qui contenait une réfutation des thèses de Diderot portant sur la sociabilité naturelle. La version définitive du Contrat social, publiée en 1762, ne contient donc pas ces considérations en rapport avec le droit naturel. Le Manuscrit de Genève, quant à lui, ne fut publié qu'à la fin du XIXe siècle8.

Une étude approfondie de cette polémique entre Diderot et Rousseau a été menée par Jean-Pierre Marcos9.
Le droit naturel et les droits de l'homme

Selon certains auteurs comme le philosophe italien Norberto Bobbio, la théorie du droit naturel aurait conduit au XVIIIe siècle à la formulation des droits de l'homme, aux États-Unis et en France, dans diverses déclarations des droits de l'homme. Cette continuité est toutefois contestée par d'autres [Qui ?].
Cas général

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui fait partie du préambule de la Constitution de 1958 actuellement en vigueur en France, expose solennellement « les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à tout instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur les principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous. »

Selon l'article premier de cette Déclaration, « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune ».

Selon l'article 2 de cette Déclaration, « le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression ».

Selon l'article 4 de cette Déclaration, « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi » : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits.

Depuis, le périmètre des droits de l'homme s'est considérablement élargi, notamment dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et les constitutions nationales du XXe siècle, posant indirectement le problème des limites du droit naturel.
Cas des enfants
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Les critiques du droit naturel

Le droit naturel est affecté de deux limites fondamentales qui sont à la base de toutes les critiques. D'abord son contenu ne pourrait faire l'objet d'une définition stable et universelle que sous réserve d'un consensus général sur la nature humaine. Ensuite son application réelle supposerait qu'il soit transposé dans les divers systèmes juridiques et effectivement sanctionné par des autorités disposant du pouvoir de coercition, c'est-à-dire traduit en droit positif.
Droit de propriété vs destination universelle des biens

Une critique formulée aujourd'hui concerne, parmi les droits naturels identifiés par la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, le droit de propriété, considéré comme l'un des quatre « droits naturels et imprescriptibles » (article 2). Selon la déclaration, « la propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment… » (article 17).

Dans la conception du droit de propriété de John Locke, exposée au chapitre 5 du deuxième traité du gouvernement civil (1690), l'homme acquiert la propriété d'un bien par son travail. Or, cette manière de fonder le droit de propriété ne comporte aucune référence à une forme d’accomplissement de la personne ou à une finalité commune aux hommes. Il s'agit d'un des traits du libéralisme qui s'appuie sur une conception individualiste de l'homme pour garantir sa liberté contre les empiétements de la communauté, et qui rejette toute idée d'une fin commune aux hommes. L'Église considère que l'homme est par constitution relationnel, ce qui permet de penser un « bien commun » là où l'individualisme ne fonde que des biens individuels antagonistes. La nécessité d'un bien commun entraîne qu'il existe une destination universelle des biens ; c'est un principe de la doctrine sociale de l'Église. Par conséquent, fonder la propriété uniquement sur le travail est incompatible avec la doctrine de l'Église10.
Universalisme et relativisme

Il y a d'abord une critique ontologique, qui refuse d'admettre l'existence et l'universalité du droit naturel : c'est, par exemple, le thème général de la critique du contre-révolutionnaire Joseph de Maistre ou de Karl Marx (dans Sur la Question juive), qui refusent le caractère abstrait de ce droit. Maistre affirme ainsi que le seul droit naturel est celui qui vient de l'histoire singulière de chaque peuple. Marx, quant à lui, insiste sur le caractère spécifique de chaque contexte social et historique, et n'envisage l'homme qu'en tant qu'il fait partie d'une société déterminée. Le concept de nature humaine, qui servirait à fonder les droits naturels subjectifs, est donc jugé problématique par ces auteurs (Marx parle bien d'un être générique, mais on ne peut extrapoler de ce qu'est l'individu dans une société capitaliste à ce qu'il est de façon universelle).
Épistémologie

Il y a ensuite une critique épistémologique : à supposer même que les droits naturels existent, comment peut-on les connaître ? C'est une critique formulée par Pascal contre Hobbes : la raison ne peut servir à nous indiquer des lois naturelles universelles. Cette objection se rapproche du non-cognitivisme moral qui s'oppose au réalisme moral.

Elle est reprise par Jeremy Bentham, qui insiste sur l'équivocité de la notion de droits naturels dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Il essaie alors de formuler un concept utilitariste des droits de l'homme.
Positivisme juridique

Au XXe siècle, et en particulier sous l'influence de la Théorie pure du droit de Hans Kelsen, le positivisme juridique insiste sur la définition de l'objet de la science du droit, et affirme qu'on ne peut, au sens strict, parler de droit que s'il s'agit d'un système juridique positif. Le seul droit véritable est donc le droit positif : le droit naturel, lui, appartient à la sphère morale. L'usage du mot droit serait donc discutable, le droit naturel désignant un ensemble de principes qui seraient censés devoir inspirer le droit mais qui ne seraient pas eux-mêmes nécessairement juridiques.

Il apparaît que le droit anglo-saxon, fondé sur la common law, et la conception européenne du droit de tradition romano-germanique (droit écrit, puis évolution vers le droit positif), sont différents, de sorte que le rapport entre le droit naturel et le droit en général est sensiblement différent selon que l'on se place dans le monde anglo-saxon ou d'autre pays occidentaux.
Le droit naturel après la Seconde guerre mondiale

Au XXe siècle, après la Seconde Guerre mondiale, on a beaucoup parlé de droits sociaux, ce qui a engendré la création de la Sécurité sociale, qui serait une forme de sûreté civile.

Le développement du constitutionnalisme depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale a conduit à traduire les principes fondamentaux de droit naturel dans le droit constitutionnel et les constitutions. Ils figurent également dans les principes des institutions européennes ou internationales.

L'évolution de la société et la perception des enjeux contemporains posent de nouvelles questions sur le sujet, comme les questions écologiques. C'est ainsi que sont apparues des chartes de l'environnement : la Green charter (en) en Australie (et dans le monde anglo-saxon), et la charte de l'environnement, en France, qui est l'un des textes fondamentaux ajoutée par une révision constitutionnelle au bloc de constitutionnalité avec la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.

Les juristes considèrent que le principe de sécurité juridique correspond au droit naturel de la sûreté. Dans les institutions européennes, la sécurité juridique est un principe explicitement reconnu dans les textes. En France, il figure dans la constitution par l'intermédiaire de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui inclut la sûreté, sans être décrit explicitement.
Auteurs jusnaturalistes

Liste non-exhaustive.

Alain Sériaux
Anne Robert Jacques Turgot
Aristote
Ayn Rand
Arthur Schopenhauer
Christian Thomasius
Christian Wolff
Cicéron
Edmund Burke
Emer de Vattel
Emmanuel Kant
Emídio Brasileiro
Étienne de La Boétie
Étienne Gilson
Francisco de Vitoria
François Gény
François Quesnay
Frank van Dun
Frédéric Bastiat
Gottfried Achenwall
Guillaume-François Le Trosne
Hans-Hermann Hoppe
Hans Welzel
Hugo Grotius
Javier Hervada
Jean Barbeyrac
Jean Bodin
Jean-Jacques Burlamaqui
John Finnis
John Locke
Lemercier de La Rivière
Léo Strauss
Lysander Spooner
Michel Villey
Murray Rothbard
Patrick Simon
Pierre-Joseph-André Roubaud
Pierre Lemieux
Richard Cumberland
Robert Nozick
Ronald Dworkin
Samuel von Pufendorf
Théophile Hufeland
Thomas d'Aquin
Thomas Hobbes
Thomas Jefferson
Victor Cousin
William Blackstone

Chez de nombreux auteurs que l'on ne classe habituellement pas parmi les jusnaturalistes, les idées et les concepts liés au droit naturel se trouvent en creux. Par exemple, selon Michel Villey on trouve des esquisses du droit naturel chez Platon, même s'il n'est pas formulé comme tel11 ; l'universitaire Dario Ippolito voit en Montesquieu un jusnaturaliste12 ; et certains libéraux interprètent l'idée du droit naturel chez Benjamin Constant13 ou Friedrich Hayek14.
Références

↑ Telle est la définition du Petit Larousse. Il s'agit là cependant de la vision téléologique classique du Droit naturel, remise en cause par les conceptions jusnaturalistes modernes.
↑ Gérard Cornu, Vocabulaire juridique, Association Capitant, 8e éd., 2007, Puf, coll. Quadrige, V° Naturel
↑ Leo Strauss, Droit naturel et Histoire, conférences de 1949 publiées à Chicago en 1953, traduit de l’anglais en 1954, rééd. Champs Flammarion, 1986
↑ Leo Strauss, Droit naturel et Histoire, chapitre 4, Le droit naturel classique
↑ Leo Strauss, Droit naturel et Histoire, chapitre 5, Le droit naturel moderne
↑ André-Jean Arnaud, « La référence à l'École du droit naturel moderne : les lectures des auteurs du Code civil français », 10 février 1989, lire en ligne [archive]
↑ Se reporter à l'article État de nature pour plus de détails
↑ Raymond Trousson, Jean-Jacques Rousseau, Tallandier, p. 452
↑ Jean-Pierre Marcos, La société générale du genre humain - Reprise et critique rousseauiste de la réponse de Diderot au « raisonneur violent » dans l'article Droit naturel de L'Encyclopédie, Les Papiers du Collège international de philosophie, Papiers n° 28, février 1996, lire en ligne [archive]
↑ Baudoin Roger, Propriété [archive], 22 novembre 2012
↑ La formation de la pensée juridique moderne
↑ Conférence Montesquieu et le droit naturel [archive]
↑ « Un jusnaturalisme quelque peu oublié » [archive] Voir aussi Histoire du libéralisme en Europe p412
↑ Droit naturel : débat Patrick Simon - Frank van Dun [archive]

Bibliographie
Articles

Georges Aillet, « De la signification méthodologique de l’idée de droit naturel », Archives de Philosophie du Droit et de Sociologie juridique, vol. Troisième année, no 3-4,‎ 1933, p. 29-54 (lire en ligne)
René Hubert, « Contribution à l’étude sociologique des origines de la notion de droit naturel : I. Les philosophies présocratiques », Archives de Philosophie du Droit et de Sociologie juridique, vol. Troisième année, no 3-4,‎ 1933, p. 91-159 (lire en ligne)
Yannick Bosc (recenseur), « Florence Gauthier, Triomphe et mort du droit naturel en révolution 1789-1795-1902 », Annales historiques de la Révolution française, no 301,‎ janvier-mars 1995, p. 498-500.
Yves Byzeul, « Le droit naturel dans la tradition protestante », Revue d'Histoire et de Philosophie Religieuses, t. 79, no 4,‎ octobre-décembre 1999, p. 445-461.

Ouvrages

Gagnebin, Bernard (1944), Burlamaqui et le droit naturel, Genève, éd. de la Frégate.
Strauss, Léo (1953), Droit naturel et histoire.
Augé, Guy, (1967), La querelle du droit naturel.
Barret-Kriegel, Blandine (1989), Droit naturel et droits de l'homme, PUF.
Dufour, Alfred (1991), Droit de L'Homme. Droit Naturel et Histoire, PUF. Coll. Lévitathan. (ISBN 9-782130438694)
Gauthier, Florence (1992), Triomphe et mort du droit naturel en révolution,1789-1795-1802, PUF.
Sériaux, Alain (1999), Le Droit naturel, collection Poche. (ISBN 2-13045-842-4)
Simon, Patrick (2006), Le Droit naturel, ses amis et ses ennemis, François-Xavier de Guibert. (ISBN 978-2755400588)
Dufourcq, Elisabeth (2012). L'Invention de la loi naturelle, Bayard.
Kiesow, Rainer Maria (2014), L'Unité du droit, Paris, Éditions de l'EHESS, coll. « Cas de figure ». (ISBN 978-2-7132-2425-6)
(en) Eric Allen Engle (auteur) et Aron Ping D'Souza (rédacteur), Lex Naturalis, Ius Naturalis: Law as Positive Reasoning & Natural Rationality, Elias Clark Group, coll. « The Elias Clark Law Series », 2010, 419 p. (ISBN 9780980731842, présentation en ligne)

Articles connexes

Positivisme juridique
Droits de l'homme
Droit inaliénable
Loi naturelle
Justice naturelle
État de droit
Philosophie du droit

Liens externes

Denis Diderot, Article « Droit naturel » de l'Encyclopédie
Jean-Pierre Marcos, La société générale du genre humain - Reprise et critique rousseauiste de la réponse de Diderot au « raisonneur violent » dans l'article Droit naturel de L'Encyclopédie, Les Papiers du Collège international de philosophie, Papiers no 28, février 1996

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MessageSujet: Re: La métamatière, les élites et les gouvernants   Mer 14 Sep à 10:51

Le droit naturel (en latin jus naturale) est l'ensemble des normes prenant en considération la nature de l'homme et sa finalité dans le monde1. Le droit naturel s'oppose au droit positif, et diffère du concept de loi naturelle. En outre, le droit naturel se distingue des droits naturels : ces derniers se réfèrent à des droits subjectifs, tels que, par exemple, les droits de l'homme. On parle de droits naturels pour ceux-ci parce qu'on présume que ces droits seraient issus de la nature humaine, et qu'ils seraient donc inhérents à chacun, indépendamment de sa position sociale, de son ethnie, de sa nationalité, ou de toute autre considération.

Les premières formulations du concept de droit naturel viennent de l'école de Salamanque, et ont ensuite été reprises et reformulées par les théoriciens du contrat social (Hobbes, Locke, Rousseau) à partir de la notion nouvelle pour l'époque d'état de nature.

Les théoriciens et les défenseurs de la notion de droit naturel sont appelés « jusnaturalistes », et la doctrine correspondante « jusnaturalisme ».

Au sens large, le droit naturel désigne toute recherche objective de normes de droit en fonction des seules caractéristiques propres à l'être humain, indépendamment des conceptions du droit déjà en vigueur dans les sociétés humaines. Juridiquement le droit naturel est une « règle considérée comme conforme à la nature (de l'homme ou des choses) et à ce titre reconnue comme de droit idéal2 ». Le droit naturel s'oppose au positivisme juridique.

Le droit naturel étant supposé exister partout même s'il n'est pas effectivement appliqué et sanctionné, il n'est donc pas nécessairement un droit opposable ; étant fondé sur la nature humaine et non sur la réalité sociale dans laquelle vit chaque individu, le droit naturel est réputé universellement valable même dans les lieux et aux époques où il n'existe aucun moyen concret de le faire respecter.

L'expression droit naturel est susceptible d'acceptions légèrement différentes :

recherche du juste par une analyse rationnelle et concrète des réalités sociales dans leur contexte mondial, orientée par la considération de la finalité de l'homme dans l'Univers ;
principes immuables, découverts par la raison, permettant d'éprouver la valeur des règles de conduite admises par le droit objectif, qui dérivent du comportement « naturel » (instinctif) des êtres.

Historique de la notion de droit naturel

Bien que la philosophie antique se soit beaucoup préoccupée de la différence entre la « nature » (physis, φúσις) d'un côté et la « loi » ou « coutume » (nomos, νóμος) de l'autre, il n'y a pas, à proprement parler, de « droit naturel » en Grèce. Toutefois, les stoïciens ont formulé une notion de loi naturelle universelle. Celle-ci est cependant davantage descriptive que prescriptive : elle décrit l'action des êtres humains en fonction d'un plan providentiel voulu par la Nature ou par Dieu tendant vers le bien et le juste. Cependant, Antigone de Sophocle, pièce écrite au Ve siècle av. J.-C. en Grèce, offre une première ébauche de ce que pourrait être le droit naturel. Par un édit, le roi Créon va interdire de célébrer les rites funéraires de Polynice. Sa sœur, Antigone va transgresser l'interdiction en vertu de « lois non écrites » en vigueur « depuis l'origine » : « Je ne croyais pas, certes, que tes édits eussent tant de pouvoir qu'ils permissent à un mortel de violer les lois divines : lois non écrites, celles-là, mais intangibles. Ce n'est pas d'aujourd'hui ni d'hier, c'est depuis l'origine qu'elles sont en vigueur ». C'est la première représentation d'un individu qui agit contre la loi non pas en fonction de son intérêt mais au nom d'une loi supérieure.

Leo Strauss établit une chronologie de l'histoire du droit naturel en deux temps, celui d’un droit naturel classique et celui d’un droit naturel moderne3.

Dans le droit naturel classique, il distingue trois courants4 :

le premier courant englobe Socrate, Platon et les Stoïciens ;
le deuxième courant est celui d’Aristote ;
le troisième courant de droit naturel classique appartient à Thomas d’Aquin, parce qu’il introduit Aristote dans la théologie catholique du XIIIe siècle, et réunit ainsi raison humaine et foi, autorisant le perfectionnement moral et intellectuel, soit la fin naturelle de l’être humain.

Dans le droit naturel moderne, Leo Strauss voit deux figures importantes : Thomas Hobbes, qu'il voit comme l'un des fondateurs de cette théorie, et qu'il assimile au libéralisme économique, et John Locke5.

À la Renaissance, l'école de Salamanque a reformulé le concept de droit naturel (XVIe siècle) lui donnant son sens moderne. Il fait alors référence à la nature de l'homme.

Le philosophe néerlandais Hugo Grotius (1583-1645) est souvent considéré comme l'un des fondateurs du droit naturel moderne. Il est le premier philosophe de l'époque moderne à avoir étudié cette question, en relation avec le droit international et le droit commercial, à une époque où le commerce maritime se développait considérablement. Samuel von Pufendorf, très influencé par Grotius, s'est aussi penché sur la question6.

Le droit naturel est en tout cas une émanation de la pensée européenne occidentale des Temps Modernes. Son développement coïncide d'une part avec la remise en question (notamment à travers la Réforme et la philosophie humaniste) de la religion catholique en tant que fondement ultime de toute légitimité, et d'autre part avec un développement sans précédent des échanges internationaux accompagnés de conquêtes coloniales. Le droit naturel est ainsi la transposition laïcisée et rationalisée, en pleine période d'expansion économique, scientifique et impériale, d'un universalisme déjà inscrit dans la culture européenne mais dont la base ne pouvait plus reposer ni sur un consensus religieux ni sur une autorité morale commune.
Le droit naturel comme fondement du contrat social
Les théories du contrat social et l'état de nature
Articles détaillés : État de nature et Contractualisme.

Thomas Hobbes est le premier à avoir formulé une théorie du contrat social dans le Léviathan, dans laquelle il distinguait entre le « droit naturel », qui décrit simplement comment les individus agiraient à l'état de nature (si celui-ci existait réellement), et les lois naturelles, sur lesquelles les individus se mettent d'accord, à l'aide de la raison, afin de vivre en société. L'état social implique donc, selon Hobbes, d'une part la restriction du droit naturel de chacun, qui s'étend sur toutes choses, et d'autre part l'établissement des lois naturelles par les lois civiles, ou droit positif, sans lesquelles on ne peut parler véritablement de « loi ». Il n'y a en effet pas de loi, selon Hobbes, sans souveraineté et sans organisation de la contrainte pénale, qui seule garantit celle-ci.

Comme Hobbes, les deux autres théoriciens du contrat social, John Locke et Jean-Jacques Rousseau, appuient leur réflexion politique sur l'état de nature, dont ils ont conscience qu'il n'a peut-être pas existé.
Le droit naturel dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert

Selon Denis Diderot, rédacteur de l'article « Droit naturel » de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, « L’usage de ce mot est si familier, qu’il n’y a presque personne qui ne soit convaincu au-dedans de soi-même que la chose lui est évidemment connue. » Il est pourtant très embarrassé pour en donner une définition précise. Il reconnaît un peu plus loin : « Le philosophe commence à sentir que de toutes les notions de la morale, celle du droit naturel est une des plus importantes et des plus difficiles à déterminer ». Il se borne ensuite à établir quelques principes à l’aide desquels on peut résoudre les difficultés les plus considérables qu’on a coutume de proposer contre la notion de droit naturel.
Divergences entre les philosophes des Lumières sur le droit naturel

Les conceptions élaborées aux XVIIe et XVIIIe siècles sur l'état de nature n'ont pas abouti à un véritable consensus7. Il en a été de même pour le droit naturel.

En France même, il y eut une polémique entre Denis Diderot et Jean-Jacques Rousseau au sujet de l'article Droit naturel de l'Encyclopédie, à l'époque où Rousseau publiait le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755). Cela amena Rousseau à supprimer le chapitre « La société générale du genre humain » de la première version du Contrat social, dite « Manuscrit de Genève », qui contenait une réfutation des thèses de Diderot portant sur la sociabilité naturelle. La version définitive du Contrat social, publiée en 1762, ne contient donc pas ces considérations en rapport avec le droit naturel. Le Manuscrit de Genève, quant à lui, ne fut publié qu'à la fin du XIXe siècle8.

Une étude approfondie de cette polémique entre Diderot et Rousseau a été menée par Jean-Pierre Marcos9.
Le droit naturel et les droits de l'homme

Selon certains auteurs comme le philosophe italien Norberto Bobbio, la théorie du droit naturel aurait conduit au XVIIIe siècle à la formulation des droits de l'homme, aux États-Unis et en France, dans diverses déclarations des droits de l'homme. Cette continuité est toutefois contestée par d'autres [Qui ?].
Cas général

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui fait partie du préambule de la Constitution de 1958 actuellement en vigueur en France, expose solennellement « les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à tout instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur les principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous. »

Selon l'article premier de cette Déclaration, « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune ».

Selon l'article 2 de cette Déclaration, « le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression ».

Selon l'article 4 de cette Déclaration, « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi » : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits.

Depuis, le périmètre des droits de l'homme s'est considérablement élargi, notamment dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et les constitutions nationales du XXe siècle, posant indirectement le problème des limites du droit naturel.
Cas des enfants
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Les critiques du droit naturel

Le droit naturel est affecté de deux limites fondamentales qui sont à la base de toutes les critiques. D'abord son contenu ne pourrait faire l'objet d'une définition stable et universelle que sous réserve d'un consensus général sur la nature humaine. Ensuite son application réelle supposerait qu'il soit transposé dans les divers systèmes juridiques et effectivement sanctionné par des autorités disposant du pouvoir de coercition, c'est-à-dire traduit en droit positif.
Droit de propriété vs destination universelle des biens

Une critique formulée aujourd'hui concerne, parmi les droits naturels identifiés par la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, le droit de propriété, considéré comme l'un des quatre « droits naturels et imprescriptibles » (article 2). Selon la déclaration, « la propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment… » (article 17).

Dans la conception du droit de propriété de John Locke, exposée au chapitre 5 du deuxième traité du gouvernement civil (1690), l'homme acquiert la propriété d'un bien par son travail. Or, cette manière de fonder le droit de propriété ne comporte aucune référence à une forme d’accomplissement de la personne ou à une finalité commune aux hommes. Il s'agit d'un des traits du libéralisme qui s'appuie sur une conception individualiste de l'homme pour garantir sa liberté contre les empiétements de la communauté, et qui rejette toute idée d'une fin commune aux hommes. L'Église considère que l'homme est par constitution relationnel, ce qui permet de penser un « bien commun » là où l'individualisme ne fonde que des biens individuels antagonistes. La nécessité d'un bien commun entraîne qu'il existe une destination universelle des biens ; c'est un principe de la doctrine sociale de l'Église. Par conséquent, fonder la propriété uniquement sur le travail est incompatible avec la doctrine de l'Église10.
Universalisme et relativisme

Il y a d'abord une critique ontologique, qui refuse d'admettre l'existence et l'universalité du droit naturel : c'est, par exemple, le thème général de la critique du contre-révolutionnaire Joseph de Maistre ou de Karl Marx (dans Sur la Question juive), qui refusent le caractère abstrait de ce droit. Maistre affirme ainsi que le seul droit naturel est celui qui vient de l'histoire singulière de chaque peuple. Marx, quant à lui, insiste sur le caractère spécifique de chaque contexte social et historique, et n'envisage l'homme qu'en tant qu'il fait partie d'une société déterminée. Le concept de nature humaine, qui servirait à fonder les droits naturels subjectifs, est donc jugé problématique par ces auteurs (Marx parle bien d'un être générique, mais on ne peut extrapoler de ce qu'est l'individu dans une société capitaliste à ce qu'il est de façon universelle).
Épistémologie

Il y a ensuite une critique épistémologique : à supposer même que les droits naturels existent, comment peut-on les connaître ? C'est une critique formulée par Pascal contre Hobbes : la raison ne peut servir à nous indiquer des lois naturelles universelles. Cette objection se rapproche du non-cognitivisme moral qui s'oppose au réalisme moral.

Elle est reprise par Jeremy Bentham, qui insiste sur l'équivocité de la notion de droits naturels dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Il essaie alors de formuler un concept utilitariste des droits de l'homme.
Positivisme juridique

Au XXe siècle, et en particulier sous l'influence de la Théorie pure du droit de Hans Kelsen, le positivisme juridique insiste sur la définition de l'objet de la science du droit, et affirme qu'on ne peut, au sens strict, parler de droit que s'il s'agit d'un système juridique positif. Le seul droit véritable est donc le droit positif : le droit naturel, lui, appartient à la sphère morale. L'usage du mot droit serait donc discutable, le droit naturel désignant un ensemble de principes qui seraient censés devoir inspirer le droit mais qui ne seraient pas eux-mêmes nécessairement juridiques.

Il apparaît que le droit anglo-saxon, fondé sur la common law, et la conception européenne du droit de tradition romano-germanique (droit écrit, puis évolution vers le droit positif), sont différents, de sorte que le rapport entre le droit naturel et le droit en général est sensiblement différent selon que l'on se place dans le monde anglo-saxon ou d'autre pays occidentaux.
Le droit naturel après la Seconde guerre mondiale

Au XXe siècle, après la Seconde Guerre mondiale, on a beaucoup parlé de droits sociaux, ce qui a engendré la création de la Sécurité sociale, qui serait une forme de sûreté civile.

Le développement du constitutionnalisme depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale a conduit à traduire les principes fondamentaux de droit naturel dans le droit constitutionnel et les constitutions. Ils figurent également dans les principes des institutions européennes ou internationales.

L'évolution de la société et la perception des enjeux contemporains posent de nouvelles questions sur le sujet, comme les questions écologiques. C'est ainsi que sont apparues des chartes de l'environnement : la Green charter (en) en Australie (et dans le monde anglo-saxon), et la charte de l'environnement, en France, qui est l'un des textes fondamentaux ajoutée par une révision constitutionnelle au bloc de constitutionnalité avec la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.

Les juristes considèrent que le principe de sécurité juridique correspond au droit naturel de la sûreté. Dans les institutions européennes, la sécurité juridique est un principe explicitement reconnu dans les textes. En France, il figure dans la constitution par l'intermédiaire de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui inclut la sûreté, sans être décrit explicitement.
Auteurs jusnaturalistes

Liste non-exhaustive.

Alain Sériaux
Anne Robert Jacques Turgot
Aristote
Ayn Rand
Arthur Schopenhauer
Christian Thomasius
Christian Wolff
Cicéron
Edmund Burke
Emer de Vattel
Emmanuel Kant
Emídio Brasileiro
Étienne de La Boétie
Étienne Gilson
Francisco de Vitoria
François Gény
François Quesnay
Frank van Dun
Frédéric Bastiat
Gottfried Achenwall
Guillaume-François Le Trosne
Hans-Hermann Hoppe
Hans Welzel
Hugo Grotius
Javier Hervada
Jean Barbeyrac
Jean Bodin
Jean-Jacques Burlamaqui
John Finnis
John Locke
Lemercier de La Rivière
Léo Strauss
Lysander Spooner
Michel Villey
Murray Rothbard
Patrick Simon
Pierre-Joseph-André Roubaud
Pierre Lemieux
Richard Cumberland
Robert Nozick
Ronald Dworkin
Samuel von Pufendorf
Théophile Hufeland
Thomas d'Aquin
Thomas Hobbes
Thomas Jefferson
Victor Cousin
William Blackstone

Chez de nombreux auteurs que l'on ne classe habituellement pas parmi les jusnaturalistes, les idées et les concepts liés au droit naturel se trouvent en creux. Par exemple, selon Michel Villey on trouve des esquisses du droit naturel chez Platon, même s'il n'est pas formulé comme tel11 ; l'universitaire Dario Ippolito voit en Montesquieu un jusnaturaliste12 ; et certains libéraux interprètent l'idée du droit naturel chez Benjamin Constant13 ou Friedrich Hayek14.
Références

↑ Telle est la définition du Petit Larousse. Il s'agit là cependant de la vision téléologique classique du Droit naturel, remise en cause par les conceptions jusnaturalistes modernes.
↑ Gérard Cornu, Vocabulaire juridique, Association Capitant, 8e éd., 2007, Puf, coll. Quadrige, V° Naturel
↑ Leo Strauss, Droit naturel et Histoire, conférences de 1949 publiées à Chicago en 1953, traduit de l’anglais en 1954, rééd. Champs Flammarion, 1986
↑ Leo Strauss, Droit naturel et Histoire, chapitre 4, Le droit naturel classique
↑ Leo Strauss, Droit naturel et Histoire, chapitre 5, Le droit naturel moderne
↑ André-Jean Arnaud, « La référence à l'École du droit naturel moderne : les lectures des auteurs du Code civil français », 10 février 1989, lire en ligne [archive]
↑ Se reporter à l'article État de nature pour plus de détails
↑ Raymond Trousson, Jean-Jacques Rousseau, Tallandier, p. 452
↑ Jean-Pierre Marcos, La société générale du genre humain - Reprise et critique rousseauiste de la réponse de Diderot au « raisonneur violent » dans l'article Droit naturel de L'Encyclopédie, Les Papiers du Collège international de philosophie, Papiers n° 28, février 1996, lire en ligne [archive]
↑ Baudoin Roger, Propriété [archive], 22 novembre 2012
↑ La formation de la pensée juridique moderne
↑ Conférence Montesquieu et le droit naturel [archive]
↑ « Un jusnaturalisme quelque peu oublié » [archive] Voir aussi Histoire du libéralisme en Europe p412
↑ Droit naturel : débat Patrick Simon - Frank van Dun [archive]

Bibliographie
Articles

Georges Aillet, « De la signification méthodologique de l’idée de droit naturel », Archives de Philosophie du Droit et de Sociologie juridique, vol. Troisième année, no 3-4,‎ 1933, p. 29-54 (lire en ligne)
René Hubert, « Contribution à l’étude sociologique des origines de la notion de droit naturel : I. Les philosophies présocratiques », Archives de Philosophie du Droit et de Sociologie juridique, vol. Troisième année, no 3-4,‎ 1933, p. 91-159 (lire en ligne)
Yannick Bosc (recenseur), « Florence Gauthier, Triomphe et mort du droit naturel en révolution 1789-1795-1902 », Annales historiques de la Révolution française, no 301,‎ janvier-mars 1995, p. 498-500.
Yves Byzeul, « Le droit naturel dans la tradition protestante », Revue d'Histoire et de Philosophie Religieuses, t. 79, no 4,‎ octobre-décembre 1999, p. 445-461.

Ouvrages

Gagnebin, Bernard (1944), Burlamaqui et le droit naturel, Genève, éd. de la Frégate.
Strauss, Léo (1953), Droit naturel et histoire.
Augé, Guy, (1967), La querelle du droit naturel.
Barret-Kriegel, Blandine (1989), Droit naturel et droits de l'homme, PUF.
Dufour, Alfred (1991), Droit de L'Homme. Droit Naturel et Histoire, PUF. Coll. Lévitathan. (ISBN 9-782130438694)
Gauthier, Florence (1992), Triomphe et mort du droit naturel en révolution,1789-1795-1802, PUF.
Sériaux, Alain (1999), Le Droit naturel, collection Poche. (ISBN 2-13045-842-4)
Simon, Patrick (2006), Le Droit naturel, ses amis et ses ennemis, François-Xavier de Guibert. (ISBN 978-2755400588)
Dufourcq, Elisabeth (2012). L'Invention de la loi naturelle, Bayard.
Kiesow, Rainer Maria (2014), L'Unité du droit, Paris, Éditions de l'EHESS, coll. « Cas de figure ». (ISBN 978-2-7132-2425-6)
(en) Eric Allen Engle (auteur) et Aron Ping D'Souza (rédacteur), Lex Naturalis, Ius Naturalis: Law as Positive Reasoning & Natural Rationality, Elias Clark Group, coll. « The Elias Clark Law Series », 2010, 419 p. (ISBN 9780980731842, présentation en ligne)

Articles connexes

Positivisme juridique
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Droit inaliénable
Loi naturelle
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État de droit
Philosophie du droit

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MessageSujet: Re: La métamatière, les élites et les gouvernants   Mer 14 Sep à 10:52

Haganah (הגנה) signifie 'défense' en hébreu. La Haganah était une organisation paramilitaire sioniste créée en 1920 et intégrée dans l'armée israélienne en 1948. Son but originel était de défendre les communautés juives d’éventuelles attaques par les Arabes, comme celles de 1920 à Jérusalem ou lors de la Grande Révolte arabe de 1936-1939 en Palestine mandataire.

Originellement rattachée à la direction du syndicat sioniste Histadrout, l’organisation est transférée sous le contrôle de l’Agence juive (l’exécutif sioniste en Palestine mandataire) en 1931. Elle en devient alors la branche armée officieuse, car illégale aux yeux de la puissance mandataire britannique.

Lors de la guerre civile qui accompagne les six derniers mois du mandat britannique de Palestine, l’organisation prend la forme d’une véritable armée dépendant de l’Agence juive. Haganah et forces arabes s’affrontent violemment et sa responsabilité est mise en cause dans l’exode palestinien de 1948.

Après la fondation de l’État d’Israël, en 1948, la Haganah s’agrège à deux autres groupes armés moins importants, l’Irgoun et le Lehi (groupe Stern), pour former Tsahal, la force de défense d’Israël.

Hope Sandoval - Wild Roses (2008 new songs)
https://www.youtube.com/watch?v=PPoFy5tk1qI

L’autodéfense juive en Russie tsariste

La Russie tsariste a connu plusieurs vagues de pogroms (émeutes violentes) anti-juives. Les deux plus importantes sont celles de 1880-1881 et de 1903-1906.

À la suite de ces violences, des organisations d’autodéfenses juives commencent à apparaître, dans le but de protéger les communautés juives.

Certains des créateurs de la Haganah sont des anciens de l’autodéfense juive de Russie. Vladimir Jabotinsky participera ainsi après 1903 à la création de tels groupes dans l’empire russe, avant d’être impliqué dans la création de la Haganah à Jérusalem, en 1920.
Le Hachomer

Dans la tradition des groupes d’autodéfense juive de Russie, un petit groupe de militants du Poale sion créent le Hachomer (la garde) en 1909, premier groupe clandestin d’autodéfense juive en Palestine ottomane.
La légion juive

Pendant la Première Guerre mondiale, Vladimir Jabotinsky et Joseph Trumpeldor, deux meneurs sionistes, parviennent à obtenir des Britanniques la naissance d’unités juives restées dans l’histoire sous le nom de légion juive. Après guerre, les organisations sionistes de gauche et de droite essayeront d’obtenir des Britanniques que ceux-ci maintiennent ces unités en Palestine, pour y défendre la communauté juive. L’afflux de colons sionistes crée en effet une tension très vive avec les nationalistes arabes. La dissolution de la légion juive en 1919 sera donc mal vécue. La création de la Haganah répond en partie à cette dissolution.
La création et les années 1920

La Haganah est créée en 1920 à Jérusalem, à la suite d’émeutes anti-juives.

Vladimir Jabotinsky, sioniste de droite, a joué un rôle majeur dans la création de l’organisation. Mais c’est le parti de gauche Akhdut HaAvoda qui prend la jeune organisation en main, et l’étend rapidement à l’ensemble du Yichouv après les nouvelles émeutes de 1921.

Assez vite, des militants de toutes origines, mais surtout de gauche, intègrent l’organisation. Achdut Ha’avoda transfère le contrôle de la Haganah à la Histadrout, le syndicat de la gauche sioniste. La Haganah et la Histadrout sont ainsi des organisations « unitaires », qui regroupent les différents partis de gauche (en particulier le Hapoel Hatzaïr et le Akhdut HaAvoda).

Les Britanniques n’officialisent pas l’organisation, mais la tolèrent plus ou moins.

La Haganah organise des gardes et des patrouilles autour des implantations juives. Mais de 1921 à 1929, la situation sécuritaire est assez calme, et la Haganah peu active.
La scission avec la Haganah nationale (1929 – 1937)

Entre 1929 et 1931, une série d’émeutes anti-juives vont faire des dizaines de morts. Ces émeutes vont avoir deux conséquences : la volonté de faire de la Haganah l’organisation commune du Yichouv, mais aussi sa scission.
L'Unité

Les émeutes font d’abord ressortir le besoin pour le Yichouv d’avoir une organisation de défense commune, qui ne soit pas seulement l’émanation des partis de gauche. La Haganah ne peut donc plus être seulement l’émanation de la Histdrout. Après deux années de négociations entre partis, la direction de la Haganah passe en 1931 de la Histadrout à l’Agence juive. L’Agence Juive est en effet une organisation officiellement non-partisane. Mais comme elle est dominée par la gauche, la droite a exigé un droit de regard. Un comité paritaire est donc créé. C’est l’organe de supervision politique de la Haganah, constitué à parts égales de six membres politiques : trois représentant la « gauche » (dont Eliyahou Golomb et Dov Hoz) et trois représentant la « droite » (dont Saadya Shoshani et Yissaschar Sidkov).

Mais ce changement et ce paritarisme sont plus symboliques que pratiques : les mêmes hommes restent aux commandes.

La direction de la gauche socialiste, qui tenait la Histadrout, a en effet fusionné au sein du Mapaï, en 1930. Le Mapaï a alors pris la direction de l’Agence juive et de l’Organisation sioniste mondiale, en alliance avec les centristes libéraux (sionistes généraux). David Ben Gourion a dirigé la Histadrout de 1921 à 1935 (et donc la Haganah jusqu’en 1931). C’est lui qui prend la direction de l’Agence Juive de 1935 à 1948 (et donc de nouveau de la Haganah).
La division
Avraham Tehomi.

La Haganah avait développé une doctrine d’utilisation de la force armée, baptisée la « Havlagah » (retenue) :

pour la défense, lors d’une attaque arabe ;
pour des représailles, mais ciblées sur d’anciens attaquants identifiés.

Bien souvent, les attaquants ne pouvaient être identifiés, et un courant est apparu au sein de l’organisation, prônant des représailles contre les populations « soutenant » les attaquants, c’est-à-dire potentiellement contre tout civil arabe palestinien.

En 1931, ce courant quitte la Haganah, emmené par le chef de celle-ci, Avraham Tehomi.

La nouvelle organisation prend le nom de Haganah Beth (Haganah « B »), avant de se renommer « Haganah Nationale ». Assez rapidement, un autre nom commence à être utilisé « Irgoun Zvaï Leumi » (organisation militaire nationale), et deviendra exclusif en 1937.

En pratique, le refus de la Havlagah n’aura guère de conséquence, les attaques arabes s’étant arrêtées avant la scission. Mais la Haganah n’est désormais plus seule en lice dans le camp sioniste.

La « Haganah Nationale » n’est pas tout à fait une organisation de droite, mais les sympathisants du Parti révisionniste y sont nombreux. Vladimir Jabotinsky, leur chef, entre d’ailleurs au comité de supervision politique de la nouvelle organisation en 1933. La Haganah, dirigée et dominée par la gauche, n’est cependant pas non plus une organisation recrutant seulement à gauche. Des militants de droite et surtout du centre (sionistes généraux) y sont restés.
La grande révolte arabe et le renforcement de la Haganah (1936-1939)

De la fin 1935 à 1939, les Arabes palestiniens se révoltent contre la puissance mandataire (britannique) et la colonisation sioniste. Plusieurs centaines de juifs seront tués.

Ce soulèvement aura trois conséquences majeures pour les organisations armées et la Haganah :
Le renforcement militaire de la Haganah
Orde Charles Wingate.

La Haganah se montre assez efficace pour bloquer les attaques arabes, sécuriser les points isolés, et lancer des raids de représailles contre les militants nationalistes arabes. Elle attire donc des nouveaux membres, et compte bientôt des dizaines de milliers de membres (dont seulement une minorité sont des combattants stricto sensu). Elle coopère également de façon quasi ouverte avec les Britanniques, qui s’appuient largement sur elle et sur ses réseaux de renseignements dans la répression du nationalisme arabe palestinien. C’est l’époque des Special Night Squads, une unité juive officielle dirigée par le major britannique Orde Charles Wingate, un sympathisant sioniste. Officiellement, les membres des SNS n’étaient pas membres de la Haganah, mais en pratique beaucoup l’étaient.

Il n’y a pas à cette époque de combattants « permanents » de la Haganah, à part l’état-major. Les officiers et les combattants ont une activité professionnelle (dans la police ou les Kibboutzim, souvent), mais sont mobilisables à tout moment en cas de besoin.
La scission de la Haganah nationale

Devant la montée en puissance de la Haganah, même « limitée » par la Havlaga, une partie de la Haganah nationale décide de rallier la Haganah pour offrir un front commun aux attaques arabes. À partir de 1936, Avraham Tehomi engage des négociations en ce sens. Il est convoqué à Paris par Vladimir Jabotinsky, qui exige de lui un ralliement officiel au Révisionnisme et à son autorité politique. Tehomi accepte, mais passe finalement à la Haganah en 1937 avec une bonne partie de ses troupes. La Haganah est renforcée, tant politiquement qu’en nombre de combattants.
La radicalisation de l’Irgoun

La Haganah nationale abandonne son nom historique, et n’utilise plus que celui de Irgoun Zvaï Leumi. L’organisation devient alors clairement l’aile militaire du mouvement révisionniste, mais avec une puissance bien moindre que celle de la Haganah. L’Irgoun se lance dans des campagnes d’attentats contre les civils arabes palestiniens qui lui valent la réprobation des instances officielles du Yichouv et de la Haganah, ainsi que la qualification d’organisation terroriste par les Britanniques.
Voir aussi l’article détaillé sur les attentats de l’Irgoun pendant la Grande Révolte arabe.
La Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

En 1939, la grande révolte arabe est vaincue. Mais les Britanniques décident de chercher un terrain d’entente avec le nationalisme arabe. 1939 est l’année du « livre blanc », par lequel les Britanniques arrêtent de fait toute immigration juive. Un État palestinien unitaire (donc à majorité arabe) est promis pour 1949. C’est la rupture avec le mouvement sioniste. La Seconde Guerre mondiale va cependant repousser l’affrontement.

David Ben Gourion déclare peu après le début de la guerre « Nous aiderons les Britanniques dans la guerre comme s’il n’y avait pas de Livre blanc et nous lutterons contre le Livre blanc comme s’il n’y avait pas la guerre ».

La Haganah crée un département d’immigration clandestine, chargé de faire entrer clandestinement des Juifs dans le pays : le Mossad Leʿaliyah Bet. L’organisation fille de la Haganah fera entrer des dizaines de milliers de juifs entre 1939 et 1948 (avec une quasi-interruption entre 1942 et 1945 du fait de la guerre). Mais cette action est entachée par l'attentat organisé contre le Patria, qui le 15 novembre 1940 coule dans le port d'Haïfa ce paquebot en partance pour l'île Maurice avec des centaines de réfugiés juifs à son bord, plutôt que de seulement empêcher son voyage. Plus de deux cents morts sont à déplorer.

Parallèlement, l’Agence juive et la Haganah coopèrent à l’effort de guerre britannique contre le nazisme. Des dizaines de milliers de Juifs s’engagent dans les forces britanniques. Ils seront organisés au sein d’une unité spécifique, la « brigade juive », en 1944. La Haganah profitera à plein de cet entraînement militaire, favorisant l’engagement de ses militants.

La Haganah utilisera encore le soutien britannique pour se créer une force d’élite, mais cette fois sous son commandement propre. Abréviation pour « Pelougoth Makahaz » (groupes d’assaut), le Palmach a été créé par la Haganah à la demande du Royaume-Uni, le 19 mai 1941. Les Britanniques craignaient en effet une invasion de la Palestine par les troupes du Maréchal Erwin Rommel, et tentait de mobiliser un maximum de forces. Le Palmach sera l’unité d’élite de la Haganah, largement recrutée au sein de l’extrême gauche des Kibboutzim. Elle comptera dans ses rangs des personnes comme Ygal Allon (futur ministre), Moshe Dayan (futur chef d’état-major et futur ministre), Rehavam Ze’evi (futur ministre et dirigeant du parti d’extrême droite Moledet) ou Yitzhak Rabin (futur chef d’état-major et premier ministre).

Grâce au Palmach et à la « Brigade Juive », la Haganah est au sortir de la guerre dans une position bien plus forte encore qu’en 1939.
La « saison » (1944-1945)
Un lieu d’internement secret de la Haganah, pendant « la saison ».

En février 1944, l’Irgoun, dont Menahem Begin a pris la direction en 1943, décide de rompre le cessez-le-feu qu’elle respectait avec les Britanniques depuis 1940. Pour l’Irgoun, la guerre est gagnée par les alliés. La question qui se pose maintenant est celle de la création d’un État juif, à laquelle les Britanniques s’opposent formellement depuis 1939.

Les premières actions de l’Irgoun suscitent la désapprobation du Yichouv. La Haganah commence à gêner les actions de l’Irgoun. Vers la fin de 1944, les actions violentes de l’Irgoun s’accentuent : des soldats et des policiers britanniques sont assassinés. La direction de l’Agence juive décide alors en novembre 1944 de durcir son attitude, et lance « la saison de la chasse au terroriste », restée dans l’histoire d’Israël comme « la saison ». Celle-ci dure jusqu’en juillet 1945. La Haganah traque les membres de l’Irgoun. Des centaines seront livrés aux Britanniques. D’autres sont enlevés et interrogés, parfois torturés. L’Irgoun doit arrêter l’essentiel de ses opérations. Menahem Begin interdit les représailles, empêchant le basculement dans la guerre civile.
L’affrontement avec les Britanniques (1945–1947)

Après la fin de la guerre en Europe en mai 1945, la crise des réfugiés éclate. Des centaines de milliers de juifs survivants de la Shoah tentent de quitter l’Europe, vers l’Amérique ou la Palestine mandataire. Les Britanniques s’opposent formellement à cette dernière destination. La crise est immédiate et rapide. Le Mossad Leʿaliyah Bet reprend ses actions à grande échelle, et la Haganah arrête « la saison » dès l’été 1945. Dans la nuit du neuf au dix octobre, des escouades du Palmah attaquent le camp de détention britannique d'Atlit et libèrent deux cent huit migrants illégaux1. À compter du second semestre 1945, alors que le drame des réfugiés s’accroît, et que la colère du Yichouv contre le Royaume-Uni devient énorme, la Haganah décide de passer un accord avec l’Irgoun et sa dissidence radicale, le Lehi. Ce sera le Mouvement de Rébellion hébraïque.

Pour la première fois, la Haganah prend les armes contre ses anciens alliés et son opération la plus spectaculaire aura lieu le 17 juin 1946 lorsqu'elle fait sauter onze ponts reliant la Palestine à la Transjordanie, la Syrie, le Liban et l'Égypte1. En réponse, les Britanniques lancent l'opération Agatha. Pendant quinze jours, les forces de sécurité fouillent les villes juives et les implantations rurales à la recherche d'armes et quatre membres de l'exécutif de l'Agence juive, dont Moshé Sharett, sont arrêtés. Mais globalement, ils échouent à affaiblir la Haganah dont le service de renseignement avait réussi à être informé à l'avance des opérations à son encontre2.

Si le Lehi et l’Irgoun n’hésitent pas à tuer policiers et soldats, la Haganah se livre à des sabotages en essayant d’éviter les morts. La tension entre les deux stratégies est inévitable. Le 22 juillet 1946, l’Irgoun fait sauter le siège de l’administration britannique, l’hôtel King David. Il y a quatre-vingt-onze morts, dont de nombreux civils juifs et arabes3. L’Irgoun avait prévenu les autorités de l’explosion et escomptait une évacuation. Mais la condamnation est importante dans le Yichouv, et la Haganah décide de rompre son alliance. Elle continuera à s’opposer aux Britanniques, mais dans le cadre d’une guérilla bien moins violente que celle de l’Irgoun et du Lehi.

En fait, la Haganah se concentre de plus en plus sur l’immigration clandestine, à travers le Mossad Leʿaliyah Bet. Il s’agit de faire rentrer des réfugiés dans le pays, mais aussi de provoquer une crise politique internationale majeure sur cette question. Des dizaines de milliers de réfugiés amenés par la Haganah sont placés en camps d’internement par les Britanniques, provoquant une vive réprobation internationale. Le point culminant de cette crise des réfugiés sera atteint en 1947 avec l’affaire de l’Exodus. Le succès politique remporté par la Haganah dans cette affaire jouera un certain rôle dans la décision des Nations unies de créer un État juif.
La guerre contre les Palestiniens et la création de Tsahal (1947 – 1948)
Articles détaillés : Plan de partage de la Palestine, guerre israélo-arabe de 1948 et réfugiés palestiniens.
Un canon de fortune de la Haganah, mai 1948.

À l’été 1947, les Britanniques décident de rendre leur mandat sur la Palestine à l’ONU. Celle-ci forme une commission d’enquête, l’UNSCOP (United Nations Special Committee on Palestine), qui commence à travailler sur un Plan de partage de la Palestine entre un État juif et un État arabe.

Dès cette date, David Ben Gourion, président de l’Agence juive et donc chef politique de la Haganah, ordonne à celle-ci de se préparer à une guerre contre les États arabes. Des armes commencent à être achetés à travers l’Europe ou l’Amérique du Nord, y compris des armes lourdes. Certaines sont amenées en Palestine (clandestinement, car les Britanniques s’y opposent), d’autres stockées à l’étranger en attendant de pouvoir être amenées en Palestine. Elles le seront après la création d’Israël, le 15 mai 1948. La Haganah noue en particulier des relations fructueuses avec l’Union soviétique. Staline souhaite en effet le départ des Britanniques de la région, et a décidé de soutenir le mouvement sioniste dans cet objectif.

Israël est créé par un vote des Nations Unis le 29 novembre 1947. La proclamation officielle de l’État n’est prévue que le 15 mai 1948.

Du 30 novembre 1947 au 15 mai 1948 commence une guerre civile entre Arabes et Juifs vivant en Palestine. Les forces britanniques, présentes dans le pays et censées y maintenir l’ordre se montrent largement passives. Londres ne veut pas soutenir les Palestiniens (les États-Unis ont voté en faveur d’Israël), mais des centaines de Britanniques ont été tués entre 1944 et 1947 par les organisations sionistes armées (surtout l’Irgoun et le Lehi), et l’hostilité au sionisme reste vive.

La guerre civile va se dérouler en deux étapes :

De la fin novembre 1947 à la fin mars 1948, la Haganah est dans une posture défensive face aux attaques arabes qui se développent. Les villes et villages juifs maintiennent difficilement leurs communications, les routes étant particulièrement visées par les attaques.

À partir de la fin mars 1948 jusqu’au 15 mai, la Haganah lance une série d’offensives dans la bande côtière et autour de Jérusalem. Les forces irrégulières palestiniennes sont vaincues, et les zones juives sont sécurisées. Les populations arabes de la zone commencent à partir.

Le rôle de la Haganah dans ces départs reste controversé. Le « plan Dalet » ou « plan D » adopté par l’Agence juive et la Haganah en janvier et appliqué à partir de mars 1948, prévoit « des opérations contre les centres de population ennemie situés au sein de notre système de défense ou à proximité, afin d’empêcher qu’ils soient utilisés comme bases par une force armée active. Ces opérations peuvent être menées de la manière suivante : ou bien en détruisant les villages (en y mettant le feu, en les dynamitant et en déposant des mines dans leurs débris), et spécialement dans le cas de centres de population difficiles à maîtriser ; ou en montant des opérations de ratissage et de contrôle selon les lignes directrices suivantes : encerclement du village et enquête à l’intérieur. En cas de résistance, la force armée doit être anéantie et la population expulsée hors des frontières de l’État ».[réf. souhaitée]

Officiellement, le « plan D » avait des objectifs limités : sécuriser les zones juives. Il ne s’appliquait pas à l’ensemble du territoire palestinien, et les expulsions prévues étaient conditionnelles (en cas de résistance). L’historien israélien Benny Morris considère que « le plan D n’était pas un plan politique d’expulsion des Arabes de Palestine », mais admet que, « à partir du début avril, il y a des traces claires d’une politique d’expulsion à la fois au niveau national et au niveau local4 ».

À la mi-mai 1948, la Haganah a clairement pris le dessus. Elle aligne vingt mille hommes, dont cinq mille combattants d’élites du Palmach. Le commandement est unifié, et la disponibilité en armes légères est bonne. Les armes lourdes sont par contre encore peu nombreuses. Elles arriveront surtout après le 15 mai 1948.

Après la création de l’État, l’armée israélienne est officiellement crée le 26 mai 1948. La Haganah disparaît alors. Elle participe à la création de Tsahal avec le Lehi et l’Irgoun. Mais ceux-ci n’alignent que respectivement mille et cinq mille combattants, qui plus est tenus en suspicion par le nouveau gouvernement de David Ben Gourion pour leurs activités « terroristes » passées et pour leurs orientations politiques. La nouvelle armée israélienne sera donc constituée essentiellement autour de la Haganah. Celle-ci devra maintenant affronter non plus les groupes armés palestiniens, mais les armées des pays arabes limitrophes.

Peu après la création de Tsahal, pendant la première trêve de la guerre d’indépendance (11 juin-8 juillet) Ben Gourion décide de dissoudre les trois brigades du Palmach, qu’il considère être trop à gauche (proches des partis en train de se regrouper dans le Mapam). Leurs membres sont répartis dans les autres unités de Tsahal.
Notes et références

↑ a et b Benny Morris, 1948: A History of the First Arab-Israeli War, Yale University Press, 2008, p. 31.
↑ Benny Morris, 1948: A History of the First Arab-Israeli War, Yale University Press, 2008, p. 35.
↑ Les morts de l’hôtel King David : 28 Britanniques, 41 Arabes, 17 Juifs et 5 divers - donné par l’historien Tom Segev dans le journal Haaretz du 23 juillet 2006.
↑ (en)Benny Morris, The Birth Of The Palestinian Refugee Problem Revisited, Cambridge University Press, UK 2003 (ISBN 0521009677).
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MessageSujet: Re: La métamatière, les élites et les gouvernants   Ven 16 Sep à 9:25

LE PLUS. Alors que le dalaï-lama est en visite en France, l’anthropologue Marion Dapsance sort ce 15 septembre "Les dévots du bouddisme" (Max Milo). Pendant sept ans, elle a enquêté sur les centres Rigpa, un réseau international dirigé par un proche du dalaï-lama. Elle dresse aujourd'hui le portrait d’une organisation sectaire, dont le maître, le lama Sogyal Rinpoché, serait le gourou. Témoignage.
Indochine- Le grand secret
https://www.youtube.com/watch?v=fIdRUe2jAjk
Édité et parrainé par Julia Mourri

Dans l’esprit des Occidentaux, le bouddhisme est une "spiritualité laïque", une "science de l’esprit". Bref, quelque chose de tout à fait rationnel.



J’ai commencé il y a quelques années à lire des ouvrages sur la méditation, avant de vouloir aller plus loin. Je me suis rapprochée d’un centre bouddhiste tibétain.



J’habitais sur la Côte d'Azur à l'époque, et je me suis rendue dans une structure de l’association Rigpa, à Nice. Il s’agit d’un réseau international dirigé par Sogyal Rinpoché – "Rinpoché" est un titre qu’on donne à plusieurs lamas et signifie "joyaux très précieux" –, un maître bouddhiste tibétain soutenu par le dalaï-lama. Il est l'auteur du best-seller "Le livre tibétain de la vie et de la mort".



Ce que j’ai découvert dans ce centre était aux antipodes de ce que nous, Occidentaux, connaissons du bouddhisme pratiqué à des fins de développement personnel. Les maîtres asiatiques proposent des rituels très compliqués et en tibétain. Ils font intervenir des divinités et demandent une soumission absolue au maître.



J’ai réalisé que je me retrouvais face à un choc des cultures qui pouvait donner lieu à des quiproquos et des désillusions. J’ai continué à aller suivre les enseignements bouddhistes, mais pour mener mon enquête.



Sept ans d'enquête



J’ai décidé que ce sujet ferait l’objet de ma thèse de doctorat en anthropologie, à l’École pratique des hautes études. J’y ai consacré sept ans. Les deux premières années, je me suis inscrite comme "étudiante" – c’est comme ça qu’on appelle les disciples – au centre de Levallois pour suivre des cours de méditation, des retraites spirituelles et des enseignements publics.



Après mon enquête de terrain, j’ai entamé une série d’entretiens avec des personnes beaucoup plus avancées que moi dans la voie proposée, et qui m’ont fait part de leur expérience.



Puis il a fallu que j’acquière des connaissances sur le bouddhisme tibétain et la culture tibétaine, mais aussi sur les religions occidentales, qui ont permis de récupérer le bouddhisme pour l’ériger au rang de "religion laïque".



Méditer devant une vidéo du maître



Mes premières séances de méditation étaient fidèles à l’idée que je m’en étais faite. En tailleur, le dos droit, les étudiants concentrent leur esprit sur un point.



Sauf que, rapidement, on bascule dans un autre registre. On conseille aux étudiants de méditer devant l’image du maître, Sogyal Rinpoché, voire devant une vidéo de lui. Sa présence, même à travers l’écran d’une télévision, apporterait des bénédictions.



On nous enseigne ensuite que, ce qui est vraiment efficace, c’est d’avoir de la dévotion pour le maître et d’assister à ses enseignements. Le centre principal de retraite du réseau international Rigpa se trouve en France, près de Montpellier. Il a été inauguré en grandes pompes en 2008 par le dalaï-lama. Carla Bruni, Bernard Kouchner, Rama Yade et d’autres personnalités étaient présentes ce jour-là.



Branle-bas de combat pour trouver un trône



J’ai assisté à des enseignements de Sogyal Rinpoché au centre de Levallois-Perret. Il arrive généralement avec une demi-heure, trois quarts d’heure, voire deux heures de retard. Dès son entrée en scène, il s’adresse aux gens au premier rang et leur reproche de ne pas avoir fait leur travail. Les étudiants reconnaissent avoir mal agi, et se confessent publiquement.



Outre ses plaisanteries bas de gamme, il arrive au lama d’être violent. J’ai pu le voir empoigner quelqu’un par les cheveux et le traiter de "yak". Je l’ai également vu se mettre en colère car il n’avait qu’un siège basique. Branle-bas de combat pour lui trouver un trône. Les gens qui avaient payé pour assister à son "enseignement" ont dû prendre leur mal en patience.



Enfin, toute une organisation est dédiée au bien-être personnel du maître. J’ai eu accès aux guides qui recensent les procédures à suivre pour satisfaire Sogyal Rinpoché. Parmi les recommandations, il lui faut une piscine chauffée à proximité, un lit double, une marque de thé spéciale, des repas à base de bœuf et une Mercedes de fonction avec chauffeur. Il doit également pouvoir capter la chaîne CNN partout où il va, disposer d’une cuisinière et d’une masseuse 24 heures sur 24. Surprenant, pour une spiritualité qui rejette le matérialisme.



Abus sexuels et violences



Lorsque j’ai commencé ma thèse, j’ai rencontré Olivier Raurich, ancien directeur de Rigpa France et traducteur de Sogyal Rinpoché, pour l’informer de ma démarche. Je lui ai dit que je voulais enquêter sur la façon dont les lamas tibétains transmettaient le bouddhisme aux Occidentaux. Je lui ai également précisé que j’avais entendu des rumeurs sur des abus sexuels dans les centres Rigpa. J’ai joué cartes sur table. Quelques années plus tard, en 2015, Olivier Raurich a démissionné en dénonçant les pratiques sectaires du groupe.



Sogyal Rinpoché a eu des démêlés avec la justice en 1994 aux États-Unis. Une jeune femme avait porté plainte pour abus sexuels et violences dans un centre Rigpa. Mais la justice américaine permet la signature de conciliations. Le maître avait sorti une grosse somme d’argent pour que l’ancienne dakini arrête les poursuites.



Le terme tibétain dakinis désigne des divinités féminines. Celles-ci détiendraient des enseignements secrets qu’elles transmettraient au lama dans un langage codé. Mais il semblerait que dans ces centres, les dakinis ne soient ni plus ni moins que des partenaires sexuelles.



J’ai rencontré certaines d’entre elles au cours de mon enquête. Notamment une Franco-japonaise qui a réussi à quitter le groupe. Elle a même entamé une procédure judiciaire, avant d’arrêter les poursuites. C’était la parole du maître contre la sienne. Elle a préféré passer à autre chose.



"Folle sagesse"



La force de Sogyal Rinpoché, c’est d’avoir diffusé le concept de "folle sagesse" : sa folie ferait de lui quelqu’un de sage. Plus il se comporte de manière inattendue, violente, agressive et irrespectueuse, plus cela prouve qu’il est un être éveillé, omniscient, au-dessus des contraintes sociales. Si vous ne voyez en lui qu’un gars qui se comporte mal et abuse de son pouvoir, c’est que votre esprit est "obscurci".



Deux options s’offrent alors à vous : soit vous finissez par comprendre que votre maître agit par compassion, soit vous êtes exclu du groupe. Nous sommes dans un système incritiquable, basé sur la foi totale et absolue en Sogyal Rinpoché.



Le dalaï-lama ferme les yeux



Un peu plus de la moitié des étudiants de ces centres bouddhistes ne souhaitent pas aller plus loin que la méditation. Mais beaucoup continuent, s’investissent et passent à une autre forme de bouddhisme.



Certains d’entre eux décrochent en cours de route et réalisent qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Qu’ils soient allés trop loin ou qu’ils aient su s’arrêter à temps, la désillusion reste grande.



Je suis évidemment allée à la Miviludes – Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires – pour les informer de mes recherches. L’organisme m’a avoué être déjà au courant de ce qui se tramait dans les centres Rigpa… Mais il n’a, pour l’heure, pas réagi, malgré le caractère très discutable de ces pratiques.



Quant au dalaï-lama, il est lui-aussi au courant du comportement de Sogyal Rinpoché. Après le scandale de 1994, il a pourtant refusé de signer une charte de bonne conduite pour les lamas qui enseignent en Occident. Depuis, il ferme les yeux. Certainement pour ne pas donner une mauvaise image du bouddhisme tibétain.

Propos recueillis par Julia Mourri

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MessageSujet: Re: La métamatière, les élites et les gouvernants   Ven 16 Sep à 9:26

IFAW s'associe de nouveau à la Marche Mondiale pour les éléphants, rhinocéros et tigres qui, cette année, sera élargie à l'ensemble des animaux sauvages menacés d’extinction en raison du braconnage, du commerce illégal, de la destruction des habitats dont ils sont victimes.

Samedi 24 septembre, dans plus de 130 villes du monde, des milliers de personnes marcheront ensemble pour faire entendre leurs voix !

Ce jour-là, rejoignez-nous à Paris, Place de la République, pour marcher en faveur des éléphants, des tigres, des rhinocéros et de tous les autres animaux menacés ! Le rassemblement se fera à 14h et la marche débutera à 15h.

N'hésitez pas à utiliser nos visuels pour faire un transfert sur un tee-shirt ou confectionner des pancartes à l'effigie des éléphants, tigres, rhinocéros et d'IFAW !
Je prépare la marche

Faites entendre votre voix pour défendre ceux qui n'ont pas la parole !

Merci de votre soutien,
Céline Sissler-Bienvenu Céline Sissler-Bienvenu
Céline Sissler-Bienvenu
Directrice France et Afrique francophone
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MessageSujet: Re: La métamatière, les élites et les gouvernants   Ven 16 Sep à 9:26

Genesis - The Fountain of Salmacis
https://www.youtube.com/watch?v=zE3dYof_rbE

Robots_and_remote_control

The Proxima mission will see ESA astronaut Thomas Pesquet continue pioneering work to control robots and hardware from the International Space Station.

Space exploration will most likely involve sending robotic explorers to ‘test the waters’ on uncharted planets before sending humans to land and ESA is preparing for that future.

Controlling a rover on Mars is a real headache for mission controllers because commands can take an average of 14 minutes to reach the Red Planet.

A project called Meteron is developing the tools to control robots on distant planets while astronauts orbit above. This includes developing a robust space-internet, designing the software to control the robots and developing the interface hardware.
Andreas with Haptics

Haptics-1 is an experiment that fits in the vision of astronauts controlling planetary explorers from orbit. Ideally, astronauts circling a planet would have as much feedback as possible to help control the robots exploring below them. An important aspect of this is ‘haptic’ feedback – transferring touch and vibrations. Most people can tie their shoelaces with their eyes closed, but try doing it when your hands are numb.

This is because your brain processes the feeling of touch and takes that into account when handling objects. Generally, a soft, fragile object is handled with more care than a hard one, and by judging how the object feels you automatically adjust your grip.

Haptics-1 is looking at developing robots that transmit touch information to the astronaut, but until now nobody has checked to see how people in space respond to force feedback. Will astronauts feel and react the same as on Earth to generated vibrations? How will the feedback feel in space, where the feedback joystick has to be strapped to their bodies to prevent them floating away?

A simple joystick can move left or right. Behind the scenes, intricate servo-motors provides counterforce or vibrations. Thomas will use the joystick to test the limits of feeling in experiments similar to the classic game Pong.
André Schiele with Haptics-2 experiment

Haptics-2 is an extension of Haptics-1 by connecting the force-feedback joystick on the International Space Station to a similar model on Earth – live. As Thomas moves the Haptics joystick an operator on Earth will feel the same forces as Thomas, very similar to shaking each other’s hand – only 1000s of km away.

The first-ever demonstration of space-to-ground remote control with live video and force feedback was performed with NASA astronaut Terry Virts orbiting Earth on the International Space Station as he shook hands with ESA telerobotics specialist André Schiele in the Netherlands in 2015.

Thomas will continue to test the joystick that allows astronauts in space to ‘feel’ objects from hundreds of kilometres away.

Each signal from Earth to Thomas has to travel from the International Space Station to another satellite some 36 000 km above Earth, through Houston mission control in USA and across the Atlantic Ocean to ESA’s ESTEC technical centre in the Netherlands, taking up to 0.8 seconds in total both ways.

As the Space Station travels at 28 800 km/h, the time for each signal to reach its destination changes continuously, but the system automatically adjusts to varying time delays.

The system’s adaptability and robust design means it can be used over normal data cell-phone networks. This makes it well suited for remote areas that are difficult to access or when disasters have destroyed other communication networks.

The direct and sensitive feedback coupled with safeguards against excessive forces would allow rovers and robots to carry out delicate operations in the extreme conditions found in offshore drilling and nuclear reactors, for example. It could even help to provide humanitarian aid after earthquakes or other natural disasters.
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Claude De Bortoli



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MessageSujet: Re: La métamatière, les élites et les gouvernants   Ven 16 Sep à 23:46

Les humains se différencient des autres espèces par leur fonction croire. Les animaux et les végétaux ne croient pas. Croire est liée à l'intelligence. Les animaux et le végétaux n'ont pas l'intelligence. Ils ont seulement l'instinct pour vivre

Croire est innée chez les humains. Ils naissent croyants. C'est la seule liaison entre l'univers de matière et l'univers de métamatière. Grâce à leur fonction croire les humains transfèrent les énergies intelligence et instinct nécessaires à la super symbiose des univers matériel et métamatériel. Croire est obligatoire. Les humains doivent se forcer à ne pas croire comme ils doivent se forcer à ne pas manger. Croire est bon pour la santé. Se forcer à ne pas croire est mauvais et provoque l'anorexie en croyance.

En croyant jusqu'à satiété les humains séparent leurs instincts de leur intelligence pour qu'ils ne se mélangent pas et ne provoquent pas de comportements humains anarchiques qui nuisent et détruisent la nature de matière. Si ces deux énergies ne sont pas maintenues séparées l'intelligence exacerbe les instincts et les instincts exacerbent l'intelligence. Pas de limite dans les comportements humains anarchiques lorsqu'il y a mélange d'énergies.

Une vie matérielle est composée de deux éléments intimement liés : un corps de matière et une énergie : l'instinct. L'espèce humaine a une deuxième énergie : l'intelligence. En plus des fonctions vitales matérielles ils ont une fonction vitale métamatérielle : croire.

La Croyance sert à faire la liaison entre deux univers qui vivent en symbiose. Les univers matériels et métamatériels transfèrent, pour le coté matériel, les énergies nécessaires à leur symbiose via la fonction croire des humains. En l'activant les humains entrent en communication avec la nature de métamatière laquelle va fortifier leur intelligence. De l'intelligence fortifiée engendre des comportements humains responsables. Les comportements humains responsables se répandent dans l'environnement matériel et le rendent harmonieux.

Comment se concrétise la symbiose des univers pour le coté métamatériel ? L'univers matériel a besoin de l'intelligence de son partenaire l'univers de métamatière mais celui-ci ne peut agir directement dans le Matériel. L'univers de métamatière se sert de l'espèce humaine. Il la dote de son intelligence. De ce fait les humains ont la faculté à la fois de vivre dans le Matériel et de communiquer avec le Métamatériel grâce à leur fonction croire. En croyant ils améliorent leur intelligence et leurs comportements intelligents lesquels se répandent dans la nature de matière qui en a fondamentalement besoin.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: La métamatière, les élites et les gouvernants   Sam 17 Sep à 8:27

L'esprit laïque s’intègre aux sociétés qui lui demande protection tout en sauvegardant leur langage et traditions. L'esprit laïque montre qu'il est pas sectaire et en cela démontre de sa bienveillance et du terme de philosophie humaine. Il doit faire face à sauvegarder son jardin sans pour autan être hostile à sa propre misère : Celle d'être une jeune philosophie et regarder du coin de l’œil tout comme une jeune vierge que l'on veut offrir à la démence des hostiles et des esclavagistes. Malgré tout, elle avance en compagnie de la Justice et de la Tradition du sang essayant d'engendrer de l'égalité, de la fraternité et de la liberté... Mais voilà, les vieilles coutumes sur le bien du corps ne veulent pas laisser s’émanciper Serfs et esclaves des mines de sels, de champs de coton et autres richesses du conformisme esclavagiste... Non à l'Esclavage et Oui à la Gréve...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie...

LA PÊCHE AU DJARIFA

Dans mon village, Longoni, les femmes pratiquent la pêche au djarifa : tissu filtrant. La pêche au djarifa est une pêche traditionnelle, encore pratiquée dans quelques villages mahorais (Mayotte).

Méthode de pêche
Quand la marée est basse, les femmes vont dans la mer, à quelques mètres du bord, l’eau leur arrive à la poitrine.
Deux femmes tiennent le djarifa par les extrémités et le descendent sous l’eau, le tendent comme un filet qui fait barrage.
Les autres femmes frappent l’eau pour rabattre les poissons dans le djarifa, ensuite ensemble elles lèvent rapidement le tissu.

Elles prennent les petits poissons et les versent dans un grand sac de riz vide. Elles recommencent la même opération quelques mètres plus loin, elles pêchent ainsi tout le long de la côte du village et des villages voisins. Elles arrêtent lorsque la marée est haute.

Témoignage de Mounia
« Le plus dur dans cette pêche c’est de marcher pieds nus sur le corail et d’être coupée ; avec le sel c’est très douloureux.
C’est fatigant car on reste longtemps dans l’eau avec le soleil "brûlant".
J’aime quand-même pêcher au djarifa, car ainsi on perpétue la tradition et j’aime retrouver les autres femmes pour discuter, rigoler entre nous, loin de la maison. »


Recette de kakamoucou (préparation des poissons)
On met dans une marmite les poissons vidés avec du sel, du citron, du poivre, du cumin, du curcuma, des oignons, du piment, du basilic et de toutes petites tomates.
On laisse cuire quinze minutes.
On le mange avec du batabata (bananes vertes et manioc bouillis)


Passamaïnty (ou Passamainti) 1, prononciation en français [pasamɛ̃ti], en mahorais [pasamajœ̃ti], est un village de l'île de Mayotte, département français d'outre-mer, faisant partie de la commune de Mamoudzou (Préfecture de Mayotte). En venant de Mamoudzou, par la route nationale, on entre à M'Tsapéré en passant par le quartier de Doujani, puis rejoindre Passamaïnty. C'est le canton de Mamoudzou-1 (comprenant aussi les villages de Vahibé et Toundzou 1&2).

Sommaire
1 Quartiers
2 Espaces naturels
3 Urbanisme et commerce
4 Administrations publiques
5 Sport
6 Associations culturelles
7 Enseignement
8 Références

Quartiers
Passamaïnty est composé de cinq quartiers principaux (historiques) : Gnambotiti (Mlimani, Maridrini), Msakouani, Kavani-Be, Kavani, Baïtilmali.

Baïtilmali est le dernier né des cinq grands quartiers de Passamaïnty. Ce quartier est issu du processus de décasement initié dans les années 1990 en vue du désenclavement du village : construction d’infrastructures routières au sein du village, déplacement d’un pan entier du village de la côte vers la plaine. De l’entrée à la sortie du village de Passamaïnty, toute la côte était une zone habitée : l’ancien village. D’autres quartiers (11 villas, Bangali, Tanafou et Rivière des manguiers) se sont agrégés au fur à mesure des nouvelles constructions, surtout celles de la Société immobilière de Mayotte (SIM) : ces dernières ont la particularité de n’accueillir que des fonctionnaires (métropolitains ou ceux venant de l’outre mer) mutés à Mayotte. Mais de plus en plus de mahorais ayant les revenus nécessaires s’y installent également. Ces quartiers sont communément appellés « les quartiers Mzungu » ou les « Mzungu Land » à cause du profil de ses habitants, mais aussi la qualité du logement qui correspond avec le standard européen.

Espaces naturels
Mro Wa Gouloué est une rivière qui prend racine à Gouloué dans les hauteurs de la forêt de Vahibé et qui traverse Passamaïnty jusqu’à son embouchure vers la mer. D’ailleurs, l'embouchure entre la rivière et la mer se trouve sous le pont de Passamaïnty. On y trouve une piste de terre qui suit la rivière et des plantations pour se transformer en sentier, traverser plusieurs fois par le lit du ruisseau Gouloué en le longeant pour passer près de plusieurs bassins alimentés par des cascades. Les autres cascades se trouvent plus en amont de la rivière. Elle est composée de plusieurs bassins (dzia) dont la fameuse cascade "La Piscine", Mroni Ha Larakia (au niveau des rivières des manguiers), Mroni Bambou (au niveau du collège), Mroni Manga, Mroni Maïdani : c’est sur les ruisseaux de ces bassins que les habitants du village et ceux de la commune de Mamoudzou lavaient leurs linges des décennies durant.

Particularité: lors de la période des fortes marées, la mer peut remonter la rivière jusqu’à la cascade « la piscine ».

Dingadingani est une plage qui se trouve à l’entrée du village en venant de Tsoundzou. C’est un lieu historique pour la pêche locale (la pêche traditionnelle), c’était un véritable ponton pour les pirogues des petits pécheurs. Cette plage est un lieu incontournable du village, elle a donc toujours était très fréquentée non seulement à marée haute ou basse. Marée haute pour la baignade et marée basse pour la pêche au large en hameçon simple pour les hommes, la pêche au djarifa pour les femmes, c’était aussi l’occasion de ramasser des coquillages. L'îlot M'bouzi, l'un des deux plus grands îlots du lagon de Mayotte (82 ha), fait face au village de Passamainty et plus particulièrement à la plage DINGA. Ce qui fait qu'il est accessible facilement à forte marée basse.

Mronibaraka se trouve au centre de la mangrove de Dingadingani. Il faut s’enfoncer dans la mangrove pour le trouver. Dans la tradition mahoraise, c'est un lieu d'offrandes aux djinns. Esprits issus de croyances animistes de l’île, ils sont en général invisibles, avec une capacité d’influence spirituelle et mentale sur le genre humain (contrôle psychique : possession), mais ne l’utilisant pas forcément.

Les musulmans de Mayotte sont aussi animistes, une différence fondamentale d'autres régions musulmanes dans le monde, où l’animisme n’est pas toujours accepté. L’animisme est donc beaucoup pratiqué à Mronibaraka. C’est la croyance en une âme, une force vitale, animant les êtres vivants, parfois les objets mais aussi les éléments naturels, comme les eaux, les pierres, le vent etc. Ces âmes ou ces esprits mystiques, manifestations de défunts, peuvent agir sur le monde tangible, de manière bénéfique ou non. On ne leur voue pas un culte quotidien, mais c'est par un acte cultuel - à un un moment précis, une date précise, une occasion précise - que l'on fait appel à ces esprits. Mronibaraka est traversé par une petite rivière où se baignent, se lavent, ceux qui sont en pleine procession animiste. Cet endroit a toujours fasciné, par son isolement dans la mangrove, mais surtout par les cultes qui s’y déroulent. Endroit craint, par peur de ces esprits mystiques, où la légende veut que ces derniers sont capables d'envahir ou de transformer l’esprit des humains, surtout les jeunes enfants.

Urbanisme et commerce
Au fil du temps, la ville a bénéficié de sa proximité avec le chef lieu Mamoudzou. On y trouve donc des commerces, des sociétés de service le long de la route de Vahibé, principale artère du village.

La première trame du paysage actuel du village se fixe au cours des années 1990. En effet, du quartier Baïtilmali, en passant par Bangali, Rivière des manguiers et tout le secteur du Collège (hamadi chahoula), toute cette bande de terre constituait une véritable forêt nourricière de la ville. On y trouvait des manguiers, cocotiers, des arbustes comestibles et autres fruitiers, des caféiers (secteur chez Talé). Mais la densification du village et l’urbanisation aidant tout ceci n’existe quasiment plus ce n’est dans les hauteurs de la ville.

Le massif (Mlima Mpweka) qui se trouve en face de l’école Passamainty stade a aussi connu le même sort. C’était une véritable poumon vert de la ville, mais l’activité humaine fait que c’est devenu une véritable padza, responsable d’une réduction notable des espaces boisés et de la génération des taillis. Cependant, avec le travail des associations, un travail de reboisement est en cours depuis quelque temps pour redonner à ce massif son allure naturelle. Le cimetière du village se trouve sur le versant arrière du massif, faisant face à la pleine littorale.

Passamaïnty est le lieu de bifurcation entre le Centre et le Sud de Mayotte : au rond point de Passamaïnty, pour ceux qui veulent aller vers Vahibé, Combani, Tsingoni (le centre de Mayotte), il faut prendre la première sortie à droite, ou continuer tout droit pour rejoindre le sud de l’île. Le siège de la croix rouge de Mayotte se trouve justement en face de cette bifurcation.

Administrations publiques[modifier | modifier le code]
Pour ce qui est des structures administratives et de santé. Le village de Passamainty compte un dispensaire hospitalier, rattaché au Centre Hospitalier de Mayotte (CHM). Un bureau de poste (deuxième bureau de poste ayant vu le jour à Mayotte), qui réalise les différentes activités de poste dans le cadre d’une obligation de service universel, mais aussi les flux de trésorerie consécutifs aux prestations des Services Financiers réalisées en établissement postal. Souhaitant se rapprocher de ses citoyens, la ville de Mamoudzou 2 a délocalisé différentes services pour privilégier la proximité avec sa population, mais aussi par souci de fluidité et d’accessibilité. Ainsi, Passamainty compte une mairie annexe inaugurée le mercredi 13 juillet 2016. L’objectif principal est donc de désengorger l’Hôtel de ville, pour répondre effacement aux besoins des habitants et en améliorer les conditions d’accueil.

Sport
Une panoplie d’associations sportives y est représentée, mais pendant longtemps c’est l'AS Rosador qui dominait tout le paysage sportif du village : football, handball, volley ball, basketball. La spécificité de Rosador de Passamaïnty, c’est qu’elle regroupait l’ensemble du mouvement sportif du village.

L’équipe de handball, emmenée entre autres par Haïrou (l'actuel Président de la ligue de Handball de Mayotte), Pecto, Siradji a été plusieurs fois champion de Mayotte. Elle a également remporté la coupe de France régionale ainsi que la coupe de Mayotte.

L’équipe de Football, emmenés à l'époque par Badaou, Steve, Nanou, Dayé, Badé, Taco, Houdouna, Nourdine, pour ne citer que les plus emblématiques, a fait encore plus fort: elle a dominé sans partage le football mahorais pendant plusieurs décennies, en remportant plusieurs fois le championnat de Mayotte de football, dont elle détient toujours le record aujourd'hui, plus la coupe de France régionale et la coupe de Mayotte.

Associations culturelles[modifier | modifier le code]
Il existe plusieurs associations culturelles qui œuvrent notamment pour les femmes, regroupées selon les quartiers, dans le cadre des mariages, ou l’aide aux familles qui marient leurs enfants. Des associations qui œuvrent dans le domaine de la protection de l’environnement. Ainsi la rivière Mro Wa Gouloué fait l'objet de cette protection puisqu'elle subit un nettoyage systématique à chaque fois qu'elle commence à se dégrader. Le paysage urbain du village, avec ses différents espaces verts, est aussi l’œuvre des associations (avec toujours l’engagement de SD, un spécialiste des questions environnementales).

Enseignement
La ville compte trois groupes scolaires et un collège :

Groupe Scolaire Passamaïnty I Village (entre Kavani et Msakouani)
Groupe Scolaire Passamaïnty II Stade(entre kavani-Be et Baïtilmali)
Groupe Scolaire Passamaïnty III MHOGONI (Gnambotiti Mlimani)
Collège de Passamaïnty (sur les hauteurs de Mronibambou)
Une médiathèque (elle se trouve derrière le foyer des jeunes et en face du groupe scolaire Passamainty Stade)
Références[modifier | modifier le code]
↑ Rédaction origine PASSAM Natif de Passamainty, descriptions et vécus.
↑ http://villedemamoudzou.fr/index.php# [archive]
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