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 La Corse et les chants.

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yanis la chouette



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MessageSujet: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:07

Ville-di-Pietrabugno est une commune de l'agglomération de Bastia, l'une des trois communes composant le canton de San-Martino-di-Lota. Elle regroupe les trois anciennes communautés de Casevecchie, Guaitella et Alzeto qui disposaient en commun de l'anse de Toga. Les entrepôts (i magazini) utilisés pour le commerce local étaient disposés à 200 mètres de la plage. Ces communautés ont fusionné en 1770 en prenant le nom de Pietrabugno, en souvenir du château de la Pietra qui était proche du lieu-dit Bugnu (un rucher).

Hydrographie

Ville-di-Pietrabugno se situe géographiquement, à l'extrême sud-est de la péninsule du Cap Corse, et historiquement dans l'ancienne pieve de Pietrabugno qui sera, au viie siècle, associée à la pieve de Lota pour former la pieve judiciaire de Lota et Pietrabugno, l'une des cinq pievi judiciaires du province du Capocorso.

La commune se trouve dans la « Corse schisteuse » au nord-est de l'île. Elle est adossée à la Serra, la chaîne dorsale du Cap Corse qui est un bloc de schistes lustrés édifié au tertiaire lors de la surrection des Alpes sur un socle hercynien.

Son sol est dans l'ensemble fait de schistes qui s'altèrent facilement et d'ophiolites très résistantes, créant des paysages aux reliefs aigus et abrupts. Ces ophiolites sont ici composées de roches volcaniques, laves basiques en milieu océanique au secondaire nommées pillow-lavas souvent déformées et transformées en prasinites de teinte verte par la présence d'épidote ou en glaucophanites de teinte bleue, et de roches magmatiques nommées péridotites le plus souvent transformées en serpentinites lors de la formation des Alpes (teintées en vert par l'olivine). Plusieurs petits cours d'eau prennent naissance sur le territoire communal ou le traversent :

ruisseau de Milaja (ou ruisseau de Grigione), qui a sa source à environ 940 m sur les flancs orientaux du monte Giagoppa (1 038 m - Farinole), parcourt l'extrémité occidentale de la commune sur près de 1,7 km avant de passer sur San-Martino-di-Lota et confluer avec le Ruisseau de Fornelli4 ;
ruisseau de Toga long de 4,1 km, naît sur la commune, sur les flancs méridionaux du monte San Culombano 825 m. Son cours est orienté NO-SE
jusqu'au port de plaisance de Toga où il a son embouchure dans la mer Tyrrhénienne ;

ruisseau de Fiuminale, qui a sa source à environ 1 038 m d'altitude au nord de la Serra di Pigno (Bastia), et est long de 4,3 km ; il délimite les communes de Bastia et de Ville-di-Pietrabugno sur une partie de son cours. Couvert sur près de 600 m vers son embouchure, il se jette dans le port de Bastia.

Commune du littoral oriental du Cap Corse, Ville-di-Pietrabugno est située à l'extrême sud de celui-ci. Ville occupe un « alvéole » de la péninsule du Cap Corse, celui du bassin versant du ruisseau de Toga2, ouvert à l'est sur la mer Tyrrhénienne. Ce territoire est ceinturé de lignes de crêtes définies ci-dessous :

Limites territoriales
au nord, par une ligne de crête partant du point de jonction des territoires de 4 communes (Farinole, San-Martino-di-Lota, Ville-di-Pietrabugno et Patrimonio) situé à environ 500 m à l'est du monte di Giacoppa (1 038 m - Patrimonio), passant par la cima di Pietr'Ellerata, sous le col de di Pruna (bocca di Pruna - 591 m), la punta di Guaitella (876 m), le monte Giorgio (808 m) puis descendant vers la mer en longeant la rive droite du ruisseau de Guade sur près de la moitié de son cours, avant d'atteindre la côte entre Palagaccio (San-Martino-di-Lota) et Minelli ;
à l'ouest, par la partie de la dorsale du Cap Corse comprenant le monte San Columbano (839 m - Patrimonio), le monte Ventajola 806 m, le monte Murzaio 880 m, jusqu'à un point situé à l'altitude de 849 m au nord de la Serra di Pigno ;
au sud, par le ruisseau de Fiuminale qui prend plus bas le nom de ruisseau du Fango. Le Fango qui a été couvert entre 1872 et 1883 dans sa traversée de Bastia (il coule sous l'avenue Maréchal Sébastiani) jusqu'à son embouchure dans le port de commerce, a jusqu'en 1848 servi de limite entre Bastia et Ville-di-Pietrabugno. Ville-di-Pietrabugno ayant depuis cédé une partie de son territoire à Bastia (soit 44 hectares incluant le sud de Toga et l'Annonciade), la limite autrefois définie par le Fango est déportée sur le cours du ruisseau de Toga. Ce dernier, couvert dans la zone urbanisée, se jette dans le port de plaisance.
à l'est, par la mer Tyrrhénienne.
Façade maritime
Sa façade maritime qui compte un peu plus d'un kilomètre de côte, démarre au nord du récent quartier des Minelli pour se terminer au port de plaisance de Toga que la commune partage avec Bastia. La plage de Toga au nord de Bastia a été réduite « comme une peau de chagrin » avec la construction et l'aménagement de la zone du port de plaisance.
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:26

Une date importante de l'Histoire Corse et Européenne...! 3 dates Juritiques

10 août 1566 : Les Pays-Bas se soulèvent
Le 10 août 1566 commence la révolte des Pays-Bas contre le roi Philippe II d'Espagne.

Puis,


10 août 1792
Chute de la monarchie

Le 10 août 1792, à Paris, des sans-culottes s'emparent du palais des Tuileries. Au terme d'une journée sanglante, le roi Louis XVI et sa famille sont jetés en prison.

C'est la fin de la monarchie française, vieille de près d'un millénaire, et la naissance d'un régime républicain qui ne dit pas encore son nom.
Paris s'enflamme

Depuis la fuite de Varennes, le roi Louis XVI et sa famille sont assignés à résidence au palais des Tuileries, à l'ouest du Louvre, sous la «surveillance du peuple».

La situation est tendue. Chacun se prépare à l' invasion étrangère et l'on soupçonne le roi d'être de connivence avec le neveu de sa femme Marie-Antoinette, l'empereur d'Allemagne François II.

Les sans-culottes parisiens supportent de plus en plus mal la monarchie et se préparent ouvertement à une nouvelle «journée révolutionnaire». Dans la nuit du 9 au 10 août, le tocsin sonne aux clochers de la capitale.

Au matin du 10 août, une foule de sans-culottes se rassemblent aux abords des Tuileries sous la conduite de deux meneurs, Santerre et Westermann.

La résidence royale est défendue par 900 gardes suisses et quelques centaines de gardes nationaux. Louis XVI les passe en revue.Selon l'usage, les Suisses et les gardes nationales crient : «Vive le roi !» Mais les artilleurs et le bataillon de la Croix-Rouge crient de leur côté : «Vive la Nation !».

Le roi gagne là-dessus une terrasse et observe la foule des Parisiens. Ceux-ci l'insultent : «À bas le veto ! À bas le gros cochon !». Apeurés, le roi, la reine et le dauphin traversent le jardin des Tuileries et vont chercher refuge au sein de l'Assemblée.

La famille royale réfugiée à l'Assemblée (gravured'époque)
Massacres hideux

Sur la place du Carrousel, devant le palais, l'émeute enfle. Une porte est malencontreusement ouverte. Un flot de sans-culottes s'y engouffre. Les gardes suisses ouvrent le feu et provoquent un reflux éperdu vers le Carrousel.

Fauchés presque à bout portant, les émeutiers évacuent la place. Ils semblent près d'abandonner la partie. Mais vers dix heures, un groupe de volontaires marseillais parvient à s'introduire à l'intérieur des Tuileries. Le combat reprend de plus belle.

Le roi griffonne un billet ordonnant aux Suisses de déposer à l'instant les armes et de se retirer dans leurs casernes. Obéissants, les gardes se replient vers la place Louis XV (l'actuelle place de la Concorde). Mais ils sont bientôt encerclés, capturés, conduits à l'Hôtel de Ville puis massacrés. Mêlées à la foule, les poissardes des halles se livrent à de honteuses mutilations sur les cadavres.

Les émeutiers envahissent maintenant les Tuileries et lynchent pêle-mêle gardes, serviteurs et fidèles. Six cents Suisses ainsi que deux cents aristocrates et gens de maison perdent la vie en ce jour du 10 août.
Fin de règne

L'Assemblée législative, enhardie par le succès de l'émeute, prononce la «suspension» du roi. Elle convoque par ailleurs une Convention nationale en vue de prendre toutes mesures «pour assurer la souveraineté du peuple et le règne de la liberté et de l'égalité».

En vue des élections des députés de la Convention, elle abolit les distinctions entre citoyens actifs et citoyens passifs et instaure pour la première fois le suffrage universel (masculin).

Après une nuit de fortune, la famille royale est emmenée au donjon du Temple pour y être emprisonnée. Ainsi s'effondre une monarchie presque millénaire qui avait construit la France de génération en génération, par des conquêtes et des alliances matrimoniales. La Terreur se profile. La Révolution française, commencée dans l'enthousiasme trois ans plus tôt, entre dans la tragédie.

et ensuite,

10 août 1945 : Les Vietnamiens se soulèvent contre les Japonais

Le 10 août 1945, Hô Chi Minh, chef tout-puissant du parti communiste vietnamien, le Vietminh, évince le falot Bao-Daï (on écrit aussi Bao Dai), empereur d'Annam, et soulève la population contre l'occupant japonais. Trois semaines plus tard, le 2 septembre 1945, le Japon ayant officiellement capitulé, il proclame unilatéralement l'indépendance de la République démocratique du Viêt-nam (on écrit aussi Vietnam). Son initiative est ignorée par le gouvernement provisoire du général de Gaulle, à Paris, comme par les conférenciers réunis à Potsdam, lesquels décident de partager l'Indochine suivant le 16e parallèle entre les Chinois de Tchang Kai-chek (au nord) et les Britanniques (au sud). L'imbroglio va déboucher sur la première guerre d'Indochine...
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:28


10 août 1539
Ordonnance de Villers-Cotterêts

Entre le 10 et le 15 août 1539 (*), le roi François 1er signe une ordonnance de 192 articles dans son château de Villers-Cotterêts.

Cette ordonnance très importante institue en premier lieu ce qui deviendra l'état civil en exigeant des curés des paroisses qu'ils procèdent à l'enregistrement par écrit des baptêmes, autrement dit des naissances (des ordonnances ultérieures, à Blois en 1579 et Saint-Germain-en-Laye en 1667, prescriront aussi l'enregistrement des décès et des mariages). Une innovation dont les généalogistes mesurent pleinement la portée.

L'ordonnance établit par ailleurs que tous les actes légaux et notariés seront désormais rédigés en français. Jusque-là, ils l'étaient en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l'époque.
Alban Dignat


Une administration plus accessible

L'ordonnance de Villers-Cotterêts, qui a été rédigée par le chancelier Guillaume Poyet, est parfois connue sous le nom de Guilelmine.

Son article 111 énonce joliment :
« Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l'intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement ».

De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires.... sous réserve néanmoins qu'ils lisent et écrivent la « langue d'oïl » pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.
Comment le français a séduit les élites

L'ordonnance de Villers-Cotterêts est d'autant plus importante qu'à la différence de la plupart des autres nations européennes (Angleterre, Allemagne, Espagne....), la France est une construction politique sans unité linguistique à l'origine.

Les élites du royaume, conscientes de cette faiblesse, n'ont pas attendu l'ordonnance pour faire leur la langue française, même dans les provinces les plus éloignées, et ainsi se rapprocher du pouvoir central. Ainsi, en 1448, peu après sa création, le Parlement de Toulouse décide de son propre chef qu'il n'emploierait plus que la langue d'oïl dans ses travaux et ses écrits, bien que cette langue fût complètement étrangère aux parlementaires et à leurs concitoyens ; plus étrangère que peut l'être aujourd'hui l'anglais pour les Français !

Notons aussi que le premier acte notarié en français a été rédigé en 1532 (sept ans avant l'ordonnance de Villers-Cotterêts) à... Aoste, sur le versant italien des Alpes !
Le recul du latin

L'ordonnance de Villers-Cotterêts coïncide avec l'éveil, partout en Europe, des langues nationales. C'est ainsi que le 18 août 1492 (année admirable !), l'humaniste Antonio de Nebrija publie une Grammaire castillane. Cette première grammaire de langue vernaculaire éditée en Europe témoigne d'un premier recul du latin.

Le latin va néanmoins demeurer longtemps encore la langue des échanges internationaux. C'est en latin qu'écrivent et communiquent les humanistes du XVIe siècle comme Érasme. C'est aussi en latin que communiquent les hauts représentants de l'Église catholique. Soucieuse de son universalité, celle-ci restera attachée à l'emploi du latin dans les offices jusqu'au concile de Vatican II. Dans les États autrichiens et en Hongrie, où cohabitent des peuples très divers, le latin va demeurer la langue administrative jusqu'au tournant du XIXe siècle, ce qui aura l'avantage d'éviter des querelles de préséance entre les langues vernaculaires (l'anglais joue le même rôle aujourd'hui dans l'Union indienne).
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:32

8000 avant av. JC
L’homme s’installe en Corse (chasse et cueillette)

6570
Vestige le plus ancien : la « dame de Bonifacio »

5000-4000 av. JC
Début de l’élevage d’ovins et de bovins

3500-1000 av. JC
Augmentation de la population – la civilisation mégalithique se développe

1600 av JC
Invasion des Torréens
puis des Ligures, Ibères, Libyens, Phocéens

600 av JC
Première colonisation des Grecs
fondation, en 565 av JC, de la ville d’Alalia (Aléria)

280 av JC
Les Carthaginois s’emparent de l’île

259 av JC
Début de la conquête Romaine

300-500
Christianisation de la Corse

500-600 Invasions des Vandales et des Ostrogoths

754
Don de l’île par Pépin le Bref au Pape


900-1100
Incursions des Sarrasins - repli de la population vers les montagnes

1077
Le Pape Grégoire VII donne la Corse à Pise

1133
Le Pape Innocent II partage les évêchés corses entre Pise et Gènes

1284
Bataille de Meloria : Gênes s’implante en Corse

1284-1768
Gênes prend le contrôle de l’île avec quelques révoltes et attaques menées par des Corses : Jean-Pierre Gaffori, Pasquale Paoli

1755-1769 : 14 ans d’indépendance sous Pasquale Paoli qui fondait le premier Etat démocratique des Temps modernes – avec la création d’une université à Corte, d’une monnaie et d’une armée…

L’Espagne (les rois d’Aragon),

La France

1769
La Corse perd son indépendance à la bataille de Ponte Novu
La France obtient le pouvoir

15-08-1769
Naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio

1794-1796
Ephémère royaume anglo-corse

1796
La France rétablit son pouvoir en Corse

1942
Occupation italienne

1943
La Corse, premier département français à se libérer de l’occupation allemande.

1966
Création du « Front Régionaliste Corse »

1976
Création du « Front National de Libération de la Corse « (FLNC)

1981
Réouverture de l’université de Corte

1991
vote du statut particulier d’autonomie régionale / « l’assemblée de Corse »
Pour comprendre la situation culturelle de la Corse, une vue d’ensemble de son histoire est indispensable. Il faut bien prendre conscience du nombre de fois où cette île a été envahie, du nombre de peuples qui l’ont occupée, pour bien comprendre sa mentalité et sa culture telle qu’elles se sont développées. Au début de ce travail, le lecteur trouvera donc un aperçu historique jusqu’aux temps agités d’aujourd’hui.

Ensuite seront présentés certains aspects historiques essentiels pour comprendre le développement de certains chants, chants de bandits et chants de vendetta, intimement liés.

Un troisième aspect, en rapport également avec l’Histoire, est celui de la langue corse.
Dans les chants, le rôle de la langue est presque plus fort que celui de la mélodie ; il existe beaucoup moins de mélodies que de textes de chants ; une seule mélodie de lamentu, par exemple, peut être utilisée avec des textes très divers et nombreux. Puis on analysera la capacité - et le goût - étonnants, et cela dans toutes les couches de la population, pour les rimes et les vers - culminant dans les joutes poétiques «Chjam’è rispondi ».

Après les analyses sur le peuple corse et son histoire, nous présenterons son « chant » - toujours dans le souci de ne pas laisser de coté le texte dans l’aspect musical. Pour cette raison sera fourni, avec chaque genre chanté, un exemple du texte, en corse et en français. L’écriture du corse sera abordée dans le chapitre sur la langue.

La place particulière de la polyphonie vocale va être traitée à part, avec une attention spéciale sur les aspects divers de « la polyphonie corse » et de « a paghjella ».

Le voisinage musical sera la thématique d’un chapitre suivant, avec cet exemple magnifique de rapprochement entre les peuples par transmission culturelle que constituent les « Rencontres de chants polyphoniques de Calvi ». On trouvera un entretien avec Jean-Claude Acquaviva, leader du groupe « A Filetta », cheville ouvrière et organisateur de ces Rencontres.
Et pour finir, nous évoquerons l’essentiel de ce travail : le chant corse dans les 50 dernières années, dans ses fonctions essentielles : expression de la revendication identitaire, mouvement du "riacquistu", sauvegarde et transmission de la langue corse aux jeunes et finalement l’évolution de ses lieux d’écoute, passés des montagnes et des champs aux salles de concerts de "world music"….

Corsica…un’isula chì canta

Si l’on examine cet aperçu historique dressé à grand traits, il peut sembler étonnant qu’un peuple soumis aux invasions et à l’occupation d’autres peuples pendant 3 500 ans environ, ait pu garder sa culture originale. Il n’existe guère de pays en Méditerranée qui n’aient essayé de marquer la Corse de leur empreinte. Mais, malgré tous ces efforts, la culture corse existe. Et ce sont les Corses avec le caractère fier qui est, avec leur amour de la liberté, leur spécificité, qui ont marqué leur île, même si on trouve des influences de toutes époques et peuples Leurs chants en sont un des exemples les plus frappants. Ils nous racontent les paysages, les montagnes, le travail et la lutte pour l’indépendance, jusqu’à aujourd’hui.

Dans la culture corse, deux éléments spécifiques ont joué un rôle essentiel dans le développement du patrimoine chanté : le banditisme et la vendetta, intimement liés. Donc, i lamenti di banditi et i voceri et i lamenti constituent une partie importante de ce patrimoine.

Il n’était pas rare que la vendetta se conclue par l’éradication d’une famille complète et avec la fuite du vengeur principal, dit « bandit d’honneur », par la prise du maquis (un labyrinthe de broussailles à feuilles persistantes, de 3 à 5 mètres de hauteur ; c’est la végétation la plus répandue en Corse). Après avoir vengé les siens, il prenait le maquis pour se cacher des gendarmes. Il y jouissait du respect et de la neutralité bienveillante de la population qui lui fournissait du ravitaillement.
Une des origines de la vendetta est à chercher dans l’histoire. Car les Corses se sont toujours opposés à leurs envahisseurs, Romains, Sarrasins, Génois et Pisans etc. à toutes les époques ; n’acceptant guère leurs lois, ils ont réglé leurs conflits avec leurs propres armes. Ainsi la vendetta s’est établie presque naturellement – dans la nécessité de se faire justice eux-mêmes (MÜHL, 2005)
Pascal Paoli, en tant que Corse, a bien compris que la vendetta ne serait pas facile à éradiquer, mais du moins il a déclaré son extension aux proches du meurtrier comme honteuse. Quiconque s’en rendait coupable était condamné à mort, et son nom était gravé sur un pilori.
Malgré cela, le banditisme a toujours été considéré comme honorable dans la population. De nombreux écrivains tels que Stendhal, Balzac, Flaubert et d’autres ont ajouté leur marque avec leurs descriptions romantiques et enjolivées. Par cette propagation littéraire, le « bandit corse » a connu une réputation internationale – avec la conséquence que des personnalités (artistes et journalistes) illustres ont même rendu visite aux bandits dans leurs abris du maquis pour se faire photographier ou filmer avec eux.
Selon HÖRSTEL 1908 : « L’âme du peuple se délecte de ces bandits de légende; les lamenti / lamentations des bandits qui déplorent l’injustice causée par leurs ennemis ainsi que leurs actes de vengeance farouches, leur soif de vengeance encore plus farouche et finalement les tracas de leur vie agitée, sont devenus des chants populaires – au sens large. Tout le monde parle avec enthousiasme de ces bandits, audacieux comme des lions, terribles envers leurs ennemis, serviables envers leurs amis, chevaleresques envers les pauvres : les femmes pendant leur travail à la maison, les charretiers sur le transport des troncs de pin et de la chêne-liège vers la mer, les paysans sur le champs. »

De même Wolfgang Laade parle, dans son œuvre sur le chant populaire corse, de ces comportements singuliers des habitants, encore en 1958 :
« On pouvait toujours observer en 1958 les vieilles femmes échangeant des regards éloquents et faisant un signe de tête affirmatif quand on leur a fait écouter, par magnétophone, des enregistrements de lamenti di banditi. Elles semblaient bien connaître les textes avec leurs détails largement exposés. Souvent les textes étaient murmurés du bout des lèvres – le tout avec une certain réticence devant moi, l’étranger. Et les hommes restaient silencieux et pensifs si l’un d’eux entonnait une telle lamentation. Tout cela m’étonnait d’autant plus que tout le monde déclarait, encore et encore, que l’époque des bandits était – heureusement ! – finie. » (LAADE, 1981-1987)

Que le temps des bandits soit définitivement révolu, on peut encore en discuter aujourd’hui. Les temps ont changé, c’est certain. Mais le caractère et la fierté des Corses sont toujours intacts. Et les informations de la presse actuelle ne laissent-elles pas penser instinctivement au banditisme – à la lecture du cas Yvan Colonna ?

13 Novembre 2007, Neue Züricher Zeitung :

« Ce n’est que presque dix ans après l’assassinat du Préfet Erignac en Corse que le coupable désigné du meurtre, Yvan Colonna, 47 ans, est jugé devant le tribunal. Quatre de ses complices qui l’ont dénoncé comme l’auteur du coup de feu mortel, sont entre-temps revenus sur leur déposition. »

Ch. M. Paris, 12 Novembre
« Presque dix ans après l’assassinat du Préfet français en Corse, Claude Erignac, le 6 février 1998, le procès contre son meurtrier présumé, Yvan Colonna, 47 ans, a commencé lundi à Paris. La procédure aura lieu devant une cour d’assises spécialisée dans les crimes terroristes, constituée exceptionnellement de magistrats professionnels, au lieu d’un jury populaire. Colonna conteste toute culpabilité, mais a été cependant accusé d’être le tireur par quatre complices il y a huit ans. Il n’a été arrêté et incarcéré que le 4 juillet 2003 parce que, entre-temps, il s’était caché dans l’île.

Accusation et rétractation

Six membres du commando Erignac, ont été condamnés il y a quatre ans déjà, dont deux entre eux à perpétuité. Pourtant, deux complices du meurtre ont été acquittées en appel, il y a un an et demi. Les quatre hommes dont la condamnation a été maintenue, qui avaient dénoncé Colonna à l’époque, sont revenus sur leurs dépositions. L’un d’eux, condamné à perpétuité, s’est accusé lui-même de l’assassinat après l’arrestation de Colonna. Les cinq avocats de Colonna cherchent d’utiliser cette auto-dénonciation ainsi la rétractation des autres témoins comme preuve de l’innocence de leur client. Le meurtre d’Erignac a provoqué une vague de protestations de la population contre l’escalade de la violence ; jamais auparavant, en temps de paix, un Préfet, plus haut représentant de l’autorité de l’État français, n’avait été assassiné dans un Département.

Aujourd’hui, en grande partie, l’indignation d’auparavant semble passée ; au contraire, de nombreux acteurs de la scène nationaliste corse affirment leur sympathie et leur soutien à Colonna. Le meurtrier présumé a été élevé au rang de victime et de héros national. Cependant il est accusé en plus d’un hold-up sur la Gendarmerie de Pietrosella commis en septembre 1997, à l’occasion duquel a été volée l’arme du crime ayant servi pour l’assassinat du Préfet.
Fin d’une faillite

L’impuissance de l’État de droit français pendant la fuite de Colonna qui a duré plus de quatre ans avant la recherche policière a marqué une faillite sans pareille de l’Etat. Plusieurs éléments ont contribué à ce fiasco : rivalités entre services de police et la justice, protection du réseau nationaliste clandestin et surtout procédé étrange du gouvernement socialiste qui faisait rechercher l’auteur de l’attentat en fuite plus activement en Amérique latine qu’en Corse.
Un an après le changement de gouvernement à Paris, sous l’ancien Ministre de l’intérieur Sarkozy, Colonna, qui s’était caché dans une bergerie dans le maquis corse, fut enfin mis en état d’arrestation. Le procès à Paris, avec une durée prévue d’un mois, se déroulera sous des mesures de sécurité extrêmement rigoureuses. »
(http://www.nzz.ch/nachrichten/international/suehne_fuer_ermordung_eines_korsika-praefekten_1.583823.phpl - download vom 24.11.2007)

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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:33

La langue de la Corse

Persa a lingua, persu u populu (Perdue la langue, perdu le peuple … ) C’est un dicton souvent et volontiers cité en Corse. Depuis toujours la langue était la marque d’une nation consciente de sa propre valeur et aujourd’hui encore elle joue un rôle essentiel dans la lutte des Corses pour leur identité culturelle.

Le corse est une langue riche et mélodieuse qui jusqu’au milieu du 19ième siècle, n’était ni écrite ni étudiée. Les spécialistes ne s’accordent toujours pas sur ses origines.
L’opinion la plus couramment défendue en Corse est que le proto-corse se serait développé à partir du latin, au cours de la colonisation romaine. En conséquence le corse serait, comme le sarde, le catalan ou l’occitan, une langue romane autonome qui n’a été que postérieurement influencée par l’italien. Elle n’est donc pas, comme l’ont prétendu les gouvernements français jusqu’à 1960, « simplement » un dialecte italien. Pour les Corses, c’est un point très important parce que la reconnaissance comme langue minoritaire ne peut intervenir que pour une langue romane autonome, et pas pour un dialecte. Donc, en 1974, le corse est enfin reconnu officiellement comme une langue régionale et son enseignement dans les écoles est autorisé.

Du fait de l’importance particulière de la tradition orale depuis les origines, se pose naturellement le problème de la culture écrite.
Le corse était seulement parlé et les premières tentatives de l’écrire ne datent que du début de 19ième siècle. De plus, les très grandes différences du parler qui existent entre le nord et le sud de l’île en général, rendent malaisée toute standardisation de l’écriture du corse.

Un bel exemple est donné par U Lamentu di Ghjuvan Camellu et A Baddata di Ghjuvan Cameddu. Dans les annexes du livre « Corsica …un’isula chì canta » (FUSINA, 2007), les deux versions de l’orthographe du même nom sont expliquées par les deux endroits différents où les textes ont été trouvés : Camellu (dans le nord), Cameddu (dans le sud de l’île).

Quant à la prononciation, les Corses ont l’habitude d’avaler les terminaisons des mots : Bonifacio devient »Bonifatsch«, Porto-Vecchio »Porto-Vek« et Sartène »Sarteh«. De même, le « i » à la fin des noms propres reste presque muet. Par contre le « e » à la fin, comme en allemand, n’est jamais muet selon les règles corses ; ainsi que le « ci » prononcé comme « tschi », « che » comme « ke »; le « r » est doucement « roulé » avec une vibration vélaire ; les voyelles qui se succèdent ne sont pas diphtonguées, c'est-à-dire réduites à un son, mais se prononcent une par une (A-i-tone). Et enfin, le « i » devant les voyelles a, o, u ,- en association avec c ou g, se prononce « sch ».
(cf. - http://www.reisetops.com/korsika/db_site.cgi/site_38/ - download vom 5.12. 2007)


Poètes corses

Plus on s’intéresse à la culture et à la littérature corses, plus on a l’impression que sur cette île, il n’existe personne qui ne sache chanter et versifier. Le penchant des Corses pour leur culture donne à penser que l’on se trouve sur la terre de la poésie pure. Même si ces propositions peuvent paraître exagérées, elles ont un fond de vérité. Il est certain que la tradition de composer des poèmes est très ancrée, ce qui est déjà très remarquable et étonnant, même si le temps est évidemment révolu où presque chaque Corse était capable d’improviser les terzine appropriées à chaque situation. Et le recul du pastoralisme a contribué à la disparition de cet art parce que c’étaient bien les bergers qui savaient créer les poésies les plus belles et les plus profondes.

„Chjam’e rispondi“ - Joute poétique d’improvisation

Le talent poétique si fièrement conservé des Corses a donné naissance aux fameuses joutes poétiques. Il faut savoir que, déjà depuis le 16ième siècle, la littérature poétique a joué un rôle très important sur l’île.
Même des personnes qui ne savaient pas lire, aimaient écouter les lectures des grandes œuvres de Dante, Marino, Le Tasse et d’autres, en apprenant par cœur leurs longs poèmes. De simples bergers pouvaient réciter des passages des œuvres d’écrivains connus. Et les insulaires n’étonnaient pas seulement par leurs connaissances des auteurs, mais aussi par leurs propres capacités créatives en poésie. Ils ont tous rimé, du berger au savant, sachant lire ou non, hommes et femmes, et cette passion a produit beaucoup de textes de chansons, de vers - et aussi ce qu’on appelle les « Chjam’e rispondi ».

Le témoignage du « Chjam’e rispondi » le plus ancien date du 17ième ou même du 16ième siècle ; il s’agit d’un jeu de questions et de réponses qui se déroulait dans le cadre des cérémonies traditionnelles du mariage, à l’occasion de l’entrée de la mariée et de son escorte dans le village du marié, entre un habitant de ce village et celui de la mariée.

L’essentiel au fond dans cette joute, c’est la vivacité de repartie et la malice poétique. Mais il y avait aussi bien d’autres circonstances pour le « Chjam’e rispondi », surtout dans les bars, les cafés ou à l’occasion des fêtes du village parce que le plus grand stimulant, c’était l’auditoire.

Wolfgang Laade nous donne un exemple très éloquent de 1956:
„Après la messe et la procession, tout le monde se rend sur la place du village, devenue un bruyant champ de foire, avec des haut-parleurs qui braillent et des marchands dans les baraques offrant leurs produits à la criée. Les gens se pressent pour gagner une place sous les chapiteaux avec les jeux de hasard… Le soir venu, alors que j’étais assis avec quelques amis, j’entendis, tout à coup, une voix de femme chanter à l’autre bout de la place. Je m’approchai et arrivai à un petit comptoir, encadré de bottes de paille. Une lampe à pétrole éclairait l’intérieur d’une lumière tamisée. Et voilà la patronne de la buvette qui offre ses boissons en chantant. Tout spontanément elle improvise ses appels aux passants en tercets (terzine) traditionnels. Quelqu’un surgit d’un groupe d’hommes en se plaçant devant le comptoir et se met à répondre lui aussi en tercets. Tout le monde autour éclate de rire, ce qui montre bien l’ironie contenue dans les paroles. La patronne se tait, mais le chanteur continue. Et un deuxième homme avance et adresse des vers provocants à l’autre – qui lui répond. Bientôt un troisième se joint à eux et la fameuse joute poétique commence. Les trois improvisateurs sont de simples paysans rivalisant par leurs vers chantés, des gens de trois régions de l’île – le Niolu contre la Castagniccia et la Balagne. Les passants s’arrêtaient parce que c’était captivant pour tout Corse authentique.
Maintenant, autour de la table du bar, il y a l’homme de la Castagniccia, avec son visage rude, le front caché par sa casquette. Sa voix rauque, aigue, pénétrante, contraste fortement avec l’organe doux et sonore de son vis-à-vis. Celui-ci, originaire du Niolu, se tient fièrement debout devant la table avec son grand chapeau de berger au large bord et ses mains appuyées sur sa houlette.
A ses côtés le Balanin, un petit homme corpulent de physionomie avenante, réplique d’une voix douce, quasi fluette, aux strophes des autres. Une attention soutenue, une tension incroyable régnent, aussi bien de la part des concurrents que des assistants. Les regards sont suspendus aux lèvres du vis-à-vis et chacun essaie d’anticiper ses paroles avant même qu’elles ne soient sorties de la bouche. Dès que le troisième vers touche à sa fin, déjà la réponse tombe souvent dans le finale de l’adversaire. Chacun invoque sa muse afin qu’elle lui inspire des termes malicieux et bien tournés.
Et si incisives que soient les provocations, les paroles sont toujours choisies avec une courtoisie étonnante. Elles montrent l’estime et la noblesse chevaleresque du berger. On entend des tournures comme « scusate, o caru amicu »- « Pardonnez-moi, cher ami », ou « Permettez-moi, mon très cher, de vous dire quelques mots sur … si vous aviez l’amabilité de bien vouloir me prêter oreille ! »
Je percevais comment le berger du Niolu reprochait à l’homme de la Castagniccia l’inconduite de ses concitoyens. Celui-ci rétorquait à son rival, quel sort l’attendrait le jour où il retrouverait toute sa famille au purgatoire. Et l’attaqué repartait : « (cher) Ami écoutez-moi bien! À la dernière fête, j’ai chanté avec Pampasgiolu (le poète renommé du Niolo). Et j’avais choisi des paroles si réussies qu’elles m’ouvriront la porte du paradis. » Inlassablement, les vers jaillissaient, rebondissaient, et inlassablement les assistants étaient à l’écoute. Le premier couplet avait résonné vers 10 heures le soir et à cinq heures du matin, de ma chambre, j’entendais toujours chanter les compétiteurs. » (LAADE, 1981-87)

Aujourd’hui encore, on peut assister à ces joutes poétiques. Cependant, elles ont perdu leur caractère improvisé. Elles sont préparées et organisées de longue date et se présentent plutôt comme des tours de chant dans des salles de concert. Dans la vie quotidienne, la spontanéité et les réparties extraordinaires, pleines d’un humour de haut niveau, ont disparu complètement.


La poésie des terzine (tercets)

Les terzine chantées représentent la « formule standard » des improvisations poétiques.
La structure des strophes correspond à celle de la paghjella (voir 4…) et même la manière de les interpréter ressemble à celle des paghjelle, la façon typiquement corse de chanter, entre hommes, avec des voix d’une grande intensité resserrées dans le haut du registre, une main à l’oreille. Les tercets sont chantés sur un texte écrit, fixe ou à l’improvisation. Normalement ils sont présentés par une seule personne sans accompagnement instrumental et utilisés comme LA forme typique par les poètes corses.
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:34

Dies ist eine Seite rund ums Reisen. Dabei fanden viele mittlerweise vergriffene Reiseführer des Verlags Eingang.
Zum Schmöckern anscheinend allemal attraktiv, denn die Zugriffe sind beachtlich.
Wir haben die Technik aufgepeppt, so dass alle Seiten wieder gut erreichbar sind, die wir der Lesergemeinde also hier also kostenlos zur Verfügung stellen. Die Rechtschreibung folgt im Grunde der alten, aber bei Bearbeitungen bringen wir sie nach und nach auf den neueren Stand.

Übrigens freuen wir uns über Leser, die Lust haben, selbst Artikel zu schreiben, über Anregungen und Verbesserungsvorschläge!

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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:35

les lamenti et les voceri.

Voceru di Ghjuvan Cameddu



Quel tonu tremente è forti
da per tuttu ascoltu assai
quellu chì annuncia la morti
di Cameddu Nicolai
quellu banditu d’anori
o Corsica più non ai

In la casa di la Testa
c’era matrimoniu è ballu
ch’ella li ghiunghji la pesta
cù li sproni da cavallu
è po subarcalli tutti
quel ch’anu cummissu il fallu

Nun si hè mai vistu al mondu
né lettera nella scrittura
chì à l’omu furibondu
la donna faccia paura
di tiralli di pistola
contro la madre natura

Fusti traditori di Cristu
più di Ghjuda sè ribeddu
per un miserabile acquistu
tradisti à Ghjuvan Cameddu
-tirati il collu à la corda-
hè il sicondu to frateddu

O Camè lu me frateddu
o Camè lu me cuginu
quale hè statu l’assassinu
chì t’hà puertatu à lu maceddu
per fani subire à teni
questu barbaru fraceddu?

Sonu in dolu li fiori d’i prati
più nun canta l’oguriu acellu
dicenu ch’anu ammazzatu
l’eroe Ghjuvan Cameddu
eu lu bagnu cù il mio piantu
ma nun credu chì sia ellu

--------------------------------------------------------------------------------
Je l'entends partout résonner,
ce coup de tonnerre terrible et fort
qui annonçait la mort
de Ghjuvan Cameddu Nicolai,
ce fameux bandit d'honneur,
ô Corse, tu l'as perdu!

Dans la maison de A Testa
il y avait mariage et bal.
Que la peste y arrive aussi
à cheval et chaussant éperons
et qu'elle les extermine tous,
ceux qui ont commis cette faute!

Personne n'a jamais vu
ni lu pareille chose
qu'une femme puisse faire tellement peur
à un homme en colère
qu'il tire un coup de pistolet
contre une femme

Tu fus traître au Christ
plus que Judas lui-même
toi qui pour un misérable achat
as trahi Ghjuvan Cammeddu
- pends-toi à une corde –
et ton frère périra en second

O Camè, mon frère,
ô Camè, mon cousin
qui a été ton assassin,
qui t'a livré au bourreau
pour te faire subir
ce barbare massacre?

Les fleurs des prés sont en deuil,
les oiseaux même ne chantent plus
tous disent qu'on a tué
Ghjuvan Cameddu, ce héros
je suis toute en pleurs
et je ne peux toujours pas y croire
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:37

NANNA DI U CUSCIONU



In li monti di Cuscioni
c'era nata una zitedda
è la so cara mammoni
li facia la nannaredda
è quand'edda l'annannaia
stu talentu li prigaia

Addurmentati parpena
alegrezza di mammoni
ch'aghju da allesti la cena
è da cosgia li piloni
pà u to tintu babbareddu

Forme et structure du chant : Forme ABA‘ en trois parties
Noté en 2/4

Tonalité: mode éolien

Ambitus: Dixième ré1 – fa2

Progressions d‘intervalle: le plus grand intervalle est de sixte

Conduite de la mélodie: les trois parties se terminent par un saut de sixte vers le bas, de si à ré, puis un saut de quarte vers le bas de ré à sol.
De fréquentes répétions sur les tons de ré et si avant.

3.2.2 Chants d’hommes

- Paghjelle
- Complaintes à la mémoire d’un animal domestique, y compris parodies satiriques
- Complaintes de bandits
- Chants de battage
- Chants d’amour / Sérénades (18 – 19ième siècle)

Paghjella

Elle est LA forme la plus connue et la plus pratiquée en Corse : avec une grande liberté du point de vue du contenu et, du point de vue de la forme, avec une expressivité typique.
Du fait de sa place importante, elle sera l’objet d’un chapitre spécial (No 5).

Complaintes à la mémoire d’un animal domestique (parodies satiriques)

Pour les animaux, il existe des complaintes graves et également des complaintes humoristiques, mais du point de vue musical, elles ne présentent aucune différence. Dans les lamenti sérieux, on se plaint de la perte d’un chien, d’un âne, etc.… Les complaintes humoristiques ont souvent des sous-entendus politiques satiriques et sont comme des parodies de lamenti.

Complaintes de bandits

Pour la plupart, la trame de ces lamenti était un résumé poétique de la vie d’un bandit, avec l’explication et la justification de sa situation. On pourrait dire que u lamentu di u banditu, en Corse, correspond à une ballade ou à une chanson héroïque dans d’autres contrées.

Dans le lamentu suivant, il s’agit de la même personne que dans le Voceru di Ghjuvan Cameddu. L‘orthographe différente du nom a été expliquée plus haut.

Le destin de Ghjuvan Camellu Nicolai de San'Gavinu di Carbini est bien connu. Il est devenu bandit après avoir vengé son frère Napuleone, qui, étant tombé amoureux de la fille de Lisandrone Lanfranchi, avait pris la fuite avec elle vers Bastia. Le père de la fille avait tué Napuleone et Ghjuvan Camellu l’avait vengé et avait pris le maquis. Il fut aperçu, arrêté et exécuté par des gendarmes le 19 juillet 1888 après avoir, dit-on, participé à une fête de mariage déguisé en femme. (Voir FUSINA, 2007)


Voceru di Ghjuvan' Camellu

Dal mio palazzu, cupertu à verde fronde
sulla Tasciana, niente si nasconde
vedo Carbini è Livia, vedo Portivechju è l'onde
meditendo il caso mio, la memoria si cunfonde

Cusì pensosu, privu d'ogni cuntentu
sfucar'mi vogliu, cun lacrimosu accentu
poveru Ghjuvan'Camellu, dà principiu al so lamentu
prego voi che m'ascoltate, compatire al mio talentu

Io son'banditu, nel più bel'fior degli anni
per mio fratellu, mortu cùn tant'affanni
dopu d'avellu amazzatu, fù brusgiatu in i so panni
ma speru ch'ognunu dica, ch'io sò natu cù li sanni

Napuleone, fratellu isventuratu
d'una donzella si n'era innamuratu
poi partì per la Bastia, cun l'ogettu tant'amatu
nun hè questu un gran'delittu, quandu l'omu hè seguitatu

Disgraziatu, son'io per la furesta
tuttu l'invernu, espostu à la timpesta
sempre errente è pelegrinu, ditemi che vita hè questa?
Una petra per cuscinu, la notte sottu la testa


Quì cessu il mio cantu, addiu mei genitori
addiu parenti, sustegnu del mio core
nella mia trista sventura, mi ricumandu al Signore
lu vostru Ghjuvan'Camellu nùn vi farà disonore

De mon palais couvert de verdure
sur la Tasciana, d'où rien n'échappe à ma vue
j'aperçois Carbini, Levie, Porto Vecchio et la mer
mais quand je songe à ma destinée, ma mémoire s'y perd


Je suis privé de bonheur et plein de soucis
et je veux m'épancher
pauvre Jean-Camille, commence donc ton lamento
et je vous prie, vous qui m'écoutez, de compatir à ma peine


Je suis devenu bandit dans la fleur de mon âge
à cause de mon frère, tué si cruellement
assassiné et brûlé dans ses vêtements
mais j'espère que tout le monde saura que je suis né pour le venger


Napoléon, mon malheureux frère s'est épris
d'une fille dont il est tombé amoureux
et est parti pour Bastia en sa compagnie
est-ce un si grand délit quand l'amour est partagé



Dans la forêt, où je demeure, je suis si malheureux!
Exposé tout l'hiver aux tempêtes, j'erre toujours en solitaire
dites-moi, est-ce une vie, de dormir chaque nuit
avec une pierre pour oreiller?

J'arrête ici ma complainte, adieu père et mère
Adieu parents, réconfort de mon coeur
dans ma triste aventure, j'implore Dieu
mais votre Jean-Camille ne vous déshonorera point!



è pà li to fratiddoni

Quandi vo sareti grandi
vi faremu lu vistitu
la camisgia, lu buneddu
è l'imbustu ben varnitu
di stu pannu sfinazzatu
chì si tessi in Curtichjatu

Vi daremu lu maritu
addivatu à li stazzali
un biddissimu partitu
è sarà lu capurali
di li nostri muntagnoli
picuraghji à capraghjoli

Berceuse du Cuscionu

Dans les montagnes du Cuscionu
il y avait une nouveau-née
et sa grand-mère affectionnée
chantonnait pour l'apaiser
et tandis qu'elle la berait
cet avenir lui souhaitait

Endors toi un petit peu
toi la joie de ta grand-mère
il me faut préparer le repas
et coudre les pèlerines
pour ton pauvre petit papa
ainsi que pour tes grands frères

Et quand tu seras plus grande
une robe nous te ferons
et la chemise et le jupon
et le casaquin bien orné
en cette étoffe surfine
à Curtichjatu tissée

Un mari nous te donnerons
élevé aux bergeries
un mirifique parti
que pour chef reconnaîtront
les hommes de nos montagnes
gardiens de chèvres et de brebis
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:37

Pour le musicologue, A Tribbiera constitue une rareté, même un cas unique de préservation, parce que cette pratique comme son chant s'est maintenue jusqu'à l'aube de la Deuxième Guerre mondiale, ce qui a permis de les sauvegarder par enregistrement lors des premières missions ethno-musicologiques de Félix Quilici en 1962.

A Tribbiera

O tribbiate, li bon boi
è tribbiemu voi è noi
chì lu granu tocca à noi
ma la paglia tocca à voi

volta è gira è voga tondu
chì lu tribbiu pigli fondu
pigli fondu è pigli cima
volta è gira cum'è prima

O caspura, o caspura
chì la paglia torni pula
torni pula è torni granelle
ne feremu pane e bastelle Battez le blé, les bons boeufs
travaillons ensemble
car le blé est pour nous
mais la paille est pour vous

Tourne et vire et tourne en rond
que le tribbiu aille au fond
au fond et sur le dessus
tourne et vire comme avant

Sécheresse, o sécheresse
que la paille devienne poussière
devienne poussière et devienne blé
pour faire des pains et des fouaces


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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:38

Chants d’amour/Sérénades

Cette catégorie de chant sera présentée en s’appuyant sur deux exemples, dont l’origine date de deux époques différentes de l’histoire corse,: une vielle chanson corse typique de félicitations pour un couple venant de se marier, Sirinatu a i sposi, accompagnée au violon, et une sérénade plus récente influencée par la Toscane : Cun voi o Madamicella.

Sirinatu à i sposi



S'è vo durmite indu le piume
svigliatevi un pucarellu
cantà vogliu un sirinatu
sottu à lu vostru purtellu
un sirinatu pumposu
degnu di lu vostru anellu

Canta st'anellu in la machja
cù l'albitru muntagnolu
hè spuntata la viola
hè natu lu pampsagiolu
caccia pampana la vigna
è canta lu rusignolu

O Sgiò sposu, avete fattu
un nidu di rundinelle
in amore avete coltu
lu fiore di le zitelle!
Sempre felice sarete
sottu le più belle stelle

Abbraccè ne passerete
cù li vostri sumniati
à mezu à tutte le rose
sempre cumè innamurati
è cugliarete li frutti
di li più fiuriti prati Sérénade aux époux

Si vous dormez bien douillets
réveillez-vous un tantinet
car pour vous je vais chanter
là sous votre croisée
une sérénade un peu ornée
en l'honneur de votre hyménée

Votre union chante dans le maquis
avec l'arbousier de montagne
la violette a fleuri
le coquelicot est sorti
la vigne fait ses vrilles
et le rossignol ses trilles

Vous avez, monsieur le mari
fait un nid comme l'hirondelle
en amour vous avez cueilli
d'entre les filles la plus belle
vous aurez sous bonne étoile
félicité éternelle

Enlacés vous passerez
avec toute votre nichée
au milieu de tous les rosiers
toujours amoureux épris
et vous cueillerez les fruits
des prés les plus fleuris



sirinatu



Forme et structure du chant:: en trois parties AAB
Très libre rythmiquement, sans mesure

Tonalité : La majeur

Ambitus: Sixte la1 – fa dièse²

Intervalles: principalement en secondes, et tierces avec une exception : un saut de quinte de la à mi.

Conduite de la mélodie: Dans la partie A la mélodie va deux fois au do dièse
Dans les parties B chaque fois au la.
Au début viennent de fréquentes reprises de ton de mi ; ces reprises avec la notation non métrique permettent de terminer sur le récitatif par une improvisation en terzine. .

Cun voi o Madamicella



Cun voi o Madamicella
ci ferebbi la mio vita
o la mio capelli bionda
in tuttu site cumpita
dund'è vo passate voi
ci lasciate la calamita

La dumenica da mane
Piazz'à Santa Margherita
quand'è t'affacave tù ne
si spannava la mio vita
tutta tristezza passava
ogni pena era finita

Ùn ti ne ricordi più ne
à la funtana di l'onda
ti parlava pettu pettu
o la mio capelli bionda
à mè mi parie bella
ancu più ch'è la Gioconda

A to mamma era cuntraria
à st'amore cusì distintu
à quand'ella mi truvava
mi dicia:"Chì tù sia tintu"
è cusì la mio culomba
chì lu nostr'amore hè spintu Avec vous, Mademoiselle

Avec vous Mademoiselle
je voudrais bien faire ma vie
o ma belle aux cheveux blonds
en toute chose accomplie
partout où vous passez
comme l'aimant vous attirez

Chaque dimanche matin
Place Sainte Marguerite
lorsque tu apparaissais
ma vie s'épanouissait
toute tristesse enfuie
toute douleur évanouie

Tu ne te souviens donc plus
comme auprès de la fontaine
je te parlais de tout près
avec ta chevelure blonde
comme je te trouvais belle
encore plus que la Joconde

Mais ta mère s'opposait
à cet amour de qualité
et quand elle me rencontrait
disait: "Puissses-tu trépasser!"
Et c'est ainsi ma colombe
que notre amour s'est fané



madamicella


Forme et structure du chant:: AA B là où les parties A à 4 mesures et se notent en ¾ et la partie B à 6 mesures notée 2/4

Tonalité : La majeur

Ambitus: Octave mi- mi1

Intervalles: le plus grand intervalle est de quarte, le plus fréquemment cependant on trouve des intervalles de tierce et seconde.

Conduite de la mélodie: La première phrase des parties A amène au do dièse, la deuxième au la.
Ce chant est exposé sans mélismes et sonne beaucoup plus doux que les autres exemples

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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:39

Paghjella di Ponte Novu



S'è tu passi per isse sponde
pensa à salutà la croce

Quì sò cascati l'Antichi
cantendu ad alta voce

Per difende a Libertà
contr'à lu Francese feroce

Si tu passes par ces rivages
pense à saluer la croix

Ici sont tombés nos aïeux
chantant à pleine voix

Pour défendre la liberté
contre les féroces Français



Les trois voix sont dénommées comme suit:

Terza (Voix haute): Elle est riche en mélismes (ou riccucati) et elle sonne plutôt nette, tranchante et « métallique »

Seconda (Voix médiane): c’est la voix principale portant la mélodie; également riche en mélismes, elle sonne un peu moins tranchante que la terza

Bassu (Basse): la longueur des sons fait souvent penser automatiquement à un point d’orgue, mais ce n’est pas du tout le cas ; en effet la ligne de basse se déplace. Elle a une couleur sombre mais aussi plus douce que la terza.


Les rôles respectifs des voix:

A Seconda expose la mélodie. Sur le dernier ton du motif principal ou sur l’avant-dernier s’introduit u Bassu. En dernier entre la Terza, souvent une octave au-dessus du Bassu.

Cette description est très générale et sommaire. En réalité on voit qu’il y a autant de variantes de Paghjella que de chanteurs….
Mais la plupart du temps le déroulement est le suivant : a seconda commence, suivie d’u bassu puis de a terza.
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:41

Polyphonie vocale corse de 1960 à 2007

Bien que le groupe "A Filetta" soit étroitement lié à son île et à ses traditions, dans l’interview avec RFI, Jean-Claude Acquaviva revendique pour sa musique une (grande) ouverture au monde.:
« Même si nous sommes, tout naturellement et profondément enracinés dans nos traditions, cela ne veut pas dire qu’il serait nécessaire pour nous de le prouver en permanence. Cela ne nous empêche pas d’être ouverts au monde. Notre tradition est fondée sur des chants maghrébins, des chants berbères, sur des chants polyphoniques qu’on trouve en Albanie, en Sardaigne et en Géorgie. Pour nous il est important de ne pas se fermer aux autres cultures. Si l’on se contente de dire que ‘la forme et les contours de la tradition sont fixes et figés, on ne fait que de la culture de musée. La tradition n’a un sens que dans son rôle de reflet de l’esprit d’un peuple, qui ne cesse pas d’évoluer»

( - http://forum.festspiele.de/thread.php?postid=7136 - download vom 12.11.07)

Mais le chemin pour arriver à cette conception a été bien long et difficile. Voir s’éteindre sa propre culture et lutter de toutes ses forces ne laisse pas beaucoup d’espace pour une attitude ouverte … Mais la lutte a valu la peine ! Même si les jeunes ne parlent le corse que très peu et si beaucoup des us et coutumes traditionnels ne sont plus pratiqués, simplement parce qu’ils ne sont plus nécessaires dans la vie moderne, la culture corse est quand même vivante aujourd’hui. A sa façon. Elle re-vit… et avec fierté.

Maintenant quelques éléments supplémentaires pour comprendre comment la Corse en est arrivée là aujourd’hui.
Comme déjà évoqué au début de cet ouvrage, la dépopulation après la Première Guerre mondial a fait disparaître les structures sociales villageoises. Et avec elles les chants, du moins la plupart, ont perdu leur fonction et avec elle leur utilité …. C’est ainsi que Janine Leca a expliqué le phénomène à Wolfgang Laade, en 1973: « C’est normal, et pas du tout étonnant, que les vieilles chansons disparaissent… Ce que les vieux chantaient, faisait partie de leur vie quotidienne. Pour eux, les chants avaient un sens. Pour les jeunes, cette importance est perdue, le sens de ces chants ne peut plus exister parce que les modes de vie ont changé complètement. »
(LAADE, 1981-87)

Et Laade lui-même commente au début de ses écrits sur « La situation musicale 1973 » (Die musikalische Situation 1973): « Pendant que j’étais sur l’île, en 1973, en recherchant des restes de la chanson corse populaire, il m’est arrivé plus d’une fois d’avoir l’impression que chaque enregistrement avec mon microphone ressemblait à une dernière photo avant l’enterrement, avant la disparition définitive de ce monde. Et bien sûr, le sentiment de regret se mélangeait avec la certitude que cette disparition était inéluctable. » (LAADE, 1981-87)

Mais il écrit à la fin du chapitre :
« Si les lamenti de bandits, les voceri et les autres chants anciens peuvent – grâce à leurs hautes qualités poétiques, leurs contenus dramatiques et leur âme corse authentique – revivre avant d’avoir complètement disparu, comme par exemple les ballades d’Irlande, d’Écosse et des États-Unis ou la chanson populaire d’Italie, d’Espagne et d’Amérique Latine, et peut-être même avec un décalage social similaire, parce qu’elles auront été récupérées par des groupes d’étudiants et ainsi destiné à revenir vers des couches plus larges de la population, cela ne se vérifiera peut être que dans la prochaine décennie, de même que si les formes anciennes - et surtout les types de mélodie servant traditionnellement pour les improvisations poétiques – auront des contenus actuels et par conséquent bien revivifiés et pratiqués comme dans les pays cités, mais aussi dans quelques régions extra-européennes, si les chansons de l’Abbé Filippi représenteront la fin ou un nouveau démarrage d’une tradition, - ou si les racines du chant corse seront complètement desséchés comme elles le sont pour le nôtre en Allemagne. » (LAADE, 1981-87)

Non, les racines ne sont pas desséchées. Quand on traverse en voiture la Haute Corse, on remarque bien toutes les affiches au bord de la route, sur les arbres, sur les murs et dans les vitrines des commerces, annonçant des concerts de chants traditionnels et des polyphonies. Il y a nombre de formations corses qui donnent des spectacles, et pour la plupart ceux-ci se déroulent dans des églises. Comment cela a t-il évolué ?

Dans notre chapitre 2 „Histoire et langue de la Corse“, les années 1960 à 1970 n’ont pas été analysées en détail.
Le chômage et la désorientation régnaient sur l’île. La plupart des jeunes Corses partaient sur le continent. Ceux qui étaient restés, se trouvaient dans la misère économique, et peu soutenus par le gouvernement français. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase fut le retour massif des colons Français d’Algérie et du Maroc. (dits : pieds noirs)

L'arrivée des pieds-noirs en Corse a entraîné de très gros problèmes. L'expérience et le dynamisme des colons, un groupe social autonome, avec une pensée, un mode de vie et des pratiques économique différents ont ébranlé les habitudes insulaires. Ils avaient tout perdu en Algérie et maintenant, ils défrichaient et plantaient, s’endettaient, mais apportaient de la main-d'œuvre bon marché en provenance d'Afrique du Nord.
Leur succès visible blessait la fierté des Corses, à qui, pendant de nombreuses années, ces subventions, qui maintenant, rendaient possible pour les pieds-noirs, un petit miracle économique, avaient été refusées. Les longues querelles politiques comme économiques, et fiscales, avec la capitale ont déterminé les rapports des Corses vis-à-vis des étrangers. La méfiance, même si ce n'est pas forcément l'hostilité générale, a marqué les relations entre les deux groupes dès le début. Les rapatriés, même si bon nombre d’entre eux étaient d’origine corse, étaient devenus des étrangers dans un pays qui est opposé à tout développement fébrile. Ils avaient perturbé le rythme de vie de ce peuple, distordu les prix, introduit un esprit de concurrence dans une société d’artisans et de bergers qui suivait encore des règles morales ancestrales.
Des gens qui recherchaient juste la satisfaction des besoins élémentaires ici. Et les nouveaux venus, avec leurs profits, ont fait le jeu des spéculateurs du tourisme et de l’immobilier du continent, regardant de plus en plus avidement les terrains pour construire de nouveaux établissements sur les plages et les périphéries urbaines. Dans leur désir de conquête, semblable à celui des anciens envahisseurs, ils ont dressé tout un peuple dans le fond, plus habitué à la tolérance qu’à la révolte, contre eux.
L'aide massive accordée à ces Français d’Algérie a été ressentie comme une provocation : alors que des Corses ne recevaient que très peu de crédits pour leur propre agriculture, des subventions ont été versées abondamment aux 17.000 Pieds-noirs - et souvent sur de faux comptes bancaires. De nombreuses promesses de la part de l'État français (p. ex. : l’amélioration des transports avec le continent) n’ont pas été tenues ce qui a conduit, enfin, à la formation de groupes autonomistes et séparatistes. Les extrémistes qui se considèrent comme des successeurs des milices de Paoli, ont exigé, entre autres, le retrait des néo-colons, la distribution de leurs terres aux Corses et le remplacement des Français du continent dans l'administration centraliste par des Corses. Pour atteindre ces objectifs, ils ont essayé de se faire entendre par des attentats.
(cf. / voir - http://www.uibk.ac.at/geographie/studium/exkursionen/korsika00/pieds/pieds1.phpl - téléchargement du 1.12.2007)

Ainsi a commencé le temps des attentats à la bombe et de l'aspiration à l'autonomie. Le FNLC (Front de Libération Nationale de la Corse) s’est formé. Beaucoup de jeunes Corses ont trouvé à nouveau un objectif, une mission et aussi l'espoir d'un avenir meilleur.
Dans ce contexte particulier, en cette période de découverte d'identité, ou plutôt de recherche d'identité, les chants corses ont retrouvé une place dans le coeur de la population. Les chants, méprisés comme démodés et poussiéreux ont donné une orientation aux hommes et les ont aidé, dans la prise de conscience de leurs racines et de leur culture.

en 1976 : CANTA U POPULU CORSU – le peuple corse chante
… Une poignée de jeunes gens, passionnés de musique, amoureux de leur terre et de leur histoire, ont exhumé les anciens chants de leur culture, les ont sortis de l’oubli et du mépris et les ont portés comme l'expression la plus authentique de leur île. Au début, ils étaient trois : Jean-Paul Poletti, Petru Guelfucci et Minicale. Sans le savoir et sans en être conscients, ces trois Corses ont lancé le riacquistu, la reconquête de la musique corse. Jean-Paul Poletti : ‘La grande idée, c’était de faire chanter tout le monde. On voulait débusquer les gens chez eux, leur faire redécouvrir leur patrimoine, puis les former à la polyphonie et à technique de la ribbucata’…. Canta est devenu bien plus qu’un groupe : le fer de lance d’une prise de conscience collective. Canta c'étaient deux syllabes magiques derrière lesquelles toute une génération s'est retrouvée… (cf. voir LEHOUX, 2000)

D'autant plus qu'aux chants traditionnels des débuts sont venus rapidement s’ajouter des créations modernes, très ancrées dans la réalité de l’île. Le groupe a grandi et sa popularité a augmenté avec chaque concert. À cet époque, le but n’était pas de faire de la musique professionnelle mais premièrement, de mettre quelque chose sur pied ensemble, et deuxièmement, d'apporter de plus en plus des points de vue politiques clairs et de les faire connaître dans le peuple. Un des nombreux groupes qui s’est formé de Canta - et par Canta - : I Chjami Aghjalesi.

I Chjami Aghjalesi: « Au début, c’est vrai, on a eu un discours très engagé et un public très militant. Mais tout était politique. Imaginez un peu: il y avait près de deux cents prisonniers politiques sur une population de deux cent mille personnes ! Et puis les indépendantistes étaient les seuls à soutenir la création corse, les seuls à encourager la paghjella. On a beaucoup chanté en faveur des prisonniers et des clandestins. Mais quand les pressions sont devenues trop fortes, trop pesantes, lorsqu’on a voulu nous instrumentaliser, nous nous sommes écartés… On peut garder ses convictions et soigner son autonomie. » (LEHOUX, 2000)

Petit à petit, la situation en Corse a changé. Les formations de chant ont abandonné leur manière originale et non-professionnelle mais résolue.. De concert à concert, ils sont devenus plus professionnels. Pour certains, des instruments modernes ont été incorporés, d’autres se sont tournés vers des musiques plus modernes. La voie d'un des groupes les plus célèbres, I Muvrini, était celle de la Pop. Très populaires dans la jeunesse, ils évoluent désormais sur la scène Pop, sans trahir leurs racines.
A Filetta, en revanche, a cultivé la manière de chanter la paghjella pour arriver à une perfection ; ils accompagnent des pièces de théâtre, participent à des enregistrements de bandes-son pour des musiques de film (comme p.ex. « Himalaya » ) et sont très tentés de se développer de plus en plus. Comme déjà évoqué dans le chapitre précédent, à côté des interprétations très archaïques, personnellement j’aime surtout la fusion avec le jazz. Et on peut respirer de soulagement en pensant que l’âme corse est redevenue assez libre pour oser des aventures de ce genre et qu’elle ne risque plus de disparaître dans le désert musical sous la pression permanente du besoin de se prouver et de se définir.

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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:41

La Corse vous saisit … . Ses chants émeuvent…
Pas seulement l'auditeur, mais aussi l'île elle-même. Les vibrations musicales de l'île ont touché les hommes, stimulé le changement et l'ouverture.

Le rôle de la femme « chantante » a également changé. Lors des premiers récits de Laade au sujet de ses enregistrements en Corse, on lit toujours qu’il était difficile d’inciter des femmes à chanter - et qu'elles se tenaient toujours silencieuses à l'arrière-plan. Aujourd’hui, il n’est plus question de silence. Les premières révolutionnaires étaient E due Patrizie (les deux Patrizia), Patrizia Poli et Patrizia Gattaceca. Pour ces deux musiciennes, le signal de départ fut donné à l'école, par l’encouragement de leur professeur de mettre leurs textes en musique. C’étaient les premières femmes admises à égalité de niveau dans le cercle du riacquistu.
Elles se sont perfectionnées depuis ces débuts. L’une en direction du théâtre et du chant, l’autre vers la musique rock. En 1990 elles ont été réunies à nouveau dans un grand projet musical. Patrizia Poli a eu l’idée de composer des polyphonies et de les combiner à quelque chose de nouveau. Elle a travaillé en collaboration avec l’arrangeur et compositeur Hector Zazou et est parvenue à réunir tous les musiciens corses, hommes et femmes se trouvant sur des chemins différents, pour participer à ce projet nommé „Nouvelles Polyphonies Corses“ – culminant dans la reconnaissance et le triomphe international de ce groupe corse : d’être invités à chanter aux cérémonies d'ouverture des Jeux Olympiques d'Albertville.

Après un certain temps ensemble dans cette « aventure » les musiciens ont poursuivi sur leurs propres chemins et des projets nouveaux sont nés. La Corse saisit. Elle-même et les autres.

Et lors des Rencontres Chants polyphoniques de Calvi (de) cette année 2007, on a pu entendre l’évolution musicale et ses développements passionnants : la fusion avec d'autres styles de musique et d'autres cultures.
Mais malgré tout, les Corses sont des Corses, et la musique corse restera de la musique corse. Il est manifeste qu’on ne peut pas rester indifférent au fait qu’ils sont conscients et fiers de leur tradition, malgré toutes les ouvertures.
Quand on sait combien le chemin vers l'identité culturelle a été chaotique, tout devient clair. Et on peut également facilement l’observer dans les relations qu'ils entretiennent entre eux: Patrizia Poli, à Calvi, en Septembre 2007, a donné un concert avec le guitariste et chanteur Nilda Fernandez. Et dans le public devant moi, ses amies, c'est-à-dire ses collègues, étaient assises dans le public, directement devant moi, Lydia Poli (sa sœur) et Patrizia Gattaceca…
Lorsqu’une d'entre elles donne un concert, elles viennent toutes. Ce ne sont pas seulement des amies. Ce ne sont pas seulement des collègues. Ce sont des femmes Corses. Et même si, momentanément, chacune prend son propre chemin et s’ouvre à de nouvelles directions, elles ont beaucoup vécu ensemble, beaucoup fait de choses ensemble et beaucoup réussi en commun - et cela avec et par la force des chants corses.
Corsica…un’isula chì canta


Bibliographie

En allemand :

ARDITO, Fabrizio / GAMBARO, Cristina / MAGRI, Angela: Korsika (Übersetzung: Barbara Rusch). Dorling Kindersley Verlag GmbH, München, 2003

FUSINA, Ghjacumu / KÜHN, Gerda-Marie / ZEIHER, Herbert: Corsica…un’ìsula chì canta, …une île en chansons,…eine Insel in Liedern. Imprimerie Sammarcelli, Corsica, 2007

HÖRSTEL, Wilhelm: Die Napoleoninseln Korsika und Elba. Berlin, 1908

LAADE, Wolfgang: Das korsische Volkslied. Wiesbaden-Stuttgart, 3 vol., 1981-1987

LAADE, Wolfgang: Die Struktur der korsischen Lamento-Melodik. Baden-Baden, 1962

LEHOUX, Valérie: Cantu di Corsica, l'histoire d'une reconquête (Übersetzung: Gerda-Marie Kühn). CHORUS, revue spécialisée musique, trimestrielle No 31, Avril-mai-juin 2000

MÜHL, Heike / BOLL, Klaus / SCHRÖDER, Dirk / CREDNER, Barbara: Kosika. Nelles, München, 2005

ZIEGENRÜCKER, Wieland: ABC Musik, Allgemeine Musiklehre, Breitkopf und Härtel, Wiesbaden (Neuausgabe), 1997

En français :

CATINCHI, Philippe-Jean: Polyphonies corses. Cité de la musique/ Actes Sud, 1999

DE ZERBI, Ghjermana: Cantu nustrale. Scola corsa, Bastia, 1981

TENAILLE, Frank: Corse, Polyphonies et chants. Éditions du Layeur, Paris, 2001

Recherches sur internet :

http://www.reisetops.com/korsika/db_site.cgi/site_38/

http://www.l-invitu.net/afiletta.php

http://www.nzz.ch/nachrichten/international/suehne_fuer_ermordung_eines_korsika-praefekten_1.583823.phpl

http://www.sylvanes.com/festival/images/filetta.jpg
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:44

Ainsi Parlait Zarathoustra: L'amour est-il la malédiction de l'Homme...? L'amour n'est pas un mirage et il est égnimatique. Tel Dieu, on lui donne une image par des étiquettes... Dans Ainsi Pärlait Zarathoustra, L'auteur décrit un Etre-Humain cherchant l'oubli mais qui est envahi de découvertes, de curiosité et de Jugements... Alors, il retourne dans la société ayant réussi à cicatriser ses plaies lors de sa méditation dans la caverne... Est-il maudit d'avoir voulu chercher ou est-il naïf d'avoir voulu atteindre l'innacessible exorcisme: A t'il voulu donner une formule sur l'essence de la conciensce. En tout cas, il a engendré une peur et on l'a bléssé dans l'amour propre de son Humanisme... Oui à la Gréve... Rien ne sortira de le plaindre car finalement, il est à l'origine d'une source aussi intarisable que l'echo de l'infini car au delà de la lumière: Il est un Lancelot du Lac de la Connaissance et de l'Ignorance... L'Amour est tout comme L'Invisible au dela du Bien et du Mal et c'est pour cela qu'il y a un ver prénommé Pécher dans le coeur de la Sensibilité prenommé la Faim et la Convoitise d'Autrui: La peur est naturel mais le désir doit comporter des régles et une justice pour éviter l'Esclavage, la Torture et les Viols... Ainsi est La Démocratie du Clan des Mouettes... http://yanis.tignard.free.fr/index.html

Un peu de Big-ban dans l'Oreille
https://www.youtube.com/watch?v=ulmcti0h0w8
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:44

NASA’s Johnson Space Center in Houston is inviting education-focused media to attend a two-day #spacED event on Sept. 15 and 16. The event will highlight the International Space Station and the one-year mission with astronaut Scott Kelly and cosmonaut Mikhail Kornienko.


NASA Invites Education Reporters to Get #spacED at Johnson

NASA’s Johnson Space Center in Houston is inviting education-focused media to attend a two-day #spacED event on Sept. 15 and 16. The event will highlight the International Space Station and the one-year mission with astronaut Scott Kelly and cosmonaut Mikhail Kornienko.

As students and educators get into the flow of the 2015-2016 school year, Kelly and Kornienko will be coming up on the halfway point of their yearlong stay in space, offering a unique chance for educators to spark students’ interests in space exploration, as well as the supporting fields of science, technology, engineering and math (STEM).

The event will showcase resources available to educators and tips on how to use them in the classroom. Participants also will hear from NASA experts, learn more about the one-year mission and tour Johnson facilities.

Media interested in participating must be affiliated with a media outlet whose target audience is educators or students, and apply online by 8 a.m. CDT on Monday, Aug. 17. Space is limited. For more information, please contact Ashle Harris at ashle.s.harris@nasa.gov.

Resources for educators focused on the one-year space station mission are available at:

http://go.nasa.gov/1eJ9tqU

For information about the one-year mission, visit:

http://www.nasa.gov/1ym

-end-

Blackmore's Night - Castles & Dreams
https://www.youtube.com/watch?v=oSKEShaZQ10

et puis https://www.youtube.com/watch?v=IFxCRU2pdXk
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:45

La folie de la jeunesse est le propre de l'age et l'enseignement est le phare des chiffres... TAY de Toulouse. Aimer rime avec le mystère de l'ombre: certains le poursuivent sans l'atteindre, d'autres le vivent sans le voir et puis il y a la métamorphose: l'ombre métamorphosé en âme ou bien l'inverse dans le Styx... Cela est le Bien et le Mal dans le Commencement de la Création des Hommes et des Amazones... Et puis la Femme engendra l'Amour et l'Amour se dispersa en une Discorde: L'Amitié et la Jalousie. L'Histoire des Anges, des Démons et de la Créativité, à vos plumes enfants de la Créativité et l'oubli du Sens. Naissance du Pardon dans l'Amour: Voilà notre histoire, peuples du Bien et du Mal... Nuisible et projecteur des rongeurs, certes.... Le massacre de Brebis est ... Pourtant,le seuil n'est pas franchi; l'Homme devra dans l'avenir savoir catalogué son savoir à celui du ventre: Pour entretenir une arche ou une société, il faut un droit à la survie pour l'animal tout comme pour le consommateur...

Aimer rime avec le mystère de l'ombre: certains le poursuivent sans l'atteindre, d'autres le vivent sans le voir et puis il y a la métamorphose: l'ombre métamorphosé en âme ou bien l'inverse dans le Styx... Cela est le Bien et le Mal dans le Commencement de la Création des Hommes et des Amazones... Et puis la Femme engendra l'Amour et l'Amour se dispersa en une Discorde: L'Amitié et la Jalousie. L'Histoire des Anges, des Démons et de la Créativité, à vos plumes enfants de la Créativité et l'oubli du Sens. Naissance du Pardon dans l'Amour: Voilà notre histoire, peuples du Bien et du Mal...On oubli que le phare. C'est un symbole que l'Homme peut avoir peur des élements. Des Hommes qui ont acquis le temporel de ceux qui peuvent prétendre avoir lutter dans l'Espérance et la Liberté, Dame

Droit de vote pour les femmes . L'espérance doit réagir à l'entente du sang et du crime. Ainsi parle la république. Parlons de Nava Kiran Plus, Blue Diamond Society est des autres associations partenaires au Népal, fortement touchées par les séismes. Deux mois plus tard, le temps de la reconstruction s'impose : Les centres de soins et d’hébergement de ces associations ont été très endommagés. Les bénéficiaires et les membres des associations se retrouvent sans abris, pour la plupart, avec des perturbations très conséquentes dans les parcours de soins. Ainsi parle La République.

Bebés, niños y adolescentes (desde el nacimiento hasta los 18 años)

Bebé y niño pequeño Preadolescente y adolescenteVacunar a sus hijos es una de las medidas más importantes para proteger su salud y su futuro. El calendario de vacunas infantil está diseñado para que resulte lo más seguro y conveniente posible, y proteger a los niños con mayor riesgo de tener complicaciones por la enfermedad. Proteja la salud de sus hijos informándose sobre las vacunas que necesitan y vacunando a los preadolescentes y adolescentes a tiempo. Si su hijo no se vacunó a los 11 ó 12 años, programe una cita para administrárselas de inmediato. Las vacunas son una parte importante para la atención preventiva a lo largo de toda la vida.

La magie n'est pas un remède et l'inquisiteur n'est pas une Source voilà l'Expression de Liberté de la Laïcité... L'Avenir de ceux qui renie(nt) d'être des Dieux malgré leur Science...

Selon la croyance, juste avant la semaine: Cette personne ne laisse personne indifférent. Indépendante ou femme soumise, elle restera dans l'histoire des rois, des républiques et des citoyennes. Oui aux votes. Marie, devant le découragement de son prêtre:La fête du Cœur Immaculé de Marie, Refuge des pécheurs, tient son origine dans le découragement d’un prêtre... Libre est d'y croire mais certains ont besoin de bien plus qu'une présence: Certains diront qu'il s'agit de l'acte de foi envers son Ame... Lisez cet article sur L' "Exorcismo Magno"...

Beauté de l'Art n'est point une Cruauté du Travail, elle s'accompagne des lauriets prénommé Endurance, Volonté et Patience. Pas de Dictature https://www.youtube.com/watch?v=cK1UfREJIHA

Je m'amuse par moment d'imaginer une suite à Humain, trop humain... Je ne suis pas fanatique de l'auteur mais dans tout être, j'y trouve une joie et une frayeur qui se nomme joie, peur barbare, espérance et libre de la Liberté: Sa mort est tragique car il a voulu intervenir devant le monde... En son soi, il y avait un cachalot qui affrontant une pieuvre sous les yeux d'un capitaine Achab et la mémoire d'un équipage prénommé Nautilus... Un homme frappant que ce Nietzsche. Photo de la planete naine de Pluton

J'ai publié ces photos et ces textes car j'aime l'immensité de la Mer, du Désert et de l'Infini actualiser dans le refuge bienheureux que procure un Phare.Des photos à ne pas oublier, elles sont l'épreuve de l'Eau décrite dans l'Univers de Dune: La République devant l'Empire. Telle est ma Loi et celle de mes Maîtres Siths et des Jedis de la Raison... L'Histoire de l'Homme, du Citoyen et du Roi devant l'Egalité... Le Temps, Le Chaos et le Destin face à l'adversité de la Discorde. .

Ainsi Parlait Zarathoustra: L'amour est-il la malédiction de l'Homme...? L'amour n'est pas un mirage et il est égnimatique. Tel Dieu, on lui donne une image par des étiquettes... Dans Ainsi Pärlait Zarathoustra, L'auteur décrit un Etre-Humain cherchant l'oubli mais qui est envahi de découvertes, de curiosité et de Jugements... Alors, il retourne dans la société ayant réussi à cicatriser ses plaies lors de sa méditation dans la caverne... Est-il maudit d'avoir voulu chercher ou est-il naïf d'avoir voulu atteindre l'innacessible exorcisme: A t'il voulu donner une formule sur l'essence de la conciensce. En tout cas, il a engendré une peur et on l'a bléssé dans l'amour propre de son Humanisme... Oui à la Gréve... Rien ne sortira de le plaindre car finalement, il est à l'origine d'une source aussi intarisable que l'echo de l'infini car au delà de la lumière: Il est un Lancelot du Lac de la Connaissance et de l'Ignorance... L'Amour est tout comme L'Invisible au dela du Bien et du Mal et c'est pour cela qu'il y a un ver prénommé Pécher dans le coeur de la Sensibilité prenommé la Faim et la Convoitise d'Autrui: La peur est naturel mais le désir doit comporter des régles et une justice pour éviter l'Esclavage, la Torture et les Viols... Ainsi est encore et toujours La Démocratie du Clan des Mouettes... Telle dans les mythologies,ivres, libre à chacun d'en interpréter le sens, chacun dans le gouffre d'Hadés peut écrire l'Histoire qu'en est il réellement du Destin. Cette phrase est une suite à notre dialogue car j'aimerai entretenir un dialogue écrit... La République. Il faut reconnaitre que si ils et elles sont parti(e)s; c'est que nous avons cru pouvoir créer un jardin... Il reflétè nos cauchemars et nos rêves finalement sont bien sombres: il reflétè l'orgueil de notre vanité. Tout comme les elfes, nous sommes aux portes de l’échec. Nos grands regrets finalement s'est éprouvé la faim d'une source de vie prénommé l'Existence.... Au mois de mai 1877, le général britannique Gordon Pacha devient gouverneur de la province équatoriale de l'Egypte, et ce jusqu'en 1879. Durant son mandat, il soumit le Soudan oriental à la couronne britannique, lutta contre la traite des esclaves dans les colonies, et mit fin à la révolte qui grondait au cœur du Darfour. Il meurt à Khartoum, au Soudan, le 26 janvier 1885, lors de la prise de la ville. Non au viol physique et morale...Rabah (Rabih az-Zubayr ibn Fadl Allah ou Rabih Fadlallah) (vers 1842 - 1900). Seigneur de la Guerre au Soudan et trafiquant d'esclaves, il devint sultan du Bornou en Afrique centrale, jusqu'à la conquête du Tchad par les Français. Oui à l'écoute et à la Liberté... Etre libre s'est être soi et c'est pour cela qu'il faut une justice face aux pensées autoritaires et démocratiques s'appelant Dictature du Mot.

Quand je vois ça... Il y a une rumeur qui se propage en moi et que je prononce Chair de Poule... C'est un sentiment et si cette photo est une sorte de chair de poule infime et que Spinoza appelle Essence... C'est une sensation physique et charnel prénommé Chaos et qui semble dire que le vide est une multitude de facettes vivantes et énergétiques prénommé La Nuit: Ainsi Naquit l'essence du Jour, Création de Yahvé... Voir le romantisme de la Genese... Le Juge süpreme de la république de l'Olivier. Alors, Certains de ces personnes vont applaudir que chaque mot est un préjugé... Cela est l'opinion qu'elle soit blanche ou noire, libre ou contrainte...
L'opinion s'est aussi de dire de Non à certaines choses et cela est le Libre-arbitre: D'où, la nécessité d'une Justice apte, libre et établi sur le sens de préjugé... Le fait est de dire que l'avenir est ainsi..; de figues et de raisins; Etre libre s'est être soi et c'est pour cela qu'il faut une justice face aux pensées autoritaires et démocratiques s'appelant Dictature du Mot. Et bien non car nous serions retourner dans le fanatisme de la chair engendré par la secte :Il faudra Dire Non à l'esclavage, à la torture et au viol physique et morale. Cela est combat individuelle et collectif de l'Essence: Oui à la Grève, à l’écoute, à la Justice et à l'expression du vote Universelle par l'individu propre et sur le fait aussi d’être venu dans un monde où l'imparfait du présent rime avec
cohabitation spirituelle du corps et de l’Appétit: La poésie de l’espèce et du patrimoine culturelle. Non à l'Esclavage...

La magie n'est pas un remède et l'inquisiteur n'est pas une Source voilà l'Expression de Liberté de la Laïcité... L'Avenir de ceux qui renie(nt) d'être des Dieux malgré leur Science...

A suivre
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:45

Je t'aime, comme l'aurore se donne au jour.
Je t'aime comme le crépuscule engendre l'imaginaire.
Je t' aime comme une étoile s'épanouie dans l'univers.
Je t'aime comme un être s'attache à un semblable.
Je t'aime tout simplement dans la clarté d'une lumière.

Monsieur Tignard Yanis.
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:46

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Y'becca ou murmure de l'Arbre-Olivier.
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t41-y-becca-ou-murmure-de-l-arbre-olivier

Profils des Juges du Secourisme et
la république de l'Olivier.

Chére Minouska, Féline de Pierre et Yvette et toutes les bonnes volonté(e)s

Je regarde le temps différemment après la mort de Athéna la chatte Bleue.
De longues années à voyager; à travailler et à écrire... Tel un Spartiate, je me suis emprunt à une apogée sur la compréhension du monde qui m'entourai de ses richesses; J' y ai rencontré des lueurs, des affronts et des forces.

Je regarde celle qui a su réveiller la force de réveiller ces écrits que j'ai voulu sauvegarder par le fait que après
tout, aide toi et le ciel te répondra: Et je dois dire que ma volonté fut exaucer... Alors je regarde Minouska, une chatte qui a recueilli mon cœur en lambeau lors de la guerre ou intifada, si vous préférez:

Le Juge Suprême de la république de l'Olivier est un personnage
qui doit s'informer et accueillir la Parole de l'un et de l'Autre. Il se doit d'écrire des vers, des proverbes, des espoirs, des fables car notre peuple aime cela: Ni fouet, ni chaines ! être sérieux devant les nuages gris !
Car l'arbre peur garantir notre fraternité et la justice de l'eau propager la diversités des écritures des forets donc vers la connaissance et Yahvé... La République est le pilier de l’Âme dans le sens où il s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première du Juge Suprême de la République de l'olivier.

Dans la vallée du Nil à la plaine des cèdres; le juge suprême doit présenter ses hontes et ses espoirs... je vous fait part de mon expérience... Nuls réponses dans un premiers temps ne se fit entendre alors j'envoyai des mouettes, des chouettes et des canaris sous forme de lettre tel un oiseau qui apprends son premier envol.

Alors sous forme de mirage pour certains et pour d'autres, cela s'appelle un message. Je me fis ce constat et que la volonté en soit ainsi si il ne veulent pas entendre;

"Propage la Connaissance des serments car ce sont les hommes qui s'entretuent par leur entreprise, leur volonté et leur désir! Car certains vomissent sur la fraternité voilà un maillon de haine du trois en un délivré par le vieux coq... Rétablit l'apprentissage de l'Espérance sur l'apprentissage de marcher ! La canne de l'age n'est pas un spectre; elle est une source d'eau ! Tu apprendra à entendre ta douleur devant la faim ! Nous sommes des étapes et en cela cherche le fait d'exister ! La République est le pilier de l’Âme dans le sens où elle s’inclut dans le peuple et ne cherche pas à devenir idole, idolâtre ou idolâtré. Être humble doit être la qualité première !

Ecrit de
TAY
La chouette Effraie.

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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:47

l'esprit de liberté est un esprit qui est emprunt à la naïveté de l'émoi. Il est fragile et se console d'un rien sur l'échelle de la vie. Il est naturel et humble... Sa diversité est un affront et pourtant il consiste à dire une réalité fragile et menaçante devant la Tyrannie et ses sbires: La Justice pour Tous pour le Lion tout comme pour le Rat. Pour Georges Orwell et Malabar le cheval et benjamin l'âne. Voilà être au milieu d'un peuple s'est pas la garantie d'une opinion, cela est pour certains un crime, moi je vous avoue que par moment. Mais voilà pour certain(e)s s'est le Roi ou la Reine ou autres, il s'agit de l'opinion. Le parfait est il accessible ? L'imparfait est il lié à la Richesse ? Toujours est il un rempart à l'injustice ? L'amitié ne ruine t'elle pas l'espérance devant la Trahison et la croyance ? Tant de questions qui ont trouvé des réponses... Mais le crime est collectif car le caractère n'est pas l'unisson: Le personnel est trop lié à l'ensemble... Quand on tue une Femme ou un homme; c'est tout un aspect de l'harmonie qui s'évapore de la pensée... L'esprit de liberté est universel dans la foi d'une vision, qu'en est-il du ventre ? Ce n'est pas la liberté qui a détruit les civilisations; ce sont nos ventres affamées devant l'échelle de l'abondance. Et pourtant l'amour est la plus belle des liberté et c'est en cela que certains peuvent se prétendre plus libre et autonomes que certains. Cette liberté de l'amour est certes idiote mais après tout, elle est la plus digne des révolutions.... En Hommage, à l’expression de la vie même si on peut dire que cela est emprunt à la naïveté de l'émoi.

TAY Republica Tolosa

On peut dire un merveilleux décor mais il s'agit d'un préfixe commun à toutes les galaxies et astres de l'Univers.... Alors sachons voir que le patrimoine est certes universelle et individuelle mais il y a aussi le synonyme de la faculté universelle de vouloir s’agrandir qui est commune et communie à toutes existences de la formation moléculaire éclectique et physique organique ou l'électricité "divine"...
Ainsi parlait Zarathoustra... L’extension de la matière est propre de l'existence Organique et électrique... Toutes les galaxies, astres et instruments sont propres à cette survie issue de.... La raison instrumentale n'est pas sujette à un patrimoine universel et individuel. Pourtant, il y a un aspect de la survie. Les astres sont-ils soumis à la survie tout comme leurs noms imaginaires nous laisse supposer, je dirai plutôt que ce sont les molécules qui sont propres de l’évolutive survie.

TAY Republic Tolosa
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:47

L’huile de palme est une huile végétale extraite par pression à chaud de la pulpe des fruits du palmier à huile. Elle ne doit pas être confondue avec l’huile de palmiste, tirée du noyau des fruits.

En 1854, Price's Candles brevette un procédé de distillation de l'huile de palme qui permet de produire la glycérine utilisée dans de nombreuses compositions pharmaceutiques, cosmétiques, dans les pellicules de photos, la nitroglycérine. Néanmoins l'huile de palme est progressivement supplantée par les huiles minérales et les dérivés du pétrole. Elle refait une percée au début du XXe siècle dans le domaine de l'industrie alimentaire qui est aujourd'hui son principal débouché en raison de son faible coût de production, de ses propriétés physiques et chimiques (bonne conservation, stable à haute température, richesse en β-carotène); Les noix de palme servaient à nourrir les esclaves objets du commerce triangulaire , L'usage alimentaire et médicinal d'huile de palme remonte au moins à 5 000 ans, comme l'attestent des fouilles archéologiques en Égypte8. Les palmiers à huile sont probablement originaires des forêts tropicales humides de l'Afrique de l'Ouest où ils sont exploités localement avant d'être introduits en Égypte par des commerçants arabes et au Brésil par les colons portugais au XVe siècle.

C'est l'huile végétale la plus consommée au monde (25 %)3. Cet ingrédient traditionnel des cuisines d'Afrique, d'Amérique du Sud et d'Asie se retrouve, dans les pays non producteurs, dans les aliments transformés en remplacement des habituelles graisses animales (saindoux, beurre…) et des huiles végétales hydrogénées (dite trans).

Même si elle ne représente en moyenne que 4 % de la consommation en acides gras saturés chez les adultes (et 7 % chez les enfants). certains critiquent sa haute teneur en acides gras saturés. Par ailleurs, les ONG dénoncent le développement des plantations de palmiers à huile, phénomène qui constitue une menace importante pour les forêts en Malaisie, Indonésie et Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Non à l'Esclavage, aux Tortures et aux Viols Physiques et Mentaux... La lithotomie (du grec λίθος lithos, pierre et τέμνω otomie, couper signifiant « section de la pierre »1) est un terme médical décrivant une ancienne intervention chirurgicale lors de laquelle on coupait et on divisait la pierre dans la vessie au moyen du lithotome 2. On aurait dénommé l'« opération de la taille » — dans laquelle on coupe la chair mais pas la pierre — par abus de langage1.

Cette opération est très ancienne, et Hippocrate (460-375 av. J.C.) en interdit l’exercice dans son serment compte tenu de sa dangerosité : « Je ne pratiquerai pas l’opération de la taille, je la laisserai aux gens qui s’en occupent » car il pensait que toute atteinte à la vésicule, selon sa théorie des humeurs, était mortelle. donc « Au moment d'être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité.

J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admis dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité.

Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j'y manque. »
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:48

Dans la volonté, on y retrouve la notion de combativité. Ce phénomène peut être démultiplié dans le sens du matériel et d’un autre phénomène que l’on surnomme la construction du sens.
En effet, il y a cinq sens pour l’un ; pour d’autres il n’y en a pas : D’où l’intérêt d’y inclure l’aspect de recherche pour donner sous forme de Définition à un problème de rationalité. La combativité est un sens ou une recherche ?


Pour la culture japonaise, les deux sont étroitement liés dû au fait que le seuil n’est pas encore résolu dans le sens théorique du scientifique. Ainsi est né l’embryon : L’amour ne peut être une épreuve. L’amour, donc, est une conséquence ou une sorte de soumission. Alors, pourquoi tant de mathématicien et philosophe, interprète-il l’amour comme réel dans l’irréel.


L’amour n’est pas un sens : Il aurait pu être une passion si l’amour se complétait. Or là, l’amour de passion n’a qu’une part douce d’irréalité ; il y a aucune volupté. Il est charnel. Donc, le sens de l’amour est inclus dans la chair et l’information. Ainsi, l’amour est le plus grand préliminaire du sexe… La combativité s’inclus plus dans un terme d’amitié ou dans l’attribution d’un pouvoir.


Le combatif ne s’oppose pas au sexe, ni d’ailleurs à l’amour : Mais le combatif sépare l’âme du corps. Il y a le bestial ! Chacun a son sens de l’interprétation pour le prénommer. Ainsi, le platonique n’est ni vérité, ni certitude. Il y a un cheminement. On parle des filtres d’amours en magie ; un scientifique dans sa juste raison, dénoncera l’humide de la femme et l’impuissance métaphysique de l’homme. La femme n’a pas besoin d’une lueur pour se donner à un mâle ; l’homme lui a besoin d’une lueur, de cours et d’un amour. La femme est une symboliste, l’homme n’a pas cet attrait de découvrir…


Tous les hommes ne sont pas des mâles et c’est ainsi que la femme créa la réunion de groupe : Si la pomme est liés à la discorde, cette différence s’appelle le lien du poète. L’érection n’est pas taboue, et c’est ainsi qu’est né cet art de la pomme face à la discorde : La Psychologie est incapable de donner un profil de la fille facile et du mâle.




Alors, ce débat pourrait être éternel si il n’y avait pas les choses courantes : Les êtres semblent donner la volonté de rassembler leurs idées autour d’une volupté… aucunes ne semblent être commune malgré leur nombre limité. Ainsi le corps n’est pas un outil pour le crime ; dans le mille, cette prostitution est sujette à la torture, à la vente et au marketing. Nous le savons, vous le savez ! Le média est bien plus qu’un outil de télécommunication ! C’est le monde secret des réponses autour de cette illusion qu’être devenu bien plus qu’une ombre à la solde de « pions ignorants » ignorant les parfums secrets des reines et de leurs agents… Dans la volonté, il y a deux forces : L’électrique et le cerveau.



Ainsi, bien plus qu’une apparence ! j’ai aperçut l’intérêt de cette certitude : Politiquement, il n’y a pas de taupes ! Des mouchards, hum… Bien plus, c’est l’espionnage ! Un monde où la mort est un camouflet au même titre que la personnalité : Des traînées de pétrole s’échappant du « prestige ». Ainsi, la nature de l’Homme n’est pas de prévenir sur les coups que peuvent recevoir ses femmes devenues des filles de joie. Il y a-t-il un intérêt à les fréquenter ou alors, juste pour leur donner des cours de tuyauterie. Les mouchards sont plus efficace de l’espace, chaque puissance possédant son propre satellite d’observation ; Le scientifique est le fou et le géographe devint le cavalier d’un vaste échiquier : La géopolitique en est toujours à ce coût que procure un tournoi de joueurs. On peut parler des gènes mais il y a le goût du physique. Bien que les problèmes ne soient plus ; car en amour comme en sciences, on fait à cet appel de données. Être ou La conscience devenu"e" au cœur de l’information. Pourtant, l’éprouvette a enrayé la peste ou d’autres maladies : C’est logique, l’éprouvette a donné l’existence à l’embryon auprès de l’ovaire. Le mythe d’un homme et d’une servante qui donne à une femme d’être une mère. La science a écartelé la jalousie des hommes et des femmes pour laisser place à ce fait : Guérir. C’est noble mais tel est le terrible. Une petite mouette volant sur l’onde criant et jouant à travers l’espace. Découvrir notre chaînon s’est ici ; le danger s’est là-bas. Cette information n’est pas liés à l’érection ; ainsi il existe le secret médicale pour le bien de l’individu : L’amour et le travail sont deux horloges. J’ai eu peur de ne pas y parvenir ; peur d’être timide. Mais, j’ai eu la violence sur moi-même, et comme beaucoup, je l’ai attribué à la claustrophobie. Mais, j’avais conscience du mal. Pour ne pas craquer être simple, et là de vieilles légendes, me sont revenu : J’ai hait l’homme mais pas ces livres. Je n’étais pas sociable car j’avais honte. Ainsi si, la philosophie s’est greffée à l’amour, au désir et au sexe ; Les mathématiques et la biologie ont conçu ce fait sur les résultats de la molécule physique, les atomes et de l’observation de l’astronomie : Les géopolitiques, l’espace et l’histoire. La vie est au sein d’un infiniment grand et d’une minuscule électrique : Le ciel et l’espace. L’histoire du petit s’implose au sein d’une ligne dans le fait que la gravité est le déclencheur de l’arc électrique. La hauteur donne des indications sur le volume et la masse.


La tempête n’a rien laissé que son propre spectre : Mais quelle soit électrique ou matière ; elle est avec la gravité, la formation du ciel céleste. La ligne du néant donne un parallèle avec le temps pour le vide. Les scientifiques confondent la cellule et le centres d’où ces interminables réunions sur la créativité de l’univers. Ainsi ce parallèle est donné par l’étendu et les différentes sources de luminosité sont définies sur le fait de l’étendue.
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:48

La loi n'est pas un symbolisme, elle est une force concrète. L'immuable n'est pas un symbolisme, il est un débat.

La société est une multitude de sœurs et de Frères ignorés.
La charité est la définition de l'échec égalitaire.

La mésaventure du citoyen est d'apprendre par ces illusions. Sans sombrer dans la tyrannie, il doit s'aventurer dans une discipline propre.

Cela peut paraître dur mais la différence ne doit pas créer l'inégalité.
Même si le terme de charité l'adoucit.

Le caractère peut évoluer, celui du devoir est de distinguer la barbarie de la stupidité. Le devoir est clairvoyant.

Cela peut paraître dur mais la différence ne doit pas créer l'inégalité.
Même si le terme de charité l'adoucit.

Comment différencier l'opinion de la secte... L'adhérent du fanatique...le travailleur de l'escroc... L'avare du dépensier...? O Liberté...

O clameur, on se mets à gérer sans soulever la problématique. Sans mouvement, le juste E.t est dévoré tel Prométhée. Car, Où est la Faim ?

Recherche et traquer le mâl telle une divinité. Cela n'est pas très Laïque mais ainsi on peut distinguer le caméleon

Ne sont pas les parasites des chalutiers et se distinguent par les humeurs et nos sensations. Mouettes sont Reflets

TAY
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:49

14 Δεκεμβρίου 2015
Ο Sentinel-1 είδε το μεγάλο σεισμό που έπληξε την Ελλάδα στις 17 Νοεμβρίου και παρείχε σημαντικές πληροφορίες για τη χαρτογράφηση και την εκτίμηση των ζημιών στις πληγείσες περιοχές, αλλά και για την συνεχή παρακολούθηση του φαινομένου.

Στις 17 Νοεμβρίου 2015 (09:10 ώρα Ελλάδας), επιφανειακή σεισμική δόνηση μεγέθους 6,4 βαθμών της κλίμακας Richter σημειώθηκε σύμφωνα με το γεωδυναμικό Ινστιτούτο του Εθνικού Αστεροσκοπείου Αθηνών με επίκεντρο 13 χιλιόμετρα νοτιοδυτικά της Λευκάδας και 285 χιλιόμετρα βορειοδυτικά της Αθήνας. Η δόνηση έγινε αισθητή από τη Δυτική Ελλάδα έως την Αθήνα, αλλά και μέχρι τη Σικελία, στη νότια Ιταλία. Το φαινόμενο συνοδεύτηκε από σημαντικές υλικές ζημιές όπως καταρρεύσεις κατασκευών, σημαντικό αριθμό κατολισθήσεων, ακόμα και απώλειες ανθρώπινων ζωών.

Η Λευκάδα είναι ένα από τα πιο δημοφιλή νησιά του Ιονίου, προσελκύοντας πολλούς τουρίστες κάθε χρόνο για τις φυσικές ομορφιές της. Ωστόσο η ευρύτερη περιοχή του νησιού βρίσκεται κατά μήκος του ενεργού Ελληνικού Τόξου και χαρακτηρίζεται από υψηλή παραμόρφωση του φλοιού της Γης, γεγονός που το κατατάσσει μεταξύ των περιοχών υψηλότερης σεισμικής επικινδυνότητας της Ευρώπης.

Η άμεση εξαγωγή δεδομένων σχετικά με την εδαφική παραμόρφωση αποτελεί καίρια πληροφορία τόσο για του σεισμολόγους όσο και για τους γεωλόγους και μηχανικούς που βρίσκονται στην πληγείσα περιοχή τόσο για την πρόληψη παρατηρώντας τη συνέχεια του φαινομένου όσο και την έγκαιρη αντιμετώπιση των ζημιών.

Με την εκδήλωση του φαινομένου η ερευνητική ομάδα Εφαρμογών Παρατήρησης της Γης από το Διάστημα, του Τμήματος Γεωγραφίας του Χαροκοπείου Πανεπιστημίου Αθηνών (HUA) με επικεφαλής τον αναπληρωτή καθηγητή κο Ισαάκ Παρχαρίδη, προχώρησε στην παραγωγή χαρτών της εδαφικής παραμόρφωσης που προκάλεσε ο σεισμός βάσει δορυφορικών εικόνων ραντάρ και της τεχνικής της Συμβολομετρίας Ραντάρ (InSAR).

Τα δορυφορικά συστήματα Ραντάρ καταγράφουν το χρόνο ενός παλμού επιστροφής που στέλνει η κεραία του δορυφόρου στη Γη και την έντασή του, καθώς και τη φάση των μικροκυμάτων. Αυτά τα σήματα φάσης δημιουργούν ένα συμβολογράφημα μεταξύ δύο λήψεων δεδομένων SAR. Η συμβολομετρία ραντάρ (InSAR) χρησιμοποιείται για μέτρηση του υψόμετρου του εδάφους.

Η παραπάνω εικόνα αποτελεί ένα τέτοιο συμβολογράφημα της ευρύτερης περιοχής της Λευκάδας. Η αλληλουχία χρωμάτων απεικονίζει έναν σημαντικό αριθμό “κροσσών συμβολής” που υποδηλώνουν την έντονη παραμόρφωση που προκάλεσε ο σεισμός στην περιοχή. Όπως φαίνεται και από την έντονη παρουσία των χρωμάτων στο νοτιοδυτικό τμήμα του νησιού στην εικόνα, η παραμόρφωση είναι εντονότερη κυρίως στην περιοχή αυτή.

Παλαιότερα η παραγωγή χαρτών εδαφικής παραμόρφωσης απαιτούσε σημαντικό χρόνο τόσο για την συλλογή αλλά και την επεξεργασία των εικόνων. Σήμερα η εκτόξευση σύγχρονων συστημάτων παρακολούθησης της Γης όπως ο δορυφόρος ραντάρ Sentinel-1A, του Eυρωπαϊκού προγράμματος Copernicus και του Ευρωπαϊκού Οργανισμού Διαστήματος (European Space Agency – ESA), παρέχει στους επιστήμονες τη δυνατότητα συνεχούς παρακολούθησης της επιφάνειας της Γης με συχνότητα επίσκεψης της ίδιας περιοχής 12 ημερών. Η συχνότητα αυτή θα μειωθεί στις 6 ημέρες με την εκτόξευση του δίδυμου δορυφόρου του, Sentinel-1Β, που αναμένεται να πραγματοποιηθεί το 2016.


Ευρύτερη περιοχή της Λευκάδας - Συμβολογράφημα της μετασεισμικής δραστηριότητας με βάση τις εικόνες λήψης 17/11/2015 και 29/11/2015, ανοδικής τροχιάς
Τα δεδομένα Sentinel είναι άμεσα διαθέσιμα σε όλους μέσω της πλατφόρμας Sentinels Scientific Data Hub μερικές λίγες ώρες μετά την επίγεια λήψη και με μηδενικό κόστος.

Για την επεξεργασία των δεδομένων ραντάρ του Sentinel-1 η επιστημονική ομάδα χρησιμοποίησε το λογισμικό ελεύθερου κώδικα SNAP 2.0 της ESA, στο οποίο μπορούν όλοι να έχουν ανοιχτή πρόσβαση μέσω του συνδέσμου http://step.esa.int.

Tα αποτελέσματα της επιστημονικής ανάλυσης InSAR διανεμήθηκαν στους επιστημονικούς φορείς της χώρας (Πανεπιστήμια και Ερευνητικά Ινστιτούτα), σε ερευνητικά κέντρα του εξωτερικού (στο Εθνικό Ινστιτούτο Γεωφυσικής και Ηφαιστειολογίας, INGV της Ιταλίας, και το École normale supérieure (ENS), Γαλλία) καθώς και σε Υπηρεσίες Πολιτικής προστασίας όπως ο Οργανισμός Αντισεισμικού Σχεδιασμού και Προστασίας (ΟΑΣΠ). Σε συνεργασία με τον Pierre Briole από το ENS, Γαλλία και τον Δρ Αθανάσιο Γκανά από το γεωδυναμικό Ινστιτούτου του Εθνικού Αστεροσκοπείου, διαπιστώθηκε η συμφωνία των αποτελεσμάτων που προέκυψαν από τα δεδομένα InSAR του Sentinel-1Α με άλλες γεωδαιτικές παρατηρήσεις μέσω δεδομένων παρατήρησης της Γης GNSS.

“Οφείλω να υπογραμμίσω την επιστημονική αξία του συστήματος Copernicus και την υποστήριξη του Ευρωπαϊκού Οργανισμού Διαστήματος. Σε πολύ σύντομο χρονικό διάστημα, της τάξης ολίγων ωρών μετά την λήψη της εικόνας μετά το συμβάν, το συμβολογράφημα αποτύπωσης της εδαφικής παραμόρφωσης ήταν έτοιμο," είπε ο κος Ισαάκ Παρχαρίδης.

"Το έργο της ερευνητικής ομάδας δεν σταματά εδώ, αλλά συνεχίζεται με την μελέτη και παρακολούθηση του φαινομένου."
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:50

La patience est Vertu. Elle ne donne rien mais elle est là.On apprends à entendre pour recevoir le Temps. O Eternel

Ecrit de
TAY
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MessageSujet: Re: La Corse et les chants.   Mer 10 Aoû à 8:51

"Dieu a donné une soeur au souvenir et il l'a appelée espérance."
Citation de célébrité
Michel-Ange
"Il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c'est la raison de vivre, plus triste que de perdre ses biens, c'est de perdre son espérance."
Citation de célébrité
Paul Claudel
Artiste, Dramaturge, écrivain, Poète (1868 - 1955)
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